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  • il y a 52 minutes
Avec Gilles Ganzmann, Rachida Kaaout, Alexandra Szpiner, Fabien Verdier

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##A_VOUS_DE_LE_DIRE-2026-11-02##

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Transcription
00:00:00Soyez les bienvenus, ravis de vous retrouver en ce lundi. J'espère que vous êtes en forme, on est ensemble
00:00:06jusqu'à midi.
00:00:07De 10h à 12h30, est-ce que vous fumez ? Et si oui, est-ce que vous voudriez arrêter ?
00:00:12Eh bien, j'ai une bonne nouvelle pour vous. Le mois de novembre, c'est le mois sans tabac.
00:00:17En France, il y a quand même près d'un adulte sur quatre qui fume encore.
00:00:21Alors pourquoi est-ce que c'est aussi difficile d'éteindre cette dernière cigarette ?
00:00:25Plus largement, est-ce que vous trouvez ça normal qu'on ait besoin de campagnes nationales pour nous inciter à
00:00:30prendre soin de notre santé ?
00:00:32Est-ce que ça vous irrite à force de vouloir nous inciter à mieux vivre ?
00:00:36Est-ce qu'on ne finit pas par tous nous dicter nos comportements ?
00:00:40Qu'en pensez-vous ? A vous de le dire. 0826 300 300.
00:00:44Emmanuel Galasso vous attend comme chaque jour au standard.
00:00:48À partir de 10h30, comme tout le temps, comme tous les jours,
00:00:52trois débatteurs autour de la table pour commenter les sujets qui vous font parler.
00:00:56Vous le savez, c'est une semaine à haut risque.
00:00:58Encore une, le budget en discussion est déjà.
00:01:01De nombreux lycées bloqués, malgré les annonces obtenues par les lycéens.
00:01:05Est-ce qu'il faut poursuivre les blocages ou reprendre les cours ?
00:01:08Puis ce n'est pas fini, je dis, c'est les syndicats qui s'emmêlent.
00:01:11Ils appellent à une journée de grève et de mobilisation au risque de nouvelles violences.
00:01:15Personne, en tout cas, ne pourra oublier l'image de ce gendarme transformé en torche humaine ce week-end
00:01:20et de ces commerçants qui, à force de voir chuter leur chiffre d'affaires, sont au bord de la faillite.
00:01:25Comment faire entendre la colère sans laisser les casseurs faire la loi ?
00:01:29A vous de le dire.
00:01:31Est-ce que l'on peut encore parler immigration sans être accusé de racisme par Jean-Luc Mélenchon ?
00:01:37Le leader de la France Insoumise devait être au 20h de TF1.
00:01:40Ce soir, il l'annule.
00:01:41Il accuse Anne-Claire Coudray, la présentatrice, d'avoir laissé Edouard Philippe tenir sans le contredire
00:01:47des propos qu'il juge raciste sur l'immigration et les violences.
00:01:49Est-ce que vous trouvez ça normal ?
00:01:51Venez nous le dire.
00:01:53Et puis le même Edouard Philippe qui ferme la porte à une primaire de la droite et du centre.
00:01:57Le candidat Horizon a rejeté hier la proposition de Gabriel Attal
00:02:01qui veut départager les candidats de leur camp.
00:02:03Elle n'a aucun sens pour lui.
00:02:05Est-ce qu'il a raison ?
00:02:05A vous de le dire.
00:02:0810h30, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:02:12Bonjour Gilles Gansemal.
00:02:13Bonjour Stéphanie.
00:02:14J'ai bien cru que je n'allais pas vous avoir.
00:02:15Ne racontez pas les petits secrets.
00:02:18Je vais raconter aux auditeurs, c'est trop rigolo.
00:02:21Gilles m'a envoyé ces petites alarmes manquées.
00:02:24Il y en a cinq.
00:02:25Mais vous devez être vraiment très fatigué.
00:02:27Oui, je ne suis pas la vieille du tout.
00:02:29Oui, je suis là.
00:02:31Vous savez que j'ai été fumeur.
00:02:33Oui, justement, c'était ma prochaine question.
00:02:35N'essayez pas de changer aussi vite au sujet.
00:02:37Mais oui, c'était évidemment ce que j'allais vous poser comme question.
00:02:40Et alors, combien de temps et vous avez réussi à arrêter ?
00:02:44Un jour, j'ai été très malade.
00:02:47J'avais une grippe et j'ai craché des choses noires.
00:02:50Totalement noires avec du sang dans le lavabo.
00:02:54Oui, ce n'est pas bon.
00:02:54J'ai consulté, j'ai eu très peur.
00:02:57Ça m'a calmé, en fait.
00:02:59Je me suis dit, je suis en train de cracher mes poumons, ça devient quelque chose de dangereux.
00:03:04Mais pour moi, la cigarette était un vrai plaisir.
00:03:07Vous avez arrêté d'un coup ?
00:03:08Oui, j'ai arrêté d'un coup.
00:03:09Mais la cigarette après le repas, la cigarette, à l'époque, on pouvait fumer dans les studios de radio ou
00:03:17de télé et donc être au montage avec la cigarette.
00:03:20Il y avait des cigarettes news qui résumaient bien les choses.
00:03:23C'est vrai que c'était un autre temps.
00:03:24Mais oui, c'était un autre temps.
00:03:26J'ai connu les trains.
00:03:27Ah non, je n'ai jamais fumé de ma vie.
00:03:29Mais j'ai connu les trains et même les avions.
00:03:31Moi, je fumais en montage ou en télé.
00:03:33Ou même, il y a des plateaux où on fumait.
00:03:36Vous vous souvenez, chez Michel Pollack, tout le monde fumait.
00:03:38Tout le monde fumait.
00:03:39Et puis, vous aviez les cigarettes news.
00:03:43Alors, c'était bien pour un journaliste de fumer les cigarettes news.
00:03:46Et le slogan, c'était « Take a break in the rush ».
00:03:49Ça veut dire un moment de détente dans l'action.
00:03:51Et pour moi, ça représentait ça.
00:03:53De pouvoir avoir de la détente tout en étant dans l'action.
00:03:57Et c'est ça qui était dangereux.
00:03:58C'est plus trop l'ambiance.
00:03:59Heureusement qu'on n'a pas Philippe Coye avec nous.
00:04:01Qui défend évidemment les buralistes.
00:04:04Et c'est ça qui était addictif.
00:04:06Et évidemment, quand vous ne fumez pas pendant un mois,
00:04:09c'est peut-être la bonne idée pour d'un seul coup arrêter.
00:04:12Oui, parce que ce que je disais, c'est plus l'ambiance.
00:04:14Là, c'est le mois de novembre.
00:04:15C'est le mois sans tabac.
00:04:17On accueille un expert de l'arrêt du tabac.
00:04:20Pour ceux qui nous écoutent et qui se disent
00:04:22« Mince, mais comment je pourrais faire ? »
00:04:24J'aimerais bien, moi, éteindre ma dernière cigarette.
00:04:26Mais ça ne marche pas.
00:04:27Bonjour Vincent Pelomay, l'on dit ?
00:04:30Pelomay.
00:04:31Pelomay.
00:04:32C'est espagnol, non ?
00:04:34Non, Pelomay ?
00:04:35C'est vers le sud-ouest.
00:04:36Bon, très bien.
00:04:37Intervenant pour son expertise et de l'arrêt du tabac.
00:04:42Pourquoi est-ce si difficile d'arrêter de fumer ?
00:04:45Parce que la cigarette contient une substance très addictive qui s'appelle la nicotine.
00:04:50Et cette substance, elle active des récepteurs nicotiniques dans le cerveau
00:04:54qui vont petit à petit nous donner le besoin de fumer
00:04:58parce qu'on va ressentir un vide, un stress, de la nervosité.
00:05:01Et l'addiction va s'enclencher.
00:05:03Quand on va fumer, on va soulager le manque.
00:05:05On va avoir le sentiment de se sentir mieux.
00:05:08Et donc, le cerveau va faire de cette dépendance un besoin important
00:05:12qui va créer une forte addiction.
00:05:14Alors, est-ce qu'on peut finalement arrêter par la simple opération de notre volonté
00:05:19quand on est vraiment accro ?
00:05:21Oui, on peut avec la volonté.
00:05:23Mais c'est difficile avec la volonté parce qu'on a le sentiment de le vivre comme une privation.
00:05:27En fait, on a l'impression de renoncer à son plaisir, à son envie.
00:05:30Et donc, souvent, ça met énormément de temps.
00:05:33Mais la volonté est bien sûr une arme importante pour réussir.
00:05:37Vous avez une association qui s'occupe justement de tous ces gens qui sont vraiment accros au tabac.
00:05:43Comment vous vous y prenez ?
00:05:45Est-ce qu'il y a beaucoup de gens qui sont déjà concernés ?
00:05:48Parce que c'est important de dire, je disais quoi, près d'un adulte sur 4 ?
00:05:53Sur 4 ou sur 5, oui.
00:05:54Et des jeunes d'ailleurs, peut-être ?
00:05:56Des jeunes, oui.
00:05:57De tout âge.
00:05:57La jeunesse est plus dirigée vers la vape aujourd'hui.
00:06:01Mais oui, on a une association qui accompagne les fumeurs.
00:06:03Ce sont d'anciens fumeurs qui sont passés par l'arrêt du tabac.
00:06:06Et donc, on est au quotidien, quasiment 7 jours sur 7, 24 heures sur 24,
00:06:10pour répondre aux problématiques que rencontrent les participants.
00:06:15C'est comme les alcooliques, en fait.
00:06:18C'est-à-dire que ceux qui l'ont été aident, ceux qui le sont encore.
00:06:22Il y a vraiment encore des gens accros au tabac à notre époque,
00:06:25parce qu'on peut vraiment ne plus fumer dans plein d'endroits, quand même.
00:06:30Oui, oui.
00:06:31Encore beaucoup de personnes qui sont très accros.
00:06:32On le voit dans les groupes.
00:06:34Il y a des personnes qui fument encore entre 20 et 30 cigarettes par jour,
00:06:37depuis 30 à 40 ans,
00:06:39et qui n'arrivent pas à abandonner cette cigarette.
00:06:41Alors vous, vous avez été fumeuse.
00:06:43On a une autre invitée.
00:06:46Combien de temps vous avez fumé ?
00:06:49Et c'était quand, la première cigarette ?
00:06:51C'était au lycée, avec des amis, en sortant de cours.
00:06:57C'était la cigarette festive.
00:06:59Comme beaucoup, d'ailleurs.
00:07:00Ça commence souvent comme ça.
00:07:01Ça commence comme ça.
00:07:02Et on n'aime pas, mais on essaye encore.
00:07:06Donc j'ai fumé pendant des années.
00:07:09Et un jour, je me suis dit que ce n'était pas bon, qu'il fallait que j'arrête.
00:07:14Combien de temps après avoir commencé ?
00:07:17Bien, 10 ans.
00:07:18Ah oui ?
00:07:19Oui.
00:07:20Et vous fumiez beaucoup ?
00:07:21Ça commence par la cigarette festive,
00:07:23et après, c'est tous les jours, en journée.
00:07:27Et l'addiction s'installe ?
00:07:29Et l'addiction s'installe.
00:07:30On n'aime pas, et on finit par aimer ça.
00:07:33Et en avoir besoin.
00:07:34Et un jour, vous vous dites, là, stop.
00:07:36C'est pour ma santé.
00:07:38Qu'est-ce qui vous fait avoir envie d'arrêter ?
00:07:41Je fais très attention à ce que je mange,
00:07:43ce que je mets sur ma peau,
00:07:44ce que faire attention au soleil.
00:07:46Je me dis, je peux avoir un cancer, etc.
00:07:51Et un jour, j'étais en famille au ski.
00:07:54Mon frère est pneumologue,
00:07:55donc on parle de ça.
00:07:58C'est toujours le corps du nid.
00:08:00Et donc, je me vois en soirée, en dîne,
00:08:02il fait bon dans la maison,
00:08:04on voit la neige dehors, etc.
00:08:07Et je suis la seule à sortir dehors
00:08:08sur la terrasse du chalet
00:08:11pour fumer une cigarette.
00:08:12Et je suis gelée,
00:08:13et je me dis, mais qu'est-ce que je fais là ?
00:08:14C'est n'importe quoi.
00:08:16Il faut vraiment que j'arrête.
00:08:17Et ça a été l'élément déclencheur.
00:08:18Et comment vous avez fait, alors ?
00:08:20Il faut beaucoup de volonté.
00:08:22Voilà.
00:08:23Et c'est vraiment la prise de conscience.
00:08:27Il y a des moments, j'ai reçuté.
00:08:28Et avec...
00:08:31Il faut...
00:08:32J'ai découvert des moyens de m'aider.
00:08:36Je crois que le monsieur a une appli.
00:08:38On peut le dire.
00:08:39On ne va pas faire une demi-heure de publicité,
00:08:41mais on peut dire que vous aviez une application
00:08:44qui aide à quitter le tabac.
00:08:46Enfin, oui, merci.
00:08:48Je fais une Jean-Claude Vandamme, là.
00:08:49Je mélange l'anglais et le français.
00:08:51À quitter, oui, la cigarette.
00:08:53Oui.
00:08:53En fait, c'est une application très pédagogique
00:08:55qui explique les mécanismes de l'addiction,
00:08:57qu'ils soient physiques, comportementaux ou psychologiques,
00:08:59avec des petites vidéos de prise de conscience
00:09:01pour aider les utilisateurs
00:09:02à mieux comprendre leur relation au tabac.
00:09:04Donc aussi, il y a des exercices de respiration,
00:09:07de méditation,
00:09:08pour pouvoir éviter certaines cigarettes.
00:09:10C'est rigolo, parce qu'aujourd'hui,
00:09:12il y a des applis pour tout, pour le régime.
00:09:14Mais c'est vrai que ça aide,
00:09:16parce que vous, ça vous a aidé, par exemple, mademoiselle ?
00:09:18Oui, parce que dans l'appli,
00:09:20en fonction de la situation dans laquelle on se trouve,
00:09:24par exemple, il y a des petites vidéos
00:09:26ou des petits tutos pour, par exemple,
00:09:29je suis en soirée,
00:09:30ou, par exemple, je me sens triste.
00:09:32Et donc, on va dessus et ça donne des conseils,
00:09:34il y a une petite vidéo.
00:09:35Et donc, ça aide à...
00:09:36On se sent moins seul.
00:09:38Quand on a envie de flancher, il faut regarder.
00:09:40Il faut se connecter, regarder, voilà.
00:09:42Elle s'appelle comment, votre application ?
00:09:44Elle s'appelle Kayo, et ça veut dire se libérer en japonais.
00:09:47Ah !
00:09:48Zen !
00:09:49Et alors, par exemple, un exemple de respiration ?
00:09:52Alors, il y a beaucoup de cohérence...
00:09:53On va tous s'endormir.
00:09:55Quand même !
00:09:56Parce que, déjà, vous avez assez dormi pour aujourd'hui.
00:10:00Non, il y a la cohérence cardiaque.
00:10:02En fait, on va pouvoir suivre une respiration profonde et lente
00:10:06pour pouvoir faire calmer, justement, cette envie de fumer.
00:10:09Et ça, ça marche mieux que les nicorètes ?
00:10:12C'est différent, en fait.
00:10:13Quand on prend des nicorètes, on continue à alimenter le cerveau en nicotine.
00:10:16Donc, ça va calmer l'envie physique.
00:10:18Mais il peut y avoir une envie psychologique ou comportementale.
00:10:22Et là, on va mettre d'autres exercices en place.
00:10:24Et puis, vous parliez, il y a quelques instants, de la cigarette électronique.
00:10:26On en parlera après la pub, parce que j'imagine qu'il y a beaucoup d'auditeurs
00:10:29qui nous écoutent, qui se disent...
00:10:31Est-ce que, finalement, la cigarette électronique, elle peut aider à arrêter le tabac ?
00:10:37Est-ce qu'elle est bonne, mauvaise aussi pour la santé ?
00:10:40Tout aussi mauvaise ?
00:10:41On en parle dans quelques instants sur Sud Radio.
00:10:4510h midi, Sud Radio.
00:10:47A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:10:49A vous de le dire.
00:10:50Et en ce lundi, on vous parle de cette journée sans tabac.
00:10:54Puisque le mois de novembre, c'est le mois sans tabac.
00:10:56On ne s'en sort plus, Gilles, avec toutes ces journées, ces dry janvier.
00:10:59Aussi, bientôt, alors là, c'est le mois sans tabac.
00:11:03Il y a quand même, on le disait, il y a quelques instants, avec notre invité, Vincent Palomey,
00:11:08près d'un adulte sur quatre qui fume encore, sans compter les jeunes,
00:11:12avec leur puff, leur cigarette électronique.
00:11:15Pour certains, on va en parler.
00:11:16Mais d'abord, on va prendre Olivier, qui nous appelle de Maine.
00:11:20Bonjour, Olivier.
00:11:21Oui, bonjour.
00:11:23Alors, vous, ce mois sans tabac ?
00:11:26Alors, ça commence à me prendre la tête.
00:11:29On nous dit, il faut le mois sans, 6 mois sans.
00:11:33Vous êtes comme moi, moi, ça m'énerve aussi.
00:11:35Mais tous les jours, ils nous sortaient quelques-uns.
00:11:37D'ailleurs, toute l'année, il y a la journée de, la journée de ci, la journée de ça.
00:11:42S'ils veulent arrêter le tabac, vous savez, à l'époque, c'était Charas, le ministre,
00:11:46qui avait dit, moi, à interdire le tabac en France, je suis d'accord.
00:11:50Donnez-moi 50 milliards, parce que c'est ce que ça me rapporte.
00:11:54Donc, s'ils veulent arrêter, c'est vrai que ça ramène beaucoup d'argent, le tabac.
00:12:00Je peux vous dire que ça se vend, ça se vend, ça se vend.
00:12:03Ils ont beau mettre les paquets toutes dans la même couleur, ça se vend énormément, énormément.
00:12:10Et je dis, tu vas arrêter le tabac, il y a une solution.
00:12:13Moi, j'ai eu du mal à m'arrêter.
00:12:15Je me suis repris trois fois.
00:12:16Je fumais quand même 30 cigarettes par jour.
00:12:18C'était énorme.
00:12:19Et la peur, c'est un docteur qui me l'a donné.
00:12:22Et oui.
00:12:23J'ai passé une radio de l'épaule, je m'étais cassé l'os dans l'épaule.
00:12:29Et le gars, il m'a dit, ne vous rhabillez pas.
00:12:31Ils m'ont fait parauter pendant plus d'une demi-heure.
00:12:35Et le radiologue, il est venu me voir, lui, il m'a dit, vous fumez ?
00:12:39J'ai dit, oui.
00:12:40Combien ? Un paquet ? Non.
00:12:41Il me dit, je veux savoir le nombre de cigarettes.
00:12:43Il me dit, c'est un paquet et demi, ça.
00:12:45Il m'a dit, il y a eu des cancers dans votre famille.
00:12:47J'ai dit, oui.
00:12:49Bon, il est parti.
00:12:51J'ai dit, le jeune, il est revenu.
00:12:52Il me dit, vous pouvez vous rhabiller.
00:12:54J'ai dit, mais qu'est-ce que j'ai ?
00:12:55Il me dit, je ne sais pas.
00:12:56Les résultats, demain.
00:12:58Je n'ai pas dormi de la nuit.
00:13:00Ah oui.
00:13:01J'imagine bien.
00:13:02Quand j'ai allé chercher les résultats, je n'avais rien.
00:13:05Et j'ai dit, ça, il faudrait le faire à tout le monde.
00:13:09À tous les fumeurs.
00:13:10Je vous garantis qu'il y a la moitié qui vont s'arrêter.
00:13:13Parce qu'ils ont peur.
00:13:15Plus que la journée sans tabac, finalement.
00:13:17Ah ben oui.
00:13:18Mais bien sûr.
00:13:19La journée sans tabac, c'est du pipi de chat.
00:13:21C'est nul.
00:13:21Il y a la moitié des gens qui s'en fichent.
00:13:23Vous savez, mon fils, il a un bar tabac.
00:13:25Il vend du tabac.
00:13:26Si je vous dis, c'est le plus petit de la ville.
00:13:29Et si je vous dis combien il achète de cigarettes,
00:13:32vous allez rire.
00:13:33Parce qu'il y en a des milliers comme lui.
00:13:35Et il vend un nombre astronomique de cigarettes.
00:13:41Ils sont disant que les gens, ils s'arrêtent de fumer.
00:13:43Ils ne s'arrêtent pas.
00:13:44Il y a eu une petite baisse parce que les gens ont moins d'argent.
00:13:47Mais ils continuent à fumer quand même.
00:13:49Vous savez, c'est cher.
00:13:50Ça fait combien le paquet, Olivier, de cigarettes ?
00:13:53Mais à Marlboro, ça vaut 14 euros depuis le premier novembre.
00:13:555 euros maintenant ?
00:13:56Ah oui.
00:13:57Quand j'achetais, c'était 5 euros.
00:13:59C'était 5 euros.
00:14:01Si même ça, ça ne dissuade pas.
00:14:03C'est vrai qu'on a du mal à imaginer que la journée sans tabac fasse la différence.
00:14:06Même si, bon, on ne va pas tout critiquer.
00:14:08Mais Gilles, vous parliez de...
00:14:10Mais les gens, vous savez, les gens, si on leur dit,
00:14:12qu'on leur calcule, parce que moi, je l'ai fait à une copine qui fumait beaucoup.
00:14:16Je lui ai dit, tu sais combien tu dépenses par mois ?
00:14:18Elle m'a dit, non, je ne sais pas.
00:14:22Elle s'est arrêtée de fumer pour économiser.
00:14:24Elle m'a dit, en 3 mois, j'ai changé toutes les fenêtres de ma maison.
00:14:28Oui, avec les vieilles fenêtres, j'ai mis des fenêtres toutes neuves.
00:14:31Mais moi, j'ai un de mes fils qui fume,
00:14:33qui fume plus de 8000 euros de cigarettes par an.
00:14:36On va rappeler, juste pour des raisons légales, que le tabac tue.
00:14:42C'est important pour nous en radio.
00:14:44Eh bien, merci.
00:14:45Parce qu'on a fait un peu.
00:14:47Autre chose, vous dites que Charas disait que ça lui rapportait beaucoup d'argent.
00:14:51Lui, parce qu'il était ministre de l'économie et c'est lui qui récoltait les impôts.
00:14:56Mais il n'était pas ministre de la santé.
00:14:58Parce qu'à l'inverse, le tabac coûte beaucoup, beaucoup d'argent à la France.
00:15:04Vous êtes d'accord avec ça, entre la sécurité sociale, les hospitalisations et les morts ?
00:15:08Je suis entièrement d'accord.
00:15:10Et d'autant plus qu'il n'y a pas que le fumeur qui empathise.
00:15:13Les gens qui sont autour empathissent.
00:15:15Les gens ont bien de non-fumeurs qui ont fait des cancers du fumeur.
00:15:18C'est énorme.
00:15:19Merci Olivier, en tout cas, de votre témoignage.
00:15:22C'est intéressant.
00:15:24Vincent Pellomay, quand vous écoutez Olivier nous dire
00:15:27que c'est vrai qu'il y a quand même encore beaucoup de boulot sur le front de la prévention.
00:15:33Il y a aussi beaucoup de gens qui passent par la cigarette électronique, par la PEUF.
00:15:40Est-ce que c'est une bonne chose pour arrêter de fumer ?
00:15:44Ça aide certaines personnes.
00:15:46Ça peut être un moyen de transition.
00:15:47C'est moins nocif que le tabac.
00:15:49Ça entretient quand même la dépendance à la nicotine.
00:15:52Mais ça peut être un très bon moyen de transition.
00:15:54Après, il faut faire attention auprès des jeunes.
00:15:55Parce qu'aussi, ça peut être une porte d'entrée dans le tabac.
00:15:58Pourquoi ? Parce qu'il y a de la nicotine aussi ?
00:16:00Parce qu'il y a de la nicotine.
00:16:01Et puis, on commence à faire le geste.
00:16:03Peut-être un jour, on se dit, non, je vais essayer une cigarette.
00:16:05Et la cigarette est encore plus addictive.
00:16:07Et donc, la bascule peut se faire rapidement.
00:16:10Est-ce qu'aujourd'hui, il s'est vécu comme une injonction d'arrêter le tabac ?
00:16:16Ce mois sans tabac, c'est très efficace ou pas ?
00:16:18Vous avez pu observer dans les années précédentes
00:16:20si d'arrêter un mois était assez suffisant pour démarrer l'arrêt ?
00:16:25Alors, quand on arrête un mois, on a cinq fois plus de chances de réussir définitivement.
00:16:29Donc, ce n'est pas parce qu'on réussit un mois qu'on va forcément réussir.
00:16:31Mais ça aide beaucoup de personnes.
00:16:33Il faut savoir que 55% des fumeurs souhaitent arrêter de fumer.
00:16:35Je comprends les 45% qui ne veulent pas le vivre comme une injonction.
00:16:39Mais moi, je trouve que c'est important d'en parler.
00:16:41Parce que souvent, c'est très tabou.
00:16:42Et on se retrouve souvent seul face au tabac.
00:16:44Et on a l'impression qu'on n'y arrivera pas.
00:16:45Alors que si on est aidé, accompagné par des professionnels de santé,
00:16:49on a toutes les chances de réussir.
00:16:50C'est ce que je me disais quand j'écoutais Olivier,
00:16:51qui n'aime pas trop les injonctions.
00:16:53J'avoue que moi non plus, c'est des espèces de mois sans alcool.
00:16:57Non, mais vous avez raison.
00:17:00Bien évidemment, si ça peut aider certaines personnes.
00:17:02Et puis qu'on en parle.
00:17:03Et c'est ce qu'on est en train de faire sur Sud Radio.
00:17:05C'est très bien.
00:17:05D'autant que je lisais les statistiques.
00:17:07Quand même, plus de 68 000 décès attribuables au tabac en France en 2023.
00:17:12J'avais des statistiques de 2023, dont 39 000 par cancer.
00:17:16Et 55% des fumeurs, donc plus de la moitié,
00:17:19quotidiens qui déclarent vouloir arrêter.
00:17:21Donc c'est vraiment compliqué justement.
00:17:24À quel moment le corps est désintoxiqué de la cigarette ?
00:17:27Ça va vite ?
00:17:28Il faut du temps pour vraiment retrouver complètement son espérance de vie.
00:17:32C'est entre 10 et 15 ans.
00:17:33C'était ma question alors.
00:17:34C'est entre 10 et 15 ans.
00:17:3510 et 15 ans.
00:17:36Pour le risque du cancer.
00:17:37Mais après, dès qu'on arrête de fumer,
00:17:39au bout de 48 heures déjà,
00:17:40on diminue les risques cardiaques, les risques d'AVC.
00:17:44En fait, ça va vite.
00:17:45Mais pour tout récupérer, c'est entre 10 et 15 ans.
00:17:48Périne, vous qui avez réussi à arrêter au bout de 10 ans,
00:17:51vous fumiez beaucoup, vous le disiez tout à l'heure,
00:17:53vous étiez un petit peu accro.
00:17:55Ce manque, vous l'avez éprouvé ?
00:17:58Vous avez rechuté par moment ?
00:18:00Oui, c'est très difficile d'arrêter surtout au beau jour,
00:18:04si on va en terrasse, etc.
00:18:06Ce qui m'a aidée, c'est le sport.
00:18:09Et puis, parce que j'avais peur.
00:18:11Ça fait peur.
00:18:12On sait les risques.
00:18:13On connaît les risques.
00:18:15Voilà.
00:18:16Et est-ce qu'il faut arrêter d'un coup, finalement ?
00:18:19Ou il faut arrêter progressivement pour ceux qui nous écoutent
00:18:21et qui aimeraient bien ?
00:18:22Qu'est-ce qu'on peut faire, justement,
00:18:24pour moins éprouver ce manque ?
00:18:26Il n'y a pas vraiment de règles.
00:18:27On est un peu tous différents face au tabac.
00:18:30Moi, ce que je recommande, c'est vraiment de comprendre les mécanismes
00:18:32et de se faire aider par un professionnel,
00:18:34parce qu'on n'a pas tous la même dépendance.
00:18:36Si on a une dépendance plus physiologique,
00:18:38on va peut-être avoir besoin de plus de nicotine.
00:18:40Si on a une dépendance plus psychologique,
00:18:41on va plutôt avoir besoin d'une aide un peu plus humaine.
00:18:44Et puis, on va compenser avec d'autres choses, non ?
00:18:47Parfois, les gens qui arrêtent de fumer grossissent
00:18:50parce qu'ils se jettent sur le chocolat ou sur autre chose.
00:18:53C'est un risque.
00:18:54Donc, c'est important d'être aussi accompagné sur ce risque-là.
00:18:57Moi, je recommande de boire beaucoup d'eau,
00:18:59beaucoup de tisane pour éviter le grignotage,
00:19:01surtout au démarrage.
00:19:02Ah bah, super, le tisane.
00:19:04Ah bah, c'est bien, regardez, j'en ai une.
00:19:08Alors, pour parler de ma propre expérience,
00:19:11le jour où j'ai arrêté la cigarette,
00:19:13je me suis chopé toutes les maladies.
00:19:16Ah oui ?
00:19:16C'est-à-dire, ah oui, non, mais c'était terrible.
00:19:18Un rhume qui traînait, etc., etc.
00:19:21La légende raconte, et c'est ça que je veux vérifier avec vous,
00:19:24qu'en fait, la cigarette, le corps est agressé en permanence par la cigarette
00:19:28et donc fabrique tout le temps, tout le temps des anticorps.
00:19:31Et le jour où vous arrêtez, vous n'avez plus ces anticorps
00:19:34et vous prenez des rhumes, un tas de choses.
00:19:37Est-ce que c'est vrai que la cigarette empêche, entre guillemets,
00:19:42certaines maladies parce qu'on fabrique beaucoup d'anticorps ?
00:19:44Exactement. En fait, quand on fume, on irrite beaucoup la gorge
00:19:47et donc il y a une inflammation justement pour se défendre
00:19:50parce qu'en fait, quand on est fumeur, on est plus à risque
00:19:52et donc il y a le corps qui va sur-réagir.
00:19:54Quand on arrête de fumer, en fait, on ne va plus irriter la gorge
00:19:57et donc il y a moins les défenses immunitaires qui sont là
00:20:00et donc, dans un premier temps, on va avoir beaucoup de rhumes
00:20:02et petit à petit, en fait, le corps va se rééquilibrer
00:20:05et ça va disparaître.
00:20:06Mais effectivement, ce que vous dites, c'est entièrement vrai.
00:20:08Ah oui, moi, la première année, ça a été terrible.
00:20:11J'ai failli reprendre justement par rapport à ça.
00:20:14Merci, merci Vincent Peloma.
00:20:17Votre association s'appelle ?
00:20:18Respire Libre.
00:20:19Respire Libre.
00:20:20Et merci Périne pour votre témoignage.
00:20:23Avec plaisir.
00:20:23On se retrouve dans quelques instants avec mes débatteurs.
00:20:26Pas mal de sujets sur la table aujourd'hui
00:20:29puisque c'est une semaine à risque qui commence.
00:20:31Il y a déjà des lycées qui sont bloqués.
00:20:33Le 5 novembre, c'est convergence des luttes.
00:20:36En tout cas, c'est ce qu'espèrent les syndicats.
00:20:37Alors évidemment, les commerçants, eux, tremblent.
00:20:40Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
00:20:420826 300 300 sur Sud Radio.
00:20:4610h30, Sud Radio.
00:20:47À vous de le dire.
00:20:49Stéphanie Demuru.
00:20:5010h30, à vous de le dire.
00:20:52L'heure d'accueillir mes débatteurs de ce lundi.
00:20:56Rachida Kahout, présidente du Commissariat des diasporas africaines de France
00:20:59avec son teint allé qui nous revient de Libreville.
00:21:03C'est ça, ma chère Rachida ?
00:21:04Bonjour.
00:21:04Exactement, bonjour à toutes et à tous.
00:21:06Vous êtes un rayon de soleil, mais comme tout, comme Alexandre Spineur.
00:21:09On en a besoin pour démarrer cette semaine.
00:21:12Et en tout cas, c'est un vrai plaisir de vous retrouver.
00:21:15Moi, ravie de même.
00:21:16Un autre soleil à côté de vous, un astre.
00:21:20Alexandra Spineur, enseignante, déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-France.
00:21:26Merci d'être avec nous, Alexandra.
00:21:28On a hâte d'avoir des nouvelles du front sur les lycées.
00:21:30Il y a quelques blocages ce matin.
00:21:33On va évidemment en parler longuement.
00:21:34Et puis, Fabien Verdier, président du Mouvement pour le Développement des Villes-Sous-Préfectures,
00:21:39ancien maire de Châteaudun.
00:21:40Bonjour, Fabien.
00:21:41J'ai entendu que les villes sous préfectures n'étaient pas contentes ce week-end,
00:21:45parce qu'elles se sentaient un petit peu délaissées, justement, le week-end dernier,
00:21:48par les forces de l'ordre.
00:21:50Heureusement, les choses se sont relativement bien passées.
00:21:52Mais évidemment, il y a un sujet avec ces commerçants, notamment dans ces petites villes aussi,
00:21:57les centres-villes qui souffrent, avec les commerçants qui, pour certains, déposent la clé sous la porte,
00:22:03parce qu'ils n'ont plus de clients.
00:22:04On en parlera évidemment longuement.
00:22:06Mais en attendant, c'est le zapping avec vous, mon cher Gilles Gansman.
00:22:09Sud Radio, 10h30, l'instant zapping.
00:22:12Bonne nuit, les petits.
00:22:15Puisqu'on parlait de l'Afrique, à noter que samedi a démarré, pour la première fois en Afrique,
00:22:22les Jeux Olympiques à Dakar.
00:22:24Pour les jeunes, ils sont tous âgés de moins de 17 ans.
00:22:29La cérémonie d'ouverture était juste incroyable.
00:22:32Elle a été diffusée par France 4.
00:22:34Et je vous conseille d'aller voir le replay.
00:22:37C'est la première fois que l'Afrique accueille les Jeux Olympiques.
00:22:41Et je ne sais pas pourquoi, à France Télévisions, il n'y a pas eu de communication.
00:22:44Et beaucoup de gens ne savent pas que c'est les Jeux Olympiques des jeunes qu'ont démarré.
00:22:48Et je trouve ça intéressant, dans la période actuelle,
00:22:51de voir les jeunes qui sont au sport et qui font les Jeux Olympiques.
00:22:55Et avec les jeunes dans la rue, allez voir sur France 4.
00:22:59Deux salles, deux ambiances.
00:22:59La cérémonie était incroyable à Dakar.
00:23:02Vous l'avez vu ?
00:23:03Oui, et puis on a une équipe qui est détachée sur place
00:23:06pour participer justement aux festivités.
00:23:08et surtout valoriser cette jeunesse
00:23:10parce qu'on est en train de parler d'une jeunesse en Afrique qui bouillonne,
00:23:13qui est l'avenir du continent.
00:23:15Et différents programmes sont effectivement en cours de mise en place.
00:23:20Notamment aussi des écoles de formation dans les métiers du football,
00:23:24des écoles de formation aussi pour accompagner
00:23:26tous les futurs champions, on va dire, dans différentes disciplines.
00:23:30Donc c'est vrai que j'ai déploré le fait que justement,
00:23:33on n'en parle pas suffisamment.
00:23:34et c'est une véritable avancée, c'est en même temps des événements à soutenir.
00:23:41Parce que si on veut effectivement, on va parler d'immigration.
00:23:43Donc France 4 n'est pas beaucoup communiqué là-dessus finalement ?
00:23:45Je pense qu'en fait, ils sont toujours à côté de la plaque.
00:23:48En même temps, c'est la vérité.
00:23:49Oui, excusez-moi d'être direct, mais c'est la vérité.
00:23:52Ils sont à côté de la plaque.
00:23:53On parle d'immigration, enfin en même temps,
00:23:54on ne fait pas le nécessaire pour accompagner des dynamiques
00:23:56qui permettent à un continent finalement d'éclore
00:23:59et de trouver ses propres solutions.
00:24:01Donc moi je veux bien, mais il y a toujours en fait cette espèce de décalage.
00:24:03Vous avez bien raison, plutôt que de pointer du doigt
00:24:05certains invités politiques, ils devraient justement mettre en avant
00:24:09Mais c'est ça, ils sont beaucoup trop nombrilistes.
00:24:10Ce genre d'événements.
00:24:11Ils sont complètement, je vous dis, concentrés sur leur propre,
00:24:15j'allais dire finalement leur propre personne.
00:24:17Et aujourd'hui, toutes les problématiques,
00:24:19il ne faut pas voir le verre à moitié vide,
00:24:21il faut voir vraiment le verre à moitié plein
00:24:22et se poser la question de comment on va remplir ce verre
00:24:25avec des actions.
00:24:27Parce que là, on ne va pas parler, j'allais dire, de propositions.
00:24:30Je pense qu'on a dépassé le stade où on va continuer à blablater.
00:24:33Et aujourd'hui, en fait, il faut proposer des actions concrètes.
00:24:36Et je déplore le fait qu'en termes d'actions,
00:24:39nous ne couvrons pas cet événement.
00:24:42Et puis avec une révolution, c'est que pour la première fois,
00:24:46le comité olympique a accepté qu'une équipe russe
00:24:49sous la bannière russe et une équipe bio...
00:24:52Bio...
00:24:52Bio...
00:24:53Bio-Russe.
00:24:54Bio-Russe.
00:24:55Sachant qu'il y a le sommet aussi Russie-Afrique.
00:24:58Afri-Mont.
00:24:58Et ils sont plutôt copains.
00:25:00La Russie investit beaucoup, tout comme les Chinois en Afrique.
00:25:04Au détriment d'ailleurs de la France.
00:25:06Parce qu'on les a laissés à sa place.
00:25:07Voilà, oui, tout à fait.
00:25:08C'était ma petite parenthèse sur les Jeux olympiques de la jeunesse à Dakar.
00:25:12On n'a même pas commencé votre...
00:25:12On a déjà...
00:25:13C'est l'équipe de choc.
00:25:15C'est l'équipe A du lundi.
00:25:17Mais Gilles, merci en tout cas d'ouvrir votre zapping sur ces JO.
00:25:22Parce que moi j'ai regardé, j'ai trouvé ça juste...
00:25:24Ah, vous avez vu la cérémonie.
00:25:25Oui, j'ai trouvé ça juste...
00:25:25On avait le temps de monter votre zapping.
00:25:27Bravo.
00:25:28C'est bien de parler.
00:25:29C'était magnifique.
00:25:30Ah oui, mais allez voir.
00:25:31Et cette énergie.
00:25:32Avec grand plaisir.
00:25:34On a besoin de positif.
00:25:36C'est bien, non ?
00:25:37Oui, vraiment.
00:25:37Et de voir tous ces jeunes de tous les pays.
00:25:40Ça dure 15 jours, les Jeux olympiques, avec plein d'épreuves.
00:25:43Et c'est sur France TV Sport.
00:25:44Et tous ces talons.
00:25:45Et c'est merveilleux.
00:25:47J'allais peut-être passer le zapping du coup.
00:25:48Enfin, je peux écouter.
00:25:50Bah, je verrais, suivant le temps.
00:25:51Bon, c'est la rentrée aujourd'hui.
00:25:53On vous en parlerait après d'un autre point de vue.
00:25:56Moi, je vais vous donner un autre angle.
00:25:58Retour à l'école.
00:25:59Aujourd'hui, les parents veulent savoir, comme vous, Stéphanie, où sont leurs chers rubins.
00:26:05Mais où est-ils ?
00:26:07Ah, peut-être que vous avez utilisé la solution que je vous propose.
00:26:10Allez-y.
00:26:10Vous avez mis un GPS dans ce sac ?
00:26:12Non, je l'ai déposé à la gare.
00:26:14Plus de 65% des gens mettent des GPS.
00:26:18La géolocalisation.
00:26:20Mais sur le téléphone, ça suffit, non ?
00:26:22Non.
00:26:23C'est bien de le mettre dans la chaussure ou dans le cartable.
00:26:34Un traceur GPS auquel Jules, 11 ans, est désormais habitué.
00:26:41Dès qu'il quitte la maison familiale, il n'est jamais bien loin des yeux de sa mère.
00:26:48En temps réel, elle peut suivre chaque déplacement.
00:26:51Il y a quelques années, sur le chemin de l'école,
00:26:54Jules a été interpellé par un homme mal intentionné.
00:26:58Un déclic pour sa mère qui a décidé d'équiper 3 de ses enfants de traceurs GPS.
00:27:03Dans l'espace de 10 secondes, mon fils aurait pu disparaître
00:27:06sans que je le sache avant peut-être quelques minutes, voire quelques heures,
00:27:10le temps qu'il s'en rende compte à l'école.
00:27:12Donc du coup, je me suis dit, il faut absolument que je m'assure le matin
00:27:15qu'il soit rendu dans l'école, parce que ça peut arriver tellement vite.
00:27:17Elle a déboursé 15 euros pour un lot de 3 traceurs.
00:27:20Comme elle, de plus en plus de parents géolocaliseraient leurs enfants.
00:27:25J'ai eu le réalisateur qui me dit dans l'oreille,
00:27:27quand t'as 15 ans, je trouve que c'est du flicage.
00:27:30Ah oui, mais malheureusement, c'est de la sécurité aujourd'hui.
00:27:33C'est nécessaire.
00:27:34Moi, j'étais pas là ce week-end, j'étais en déplacement.
00:27:37Et j'ai eu ma mère avec ma fille qui était en panique,
00:27:39parce que sur l'avenue d'Italie, dans le 13e,
00:27:43elle a été complètement, en fait, pas agressée.
00:27:46Il y a un mec de 30 ans qui s'est jeté sur ma fille.
00:27:49C'est vrai qu'elle est très jolie, c'est une grande fille,
00:27:52mais elle attire énormément les psychopathes.
00:27:55Mais on en arrive au point, je vous montre les textos
00:27:57que m'a envoyé ma fille quand même, où elle me dit
00:27:59« Maman, je ne sors plus de la maison ».
00:28:01Elle m'a dit « J'ai eu très très peur ».
00:28:03Elles se sont réfugiées, parce que ma mère, elle me dit
00:28:05« Je ne savais pas quoi faire ».
00:28:06Dans une boucherie qui était sur l'avenue d'Italie,
00:28:08et c'est le boucher qui est sorti et qui a chassé ce prédateur
00:28:13qui a pris ma fille par la main en la tirant
00:28:17avec une insistance comme un psychopathe, 18 ans.
00:28:21Et je peux vous dire que ça a été très bien.
00:28:23Moi, j'étais à distance, donc c'était compliqué pour moi.
00:28:26La seule chose que j'ai pu faire, c'est leur dire
00:28:28« Mais allez à la police, allez porter plainte. »
00:28:30Il y a des caméras partout sur l'avenue d'Italie.
00:28:32Et une amie qui était avec moi justement à Libreville,
00:28:35qui est la directrice des relations publiques de Engie,
00:28:38me dit « Rachida, il y a une application qui existe
00:28:41qui a été créée par une femme. »
00:28:43C'est pour ça que je vous parle de cet épisode.
00:28:45Et elle me dit « Ta fille devrait l'installer
00:28:47parce qu'en fait, ça permet d'alerter
00:28:50et les personnes de confiance qui sont au sein de ce réseau
00:28:53peuvent soit en fait vous permettre d'être protégées
00:28:55en vous réfugiant donc chez eux,
00:28:57ou bien intervenir. »
00:28:59Et c'est un système de géolocalisation.
00:29:00Moi, j'ai trouvé ça très bien.
00:29:01Je ne savais même pas que ça existait.
00:29:02J'ai tout de suite envoyé l'application à la petite
00:29:04en lui disant « Installe cette application. »
00:29:06Donc oui, c'est devenu dangereux.
00:29:09Oui, je trouve que la société,
00:29:11aujourd'hui, il y a un véritable problème
00:29:13concernant la sécurité des jeunes filles, des femmes.
00:29:16Et puis ça, je devais partager cette expérience avec vous.
00:29:19Ça s'appelle « Sorority », cette application.
00:29:22Ah, c'est ça, c'est ce qu'il y a.
00:29:23Mais alors, c'est sûr qu'on connaissait davantage
00:29:26la géolocalisation sur les portables.
00:29:29Ça, ça marche bien aussi,
00:29:30mais c'est peut-être un peu moins précis.
00:29:32Parce qu'il ne faut pas se faire voler les chaussures.
00:29:34Non, mais attendez, j'ai un fils,
00:29:37ça lui est arrivé quand même.
00:29:38C'est vrai ?
00:29:38Oui, je vais voler ses chaussures.
00:29:39J'étais pas loin en parlant de votre fils.
00:29:41Je me suis dit...
00:29:42Non, mais c'est vrai, vous voyez.
00:29:43J'ai toujours une histoire à vous raconter sur mes fils.
00:29:45Moi, les tags, je les mets dans ma valise aussi.
00:29:48Pour voir où se trouve ma valise, des fois.
00:29:51Oui, bon, ça, c'est encore autre chose.
00:29:52C'est un autre problème, mon cher Gilles.
00:29:55Trump a encore fait de la merde.
00:29:57Alors, vous allez voir pourquoi je vous dis ça.
00:30:00Il ne décolère pas de ne pas avoir eu son fameux prix Nobel.
00:30:04Alors, la semaine dernière, il s'en est encore pris à la Norvège.
00:30:07Ah, pipi, caca, ce pays !
00:30:10Dimanche dernier, Donald Trump,
00:30:12passablement agacé de ne pas obtenir une nouvelle fois
00:30:15le prix Nobel de la paix,
00:30:17décerné par le comité Nobel norvégien,
00:30:19a déclaré ceci.
00:30:21Un pays de chiottes.
00:30:25Et justement, la Norvège a de magnifiques toilettes publiques.
00:30:29L'Office du tourisme norvégien a publié sur Instagram
00:30:32une liste des plus belles.
00:30:34Et certaines offrent une vue imprenable sur la nature,
00:30:37parfait pour se vider la tête.
00:30:40Alors, vous pouvez aller sur le site du tourisme de la Norvège
00:30:44qui a répondu à ce pays de chiottes
00:30:46en publiant les plus belles toilettes.
00:30:49La réponse est assez drôle, je trouve.
00:30:52Oui, la réponse est bien sentie.
00:30:53Non, mais Fabien Verdier,
00:30:54vous ne trouvez pas qu'à un moment donné,
00:30:55il faut qu'il arrête quand même,
00:30:56qu'il se mêle de ce qu'il regarde.
00:30:58Donald Trump, vous avez vu un petit peu
00:30:59la pub qu'il fait à notre pays ?
00:31:02Ne surtout pas faire comme la France.
00:31:04On en parlait avec Gilles vendredi.
00:31:06Il a appelé ses ressortissants.
00:31:07Pas voyager en France.
00:31:08On n'a pas vraiment besoin de lui
00:31:10pour faire la contreplique de notre pays, malheureusement.
00:31:12Nous, on ne fait pas la même chose.
00:31:13Et Dieu sait qu'il n'y aurait à dire
00:31:14sur les Etats-Unis aussi, quand même.
00:31:16Il attaque tout le monde tout le temps.
00:31:17Sur l'Iran, le détroit d'Hormuz,
00:31:19je crois que ça a coûté déjà 47 milliards de dollars
00:31:21aux Etats-Unis, la 7 guerre à Hormuz.
00:31:24Il a demandé 95 milliards de dollars
00:31:26de rallonge à son congrès.
00:31:28Demain, il y a les militaires.
00:31:29On verra comment le peuple américain
00:31:30va parler à son égard.
00:31:31Mais ça, c'est encore autre chose,
00:31:33le détroit d'Hormuz.
00:31:34Mais vous voyez, de faire du bashing,
00:31:36comme ça, vous imaginez les hôteliers, etc.
00:31:39Tout ça parce qu'il n'a pas eu de prix Nobel.
00:31:44Je peux vous dire que le Quai d'Orsay,
00:31:45ils n'ont pas comptant.
00:31:46Et puis, à juste titre,
00:31:47vous avez tous les hôteliers français.
00:31:49Quand vous dites à vos ressortissants
00:31:50de ne plus voyager en France,
00:31:52il ne faut pas exagérer, non, Alexandra.
00:31:54Non, non, ça m'agace prodigieusement.
00:31:57Je ne m'étonne plus des sorties de M. Trump,
00:32:01mais je crains que le French bashing
00:32:05soit ceux qui le pratiquent le mieux,
00:32:07hélas, ce sont les Français.
00:32:09Voilà.
00:32:09Je pense que si nous étions capables aussi
00:32:12de mieux nous défendre,
00:32:14d'être collectivement fiers de qui nous sommes...
00:32:16Je suis d'accord,
00:32:17je suis d'accord,
00:32:19mais...
00:32:20Et puis, on peut critiquer la France,
00:32:22et notamment ce qu'a dit Gilles Evans,
00:32:24sur...
00:32:24Bon, cette...
00:32:25Voilà, on ne peut plus parler d'immigration,
00:32:26j'ai l'impression que je vais avoir un insoumis
00:32:27qui va me traiter de raciste dans deux minutes,
00:32:29mais c'est...
00:32:29Non, mais on peut critiquer,
00:32:31mais de dire ne surtout pas voyager en France,
00:32:33vous voyez ce bashing,
00:32:34vous imaginez les commerçants,
00:32:36les hôteliers en France ?
00:32:37Ah oui, ça nous fait un tort considérable,
00:32:39je suis d'accord.
00:32:39Tout ce que dit Trump n'est pas...
00:32:41Il n'y a pas que des bêtises,
00:32:42mais vous voyez ce que je dis...
00:32:43Est-ce que vraiment,
00:32:44on écoute encore ce qu'il dit ?
00:32:46Oh, bah attendez,
00:32:47les Français...
00:32:48Oui, enfin,
00:32:48quand on dit qu'il n'allait pas en France...
00:32:49On va voir un demi-term,
00:32:50on va voir ce que ça donne.
00:32:52Et sinon,
00:32:53les plus belles toilettes
00:32:55où vous avez été,
00:32:55il y a eu des toilettes originales,
00:32:57où vous avez été ?
00:32:57Moi, j'ai été à Las Vegas,
00:33:00il y avait des toilettes,
00:33:01où il y a des notes de musique,
00:33:03et vous pouviez...
00:33:04Ah, les prochains zappings,
00:33:05ça, c'est ça ?
00:33:05Non, non.
00:33:06Vous pouviez composer un petit air
00:33:09avec votre pipi,
00:33:11sur...
00:33:11Et vous pouviez repartir
00:33:12avec le son sur le portable.
00:33:13Moi, j'avais fait une émission,
00:33:14figurez-vous,
00:33:15là-dessus,
00:33:15j'avais présenté une émission
00:33:16sur le FMC Découverte
00:33:17sur les plus belles toilettes de Paris.
00:33:19C'est assez...
00:33:20Je vous assure.
00:33:21Et bien,
00:33:22il y avait une brasserie
00:33:23Beaufinger, notamment.
00:33:24Ah !
00:33:24Oui, magnifique.
00:33:26Oui, voilà,
00:33:28on parle de ces choses.
00:33:30Bon, allez,
00:33:30on se retrouve dans quelques instants
00:33:32pour un troisième
00:33:33suite et fin
00:33:34du zapping
00:33:34de Gilles Ganzemann.
00:33:36Et puis,
00:33:36nos débats,
00:33:37bien sûr,
00:33:37parce que c'est une semaine
00:33:39à haut risque
00:33:39qui nous attend.
00:33:40A tout de suite
00:33:41sur Sud Radio.
00:33:4310h midi,
00:33:44Sud Radio,
00:33:45à vous de le dire,
00:33:46Stéphanie Demiru.
00:33:47À vous de le dire,
00:33:48sur Sud Radio,
00:33:50et en ce lundi,
00:33:51Rachida Kahout,
00:33:52Alexandra Spinner
00:33:53et Fabien Verdier
00:33:54pour les débats.
00:33:55C'est la suite
00:33:56du zapping
00:33:56de Gilles Ganzemann.
00:33:57Bon, ça y est,
00:33:58les réserves d'essence
00:34:00ont été libérées
00:34:01et on espère
00:34:02que le prix
00:34:05à la pompe
00:34:05va baisser
00:34:06comme le souhaite
00:34:07le gouvernement.
00:34:08Ça commence un peu.
00:34:09Voilà,
00:34:09on a observé
00:34:10des 10-12 centimes
00:34:11qui commençaient
00:34:12à être efficaces.
00:34:14Et du coup,
00:34:16d'après vous,
00:34:16quel grand gagnant
00:34:17?
00:34:17The winner is
00:34:19sujet.
00:34:20Total a fait le pari
00:34:21de plafonner
00:34:21les prix à la pompe.
00:34:22Cela devrait lui coûter
00:34:23au moins 500 millions
00:34:24d'euros sur l'année,
00:34:25mais lui faire gagner
00:34:26beaucoup de clients.
00:34:27Sa part de marché
00:34:28est passée
00:34:28de 23 à 30%.
00:34:30Ces automobilistes
00:34:31qui cherchent
00:34:32le meilleur prix
00:34:32ne se font pas d'illusions.
00:34:34Si ici,
00:34:35il plafonne en France
00:34:36et qu'il gagnerait
00:34:37à se rattraper
00:34:38quelque part
00:34:39dans les autres pays.
00:34:39Je pense que c'est
00:34:40quand même ultra important
00:34:41qu'on ait une entreprise
00:34:42comme ça en France
00:34:43et qu'il fasse du bénéfice
00:34:44parce que c'est la nature
00:34:45même d'une entreprise
00:34:46de faire du bénéfice.
00:34:46Et le groupe Total
00:34:47l'assume.
00:34:48Le plafonnement
00:34:49est une opération
00:34:51finalement très rentable.
00:34:52Ma grande surprise
00:34:53parce que la crise dure,
00:34:54ça devient,
00:34:55on est en train
00:34:55de devenir la marque
00:34:56la plus populaire du pays
00:34:57tout d'un coup.
00:34:57Alors qu'on ne l'était pas
00:34:58parce que Total
00:34:58c'est vu comme une marque
00:35:00de façon service chère.
00:35:01On est assimilé à ça.
00:35:02Tout d'un coup
00:35:03on devient accessible.
00:35:04Des profits exceptionnels
00:35:05qui relancent le débat
00:35:06sur leur taxation.
00:35:07C'est ce que réclame
00:35:08notamment cette ONG
00:35:09environnementale
00:35:10en manifestant
00:35:11cet après-midi
00:35:12devant l'Assemblée nationale.
00:35:13Depuis le début de l'année
00:35:14on est quand même
00:35:14à 20 milliards de dollars
00:35:16juste pour Total Energy
00:35:17depuis janvier.
00:35:18C'est absolument énorme.
00:35:20Mais 20 milliards
00:35:21pas en France.
00:35:22À l'étranger
00:35:23ils font leurs principaux bénéfices
00:35:24Totale.
00:35:25Alors je n'ai pas...
00:35:27C'est ce que Guido a dit.
00:35:29Je crois qu'on dit
00:35:29que 7 à 8%
00:35:30du chiffre d'affaires
00:35:31est fait en France
00:35:31dans beaucoup d'entreprises
00:35:33du GAC 40.
00:35:33Quoi qu'il arrive
00:35:34le grand gagnant
00:35:35de tout cela
00:35:35c'est Total
00:35:36parce qu'il n'y a jamais eu
00:35:38autant de gens
00:35:38qu'allait chez Total
00:35:40parce que c'est plafonné.
00:35:41Ils ont plafonné.
00:35:41Bah oui.
00:35:42Bah oui.
00:35:42Au moins ils ont fait quelque chose.
00:35:44Quand vous passez
00:35:45de 15 à 30%
00:35:48vous imaginez
00:35:49la main d'argent
00:35:50qui change
00:35:51dans ce qui rentre
00:35:52même si c'est plafonné.
00:35:53Quand on met le diesel
00:35:54à 2,15 euros
00:35:55c'est normal
00:35:56que les français
00:35:58qui ont du mal
00:36:00ceux qui ont besoin
00:36:01de leur voiture
00:36:02pour aller travailler
00:36:03ils sont heureux
00:36:03de pouvoir faire
00:36:04quelques économies.
00:36:05Vous comprenez
00:36:05ce que je suis en train
00:36:06de vous dire ?
00:36:07Avant je vendais
00:36:0810 coca
00:36:09j'en vends 30.
00:36:10J'ai bien compris.
00:36:11Pourquoi je ne baisse pas
00:36:13encore plus ?
00:36:14C'est ça la question
00:36:16que se posent
00:36:16les ONG et les gens.
00:36:17C'est légitime
00:36:17c'est-à-dire que
00:36:18c'est une entreprise
00:36:19elle veut faire du profit.
00:36:21Donc vous ça ne me choque pas ?
00:36:22Non moi ça ne me choque pas.
00:36:23Non ça ne fait pas.
00:36:23Moi j'en ai assez
00:36:24que les ONG
00:36:25ont décrit
00:36:27Vous comprenez
00:36:28ce que je veux dire.
00:36:29Je comprends absolument
00:36:30mais c'est tout le paradoxe
00:36:32de tous les débats
00:36:33qui nous occupent
00:36:34en ce moment
00:36:35c'est que
00:36:36à la fin évidemment
00:36:37ce sont ces grandes entreprises
00:36:39qui sont gagnantes.
00:36:40Maintenant
00:36:40Ça devrait être
00:36:41monsieur et madame
00:36:41Tout le monde
00:36:42Non mais c'est pas aussi simple
00:36:42Vangile
00:36:43l'affaire totale
00:36:44parce qu'ils font
00:36:44beaucoup de bénéfices
00:36:45à l'étranger
00:36:46voilà
00:36:46donc c'est
00:36:47c'est pas aussi simple
00:36:50ça peut être démagogique
00:36:52ce discours
00:36:52je veux bien
00:36:53qu'on ait tous pareils
00:36:54il faut les taxer
00:36:55mais attention
00:36:56Moi je défends évidemment
00:36:58que les français
00:36:59puissent avoir
00:37:00le plus de pouvoir d'achat possible
00:37:01mais je ne pense pas
00:37:03que
00:37:03comme le font
00:37:04les filles
00:37:06de faire
00:37:07de Total
00:37:08l'ennemi public
00:37:09numéro un
00:37:10ça nous fasse vraiment avancer
00:37:11je crois vraiment
00:37:12que c'est un faux débat
00:37:13Total fait du bénéfice
00:37:14très bien
00:37:15si ça engrange du bénéfice
00:37:18pour notre pays
00:37:19si des gens sont embauchés
00:37:20très bien
00:37:21Et puis les autres
00:37:21ils n'ont qu'à faire pareil
00:37:22baisser leur prix d'essence
00:37:24Non parce qu'ils ne raffinent pas
00:37:26c'est plus compliqué que ça
00:37:27Oui c'est plus compliqué que ça
00:37:29Fabien Verdier
00:37:30Total fait de l'exploration
00:37:31production
00:37:31du raffinage évidemment
00:37:32bien sûr que beaucoup
00:37:33du chiffre d'affaires
00:37:34est fait à l'étranger
00:37:34mais ça dépend de l'élasticité
00:37:35prix
00:37:35c'est vrai que quand tu baisses le prix
00:37:36évidemment que la quantité
00:37:37augmente à plus d'achats
00:37:39en Eureloir
00:37:39à la station de Chartres
00:37:41il y avait des files d'attente
00:37:42chez Total
00:37:43jusqu'à 23h minuit
00:37:45donc c'est sûr
00:37:46que c'est un surcroît
00:37:46de pouvoir d'achat
00:37:47moi je rappelle toujours
00:37:4890% des français
00:37:50sur CINSE
00:37:51prennent leur voiture
00:37:52domicile-travail
00:37:53hors Ile-de-France
00:37:549 sur 10
00:37:5589%
00:37:5690%
00:37:57hors Ile-de-France
00:37:57Notre réalisateur
00:37:57vient de me dire
00:37:58il a attendu 35 minutes
00:38:00Donc quand tu es à 300 euros
00:38:01par mois pour ton naissance
00:38:02c'est sûr que quand tu peux
00:38:03gagner un tout petit peu
00:38:04grâce à Total
00:38:05tu le prends
00:38:06C'est ça qui devrait
00:38:07nous mobiliser collectivement
00:38:08et pas la critique de Total
00:38:10selon moi
00:38:11On va contre l'opinion publique
00:38:14C'est sûr de dire ça
00:38:15mais voilà
00:38:17Rachida ?
00:38:17Oui tout à fait
00:38:18les françaises
00:38:19et les françaises
00:38:20qui cherchent
00:38:21c'est
00:38:22comment en fait
00:38:24améliorer
00:38:24leur pouvoir d'achat
00:38:25on va dire ça comme ça
00:38:26et du coup
00:38:27c'est le même système
00:38:28aussi dans la grande distribution
00:38:29sur les produits
00:38:31de première nécessité
00:38:32vous voyez bien
00:38:33qu'ils se dirigent plus
00:38:33vers les enseignes
00:38:34qui effectivement en fait
00:38:35font des annonces
00:38:36je ne veux pas citer
00:38:36les enseignes ici
00:38:37mais c'est la même chose
00:38:38c'est la même logique
00:38:39c'est une logique commerciale
00:38:40c'est-à-dire que vous cherchez
00:38:41d'abord votre intérêt personnel
00:38:42et effectivement
00:38:43force est de constater
00:38:44que malheureusement
00:38:45malgré le fait
00:38:45qu'ils couvrent effectivement
00:38:46une grosse majorité du territoire
00:38:48et bien
00:38:49ils se dirigent
00:38:50pour pouvoir payer moins cher
00:38:51leur gasoil
00:38:52après
00:38:53est-ce que les autres
00:38:53doivent suivre
00:38:54moi je dis oui
00:38:55surtout en temps de crise
00:38:56donc bien sûr
00:38:57mais est-ce qu'ils en ont
00:38:59l'obligation ?
00:39:00Non
00:39:00ça reste des entreprises
00:39:02commerciales
00:39:03et est-ce qu'ils en ont
00:39:05après la possibilité ?
00:39:06tout dépend en fait
00:39:07de la politique
00:39:08menée par ces fameux groupes
00:39:10mais moi je rejoins
00:39:12c'est vrai qu'ils ont fait
00:39:128 milliards
00:39:137,45 milliards de bénéfices
00:39:15il ne faut pas regarder
00:39:17ce qu'ils font en bénéfices
00:39:18parce qu'en fait
00:39:19ce sont autant de bénéfices
00:39:21qui peuvent servir
00:39:21à de l'investissement
00:39:22et donc de l'investissement
00:39:23productif
00:39:24et en même temps
00:39:25peut-être créateur d'emplois
00:39:26que ce soit en France
00:39:27ou bien à l'étranger
00:39:28c'est ça la spécificité
00:39:30et la particularité
00:39:31du groupe comme
00:39:33comme celui de Total
00:39:34et je crois qu'il ne faut pas
00:39:36en fait continuer
00:39:37à vulgariser ce discours
00:39:38où on se dit
00:39:39les gros groupes
00:39:40et bien ils font trop
00:39:41de bénéfices
00:39:42tapons sur eux
00:39:42parce que c'est ce qui se passe
00:39:43aujourd'hui en France
00:39:44on oppose encore une fois
00:39:45les uns et les autres
00:39:46alors que c'est pas l'objectif
00:39:47c'est de dire
00:39:48qu'est-ce qui peut fonctionner
00:39:49comment on peut faire ruisseler
00:39:51encore plus en fait
00:39:52justement pour que
00:39:53ça atteigne
00:39:54toutes les régions
00:39:55et même les plus retirées
00:39:56et qu'on arrive
00:39:56un petit peu à accompagner
00:39:57donc cette crise
00:39:58en améliorant
00:40:00parce que c'est une prise
00:40:01de conscience collective
00:40:02et donc une action
00:40:03qui doit être menée
00:40:04par tous les acteurs
00:40:05sur notre territoire
00:40:06et c'est pour ça
00:40:07qu'il faut impérativement
00:40:08rappeler que
00:40:09nous ne sommes pas
00:40:09en opposition
00:40:10mais nous prenons
00:40:11ce qui arrive
00:40:12quand on peut en fait
00:40:12le faire
00:40:13d'ailleurs on entend
00:40:14ici ou là
00:40:15les français plutôt
00:40:16demander la baisse des taxes
00:40:17sur les prix du carburant
00:40:18puisqu'on sait très bien
00:40:19qu'en France
00:40:21c'est quasiment la moitié
00:40:23presque
00:40:23du prix de l'essence
00:40:25bon alors ça aussi
00:40:26ça coûte de l'argent
00:40:27mais j'allais aller
00:40:28sur ce terrain là
00:40:29mais vous avez vu
00:40:30que lorsqu'on libère
00:40:31nos réserves
00:40:33on gagne 10 à 12%
00:40:36est-ce que c'est vraiment
00:40:37la solution
00:40:39de libérer nos réserves
00:40:40est-ce que
00:40:40vu le volume
00:40:42que fait désormais Total
00:40:45Est-ce que finalement
00:40:48Total n'aurait pas dû
00:40:49baisser
00:40:50puisqu'il fait
00:40:50plus de bénéfices
00:40:52c'est pas une histoire
00:40:53de conviction politique
00:40:54c'est une histoire
00:40:55de logique je trouve
00:40:57il y a un big gap
00:40:59quand on est à la tête
00:41:01d'une entreprise
00:41:01personne ne sait
00:41:02les réalités
00:41:03en fait
00:41:04concernant la pérennité
00:41:05de l'activité
00:41:07ou encore de
00:41:08oui
00:41:08non mais d'accord
00:41:09moi j'aurais plutôt
00:41:10utilisé le levier
00:41:11de la taxe
00:41:12en fait en réalité
00:41:12parce que là pour le coup
00:41:14c'est l'Etat
00:41:14qui peut le faire
00:41:15donc après c'est une volonté politique
00:41:18Macron s'enrichit
00:41:19autant que Total
00:41:19c'est ce que vous êtes
00:41:20en train de dire
00:41:20non pas du tout
00:41:21c'est pas l'Etat
00:41:23quand je dis l'Etat
00:41:24il faut que tout le monde
00:41:25soit d'accord quand même
00:41:26et ça ne vous a pas échappé
00:41:27que justement
00:41:28c'est un peu compliqué
00:41:29de faire passer
00:41:30les lois dans ce pays
00:41:31avec une fracture
00:41:32telle qu'on a
00:41:33au niveau du Parlement
00:41:35c'est la vérité
00:41:36donc on s'est engagé
00:41:37à vous savez
00:41:38cette fameuse règle d'or
00:41:39de ne pas gagner
00:41:40de l'argent
00:41:41sur les carburants
00:41:42et en tout cas
00:41:43de reverser
00:41:44dans le budget de l'Etat
00:41:45ce qu'il aurait gagné
00:41:46enfin de reverser
00:41:47plutôt aux français
00:41:48pardon
00:41:49voilà
00:41:49si on s'en souvient bien
00:41:51ce qu'il le fera ou pas
00:41:52mais
00:41:53mon cher Gilles
00:41:53voilà
00:41:54c'est fini ?
00:41:55voilà ?
00:41:55bon
00:41:56on va pouvoir attaquer
00:41:57les choses sérieuses
00:41:58c'est sérieux du sens
00:42:01tu nous en parlais
00:42:03de toilettes
00:42:03bon c'est vrai
00:42:04c'est vrai
00:42:05ça a commencé
00:42:05toujours un sujet
00:42:07léger
00:42:07alors bon
00:42:08c'est la semaine
00:42:09un petit peu
00:42:09de tous les dangers
00:42:10il y a justement
00:42:11le budget
00:42:11en discussion
00:42:13là on a déjà
00:42:14un certain nombre
00:42:15de lycées bloqués
00:42:17ce matin
00:42:17malgré les annonces
00:42:19quand même
00:42:19obtenues
00:42:20il y a eu
00:42:21certaines choses
00:42:22obtenues par les lycéens
00:42:23alors il faut poursuivre
00:42:24le blocage
00:42:25oui ou non
00:42:25ou reprendre des cours
00:42:26certains aimeraient bien
00:42:28quand même les reprendre
00:42:28mais enfin on les empêche
00:42:29il y a même je crois
00:42:30à Marseille
00:42:31des parents
00:42:31qui sont allés
00:42:33devant les lycées
00:42:34pour essayer
00:42:35d'empêcher
00:42:35les blocages
00:42:36il y a aussi
00:42:37jeudi
00:42:38c'est la journée
00:42:38aussi au risque
00:42:39les syndicats
00:42:39qui appellent
00:42:40à cette journée
00:42:41de grève
00:42:42et de manifestation
00:42:42alors la question
00:42:44qu'on peut se poser
00:42:44au risque
00:42:45de nouvelles violences
00:42:45puisque le week-end
00:42:48a certes
00:42:49enfin maintenant
00:42:50on relativise
00:42:50quand il n'y a pas
00:42:51des énormes violences
00:42:52mais enfin il y a quand même
00:42:52eu des violences
00:42:54certains commerces pillés
00:42:56pas beaucoup
00:42:56mais quand même
00:42:57et surtout
00:42:57des commerces fermés
00:42:59barricadés
00:43:00avec la perte
00:43:00du chiffre d'affaires
00:43:01et puis ces images
00:43:02de ce gendarme
00:43:03transformé en torche humaine
00:43:05puisqu'il s'est pris
00:43:06un engin incendiaire
00:43:08alors c'est toujours
00:43:08la même chose
00:43:09que je vous pose
00:43:10comment sortir de cette crise
00:43:11sans que chacun
00:43:11finisse par payer
00:43:12pour les autres
00:43:13Fabien Verdier
00:43:14vous voyez les choses
00:43:15comment
00:43:16dans l'ensemble
00:43:17de l'oeuvre
00:43:17de cette semaine
00:43:18qui nous attend
00:43:19sur la jeunesse
00:43:19sur la grande jeunesse
00:43:21ce qui me frappe
00:43:21moi c'est qu'elle ne trouve pas
00:43:22de débouché politique
00:43:23c'est-à-dire que les élites
00:43:24politiques aujourd'hui
00:43:25les candidats à la présidentielle
00:43:27ne comprennent pas
00:43:28ce qui se passe
00:43:29pour prenez l'exemple
00:43:3032% des enseignants
00:43:32du budget d'éducation nationale
00:43:33est dévolu aux retraites
00:43:34c'est-à-dire qu'un tiers
00:43:35est dévolu aux retraites
00:43:36pas pour avoir un professeur
00:43:37de mathématiques
00:43:38en cinquième
00:43:39ou en seconde
00:43:40ou en terminale
00:43:40ou de français
00:43:42le dérèglement climatique
00:43:44la dette publique
00:43:45de la France
00:43:463600 milliards d'euros
00:43:47les retraites aussi
00:43:48de ces jeunes
00:43:48ils se disent
00:43:49est-ce que j'aurai une retraite
00:43:50voilà etc
00:43:51il y a mille problèmes
00:43:52de leur insertion
00:43:52l'intelligence artificielle
00:43:53qui va bloquer
00:43:55des centaines de milliers
00:43:56de jeunes
00:43:56dans leur insertion professionnelle
00:43:57en Europe
00:43:58et dans le monde
00:43:59et donc il y a
00:43:59une crispation très forte
00:44:00le gouvernement a démarré
00:44:01beaucoup trop tard
00:44:02beaucoup trop peu
00:44:03et un raté à l'allumage
00:44:05très profond
00:44:05parce qu'ils ne comprennent pas
00:44:06la crise
00:44:07ils n'ont pas assez de capteurs
00:44:07ils sont trop techno
00:44:09et c'est ça aussi
00:44:10qui se trame encore
00:44:11dans cette rentrée scolaire
00:44:13de ce lundi
00:44:13du mois de novembre
00:44:14donc oui c'est la semaine
00:44:16de tous les dangers
00:44:18il y a le budget
00:44:19et surtout
00:44:20on a l'impression
00:44:20avec la Macronie
00:44:21c'est que les gens
00:44:22ne sont pas écoutés
00:44:23depuis les Gilets jaunes
00:44:24pas écoutés
00:44:25pas entendus
00:44:25déjà si on les traite
00:44:26si on les écoute
00:44:27s'il y a une espèce
00:44:28de bienveillance
00:44:28on apaise les tensions
00:44:30ce n'est pas le cas
00:44:31depuis plusieurs années
00:44:32avec Emmanuel Macron
00:44:32ce n'est pas le cas
00:44:33on en parle dans quelques instants
00:44:35qu'est-ce que vous en pensez
00:44:36vous 0,826,300,300
00:44:38prenez l'exemple des lycées
00:44:40est-ce que pour vous
00:44:41c'est légitime
00:44:41qu'on bloque encore
00:44:42les lycées
00:44:43aujourd'hui
00:44:44à vous de le dire
00:44:46sudradio
00:44:47sudradio.fr
00:44:5010h midi
00:44:51sudradio
00:44:52à vous de le dire
00:44:53Stéphanie Demiru
00:44:55à vous de le dire
00:44:56avec Rachida Kahout
00:44:57présidente du Haut
00:44:58commissariat
00:44:59des diasporas africaines
00:45:00de France
00:45:00Alexandra Spiner
00:45:01enseignante
00:45:02déléguée spéciale
00:45:03en charge du décrochage
00:45:04scolaire à la région
00:45:05Île-de-France
00:45:05et Fabien Verdier
00:45:07président du mouvement
00:45:08pour le développement
00:45:09des villes sous préfecture
00:45:10ancien maire de Chateaudin
00:45:12on parle de cette semaine
00:45:14de tous les dangers
00:45:15on vous écoutait
00:45:15Fabien Verdier
00:45:16il y a quelques instants
00:45:17nous dire que
00:45:18tout simplement
00:45:18le gouvernement est hors sol
00:45:19les français ne se sentent pas
00:45:21entendus
00:45:22c'est le moins qu'on puisse dire
00:45:24les lycéens
00:45:25eux ne veulent pas lâcher
00:45:26le morceau
00:45:26en tout cas
00:45:27certains syndicats
00:45:28qui appellent encore
00:45:28au blocus
00:45:30aujourd'hui
00:45:30au blocage
00:45:31alors il y a aussi
00:45:32une minorité
00:45:32peut-être
00:45:33ou une majorité
00:45:34on ne sait pas
00:45:34silencieuse
00:45:35en tout cas
00:45:35je lisais un sondage
00:45:36la semaine dernière
00:45:37dans le Figaro
00:45:38la moitié des français
00:45:38aimeraient quand même
00:45:39que ça s'arrête
00:45:40ce blocage
00:45:41et que les lycéens
00:45:42puissent retourner en cours
00:45:43on va aller à Toulouse
00:45:44on va retrouver
00:45:45notre journaliste
00:45:46Christine Bouillot
00:45:47qui se trouve devant
00:45:48le lycée Ozen
00:45:49précisément
00:45:50bonjour ma chère Christine
00:45:52bonjour
00:45:52bonjour à tous
00:45:53bonjour Christine
00:45:54alors comment est la situation
00:45:55devant ce lycée
00:45:57Toulouse
00:45:57Christine
00:45:58alors la situation
00:45:59devant ce lycée
00:46:01elle est un petit peu
00:46:02à l'image
00:46:03de ce que la semaine
00:46:05s'annonce
00:46:05c'est-à-dire une volonté
00:46:06pour on va dire
00:46:08les syndicats de lycéens
00:46:09de continuer
00:46:10à bloquer
00:46:11leurs établissements
00:46:11en tous les cas
00:46:12de se montrer
00:46:13de manifester
00:46:14que les revendications
00:46:16et en tous les cas
00:46:17les réponses apportées
00:46:17par le gouvernement
00:46:18y compris pendant
00:46:19les vacances de la Toussaint
00:46:20n'ont pas été à la hauteur
00:46:21sauf que
00:46:22évidemment
00:46:23il est difficile aujourd'hui
00:46:24d'imaginer la suite
00:46:26de cette mobilisation
00:46:28il y a eu à un moment donné
00:46:29donc l'intervention
00:46:30des policiers
00:46:30à la demande du proviseur
00:46:31pour permettre
00:46:32à certains élèves
00:46:33de rentrer
00:46:34certains établissements
00:46:35rappelons-le
00:46:36les situations des lycées
00:46:37ne sont pas toutes les mêmes
00:46:39dans les lycées
00:46:39du centre-ville par exemple
00:46:40il y a des classes
00:46:42préparatoires aux grandes écoles
00:46:43des GPE
00:46:44donc ça veut dire aussi
00:46:45c'est des étudiants
00:46:46post-bac
00:46:47qui ont besoin
00:46:48de continuer
00:46:48à suivre leurs cours
00:46:50et il fallait absolument
00:46:51les laisser rentrer
00:46:52mais ça a eu aussi
00:46:53comme effet
00:46:53d'attiser un tout petit peu
00:46:55on va dire
00:46:56la fougue
00:46:56de ces lycéens
00:46:57qui eux souhaitaient
00:46:58continuer à bloquer
00:46:59leur établissement
00:47:01on sent effectivement
00:47:03en discutant
00:47:04les différents établissements
00:47:05où je suis allée ce matin
00:47:07le corps enseignant
00:47:08les chefs d'établissement
00:47:09on va dire
00:47:10partagés
00:47:11entre cette situation
00:47:12où ils comprennent
00:47:13les revendications
00:47:14puisque même s'il y a eu
00:47:15des avancées
00:47:16dans ce qui a été demandé
00:47:18les lycéens considèrent
00:47:19que tout n'est pas
00:47:20absolument rempli
00:47:21et c'est effectivement
00:47:22une revendication
00:47:23qu'ils posent aujourd'hui
00:47:24encore sur la table
00:47:25et la volonté
00:47:27d'avoir un suivi pédagogique
00:47:28donc les professeurs
00:47:29interrogés
00:47:29sont un petit peu
00:47:31dans le
00:47:32on va dire
00:47:33dans une situation
00:47:33ils ont peur
00:47:34que ça s'enquiste
00:47:35tout simplement
00:47:35et avec des échéances
00:47:37qui arrivent aussi
00:47:37très rapidement
00:47:38notamment pour les élèves
00:47:39de la terminale
00:47:40puisque le relevé
00:47:40des notes
00:47:41pour Parcoursup
00:47:42nécessaire
00:47:43en tous les cas
00:47:43pour les dossiers
00:47:44Parcoursup
00:47:44qui lui continue
00:47:45malgré tout
00:47:46c'est d'ici
00:47:47une quinzaine de jours
00:47:48et il y a des élèves
00:47:49une grande majorité
00:47:50en tous les cas
00:47:51qui n'ont quasiment
00:47:51aucune note
00:47:53du côté des élèves aussi
00:47:54certains
00:47:56commencent à se dire
00:47:57mais nous on est super content
00:47:58de voir
00:47:59qu'on nous entend
00:48:00qu'on est
00:48:01voilà
00:48:01on entend la jeunesse
00:48:03et c'était quelque chose
00:48:04qui pour nous était important
00:48:05et en même temps
00:48:07c'est comme ça
00:48:07c'est un dilemme
00:48:08et en même temps
00:48:09on sait aussi
00:48:10qu'il va falloir
00:48:10qu'on retourne en cours
00:48:11parce que aussi
00:48:12les outils
00:48:13ne permettent pas
00:48:14d'avoir un suivi pédagogique
00:48:15à distance
00:48:15ça ne marche pas
00:48:16ça ne fonctionne pas
00:48:17à titre d'exemple
00:48:18pendant deux mois
00:48:19et jusqu'à cette date récente
00:48:21l'académie de Toulouse
00:48:22avait un problème
00:48:23après un piratage informatique
00:48:25avec un problème
00:48:26pour le distanciel
00:48:28en tous les cas
00:48:28pour le système informatique
00:48:30de liaison entre les élèves
00:48:31et les établissements
00:48:33donc vous voyez bien
00:48:34que la situation
00:48:35est en train
00:48:35un tout petit peu
00:48:36de flotter
00:48:37j'avais envie de dire
00:48:38qui est test aussi
00:48:39parce qu'il y a des échéances
00:48:41on annonce un mardi noir
00:48:42aussi
00:48:43avec le retour
00:48:44des universités
00:48:45la journée de jeudi
00:48:47certains rêvent
00:48:48d'un jeudi
00:48:49vendredi samedi
00:48:50de mobilisation
00:48:51une sorte de
00:48:52alors c'est un barou d'honneur
00:48:54ou une continuité
00:48:55dans la manifestation
00:48:56c'est très difficile
00:48:58de le dire
00:48:59c'est très difficile
00:48:59de le comprendre
00:49:01mais ce que l'on voit
00:49:02en tous les cas
00:49:02c'est que
00:49:03même si certains sont
00:49:05contre les blocages
00:49:07ils ne sont pas là
00:49:08pour dire
00:49:10c'est pas légitime
00:49:12en tous les cas
00:49:12on comprend
00:49:13on a envie
00:49:14d'être entendu
00:49:14il faut continuer
00:49:16on est fier
00:49:16de ce que l'on fait
00:49:17mais en même temps
00:49:18il va falloir aussi
00:49:19qu'on retourne
00:49:19à l'école
00:49:20parce que ça va bientôt
00:49:21faire quasiment
00:49:22un trimestre entier
00:49:24puisqu'il y a eu
00:49:24les deux semaines
00:49:25de la Toussaint
00:49:25les trois semaines
00:49:26de mobilisation
00:49:27c'est quelque chose
00:49:28d'assez étonnant
00:49:29et pour vous dire aussi
00:49:30alors c'est assez
00:49:32étonnant
00:49:33c'est très compliqué
00:49:34parce que quand les policiers
00:49:35interviennent
00:49:35ça a le don d'exciter
00:49:37d'énerver
00:49:38en même temps
00:49:39les policiers
00:49:39sont là pour débloquer
00:49:41à la demande
00:49:41d'un chef d'établissement
00:49:42le blocage n'est pas légitime
00:49:43on le rappelle quand même
00:49:46alors le blocage
00:49:47n'est pas légitime
00:49:47enfin légitime
00:49:49mais il n'est pas légal
00:49:50pardon
00:49:50plus que légitime
00:49:51pardonnez-moi
00:49:52j'ai un lapsus
00:49:53ce que je veux dire Stéphanie
00:49:54c'est que quand vous êtes
00:49:55devant ces établissements
00:49:56légal
00:49:57ce sont des enfants
00:49:59ce sont des mineurs
00:50:00il y en a certains
00:50:01qui font peut-être
00:50:01un mètre 90
00:50:03mais vous allez les voir
00:50:05ils sont en seconde
00:50:05donc ils ont 16 ans
00:50:07à tout casser
00:50:07donc ça veut dire aussi
00:50:08que c'est une matière
00:50:11manifestante
00:50:12qui est très compliquée
00:50:12à gérer
00:50:14ils sont coordonnés
00:50:16mais pas complètement
00:50:17donc c'est vrai
00:50:18que c'est quelque chose
00:50:19qui est d'une extrême tension
00:50:21ou en tous les cas
00:50:22d'une extrême difficulté
00:50:23pour arriver à encadrer
00:50:26ou en tous les cas
00:50:26à comprendre
00:50:27les contours
00:50:28de cette mobilisation
00:50:29que beaucoup comprennent
00:50:30mais se demandent
00:50:31sous quelle forme
00:50:32maintenant ça va pouvoir continuer
00:50:33Merci Christine Bouillaud
00:50:34en tout cas pour se résumer
00:50:36assez juste de la situation
00:50:37c'est vrai qu'il y a
00:50:38ce dont les revendications
00:50:40sont légitimes
00:50:41et effectivement
00:50:42les blocages
00:50:42qui sont illégaux
00:50:44Alexandra Spiner
00:50:45c'est le mot
00:50:46que je voulais employer
00:50:47et c'est vrai que
00:50:48ces heures
00:50:48et ces semaines de course
00:50:49sont, vous le disiez
00:50:50vous la spécialiste
00:50:51irrécupérables
00:50:52Pour moi c'est irrécupérable
00:50:53absolument
00:50:54et c'est irrécupérable
00:50:55surtout d'ailleurs
00:50:56pour les plus fragiles
00:50:58scolairement
00:50:58et les plus fragiles
00:50:59socialement
00:51:00parce qu'évidemment
00:51:02les élèves
00:51:03qui sont de milieux privilégiés
00:51:04auront la possibilité
00:51:05de récupérer
00:51:06tout ce qui a été perdu
00:51:08d'abord avec
00:51:09ce qu'on appelle
00:51:10la bibliothèque invisible
00:51:11c'est-à-dire
00:51:12l'acquis
00:51:13tous les jours
00:51:14au quotidien
00:51:15au sein
00:51:16de familles privilégiées
00:51:17les autres
00:51:19pour eux
00:51:19c'est perdu
00:51:20et
00:51:20quand je pense
00:51:22que
00:51:22certains
00:51:24professeurs
00:51:25refusent
00:51:26les blocages
00:51:27filtrants
00:51:27c'est-à-dire
00:51:28permettre
00:51:28aux jeunes
00:51:29des prépas
00:51:29de pouvoir accéder
00:51:31à leur lycée
00:51:32moi je ne comprends pas
00:51:34parce que honnêtement
00:51:34vous condamnez
00:51:37cette génération
00:51:38à l'échec
00:51:39en réalité
00:51:39je comprends
00:51:41leurs revendications
00:51:42vraiment
00:51:43il y en a
00:51:44beaucoup
00:51:44que je soutiens
00:51:45notamment
00:51:46plus de médecine scolaire
00:51:48plus de
00:51:49lisibilité
00:51:50de ce qui est
00:51:51Parcoursup
00:51:51mais arrêtons
00:51:52le fantasme
00:51:53de Parcoursup
00:51:55qui va être
00:51:55complètement
00:51:56révolutionné
00:51:57on sait très bien
00:51:58que 40 ans
00:51:59de réformes
00:52:02égalitaristes
00:52:03ont produit
00:52:04l'inverse
00:52:04de ce qu'elles souhaitaient
00:52:05et de ce qu'elles revendiquaient
00:52:07vous l'avez dit
00:52:08c'est ça
00:52:08c'est que
00:52:10les syndicats
00:52:11ne veulent pas
00:52:12de sélection
00:52:12ils le disent
00:52:13moi je constate
00:52:14quand même
00:52:14qu'à Paris
00:52:15on prend l'exemple
00:52:16de Paris
00:52:16vous avez
00:52:17je crois
00:52:179 lycées
00:52:19qui sont
00:52:20complètement bloqués
00:52:215 partiellement
00:52:22je constate
00:52:23que les lycées
00:52:24professionnels
00:52:26auxquels je suis
00:52:27particulièrement attachée
00:52:28qui pour moi
00:52:29sont une voie
00:52:30d'excellence
00:52:31c'est-à-dire
00:52:31des gamins
00:52:32qui sont reliés
00:52:34au monde du travail
00:52:34ils comprennent
00:52:35eux
00:52:35qui ne peuvent pas
00:52:36se permettre
00:52:38de se mettre
00:52:39à l'écart
00:52:39du travail
00:52:41pendant tant de semaines
00:52:42il faut maintenant
00:52:43arrêter
00:52:43il faut sonner
00:52:44y a-t-il un adulte
00:52:46responsable
00:52:47qui peut maintenant
00:52:47trouver
00:52:48une issue
00:52:50à cette situation
00:52:51qui est complètement bloquée
00:52:52on ne peut pas
00:52:53sacrifier notre jeunesse
00:52:54ainsi
00:52:54et c'est surtout
00:52:55qu'il y a quand même
00:52:56une partie
00:52:56une grande partie
00:52:57alors on n'a pas le chiffre
00:52:58mais la majorité
00:53:02manifestement
00:53:02veut y retourner
00:53:04la majorité
00:53:05veut retourner au travail
00:53:06moi j'ai été très choquée
00:53:07que le président
00:53:08de la République
00:53:09reçoive les syndicats lycéens
00:53:11et étudiants
00:53:11ne reçoivent pas l'Uni
00:53:13qui sont quand même
00:53:13des étudiants
00:53:14extrêmement courageux
00:53:16qui parfois
00:53:16vous aimez le souligner
00:53:17c'est vrai
00:53:17ils ne les ont pas reçus
00:53:18qui n'ont pas été reçus
00:53:20des étudiants
00:53:21qui parfois doivent
00:53:21suivre leur cours
00:53:22vous la connaissez vous
00:53:24ben non je ne la connais pas
00:53:25en tout cas
00:53:26ils n'ont pas été reçus
00:53:27je rappelle que des jeunes
00:53:29qui sont engagés à l'Uni
00:53:31doivent parfois
00:53:31suivre leur cours
00:53:32à distance
00:53:33tant ils sont
00:53:34malmenés
00:53:35et harcelés
00:53:36par l'extrême gauche
00:53:38au sein de l'université
00:53:39donc moi
00:53:40je trouve maintenant
00:53:41qu'il faut arrêter
00:53:42tout cela
00:53:42et je rejoins
00:53:43ce qui a été dit
00:53:45les français
00:53:45se sentent méprisés
00:53:47ce que disait Fabien
00:53:48je crois qu'on est vraiment
00:53:49dans le coeur
00:53:50de ce qu'est le macronisme
00:53:52c'est à dire
00:53:52pourquoi on ne peut pas
00:53:53sortir de ce conflit
00:53:55parce qu'au fond
00:53:56qui ici peut dire
00:53:58les revendications
00:53:59des lycéens
00:54:00qui peut les lister
00:54:01vraiment
00:54:02je vais dire
00:54:02les femmes m'apportent
00:54:03une précision
00:54:04parce que c'est vrai
00:54:04que j'étais un petit peu
00:54:05choquée
00:54:05et vous faites bien
00:54:06de souligner cette information
00:54:07à l'Uni
00:54:08qui est un syndicat de droite
00:54:09proche de la droite
00:54:10apparemment
00:54:11ils ont dit
00:54:11qu'il n'avait reçu
00:54:12le gouvernement
00:54:13n'avait reçu
00:54:14que ceux qui étaient
00:54:15à la base du mouvement
00:54:15et qu'il y avait des revendications
00:54:16oui écoutez très bien
00:54:17non non mais bon
00:54:18merci pour ce complément d'information
00:54:22on trouve
00:54:23les réponses biaisées
00:54:24qu'on veut
00:54:25la réalité
00:54:25c'est que vous avez
00:54:26un syndicat étudiant
00:54:27qui s'appelle l'Uni
00:54:28qui rassemble
00:54:29des jeunes étudiants
00:54:30qui sont extraordinairement
00:54:31courageux
00:54:32parce que croyez-moi
00:54:33qu'en France
00:54:34être de droite
00:54:35au sein de l'université
00:54:36il faut sacrément être courageux
00:54:38et qu'ils sont de fait
00:54:39mis à l'écart du débat
00:54:40y compris pour les professeurs
00:54:42notamment
00:54:43vous écoutez les professeurs
00:54:44dans les facultés
00:54:45les professeurs à droite
00:54:46demandaient à Fabrice Ballanche
00:54:48à Lyon
00:54:48qui a été empêchée
00:54:50bon etc
00:54:50et c'est pas le seul
00:54:51Rachida
00:54:52quelle est votre vision
00:54:54là-dessus
00:54:54parce que c'est vrai
00:54:55que là
00:54:55on a envie de dire
00:54:56bon la moitié des étudiants
00:54:58aimeraient bien y retourner
00:54:59quand même
00:54:59il y a une majorité silencieuse
00:55:00qu'on n'entend pas
00:55:01et c'est vrai
00:55:02qu'il y a une forme de
00:55:02pardonnez-moi
00:55:03j'assume le mot
00:55:04de tyrannie
00:55:05de certains étudiants de gauche
00:55:06d'organisations syndicales
00:55:08et on en parlera
00:55:09même qui va même au-delà
00:55:11chez les responsables politiques
00:55:13vous ne pouvez plus
00:55:13parler d'immigration
00:55:14à la télévision
00:55:15vous êtes taxé de fasciste
00:55:17de raciste
00:55:17bon c'est vrai que ça
00:55:18commence à bien faire
00:55:19quand même
00:55:20disons que moi
00:55:21je vais vous rapporter
00:55:22un petit peu
00:55:22les discussions
00:55:23qui se sont déroulées
00:55:25hier soir
00:55:25au sein de la commission
00:55:27jeunesse
00:55:28donc nous avons
00:55:29une commission jeunesse
00:55:30au sein du haut
00:55:30commissariat
00:55:31des diasporas africaines
00:55:32de France
00:55:32avec des étudiants
00:55:34donc déployés
00:55:34sur toute la France
00:55:35et je peux vous dire
00:55:36que le gouvernement
00:55:38actuellement
00:55:38fait face à une crise
00:55:40de confiance
00:55:40et ce qui se passe
00:55:42c'est que les annonces
00:55:43qui ont été faites
00:55:44et les concessions
00:55:46également
00:55:47c'est de la poudre
00:55:48de perlimpinpin
00:55:49comme on dit
00:55:50d'accord
00:55:51donc mais plus sérieusement
00:55:53c'est pas suffisant
00:55:54la majorité
00:55:55on parle d'une majorité
00:55:57d'une minorité
00:55:58etc
00:55:58la réalité
00:55:59c'est que
00:56:00rien n'a avancé
00:56:01il y a une revendication
00:56:02qui est claire
00:56:03qui fait l'unanimité
00:56:06qui fait l'unanimité
00:56:07c'est la suppression
00:56:08de Parcoursup
00:56:09c'est un outil
00:56:10si vous allez le remplacer
00:56:11c'est un outil
00:56:13c'est pas Rachida
00:56:14c'est les étudiants
00:56:15en fait
00:56:16qui je vous dis
00:56:17hier
00:56:19justement
00:56:20à la sortie
00:56:21des discussions
00:56:22ils n'ont pas
00:56:23été satisfaits
00:56:25sur cette annonce
00:56:26justement
00:56:26qui a été faite
00:56:27concernant Parcoursup
00:56:28Parcoursup
00:56:29aujourd'hui
00:56:30est un outil
00:56:30discriminatoire
00:56:31moi je vous parle
00:56:32simplement
00:56:32de ce qui est vécu
00:56:34au sein des lycées
00:56:35et effectivement
00:56:36vous avez Parcoursup
00:56:37la face cachée
00:56:38que vous ne voyez pas
00:56:39c'est que
00:56:40c'est du contrôle continu
00:56:41avec des notes
00:56:42qui sont continues
00:56:43d'accord
00:56:44qui font en fait
00:56:44la sélection
00:56:45au sein de cette espèce
00:56:47d'algorithme
00:56:47et ce qu'il faut savoir
00:56:48c'est que le contrôle continu
00:56:50n'est pas
00:56:52n'est pas en fait
00:56:53sur la base
00:56:53de contrôle
00:56:55où l'identité
00:56:56par exemple
00:56:56est cachée
00:56:57à l'époque
00:56:58le baccalauréat
00:56:58vous passez vos examens
00:57:00c'est
00:57:01complètement
00:57:02anonyme
00:57:02vous êtes noté
00:57:03sur ce que vous avez
00:57:04produit comme travail
00:57:05or Parcoursup
00:57:07en fait
00:57:07justement
00:57:07c'est du contrôle continu
00:57:08donc il suffit
00:57:09que vous soyez
00:57:10en fait
00:57:10dans des classes
00:57:11où il y a
00:57:12des professeurs
00:57:12qui ne vont pas
00:57:13être complètement objectifs
00:57:15et bien
00:57:15moi je vous parle
00:57:16de mon domaine à moi
00:57:17ce qui concerne
00:57:17les discriminations
00:57:18donc effectivement
00:57:19beaucoup d'étudiants
00:57:21sont saqués
00:57:22donc sont saqués
00:57:23et leur avenir
00:57:24donc en dépend
00:57:25et ça c'est
00:57:26la face cachée
00:57:27heureusement
00:57:27c'est dans tous les lycées
00:57:28non parce qu'en fait
00:57:29on peut revenir
00:57:31on peut revenir
00:57:32en fait aux formules
00:57:33qui fonctionnaient
00:57:33avant
00:57:34on peut mettre le paquet
00:57:3510 milliards d'euros
00:57:36vous savez
00:57:36on peut les trouver
00:57:38parce qu'on arrive
00:57:38à trouver de l'argent
00:57:39donc je peux vous dire
00:57:40que quand il suffit
00:57:41quand il suffit
00:57:43quand il suffit
00:57:44de miser sur la jeunesse
00:57:46je pense que le portefeuille
00:57:47à ce moment là
00:57:48ne doit pas être radin
00:57:49la jeunesse
00:57:50c'est l'avenir de ce pays
00:57:51on est d'accord
00:57:51donc si on se dit
00:57:52qu'en fait
00:57:53on veut miser sur un avenir
00:57:56serein
00:57:56avec en fait
00:57:57une réussite
00:57:57de toutes nos futures
00:57:59petites têtes
00:58:00pas que blondes
00:58:01et bien
00:58:02on met le paquet
00:58:02et on mise en fait
00:58:03sur la jeunesse
00:58:04donc moi je suis un peu furieuse
00:58:05parce que je me dis
00:58:06que les annonces
00:58:07ne sont pas suffisantes
00:58:08j'ai d'ailleurs exprimé
00:58:09mon mécontentement
00:58:10au président de la république
00:58:11vous remettez en cause
00:58:11la sélection
00:58:12vous avez entendu
00:58:12et la sélection
00:58:14il y a beaucoup de
00:58:15de chefs d'établissement
00:58:17de fac
00:58:17qui demandent plus d'autonomie
00:58:18et justement
00:58:19de pouvoir organiser
00:58:20des sélections
00:58:20à l'entrée des facs
00:58:21alors on en parle
00:58:22on en débat
00:58:22dans quelques instants
00:58:23qu'est-ce que vous en pensez
00:58:24vous 0, 826, 300, 300
00:58:26est-ce que finalement
00:58:27il faut une sélection claire
00:58:29avec un examen
00:58:29à l'entrée des facs
00:58:30c'est ce que proposait
00:58:31ce matin d'ailleurs
00:58:31j'ai lu l'interview
00:58:33du patron
00:58:34t'es bon tu passes
00:58:35t'es pas bon
00:58:35tu repasses ton tour
00:58:36du directeur
00:58:37de Panthéon
00:58:38à ça
00:58:38c'est tout de suite
00:58:4010h midi
00:58:40Sud Radio
00:58:41à vous de le dire
00:58:42Stéphanie Demiru
00:58:44à vous de le dire
00:58:44avec Rachida Kahout
00:58:46Alexandra Spiner
00:58:47Fabien
00:58:48Verdier
00:58:48on parle des manifestations
00:58:50en tout genre
00:58:51parce qu'il y en a
00:58:51à boire
00:58:52à manger
00:58:53cette semaine
00:58:53les syndicats
00:58:55dans leur ensemble
00:58:56appellent les salariés
00:58:57du public et du privé
00:58:58à une journée de grève
00:58:59le 5 novembre
00:59:00ça risque d'être
00:59:01une journée noire
00:59:02et aujourd'hui
00:59:03certains lycées
00:59:04qui sont déjà bloqués
00:59:05alors ça a donné lieu
00:59:06à quelques conversations animées
00:59:09y compris
00:59:09pendant la pub
00:59:11non mais c'est vrai
00:59:12que c'est un sujet
00:59:13explosif
00:59:14parce qu'en fait
00:59:15on pose tout simplement
00:59:16le problème de la sélection
00:59:18Rachida Kahout
00:59:18vous disiez
00:59:19oui non mais
00:59:19Parcoursup
00:59:20ils n'ont pas eu ce qu'ils voulaient
00:59:21c'est vrai que
00:59:22c'est une usine à gaz
00:59:23et c'est discriminatoire
00:59:24et dans le même temps
00:59:26il est peut-être préférable
00:59:27j'imagine
00:59:28de sélectionner
00:59:29et de mieux orienter
00:59:31surtout les étudiants
00:59:32on est en train de parler
00:59:33de l'avenir
00:59:33de l'avenir d'une jeunesse
00:59:34qui aujourd'hui déjà vit
00:59:35dans un contexte
00:59:36de grandes difficultés
00:59:37il y a un moment
00:59:38il faut être clair
00:59:38si on a ces jeunes
00:59:40qui sont dans les rues
00:59:41si on a des jeunes
00:59:42qui bloquent
00:59:43les établissements
00:59:44c'est parce qu'il y a
00:59:45une raison
00:59:45et moi je me réjouis
00:59:47vous savez que je me réjouis
00:59:48de savoir qu'en fait
00:59:49on a des jeunes
00:59:50qui sont vent debout
00:59:51pour leur avenir en fait
00:59:52mais vous ne vous rendez pas compte
00:59:53donc en fait
00:59:54c'est vraiment
00:59:55je ne comprends pas
00:59:56pourquoi
00:59:56on n'est pas aussi clair
00:59:58en étudiant justement
01:00:00les remontées de terrain
01:00:01c'est pour ça que je vous dis
01:00:02qu'on est complètement
01:00:04hors sol aujourd'hui
01:00:05le politique ne comprend plus
01:00:06ce qui se passe sur le terrain
01:00:07et aujourd'hui
01:00:08je vous le dis
01:00:08c'est n'importe quoi
01:00:10il y a une revendication
01:00:11qui est claire
01:00:13Parcoursup
01:00:13ne doit plus exister
01:00:15on ne doit pas annoncer
01:00:16en disant
01:00:18je suis d'accord
01:00:19je vais vous dire
01:00:19on ne peut pas
01:00:21on ne peut pas
01:00:21accepter le fait de dire
01:00:23nous allons retravailler la chose
01:00:25et rendez-vous en 2028
01:00:27mais de quoi on parle
01:00:28vous les mettez où
01:00:29actuellement
01:00:30c'est d'autant plus ridicule
01:00:32que dans ce moment
01:00:32ils sont partis
01:00:33il y a Xavier de Bordeaux
01:00:34qui voudrait intervenir
01:00:35bonjour Xavier
01:00:37oui bonjour Stéphanie
01:00:38bonjour Sud Radio
01:00:40bonjour
01:00:41on vous écoute
01:00:42écoutez
01:00:43l'examen d'entrée à la faculté
01:00:45je ne pense pas que ce soit
01:00:46une absolue nécessité
01:00:47je vais vous expliquer pourquoi
01:00:49parce que je pense que
01:00:50quand on est lycéen
01:00:51on n'est pas toujours
01:00:52très mûr
01:00:53donc on n'est pas forcément
01:00:56bon
01:00:56pendant les études
01:00:57au lycée
01:00:58mais par contre
01:00:59on peut se révéler
01:01:00à la faculté
01:01:01parce qu'à la faculté
01:01:02à l'université
01:01:03on a choisi son cursus
01:01:04on a choisi un domaine
01:01:06qui nous plaît
01:01:07alors qu'au lycée
01:01:08on fait toutes les matières
01:01:09vous avez entièrement raison
01:01:10ça nous gonfle
01:01:12et moi je vous donnais
01:01:13mon exemple personnel
01:01:14au lycée
01:01:15j'étais un branleur fini
01:01:16moi j'avais envie
01:01:17de faire la fête
01:01:18de m'amuser
01:01:20il y avait des cours
01:01:21les profs
01:01:22en fait
01:01:22ils m'emmerdaient quoi
01:01:23et je savais
01:01:25que je voulais faire du droit
01:01:26vous voyez
01:01:26je savais que je voulais
01:01:27faire une fac de droit
01:01:28et tout ce qui était
01:01:29mathématiques etc
01:01:30je n'en avais rien à cesser
01:01:32et donc
01:01:32j'étais un élève
01:01:33moyen
01:01:34on va dire
01:01:35au lycée
01:01:37et alors qu'à la fac
01:01:38je me suis révélé
01:01:39être un bon élève
01:01:40parce que ça me plaisait
01:01:42ce que j'avais choisi
01:01:43donc je pense que
01:01:44cette histoire
01:01:45de filtrer
01:01:46l'entrée
01:01:47même si ça part
01:01:48d'une bonne intention
01:01:49on prend l'idée derrière
01:01:50c'est d'essayer de
01:01:52réduire l'échec
01:01:53qu'il peut y avoir
01:01:54à l'université
01:01:54mais je pense que
01:01:55c'est une erreur
01:01:56parce que premièrement
01:01:57je viens de vous expliquer
01:01:58parfois au lycée
01:01:59on est immature
01:02:00et puis on fait des matières
01:02:01qui ne nous plaisent pas
01:02:01et on se révèle plus tard
01:02:03dans les études supérieures
01:02:04qu'on a choisies
01:02:05et deuxièmement
01:02:06plus philosophiquement
01:02:08c'est que l'échec
01:02:09c'est un très bon apprentissage
01:02:11donc si des élèves
01:02:12par exemple échouent
01:02:13à la faculté
01:02:15pendant leur licence
01:02:16c'est pas grave
01:02:18parce qu'en fait
01:02:18dans la vie
01:02:19ce qui compte
01:02:20c'est pas d'échouer
01:02:22ou de réussir
01:02:22ce qui compte
01:02:22c'est d'avancer
01:02:23et on avance
01:02:24avec l'échec
01:02:25et avec les réussites
01:02:26Xavier vous avez entièrement
01:02:27raison
01:02:27et pour tout vous dire
01:02:28j'ai exactement
01:02:30vos mots auraient pu être
01:02:31les miens
01:02:31j'ai exactement eu
01:02:32le même parcours
01:02:33que le vôtre
01:02:34en première année
01:02:34ça s'est très bien passé
01:02:36première année de droit
01:02:37alors que j'étais
01:02:37une élève moyenne
01:02:38donc vous avez raison
01:02:39je ne vais pas vous contredire
01:02:40seulement aujourd'hui
01:02:41malheureusement
01:02:42il n'y a plus assez de place
01:02:43il y a 57% d'échecs
01:02:45en licence
01:02:46et puis ça coûte
01:02:47un demi milliard
01:02:48je lisais ce matin
01:02:50une des interviews
01:02:51du président
01:02:52de la fac
01:02:53Panthéon Assas
01:02:54un demi milliard
01:02:55donc on n'a plus
01:02:56les moyens de faire ça
01:02:57c'est ça le sujet
01:02:58aujourd'hui
01:02:59alors qu'est-ce qu'on fait ?
01:03:00On fait la différence
01:03:01entre un branleur
01:03:02et quelqu'un
01:03:03qui n'a pas les compétences
01:03:04pour aller en fac
01:03:05moi je suis d'accord
01:03:06avec l'auditeur
01:03:08moi je comprends
01:03:09ce que vous dites
01:03:10mais je ne sais pas
01:03:12si l'auditeur
01:03:12est encore en ligne
01:03:14vous comprenez
01:03:15ma question
01:03:16c'est
01:03:16comment on fait
01:03:17la différence
01:03:18pour savoir
01:03:19celui qui va
01:03:21se découvrir
01:03:21et se révéler
01:03:22en faculté
01:03:23on ne peut pas
01:03:24le savoir à l'avance
01:03:25on peut espérer
01:03:26que les enseignants
01:03:26le savent
01:03:26mais c'est ce qu'il dit
01:03:27Xavier
01:03:27c'est pour ça
01:03:28qu'il veut des places
01:03:28c'est le principe
01:03:29de l'expérimentation
01:03:30c'est le principe
01:03:31de l'expérience humaine
01:03:32mais est-ce qu'on en a
01:03:33les moyens aujourd'hui
01:03:34mon cher Xavier
01:03:34c'est ça le sujet
01:03:35attendez
01:03:36on a les moyens
01:03:37de verser
01:03:37100 milliards
01:03:38par an
01:03:39d'intérêt
01:03:40aux détenteurs
01:03:40de la dette française
01:03:42on a les moyens
01:03:42de verser
01:03:43350 milliards
01:03:44d'euros
01:03:44de retraite par an
01:03:45on a les moyens
01:03:46de verser
01:03:4880 milliards
01:03:49par an
01:03:49pour acheter des armes
01:03:50on a des moyens
01:03:51donc maintenant
01:03:51c'est où est-ce qu'on met
01:03:52les moyens
01:03:53quelles sont les priorités
01:03:54est-ce qu'on préfère
01:03:56verser des retraites
01:03:57et donner
01:03:58donner une vie
01:03:59c'est important
01:04:00mais vous savez aussi
01:04:01qu'il n'y a pas assez
01:04:03de la moitié des métiers
01:04:04ça ne correspond pas
01:04:05à ce qu'on apprend
01:04:06en fac
01:04:07non mais ça a été
01:04:08prouvé
01:04:10les filières professionnelles
01:04:11il manque du monde
01:04:12depuis toujours
01:04:13et ça va être de plus
01:04:14ça va être de pire en pire
01:04:15je veux dire pourquoi
01:04:15parce qu'en fait
01:04:16plus on avance dans le temps
01:04:17et dans l'économie
01:04:18et plus ça va vite
01:04:19et donc plus les technologies
01:04:21et plus les bouleversements
01:04:22technologiques vont être rapides
01:04:23et donc plus les études
01:04:24vont toujours
01:04:25c'est pour ça que c'est important
01:04:26de former des esprits
01:04:28de manière générale
01:04:30c'est important
01:04:30de former les esprits humains
01:04:32pour qu'ils puissent
01:04:33être capables
01:04:33de s'adapter
01:04:34dire aux gens
01:04:35on va vous mettre au boulot
01:04:36à 14 ans
01:04:37parce qu'en fait
01:04:37les études que vous allez faire
01:04:39demain vous serviront pas
01:04:40c'est une connerie
01:04:41parce qu'en fait
01:04:41quand on fait des études
01:04:42qu'est-ce qu'on apprend
01:04:43au-delà du fond
01:04:44au-delà de la technique pure
01:04:46on apprend à réfléchir
01:04:47on apprend à lire
01:04:48à comprendre
01:04:49à analyser
01:04:50et ça c'est des
01:04:50non mais vous marquez un point
01:04:51bien sûr
01:04:52on est tous d'accord
01:04:53cela dit
01:04:54Fabien Verdier
01:04:55mais le problème
01:04:55c'est le principe de réalisme
01:04:58on est tous d'accord
01:04:59avec Xavier
01:05:00dans l'absolu
01:05:00c'est vrai que moi
01:05:02ce qui me frappe
01:05:02dans ce moment
01:05:02c'est la crise
01:05:03on a une crise
01:05:04de pouvoir d'achat majeur
01:05:0535% de nos dépenses
01:05:06vont sur le logement
01:05:07des revenus des français
01:05:0816% de l'alimentation
01:05:10on est à 50%
01:05:11et si en plus
01:05:11on a une crise de l'avenir
01:05:12parce que c'est ça
01:05:13cette crise
01:05:13depuis le 15 septembre
01:05:15avec Besançon
01:05:16dans les lycées
01:05:16les facultés
01:05:17on peut y voir
01:05:19ici ou là
01:05:19des mouvements politiques
01:05:20mais il y a bien
01:05:21une crise de l'avenir
01:05:21et c'est le deuxième point
01:05:23ce que je vous disais
01:05:24en début d'émission
01:05:25c'est que
01:05:27aucun homme
01:05:28ou femme politique
01:05:28française
01:05:29dans cette élection
01:05:30présidentielle
01:05:30qui arrive dans 5 mois
01:05:32n'a compris
01:05:32ce que disait
01:05:33la jeunesse de ce pays
01:05:34et pourquoi la jeunesse
01:05:34fait irruption
01:05:35dans le débat public
01:05:36et politique
01:05:36c'est parce qu'elle n'est pas écoutée
01:05:38et qu'on parle des retraites
01:05:39on parle de tout
01:05:39sauf d'elle
01:05:40et donc elle dit
01:05:41je cause maintenant
01:05:42je cause dans le poste maintenant
01:05:43parce que je sors
01:05:44je manifeste
01:05:45il y a la majorité silencieuse
01:05:46mais il y a cette crispation
01:05:48très profonde
01:05:49de notre jeunesse
01:05:50et personne n'a rien compris
01:05:50à ce que disaient nos jeunes
01:05:51mais est-ce qu'ils l'expriment bien ?
01:05:53justement quand on dit
01:05:54on ne veut plus Parcoursup
01:05:55au lieu de dire
01:05:55mais on n'a plus d'avenir
01:05:58faites-nous rêver
01:05:59donnez-nous des raisons d'espérer
01:06:01parce que c'est ça
01:06:02que dit la jeunesse
01:06:02ils prennent la parole
01:06:04peut-être qu'ils s'expriment
01:06:05parfois mal
01:06:06peut-être que certains
01:06:06vont trop loin
01:06:07mais quand t'as 17-18 ans
01:06:08on ne peut pas demander
01:06:09une maturité de 60 ans
01:06:10mais moi sur Parcoursup
01:06:11au-delà de la sélection
01:06:12il y a un débat
01:06:13qui n'est pas forcément
01:06:14mis en avant
01:06:14c'est un robot
01:06:16qui décide de ton avenir
01:06:17c'est une plateforme
01:06:18c'est une boîte noire
01:06:20qui n'exprime pas
01:06:21vous parliez des notes
01:06:22de français tout à l'heure
01:06:22au bas
01:06:23qui ont une importance
01:06:24très importante
01:06:25dans cet algorithme
01:06:25et finalement
01:06:26la société moderne
01:06:27on devine mais ainsi
01:06:27c'est en France
01:06:28on n'a que des 0800
01:06:29on a des boats
01:06:30tu contactes la GMF
01:06:31t'as un boat
01:06:32tu joues ton avenir
01:06:33t'as un boat
01:06:34t'as un chatbot
01:06:35t'as un algorithme
01:06:36etc
01:06:36et c'est ça qui crise
01:06:38parce qu'avant
01:06:38il y a un tirage au sort
01:06:39je parlais d'écouter
01:06:40la macronie n'écoute pas
01:06:41quand quelqu'un
01:06:42tu as ton proviseur
01:06:43tu dis j'aimerais bien
01:06:44aller en terminale
01:06:44moi c'était terminale
01:06:46j'avais pris
01:06:46spécialité maths
01:06:47il te dit oui
01:06:48il te dit non
01:06:49il t'argumente
01:06:49mais il y a un humain
01:06:50en face qui te dit oui
01:06:50qui te dit non
01:06:51et là il n'y a rien
01:06:53ils se sont engagés
01:06:54à plus de transparence
01:06:55mais c'est ça
01:06:55qui me frappe
01:06:57sur Parcours
01:06:57c'est cette plateformisation
01:06:58de la société
01:06:59cette boîte noire totale
01:07:01allez voir un son
01:07:02sur le site
01:07:03de TF1
01:07:05aujourd'hui
01:07:05Pôle emploi
01:07:07désormais
01:07:08avant d'arriver
01:07:09devant un conseiller
01:07:10de Pôle emploi
01:07:11c'est une IA
01:07:13qui a été mise en place
01:07:14et 40% des profils
01:07:17sont gérés par l'IA
01:07:19alors c'est dénoncé
01:07:20par les syndicats
01:07:21de Pôle emploi
01:07:21il y a eu un reportage
01:07:23de TF1
01:07:23avec les syndicats
01:07:25de Pôle emploi
01:07:26mais la sélection
01:07:27se fait aussi
01:07:28maintenant
01:07:29on va vous proposer
01:07:31c'est l'IA
01:07:31qui va vous proposer
01:07:32des emplois
01:07:33et non plus un conseiller
01:07:34donc vous vous doutez
01:07:35que des syndicats
01:07:36ont commencé à dire
01:07:37c'est aux conseillers
01:07:38de discuter
01:07:40en humain
01:07:40rapidement Alexandra
01:07:41je sens que vous avez
01:07:42envie de parler
01:07:43sur ce sujet
01:07:43comme je vais changer
01:07:44ce sujet
01:07:44je ne voudrais pas
01:07:45vous frustrer
01:07:46je partage évidemment
01:07:47l'orientation d'un jeune
01:07:49ne peut pas se résumer
01:07:50à une réponse informatique
01:07:51et il faut plus de transparence
01:07:53moi je crois que
01:07:54le problème de Parcoursup
01:07:55c'est que ça manque
01:07:56de transparence
01:07:57et ça manque de pédagogie
01:07:58là-dessus on est d'accord
01:08:00mais on ne peut pas mentir
01:08:01à nos jeunes
01:08:01on ne pourra pas
01:08:02faire l'économie
01:08:03de la sélection
01:08:04ça n'est pas vrai
01:08:05ce qu'il faut
01:08:06c'est mieux les accompagner
01:08:07mieux les accompagner
01:08:09valoriser la voie professionnelle
01:08:11qui est une vraie voie d'excellence
01:08:13qui en plus amène à l'emploi
01:08:14ce qui est quand même
01:08:15le but ultime
01:08:16ça va falloir l'appliquer en vrai
01:08:18parce que
01:08:18c'est pas présenté comme ça
01:08:19par les professeurs
01:08:20je peux vous dire
01:08:20qu'on a sollicité
01:08:21ni par les familles
01:08:22le stade aussi
01:08:23c'est surtout les familles
01:08:24on a sollicité
01:08:26je vais vous donner un exemple
01:08:27qui est concret
01:08:27et qui est du terrain
01:08:29donc on a sollicité
01:08:30à plusieurs reprises
01:08:31la ministre
01:08:32Agresti Roubache
01:08:33sur la validation
01:08:34en fait
01:08:36la possibilité
01:08:37de pouvoir faire
01:08:37passer les examens
01:08:38dans des établissements
01:08:39où nous envoyons
01:08:40nous 600 parcours
01:08:42donc 600 parcours
01:08:44professionnels
01:08:44que nous sauverons
01:08:45chaque année
01:08:46et bien à ce jour
01:08:47nous n'avons pas de réponse
01:08:48et pourtant
01:08:49elle fait partie
01:08:49de ma majorité
01:08:51pour laquelle je suis engagée
01:08:52donc je vous le dis
01:08:53encore une fois
01:08:54il y a
01:08:55ce qui se passe
01:08:55sur le terrain
01:08:56et il y a une déconnexion
01:08:57complète
01:08:57alors qu'en période
01:08:58de crise
01:08:59aujourd'hui
01:08:59il faut que tout le monde
01:09:01justement joue le jeu
01:09:02au-delà des partis politiques
01:09:03ce qui est certain
01:09:04et qui devrait nous réunir
01:09:05c'est que les déterminismes sociaux
01:09:07ne devraient pas se transformer
01:09:08en destin scolaire
01:09:09et c'est ça
01:09:10qui doit nous réunir
01:09:11absolument
01:09:11parce que vous avez
01:09:12toute une partie de la jeunesse
01:09:13qui reste au bord de la route
01:09:15bon
01:09:16est-ce qu'on peut encore
01:09:17parler immigration
01:09:18sans être accusé
01:09:19de fasciste
01:09:20ou de raciste
01:09:21par la France insoumise
01:09:22et particulièrement
01:09:23Jean-Luc Mélenchon
01:09:24le leader
01:09:26de la France insoumise
01:09:26qui devait être
01:09:27au 20h
01:09:27de TF1 ce soir
01:09:28et qui dit
01:09:29qu'il annule
01:09:30parce qu'il accuse
01:09:31la présentatrice
01:09:32Anne-Claire Caudray
01:09:33d'avoir laissé
01:09:34Edouard Philippe tenir
01:09:35sans le contredire
01:09:36des propos
01:09:36qu'il juge raciste
01:09:37sur l'immigration
01:09:38et les violences
01:09:38vous allez voir
01:09:39que c'est pas aussi simple
01:09:39que ça apparemment
01:09:41TF1 qui balance
01:09:42ce matin
01:09:43il avait annulé avant
01:09:45mais bon
01:09:45on en parle
01:09:46tout de suite
01:09:4810h midi
01:09:49Sud Radio
01:09:50à vous de le dire
01:09:51Stéphanie Demiru
01:09:52merci de nous rejoindre
01:09:54avec aujourd'hui
01:09:55Rachida Kahout
01:09:56Alexandra Spiner
01:09:57Fabien
01:09:57Verdier
01:09:58est-ce que l'on peut
01:09:59encore parler
01:10:00immigration
01:10:00sans être accusé
01:10:01de racisme
01:10:02par Jean-Luc Mélenchon
01:10:03le leader
01:10:04de la France insoumise
01:10:05il devait être
01:10:06au 20h
01:10:07ce soir
01:10:07et bien il n'annule
01:10:09accusant
01:10:10en tout cas
01:10:10c'est lui
01:10:11qui le dit
01:10:11Anne-Claire Coudray
01:10:12d'avoir laissé
01:10:13Edouard Philippe tenir
01:10:14sans le contredire
01:10:15des propos qu'il juge
01:10:16racistes
01:10:17sur l'immigration
01:10:18et les violences
01:10:20je vous propose
01:10:20d'écouter ce passage
01:10:21je vous laisse juger
01:10:22vous avez dit
01:10:23suite à cette journée
01:10:25la surreprésentation
01:10:26des jeunes
01:10:26issus de l'immigration
01:10:27parmi les émeutiers
01:10:28quelle conclusion
01:10:30en avez-vous tiré
01:10:31de ce constat
01:10:32j'ai constaté
01:10:33que le modèle français
01:10:35d'intégration républicaine
01:10:36a produit
01:10:37des réussites exceptionnelles
01:10:39mais que
01:10:39il me paraît
01:10:40évidemment constatable
01:10:42que ce modèle
01:10:43d'intégration
01:10:43il connaît des ratés
01:10:45des imperfections
01:10:46dans les images
01:10:47que nous avons vues
01:10:48des pillages
01:10:49il y avait de fait
01:10:51un certain nombre
01:10:52important
01:10:53de jeunes français
01:10:55sans doute
01:10:56que je considère
01:10:57comme des français
01:10:57issus de l'immigration
01:10:58ce qui traduit un sujet
01:11:00qu'on doit regarder
01:11:00les yeux dans les yeux
01:11:02le buzzer
01:11:03immigration
01:11:04pof
01:11:05et bien Jean-Luc Mélenchon
01:11:06alors dit
01:11:07ben voilà
01:11:07Anne-Claire Coudray
01:11:08reprend à son compte
01:11:10les calomnies racistes
01:11:11d'Edouard Philippe
01:11:12lesquelles déroulent
01:11:12son discours dégoûtant
01:11:13sans être interrompu
01:11:14lundi je n'irai pas
01:11:15aux 20h
01:11:16de cette chaîne
01:11:17alors pour la petite histoire
01:11:18quand même ce matin
01:11:18il y a un journaliste média
01:11:20qui dit qu'en fait
01:11:21il avait annulé
01:11:22dès jeudi soir
01:11:24donc il mentirait
01:11:25d'après ce journaliste média
01:11:27enfin c'est comme ça
01:11:27en tout cas
01:11:28qu'on l'interprète
01:11:28non mais c'est vrai
01:11:30que de toute façon
01:11:31pour Jean-Luc Mélenchon
01:11:32vous prononcez le mot
01:11:34immigration
01:11:34c'est terminé
01:11:35pour toute la France insoumise
01:11:36les pitreries de monsieur Mélenchon
01:11:38abîment beaucoup
01:11:39le débat démocratique
01:11:40en réalité
01:11:41et il prend
01:11:42tous ces jeunes français
01:11:44issus de l'immigration
01:11:45en otage
01:11:45qui n'en demandent pas tant
01:11:47parce que moi
01:11:47au quotidien
01:11:48dans le cadre de ma délégation
01:11:49je rencontre
01:11:50plein de jeunes français
01:11:52issus de l'immigration
01:11:53comme moi
01:11:54qui sont très heureux
01:11:55dans notre pays
01:11:56qui aiment notre pays
01:11:58qui veulent y réussir
01:11:59je reçois des familles
01:12:00qui sont mobilisées
01:12:02pour justement
01:12:03remettre en route
01:12:05l'ascenseur social
01:12:07monsieur Mélenchon
01:12:08c'est de l'hystérie
01:12:11collective
01:12:12qu'il est en train
01:12:13de mettre en place
01:12:13pour dresser
01:12:14les uns contre les autres
01:12:15franchement
01:12:16est-ce qu'une démocratie
01:12:18elle peut renoncer
01:12:19à débattre sereinement
01:12:20d'un sujet
01:12:21qui engage notre avenir
01:12:22non
01:12:22pourquoi est-ce qu'on devrait
01:12:24toujours vivre
01:12:24sous la menace
01:12:26de la disqualification
01:12:27du débat public
01:12:29vous parlez d'immigration
01:12:30et vous êtes disqualifié
01:12:31non c'est un vrai sujet
01:12:33c'est un vrai sujet
01:12:34il faut qu'on en parle
01:12:35mais d'ailleurs
01:12:36dans les deux sens
01:12:36est-ce que c'est digne
01:12:38d'accueillir des gens
01:12:39auxquels on ne peut
01:12:40rien proposer
01:12:41rien proposer
01:12:42pas de logement digne
01:12:44pas de travail digne
01:12:45il y a des vrais sujets
01:12:47on a le droit
01:12:48collectivement
01:12:48de se les poser
01:12:49dans des plaises
01:12:50à monsieur Mélenchon
01:12:51qui est en train
01:12:51de fracturer
01:12:53et de saccager
01:12:54notre pays
01:12:54c'est F1 raciste
01:12:57BFM TV raciste
01:12:58on est tous racistes
01:12:59on a vraiment
01:12:59il faut faire fermé
01:13:01Edouard Philippe
01:13:02si je peux me permettre
01:13:03a quand même
01:13:05il a tenu quand même
01:13:06des propos discriminatoires
01:13:07je suis désolée
01:13:08on est en train de parler
01:13:09de français
01:13:09et il le dit lui-même
01:13:11et après il vous dit
01:13:12vous trouvez que c'était
01:13:13discriminatoire ?
01:13:13mais il n'y a pas d'intégration
01:13:14il n'y a pas d'intégration
01:13:16là je l'avais pas
01:13:17enfin moi je n'avais pas
01:13:17écouté son
01:13:18enfin ce qui s'était passé
01:13:19l'épisode
01:13:20parce que je n'étais pas là
01:13:20mais en même temps
01:13:21je n'ai pas non plus suivi
01:13:22et là je viens de l'écouter
01:13:23et honnêtement
01:13:24je peux vous dire
01:13:25que ça me met hors de moi
01:13:26je veux dire qu'Edouard Philippe
01:13:27je suis même
01:13:28oh là là
01:13:28mais c'est terrible quoi
01:13:29je veux dire qu'on ne peut pas
01:13:30continuer continuellement
01:13:32en fait à opposer
01:13:32les françaises et les françaises
01:13:33qu'est-ce qui vous a dérangé
01:13:35dans ce qu'il a dit
01:13:35il vous dit
01:13:36c'est pas raciste
01:13:37j'ai dit discriminatoire
01:13:38donc je dis qu'en fait
01:13:39on ne peut pas tenir
01:13:40des propos en disant
01:13:41oui alors du coup
01:13:42nous avons eu un loupé
01:13:43effectivement
01:13:44dans les rues
01:13:45il y a eu
01:13:45ces enfants issus
01:13:46de l'immigration
01:13:46non monsieur Edouard Philippe
01:13:48ce ne sont pas
01:13:48des enfants issus
01:13:49de l'immigration
01:13:49ce sont des françaises
01:13:51et des français
01:13:51on parle de deuxième
01:13:52troisième génération
01:13:53à quand
01:13:54allons-nous arrêter
01:13:55à chaque fois
01:13:56de pointer du doigt
01:13:59les jeunes
01:14:00dont justement
01:14:01est-ce que c'est une faute
01:14:02qu'ils ont faite
01:14:03pas du tout
01:14:04ces enfants là
01:14:06ces enfants dont nous parlons
01:14:07ce sont les enfants
01:14:08de la république
01:14:09ce sont les enfants
01:14:10qui sont français
01:14:12ce ne sont pas
01:14:13si vous voulez
01:14:14les enfants
01:14:14non non non
01:14:15là ce que j'ai entendu
01:14:16c'est un dit
01:14:17non non non
01:14:18excusez-moi
01:14:18je vais vous dire
01:14:20tous les jours
01:14:21j'ai ces populations
01:14:22qui aujourd'hui
01:14:23en ont assez
01:14:23parce que leurs enfants
01:14:25ne savent plus
01:14:26où ils sont
01:14:26et en plus
01:14:27vous les rejetez encore
01:14:28mais monsieur Edouard Philippe
01:14:29de quoi on parle
01:14:30vous voulez être demain
01:14:31président de la république
01:14:32mettez tout le monde
01:14:33sous la banque
01:14:34ça soit passionné
01:14:35écoutez ce qu'il a dit
01:14:36j'écoute
01:14:39vous connaissez
01:14:40j'imagine comme nous tous
01:14:41Jérôme Fourcret
01:14:42qui n'est quand même pas
01:14:43quelqu'un accusé
01:14:45d'être à droite
01:14:45il ne veut même pas aller
01:14:46sur les chaînes
01:14:46du groupe Bolo
01:14:49il dit clairement
01:14:50il explique à un journaliste
01:14:51très calmement
01:14:52ça ne va pas plaire
01:14:54je cite Jérôme Fourcret
01:14:56je me protège
01:14:57contre la France insoumise
01:14:58parce que
01:14:5975%
01:15:00des comparutions
01:15:0375%
01:15:04c'était
01:15:05des prénoms
01:15:06dit-il
01:15:07des Mohamed
01:15:07etc
01:15:08voilà
01:15:08il dit ça
01:15:09Jérôme Fourcret
01:15:10et il explique
01:15:11il y a une haine
01:15:11post-coloniale
01:15:12il explique très calmement
01:15:13sans aucun jugement
01:15:15est-ce que c'est quelque chose
01:15:17qui vaut la peine
01:15:17d'être débattu
01:15:18ou non ?
01:15:19pour nommer
01:15:20aujourd'hui la France
01:15:21elle est plurielle
01:15:22et faire en sorte
01:15:23que les choses aillent mieux
01:15:23non non
01:15:24aujourd'hui la France
01:15:24elle est plurielle
01:15:25aujourd'hui vous pouvez appeler
01:15:26votre fils
01:15:26votre fils
01:15:27Riz
01:15:28comme vous pouvez appeler
01:15:28votre fils
01:15:29Mohamed
01:15:29enfin je veux dire que
01:15:30depuis quand en fait
01:15:31on peut justement
01:15:33mettre de la discrimination
01:15:35dans le fait
01:15:36d'appeler son fils
01:15:37ou sa fille
01:15:38d'un prénom exotique
01:15:39ou encore
01:15:40un prénom
01:15:40qui n'a pas de sens
01:15:41ça s'appelle
01:15:42la liberté
01:15:43ce n'est pas ça
01:15:44ce n'est pas le problème
01:15:45de nommer
01:15:46un enfant
01:15:47d'un prénom exotique
01:15:48il parle de la haine
01:15:49post-coloniale
01:15:50corée
01:15:51ces jeunes
01:15:51à l'endroit de la France
01:15:52c'est du fantasme
01:15:54on va prendre
01:15:55Stéphane
01:15:56qui nous appelle
01:15:56de Bordeaux
01:15:56je vous donne la parole
01:15:57après
01:15:57bonjour Stéphane
01:15:59oui bonjour
01:15:59bonjour
01:16:00est-ce que vous êtes d'accord
01:16:01vous avec Jean-Luc Mélenchon
01:16:03quand il dit
01:16:03je ne vais pas
01:16:04sur TF1
01:16:06Anne-Claire Coudré
01:16:07fait le jeu
01:16:08du racisme
01:16:11alors
01:16:11je n'ai pas entendu
01:16:12exactement
01:16:13ce qu'il a
01:16:14ce qu'Anne-Claire Coudré
01:16:17a dit
01:16:17ou n'a pas dit
01:16:18et pas non plus
01:16:19ce qu'a dit Mélenchon
01:16:20mais je comprends
01:16:20c'est Edouard Philippe
01:16:21en clair
01:16:22qui s'est exprimé
01:16:23Anne-Claire Coudré
01:16:25selon Jean-Luc Mélenchon
01:16:26ne l'aurait pas assez
01:16:27contredit
01:16:28ok
01:16:29alors moi je ne suis pas du tout
01:16:30mélenchoniste
01:16:31mais je crois qu'il a raison
01:16:32sur ce point là
01:16:33et je crois que
01:16:33c'est un sujet
01:16:35qui mériterait
01:16:36d'être élargi
01:16:37en fait
01:16:37au positionnement
01:16:38nouveau
01:16:39des journalistes
01:16:40c'est-à-dire que
01:16:40depuis
01:16:42depuis 5 ou 6 ans
01:16:44on n'a plus l'impression
01:16:45d'avoir des journalistes
01:16:46en France
01:16:46en fait
01:16:47on a soit des animateurs
01:16:49enfin je ne sais pas
01:16:50c'est des animateurs
01:16:51ou des influenceurs
01:16:52mais ils ne font plus le job
01:16:53en fait
01:16:53et ce que souligne Mélenchon
01:16:55a tout à fait raison
01:16:56c'est-à-dire que
01:16:57on entend des propos
01:16:58maintenant
01:16:58qui sont complètement débridés
01:17:00qui sont
01:17:01tout à fait scandaleux
01:17:02alors sur TF1
01:17:04sans doute moins
01:17:04mais sur CNews
01:17:05ça devient incroyable
01:17:06non mais d'accord
01:17:06en l'occurrence
01:17:07Jean-Luc Mélenchon
01:17:08parlait d'Anne-Claire Coudray
01:17:09qui n'aurait pas assez contredit
01:17:11qu'est-ce que vous auriez attendu
01:17:12de cette journaliste
01:17:13et bien une réplique
01:17:15qu'il explique
01:17:16qu'elle lui demande
01:17:17sur quel
01:17:19qu'il éteille
01:17:20en fait
01:17:20qu'elle lui demande
01:17:22sur quelle
01:17:23statistique
01:17:24se réfère
01:17:26à quelle statistique
01:17:27se réfèrent ses propos
01:17:28en fait
01:17:28est-ce qu'il y a
01:17:30des études claires
01:17:31qui ont été faites
01:17:32est-ce que
01:17:32voilà
01:17:33des choses comme ça
01:17:34au moins qu'il y a une réplique
01:17:35mais apparemment il n'y en a plus
01:17:36et c'est maintenant
01:17:37les politiques peuvent dire
01:17:38n'importe quoi
01:17:39vous entendez
01:17:39des macronistes
01:17:40je ne sais plus
01:17:41je crois qu'il y a une journaliste
01:17:42qui se fait virer
01:17:43ou mise à pied 15 jours
01:17:44parce qu'elle a osé dire
01:17:45la vérité
01:17:46en fait elle a osé dire
01:17:47mais attendez
01:17:47vous vous faites comme si
01:17:49vous
01:17:49mais c'est des choses
01:17:50scandaleuses
01:17:52les 3-4%
01:17:54de journalistes
01:17:54qui osent
01:17:55faire leur métier
01:17:56ils se font virer
01:17:57et les autres
01:17:58ce sont des béni-oui-oui
01:17:59qui disent absolument rien
01:18:00qui se positionnent toujours
01:18:01oui vous parlez
01:18:02d'Isabelle Saporta
01:18:02qui a recadré
01:18:04la porte-parole
01:18:05mais c'était très vite
01:18:06Prisca Trévenot
01:18:07oui mais ça
01:18:08pardonnez-moi
01:18:09Stéphane
01:18:10mais c'est
01:18:11c'est une opinion
01:18:12il y a beaucoup de gens
01:18:13que ça a pu heurter
01:18:15quand ça va peut-être
01:18:16dans un sens
01:18:16cela vous choque moins
01:18:18c'est ça
01:18:18peut-être
01:18:19non c'est pas ça
01:18:21c'est que je pense
01:18:22qu'il faudrait
01:18:23que les journalistes
01:18:23fassent leur travail
01:18:24alors cette dame
01:18:25qui a été mise à pied
01:18:27effectivement
01:18:27c'était
01:18:28c'était peut-être
01:18:30un peu
01:18:30comment dire
01:18:31outrancié
01:18:32sa position
01:18:33mais quelque part
01:18:34elle reflétait
01:18:35le travail
01:18:36que ne font pas
01:18:37les journalistes
01:18:37c'est à dire
01:18:38que s'il y avait
01:18:38un positionnement
01:18:39un peu plus courageux
01:18:40des journalistes
01:18:41il n'y aurait pas
01:18:41ces excès
01:18:41et dans un sens
01:18:42de mutisme
01:18:43et dans l'autre
01:18:44d'agressivité
01:18:46vous voyez ce que je veux dire
01:18:46et là en l'occurrence
01:18:47sur des sujets
01:18:49d'immigration
01:18:49qui prennent
01:18:50qui prennent
01:18:51qui prennent
01:18:52toute leur ampleur
01:18:52en ce moment
01:18:53on parle de meurtre
01:18:54dans les rues
01:18:55on parle effectivement
01:18:55il y a sans doute
01:18:56des petits sauvageons
01:18:57qui sont excédés
01:18:58qui vont faire
01:18:59des métiers
01:18:59vous êtes bien
01:19:01bien indulgents
01:19:02c'est Jean-Pierre Chevenne
01:19:03oui
01:19:04bon ben attendez
01:19:05appelez-le comme vous
01:19:06vous étiez fan
01:19:06de Jean-Pierre Chevenne
01:19:07un peu
01:19:07un chevenementiste
01:19:08sommeillant vous
01:19:10ce que je veux dire
01:19:11c'est que tout ça
01:19:11manque maintenant
01:19:12de précision
01:19:13en fait
01:19:13on ne sait plus trop
01:19:14de quoi on parle
01:19:14c'est des impressions
01:19:15on ne met pas des stades
01:19:18sous les impressions
01:19:19très bien Stéphane
01:19:20vous ne pensez pas
01:19:21que c'est contre-productif
01:19:23justement
01:19:23de ne pas
01:19:24peut-être parfois
01:19:25nommer les problèmes
01:19:27si ces jeunes
01:19:28comme l'explique
01:19:29Jérôme Fourquet
01:19:29je le citais
01:19:30il y a quelques instants
01:19:31pourquoi je le cite
01:19:32parce que c'est un homme
01:19:32qui n'est pas soupçonné
01:19:33d'être à droite
01:19:35particulièrement
01:19:35il fait une analyse
01:19:36assez factuelle
01:19:38en disant
01:19:38voilà
01:19:38il y a une forme
01:19:40de la jeunesse
01:19:41qui s'est trouvée
01:19:42en comparution immédiate
01:19:43il y a une haine
01:19:45post-coloniale
01:19:46dit-il
01:19:47est-ce que ce n'est pas
01:19:48contre-productif
01:19:49de mettre la poussière
01:19:50sous le tapis
01:19:51et de faire peut-être
01:19:53monter le RN
01:19:53je vais préciser
01:19:55ma pensée
01:19:56que les politiques
01:19:58expriment
01:19:58leurs opinions
01:19:59leurs idées
01:20:00leur façon de voir
01:20:01la société
01:20:01et éventuellement
01:20:02la façon de la faire changer
01:20:03c'est leur job
01:20:04maintenant que les journalistes
01:20:07accompagnent tout ça
01:20:08sans jamais remettre en question
01:20:10les dires de ces politiques
01:20:12sur des bases
01:20:13qui seraient leur travail
01:20:15en fait
01:20:15c'est des bases
01:20:15de recherche
01:20:16de statistiques
01:20:17de reportages
01:20:18ça c'est scandaleux
01:20:19et il me semble que le sujet
01:20:20que vous abordez
01:20:21c'est celui-ci
01:20:21c'est le travail des journalistes
01:20:23pas des politiques
01:20:23que les gens d'extrême droite
01:20:25disent que
01:20:26cette violence
01:20:27vient de fils immigrés
01:20:28pourquoi pas
01:20:28c'est son droit
01:20:29c'est son opinion
01:20:30maintenant
01:20:30Edouard Philippe
01:20:31n'est pas d'extrême droite
01:20:32pas plus qu'Anne-Claire-Coudré
01:20:34soutien total
01:20:35à cette journalistie
01:20:36je ne dis pas
01:20:38qu'il est d'extrême droite
01:20:39mais qu'une personne
01:20:40d'extrême droite
01:20:40tienne des propos
01:20:41comme ça
01:20:42pourquoi pas
01:20:42ou qu'Edouard Philippe
01:20:43les tienne
01:20:44pourquoi pas
01:20:44c'est son droit
01:20:46mais le sujet là
01:20:47c'est est-ce que
01:20:48les journalistes
01:20:49font leur job
01:20:49je dis non
01:20:50je pense qu'elle a fait
01:20:51son job en l'occurrence
01:20:53le sujet c'est
01:20:54est-ce que Jean-Luc Mélenchon
01:20:55doit annuler
01:20:56parce que
01:20:57ça ne lui a pas plus
01:20:58sachant qu'Anne-Claire
01:20:59Clouderet
01:20:59est la présentatrice
01:21:00des journaux du week-end
01:21:02donc ce soir
01:21:03ce n'est pas elle
01:21:04qui présente
01:21:05le 20h de TF1
01:21:06et il aurait eu
01:21:07tout le loisir
01:21:08de dire ce qu'il avait pensé
01:21:09de l'interview
01:21:10il avait annulé
01:21:11dès jeudi soir
01:21:12donc c'est bon
01:21:13est-ce que vous trouvez
01:21:14normal d'annuler
01:21:15une intervention
01:21:16de Jean-Luc Mélenchon
01:21:17écoutez
01:21:18en temps normal
01:21:19je ne trouverais pas
01:21:20ça normal
01:21:20mais dans le climat
01:21:21dans lequel on est
01:21:23maintenant
01:21:24c'est-à-dire qu'il y a
01:21:25un autre sujet
01:21:25il y a un autre danger
01:21:26c'est qu'on voit
01:21:27le mélenchonisme
01:21:29en fait
01:21:30se répandre
01:21:31et je pense
01:21:32que encore une fois
01:21:33les liens
01:21:34ils sont pour quelque chose
01:21:35c'est-à-dire
01:21:35ne faisant pas leur travail
01:21:36ou alors
01:21:38en instrumentalisation
01:21:40attendez
01:21:40la France Insoumise
01:21:41Jean-Luc Mélenchon
01:21:43traite de BFM TV
01:21:44de raciste
01:21:45enfin bon
01:21:46vous voyez
01:21:47ça va loin quand même
01:21:48merci en tout cas
01:21:49Stéphane
01:21:49on arrive au bout
01:21:50largement au bout
01:21:51on se retourne
01:21:51dans quelques instants
01:21:52Fabien je vous donne la parole
01:21:53je sais que vous vouliez réagir
01:21:54sur ce sujet
01:21:55on se retrouve
01:21:56ne bougez pas
01:21:56tout de suite
01:21:57sur Sud Radio
01:21:58Stéphanie Demiru
01:21:59à vous de le dire
01:22:00avec Rachida Kaout
01:22:01Alexandra Spiner
01:22:03et Fabien
01:22:04Verdier
01:22:04aujourd'hui
01:22:05on se posait la question
01:22:06de savoir
01:22:06si on pouvait toujours
01:22:07parler immigration
01:22:08sans être accusé
01:22:09de racisme
01:22:09par Jean-Luc Mélenchon
01:22:10alors officiellement
01:22:12le leader
01:22:12de la France Insoumise
01:22:13devait être
01:22:14au 20h de TF1
01:22:15il a annulé
01:22:16sous le prétexte
01:22:17selon lui
01:22:18c'est important
01:22:19de préciser
01:22:20que Anne-Claire Coudray
01:22:21la journaliste
01:22:22aurait laissé
01:22:22Edouard Philippe
01:22:23tenir sans le contredire
01:22:25des propos
01:22:25qu'il juge
01:22:26racistes
01:22:27sur l'immigration
01:22:28et les violences
01:22:28réponse de TF1
01:22:30ce matin
01:22:30ce matin
01:22:31ce matin
01:22:31TF1 a fait
01:22:32un communiqué
01:22:33que vous pouvez également
01:22:33aller voir sur Twitter
01:22:34il l'indique
01:22:36qu'Anne-Claire Coudray
01:22:36a mené son entretien
01:22:37avec professionnalisme
01:22:38et rigueur
01:22:39en interrogeant
01:22:40Edouard Philippe
01:22:41sur ses propos
01:22:42tenus dans le point
01:22:43pour rappel
01:22:44et c'est la phrase
01:22:45qui est importante
01:22:46les invitations
01:22:47aux 20h
01:22:48aux candidats
01:22:48à l'élection présidentielle
01:22:50sont annoncées
01:22:51par TF1
01:22:51lorsqu'elles sont confirmées
01:22:53ça sous-entend
01:22:54qu'ils n'ont pas eu
01:22:55la confirmation
01:22:57de Jean-Luc Mélenchon
01:22:58même s'il l'écriffra
01:22:59mais ils le sous-entendent
01:23:00bien évidemment
01:23:01aucun Jean-Luc Mélenchon
01:23:02Fabien Verdier
01:23:03non sur Madame Coudray
01:23:04moi je suis plutôt
01:23:05en défense
01:23:06comme ma collègue
01:23:07en direct
01:23:08avec son inspirateur
01:23:10non mais on ne peut pas
01:23:11en direct
01:23:11tu peux des fois
01:23:12bien réagir
01:23:13après sur ce que
01:23:14disait Stéphane de Bordeaux
01:23:15il y avait des journalistes
01:23:17très engagés
01:23:17sous la Troisième République
01:23:19fin du 19ème
01:23:20dans les années 1930
01:23:21n'importe quel sens
01:23:22c'est arrivé de tout temps
01:23:23dans notre République
01:23:25et puis sur les imprécis
01:23:26je pense qu'il y a
01:23:27beaucoup de travail
01:23:27de fact-checking
01:23:28dans les médias
01:23:28justement
01:23:29c'est vrai qu'on est
01:23:30dans l'ère de la post-vérité
01:23:31il y a un travail
01:23:32de fact-checking
01:23:32par contre moi je suis d'accord
01:23:33avec vous
01:23:34il n'y a pas de totem
01:23:34il n'y a pas de tabou
01:23:35on doit pouvoir parler
01:23:35de la laïcité
01:23:36on doit pouvoir parler
01:23:37de ces sujets d'immigration
01:23:40moi j'ai souvent vu
01:23:41des personnes issues
01:23:42de l'immigration
01:23:42qui ne voulaient pas
01:23:43de nouvelles migrations
01:23:45on peut même parler
01:23:45d'immigration intérieure
01:23:47de notre pays
01:23:47puisque comme on n'a plus
01:23:48aménagé le territoire
01:23:49on ne peut plus habiter
01:23:50enfin beaucoup de gens
01:23:50ne peuvent plus habiter
01:23:51dans les grandes métropoles
01:23:51ils vont habiter
01:23:53à 100 kilomètres de là
01:23:54il y a des immigrations
01:23:55de l'intérieur
01:23:55il y a tous les sujets
01:23:56il y a un république
01:23:57il faut qu'on puisse
01:23:57débattre de tous les sujets
01:23:58de manière saine
01:24:00avec l'intérêt général
01:24:01et d'ailleurs
01:24:02si on commet cette folie
01:24:08privée de ce débat
01:24:09vous savez quoi
01:24:10madame Le Pen
01:24:11elle sera élue au premier tour
01:24:12parce qu'il y a quand même
01:24:13plus de 40% des français
01:24:14qui considèrent malheureusement
01:24:16que c'est un sujet
01:24:16et moi je vous dis quelque chose
01:24:18la violence qu'on déplore
01:24:19dans notre société
01:24:21parmi les premières victimes
01:24:23de cette loi du plus fort
01:24:24et bien
01:24:24ce sont des familles
01:24:27qui sont issues de l'immigration
01:24:29et ça
01:24:29il ne faut pas l'oublier
01:24:30et monsieur Mélenchon
01:24:31qu'est-ce qu'il fait en fait
01:24:32il nourrit le ressentiment
01:24:36il nourrit la poudrière
01:24:37du ressentiment
01:24:38à l'égard de notre pays
01:24:40le maire de Béziers hier
01:24:41dire vous savez
01:24:42quand je prends des mesures
01:24:43autoritaires dans ma ville
01:24:44au couvre-feu des mineurs
01:24:45les mamans
01:24:46dans ces quartiers
01:24:47elles viennent me dire merci
01:24:48moi je travaille avec
01:24:49les mamans des quartiers
01:24:50vous seriez bien étonnés
01:24:52du discours qu'elles tiennent
01:24:53parce qu'elles
01:24:54elles tiennent
01:24:55la société
01:24:56et elles sont dans la réalité
01:24:58contrairement à beaucoup
01:25:00de nos responsables politiques
01:25:01qui sont complètement
01:25:02dans l'illusion
01:25:03et la théorie
01:25:04absolument d'accord
01:25:04il nous reste vraiment
01:25:06trois minutes
01:25:06je voulais quand même
01:25:07dire un petit mot
01:25:08parce que le même
01:25:08Edouard Philippe
01:25:10n'a pas que parlé
01:25:11immigration
01:25:11il a dit non à la primaire
01:25:12hier toujours sur TF1
01:25:14il a dénoncé une primaire
01:25:16de la division
01:25:17et de la confusion
01:25:18alors Gabrielle Attal
01:25:19répond ce matin encore
01:25:21elle aura lieu
01:25:22c'est inéluctable
01:25:23bon
01:25:24c'est inéluctable
01:25:25quand tu fais 4%
01:25:27tu restes à ta place
01:25:28monsieur Philippe
01:25:30monsieur Philippe
01:25:31et monsieur Attal
01:25:31sont les dignes héritiers
01:25:32de monsieur Macron
01:25:33qu'ils se départèrent
01:25:34justement lui
01:25:35il dit
01:25:35ben non
01:25:36c'est Attal
01:25:36qui est une primaire
01:25:37héritée
01:25:37pas moi
01:25:38mais une primaire
01:25:38avec qui ?
01:25:40c'est ça la vraie question
01:25:41une primaire avec qui ?
01:25:42il n'y a pas de leader
01:25:42donc du coup
01:25:43automatiquement
01:25:43si c'est pour avoir
01:25:44le charisme d'une huître
01:25:45et proposer des mesures
01:25:46à la con
01:25:47franchement
01:25:48dites donc Rachida
01:25:49non excusez-moi
01:25:50je suis remontée
01:25:50à 11h53
01:25:52excusez-moi
01:25:53mais je suis
01:25:53excusez-moi d'être
01:25:55aussi
01:25:55voilà
01:25:55mais en fait
01:25:56c'est pas ça
01:25:57c'est l'exaspération
01:25:58c'est-à-dire qu'ils sont
01:25:58trop nombrilistes
01:25:59ils pensent qu'à leur
01:26:01intérêt personnel
01:26:01à leur paroisse
01:26:02alors qu'aujourd'hui
01:26:03en fait je pense que
01:26:04le pays est quand même
01:26:06en capacité de demander
01:26:07de véritables leaders politiques
01:26:09qui pour le coup
01:26:10en fait vont plutôt
01:26:11dans le sens
01:26:12de faire avancer le pays
01:26:13et de ne pas le diviser
01:26:14mais la primaire ou pas
01:26:15selon vous ?
01:26:16mais la primaire avec qui ?
01:26:17avec quoi ?
01:26:18il n'y a rien
01:26:18il y a du vent
01:26:19il y a du vide
01:26:19la primaire avec la droite
01:26:20il y a
01:26:21si il faut la primaire
01:26:23Philippe
01:26:23Lysnard
01:26:24dont on parle beaucoup
01:26:25Bruno Retailleau
01:26:26Retailleau
01:26:26ils sont antipodes
01:26:28ils sont complètement
01:26:28en opposition totale
01:26:30on est en train de parler de quoi ?
01:26:31oui c'est ce que dit
01:26:31les programmes ne sont pas
01:26:33les mêmes aussi
01:26:34Edouard Philippe
01:26:35je vais vous appeler Edouard
01:26:36Fabien Verdier
01:26:38on dit que la primaire
01:26:40c'est la plus mauvaise
01:26:41des systèmes
01:26:41à l'accession de tous les autres
01:26:42ce que disait Churchill
01:26:43sur la démocratie
01:26:43mais peut-être qu'il y a
01:26:44le débat du périmètre
01:26:45mais il y a Hervé Morin
01:26:47qui pousse en ce sens
01:26:48et d'autres
01:26:49aujourd'hui les sondages
01:26:50c'est une primaire sauvage
01:26:50et je ne suis pas sûr
01:26:51que ce soit la meilleure solution
01:26:52par contre un système
01:26:53de départage par une primaire
01:26:54peut-être en calant le périmètre
01:26:55peut être intéressant
01:26:56et moi j'ai le sentiment
01:26:57vu les déclarations
01:26:58de Gabriel Attal ce matin
01:26:59qu'ils vont essayer
01:26:59de le prendre en tonaille
01:27:00ceux qui veulent y aller
01:27:01iront
01:27:03avec ou sans lui
01:27:04et moi par contre
01:27:05sur la primaire
01:27:06c'est peut-être nécessaire
01:27:07mais pas du tout suffisant
01:27:08nous on défend les villes
01:27:09sous préfectures
01:27:09et ses millions d'habitants
01:27:10je dis souvent
01:27:11que l'avenir de la France
01:27:12se joue à Montmont-Rion
01:27:13et à Pithivier
01:27:14ou à Montluçon
01:27:15ces villes-là
01:27:16et tant qu'on ne parle pas
01:27:17de ces habitants
01:27:17et qu'est-ce qu'ils disent
01:27:18alors vos administrés ?
01:27:20ils votent Marine Le Pen
01:27:21parce qu'on leur a tout enlevé
01:27:22la maternité
01:27:23le tribunal
01:27:24les 80 à l'heure
01:27:25la France DTER
01:27:26la droite et la gauche
01:27:27demain au deuxième tour
01:27:29vous avez la droite
01:27:30vous avez l'extrême droite
01:27:31ou Mélenchon
01:27:32toute la droite
01:27:33vote Marine Le Pen
01:27:34et si on ne parle pas
01:27:36à ces territoires
01:27:37qui forment 34 millions de français
01:27:38ces arrondissements
01:27:39de ville sous préfecture
01:27:40ces gens-là
01:27:42continueront à voter
01:27:42à ne plus voter
01:27:43parce qu'ils ne croient plus
01:27:44à la République
01:27:44ils ne croient plus aux politiques
01:27:45l'abstention est massive
01:27:4640% aux élections municipales
01:27:48en mars 2026
01:27:49et ils votent pour les extrêmes
01:27:50parce qu'on ne leur en propose plus rien
01:27:51on leur a donné toutes les raisons
01:27:53de ne pas plus croire
01:27:53en la politique
01:27:54ils payent des impôts
01:27:55et ils n'ont rien
01:27:55le désenchantement
01:27:56il était énorme
01:27:57il est dans ces villes moyennes là
01:27:58merci à tous les trois
01:27:59c'était un plaisir
01:28:00merci
01:28:00ça a bien débuté la semaine
01:28:02oui
01:28:03on était
01:28:04l'équipage du lundi
01:28:05vous étiez en forme
01:28:06merci en tout cas
01:28:07à tous les trois
01:28:07et Perico les gars
01:28:08j'espère que vous êtes aussi en forme
01:28:10que nos trois débatteurs
01:28:11un petit peu plus
01:28:12parce que l'actualité
01:28:14est très très lourde
01:28:15et très sévère
01:28:16oui c'est vrai
01:28:17voilà on va essayer de savoir
01:28:18si ceux qui se présentent
01:28:20comme des gilets jaunes
01:28:21ne sont pas des gauchistes
01:28:23avec une peau de mouton
01:28:25ou leur se faire passer pour des loups
01:28:27voilà
01:28:28et puis nous recevrons surtout
01:28:29Emmanuel Pira
01:28:30qui est déjà venu
01:28:31M. Emmanuel Pira
01:28:31qui nous raconte que
01:28:33alors on sait que l'école est foutue
01:28:35l'hôpital est mort
01:28:36la police est terminée
01:28:37mais il y a pire
01:28:38il y a la justice
01:28:39qui est totalement en délabrement
01:28:41évidemment ce sont les fondements
01:28:42de nos sociétés
01:28:42et je dirais une petite humeur
01:28:43vous allez nous s'appeler de morale
01:28:44et je dirais cette petite humeur
01:28:45c'est aux Etats-Unis
01:28:46Trump a interdit des radios
01:28:47tout le monde a été solidaire
01:28:48personne ne va plus à la Maison Blanche
01:28:50alors qu'ici en France
01:28:51on jette des anathèmes
01:28:52sur des médias
01:28:52des confrères
01:28:53qui peuvent se tromper
01:28:54avec lesquels on discute
01:28:55et qu'on veut interdire d'antenne
01:28:56ça nous rappelle des temps
01:28:57où on pouvait faire de la résistance
01:28:59c'est formidable
01:29:00bonne émission mon cher Perico
01:29:01et nous on se retrouve demain
01:29:02à 10h pour à vous de le dire
01:29:03Sous-titrage Société Radio-Canada

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