- il y a 3 heures
Avec Gilles Ganzmann, Benjamin Cauchy, Magali Vicente, Gilbert Azoulay
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NewsTranscription
00:00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:00:05Soyez les bienvenus, à vous de le dire, jusqu'à midi.
00:00:08En première partie, votre histoire, votre quotidien, ce qui vous fait réagir également.
00:00:13Et ce qui vous fait réagir, c'est évidemment ces images qu'on voit régulièrement sur les chaînes info,
00:00:18ces manifestations de lycéens qui tournent parfois, souvent, à l'hémeture baine,
00:00:24pas de manière la plus flatteuse, on les met en valeur ces lycéens.
00:00:27Heureusement, ils sont loin d'être tous des casseurs, mais au-delà, y a-t-il cette question qui demeure
00:00:33?
00:00:33Qu'est-ce qui se passe avec nos adolescents ? Est-ce qu'on a raté quelque chose dans leur
00:00:36éducation ?
00:00:37Est-ce que vous trouvez ça normal de ne plus tenir les ados ?
00:00:40A vous de le dire, 0826 300 300.
00:00:43Et notre invitée, Natacha Polony, auteure du livre La France, corps et âme.
00:00:47À partir de 10h30, comme chaque jour, trois débatteurs autour de la table pour commenter ces sujets qui font parler
00:00:53la France.
00:00:53Et cette journée de mobilisation sous tension, les lycéens et les étudiants,
00:00:57dans la rue, rejoint cette fois-ci par les enseignants, avec un appel de la CGT aux salariés.
00:01:03Manque de profs, classe surchargée, pouvoir d'achat.
00:01:05Les colères vont-elles se rejoindre ?
00:01:07Est-ce que c'est un tournant dans ce mouvement ?
00:01:10Est-ce qu'on va trop loin dans la manière d'exprimer les revendications ?
00:01:13À vous de le dire.
00:01:14Et puis après, la main arrachée d'un adolescent hier à Lens,
00:01:17Laurent Nunes, sur le banc des accusés, sur sa politique de maintien de l'ordre.
00:01:21Les socialistes réclament son audition, tandis que Jean-Luc Mélenchon accuse des forces de l'ordre de violences sans retenue.
00:01:27La police est-elle injustement mise en cause ?
00:01:30Ou faut-il revoir les consignes ?
00:01:32À vous de le dire.
00:01:330800 26 300 300.
00:01:35Et c'est ce jour précis qu'a choisi le Rassemblement National pour présenter,
00:01:39ce matin, son contre-budget pour 2027 et veut imposer une règle d'or pour redresser les comptes.
00:01:45125 milliards d'euros d'économie en 5 ans.
00:01:48C'est l'ambition affichée par Marine Le Pen.
00:01:50Est-ce que vous faites confiance au RN pour gérer les finances du pays ?
00:01:53Est-ce que le parti a définitivement tourné la page de l'affaire Bardella accusée d'antisémitisme ?
00:01:59C'est à vous de le dire.
00:02:01Et venez nous en parler au 0800 26 300 300 avec Manu au standard.
00:02:0710h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demuru.
00:02:11Bonjour Gilles.
00:02:12Bonjour Stéphanie.
00:02:13Est-ce qu'on a raté quelque chose dans l'éducation de nos enfants, de nos adolescents ?
00:02:19Je ne sais pas, mais en tout cas, imaginer qu'on reviendrait à quelque chose du passé,
00:02:24je pense que c'est une erreur qu'on fait.
00:02:27C'est-à-dire que je pense qu'il faut inventer le futur et non pas revenir sur le passé.
00:02:31Parce que la façon dont sont les enfants maintenant, tout a changé.
00:02:37Et vous savez, par exemple, j'étais à Expand qui produisait des mini-cums.
00:02:42Et les mini-cums, ça a été une révolution.
00:02:44Parce que c'est la première fois qu'on montrait, puisque c'était enfant...
00:02:48La date, ça faisait qu'elle est née.
00:02:49Ah ben, je vous en prie.
00:02:51Et c'est la première fois où il y avait des petits blancs, des petits blacks.
00:02:54Il y avait le beurre, c'était le personnage de Nagui.
00:02:58Et ça, ça a changé des choses.
00:02:59Et après, moi, j'ai travaillé pour Disney,
00:03:01où Disney ne voulait pas de cette image-là.
00:03:05On était beaucoup plus...
00:03:08Tous les enfants se ressemblent et tous les enfants sont pareils.
00:03:10Et ça aussi, je pense que c'est une erreur de penser que tous les enfants sont pareils.
00:03:13En tout cas, les choses ont changé, ça c'est vrai.
00:03:15Depuis les années 70, il y a eu plusieurs étapes dans l'éducation.
00:03:20Il y a eu Françoise Dolto, elle est souvent accusée.
00:03:23Peut-être, attends, on va en parler.
00:03:24Est-ce qu'on a fabriqué des enfants rois ?
00:03:27Bonjour Natacha Polony.
00:03:29Bonjour.
00:03:29Vous êtes notre invitée ce matin sur Sud Radio.
00:03:32On vous qualifie maintenant, on vous appelle femme politique, ça y est.
00:03:36Oui, j'ai lancé un mouvement, un appel à tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans l'offre politique
00:03:40actuelle.
00:03:41Et ils sont majoritaires en France, d'après ce que nous disent tous les sondages.
00:03:44C'est vrai, je crois que vous avez un public tout acquis.
00:03:47Vous avez déposé effectivement les statuts d'une association de financement électoral en vue de la présidentielle de 2027.
00:03:53Vous n'avez pas encore officiellement annoncé votre candidature.
00:03:56Peut-être que vous allez le faire sur Sud Radio ce matin, on ne sait jamais.
00:03:59Je crois que nous sommes ici pour parler d'un mouvement qui inquiète énormément les Français.
00:04:04Et que pour l'instant, c'est ça l'urgence.
00:04:06C'est bon, ça y est, elle a déjà dit ce qu'on peut dire.
00:04:08C'était une boutade, je ne m'ouvre pas à faire autrement.
00:04:11Non mais évidemment, on vous invite comme auteur de la France Cors et âme aux éditions Plon.
00:04:17Vous avez une expérience d'enseignante, vous avez travaillé depuis des années sur l'école et la transmission.
00:04:24Alors quand même, j'insiste, si vous étiez demain présidente de la République,
00:04:27quelle serait votre première décision sur l'éducation justement ?
00:04:32En fait, il faut tout revoir.
00:04:34Moi, ça fait 25 ans que je travaille sur ces sujets.
00:04:37Et je pense que ce sujet, l'école, l'éducation, c'est le sujet central.
00:04:42Et je suis toujours effarée de voir que ça passe à l'as.
00:04:45C'est-à-dire que dans les campagnes, par exemple, on en parle le jour de la rentrée.
00:04:48Puis derrière, c'est terminé.
00:04:50Et donc là, ça se rappelle à nous.
00:04:52Donc, que faut-il faire ?
00:04:53En fait, il faut parler court terme, moyen terme et long terme.
00:04:57Le court terme, c'est quoi ?
00:04:58C'est la réponse immédiate à ce mouvement, dans toutes ses dimensions.
00:05:03C'est-à-dire, moi j'ai une pensée là pour la violence, pour ceux, les professeurs, les chefs d
00:05:09'établissement,
00:05:10tous ceux, les gens qui ont essayé de s'interposer, ces lycéens, dont vous parliez de celui qui a eu
00:05:16la main arrachée.
00:05:17Bref, toutes les victimes de ce mouvement.
00:05:20Donc, ce mouvement doit être géré, doit retrouver un apaisement.
00:05:26Et ça, c'est un travail à la fois de maintien de l'ordre, c'est un travail de discussion
00:05:32politique, d'écoute des revendications.
00:05:35Donc, tout ça doit se faire.
00:05:36On n'a clairement pas anticipé.
00:05:38Non, rien. Rien n'a été anticipé.
00:05:39Et c'est tout de même extrêmement inquiétant.
00:05:41C'est-à-dire que tous les spécialistes des mouvements lycéens vous le diront.
00:05:46La base, c'est de recevoir immédiatement, dès les premiers signes, les représentants pour discuter et déminer.
00:05:53Derrière, que faut-il faire ?
00:05:54Les revendications de ces lycéens portent, par exemple, sur le manque de professeurs.
00:06:01C'est un problème qui n'est pas un problème récurrent.
00:06:05Ce n'est pas une question d'absentéisme.
00:06:06C'est une question de crise tragique devant chaque classe.
00:06:10Mais ce n'est pas le tout de promettre.
00:06:11Il faut se donner, en fait, les moyens.
00:06:14Et quels sont les moyens ?
00:06:16Revaloriser le métier d'enseignant.
00:06:18Faire en sorte que les enseignants ne soient pas les parents pauvres de notre société.
00:06:22Qu'ils ne soient pas menacés par des parents agressifs.
00:06:26Qu'ils soient soutenus par leur institution.
00:06:28On ne gérera pas la crise des vocations
00:06:30si on ne paye pas correctement ceux qui doivent transmettre le savoir.
00:06:35Donc, si vous me posez la question de ce que je ferais.
00:06:38D'abord, l'éducation nationale a vécu des réformes absolument innombrables
00:06:45qui l'ont déstructurée.
00:06:468 ministres en 2 quinquennats.
00:06:47Exactement.
00:06:48Il faut du temps long.
00:06:49Une loi de programmation de 10 ans.
00:06:51L'urgence, c'est de faire basculer les financements vers le primaire
00:06:55parce que c'est là que tout se joue.
00:06:57Nous payons beaucoup trop pour les lycées
00:06:59parce que nous avons pléthore d'options qui coûtent extrêmement cher
00:07:05et le résultat est catastrophique.
00:07:08Donc, il faut basculer cet argent vers le primaire.
00:07:12Il faut revoir totalement la formation des professeurs
00:07:16pour leur transmettre des méthodes qui marchent.
00:07:20La recherche en neurosciences, la recherche en pédagogie
00:07:24ces dernières années a fait beaucoup de progrès
00:07:25et maintenant, on sait ce qui marche et ce qui ne marche pas.
00:07:28Donc, vous formez vos professeurs correctement,
00:07:31vous les payez correctement.
00:07:33Pour les payer, il faut revoir leur temps de travail,
00:07:37les horaires, c'est-à-dire qu'il faut se mettre d'accord avec eux
00:07:39pour dire voilà, on va comptabiliser autre chose
00:07:41que simplement le temps passé devant les élèves,
00:07:43on va vous donner des tâches que l'on va valoriser
00:07:45et en échange, on augmente les salaires entre 20 et 30%.
00:07:49C'est ça qu'il faut faire tout simplement parce que
00:07:51c'est la norme dans les pays développés
00:07:54quand on veut que le système scolaire marche.
00:07:57Je suis d'accord avec ce que vous dites
00:07:59et je vais vous laisser poursuivre,
00:08:01mais on a le sentiment que là, vous oubliez une grande partie
00:08:04de ce qui est en train de se jouer sous nos yeux.
00:08:06Vous pensez vraiment que tous les lycéens que vous voyez brûlés, cassés,
00:08:10ce sont ces problèmes dont ils parlent vraiment ?
00:08:14Mais ce n'est pas ce dont ils parlent, c'est ce qu'ils vivent.
00:08:16C'est-à-dire que quand vos lycéens vous disent
00:08:20Parcoursup, c'est horrible, etc.
00:08:22En fait, qu'est-ce qu'ils vous disent ?
00:08:24Qu'ils sont horriblement anxieux, pourquoi ?
00:08:26Parce qu'ils n'ont aucun moyen de savoir quel est leur niveau exact
00:08:30et qu'ils ne maîtrisent pas ce qui va se passer sur Parcoursup
00:08:34et ils ont l'impression de ne pas maîtriser leur avenir.
00:08:37Donc la question n'est pas de coller à ce que disent les lycéens.
00:08:41Notre rôle d'adulte, c'est de leur dire
00:08:44En fait, ce qui vous met en souffrance,
00:08:47c'est le fait qu'on vous a menti pendant des décennies
00:08:51en vous donnant des notes qui ne correspondaient plus à rien,
00:08:53en vous donnant un bac qui ne vaut plus rien
00:08:56et en vous emmenant vers des filières
00:08:58dont on sait très bien qu'elles ne débouchent pas sur des emplois.
00:09:01Je donne un exemple.
00:09:03Ce n'est pas un hasard si ce mouvement est né en Seine-Saint-Denis.
00:09:06Il est né dans des lycées où vous avez notamment
00:09:08des bacs pro et des bacs techno
00:09:11qui vont vers des filières du tertiaire.
00:09:1350% des bacs pro, ce sont des filières du tertiaire
00:09:17pour lesquelles il y a moins de 30% d'insertion professionnelle derrière.
00:09:22Ça veut dire qu'on envoie des jeunes dans des filières
00:09:24dont on sait très bien qu'elles ne débauchent sur rien.
00:09:26Donc il faut les fermer.
00:09:28Il y a eu le dédoublement des classes de CP en Seine-Saint-Denis.
00:09:30Il y a eu énormément d'argent investi justement dans...
00:09:33Oui, mais là je vous parlais du lycée.
00:09:34Oui, mais vous parliez tout à l'heure du primaire.
00:09:36On a investi de l'argent et malgré tout, les problèmes persistent.
00:09:39Mais parce que ce n'est pas qu'un problème d'argent,
00:09:41c'est ce que je vous disais.
00:09:42Il faut basculer des moyens
00:09:44puisqu'on ne va pas rajouter des moyens.
00:09:47On va les mettre au bon endroit.
00:09:49Deuxièmement, on va mettre en place
00:09:51des filières qui débouchent sur quelque chose.
00:09:53Vous avez des places libres dans des filières industrielles
00:09:56qui aujourd'hui débouchent sur de l'emploi,
00:09:58des métiers valorisants
00:09:59et vous envoyez vos jeunes vers des choses qui ne mènent à rien.
00:10:04Et derrière, vous avez le supérieur
00:10:06qui est en train de se privatiser à vitesse grand V
00:10:09et où vous ouvrez des places là aussi
00:10:11dans des filières qui ne débouchent pas sur de l'emploi.
00:10:14Donc il faut ouvrir des places dans le supérieur
00:10:16dans des filières qui correspondent aux besoins de la nation.
00:10:20C'est la base.
00:10:20Et avant cela, vous recréez le thermomètre.
00:10:25Ces jeunes, ils ont besoin qu'on arrête de se moquer d'eux.
00:10:28On leur a dit, tout va se passer très bien.
00:10:30Regardez, vous avez des bonnes notes.
00:10:31Tout va bien.
00:10:32Vous êtes formidables.
00:10:33Vous les victimisez un peu.
00:10:34Vous pensez...
00:10:35C'est marrant quand je vous dis que...
00:10:37Je ne suis pas en train de vous dire
00:10:39qu'ils sont responsables de rien.
00:10:42Ceux qui cassent doivent être punis.
00:10:45On doit justement leur imposer une discipline
00:10:47qui n'est pas imposée dans les classes.
00:10:49En revanche, il y a un moment où les dirigeants doivent prendre leurs responsabilités.
00:10:53Non mais attention, vous avez un prof bien payé.
00:10:55Vous faites les réformes dont vous venez de parler.
00:10:57Et quand vous rentrez en cours, c'est le bordel.
00:10:59Et puis il y a un élève qui dit à sa professeure, ferme ta gueule.
00:11:02On fait quoi ?
00:11:02Mais justement, je vous ai expliqué juste avant
00:11:05à quel point vous ne pouvez pas faire fonctionner l'institution scolaire
00:11:09si les professeurs sont méprisés et insultés.
00:11:12Mais si le prof a peur, on fait quoi ?
00:11:14Justement, j'allais y venir.
00:11:16Qu'est-ce qu'on fait ?
00:11:17On annonce déjà, la première annonce que devrait faire un président de la République
00:11:21ou un ministre de l'Éducation nationale,
00:11:23c'est que quoi qu'il arrive, l'institution soutiendra les professeurs
00:11:27et qu'aucun parent ne peut contester la décision d'un professeur.
00:11:32Ça implique quoi ?
00:11:33Ça implique que ceux qui ne sont pas contents,
00:11:34il y a par exemple l'enseignement privé.
00:11:37Si vraiment l'institution leur déplaît, ils en tirent les conséquences.
00:11:41Derrière, vous formez les professeurs à la discipline.
00:11:46C'est-à-dire que le problème que nous avons, c'est que...
00:11:48C'est-à-dire, former les professeurs à la discipline, ça veut dire quoi ?
00:11:51Quand vous avez des jeunes de 12 ou 13 ans qui en sont à insulter leurs professeurs,
00:11:56il est en fait déjà trop tard.
00:11:57Alors ceux-là, il faut des structures.
00:11:59Je suis pour des centres éducatifs fermés
00:12:02qui fonctionnent réellement pour les jeunes
00:12:04qui commencent à dériver parce qu'il faut les sortir de leur milieu.
00:12:07Mais avant ça, avant ça, il faut réinstituer les professeurs.
00:12:10Moi, quand je suis passée par des...
00:12:12J'ai enseigné.
00:12:13Je suis passée par un institut de formation des maîtres
00:12:16où des formateurs m'ont expliqué
00:12:18la sanction est un échec de votre pédagogie.
00:12:21Et vous avez beaucoup plus à apprendre de vos élèves que vos élèves de vous.
00:12:25Donc c'est tout ça qu'il faut inverser.
00:12:26C'est ça d'ailleurs qu'on va parler avec vous, Natacha Polony,
00:12:28parce que vous en parlez beaucoup dans votre livre,
00:12:31La France Cors et âme.
00:12:32Vous dites d'ailleurs l'enfant désiré et la difficulté à lui dire non.
00:12:36Est-ce qu'on a fabriqué des enfants rois ?
00:12:38On va essayer de réfléchir parce qu'il y a aussi un manque de repères
00:12:42chez ces enfants.
00:12:43On va en parler.
00:12:44Et vous, qu'en pensez-vous ?
00:12:450800 26 300 300.
00:12:48Sud Radio.
00:12:51Je voulais le dire avec aujourd'hui Natacha Polony,
00:12:54femme politique désormais plus essayiste.
00:12:57On vous présente comme une femme politique.
00:12:59Vous avez écrit le livre La France Cors et âme aux éditions Plon.
00:13:03On parle avec vous justement de ce qui se passe.
00:13:05Est-ce qu'on a raté quelque chose dans l'éducation de nos adolescents ?
00:13:09Parce que bon, vous venez nous parler de ce que vous transformeriez à l'école,
00:13:13mais il y a aussi cette jeunesse en manque de repères.
00:13:17Je lisais une interview du pédopsychiatre Maurice Berger
00:13:21qui expliquait qu'avant, la jeunesse avait des rêves.
00:13:24Même en 1968, il y avait un petit peu de violence, bien sûr,
00:13:29mais on ne s'attaquait jamais aux adultes physiquement.
00:13:31Et surtout, on contestait l'autorité, mais avec des projets de transformation derrière.
00:13:37Et ce n'est plus le cas aujourd'hui.
00:13:38Oui, mais c'est la conséquence aussi de l'évolution économique et politique de notre monde.
00:13:45Et il ne s'agit absolument pas de dédouaner, par exemple,
00:13:48les jeunes qui cassent aujourd'hui et qu'il va falloir remettre dans le droit chemin.
00:13:54Mais de fait, nous sommes dans une société où on est extrêmement démagogue avec les jeunes,
00:14:01que l'on valorise en permanence dans la culture.
00:14:05Mais à côté de ça, économiquement, nous avons une société qui est au détriment des jeunes.
00:14:11Je veux dire par là que les difficultés de logement,
00:14:15une monnaie forte qui crée du chômage,
00:14:17qui lutte, une banque centrale dont l'objectif est de lutter contre l'inflation
00:14:23et surtout pas pour la croissance et l'emploi,
00:14:27ça donne quoi ?
00:14:27Ça donne une société entièrement bloquée.
00:14:30Une société dans laquelle même ceux qui veulent s'en sortir
00:14:34vont avoir du mal, ne vont pas pouvoir s'installer.
00:14:37Et tout ça, petit à petit, a infusé dans une jeunesse
00:14:41qui, du coup, a l'impression de ne pas avoir de perspective.
00:14:44Si vous ajoutez à ça le réchauffement climatique,
00:14:47si vous ajoutez à ça les bouleversements de l'IA,
00:14:51et je parlais tout à l'heure des filières du tertiaire
00:14:53dans lesquelles on envoie des jeunes,
00:14:55alors qu'on sait que ce sont les filières qui vont être les premières
00:14:58à subir l'impact de l'intelligence artificielle,
00:15:01tout ça est totalement aberrant.
00:15:03C'est no future.
00:15:04Mais bien sûr, donc redonner de l'espoir à nos jeunes,
00:15:08c'est d'abord leur raconter comment on va redresser économiquement le pays.
00:15:12C'est pour ça que moi, je porte une politique de production
00:15:14avec priorité à la production française, dans la commande publique,
00:15:18avec réinstauration de filières qui vont permettre de recréer de la richesse
00:15:24et donc de l'emploi pour tous ces jeunes.
00:15:26Il faut leur parler des métiers dans lesquels ils peuvent s'investir,
00:15:29du fait qu'il y a une utilité sociale qu'il faut reconstruire,
00:15:35qu'ils peuvent trouver des métiers dans lesquels ils vont s'épanouir,
00:15:39Natacha Polony, on va prendre Stéphane Clerget, pédopsychiatre,
00:15:42auteur des mots, les mots de vos ados chez Solar.
00:15:46Bonjour Stéphane Clerget.
00:15:47Bonjour.
00:15:48Vous venez certainement d'écouter Natacha Polony qui nous explique,
00:15:51bon ben ces jeunes en gros, ils n'ont pas d'avenir,
00:15:53on est dans le no future d'il y a quelques décennies.
00:15:57Est-ce que vous, vous les recevez dans votre cabinet,
00:15:59ils sont de plus en plus anxieux ces jeunes,
00:16:01ils ont de plus en plus de mal à gérer la frustration ?
00:16:05Est-ce que vous avez la même vision que Natacha Polony ?
00:16:09Il est certain que le mouvement en cours a des motifs très concrets,
00:16:14mais aussi des inquiétudes autour de Parcoursup
00:16:18qui cristallisent finalement l'inquiétude effectivement de l'avenir.
00:16:21Ils ont bien conscience que le chômage des jeunes progresse
00:16:24et c'est la première génération qui imagine ne pas pouvoir construire un nouveau monde.
00:16:30Et c'est pour ça qu'ils cassent tout pour certains ?
00:16:35Peut-être en partie, c'est-à-dire que la colère et le manque de mots
00:16:40favorisent évidemment les comportements violents.
00:16:44Mais c'est vrai que la manière dont cette génération exprime son mécontentement
00:16:47peut probablement être mise en relation avec certaines transformations éducatives.
00:16:53C'est-à-dire ?
00:16:54Moins d'autorité de la part des parents peut-être ?
00:16:58Ils ont grandi pour une grande partie d'entre eux dans un modèle
00:17:02où on valorise davantage l'écoute de l'enfant, ce qui est très bien,
00:17:05ça a fait défaut auparavant.
00:17:06La verbalisation des émotions, la négociation, la prise en compte de son point de vue.
00:17:11Et ça peut produire des effets comme un rapport moins vertical à l'autorité.
00:17:15Le professeur, le proviseur, l'État sont plus considérés comme légitimes
00:17:20simplement parce qu'ils représentent l'autorité.
00:17:23Et puis, il y a une forte attente d'explication et de justification.
00:17:26Pourquoi dois-je accepter cela ?
00:17:28Ça devient une question normale.
00:17:30Et il y a aussi une plus grande légitimité accordée aux ressentis individuels.
00:17:35Ça, on l'entend quand on écoute les ados qui nous parlent de la température.
00:17:39C'est aussi la température émotionnelle, la fatigue, le stress, l'injustice,
00:17:46les conditions matérielles difficiles.
00:17:48C'est davantage qu'autrefois considéré comme des motifs recevables de contestation.
00:17:54Moi, je voulais vous demander, et à Natacha aussi, mais à vous en premier, Stéphane,
00:17:59tous les hommes politiques disent, ce sont nos enfants, c'est les enfants,
00:18:05il ne faut pas taper les enfants, je parle de la police, ce sont nos enfants.
00:18:09Est-ce qu'à 15 ans, on est toujours un enfant ?
00:18:13À 15 ans, en tout cas, on n'est pas un adulte.
00:18:16À 15 ans, on est un adolescent.
00:18:18C'est un vrai intermédiaire entre l'enfance et l'âge adulte.
00:18:21Mais non, on ne raisonne certainement pas comme un adulte.
00:18:23On est beaucoup plus impulsif, on tolère beaucoup moins bien les frustrations et la contrainte.
00:18:30Donc oui, les mineurs à 15 ans ont un statut particulier,
00:18:34et sur le plan judiciaire, évidemment, que ça doit être...
00:18:37Mais bon, ce ne sont pas les mêmes qu'en 1945, si vous voyez ce que je veux dire.
00:18:41Non, ce ne sont pas les mêmes, et pour autant, on ne peut pas à la fois considérer,
00:18:45notamment dans le cadre des agressions,
00:18:48que ce n'est pas rien d'agresser un adolescent,
00:18:53et à la fois considérer qu'ils doivent être jugés comme des adultes.
00:18:59Vous savez, en 1945, il y a des jeunes de 15-16 ans
00:19:03qui sont engagés dans la résistance,
00:19:05enfin, dans la fin de la résistance, puisqu'on parle de 1945.
00:19:08Natacha Polony, je fais évidemment référence à cette ordonnance sur les mineurs.
00:19:12Bien sûr, on a un réel problème sur la question de la justice des mineurs
00:19:18et de la façon dont nous gérons cela.
00:19:20Mais avant cela, je pense que la question à se poser,
00:19:23c'est celle de l'irresponsabilité généralisée.
00:19:25C'est-à-dire que si on veut que ces jeunes aient une capacité à maîtriser leurs pulsions,
00:19:33qu'ils aient la capacité à penser les conséquences de leurs actes,
00:19:37ce qui aujourd'hui fait défaut quand vous avez un jeune de 15 ans
00:19:41qui projette sur une femme un spray avec un briquet,
00:19:45et qui, lorsqu'il est entendu par la police,
00:19:48donne l'impression de n'avoir pas réfléchi aux conséquences de ce qu'il était en train de faire,
00:19:52c'est qu'il y a eu, dans toute la chaîne d'éducation, un problème.
00:19:57Vous avez vu ce qu'il a dit ? Il a dit « j'ai été pris par mon adrénaline
00:20:00».
00:20:00Non mais c'est absolument effarant.
00:20:02Et on le voit, en fait, la violence de ce mouvement vient en partie de là.
00:20:05Pourquoi ?
00:20:06Mais parce qu'on a, en effet, depuis des décennies, des adultes irresponsables.
00:20:11C'est-à-dire que les éducateurs sont trop souvent devenus irresponsables.
00:20:15Vous savez, un parent, il doit accepter de prendre sur lui la frustration de l'enfant.
00:20:21C'est-à-dire qu'il doit lui dire non.
00:20:22Et ce n'est pas agréable.
00:20:24Eh bien, de même, un dirigeant, il doit aussi,
00:20:28plutôt que de chercher la facilité et la démagogie,
00:20:31il doit aussi prendre sur lui d'aller vers la complexité,
00:20:36d'assumer les décisions qu'il prend,
00:20:39de ne pas chercher à plaire.
00:20:41Or, on a laissé petit à petit s'installer l'irresponsabilité généralisée.
00:20:46Personne n'est responsable de rien.
00:20:48Personne n'est comptable de la situation actuelle.
00:20:51Et ça donne, aujourd'hui, des catastrophes.
00:20:53Donc, je crois que la question, c'est que chacun soit dans son rôle.
00:20:56Le rôle du professeur qui est d'assumer sa légitimité à interdire,
00:21:01à sanctionner et à contraindre un enfant à se tenir correctement.
00:21:06derrière un politique qui doit assumer soit l'échec, soit la réussite des décisions qu'il a prises.
00:21:13Et si les adultes sont responsables,
00:21:17alors les jeunes seront incités, eux, à prendre leur responsabilité.
00:21:20Stéphane Clerget, vous êtes encore là.
00:21:23Vous, vous les voyez aussi, les parents.
00:21:25D'ailleurs, c'est Jérôme Fourquet qui expliquait dans son livre qu'il y a un changement anthropologique.
00:21:31Avant, vous voyiez dans les cabinets de psy, les enfants parler de leur père.
00:21:36Et aujourd'hui, ce sont les parents qui sont parfois désarmés par rapport à l'éducation qu'ils donnent à
00:21:41leurs enfants.
00:21:42Ils ne savent plus comment faire.
00:21:43Ça, vous le constatez, j'imagine, vous aussi, concrètement.
00:21:47C'est vrai qu'il y a eu une révolution éducative.
00:21:50Et il faut attendre que les choses un peu retombent.
00:21:52C'est-à-dire qu'on a confondu le fait d'écouter l'enfant et de lui donner absolument raison.
00:21:58Bien sûr qu'il faut l'écouter.
00:21:59Mais ça n'empêche pas, au final, nous, de décider en tenant compte, évidemment,
00:22:04de ses ressentis, de ses besoins, de ses envies.
00:22:08Et c'est vrai, beaucoup d'adultes ne tiennent plus leur place.
00:22:12Je rejoins Adam Paulimny.
00:22:14Il y a une déresponsabilisation générale des adultes,
00:22:17qu'ils soient parents, éducateurs ou professionnels,
00:22:19comme si c'était finalement plus facile de se conduire soi-même comme un adolescent
00:22:23que comme un adulte responsable.
00:22:25Il y a un vrai refus du rôle difficile de parents, d'éducateurs,
00:22:31d'accepter de mettre des limites, de jouer le mauvais rôle.
00:22:35C'est très vrai et c'est quelque chose de général.
00:22:38Merci à vous, les mots de vos ados chez Solar.
00:22:40Et merci beaucoup, Natacha.
00:22:42Polony, je vous rappelle le nom de votre ouvrage, également.
00:22:47Je me suis mélangée dans mes notes.
00:22:51Merci à vous d'être passée par le vidéo.
00:22:53A son association.
00:22:54Absolument.
00:22:55Et également, l'audace, votre revue, vous êtes la fondatrice sur l'école.
00:23:00Et puis, il y a ce mouvement sur npolony.fr où nous appelons tous les volontaires,
00:23:06ceux qui veulent se retrousser les manches pour redresser ce pays.
00:23:09Et il y a du boulot.
00:23:10Merci Natacha Polony d'être passée par le studio de Sud Radio.
00:23:13A tout de suite avec mes débatteurs.
00:23:43Sud Radio, Stéphanie Demiru.
00:23:45C'est l'éducation, ça tombe bien.
00:23:46J'ai envie de dire, c'est le magie et la magie de la programmation de Juliette Rioufol que je
00:23:50remercie.
00:23:51J'ai tout aimé pour être là.
00:23:53Merci.
00:23:54Benjamin Cauchy, chef d'entreprise.
00:23:56Bonjour à tous.
00:23:57Alors, on va évidemment parler avec vous de cette journée à haut risque.
00:24:01On a déjà évoqué avec Natacha Polony tout à l'heure les raisons de cette colère,
00:24:07un peu ce qui se cache derrière les revendications peut-être légitimes et primaires de ces lycéens et étudiants.
00:24:13Est-ce que c'est une jeunesse déboussolée ?
00:24:16Est-ce qu'on a fait des enfants rois qui ne supportent plus aucune frustration ?
00:24:20Ou ça va au-delà ?
00:24:21On en parlera évidemment avec vous.
00:24:23Aussi la politique du maintien de l'ordre de Laurent Nunez, évidemment.
00:24:26On imagine que Laurent Nunez est un peu stressé aujourd'hui.
00:24:29C'est la crainte de tout le monde.
00:24:31Ils ne le diront jamais, mais c'est sûr qu'on a peur toujours du pire.
00:24:35Le pire arrivait hier aussi à Lens avec les mains arrachées d'un adolescent.
00:24:40Mais en attendant, c'est le zapping avec vous, mon cher Gilles Gansman.
00:24:43Sud Radio, 10h30, l'instant zapping.
00:24:47Alors évidemment, avec les temps qui courent, on a tous envie un peu d'arrondir nos fins de mois.
00:24:50Vous aussi Stéphanie.
00:24:52Bien sûr.
00:24:54Elle fait des ménages Stéphanie.
00:24:56Alors, si nous vendions nos matières fécales ?
00:24:59Oh non, mais non, Gilles.
00:25:02Gilles, ça va pas.
00:25:03En plus, Gilles nous a dit, vous allez voir, le premier sujet, génial.
00:25:06Merci Gilles.
00:25:07Mais c'est pour la médecine, c'est ça ?
00:25:10Exactement, c'est possible.
00:25:11Pour la recherche.
00:25:12Ça change tout.
00:25:13Et suivant sa spécificité, on peut toucher plus de 6 000 euros.
00:25:17Tout de suite.
00:25:20Ça pue moins, cette histoire.
00:25:21Exactement.
00:25:22Alors évidemment, pour le caca, c'est au cas par cas.
00:25:26Vous pouvez donner votre caca et vous pouvez même être payé pour ça.
00:25:30De la même manière que vous pouvez donner votre sang, vos plaquettes, votre plasma, vos gamètes, vos organes, votre moelle
00:25:36osseuse, vous pouvez aussi donner vos matières fécales.
00:25:40Et à la différence de tous les autres cas, effectivement, vous pouvez être payé pour ça.
00:25:45Alors attention, on parle pas de salaire, ça c'est interdit, on parle d'indemnisation.
00:25:49Ça va d'une cinquantaine d'euros par don, si vous faites ça à l'hôpital public, jusqu'à 6
00:25:54000 euros pour une campagne privée.
00:25:56Alors tout ça, c'est très encadré et c'est justifié par le fait que là, les dons, ils sont
00:26:01récurrents, parfois même quotidiens.
00:26:03Il faut se déplacer au laboratoire, etc.
00:26:06Donc, effectivement, ça peut être contraignant.
00:26:07C'est étonnant, c'est un sujet de France Info.
00:26:11C'est sérieux en plus.
00:26:12Oui, il expliquait un peu plus tard qu'une partie, alors ça dépend de la qualité de votre matière.
00:26:18Mais suivant la matière, il y en a qui vont pour étudier le cancer, etc.
00:26:23Et d'autres sont réinjectés chez des personnes qui n'arrivent pas à créer, vous savez, un microbiote.
00:26:30Et donc, c'est réinséré pour ces gens qui ne font pas de microbiote.
00:26:34Je pense qu'après cette intervention, vous aurez du monde.
00:26:38Ma foi, c'est plutôt simplement gagné.
00:26:41C'est assez étonnant, hein ?
00:26:42Vous saviez que vous pouviez vendre...
00:26:45Moi, je le savais.
00:26:46Ça fait un moment...
00:26:48Moi, je le savais parce qu'il y a de plus en plus de personnes qui sont effectivement confrontées à
00:26:51de gros problèmes digestifs, intestinaux,
00:26:54et qu'à force de rechercher effectivement la problématique, ce sont les microbiotes.
00:26:57Et qu'une des solutions évoquées, c'est de réinjecter, en fait, des microbiotes qui fonctionnent bien chez les uns,
00:27:03pour faire en sorte que ça puisse se développer, en fait, confortablement chez les autres.
00:27:07J'ignorais totalement...
00:27:08Oui, mais je n'ai pas connaissance.
00:27:10Mais bon, si ça peut aider la recherche médicale, ça va dans le bon sens.
00:27:13Le cancer du côlon, une des premières causes de mortalité de mémoire.
00:27:17Les assureurs pourraient s'emparer du sujet.
00:27:19Alors, les assureurs, ils sont énormément dans la perspective et dans l'accompagnement, évidemment, de la recherche médicale,
00:27:26pour des raisons, comment dirais-je, dans un premier temps, philanthropiques,
00:27:30mais aussi pour des raisons financières.
00:27:32À partir du moment où les gens vivent le plus longtemps possible en bonne santé,
00:27:35c'est ce qui coûte le moins cher aux assureurs.
00:27:36Voilà, c'est un peu cynique.
00:27:37Donc, écoutez, continuons la recherche.
00:27:38Écoutez, ça avait commencé de manière un peu potache, et finalement, c'est très sérieux.
00:27:44Oui, merci, Benjamin.
00:27:45Au plaisir.
00:27:45Oui, parce que Gilbert glousse depuis tout à l'heure à ma gauche sur ce sujet.
00:27:49On a essuyé un sujet difficile.
00:27:50D'ailleurs, c'était Adriana Carambeau avec Michel Sim, je crois, à l'époque.
00:27:54Ils avaient fait, il n'y a pas très très longtemps, mais quand même un peu plus d'un an,
00:27:56ils ont fait un reportage exclusivement, je crois, dédié à ça.
00:28:00Très bien.
00:28:00Je vois que le sujet vous intéresse.
00:28:02Oui, c'est vrai, Magali Viescent est très en pointe sur ce sujet.
00:28:06Bon, je crains le pire pour la suite.
00:28:11Est-ce que le retour de la peste vous fait peur ?
00:28:16Une histoire de tube à essai en Russie qui contenait le virus de la peste.
00:28:20Je ne sais pas si il a suivi cette histoire.
00:28:22Vous n'avez pas suivi, Stéphanie ?
00:28:23Pas du tout, non, non.
00:28:23Eh bien, il se fissure.
00:28:25Et voici la suite de l'histoire.
00:28:26Une éprouvette brisée dans un laboratoire, une bactérie mortelle libérée, alerte dans le sud-est de la Russie.
00:28:33La peste pulmonaire vient de faire une victime.
00:28:36Daria Shipilova, 28 ans, une employée de l'Institut de recherche anti-peste d'Irkutsk.
00:28:41C'est terrible la peste pulmonaire, c'est une quasi liquéfaction du tissu pulmonaire.
00:28:46Elle a une mortalité extrêmement importante et en plus, si vous voulez, elle est contagieuse, elle est très très très
00:28:52contagieuse d'homme à homme.
00:28:54Mise en quarantaine d'urgence dans cette région de Sibérie pour au moins trois semaines.
00:28:58Environ 200 personnes sous surveillance médicale stricte.
00:29:02Plusieurs hôpitaux auraient fermé.
00:29:04Plein d'hôpitaux ont fermé.
00:29:06La peste est pour l'instant circonscrite.
00:29:11Donald Trump hier a indiqué à Vladimir Poutine qu'il était prêt à sécuriser l'endroit pour évidemment que la
00:29:19peste ne s'échappe pas.
00:29:20Mais on sait très bien, on a un centre important à Lyon.
00:29:24Les centres qui contiennent évidemment tous les virus sont des centres assez...
00:29:28On en parle du... c'était quoi le laboratoire P14 de mémoire ?
00:29:33C'était pas Pékin me semble-t-il, mais enfin le Covid, il y a eu des enquêtes depuis, de
00:29:39fortes suspicions, ma foi, sur ce laboratoire.
00:29:43Ça ne serait pas nouveau qu'un virus s'échappe d'un laboratoire et crée une épidémie, une pandémie même.
00:29:50Et la peste, ça se transmet très très vite, comme disaient les médecins interviveurs.
00:29:56C'est passé en effet assez inaperçu.
00:29:58Ça, ça vous fait peur Magali Vessante ?
00:30:00Je suis plutôt du genre à ne pas succomber à la peur immédiate, mais on vit quand même une drôle
00:30:06d'époque et je pense qu'on est encore loin de toutes les découvertes qu'on va avoir sous le
00:30:10nez dans les trois mois qui vont venir.
00:30:12Et puis vous disiez tout à l'heure qu'effectivement on a déjà vécu ça, les microbes qui sortent comme
00:30:18ça des laboratoires.
00:30:20On n'a pas du pangolins.
00:30:20Voilà, on ne sait pas, on n'a jamais eu vraiment la vérité, donc on a du mal aujourd'hui
00:30:25à discerner le vrai du faux sur ce qu'il existe, sur la raison pour laquelle ça existe et la
00:30:29raison pour laquelle c'est à ce moment-là.
00:30:31Absolument.
00:30:31Donc en fait on a tendance à tout remettre en doute aujourd'hui et on ne sait plus trop comment...
00:30:34Et il y a très peu de transparence quand même, des pouvoirs publics en général, à l'étranger mais en
00:30:39France aussi.
00:30:40Non, il n'y a plus de transparence parce que derrière il y a ceux qui voudraient ne pas faire
00:30:43peur et puis il y a ceux au contraire qui aimeraient justement utiliser cette peur pour arriver à d'autres
00:30:48objectifs.
00:30:49Et on est en pleine période où ces objectifs-là vont majoritairement entraîner des choix et des stratégies.
00:30:55On sent quand même qu'il y a plus une guerre de communication autour de ce sujet-là.
00:31:00Je n'ai pas entendu de retour de la part de l'OMS notamment sur ce sujet.
00:31:04Oui, parce que là c'est un accident.
00:31:05Donc ils ont un peu le Tchernobyl de la peste et ils essayent pour l'instant de faire en sorte
00:31:12que ça ne sort pas.
00:31:14Donc il y a 200 personnes qui sont enfermées tout autour de ce laboratoire.
00:31:18L'espérance de vie 24 à 48 heures.
00:31:20Exactement.
00:31:20Ça fait déjà quelques jours donc s'ils sont encore vivants...
00:31:22Et dans le laboratoire et puis aux alentours, il n'y a pas beaucoup de communication.
00:31:27Et pourquoi ils vont les sacrifier alors ?
00:31:28Comme le Kursk, il ne va pas s'embêter, il a laissé mourir les marins dans le sous-marin qui
00:31:33était...
00:31:34Ça témoigne en tout cas d'une chose, c'est qu'on a quand même des pétards à retardement, des
00:31:40bombes à retardement un peu partout dans tous les pays, avec des gens qui peuvent s'en emparer.
00:31:44Parce que je rappelle que dans tous les attentats qu'on a évités, il y en a quelques-uns qui
00:31:48consistaient à mettre du poison dans les sources d'eau potable, des choses comme ça.
00:31:53Vous ne donnez pas l'idée.
00:31:54Ils n'ont pas besoin de moi pour avoir d'imagination à les terroristes.
00:31:57Ça veut dire que tous ces sujets-là, tous ces virus, ils sont disponibles un peu partout sur la planète.
00:32:02Alors, en plus avec des gens qui ne savent pas les conserver, c'est flippant.
00:32:05Mais en plus, ils peuvent être à la main de n'importe qui pour en faire n'importe quoi.
00:32:08Et moi, c'est surtout ça qui me stresse parce qu'il peut arriver des incidents un peu partout.
00:32:13Mais alors là, franchement, je trouve ça hallucinant ce qui s'est passé là-bas.
00:32:16Et surtout en Russie, où quand même, c'est un peu la fête de la corruption.
00:32:20C'est-à-dire que si vous arrosez ce qu'il faut, vous pouvez récupérer à peu près ce que
00:32:22vous voulez, que ce soit comme armes ou comme virus, probablement.
00:32:26Mais la seule chance, c'est que les dirigeants n'ont pas envie de mourir.
00:32:31Donc, c'est un peu ce qui nous sauve.
00:32:32C'est vrai.
00:32:33Vous avez raison, je soulignais.
00:32:34Ils ont tous acheté en Nouvelle-Zélande, vous savez.
00:32:36C'est là où ils ont tous acheté pour résister à la fin du monde.
00:32:38Mais c'est vraiment incroyable.
00:32:40C'est une histoire.
00:32:40Il y a des bunkers qui, paraît-il, sont en construction en Nouvelle-Zélande pour tous les tycoons de la
00:32:45Silicon Valley.
00:32:46Tous les gens riches, ils ont acheté...
00:32:47C'est pas que c'était en Nouvelle-Zélande.
00:32:48Moi, je savais qu'on commençait à penser à Mars.
00:32:51C'est vrai.
00:32:52Qu'est-ce que c'était une petite phrase qui...
00:32:54C'était pas Saint-Denis, c'est certain.
00:32:56On va se préserver de la fin du monde.
00:32:56On peut poursuivre ces conversations parce que c'est vrai que non, c'est fascinant.
00:33:00C'est vrai que moi, je me demande toujours en 2026 comment on n'arrive pas à sécuriser un laboratoire.
00:33:04Elle a été mal à la droite.
00:33:05Elle a fait tomber le tuba.
00:33:09L'erreur humaine, l'erreur humaine, tout simplement.
00:33:10Mais oui, l'erreur humaine.
00:33:12Bientôt, ça sera des...
00:33:13Laurent Alexandre, vous dirait que bientôt, ça sera des robots et peut-être qu'il faut le souhaiter.
00:33:17Il a raison.
00:33:19C'est mieux que ce soit un robot, il ne risque rien à lui.
00:33:20On peut lui mettre toute la peste qu'on...
00:33:22Il peut s'emparer aussi du tube et puis faire n'importe quoi.
00:33:27C'est ce qu'est net, là.
00:33:28C'est terminé.
00:33:29On en parle dans quelques instants.
00:33:30Allez, vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
00:33:32Est-ce que ça vous fait peur ? N'hésitez pas, venez réagir.
00:33:34J'aimerais bien vous entendre, là-dessus. 0826 300 300.
00:33:42A vous de le dire avec ce jour Magali, Vissante, Gilbert Azoulay, Benjamin Cauchy.
00:33:48Dans quelques instants, on va parler de cette journée de tous les dangers.
00:33:52J'en ai haute tension, évidemment, puisque les lycéens et les étudiants sont rejoints par les enseignants
00:33:56et peut-être d'autres salariés.
00:33:59En tout cas, c'est ce que souhaite la CGT.
00:34:01Il y a vraiment une question sur le maintien de l'ordre.
00:34:04Le PS qui accuse Laurent Nunez d'un maintien de l'ordre discutable,
00:34:09tout comme le fait d'ailleurs LFI.
00:34:10On en parle dans quelques instants.
00:34:12N'hésitez pas à venir nous dire ce que vous en pensez.
00:34:14Est-ce que vous craignez un embrasement encore plus grand ?
00:34:180826 300 300.
00:34:19En attendant, c'est la suite du zapping.
00:34:21Avec vous, Gilles Gangeman.
00:34:22Aujourd'hui, on parle beaucoup de la transition écologique.
00:34:24On vous encourage de plus en plus à passer à la voiture électrique.
00:34:29Résultat, en Afrique, votre confort technologique se paye au prix fort.
00:34:34Au Congo, des ouvriers sont exploités pour récolter le cobalt.
00:34:38Les ouvriers ont lancé un cri d'appel.
00:34:41C'était dans l'envoyé spécial la semaine dernière.
00:34:43C'était fort.
00:34:44Je n'ai pas eu le temps de vous le passer.
00:34:45Je vous le passe maintenant.
00:34:46Écoutez bien ces ouvriers.
00:34:48Nous voudrions être délivrés de la pauvreté et de l'esclavage.
00:34:52Il faudrait que les gens en Europe aient un peu de considération pour nous
00:34:56quand ils achètent et qu'ils utilisent nos richesses.
00:34:58Qu'ils pensent aussi à assiger une voiture aujourd'hui.
00:35:02C'est grâce à des gens quelque part.
00:35:04Coloésie, au sud de la RDC, est devenue la capitale mondiale du cobalt.
00:35:08La ville est construite sur la plus grosse réserve au monde, 25 millions de tonnes.
00:35:13Malgré l'abondance de ce minerai,
00:35:15les trois quarts de la population vivent sous le seuil de pauvreté.
00:35:19Alain est l'une de ses petites mains du cobalt.
00:35:21Ici, on les appelle les creuseurs.
00:35:23Ils sont payés en fonction de ce qu'ils remontent.
00:35:26Aujourd'hui, même quand tu remontes un gros sac, tu ne gagnes rien.
00:35:29Ils gagnent en moyenne 40 euros par mois.
00:35:31Pour se payer une seule batterie de voiture électrique,
00:35:33il lui faudrait 20 ans de salaire.
00:35:37C'est sûr que ça choque vu comme ça maintenant.
00:35:39Je pense qu'il ne faut pas jeter tout l'eau propre sur les voitures électriques
00:35:42parce que ces ouvriers, malheureusement, sont mal payés
00:35:45et maltraités par les gens qui les embauchent et qui les emploient.
00:35:50Surtout, c'est un territoire de corruption là-bas
00:35:53où, évidemment, il y en a qui s'enrichissent considérablement.
00:35:56C'est vrai pour le pétrole.
00:35:57C'est vrai plus généralement pour les terres rares.
00:35:59Puisque dans tous ces pays, évidemment,
00:36:00le sous-sol est tellement riche en terres rares
00:36:03qu'ils sont nécessaires pour notre bonheur et notre confort.
00:36:06Ça pose le problème aussi des enfants
00:36:08parce que ce sont les enfants qui vont chercher
00:36:09parce qu'il faut aller creuser au fond.
00:36:11Donc, évidemment, ce problème, il n'est pas récent.
00:36:14Non, non, il n'y avait rien en portage.
00:36:16Évidemment, il faudra le gérer.
00:36:18Mais c'est de pire en pire
00:36:19parce qu'il y a de plus en plus de commandes de voitures électriques.
00:36:21Et donc, il y a une responsabilité
00:36:23quand les Verts et des autres parties
00:36:27réclament la transition écologique
00:36:29pour des raisons de la planète.
00:36:34Tout est bon.
00:36:35Mais en fait, quand on creuse par derrière,
00:36:37Vous avez raison de mettre les contradictions.
00:36:39Et c'est plus par rapport à ça.
00:36:41Quand on a, là, sur la campagne politique,
00:36:44on parle de transition écologique,
00:36:46on veut que la nature...
00:36:49Il n'y a eu plus de rejet dans la nature.
00:36:51Derrière, il y a un tas d'ouvriers au Congo
00:36:54qui payent ce prix de la transition
00:36:55pour lequel on veut vous faire voter.
00:36:58C'était plus ce contraste qui était récent.
00:37:01Le prix à payer pour nos transitions écologiques à nous
00:37:04pour éviter qu'on mette de la climat.
00:37:05Vous avez raison.
00:37:06En fait, on a un défaut de transparence
00:37:09sur systématiquement le cycle complet
00:37:13de l'achat, de la production.
00:37:15Et notamment parce qu'on a un objectif de communication.
00:37:18Mais on le voit bien,
00:37:19le problème, il a été identique
00:37:20et il l'est toujours pour les éoliennes.
00:37:22C'est toujours pareil.
00:37:22C'est-à-dire qu'on est incapable
00:37:23d'avoir une transparence de discours
00:37:25sur le cycle entier de production
00:37:28et où, en fait,
00:37:29on est en capacité d'être responsable
00:37:31et pas responsable
00:37:32et comment, en fait,
00:37:33on s'empare de cette mesure.
00:37:34Et c'est ça qui crée systématiquement
00:37:36la défiance et puis la colère.
00:37:38Et puis, aujourd'hui,
00:37:39on a tous une responsabilité collective
00:37:41de prise de conscience de tout ça
00:37:43pour savoir comment on souhaite consommer.
00:37:44Et c'est valable pour les voitures électriques
00:37:46comme pour tout le reste, en fait.
00:37:47Et le portable.
00:37:48Oui.
00:37:48Et puis, on peut aussi parler
00:37:49de ceux qui financent les actionnaires
00:37:52et tous ceux qui prêtent de l'argent.
00:37:54C'est souvent la Russie et l'Achine,
00:37:56l'Africain.
00:37:57Les institutions financières
00:37:58qui prêtent de l'argent
00:37:59aux grands groupes automobiles
00:38:01et qui attendent une politique
00:38:03qu'on appelle l'ESG.
00:38:04Donc, ils respectent des critères
00:38:05environnementaux, sociaux et de gouvernance.
00:38:07Et là, en l'occurrence,
00:38:07effectivement,
00:38:08le fait d'avoir une traçabilité
00:38:09d'amont au naval
00:38:10de la chaîne de production
00:38:12et des apports,
00:38:13notamment en métaux rares
00:38:14ou de matières premières,
00:38:16sont des critères
00:38:16qui devraient être mis sur la table.
00:38:17Et là, en l'occurrence,
00:38:18quand vous avez un financeur
00:38:19qui vous dit
00:38:20mais à condition,
00:38:21nous, on veut bien aligner de l'argent
00:38:24et vous aider dans votre croissance
00:38:25à condition que,
00:38:26y compris sur la récupération
00:38:28des matières premières,
00:38:29il y ait un respect de l'environnement
00:38:30et des hommes,
00:38:31ça peut jouer.
00:38:32Oui.
00:38:32Benjamin Cochin,
00:38:33vous avez raison,
00:38:34mais quand l'Union Européenne
00:38:35décide de dire en 2035
00:38:36que c'est la fin des moteurs thermiques
00:38:37et met tous les constructeurs
00:38:40automobiles européens
00:38:41dans la panade,
00:38:42parce que les Chinois,
00:38:42ils étaient prêts,
00:38:43il y a belle lurette.
00:38:43Le problème, c'est la distorsion
00:38:45de concurrence.
00:38:45Et en respectant l'environnement,
00:38:47ça pose un sujet aussi.
00:38:48C'est lui qui va encore mal vivre
00:38:50et travailler des heures au Congo
00:38:53pour le confort d'une décision européenne.
00:38:57Je rappelle qu'il y a quelques années,
00:38:58l'Europe avait voté la loi SC-CRD
00:39:01pour la publication de critères ESG
00:39:03et ils sont revenus dessus.
00:39:04Il y avait tellement de critères ESG
00:39:05respectés que les boîtes
00:39:06elles ont dit
00:39:07« Attendez, on ne pourra pas qu'on pourra... »
00:39:08Non, mais c'est-à-dire
00:39:09qu'il y avait 1600 critères,
00:39:10alors tu n'étais pas obligé
00:39:11d'être aligné sur les 1600,
00:39:12mais tu devais répondre
00:39:13à un certain nombre de critères.
00:39:15Et ils sont revenus en arrière.
00:39:16C'est-à-dire que c'est impossible à gérer.
00:39:17En plus, les boîtes n'étaient pas structurées
00:39:19pour piloter les compliance
00:39:21sur la corruption,
00:39:22sur la production,
00:39:23sur le retraitement,
00:39:24sur le recyclage.
00:39:25Tous les sujets étaient passés au crime
00:39:26ou même à l'intérieur social,
00:39:28l'impact social.
00:39:29Donc, il y avait beaucoup trop de critères.
00:39:31Ils sont revenus en arrière.
00:39:32Donc, ça va, hélas,
00:39:33dans le sens de ce que tu dis.
00:39:34C'est-à-dire que...
00:39:34Ou ce que tu disais, Benjamin,
00:39:35c'est qu'on ne peut pas gérer
00:39:37ces sujets-là
00:39:38quand on est une boîte
00:39:39avec la pression de l'économique
00:39:40et parfois des actionnaires.
00:39:42Ces fameux actionnaires
00:39:43qui prennent beaucoup de dividendes.
00:39:45Mais enfin bon...
00:39:45Calme-toi, camarade.
00:39:47On est, pardonnez-moi,
00:39:48mais on est...
00:39:48Ça ne l'excuserait,
00:39:49mais on est des nains de jardin
00:39:50en termes de voitures électriques
00:39:51par rapport aux Chinois.
00:39:52Vous avez vu des villes entières d'usines.
00:39:54Eux, ils les fabriquent
00:39:55depuis des décennies.
00:39:56Alors, nous, on essaye
00:39:57d'en fabriquer
00:39:58dans le nord de la France,
00:39:59en Alsace.
00:40:00Il y a d'ailleurs des ressources aussi.
00:40:02Il y a des minerais
00:40:02pour ces batteries électriques.
00:40:04Mais c'est vrai.
00:40:06Vous avez des véhicules électriques
00:40:08en France
00:40:09entre 40 et 60,
00:40:1070 000,
00:40:1180 000 euros.
00:40:11Et vous avez des modèles chinois
00:40:13qui arrivent à 31 000 euros.
00:40:14Donc, on peut effectivement
00:40:16hurler au loup
00:40:17quand on voit les conditions déplorables
00:40:19dont tu viens de parler, Gilles,
00:40:20pour l'extraction des minerais.
00:40:22Moi, j'ai envie de crier au loup aussi
00:40:23contre l'Union européenne
00:40:24qui, pour le coup,
00:40:25pourrait servir à quelque chose.
00:40:26Des véritables droits de douane
00:40:28afin qu'il y ait
00:40:29des équivalences environnementales
00:40:32et sociétales.
00:40:33C'est ce que je vous expliquez
00:40:34Je ne suis pas un grand fan
00:40:34de l'Union européenne
00:40:35mais là, pour le coup,
00:40:36elle pourrait être utile
00:40:36parce qu'elle est en train
00:40:37de tuer des pans de l'économie.
00:40:38Regardez en Allemagne
00:40:39et ça ne tardera pas en France.
00:40:40C'est sûr.
00:40:42Stellantis est en train
00:40:43de marcher avec une jambe de bois
00:40:44et fait appel aux Chinois
00:40:45ne serait-ce que dans ses usines espagnoles.
00:40:48Renault est en train
00:40:49de s'associer à des Chinois au Brésil
00:40:50pour contenter de survivre.
00:40:51Les Chinois rachètent des usines en France.
00:40:51Mais bien sûr,
00:40:52on est en train de se faire manger
00:40:53par ceux qu'on exploitait il y a trop de temps.
00:40:55Pour aller dans ton sens,
00:40:55je rappelle simplement
00:40:56sur cette affaire
00:40:57de la voiture électrique.
00:40:58Les Chinois étaient très en retard
00:41:00sur la voiture thermique.
00:41:01On était meilleurs
00:41:01avec des producteurs,
00:41:02notamment les voitures de luxe.
00:41:03On était très très bons.
00:41:05L'Europe annonce en 2035
00:41:06que c'est fini,
00:41:07ton porte-maillot,
00:41:07hop, on passe à l'électrique.
00:41:08Qu'est-ce qu'ils ont fait les Chinois ?
00:41:09Avec un grand plan stratégique,
00:41:11la route de la soie, etc.
00:41:12Bim, on met tout sur l'électrique.
00:41:13Ça fait 30 ans
00:41:14qu'ils ont fait des recherches là-dessus.
00:41:15Mais ça veut dire
00:41:16qu'ils ont mis le paquet là-dessus
00:41:17et ils étaient en avance
00:41:18quand ça a été
00:41:19quand on a pu sur goût.
00:41:20Ils ont pris, c'est choix,
00:41:20regarde, il y a des BYD
00:41:21partout dans Paris maintenant
00:41:22ou partout en France.
00:41:24Même dans mon petit village
00:41:25de Haute-Garonne,
00:41:26on s'amuse à compter
00:41:26les véhicules électriques.
00:41:27On a d'autres choses à faire
00:41:28mais en tout cas,
00:41:29on se surprend,
00:41:30y compris dans des petits villages
00:41:31dans l'agglomération toulousaine,
00:41:33à avoir des voitures électriques
00:41:34qui poussent
00:41:34comme du chien dans chez moi.
00:41:36Mais vous êtes l'électricité là-bas ?
00:41:37Oui, il y a de l'avion.
00:41:39Oui, oui.
00:41:39Vous savez qu'on a...
00:41:40Oui, bien sûr.
00:41:41Si vous vous amusez
00:41:42à compter les voitures électriques.
00:41:43On est dans le cap, Gilles.
00:41:44Ça se passe très bien.
00:41:45Merci.
00:41:50Le sujet, en effet,
00:41:52sur la culpabilité,
00:41:54certes,
00:41:55mais est-ce qu'il ne les passe en Chine ?
00:41:56Parce que, vous voyez,
00:41:59on fait office de Nain de Jardin
00:42:01à côté des Chinois.
00:42:02En tout cas, je pense que
00:42:04plus on avancera,
00:42:05plus tout ce qui est minerai,
00:42:07ce que vous disiez, Benjamin,
00:42:08tout ce qui est minerai
00:42:09et tout ce qui se passe en Afrique
00:42:12va devenir assez crucial
00:42:13et on ne l'entend pas souvent,
00:42:15ce discours-là
00:42:16autour de l'Afrique
00:42:17et des engagements.
00:42:17Mais vous allez en Afrique,
00:42:18ça y est,
00:42:19les Français,
00:42:19ils sont très peu maintenant.
00:42:20Non ?
00:42:21Non, absolument.
00:42:22Les Américains ont fait le ménage.
00:42:24Et les Russes.
00:42:25Les Russes et les Chinois.
00:42:27Les candidats là-dessus.
00:42:29Et puis, il y a eu,
00:42:30durant le débat,
00:42:31vous savez,
00:42:32pour la primaire socialiste,
00:42:35ils ont parlé aussi de l'uranium.
00:42:37Et c'est vrai que nous,
00:42:38on ne produit plus de l'uranium,
00:42:39on en a produit
00:42:40et maintenant,
00:42:40on l'achète.
00:42:41Et l'uranium va devenir aussi
00:42:42une matière très importante,
00:42:44surtout que nous,
00:42:45on veut construire
00:42:46de plus en plus
00:42:48de centrales.
00:42:49On l'achète au Canada,
00:42:50quand même,
00:42:50principalement l'uranium.
00:42:51On l'achète au Canada,
00:42:51Al-Jurie, Canada.
00:42:53Oui.
00:42:54Puisqu'on n'a pas pu
00:42:55exploiter vraiment le Niger,
00:42:56on a payé des milliards
00:42:57pour rien du tout.
00:42:58C'est peut-être ce que...
00:42:59C'est peut-être ce que...
00:43:02à l'époque Areva avait acheté
00:43:04beaucoup de cités qui étaient vides.
00:43:09Et voilà.
00:43:10Vous avez fini,
00:43:11c'est bien.
00:43:11Vous avez ambiancé,
00:43:13c'était sympathique
00:43:14entre le caca,
00:43:16le cobalt,
00:43:18c'est-à-dire...
00:43:18Maintenant,
00:43:19vous allez parler
00:43:20de ce sujet sérieux.
00:43:21C'était très sérieux.
00:43:22C'était très sérieux.
00:43:23On attendait de vous
00:43:24que vous nous fassiez sourire,
00:43:25mais enfin,
00:43:26c'est raté.
00:43:28On parle de cette...
00:43:30Oui, écoutez,
00:43:31dites donc,
00:43:31vous taquinez les autres
00:43:32en permanence
00:43:33et on ne peut pas vous toucher.
00:43:35Alors, c'est ça ?
00:43:35Non, si, si,
00:43:35je viendrai...
00:43:36Petite blagounette peut-être
00:43:37pour finir.
00:43:38Oui, non,
00:43:38je voudrais qu'on ait rouge demain.
00:43:40Il n'y a pas de souci.
00:43:41Ça va, ça va.
00:43:42Alors, journée au risque en France.
00:43:44Le mouvement lycéen
00:43:45qui cherche à élargir ses rangs.
00:43:48La CGT appelle
00:43:49les salariés à rejoindre
00:43:50donc les manifestations.
00:43:52Pour l'instant,
00:43:53ce qu'on voit sur les images,
00:43:54c'est que c'est plutôt calme.
00:43:55Alors, chose nouvelle
00:43:56par rapport aux autres jours,
00:43:57les parents, parfois,
00:43:58sont aux côtés de leurs enfants.
00:44:01C'est plutôt peut-être
00:44:02une bonne chose,
00:44:03me tourne vers Gilbert Azoulay.
00:44:05Spécialiste de l'éducation.
00:44:06C'est vrai que j'imagine
00:44:07que les autorités
00:44:08sont en stress aujourd'hui.
00:44:10La bavure n'est jamais...
00:44:12Elle se réamne.
00:44:12De toute façon,
00:44:13en plus,
00:44:13on ne sait pas
00:44:14ce qui s'est passé.
00:44:15Moi, j'ai coûté une lunese.
00:44:16Lui fait son job.
00:44:17Chacun fait son job.
00:44:18Le problème, c'est que
00:44:20d'abord,
00:44:20que les parents soient là,
00:44:21je trouve ça très bien.
00:44:21Oui.
00:44:22Parce que ça responsabilise
00:44:23un peu tout le monde.
00:44:24Ça, c'est une bonne chose.
00:44:25Et j'ai envie de dire,
00:44:25si c'est un mouvement...
00:44:25Maintenant, ils savent
00:44:26qu'ils vont payer
00:44:26et ils sont dit, on revient.
00:44:28Ce n'est pas encore fait.
00:44:30Ce qui est sûr,
00:44:31c'est que
00:44:32les revendications,
00:44:33ce qui est dommage,
00:44:33au fond,
00:44:34c'est qu'elles sont légitimes.
00:44:35J'ai envie de dire,
00:44:36quand vous avez des lycées...
00:44:37La plupart des lycées
00:44:37datent d'avant 81.
00:44:39D'avant 80, pardon.
00:44:40J'ai fait 81.
00:44:41J'ai cette idée.
00:44:41D'avant 80,
00:44:43il y avait le bâtre
00:44:44dans l'histoire de France.
00:44:45C'est ça.
00:44:45Pas pour moi, mais...
00:44:47Voilà, on a fini.
00:44:48Il y a des revendications
00:44:50absolument légitimes
00:44:51et c'est vrai
00:44:52qu'il a suffi
00:44:53d'une petite étincelle
00:44:54pour déclencher
00:44:54un gros incendie
00:44:55comme souvent
00:44:56dans ce genre de choses
00:44:58et c'est vrai que
00:45:00j'avais...
00:45:01Je faisais un débat
00:45:01avec un ministre de l'éducation
00:45:02et je lui disais,
00:45:03au fond,
00:45:03moi, je suis très indulgent
00:45:04avec le ministre de l'éducation
00:45:05parce que quoi qu'il fasse,
00:45:06quoi qu'il fasse,
00:45:07de droite et de gauche,
00:45:09ça ne plaît pas.
00:45:10Quoi qu'il fasse,
00:45:11ils sont à peu près
00:45:12entendus au début
00:45:12et puis très rapidement,
00:45:14la base ne les soutient plus.
00:45:15C'était vrai pour Najat Vallée
00:45:16ou Bécasseg.
00:45:17Il y a eu Blanc-Noir,
00:45:188 ministres de l'éducation
00:45:19en deux quinquennats.
00:45:20On en parle dans quelques instants.
00:45:22Gilbert,
00:45:22vous avez introduit le débat.
00:45:24On se retrouve
00:45:25à 11h après
00:45:26le journal
00:45:27de Clémence Lobary.
00:45:29Sud Radio
00:45:3310h midi,
00:45:34Sud Radio,
00:45:35à vous de le dire,
00:45:36Stéphanie Demuru.
00:45:38En compagnie
00:45:39ce matin
00:45:39de Magali Vissante,
00:45:41de Gilbert Azoulay,
00:45:42Benjamin Cochy,
00:45:44on parle évidemment
00:45:44de cette journée
00:45:45à haut risque,
00:45:46journée de forte mobilisation
00:45:47dans toute la France
00:45:49chez les lycéens,
00:45:50les étudiants,
00:45:51rejoints par les enseignants
00:45:53et la CGT
00:45:54qui a appelé également
00:45:55les salariés
00:45:56à rejoindre les manifestations.
00:45:58Alors c'est vrai
00:45:58qu'on le disait,
00:45:59il y a beaucoup de peur
00:46:00autour de ce mouvement
00:46:02parce qu'hier un adolescent
00:46:03a eu la main arrachée
00:46:04à Lens,
00:46:05toujours peur évidemment
00:46:06de la bavure.
00:46:07On a eu des scènes
00:46:08quand même extrêmement violentes
00:46:09dans les lycées,
00:46:10des feux.
00:46:11J'ai vu hier
00:46:12des lycéens à Paris
00:46:13dans un lycée
00:46:14enfermé
00:46:15alors qu'un incendie prenait.
00:46:16Ils ont fini par être évacués
00:46:17mais il y a toujours
00:46:18cette crainte de la bavure,
00:46:20Benjamin Cauchy évidemment.
00:46:22Oui,
00:46:22il y a la crainte
00:46:23de la bavure
00:46:24et pour le coup
00:46:25on a une partie
00:46:26de l'extrême gauche française,
00:46:28toute la partie
00:46:29de l'extrême gauche française
00:46:30qui s'amuse
00:46:30à mettre de l'essence
00:46:32sur ce conflit.
00:46:33Donc la crainte
00:46:34de la bavure
00:46:35effectivement
00:46:35j'ai envie de dire
00:46:36qu'elle est légitime
00:46:38puisque ça serait
00:46:39une catastrophe
00:46:39tant pour le gouvernement
00:46:40que pour l'enfant
00:46:43ou le parent
00:46:44ou la force de l'ordre aussi
00:46:46qui est sur le terrain.
00:46:49Moi j'ai envie de vous dire
00:46:50par rapport à ce sujet-là
00:46:51je vais peut-être
00:46:51mettre un pavé dans la mare
00:46:53je pense que ces enfants
00:46:55sont manipulés
00:46:56alors oui
00:46:57il y a l'effet post-Covid
00:46:59oui il y a l'effet
00:47:00comment dirais-je
00:47:01d'émulation collective
00:47:03oui
00:47:04il y a toujours
00:47:05cet esprit révolutionnaire
00:47:06quand on a 15 ou 16 ans
00:47:07mais là
00:47:08on est à 10 000 lieux
00:47:09de l'enjeu.
00:47:10Il faut ouvrir les yeux
00:47:11et se rendre compte
00:47:12que le problème
00:47:14de l'éducation en France
00:47:15ce n'est pas la cantine
00:47:15ce ne sont pas
00:47:16des emplois du temps
00:47:17où de 14 à 16
00:47:18vous êtes obligé
00:47:19d'aller à la bibliothèque
00:47:19ou de squatter dans la cour
00:47:20ou à la cafétéria
00:47:22le problème n'est pas
00:47:23de savoir s'il y a une clim ou pas
00:47:24je suis désolé
00:47:24en juillet et août
00:47:25il n'y a pas de cour en France
00:47:26Après il n'y a pas que ça
00:47:26Benjamin Cochy
00:47:27il y a aussi la peur de l'avenir
00:47:28il y a Parcoursup
00:47:29il trouve que c'est une usine à gaz
00:47:31et que c'est un petit peu
00:47:33le stress
00:47:33et la moto
00:47:34c'est stressant
00:47:35mais c'est vrai
00:47:35une fois qu'on a son bac
00:47:37et une fois qu'on a fini
00:47:38les études
00:47:38on vit dans une fille
00:47:38qui ne l'est plus
00:47:41c'est un trou
00:47:42de l'ascenseur
00:47:43qui ne marche pas
00:47:44dans une cité
00:47:45tu sais
00:47:46l'ascenseur ne marche pas
00:47:46il n'est pas réparé
00:47:47et puis ils partent en live
00:47:49tous
00:47:50là où je trouve
00:47:51un peu dur
00:47:52c'est vrai que c'est
00:47:53la répétition
00:47:54permanente
00:47:54continue
00:47:55alors je ne parle pas
00:47:56de l'UIC Henri IV
00:47:56ça m'a fait beaucoup rire
00:47:57de les voir
00:48:00avec en plus
00:48:01en prime le drapeau palestinien
00:48:02parce qu'après tout
00:48:03quitte à mettre tout le monde
00:48:04que les jeunes urbains
00:48:06les jeunes urbains
00:48:07votent LFI
00:48:08je vous rappelle
00:48:08il n'y a pas que
00:48:09dans les banques
00:48:10ils sont tous
00:48:13à l'extrême gauche
00:48:14ils sont où les drapeaux ukrainiens
00:48:15dans les lycées
00:48:15ils sont où les drapeaux ukrainiens
00:48:17dans les manifestations
00:48:18partout en France
00:48:18c'est pas juste la question
00:48:19le problème c'est que je vois
00:48:21les pancartes
00:48:22et tout ça
00:48:22les panneaux
00:48:23on met les ouvriers
00:48:24on met contre l'Etat
00:48:25on met tout à la même source
00:48:27le drapeau palestinien
00:48:28peut interroger
00:48:29sur justement
00:48:30le rôle d'LFI
00:48:31notamment
00:48:32dans ce mouvement
00:48:34la nuit c'est fait pour baiser
00:48:35pas pour réviser
00:48:36non mais excuse-moi
00:48:36ils manifestent pour ça
00:48:38alors qu'on arrive
00:48:40lors de l'intelligence artificielle
00:48:42alors qu'on a des pays
00:48:42qui sont dans une avance
00:48:43technologique incroyable
00:48:44je pense qu'il faut
00:48:45compartimenter
00:48:46en effet
00:48:46il y a une partie
00:48:47de la jeunesse
00:48:47qui est certainement
00:48:49instrumentalisée
00:48:49par l'extrême gauche
00:48:50par la fille
00:48:50ça a été d'ailleurs documenté
00:48:52par les renseignements
00:48:53M. Figaro a publié la note
00:48:55c'était très clair
00:48:56maintenant il y a certainement
00:48:57une partie de la jeunesse
00:48:58qui s'inquiète pour son avenir
00:49:00bon ben voilà
00:49:00on voulait le bac à 80%
00:49:02pour tout le monde
00:49:03et bien
00:49:04il n'y a plus de débouchés
00:49:05on se retrouve à faire
00:49:06des licences
00:49:06de sociologie
00:49:08d'histoire
00:49:09on ne sait peut-être pas
00:49:10comment trouver du travail
00:49:11après ça
00:49:12protéger du chômage
00:49:16je dis ça Stéphanie
00:49:17parce qu'il ne faudrait pas
00:49:18faire croire
00:49:18que faire des études
00:49:19ça ne sert à rien
00:49:20je tiens à dire
00:49:21toutes les études
00:49:22démontrent que faire des
00:49:23pas toutes
00:49:24évidemment
00:49:24si on a trop de psys
00:49:25et de sociologues
00:49:26tu finis
00:49:27insistant parlementaire
00:49:28de LFI
00:49:28effectivement
00:49:29quoi que de psys
00:49:30avec des problèmes
00:49:30de santé mentale
00:49:31en France
00:49:32en Argentine
00:49:32on en a tellement
00:49:33qu'on pourrait se comparer
00:49:34et se dire qu'on pourrait
00:49:34faire
00:49:35mon sujet c'est juste ça
00:49:37le problème c'est l'ajustement
00:49:38de l'offre de compétences
00:49:40au marché
00:49:40parce qu'on a quand même
00:49:41plusieurs centaines de milliers
00:49:43professionnels
00:49:43dès la sixième
00:49:44c'est vrai que c'est
00:49:45Maurice Berger
00:49:46le pédopsychiatre
00:49:46qui proposait ça
00:49:47et c'est ce qui se fait en Suisse
00:49:49ça marche très bien
00:49:49j'étais hier à la présentation
00:49:51du livre de Marc Ferracci
00:49:52qui est le grand spécialiste
00:49:54de la formation professionnelle
00:49:55de l'industrie
00:49:56et de l'énergie
00:49:57il m'a repris
00:49:58de l'industrie
00:49:58et de l'énergie
00:50:00pour une société du plein emploi
00:50:02c'est le titre de son bouquin
00:50:03pourquoi il ne l'a pas fait
00:50:04avec Emmanuel Macron ?
00:50:05je pense qu'il n'a pas fait
00:50:06beaucoup de choses
00:50:07parce qu'il était empêché
00:50:08je ne sais pas si vous avez vu
00:50:09et lui et son papa
00:50:09ils ont témoigné dans le monde
00:50:14et sur Macron
00:50:14pardon
00:50:15sur le cas qu'il n'a Macron
00:50:17du coup j'ai oublié
00:50:18ce que je voulais dire
00:50:18c'est que oui
00:50:19c'est la Suisse
00:50:21vous citiez la Suisse
00:50:22c'est très bien
00:50:22mais la majorité des étudiants
00:50:25ils vont dans le système dual
00:50:26c'est-à-dire vers l'apprentissage
00:50:27c'est l'enseignement général
00:50:28qui reste limité
00:50:30vous voyez ce que je veux dire
00:50:31c'est-à-dire qu'on a renversé
00:50:32la chose
00:50:34et ce n'est pas l'enseignement général
00:50:35comme en France
00:50:35où tout le monde doit aller faire
00:50:36des études générales
00:50:37on va vers l'apprentissage
00:50:38donc il faut renverser la table
00:50:40littéralement
00:50:40pour renverser
00:50:41la proposition de valeur
00:50:43de nos études
00:50:43c'est-à-dire vers
00:50:44et la voie générale
00:50:46elle est plutôt sélective
00:50:47et là c'est un mot
00:50:48alors là
00:50:48de vaquer
00:50:49les jeunes étaient descendus
00:50:50dans la rue
00:50:50parce qu'il y avait le mot sélection
00:50:52qui était prononcé
00:50:52il y avait d'autres raisons
00:50:53ils veulent encore plus d'égalité
00:50:54encore plus
00:50:55c'est pas comme ça
00:50:56qu'on n'y arrivera
00:50:58vous savez très bien
00:51:00que les filières d'apprentissage
00:51:01et professionnels
00:51:03on le sait tous
00:51:03en tant que parents
00:51:05il faut l'admettre
00:51:06même non se dire
00:51:06mais quand même
00:51:07ça serait bien
00:51:08que tu fasses un bac général
00:51:09mais avec l'argent
00:51:10je peux vous dire
00:51:10qu'on va y revenir
00:51:11mais c'est dévalorisé
00:51:12Benjamin Cochy
00:51:13mon fils cadet
00:51:15est en lycée professionnel
00:51:17et il ambitionne
00:51:18de devenir pâtissier
00:51:19par la suite
00:51:21heureux
00:51:23je reviens là-dessus
00:51:24mais l'intelligence artificielle
00:51:25va sans doute rendre
00:51:27au chômage
00:51:27des centaines de milliers
00:51:29de médecins
00:51:29des centaines de milliers
00:51:30d'avocats
00:51:31les bullshit jobs
00:51:31de tertiaires
00:51:32à faire des powerpoint
00:51:33qui servent à rien
00:51:34désolé je ne connais pas
00:51:35d'autres marques
00:51:35de powerpoint
00:51:36là en revanche
00:51:37un pâtissier
00:51:38un plombier
00:51:38t'as raison
00:51:39c'est vrai que
00:51:41ces métiers là
00:51:43ils vont remonter
00:51:43je voudrais juste ramener
00:51:45une contradiction énorme
00:51:47qui est en ce moment là
00:51:47qui va être aussi déposée
00:51:48en fait dans le cadre du budget
00:51:50c'est que vous avez tous vu
00:51:51la réforme qui veut être faite
00:51:52sur le CPF
00:51:52l'utilisation du CPF
00:51:54oui le compte de formation
00:51:55vous avez vu la ligne
00:51:57directrice du gouvernement
00:51:57qui est de dire
00:51:59que c'est eux
00:51:59qui vont décider
00:52:00à la place des gens
00:52:02les typologies de formation
00:52:04sur lesquelles
00:52:04on pourra avoir
00:52:06plus de bénéfices
00:52:07c'est à dire
00:52:07ce sera moins cher
00:52:08et puis celles
00:52:09qui ne correspondent pas
00:52:09aux politiques du gouvernement
00:52:11et bien
00:52:12il faudra payer plus
00:52:13ce qui veut dire
00:52:13qu'on est en capacité
00:52:14pas du tout
00:52:15mais c'est à dire
00:52:15qu'on est en capacité
00:52:16de le proposer là
00:52:18aux adultes
00:52:18qui sont en plus
00:52:20en période de recours
00:52:21et qui ont une nécessité
00:52:22de se reconvertir
00:52:23mais on va leur dire
00:52:24à eux
00:52:24qui sont à plus de 30 ans
00:52:26ou 40 ans
00:52:26et qui ont en plus
00:52:27cotisé
00:52:28ce sont des charges salariales
00:52:29ce sont les employés
00:52:30qui ont cotisé pour ça
00:52:31donc c'est la valeur travail
00:52:32qui leur appartient
00:52:33on va décider à leur place
00:52:35de comment on fait
00:52:36c'est très juste
00:52:36ce que vous dites
00:52:36et à contrario
00:52:37on n'est pas capable
00:52:38à l'école
00:52:39en amont
00:52:40de positionner
00:52:41une ligne politique
00:52:42pour dire
00:52:43ok notre avenir
00:52:44professionnellement
00:52:45c'est plutôt comme ça
00:52:46il faut qu'on soit en capacité
00:52:47de prendre des décisions
00:52:48sur les secteurs
00:52:50universitaires
00:52:50que l'on propose
00:52:51et moi je trouve ça
00:52:51très bien
00:52:52ce que dit Benjamin Cauchy
00:52:53votre enfant
00:52:54qui rêve d'être pâtissier
00:52:55mais franchement
00:52:56il a de la chance
00:52:57parce qu'en plus
00:52:58la devance favorable
00:52:59que celui qui sait
00:53:00où il va
00:53:00déjà de savoir
00:53:01qu'on a envie de faire ça
00:53:02mais ce n'est pas valorisé
00:53:03quand même
00:53:04quand on ne sait pas
00:53:05ce qu'on veut faire
00:53:06c'est pas valorisé
00:53:07par les enseignants
00:53:07eux-mêmes
00:53:08moi j'ai des dizaines
00:53:09d'amis
00:53:09j'ai 46 ans
00:53:10j'ai des dizaines
00:53:11d'amis
00:53:11qui étaient au lycée
00:53:14en collège
00:53:14avec moi
00:53:15qui sont partis
00:53:15après en CFA
00:53:16on peut faire
00:53:17une photographie
00:53:18entre ceux
00:53:18qui ont fait
00:53:19des bacs plus 5
00:53:19qui se retrouvent
00:53:20peut-être à des boulots
00:53:21à 2500 balles
00:53:22ou 3000 euros
00:53:22et plein de copains
00:53:24qui étaient en CFA
00:53:25qui sont devenus
00:53:26artisans, maçons,
00:53:27charpentiers
00:53:28je peux vous assurer
00:53:29ils ont la plus belle
00:53:30maison de la région
00:53:31ils ont une résidence
00:53:32secondaire
00:53:33ils bossent
00:53:3460 heures par semaine
00:53:35vous ne leur dites pas
00:53:368h, 18h
00:53:37c'est trop long
00:53:38mais en attendant
00:53:39ils ont réussi
00:53:39et eux-mêmes
00:53:40vous les entendez aussi
00:53:42on les entend souvent
00:53:43sur Sud Radio
00:53:44ils viennent nous parler
00:53:46il y en a beaucoup
00:53:47qui galèrent aussi
00:53:47là j'entendais
00:53:49un artisan
00:53:49l'autre jour
00:53:50nous dire
00:53:51c'était vraiment
00:53:52émouvant
00:53:52ce témoignage
00:53:53moi je dors dans ma voiture
00:53:54parce que
00:53:55mon chantier
00:53:56est trop loin
00:53:57de ma maison
00:53:57je ne peux plus
00:53:57payer l'essence
00:53:58oui bien sûr
00:53:59vous voyez
00:54:00les étudiants professionnels
00:54:02le métier qu'il a dans les mains
00:54:03mais c'est vrai
00:54:03qu'il a du travail
00:54:04ça c'est sûr
00:54:05oui Magali
00:54:06oui je voulais
00:54:07je voulais conforter
00:54:08effectivement ce point de vue
00:54:09ce sont les enseignants
00:54:11en fait
00:54:11les premiers responsables
00:54:12aussi
00:54:12parce que
00:54:13moi il y a très longtemps
00:54:14je travaillais au rectorat
00:54:16à Grenoble
00:54:17sur la notion des BTS
00:54:19l'organisation de l'examen
00:54:20du BTS
00:54:21et bien je peux vous dire
00:54:22qu'entre les enseignants
00:54:23du général
00:54:24et les filières professionnelles
00:54:26en fait
00:54:26ils se battent
00:54:27il se battent
00:54:29âge 24
00:54:29et donc le message
00:54:30qui est diffusé au quotidien
00:54:31il était comme ça
00:54:32et moi j'appartiens
00:54:34à une génération
00:54:34quand on était à l'école
00:54:35on nous disait
00:54:36surtout
00:54:37continue en fait
00:54:38à faire des études
00:54:39parce que c'est pas bien
00:54:40d'aller dans un métier manuel
00:54:41et ça existe encore
00:54:42c'est encore le cas
00:54:43bien sûr
00:54:43on continue à vendre du rêve
00:54:45aux gens
00:54:45en disant que
00:54:46c'est la filière générale
00:54:47qui en fait
00:54:48va être
00:54:49la plus promue
00:54:51du coup ça fait des frustrations
00:54:51et que ce sera
00:54:52une meilleure réalité
00:54:53une meilleure vie
00:54:53ce n'est pas vrai
00:54:54parce que Parcoursup
00:54:55tout le monde
00:54:56en effet
00:54:57j'aide sur Parcoursup
00:54:58Parcoursup
00:54:59en vrai c'est une plateforme
00:55:01où on met
00:55:02des dossiers candidats
00:55:03le problème c'est
00:55:03il y a trop de monde derrière
00:55:04donc il n'y a pas de place
00:55:05et surtout c'est lisible
00:55:06et surtout il y a
00:55:07les délais sans long
00:55:08c'est-à-dire que
00:55:08vous allez dans n'importe quel
00:55:10à l'étranger
00:55:11vous savez dès janvier
00:55:13quasiment où vous pouvez aller
00:55:14là vous devez attendre
00:55:15en gros au juillet
00:55:16savoir où vous allez finir
00:55:17donc ça pose des problèmes
00:55:18énormes
00:55:18après j'étais comme ça avant
00:55:19Gilbert
00:55:20non non
00:55:21vous alliez à partir de février
00:55:23mars
00:55:23où est-ce que vous alliez aller
00:55:24et après il fallait juste
00:55:25envoyer son diplôme du bac
00:55:26pour dire
00:55:26voilà c'est ça
00:55:28vous étiez en
00:55:29vous alliez en tissu
00:55:30peut-être qu'il y a longtemps
00:55:32qu'on a fait nos études
00:55:32mais non mais ce que je veux dire
00:55:34c'est que
00:55:36c'est ce que disait
00:55:37mon ancien patron
00:55:38que je cite souvent
00:55:39de l'étudiant
00:55:39le Parcoursup devrait être géré
00:55:41par l'émissaire de la santé
00:55:42tellement c'est du stress
00:55:43pour les familles
00:55:44par une entreprise privée
00:55:45ça irait beaucoup mieux
00:55:46peut-être
00:55:46mais c'est vrai que le problème
00:55:48c'est que l'algorithme
00:55:49il est un peu aveugle
00:55:50enfin nous on ne le connait pas
00:55:51et puis les modes d'attribution
00:55:53font que c'est très long
00:55:54il y a une sorte de porte d'entrée
00:55:55vous êtes dans la seringue
00:55:56et vous ne savez pas
00:55:57où est-ce que vous allez
00:55:57y compris pour les bons éléments
00:55:59d'ailleurs
00:55:59parce que vous pouvez avoir
00:56:00un très bon dossier
00:56:01et ne pas être pris
00:56:01dans les meilleurs établissements
00:56:03donc c'est une folie
00:56:04et à mon avis
00:56:05il faudrait plus de souplesse
00:56:07et plus de transparence
00:56:08pour les familles
00:56:08Écoutez Edouard Geffray
00:56:10qui essaye
00:56:11le pauvre c'est sûr
00:56:12qu'il ne s'attendait pas
00:56:12à être pris dans cette crise
00:56:13c'est plutôt un bon technicien
00:56:15le ministre de l'éducation
00:56:16mais enfin là
00:56:17c'est sûr qu'il se retrouve
00:56:19en proie à cette colère
00:56:20il est en déplacement
00:56:21à Guillancourt
00:56:22justement sur l'ouverture
00:56:23d'une plateforme
00:56:24pour les lycéens
00:56:24les lycéens ont besoin
00:56:25que leur voix tout simplement
00:56:26compte
00:56:27ils ont l'impression
00:56:28de dire beaucoup de choses
00:56:28mais que parfois
00:56:30il faut les dire bruyamment
00:56:31voire parfois violemment
00:56:32pour être entendus
00:56:33et ça ce n'est pas
00:56:33une situation saine
00:56:34parce que le principe
00:56:35de la démocratie
00:56:36c'est qu'elle n'a pas besoin
00:56:37ni d'être bruyante
00:56:37ni d'être violente
00:56:38elle a besoin d'exister
00:56:39d'être j'allais dire
00:56:41institutionnalisée
00:56:42donc il va se passer
00:56:43deux choses
00:56:44d'abord d'ici le début
00:56:45de la soirée
00:56:46la plateforme dont j'ai parlé
00:56:47déjà plusieurs fois
00:56:48va être mise en ligne
00:56:49c'est-à-dire qu'une plateforme
00:56:50qui dira aux lycéens
00:56:51vous avez la parole
00:56:52et qui permettra
00:56:53à chaque lycéen de France
00:56:54s'il le souhaite
00:56:55de publier
00:56:56si je puis dire
00:56:57enfin d'envoyer
00:56:58l'ensemble
00:56:59de ses difficultés
00:57:01de ses attentes
00:57:02c'est sûr qu'on souriait
00:57:03tous dans ce studio
00:57:04parce que
00:57:05quand on voit
00:57:06les images
00:57:06qui sont terribles
00:57:07cet adolescent
00:57:07qui a perdu une main
00:57:08on va parler aussi
00:57:09de la politique
00:57:10du maintien de l'ordre
00:57:11parce qu'elle est
00:57:11très discutée
00:57:12bon on entend
00:57:13Edouard Geffrey
00:57:14il fait ce qu'il peut
00:57:14c'est sûr
00:57:15mais il nous parlait
00:57:15de la mise en place
00:57:16d'une plateforme
00:57:17ça peut prêter à sourire
00:57:19mais je vais vous faire réagir
00:57:20j'ai hâte d'entendre
00:57:21ce que vous avez à dire
00:57:22et n'hésitez pas
00:57:23vous au 0826 300 300
00:57:25est-ce que la plateforme
00:57:26d'Edouard Geffrey
00:57:27le ministre de l'éducation
00:57:28va taire la colère
00:57:30des lycéens
00:57:31bon à vous de le dire
00:57:34Sud Radio
00:57:36Sud Radio
00:57:37à vous de le dire
00:57:37avec Magali
00:57:39Vissante
00:57:39Gilbert Azoulay
00:57:40Benjamin
00:57:41Cochy
00:57:41on parle de cette
00:57:42journée noire
00:57:43journée de tous les dangers
00:57:44avec une forte mobilisation
00:57:46dans toute la France
00:57:47dans les lycées
00:57:48dans les facs
00:57:50vous êtes allé
00:57:50voir un petit peu
00:57:51ça chauffe
00:57:52dans les régions
00:57:52ça se mobilise
00:57:54ils sont tous
00:57:55en train de manifester
00:57:56mais en fait
00:57:57moi je me posais une question
00:57:58en regardant ces images
00:57:59il y a les vacances
00:58:00de la Toussaint
00:58:00qui vont arriver
00:58:01le 17 octobre
00:58:03est-ce que ça peut être
00:58:04le coup de frein
00:58:04au mouvement ?
00:58:06les vacances
00:58:07c'est vrai
00:58:07alors pour les lycées
00:58:09les collèges et lycées
00:58:10vont effectivement
00:58:10s'arrêter le 17 octobre
00:58:11mais les universités
00:58:12elles ne vont prendre
00:58:13qu'une semaine de vacances
00:58:14en l'occurrence
00:58:15à partir du 24 octobre
00:58:17et puis derrière
00:58:18vous avez
00:58:19tous les syndicats
00:58:20professionnels
00:58:20de salariés
00:58:21enfin de pseudo-salariés
00:58:22la journée
00:58:23des gilets jaunes
00:58:25qui a été annoncée
00:58:25le 17 octobre
00:58:26dites pas ça
00:58:26c'est pas une journée
00:58:27des gilets jaunes
00:58:28laissons les gilets jaunes
00:58:29en 2018
00:58:2990% des universités
00:58:31sont bloquées
00:58:32et fermées
00:58:33selon l'union étudiant
00:58:34c'est bon
00:58:35on va faire des économies
00:58:36100%
00:58:37alors avant la pause
00:58:41je vous passais
00:58:43le son d'Edouard Jeffrey
00:58:44le ministre de l'éducation
00:58:45qui nous dit
00:58:46en gros
00:58:47colère lycéenne
00:58:48je réponds plateforme
00:58:49c'est vrai que
00:58:51Emmanuel Macron
00:58:52nous a
00:58:53beaucoup habitués
00:58:54à répondre
00:58:55commission
00:58:55il est strené jusqu'aux vacances
00:58:57il pense qu'avec les vacances
00:58:59ça va arrêter
00:58:59il est strené
00:59:00mon cher Gilles
00:59:01très bien
00:59:02vous avez raison
00:59:02d'ailleurs
00:59:03c'est une vraie question
00:59:04est-ce que ça va s'arrêter
00:59:05pendant les vacances
00:59:05enfin hier
00:59:06il y a un adolescent
00:59:06de 15 ans
00:59:07à Lens
00:59:07qui a perdu une main
00:59:09c'est une journée
00:59:10à haut risque
00:59:11quand même
00:59:11Laurent Nunez
00:59:12est sur le banc des accusés
00:59:14le parti socialiste
00:59:15voudrait bien l'entendre
00:59:15sur le maintien de l'ordre
00:59:17il y a beaucoup d'accusations
00:59:18c'est vrai que
00:59:19le gouvernement
00:59:21et tous les gouvernements
00:59:22ont toujours eu peur
00:59:22de ces mouvements étudiants
00:59:23rappelez-moi
00:59:24le mouvement a été arrêté
00:59:25avec Devaquet
00:59:26avec la mort de Malik Ousekine
00:59:28donc ça
00:59:28ça avait un traumatisme
00:59:29dans toute la société française
00:59:31moi ce que je retiens
00:59:32quand même
00:59:32c'est que
00:59:32pour rencontrer
00:59:34parfois quelques policiers
00:59:35c'est qu'ils n'ont pas envie
00:59:36de tirer sur les gamins
00:59:37c'est quand même une certitude
00:59:40il faut le rappeler
00:59:40parce que
00:59:41c'est important
00:59:43donc
00:59:43les situations
00:59:44en Lens
00:59:45peuvent donner des consignes
00:59:46mais je rappelle
00:59:46que c'est le commandant
00:59:47in situ
00:59:48qui décide
00:59:48d'attaquer ou pas
00:59:49de balancer
00:59:50ou pas
00:59:50des projectiles
00:59:52donc moi
00:59:53ma conviction
00:59:53c'est qu'il y a toujours
00:59:54des situations exceptionnelles
00:59:56et puis on enlèvera
00:59:57les compteurs
00:59:58mais
00:59:59on ne sait pas
00:59:59comment ça s'est passé
01:00:00et moi
01:00:01ma conviction
01:00:01c'est que
01:00:02quelqu'un m'était en parlant
01:00:03il y a une grenade
01:00:05dans le désespoir
01:00:06qui était en cause
01:00:06à dire Laurent Nunez
01:00:08soit elle a été ramassée
01:00:09soit il l'a reçue dans la main
01:00:10on ne sait pas encore
01:00:11mais je pense
01:00:12hélas
01:00:13qu'il peut se reproduire
01:00:14encore des bavures
01:00:15comme celle-là
01:00:16et des erreurs
01:00:17mais ça veut dire
01:00:17en tout cas
01:00:18que les enfants
01:00:19ils doivent rester
01:00:20dans leur strict rôle
01:00:21de manifestation
01:00:21et surtout pas aller
01:00:23sur les zones
01:00:23où ça faillite
01:00:24parce que c'est ça aussi
01:00:25c'est que ces gamins
01:00:26j'ai envie de dire
01:00:26qu'est-ce qu'ils foutaient
01:00:27là quand la bombe
01:00:28elle est arrivée
01:00:29moi mon fils
01:00:29je lui dis
01:00:30tu rentres à la maison
01:00:31tu ne restes pas là
01:00:31on va en parler des parents
01:00:33et puis de l'interposition
01:00:34parce que Jean-Luc Mélenchon
01:00:35a envie que les élus
01:00:36s'interposent
01:00:37et qu'ils identifient
01:00:38les provocateurs
01:00:39c'était assez étonnant
01:00:40comme sortie
01:00:41mais je voudrais quand même
01:00:42vous faire écouter
01:00:42Laurent Nunez
01:00:43qui se défendait
01:00:44dans la ligne
01:00:46de ce que vous nous disiez
01:00:47Gilbert Azoulay
01:00:48que la police
01:00:48évidemment
01:00:49ne veut pas blesser
01:00:50les lycéens
01:00:50je ne vais pas présenter
01:00:51les excuses
01:00:52il y a des enquêtes
01:00:53judiciaires en cours
01:00:53on verra si les responsabilités
01:00:55sont établies ou pas
01:00:56en revanche
01:00:57Benjamin Duabelle
01:00:57je peux vous assurer
01:00:58j'adresse un message
01:00:59de soutien
01:00:59à l'ensemble des membres
01:01:01de la sécurité intérieure
01:01:02qui sont blessés
01:01:03715 depuis le début
01:01:04pour ce qui est des familles
01:01:05il y a des enquêtes
01:01:06judiciaires en cours
01:01:07je n'ai pas à m'en mêler
01:01:08alors c'est vrai
01:01:09que je le disais
01:01:10Laurent Nunez
01:01:10qui est attaqué
01:01:11notamment les socialistes
01:01:13lui demande des comptes
01:01:15il va rejoindre un petit peu
01:01:16LFI sur ce coup là
01:01:17demande que Laurent Nunez
01:01:19s'explique devant l'assemblée
01:01:19sur les consignes
01:01:21données aux policiers
01:01:22c'est vrai qu'il a fait
01:01:23une petite gaffe
01:01:24peut-être
01:01:24le ministre de l'Intérieur
01:01:25je n'en sais rien
01:01:26vous vous jugerez
01:01:27il précise qu'il n'y a pas
01:01:28de retenue
01:01:29au principe même
01:01:30d'intervention
01:01:31c'est vrai que c'est ambigu
01:01:31il n'y a pas de retenue
01:01:32au cas de blocage
01:01:33c'est ambigu mais bon
01:01:34on se doute
01:01:35qu'ils n'ont pas envie
01:01:36de blesser volontairement
01:01:37un lycéen
01:01:38c'est extrêmement compliqué
01:01:39le travail des policiers
01:01:40en l'espèce Magali
01:01:41bien sûr que c'est
01:01:42extrêmement compliqué
01:01:43et forcément que les policiers
01:01:44n'ont pas envie
01:01:45de s'attaquer aux jeunes
01:01:46mais il faut vraiment
01:01:47être extrêmement vigilant
01:01:48et on voit bien
01:01:49que la bataille ici
01:01:49c'est la bataille des images
01:01:50en permanence
01:01:51d'un côté on a les images
01:01:53de violences subies
01:01:56et mises en scène
01:01:57par les jeunes
01:01:58avec les feux
01:01:59avec les attaques
01:02:00et de l'autre côté
01:02:01on va mettre en scène
01:02:01les violences policières
01:02:02c'est ce qui est en train
01:02:04de se jouer en fait
01:02:04c'est une bataille des images
01:02:06qui va servir un récit
01:02:07un récit politique
01:02:08et c'est là où en fait
01:02:10les forces de l'ordre
01:02:10doivent aujourd'hui
01:02:11et franchement
01:02:12il faut leur adresser
01:02:13vraiment du soutien
01:02:14parce que c'est extrêmement compliqué
01:02:15alors qu'ils sont attaqués
01:02:17en permanence
01:02:17et qu'ils sont là
01:02:18en privilégiant
01:02:19bien sûr la santé
01:02:20et la sécurité
01:02:21de tout le monde
01:02:22mais c'est très compliqué
01:02:23et aujourd'hui
01:02:24les responsables
01:02:25en fait
01:02:25sont des responsables politiques
01:02:26bien sûr
01:02:28et tous les responsables politiques
01:02:30sont responsables
01:02:31parce que
01:02:31la parole politique
01:02:32d'Edouard Jeffrey
01:02:33comme vous l'avez passé
01:02:34tout à l'heure
01:02:34c'est quoi ?
01:02:35c'est de dire en fait
01:02:37est-ce que vous pensez réellement
01:02:38qu'en disant
01:02:39et en proposant
01:02:39une plateforme numérique
01:02:40en fait
01:02:40il montre
01:02:41qu'il est en capacité
01:02:42de comprendre la vie
01:02:43que sont en train de vivre
01:02:44aujourd'hui
01:02:45les étudiants
01:02:46et pardon
01:02:47qu'est-ce que vous voulez
01:02:47qu'ils fassent
01:02:47il y a eu 8 ministres
01:02:48enfin
01:02:49personne n'a réussi
01:02:51qu'est-ce que vous voulez
01:02:52qu'ils prennent comme décision
01:02:53et bien
01:02:53c'est la façon
01:02:54dont il doit s'adresser
01:02:55aux étudiants
01:02:56aujourd'hui
01:02:57vous avez vu
01:02:57avec quel détachement
01:02:58il s'adresse
01:02:59en gros
01:03:00il dit très largement
01:03:01que
01:03:02les étudiants
01:03:03et les lycéens
01:03:04doivent être écoutés
01:03:05c'est pas ça
01:03:05qu'il faut dire
01:03:06il faut dire
01:03:06aujourd'hui
01:03:07s'adresser à eux
01:03:08en les regardant
01:03:08en les ressentant
01:03:09en disant
01:03:09je comprends
01:03:10ce que vous vivez
01:03:11je comprends
01:03:12aujourd'hui
01:03:13voilà ce que j'ai compris
01:03:14voilà les solutions
01:03:15que je peux vous proposer
01:03:16voilà celles que je ne peux pas
01:03:17vous proposer
01:03:18les candidats présidentiels
01:03:18en sont pas capables
01:03:19non
01:03:20écoutez
01:03:21il y a une étude
01:03:22qui est sortie
01:03:238 sur 10
01:03:24chez les jeunes
01:03:26redoutent
01:03:26une vie plus difficile
01:03:27que celle de la génération
01:03:28précédente
01:03:29c'est une étude
01:03:30qui vient de sortir
01:03:31révélée par France Info
01:03:32une enquête
01:03:33Ipsos BVA
01:03:34comment voulez-vous
01:03:35que ce ministre
01:03:36qui est un technicien
01:03:37etc
01:03:37un technocrate arrive
01:03:38et règle
01:03:40ce problème vertigineux
01:03:42de tout un monde
01:03:43qui est en train de basculer
01:03:44aussi avec l'IA
01:03:45enfin ils ne sont pas fous
01:03:46les jeunes
01:03:46ils le savent mieux que nous
01:03:48qui vont être replacés
01:03:49en grande partie
01:03:49il peut apaiser
01:03:50bien sûr
01:03:51on est d'accord pour dire
01:03:52que de toute façon
01:03:53le système de l'éducation nationale
01:03:54doit être vu de fond en camble
01:03:55et que finalement
01:03:56c'est pas aujourd'hui
01:03:57c'est pas maintenant
01:03:58qu'ils vont arriver à le changer
01:03:58mais par contre
01:03:59la façon dont il s'adresse aux gens
01:04:01et lui
01:04:01comme tous les responsables politiques
01:04:03même Sébastien Lecornu
01:04:04je veux dire
01:04:05ils ne peuvent pas s'adresser
01:04:06par voie de carousel
01:04:07ils ne peuvent pas s'adresser
01:04:08par voie de plateforme numérique
01:04:10aujourd'hui
01:04:10il faut qu'ils regardent
01:04:11les français dans les yeux
01:04:12et il faut qu'ils regardent
01:04:13le réel
01:04:13voilà
01:04:14c'est tout
01:04:14c'est toute une histoire
01:04:15de communication
01:04:16et moi je suis désolée
01:04:17je le redis
01:04:17c'est pas compliqué aujourd'hui
01:04:19de s'adresser réellement aux français
01:04:20encore faut-il casser
01:04:21justement cette barrière
01:04:22et prendre en compte
01:04:23vraiment ce qui est en train
01:04:24de se passer aujourd'hui
01:04:25parce que ça va durer
01:04:26des semaines encore
01:04:27et toutes les collards
01:04:29vont s'admissionner
01:04:29parce que la grande messe
01:04:31du 20h
01:04:31moi je sais pas
01:04:32les jeunes
01:04:32ils regardent pas les infos
01:04:33et en plus
01:04:36les réseaux sociaux
01:04:36vous avez vu
01:04:37comme c'est pernicieux
01:04:38en fonction de vos croyances
01:04:40on vous sert exactement
01:04:41ce que vous voulez voir
01:04:42les violences policières
01:04:44chez un jeune
01:04:46plutôt à gauche
01:04:47chez les parents
01:04:48c'est l'inverse
01:04:50ça aussi
01:04:50on n'en parle pas assez
01:04:51non Benjamin ?
01:04:53oui on n'en parle pas assez
01:04:54je reviens juste
01:04:54sur l'idée de la plateforme
01:04:56la question que vous nous posiez
01:04:57c'est un grand débat numérique
01:04:58finalement
01:04:59c'est le grand débat
01:05:00d'Emmanuel Macron
01:05:01à l'époque des Gilets jaunes
01:05:02et déshumanisé
01:05:04de surcroît
01:05:04sur une plateforme
01:05:05les jeunes ont effectivement
01:05:07compris parce qu'ils utilisent
01:05:08Tchad, GPT, Claude
01:05:10j'en ai cité deux
01:05:11donc on est tranquille
01:05:12notamment pour s'aider
01:05:14à réaliser leurs devoirs
01:05:15donc le corps professoral
01:05:17a changé d'attitude
01:05:18en faisant faire
01:05:19le maximum de devoirs
01:05:20et de travaux
01:05:21et d'exercices à l'école
01:05:22parce qu'ils savent très bien
01:05:23qu'à la maison
01:05:23ils vont utiliser
01:05:24les nouvelles technologies
01:05:25donc les professeurs
01:05:26et le corps enseignant
01:05:27ont déjà compris
01:05:28qu'ils allaient se faire avaler
01:05:29par les nouvelles technologies
01:05:31donc la responsabilité
01:05:33vous l'avez dit tout à l'heure
01:05:34la responsabilité
01:05:34alors qu'on passe à cette jeunesse
01:05:36qui effectivement
01:05:36à 80% s'inquiète
01:05:37pour son avenir légitimement
01:05:39parce qu'on les a enfermés
01:05:40dans des voies
01:05:41soi-disant princières
01:05:42qui sont des voies
01:05:43de garage
01:05:43voire des impasses
01:05:44et les professeurs
01:05:45font de la résistance
01:05:47font de la résistance
01:05:47parce que c'est leur propre job
01:05:49qui va disparaître
01:05:50c'est pas faux
01:05:50parce qu'on peut continuer
01:05:51à fermer les lycées
01:05:52vous allez avoir
01:05:53des opérateurs privés
01:05:54qui pour 10, 20, 30, 50, 100,
01:05:57150, 200 euros par mois
01:05:58en fonction de ce que vous voulez faire
01:05:59et votre enfant
01:06:00il aura un professeur
01:06:01en face de lui
01:06:02sur une tablette
01:06:03qui sera capable
01:06:04d'adapter la pédagogie
01:06:05aux forces et faiblesses
01:06:07de l'enfant
01:06:07qui sera patient
01:06:08et qui sera capable
01:06:09de répéter 15 fois
01:06:10voilà
01:06:11je vous donne la parole
01:06:12dans quelques instants
01:06:13Gilbert Azoulay
01:06:14juste après une petite pause
01:06:16et puis on écoutera aussi
01:06:17Jean-Luc Mélenchon
01:06:17qui veut que
01:06:18vous serez obligé de l'entendre
01:06:20puisqu'on parlait
01:06:21de la politique
01:06:22du maintien de l'ordre
01:06:22lui il veut que
01:06:23les élus et militants
01:06:25s'interposent
01:06:25un petit peu
01:06:26les chevaliers blancs
01:06:28au milieu de ces
01:06:29violences n'est-ce pas
01:06:30Jean-Luc Mélenchon
01:06:31à tout de suite
01:06:32sur Sud Radio
01:06:33Sud Radio
01:06:36Stéphanie Demiru
01:06:37Sud Radio
01:06:38avec mes trois débatteurs du jour
01:06:40Magali
01:06:40Vissante
01:06:41Gilbert Azoulay
01:06:42Benjamin Cauchy
01:06:43Gilbert
01:06:44Gilbert
01:06:45Gilbert Gansman
01:06:47pardon
01:06:47Gilles Gansman
01:06:49qui nous accompagne
01:06:50toujours
01:06:51quotidiennement
01:06:52Gilbert
01:06:52vous diriez bien
01:06:53oui mais c'est pas breton
01:06:55Gilles c'est breton
01:06:56bon allez d'accord
01:06:57je ne vous rebaptise pas
01:06:58mon cher Gilles Gansman
01:06:59qui nous accompagne
01:07:01également
01:07:01on parle de cette
01:07:02ça fait du bien de rire un peu
01:07:03parce que c'est vrai
01:07:04que cette journée
01:07:04elle est tendue
01:07:05plus de mille manifestants
01:07:07notamment à Marseille
01:07:09la mobilisation
01:07:10semble forte
01:07:11en tout cas
01:07:12on le voit sur les images
01:07:12aux quatre coins de France
01:07:13n'hésitez pas à m'appeler Jojo
01:07:15si vous avez envie de rire
01:07:19beaucoup de tensions
01:07:20je le disais
01:07:21puis toujours la peur
01:07:22de la bavure
01:07:22un adolescent a perdu sa main
01:07:24hier à Lens
01:07:26je voudrais vous faire écouter
01:07:27Jean-Luc Mélenchon
01:07:28qui lui
01:07:30compare ce mouvement
01:07:31au plus puissant mouvement
01:07:32de jeunesse lycéenne
01:07:33et étudiante
01:07:34qu'il est connu
01:07:34depuis mai 68
01:07:36ça doit le réjouir
01:07:37j'imagine
01:07:37il demande aux élus
01:07:39et à ses militants
01:07:40de s'interposer
01:07:41d'identifier les provocateurs
01:07:42et documenter
01:07:43les gardes à vue
01:07:44notre pays
01:07:45voit se déployer
01:07:46le plus puissant
01:07:48mouvement de jeunesse
01:07:49lycéenne et étudiante
01:07:50qu'il est connu
01:07:51depuis mai 1968
01:07:53je vous appelle
01:07:55le 6
01:07:56à vous déplacer
01:07:57pour aller
01:07:58encadrer
01:07:59les manifestations
01:08:00des jeunes
01:08:01et pour cela
01:08:01vous vous mettrez
01:08:03soit un casque blanc
01:08:04comme celui-ci
01:08:05soit un brassard blanc
01:08:06sur votre bras
01:08:07pour que l'on vous reconnaisse
01:08:09comme une force
01:08:09d'interposition
01:08:11interposition
01:08:12entre la violence policière
01:08:14et la manifestation
01:08:15c'était un message
01:08:16diffusé hier
01:08:17c'est quand même
01:08:17un peu lunaire
01:08:18ce message
01:08:19de Jean-Luc Mélenchon
01:08:21casque bleu
01:08:22casque blanc
01:08:23c'est assez incroyable
01:08:24et on voit bien
01:08:25le changement
01:08:25de stratégie de communication
01:08:27entre la semaine dernière
01:08:27où les filles étaient
01:08:29vraiment sur le terrain
01:08:30aux côtés des manifestants
01:08:31dans la violence
01:08:33et là en fait
01:08:34on a un positionnement
01:08:35de Jean-Luc Mélenchon
01:08:36derrière un bureau
01:08:37très solennel
01:08:37très institutionnel
01:08:39quasiment en fait
01:08:40positionné
01:08:40comme un chef de l'État
01:08:42exactement
01:08:43et en plus
01:08:44il donne quelque part
01:08:45l'ordre
01:08:45à ses élus
01:08:47d'aller eux-mêmes
01:08:48en fait
01:08:49faire un peu
01:08:49la sécurité
01:08:50sur le terrain
01:08:50donc c'est moi
01:08:51chef de l'État
01:08:52qui me positionne
01:08:53qui prend cette posture
01:08:54avec de la hauteur
01:08:55parce qu'il a bien senti
01:08:56que ça a commencé
01:08:57à dégénérer un petit peu
01:08:58en termes d'image
01:08:58de l'électorat
01:08:59et donc on se repositionne
01:09:00il a parlé de sauvagerie policière
01:09:02et pour conclure
01:09:03il n'y aura ni oubli
01:09:04ni pardon
01:09:04c'est lunaire
01:09:07ça s'est dit
01:09:08il y a quelques jours
01:09:08oui mais c'est lunaire
01:09:10qu'est-ce qu'il va faire
01:09:11il va aller pendre
01:09:11sur la place de grève
01:09:14devant tout le monde
01:09:14place de la concorde
01:09:16oui place de la concorde
01:09:17évidemment
01:09:17c'est une folie quoi
01:09:19ni oubli ni pardon
01:09:20mais dans quel monde on vit
01:09:22enfin bon
01:09:23oui et puis après
01:09:24après avoir quand même
01:09:26légitimé la violence
01:09:27on a entendu
01:09:28le maire LFI
01:09:30de Saint-Denis
01:09:31Baliba Kayoko
01:09:32dire la violence
01:09:33peut-être légitime
01:09:34avant de rétropédaler
01:09:35un petit peu
01:09:36lui aussi ce matin
01:09:37appelant à une désescalade
01:09:38alors qu'on sait très bien
01:09:40ça a été encore une fois
01:09:41je le répète documenté
01:09:42par les services de renseignement
01:09:44dans une note
01:09:45qu'a pu d'ailleurs
01:09:46se procurer le Figaro
01:09:47que le mouvement
01:09:48a été manifestement
01:09:50instrumentalisé
01:09:51par l'extrême gauche
01:09:52et par LFI
01:09:53Benjamin Cauchy
01:09:54c'est scandaleux
01:09:55j'ai vu des images
01:09:58et en allant
01:09:59en allant dans Toulouse
01:10:00jeudi
01:10:01j'ai vu des enfants
01:10:02de 15 ans
01:10:03avec des drapeaux
01:10:04du parti communiste
01:10:05t'as pas écrit PCF
01:10:06la faucille et le marteau
01:10:08d'accord
01:10:09sur des drapeaux rouges
01:10:10j'ai vu devant
01:10:11le commissariat central
01:10:12de Toulouse
01:10:13jeudi en fin de journée
01:10:14des punks à chiens
01:10:16des jeunes
01:10:17avec des franges
01:10:18de couleur rose
01:10:19bleu clair
01:10:20avec des boucles d'oreilles
01:10:21et des tatouages de partout
01:10:22en train de crier
01:10:23violence policière
01:10:24parce qu'il y avait
01:10:24quelques dingues
01:10:27qui étaient en garde à vue
01:10:28une grande partie
01:10:30et là du verbatim
01:10:31de plusieurs lycéens
01:10:32lycéens toulousains
01:10:33que je connais
01:10:35des verbatims
01:10:36les gens qui sont rentrés
01:10:37dans les établissements
01:10:38les gens qui ont cassé
01:10:39les portails
01:10:39qui ont mis le feu aux loges
01:10:41ne sont pas des gens du lycée
01:10:43donc il y a clairement
01:10:44ce que vous disiez
01:10:45et les notes de la DGSI
01:10:46sont très claires là-dessus
01:10:47il y a un antrisme
01:10:48et une manipulation
01:10:49de l'extrême gauche
01:10:50alors quand j'entends
01:10:51Jean-Luc Mélenchon
01:10:51aujourd'hui
01:10:52se faire le chantre
01:10:53de la responsabilité
01:10:54et de la concorde
01:10:56au secours
01:10:56et encore une fois
01:10:57et encore une fois
01:10:59et encore une fois
01:11:00manipulation
01:11:00l'infâme système médiatique
01:11:02qu'il accuse
01:11:03manipulation
01:11:04pour l'extrême gauche
01:11:05l'histoire de France
01:11:06a commencé
01:11:07pour les meilleurs
01:11:08Maximilien Léomant
01:11:09en 1789
01:11:10et pour la plus grande partie
01:11:12en 1968
01:11:14ils donnent à manger
01:11:15ils donnent à croire
01:11:17ils donnent à penser
01:11:17à des enfants
01:11:18que l'histoire de France
01:11:19n'a que 50 ans
01:11:20donc c'est une honte
01:11:21aller raconter aux enfants
01:11:23comment on grandissait
01:11:24et comment on apprenait
01:11:25au début du XXe siècle
01:11:27je ne vais pas jouer au vieux réac
01:11:28en disant que c'était mieux avant
01:11:29mais qu'ils ouvrent les yeux
01:11:30nous vivons dans une parenthèse
01:11:32enchantée depuis 80 ans
01:11:33on a eu la chance
01:11:34de ne pas connaître la guerre
01:11:35sur notre territoire
01:11:36et on a des pyromanes
01:11:38comme Jean-Luc Mélenchon
01:11:39qui veulent mettre le feu au pays
01:11:40c'est d'une irresponsabilité
01:11:42et quand j'entends par exemple
01:11:43Bruno Retailleau
01:11:44dire qu'il faut se poser
01:11:45de la question
01:11:45de la légitimité
01:11:46de la France insoumise
01:11:47dans le débat politique
01:11:49je pense que cette question
01:11:50se pose réellement
01:11:51il peut mettre un casque blanc
01:11:52en arrière-plan
01:11:53lorsqu'il parle
01:11:54honnêtement
01:11:54il n'est pas à la hauteur de l'enjeu
01:11:56et il est dangereux pour le pays
01:11:57un auditeur
01:11:58qui veut s'exprimer
01:11:59bonjour Simon
01:12:01oui bonjour
01:12:02bonjour Simon
01:12:02bienvenue
01:12:03vous nous appelez de Perpignan
01:12:05tout à fait
01:12:06bon mais je viens
01:12:07d'écouter
01:12:08monsieur Benjamin Cochy
01:12:10et je partage
01:12:11à 200%
01:12:12son point de vue
01:12:13pour la bonne et simple raison
01:12:15c'est que c'est un pompier
01:12:16pyroman
01:12:17qui fait croire
01:12:18qu'il veut maintenant
01:12:20apaiser
01:12:21apaiser
01:12:22je veux dire
01:12:22les esprits
01:12:23et amener un peu
01:12:24à la raison
01:12:25simplement
01:12:26il a voulu montrer
01:12:28sa possibilité
01:12:29de mener les hommes
01:12:30par le bout du nez
01:12:31leur faire croire
01:12:32tout d'un coup
01:12:32que c'est blanc
01:12:33et tout d'un coup
01:12:33que c'est noir
01:12:34et les idiotes
01:12:36ils le suivent bêtement
01:12:37répètent
01:12:37leur réaction
01:12:39pour une fois
01:12:40ils auront appris
01:12:41quelque chose par coeur
01:12:42voilà
01:12:43ça leur fera le plus grand bien
01:12:44voilà quoi
01:12:45non c'est inadmissible
01:12:47de toute façon
01:12:48ce monsieur
01:12:49devait faire l'objet
01:12:50de poursuites judiciaires
01:12:51depuis bien longtemps
01:12:52à partir du moment
01:12:54où il a dit
01:12:54la police se tue
01:12:55on se
01:12:56voilà
01:12:57je ne comprends pas
01:12:58que l'état
01:12:59même le syndicat policier
01:13:01l'état
01:13:02n'est pas fait
01:13:03le nécessaire
01:13:04pour couper court
01:13:05à ce genre
01:13:06de déclaration
01:13:07sur quelle base
01:13:09ils se font
01:13:10quand on leur dit
01:13:10mais donnez nous
01:13:11des exemples
01:13:12quels exemples
01:13:12il n'y en a pas
01:13:13il n'y en a pas
01:13:15donc
01:13:16si c'est
01:13:17si c'est
01:13:17effectivement
01:13:19je ne sais plus
01:13:20comment il s'appelle
01:13:22le soi-disant
01:13:23frère
01:13:24qui a été tué
01:13:25par la gendarmerie
01:13:26qui n'a jamais été tué
01:13:27par la gendarmerie
01:13:27Adama Traoré
01:13:28vous voulez dire
01:13:28par la police
01:13:29Adama Traoré
01:13:30voilà
01:13:30donc voilà
01:13:31si c'est ça
01:13:33leur figure représentative
01:13:35bon mais
01:13:35je vois tout à fait
01:13:36où on va aller
01:13:37cette enquête
01:13:38est passée
01:13:38en justice
01:13:40pour le coup
01:13:40a été instruite
01:13:41mais c'est vrai
01:13:42qu'on peut s'interroger
01:13:42ce que fait
01:13:44Simon
01:13:45c'est vrai que
01:13:46bon
01:13:46c'est plus de l'huile
01:13:47sur le feu
01:13:48quand on dit
01:13:48je me souviens
01:13:49Eric Coquerel
01:13:49l'a dit
01:13:50la police tue
01:13:51la police est raciste
01:13:53c'est vrai que
01:13:54si c'est pas
01:13:55en effet
01:13:56mettre de l'huile
01:13:57sur le feu
01:13:57et jeter les uns
01:13:59contre les autres
01:14:00je ne sais pas
01:14:00ce que c'est
01:14:01c'est le pouvoir
01:14:03des mots
01:14:03et en même temps
01:14:05le pouvoir des images
01:14:06les deux réunis
01:14:07avec Alephi
01:14:07c'est à dire
01:14:08on l'a eu
01:14:09notamment lors du passage
01:14:10de la loi
01:14:11sur la légitime défense
01:14:12on a accédé
01:14:14tout de suite
01:14:14à un élément
01:14:15de ganglangage
01:14:16qui était permis
01:14:16de tuer
01:14:17voilà
01:14:17ce sont des mots
01:14:18très forts en fait
01:14:19pourquoi ils sont très forts
01:14:20parce qu'ils renvoient
01:14:20à un imaginaire
01:14:21un imaginaire direct
01:14:22la permission
01:14:24donc c'est open bar
01:14:25et le fait de tuer
01:14:26et tout ça
01:14:27en fait c'est de la manipulation
01:14:28la manipulation
01:14:29par les mots
01:14:30les images
01:14:30puisque derrière les mots
01:14:31vous avez toutes les images
01:14:32de feu
01:14:33vous avez toutes les images
01:14:34de violence
01:14:34de grenade
01:14:35et tout ça
01:14:36en fait c'est répété
01:14:37à longueur de journée
01:14:38c'est dans vos algorithmes
01:14:39quand vous êtes un jeune
01:14:40et que vous les consommez
01:14:41parce que ça vous enferme
01:14:42dans un univers
01:14:43en permanence le même
01:14:45et oui
01:14:46en fait il n'y a plus
01:14:46d'esprit critique
01:14:47parce qu'en fait
01:14:48on a le sentiment
01:14:48que comme c'est ce qu'on nous livre
01:14:50toute la journée
01:14:50sous les yeux
01:14:51et bien c'est la réalité
01:14:52et il n'y a que ça qui existe
01:14:53et c'est la vérité
01:14:55donc le danger
01:14:55il est vraiment là
01:14:56et voilà
01:14:57LFI porte une responsabilité
01:14:59on n'agit pas plus
01:15:01sur les réseaux sociaux
01:15:01qui sont un poison absolu
01:15:03je crois qu'on ne mesure pas
01:15:05le rôle des réseaux sociaux
01:15:06même dans cette révolte
01:15:07tout à fait
01:15:08et puis d'ailleurs
01:15:09bon on parle toujours
01:15:10des revendications légitimes
01:15:11des lycéens
01:15:11ok il y en a
01:15:12mais c'est vrai que bon
01:15:13quand le PSG gagne
01:15:14ils sont tous dans la rue aussi
01:15:16le soir de nouvel an
01:15:17enfin vous voyez
01:15:18des violences urbaines
01:15:19on en voit malheureusement
01:15:20de plus en plus
01:15:21juste le hashtag
01:15:23je vous laisse la main Gilles
01:15:24mais le hashtag de ralliement
01:15:26sur TikTok
01:15:26notamment
01:15:27ou sur Instagram
01:15:28c'était
01:15:29saccage ton lycée
01:15:31et on vous explique
01:15:32qu'on en fait
01:15:32en plus vous avez
01:15:33toutes les procédures
01:15:34sur TikTok
01:15:34j'ai reçu le communiqué
01:15:35de presse
01:15:36avec le kit de blocage
01:15:37et de blocus
01:15:38de son établissement
01:15:40vous l'avez fait
01:15:40tous les détails
01:15:41on vous dit
01:15:42saccage de lycée
01:15:42vous l'avez fait
01:15:43c'est des gens qui décident
01:15:45c'est pas parce qu'il y a écrit
01:15:46ça
01:15:46vous vous adressez
01:15:47à des ados
01:15:49de 15 ans
01:15:49qui n'ont pas
01:15:49au vrai sens du terme
01:15:51le cerveau
01:15:52fini
01:15:53le cerveau
01:15:54il termine
01:15:55sa formation
01:15:56à 25 ans
01:15:56oui enfin
01:15:58je suis d'accord
01:15:59non je voulais juste
01:16:00revenir sur
01:16:00sur vos propos
01:16:02votre seul argument
01:16:03c'est
01:16:05punk à chien
01:16:06et cheveux rouges
01:16:07je n'ai pas fini
01:16:07punk à chien
01:16:09cheveux rouges
01:16:10drapeau
01:16:11drapeau et les filles
01:16:12drapeau du parti communiste
01:16:13devant le commissariat central
01:16:14vous avez raison
01:16:14le drapeau palestinien
01:16:16vous ne pouvez pas avoir
01:16:17le cheveux rouge
01:16:18ce que je veux dire par là
01:16:19non mais vous avez
01:16:19d'autres arguments
01:16:20j'espère que
01:16:21le physique
01:16:22si vous me laissez finir
01:16:23je vais vous en donner un
01:16:24non mais ça va choquer
01:16:24en fin
01:16:25j'espère parce qu'à un moment donné
01:16:27poids des mots
01:16:27poids des photos
01:16:28et des images
01:16:29moi aussi j'ai envie de choquer
01:16:30pour que les gens comprennent bien
01:16:31et donc devant le commissariat central
01:16:32de Toulouse
01:16:33c'était pas des lycéens
01:16:34qui demandaient la libération
01:16:35de soi-disant de garde à vue
01:16:36c'était des militants politiques
01:16:37d'une vingtaine d'années
01:16:38c'est ça que je voulais dire
01:16:39en catégorisant ces gens-là
01:16:40et ils sont typiques caricaturaux
01:16:42et c'est comme ça
01:16:43qu'ils se reconnaissent entre eux
01:16:45et c'est comme ça
01:16:45qu'ils cherchent
01:16:46à se différencier
01:16:46il n'y a pas de filles
01:16:47aux cheveux rouges
01:16:47et aux cheveux bleus
01:16:48à droite ?
01:16:50trouvez-moi
01:16:51on n'est pas obligé
01:16:53de se grimer
01:16:53pour être bien dans sa peau
01:16:54merci
01:16:55on peut le faire
01:16:57non je ne suis pas d'accord
01:16:58on se dit les choses
01:16:59c'est bon
01:17:01pas de physique
01:17:03non physique
01:17:04c'est juste
01:17:04on n'est pas obligé
01:17:05de se grimer
01:17:05c'est pour ça qu'il n'est pas
01:17:08un petit mot
01:17:10d'ailleurs
01:17:10puisque vous en avez de la droite
01:17:12un petit mot quand même
01:17:14de politique
01:17:14quand vous entendez
01:17:15le PS
01:17:16justement se rallier
01:17:17il n'y a pas d'autre mot
01:17:18à LFI
01:17:19pour demander
01:17:20que Laurent Nunez
01:17:21s'explique
01:17:22etc
01:17:24ils n'ont pas besoin
01:17:25de passer des débats entiers
01:17:26à parler de Mélenchon
01:17:27à se demander
01:17:28s'il s'allie
01:17:28je crois que c'est clair
01:17:29non ?
01:17:32Olivier Faure
01:17:33on sait où il est
01:17:34on sait aussi ce qu'il ne fait pas
01:17:36ou ce qu'il aurait dû faire
01:17:37et qu'il n'a pas fait
01:17:37ou ce qu'on pensait qu'il ferait
01:17:39et qu'il ne l'a jamais fait
01:17:40donc Olivier Faure
01:17:41voilà
01:17:41on ne sait pas où il est
01:17:42et d'ailleurs
01:17:43c'est très étonnant
01:17:44pardonnez-moi
01:17:45on ne parle pas du physique
01:17:46mais son air un peu hébété
01:17:48sur des sujets
01:17:49et de positionnement
01:17:50était assez évident
01:17:52on peut reconnaître
01:17:52au moins du point de vue
01:17:53Ségolène avait au moins
01:17:54le mérite
01:17:55d'être cash
01:17:56je ne sais pas
01:17:57si ça va lui réussir
01:17:58mais c'est vrai
01:17:59qu'on ne peut pas
01:18:00s'attendre à mieux
01:18:00du PS
01:18:03qui demande d'ailleurs
01:18:04une révision de la doctrine
01:18:05et la mise à disposition
01:18:07du service d'ordre du PS
01:18:09pour sécuriser les cortèges
01:18:11aussi
01:18:11tout comme les syndicats
01:18:12d'ailleurs ils y vont tous
01:18:13de leur aide
01:18:15ça peut faire sourire
01:18:17moi j'aimerais bien
01:18:17que Daniel Vaillant
01:18:18un ancien du PS
01:18:18ministre de l'Intérieur
01:18:19ou tous les ministres de l'Intérieur
01:18:20non mais les ministres de l'Intérieur
01:18:21vous l'avez dû mais celui-ci
01:18:23il refuse de parler
01:18:24depuis qu'on lui a retiré sa voiture
01:18:25voilà c'est ça
01:18:25j'allais dire
01:18:26il est remonté un peu
01:18:27parce qu'on lui a retiré sa voiture
01:18:28mais tous les ministres de l'Intérieur
01:18:30PS
01:18:30il y en a eu quelques-uns
01:18:31ils auraient pu dire
01:18:32c'est pas si facile que ça
01:18:34quand même
01:18:34c'est quand même compliqué
01:18:35de maintenir l'ordre
01:18:37quand il y a des grandes manifestations
01:18:38enfin
01:18:39il faut s'en souvenir
01:18:40c'est pas propre
01:18:41à cette journée-là
01:18:42donc moi je suis très étonné
01:18:44de voir
01:18:44des propos
01:18:45c'est vrai qu'on est 68
01:18:45on a su tenir
01:18:47les barricades
01:18:48ça a presque pas duré longtemps
01:18:49mais Gilles se révèle
01:18:50un peu quand même
01:18:51très
01:18:51il y a eu plus d'un million
01:18:53de personnes
01:18:54fin mai
01:18:55il y a eu plus d'un million
01:18:56de personnes
01:18:56fin mai
01:18:57sur les Champs-Elysées
01:18:58pour appeler à l'ordre
01:18:58et d'arrêter la charnie
01:18:59je cite encore
01:19:00Maurice Berger
01:19:01je lisais vraiment
01:19:02c'est intéressant
01:19:02ce qu'il raconte
01:19:04parfois
01:19:04c'est un pédopsychiatre
01:19:05qui s'occupe des jeunes
01:19:06en difficulté
01:19:07notamment dans les centres
01:19:08de rétention
01:19:08il disait
01:19:08en mai 68
01:19:10on s'en prenait pas
01:19:11physiquement aux adultes
01:19:12on s'en prenait à l'autorité
01:19:13des adultes
01:19:14et on avait derrière
01:19:15un projet de transformation
01:19:16de la société
01:19:17ce qui n'est pas forcément
01:19:18le cas
01:19:19c'était une autre éducation
01:19:20une autre époque
01:19:21absolument
01:19:23c'est révélateur
01:19:24pour moi je trouve
01:19:25que c'est vraiment révélateur
01:19:26de la faillite du dialogue
01:19:28et de cette déconnexion
01:19:29entre les politiques
01:19:30et les citoyens
01:19:30parce qu'on a aujourd'hui
01:19:31ils sont obligés
01:19:32d'aller dans une violence
01:19:34des images
01:19:35pour dire
01:19:35en fait
01:19:36il faut qu'on soit entendus
01:19:37parce que ça fait 20 ans
01:19:38que vous n'écoutez personne
01:19:39sans force
01:19:40vous n'arriveriez à rien
01:19:41alors c'est ce jour-là
01:19:43qu'a choisi
01:19:43Marine Le Pen
01:19:44pour présenter
01:19:46son contre-budget
01:19:482027
01:19:49on en parle
01:19:50dans quelques instants
01:19:51avec vous
01:19:51qu'est-ce que vous en pensez
01:19:520826 300 300
01:19:54bon c'est vrai
01:19:55que je vois
01:19:56peu de chaînes infos
01:19:57diffuser la conférence de presse
01:19:58même s'il y a eu
01:19:59des images furtives
01:20:00c'était peut-être pas
01:20:00le meilleur jour
01:20:01on en parle avec vous
01:20:03Sud Radio
01:20:0710h midi
01:20:08Sud Radio
01:20:09à vous de le dire
01:20:10Stéphanie Demiry
01:20:12à vous de le dire
01:20:13avec aujourd'hui
01:20:14Magali Vissante
01:20:16Gilbert Azoulay
01:20:17et Benjamin Cauchy
01:20:19on a parlé longuement
01:20:20de la mobilisation
01:20:21des lycéens
01:20:23puisqu'il y a quand même
01:20:24et des étudiants
01:20:2590%
01:20:27des facs
01:20:27qui sont bloqués
01:20:28en France aujourd'hui
01:20:29alors pendant que
01:20:30certains manifestent
01:20:31et parfois même brûlent
01:20:32le Rassemblement National
01:20:34choisit donc cette journée
01:20:35pour présenter
01:20:36son contre-budget
01:20:38pour 2027
01:20:39alors l'ambition
01:20:41annoncée
01:20:42c'est 125 milliards
01:20:43d'euros d'économie
01:20:44en 5 ans
01:20:44divisé par 2
01:20:46le déficit
01:20:47pour arriver
01:20:48à 3%
01:20:49avec cette règle
01:20:50d'or
01:20:50donc budgétaire
01:20:51soumise
01:20:52dit Marine Le Pen
01:20:53à référendum
01:20:54alors c'est plutôt bien
01:20:56maintenant il y a deux choses
01:20:57bon déjà le timing
01:20:58je voulais vous entendre
01:20:59là-dessus
01:20:59c'est vrai que
01:20:59alors il y a deux façons
01:21:01de voir les choses
01:21:01je crois que c'était
01:21:02quelque chose
01:21:02qui était prévu
01:21:03depuis longtemps
01:21:04parce qu'il aurait fallu
01:21:05le décaler
01:21:05ou au contraire
01:21:06dire nous
01:21:07on parle de choses
01:21:08sérieuses
01:21:10pendant que
01:21:10on a des scènes
01:21:12de chaos
01:21:12j'en sais rien
01:21:13mais c'est vrai
01:21:13qu'on ne va pas
01:21:14beaucoup l'écouter
01:21:15l'entendre
01:21:16Marine Le Pen
01:21:16aujourd'hui
01:21:17en fait
01:21:18moi franchement
01:21:18j'apporte l'attention
01:21:19parce qu'aujourd'hui
01:21:20vraiment la tension émotionnelle
01:21:21elle est dans la rue
01:21:21elle n'est pas dans
01:21:22les lignes budgétaires
01:21:22et je comprends
01:21:24même si effectivement
01:21:25c'était prévu
01:21:26et que c'est important
01:21:27la problématique
01:21:28qu'est-ce que ça montre
01:21:29ça montre encore une fois
01:21:30qu'on a des candidats
01:21:31à la présidentielle
01:21:32qui continuent à proposer
01:21:33des solutions
01:21:35sans montrer
01:21:35qu'ils sont en train
01:21:36de comprendre
01:21:36ce que sont en train
01:21:37de vivre les français
01:21:38c'est tout ce que ça montre
01:21:39en fait
01:21:39voilà parce que c'est
01:21:40totalement déconnecté
01:21:41et on en discutait
01:21:42tout à l'heure
01:21:42en gros là
01:21:43c'était la période
01:21:43d'aller dans les établissements
01:21:44scolaires
01:21:45et d'être auprès
01:21:46en fait des jeunes
01:21:47et d'aller voir
01:21:48ce qu'ils sont en train
01:21:49de se passer
01:21:49Marine Le Pen
01:21:49en tant que candidat
01:21:55question d'intention
01:21:57perception
01:21:57leur intention
01:21:58sans doute
01:21:58vu que la conférence
01:22:00de presse
01:22:00était calée de longue date
01:22:01et qu'effectivement
01:22:02l'enjeu cristallisant
01:22:03pour tout le pays
01:22:05c'est effectivement
01:22:06comment on va financer
01:22:07notre avenir
01:22:07donc y compris
01:22:08celui de la jeunesse
01:22:09et de la réparation
01:22:10des 30 millions de dégâts
01:22:11dans un esprit
01:22:13de responsabilité
01:22:14et de respectabilité
01:22:15on peut comprendre
01:22:16qu'ils voulaient
01:22:16annoncer leurs mesures
01:22:17moi j'ai plutôt
01:22:18allé sur le fond
01:22:19des mesures
01:22:20c'est pas suffisant
01:22:21et le remettre
01:22:22à un référendum
01:22:23c'est remettre
01:22:24au calendre grec
01:22:25c'est pas 125 milliards
01:22:26en 5 ans
01:22:27c'est 100 milliards par an
01:22:28qu'il faut si vous voulez
01:22:28qu'on s'en sorte
01:22:29pas un mot
01:22:30sur le système de retraite
01:22:31qui coûte 480 milliards par an
01:22:33j'ai regardé quand même
01:22:35la capitalisation
01:22:36elle a un passage
01:22:37à un système
01:22:37de capitalisation
01:22:39progressive
01:22:40et puis
01:22:4015 à 20 milliards
01:22:41d'euros économie
01:22:42à terme
01:22:42pour résoudre
01:22:43le déficit
01:22:43de la sécurité sociale
01:22:44un pilier de capitalisation
01:22:46c'est ce qu'elle a propos
01:22:47alors ce qu'on appelle
01:22:49un plan de capitalisation volontaire
01:22:51on appelle ça
01:22:51un plan d'épargne de retraite
01:22:52depuis à peu près
01:22:53une quinzaine d'années
01:22:54donc bon
01:22:54on vient de réchauffer
01:22:56l'eau chaude
01:22:56donc c'est pas terrible
01:22:57quoi qu'il en soit
01:22:59un mauvais timing
01:23:00et deux
01:23:00peut-être pas suffisamment
01:23:02à la hauteur
01:23:02de la crise économique
01:23:03qui arrive
01:23:03surtout parce que
01:23:05la réponse aujourd'hui
01:23:06si on veut être sérieux
01:23:07deux minutes
01:23:08la réponse
01:23:09au problème des étudiants
01:23:11c'est 100 ou 200 milliards
01:23:12d'investissements
01:23:13dans les 5 ans
01:23:13c'est pas dans les 50 ans
01:23:15c'est tout de suite
01:23:16c'est à dire que
01:23:16le bâtir
01:23:17rien que
01:23:18rénover les lycées
01:23:19c'est colossal
01:23:19c'est comme les HLM
01:23:20c'est comme
01:23:20on est dans cette dimension
01:23:22elle en a parlé du logement
01:23:23Marine Le Pen
01:23:24oui mais elle en a parlé
01:23:24mais heureusement
01:23:25parce que c'est un vrai sujet
01:23:26préférence nationale
01:23:27c'est ce qu'elle dit
01:23:27voilà
01:23:28est-ce que c'est une réponse
01:23:29pour faire des économies aussi
01:23:31pas vraiment
01:23:32parce que de toute façon
01:23:32ça ne change pas le fond
01:23:33il faudra des murs
01:23:34il faudra des pièces
01:23:34pour le sujet
01:23:36c'est pour des logements sociaux
01:23:37de construire des logements
01:23:38en France
01:23:38c'est des investisseurs privés
01:23:40qui vont créer de la vraie richesse
01:23:41bien sûr
01:23:41qui vont encore endetter
01:23:42une fois plus le pays
01:23:44de toute façon
01:23:44le système aussi d'état
01:23:45les HLM
01:23:46on peut se dire
01:23:47qu'après tout
01:23:47il peut investir
01:23:48et puis avoir une rentabilité
01:23:49sur des loyers
01:23:50je veux juste dire un truc
01:23:51quand vous avez
01:23:51un bailleur social
01:23:53qui construit un immeuble
01:23:54dans une commune
01:23:56il est exonéré
01:23:57de taxes foncières
01:23:58pendant 20 à 25 ans
01:23:59donc il n'y a pas
01:24:00de recettes fiscales
01:24:01qui rentrent
01:24:01pour la collectivité territoriale
01:24:03lorsque vous avez
01:24:04un investisseur privé
01:24:05qui vient construire
01:24:05un immeuble
01:24:06il y a de la taxe foncière
01:24:07qui rentre
01:24:07qui permettra de financer
01:24:08les écoles
01:24:09tiens les écoles
01:24:10voilà
01:24:11oui donc là
01:24:11c'est par rapport
01:24:12au budget
01:24:13donc je reviens
01:24:14sur cette idée
01:24:15de nécessité
01:24:16de répondre rapidement
01:24:17en trouvant des fonds
01:24:18et le problème
01:24:19c'est ce que disait
01:24:19il y avait le ministre
01:24:20de l'enseignement supérieur
01:24:20qui était aux universités
01:24:22d'aider du MEDEF
01:24:23c'est que si on veut
01:24:24continuer de financer
01:24:24le modèle social
01:24:25tel qu'il est aujourd'hui
01:24:26on n'a plus
01:24:27de marge de manœuvre
01:24:28donc on voit bien
01:24:29que l'ambiguïté
01:24:30c'est de pénaliser
01:24:33un pan de notre
01:24:34confort social
01:24:35ou un pan
01:24:35de notre activité économique
01:24:37au profit
01:24:38d'une autre
01:24:39activité sociale
01:24:40qui est l'école
01:24:41le confort
01:24:42whatever
01:24:42donc on voit bien
01:24:43qu'on est dans une
01:24:44contradiction
01:24:45et c'est bien ça
01:24:46c'est bien sûr ça
01:24:47qu'il faut régler
01:24:47aujourd'hui
01:24:48savoir qu'est-ce qu'on est
01:24:49prêt à sacrifier
01:24:51pour investir
01:24:51et c'est vrai
01:24:52je te rejoins
01:24:52il faut énormément
01:24:53de courage
01:24:54en tout cas
01:24:55on va de toute façon
01:24:56en discuter encore longtemps
01:24:57des propositions économiques
01:24:58du RN
01:24:58en l'occurrence
01:24:59c'était le contre-budget
01:25:00mais on va regarder
01:25:01évidemment avec attention
01:25:02le programme économique
01:25:03du RN
01:25:04parce que c'est vrai
01:25:04qu'elle ne veut pas
01:25:05à juste titre
01:25:06j'imagine
01:25:07toucher aux retraités
01:25:08mais il va quand même
01:25:09falloir les trouver
01:25:10ces milliards d'euros
01:25:11quand on sait que la dépense publique
01:25:13c'est 20%
01:25:15les retraites
01:25:16et puis alors
01:25:17en termes de communication
01:25:19on trompe les français
01:25:20avec cette histoire
01:25:21de 5,2%
01:25:22du PIB
01:25:23la réalité
01:25:24c'est qu'on dépense
01:25:2530% de plus
01:25:27que les recettes
01:25:28que nous percevons
01:25:28voilà la réalité
01:25:30et on s'endette tous les ans
01:25:31et on s'endette tous les ans
01:25:32on a eu carrément
01:25:33les gars
01:25:33pour payer le déficit
01:25:36ça c'est vraiment
01:25:37une folie
01:25:38nous dépensons
01:25:3930% de plus
01:25:40que les recettes
01:25:40que nous percevons
01:25:42en tout cas
01:25:43le RN
01:25:44a fait oublier
01:25:45l'affaire Bardella
01:25:45accusé d'antisémitisme
01:25:47c'est passé
01:25:49c'est vrai qu'il s'en sort
01:25:50pas trop mal
01:25:51moi j'aurais été
01:25:52en a parlé off
01:25:53j'aurais été Bardella
01:25:54j'aurais dit
01:25:54c'est une connerie
01:25:55j'ai dit des conneries
01:25:57et j'aurais pas dû
01:25:58et là il m'amaille
01:26:00parce qu'évidemment
01:26:00ça va être compliqué
01:26:01de distinguer le vrai du faux
01:26:02et Mediapart va encore
01:26:04engrainer sur ce sujet là
01:26:05pour le plus grand plaisir
01:26:06des détracteurs de Bardella
01:26:08et puis lui
01:26:08il va se vraiment suquer
01:26:09dans une histoire
01:26:10c'est à dire que
01:26:11ça traîne en fait
01:26:12ça va toujours le papier collant
01:26:13quoi
01:26:14parce que
01:26:17quand je fais la conférence de presse
01:26:18c'est quand même de montrer
01:26:19que le RN est en capacité
01:26:21et c'est gouverné
01:26:21et finalement
01:26:22la question qui reste en suspens
01:26:24c'est est-ce que Jordan Bardella
01:26:25est en capacité de contrôler
01:26:26en fait ce qu'il raconte
01:26:27de lui-même
01:26:27ça c'est une question aussi
01:26:28donc ça va continuer
01:26:29à le poursuivre
01:26:30c'est le chewing-gum
01:26:32sous la chaussure
01:26:32ça en mérite certainement
01:26:34pour le RN
01:26:34de montrer quand même
01:26:35une unité
01:26:36qui était parfois
01:26:37remise en question
01:26:38et interrogée
01:26:38oui mais ça c'est pas fini
01:26:41Juliette Rieufol
01:26:42m'envoie
01:26:42c'est un médier
01:26:44et à propos du timing
01:26:45Emmanuel Macron
01:26:46a assisté à un essai
01:26:47de sous-marins
01:26:49je le connais pas bien
01:26:50ça c'est Perico Légas
01:26:51va m'aider
01:26:51je le sens
01:26:53M51.3
01:26:54tiré sans charge
01:26:55depuis un sous-marin
01:26:56au large du Finistère
01:26:57c'est un mystique
01:26:57il touche le fond là
01:26:58si je comprends
01:26:59très bien
01:27:00mais attendez
01:27:01qui s'occupe de la défense
01:27:02Médine-France
01:27:02ça me rassure plutôt
01:27:03non non mais c'est juste
01:27:04le timing
01:27:08pour le coup
01:27:09quand vous armez
01:27:09quand vous armez
01:27:10une bombe de ce type là
01:27:11le timing
01:27:12on a passé un cap encore
01:27:13c'est peut-être le moment
01:27:15d'aller dans un lycée
01:27:16non ?
01:27:17la bombe à l'ésocial
01:27:17en ce moment
01:27:18et c'est peut-être
01:27:18l'endroit
01:27:19c'est ça
01:27:19Emmanuel Macron
01:27:20Bonjour Perico
01:27:21Bonjour Stéphanie
01:27:22nous allons reparler
01:27:23de choses graves
01:27:24deux petites anecdotes
01:27:26sur l'enduit de Guémené
01:27:28et Ségolène Royal
01:27:28ah bah voilà
01:27:29des sujets importants
01:27:30voilà important
01:27:30et ensuite voilà
01:27:31c'est vrai que tous les médias
01:27:33sont à plein temps
01:27:34et nous les premiers
01:27:35mais pourtant
01:27:36nous avons parlé
01:27:36de ce risque
01:27:37d'explosion de la dette
01:27:38avec les deux intérêts
01:27:40qui atteignent des sommets
01:27:41même le président du Sénat
01:27:42est inquiet
01:27:43le gouvernement de la Banque de France
01:27:44mais il le parle
01:27:44au Financent Time
01:27:45en tout cas
01:27:45il y a un gros danger
01:27:47de crise économique
01:27:48par rapport
01:27:49aux intérêts de la dette
01:27:51et puis on va parler
01:27:52narcotrafic
01:27:52je vais recevoir
01:27:53un collègue journaliste
01:27:54Benjamin Cyr
01:27:55à la drogue au pouvoir
01:27:56il raconte
01:27:58la toile d'araignée
01:27:59du narcotrafic mondial
01:28:00aujourd'hui
01:28:01qui est en train
01:28:01de prendre le contrôle
01:28:02quasiment de la planète
01:28:03bah tout va bien
01:28:04dans le milieu des mondes
01:28:05c'est stupéfiant
01:28:07comme information
01:28:07on n'en rattrape pas une ligne
01:28:09merci à tous les trois
01:28:10Magali Benjamin
01:28:11et Gilbert
01:28:12on se retrouve demain
01:28:13à 10h
01:28:14on parlera évidemment
01:28:15du 7 octobre
01:28:17la commémoration
01:28:18du 7 octobre
01:28:19on recevra le patron
01:28:20de I24
01:28:22News
01:28:23voilà
01:28:23Sud Radio