- il y a 8 heures
Avec Julia Courvoisier, Rachida Kaaout, Patrick Vignal
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NewsTranscription
00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:04A vous de le dire avec ce lundi, Julia Courvoisier, Rachida Cahout, Patrick Vignal,
00:09qui continuent leur débat, lassablement, pendant les courses hippiques,
00:12pendant les pronostics hippiques de Jean-Paul Delperi.
00:14Il ne va pas être content, Jean-Paul, avec les courses.
00:16Vous n'êtes pas vraiment concentré sur les pronostics de Jean-Paul.
00:20Bon, on parle de ces manifestations.
00:22Alors, c'est vrai qu'il y avait quand même du soulagement.
00:24On était tous en train de scruter les images ce week-end.
00:28Il n'empêche, quand même, 1314 interpellations.
00:32Officiellement, 53 policiers et gendarmes blessés.
00:3424 commerces pillés, selon l'intérieur.
00:37C'est vrai que j'entendais des policiers, ici ou là,
00:39nous dire que le bilan était un peu plus lourd de leur côté.
00:42En tout cas, c'est vrai qu'on peut se réjouir de ne pas avoir assisté à ce désastre.
00:47Et oui, c'est malheureux d'en arriver là.
00:49Mais enfin, voilà, de ne pas avoir assisté au désastre du week-end dernier.
00:52Je voudrais donner la parole à Arthur, qui nous appelle de Montpellier.
00:56Arthur, qui est policier.
00:57Oui, bonjour.
00:59Bonjour.
00:59Merci de donner la parole.
01:01Vous m'entendez bien ?
01:02Oui, il y a deux Montpellier.
01:03Bonjour Arthur.
01:04Il fait beau à Montpellier ?
01:06Écoutez, je ne suis pas à Montpellier.
01:08Je suis en mission ailleurs.
01:10D'accord, mais vous êtes de Montpellier.
01:11D'accord.
01:12C'est bon.
01:14Comment vous avez vécu ce week-end, Arthur ?
01:18Disons que j'étais sur la capitale.
01:19Donc, forcément, les moyens y étaient.
01:21Donc, quand on veut, on peut.
01:22Par contre, je tiens à dire qu'il y a quand même eu pas mal de troubles à Porte de
01:26Vincennes.
01:27Il y a eu des troubles aussi.
01:28Enfin, voilà.
01:29Ça n'a pas été non plus tout calme.
01:32Sur toute la France, on a quand même des policiers qui ont été blessés.
01:34Donc, je pense que la situation, elle est loin d'être apaisée et d'y terminer.
01:39Et surtout qu'on va arriver sur la période électorale.
01:41Donc, à mon avis, ce sont juste les coups d'essai.
01:44Surtout ce qu'on a vu aussi à Auréon.
01:47Mais c'est-à-dire que du moment qu'on veut, on peut.
01:49Ensuite, nous, ce qu'on attend, ce sont les réponses pénales.
01:52Quand, par exemple, on commence à voir que quelqu'un se jetait un pavé sur un collègue,
01:55s'il a blessé et qu'il soit libre du tribunal,
02:00il va falloir commencer à se poser des questions quant à une réponse pénale qui est claire.
02:06On parle du maçon de l'ordre à la française.
02:08Mais il faut savoir que les Français, on est les numéros un au monde.
02:12Parce que dans d'autres pays, en fait, ça ne se règle pas avec des charges et du gaz.
02:15Ça se règle autrement.
02:17Et surtout, quand j'entends certaines personnalités comme des préfets qui vivent à Paris,
02:23ou qui vivent aux commerçants,
02:24c'est-à-dire des gens qui payent nos impôts,
02:25c'est-à-dire qui nous payent d'engager des paris de protection pour protéger vos magamas.
02:30C'est-à-dire que vous échouez.
02:31C'est-à-dire que la mission de l'État, le son régalien de l'État,
02:35c'est-à-dire qu'elle n'est pas capable de la suivre.
02:36Je trouve que ce sont des déclarations qui sont irresponsables.
02:38Et en fait, ça conduit à quoi la féodalité ?
02:40Et jusqu'à présent, je pense que ce n'est pas une bonne chose.
02:43Alors, il y a Patrick Vignel, justement, qui veut vous répondre, Arthur.
02:46Oui, écoutez, Arthur, moi, j'ai eu la chance d'être député.
02:49En plus, dans votre circonscription,
02:50puisque l'hôtel de police de Montpellier était dans ma circonscription,
02:53et j'ai bossé avec vos syndicats,
02:55d'abord, je voudrais vous dire, moi, plus que merci,
02:58parce que quand vous êtes un tas terroriste,
03:00tous les Français vous applaudissaient.
03:01Et aujourd'hui, être policé, ça devient compliqué.
03:04J'ai l'exemple de mes amis de la BAC de Montpellier,
03:06qui n'habitent même plus dans le centre-ville,
03:08et leurs gamins ne disent pas à l'école
03:10que leur papa ou leur maman est policier.
03:12Ça, c'est le premier point.
03:13Et le deuxième point, je suis désolé,
03:15mais moi, je ne me satisfais pas
03:16de ce qu'a dit Laurent Nunes,
03:18qui est vraiment un bon préfet.
03:22Non, quand il y a des gamins qui sont éborgnés,
03:24quand il y a des flics qui se retrouvent blessés,
03:26quand il y a la rue entière qui va,
03:28quand des commerces sont pillés,
03:30on ne peut pas se satisfaire.
03:31Et après, pour vous répondre, Arthur,
03:33sur la réponse pénale, je l'entends.
03:36Vous savez, moi, j'ai eu la chance
03:36de faire des cours d'art martiaux
03:38à la prison de Villeneuve,
03:39où il y a aussi quand même 4 000 personnes
03:41qui sont sur des matelas.
03:43Donc, oui, il y a un beau joint d'autorité,
03:46je n'ai pas de souci avec ça,
03:47mais avant, c'est un vrai dialogue social.
03:50Et c'est lycéen, il n'y a pas eu de dialogue social.
03:53Et avant de faire venir les policiers,
03:55de vous mettre là...
03:56Non, mais ne confondez pas lycéens
03:56et pilleurs et délinquants par pitié.
03:58Oui, mais Stéphanie, ça a démarré par ça.
04:01La rue entraîne qu'il y ait des pilleurs,
04:03parce que les pilleurs, ils sont lâches.
04:05S'il n'y a pas de rue, pas de manifestation,
04:07Arthur, il est capable de faire ce qu'il faut.
04:09Donc, c'est ça que je voulais dire, moi.
04:11Je peux répondre ?
04:12Oui, allez-y.
04:13L'appénitentiaire, je connais bien,
04:15pour y avoir travaillé.
04:16Alors, écoutez-moi bien,
04:174 000, oui, ça, j'entends bien,
04:19faire des arts martiaux avec des tenues.
04:21Alors, déjà, je pense que la plupart
04:23des surveillants pénitentiaires
04:24qui vont entendre ça vont bandir.
04:26Ça veut dire quoi ?
04:27Faire des arts martiaux avec des tenues ?
04:30Attendez, quand vous connaissez, en fait,
04:32ce qu'il faut faire pour arriver en prison en France,
04:34c'est quand vous voyez que la prison en France
04:35est une putain de signature.
04:37Je veux dire, c'est quoi ?
04:39C'est l'histoire de dialogue social,
04:40moi, sur les revendications sociales.
04:43Il n'y en avait pas.
04:44Vous savez ce que c'était ?
04:44C'était Aqab, des drapeaux palestiniens
04:46qui n'ont rien à voir avec les revendications légitimes.
04:50légitimes, c'était quoi ?
04:52Aqab, une flic, une balle,
04:55l'ECRS, une rafale, ce genre de trucs.
04:57Mais quelles sont les revendications sociales ?
04:59Donc, il faut arrêter deux minutes,
05:00il faut arrêter deux minutes.
05:01Je vais donner, Arthur,
05:03merci et on comprend la colère.
05:06On a reçu ici des policiers
05:08qui vraiment tiraient la sonnette d'alarme
05:10sur leur état mental du moment.
05:12Mais j'ai donné la parole à l'avocate
05:14que vous êtes, Julia Courvoisier,
05:16puisque vous faites du droit pénal.
05:17Quand vous entendez, Arthur, nous dire
05:19c'est vrai que la réponse pénale,
05:21elle n'est pas extraordinaire en France.
05:23Vous qui le vivez sur le terrain,
05:25qu'est-ce que vous répondez ?
05:26On en a beaucoup parlé,
05:27mais c'est vrai qu'il y a un peu de frustration
05:28de ce point de vue-là quand même.
05:30Alors, la première chose que j'ai à vous dire,
05:32c'est les chiffres qui le disent.
05:34Nous atteignons tous les mois
05:35des records de personnes
05:37qui sont incarcérées en France.
05:38C'est-à-dire que tous les mois,
05:40les magistrats incarcèrent plus
05:41que le mois d'avant.
05:42C'est-à-dire qu'ils condamnent plus
05:43et qu'ils condamnent à une incarcération immédiate
05:46beaucoup plus souvent que le mois précédent.
05:48Voilà, ça c'est la première chose à dire.
05:50Alors que je rappelle qu'en principe,
05:51en France, l'ensellulement est individuel.
05:54C'est la Cour européenne des droits de l'homme
05:56qui nous l'a dit,
05:56que nous ne nous respectons pas ça
05:57et que nous entassons les condamnés
05:59dans les prisons.
06:01Ça c'est la première chose.
06:02Emmanuel Macron avait promis
06:03la construction de prison.
06:04Oui, il n'a pas tenu.
06:05Voilà.
06:05La deuxième chose,
06:06et c'est mon confrère Romain Boulay
06:07de l'ADAP qui l'a dit la semaine dernière
06:09sur une radio concurrente,
06:10c'est que nous avons eu la semaine dernière,
06:13une des semaines,
06:13voire la semaine la plus répressive
06:16de toute la Ve République.
06:17Nous avons eu à Paris, mardi,
06:19quatre chambres d'audience
06:20de comparution médiatique,
06:21ça ne s'était quasiment jamais vu,
06:24avec une quinzaine,
06:25voire une vingtaine de dossiers
06:26et des mandats de dépôt
06:27qui ont été requis par les procureurs,
06:28mais également qui ont été prononcés
06:30par les trois magistrats
06:32des tribunaux correctionnels.
06:33J'étais vendredi, figurez-vous,
06:35dans deux commissariats du 92
06:36pour des gardes à vue,
06:37et je vais les citer,
06:38le commissariat de Clamart en premier,
06:39et ensuite le commissariat de Meudon.
06:40J'ai évidemment parlé
06:42à certains policiers
06:43qui m'ont dit,
06:43le week-end précédent,
06:44le 17 octobre,
06:45ça a été un cataclysme.
06:46A Clamart,
06:47il y a eu 25 gardes à vue
06:48et à Meudon,
06:48il y en a eu 30.
06:49C'est-à-dire qu'on n'arrivait
06:49même plus à mettre
06:50les gardes à vue
06:52correctement et dignement
06:53dans les cellules de gardes à vue
06:54pour les entendre.
06:55A Bobigny,
06:55on a mis des mineurs aussi,
06:58contre nos lois.
06:59J'imagine des commerçants
07:01qui se sont vus piller
07:01leurs commerces,
07:02qui vous écoutent,
07:03disent,
07:03bon,
07:03on ne va pas pleurer,
07:04il ne fallait pas le faire.
07:05Je suis tout à fait d'accord,
07:06mais la justice,
07:08elle est interne
07:08quand c'est passé à l'acte
07:09et donc il y a une justice,
07:10il y a des tribunaux correctionnels
07:11parce que malheureusement,
07:12il y a effectivement
07:12un certain nombre de gens
07:13qui passent à l'acte.
07:14On a une justice,
07:15je crois,
07:15qui n'a pas faibli,
07:17les services de police
07:18sont interpellés,
07:20les procureurs de la République
07:21ont déféré
07:21et les tribunaux correctionnels
07:23ont condamné,
07:24ont condamné parfois
07:24des peines qui étaient
07:25beaucoup plus sévères
07:26que ce que nous avons l'habitude
07:27de voir dans les tribunaux.
07:29Moi, je dirais,
07:29vous savez,
07:30le laxisme des uns,
07:31c'est la sévérité des autres.
07:32C'est-à-dire que vous pouvez
07:33avoir des victimes
07:33qui sont très satisfaites
07:35des condamnations hors prison
07:36qui vont être prononcées
07:37et des victimes
07:38qui, malgré des incarcérations,
07:40ne sont jamais satisfaites
07:41parce que ça n'est jamais assez.
07:42Donc, il faut faire très attention,
07:44je crois,
07:44avec ce sentiment de laxisme
07:46qui est en toute hypothèse,
07:47je le dis,
07:48contredit par les chiches
07:49des incarcérations
07:50aujourd'hui en France.
07:52On est avec,
07:52excusez-moi,
07:53on est avec Bruno
07:54qui nous appelle.
07:55Alors, je vais dire encore
07:56Montpellier, décidément.
07:57C'est vous, Patrick Brignel,
07:59vous voulez faire venir.
08:00Vous êtes peut-être pas Montpellier.
08:01Si c'est Bruno Bartol-Chinty,
08:02c'est le président du syndicat.
08:04Non, c'est pas...
08:05Bonjour, Bruno.
08:06Bonjour.
08:07Non, c'est Bruno 314,
08:08gilet jaune,
08:09que, Patrick,
08:10tu as reçu dans ta...
08:12Ah oui, exact.
08:13Bonjour, Bruno.
08:14Dans ta permanence avenue
08:16du Mondial 98
08:18avec Mme Ménard
08:19tout à fait.
08:20Il y a quelques années.
08:21Et tu as le bonjour
08:23et tu os au poulot.
08:25Ok, les petits messages privés
08:26sont passés.
08:27Vous vouliez réagir,
08:29mon cher Bruno.
08:30On m'appelait
08:30le député des gilets jaunes
08:31à la Macronie, d'ailleurs.
08:33Ouais,
08:34et ben, écoute,
08:35ça n'a pas suffi, visiblement.
08:36Non, je te confirme.
08:37Bon, vous aviez manifesté,
08:38vous, Bruno ?
08:39Non, parce que la manif
08:40était interdite
08:41sur Montpell.
08:43Donc,
08:43le référé liberté
08:44qui avait été posé
08:46a été rejeté.
08:48Donc,
08:48dans ces cas-là,
08:49on sait que
08:50les forces de l'ordre
08:52gazent à tour de bras
08:53m'aiment les gens
08:53totalement pacifiques.
08:55Et donc,
08:55vu mes problèmes de santé,
08:57je ne peux pas me le permettre.
08:58Donc,
08:58j'ai été privé de manif
09:00par une manœuvre de l'État,
09:02une fois de plus.
09:03On nous interdit
09:04de manifester
09:04en nous disant
09:06on interdit la manif.
09:07Si vous y allez,
09:08vous allez vous faire dégommer.
09:10Non,
09:10mais alors,
09:11c'est vrai que
09:11ce n'était pas exactement ça,
09:13mon cher Bruno.
09:13Le problème,
09:14c'est que vous avez vu
09:15le bilan
09:15de ces commerces pillés.
09:18C'était une question
09:19d'ordre public,
09:21de sécurité,
09:22notamment pour les commerçants.
09:24Vous n'êtes pas d'accord,
09:25justement,
09:26que parfois,
09:27il faut laisser primer
09:28la sécurité,
09:29notamment le bien-être.
09:32Ce n'est même pas le bien-être,
09:32mais la survie
09:33de certains commerçants ?
09:35Ce n'est pas le sujet.
09:36La manif s'est très bien passée
09:37la semaine d'avant
09:40de 1h30 jusqu'à 4h30.
09:42Et après,
09:43c'est lors de la dispersion
09:44que ça a dégénéré.
09:45Donc,
09:46ça veut dire
09:46qu'une manif
09:47c'est parfaitement capable
09:48de se passer
09:49de manière tout à fait pacifique.
09:50C'était joyeux,
09:52c'était festif.
09:53Il y avait les lycéens
09:54qui étaient là,
09:55il y avait les étudiants
09:56qui étaient là.
09:57Et tout ça,
09:57ça chantait joyeusement.
09:59Et tout à l'heure,
09:59j'entendais un policier
10:01qui,
10:02juste avant,
10:02qui disait
10:03« Ouais,
10:03on entendait Aqab ».
10:04Mais Aqab,
10:05il faut voir que c'est juste
10:06devenu un cri
10:07pour prévenir
10:08que les keufs
10:08sont au coin de la rue.
10:10Enfin,
10:10ça,
10:10non,
10:11mais ça,
10:11je ne veux pas l'entendre.
10:12Non,
10:12non,
10:13Bruno,
10:13Aqab,
10:17explique ce que c'est devenu
10:18dans le vocabulaire des jeunes.
10:19Oui, mais bon,
10:20les mots ont un sens quand même.
10:21Et ces jeunes,
10:22et ces jeunes
10:23étaient parfaitement
10:25non-violents.
10:27Donc là,
10:27vous êtes en train
10:28de vous monter le bourrichon
10:29et de noyer le poisson
10:30alors qu'en fait,
10:32on est dans une sortie
10:34de démocratie
10:34en utilisant
10:36tous les moyens possibles
10:37pour que l'on ne puisse
10:38plus manifester,
10:39même pacifiquement.
10:40Et ce que je vous dis là
10:42pour Montpellier,
10:42ça s'est aussi vérifié
10:43à Marseille
10:44et ça s'est vérifié
10:45un peu partout.
10:46Il y a eu des manifestations
10:47qui se sont relativement
10:49bien passées
10:50quand même
10:51un petit peu partout
10:52en France.
10:53Il y a eu à Paris,
10:55Bordeaux notamment.
10:56Patrick,
10:56rapidement.
10:57Ce que dit Bruno,
10:58c'est que moi,
10:58quand j'ai vu cette crise
10:59des gilets jaunes,
11:00j'ai organisé neuf débats
11:01dans ma circo
11:02avec 2000 gilets jaunes
11:03et avec Bruno,
11:04on avait fait un cahier
11:05de doléances.
11:05En fait,
11:06le vrai débat,
11:07c'est qu'on ne sait pas
11:08les politiques
11:09faire un dialogue social.
11:11On a peur de la foule.
11:12Le pouvoir,
11:13il n'est pas
11:14chez les politiques,
11:15il doit être
11:15chez les citoyens
11:16et ça,
11:17on a du mal
11:17à le mettre en oeuvre.
11:18Tout à fait.
11:20Vous avez complètement raison.
11:21Moi, je dis qu'en fait,
11:22c'est toute la société
11:23qui a été victime
11:24et qui continuera
11:25d'être victime
11:26de ces mouvements contestataires.
11:28Donc,
11:29c'est non seulement
11:30les manifestants,
11:31c'est cette jeunesse
11:32qui légitimement
11:33a le droit
11:34de réclamer
11:35ce qu'elle réclame.
11:36c'est aussi
11:36tous les agents
11:37d'entretien
11:38qui ont dû
11:38se taper
11:39quand même
11:40tout ce qu'il fallait
11:41nettoyer au lendemain.
11:42C'est la police aussi
11:44qui se retrouve
11:44en fait sous tension
11:45et mon frère
11:46en fait partie
11:46et il m'a expliqué
11:47un petit peu
11:48la situation
11:49sur le terrain
11:50où il m'a dit
11:50écoute,
11:52on est sous tension,
11:53on est sous pression
11:54parce qu'en fait,
11:55on a affaire aussi
11:55à des jeunes,
11:56des adolescents.
11:57Donc,
11:57c'est pas la même,
11:58c'est pas la même,
11:59en fait,
11:59si vous voulez,
11:59c'est pas la même
12:00toujours,
12:00c'est pas le même
12:03accompagnement
12:03parce qu'il faut
12:04quand même rappeler
12:04que la police,
12:05en fait,
12:05elle est là
12:05pour accompagner
12:06les manifestations.
12:07Elle n'est pas là
12:08pour être face
12:09à des manifestants
12:09et malheureusement,
12:10les dérapages...
12:11Parce que ce sont
12:11des pères de famille,
12:12des mères de famille,
12:13les policiers aussi.
12:13Oui,
12:14mais la fonction première,
12:14c'est ça,
12:15c'est surtout en fait,
12:16justement,
12:16la prévention,
12:17l'accompagnement,
12:18c'est pas du tout
12:18de rentrer en guerre
12:19et c'est bien là
12:20le problème.
12:21Donc,
12:21il y a eu des failles
12:21et je pense que
12:23résoudre en amont
12:24les problématiques,
12:24c'est ce qu'il y a à faire.
12:25Alors,
12:26après ce samedi
12:27un peu moins violent,
12:28Emmanuel Macron
12:29parlait de Marseille
12:30et attendu aujourd'hui
12:30à Marseille
12:31pour parler justement
12:32sécurité,
12:33économie,
12:33il doit se rendre
12:34à la mairie.
12:35On espère qu'il trouvera
12:36les mots cette fois-ci
12:37et qu'il fera moins de gaffe
12:38quand même
12:39puisqu'on parlera
12:39de cet attentat raciste
12:41à Trappes
12:42où Emmanuel Macron
12:43s'est exprimé
12:44et d'ailleurs
12:45l'extrême gauche aussi
12:46qui veut un petit peu
12:47baillonner le RN
12:48parce qu'il estime
12:50qu'il y a une responsabilité
12:52forte justement
12:53la police.
12:53Oui,
12:54complètement.
12:54La police est raciste.
12:55On en parle
12:56dans quelques instants
12:57sur Sud Radio.
12:58A vous de le dire,
12:59Stéphanie Demiru.
13:00A vous de le dire
13:01avec ce lundi
13:02Julia Courvoisier,
13:03Rachida Kahout
13:04et Patrick Vignal.
13:06On parle
13:07de ce drame
13:09à Trappes
13:10un homme
13:11qui a ouvert le feu
13:12sur des passants,
13:13une attaque raciste,
13:15résultat,
13:16un mort,
13:16cinq blessés
13:17dont une fillette
13:18de 12 ans.
13:19Le parquet antiterroriste
13:20enquête donc
13:21sur cette attaque raciste
13:23depuis
13:23les responsables politiques
13:24accusent certains discours
13:26d'alimenter la haine
13:26et puis Emmanuel Macron,
13:27j'en parlais il y a quelques instants,
13:30qui s'est rendu sur place.
13:31Écoutez.
13:32Ce qui s'est passé aujourd'hui,
13:34je le dis,
13:34c'est un tournant
13:34parce que c'est la première fois
13:36qu'il y a un acte terroriste
13:37planifié
13:38pour tuer
13:39nos compatriotes,
13:41nos enfants
13:42à raison de leur couleur de peau
13:44ou de la religion
13:46qu'on leur donne.
13:47Bon, ça a évidemment
13:49engendré une polémique énorme
13:50puisque, bien évidemment,
13:51ce n'était pas
13:52le premier attentat
13:53en raison de la religion
13:55de la couleur de peau.
13:55Il est à côté de la plaque,
13:56Emmanuel Macron,
13:58sincèrement.
13:59Vous savez,
14:00je pense que
14:01le mandat est fini.
14:03Je pense que
14:04depuis la dissolution,
14:06la parole politique
14:07et la place du président,
14:09c'est fini.
14:10Je veux dire,
14:10voilà,
14:11le jour de la dissolution,
14:12on s'est rendu compte
14:13qu'il ne pouvait plus intervenir.
14:17Je ne sais pas
14:17pourquoi il dit ça.
14:18Est-ce qu'il est dans l'émotion ?
14:19Mais on oublie Mérat,
14:21on oublie Thomas de Crépaule.
14:22Ça fait des années
14:24qu'il y a des salopards,
14:25je pèse mes mots,
14:26parce que ce qui s'est passé
14:27quand même là
14:27sur ce jeune,
14:29c'est terroriste,
14:30c'est raciste
14:31et c'est islamophobe.
14:32Vous savez le problème, Stéphanie ?
14:34J'ai eu la chance
14:34d'être 14 ans parlementaire.
14:36En fait,
14:36cette classe politique,
14:38elle se sert des sujets
14:39même quand ils sont dramatiques.
14:41C'est-à-dire que là,
14:42pour le rassemblement
14:43national,
14:44c'est la faute
14:44de l'émigré
14:45sur l'économie,
14:46sur la sécurité
14:47et sur les dépenses publiques.
14:49Et d'un autre côté,
14:50je le dis,
14:50quand vous avez
14:51des parlementaires,
14:52je ne vais pas citer le parti,
14:53qui mettent le ministre
14:55sur un ballon
14:56au hasard Thomas Porte,
14:58LFI,
14:58et qu'il écrase
14:59avec sa tête.
15:00Quand vous avez
15:00un député
15:01qui, avec les frais de mandat,
15:03va acheter de la cocaïne
15:04à un mineur
15:05et qui est encore parlementaire,
15:07vous comprenez
15:08pourquoi les gens
15:08vont dans la rue.
15:09Donc,
15:10qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
15:11On est dans une mâchoire
15:12d'un côté,
15:13c'est la faute de l'émigré
15:14et de l'autre côté,
15:16c'est la nouvelle France
15:16qui n'aime pas
15:17cette population
15:18des carquets populaires.
15:19Et si vous,
15:20vous avez un discours calme,
15:22posé,
15:23en disant
15:23qu'est-ce qu'on fait
15:23pour Parcoursup,
15:25est-ce que nos étudiants
15:26doivent avoir
15:2780% le bac,
15:28qu'est-ce qu'on fait
15:29avec les avocats
15:30et leur place,
15:31qu'est-ce qu'on fait
15:31avec les magistrats,
15:32comment on construit
15:33des prisons,
15:34comment on relance
15:35l'économie,
15:35personne ne vous entend.
15:37Les gens,
15:37aujourd'hui,
15:38c'est de la radicalité.
15:39Ce que fait très bien
15:40Mélenchon
15:40et ce que fait
15:42différemment Marine Le Pen
15:43parce que
15:43moins il est de dit,
15:45plus elle a de grange.
15:45J'écoutais Jean-Luc Mélenchon,
15:46à Paris,
15:47pour gâcher la journée
15:48et se détendre,
15:50les soi-disant
15:51forces de l'ordre,
15:51gaz et tirent
15:52dans le tas
15:53en fin de cortège
15:54dans le but
15:55d'obtenir des images
15:56pour les chaînes domestiques
15:58qui ont diffusé
15:58toute la semaine
15:59les images
16:00qui ont motivé
16:02le tueur de trappe,
16:03la honte en continu.
16:04Rachida Kaout,
16:05votre réaction ?
16:06Non, c'est dramatique,
16:07c'est dramatique.
16:08Aujourd'hui,
16:09non seulement
16:09il y a un discours
16:10décomplexé
16:11sur justement
16:13comment on va monter
16:14les Françaises
16:15et les Français
16:16les uns contre les autres,
16:18c'est non seulement
16:18une parole décomplexée
16:20mais qui est en plus
16:21cautionnée
16:21par des partis politiques
16:22qui aujourd'hui
16:23donc évidemment
16:24sur fond de campagne électorale
16:27au vu des présidentielles
16:28et bien
16:29continuent encore une fois
16:31à alimenter
16:31cette haine de l'autre
16:32et puis à chaque fois
16:34ils ne se rendent pas compte
16:35mais aujourd'hui
16:36on est au bord
16:37limite de la guerre civile.
16:38il faut le dire
16:38la guerre civile
16:39pourquoi ?
16:40Parce qu'évidemment
16:40ça va être des vengeances
16:42qui vont se mettre en place
16:44moi à la tête du Haut Commissariat
16:46des Diasporas Africaines
16:47de France
16:47c'est complètement en fait
16:49mon sujet
16:50dans le sens où
16:51les 32 communautés
16:52qui sont au sein
16:54de notre organisation
16:55appellent au soulèvement
16:56appellent à de grandes marches
16:57au niveau national
16:58appellent à une justice
17:00une justice
17:00qui est juste
17:02quand j'entends
17:03qu'on critique
17:03les propos d'Emmanuel Macron
17:04sur sa prise de parole
17:05à Trappes
17:06moi je suis désolée
17:07quand on s'attache
17:08trop aux détails
17:08on en oublie l'essentiel
17:10et l'essentiel
17:10c'est qu'aujourd'hui
17:11parce que vous êtes noirs
17:12on vous tue
17:13parce que vous êtes musulmans
17:14on vous tue
17:15parce qu'effectivement
17:16peut-être que vous ne correspondez pas
17:17à un standard
17:18que certaines personnes
17:20au sein de notre société
17:21et bien souhaitent avoir
17:22pour les années à venir
17:23et je vous rappelle
17:24et je vous renvoie encore
17:25à ce qui s'est passé
17:27l'histoire nous rappelle
17:28ces stigmates
17:29donc je ne vais pas vous rappeler Hitler
17:30mais en tout cas
17:31nous sommes face
17:32à une chasse à l'homme aujourd'hui
17:34nous sommes face
17:34à une société
17:35qui est en train d'être divisée
17:37pourquoi ?
17:37parce qu'on laisse faire
17:38donc la parole décomplexée
17:40il faut dire stop
17:41il faut que chaque personne
17:42qui justement
17:43alimente ce terreau
17:45de la haine
17:46ce terreau justement
17:47où la diversité
17:48n'a pas sa place en France
17:49et bien soit dénoncée
17:50soit stoppée
17:51soit attaquée
17:51soit poursuivie
17:52et c'est ça qu'il faut retenir aujourd'hui
17:54parce que demain
17:55c'est pas
17:56médias
17:56moi je ne suis pas pour la fermeture
17:58des médias
17:58j'ai toujours été pour la liberté d'expression
18:00attention je ne vais pas parler des médias
18:02je suis pour la liberté d'expression
18:03je suis d'ailleurs
18:04sur tous les plateaux de télévision
18:06sans aucune distinction
18:09qui doit se stopper de parler ?
18:11ah mais moi je cible
18:12et je dénonce
18:14les propos
18:16tenus par le Rassemblement National
18:18je dénonce
18:19les propos tenus
18:20par les députés
18:21du Rassemblement National
18:22sur leur territoire
18:23parce que la remontée
18:24que nous avons nous
18:25en fait
18:26LFI surf
18:27sur si vous voulez
18:27cette stigmatisation
18:29des populations
18:30issues de l'immigration
18:31et vous savez très bien
18:32qu'ils alimentent aussi
18:33ils alimentent
18:35ils alimentent
18:35tout à fait
18:36entièrement d'accord
18:37c'est au même titre
18:37moi je vais vous dire
18:38tout ce qui est extrême
18:38tout ce qui est extrême
18:40tout ce qui est extrême
18:41n'a jamais été bon
18:42pour une société
18:42tout ce qui est extrême
18:44justement
18:44pousse à la division
18:45d'une société
18:46chacun essaie de faire son beurre
18:48c'est là que c'est dramatique
18:49et aujourd'hui
18:49il faut vraiment
18:50qu'il y ait un sursaut
18:51un sursaut national
18:52un sursaut républicain
18:54pour pouvoir justement
18:55et bien
18:55mettre un frein
18:57à tout cela
18:57à tous ces extrêmes
18:58je parle de l'extrême gauche
18:59et de l'extrême droite
19:01parce qu'il y a eu des attaques
19:02effectivement
19:03tout au long du week-end
19:04notamment
19:04à l'encontre des confrères
19:05de BFMTV
19:06qui ont donné la parole
19:07à Éric Zemmour
19:08enfin c'est pas les seuls
19:09à lui donner la parole
19:10est-ce qu'il faut interdire
19:11cette parole ?
19:11Éric Zemmour c'est typiquement
19:11quelqu'un que je censurerais
19:13vous vous rendez pas compte
19:14c'est bien ce que j'imaginais
19:16Éric Zemmour
19:18quand Éric Zemmour
19:19ne dénonce pas
19:20si vous voulez
19:21la tuerie qui a eu lieu
19:23à Trappes
19:25c'est d'un engagé politique
19:29qui du reste en fait
19:30est candidat à la présidentielle
19:32et qui n'est pas capable
19:33de dire en fait
19:34qu'un acte ignoble
19:36a été commis
19:37et que nous sommes là
19:38pour protéger
19:39toutes les personnes
19:40présentes sur notre territoire
19:41laissez le faire
19:42c'est ça la démocratie
19:43ah non mais c'est pas
19:44une histoire de démocratie
19:45je trouve que c'est quelqu'un
19:46de criminel
19:47et je pèse mes mots
19:48dans le sens où
19:50il y a pas la censure
19:51il y a la justice
19:52c'est pour ça qu'on dépose des plaintes
19:53on ne coupe pas
19:53c'est pour ça qu'on dépose des plaintes
19:55on dépose des plaintes
19:56Patrick Vignel
19:57vous savez ce qui me gêne ?
19:59moi je suis un territoire
20:00où le RN était très fort
20:02et j'ai toujours dit
20:02on ne combat pas le RN
20:04avec des paroles
20:05mais avec des actes
20:05et ce que je vais vous dire en fait
20:07la tuerie de hier
20:08ce gamin qui est mort
20:09on a attaqué la France
20:11Thomas Acrépole
20:12on a attaqué la France
20:13Mérat à Toulouse
20:14on a attaqué la France
20:16le problème des partis politiques
20:17aujourd'hui
20:18c'est qu'ils ont des clients
20:19et c'est ce qui me met en colère
20:21c'est un fond de commerce
20:22le Rassemblement National
20:22ils ont leurs clients qui disent
20:24c'est la faute des Arabes et des Noirs
20:25je suis désolé
20:2630% des médecins à Montpellier
20:28sont issus de l'immigration
20:29dans les EHPAD
20:30ceux qui lavent le cul de nos bébés
20:31et de nos aînés
20:32c'est l'immigration
20:34pour le coup
20:35le Rassemblement National
20:36fait la différence
20:37entre les musulmans
20:38et les islamistes
20:40quand on creuse
20:43leur creuser
20:44c'est la faute de l'autre
20:46et donc de l'immigration
20:47et de notre côté
20:48on a Jean-Luc Mélenchon
20:49il lui manquait 400 000 voix
20:52pour être deuxième tour
20:53Jean-Luc Mélenchon
20:54il ne sera jamais président de la République
20:55il prépare le troisième tour
20:57c'est-à-dire la révolution
20:58c'est un Lambertiste révolutionnaire
21:01c'est pour ça que moi
21:02ce qui m'énerve
21:03Stéphanie
21:03c'est qu'on doit condamner
21:05au même niveau
21:06que vous soyez juif
21:07athée, chrétien
21:08quand on vous tue
21:09on attaque la France
21:10justement
21:11écoutez
21:12Julien Audoul
21:12qui était ce matin
21:13l'invité de Sud Radio
21:14donc à un moment donné
21:15il faut arrêter
21:15c'est pas parce qu'on parle d'immigration
21:17et on a le droit
21:18de parler d'immigration
21:19parce que c'est un sujet
21:19qui concerne les français
21:20c'est pas parce qu'on souhaite
21:22lutter contre l'islamisme
21:23qu'on met en danger
21:24nos compatriotes
21:26en fonction de leur religion
21:28ou de leur couleur de peau
21:29il faut arrêter
21:30ces discours totalement
21:33abrutissants
21:33qui sont encore une fois
21:34je veux dire
21:35à des années-lumière
21:37de ce que veulent les français
21:38voilà par rapport
21:39à ce que je disais
21:40Julien Convoisier
21:41oui moi je voudrais quand même
21:42d'abord remettre un petit peu
21:44l'église au milieu du village
21:45le premier responsable
21:46d'abord c'est le suspect
21:47c'est la première chose à dire
21:48moi j'ai l'habitude
21:50de dénoncer
21:51ce que j'appelle
21:51la foire à la saucisse médiatique
21:53de tous nos politiques
21:54candidats, députés
21:56potentiels candidats
21:57éternels candidats
21:58retour de candidats
21:59à vieux de la vieille
22:00il y a une atmosphère
22:01très hystérisante
22:02exactement
22:02qui à chaque fois
22:04qui à chaque fois
22:05qu'il y a un crime
22:05utilise ça
22:06pour en tirer immédiatement
22:08je ne dis pas
22:09qu'il ne faudra pas
22:09en tirer des conséquences
22:11immédiatement
22:12des idées politiques
22:14et des avis
22:14nous ne savons absolument pas
22:16quel est le profil
22:16de ce monsieur
22:17si ce n'est qu'apparemment
22:18il aurait pris de la cocaïne
22:19du cannabis
22:20et qu'il serait schizophrène
22:22et qu'il voulait cibler
22:23quand même selon le monde
22:24les personnes
22:25je cite noirs et arabes
22:26mais aujourd'hui le débat
22:27le débat
22:28ça n'est plus la responsabilité pénale
22:30ça n'est plus ce dossier exclusivement
22:31c'est les chaînes de télé
22:32les médias
22:33vous les journalistes
22:34pourquoi pas nous les avocats
22:35etc
22:35mais on ne sait pas
22:36si ce jeune homme
22:37a passé ses journées devant la télé
22:38si c'est devant ses news
22:39si c'est sur la radio
22:40ou sur les réseaux sociaux
22:42ou les réseaux sociaux
22:43on est en train d'extrapoler
22:45un dossier
22:46pour l'instant
22:46auquel personne n'a accès
22:48ou qu'il y a quasiment
22:48très peu d'informations
22:49qui sortent
22:50et moi je le déplore
22:51je le déplore pourquoi
22:52parce qu'au-delà du fait
22:54que ça fait du mal
22:54à la justice
22:55à la justice
22:56qui sera rendue
22:56ça fait du mal
22:57à notre société
22:58ça polarise le débat
22:59effectivement
23:00dans une haine insupportable
23:02et le discours tempéré
23:04moi que j'ai
23:04en dehors
23:05de mes audiences
23:07le discours tempéré
23:08n'est plus entendable
23:09par personne
23:09et quelqu'un qui serait chrétien
23:11ta sœur a dit
23:12qu'il était de religion chrétienne
23:14en tout cas
23:15le plat a annoncé
23:16la suspension
23:17de la guerre d'avis
23:19pour raison psychiatrique
23:20il est incompatible
23:21avec la guerre d'avis
23:22pour l'instant
23:22je le ferai écouter
23:22on parlait de modéré
23:23pardonnez-moi
23:24Patrick
23:26on écoutera
23:27Bali Bakayoko
23:28dans quelques instants
23:29lui
23:29il veut aller plus loin que vous
23:31Rachida Kabout
23:32lui il veut carrément
23:33interdire de parole
23:34les élus du rassemblement national
23:36on en parle dans quelques instants
23:37Stéphanie Demiru
23:39à vous de le dire
23:40avec ce jour
23:41Julia Courvoisier
23:43Rachida Kabout
23:44Patrick Vignal
23:45on parlait
23:46de ce débat
23:47très hystérisant
23:48c'est vrai
23:48avec les uns
23:50qui s'en prennent
23:51aux autres
23:52après la mort
23:53de cette personne
23:55je cherche son nom
23:57pardonnez-moi
23:57en tout cas
23:58un mort
23:59et puis
23:59cinq blessés
24:00à trappe
24:01le suspect âgé
24:02de 39 ans
24:03a été interpellé
24:04il aurait expliqué
24:05avoir voulu venger
24:06les commerçants pillés
24:07en ciblant des personnes
24:08je cite
24:08noires
24:09et arabes
24:10c'est vrai que
24:11le débat
24:12on a du mal
24:13à y voir clair
24:14écoutez Bali Bakayoko
24:15qui a donné
24:16hier soir
24:16un avant-goût
24:17en tout cas
24:17de ce que pourrait être
24:18la liberté quand même
24:18d'expression
24:19si les insoumis
24:20arrivaient au pouvoir
24:20il veut tout simplement
24:22baïonner le rassemblement national
24:23mais vous
24:24vous seriez favorable
24:24à ce qu'on interdise
24:26de parole
24:26le rassemblement national
24:27pendant cette campagne
24:28présidentielle
24:28ah oui
24:31à partir du moment
24:32où ils tiennent
24:32des propos racis
24:33je suis en désaccord
24:33mais ça veut dire quoi
24:34à partir de moi
24:35c'est-à-dire qu'actuellement
24:36parce que la question
24:36de l'oblion roquette
24:37est intéressante
24:37c'est un débat
24:38qui a existé dans le passé
24:39aujourd'hui il n'existe plus beaucoup
24:40mais vous dites
24:41actuellement
24:42vous interdiriez
24:43le RN de parole publique
24:44bien sûr
24:44mais comme il y a
24:45les groupes pluscules racistes
24:46qui existent en tant que tels
24:47il faut les démasquer
24:48il faut les mettre
24:48même si le premier parti
24:50de France
24:50pardon
24:50même si c'est le parti
24:51qui a fait X%
24:52aux précédentes élections
24:53mais pourquoi
24:53le sujet c'est justement
24:55parce que certains ont participé
24:57à la normalisation
24:57du racisme
24:58et du coup
24:59du rassemblement national
24:59qui fait qu'aujourd'hui
25:00ils sont hauts
25:01et que du coup
25:02tout le monde maintenant dit
25:03mais comme ils sont normalisés
25:04alors nous devons les considérer
25:05comme une formation
25:06donc c'est celles et ceux
25:08qui ont pris la mue
25:09de l'extrême droite
25:09en tant que tels
25:10qui posent la responsabilité
25:12bon Rachida Kahout
25:13vous parliez tout à l'heure
25:14d'Éric Zemmour
25:15que vous ne souhaiteriez pas entendre
25:16qui devrait être pour vous
25:17interdit de plateau
25:19c'est sûr que
25:20Bali Bakayoko
25:21le maire de Saint-Denis
25:22veut aller plus loin
25:23il veut carrément enlever
25:24la parole au rassemblement national
25:25ça va un peu loin quand même
25:27alors moi je parle d'Éric Zemmour
25:28parce que c'est un individu
25:30qui a été déjà condamné
25:31à plusieurs reprises
25:32pour des propos racistes
25:33et notamment en fait
25:35si vous voulez pour moi
25:36quand on tient des propos
25:37aussi virulents
25:39face aux immigrés
25:42évidemment qu'on déclenche
25:43quelque chose
25:43dans la tête de personnes
25:44qui sont déjà en fait
25:45en position de faiblesse
25:48vous avez des gens
25:48qui peuvent passer à l'acte
25:49en réalité
25:50tout simplement
25:51parce qu'en fait
25:51vous les avez chargés
25:52vous les avez chargés
25:53donc qu'est-ce qu'ils vont faire ?
25:55Écoutez pour eux
25:56évidemment que
25:57le grand remplacement
25:58ça veut dire
25:59ah ben
25:59la France ne va plus m'appartenir
26:01c'est mon pays
26:02c'est là en fait
26:02que j'ai mes attaches
26:03mes racines
26:04Vous avez entendu le maire
26:06de Trapp dire
26:07le grand remplacement
26:08c'est comme la Shoah
26:09la Shoah c'est interdit
26:10on ne peut pas la remettre en cause
26:13le grand remplacement
26:14c'est pareil
26:15vous êtes d'accord avec lui ?
26:16Moi je pense que tout le monde s'égare
26:17on ne peut pas parler
26:18de grand remplacement
26:19en revanche
26:20on peut parler d'une France
26:21justement
26:22très riche
26:22de toute sa diversité
26:23l'histoire de l'immigration
26:25ne date pas de ces dernières décennies
26:27l'histoire de l'immigration
26:28l'histoire de la France
26:29je ne vais pas vous la refaire
26:30mais c'est une terre de passage
26:32alors aujourd'hui
26:33quand on parle de grand remplacement
26:34évidemment que ça me fait sourire
26:35en revanche
26:36là où c'est dangereux
26:37c'est que
26:38ce grand remplacement
26:39est aujourd'hui
26:40mis en avant
26:41par des groupuscules
26:43qui souhaitent en fait
26:44semer le chaos
26:44dans notre pays
26:45et ça moi je dis
26:46effectivement
26:47et bien oui
26:48il faut les baillonner
26:49dans le sens où
26:49il faut les pourchasser
26:50les attaquer
26:51parce qu'ils sont en train
26:53de créer un climat
26:54dramatique en France
26:55où aujourd'hui
26:56vous avez des personnes
26:57qui passent à l'acte
26:58et quand tout à l'heure
26:59en fait
26:59vous parliez de la personne
27:00qui a été tuée
27:01il s'agit de Pengo Bossio Wangui
27:03qui est combattant de MMA
27:05exactement
27:06mais qui est quelqu'un en fait
27:07qui n'avait rien demandé
27:08il était juste en fait
27:09il marchait tout simplement
27:11dans la rue
27:11au-delà de ça
27:12une petite fillette
27:13qui a été criblée
27:14de plus de 12 ans
27:15qui a été criblée
27:16de plus de 8 balles
27:18ou 10 balles
27:19vous imaginez
27:20sans froid
27:21moi j'ai vu la vidéo
27:21j'ai vu une vidéo
27:23qui circule sur les réseaux sociaux
27:24de cet individu
27:25qui a pris en fait son arme
27:27et qui naturellement
27:28tout simplement
27:29était en train de jouer
27:31à
27:33comme un jeu vidéo
27:34où il arrive
27:34je shoot
27:35je passe
27:35je shoot
27:36je passe
27:36donc on est en France
27:38la question se pose
27:39de comment aussi
27:40il a pu en fait
27:41se procurer une arme
27:42comment les armes
27:43circulent dans notre pays
27:44on en parlait d'ailleurs
27:46et là c'est dangereux
27:47donc attention
27:47je suis en train de vous dire
27:48que les armes
27:49donc si
27:50elles sont accessibles
27:51si
27:51on alimente ce terreau
27:53justement
27:53de la division
27:54si
27:55et si
27:55et si
27:56et si
27:56demain
27:57nous sommes peut-être
27:58au bord de la guerre civile
27:59dans certains quartiers
28:01on est avec Cécile
28:02qui nous appelle de Marseille
28:03bonjour Cécile
28:03oui bonjour
28:05bonjour
28:05tout le monde
28:06soyez là bien
28:08alors j'ai appelé
28:09pour intervenir
28:10justement sur
28:11je sais pas comment elle s'appelle
28:12la dame qui vient de parler
28:13juste avant moi
28:14Rachida Kahout
28:15donc Rachida Kahout
28:16alors
28:18ce qui est un peu gênant
28:19à l'heure actuelle
28:20c'est que chaque fois
28:20qu'on donne un propos
28:23on se fait retoquer dessus
28:25donc évidemment
28:26que ce qui s'est passé
28:27à Trappes
28:27c'est terrible
28:29là où je ne suis pas d'accord
28:30avec elle
28:30c'est que c'est pas
28:32les extrêmes
28:33qui poussent les gens
28:34à devenir fous
28:35les gens sont fous
28:36à la base
28:36et ils font le règlement
28:38de compte tout seul
28:38ils n'ont besoin de personne
28:39pour les y pousser
28:40maintenant je voulais rebondir
28:41sur ce qu'elle disait
28:42au départ
28:42et sur le fait
28:44qu'on n'accepte plus
28:45la diversité
28:46c'est pas qu'on n'accepte
28:47plus la diversité
28:48c'est pas qu'on est raciste
28:49chaque fois qu'on émet
28:51un propos
28:51sur une personne
28:53issue de l'immigration
28:54c'est raciste
28:55mais c'est pas raciste
28:56Eric Zemmour
28:57Marine Le Pen
28:58Jordan Amardella
28:58Dupont-Aignan
28:59De Villiers
29:00ils ne sont pas racistes
29:01Eric Zemmour a été condamné
29:03par la justice
29:03oui d'accord
29:04alors ça si vous voulez
29:05oui il y en a plein
29:06qui sont condamnés
29:07pour plein de choses
29:08ça arrange à des moments
29:09c'est tout
29:10il n'y a que des innocents
29:10en prison
29:12oui oui d'accord
29:13bon en tout cas
29:14on est bien d'accord
29:15il y a des innocents
29:16en prison
29:18donc les condamnations
29:19c'est pas
29:20c'est pas
29:22bon en tout cas
29:23ce que je veux dire
29:23c'est que
29:24on demande simplement
29:25aux immigrés
29:26de respecter
29:28la République française
29:29les valeurs de la France
29:30des immigrés
29:31à tous les citoyens français
29:32à tout le monde
29:33à l'égalité
29:34à tout le monde
29:34évidemment
29:35évidemment
29:35évidemment
29:36mais on parle là
29:37de racisme
29:38et donc on parle pas
29:39de racisme
29:40un français
29:40raciste
29:41on parle de racisme
29:42parce que
29:42pardonnez-moi
29:43le suspect
29:45selon en tout cas
29:46les informations
29:47rapportées
29:47je crois que c'était le monde
29:48aurait expliqué
29:49avoir voulu venger
29:50les commerces
29:51sans pied
29:51en ciblant des personnes
29:52noires et arabes
29:52quand même
29:53bon
29:53si les faits sont avérés
29:55il s'agit d'un assassinat
29:58raciste
29:59homophobe
30:00raciste
30:00donc on va être
30:01on va être
30:02et une fois de plus
30:02je ne
30:03ni je m'invite
30:04ni je ne
30:05je trouve que
30:06c'est ultra grave
30:08mais ultra grave
30:09d'en arriver là
30:09comme ultra grave
30:11d'en arriver à plein
30:12d'autres phénomènes
30:13qui se passent
30:14depuis des années
30:16sur lesquelles
30:17on ne va pas revenir
30:18sur Quentin Deran
30:19qu'on ne va pas revenir
30:20sur Thomas de Crépaule
30:21etc etc
30:22vous croyez
30:23qu'il y a une géométrie variable
30:24c'est ça que vous nous dites ?
30:26je ne comprends pas bien
30:26mais évidemment
30:27on va arrêter
30:28les langues de bois
30:29évidemment qu'il y a
30:29une géométrie variable
30:30enfin écoute
30:32c'est
30:33c'est factuel
30:34et chaque fois
30:35qu'il se passe un drame
30:36on passe à autre chose
30:37on banalise déjà
30:38tous ces drames là
30:38demain on n'en parlera plus
30:40enfin celui-là
30:41peut-être qu'on en parlera
30:42parce que justement
30:43c'est la géométrie variable
30:44et qu'il est dans l'autre sens
30:45moi je disais juste que
30:46là je reviens
30:48c'est pour ça que j'ai appelé
30:49en fait
30:49c'est l'histoire de dire
30:51la diversité
30:52elle enrichit
30:53et elle enrichit
30:54notre pays
30:55depuis toujours
30:56mais une diversité
30:57ne veut pas dire
30:58un prosélytisme
30:59et une imposition
31:01de son mode de vie
31:02parce que des modes de vie
31:03à l'islam
31:06je ne veux pas
31:07on fait le mauvais mot
31:08mais
31:09bon ceux qui pratiquent l'islam
31:10ils ont plein de pays
31:12pour le pratiquer
31:13bon ça c'est un autre sujet
31:14non mais Cécile
31:15c'est un autre sujet
31:16et puis
31:18effectivement
31:18ça n'a rien à voir
31:20ça n'a strictement
31:21rien à voir
31:22Madame Cécile
31:23j'ai envie de vous dire une chose
31:25moi je suis assez clair
31:27comme
31:28homme politique
31:30moi je ne veux pas interdire
31:31à la parole du Rassemblement National
31:32le temps de démocratie
31:33je n'ai pas de soucis avec ça
31:35je l'ai déjà dit
31:36si on veut faire reculer le RN
31:38c'est dans les urnes
31:39et déjà ça s'appelle
31:39la démocratie
31:40par contre
31:41à ce qui concerne Éric Zemmour
31:42je ne suis plus mesuré
31:44puisqu'il a été condamné
31:45pour racisme
31:46mais je pourrais aussi
31:47vous dire
31:48chère madame
31:48quand je vois
31:49Bali Bakayoko
31:50qui nous explique
31:52que la violence
31:52peut être légitime
31:53quand les jeunes
31:54pillent des commerçants
31:55qui ont mis toute leur vie
31:57pour mettre leur commerce
31:58ou quand je vois
31:59Rima Hassan
32:00qui s'affiche
32:00avec des gens
32:01qui sont fichés
32:02ou quand je vois
32:03Raphaël Arnaud
32:04fiché S
32:05avec son ancien collaborateur
32:07qui est en prison
32:08pour l'histoire de meurtre
32:09je peux dire en fait
32:11que la démocratie
32:12a failli madame
32:13donc je pense que oui
32:14la république
32:15elle doit être
32:16une indivisible
32:17liberté
32:18égalité
32:19fraternité
32:20celui qui en freine la loi
32:21qui soit
32:22de culture musulmane
32:24catholique
32:25athéju
32:25je m'en fous
32:26s'il en freine la loi
32:27il doit le payer
32:28et si je peux me permettre
32:30merci Cécile
32:31vous faites
32:32je suis avocate
32:33et je tiens à vous dire
32:34que vous faites intégralement partie
32:35du système
32:36que vous dénoncez
32:36vous dénoncez
32:38un système
32:38de deux poids deux mesures
32:39et lorsque l'on vous rappelle
32:40à juste titre
32:41que monsieur Zemmour
32:41a été condamné
32:42pas moins de 11 fois
32:43définitivement
32:44par les juridictions françaises
32:45notre pays
32:46votre pays
32:47celui que visiblement
32:48vous aimez
32:49vous sous-estimez
32:50ces condamnations
32:51et vous mettez ça
32:52sous le tapis
32:52alors de deux choses
32:53une soit on dénonce
32:54tous les gens qui sont condamnés
32:55les voyous
32:56les délinquants
32:57les criminels
32:57et dans ces cas
32:58là pas de soucis
32:59mais quand on vient
33:00dénoncer un deux poids deux mesures
33:01et qu'on fait soi-même
33:02un deux poids deux mesures
33:03dans des condamnations
33:04rendues contradictoirement
33:05après de nombreux débats
33:06devant plusieurs magistrats
33:08excusez-moi
33:08mais je crois que votre position
33:09elle est en tout cas
33:10pour moi
33:11difficilement entendable
33:12sur ce deux poids deux mesures
33:13que vous pensez ressentir
33:15de la justice
33:15et de la France en général
33:16en tout cas la question
33:18on peut la poser aussi
33:19de la manière suivante
33:20est-ce que quand quelqu'un
33:21est condamné
33:21est-ce qu'on lui donne
33:22toujours une tribune
33:23ou on accepte
33:24de lui donner une tribune
33:25dans les médias ?
33:27alors moi pour le coup
33:28je suis là-dessus
33:30catégorique
33:30quand il s'agit en fait
33:31de porter préjudice
33:33à la République
33:34à notre société
33:35moi je dis non
33:36quand c'est un pouce au crime
33:38je dis non
33:39quand c'est pour alimenter
33:41des terreaux
33:41de division de haine
33:43je dis non
33:44alors j'écoutais Cécile
33:45merci pour votre intervention
33:46en revanche
33:47ça veut dire que Marine Le Pen
33:48qui a été condamnée
33:49vous lui donnez
33:51plus la parole non plus
33:52bon
33:52non non je vous parle
33:53de toutes celles et ceux
33:54qui divisent la société
33:55avec des propos racistes
33:56des propos homophobes
33:59des propos antisémites
34:00antisémites
34:00vraiment toute forme
34:01de racisme
34:03et de stigmatisation
34:05mais il faut tout de même rappeler
34:07il faut tout de même rappeler
34:09pour apologie du terrorisme
34:10moi je tiens à vous dire
34:11quelque chose de très important
34:13je vais rebondir
34:13sur ce que vous avez dit
34:15vous savez encore une fois
34:17au sein de notre organisation
34:18on parle de françaises
34:19et de français
34:19on parle de citoyennes
34:20et de citoyens
34:21aujourd'hui on est
34:23à la deuxième
34:23troisième génération
34:24issue de l'immigration
34:25donc moi je vais vous dire
34:27j'ai un véritable problème
34:28quand j'entends en fait
34:29en réalité
34:29et bien oui effectivement
34:30les musulmans
34:31et ci et ça
34:32mais on fait quoi
34:33des deux troisième génération
34:34qui pensaient qu'en réalité
34:35il faut juste vous répondre
34:35qui est resté en ligne
34:36comme on lui a répondu
34:38voilà
34:40massivement
34:40on va lui laisser
34:41le droit de parole
34:42le droit de réponse
34:44Cécile
34:45oui non mais je suis intervenue
34:47plusieurs fois
34:47mais je pense que
34:48je n'étais pas à l'antenne
34:49ce que je vous ai dit
34:51en amont
34:51c'est que
34:53c'est difficile
34:54de s'exprimer
34:55dans ce genre d'émission
34:57et avec des gens
34:58hyper compétents
34:59comme vous
34:59je ne suis ni chroniqueuse
35:01ni avocate
35:01ni quoi que ce soit
35:02c'est pour ça qu'on vous laisse
35:02la parole et le droit de réponse
35:04oui
35:04mais juste
35:05je ne banalise pas
35:07ce qui se passe
35:07en matière de racisme
35:09mais vous évoquez
35:09le deux poids deux mesures
35:10c'est exactement ça
35:11Bali Bagayoko
35:12n'est pas condamnée
35:13Rima Assad
35:14elle fait bien pire
35:15donc à un moment donné
35:16je parle du deux poids deux mesures
35:17et de ne pas tout mettre
35:19dans le même sac
35:20du racisme
35:21au vrai sens
35:22du mot raciste
35:23parce que
35:24sinon
35:24tout ce qu'on met
35:26comme propos
35:28tout est raciste
35:31dans ce cas
35:32parce que
35:33je ne sais pas
35:34comment vous dire
35:35je ne m'estime pas
35:36raciste
35:36pourtant
35:37je m'estime
35:38souveraine
35:39très attachée
35:40à mon pays
35:40malgré la conjoncture
35:42du moment
35:42et je voulais
35:43un raciste
35:44ne sait jamais
35:45qu'il est raciste
35:47pardon
35:48non mais si vous permettez
35:50Cécile
35:50le vrai problème
35:51en fait
35:52c'est le respect
35:53des lois
35:53et de notre république
35:55vous êtes d'accord
35:56avec moi
35:56tout simplement
35:57c'est juste le message
35:59que je veux se passer
35:59c'est le respect
36:00des lois
36:01de notre république
36:02de notre histoire
36:03de notre culture
36:04de notre mode
36:05de vie
36:05voilà
36:06cette population
36:07mais oui
36:08mais c'est tout
36:09ce que je veux dire
36:10non non
36:10mais vous vous êtes
36:12exprimé
36:14je soutenais
36:15Éric Zemmour
36:16il y avait de poids
36:17de mesure
36:17quelqu'un de condamné
36:18c'est pas ce que j'ai dit
36:19j'ai juste dit
36:21bon ben donc
36:23je ne dois pas
36:24comprendre
36:25la langue française
36:26si mais vous savez
36:27madame
36:28le problème en fait
36:29c'est quand des hommes
36:30ou des femmes politiques
36:32remettent en question
36:33les décisions de justice
36:34en fait
36:35c'est pas vous
36:36les citoyens
36:37qui sont responsables
36:38du chaos
36:38c'est la classe politique
36:40où la langue politique
36:41est devenue
36:42une langue morte
36:43c'est à dire
36:43que si il y a
36:44un événement dramatique
36:45le conseiller
36:47vous dit
36:47attends
36:48tu vas répondre
36:48de telle façon
36:49parce que tu vas
36:50engranger des points
36:51parce qu'on a fait
36:52une société de clients
36:53on n'a pas une société
36:54qui veut faire du commun
36:55les citoyens
36:56aujourd'hui
36:57sont l'un des consommateurs
36:58et pas fabriquer
36:59la démocratie
37:00malheureusement
37:00merci Cécile
37:01en tout cas
37:02et il nous reste
37:02quelques minutes
37:03suite et dernière partie
37:05d'avoue de le dire
37:05on parlera du SMIC
37:06est-ce qu'il faut l'augmenter
37:07oui ou non
37:08en tout cas
37:08c'est dans les tuyaux
37:09du gouvernement
37:10manifestement
37:11pour répondre
37:11aux manifestants
37:13tout de suite
37:14à vous de le dire
37:15avec mes débatteurs
37:16du lundi
37:17Julia Courvoisier
37:18Rachida Kahout
37:19et Patrick Vignal
37:20après les manifestations
37:22contre la vie chère
37:23la question des salaires
37:24évidemment est au premier plan
37:26et bien
37:26l'augmentation du SMIC
37:29est dans les tuyaux
37:30autour de 15 euros net
37:31par mois
37:32en tout cas
37:33ça serait une piste
37:34envisagée par le gouvernement
37:35c'est pas encore fait
37:36tous les syndicats
37:37en tout cas
37:38l'appellent
37:39de leur vœu
37:39cette augmentation
37:40c'est vrai que
37:41les entreprises
37:43dénoncent une double peine
37:44parce qu'il ne faut pas oublier
37:45qu'il y a les charges sociales
37:47qui sont très chères
37:48donc en gros
37:49on leur demande
37:51d'assumer des salaires
37:52minimums plus élevés
37:53tout en supportant
37:54davantage de cotisations sociales
37:56bon
37:56petit tour de table rapide
37:58est-ce qu'il faut augmenter
37:58le SMIC
37:59maître
38:00allez maître
38:01envoisir
38:02mais oui
38:02il faut augmenter le SMIC
38:04il faut lutter contre la pauvreté
38:05mais bien sûr
38:06je crois que la question
38:07c'est pas tellement
38:08est-ce qu'il faut l'augmenter
38:08c'est comment
38:09on pourrait réussir
38:10à l'augmenter
38:11sans que ça mette
38:12des employeurs
38:12et des petites sociétés
38:14sur le carreau
38:15moi j'en parle
38:15parce qu'à Paris
38:16on a un certain nombre
38:17d'avocats
38:18qui exercent
38:18pour employer
38:20ne serait-ce qu'une secrétaire
38:21il faut pouvoir
38:22financer au moins
38:233 à 3 500 euros
38:25par mois
38:26et donc il faut
38:26qu'on les rentre
38:27et sur ce que l'on rentre
38:29on paye déjà
38:2955% de charges
38:30merci de me rappeler
38:31voilà
38:32donc oui
38:33on voudrait toujours augmenter
38:35mais est-ce qu'on peut payer
38:36est-ce qu'on peut financer
38:37derrière
38:37je suis désolée de dire
38:38mais s'il n'y a plus
38:39de petites sociétés
38:40et la question
38:40elle ne se posera plus
38:41c'est la triste
38:42et grande réalité
38:42effectivement
38:43et aujourd'hui
38:45la question n'est pas
38:45de savoir si on augmente
38:47le SMIC
38:47évidemment qu'on va dire oui
38:49évidemment que nous sommes
38:50toutes et tous d'accord
38:51et encore une fois
38:51quand une société va bien
38:53et bien ça évite aussi
38:54tout ce que nous voyons
38:55aujourd'hui
38:56comme manifestation
38:57dans nos rues
38:58mais il y a
38:59une véritable problématique
39:01moi je défends
39:02les entreprises
39:03pour être aussi
39:03entrepreneur
39:04et connaître
39:05les difficultés
39:05de l'entrepreneuriat
39:06notamment dans l'embauche
39:07et je peux vous dire
39:09que vous ne pouvez pas
39:10en fait embaucher
39:11sans compter
39:12combien vous allez
39:13payer de charges
39:13et j'ai toujours dit
39:15que la fiche de paye
39:16c'est l'ennemi de l'emploi
39:17il ne faudrait pas
39:18ne plus embaucher
39:19l'ennemi de l'emploi
39:19et l'ennemi de l'employeur
39:21parce que ce sont
39:22des cotisations salariales
39:23justement
39:23et aussi patronales
39:25qui pour le coup
39:26vous freinent
39:27alors que moi
39:28je préfère payer
39:29moins de charges
39:30et payer plus
39:32en fait mon salarié
39:33pour qu'en même temps
39:34ce qu'il faut se poser
39:35comme question
39:35et je ne comprends pas
39:36pourquoi nos politiciens
39:38ne voient pas cela
39:39comme ça
39:40en tant qu'économiste
39:41toutes choses égales
39:42par ailleurs
39:42c'est-à-dire que
39:43ce que vous allez
39:44reverser
39:45comme salaire
39:46et bien ça sera
39:47réintroduit
39:47dans la chaîne
39:48justement
39:49de la consommation
39:50on va dire
39:50naturellement
39:51et donc c'est une
39:52redistribution intelligente
39:53qui dit ça
39:54il y a les dépenses
39:56mais on perd déjà
39:57la TVA
39:58est-ce que
40:00le levier TVA
40:02ne serait pas
40:03non plus
40:03en fait
40:03cette balance
40:04pour pouvoir justement
40:05et bien continuer
40:06à payer
40:07donc tout le confort
40:09que nous avons
40:09parce que évidemment
40:10c'est un système
40:10de redistribution
40:13mais c'est nécessaire
40:15aujourd'hui
40:15c'est-à-dire que
40:16l'emploi
40:17va mal
40:18la France
40:19devient un pays
40:20pauvre
40:21parce que
40:21effectivement
40:22la majorité des gens
40:23sont au SMIC
40:24et le SMIC
40:25aujourd'hui
40:26vous ne pouvez rien
40:26payer avec
40:27vous l'avez dit
40:27tout à l'heure
40:28c'est-à-dire que
40:28dans un foyer
40:29même si
40:30vous ne pouvez pas
40:30blairer votre ex-mari
40:32ou votre ex-femme
40:33vous êtes obligée
40:34de rester
40:34excusez-moi du terme
40:36c'est du vécu
40:37mais je l'ai chassé
40:38donc du coup
40:39j'avais pas le choix
40:40j'ai pris un amant
40:42j'ai pris un amant
40:43qui est policier
40:46qui fait du MMA
40:46en plus
40:48c'est pas faux
40:49donc alors
40:50on continue
40:51mais tout ça
40:52pour dire qu'en réalité
40:53ce sont des réalités
40:54et qui
40:55bon
40:55nous font sourire
40:56parce qu'on est obligé
40:57d'apporter quand même
40:58un petit peu de soleil
40:59dans ce quotidien morose
41:00mais c'est
41:01aujourd'hui
41:02non seulement
41:03c'est pas la question du SMIC
41:05c'est une question de
41:06qu'est-ce qu'on fait
41:07pour accompagner
41:07les employeurs
41:09pour qu'ils continuent
41:10à employer
41:11et surtout
41:12pour continuer
41:13pour continuer
41:13à maintenir
41:14une chaîne vertueuse
41:15qui va pouvoir répondre
41:16à notre pacte social
41:19qui est celui
41:19de protéger
41:21les citoyens
41:23et les citoyens
41:23qu'on n'embauche plus
41:24Patrick Vignal
41:25vous avez des entreprises
41:26d'augmenter le SMIC
41:27en fait
41:281981
41:29réforme des retraites
41:30à 60 ans
41:31François Mitterrand
41:32première erreur
41:33on ne travaille pas assez
41:33alors après je ne dis pas
41:35que le carreleur
41:36et le maçon
41:36ne travaillent jusqu'à 65 ans
41:37qu'on soit clair
41:38mais il y a des métiers
41:39de cadre
41:40qui pourraient travailler plus
41:41ça s'appelle la flexibilité
41:42deuxième point
41:43c'est que le social
41:44coûte énormément cher
41:46les retraites
41:47aujourd'hui
41:47c'est 480 milliards
41:49Stéphanie
41:49donc moi je suis aussi
41:51patron d'entreprise
41:52bien sûr
41:53que ce n'est pas normal
41:53de filer 1500 euros
41:55à quelqu'un
41:56qui vit en couple
41:57avec deux enfants
41:57il n'arrive pas
41:58à aller une fois par mois
41:59au cinéma
42:00et il ne peut pas se chauffer
42:01je n'ai pas de soucis avec ça
42:02le vrai débat
42:03on est le pays d'Europe
42:05où le brut
42:05coûte plus cher
42:07que ce qui reste net
42:08un truc
42:09mais aussi
42:10il faut financer
42:11grâce aux cotisations sociales
42:13le social
42:14donc le vrai débat
42:15tant qu'on ne règlera pas
42:16le problème du social
42:17tant qu'on ne règlera pas
42:19ce qu'on dépense trop
42:20je vous donne un exemple
42:2141 ministères
42:23ça ne sert à rien
42:24mettez 15 enveloppes
42:25des grands ministères
42:27les agences
42:28tout ça
42:28il y a tout à revoir
42:29moi je suis pour la retraite
42:31par capitalisation
42:32c'est-à-dire que je ne peux pas
42:33vous dire ça
42:33Gabriel Attal le propose
42:34chère madame
42:35parce qu'il y a Guy qui veut intervenir
42:37bonjour Guy
42:38oui bonjour
42:39alors pour ou contre
42:40l'augmentation du SMIC
42:43je vais vous dire
42:43dans le principe
42:44je ne suis pas contre
42:45moi j'ai été employeur
42:46comme les personnes
42:47qui sont autour de vous
42:48je les ai écoutés
42:48ils disent tout ce qui est vrai
42:51mais bon
42:52je faisais en sorte
42:54quand le SMIC
42:54augmentait
42:55d'augmenter
42:55en échelle
42:56les employés
42:57qui étaient derrière
42:58ça me goûtait un bras
42:59d'accord
42:59mais le problème
43:02il est simple
43:03on parle de politique
43:05des politiques
43:06alors moi je vais vous dire
43:06j'ai déjà eu
43:07chez vous
43:09Gabriel Attal
43:09j'ai eu chez vous
43:11Bruno Le Maire
43:12et je leur ai demandé
43:13qu'est-ce qu'ils avaient fait
43:13de leur vie
43:14c'est des gens qui n'ont
43:14jamais rien foutu
43:15de leur vie
43:15ils ne savent pas
43:16ce que c'est
43:17de gérer une entreprise
43:18ils n'ont jamais rien fait
43:19donc comment voulez-vous
43:21que ces gens-là
43:22aient le bon sens
43:23quand vous augmentez
43:24le SMIC
43:25vous prenez
43:26moi j'avais dans mes clients
43:28un gars qui travaillait
43:29à la prison de la Farled
43:31et bien il m'a dit
43:32quand je suis rentré
43:33donc c'était au moment
43:34des gilets jaunes
43:35alors il me demande
43:35ce que j'en pense
43:36je lui dis
43:36vous savez moi
43:37je suis mal placé
43:39de vous répondre
43:40mais je vous écoute
43:41depuis tout à l'heure
43:42vous m'expliquez
43:43ardemment
43:44qu'il faut défendre
43:45il faut défendre
43:46je lui dis
43:47vous avez un gamin handicapé
43:48qu'est-ce qui vous vient
43:48en aide
43:49personne
43:49je lui dis
43:50vous avez expliqué
43:52que vous gagnez
43:53quand vous êtes rentré
43:54dans cette place
43:54vous aviez deux SMIC
43:55maintenant
43:56vous n'en avez plus
43:57qu'un un et demi
43:57c'est quand même pas normal
43:59je veux dire
43:59le gars
44:00qui est au-dessus du SMIC
44:02qui peut être diplômé
44:04il n'a pas
44:05en échelle
44:05son salaire
44:06qui augmente
44:07même pas
44:08par rapport
44:09au coût de la vie
44:10donc je pense
44:11que nos
44:13comment dire
44:14nos politiques
44:15ne sont pas
44:16en place
44:17correctement
44:18mais le plus grave
44:19là-dedans
44:19je l'ai expliqué
44:20il y a 15 jours
44:21à des amis
44:23qui sont à un moment
44:24de prendre la retraite
44:25et qui ont fait grève
44:25toute leur vie
44:26je leur ai dit
44:27vous n'avez pas compris
44:28que vos syndicats
44:28préparent la grève
44:29suivante à chaque fois
44:30et en réalité
44:31tout ce qu'ils vous ont fait avoir
44:32ce sont des primes
44:33qui ne vous comptent pas
44:34dans les salaires
44:34moi j'étais employeur
44:36je donnais des primes
44:37à mes gars
44:37qui comptaient
44:38dans les salaires
44:39et je l'ai expliqué
44:40à monsieur le maire
44:41je lui ai dit
44:42je ne vous ai pas attendu
44:42pour le faire
44:43et moi les gars
44:44ils avaient des primes
44:45qui comptaient
44:46avec les charges
44:47et tout
44:47et il y en a
44:48je pense à un
44:49qui a pris la retraite
44:50le dernier
44:50et qui a pris la retraite
44:52que de salaire de base
44:53c'est vrai
44:54vous dénoncez
44:55le côté hors sol
44:56et puis peu pratique
44:57parfois peu concret
44:57des responsables politiques
44:59vous n'êtes pas seul
45:00à penser ça
45:01mon cher Guy
45:01merci en tout cas
45:02d'être intervenu
45:03on arrive au bout
45:04je vois le pericot
45:06et son bout du nez
45:06qui est sur le studio
45:09je regarde avec l'accent
45:10de monsieur
45:10qui a quand même
45:10un accent de Marcel Pagno
45:11il fait formidable
45:12on en a deux
45:13un accent
45:13oui mais chez nous
45:14sur cette radio
45:15on en a plus que les autres
45:16vous savez que pericot
45:17on aime la côte de beuve
45:18la côte d'autoraux nous
45:19on est des bons mangeurs
45:20avec du très bon vin
45:21laissez-moi vous remercier
45:22Julien Courvoisier
45:23Rachida Cahout
45:24Patrick Vignel
45:25pour ces débats nourris
45:26dites-moi
45:26ça commence bien
45:27le lundi
45:27on n'a pas parlé
45:29des énarques
45:30est-ce que les énarques
45:31ne sont pas le problème
45:32justement
45:33de ce qui se passe aujourd'hui
45:34c'est une vraie question
45:35avec le changement de société
45:36bon déjà
45:37ils ont été transférés
45:38à Strasbourg
45:38il n'y a plus vraiment
45:39des nats
45:39c'est Macron
45:40ce sont eux
45:41qui sont aujourd'hui
45:42au coeur du système
45:43est-ce qu'ils sont hors sol
45:44les hauts fonctionnaires
45:45vous les adorez
45:46les hauts fonctionnaires
45:47pericots
45:47heureusement qu'ils sont là
45:48pour nous ruiner
45:48n'est-ce pas
45:52j'en connais trois
45:53qui sont exceptionnels
45:55et quatre avec toi
45:56merci
45:58vous savez Stéphanie
45:59c'est un vrai débat
46:01rapidement
46:01quand j'ai fait ma loi
46:02sur la médiation
46:04un énarque m'a dit
46:05on ne le fera pas
46:06j'ai dit
46:06elle vous fait revoir
46:07et Malo a été voté
46:08ça manque de politique
46:09et de courage
46:10mais on a besoin de l'énarque
46:12moi je pense que ce sont
46:13de très bons assistants
46:14pour celles et ceux
46:15qui connaissent
46:16la société telle telle
46:17on se sent conscience
46:18n'est qu'une de la
46:20alors que fait la police
46:21que fait la police
46:22et bien cette fois-ci
46:24elle a rempli sa mission
46:24parce qu'elle a été
46:25bien dirigée
46:27vous êtes candidat vous
46:28je reçois
46:29vous êtes candidat
46:30à quelque chose
46:31à ma propre succession
46:32et c'est pas gagné
46:32sur cette maison
46:33et je reçois Jean-Pierre Colombier
46:35ce qu'on a eu la semaine dernière
46:35qui est un ancien commandant
46:36qui n'a pas sa langue
46:37dans sa poche
46:38et qui dit les choses
46:39telles qu'on a envie
46:39de les entendre
46:41son ami c'est la finance
46:43de qui je parle
46:44son ami c'est la finance
46:46révélation sur une fin de règne
46:47allez donnez-moi le nom
46:48de qui je veux parler
46:49Emmanuel Macron
46:52il a encore
47:02qui va tout nous révéler
47:04des dessous
47:04entre la haute finance française
47:06et l'Elysée
47:07c'est pas piqué
47:08des hantentons
47:08vous restez à l'antenne
47:09bon
47:09bonne émission
47:10merci
47:11sud radio
47:13parlons vrai