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  • il y a 9 heures
Avec Frédéric Dabi, Pascal Bataille, Mathias Leboeuf

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##ZAPPING-2026-10-22##

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Transcription
00:00A vous de le dire, merci de nous rejoindre, je rappelle que vous pouvez intervenir à tout moment sur cette
00:06émission, c'est votre émission, à vous de le dire, 0826 300, 300 on parle évidemment toujours de ces émeutes
00:12du 17 octobre, les suites, le début, la fin, bref, il y a tant à dire, puisqu'une nouvelle manifestation,
00:20une journée de mobilisation aura lieu samedi avec beaucoup d'inquiétude, notamment du côté des commerçants.
00:25Avec ce sondage, alors pardon, j'ai fait une infidélité à Frédéric Dhabi, que je vais saluer dans quelques instants,
00:30c'est un sondage VLAB, 6 Français sur 10 qui souhaitent se protéger eux-mêmes, recourir à l'autodéfense, c
00:36'est un sondage qui est inquiétant parce qu'on peut se poser la question de la rupture du contrat social,
00:41on en parlera avec mes débatteurs, Frédéric Dhabi, directeur général de l'IFOP, co-auteur avec Brice Socol de l
00:48'Echarpe et des Tempêtes aux éditions de l'Aube, bonjour Frédéric, bonjour Stéphanie, bonjour à tous.
00:54Pascal Bataille, animateur, producteur, chef d'entreprise, auteur du Petit Traité de la Jouissance, à l'usage de ceux qui
01:00en rêvent, aux éditions Gris, très Daniel, bon on n'est pas vraiment dans la jouissance, mais on en rêve,
01:07en effet.
01:07D'où l'intérêt de lire des livres, merci Stéphanie, bonjour à tous.
01:10Mathias Leboeuf, journaliste, philosophe, auteur du Petit Traité de la Lenteur, vous vous êtes vraiment donné le mot à chaque
01:16fois avec vos Petit Traité, à l'usage des gens pressés.
01:19C'est le même éditeur et pour tout vous avouer, je suis le directeur de la collection.
01:23Donc vous êtes très pote avec Pascal Bataille dans la vie.
01:26Non, non, ça non.
01:28Non, non, non.
01:29Bon et puis Gilles Ganzemann, évidemment, l'heure de votre zapping.
01:34Sud Radio, 10h midi, l'instant zapping.
01:37J'ai écrit un livre sur le tatouage, mais c'était il y a 6 ans.
01:40Vous, vous avez écrit ?
01:41Oui.
01:42J'aimerais se pendre votre vie.
01:44Tatou d'une star, j'ai rencontré 24 stars qui racontent leur tatouage et leur vie à travers leur tatouage.
01:49Vous m'auriez édité ?
01:49Ah mais super, ah ouais.
01:51C'est une bonne idée.
01:53C'est chez qui ?
01:54Oula, c'était, je ne sais plus.
01:56Il faut le rééditer.
01:57Ah ben, on s'en parlera.
01:58Moi, j'aurais plutôt demandé où est-ce qu'il se tatoue et quels sont les messages.
02:02C'est intéressant.
02:04Entre autres, Justin Bieber, qui a un goéland, parce que le premier livre qu'il a lu, c'est Jonathan
02:08le goéland.
02:09Et il a fait le tatouage en même temps que son père.
02:12Ma foi, écoutez.
02:13Ça, c'est drangeau, parce que moi, le premier livre que j'ai lu, c'est Oui, oui, décroche la
02:16lune.
02:20Ça va, ça reste...
02:21Alors, qu'on parle de couper les réseaux aux ados, de couper les réseaux devant, durant les manifs.
02:29Ah ben, hier, Orange, à son assu, il a coupé les réseaux.
02:33S'il a fait un test géant, alors c'était une panne géante.
02:36Plus de téléphone, plus de SMS, plus de WhatsApp, plus de réseau, plus d'Instagram.
02:42Ah ben, plus de vie, quoi.
02:43Ça a été terrible.
02:45On ne peut rien faire, aussi bien WhatsApp, Internet, on ne peut rien voir.
02:49Et puis, c'est vraiment, vraiment gênant, là.
02:53Il n'y a pas, il n'y a pas d'Internet, aucun service.
02:55Je ne trouve pas de réseau sur mon portable, j'ai essayé, j'ai essayé, j'ai éteint, j'ai
02:59allumé, j'ai éteint, j'ai allumé, il n'y a rien.
03:01Impossible de téléphoner, impossible de recevoir les mails, et surtout de passer des appels, voilà.
03:05Donc, c'est toujours dans l'état.
03:07Moi, ça fonctionne maintenant, mais pas mon mari.
03:08Effectivement, vous voyez, il nous met non enregistré sur le réseau.
03:12Ils font leur maximum pour réparer et qu'il faut attendre.
03:16Moi, je suis bloquée, voilà, et j'aurais voulu quand même avoir des nouvelles de mon mari.
03:20Il a été opéré il n'y a pas longtemps, cet après-midi.
03:2421 millions de clients abandonnés par Orange, alors insuant, évidemment.
03:31On est devenu esclave de son téléphone et des réseaux, une journée sans téléphone et on ne sait plus vite.
03:37Vous avez eu l'air d'en avoir souffert, Mathias Leboeuf, vous étiez Orange.
03:40J'ai cherché à joindre toute une partie de la journée Monsieur Bataille, hier, et je me suis dit, ça
03:50y est, il est fâché, qu'est-ce qu'il a ?
03:52Il ne répond plus, et puis finalement, il m'a appris qu'il y avait cette panne sur le réseau
03:58Orange.
03:59Mais effectivement, on est devenu extrêmement tributaire de ces outils et surtout, moi, c'est ce que je disais à
04:07Pascal quand on a pu se parler, imaginez, en temps de guerre ou en temps de conflit, si les réseaux
04:15sont coupés, on est tout de suite dans la panade.
04:18Con faire Starlink, bien évidemment, on est tout de suite en grand danger, justement, parce qu'on est tellement habitués
04:25à utiliser ces réseaux que dès qu'on les a plus, on est complètement désorganisés.
04:30Pascal Bataille ?
04:31Je fais partie des victimes hier, effectivement, de cette panne d'Orange, sur laquelle d'ailleurs il y a eu
04:37zéro communication de la part de la marque, ce qui est quand même bizarre.
04:43Oui, c'est étonnant quand même.
04:44Mais au-delà de ça, effectivement, Mathias le disait, Gilles aussi, on est dans une fragilité extrême, on se rend
04:52compte à quel point, effectivement, une attaque synchronisée sur l'ensemble des opérateurs français mettrait la France totalement à l
05:00'arrêt.
05:00Moi, je me suis rendu compte hier, effectivement, mais comme beaucoup, comme les usagers qui étaient interrogés dans le zapping
05:05de Gilles, que j'avais un rendez-vous, mais j'avais noté sur mon téléphone les coordonnées, etc.
05:13La personne, mais pas le code, il a fallu que je l'appelle, je ne pouvais pas la joindre pour
05:18rentrer dans son immeuble, je ne pouvais plus appeler un taxi, réserver un petit scooter électrique, payer les choses, comme
05:25beaucoup, maintenant j'ai ma carte bleue sur mon téléphone, tout ça ne fonctionnait plus.
05:29Comment on faisait avant ?
05:30Comment on faisait avant, mais c'est à quel point on est devenu totalement dépendant de ça, dans notre quotidien,
05:38et à quel point, effectivement, on est désemparé quand on n'a plus ça.
05:42Frédéric, vous avez fait des vacances.
05:45Non, pas du tout, parce que mon téléphone professionnel était un Bouygues, avec des partenariats avec TF1, mais il se
05:50trouve que c'est comme ça.
05:51Et par contre, mon personnel, c'est un orange, mais il se mettait beaucoup en mode Wi-Fi, donc je
05:56ne m'en suis pas vraiment trop rendu compte.
05:58Mais il me vient une image, là, c'est le Paris de mon enfance des années 80, où il y
06:01avait des files d'attente devant les cabines téléphoniques, des vraies files d'attente dans Paris.
06:07C'est vrai.
06:07Avec les pièces de sainte.
06:09Exactement.
06:09Non, non, non, non.
06:10J'ai connu des cartes, quand même.
06:12Moi, j'ai connu les pièces qu'on mettait, et qui a tombé au fur et à mesure.
06:14Et certains collectionnaient les cartes France Télécom à l'époque.
06:19Alors, ce qui a été aussi très impactant, ça a été pour les chauffeurs de VTC, qui n'avaient plus
06:23de GPS, mais qui n'avaient surtout plus de clients à cause de ces pannes.
06:28Et il y a eu plein de choses comme ça, de la vie courante, et qui montrent à quel point
06:34on est dépensé.
06:36Heureusement, nous, on a Arthur à Sud Radio, qui a suivi toutes les pannes.
06:39On était informé par mail.
06:41On salue Arthur.
06:42Moi, je remercie les gens qui ont fait preuve de solidarité, puisque moi, grâce à Bouygues, Free et les autres,
06:49j'ai pu demander à deux ou trois reprises du partage de collection dans la rue, parce que je n
06:53'avais pas de Wi-Fi, pour pouvoir, effectivement, continuer.
06:57Moi, je ne suis pas rendu compte, en fait.
06:59Comment réagissaient les gens, quand tu demandais dans la rue de partager ?
07:03Ils me disaient, vous n'avez qu'à quitter Orange.
07:05Oui, c'est ça.
07:05Mais le goût Soch a été impacté, aussi.
07:08Soch, tout, oui, bien sûr.
07:09Tandis que vous savez que je ne m'en suis pas rendu compte, moi, c'est quand même...
07:12Ah bon ?
07:12Oui.
07:13Ça vous a pas inquiété de ne pas avoir votre fils ?
07:15Non, ça va, justement.
07:19Tiens, c'est bizarre.
07:21Vous jetez qu'il y a une private joke.
07:23Bon, allez, Carné Rose.
07:24Le Premier ministre néerlandais va être papa.
07:26Le Premier ministre des Pays-Bas.
07:28Super.
07:28Mais ils vont être deux papas.
07:30Parce que le Premier ministre néerlandais, il est ouvertement gay.
07:33Il est avec son compagnon à la mairie.
07:35Chocking.
07:36Et il a décidé de faire une GPA.
07:38Alors là, pour le coup, polémique aux Pays-Bas.
07:40Le Premier ministre néerlandais va payer une femme pour avoir son enfant.
07:44Rob Jetten et son conjoint attendent un bébé pour 2027,
07:47grâce à une mère porteuse et une donneuse d'ovocytes proches d'eux, aux Pays-Bas.
07:51Selon son parti, il ne s'agit pas d'une GPA commerciale.
07:54Personne ne serait payé pour porter l'enfant.
07:56La grossesse a été faite par IVF,
07:58une technique médicale utilisée pour aider à avoir un bébé.
08:01Mais l'annonce tombe juste avant un débat important sur les règles de la GPA aux Pays-Bas.
08:06Et là, le malaise existe.
08:07Quand le Premier ministre est lui-même concerné par un sujet,
08:10sa vie privée peut forcément peser dans le débat public.
08:13Pour ses soutiens, c'est aussi une bonne nouvelle.
08:15Un couple gay montre qu'une famille peut se construire de plusieurs façons,
08:18avec amour et accord entre adultes.
08:20Pour ses critiques, le risque est de transformer une histoire personnelle
08:23en message politique.
08:25Alors que la GPA soulève des questions lourdes.
08:27Protection de la femme porteuse, consentement réel,
08:30argent, pression familiale et droit de l'enfant.
08:33Alors, est-ce qu'on peut suivre son parti et un débat,
08:38et à la fois être impliqué dans ce débat lorsqu'on est dirigeant d'un pays ?
08:42En tout cas, Premier ministre.
08:43Mathias Leboeuf.
08:45Déjà, je trouve ça audacieux de sa part.
08:46C'est quand même une marque de, je ne sais pas s'il faut dire de courage,
08:51mais en tout cas d'audace.
08:53Et puis, son parti est pour la GPA.
08:58J'ai bien compris ?
08:59En tout cas, il y a un débat en ce moment.
09:02Oui, son parti est pour.
09:02Je trouve qu'il incarne pleinement, justement, la défense des idées.
09:09C'est bien d'avoir des idées.
09:11Bon, GPA, qu'on soit pour ou contre, d'ailleurs, on peut être...
09:14Mais quand on les incarne et qu'on les vit, c'est encore mieux.
09:18Donc là, c'est le cas.
09:20Et moi, je trouve que pour le coup, il ne se cache pas derrière son petit doigt
09:24ou derrière des idées.
09:25Mais encore une fois, il va au bout en les incarnant.
09:29Donc, je trouve ça plutôt très bien.
09:32Pascal Bataille ?
09:33Je suis d'accord avec le camarade Leboeuf.
09:37Je pense que si jamais nos politiques savaient un peu plus souvent de quoi ils parlent
09:43et étaient un peu plus concernés dans leur chair, dans leur trip,
09:46dans leur vécu, dans leur quotidien par les sujets,
09:49peut-être qu'ils auraient des avis déjà un peu plus pertinents
09:53et que les choses se passeraient un peu mieux.
09:56Donc, en l'occurrence, je trouve ça très bien.
09:58Si vous allez au bout de votre pensée, quand vous n'avez pas d'enfant,
10:00vous ne pouvez pas diriger un pays dans ce cas.
10:01Non, je ne veux pas faire la chose à l'envers.
10:06C'est-à-dire dire que sous prétexte que vous n'avez pas fait un troisième cycle de médecine,
10:11vous ne pouvez pas vous prononcer sur des choses de santé.
10:13Mais je dis que nos politiques sont un peu déconnectées,
10:15souvent de la réalité.
10:17Et qu'effectivement, si on avait un peu plus de politiques entrepreneurs,
10:21par exemple, qui connaissent la réalité de l'entreprise, du commerce, etc.
10:26et un peu moins de politique professionnelle,
10:28peut-être que les choses iraient un petit peu mieux.
10:30Un coup, le gars, Matignon, les Français sont prêts, Frédéric ?
10:33Je pense qu'il n'y aura pas de problème.
10:35Il y a eu un Premier ministre récent, Gabriel Attal,
10:37qui a dit ouvertement qu'il était homosexuel.
10:40J'ai retrouvé une enquête IFOP pour la DFH,
10:42l'Association des Familles Homoparentales.
10:43Il y a vraiment un avant et après Covid ou 2019-2020.
10:47Jusqu'avant, il y avait un rejet majoritaire de la GPA pour les couples homosexuels.
10:53La dernière mesure de 2024 donne 71% pour les couples hétérosexuels.
10:59Les Français sont favorables au recours de la GPA
11:02et 56% pour les couples de même sexe.
11:05Alors là où c'est très intéressant,
11:06contrairement au mariage ou à même l'adoption,
11:10les clivages restent forts.
11:11Notamment le clivage générationnel, le clivage religieux
11:14et le clivage politique.
11:16Sachant que les sympathisants de gauche sont favorables,
11:19les sympathisants RN,
11:20c'est une question non pas d'être RN ou pas,
11:22mais une question de génération.
11:24C'est un électorat souvent plus jeune,
11:26même si Marine Le Pen va devoir perce chez les retraités.
11:28C'est du côté de la droite traditionnelle des sympathisants,
11:31il a l'air qu'on y est défavorable.
11:32C'est intéressant ce que posait...
11:33Et Bruno Rotailloux, à plusieurs reprises,
11:36il a...
11:36Pendant ses comptes.
11:37Pendant ses comptes,
11:38en disant qu'il était très ouvert aux questions.
11:40C'est assez intéressant la question que posait Gilles.
11:43La vie privée des politiques,
11:45notamment l'élection présidentielle,
11:47est-ce qu'elle pèse ?
11:48Il y a une évolution sur ce point ?
11:50Vous la constatez ?
11:51Je vais peut-être vous choquer,
11:52enfin je vais vous surprendre,
11:53je dirais que les Français restent un peu éminemment politiques.
11:57La vie privée des politiques,
11:58ce n'est pas quelque chose qui les passionne,
12:00sauf s'il y a un décalage très fort
12:02entre le discours et la pratique sur le plan privé.
12:07Moi je rappelle souvent cette anecdote,
12:102011, plutôt fin 2010,
12:13on apprend que Nicolas Sarkozy va être papa,
12:15président papa à l'Elysée,
12:17tout le monde,
12:18les stratèges de l'UMP disent,
12:19ça va être formidable,
12:20ça va lui donner un côté plus humain,
12:22il va remonter chez les personnes âgées.
12:24C'est paradoxalement,
12:25à ce moment-là,
12:25où il est le plus faible auprès des Français.
12:27C'est vraiment des Français qui opèrent une vraie distinction
12:30entre action publique,
12:33horaire publique et comportement privé.
12:36Une petite remarque,
12:37et après j'en aurais fini,
12:39sur les réseaux sociaux,
12:40il y a des choses abominables sur Brigitte Macron.
12:43C'est intéressant de voir que dans notre baromètre
12:45pour l'opinion,
12:47les Français ne parlent quasiment jamais d'elle.
12:50Ils ne parlent que d'Emmanuel Macron,
12:53ce n'est pas un couple,
12:53ce n'est pas un ticket,
12:54c'est un président, un Premier ministre.
12:56C'est intéressant.
12:56On se retrouve dans quelques instants
12:58pour la suite de votre zapping
13:00avec mes trois débatteurs
13:01et ne vous interdisez pas de réagir.
13:0508 sur 26, 300, 300.
13:07A vous de le dire avec Frédéric Dhabi,
13:09Pascal Bataille,
13:11Mathias Leboeuf.
13:12Aujourd'hui, c'est la suite de votre zapping,
13:15Gilles Ganzemann.
13:16Drôle de séquence dans le JT de 20h de France 2
13:19de samedi dernier,
13:20de l'an de la houe,
13:21je suis en train de perdre mes oreillettes,
13:22donc je vais oublier.
13:24Après un lancement assez succinct,
13:27vous allez entendre,
13:28un sujet dont 30 secondes de manifs sans commentaire,
13:32de manifestations qui réclament le pouvoir d'achat,
13:36s'en suit après une phrase laconique
13:38et 3 à 4 minutes d'image de casse,
13:41de pillage,
13:42sans aucun commentaire,
13:44donc aucun contexte sur les images.
13:46C'est ça qui va faire polémique.
13:48Le document de ce dimanche maintenant,
13:50une de nos équipes était hier en immersion
13:52au cœur de cette journée du 17 octobre.
13:55Elle a assisté à cette bascule
13:56dans cette violence désinhibée
13:58au cœur de la capitale.
13:59Récit signé des équipes de 13h15 et succession.
14:02Astrid Mesmorian,
14:03image d'Orient Liscouette
14:04avec Vivien Charret.
14:06Regardez.
14:07Hier,
14:08deux histoires parallèles se sont nouées
14:10dans les rues de Paris.
14:12Une manifestation pacifique
14:14pour l'éducation et contre la vie chère.
14:23Et des scènes chaotiques
14:24de pure violence.
14:41Aucun commentaire,
14:43que des images qui s'enchaînent.
14:45Alors, c'est un parti pris.
14:47Alors, le service public
14:48doit-il accompagner des images ?
14:49Aurait-il dû mettre un commentaire
14:51et mettre un sujet classique
14:53sur les revendications
14:55qu'il y a eu avant ?
14:56La CGT et la CFDT
14:58demandent la démission
14:59de l'équipe
15:00de ce week-end
15:02du samedi
15:03et du 20h du week-end.
15:05Pour eux,
15:06c'était un clip de propagande.
15:07Alors, Philippe Corbet,
15:08qui est le directeur de l'information,
15:09a indiqué que
15:10ce l'aura aurait peut-être,
15:11parce qu'en fait,
15:12ça s'appelle
15:13des documentaires longs,
15:14des documents longs
15:15sur France 2
15:16dans le 20h.
15:18Il a indiqué
15:19qu'en effet,
15:20peut-être,
15:20il aurait fallu faire
15:21un commentaire
15:22dans ce format un peu long.
15:23Mais pour eux,
15:24c'était de laisser vivre
15:25les images,
15:26parce que les images
15:27étaient aussi parlantes
15:28qu'un commentaire.
15:29C'est un choix éditorial.
15:30Donc la CGT
15:31demande le départ
15:32de Laurent Delahousse
15:33et de son équipe.
15:34Qu'est-ce que vous en pensez ?
15:35Je vous attends là,
15:36parce que
15:38nous,
15:38on a eu ce débat.
15:39j'ai dit que c'est vrai
15:40que c'est peut-être choquant.
15:43Personnellement,
15:44ce que je trouve choquant,
15:45ce sont ces images
15:46et la France entière
15:48en parle.
15:48Donc j'avoue
15:50que ne pas comprendre
15:51cette polémique.
15:51Mais je vais laisser
15:52la parole à
15:53Mathias Leboeuf.
15:55Alors moi,
15:55je comprends
15:56la réaction
15:58de la CGT,
15:59même si je trouve
16:00qu'elle est excessive.
16:01Demander la démission
16:02de Laurent Delahousse,
16:04de toute l'équipe,
16:05ça me paraît
16:05complètement disproportionné.
16:07mais le fait que
16:09justement,
16:10les images
16:10ne soient pas
16:12accompagnées
16:12d'un commentaire
16:14France Télévisions,
16:15ce n'est pas un EVN,
16:16ce n'est pas un robinet
16:18à images.
16:18Elles ne parlent pas
16:18d'elles-mêmes,
16:19les images ?
16:20Il y a un déséquilibre
16:21puisque le sujet
16:22est lancé
16:23en disant
16:24qu'il y a d'une part
16:25des manifestants
16:26qui sont pacifiques
16:28et qui revendiquent
16:30un certain nombre
16:30de choses
16:31et d'autre part,
16:32il y a de la casse.
16:33Donc ça,
16:33très bien.
16:34Et puis après,
16:35vous avez deux ou trois minutes,
16:36c'est ça ?
16:37Trois minutes ?
16:38C'est très long,
16:38trois minutes d'image.
16:41C'est très long aussi
16:42pour les commerçants,
16:43alors je ne veux pas être...
16:44Non, mais voyez
16:45ce que je veux dire.
16:45On ne traite pas
16:46du fond des violences,
16:47on traite de la façon
16:48dont le sujet
16:49a été présenté
16:51et monté.
16:51Mais eux,
16:51vous savez très bien
16:52qu'ils traitent du fond de ça.
16:54Ils reprennent le langage
16:55d'Aléfi de dire
16:56on a montré trop de violences,
16:57on n'a pas donné la parole,
16:59on redondit l'indication
16:59et ce n'est pas la première fois
17:01en plus,
17:01Mathias Leboeuf.
17:03Il ne faut pas confondre,
17:04il y a deux sujets différents.
17:05où vous avez les violences
17:06et montré les violences
17:07très bien
17:08et commenté les violences.
17:11Mais là,
17:11vous avez un sujet
17:12qui est sur les deux manifestations,
17:15enfin les deux volets
17:16et vous avez
17:19trois minutes
17:19d'image brute
17:21sans commentaire,
17:22sans accompagnement
17:23qui en fait
17:24ont un impact énorme
17:26et qui encore une fois
17:28ne donnent pas à comprendre.
17:30Mais est-ce pas la réalité ?
17:31Enfin, je ne sais pas.
17:32Non, ce n'est pas la réalité.
17:34Est-ce que ça ne se passe pas
17:34de commentaire, Pascal Bataille ?
17:36Stéphanie,
17:37à ce moment...
17:39On fait à toute image.
17:39Voilà, c'est ça.
17:40On fait à toute image,
17:41on balance les trucs
17:42et puis,
17:43il y avait une émission
17:44à un moment donné
17:45qui était très bien faite
17:51et c'est une émission
17:52à part entière.
17:53Mais là,
17:54dans le cadre du JT,
17:55je trouvais ça
17:56complètement décalé
17:57et ça prêtait
17:59à une interprétation
18:00particulière.
18:01L'absence de commentaire,
18:03c'est un commentaire
18:05en soi.
18:06Moi, le format
18:07me semble intéressant.
18:08Après,
18:10très clairement,
18:11le parti pris éditorial,
18:13il est quand même
18:13d'insister davantage
18:15sur les violences
18:16que sur le côté pacifique.
18:18Donc, là-dessus,
18:19c'est contestable.
18:20C'est le reproche
18:21qui est fait, en effet.
18:21Voilà,
18:22comme tout parti pris éditorial,
18:23il peut être critiqué
18:25à la chaîne
18:26et à Laurent Delahousse
18:27et ses équipes
18:28de l'assumer éventuellement
18:29ou pas.
18:31Mais de là
18:32à demander la démission
18:33de toute une équipe,
18:34ça me semble
18:35trop mentionné.
18:36Mais nier qu'il y ait
18:37un parti pris éditorial,
18:39je pense,
18:40ce n'est pas très honnête.
18:42Il y a un parti pris éditorial
18:43quand on montre
18:44majoritairement
18:45les violences
18:45alors que la journée
18:46n'a pas été
18:47que des violences.
18:48S'il y a des violences
18:48totalement déplorables,
18:50scandaleuses, etc.
18:51Mais il y a eu aussi
18:52des centaines de milliers
18:53de personnes
18:53qui ont manifesté
18:54dans le calme,
18:55dans la joie.
18:55Mais est-ce que c'était ça
18:56l'actualité ?
18:57L'actualité,
18:58c'était pas
18:583 000 boutiques pillées ?
18:59Non,
19:00l'actualité,
19:00c'est uniquement
19:02les boutiques pillées.
19:03L'actualité,
19:03c'est aussi
19:03des centaines de milliers
19:05de personnes
19:05qui manifestent
19:06pour les droits
19:07des lycéens
19:07et contre la vie chère
19:08dans le calme.
19:09C'est aussi des gens
19:10qui déblayent la rue
19:12pour laisser passer
19:12les camions de pompiers.
19:13C'est aussi des CRS
19:15et des manifestants
19:17qui fraternisent
19:18et qui sourient
19:19et qui dansent ensemble.
19:49C'est ça aussi l'actualité.
19:50Mais moi,
19:50ce qui m'a gêné,
19:51c'est que c'est un parti-prix
19:53émotionnel aussi.
19:54Mais les Français
19:55sont dans l'émotion, là !
19:56Quand vous faites de l'info,
19:57vous ne faites pas
19:57de l'info émotionnelle.
19:59Le but de faire de l'info,
20:01c'est de ne pas en rester
20:02à l'émotion
20:03et au contraire,
20:04de donner des éléments
20:05pour comprendre,
20:06pour décrypter,
20:06pour analyser.
20:07Il a duré combien de temps
20:08le sujet ?
20:093 minutes ?
20:10J'imagine que le sujet
20:11faisait 7 ou 7 minutes.
20:13Il y a un parti-prix
20:16éditorial
20:16et il y a un parti-prix
20:17émotionnel.
20:18Et moi,
20:18c'est ça que je trouve condamnable.
20:19Frédéric Dhabi ?
20:20Moi, je pense que
20:21si tu étais un parti-prix
20:24émotionnel
20:25condamnable,
20:25s'il n'y avait eu que ça,
20:26moi,
20:27j'essaie de regarder
20:28parce que c'est utile
20:29pour ma pratique professionnelle.
20:30Il ne faut pas y être
20:30dans ce contexte
20:32d'éparpillement,
20:32de morcellement des médias.
20:34Il reste des navires
20:35amiraux,
20:36le JT de TF1,
20:37le JT de France 2.
20:38Donc, j'essaie de les voir
20:39le plus possible
20:40quitte à accélérer
20:41les choses.
20:42Et c'est vrai que je trouve
20:43que ces deux JT,
20:43j'en ai vu beaucoup,
20:44ont parlé
20:45de tous les sujets
20:46qui ont été évoqués.
20:47Ils ont parlé
20:48des pillages,
20:49ils ont parlé
20:50de la fraternisation
20:51dont vous parliez,
20:52ils ont parlé
20:53de la dimension européenne.
20:55Il y a eu un reportage
20:56sur France 2
20:56sur ce qui s'est passé
20:57en Albanie.
20:58Vous voyez,
20:59ça a étonné les gens.
21:00Ça, c'était plutôt
21:01le lendemain.
21:02Là, c'est l'ouverture
21:03du journal, Frédéric.
21:04Non, mais ce n'était pas
21:04l'ouverture,
21:05c'était un journal
21:06du dimanche.
21:06ce que je vous ai mis en soi.
21:07Oui, mais je pense
21:08qu'il y a aussi,
21:09et je pense qu'il y a
21:11ce JT populaire
21:13doit être le reflet
21:15de l'opinion publique
21:16que je vois à travers
21:17non pas des sondages
21:18ou...
21:19Pas de l'opinion publique,
21:19mais de la réalité.
21:21Moi, je l'ai dit
21:22que l'opinion publique
21:22voit la réalité
21:23ou a une perception
21:24du jeu réel.
21:26Moi, je vois à travers
21:26le discours des Français
21:27depuis plusieurs jours,
21:29vous avez parlé
21:29sans doute hier
21:30du sondage IFOP
21:31où Marine Le Pen
21:31gagne encore 2 à 3 points,
21:33ils se disent,
21:34il y a un sentiment
21:36de chiant-lis,
21:37il y a un sentiment,
21:38je ne dis pas
21:38que c'est la réalité,
21:39de on ne peut plus
21:40avoir une manifestation
21:41en France depuis 10 ans,
21:43depuis leur travail,
21:43sans que ça se termine
21:44en pillage,
21:45en émeute,
21:46avec des étapes
21:47que beaucoup de Français
21:48ont en tête,
21:48l'incendie du McDo
21:49de la garde d'Austerlitz,
21:52le fait d'avoir grillé
21:54entre guillemets
21:55une voiture de poulet,
21:56c'est comme ça
21:56que ça avait été dit
21:57à Véry-Châtillon,
21:58ils ont failli y passer,
22:00et c'est vrai
22:01qu'il y a un sentiment
22:03de désordre.
22:04Et puis,
22:04le sentiment
22:05que les victimes
22:06sont des personnes
22:06qui ont une part réelle
22:08ou symboliques
22:09d'autorité de l'État,
22:10des policiers,
22:10des pompiers,
22:11ça ne veut pas dire
22:12qu'il n'y a pas eu
22:12de violences policières
22:13et ça a été montré.
22:15Maintenant,
22:16citoyennement,
22:17je trouve bizarre
22:17de toujours demander
22:18la tête de Jean,
22:20de Laurent Delahousse
22:20ou d'autres,
22:21mais vous avez dit
22:21que ça vous trouvait ça.
22:22En tout cas,
22:23on est vraiment
22:23sur un choc supplémentaire
22:25que connaît le pays
22:26quand on interroge
22:27les Français
22:28sur l'histoire de France
22:29et je le répète,
22:30c'est spontanément.
22:32Ils parlent de choc,
22:33choc du terrorisme,
22:34choc des gilets jaunes,
22:35choc du Covid,
22:35choc des émeutes
22:36de juin 2023
22:37et là,
22:37on est sur un épisode 3.
22:40Émeutes de juin 2023,
22:41affaires du PSG
22:42après la victoire
22:43en Ligue des Champions
22:43et maintenant,
22:44ce qui s'est passé
22:45samedi et dimanche.
22:46On va reparler
22:47de ces sujets,
22:48c'est très intéressant
22:49parce qu'entre la réalité
22:50qu'on aimerait voir,
22:51celle qui est sur le terrain,
22:53on n'est pas d'accord,
22:54on en parle
22:54et vous,
22:55qu'est-ce que vous en pensez ?
22:550, 800, 26, 300, 300.

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