- il y a 14 minutes
Avec Jérôme Dubus, Eric Revel, Christophe Bannery
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##ZAPPING-2026-10-27##
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NewsTranscription
00:0110h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:05A vous de le dire, et j'accueille mes débatteurs du jour, Jérôme Dubu, consultant politique, ancien élu de Paris.
00:12Bonjour Jérôme.
00:13Bonjour.
00:13Éric Revelle, on ne se passe pas de vous aujourd'hui, journaliste, éditorialiste Sud Radio.
00:18Vous êtes dans le grand matin Sud Radio, chaque semaine.
00:22Bonjour Éric.
00:23Bonjour Stéphanie, M. Dubu.
00:25Ça va ?
00:26Oui, je pense que ça va aller.
00:27Vous connaissez tous les deux manifestants.
00:29Visiblement.
00:29On s'apprécie en plus.
00:30On s'apprécie.
00:31C'est rare, hein ?
00:33Christophe Benry, maire adjoint à Père-Hannès-Les Fontaines, délégué aux affaires sociales et à la santé.
00:39Bonjour Christophe Benry, merci d'être avec nous.
00:43Et puis, Gilles Gansman est toujours là, ça va être son zapping dans quelques instants.
00:47Le temps pour moi quand même de vous annoncer les débats pour que vous jetiez sur le téléphone.
00:51Manu vous accueille 0826 300 300.
00:54Parcoursup, ça y est, ils ont craqué et bientôt remplacé.
00:58Quelle sélection à venir ? Parce que c'est bien, Parcoursup qui est remplacé, mais bon, il n'y a
01:03pas forcément de place en fac.
01:05Donc, on fait comment ? On pousse les murs.
01:07A vous de le dire.
01:08Et puis, Emmanuel Macron qui ne comprend pas pourquoi le pays est en ébullition.
01:11Il découvre ça.
01:12Il découvre son pays, Emmanuel Macron.
01:14Alors, certains diraient, il prend sa part de responsabilité.
01:17D'autres, il est à côté de la plaque.
01:19N'hésitez pas en tout cas à nous donner votre avis.
01:21Et puis, il aimerait bien voir les réseaux sociaux un petit peu se taire, être supprimés.
01:26En tout cas, quand ils appellent à l'insurrection.
01:28Est-ce que c'est une bonne chose ? Est-ce que c'est réaliste ?
01:30A vous de le dire également.
01:32Et tout de suite, c'est le zapping avec vous, mon cher Gilles Vance.
01:34Sud Radio, 10h30, l'instant zapping.
01:37C'est la révolution.
01:38Je ne parle pas des étudiants, mais du scandale de la Marseillaise.
01:42À l'occasion du tout premier match de la NFL, c'est la ligue de football américain.
01:47Une chanteuse canadienne, Ninja Tonji, s'est permis de changer les paroles.
01:52Alors, évidemment, ça a beaucoup buzzé.
01:55On écoute.
01:55Aux armes citoyens, formez vos bataillons, marchons, marchons, qu'un s'enluit à la preuve de nos signaux.
02:24Alors, au-delà de la justesse et de la réorchestration...
02:27Elle chante plutôt bien.
02:28Je vous laisserai juger.
02:29Elle chante plutôt trop.
02:32Elle a donc changé le sang impur qui est devenu le sang uni.
02:36Ce qui change le sens des paroles et qui ne veut pas dire grand-chose.
02:41Évidemment, beaucoup de gens sont choqués qu'on touche à notre hymne national.
02:44Vous savez que c'est puni par la loi de changer les paroles de la Marseillaise.
02:48Non, mais surtout, attendez, pardonnez-moi, moi, j'ai agi un peu brutalement.
02:53Mais surtout que c'est une méconnaissance totale et historique du champ composé par Roger de Lys.
02:58Parce que le sang impur, ça n'a rien à voir avec l'ethnie, la race, pas du tout.
03:02Et les émis de la révolution.
03:03Pour les révolutionnaires, c'était les nobles, le sang impur.
03:07C'est la bourgeoisie.
03:08Bien sûr, c'est la bourgeoisie que les révolutionnaires visent dans ce champ.
03:12Et puis, pardon, oui, pardon, au moment où on a besoin de se solidifier, d'être ensemble,
03:18commencer à toucher à l'hymne nationale,
03:20il faut le remplacer par un champ de rappeurs, comme ça les choses n'y ont plus.
03:27En réalité, le sang impur n'a jamais été aussi d'actualité.
03:32Si j'en crois, le nombre de blessés parmi les policiers,
03:35le nombre de blessés parmi les manifestants,
03:38on est en plein sang impur.
03:40Malheureusement, le sang coule dans la France.
03:42Donc, le sang impur, il est là.
03:44Malheureusement, et je le regrette, mais c'est comme ça.
03:47Donc, c'est parfaitement d'actualité, oui.
03:48Le sang impur est parfaitement d'actualité.
03:50Est-ce qu'il aurait fallu changer les paroles ?
03:52Malheureusement.
03:53Donc, ça vous choque, ça, échanger les paroles ?
03:54Oui, ça vous choque.
03:55D'abord, parce que c'est interdit par la loi, premièrement, vous l'avez rappelé.
03:58Et deuxièmement, parce que le sang uni, ce n'est pas du tout la même chose.
04:02On peut être d'un sang impur et avoir également une unité.
04:06L'un n'empêche pas l'autre.
04:08Donc, pourquoi changer les paroles ?
04:09Quel est le sujet ?
04:10Moi, j'avoue que je ne comprends pas très bien.
04:11C'était un peu un contre-sens, Christophe Benry.
04:13Vous en pensez quoi, vous ?
04:14Moi, je pense que oui, c'est une aberration.
04:16Et c'est complètement...
04:19Je ne pense pas qu'on puisse faire ça à une hymne.
04:21Ça me choque.
04:23On n'a pas le droit, déjà.
04:24C'est vrai.
04:25Personnellement, oui, ça me choque.
04:27Mauvaise idée de cette chanteuse, quand même, au Stade de France, devant 80 000 personnes.
04:32On est quand même ravis de voir que notre hymne résonne en Outre-Atlantique.
04:37Ça, c'est une bonne chose.
04:38Maintenant, je pense qu'il faut respecter aussi.
04:40Surtout que ce n'est pas la meilleure période, je pense, pour nous.
04:45Et puis, il faudra savoir qui a pris la décision.
04:47Parce que je pense qu'elle ne l'a pas prise toute seule.
04:50Et qui a changé et a trouvé le mot ?
04:52C'est ça qu'il faudra voir aussi derrière.
04:55Elle est canadienne, non ?
04:56Elle est canadienne, oui, absolument.
04:57En plus.
04:58Donc, qui lui a dit qu'il faut changer les paroles ?
05:01Ou à quel moment ? Est-ce que c'est elle ?
05:03Je ne sais pas.
05:05Oui, il faudrait une enquête.
05:06Mais à mon avis, demain, on n'en reparlera plus.
05:09C'est un petit peu bizarre, effectivement.
05:11Bon, en plus, elle est étrangère.
05:12Je ne vois pas pourquoi elle est.
05:13Chouche, elle est Marseillette.
05:14Mince, alors.
05:16Avec la baisse du pouvoir d'achat...
05:17Alors, le son que vous allez entendre est assez hallucinant.
05:20Avec la baisse du pouvoir d'achat,
05:22il y a un nouveau phénomène qui inquiète les bars et les brasseries.
05:25Vous savez que je fais attention aux artisans.
05:27Alors, ce sont les vols et ceux qui partent sans payer,
05:31même pour deux coca aujourd'hui.
05:33Et ils prennent également ce qui est accroché au mur.
05:36Ils dévalisent les brasseries en couvert, en verre.
05:40C'est assez étonnant, reportage de TF1.
05:43Pierre-Antoine ne rit plus du tout.
05:45Chaque semaine, ce restaurateur lillois est victime de vol.
05:48On se fait voler régulièrement de la décoration.
05:51Comme on peut voir là-bas, on avait des ustensiles de cuisine.
05:53On voit les clous qui sont vides.
05:55Ici, pareil, il y avait une poêle de grand-mère,
05:56un peu dans cet esprit, qui a été arrachée.
05:59Mais ce qui l'inquiète le plus,
06:00c'est la hausse du nombre de clients qui partent sans payer.
06:03Ça va de deux coca en terrasse pour 8 euros à une table à 300 euros.
06:07Ça concerne tout type de profit.
06:08Personnes âgées, des jeunes, des familles, vraiment plus rien ne surprend.
06:12Le mode opératoire est souvent le même.
06:14Filmé en terrasse, ces deux hommes commandent un dessert,
06:18puis partent l'un après l'autre, dans le dos du serveur.
06:22110 euros d'un payé.
06:23C'est fois 600% en trois ans.
06:25C'est énorme.
06:26Et en plus de ça, on a les gens qui réclament des réductions
06:29parce que, soi-disant, il y a un cheveu dans leur plat, etc.
06:32Il y a mille excuses qui sont inventées aujourd'hui.
06:34Lui n'accepte plus les chèques vacances,
06:36ni les tickets restaurants papiers.
06:37De plus en plus contrefaits.
06:40Ah oui, avec les imprimantes, on peut faire des fausses réductions.
06:45Enfin, c'est assez étonnant.
06:46C'est d'une tristesse absolue.
06:47Parce que, ok, il y a le problème du pouvoir d'achat.
06:49Mais enfin, vous voyez, ce n'est pas aux restaurateurs
06:52de supporter les problèmes de pouvoir d'achat de leurs clients.
06:56C'est vrai que quand on voit les pillages,
06:58ça ne donne pas forcément le bon exemple.
06:59Aujourd'hui, il y a beaucoup d'impunité.
07:01C'est peut-être le problème, Jérôme Dubu.
07:03Oui, ça ne date pas d'aujourd'hui.
07:05Peut-être que ça augmente.
07:06Je faisais attention aux chiffres d'augmentation.
07:09Effectivement, ça augmente en période de crise, évidemment.
07:12Il y a des problèmes de pouvoir d'achat, etc.
07:14Ça n'excuse rien.
07:15Mais je plains ceux qui sont dans le couvre-feu.
07:19Je plains les restaurateurs, les cafés qui sont dans le couvre-feu.
07:23J'entendais ce qui se passe au Halles, par exemple.
07:26Châtelet et Halles.
07:27Couvre-feu depuis une dizaine de jours.
07:30Baisse de chiffre d'affaires de 100%.
07:32C'est-à-dire qu'il n'y a plus de clients du tout dans ce quartier.
07:38À partir de 21h, 22h.
07:40On en parlera dans cette émission,
07:41mais il y a une baisse de la consommation partout.
07:43Donc les gens, les restaurateurs, les cafetiers, etc.
07:47voient leur chiffre d'affaires s'écrouler de 60 à 100%.
07:51Ce n'est pas 10%, ce n'est pas 20%, c'est de 60 à 100%.
07:54Quelle est la garantie qu'ils vont avoir de retrouver,
07:58quand le couvre-feu sera levé, leur clientèle ?
08:01Aucune.
08:02Aucune.
08:02Parce que les gens prennent des habitudes autres, vous le savez bien.
08:05Donc c'est catastrophique.
08:07Éric Revelle, c'est vrai que c'est dur pour les restaurateurs aussi.
08:11Donc c'est du vol, il n'y a pas d'autres mots qui subissent des personnes
08:16qui ont envie de venir au restaurant et ne pas payer.
08:18Oui, vous avez tout à fait raison, personne ne peut légitimer le vol.
08:22Parce que là, si on légitime le vol, c'est la fin de la société toute entière.
08:25Mais ce n'est pas ça que je voulais dire.
08:26Je voulais dire quand même qu'on a eu une inflation sur les produits alimentaires
08:30qui est absolument hallucinante.
08:31Là, on parle du vol dans la restauration,
08:33mais on pourrait parler, vous l'avez traité aussi, Gilles et Stéphanie,
08:37on parle aussi de ces hyper qui mettent des antivols
08:40sur des barquettes de viande, sur des tranches de jambon.
08:44Qu'est-ce que ça veut dire ?
08:46Ça veut dire que...
08:47Ce sont des produits de beauté aussi, sur tout ce qui...
08:49Oui, l'hygiène aussi, l'hygiène.
08:50Par exemple, le prix du dentifrice a explosé, explosé.
08:54Là, vous avez une négo qui va commencer traditionnelle
08:56entre la grande distribution et les industriels.
09:01J'étais hier avec le patron d'Intermarché,
09:05enfin des mousquetaires, Thierry Cotillard.
09:08Il va y avoir une nouvelle hausse en mars.
09:10Donc en fait, non seulement les Français...
09:12Je rappelle, je citais le chiffre ce matin,
09:14il y a 10 millions de pauvres dans ce pays.
09:17C'est quand même l'un des grands résultats aussi du macronisme.
09:21C'est 10 millions de pauvres dans ce pays.
09:23Vous avez des gens qui n'arrivent plus à se loger.
09:25Vous avez des gens qui n'arrivent plus à mettre d'essence dans leur réservoir.
09:27Vous avez des gens qui n'arrivent plus à remplir leur frigidaire.
09:30Donc je ne légitime pas du tout, c'est pas ça.
09:32C'est ma question.
09:33Mais l'envolée, dont on parle dans le sujet, Gilles, 600%,
09:39elle est extrêmement liée à cela, même si je ne légitime pas.
09:42Mais elle est extrêmement liée à ça.
09:45Pourquoi ? On n'a pas vu une telle envolée,
09:47des vols de gens qui partent sans payer.
09:49Non, parce que là, on n'est pas sur la mère de famille
09:50qui vole du lait infantile pour son enfant.
09:52Non, mais je suis d'accord.
09:54Mais c'est des gens qui se nourrissent à l'œil.
09:55Non, après, si vous voulez,
09:59moi je modère un peu ce raisonnement
10:01parce qu'au fond, on en viendrait presque à légitimer l'affaire du vol.
10:06Mais pas du tout.
10:07Ce n'est pas ce que j'ai dit, monsieur Dumulte.
10:09Ah non, vous avez l'habitude de caricaturer mes propos,
10:12mais ne le faites pas là ce matin.
10:13Mais si on n'a pas les moyens d'aller prendre deux cocas à 20 euros,
10:17les deux cocas sur les Champs-Elysées,
10:19on n'y va pas, c'est tout, point.
10:20Enfin, je veux dire, il y a quand même une responsabilité dans cette société.
10:23Bien sûr, je pense qu'ils doivent s'adapter.
10:27Je pense qu'on doit s'adapter.
10:29Maintenant, on sait très bien que les prix s'envolent,
10:32carburant, matière première, peu importe.
10:34Mais il y a une adaptation à faire.
10:37Aussi bien, bon, des restaurateurs, ils le font très bien.
10:40Ils gèrent pour pouvoir proposer des prix
10:43qui conviennent au panier qu'ils proposent.
10:47Mais aussi, il y a une responsabilité du consommateur
10:50à ne pas aller dans des endroits
10:53qu'ils ne peuvent pas assumer.
10:54Mais vous voyez, parce qu'évidemment,
10:56je ne prends que 40-45 secondes d'un extrait.
10:59Plus tard, dans le sujet,
11:00il y avait un restaurateur
11:01qui avait voulu avoir un restaurant un peu sympa, moderne.
11:05Il avait mis des petits chiens et des petits chats au poivre et sel.
11:09Et c'était trop mignon.
11:10Et évidemment, ils s'étaient tout le temps volés.
11:13Et il les a retrouvés en vente sur des sites
11:16trois fois le prix qu'il avait payé.
11:18Et du coup, il a remis ceux qu'on connaît
11:21pour le poivre et le sel.
11:23Et les fameuses poivre et sel, vous savez, en verre,
11:27qui ne coûtent rien.
11:28Et donc, ça veut dire que lui,
11:29il a enlevé tout ce qui était beau dans son restaurant.
11:32Et du coup, il n'a plus le restaurant
11:34qu'il aimait bien, avec des choses branchées dessus.
11:36Mais quand vous voyez sur les écrans de télé
11:38des pilleurs partir avec la moitié du magasin,
11:42des gens d'ailleurs d'opportunités
11:44qui récupèrent même les mères de famille,
11:46les filles qui attendent
11:48à la sortie des magasins de maquillage,
11:50j'imagine que ça donne aussi le mauvais exemple.
11:52Oui, mais on nous a tellement dit
11:54qu'on nous a rabattu les oreilles.
11:56Alors moi, je veux bien l'entendre pour partie
11:58en disant qu'il y avait un appauvrissement
12:01de la société.
12:02On en a presque légitimé le vol.
12:05Je suis désolé.
12:06Le vol, c'est un délit.
12:07C'est pénalement répréhensible.
12:10Point à la ligne, c'est tout.
12:12Et dans une société organisée,
12:14si on ne veut pas qu'on en arrive
12:15à l'anarchie totale
12:16et au manque de respect
12:18et au manque de règles,
12:19il faut appliquer les règles, très clairement.
12:20Or, elles ne sont plus appliquées, pour le coup.
12:23On en parlera de toute façon
12:24dans nos débats tout à l'heure
12:26de l'économie qui va très mal.
12:28D'ailleurs, le patron de la coopérative
12:30a évoqué ce matin un véritable effondrement
12:31de la consommation du carburant.
12:33Les gens n'osent même plus faire le plein.
12:35Il y a la confiance des Français
12:37qui est extrêmement érodée.
12:38Je vais vous dire tout à l'heure
12:40pourquoi le gouvernement
12:41est en train de se prendre les pieds dans le tapis
12:44et ne pas vouloir baisser les taxes sur le carburant.
12:46Parce qu'en fait, l'effondrement des recettes
12:48du fait de l'effondrement de la consommation de carburant,
12:51c'est déjà un manque à gagner colossal.
12:53Bien sûr, ça commence.
12:55On en parlera.
12:56Et vous savez, moi qui étais à l'hôtel,
12:58dans plein d'hôtels,
12:59ce que je vois au moment du petit déjeuner.
13:01Des salières.
13:02Non, il y a des gens qui viennent avec des gourdes
13:04et qui remplissent leur gourde du jus d'orange.
13:07Ah oui, ça, oui.
13:08Et qui font leur sandwich pour le midi.
13:11Et qui viennent avec des petits glaces
13:13et qui mettent les trois de sang.
13:15On l'a déjà vu.
13:16C'est pas le passé.
13:17Jérôme Dubu l'a fait ça.
13:19Moi, je fais mon sandwich.
13:20Oui, c'est souvent son sandwich.
13:21Non, mais voilà.
13:22Je l'ai déjà vu.
13:24Il y a 5% de 3% sous 0%.
13:26Je fais mes sandwichs.
13:26Vous les volets ?
13:27Oui, bien sûr.
13:28Ils ne volent pas.
13:28C'est à disposition.
13:30Vous faites ça ?
13:30Bien sûr.
13:31J'ai déjà vu.
13:33Il prend une tranche des mentales,
13:34il prend deux tranches de pâmes.
13:34Il se fait son sandwich.
13:36Vous vous avez choqué, Gilles.
13:37Non, mais c'est un changement de comportement,
13:39effectivement.
13:40On anticipe plus, de plus en plus,
13:43les dépenses.
13:44Mais après, ce n'est pas quelque chose,
13:45finalement, de nouveau.
13:47Moi, j'ai travaillé dans des cliniques
13:48où on se faisait voler la balayette de toilettes.
13:52Et ça, chez les médecins généralistes,
13:54c'est vraiment un calvaire.
13:56Bon, alors, messieurs.
13:58Pour faire quoi ?
13:59Oui.
14:01Pour rester avec moi la suite du zapping de Gilles Gansman
14:05dans quelques instants.
14:06Puis oui, je le disais,
14:07on parlera de cette consommation vraiment en berne.
14:09C'est extrêmement inquiétant
14:10avec aussi des faillites d'entreprises.
14:1372 000 faillites d'entreprises.
14:16C'est un record.
14:17Mais ça, c'est pour la fin de l'émission.
14:18D'abord, on parlera de Parcoursup
14:19et de Manuel Macron
14:20qui semble hors sol
14:21le sujet préféré d'Éric Revelle.
14:23Je le sens arriver.
14:24C'est Mozart qu'on a ceci.
14:26Ça y est.
14:26Vous voyez, je vous ai donné...
14:27Le best-seller.
14:28Je vous ai donné...
14:29A vous de le dire avec Jérôme Dubu,
14:32Éric Revelle et Christophe Banneri.
14:35Qu'est-ce que vous pensez
14:35de la suppression de Parcoursup ?
14:37On en parle dans quelques instants.
14:39Comment on va faire ?
14:40Puisqu'il n'y a pas de place en fac.
14:42Est-ce que vous trouvez ça normal ?
14:430826 300 300.
14:45En attendant, c'est la suite du zapping.
14:47Avec vous, Gilles Gansman.
14:48Dans cette campagne politique,
14:50la presse est de plus en plus mise en cause.
14:52Que ce soit BFM, CNews ou même LCI.
14:55Où leurs reporters ont été pris à partie
14:58durant les manifestations.
14:59Et plus généralement,
15:00dans beaucoup d'invectives à la télévision.
15:03Il faut dire que
15:04lorsque Jean-Luc Mélenchon repousse un journaliste,
15:06ça n'arrange pas les choses.
15:08On écoute.
15:09Pour comprendre, M. Mélenchon,
15:10est-ce que vous appelez à ce que ces samedis de mobilisation
15:12s'enchaînent comme l'or des Gilets jaunes ?
15:16On parle des revendications, là, M. Mélenchon.
15:20Allez, allez, c'est bon.
15:22Allez faire du racisme à la télé et foutez-nous la paix.
15:25Allez, stop.
15:27Jean-Luc Mélenchon, donc...
15:29Les journalistes sont-ils responsables de tout ça ?
15:32Qui veut se lancer ?
15:33Non, mais c'est vrai que Jean-Luc Mélenchon,
15:35c'est un petit peu un habitué,
15:36quand même, toujours la version accusatoire.
15:39D'abord, il y a des gens qui se comportent bien,
15:41heureusement.
15:41Je pense que c'est la majorité vis-à-vis des journalistes.
15:45Il y a des gens qui se comportent mal,
15:46c'est une minorité.
15:47Alors, cet exemple-là, évidemment,
15:49il est significatif,
15:50mais on ne touche pas à celui qui représente la République.
15:54La République, c'est lui.
15:55La République, c'est moi.
15:56Vous avez bien compris.
15:57Donc, on ne touche pas à la République.
15:59Non, blague à part,
16:01moi, je trouve que c'est quand même inquiétant,
16:03mais dans la vie politique que j'ai connue,
16:06il y a toujours eu le bouc émissaire
16:08qui était la presse.
16:10Moi, je me souviens des meetings du RPR
16:11où les gens hurlaient
16:13contre la télévision
16:14quand Mitterrand était au pouvoir.
16:16Donc, ce n'est pas nouveau.
16:17Après, ça devient violent,
16:18mais toute la société devient violente.
16:20Mais ça paye, non, parfois ?
16:21Regardez, Donald Trump aussi
16:22a fait une partie de sa campagne là-dessus.
16:24Je ne sais pas si ça paye.
16:25Le rejet de la presse,
16:26de l'intelligentsia.
16:26Donald Trump, c'est le contre-exemple
16:27puisqu'il était lui-même animateur télé.
16:30Oui, mais vous voyez ce que je veux dire.
16:31Il a joué là-dessus,
16:32le rejet des élites, des médias, etc.
16:35Oui, mais pas forcément,
16:35pas seulement des médias.
16:36Il a interdit CNN,
16:39mais sur Fox News,
16:40il y est tout le temps.
16:40Et il a été surtout animateur lui-même,
16:43animateur télé pendant des années.
16:44C'est ça qui a fait sa notoriété.
16:46Oui, bien sûr.
16:46Mais par rapport à Mitterrand,
16:48aujourd'hui,
16:48on a plus des chaînes d'opinion
16:50qu'on avait à l'époque.
16:51C'est-à-dire que les journalistes
16:52étaient plus neufs.
16:53Oui, enfin...
16:54Oui, enfin, j'ai dit l'opinion.
16:56Éric peut en parler mieux.
16:57Non, mais...
16:58Vous qui avez connu cette période.
17:00Allez-y.
17:00Un peu de deux ans.
17:01Vous qui n'avez pas été...
17:02Oui, oui, mais je vais vous dire.
17:03Bien sûr, bien sûr.
17:04Mais je vais vous rappeler quelque chose.
17:06À l'époque de François Mitterrand,
17:07mais à l'époque de François Mitterrand,
17:08les journalistes vedettes
17:10qui s'appelaient Christine Ockrent
17:11ou Anne Sinclair
17:12étaient les femmes de ministres
17:14du gouvernement de François Mitterrand.
17:16Et c'est elles qui l'interviewaient.
17:18Vous voyez, ça choquait personne à l'époque.
17:20Vous ne vous souvenez pas ?
17:22Mais attendez-moi,
17:22elle était ministre de Sarkozy.
17:24Non, non, mais après...
17:25Mais il était toujours avec Christine Ockrent.
17:27Mais d'accord.
17:28Et Ockrent l'interviewait toujours.
17:29Mais Mitterrand était interviewé
17:31par les femmes de ses ministres à l'époque.
17:33Ça ne choquait personne.
17:34Tout le monde trouvait ça très démocratique.
17:36Maintenant, je vais vous dire
17:37sur le comportement de Jean-Luc Mélenchon.
17:38D'abord, je rappelle,
17:39à chaque fois que je le peux,
17:40tout est écrit chez Jean-Luc Mélenchon.
17:42Il ne faut jamais l'oublier.
17:43Jeune sénateur socialiste,
17:45en 96, je crois,
17:47ou en 90,
17:48enfin, je ne sais plus,
17:48vous vérifierez,
17:49il publie un livre chez De Noël
17:50qui s'appelle
17:51« À la conquête du chaos ».
17:52Tout est écrit.
17:53« À la conquête du chaos »,
17:54c'est un livre qui date des années 90.
17:56Bon.
17:57Moi, ce qui me choque beaucoup
17:58dans la déclaration de Mélenchon,
18:00ce n'est pas qu'il fasse de la politique,
18:01mais c'est que dans le contexte ultra-violent
18:02dans lequel on est,
18:03il en rajoute.
18:04Et on ne peut pas, à la fois,
18:06accuser certains hommes politiques
18:07ou certains médias
18:08de laisser des gens
18:10à faible cerveau
18:12passer de paroles
18:13qu'ils entendent
18:13à des actes
18:14aussi ignobles
18:16que celui de l'attentat raciste de Trappes
18:18et ne pas être
18:18dans la même responsabilité,
18:20c'est de traiter
18:21un journaliste de BFM
18:22de raciste
18:23et de dire que certains
18:24éliminés chez lui-même,
18:26dans son propre camp,
18:27vont passer des paroles aux actes.
18:29Voilà.
18:29Quand on veut faire le ménage
18:31en dénonçant
18:32ceux qui ont
18:33des comportements
18:34et des déclarations
18:35apocalyptiques,
18:36il ne faut pas
18:36en commettre soi-même.
18:38Oui, vous avez raison.
18:39Christophe Benry ?
18:40Non, mais je suis
18:41complètement d'accord.
18:42Je pense que
18:42la guerre politique
18:45qui est
18:45à l'échelle nationale
18:47avec les représentants
18:48des partis
18:48n'a pas à être
18:51une violence
18:52au sein
18:53de la population.
18:54Et aujourd'hui,
18:56c'est ce qui se passe.
18:58Tout le monde en joue,
18:59mais tout le monde
19:00se dédouane aussi.
19:01Mais non,
19:02LFI n'est responsable
19:03de rien.
19:04Non,
19:05le RN n'est pas responsable
19:06de l'attentat de SRAP.
19:09Je pense que vraiment,
19:10là, il faudrait que
19:11chacun prenne
19:12ses responsabilités,
19:13regarde réellement
19:15ce qui se passe
19:16sur le terrain,
19:17on est conscient
19:18de ce qui se passe
19:19et qu'on puisse faire
19:20un appel
19:21à la paix,
19:22tout simplement.
19:23Et après,
19:24s'il y a un combat
19:25qui doit continuer
19:26au niveau des partis
19:28jusqu'aux présidentiels,
19:29que ce soit le cas,
19:30mais pas en tout cas
19:31à l'échelle...
19:31Est-ce que vous pensez
19:32que le racisme monte
19:33à cause des médias,
19:35comme le disent
19:36certains partis ?
19:37Je pense qu'il y a
19:39une interprétation
19:40des médias aujourd'hui.
19:42Médias,
19:42il y en a plein.
19:44Même les réseaux sociaux
19:46sont une forme,
19:47finalement,
19:48d'accès à certaines informations
19:49et que beaucoup en jouent,
19:51beaucoup déforment
19:53cette information.
19:54et je pense qu'il y a
19:54une grosse manipulation
19:57avec ça.
19:57Là, en l'occurrence,
19:58Jean-Luc Mélenchon,
19:59je traduis un peu sa pensée,
20:00il accuse BFMTV de racisme
20:02parce que BFMTV
20:04a invité Éric Zemmour,
20:06notamment sur les antennes
20:08et c'est extrêmement mal passé.
20:09Ils ont annulé,
20:10c'est la suite.
20:11Mais il y a eu
20:11une précédente interview
20:12sur Zemmour,
20:14mais c'est une sorte
20:14de précédent quand même.
20:15Attendez,
20:16ça vous chope ?
20:17C'est-à-dire...
20:17Mais attendez,
20:18non mais,
20:19en démocratie,
20:20sauf à interdire
20:20le parti de Zemmour reconquête,
20:23il a le droit
20:23de s'exprimer.
20:24Moi,
20:25on met le doigt
20:26dans un agrandage compliqué
20:27quand même.
20:27Parce que si demain,
20:29certains font pression
20:30pour que Mélenchon,
20:32au nom de la violence
20:33qu'il exacerbe,
20:34ne passe plus dans les médias,
20:35que se passerait-il ?
20:37Vous allez me dire,
20:37je mets sur le même plan
20:38Zemmour et Mélenchon.
20:39En réalité...
20:40Mais ce que je veux dire,
20:41c'est que ce sont deux hommes politiques
20:42qui défendent des idées...
20:43Oui, mais ça marche.
20:44Ça marche.
20:44Non mais,
20:45ça marche,
20:46cette espèce de tyrannie...
20:47Cette espèce de tyrannie
20:49d'ELEFI,
20:49ça marche dans le déprogramme.
20:51qui s'annonce,
20:52parce que maintenant,
20:53on est dedans quasiment.
20:54En tout cas,
20:55on entre dans le dur
20:56de la campagne.
20:57Moi,
20:58j'invite tous les candidats
20:59à respecter les médias.
21:01À respecter les médias.
21:03Il y a un certain nombre
21:04d'abus qui sont faits
21:04par les médias,
21:05c'est vrai,
21:06notamment par des chaînes
21:08de propagande
21:09qui sont,
21:10par exemple,
21:11enfin des chaînes,
21:11en tout cas des médias
21:13de propagande
21:13qui sont là
21:15pour détruire
21:16les candidats.
21:17On l'a vu
21:17pendant les élections précédentes.
21:19par exemple,
21:20Mediapart,
21:20on sait qu'ils veulent
21:21détruire une candidate.
21:22Bon, ça c'est clair.
21:23Donc,
21:24ils attaquent le dauphin.
21:24Donc,
21:25il y a des médias d'opinion.
21:26Oui,
21:26mais enfin,
21:27rien n'est fondé.
21:28Il y a des procédures
21:29qui sont maintenant lancées,
21:30on verra ce que ça donne,
21:31mais dans 2, 3, 4 ans.
21:32Mais le mal est fait.
21:33Donc,
21:34il faut faire attention,
21:34il faut aussi que les médias
21:35fassent attention
21:37à ce qu'ils font.
21:38Mais par exemple,
21:40inviter Éric Zemmour,
21:41est-ce que...
21:42On a eu ce débat hier
21:43avec une auditrice,
21:44et c'est vrai qu'il a été condamné,
21:45Éric Zemmour.
21:46Dans ce cas,
21:46la question de fond,
21:47c'est est-ce qu'on peut inviter
21:48encore Éric Zemmour
21:50à l'antenne ?
21:51Parce que cette polémique,
21:51elle est partie de là.
21:52On a eu le cas à Avignon.
21:54Marine Le Pen,
21:54elle est condamnée aussi.
21:55Oui,
21:56je sais,
21:56c'est la réflexion d'ailleurs
21:57que je faisais à ma...
21:58Un des chroniqueurs hier.
21:59Elle est présumée de sonde
21:59puisqu'elle est en question.
22:00bah oui.
22:01Non mais on a eu le cas à Avignon aussi
22:03où un mouvement politique local
22:07a invité Sarah Knafow
22:09et il y a eu annulation
22:11de son invitation,
22:13enfin en tout cas
22:14du lieu dans lequel
22:16elle devait faire sa conférence
22:18parce que c'était Sarah Knafow.
22:20Et je pense que c'est quand même
22:22dramatique d'en arriver là.
22:23Je pense que la libre exploration existe,
22:26elle doit exister,
22:26elle doit persister.
22:28Après, bien sûr,
22:29il faut cadrer...
22:31C'est souvent un géométrie variable.
22:33Ça concerne souvent des...
22:34Moi j'ai en mémoire
22:35François Hollande
22:36voulant aller parler de son livre
22:38dans une fac
22:38où son livre a été déchiré
22:40en place publique,
22:41sa conf a été annulée.
22:42Sylvia Nagazinsky,
22:44la femme de l'ancien premier ministre
22:45Lionel Jospin,
22:46a été interdite
22:47d'expression
22:48dans des universités.
22:50Parce que c'est pas le média.
22:51Non mais très bien.
22:52Mais ce que je veux dire,
22:53c'est que le lien,
22:53pardon, moi je le fais,
22:54si vous n'osez pas le faire,
22:55je le fais,
22:56entre la France insoumise,
22:57l'extrême gauche
22:58et la façon dont ils infiltrent
23:00les facs,
23:01il faut l'établir ce lien.
23:03Non mais on parle des médias.
23:03Oui.
23:04Il y a une double responsabilité.
23:06Il y a une responsabilité
23:07des candidats
23:07qui est de dire effectivement
23:09je respecte les médias
23:10et il y a une responsabilité
23:12des médias
23:12qui, dont un certain nom,
23:14j'ai cité Mediapart,
23:16recherchent systématiquement
23:17les affaires
23:18pour nuire aux candidats
23:19alors que ces affaires
23:20sont infondées.
23:21Donc c'est pas comme ça
23:22qu'on va résoudre
23:23le problème du dialogue
23:24en France.
23:25Non mais je rejoins
23:25Éric Revelle
23:26qui dit qu'en gros
23:27l'extrême gauche
23:28aimerait bien faire taire
23:30effectivement
23:30ce qu'il y a de son à droite.
23:32Mais tout ça,
23:32c'est la même planète
23:34monsieur Chir Dubu.
23:36Mais c'est la même planète.
23:37On parle des médias
23:38là.
23:38Oui mais très bien
23:40mais ça choquerait
23:42peut-être beaucoup plus
23:43si on avait un vrai débat
23:44dans les universités
23:45comme à mon époque
23:46où vous aviez des gens
23:47de gauche et des gens
23:48de droite
23:48qui s'affrontaient
23:49qui n'étaient pas d'accord
23:50l'UNEFID
23:50mais les universités
23:51ont toujours
23:52à part quelques exceptions
23:53à SAS etc
23:54les universités
23:55ont toujours
23:55Mais le débat était
23:57beaucoup plus possible
24:00que maintenant.
24:01Maintenant si vous n'êtes pas
24:02d'extrême gauche
24:02vous n'avez pas le droit
24:03de venir parler de votre bouquin.
24:04Je l'ai vu pour moi-même.
24:05C'était d'autant plus violent
24:06qu'actuellement
24:07enfin il faut quand même
24:08avoir une certaine idée
24:09de l'histoire.
24:10Mais juste rappeler
24:11que les journalistes
24:13qui sont sur place
24:14sont parfois
24:15pas responsables
24:16de leur chaîne
24:17ou de ce qu'ils représentent
24:18parce que souvent
24:19c'est des jeunes journalistes
24:20qui sont envoyés
24:21et c'est eux
24:22qui vont au franc
24:22qui sont attaqués
24:24j'aimerais leur rendre hommage
24:25chez nous
24:25il y a aussi
24:26des stagiaires
24:27qui ont été sur place
24:28et ça a été
24:29à Sud Radio
24:30ça a été très compliqué
24:32pour eux
24:33on leur enlevait
24:33leurs bonnettes
24:34on les agressait
24:36et je peux vous dire
24:37il y a eu Thomas ici
24:39qui est parti
24:40et qui est revenu
24:41un peu choqué
24:43alors qu'il est
24:44en école de journalisme
24:46donc voilà
24:47il faut penser à eux aussi
24:48mais il faut penser
24:49à ceux qui sont sur le terrain
24:50vous êtes d'accord
24:50pour vous rappeler
24:51que j'ai dirigé
24:52une grande chaîne
24:53d'information au continu
24:54mais à mon époque
24:55vous savez quoi ?
24:56vous allez dire
24:57mais quel siècle ?
24:58quel siècle ?
24:59je veux dire
25:00à mon époque
25:01quand vous envoyiez
25:02une équipe
25:04GRI
25:05reporter d'image
25:05plus journaliste micro
25:07couvrir une manifestation
25:08vous n'avez pas besoin
25:09de prendre des vigiles
25:11vous n'avez pas besoin
25:12de prendre des vigiles
25:13tout se passait bien
25:13on respectait la presse
25:15c'était pas
25:16il y a si longtemps
25:17aujourd'hui
25:18non seulement
25:18il faut des vigiles
25:19autour des équipes
25:20radio ou télé
25:21qui vont sur place
25:22mais en plus
25:22il faut anonymiser
25:24il faut anonymiser
25:26le nom
25:26et essayer
25:27que les manifestants
25:28les plus violents
25:28ne repèrent pas
25:29l'axe caméra
25:30pour pouvoir savoir
25:31qui filme
25:31pour quelle télé
25:32ou qui enregistre
25:33pour quelle radio
25:34est-ce que vous vous rendez compte
25:35l'état d'élabrement
25:37du débat démocratique
25:38dans ce pays ?
25:39il ne faut pas oublier
25:42que la presse
25:43c'est quand même
25:44le contre-pouvoir
25:45par essence
25:45et que du coup
25:47c'est le reflet
25:48de la démocratie
25:49donc
25:49il faut absolument
25:51et il est dangereux
25:52de s'en prendre
25:52aux médias
25:54parce que
25:54ce serait
25:55vraiment un affront
25:56pour le peuple
25:57et
25:59les empêcher
25:59de la liberté
26:01d'expression
26:01finalement
26:01la liberté d'expression
26:03en tout cas
26:03elle règne
26:04sur Sud Radio
26:05on se retrouve
26:05dans quelques instants
26:06on parlera
26:07de ces lycéens
26:09est-ce que ça va taire
26:09leur colère
26:10justement
26:11est-ce qu'ils vont
26:12se calmer
26:12ils ont obtenu des choses
26:13quand même
26:14mais bon
26:14avec quel argent
26:15je me le demande
26:16vous savez comment
26:17Jean-Luc Mélenchon
26:17l'appelle parcours sup
26:20parcours plus
26:20il faut lui dire
26:21que c'est pas ça
26:21la vraie désignation
26:22c'est parcours sup
26:23je sens que vous êtes chaud
26:24pour ce débat
26:25à tout de suite
26:25sur Sud Radio