- il y a 46 minutes
Avec Julia Courvoisier, Rachida Kaaout, Patrick Vignal
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##ZAPPING-2026-10-26##
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, 10h midi, l'instant zapping.
00:03Avec ma mauvaise habitude de vous interrompre, il y a aussi Rachida Kaoud qu'on a oublié de présenter, qui
00:08est aussi ici, non ?
00:09Non, je l'ai présentée.
00:11C'est moi qui étais dans mon sommeil.
00:14Non, je vois ça surtout maintenant.
00:19Ça y est, enfin, le froid, refaille finir les 38 degrés, 41 degrés de cet effet.
00:26Vous préférez le froid, vous ?
00:27Bah oui, parce qu'on peut mettre des habits, non ?
00:30On peut lutter aussi, vous avez le droit d'agir, sauf au Cap d'Acte, mais ailleurs, vous avez le
00:34droit d'être habillé.
00:35On reçoit Patrick Sébastien d'ailleurs, sans transition.
00:37Exactement, mercredi.
00:40Mais on peut lutter contre le froid, c'est plus compliqué de lutter contre la chaleur.
00:44Venez pas me chercher.
00:46En tout cas, aujourd'hui se pose une question, à quel moment faut-il allumer son chauffage ?
00:52Et plus sérieusement, les gens essayent de reculer le moment de mettre le chauffage.
00:57Et ce, pour des raisons pécuniaires, ils vont essayer d'aller jusqu'à fin novembre.
01:01Et là, on retourne dans un sujet très sérieux.
01:04Chez Hugo Borjot, tous les radiateurs sont éteints.
01:06Les radiateurs sont froids, bien froids.
01:08Cette nuit, la température extérieure était de 6 degrés.
01:11Mais pas question de se chauffer si tôt.
01:14On va essayer de tenir le plus longtemps possible.
01:17Préparateur de commandes, il est payé au SMIC.
01:19Chaque facture est difficile à supporter.
01:22En allumant son chauffage mi-novembre seulement, il pense pouvoir économiser environ 50 euros.
01:27Ça pèse mentalement de se dire qu'on doit se restreindre à ce point, notamment en hiver.
01:32Donc là, on en a le plus besoin.
01:34Et il est loin d'être le seul.
01:36Pour se retraiter aussi, chaque euro compte.
01:37Lui, fait remplir sa cuve de fioul au minimum.
01:41Il faut que cela lui tienne tout l'hiver.
01:43Là, je mets à peu près la même somme que derrière.
01:45La dernière, j'avais mis 700 litres.
01:48Voilà, à peu près, pour la même somme.
01:50Mais aujourd'hui, j'en mets que 400.
01:52Donc voilà, on va essayer de réduire notre consommation au maximum.
01:57Moi, je trouve ça triste.
01:58C'est un sujet de France 2.
01:59Ah oui, malheureusement.
02:01Les gens qui n'arrivent plus à se chauffer.
02:03On est en France en 2026.
02:04Vous savez, ça fait...
02:05Moi, je vois sur mon territoire,
02:07je pense, dans les villes comme Lunel ou Moglio,
02:10ça fait longtemps que je vois des gens retraités.
02:12Il y a quand même 10 millions de personnes
02:13qui ont moins de 1 000 euros
02:14et qui font attention au chauffage.
02:17Et puis, sans compter le prix des loyers.
02:19Aujourd'hui, chez nous, ça a explosé
02:21avec 60 000 demandes de personnes
02:24qui veulent accéder au logement social.
02:26Il y a des passoires thermiques
02:28où les gens y payent quasiment autant d'énergie
02:32pour se chauffer, pour se laver, que de loyer.
02:35Donc, on a un vrai débat
02:36sur les passoires thermiques aussi.
02:38Parce que si on arrivait à avoir
02:39un vrai plan de reconstruction,
02:41si on isolait nos bâtiments,
02:43vous savez, Stéphanie,
02:43qu'il y a des endroits où vous chauffez
02:44ni l'hiver, ni la climatisation.
02:46Le thé.
02:47Donc, il y a un vrai débat sur ça.
02:48Comment isoler nos logements aussi ?
02:51Rachida, c'est sûr que le chauffage,
02:54malheureusement, ça va être plus que jamais
02:56un sujet cet hiver.
02:58Avec l'augmentation des prix du gaz, etc.
03:02Et de l'électricité, bien sûr.
03:03Oui, tout à fait.
03:04Mais on a déjà vu ça cet été également
03:06avec la mise en place de clims à domicile.
03:11Et effectivement, le choix a été vite fait
03:14de dire, ok, je rafraîchis un peu
03:16et puis j'éteins, je rafraîchis, j'éteins,
03:19je rafraîchis, j'éteins.
03:20Vous vous rendez compte, aujourd'hui,
03:22effectivement, nous sommes face à un enjeu capital
03:25qui est complètement celui de
03:27comment, en fait, on va pouvoir avancer
03:30sur cette rénovation du bâti,
03:33surtout le moderniser pour pouvoir faire en sorte
03:35qu'il n'y ait plus ces fameuses passoires thermiques,
03:37mais aussi que ça puisse être des logements,
03:40en fait, qui, l'hiver, peuvent être
03:42à température, on va dire, acceptable,
03:44et l'été, à température, également, en fait,
03:47acceptable pour supporter cette période.
03:49Vous dites ça, enfin, c'est pas vous,
03:50mais les gens n'ont même plus d'argent
03:52pour aller voir leurs proches
03:53pour faire le plein d'essence,
03:54alors, rénover, ça coûte une fortune.
03:57Ce qui est dramatique, c'est de devoir faire un choix,
03:59en fait, donc vous sortez les couettes
04:00et puis vous êtes à l'intérieur de votre appartement
04:04avec les limites des gants,
04:06les limites des grosses chaussettes,
04:08je pense que tout le monde,
04:09enfin, tous les auditeurs qui nous écoutent
04:11vivent également ces situations,
04:13moi, la première, aussi, dans mon appartement parisien,
04:16l'hiver, effectivement,
04:18je chauffe pas tout le temps,
04:19donc je prends un plaid le soir devant ma télé
04:22et puis j'accepte, en fait, finalement,
04:25de comprendre que ma facture va être,
04:27en fait, complètement multipliée par 2, 3,
04:30en fonction du choix que je vais faire.
04:32Donc, on est tous concernés par cette grande problématique
04:35et ça fait partie des enjeux des présidentielles
04:39et surtout, quelles solutions apporter ?
04:41Maintenant, il n'y a pas d'argent magique
04:43et il va falloir faire des choix.
04:45Ça fait partie, je pense, des choix, justement,
04:47qui sont à faire valider par nos futurs dirigeants.
04:51Julia ?
04:52Oui, c'est effectivement très triste.
04:54Au-delà de la rénovation immobilière,
04:56je pense que c'est la question des travailleurs pauvres,
04:58des retraités pauvres.
04:59Aujourd'hui, vous l'avez dit tout à l'heure,
05:00on choisit entre payer son électricité,
05:02payer son loyer.
05:03Nous, dans les tribunaux,
05:05on voit aussi une explosion du contentieux
05:07lié aux impayés locatifs.
05:10Les juridictions du contentieux de la proximité
05:12sont complètement engorgées.
05:14Aujourd'hui, par exemple, dans le 92,
05:17il faut attendre quasiment 14 mois
05:19pour avoir une audience lorsque vous avez
05:20un problème de dépôt de garantie
05:21ou un problème de paiement de loyer.
05:2214 mois ?
05:2314 mois moyenne, c'est énorme.
05:24Et quand on est propriétaire et quand on est locataire ?
05:27Et aujourd'hui, effectivement,
05:28on a un certain nombre de travailleurs
05:29qui travaillent 35 voire 39 heures par semaine,
05:32qui ont des petits salaires
05:33et qui sont obligés de choisir,
05:34comme vous l'avez dit,
05:35entre aller voir leur maman
05:38dans un EHPAD le week-end en voiture
05:40ou allumer son chauffage toute la journée
05:41et ou pas toute la journée
05:43et secourer jusqu'au 1er novembre,
05:45voire c'est gentil le 1er novembre
05:46parce que c'est en fin de semaine.
05:47Et vous constatez vraiment une hausse
05:49dans votre clientèle, justement, sur ces sujets ?
05:51Alors, moi, dans ma clientèle,
05:53moi, je fais du pénal et du droit de la famille,
05:54mais ce que je constate,
05:55c'est aujourd'hui plus de difficultés
05:57en termes de paiement des honoraires
05:59pour des litiges
06:00et notamment des procédures de divorce,
06:02par exemple,
06:03qui pourraient être retardées
06:04ou on réfléchit plus.
06:05On va se poser la question
06:07de savoir si on reste dans le même loyer,
06:09dans le même logement,
06:10et la vraie question aujourd'hui,
06:11c'est effectivement le logement
06:11en région parisienne.
06:12Quand vous gagnez 1 500 ou 1 600 euros par mois
06:14et que vous vivez à deux
06:15et que vous vous séparez,
06:16il faut trouver un appartement dans le privé,
06:17c'est impossible.
06:18C'est vrai qu'il y a eu plusieurs reportages
06:19sur les couples qui restaient ensemble
06:21malgré la séparation
06:22parce qu'ils n'ont pas les moyens.
06:23Vous savez, moi, j'ai eu la chance
06:24de porter une loi
06:25sur la reconnaissance
06:26des métiers de la médiation
06:27et j'avais rencontré
06:29des médiateurs de l'énergie.
06:30Je ne donnerai pas le nom du fournisseur,
06:32mais quand les gens avaient des problèmes,
06:34ces gens venaient
06:34pour faire en sorte
06:35de réguler la facture.
06:36C'est le premier point.
06:38Le deuxième point,
06:38les mamans solos.
06:40Alors moi, j'appelle ça
06:40famille d'aujourd'hui
06:41parce qu'il y a aussi
06:42des couples homosexuels.
06:43Oui, c'est pas solo.
06:44Et du coup, c'est très compliqué
06:45parce que, vous vous rendez compte,
06:46les gens doivent rester
06:47avec leurs conjoints,
06:48femmes ou hommes,
06:49ils ne se supportent plus,
06:51mais on a une crise du logement.
06:52Et on a un vrai débat
06:53sur cette réflexion.
06:55C'est pour ça qu'on a toujours dit
06:57que quand le bâtiment va,
06:58tout va.
06:59Un logement, c'est deux personnes.
07:01Et je pense,
07:01et je tire ce constat,
07:03c'est qu'on ne fait pas assez
07:05pour la rénovation.
07:06Aujourd'hui, vous avez des matériaux
07:07qui permettent
07:08à isoler vos appartements,
07:09que ce soit l'hiver ou l'été.
07:12Et donc, ça relancerait l'économie.
07:13Donc oui, il faut un plan massif.
07:15Ça permet d'abord sur l'écologie,
07:17mais ça permet en fond.
07:18Écoutez, j'ai un ami,
07:19il a une maison sur Fontignan.
07:21Il ne chauffe ni l'hiver,
07:22ni l'été.
07:23Et Stéphanie,
07:25c'est 400 euros par mois.
07:26Ça veut dire qu'au bout de 5 ans,
07:28il a morti.
07:29Chez nous,
07:29on est une région de soleil
07:30et on n'est pas capable
07:32d'avoir assez de panneaux
07:33photovoltaïques.
07:34Vous mettez votre voiture,
07:36votre scooter,
07:37votre vélo.
07:38Oui, mais il faut que
07:39cette majorité soit capable.
07:41C'est un investissement.
07:42La politique,
07:43ce n'est pas du court terme.
07:44Quand vous avez une maison
07:45complètement isolée,
07:46vous êtes tranquille,
07:47vous n'avez pas de facture.
07:48Il n'y a plus de sous.
07:49Vous savez quoi ?
07:51Et pourtant,
07:52on a un pays riche
07:54et un État pauvre.
07:56Ce n'est pas pareil,
07:56Stéphanie.
07:57Parce qu'il y a quand même
07:596 000 milliards
08:01d'épargne aussi.
08:02Je ne dis pas
08:03qu'il faut les toucher.
08:04Je ne dis pas
08:05qu'il faut les toucher.
08:06Enregistrez bien.
08:07Ça veut dire
08:08qu'il y a des gens
08:09qui ont de l'argent.
08:10Je vous l'avais dit,
08:11il y en a qui n'en ont pas.
08:13Comment on fait
08:13pour rééduquer ?
08:15On ne va pas toucher
08:16à l'épargne de Gilles.
08:17J'ai vu qu'il n'était pas content.
08:18Attendez, Gilles,
08:19avant de poursuivre,
08:20il y a Thierry
08:21qui nous appelle de foie.
08:23Si on prononce le X, pardon.
08:26Bonjour Thierry,
08:26soyez le bienvenu.
08:28Bonjour à vous tous,
08:29à vous toutes.
08:29Soyez le bienvenu.
08:30Vous voulez réagir ?
08:31Merci.
08:32Oui, je voulais réagir
08:33un petit peu.
08:34Je vous entendais
08:34parler tout à l'heure
08:35de tout ce qui était
08:37l'énergie,
08:38la dépense énergétique,
08:40etc.
08:40Moi, l'an dernier,
08:42j'ai pris la décision
08:44à crédit
08:45de me faire installer
08:46des panneaux auto-voltaïques
08:48et une pompe à chaleur.
08:50Oui, effectivement.
08:51Et c'est vrai que
08:52j'ai pu passer
08:53un hiver
08:54à peu près correct
08:56l'an dernier
08:57et avec des températures
08:59de 20, 22 dans la maison
09:00sans avoir à trop tirer
09:02sur mon compteur.
09:03Et cet été,
09:04j'ai pu supporter
09:05les 41 et 42 degrés
09:07qu'on a pu en avoir
09:08en Ariège
09:09avec un intérieur
09:10à 26, 27.
09:11Par contre,
09:12ça m'a coûté très cher.
09:14Pardon ?
09:15On vous envie,
09:16j'imagine.
09:17Les gens qui vous écoutent
09:18se disent
09:18ça c'est chouette,
09:19mais combien ça a coûté ?
09:21Moi, ça m'a coûté
09:23plus de 21 000 euros
09:25que je vais payer
09:26jusqu'à ce que je sois
09:27à la retraite
09:29à raison de 300 balles
09:30par mois.
09:32Je me suis fait
09:33un peu ranaquer
09:33sur le tarif
09:34parce que le gars
09:34m'a fait compromettre
09:35et croire
09:35que j'allais avoir
09:36des primes
09:36mais je n'ai pas eu.
09:38Je fais encore partie
09:40de ceux
09:40qui se sont fait avoir.
09:41Mais bon, bref,
09:42le principal,
09:43je crois aujourd'hui,
09:44c'est de pouvoir
09:45trouver des solutions
09:46pour essayer
09:46de moins dépenser,
09:48d'être capable
09:49de changer son abonnement
09:50à l'électricité
09:51et d'aller chez quelqu'un d'autre
09:51parce que c'est un peu
09:52moins cher pendant une année.
09:54Tous les moyens
09:55sont bons
09:55pour essayer
09:56d'économiser.
09:57Le problème,
09:58c'est qu'aujourd'hui,
09:59on a beau économiser,
10:01on se fait
10:03systématiquement
10:04rattraper par l'État
10:05et on se fait
10:07systématiquement
10:07rabrouer
10:08et on se fait
10:08systématiquement
10:09plus de l'argent.
10:10vous avez économisé
10:11combien là,
10:12justement,
10:13sur le chauffage
10:13avec votre pompe à chaleur
10:15et les panneaux
10:17photovoltaïques ?
10:17Au vu de ce que j'ai pu
10:19faire le calcul
10:20à peu près,
10:20de ce que j'ai consommé,
10:21de ce que j'ai gagné
10:23ou perdu,
10:23je ne suis pas encore
10:26bénéficiaire.
10:28Je pense que
10:28je ne sais définir
10:29que dans 7-8 ans.
10:32Je paye aujourd'hui
10:3368 euros
10:33d'électricité
10:34par mois
10:34quand même,
10:36avec bonnement compris,
10:38alors que chez EDF,
10:39à l'époque,
10:40pour ne pas citer
10:41la concurrence,
10:42je payais
10:4335 euros par mois.
10:45Oui,
10:45c'est pas mal quand même.
10:46Vous avez presque
10:48divisé par deux
10:49à la louche.
10:50Oui,
10:50Patrick,
10:50rapidement.
10:50Par contre,
10:51moi,
10:51je voudrais vous dire,
10:52Thierry,
10:52pourquoi vous n'avez pas
10:53profité du dégravement
10:55d'impôts
10:55et de la prime rénov' ?
10:57Parce que
10:58j'aurais bien aimé
10:59en profiter,
11:00sauf que
11:02mon épouse
11:03venait de revoir
11:04un travail
11:05et à deux,
11:05nous dépassions
11:06un certain plafond
11:08de verre.
11:09Vous savez,
11:10ce plafond tellement...
11:12Et on n'est pas énorme.
11:13Nous,
11:14on n'est même pas
11:15à 3 000 euros
11:15à deux.
11:18Voilà.
11:18Ça,
11:19c'est le gros sujet,
11:19le plafond de verre.
11:20Il y a beaucoup de Français
11:21qui y sont rapidement
11:22et c'est bien le sujet.
11:23Et après,
11:24c'est vrai que moi,
11:25je rénove des appartements,
11:26j'ai une location
11:27et chaque fois,
11:28l'artisan me disait
11:28mais monsieur Vignal,
11:29puisque vous avez peut-être
11:30une dégrèvement d'impôts,
11:32ça lui permettait
11:33d'augmenter aussi la facture.
11:35Je crois que vous avez subi ça,
11:36Thierry,
11:36non ?
11:37Je crois aussi,
11:38oui.
11:38Après,
11:39la société avec laquelle
11:39je l'ai faite,
11:40c'est moi qui ai appelé
11:41donc je ne dois m'en prendre
11:43qu'à moi-même
11:43de mettre ça à voir.
11:45Mais ce n'est pas juste.
11:47Ce n'est pas votre faute
11:47si les gens ne sont pas honnêtes
11:48quand même,
11:49Thierry.
11:49Merci en tout cas,
11:50c'était intéressant,
11:51c'est vrai.
11:52Bon,
11:52malheureusement,
11:53ça coûte cher,
11:54ces pompes à chaleur
11:54et ces panneaux,
11:55mais ça donne envie.
11:56C'est sûr que
11:57passer de 128 à 65 euros
12:00la facture,
12:00c'est intéressant.
12:01Merci à vous,
12:02on se retrouve dans quelques instants
12:04sur Sud Radio
12:04avec mes débatteurs.
12:07A vous de le dire
12:08avec ce lundi,
12:09Julia Courvoisier,
12:10Rachida Kahout
12:11et Patrick Vignal.
12:12On va parler
12:13dans quelques instants
12:14des manifestations,
12:16moins de débordements,
12:18du soulagement,
12:18mais enfin quand même,
12:19il y a des blessés,
12:20des interpellés
12:21et puis Trappes
12:22qui est responsable
12:23de l'extrême gauche,
12:25pointe les médias,
12:26la police
12:26et bien sûr
12:27l'extrême droite.
12:28A vous de le dire,
12:29qu'est-ce que vous en pensez ?
12:30En attendant,
12:31c'est la suite du zapping
12:32de Gilles Gansmel.
12:33Allez,
12:33je vous propose
12:34un petit plongeon
12:35dans l'univers
12:35de Donald Trump.
12:37Dernière folie
12:37de Donald's Boulder,
12:39le constructeur,
12:40la construction
12:41d'une piscine
12:42à la place
12:42de la salle de presse.
12:45Il veut dégager
12:46la salle de presse
12:47de la Maison Blanche
12:48et mettre une piscine.
12:50Les journalistes
12:51iront ramer ailleurs.
12:53Transformer
12:53la salle des médias
12:54de la Maison Blanche
12:55en piscine,
12:56c'est le dernier projet
12:57de Donald Trump.
12:58Après la rénovation
12:59du bureau Oval,
13:00la construction
13:00d'une salle de balle
13:01et d'un bunker
13:02pour un coût
13:02de plus de 300 millions d'euros.
13:06Donald Trump décide
13:08de s'attaquer
13:08à la salle de presse
13:09de la Maison Blanche.
13:10Le 27 septembre dernier,
13:12il publie ses vidéos
13:13sur son réseau
13:13True Social.
13:14À gauche,
13:15la salle de conférence
13:16de presse actuelle
13:17avec l'inscription
13:17Fake News.
13:18À droite,
13:19une vidéo générée
13:20par intelligence artificielle
13:21de ce qu'il aimerait en faire,
13:22une piscine intérieure.
13:24Cette piscine,
13:24elle existait déjà
13:25en 1933.
13:27Franklin Roosevelt,
13:28le président de l'époque,
13:29l'a fait construire
13:29pour soigner sa poliomyélite,
13:31une maladie
13:31qui entraîne
13:32la paralysie de ses jambes.
13:33Il va se croire chez lui.
13:35Il est en train de ménager.
13:36Vous savez,
13:36les filles
13:36dans la place des journalistes,
13:39c'est ça.
13:39Je suis sûre
13:39qu'ils en seraient capables.
13:41Non,
13:41mais on rit
13:41parce que c'est vrai
13:42que Donald Trump,
13:43qu'est-ce que vous voulez que vous disez ?
13:44Dans une autre vie,
13:45j'étais prof d'aquagym,
13:46d'aquafinesse.
13:47Je peux mettre mes services
13:48auprès de Donald,
13:50s'il veut,
13:51pour essayer un peu
13:52d'empathie.
13:53On va travailler son corps,
13:55s'il veut.
13:56Il va faire de la pabaye.
13:58Stéphanie,
13:58je me suis un peu enseigné.
13:59Comment fait le président
14:00pour se baigner le nôtre ?
14:02Il va à côté de l'Elysée.
14:05Il y a le cercle
14:06de l'union interalliée.
14:07Il y a rue de Faubourg-Saint-Honoré.
14:09Là,
14:10il y a une grande piscine
14:11où il peut se rendre.
14:12Il y a eu un scandale
14:13d'Emmanuel Macron
14:14au Fort-Bouillon.
14:15Il a souvent piscine.
14:16Au Fort-Bouillon.
14:18Soyez gentil,
14:19mon président,
14:20s'il vous plaît.
14:20En 2018,
14:21il avait fait,
14:22vous savez,
14:22construire au Fort-Bouillon
14:23une piscine
14:24à 34 000 euros.
14:26Ça,
14:26ça avait fait scandale.
14:29Ce n'est pas le siège
14:29de l'archet.
14:30Voilà.
14:31Et sinon,
14:32pour le Premier ministre,
14:34à Versailles,
14:35il va à la lanterne
14:36qui dispose d'une piscine
14:37et d'un cours de tennis
14:38à l'abri des regards.
14:41Nos hommes politiques
14:42peuvent aller nager
14:44parfois dans les eaux troubles,
14:46mais ils ont de quoi
14:47d'aller nager.
14:48Et voilà,
14:49c'était plutôt rigolo.
14:50Patrick va défendre Emmanuel Macron.
14:52Justement,
14:52je vais vous dire,
14:53j'aurais aimé
14:53que vous m'en parliez.
14:56Pas de la piscine,
14:57mais de 2,3 millions
14:58qui vont être donnés
14:59pour des bureaux
14:59quand le président
15:00va sortir de charge.
15:01Vous l'avez vu,
15:02on est une France
15:03qui est à feu.
15:04On a des gens
15:05qui ne croient plus
15:05la parole politique.
15:07On a des gens
15:07tous les jours dans la rue.
15:08On a des étudiants
15:09qui nous disent
15:10vous n'avez pas assez fait.
15:11On a des retraités.
15:12Oui, mais je vais vous dire.
15:13Il a le droit de refuser
15:13d'avoir un bureau.
15:14Déjà,
15:15il a quand même
15:15refusé sa retraite.
15:17C'est le seul.
15:17Mais je ne sais pas,
15:18vous devriez vérifier
15:19combien gagne par an
15:21Nicolas Sarkozy,
15:22l'ancien président.
15:23Je crois qu'il a sa société,
15:25c'est plus de 4 ou 5.
15:25Mais c'est du privé.
15:27Oui.
15:27Mais Stéphanie,
15:28pourquoi j'y paye ?
15:28Sa secrétaire.
15:29Par contre,
15:30la seule chose
15:31qu'on leur doit
15:31à pas mal,
15:32c'est la sécurité.
15:34C'est-à-dire
15:34un chauffeur.
15:35Mais imaginez,
15:36je ne vais pas citer les noms
15:37parce que je suis un garçon gentil.
15:38Michelle Allion-Marie,
15:39elle a toujours
15:40un chauffeur.
15:41Vous ne vous citez pas
15:42d'une récente.
15:44Diadal Vaillant,
15:46Diadal Vaillant,
15:48le socialiste
15:49qui vous dit
15:5011 ans
15:51qu'il a la voiture,
15:52le chauffeur,
15:52il vous dit
15:53vous m'enlevez mon chauffeur,
15:55je ne sais plus conduire,
15:56mais mon pote
15:56est à retraite,
15:57tu n'as qu'à te payer
15:58un taxi ou un Uber.
15:59Et ça,
16:00c'est le vrai débat.
16:01Dans les pays du Nord,
16:01ils prennent le métro.
16:02Vous savez,
16:03mon rêve,
16:03c'est la jurisprison
16:04Jean Castex.
16:05Jean Castex,
16:06il a coûté 3000 euros.
16:07Par contre,
16:08pour des gens...
16:09Non, je ne sais pas
16:10s'il en est capable.
16:12Des gens comme
16:13Valls,
16:14comme Gabriel Attal
16:15aujourd'hui,
16:16certains,
16:17franchement,
16:17tous les jours
16:18sont menacés.
16:19Qu'on leur donne
16:20un chauffeur
16:21et un policier,
16:22la République
16:23leur doit.
16:24Mais on va arrêter.
16:25Ce n'est même pas
16:26des privilèges, Gilles.
16:28Comment vous dire ?
16:29Moi, je m'en fous.
16:30Le président,
16:31il ne sera pas
16:32à France Travail.
16:33Il va sortir,
16:34il fera son truc.
16:35Donc, ça suffit,
16:36ça, par contre.
16:36Parce qu'on n'a plus
16:37l'argent pour se le payer.
16:38Je pense que vous n'êtes pas
16:39le seul à penser ça.
16:40C'est moral aussi.
16:42C'est moral,
16:42je pense que c'est quelque chose
16:43de moral qu'on peut faire
16:44vis-à-vis des Français.
16:45C'est de dire,
16:45moi, j'ai extrêmement
16:46les moyens après mon mandat
16:48et je renonce à cela.
16:50Effectivement,
16:50vous êtes très gentille.
16:51Ah, c'est gentil.
16:52Oui, très gentil.
16:54Je balance ton poste.
16:55Je pense que Juliette,
16:56qui travaille à la REF,
16:57effectivement,
16:58vous êtes très gentille.
17:00Dans le pain de Noël
17:00est une ordure.
17:01L'Espagne serait-elle
17:03plus douée
17:03pour maîtriser les taureaux
17:05que ses pilleurs ?
17:06Même scénario en France
17:08ce week-end,
17:08ça a été terrible
17:09dans toute l'Espagne.
17:11Pillage et vandalisme.
17:13Week-end de manifestations
17:14et de débordements en Espagne,
17:16128 personnes,
17:17dont des mineurs
17:18ont été arrêtées.
17:19Ce samedi 24 octobre,
17:20à l'image de la France
17:21ou de l'Italie,
17:22l'Espagne a aussi connu
17:24une journée de revendications
17:25et de tensions.
17:26Alors qu'à Madrid,
17:27environ 25 000 manifestants
17:29ont défilé dans le calme
17:30pour défendre
17:31le système public
17:32des retraites.
17:33A Barcelone,
17:34ce sont des rassemblements
17:35non déclarés
17:36qui ont mené
17:36à ces débordements
17:37et au pillage
17:38d'une vingtaine de commerces.
17:39Sur des vidéos
17:40relayées sur les réseaux sociaux,
17:42on voit des groupes
17:42d'individus
17:43dont beaucoup sont habillés
17:44tout en noir
17:45courir dans les rues de Barcelone
17:47et s'attaquer à des commerces.
17:48Au total,
17:49parmi les 128 individus
17:50arrêtés,
17:5173 sont des mineurs.
17:53Dans la foulée,
17:54les réactions politiques
17:54se sont enchaînées
17:55face à ces actes
17:56inhabituels pour l'Espagne.
17:58La violence n'a pas
17:59sa place en Catalogne,
18:00jamais.
18:04Ce qui est intéressant
18:09et c'est pour ça
18:09que j'ai sélectionné
18:10ce son,
18:11c'est qu'ils n'arrivent pas
18:12à maîtriser
18:13les bandes
18:14ni le pillage.
18:15Vous avez entendu
18:15le nombre de magasins,
18:17le nombre de mineurs.
18:18Alors nous,
18:18on reproche des choses
18:19à notre gouvernement
18:20et à Laurent Nunes,
18:21mais finalement,
18:22dans les autres pays,
18:23la maîtrise n'existe pas
18:25quand elle arrive
18:26comme ça
18:26par surprise
18:27ou par bande.
18:28Et donc,
18:28c'est un phénomène général
18:29et ça peut aussi
18:30nous donner du recul
18:31sur les débats
18:32que vous allez avoir
18:32avec Stéphanie.
18:34Ce qui est incroyable,
18:35c'est que ces manifestations,
18:35elles ont été quasiment
18:37simultanées.
18:38Il y a eu Milan,
18:39il y a eu l'Espagne.
18:40Il y a vraiment une colère
18:42qui touche toute l'Europe.
18:43C'est vrai.
18:44Mais là,
18:44ce week-end,
18:45les pillages étaient
18:47des images.
18:48C'était les mêmes
18:48que nous le 17 octobre.
18:51En fait,
18:51je pense qu'on a
18:52une Europe
18:52qui ne va pas très bien,
18:53mais on a aussi
18:54quatre jeunesses.
18:55On a la jeunesse
18:56des beaux quartiers,
18:57enfin je veux dire,
18:58ou les gamins que j'ai vus.
18:59Moi, j'avais un stage
19:00pour arriver à Noël,
19:02ils partent au chalet
19:02avec papa,
19:03ils partent en Australie,
19:04aux Etats-Unis
19:05faire leur stage.
19:06La jeunesse
19:07des quartiers populaires,
19:08et je le dis,
19:08j'en prends ma part,
19:09j'ai bossé sur ça,
19:10la gauche a failli.
19:12On a fait de l'entre-soi
19:13des pauvres,
19:13l'entre-soi des riches.
19:14On a fait des ghettos.
19:16La troisième jeunesse,
19:17c'est la jeunesse
19:18qui rouille au bas
19:19des immeubles
19:19et qui aujourd'hui,
19:21en vendant du chien,
19:22gagne entre 6 000
19:24et 8 000 euros par mois.
19:25J'ai fait, Stéphanie,
19:26des quartiers populaires
19:27en France,
19:28où le gamin,
19:29il te dit à 16 ans,
19:30je fais entre 6 000
19:31et 8 000 par mois.
19:32Et vous lui proposez
19:33un SMIC,
19:33et la quatrième jeunesse,
19:35c'est la jeunesse
19:36des territoires ruraux
19:37qui se sent abandonnés,
19:39qui n'ont pas de transport.
19:40Et donc,
19:41cette conjection
19:42de ces quatre jeunesses
19:43fait qu'effectivement,
19:44ce qui s'est passé
19:45la semaine dernière,
19:46c'est que vous avez
19:47200 gamins
19:47qui débarquent
19:48dans un magasin.
19:50Mais comment on les arrête ?
19:52Ça veut dire
19:52qu'on n'a pas su faire
19:53une réponse
19:54à la hauteur
19:55de la demande
19:56de cette génération.
19:57Mais c'est partout.
19:58Ce n'est pas simplement
19:59le contrat.
20:00C'est ça que je veux vous montrer.
20:02C'est qu'en Espagne,
20:03ils n'ont pas réussi
20:03à les maîtriser.
20:05C'est simple,
20:05c'est qu'il y a
20:07un mal profond
20:08en Europe aujourd'hui,
20:09c'est la crise économique.
20:10Vous savez,
20:11quand il n'y a plus d'argent,
20:12évidemment,
20:13les crises au niveau sociétal
20:16émergent
20:16et chacun,
20:17en fait,
20:17il va avec
20:18sa revendication.
20:20Donc,
20:20il y a effectivement
20:20les jeunes,
20:21il y a
20:22les personnes âgées,
20:23il y a celles et ceux
20:24qui sont des travailleurs
20:25donc avec un salaire moyen
20:27qui aujourd'hui,
20:29ces gens-là
20:30ne pillent pas
20:31les magasins,
20:31je pense.
20:32Les gens qui souffrent
20:34vraiment de la crise économique
20:35quand on voit l'Espagne,
20:37quand on voit l'Italie,
20:38quand on voit la France,
20:39quand on voit également
20:40aussi la Belgique
20:41où des mouvements
20:42contestataires
20:42sont en train
20:43aujourd'hui
20:44de marcher
20:48sur Bruxelles
20:49et appellent aussi
20:51à de grandes marches
20:51cette semaine.
20:52Donc,
20:53maintenant,
20:53il faut tirer
20:55une analyse
20:55de tout cela.
20:56C'est très simple,
20:57ils appartiennent tous
20:58à l'Europe.
20:58Et l'Europe récide
21:00de tous ces pays.
21:01Et donc,
21:02il y a un moment,
21:02le mouvement est européen
21:04parce que la direction
21:05est européenne.
21:05Eh bien,
21:06c'est tout à fait cela.
21:06C'est ce que je suis en train
21:07d'analyser
21:08et je me dis que,
21:10en réalité,
21:10il faut regarder ça
21:11pas au niveau micro,
21:13donc économique,
21:14il faut regarder ça
21:15au niveau européen
21:16et voir en fait
21:17là où ça pêche,
21:18là où il y a une faille.
21:19Est-ce que le système
21:22tel qu'il est aujourd'hui,
21:24le système européen
21:25est toujours en fait valable
21:26face à une société
21:27qui, elle,
21:28elle a évolué,
21:29qui, elle,
21:29aujourd'hui aspire à autre chose ?
21:31Est-ce que nos dirigeants
21:32au niveau européen
21:33sont capables
21:34d'apporter des solutions ?
21:35Auquel cas,
21:36qu'est-ce qu'on fait ?
21:37En fait,
21:37quelle est la suite ?
21:38Ou alors,
21:39de toute façon,
21:40ça va de mal en pire
21:41et en même temps,
21:43aujourd'hui,
21:43c'est tout à fait légitime.
21:44Il n'y a plus d'argent.
21:46Julia ?
21:46Oui,
21:47moi je crois que nos démocraties
21:48à l'heure actuelle,
21:49elles sont malades
21:50depuis plusieurs années.
21:51Elles sont malades
21:52de la violence,
21:53elles sont malades
21:53de la pauvreté.
21:54La première cause
21:54du passage à l'acte délinquant,
21:56c'est la pauvreté.
21:58Et on le constate,
21:59nous,
21:59tous les jours
21:59dans les tribunaux correctionnels
22:01et parfois au niveau
22:02des cours d'assises.
22:04Nos démocraties sont malades
22:05de la critique perpétuelle
22:06des institutions,
22:07du populisme.
22:09et je parle précisément
22:11des critiques systématiques
22:12contre la justice,
22:13contre les magistrats,
22:15contre la police,
22:16contre aujourd'hui
22:17les avocats.
22:18Et nos démocraties,
22:19je le crois sincèrement,
22:20sont en danger.
22:21Nos institutions
22:22sont en train de vaciller
22:23et pas que lorsqu'on voit
22:24les images à la télé.
22:25Nos institutions vacillent
22:26tous les jours.
22:28Et pour parler de la justice,
22:30lorsque des avocats
22:31sont menacés de mort
22:32pour les clients
22:32qu'ils défendent,
22:33lorsque des magistrats
22:34sont menacés de mort
22:36par des mecs
22:36qui sont en prison,
22:38lorsqu'il y a aussi
22:39un certain nombre
22:39de policiers
22:40qui sont agressés,
22:41qui sont menacés
22:42et traqués
22:43jusqu'à chez eux,
22:44voire tués...
22:44Quand le syndicat
22:45de la magistrature
22:46fait un petit livret
22:47pour comment bien défilé,
22:49on peut aussi critiquer
22:51ces magistrats
22:52qui font un petit livret
22:53pour comment ne pas
22:54aller en prison.
22:55Je ne veux pas
22:55qu'il ne faut pas critiquer.
22:57Bon, la délinquance
22:57vient de la pauvreté,
22:58mais enfin,
22:59vous insultez
23:00certaines classes défavorisées
23:01qui, certainement pas,
23:03ne vont jamais penser
23:04à la délinquance.
23:05Et du coup,
23:05je ne suis pas délinquante.
23:06Moi, je vous parle
23:07de ceux qui passent à l'acte.
23:08Et encore heureux
23:09que l'immense majorité
23:11des Français
23:12et des travailleurs
23:12ne rentrent jamais
23:13dans la délinquance
23:14et ne font jamais parler d'eux.
23:15On est d'accord là-dessus.
23:16En fait,
23:17il y a un vrai débat
23:17sur notre jeunesse.
23:19Moi, j'entends tous les jours
23:20la jeunesse,
23:21c'est la jeunesse du Covid,
23:23c'est la planète brûle,
23:24c'est l'IA
23:25qui va percuter
23:27leur éducation
23:28et leur travail.
23:29Vous savez,
23:30il y a quelque chose
23:30qui m'a marqué,
23:31je l'ai souvent dit,
23:32moi, j'ai eu la chance
23:33d'accueillir à peu près
23:3380 stagiaires à l'Assemblée.
23:35Je trouve, d'ailleurs,
23:36on ne le fait pas assez.
23:37Moi, j'arrivais jusqu'à avoir
23:37six gamins
23:38alors qu'il ne fallait
23:39avoir que deux.
23:40Donc, je faisais rentrer
23:41six gamins
23:41pour qu'ils voient
23:42comment on fabrique la loi.
23:43Et j'ai souvenir,
23:44un jour,
23:44autour d'un café,
23:45une personne me dit,
23:46pourtant HEC,
23:48elle me dit,
23:48mais moi,
23:48j'ai réfléchi, Patrick,
23:50je ne ferai pas d'enfant
23:51parce que j'ai calculé
23:52qu'un enfant de zéro à 20 ans,
23:53ça coûte 400 000 euros
23:54et je préfère acheter une maison.
23:56Et donc, si vous voulez,
23:57Julia,
23:58c'est là où je me suis dit,
23:59qu'est-ce que nous,
24:00les adultes,
24:00on n'a pas fait ?
24:01Parce qu'aujourd'hui,
24:02moi, je vois,
24:03quand je vois des gamins
24:04sur des plateaux
24:04qui nous disent,
24:05on nous infantilise
24:07parce qu'on veut nous enlever
24:08le portable en cours,
24:10mais en fait,
24:10on ne transmet plus.
24:12L'enseignant ne transmet plus.
24:14Et le dernier point, Stéphanie,
24:156 à 8 milliards,
24:17le narcotrafic.
24:18On est en train
24:18de pourrir une jeunesse.
24:20J'y rajoute les réseaux sociaux
24:21et les influenceurs.
24:22Voilà le résultat.
24:23Bon, vous nous avez planté le décor
24:25dans quelques instants.
24:26On a un débat avec vous,
24:27justement,
24:28de ces manifestations
24:28qui se sont un peu mieux passées.
24:30Je n'en reviens pas
24:31qu'on se réjouisse
24:34de 1314 interpellations,
24:3653 policiers,
24:37gendarmes blessés.
24:37J'entendais un policier
24:38dire que c'était plutôt 200,
24:40d'ailleurs,
24:40mais on en parle
24:41dans quelques instants.
24:42Est-ce qu'il faut dire bravo
24:43au gouvernement ?
24:44Est-ce que vous craignez
24:44le week-end suivant ?
24:45A tout de suite
24:46sur Sud Radio.
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