- il y a 12 minutes
Avec Gilles Ganzmann, Alexandra Szpiner, Mehdy Raïche, Benoit Chervalier
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##DEBATS_AVDLD-2026-09-29##
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##DEBATS_AVDLD-2026-09-29##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:0110h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:05A vous de le dire avec mes débatteurs, Alexandra Spiner, Mehdi Raich et Benoît.
00:10Cher Valier, on va parler avec vous des sujets qui font parler la France ce matin.
00:15Jordan Bardella visé par Mediapart pour des propos antisémites, la grève des fonctionnaires.
00:20Est-ce que c'est une colère légitime ? En tout cas, elle est instrumentalisée ou pas, vous nous le
00:24direz, Alexandra Spiner.
00:26Vous, la spécialiste de l'éducation, vous aussi d'ailleurs, Benoît Cher Valier, vous êtes enseignant.
00:33Les lycées bloquaient ces violences.
00:36Mais tout d'abord, je voulais qu'on revienne sur l'une des images les plus bouleversantes de la visite
00:42de Léon XIV en France.
00:43Le pape serrant dans ses bras Marie Garance, 10 ans, une enfant polyhandicapée dont la vie ne tient parfois qu
00:49'à un fil.
00:50Mais qui est réellement cette petite fille ? Que peut-elle comprendre, ressentir dans ce moment bouleversant ?
00:56Comment vit-on lorsqu'on a choisi d'accueillir 4 enfants handicapés en plus de ces 6 enfants biologiques ?
01:03Bonjour Clotilde Noël.
01:05Bonjour.
01:06Merci d'être avec nous ce matin. Vous êtes donc la maman de Marie Garance.
01:11Tout d'abord, un mot de ce tourbillon médiatique.
01:14Hier, quand je vous ai invité, vous aviez fait une télé, une seule.
01:18Entre temps, vous avez vu, c'est vrai, partout.
01:21Et pour cause, c'est vrai que cette image de votre fille a bouleversé le monde.
01:26Moi, j'avoue que je suis tombée dessus en direct à la télé.
01:29Elle m'a arraché les larmes.
01:32Vous, vous ressentez quoi aujourd'hui ?
01:34Est-ce que vous avez seulement eu le temps de comprendre, de réaliser ce qui vous arrivait ?
01:40Déjà, je suis extrêmement touchée de voir que vous, votre cœur de mère aussi a été touché.
01:45Et je crois que c'est ça qui me touche le plus, c'est de voir que toute cette humanité,
01:53que tous ces gens qui étaient réunis sur les champs ont été touchés à l'unisson.
01:58Et c'est là où agit le miracle.
02:01Vous voyez ce que je veux dire ?
02:01C'est que chacun a sa perception en fonction de son héritage, de son histoire,
02:08de ses souffrances aussi.
02:10Tout le monde a une perception différente et une vision différente du handicap.
02:14Et en fait, ma garance, à l'unisson, elle a mis tout le monde d'accord, en fait.
02:20C'est-à-dire qu'il s'est passé vraiment comme un...
02:21Il s'est passé un miracle pour moi.
02:23C'est-à-dire qu'il y a eu d'abord un frisson qui a parcouru la foule.
02:26Je ne l'ai pas ressenti, moi, parce qu'en toute honnêteté, moi, j'ai eu quand même assez peur
02:31qu'on la fasse tomber.
02:33J'ai essayé de provoquer, on a essayé de provoquer, si le miracle devait avoir lieu, que le pape s
02:39'arrête.
02:39Mais après, voilà, on n'est pas non plus dans l'excitation de se dire, voilà, on va lancer notre
02:45enfant comme un poupé de chiffon,
02:47parce que c'est le pape, en fait.
02:49C'est extrêmement fragile.
02:53Mais ce qui a rendu peut-être cette image encore plus forte, c'est cette chaîne d'êtres humains qui
02:58l'ont amenée au pape.
03:00Exactement.
03:01Et ensuite, après le frisson, il y a eu un silence, comme une respiration.
03:07On a cru que ça avait duré longtemps, en fait.
03:09C'était assez furtif, mais on a eu une pause dans le temps, ce qui est très rare dans notre
03:13monde actuel.
03:13Et ensuite, si on revoit les vidéos, il y a eu des applaudissements.
03:17Il y a eu une acclamation, c'est-à-dire générale, de cet enfant qui, de part, sa fragilité, son
03:25polyhandicap, qu'on voit très fortement à l'image.
03:27Mais moi, en tant que maman, je me suis dit, on voit à quel point elle a une grosse atteinte
03:33au niveau corporel.
03:35Mais il y a toute son histoire aussi derrière.
03:38C'est un enfant née sous X.
03:39Oui.
03:40Donc, c'est une bénédiction à plusieurs niveaux.
03:43Et c'est ce que j'ai dit à BFM TV hier.
03:45Je me suis réveillée en pleine nuit en me disant, et j'en ai encore des larmes dans les yeux,
03:49cette bénédiction, elle revient d'abord de tout droit à sa mère et son père biologique.
03:54C'est eux qui ont permis le miracle il y a 11 ans.
03:56Il y a plein de choses dans ce que vous nous dites.
03:59Il y a plein de choses dans ce que vous nous dites.
04:01Et en fait, ça a été vraiment une lumière sur des ténèbres à plusieurs niveaux.
04:05Ces femmes, on n'en parle jamais.
04:07Moi, j'ai vraiment espéré cette nuit-là.
04:08Et je pense beaucoup aux mères biologiques de mes enfants, parce que j'ai eu la chance de pouvoir avoir
04:14des enfants biologiques.
04:15Justement, Clotilde Noël, c'est important, pardonnez-moi, c'est important de s'arrêter là-dessus,
04:20parce que votre famille est exemplaire.
04:23Je pense qu'on n'avait pas envie.
04:25Non, non, mais j'allais m'arrêter moi-même.
04:27Je pense qu'on n'avait aucune envie qu'on vous présente comme ça.
04:29Mais enfin, quand même, quand on voit ce que c'est d'élever des enfants,
04:32parfois, c'est quand même compliqué, c'est difficile, surtout aujourd'hui dans une société parfois chahutée.
04:39Vous, en l'occurrence, vous aviez six enfants biologiques
04:41et vous avez décidé d'adopter quatre enfants lourdement handicapés.
04:46Qu'est-ce qui vous a guidé ?
04:49C'est l'amour.
04:51Après, c'est assez bateau, on va dire.
04:52Mais si on vous lit les écrits de Christiane St-Ger sur l'amour, etc.,
04:57là, ça devient quelque chose de compréhensible.
04:59C'est-à-dire que c'est vraiment l'amour dans l'empoignade.
05:03C'est-à-dire qu'on a été saisis par un désir de devenir parent de nouveau.
05:08En fait, cette parentalité, elle s'est inscrite exactement.
05:11En fait, c'est très fluide, notre histoire.
05:13Alors, c'est toujours très étonnant pour les gens qui arrivent à un moment donné dans notre histoire
05:18parce que tout d'un coup, ils nous voient avec quatre enfants, deux fauteuils roulants,
05:21dix enfants, quatre fauteuils roulants.
05:23Et maintenant, des petits-enfants.
05:24On est grands-parents trois fois.
05:26Donc, c'est la vie qui coule à foison.
05:30Mais en fait, cette histoire, elle s'est construite.
05:33Et c'est ça, la force de la foi.
05:36La foi, dans le sens du terme, de l'invisible.
05:38C'est-à-dire que maintenant, quand on relit notre histoire avec Nicolas,
05:41on se dit, mais en fait, quand on s'est connus déjà,
05:44il y avait des premières prémices qu'on posait de notre édifice.
05:48Il y a eu des discussions.
05:50On a eu des présomptions d'handicap pour notre fils aîné.
05:53Donc, des discussions qui ont coulé, des positionnements, du coup, voyez, invisibles, un peu inconscients.
06:01Alors, moi, je maintiens quand même, vous êtes une famille exemplaire.
06:05Parce que ces enfants, il faut le savoir, et vous l'avez dit rapidement tout à l'heure,
06:10Marie Garance était une pupille de l'État.
06:11Elle a été confiée à l'État puisqu'elle est née sous X.
06:14Et ses parents biologiques n'avaient pas la possibilité, n'étaient pas en mesure de s'en occuper.
06:19Et vous avez ensuite adopté Marie Garance alors qu'elle était à l'aide sociale à l'enfance,
06:24tout comme, je crois, vos autres enfants adoptés.
06:29C'est vrai que c'est compliqué.
06:31Ces enfants sont souvent les derniers qu'on adopte.
06:36Alors, oui, le plus compliqué, c'est que surtout, on n'en parle jamais.
06:40Ils ne sont même pas recensés et ils sont par milliers.
06:42Ben oui.
06:43Je vais encore pleurer si je continue la phrase.
06:47C'est-à-dire que je crois que c'est là leur plus grand atteint de la dignité.
06:50De leur dignité.
06:51C'est que même pas, ils sont nommés.
06:54Et je crois que le pape, voilà, aujourd'hui,
06:58samedi, en fait, j'ai toujours aujourd'hui.
07:01En vrai, je...
07:04Sur ce miracle d'ouverture.
07:07On vous a un petit peu perdu, Clotilde, malheureusement.
07:11Je ne sais pas si vous m'entendez.
07:13En tout cas, vous exprimez cette émotion qu'on comprend et qu'on partage tous.
07:17Parce que c'est vrai que le pape a mis en lumière la cause de ces enfants
07:22qui sont souvent laissés à l'abandon
07:27parce qu'à l'aide sociale à l'enfance
07:30et qui sont les derniers, je le disais, à être adoptés.
07:34Je ne sais pas si on vous entend, Clotilde.
07:38Allô ?
07:38On vous a récupérés.
07:39Allô ?
07:41Oui, on vous entend.
07:42Je suis en plein cœur de parole.
07:44C'est-à-dire que ça a coupé par au bon moment, justement.
07:47Il y a eu des mauvaises ondes.
07:48C'est qu'en fait, le pape, en permettant de mettre en lumière Marie-Garance,
07:54il met aussi en lumière tous ses enfants.
08:00Bon, malheureusement, c'était un moment important.
08:03J'aurais voulu aussi demander à Clotilde Noël ce qu'avait perçu Marie-Garance
08:09de ce moment certainement exceptionnel et certainement qu'elle a vécu à sa manière ce moment rare.
08:17Alexandra Spiner, vous l'avez aussi vue, j'imagine ?
08:20Oui, oui, je l'ai vue et j'ai été évidemment touchée au cœur, je crois, comme toute la France.
08:25C'était un moment de dignité et d'amour tout à fait unique.
08:31Moi, je ne sais pas si la maman de Marie-Garance nous entend encore,
08:36mais j'aimerais la remercier parce qu'elle a, par ce geste qu'elle a provoqué
08:45et qu'effectivement, il y a eu comme une chaîne humaine pour amener cette petite fille jusqu'au pape,
08:50elle a mis la lumière sur les invisibles.
08:54C'est ça ?
08:55Voilà, les vulnérables.
08:57Ceux dont on ne parle pas, ceux dont on n'aime pas parler souvent
09:02et j'ai trouvé ça tout à fait extraordinaire.
09:06Et vous avez raison, évidemment, c'est une famille unique, tout à fait exemplaire
09:11et c'est vrai que c'est aussi très inspirant, je trouve.
09:15Voilà, ça a été un moment complètement suspendu.
09:18Alors, cette visite du pape a été tout à fait exceptionnelle pour tous,
09:22pour ceux qui croient au ciel et ceux qui n'y croient pas.
09:24et cette petite fille, cette Marie-Garance, ça a été quelque chose de tout à fait exceptionnel.
09:30On a récupéré, si j'ose dire, Clotilde Noël.
09:32J'espère que la connexion est stable cette fois-ci.
09:36Oui, vous nous faisiez part de votre émotion.
09:40Je buvais les paroles, j'ai pas entendu qu'il y a été cette personne qui parlait.
09:43Elle est Sandra Spiner.
09:44Bonjour madame.
09:45Merci, bonjour madame, merci.
09:47C'est exactement, exactement, moi je suis touchée par ce que vous dites,
09:52parce que c'est dans une justesse exactement de ce qui s'est passé.
09:55C'est la lumière sur les invisibles et aussi bien au niveau de tous ceux
09:59qui sont dans les hôpitaux fragiles, handicapés.
10:02Et puis c'est la lumière bien sûr encore plus loin sur tous ces enfants abandonnés
10:09dans une situation ensuite extrêmement terrible de tout ce qui se passe à l'aide sociale à l'enfance
10:15et dont on parle jamais et c'est douloureux parce que si on n'en parle pas,
10:20on ne peut pas trouver en effet des solutions.
10:21Vous comprenez, les familles ne peuvent pas se mettre en route
10:25pour faire quoi que ce soit pour ces enfants puisqu'on ne sait pas qu'ils existent
10:29et qu'on ne sait pas que cette réalité terriblement douloureuse, atroce même,
10:33c'est vraiment le terme, existe chez nous en fait.
10:36Bien sûr.
10:37On passe beaucoup d'énergie à aller faire des choses à l'extérieur de notre pays
10:42qui sont nécessaires et dont je loue aussi l'énergie donnée.
10:46Mais on a en France de quoi faire.
10:49Mais c'est sûr que nous on s'est retrouvés totalement par hasard
10:53même si on sait que, comme disait Cabrel dans sa belle chanson,
10:57il n'y a que des rendez-vous et pas des hasards.
10:59Mais on ne connaissait pas, on est français depuis des générations,
11:03on est quand même des familles connectées sur l'actualité
11:07et on a envie collectivement de faire quelque chose pour notre pays.
11:12On ne savait même pas que des enfants handicapés étaient adoptables en France par milliers.
11:17Ce n'est pas possible qu'on n'ait pas cette connaissance.
11:19Oui, il y a un vrai sujet sur l'aide sociale à l'enfance.
11:26Une dernière question, si vous me le permettez.
11:31Évidemment, Marie Garance ne peut pas raconter, j'imagine, avec ses mots,
11:34ce qu'elle a vécu, ce moment hors du temps, suspendu, exceptionnel.
11:38Mais est-ce que vous savez, vous, en la connaissant,
11:43parce que je crois savoir qu'elle a des réactions très fortes,
11:46parfois elle éclate de rire quand quelque chose lui paie, etc.
11:49Mais est-ce qu'elle a réagi à ce qui se passait autour d'elle, d'une manière ou d
11:54'une autre ?
11:54Alors, c'est super intéressant cette question,
11:57et c'est ça qui est pour moi la force vraiment du Christ et de la foi,
12:01c'est que rien ne se fait, contrairement à notre monde,
12:04dans les excitations et dans l'agitation.
12:06La foule était assez calme, en fait.
12:08Ça n'a pas été, waouh, on surélève une star,
12:12tout le monde pique des cris et se jette par terre.
12:14Mais il y a eu ce regard avec le pape, quand même.
12:17Oui, et en fait, ce qui est fou, c'est qu'en effet, je me suis posé la question,
12:21Marie-Anse, est-ce qu'elle va se réveiller la nuit ?
12:23Est-ce qu'elle va plus chanter, parce qu'elle a des vocalises ?
12:26Et en fait, non, parce que je pense que pour Marie-Garance,
12:30ça a été quelque chose de son quotidien.
12:32Elle est connectée à l'invisible en permanence.
12:35Marie-Garance est connectée et nous amène à cet invisible chaque jour.
12:39Je peux vous dire qu'il se passe dans notre salon réellement des miracles,
12:44parce que les miracles de la vie sont à la portée de chacun.
12:48L'invisible touche le visible, en fait.
12:52Et pour elle, en fait, c'est rigolo.
12:54Il y a des cousins qui nous ont dit, mais ils se connaissent, ils se sont parlés.
12:58Et j'ai pensé à ça.
12:59Et j'ai dit, bien sûr qu'ils se connaissent.
13:00Et s'ils se connaissent dans leur foi, dans leur invisible pape,
13:04si proche dans sa prière de tous ses enfants et de cette réalité,
13:08il a touché à un autre niveau de près cette fragilité.
13:12Et du coup, en fait, ce sont deux cœurs purs.
13:15Ce sont clairement deux cœurs purs qui se sont mis à l'unisson.
13:18Et nous avons été dans une grande respiration.
13:20C'est une symphonie que nous avons vécue.
13:22Et on voit aujourd'hui, d'ailleurs, je filme juste,
13:24des artistes qui se mettent en route pour pouvoir...
13:28Soit il y en a un, il a découpé dans tous les sens un papier.
13:31Il y a des dessins qui sont faits.
13:33Il y a des textes qui coulent.
13:35Le cœur a tellement été soulevé que les talents de chacun
13:37sont en train de se mettre en route pour essayer de dessiner ou de chanter.
13:41Merci beaucoup, en tout cas, Clotilde Noël.
13:44Et merci pour ce nouveau témoignage.
13:47Et je rappelle le nom de votre association,
13:49un tombé du nid, dont vous êtes responsable.
13:53Merci à vous.
13:54On se retrouve dans quelques instants avec mes débatteurs
13:56pour parler de l'actualité avec Jordan Bardella.
14:01On veut m'assassiner politiquement, dit le président du RN.
14:05On en parle dans quelques instants.
14:06Vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
14:070-826-300-300.
14:10Sud Radio.
14:1310h midi, Sud Radio.
14:15A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
14:18A vous de le dire avec mes débatteurs.
14:20Alexandra Spiner, Mehdi Raich, Benoît Chervalier.
14:23Les débats sont nourris hors antenne.
14:26On est très en forme.
14:27En tout cas, il y a beaucoup d'actualité.
14:29C'est les ennemis de Jordan Bardella.
14:32On en parle maintenant.
14:32C'est une affaire qui touche le président du RN au cœur même de son identité politique,
14:37qui pourrait potentiellement avoir de lourdes conséquences sur la campagne présidentielle.
14:42Mediapart qui infime avoir retrouvé des dizaines de conversations privées
14:46qui datent de 2013 à 2015.
14:51C'est au début de son engagement à l'époque au Front National.
14:55Jordan Bardella y aurait multiplié les clichés antisémites et les références complotistes.
14:59Il aurait notamment écrit que toutes les banques sont détenues par des juifs
15:03avec certaines accointances manifestement aux thèses de Soral.
15:09Un négationniste multicondamné.
15:12Le président du RN conteste tout.
15:13Il dit à l'instant en conférence de presse qu'on veut m'assassiner politiquement.
15:19C'est vrai que cette histoire, on va montrer beaucoup de prudence ici
15:22parce qu'une enquête évidemment va démarrer.
15:26Mediapart affirme avoir authentifié ces échanges grâce à plusieurs recoupements.
15:31Mais bien évidemment, on peut avoir des doutes.
15:34Mehdi Raich, cette affaire vous évoque quoi ?
15:37J'ai aucune raison de ne pas croire Jordan Bardella lorsqu'il dit qu'il n'a jamais fait ça.
15:42Mais en parallèle à cette paradoxe, je n'ai aucune raison de ne pas croire Mediapart.
15:47Donc je pense qu'aujourd'hui, on est entre les deux.
15:49C'est-à-dire que Mediapart en plus a cette capacité et quand ils enquêtent, généralement ils vont jusqu'au
15:53bout.
15:54Alors on peut critiquer la méthode, la manière de transformer ça en espèce de feuilleton de Dallas politique
15:59où la personne va effectivement beaucoup souffrir.
16:02Mais aujourd'hui, personne n'a vu les fameux messages.
16:05On a juste un article de presse qui est terriblement à charge.
16:08En plus, il y a beaucoup de noms qui sont cités dedans.
16:10L'autre point, c'est que si on prend un peu un recul politique,
16:15il ne faut pas oublier que le Rassemblement National a son congrès national fin octobre.
16:18Donc la présidence du Rassemblement National avec Jordan Bardella, c'est un énorme enjeu.
16:23Là, il est potentiellement peut-être en train de la perdre.
16:25Et il ne faut pas oublier un point.
16:26La boule puante a été lancée au bon moment.
16:28La boule puante a été lancée.
16:29Comme souvent en politique.
16:31Après, on pourra discuter de...
16:33Est-ce que cette polémique-là aura véritablement un effet sur la campagne de Marine Le Pen
16:37ou plutôt sur les électeurs ?
16:38Ça, c'est pas forcément...
16:41On ne peut pas encore le mesurer actuellement.
16:42Il faudra encore attendre un petit peu de temps.
16:44En revanche, il faut vraiment insister sur Marine Le Pen elle-même.
16:49Elle était très surprise.
16:50Oui, d'ailleurs, attendez, je vous redonne la parole.
16:53On va écouter Marine Le Pen, justement.
16:54Une dinguerie pour elle et l'été hier soir au Salon Métimates.
16:57Je ne sais même pas de quoi on parle.
16:59Non mais, pardon, mais le peu que m'a dit Madame...
17:01Le peu que m'a dit Madame me paraît tellement, totalement dingue
17:06que je suis absolument convaincue qu'une action en diffamation va être introduite
17:11dans les minutes qui ont suivi cette folie pure.
17:16Je n'ai aucune confiance dans Mediapart.
17:18Je pense qu'il y a des manières de se faire ou de manipuler les gens.
17:23Ceux que vous me dites, je n'y crois pas.
17:26Je n'y crois pas du tout.
17:28Je ne peux pas être plus clair que ça.
17:29C'est que c'est une dingue.
17:30C'est sûr qu'elle a été cueillie, d'ailleurs, par la journaliste de Mediapart.
17:33C'est sûr qu'elle n'était pas contente, Marine Le Pen.
17:36Réaction spontanée.
17:37D'ailleurs, il y a une conférence de presse de Marine Le Pen.
17:40Et aux côtés de Jordan Bardella en ce moment.
17:42Donc, on sent que depuis, le parti a réagi.
17:45Mais là, c'était de l'impro totale.
17:47Elle a été cueillie à froid.
17:49Et on voit que son énervement, il est vraiment...
17:52Alors que Jordan Bardella avait été tenu au courant deux jours avant.
17:55Mais il est là, le problème pour Jordan Bardella.
17:57C'est que lui-même est au courant le samedi.
17:59Et visiblement, Marine Le Pen n'en a pas été informée.
18:01Et quand vous avez une boule puante de cette nature qui sort dans la presse...
18:04Quelle erreur.
18:04Là, c'est une erreur totale.
18:06C'est-à-dire que vous voyez toutes les erreurs de communication qui ont été faites hier.
18:09Parce qu'il n'y a pas eu de stratégie.
18:11Personne n'y a pensé.
18:12Personne n'a conseillé Jordan Bardella.
18:13Et finalement, là, c'est une erreur de Jordan Bardella lui-même.
18:15Mais ça ne vous rappelle rien, François Fillon ?
18:19Oui.
18:19Il était au courant, pareil, de la même manière, quelques jours avant.
18:23À jour, on se souvient très bien à l'époque.
18:25Effectivement.
18:25Ça avait été...
18:26Il n'en avait parlé à personne à l'époque, Pénélope Gaite.
18:30Vous êtes nombreux à réagir.
18:32On va prendre Cédric, qui nous appelle de Saint-Alban.
18:34Bonjour, Cédric.
18:36Bonjour.
18:37Alors, qu'est-ce que vous en pensez, vous, de ces accusations, du timing de ces accusations ?
18:43Moi, je trouve que, pour le moment, il n'y a aucune preuve qu'on voit dans les faits.
18:46Il n'y a aucune preuve qu'on voit à la télé désécrit.
18:49Donc, c'est facile de manipuler les gens.
18:53Et en plus, le timing, je trouve ça douteux.
18:56Parce que, comme par hasard, pourquoi il n'est pas sorti il y a un an ?
18:59Pourquoi il n'est pas sorti il y a deux ans ?
19:00Pourquoi maintenant, à huit mois des élections présidentielles ?
19:04Jordan Bardella parle d'une éventuelle revanche, vengeance.
19:07Donc, effectivement, le timing serait à descendre.
19:10Oui, voilà. Pour moi, je suis extrêmement déçu de la politique.
19:14Ce n'est pas la première fois qu'on voit des coups bas comme ça.
19:16Pas du tout.
19:16Les diapartes, je pense qu'ils ne sont pas très clairs et pas très nets.
19:20Parce qu'avant d'accuser qui que ce soit, balancer des bombes puantes comme ça,
19:24il faut sortir vraiment les faits.
19:25Pour le moment, il n'y a aucun vrai effet.
19:28Donc, avéré, d'ailleurs.
19:30Quand on nous montre les preuves, après on parle.
19:32Et d'ailleurs, en plus, c'est un truc de 2013.
19:35Donc, pourquoi depuis 2013, ce n'est pas sorti bien avant ?
19:38Bon, c'est bizarre. Moi, je trouve très douteux.
19:40En tout cas, je ne pense pas que ça va changer les votes des gens qui votent pour eux.
19:45D'ailleurs, je vote pour eux.
19:49Je l'ai dit clairement.
19:50Avant, j'étais pour la droite.
19:51Je suis très déçu de ces mouvements politiques de la gauche,
19:54des associations avec Mélenchon et tout ça.
19:57En fait, on combat un seul parti.
20:00Déjà, un parti contre tous les autres, c'est très injuste.
20:04Cédric, c'est intéressant ce que vous nous dites.
20:06Vous dites, vous votez pour l'ERN.
20:07Est-ce que ce genre d'accusations,
20:10si elles ne sont pas prouvées,
20:11et à l'inverse, si elles sont prouvées,
20:13est-ce que c'est de nature à infléchir votre vote ?
20:17Ah ben oui.
20:17Moi, ça m'a dit encore vite pour...
20:19Parce qu'en fait, c'est Mediapart.
20:21Je ne sais pas si le jour où le gouvernement va être changé.
20:24Un jour, ça arrivera.
20:25Mais il faudra qu'il y ait des sanctions.
20:27Parce que je ne sais pas si ils ont des partis derrière.
20:29À mon avis, c'est sûr.
20:31On sait que pour qui ils sont, en fait.
20:33On le voit.
20:34Mais bon, ce n'est pas grave.
20:35Moi, vous voyez, j'ai des origines portugaises.
20:37Et moi, en fait, ce que je vois,
20:39c'est la vie d'aujourd'hui, les crises.
20:41On se fout de notre gueule depuis des années.
20:42Moi, j'ai une entreprise.
20:44Je suis en train de vivre de la galère maintenant.
20:46Parce que l'essence, c'est tellement cher
20:47qu'il y a de moins en moins de clients.
20:48Parce que ce sont des prix.
20:49Ça ne changera pas le vote de monsieur.
20:51Ça ne changera pas votre vote, alors ?
20:52C'est ça, l'information ?
20:53Ah non, non.
20:54Peu importe.
20:55Moi, j'ai encore plus mon vote.
20:57Parce que vous pensez que c'est une manipulation
20:59de la part d'un journal de gauche, militant ?
21:03Pas de gauche.
21:04On ne sait pas, en tout cas.
21:05En fait, c'est parti.
21:06Macron, on ne sait pas si il était ministre de Moulin.
21:09Après, on ne sait pas de quelle partie il est.
21:11Il lui donne tous les tableaux.
21:12Ils font des associations entre eux.
21:15Pour ne pas se faire passer le LFI, tout ça.
21:17Bon, après, je n'ai rien contre Mélenchon spécialement.
21:19Mais par contre, voilà.
21:21On le voit le malin.
21:22Merci, Cédric.
21:23Merci d'avoir réagi.
21:24Bon, c'est intéressant, quand même, ce que nous dit Cédric, oui, Gilles.
21:28Non, non, non, je vous laisse finir.
21:28Donc, vous voulez intervenir, en fait, vous levez votre doigt.
21:30Vous n'êtes pas obligé de me donner la parole ?
21:32Vous étiez poliment en train de...
21:34Non, ce que je trouve intéressant, c'est ce qui se passe actuellement.
21:37Puisque vous l'avez dit, j'ai été justement un petit peu regardé.
21:41Actuellement, il y a donc la conférence de presse de Marine Le Pen.
21:44Donc, j'étais un petit peu voir ce qui se passait pour le ramener à l'antenne.
21:47On les sent graves sur leur visage.
21:50Oui, et ce qui est intéressant, c'est qu'il y a un vrai soutien de Marine Le Pen.
21:55C'est-à-dire qu'elle pourrait prendre...
21:56Ils sont tous les deux côte à côte et on les sent effectivement soudés.
21:59Ça se voit à l'image.
22:00Moi, je n'ai pas le son, évidemment, par définition.
22:02Elle pourrait prendre ses distances.
22:03Mais pour l'instant, le choix politique qu'elle fait, c'est de l'accompagner et de l'assurer.
22:09Et je trouve ça politiquement intéressant.
22:12Ça va peut-être effectivement renforcer...
22:15Du moins, qu'elle se met à l'histoire si jamais on découvre que c'est la vérité.
22:20Alors, on a une pause, s'il vous plaît.
22:24On revient dans quelques instants et on poursuit ces débats avec effectivement ces accusations lourdes qui pèsent sur Jordan Bardella.
22:32Sud Radio. Parlons vrai.
22:37Les vraies voix Sud Radio, en direct du Salon Bâtiment à la Porte de Versailles.
22:4310h midi, Sud Radio. A vous de le dire, Stéphanie Demuru.
22:48A vous de le dire avec Alexandra Spiner, Mehdi Raich et Benoît Chervallier.
22:53Aujourd'hui, on termine nos discussions avant de passer à ces lycées bloquées.
22:58Ça vous tient à cœur, Alexandra, d'en parler aujourd'hui.
23:01C'est vrai que les images sont assez violentes.
23:03Oui, ça me tient à cœur parce que c'est proprement scandaleux et je trouve terrible.
23:06On en parle, je le dis, c'est une petite intro, en fait, de voir une jeune prise en otage
23:11comme ça.
23:11Non, on continue de parler de Jordan Bardella parce que quand même, ce qui se passe, c'est quand même
23:16assez important.
23:17Ils sont bien favoris dans les sondages, le Rassemblement National.
23:21Et potentiellement, ça pourrait faire basculer la campagne, même si on a entendu un auditeur tout à l'heure nous
23:26dire,
23:26de toute façon, quoi qu'il arrive, moi, je voterai le RN, ça ne changera rien.
23:30Mais quand même, ce qui se passe, ce n'est pas rien, surtout qu'on connaît les habitudes de Mediapart.
23:35Ça va être feuilletonné, cette affaire.
23:37Donc, ça va semer un doute et ça va semer un doute sur la sincérité, peut-être, potentiellement, de Jordan
23:43Bardella, Benoît Chervallier.
23:46Moi, ce que ça m'inspire surtout, c'est qu'on ne peut être que mal à l'aise à
23:51tous les niveaux.
23:52On est évidemment sur le fond, ça va sans dire.
23:55Sur le timing, voilà, ça interroge.
24:01Et puis enfin, si je puis dire, on ne désamorce pas une bombe qui a explosé.
24:06Donc, ça veut dire qu'aujourd'hui, le point central, c'est le mensonge.
24:12Donc, si, alors, mensonge de partout d'autres, de l'un ou de l'autre.
24:17Le point central, c'est le mensonge et l'antisémitisme supposé de Jordan Bardella, surtout quand même.
24:23Bien sûr, mais ce que je veux dire, c'est que si ces faits étaient avérés,
24:27et que, comme aux Etats-Unis, l'élément central, c'est avant tout, non pas le contenu,
24:34mais c'est le fait de mentir sur un contenu.
24:37Même si le contenu, on peut dire, c'était une erreur de jeunesse, c'est inadmissible,
24:40et il y en a eu des responsables politiques qui ont commis des erreurs de jeunesse.
24:44Après, ça, c'est grave.
24:45C'est quand même assez grave ce qu'ils racontent.
24:48Je ne dis absolument pas le contraire.
24:50Une sympathie envers les thèses de Soral.
24:52Bien évidemment.
24:53Oui, mais ça, c'est la clé, ce que vous êtes en train de dire.
24:56C'est-à-dire, est-ce que mon évolution dans la vie, la façon dont j'ai grandi,
25:01la façon dont j'ai rencontré à la fois le président d'Israël,
25:07que dans ma vie, j'ai fait telle ou telle chose par rapport à Israël,
25:11qui est un peu la défense qu'il tient en ce moment à l'Assemblée nationale.
25:14Je n'ai pas de leçons à recevoir sur l'antisémitisme,
25:18c'est ce qu'il vient de déclarer à l'Assemblée nationale.
25:21Est-ce que ce que j'ai fait ensuite rattrape ce que j'ai été quand j'étais ado ?
25:28C'est le débat qui va s'ouvrir là-dessus, une fois que c'est avéré.
25:31Oui, à condition qu'il y ait fait.
25:33Parce que là, il y a une condition qu'il y ait fait, bien sûr.
25:35Non, mais je rebondissais sur ce que disait monsieur.
25:37Et à condition qu'il le reconnaisse.
25:38Parce que la reconnaissance tardive, pardon, mais ça...
25:42Mais est-ce que vous, vous pardonneriez de tels propos d'une jeunesse
25:46par rapport à ce qu'il a fait ?
25:48Moi, je n'ai pas la réponse.
25:49C'est une question très difficile, Alexandre Aspiner.
25:51Dans sa vie d'adulte.
25:52Vous comprenez ma question ?
25:53Je comprends votre question.
25:54J'avoue que je n'ai pas vraiment de réponse à apporter.
25:58Ce sont quand même des propos absolument gravissimes.
26:01Vous avez tous les poncifs les plus abjects de l'antisémitisme.
26:07Je ne sais pas.
26:08Enfin, ça voudrait dire en tout cas que tout n'était que posture.
26:12Il y a des choses assez intéressantes sur ce sujet, sur les réseaux sociaux.
26:17Juliette Rufol m'a envoyé, notre programmatrice m'a envoyé ce matin.
26:20Par exemple, Théo Lobry, un chroniqueur, journaliste.
26:24Qui est jeune, en fait, en l'occurrence.
26:26Et qui disait
26:27Les gens de ma génération savent que c'est vrai.
26:30Et que cela ne sert à rien de nier.
26:32C'est tout le bingo de l'internet complotiste et antisémite
26:35dans les années 2010-2015
26:36qui a fait des ravages dans une grande partie de ma génération.
26:39Il faut l'avoir vécu de près
26:40pour comprendre l'impact de cette jeunesse de l'époque.
26:44Très influencée
26:45par les thèses de Soral et de Dieudonné.
26:49Ça vous parle, Mehdi Raich, manifestement.
26:51Ça, pour le coup, j'en connais plein.
26:53Moi, ce n'était pas du tout.
26:54Mais pourquoi, là ?
26:55C'est vrai que la génération qui a grandi
26:57même en 2007 jusqu'à 2015 sur YouTube,
27:01ils se sont politisés sur YouTube.
27:02Là, on revient au sujet des réseaux sociaux.
27:04Soral, c'était une méga star.
27:05Dieudonné, c'était une méga star.
27:07C'est affligeant d'entendre ça.
27:08On en veut pour preuve un exemple.
27:10C'était David Guiraud
27:11qui avait lui aussi dit à l'époque,
27:13pourtant, son père n'est pas n'importe qui,
27:16qu'il avait lui aussi appris une partie de la géopolitique
27:18ou de certaines thèses
27:19avec Alain Soral.
27:20Et il faut se rendre compte
27:22qu'une grande partie des jeunes
27:23ont été, on va dire,
27:25se sont fait labourer le cerveau
27:27par les thèses d'Alain Soral.
27:28Ça a été un véritable effet.
27:30On a sous-estimé
27:31qui était Alain Soral.
27:31On comprend mieux l'état de la société aujourd'hui.
27:33Je pense que vous les retrouvez
27:34dans les deux camps politiques,
27:36aussi bien à l'ERN qu'à l'ESI.
27:37Je pense que vous retrouvez
27:39plein de jeunes
27:39qui sont issus de ces mouvements-là
27:41et vous les retrouvez politiquement.
27:42Ça ne veut pas dire
27:43qu'ils n'ont pas changé depuis.
27:44Ça ne veut pas dire ça.
27:45Par contre,
27:45une partie de leur formation politique,
27:47y compris de leur rhétorique,
27:48de la sémantique utilisée,
27:49la manière de débattre,
27:50il y en a plein
27:51qui ont appris
27:52en regardant Alain Soral.
27:53Et quand il était jeune,
27:55ce n'est pas Marine Le Pen
27:56qui rejoignait.
27:57Il rejoignait Jean-Marie Le Pen.
27:59Il ne faut pas l'oublier non plus.
28:01Il ne faut pas rappeler
28:02les races du Front National.
28:04Qui étaient au Front National ?
28:06Qui étaient les gens du Front National ?
28:09Qui étaient à ce moment-là ?
28:10C'est l'argument de la gauche aujourd'hui.
28:11J'entendais Sophie Binet ce matin dire...
28:14Donc, c'était pas le même parti.
28:16Rima Hassan a retweeté
28:17que Alain Soral.
28:18Vous voyez donc...
28:19Pardonnez-moi de vous le dire,
28:20je suis beaucoup moins étonnée
28:21de la part de Rima Hassan.
28:24On voit bien que ça touche les extrêmes.
28:25Ça touche certains bords politiques.
28:26Gauche comme droite.
28:26D'ailleurs, c'était quoi
28:27le dicton d'Alain Soral
28:28de gauche du travail
28:28et de droite des valeurs ?
28:29Oui, oui, mais très bien.
28:31Mais le Rassemblement National
28:33a entamé
28:34et même manifestement
28:36plutôt réussi
28:36sa stratégie
28:37de dédiabolisation.
28:38C'est un autre parti.
28:39Est-ce que là,
28:40on est justement
28:41dans ce risque politique
28:42de revoir ce parti
28:44diabolisé à nouveau ?
28:45Ou est-ce que...
28:46Donnez-moi l'expression,
28:47ça va passer crème.
28:48D'ailleurs, attendez,
28:49on nous appelle Jean-Pierre
28:50qui nous appelle de Marseille.
28:51Bonjour Jean-Pierre.
28:53Oui, bonjour.
28:54Bonjour tout le monde.
28:56Vous nous avez entendu
28:57sur ces conversations,
28:58ces accusations.
28:59Est-ce que pour vous,
29:00justement,
29:01c'est de nature
29:02à changer le vote
29:03pour 2027
29:04sachant que le RN
29:05est en tête
29:06largement des sondages
29:07aujourd'hui ?
29:09Ce que je pense,
29:10c'est que ça n'a aucune chance
29:10de changer quoi que ce soit.
29:11Les gens en ont marre.
29:13Ils en ont marre d'ailleurs
29:13de ce genre de débat
29:14sur du vent,
29:16de la fumée
29:16et de la manipulation.
29:18Donc, il n'y a pas eu
29:19de débat en 2017
29:21à cause de costumes
29:22de François Fillon.
29:23Il n'y a pas eu
29:24de débat en 2022
29:25à cause de la guerre
29:26en Ukraine.
29:28Là, les gens,
29:28ils veulent un débat,
29:29ils veulent un vrai choix
29:30et ils n'acceptent pas,
29:34moi le premier,
29:35qu'on leur vole le débat,
29:36qu'on leur vole
29:36la présidentielle
29:37et qu'on nous inflige
29:39encore des espèces
29:45de mensonges
29:46orchestrés,
29:47organisés
29:47par cette espèce
29:48de clown
29:49des Duplé
29:50et Duplénel
29:51qui,
29:51si on s'amuse
29:52à compter
29:53le nombre de casseroles,
29:54il a de quoi
29:54monter un restaurant
29:55trois étoiles.
29:56Parce que, franchement,
29:57les accusations à tort,
29:58les faux qu'ils fabriquent
30:00et les affaires
30:01qu'ils instrumentent,
30:02moi, ça me fascine
30:03qu'ils soient encore
30:04l'idole de la plupart
30:05des jeunes
30:06en école de journalisme.
30:08Parce que c'est
30:08tout simplement
30:09de l'escroquerie
30:11intellectuelle,
30:11ce monsieur.
30:12C'est intéressant
30:13ce que vous nous dites
30:14parce que dans la première partie,
30:15je me demandais
30:15si vous disiez
30:16bon, c'est pas grave,
30:18on ne va pas se laisser
30:19voler le débat.
30:20Nous, ce qui nous intéresse,
30:21c'est notre situation
30:22et qui est grave en France,
30:24le pouvoir d'achat
30:25et on s'en fiche bien
30:26de ces débats.
30:27Mais non, vous,
30:28vous pensez effectivement
30:29que ce sont des mensonges,
30:30des barbouseries d'ailleurs,
30:31comme dirait
30:32Jardin Berdella.
30:35Et pour vous,
30:36les Français
30:36vont faire fi
30:38de ces accusations
30:38en pensant que c'est
30:39tout simplement
30:40une manipulation.
30:41Je pense qu'aujourd'hui,
30:42il y a un parti
30:43passionnément antisémite,
30:44je peux le dire
30:45parce que ça a été recruti
30:46par la justice,
30:46il s'appelle LSI
30:48et que les partisans
30:50de LSI
30:50veulent faire oublier
30:51à peu de prix
30:52et à peu de frais
30:53que le vrai parti
30:55passionnément antisémite
30:56aujourd'hui,
30:56c'est LSI.
30:57Le parti de la discorde,
30:59c'est LSI.
30:59Le parti qui veut mettre
31:02le saccage de partout
31:03comme on le voit
31:03dans les lycées
31:05depuis hier,
31:06c'est LSI.
31:07Et c'est LSI,
31:08Mélenchon et toute sa clique
31:10qui est à la manœuvre.
31:11Donc moi,
31:12je veux dire,
31:13j'ai maintenant 61 ans,
31:16c'est la fixe
31:16élection présidentielle,
31:18jusqu'à 2012,
31:202012,
31:20où il n'y avait
31:21toujours eu un débat.
31:22aujourd'hui,
31:23on est privé
31:24de débat.
31:24Donc ce débat,
31:25il faudra avoir,
31:26il faudra accepter
31:27le débat,
31:28accepter les idées
31:29des autres
31:30et les accepter
31:31posément.
31:32On ne va pas,
31:33quand je dis
31:33on,
31:34c'est les Français,
31:35je pense,
31:35ne vont pas se faire voler
31:36cette élection
31:37et ce débat.
31:38Et une dernière chose,
31:39les tribunes,
31:40des artistes,
31:41des machins,
31:42des sportifs,
31:43il faut qu'ils arrêtent.
31:44Ils sont bons dans leur parti.
31:45Moi, j'adore Teddy Rinière
31:46quand il fait du judo,
31:47mais quand il parle de politique,
31:49autant demander à une poule
31:50ou à une dame
31:51de préparer le repas de Noël.
31:53Merci Jean-Pierre.
31:54En tout cas,
31:54vous dites stop,
31:56c'est vraiment intéressant
31:57pour le coup,
31:58ce que nous dit Jean-Pierre
32:00et oui,
32:01LFI,
32:02pour lui,
32:02le vrai parti en dessous,
32:03c'est lui,
32:03quelles que soient
32:04ses accusations
32:04qui pèsent sur Jordan Bardella.
32:06Je parle évidemment
32:07sur le fait que
32:08la LFI est un parti
32:10passionnément antisémite,
32:12mais il n'empêche
32:13que,
32:14comme vous l'avez dit,
32:15la bombe a explosé
32:16et maintenant,
32:18voilà,
32:19qu'est-ce qu'on en fait ?
32:20Est-ce que Jordan Bardella ment ?
32:22Est-ce qu'effectivement
32:22il est innocent
32:23ou en quel cas
32:24c'est un véritable scandale ?
32:27On en est donc
32:28dans un pays,
32:29on va se demander
32:30si c'est l'extrême droite
32:31ou l'extrême gauche
32:32qui est la plus antisémite,
32:33vous vous rendez compte ?
32:35Non, non,
32:35mais il dit deux choses.
32:36Je pense que si on résume,
32:37la première,
32:38qui est la question de fond,
32:40c'est que,
32:42comment dire,
32:43au-delà de la gravité
32:46du contenu,
32:47encore une fois,
32:48c'est qu'en effet,
32:49il y a un besoin colossal
32:51de débat dans ce pays
32:52sur la prochaine élection présidentielle.
32:55Et si,
32:56à partir du moment
32:57où c'est perçu
32:57comme une forme de diversion,
32:59encore une fois,
33:00indépendamment,
33:00de confiscation,
33:01là, c'est sûr
33:02que ça ne marche pas du tout.
33:03Et le deuxième volet,
33:06c'est,
33:08évidemment,
33:09ça ne vient pas
33:09de n'importe qui
33:10à n'importe quel moment
33:11et donc,
33:12ça ne fait qu'encore une fois
33:14polariser
33:14en disant,
33:15de toute façon,
33:16c'est une manipulation,
33:17regardez qui est derrière.
33:18Donc,
33:19même si c'est vrai
33:19ou ce n'est pas vrai,
33:20finalement,
33:20on s'en moque,
33:21regardez de qui ça vient
33:22et de l'autre côté,
33:24c'est donc,
33:24chacun en fait,
33:26ressort,
33:27si je puis dire,
33:28renforcé
33:28par son antagonisme
33:31de l'autre
33:31et de ses convictions.
33:32Il y a ça
33:32et il y a un autre terme
33:33que j'emploierais,
33:34c'est le dégagisme.
33:35Quand on entend
33:36les personnes qui parlent,
33:37il y a un dégagisme
33:38qui est très fort,
33:40c'est,
33:40au final,
33:41peu importe ce qu'il a fait,
33:42de toute façon,
33:43c'est tous des pourris,
33:43il faut tous se dégager.
33:44En gros,
33:44c'est ça le discours.
33:45Et là,
33:46quand on voit
33:46que ce n'est pas forcément
33:47l'antisémitisme
33:48qui va faire que les gens
33:49ne votent pas IRN,
33:50ça va être plutôt
33:50des considérations économiques,
33:52il faut dégager une partie
33:53d'élite,
33:58dans quelques instants
34:00sur Sud Radio
34:01avec la suite
34:02de nos débats
34:02et cette mobilisation,
34:04cette grève
34:05des fonctionnaires
34:06aujourd'hui
34:07qui virent d'ailleurs
34:08très mal
34:09dans certains lycées de France.
34:10Il y a des lycées bloqués
34:11et ça tourne parfois
34:13même à l'émeute.
34:14On en parle,
34:15vous voulez réagir ?
34:160800 26 300 300.
34:20Sud Radio,
34:23parlons vrai.
34:2410h midi,
34:25Sud Radio,
34:26à vous de le dire,
34:27Stéphanie Demuru.
34:28A vous de le dire
34:29avec mes débatteurs du jour
34:31Alexandra Spiner,
34:32Mehdi,
34:32Raïch,
34:33Benoît,
34:34Chervalier,
34:35la fonction publique
34:36est en grève aujourd'hui.
34:378 syndicats
34:38qui ont appelé
34:39à une journée
34:40de mobilisation
34:41et cette mobilisation sociale
34:42c'est aussi dans les lycées,
34:44190 lycées concernés
34:47partout en France,
34:48Nice,
34:48Grasse,
34:49Menton,
34:49Bordeaux,
34:50Marseille,
34:51un peu partout.
34:52C'est en Ile-de-France
34:53que c'est le plus compliqué
34:54parce que là,
34:55certaines mobilisations
34:57ont carrément
34:58disons-le,
34:59tournées à l'émeute.
35:01C'est des blocages
35:02organisés par TikTok,
35:04des individus cagoulés,
35:05des tirs de mortiers,
35:07une bataille politique
35:08évidemment entre le gouvernement
35:09et la France insoumise
35:11qui est accusée
35:12d'instrumentaliser
35:14cette colère
35:15parfois légitime
35:16évidemment
35:16des lycéens.
35:18Alors,
35:19Alexandra Spiner,
35:20je me tourne vers vous
35:21parce que vous avez envie
35:22d'en parler
35:22de cette mobilisation.
35:23c'est vrai qu'on a vu
35:24des images
35:26difficiles,
35:27des affrontements
35:27entre jeunes et policiers
35:28notamment en Ile-de-France.
35:30Vous avez actuellement
35:3140 lycées
35:32qui sont concernés
35:33par ces émeutes,
35:34vous en avez une quinzaine
35:35qui ont subi
35:36des dégradations
35:37extrêmement importantes.
35:38200 000 euros
35:39de dégâts,
35:40200 000 euros
35:41de dégâts.
35:43Je vous invite
35:44à juste imaginer
35:44ce qu'on peut faire
35:45avec 200 000 euros
35:47pour des projets pédagogiques,
35:49pour des lycéens.
35:51Donc oui,
35:52moi je suis très en colère
35:53parce que nous voyons bien
35:55que tout ça
35:55est complètement orchestré
35:57par la LFI
35:58et je vois ces gamins
36:00qui se laissent
36:00complètement manipuler
36:01parce que la réalité,
36:05en tout cas en Ile-de-France,
36:07elle est très différente
36:08de ce que veulent
36:08nous raconter
36:09M. Boyard
36:11et ses amis.
36:12Nous, on met
36:13vraiment le paquet
36:14sur la jeunesse.
36:16On est à près
36:17de 7 milliards
36:18d'investissements
36:20sur les lycées.
36:21La jeunesse
36:22est notre priorité.
36:24Je veux dire,
36:25tout ça
36:25est complètement délirant.
36:27Il faut rappeler
36:27que,
36:29je l'ai dit tout à l'heure,
36:30mais vous savez,
36:31un jour d'école
36:32en moins,
36:33c'est vraiment
36:34les enfants
36:36fragiles socialement
36:37qui sont le plus pénalisés.
36:38c'est-à-dire ceux
36:39qui veulent prétendument
36:40en défendre,
36:41ce sont ceux
36:42qui les exposent
36:43le plus.
36:43Donc,
36:44c'est tout simplement
36:45inacceptable.
36:47Mais c'est quoi,
36:47vous,
36:48c'est aux émeutiers,
36:49si j'ose dire,
36:50que vous en voulez ?
36:51Parce que c'est vrai
36:51qu'il y a quand même
36:52une mobilisation
36:53des lycéens
36:54qui peut sembler
36:55légitime
36:57hors ces casseurs.
36:58que les lycéens
36:59se mobilisent,
37:00pourquoi pas ?
37:01On peut discuter
37:02calmement,
37:03il n'y a pas de sujet.
37:04Mais quand on voit
37:05des scènes obscènes
37:06comme celle du maire
37:08de Saint-Denis,
37:09dont je rappelle quand même
37:10qu'il est officier
37:12de police judiciaire,
37:13il est maire de Saint-Denis.
37:14Et Balibakayoko
37:15qui a apporté son soutien
37:16clair aux lycéens
37:17ce matin,
37:18y compris ceux...
37:19et qui dansent
37:20devant
37:22ce qui est un incendie
37:24qui a été provoqué
37:25par les émeutiers,
37:26je trouve que c'est
37:27simplement scandaleux.
37:28Son entourage a dit
37:29qu'il avait essayé
37:29de l'éteindre l'incendie.
37:31Moi, ce n'est pas tout à fait
37:31ce que j'ai vu
37:32sur les images,
37:33mais qu'importe.
37:34En tout cas,
37:35ce qui est certain,
37:36c'est qu'un élu,
37:37il a vocation
37:38à être exemplaire.
37:40Et tous ces élus
37:41LFI
37:42ne le sont pas.
37:43Moi, j'ai vu
37:44M. Boyard
37:47vociférer,
37:48profaner
37:48des insultes
37:50mensongères,
37:51tout ça
37:51est affreux.
37:53Derrière,
37:54vous avez des gamins.
37:55Vous avez une jeune fille
37:56qui a été blessée
37:58avec de l'acide chlorhydrique.
37:59Vous savez,
38:00quand c'est juste
38:02un filet d'informations
38:03comme ça
38:04qui passe sur votre écran,
38:06c'est déjà choquant.
38:07Mais quand c'est votre enfant,
38:08on met la jeunesse
38:10francilienne
38:10et française
38:11en danger.
38:12Et oui,
38:12c'est tout simplement
38:13scandaleux.
38:15Madame Chervallier,
38:16c'est vrai que
38:17LFI,
38:18je crois
38:19que ce n'est pas
38:19leur faire injure
38:20que de dire
38:21qu'ils soufflent
38:21sur les braises.
38:22Bali Bakayoko,
38:23clairement,
38:24soutient.
38:25On le voit
38:25encore ce matin
38:27au milieu
38:27des lycéens.
38:29Soutenir ce mouvement,
38:30ça ne le dérange
38:31absolument pas.
38:32Non mais sans parler
38:34de...
38:34Je parle des tirs
38:35de mortier,
38:35etc.
38:36Je ne parle pas
38:36des manifestations
38:39pacifiques,
38:39d'ailleurs,
38:40dans plusieurs lycées
38:40de France
38:41aujourd'hui.
38:43Là aussi,
38:44je pense qu'il y a
38:44deux choses.
38:45Le premier,
38:46c'est le contraste
38:47évidemment saisissant
38:48après l'espèce
38:49de concorde
38:50du week-end dernier.
38:51Je pense qu'il y a
38:51un élément de timing
38:52aussi qui fait
38:53qu'on ne peut être
38:54que saisi
38:55par cette différence.
38:59Et le deuxième,
39:00indépendamment
39:00de la manipulation
39:01ou de l'exploitation
39:02politique,
39:03c'est en fait
39:03quelles sont
39:04les revendications.
39:05Parce qu'un mouvement
39:06ou une expression,
39:07elle est censée
39:10revendiquer quelque chose
39:11pour obtenir quelque chose.
39:13Alors, c'était
39:13pour faire
39:15le trait d'union
39:16avec le volet religieux.
39:18C'était la loi
39:18de Vaquet
39:19il y a un certain
39:19nombre d'années.
39:21C'était, bref,
39:21on veut l'abrogation
39:23de quelque chose.
39:25Là,
39:25quelle est la question
39:27posée ?
39:28Je pense que
39:29il est là
39:30le problème,
39:31c'est qu'il n'y a rien.
39:33C'est-à-dire qu'il n'y a
39:33pas de question,
39:34il n'y a pas
39:34de revendication précise.
39:36À l'origine,
39:36si, les enseignants
39:37absents,
39:37les emplois du temps
39:38à rallonge,
39:39les classes surchargées,
39:40il y en a,
39:41mais le problème,
39:42c'est l'attitude
39:42de certains.
39:43C'est un melting pot,
39:44c'est un fourre-tout,
39:48c'est tout
39:48et n'importe quoi.
39:50Ce que j'aimerais
39:50rappeler quand même,
39:51parce que,
39:53avec ce mouvement
39:54qui est complètement
39:55orchestré par LFI,
39:56nous,
39:57quand nous sommes arrivés
39:57à la région,
39:58on a trouvé
39:59les lycées
40:00dans un état
40:01indigent,
40:02indigne,
40:03indigne,
40:04c'est-à-dire
40:04ces gens
40:05qui sont là
40:06en train de soutenir
40:07des revendications
40:08des jeunes,
40:09quand ils étaient
40:10aux manettes,
40:11en tout cas,
40:11en Ile-de-France,
40:12ça a été la catastrophe.
40:14La catastrophe.
40:15Nous,
40:16c'est notre premier budget,
40:18notre premier budget,
40:19on a investi
40:19près de 2 milliards
40:20cette année
40:21pour les lycées.
40:22Vous savez,
40:23il y a les diseux
40:23et les feuseux.
40:24Je suis nombreux
40:25à réagir,
40:27Benoît,
40:28Michel,
40:29vous nous appelez
40:30de Noir et Table,
40:31soyez le bienvenu
40:32sur l'antenne
40:32de Sud Radio.
40:33Oui,
40:34bonjour,
40:34bonjour.
40:35Oui,
40:35moi,
40:35je pense qu'au lieu
40:37de se lamenter
40:39sur les conséquences,
40:41il aurait été très important
40:43d'agir sur les causes,
40:45parce que les causes,
40:46elles sont indéniables,
40:47il y a des réalités,
40:49les professeurs
40:50en parlent
40:51et les directions
40:52à tous les niveaux
40:55ne rentrent pas
40:57dans le dialogue.
40:58Et les conditions d'études
41:00des gens
41:01de conditions modestes
41:03qui ne sont pas
41:04dans le secteur privé
41:05qui est largement
41:07subventionné
41:07par la région,
41:09ils devront...
41:10Eh bien,
41:11attendez,
41:11je finis.
41:12Oui,
41:12bien sûr.
41:13Il vient de se poser
41:14la question
41:14de voir
41:15comment on anticipe
41:17les problèmes
41:18et on les résout
41:19avant d'ils explosent.
41:21Dans la vie quotidienne,
41:23on sait le faire, ça.
41:25Quand on conduit sa voiture,
41:28on est toujours
41:29en anticipation
41:29d'un accident.
41:31Et c'est comme ça
41:32qu'on n'en a pas.
41:33Alors, vous comprenez,
41:34moi, ce qui m'étonne
41:35beaucoup,
41:36c'est que tous ces
41:37responsables politiques
41:38qui vantent
41:39leur travail,
41:41soi-disant,
41:42c'est marrant
41:43parce que
41:44pourquoi y a-t-il
41:45tant de problèmes
41:46dans les lycées publics ?
41:48Si les choses
41:49avaient été faites
41:50correctement
41:51en temps
41:51et en heure,
41:53il n'y aurait pas
41:53ces problèmes.
41:54Oui, mais Michel,
41:55pardonnez-moi,
41:56Alexandre,
41:58vous êtes sentie attaquée
41:59manifestement
42:00dans les politiques
42:01de réaction.
42:02Mais pardonnez-moi,
42:03je termine quand même.
42:04Michel,
42:04il faut faire la différence
42:05quand même
42:05avec les revendications
42:07légitimes,
42:08c'est ce que je dis
42:08depuis le début
42:09des lycéens,
42:10en effet,
42:11et les tiers de mortier
42:12et ces jeunes cagoulés
42:13qui viennent s'en prendre
42:14aux forces de l'ordre
42:16et semer le bazar
42:17si j'ose dire.
42:18Mais je vous laisse répondre,
42:19Alexandra.
42:21Déjà,
42:21bonjour monsieur,
42:22juste pour vous répondre,
42:23nous,
42:23nous investissons
42:244000 euros par lycéen
42:25dans les lycées publics.
42:27Ça,
42:27c'est le premier point.
42:28Le deuxième point,
42:29monsieur,
42:29c'est qu'effectivement,
42:30il faut...
42:31Non,
42:31mais c'est pas politique.
42:33La réalité,
42:34c'est qu'effectivement,
42:35il y a 10 ans,
42:36tous ces lycées
42:37étaient dans un état déplorable.
42:39Donc ça,
42:39c'est la réalité.
42:41Qu'il y ait des revendications.
42:43Je suis moi-même enseignante
42:45qu'il y ait des sujets
42:46sur la façon dont les enseignants
42:48sont traités dans ce pays.
42:49Nous sommes mille fois d'accord.
42:51Il y a des choses à améliorer.
42:53Mais on ne peut pas mentir,
42:55en fait.
42:56Moi,
42:56mon problème,
42:57c'est que ces gamins,
42:58on leur ment.
42:59On leur ment,
42:59on les manipule
43:00et on en fait
43:00de la chair à canon électorale.
43:01La question,
43:02c'est le mouvement
43:04instrumentalisé,
43:04Michel.
43:05C'est vrai que
43:05quand vous les voyez,
43:06ces jeunes,
43:07en plus,
43:08ils se retrouvent en prise
43:08avec la police,
43:10ça donne parfois
43:10des débordements
43:11qui ne sont pas acceptables
43:12non plus.
43:13Ça les met en danger.
43:14Si je pourrais juste
43:15rajouter quelque chose
43:15sur les revendications,
43:19ça touche à
43:20qui est responsable de quoi.
43:21Et c'est intéressant
43:22quand on écoute Alexandra
43:23parce que
43:25la responsabilité des lycées,
43:26justement,
43:27c'est les régions.
43:28La responsabilité
43:29des salaires
43:30des enseignants,
43:31c'est l'État.
43:32Donc,
43:33on voit
43:34de qui est responsable
43:35de quoi.
43:35La question restera en l'air,
43:37mon cher Benoît.
43:38Bien sûr.
43:39La question des responsabilités
43:40de chacun.
43:41Merci en tout cas
43:41à tous les trois.
43:42Alexandra Spiner,
43:43Mehdi,
43:44Raïch et Benoît.
43:45Chers Valiers,
43:46c'est l'heure de retrouver
43:47notre cher Péricault,
43:48les gars.
43:49Beaucoup d'actualités.
43:50Bonjour.
43:50Très riche, très fort.
43:51Bonjour Stéphanie.
43:52Mais nous allons chercher
43:53à savoir
43:54si on va enfin pouvoir
43:55remplir les églises.
43:57Est-ce que les Français
43:57vont repartir à la messe
43:58après la visite
43:59de Léon XIV ?
44:00C'est bien possible.
44:00Je pense aux fabricants
44:01d'hosties
44:02qui sont au bord
44:02de la faillite.
44:03Peut-être investir
44:04dans l'hostie,
44:05ça serait formidable.
44:06On saura ça
44:07avec le Père Laurence
44:08Talabourdillon
44:09qui est un spécialiste
44:11des affaires pontificales
44:12et qui est grand communicant
44:14du diocèse de Paris
44:14et qui dit les choses
44:16avec le...
44:17C'est un parler vrai.
44:18C'est bien.
44:18On aime mieux ça.
44:19Voilà.
44:20Faut-il tuer l'État-providence ?
44:21Notre système économique
44:22est à bout de souffle.
44:24Allez, on tue l'État-providence
44:25et on ouvre
44:25le chingue économique.
44:27Chacun fait ce qu'il veut.
44:28On arrive au travail
44:29si on veut
44:29et chacun fixe son salaire.
44:31On va en discuter
44:32avec Marc Thoaty,
44:33le grand économiste
44:33qui est là.
44:34Ah !
44:35Et puis nous aurons
44:36la réplique
44:36d'un député modem
44:38de Réloir,
44:39Philippe Vigier,
44:39qui dira quand même
44:40qu'on a fait ce qu'on a pu
44:42avec ce système économique
44:42qui est à bout de souffle.
44:44Voilà.
44:44Donc on est dans l'angoisse.
44:45Et puis André Bercoff
44:46parlera aussi d'un petit mot.
44:48Et moi je dirais
44:48un petit mot
44:48sur Jordan Bardella.
44:51Le spara-dra
44:53qui colle.
44:54La pauvre Marine Le Pen.
44:55Chaque fois qu'elle s'en débarrasse
44:56comme dans le capitaine Haddock,
44:57hop !
44:57Elle se retrouve au droit gauche.
44:59Bon là ils étaient bien unis
45:00ce matin.
45:00Oui, oui, oui.
45:01Merci bonne émission.
45:02Je vous laisse
45:03que vous allez être en retard
45:04sinon.
45:05Merci beaucoup Perico.
45:06A demain
45:07et on se retrouve à 10h.
45:08Sous-titrage Société Radio.