- il y a 8 minutes
Avec Gilles Ganzmann, Nicolas de Tavernost, Kevin Bossuet, Noémie Halioua , Mathias Nirman
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NewsTranscription
00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demuru.
00:05A vous de le dire, avec aujourd'hui Kevin Bossuet, diplômé en histoire contemporaine,
00:09Noémie Alioua, journaliste, essayiste, auteur de la terreur,
00:12jusque sous nos draps aux éditions du Plomb,
00:14Mathias Nierman, fondateur du cabinet de conseil, chef cab.
00:18Merci d'être avec nous à tous les trois, plusieurs sujets.
00:22Aujourd'hui, la retraite à 65 ans pour Edouard Philippe, ça y est, il a enfin tranché.
00:27Il n'y a pas de plan B, il nous prévient, on va devoir travailler plus longtemps.
00:30En tout cas, c'est son programme, il propose aussi de la capitalisation.
00:34On en parlera avec vous, mais tout d'abord, ces blocages qui se poursuivent,
00:37ces scènes assez insupportables, je dois dire, depuis lundi.
00:40Au début, ça partait de revendications certainement légitimes,
00:45le manque de profs, des journées surchargées,
00:48bon, Parcoursup qui semble ne pas vraiment être au goût des lycéens.
00:52Sauf que là, ça a tourné à des scènes d'émeute dans plusieurs villes de France.
00:56Aujourd'hui encore, de l'Île-à-Lyon, les blocages se poursuivent.
01:00Hier, il y a eu quand même plus de 400 établissements bloqués,
01:04avec une crise qui devient politique.
01:06Le gouvernement qui accuse Alephi d'attiser les violences.
01:09Jean-Luc Mélenchon, lui, qui dénonce une répression à l'arrière-goût raciste.
01:13Et vous, qu'en pensez-vous ?
01:14À vous de le dire, Kevin Bossuet, je me tourne vers vous.
01:17Le professeur, c'est vrai qu'il y a eu des professeurs blessés.
01:20Au total, 76 blessés pour la journée d'hier, parmi les élèves, le personnel, les forces de l'ordre.
01:27C'est affligeant quand même, ce spectacle.
01:29C'est affligeant, mais je suis mesuré.
01:32Je comprends évidemment la détresse des lycéens.
01:34Je comprends leur angoisse.
01:36On est dans un monde où on leur promet une crise climatique,
01:39on leur promet du chômage,
01:40on leur promet finalement des services publics qui fonctionnent très mal.
01:43et je comprends la rancœur.
01:45Et c'est vrai que dans certains établissements,
01:46il y a un manque de postes, il y a un manque de moyens.
01:48Tout ça, c'est vrai.
01:49Néanmoins, la manière dont la mobilisation est en train de tourner
01:53est juste scandaleuse.
01:55Et j'incrimine beaucoup moins les lycéens
01:57que ceux qui les excitent véritablement,
02:00qui les envoient finalement au front.
02:01Évidemment, vous avez certains syndicats,
02:04vous avez évidemment certains enseignants
02:06et vous avez surtout les élus de la France insoumise
02:09qui s'en servent finalement comme chair à canon électoral et électoraliste
02:14et peu importe les conséquences.
02:16S'il y a des blessés, ce n'est pas grave.
02:17S'il y a des gamins qui ratent les cours, ce n'est pas grave.
02:20Et ça, je trouve profondément scandaleux.
02:21Et dernière chose aussi que j'aimerais dire,
02:23c'est quand même l'attitude de M. Bakayoko.
02:26Parce que la manière dont il a légitimé la violence
02:30devant un feu de poubelle est juste inadmissible.
02:34Violence légitime, dit-il.
02:35Il y a des violences légitimes.
02:36Et je ne suis même pas sûr que cela serve la France insoumise.
02:40Je pense que ça risque de servir le Rassemblement national
02:42parce que les gens en ont marre de payer.
02:44Valérie Pécrèche a mis en avant,
02:46notamment que dans un lycée de Seine-Saint-Denis,
02:49les dégâts avoisineraient les 100 000 euros.
02:52Qui va encore payer cela ?
02:54Ce sont des gens qui bossent.
02:55Ce sont des gens qui en ont ras-le-bol
02:57que des petits pantins, finalement, font la révolution.
03:00La place d'un lycéen, c'est dans une salle de classe.
03:03Et la place d'un lycéen, c'est de préparer son avenir.
03:05Pas de préparer une révolution hypothétique
03:08au service de M. Mélenchon.
03:10Et puis ici, avec les lycéens,
03:11on voit quand même qu'il y a quelques infiltrations
03:14qui ne sont pas très claires,
03:15de casseurs qui instrumentalisent ce mouvement.
03:19Mathias Nirmad, on ne vous a pas encore entendu.
03:23Aujourd'hui, vous êtes d'accord ?
03:25Vous êtes sur la ligne de Kevin Bossuet ?
03:27Contre-l'air contre LFI ?
03:29Non, je serai un peu plus nuancé, évidemment.
03:32Et la conclusion de votre propos contredit,
03:36attend soit peu, votre introduction.
03:38Je veux quand même souligner en premier lieu
03:41que le procédé n'est pas nouveau.
03:43On a connu des mouvements lycéens.
03:47Moi, je garde un souvenir du mouvement
03:49contre le contrat première embauche
03:53avec quantité de lycées
03:54qui, à l'époque, ont été bloqués.
03:56Une mobilisation qui a apporté ses fruits.
03:59Et voir des lycées bloqués...
04:00Mais des casseurs comme ça ?
04:01Des blessés, vous n'avez déjà vu ça ?
04:02Non, je déplore, évidemment.
04:03Bien sûr qu'il y avait des casseurs,
04:05et il y en a toujours eux.
04:05Il faut le combattre, il faut le condamner.
04:09Mais personnellement,
04:10voir des lycéens
04:13que certains qualifieront d'immatures
04:15ou de pantins
04:16s'engager pour leur avenir,
04:18eh bien, je trouve ça...
04:20Je trouve qu'il faut, à minima, l'entendre.
04:22La collègue de la jeunesse,
04:23il ne faut jamais la minimiser dans ce pays
04:26parce que je crois qu'elle dit quelque chose...
04:27Ce n'est pas ce qu'on dit, Mathias.
04:29On dit qu'il y a une partie légitime
04:30des revendications.
04:32Certainement, quand on voit d'ailleurs
04:33le classement PISA, on les comprend.
04:34Mais il y a une autre partie de ces jeunes
04:36qui, à mon avis, ne vont même pas en cours.
04:38Et puis, on va se le dire clairement,
04:40les quelques casseurs
04:42qui sont toujours une minorité
04:44desservent la cause générale.
04:46Les griefs, vous en avez parlé.
04:48Certains sont futiles.
04:50J'ai entendu parler de la quantité
04:52de nourriture dans les assiettes,
04:54de l'interdiction des écrans
04:55qui, par ailleurs, est un vrai sujet
04:58pour protéger notre jeunesse.
05:00D'autres sont légitimes
05:01quand on voit l'état du bâti,
05:03quand on voit les absences répétées,
05:04quand on voit le manque de moyens.
05:06Moi, j'aimerais plutôt, pour terminer,
05:07qu'on parle de la résolution
05:09de cette problématique, de cette question.
05:11Et il appartiendra au prochain président
05:12de la République de le faire.
05:13On a une chance inouïe.
05:15C'est l'auditeur qui n'est pas d'accord
05:18nécessairement avec ce que vous racontez.
05:20Bonjour, Hervé.
05:21Bonjour.
05:22Bonjour.
05:22Soyez bienvenue sur l'antenne de Sud Radio.
05:24Vous nous appelez de Paris.
05:26Vous n'êtes pas d'accord forcément.
05:28C'est vrai que Mathias Nierman
05:30relativise et comprend
05:32la colère de ces jeunes.
05:33Et vous ?
05:33Et condamne les violences.
05:34Non, mais franchement,
05:36moi, ce que...
05:36Non, mais c'est scandaleux.
05:38Vraiment, c'est scandaleux.
05:39Ce que je vois, en fait,
05:40c'est une immense manipulation
05:41par une part des gens,
05:43si vous voulez,
05:44qui veulent casser,
05:44donc des gens des quartiers
05:46qui ne veulent pas
05:47les dire ce qu'ils représentent.
05:51Mais enfin,
05:52ils sont là,
05:52ils sont là pour casser.
05:53Moi, je n'ai jamais vu ça,
05:54si vous voulez,
05:55dans les manifestations litéennes.
05:56C'est systématiquement
05:57à casser du flic,
05:59à mettre les deux feux aux poubelles.
06:03Franchement,
06:03j'ai entendu
06:04les soi-disant
06:05trois-vendications.
06:06Alors, il y en a
06:06qui sont tout à fait légitimes.
06:08Enfin, il ne faut pas exagérer.
06:08J'ai été encore
06:11l'année dernière
06:12sous les 1,1 lycée,
06:13plusieurs fois,
06:14dans un lycée
06:15de la Seine-Saint-Denis.
06:17Quand on nous dit
06:17que les conditions de vie
06:18sont déplorables,
06:19ils se moquent de qui ?
06:20Je vous rappelle quand même
06:22qu'un élève,
06:23ça nous coûte
06:2310 000 euros par an.
06:25Donc, il faudrait quand même
06:27rappeler un certain nombre de choses.
06:29Et donc,
06:30on ne va pas continuer
06:31comme ça à casser,
06:32en fait.
06:32En fait,
06:34quand vous avez
06:35des drapeaux
06:36du Hamas palestinien,
06:38palestiniens,
06:38qu'est-ce que ça vient faire
06:39dans les manifestations ?
06:40Vous voyez bien
06:41qu'il n'y a que
06:42que de la manipulation.
06:42Souligné d'ailleurs
06:43par Bali et Bakayoko
06:44qui sont félicités.
06:46Oui, non,
06:47mais c'est scandaleux
06:47ce que fait le maire.
06:49C'est-à-dire,
06:50ils sont dans une logique
06:52robespériste révolutionnaire
06:53de 1793
06:55et ils poussent,
06:56vous, si vous voulez,
06:56pour faire la révolution
06:57en définitive.
06:59Enfin, la révolution,
07:00c'est-à-dire,
07:00c'est tout dur,
07:01les violences révolutionnaires
07:02qui cassent
07:03et qui détruisent
07:04et qui n'apportent rien.
07:05Oui, mais vous avez bien vu
07:07que lorsque
07:08on réclame
07:09de la clim
07:10ou les bâtiments,
07:11quand il fait 45 degrés,
07:13les preuves
07:13qui ne sont pas là,
07:14le gouvernement,
07:15il n'écoute personne,
07:16ni les syndicats,
07:17ni les autres personnes.
07:18Donc, moi,
07:20je trouve,
07:20évidemment,
07:21je condamne la violence,
07:22mais vous comprenez
07:23que ces élèves
07:24se révoltent quand même.
07:26Personne n'a été écouté
07:27par Emmanuel Macron
07:28et ses différents
07:29ministres d'éducation.
07:32Vous parlez de climatisation
07:33aujourd'hui.
07:34Non, mais personne n'écoute.
07:35Bien sûr que si,
07:36on écoute,
07:36mais désolé,
07:36tout ça,
07:37ça coûte très cher
07:38et ce n'est pas en casant.
07:39Si vous voulez qu'ils vont...
07:40D'autre part,
07:41ils exagèrent.
07:42Non, mais c'est un aspect
07:43de la manipulation intellectuelle.
07:46Il ne faut quand même
07:46pas exagérer.
07:47Je veux dire,
07:48ce n'est pas le tiers-monde.
07:50Alors, qu'il y a des problèmes
07:51dans certains lycées ?
07:52Oui, mais moi,
07:52j'en connais d'autres.
07:54En fin de fin de l'année
07:54en particulier,
07:55il n'y a pas vraiment
07:56de problème.
07:58Donc, je ne vois pas pourquoi...
07:58On va poser la question
07:59au professeur Kevin Bossuet
08:01qui enseigne en Seine-Saint-Denis.
08:02Oui.
08:03Alors, Kevin,
08:03il n'y a pas de problème ?
08:04Il y a deux choses.
08:05Il y a des revendications
08:06qui sont légitimes.
08:08Je suis désolé.
08:09Faire court dans une salle
08:10où il fait 40 degrés,
08:12c'est insupportable.
08:13Oui, bon,
08:13ça n'arrive pas non plus
08:14tous les jours de l'année.
08:15Quand des lycéens
08:17ou des collégiens
08:18ont envie d'aller aux toilettes
08:19et ça, c'est partout,
08:21que les toilettes sont fermées,
08:22ça pose un véritable problème.
08:24Quand vous avez des lycéens
08:25qui, l'année du baccalauréat,
08:27n'ont pas certains cours
08:28parce qu'il y a un manque
08:29de professeurs,
08:30c'est un véritable problème.
08:31Néanmoins,
08:32je comprends aussi
08:33ce que dit l'auditeur.
08:34Il y a une utilisation
08:35de ces revendications légitimes
08:38pour partir
08:39dans des revendications idéologiques
08:41et des revendications politiques
08:43à l'approche
08:43des élections présidentielles.
08:45Je ne vois pas
08:45ce que la cause palestinienne
08:47vient faire,
08:48notamment dans ces manifestations.
08:49Je ne vois pas en quoi
08:51dire que telle ou telle chaîne
08:52de télévision serait rassie.
08:53Je ne vois pas
08:54ce que ça vient faire.
08:54Dans ces manifestations,
08:55la vérité,
08:56et votre auditeur
08:57l'a très bien dit,
08:59c'est qu'il y a une manipulation
09:00de la France insoumise
09:01qui essaye d'imposer
09:02le chaos par le chaos
09:04tout simplement
09:05pour préparer
09:06l'après-présidentiel
09:07parce que Mélenchon,
09:07c'est très bien
09:08qu'il ne gagnera pas
09:09cette présidentielle.
09:10Il mise sur une victoire
09:11de Mme Le Pen
09:11pour ensuite appeler
09:12à la désobéissance civile
09:13et pour foutre le bordel
09:15dans notre pays
09:15pour essayer de réussir
09:16le coup d'après.
09:17C'est ça la vérité.
09:18Oui, qui récupère
09:19le mouvement en effet
09:20légitime
09:20de certainement
09:21la majorité
09:22des étudiants
09:23qui se font instrumentaliser.
09:25En effet,
09:26c'est ce que vous dites,
09:27Kévin Bossuet.
09:28Merci à vous,
09:28Hervé,
09:28d'être intervenu.
09:29Restez avec nous.
09:30On se retrouve
09:30dans quelques instants
09:31avec Kévin Bossuet,
09:33Noémie Aulia,
09:34Mathias Nirmann
09:35pour nos débats.
09:37Sud Radio.
09:4010h midi,
09:41Sud Radio.
09:42A vous de le dire,
09:43Stéphanie Demiru.
09:44A vous de le dire
09:45avec Kévin Bossuet,
09:46Noémie Aulia,
09:48Mathias Nirmann.
09:49On parle de ces blocages
09:50qui sont toujours en cours.
09:51Ça fait trois jours
09:52qu'on les voit,
09:53ces scènes d'émeute
09:53qui cachent,
09:54c'est vrai,
09:55des revendications
09:57souvent légitimes
09:57d'autres lycéens
09:59qui demandent notamment
10:00qu'on arrête
10:01avec l'absence des profs,
10:03qu'on mette
10:03des climatisations
10:04peut-être dans leur salle
10:05de cours,
10:05qu'on arrête avec
10:06Parcoursup.
10:07Ça c'est une chose
10:08mais de l'autre côté,
10:10en effet,
10:10des scènes de blocage,
10:1276 blessés hier,
10:13plus de 400 interpellations,
10:15plus de 400 établissements
10:16totalement bloqués.
10:18Jean-Luc Mélenchon
10:19qui crie
10:19à l'arrière-goût raciste.
10:22Noémie,
10:23clairement,
10:25une instrumentalisation
10:26pour vous,
10:27j'imagine ?
10:28Oui, bien sûr,
10:29c'est une instrumentalisation
10:30mais si vous voulez,
10:31la jeunesse
10:32a toujours été volcanique.
10:33La jeunesse
10:33est par définition
10:35révolutionnaire.
10:35La jeunesse appelle
10:36à renverser la table
10:38encore plus
10:38que tous ceux
10:39qui se présentent
10:40aujourd'hui
10:40à l'élection présidentielle.
10:42Par définition,
10:42la jeunesse aspire
10:44toujours à changer
10:45les choses
10:46et on ne peut pas
10:46lui en vouloir.
10:47Mais c'est vrai que là,
10:48quelque part,
10:48la vraie grande différence,
10:49je trouve,
10:50c'est le niveau
10:51de soutien
10:52dont il bénéficie
10:53de la part
10:54d'une partie
10:54de la classe politique,
10:55en l'occurrence,
10:56disons-le,
10:56de l'extrême-gauche.
10:57C'est-à-dire que
10:57lorsque Mélenchon...
10:58Il n'y a même plus
10:59du soutien,
10:59c'est à l'élection.
11:00Exactement.
11:01C'est-à-dire que Mélenchon
11:02est là,
11:02il est en train
11:02de mettre de l'huile
11:03sur le feu
11:04parce qu'il sait,
11:05et c'est une analyse
11:06qu'on peut ressortir
11:07régulièrement
11:08parce qu'elle se vérifie
11:10à différentes occasions,
11:11parce qu'il sait,
11:12Jean-Luc Mélenchon,
11:13qu'il n'obtiendra pas
11:14le nombre de voix
11:15qui lui permettra
11:16d'accéder à l'Élysée
11:17par un processus
11:18démocratique normal,
11:19qu'est-ce qu'il peut faire ?
11:20Eh bien,
11:21il espère
11:21foutre le bordel
11:22dans la rue
11:23et, comme ça,
11:25réussir à tirer
11:25son épingle du jeu.
11:26Il est dans un processus
11:28politique qui est très connu
11:29et qui se vérifie
11:30régulièrement
11:31et il est soutenu
11:32par ses petits maquis,
11:33disons-le,
11:33le maire de Saint-Denis,
11:34Bali Bagaye aux Côtes,
11:35qui trouve
11:36toutes les bonnes raisons
11:37du monde
11:37de justifier cette violence.
11:39Ils sont là,
11:40ils attendent,
11:41ils condamnent la police
11:42alors qu'évidemment,
11:43la police n'est là
11:43que pour une seule chose,
11:44c'est tenter
11:45de faire régner l'ordre
11:47pour peut-être
11:48que les étudiants,
11:49les lycéens,
11:49les lycéens
11:50qui ne veulent pas participer
11:52à ces manifestations
11:52qui pensent peut-être
11:53à leur baccalauréat
11:54à la fin de l'année
11:55pour ceux qui sont en terminale
11:56qui espèrent préparer
11:57leur avenir.
11:58Eux se retrouvent en difficulté,
12:00ils ne peuvent pas
12:00aller en cours
12:01alors que ce sont
12:01des cours
12:02qui sont extrêmement importants
12:04pour eux,
12:04encore une fois,
12:05pour préparer leur avenir.
12:06Donc, la police a raison
12:07d'être là,
12:08la police est là
12:08pour protéger...
12:09Et pour eux,
12:09la police tue
12:10et la police est raciste.
12:11Oui, mais c'est un discours
12:13qui va dans le sens
12:14de l'anarchie
12:15mais l'anarchie
12:16est le programme
12:17de la gauche,
12:18on le sait,
12:20par définition,
12:20la gauche adore
12:22l'extrême-gauche
12:23en particulier
12:26à cette passion
12:28de préciser
12:28l'extrême-gauche
12:29et une partie de la gauche.
12:30C'est vrai.
12:32Bon,
12:32on va passer
12:33à ce sujet.
12:35Est-ce que
12:35ces lycéens,
12:36ils n'ont pas passé le bac
12:37mais ils vont peut-être
12:38devoir travailler
12:38très très longtemps.
12:4165 ans,
12:42peut-être plus même.
12:43Édouard Philippe,
12:44en tout cas,
12:44ça y est,
12:44à trancher,
12:45on attendait,
12:45on ne savait pas
12:46mais au moins,
12:47il a le mérite
12:48d'annoncer la couleur.
12:50Il propose donc
12:51le candidat à la présidentielle
12:52de porter au moins
12:53de 10 ans
12:54l'âge légal
12:55de départ
12:56à 65 ans,
12:56la durée de cotisation
12:57à 45 années.
12:59Il veut rajouter
13:00une dose obligatoire
13:01de capitalisation.
13:03Alors,
13:03il affirme
13:04qu'environ
13:05un Français,
13:05quand même sur trois,
13:06pourrait encore partir
13:07entre 60 et 64 ans
13:09en raison d'une carrière
13:10longue.
13:11Est-ce que c'est
13:12finalement
13:12faire preuve de courage
13:14ou est-ce que c'est
13:15demander un effort
13:16impossible à des Français
13:17qui souffrent déjà ?
13:19Je trouve ça
13:20toujours très injuste
13:21l'idée de penser
13:22la société française
13:23comme un bloc.
13:24Alors même que,
13:25en fonction des métiers,
13:26la pénibilité
13:27n'est pas la même
13:28et je trouve que
13:28c'est très important
13:29quand même
13:29de distinguer,
13:31disons-le,
13:32le journaliste
13:32qui adore son métier,
13:34qui est passionné,
13:35qui est assis
13:36tous les jours
13:36sur un plateau,
13:39que ce soit un plateau
13:40de télévision
13:40ou de radio
13:40ou que sais-je,
13:41mais qui a la passion
13:42de son métier,
13:43qui fait un travail
13:43intellectuel
13:44qui rêve peut-être
13:46de travailler
13:46jusqu'aux derniers jours
13:47de sa vie
13:47et un homme
13:48qui est par exemple
13:49dans une usine de poissons
13:50qui se lève
13:51à 4h du matin
13:52qui travaille comme un fou
13:53dont le corps
13:53lui fait mal
13:55qui a des problèmes
13:57à mesure que le temps passe
13:59et on ne peut pas,
14:00je trouve ça très injuste
14:02de considérer
14:02ces deux personnes-là
14:03de la même façon.
14:04Il faut prendre en considération
14:06la pénibilité.
14:07Il faut prendre en considération
14:08aussi le début
14:09de l'âge
14:11auquel on va au travail.
14:13Je parle d'Édouard Philippe,
14:15je parle de la façon
14:16dont on doit appréhender,
14:17je trouve,
14:18cette question de la retraite.
14:19Il y a la question
14:19de la pénibilité
14:20et il y a la question
14:20aussi de la durée
14:21de cotisation.
14:22En fonction de l'âge
14:23aussi auquel vous êtes partis,
14:26vous avez commencé
14:27à travailler,
14:28c'est à partir de ce moment-là
14:29qu'on doit commencer
14:30à compter vos années
14:31de cotisation.
14:31Ce n'est pas exactement pareil
14:32pour ceux qui ont commencé
14:34à travailler à 18 ans
14:35et ceux qui ont commencé
14:36à travailler à 30 ans.
14:37Et ça aussi,
14:37ça doit prendre en considération.
14:39Je pense qu'il faut vraiment
14:40faire très attention
14:40à cette tendance,
14:43à cette volonté
14:44de vouloir appliquer
14:45des règles générales
14:46sur des situations
14:47de vie
14:48qui, par définition,
14:49sont très différentes.
14:50Vous écoutez Christelle Morancet,
14:51elle était ce matin
14:52l'invité de Jacques Cardot
14:53sur Sud Radio
14:54et elle défend évidemment
14:55la réforme, forcément,
14:56c'est son parti
14:57d'Édouard Philippe.
14:59Édouard Philippe
14:59dit la vérité
15:00sur la situation
15:03du système de retraite.
15:04Ce système de retraite,
15:05il est né en 1945
15:07où la situation,
15:09on avait 4 actifs
15:11pour financer un retraité.
15:12Aujourd'hui,
15:13on est à 1,7 actifs
15:15pour financer un retraité
15:16et demain,
15:17on sera à 1,3.
15:18Je vous l'ai dit,
15:19la démographie est en train
15:20de baisser,
15:21donc il y a urgence
15:23à réformer
15:25le système de retraite.
15:28Alors sur le diagnostic,
15:29je crois que tout le monde
15:29est d'accord.
15:30Mathias Niermann,
15:31il y a urgence à réformer,
15:32mais comment ?
15:33Tu as la question,
15:34on se souvient qu'Emmanuel Macron
15:35voulait faire la retraite à point,
15:36il l'a abandonné
15:37en cours de route
15:38pour finalement terminer
15:39par suspendre
15:39sa seule réforme emblématique
15:41du quinquennat.
15:42C'est compliqué cette affaire.
15:43Oui, d'ailleurs,
15:44souvenez-vous,
15:44cette réforme à point,
15:45c'était le même
15:46Édouard Philippe
15:47qui l'a portée
15:48à l'époque à Matignon
15:49et on sait comment
15:51cette affaire s'est terminée.
15:52Moi, je regrette
15:53que cette réforme,
15:56on sait que le débat
15:57va prendre une place
15:57importante
15:58déjà dans la séquence
16:00budgétaire qui démarre
16:01avec la présentation
16:02du budget jeudi
16:02et dans la présidentielle,
16:04mais je regrette
16:06peut-être un manque
16:07d'innovation
16:08dans l'approche
16:09qui est celle
16:10d'Édouard Philippe.
16:11On a encore
16:12des mesures paramétriques
16:14sur l'allongement
16:15de l'âge de départ,
16:17sur l'allongement
16:18de la durée
16:20de cotisation
16:21et il existe
16:22peut-être
16:23d'autres manières
16:24d'aborder le sujet.
16:25Je pense qu'on parlait
16:25des jeunes justement
16:27et vous parliez
16:28du bloc homogène
16:30je pense qu'il y a
16:30des segments
16:31les jeunes
16:32on l'a vu en 22
16:33ont beaucoup voté
16:34Mélenchon et Le Pen
16:36les plus de 50 ans
16:37représentent 50%
16:38du corps électoral.
16:39Donc quand on réforme
16:39quand on touche
16:40les retraites
16:40on le fait
16:41quoi qu'il arrive
16:42avec la main tremblante
16:43et il est probable
16:44que dans les prochains jours
16:45il y ait des mesures
16:46difficiles
16:46qui soient demandées
16:47aux retraités.
16:48On parle de désindexation
16:49on parle aussi
16:51des frais professionnels
16:53de l'avantage fiscal
16:55dont il bénéficie
16:56aujourd'hui.
16:57Moi j'ouvrirai juste
16:58le débat
16:58et il a parlé
16:59de capitalisation
17:00l'opinion y est prête
17:01manifestement
17:01et on entend aussi
17:03on entend en tout cas
17:05ce débat
17:05prendre une place
17:06croissante
17:06et transpirer aussi
17:08au centre gauche
17:10je précise que les fonctionnaires
17:12ont un dispositif
17:13de capitalisation
17:13sur la capitalisation
17:17et puis il reste
17:18des gros chantiers
17:19plutôt que de parler
17:20des barrières d'âge
17:22ou de cotisation
17:22il y a le taux d'emploi
17:24des seniors
17:24qui reste un gros caillou
17:25dans la chaussure
17:26on est en retard
17:28sur le sujet également.
17:30Je vous propose
17:31d'ailleurs d'écouter
17:32Gabriel Natal
17:33qui a une différence
17:35sensible
17:36avec Edouard Philippe
17:37lui il propose
17:38une réforme systémique
17:39universelle.
17:40Moi ce que je propose
17:41c'est qu'on change
17:42de système de retraite
17:42qu'on ait d'abord
17:43un système universel
17:44les mêmes règles
17:45pour tout le monde
17:46qu'on ait un système libre
17:47je ne crois pas
17:48que l'âge légal
17:49de départ
17:50permette encore
17:50de piloter
17:51notre système de retraite
17:52je propose
17:53qu'on prenne
17:53la durée de cotisation
17:54vous avez
17:55une vraie décote
17:56si vous partez tôt
17:57une vraie surcote
17:58si vous partez tard
17:59vous partez tôt
18:00vous avez peu
18:01vous partez tard
18:02vous avez beaucoup plus
18:03mais les gens
18:04sont responsabilités
18:05et ils font leur choix
18:06en conscience.
18:07Bon ça peut être
18:08le bon sens
18:08quand on l'écoute
18:09comme ça Gabriel
18:11c'est le bon sens
18:12comme tout ce qu'il fait
18:13ça relève toujours
18:13du bon sens
18:14après quand il est au pouvoir
18:15il n'applique pas
18:15ce qu'il raconte
18:16quand il se présente
18:17il se dédie
18:18ou il nous raconte
18:19ce qu'il appliquerait
18:20ce qu'il avait été au pouvoir
18:21alors qu'il en sort
18:21enfin bref
18:22on peut connaître ça
18:24dans tous les sens
18:24moi j'aimerais quand même
18:25revenir à Édouard Philippe
18:26il est en train de baisser
18:27dans les sondages
18:28et on assiste
18:29à une jupéisation
18:30une fillonisation
18:31finalement de sa campagne électorale
18:34basée notamment
18:35sur la raison
18:36sur l'intelligence
18:37c'est exactement
18:38ce qu'a fait Emmanuel Macron
18:39sauf qu'on a vu
18:40que tous les gens
18:41qui se revendiquaient
18:42finalement de la raison
18:43de l'intelligence
18:44de la compétence
18:45on a vu ce que ça a donné
18:46parce que M. Macron
18:47va nous laisser une dette
18:48qui est en effet astronomique
18:49mais d'accord
18:49mais des deux côtés
18:53Mélenchon-Le Pen
18:54c'est
18:54on travaille moins
18:55quand même
18:56c'est du 60 ans
18:57ce n'est pas
18:58on travaille moins
18:59c'est qu'on fait
18:59du côté de Mme Le Pen
19:00c'est qu'on fait
19:01des économies autre part
19:02et je comprends
19:03également cette manière
19:04de voir les choses
19:05vous parliez de courage
19:06politique concernant
19:07M. Edouard Philippe
19:08je ne trouve pas
19:09que ce soit du courage politique
19:10de dire qu'il faut travailler
19:11plus longtemps
19:12il ressort évidemment
19:13ça ne va pas être populaire
19:14non mais il ressort évidemment
19:16l'allogoré du système
19:17etc etc
19:18le vrai courage politique
19:19ce serait de s'en prendre
19:21notamment aux aides sociales
19:22qui polluent dans notre société
19:24des gens qui reçoivent des aides
19:26et qui ne lèvent pas
19:28le petit doigt
19:29qui sont du partisan
19:30du moindre effort
19:31ce serait aussi
19:32de remettre en cause
19:33toutes ces aides sociales
19:35non contributives
19:36avec des gens qui arrivent
19:37sur notre territoire
19:38qui n'ont jamais cotisé
19:39et qui reçoivent
19:40des aides sociales
19:40ce serait d'insister
19:41également sur la fraude sociale
19:43ce qui est important
19:43dans notre société
19:44c'est de valoriser le travail
19:46de valoriser les gens
19:47qui bossent
19:47avec la défiscalisation
19:49des heures suprémentaires
19:50avec ce genre de dispositif
19:51et ce n'est certainement pas
19:53de raboter
19:54tel ou tel projet
19:55les gens qui bossent
19:56en ont ras le cul
19:57vous avez des caissières
19:58vous avez des ouvriers
19:59je suis désolé
19:59mais c'est quand même la réalité
20:00c'est quand même la réalité
20:01des caissières
20:02des ouvriers
20:03qui bossent tout le temps
20:04et qu'est-ce qu'on leur dit
20:04vous allez devoir travailler
20:06encore un peu plus
20:06alors que ces gens sont cassés
20:08ont le dos cassé
20:09ils arrivent à 58 ans
20:1059 ans
20:11ils ne peuvent plus
20:11travailler plus
20:12donc un peu de justice
20:13prenons en compte
20:14de la pénibilité
20:14et surtout rabotons
20:16dans d'autres domaines
20:17on en parle dans quelques instants
20:18parce que c'est vrai
20:18que nos voisins européens
20:19travaillent plus que nous
20:20quand même
20:20j'ai obligé de le dire
20:23c'est une réalité
20:24on en parle
20:25qu'est-ce que vous en pensez
20:26vous 0 800 26
20:28300 300
20:28on est tous concernés
20:30on veut vous entendre
20:31je veux vous entendre
20:32à tout de suite
20:32sur Sud Radio
20:34Sud Radio
20:36parlons vrai
20:3810h midi
20:38Sud Radio
20:39à vous de le dire
20:40Stéphanie Demiru
20:42avec aujourd'hui
20:43Kevin Bossuet
20:44Noemi
20:44Alioua
20:46Mathias
20:47Nirmann
20:47on parle des retraites
20:49Kevin Bossuet
20:50qui vient de lancer
20:51un coup de gueule
20:52comme à son habitude
20:52d'ailleurs
20:53je crois que je vous entends
20:54toujours pousser des coups de gueule
20:55mais c'est bien
20:55vu l'état de la société
20:56je pense qu'on est obligé
20:57malheureusement
20:58mais j'aimerais bien me réjouir
20:59vous recevez bientôt
21:01Charles Allon
21:01je me suis réjoui
21:02il y a quelques réjouissances
21:03ponctuées de coups de gueule
21:04en tout cas
21:05la proposition d'Edouard Philippe
21:07de travailler jusqu'à 65 ans
21:09elle ne vous tente pas du tout
21:11c'est pas qu'elle ne me tente pas
21:12c'est qu'elle arrive mal
21:13au mauvais moment
21:14et que les gens en ont ras-le-bol
21:15et c'est ne pas comprendre
21:16la société française
21:17que de sortir ça
21:18de cette manière
21:19disons qu'il a le mérite
21:20de l'onatner
21:21mais je reconnais
21:21qu'en termes de timing
21:22c'est un petit peu étonnant
21:23il lance ça le jour
21:25où les fonctionnaires
21:26se mobilisent
21:27ou Jordan Bardella
21:29on en parlera tout à l'heure
21:30il ne peut pas aller aussi loin
21:31peut-être qu'il ne le voudrait
21:32ou qu'il ne le pourrait
21:34parce que ça a été évoqué
21:36mais je crois que c'est un sujet
21:36très important
21:37il faut bien comprendre
21:39qu'aujourd'hui
21:39ce sont les retraités
21:40qui font l'élection
21:41ce sont les retraités
21:42qui votent
21:43c'est la classe d'âge
21:43qui est le plus à même
21:45d'aller voter
21:46et donc par définition
21:48tout celui qui veut
21:50véritablement réformer
21:50le système de retraite
21:52se retrouve face
21:53à un dilemme impossible
21:54c'est-à-dire
21:54soit proposer une réforme
21:57qui n'est pas une réforme
21:58mais une réforme profonde
21:59et dans ce cas-là
22:00il n'est pas sûr
22:01d'être élu
22:01donc cette forme
22:03de clientélisme
22:05gérontocratique
22:06comme on pourrait
22:07on pourrait l'appeler
22:07fait aussi
22:09que
22:10bien sûr
22:11que chaque candidat
22:12propose
22:12des mesurettes
22:14mais que
22:15au fond
22:16rien n'est possible
22:18véritablement
22:19et peut-être
22:19un mot
22:20sur
22:21un autre problème
22:22effectivement
22:23qui est rarement
22:23évoqué
22:24mais c'est la question
22:25effectivement
22:26de toute cette jeunesse
22:26qui ne travaille pas
22:27je suis désolée
22:29moi j'ai grandi
22:30dans la ville de Sarcelles
22:31vous avez un nombre
22:32très important
22:33un pourcentage
22:34très important
22:35de jeunes
22:35qui ne bossent pas
22:37qui vivent des aides sociales
22:38donc ça aussi
22:39c'est pas possible
22:40nous sommes un pays
22:41extrêmement généreux
22:42il est normal
22:43que la France
22:45soutienne
22:45celui qui à un moment
22:46dans sa vie
22:47parce que ça fait partie
22:48de la vie
22:49trébuche
22:50et se retrouve
22:50dans une situation difficile
22:51mais il n'est pas normal
22:52qu'un jeune
22:53qui a toutes ses ressources
22:54et toutes ses forces
22:55n'aillent pas travailler
22:56c'est vrai qu'on n'entend pas
22:56beaucoup ce discours
22:57chez nos candidats
22:58à la présidentielle
22:59enfin pas chez tout le monde
23:00c'est un vrai problème
23:01on va prendre Thomas
23:03Thomas bonjour
23:04vous vous appelez de Saint-Marc
23:06bonjour
23:06bonjour
23:07oui exactement
23:08j'écoutais tout à l'heure
23:09monsieur Bossuet
23:10qui se prononçait
23:11sur le travail
23:11moi c'est vrai
23:12que j'accroche complètement
23:13et en fait
23:14moi j'aurais presque
23:15quelque chose
23:15à proposer
23:16c'est à dire qu'aujourd'hui
23:17on est sur un régime légal
23:19de 35 heures
23:19et en fait
23:20quitte à ce que ça coûte
23:21un petit peu d'argent
23:22mais pour récompenser
23:23les travailleurs
23:24bah en fait
23:26défiscaliser complètement
23:27les heures
23:28pour les salariés
23:29mais également
23:29pour les employeurs
23:30de la 32ème
23:31à la 35ème heure
23:32de manière à ce que
23:33toutes les semaines
23:34il y ait des heures
23:34qui soient complètement
23:36défiscalisées
23:36pour les salariés
23:38donc ça
23:39on va dire
23:40que ça va remplir
23:40un petit peu le portefeuille
23:41et puis surtout
23:42ne pas remettre en cause
23:43les 35 heures
23:43sinon c'est encore
23:44une révolution dans le pays
23:46et puis en revanche
23:47pour ceux qui veulent
23:48de la 35ème
23:49à la 39ème heure
23:50et bien là
23:51c'est pareil
23:52on défiscalise complètement
23:54pour le salarié
23:54et l'employeur
23:55en revanche
23:56on stoppe
23:57les heures supplémentaires
23:58à la partir
23:59de la 39ème heure
24:00pour également
24:00continuer à pouvoir
24:02employer
24:02à recruter des gens
24:04en cas de demande supplémentaire
24:06ça pourrait relancer aussi
24:07tout simplement
24:09les entreprises
24:10qui pourraient du coup
24:11investir
24:12puisqu'elles gagneraient
24:13un petit peu
24:13sur les quelques heures
24:14qu'elles pourraient gratter
24:16pour être peut-être
24:16plus concurrente aussi
24:18plus concurrentielle
24:19par rapport
24:19à l'étranger
24:20à celle de l'étranger
24:21alors on ne va pas
24:22égaliser la vie
24:22mais au moins
24:23on serait un petit peu
24:24plus concurrentielle
24:26et puis ça ferait
24:26un petit peu
24:27d'argent
24:27à l'époque
24:28des salariés
24:29voilà
24:29merci
24:30vous devriez rentrer
24:31au gouvernement
24:32Thomas
24:32c'est un programme
24:33Mathias Nerman
24:34vous en pensez quoi ?
24:36nos auditeurs
24:37ont plus de bon sens
24:38parfois
24:38que nos responsables politiques
24:40le bon sens
24:41à sa place
24:42même s'il y a aussi
24:43un principe de réalité
24:44mais je pense que
24:44puisqu'on parlait
24:45des retraites
24:45et des efforts
24:46qu'on va demander
24:48nécessairement aux français
24:49hier on a vu
24:50que la dette
24:51a atteint
24:51un niveau record
24:52119%
24:53du PIB
24:54donc on prépare
24:55tout doucement
24:57on nous prépare
24:58à une cure
24:59et à des mesures
25:00difficiles
25:00mais je pense que
25:01les efforts
25:01peuvent être consentis
25:02à une seule condition
25:03c'est que le travail
25:04paye plus
25:05et aujourd'hui
25:06on a un vrai sujet
25:07pour parler notamment
25:08des retraites
25:09et je ne brigue aucun mandat
25:11donc j'ai le courage
25:11de le dire
25:12il n'est pas normal
25:13aujourd'hui
25:13que les retraites
25:14soient beaucoup moins
25:15fiscalisées
25:16que le travail
25:17c'est un sujet
25:18qui est désormais
25:20à l'agenda
25:20que l'héritage
25:21soit beaucoup plus
25:22fiscalisé
25:23que le travail
25:24non mais en tout cas
25:25je pense que
25:26les travailleurs
25:27et aujourd'hui
25:28j'observe que
25:29quantité de candidats
25:30y compris à gauche
25:31s'en emparent
25:32je pense à
25:32Raphaël Glucksmann
25:33ou à un candidat
25:34putatif
25:36ancien président
25:36de la République
25:37François Hollande
25:37il y a la question
25:38de rapprocher
25:39le brut
25:40mais ils ont déjà payé
25:41tous ces gens
25:41même les retraités
25:42ils ont déjà payé
25:43je ne sais pas pourquoi
25:43vous voulez toujours
25:44c'est vrai
25:45la gauche française
25:46veut toujours
25:46aller taxer
25:48et si vous descendiez
25:50baissier
25:51la défense publique
25:51moi je propose
25:52de baisser la fiscalité
25:53sur le travail
25:55mais vous voyez
25:56ce que vous prenez
25:57dans une poche
25:57vous la prenez
25:58dans l'autre
25:58bien des transferts
25:59de richesse
26:00ou en tout cas
26:01des jauges
26:01qu'il va falloir
26:02peut-être bouger
26:03ça va être
26:04une des questions
26:05à l'agenda
26:05mais vous savez que
26:05les français
26:05parfois travaillent
26:06économistes
26:07pour transmettre
26:08à leurs enfants
26:09c'est pas que
26:09des nantis
26:10qui ont un héritage
26:11les super héritages
26:12personne ne veut taxer
26:14les petits héritages
26:15je rappelle que
26:15la grande majorité
26:16des héritages
26:17sont inférieurs à 100 000 euros
26:19moi j'aimerais juste
26:21rebondir sur une expression
26:22les français doivent
26:23faire des efforts
26:24mais les français
26:25font déjà
26:25beaucoup d'efforts
26:26quand vous avez un travail
26:28que vous vous levez
26:29à 5h du matin
26:29que vous bossez
26:30toute la journée
26:31que vous vous revenez
26:32épuisé
26:32que vous vous occupez
26:33de vos enfants
26:34je peux vous dire
26:35que les efforts sont là
26:36le problème
26:36c'est que tous les français
26:38ne font pas
26:38les mêmes efforts
26:39et peut-être que
26:40comme c'est été dit avant
26:41il faudrait s'occuper
26:42des français
26:43qui ne font aucun effort
26:44je me souviens encore
26:45quand monsieur Bayrou
26:47voulait supprimer
26:48un jour férié
26:49c'était quoi ?
26:49deux jours fériés ?
26:50c'était supprimer
26:51deux jours fériés
26:51pour des gens qui bossent
26:52alors que vous avez des gens
26:53pour qui c'est un jour férié
26:55tous les jours
26:56donc la question
26:57évidemment des aides sociales
26:58c'est quelque chose
26:59d'important
27:00on ne peut pas être
27:01dans une société
27:02ou même dans un immeuble
27:03de quartier
27:04où vous avez moitié
27:04de l'immeuble
27:05qui bosse
27:05qui se sienne
27:06et qui n'arrive même pas
27:07à finir les fins de mois
27:08et de l'autre
27:08des gens qui ne font
27:10absolument rien
27:10on va me traiter
27:12de populiste
27:13mais c'est exactement
27:14comme ça que ça se passe
27:16et le coeur même
27:17de la campagne présidentielle
27:18doit être autour
27:19du travail
27:20du goût de l'effort
27:20et du mérite
27:20ça veut dire que vous privez
27:21aussi ceux qui ponctuellement
27:23ont besoin de ces aides sociales
27:24c'est un peu compliqué
27:24mais alors Thomas veut revenir
27:25mais ils n'ont qu'à bosser en fait
27:26enfin je suis désolé
27:28ils se lèvent de leur canapé
27:30ils vont chercher un emploi
27:31ils bossent
27:32moi je me lève tous les matins
27:33à 5h30 du matin
27:34pour avoir mon salaire
27:35je bosse
27:36je suis désolé
27:36à un moment ras-le-bol
27:38et je ne parle pas
27:38des gens qui ont des difficultés
27:40à trouver un travail
27:40je sais que c'est compliqué parfois
27:41je parle des gens
27:42qui sont dans leur canapé
27:43qui attendent que ça tombe
27:45et ça il y en a plein
27:46bon
27:46vous n'êtes pas loin
27:48d'Emmanuel Macron
27:48il suffit de traverser la rue
27:49pour trouver du travail
27:51mais bon
27:51je dis ça je dirais
27:52Thomas
27:53vous souhaitiez réintervenir
27:55non oui oui
27:56moi je suis d'accord
27:57il y a un coup de rabot
27:58peut-être même
27:59pour les aides sociales
28:00en tout cas les chercher
28:01là où il y a de l'abus
28:01mais il faut absolument
28:03aujourd'hui
28:04que les classes moyennes
28:06se remplissent un peu
28:07les poches
28:08qui sont ponctionnées
28:09depuis des années
28:10en fait
28:10moi je suis classe moyenne
28:12aujourd'hui on a un foyer
28:13qui se porte pas mal
28:15d'un point de vue
28:15uniquement de l'argent
28:16puisqu'on est à peu près
28:18à 5500 euros
28:21à peu près par mois
28:23et bien je peux vous dire
28:24que quand vous allez payer
28:25le crédit
28:26les assurances
28:27le repas
28:28et puis après tout ce qui va bien
28:30c'est à dire
28:30l'entretien de la maison et tout
28:31là il y a le chou qui arrive
28:33je suis en train de refaire
28:33les joints de ma cheminée
28:34parce que cette année
28:35je vais remettre du bois
28:36dans la cheminée
28:37je peux vous dire
28:37qu'il ne reste plus rien
28:39il faut que les classes moyennes
28:40puissent un moment vivre
28:41c'est nous qui faisons aussi
28:43bouger un petit peu les choses
28:44je comprends votre colère
28:46alors je vais vous dire une chose
28:47si j'ai une minute
28:48oui allez-y
28:49rapidement
28:50très très rapidement
28:51un ami à moi
28:52a pris un deuxième emploi
28:53aujourd'hui
28:54donc c'est un collègue
28:54et aussi un ami à moi
28:55donc il bosse
28:5742 heures
28:5850 et quelques heures
29:00dans un emploi
29:01et il a un mi-temps à côté
29:02donc vous vous rendez compte
29:03déjà des horaires qu'il fait
29:05aujourd'hui
29:06augmentation du carburant
29:08il arrête
29:09ce deuxième
29:10de ce travail
29:12vous avez tout à fait raison
29:14je crois qu'il y a
29:1441%
29:15me semble-t-il
29:16de mémoire
29:18de demandeurs d'emploi
29:19d'ailleurs
29:19qui refusent des emplois
29:20parce que c'est trop loin
29:21que ça coûte trop cher en essence
29:22ce qui est proprement un scandale
29:25merci Thomas
29:25et on a une pensée
29:27je voudrais qu'on s'arrête
29:28quelques secondes
29:29sur ce qui est en train
29:29de se passer quand même
29:30dans les rots
29:31parce qu'il y a une
29:31vous savez une vigilance
29:32pluie-inondation
29:34là ça ne se passe pas très bien
29:36parce qu'il y a
29:37un déluge de pluie
29:38à tel point que les transports scolaires
29:39ont été suspendus
29:41plus de transports d'ailleurs
29:42du tout
29:42même à Montpellier
29:43le pic de l'épisode
29:46Sévenol
29:47est attendu
29:48entre 13h
29:49et 15h
29:50près de 200 millimètres
29:51de pluie
29:52déjà relevé dans l'héros
29:53c'est vrai qu'on a une pensée
29:54on entendait
29:56plusieurs auditeurs
29:57nous dire
29:57qu'ils n'avaient même pas
29:58été remboursés
30:00de leurs dégâts
30:01cet été
30:02notamment sur les incendies
30:03et là ça y est
30:04ça recommence
30:04et j'imagine que c'est un
30:06cauchemar
30:06il y a le Gard aussi
30:07qui est fortement touché
30:08aujourd'hui
30:09vous savez cet été
30:10on parlait aussi
30:11des méga-feux
30:13des incendies
30:13etc
30:13il va falloir complètement
30:14et le plus rapidement
30:16possible d'ailleurs
30:17réinventer tout notre système
30:19tout notre système
30:20de protection
30:21d'assurance
30:22etc
30:22au regard de ce dérèglement
30:24climatique
30:24qui est une réalité
30:25qui va durer
30:26on le sait
30:27on sait que
30:27la température
30:28est en train de changer
30:30que les hivers vont être plus froid
30:31que les étés
30:32sont déjà plus chauds
30:33il y a des bouleversements
30:35météorologiques
30:36qui sont déjà
30:37en train d'avoir lieu
30:38et dans ce sens
30:39ça doit faire partie aussi
30:40des grands chantiers
30:41d'avenir
30:41on ne peut pas imaginer
30:43l'avenir
30:43avec des infrastructures
30:45qu'elles existent
30:46aujourd'hui
30:46donc bien sûr
30:47on a une pensée
30:47pour la population
30:48qui est touchée
30:49et on espère aussi
30:51que parmi les grands
30:52chantiers d'avenir
30:53il y aura celui
30:54de l'adaptation
30:56de l'adaptabilité
30:56des grandes structures
30:58et notre spécialiste
30:59météo
30:59Rémi André
31:00sera en direct
31:01avec Perico Légas
31:02à midi
31:03pour faire un point
31:03sur cette situation
31:05compliquée
31:06actuellement
31:06dans l'Hérault
31:07et le Gard
31:08vigilance
31:09pluie
31:09inondation
31:10déjà
31:10près de 200 millimètres
31:13de pluie
31:13relevée dans l'Hérault
31:14il n'y a plus de transport
31:15à Montpellier
31:15on se retrouve
31:17dans quelques instants
31:18avec mes débatteurs
31:18sur Sud Radio
31:20Sud Radio
31:22Parlons vrai
31:2410h midi
31:25Sud Radio
31:26à vous de le dire
31:27Stéphanie Demiru
31:28Sud Radio
31:2911h46
31:30à vous de le dire
31:31avec mes débatteurs
31:32du jour
31:32Kevin Bossuet
31:33Noémie Alioa
31:36Mathias Nirmann
31:37on poursuit nos débats
31:39on va parler
31:39de Jordan Bardella
31:40mais un mot
31:40tout d'abord
31:41une grande note
31:41de pensée
31:42pour nos auditeurs
31:43qui se trouvent
31:44dans le Gard
31:44et dans l'Hérault
31:45puisqu'ils vivent
31:46des moments difficiles
31:47il y a une vigilance orange
31:49pluie-inondation
31:50près de 200 millimètres
31:51déjà quand même
31:52de pluie relevée
31:53dans l'Hérault
31:53il n'y a plus de transport
31:54à Montpellier
31:55donc soyez très prudents
31:57à noter que Rémi André
31:58notre spécialiste météo
31:59sera l'invité
32:01de Perico-Legas
32:02à Midi-Pil
32:03pour faire le point
32:05sur cette situation
32:06un soutien de poids
32:08pour Jordan Bardella
32:09il s'appelle
32:10Amishai Shikli
32:12ministre israélien
32:13chargé de la diaspora
32:14et de la lutte
32:14contre l'antisémitisme
32:15il a pris publiquement
32:17la défense
32:18du président
32:19du RN
32:20il le présente
32:21comme l'une des voies
32:22européennes
32:22les plus fermes
32:23contre le Hamas
32:24et accuse Mediapart
32:26de vouloir détruire
32:27sa réputation
32:28alors bon
32:28la question reste
32:29toujours centrale
32:30on rappelle
32:31que le journal
32:32attribue des messages
32:33antisémites
32:34complotistes
32:35que Jordan Bardella
32:36aurait écrit
32:36lorsqu'il avait 17
32:37et 18 ans
32:39alors Bardella
32:40lui nie
32:40dénonce défaut
32:41et porte plainte
32:42la question est toujours
32:43la même
32:44finalement
32:44ces engagements
32:45actuels
32:46contre l'antisémitisme
32:47à Jordan Bardella
32:48est-ce qu'il permet
32:49de répondre
32:49à ces accusations
32:50qui portent sur son passé
32:51en tout cas
32:51forcément
32:52il y a un doute
32:53qui est jeté
32:55sur la sincérité
32:56de Jordan Bardella
32:57qui nie
32:58qui veut se lancer
32:59Kevin Bossuet
33:00alors déjà
33:01j'aimerais bien
33:01qu'on sorte les preuves
33:03les accusations
33:03sont extrêmement graves
33:05j'entends dans l'espace public
33:07des accusations
33:08mais j'attends
33:08de voir véritablement
33:09les preuves
33:10quels sont ces messages
33:11ça va être compliqué
33:11les preuves
33:12oui d'accord
33:12mais dans ce cas-là
33:13on n'accuse pas
33:14les gens à tort
33:15moi
33:16je ne connais pas
33:17Jordan Bardella
33:18j'ai dû le croiser
33:19deux ou trois fois
33:20c'est
33:20je crois ce qu'il dit
33:22jusqu'à preuve du contraire
33:24donc vous ne croyez pas
33:25ce que dit Mediapart
33:26à l'inverse
33:26je ne sais pas
33:28ensuite
33:28c'est un adolescent
33:29de 17 ans
33:30je ne sais pas
33:32ce qu'il a pu dire
33:32vous connaissez
33:33mon engagement
33:33contre l'antisémitisme
33:35mon engagement
33:36pour Israël
33:37j'ai lu les propos
33:38ça m'a choqué
33:39après
33:40ce sont des propos
33:41d'un adolescent
33:42de 17 ans
33:44on est quand même
33:45à une époque
33:46où vous savez très bien
33:47que notamment
33:48en Seine-Saint-Denis
33:49vous aviez le soralisme
33:51vous avez Dieu donné
33:52qui diffusait
33:53de manière éhontée
33:55notamment toute une propagande
33:57antisémite
33:57en Seine-Saint-Denis
33:58sur les réseaux sociaux
33:59c'était très répandu
34:02et puis
34:03on peut aussi évoluer
34:04je peux vous dire
34:05que moi en 2012
34:06je votais pour François Hollande
34:07je peux vous dire
34:08que j'en racontais
34:09à l'époque
34:09des bêtises
34:10des bêtises
34:10des bêtises
34:11sauf que j'ai un petit peu
34:12évolué
34:12puisque maintenant
34:13je ne vote plus socialiste
34:14comme je pense que
34:15vous l'aurez deviné
34:16je vote autre chose
34:17mais on peut aussi
34:18évoluer aussi
34:20la vérité
34:20c'est qu'on arrive
34:21à un moment
34:21où en effet
34:23le rassemblement national
34:24est de plus en plus haut
34:25où le rassemblement national
34:26se notabilise
34:27puisque regardez
34:28il a réussi à avoir
34:29un groupe au Sénat
34:30qui est quand même
34:31l'ultime consécration
34:33de ce qu'on appelle
34:35la dédiabolisation
34:36et qu'à un moment donné
34:37quand on accuse quelqu'un
34:38on met en avant
34:39des preuves
34:40donc moi je ne connais pas
34:41Jordan Bardella
34:41mais attention
34:43à ce qu'on dit
34:43attention à ce qu'on fait
34:44parce que les accusations
34:45sont graves
34:46mais attention
34:46Kevin Bossuet
34:47parce que ce que vous nous dites
34:49ça sous-entend
34:50qu'il l'aurait peut-être
34:51à lui
34:51alors qu'il nie tout
34:52lui
34:53mais lui malheureusement
34:54il a nié
34:55et ça pose la question
34:57maintenant du mensonge
34:58ou non
34:59Florence bonjour
35:01bonjour à tout le monde
35:02vous nous appelez
35:03d'être en Provence
35:03bonjour
35:04oui
35:05bonjour
35:05vous en pensez quoi ?
35:07alors moi je trouve
35:08qu'on connait aujourd'hui
35:10la méthode de Mediapart
35:13Mediapart fait toujours ça
35:14il a fait la même chose
35:16avec Nicolas Sarkozy
35:17ils ont inventé une histoire
35:20pour accuser Nicolas Sarkozy
35:23qui par la suite
35:24sur ce papier de Mediapart
35:26a été démenti
35:28et prouvé que c'était faux
35:30c'est la méthode de Mediapart
35:32après il y a eu des procès
35:34concernant Nicolas Sarkozy
35:35alors vous pouvez aussi
35:36peut-être comparer aussi
35:37à l'affaire François Fillon
35:39avant la présidentielle
35:40Madame
35:40pas sur le papier
35:43publié par Mediapart
35:44sur le papier
35:46publié par Mediapart
35:47c'était un faux
35:48et ça a été prouvé
35:50ils font la même chose
35:52avec Jordan Bardella
35:53c'est leur méthode
35:55leur méthode
35:56c'est de mentir
35:57d'accuser
35:59d'inventer quelque chose de faux
36:02c'est leur méthode
36:03pour tuer quelqu'un politiquement
36:05mais ils n'arriveront pas
36:06parce qu'ils vont nous
36:08nous allons démultiplier notre énergie
36:12ils font le contraire
36:13en fait
36:13merci Florence
36:14alors c'est vrai que ce faux
36:16elle fait allusion
36:17Florence
36:18à ce qui a été versé
36:19d'ailleurs au procès
36:20de Nicolas Sarkozy
36:21il a été condamné
36:23mais c'est vrai qu'il y avait
36:25véritablement une affaire de faux
36:26qu'aurait produit
36:29Mediapart
36:29et c'est vrai que ça
36:30on l'entend chez nos auditeurs
36:32il y a une forte suspicion
36:33sur ce média
36:34qui est militant
36:36réputé d'extrême gauche
36:37et les auditeurs
36:39en substance
36:40depuis hier
36:40ceux à qui on a parlé
36:41nous disent
36:42on ne se laissera pas
36:43avoir deux fois
36:44Mathias Nirmann
36:45votre réaction ?
36:46Oui bien sûr
36:47je crois savoir d'ailleurs
36:48que Mediapart
36:49dit avoir authentifié
36:51ses documents
36:51et se réserve
36:52et aura certainement
36:53et on peut le souhaiter
36:56à rendre publics
36:57les dits documents
36:59il y a une plainte
36:59en diffamation
37:00voilà maintenant
37:00la justice saisie
37:02Mediapart
37:03n'en est pas
37:03à son coup d'essai
37:06on a parlé de l'affaire
37:07libyenne
37:08qui vous le savez
37:09s'est terminée
37:10par une condamnation
37:12souvenez-vous également
37:13de l'affaire
37:14des homards
37:15qui a coûté
37:16la présidence
37:16de l'Assemblée nationale
37:17à François de Rugy
37:19ça c'était autre chose
37:20c'est vrai qu'il n'y a pas eu
37:20de justice
37:21ce n'est pas passé
37:22Mediapart fait
37:22ce qui a beaucoup fait
37:23le canard enchaîné
37:24et qui a coûté
37:25à François Fillon
37:26certainement
37:27une victoire
37:28qui lui tendait les bras
37:30en 2017
37:31donc moi
37:32je rejoins mon voisin de gauche
37:33évidemment
37:34en disant que
37:36ces propos
37:37je ne sais pas
37:38s'ils ont été prononcés
37:39mais ils sont
37:41inacceptables
37:41ça nous rappelle
37:43quand même une chose
37:43c'est que l'antisémitisme
37:45pour citer
37:47Jean-Luc Mélenchon
37:48n'est pas résiduel
37:49dans notre pays
37:51il progresse même
37:52il progresse
37:52depuis les attaques
37:54du 7 octobre
37:55ça c'est
37:56un premier élément
37:57sur la réponse
37:58du Rassemblement National
37:59puisque c'est cela aussi
38:00qu'il faut regarder
38:02j'observe
38:02qu'elle est à la hauteur
38:03du séisme
38:04que cela suscite
38:06en interne
38:07et la condamnation
38:10la contestation
38:11elle s'est faite
38:11en renseiller
38:12moi je ne sais pas
38:13à qui profite
38:15le crime
38:16aujourd'hui
38:17à beaucoup de monde
38:17mais peut-être pas seulement
38:19à Mediapart
38:21en tout cas
38:21je crois savoir
38:22que Jean-Denis
38:22n'est pas candidat
38:23mais le dernier point
38:25que j'aimerais souligner
38:26c'est que depuis la rentrée
38:27et depuis finalement
38:28la décision
38:29de la cour d'appel
38:32en faveur
38:33qui a permis
38:34à Marine Le Pen
38:34de revenir
38:35dans le jeu
38:36il y a
38:37et c'est nouveau
38:37des dissensions
38:38qui se font jour
38:39à la tête
38:40du parti
38:41sur les retraites
38:42sur le voile
38:44sur la ligne économique
38:45et donc
38:46vous dites pas
38:47que c'est à l'interne
38:47que ça s'est fait
38:48non mais en tout cas
38:49j'observe
38:50que ça n'a pas
38:51de conséquences
38:52aujourd'hui
38:52sur les intentions de vote
38:53elles sont clairement
38:55solides
38:56mais que Marine Le Pen
38:58aura très certainement
38:59un certain nombre
39:01d'embûches
39:02si elle souhaite
39:04accéder
39:05ce n'est que le début
39:05d'ailleurs ils le disent
39:06eux-mêmes
39:06Noémie et Emilia
39:08d'abord sur Mediapart
39:11j'essaye d'être honnête
39:12quand je produis
39:13des analyses
39:13c'est le plus important
39:14pour moi
39:14c'est d'essayer
39:15d'être le plus honnête
39:16possible
39:16quand même j'admets
39:17d'ailleurs assez facilement
39:18mes propres biais
39:19c'est un excellent
39:21magazine d'investigation
39:23qui est aussi
39:24extrêmement idéologue
39:25et ce n'est pas
39:26du tout
39:27deux éléments
39:28qui sont contradictoires
39:28on peut être à la fois
39:29un excellent enquêteur
39:30et en même temps
39:31être un grand idéologue
39:32et pour moi
39:32c'est ce que fait Mediapart
39:34maintenant
39:34la question
39:36de savoir si Bardella
39:37a tenu ses propos
39:37on ne peut pas
39:39avoir la réponse
39:40tout de suite
39:40on l'aura plus tard
39:41le journaliste
39:42dit qu'il allait sortir
39:43des preuves
39:44personnellement
39:44je n'ai pas d'avis
39:45là-dessus
39:45savoir s'il l'a tenu
39:46ou pas
39:47par contre
39:47moi
39:48en tant que militante
39:50contre l'intimité
39:50j'ai écrit deux livres
39:51là-dessus
39:52j'ai participé
39:53encore ce week-end
39:56j'ai donné une conférence
39:57à Deauville
39:58ce week-end
39:58sur ces questions-là
39:59donc c'est des questions
40:00que je traite
40:01depuis des années
40:03qui m'importent beaucoup
40:05j'aimerais dire
40:05quelque chose
40:06qui me paraît très important
40:07c'est qu'aujourd'hui
40:09quand un enfant
40:10avec une kippa
40:11se fait frapper
40:12dans la rue
40:13c'est pas par un
40:14Bardelliste
40:16c'est pas par quelqu'un
40:17qui se réclame
40:17de Bardella
40:18de Marine Le Pen
40:19ou du Rassemblement National
40:20c'est toujours
40:22la même source
40:23et c'est très important
40:24parmi tous
40:24ces grands débats
40:25c'est très important
40:27parce qu'en fait
40:28si on est vraiment
40:29militant
40:29contre l'antisémitisme
40:31on se soucie
40:31de la sécurité
40:32des juifs
40:33et on donc
40:34on identifie
40:35bien les menaces
40:36donc prête à pardonner
40:37s'il les a vraiment prononcées
40:38c'est pas prête à pardonner
40:39c'est regarder en face
40:41la menace
40:42qui aujourd'hui
40:43pèse sur nos compatrières
40:45de confession juive
40:46qui est en tout cas
40:47très largement
40:47du côté
40:48de l'extrême gauche
40:49de l'islamisme
40:50d'une immigration
40:51qui n'est pas intégrée
40:52et ça il faut le dire
40:53merci
40:54merci à tous les trois
40:55d'avoir été avec nous
40:56bonjour
40:57bonjour Stéphanie
40:57il y a effectivement
40:58des échelles dans la peur
40:59et des ennemis
41:00qui sont prioritaires
41:01par rapport à d'autres
41:02dont il faut se méfier
41:03la république c'est lui
41:05c'est Romain Ménard
41:07qui passe en procès aujourd'hui
41:10pourquoi on n'arrive pas
41:11à éteindre
41:11la colère des pompiers
41:14parce qu'ils sont très chauds
41:15je vais recevoir
41:16donc Anthony Chaumont
41:17qui est un des responsables
41:18des syndicats
41:19et puis en finir
41:21avec les mensonges
41:21de l'immigration
41:22faut-il accueillir
41:23toute la richesse du monde
41:24comme le suggère Benoît Hamon
41:25je le reçois pendant une heure
41:26et on va discuter
41:28à bientôt
41:28et Rémi André aussi
41:28qui fera un petit point
41:29sur les événements
41:32dans le Gard
41:32et dans les roues
41:33voilà
41:33il n'y a pas que des subversions
41:36idéologiques
41:36il peut y avoir aussi
41:37des subversions aqueuses
41:38et à tout de suite
41:39bonne émission
41:39mon cher Perico
41:40et nous on se retrouve demain
41:41à 10h
41:42et nous on se retrouve demain