- il y a 11 minutes
Avec Matthieu Baccialone, Louis Leroy, Frédéric Fougerat
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NewsTranscription
00:00Un peu content, mais tout d'abord, je voulais vous faire réagir à ce mouvement d'ensemble,
00:03parce qu'on est quand même inquiets pour ce week-end d'Halloween.
00:06Il y a les gilets jaunes, les syndicats, donc je le disais, les lycéens, la vie chère.
00:10La France qui se prépare à un nouveau samedi de haute tension.
00:14Les commerçants, eux, voient ça d'un oeil extrêmement inquiet.
00:17Ils se barricadent.
00:18D'autres réclament qu'on travaille le dimanche pour compenser toutes ces pertes,
00:21parce que la consommation, elle, elle est à tonne.
00:25Il y a aussi ces petites villes qui s'inquiètent,
00:27parce que la grinte de débordement, elle fait face à une sécurité un peu plus limitée,
00:32puisque tous les moyens ont été mis dans les grandes villes, 70 000 forces de l'ordre.
00:36Est-ce que vous, vous vous inquiétez, par exemple, à Orsay, de ce nouveau week-end, potentiellement à violence ?
00:43On n'a pas d'élément particulier à Orsay qui ferait redouter ou craindre,
00:48même s'il faut être vigilant, même s'il faut faire attention.
00:51Il y a toujours la consigne qui est passée d'essayer de retirer les poubelles sur les trottoirs,
00:54tout ce genre de choses qui pourraient être utilisées pour commettre des dégradations.
01:00Non, moi, je voudrais vous dire deux choses.
01:01Moi, je suis un élu local, donc déjà, les élus locaux, on est en première ligne face à la problématique
01:04des commerces.
01:05Et on voit déjà à quel point, excusez-moi, la trivialité de mon propos,
01:08mais ils sont emmerdés par tout un tas de trucs, le stationnement, la chasse à l'automobilier.
01:11C'est très compliqué localement, déjà, pour le commerce, qui vit des années compliquées.
01:15Deuxièmement, moi, je suis le mari d'une commerçante,
01:17donc c'est un sujet que je connais particulièrement bien.
01:19Les charges, les impôts, les difficultés de trésorerie, tous ces sujets-là deviennent très compliqués.
01:25Oui, le salaire du patron qui arrive toujours en dernier,
01:29une fois qu'on a payé tous les salariés, les journées interminables.
01:32Et vous l'avez dit, il y a 70 000 forces de l'ordre qui seront mobilisées ce week-end
01:36pour que nos commerçants puissent ouvrir normalement.
01:39Donc, certains dont on a coupé les vacances, qu'on a rappelé, ça aussi, il faut y penser.
01:43On se rend compte de l'absurdité dans le pays dans lequel on est pour mobiliser 70 000 forces de
01:49l'ordre
01:50pour que les commerçants puissent ouvrir normalement un week-end.
01:53Je pense qu'on est en train de devenir complètement fou.
01:56Et donc, maintenant, on leur demande, en plus de toutes ces difficultés auxquelles ils font face au quotidien,
01:59d'accepter d'aller travailler la peur aux ventes,
02:02ou alors d'accepter de fermer boutique ce week-end, parce que c'est aussi une solution,
02:07pour éviter de voir une vie entière de travail partir en fumée.
02:11Et tant pis si c'est la plus grosse période de l'année pour eux.
02:13Et tant pis s'il faut prendre une sécurité privée.
02:15J'ai vu ça au moment du 17 octobre,
02:19des commerçants qui se retrouvent à prendre une sécurité privée pour assurer leur commerce.
02:23Et en même temps, le lendemain du 17 octobre, excusez-moi de le dire,
02:26mais sur tout un tas de plateaux télé,
02:27on avait quand même une partie de l'extrême-gauche et de la France insoumise
02:30qui nous expliquaient que c'était des dommages collatéraux,
02:32qui nous expliquaient, ah bah oui, mais au moins vous, vous avez quelque chose à perdre.
02:35Mais enfin, tout un tas de commentaires de gens qui n'ont jamais créé un emploi de leur vie,
02:38qui ne savent pas ce que c'est que de se lever le matin pour aller détendre son biftex.
02:41Je trouve que c'est assez dangereux et c'est assez symptomatique de l'époque qu'on vit.
02:45Alors, la question suivante, est-ce qu'il faudrait faire une pause tout simplement,
02:49interdire les manifestations ?
02:51Alors, on entend les cris d'orfraie justement de la gauche certainement,
02:56puisque c'est un droit, un droit constitutionnel, mais enfin bon, il y a l'article 4 de la déclaration
03:02des droits de l'homme.
03:03On a aussi le droit, vous voyez, de ne pas être dérangé et de ne pas nuire aux autres.
03:08Ça, c'est aussi un droit.
03:09On en parle dans quelques instants, juste après la pause, avec vous.
03:13Sud Radio
03:1810h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demuru.
03:23À vous de le dire avec aujourd'hui Mathieu Batchialon,
03:25communiquant, président de M2B Conseil,
03:27Louis Leroy, conseiller municipal dans la ville de Orsay,
03:30Frédéric Fougera, président d'une Tenkan Paris,
03:33auteur de C'est de la com, 60 idées reçues.
03:36Des sujets un peu lourds, on aurait aimé parler de choses plus légères.
03:40Ce vendredi, on parlait de ce droit à manifester,
03:44mais qui en kikine, le mot est joli et faible,
03:47les commerçants qui aimeraient bien pouvoir travailler.
03:51D'ailleurs, le président de la Chambre de Commerce
03:53demandait il y a quelques jours une pause dans les manifestations.
03:56C'est toujours la même chose.
03:57Il y a des revendications légitimes, notamment contre la vie chère.
04:01Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
04:03On en parle avec vous, messieurs.
04:05Vous le disiez, Louis Leroy,
04:07c'est vrai que les commerçants l'attirent la langue.
04:09Beaucoup aimeraient bien même travailler le dimanche.
04:12C'est vrai qu'il y a quelque chose de paradoxal.
04:14On manifeste pour défendre le pouvoir d'achat,
04:17mais certains commerçants perdent l'essentiel de leur chiffre d'affaires,
04:20ce jour-là, Mathieu.
04:21Oui, mais ce n'est pas paradoxal,
04:23parce que, enfin, si vous me permettez,
04:25je pense que l'immense majorité,
04:29je pense qu'on peut quand même s'accorder à dire
04:31que l'immense majorité des manifestants
04:33le font de manière pacifique.
04:35Je peux s'accorder là-dessus ?
04:36Le font de manière pacifique ?
04:37Eux, oui.
04:38Oui, mais...
04:39Mais bon.
04:40Et donc, du coup...
04:41Les casseurs qui s'agrègent sur ces manifestations, c'est ça le problème ?
04:44Oui, mais le sujet, c'est le maintien de l'ordre.
04:46C'est-à-dire que c'est à la puissance publique républicaine
04:48de garantir la sécurité des cortèges
04:51et de permettre la manifestation démocratique
04:54dans des manifestations de revendications.
04:57Qu'il y ait des casseurs,
04:59qu'il y ait des fauteurs de troubles.
05:01Je ne nie pas cette réalité
05:02et je ne nie pas la réalité
05:04qui est qu'effectivement,
05:05les commerçants en sont les premières victimes
05:07et même plus que les victimes.
05:10Mais la réponse qui serait de dire
05:12comme il y a de la casse,
05:14on annule les manifestations,
05:17déjà c'est anticonstitutionnel,
05:18c'est contraire à la constitution,
05:20articles 10 et 11 de la constitution,
05:21c'est contraire à l'article 11
05:23de la Convention européenne des droits de l'homme
05:25et c'est même surtout, je pense,
05:27un aveu de faiblesse terrible
05:28qui est de dire que
05:29parce que la puissance publique
05:30n'arrive pas à contrer
05:32des fauteurs de troubles
05:33qui sont là pour parasiter
05:35une manifestation légitime,
05:37on supprime cette manifestation.
05:38Je pense que c'est donc dangereux
05:40à double titre,
05:41déjà parce que c'est juridiquement
05:44plus que contestable
05:45et deuxièmement parce que ce serait
05:46un aveu de faiblesse terrible
05:48de la part de l'État et de la puissance publique.
05:49Et en même temps,
05:50vous ne pouvez pas tous les week-ends
05:51rappeler 70 000 forces de l'ordre
05:53qui eux aussi ont droit au repos.
05:55Vous avez vu l'artillerie là ?
05:57BRI, RAID,
05:58les hélicos,
05:59les drones,
05:59les policiers,
06:00les gendarmes.
06:01Non mais attendez,
06:01on ne s'en sort pas.
06:03Frédéric Fougera,
06:03vous en pensez quoi vous ?
06:05Je suis moyennement d'accord
06:06avec ce qui vient d'être dit,
06:07moyennement seulement,
06:08parce que mettre toute la responsabilité
06:11sur une relative impuissance
06:13de la puissance publique,
06:14c'est quand même un peu aussi
06:15une inversion de la charge.
06:17Moi je trouve que
06:17quand on est l'organisateur
06:18d'une manifestation,
06:19on devrait aussi porter
06:20une responsabilité
06:21sur cette organisation.
06:22Alors je sais qu'ils organisent,
06:24ils participent
06:25à la sécurisation,
06:26mais en même temps
06:27on ne peut pas juste dire
06:27j'ai le droit de manifester
06:28donc je manifeste.
06:29Et d'ailleurs,
06:30avoir le droit de manifester
06:30ce n'est pas avoir le droit
06:31de tout bloquer,
06:32avoir le droit d'empêcher
06:33les autres de travailler,
06:34avoir le droit d'empêcher
06:35les autres de circuler.
06:35On ne peut pas dire
06:36j'ai le droit de manifester
06:37donc finalement
06:38je ne suis responsable de rien
06:39parce que j'ai ce droit,
06:40point final.
06:41Ce n'est pas suffisant.
06:42Ce n'est pas ça.
06:44Premièrement,
06:45vous l'avez dit à juste titre,
06:47les organisations syndicales
06:48lorsque les manifs sont déclarées
06:50ont généralement un service d'ordre
06:51et sont en liaison directe
06:52avec la préfecture
06:53et les forces de police
06:54et ça se passe généralement très bien.
06:56D'accord.
06:56Mais donc là,
06:57il se trouve que
06:57les services d'ordre
06:58ne sont pas suffisants
06:59côté organisateur.
07:00Et deuxièmement,
07:01pour finir,
07:02en plus,
07:03théoriquement,
07:03ce n'est pas à l'organisateur
07:04d'assurer la protection du cortège.
07:06Juridiquement,
07:07ce n'est pas à l'organisateur
07:08d'assurer la protection.
07:09Puisque je rappelle que
07:13le service d'ordre
07:13peut aider les forces de police,
07:16peut aider sur des questions
07:17de gestion de flux,
07:18ce genre de choses.
07:18mais le monopole
07:20de la violence légitime,
07:20il reste à l'État.
07:21Donc,
07:22c'est bien,
07:23normalement,
07:25juridiquement,
07:26aux forces étatiques
07:27d'organiser la sécurité du cortège.
07:29Non, mais très bien,
07:29Mathieu Ratchadon,
07:29mais vous avez vu
07:30les tracts qui passent,
07:33Halloween, etc.,
07:34qui appellent à la violence.
07:35C'est les tracts
07:35d'organisation syndicale.
07:36Et à l'instant,
07:36c'est Gilles Gansman
07:37qui vient de m'envoyer ça.
07:38C'est quand même lunaire
07:39ce que vous venez de m'envoyer, Gilles.
07:41Les États-Unis
07:42émettent une alerte de sécurité
07:43à l'adresse
07:44de leurs ressortissants
07:45présents en France
07:46en amont
07:47des manifestations
07:47du 31 octobre.
07:49On en est là.
07:49C'est des alertes de sécurité
07:52qui étaient, effectivement,
07:54reliées par le Figaro.
07:55Ça ne vous aura pas échappé
07:55qui est à la tête des États-Unis
07:57et les potentiels,
07:58soyons pas naïfs,
07:58les potentiels déstabilisations
08:00qui peuvent être...
08:03Vous pensez que...
08:04Non, non, non,
08:05je suis tout sauf naïf,
08:06mais les ingérences étrangères,
08:08on en a effectivement parlé
08:10lors des dernières manifestations,
08:11elles ne venaient pas
08:12des États-Unis.
08:12On sait très bien
08:13les États
08:13qui ont intérêt
08:15à nous déstabiliser.
08:15Si je suis un peu provocateur,
08:17je vous dis quoi ?
08:17C'est de la faute de la CGT,
08:19de FO et de la CFDT ?
08:20Donc, il faut interdire...
08:22Non, mais attendez,
08:22vous avez vu l'État
08:23du pays le 17 octobre,
08:24mon cher Mathieu ?
08:25Mais c'est de la faute
08:25des syndicats ?
08:26C'est de la faute des manifestants ?
08:27Non, mais...
08:27Non, je n'ai pas dit ça.
08:28Non, mais je n'ai pas dit ça.
08:29Ne me faites pas dire
08:30ce que je ne pense pas.
08:30C'est-à-dire que je pense
08:32qu'on a tous souvenir
08:32dans ce pays,
08:33dans les années 2000-2010,
08:35de manifestations
08:36contre, par exemple,
08:37au hasard des réformes
08:38des retraites
08:38qui mettaient des millions
08:39de personnes dans la rue
08:40qui étaient organisées
08:41par les syndicats
08:41et où tout se passait
08:42relativement bien.
08:43On avait des images
08:44de masse impressionnantes
08:45et il n'y avait aucun débordement,
08:47aucun problème.
08:48Moi, la question que je pose,
08:49mais je crois que j'ai
08:50une partie de la réponse,
08:51c'est qu'est-ce qui a changé
08:51entre cette France de 2000-2010
08:53et cette France d'aujourd'hui
08:54où les syndicats
08:55n'arrivent plus...
08:56où les syndicats
08:56n'arriveraient plus
08:57à tenir leurs manifestants ?
08:59Je n'y crois pas
08:59une seule seconde.
09:00Et venu s'agréger à ça,
09:01à mon sens,
09:08et à brutaliser tout débat
09:10et s'est ajouté à cela
09:12par opportunisme,
09:13par opportunité,
09:14des groupes de casseurs,
09:15de racailles
09:16qui profitent de ces événements-là
09:17pour commettre
09:17toutes les exactions possibles.
09:19Pourquoi cette information
09:19du Figaro est importante ?
09:21C'est qu'elle va être diffusée,
09:23diffusée par les médias américains
09:24et donc les touristes,
09:26évidemment,
09:27et les hôtels qui sont annulés
09:29et puis l'information,
09:30elle va être relayée
09:31parce que c'est les Etats-Unis
09:32qui émettent le fait
09:34de ne pas se rendre en France.
09:36Donc à ce moment-là,
09:37ça va être diffusé en Allemagne,
09:38en Italie,
09:39parce que dès que les Etats-Unis parlent,
09:40c'est dans tous les pays.
09:41Et là, pour le coup,
09:42c'est notre économie
09:43qui est attaquée
09:44et c'est notre économie
09:46des hôteliers,
09:47du tourisme,
09:48des fêtes de Noël,
09:50qui...
09:51Évidemment,
09:51mais vous les entendez déjà
09:52les hôteliers.
09:53Donc c'est important
09:54même si vous ne pensez plus
09:55mais vous pensez sincèrement
09:56que la réponse à ça,
09:58c'est d'interdire
09:59les manifestations ?
10:00Non,
10:00mais en tout cas,
10:01c'est pas le sujet.
10:02De faire en sorte
10:03qu'il n'y ait pas
10:03le bordel à côté
10:05qui donne justement
10:06à Trump
10:06des moyens
10:07de manipuler
10:08les chutes.
10:10Mais personne,
10:11Mathieu Bachelon,
10:11personne n'interdit
10:12les manifestations.
10:13La préfecture interdit
10:14certains tracés.
10:15Ah, sur les tracés ?
10:16Oui, mais ils ne sont pas d'accord
10:17les syndicats.
10:19Regardez Stéphanie,
10:19la semaine dernière,
10:20si on regarde la manifestation
10:21qui a eu lieu le samedi,
10:22donc pas le 17,
10:23c'est-à-dire le 24,
10:24il y a eu la grande manifestation
10:25de Porte d'Italie
10:26à Porte de Vincennes.
10:27C'est très bien passé.
10:28Il y avait énormément de monde.
10:30Il y avait énormément de monde
10:31et c'est globalement
10:31très bien passé.
10:32Les magasins barriquilladés,
10:34c'est très bien passé,
10:35ils n'ont plus rien
10:35dans leurs magasins.
10:36Et puis le soir,
10:36il y a quand même
10:37eu des tentatives
10:37vraiment de s'en prendre
10:38aux forces de l'ordre
10:39sauf que cette fois-ci
10:40ils ont manifesté
10:41sur les maris de l'ordre
10:42sur le menace.
10:42Et cette fois-ci,
10:43ils sont tombés
10:43à 500 000 personnes.
10:45C'était une énorme manifestation.
10:46Ça s'est extrêmement bien passé.
10:48La plupart des gens
10:48qui étaient là,
10:49on ne peut pas les réduire.
10:50Il y avait 300 ou 400 000 personnes
10:52qui ont défilé
10:52entre la Porte d'Italie
10:55et la Porte de Vincennes.
10:55Ces gens-là
10:56ne sont pas des casseurs.
10:57Mais très bien,
10:57mais j'entends déjà
10:58un syndicat étudiant
10:59qui s'est exprimé tout à l'heure
11:00nous dire
11:01nous ferons tout
11:01pour marcher
11:02sur le parcours
11:03Bastille-Nation.
11:03Ils n'en veulent pas,
11:04ils la rejettent l'interdiction.
11:05Donc qu'est-ce qu'on fait ?
11:06Non mais on fait quoi ?
11:08Est-ce que les hôteliers français
11:10annulent,
11:11les commerçants ne vendent plus rien,
11:12on va aller tous sur Amazon
11:13pour les fêtes de Noël ?
11:14Super,
11:15on aura tout gagné.
11:15Force doit rester à la loi.
11:17Ceux qui veulent manifester
11:18doivent pouvoir le faire
11:19dans le calme.
11:20Ceux qui veulent s'en prendre
11:21à la République
11:22doivent être sanctionnés
11:23et ceux qui veulent ouvrir,
11:25vivre dignement de leur travail,
11:26c'est-à-dire en l'occurrence
11:26je pense aux commerçants,
11:27aux hôteliers,
11:28aux restaurateurs,
11:29doivent pouvoir le faire.
11:29Mais ils ne peuvent pas.
11:30C'est une question d'autorité de l'État,
11:32c'est une question d'autorité
11:33de la République.
11:34Je trouve ça aussi dommageable
11:35qu'il faille mettre
11:3670 000 forces de police
11:37dans le pays
11:37pour que des commerçants
11:38puissent ouvrir leurs vitrines,
11:40pour que des manifestants
11:41puissent aller revendiquer
11:42avec des revendications d'ailleurs
11:43qui pour la plupart sont légitimes.
11:44Mais ça, personne ne le conteste ici.
11:47Et à la fin,
11:48aujourd'hui,
11:48on commence à assister
11:49à une espèce de prise en otage.
11:51Voilà, encore une fois.
11:52Ah oui, mais du coup,
11:53on essaierait de faire croire
11:54à tout le monde
11:54qu'on est en train de basculer
11:55dans un régime totalitaire,
11:56ce qui, à mon sens,
11:56Mais moi, je pose une question
11:57un peu pied dans le plat.
11:58On est à quelques petits mois
12:01des élections présidentielles.
12:02Est-ce que ce n'est pas le moment
12:03qu'on soit finalement raisonnable ?
12:05Même si beaucoup de Français souffrent,
12:07on les écoute tous les jours
12:08sur Sud Radio.
12:09Un artisan nous disait
12:10« Mais moi, je dors dans ma voiture
12:11à côté de mon chantier.
12:12Je ne rentre même plus
12:13voir mes enfants le soir. »
12:15Donc ça, ce n'est pas possible.
12:16C'est inacceptable.
12:17Mais est-ce qu'il ne serait pas
12:18raisonnable aujourd'hui
12:19d'attendre tout simplement
12:20l'élection présidentielle
12:22en avril prochain ?
12:24Frédéric Fougera.
12:24Oui.
12:25Vous n'êtes pas exprimé.
12:26Stéphanie, il serait raisonnable
12:28de réfléchir et d'agir
12:30de cette façon.
12:31Sauf que ce qu'il y a derrière
12:32ces manifestations,
12:33ce n'est pas du tout de la raison.
12:35En tout cas, c'est la raison,
12:36c'est une forme de raison
12:36de déjà préparer une partie du pays
12:38à contester le résultat
12:39de l'élection présidentielle.
12:41Donc, on crée des conditions
12:44de chaos pour déjà
12:46être dans un chaos
12:47encore plus important
12:47après l'élection présidentielle.
12:48Et d'ailleurs,
12:49que le gagnant soit Glucksmann,
12:52qu'il se soit Édouard Philippe,
12:53que ce soit Marine Le Pen.
12:54Alors ça, je suis moins d'accord
12:54avec vous, je suis d'accord
12:55avec votre première partie,
12:56mais pas la deuxième.
12:57On prépare le pays
12:59à ce que le RN l'emporte.
13:01Et il y a cette contestation,
13:03elle est en grande partie pour ça.
13:04Ce n'est pas seulement le RN,
13:06je suis certain qu'à peu près
13:07tous ceux qui ne sont pas
13:08suffisamment à gauche
13:10de l'extrême gauche
13:10sont donc tous des fascistes,
13:11quel que soit le résultat,
13:13le candidat sera contesté
13:14et il y aura...
13:15Vous voulez dire
13:15tout conflictualisé, c'est ça ?
13:17Exactement.
13:18Mathieu, vous n'êtes pas d'accord
13:19avec ce raisonnement ?
13:20Je suis global, je suis comme tout à l'heure,
13:23partiellement d'accord.
13:25Je suis là aussi,
13:26on parlait de naïveté tout à l'heure,
13:27pas naïf,
13:27et je rejoins Frédéric
13:29sur les velléités de certains partis,
13:32on va les citer,
13:32la France insoumise en tête
13:34et puis le NPA,
13:36qui veulent tout conflictualiser
13:38et qui veulent préparer le terrain
13:41pour une sorte de chaos général
13:43au mois de mai.
13:45Mais c'est un peu réducteur
13:46de juste mettre l'accent là-dessus,
13:49parce qu'il y a quand même,
13:50et je reviens là-dessus,
13:52des revendications légitimes,
13:53il y a un grand nombre de personnes
13:54qui manifestent dans le calme
13:55et qui ont envie d'être entendues.
13:56Et je pense que ce n'est pas
13:58parce qu'il y a une élection présidentielle
13:59qui arrive qu'il faudrait
14:00que toutes les manifestations s'arrêtent.
14:01Regardez le sujet de la jeunesse.
14:03Le sujet de la jeunesse.
14:04Mathieu, j'ai juste absolument pas dit ça.
14:06Là, vous me faites dire
14:06ce que je n'ai absolument pas dit.
14:07Moi, j'ai parlé du chaos
14:09et de la situation chaotique,
14:10je n'ai pas parlé des manifestations
14:11et de leurs revendications.
14:12Il faut pas,
14:12il faut, raisonnablement,
14:13il faudrait attendre la présidentielle,
14:15il ne faudrait pas manifester.
14:16Je n'ai pas dit qu'il ne faudrait pas manifester,
14:18il faudrait être raisonnable.
14:19Non, c'est vrai que c'est parti,
14:20c'est moi qui ai posé la question
14:22parce que c'est parti
14:23du président de la Chambre de Commerce
14:25qui aimerait bien une pause.
14:26Eux, d'ailleurs, ils ont chiffré...
14:27Non, mais dans un pays,
14:28chacun défend ses intérêts.
14:29Je respecte,
14:30mais c'est des reprances en intérêts.
14:31Si ça continue comme ça,
14:32mon cher Mathieu Bachelon,
14:33on est à plus d'un milliard.
14:34Si ça continue comme ça...
14:37Mais Mathieu, vous croyez
14:39que nous, on n'est pas en colère
14:40contre Macron ?
14:41Vous croyez que l'infirmière
14:43qui va travailler
14:44toute la journée aujourd'hui,
14:46elle est...
14:46C'est même pas Macron,
14:47c'est la plus chère.
14:48Non, mais là, je vais vous venir faire
14:50le domicile.
14:50Ce que vous faites,
14:51c'est que vous essayez de segmenter
14:53en disant parce que les infirmières
14:54sont furieuses
14:55ou les commerçants sont furieux,
14:56ils ne manifestent pas.
14:57On est tous en train de le faire.
14:59On se retrouve dans quelques instants,
15:00on continue ce débat passionnant
15:02parce que c'est la vraie question.
15:03Je connais cette interview.
15:04Et vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
15:050800 26 300 300,
15:07est-ce qu'il faut manifester ou non ?
15:09Est-ce qu'il faut être raisonnable
15:11au nom des commerçants,
15:12au nom de l'économie
15:13qui va déjà très mal ?
15:14A tout de suite sur Sud Radio.
15:16Sud Radio.
15:19Parlons vrai.
15:2110h midi, Sud Radio.
15:23A vous de le dire,
15:24Stéphanie Demirou.
15:25A vous de le dire avec
15:26Mathieu Batchelon,
15:28Louis Leroy, Frédéric Fougera.
15:29On a un vrai débat.
15:31Oui ou non,
15:31est-ce qu'il faut manifester ?
15:33Bien sûr,
15:34les revendications sont légitimes
15:36comme nous le dit Mathieu Batchelon,
15:38mais dans le même temps,
15:39on sait très bien
15:40que les gens ont peur,
15:41ils ne vont plus dans les centres-villes,
15:42donc les commerçants
15:43ne vendent plus rien,
15:44ça fait moins de chiffres d'affaires,
15:46l'économie s'en porte mal
15:48puisque vous avez vu
15:49les chiffres de la consommation,
15:50ils sont à tonne,
15:51sans compter l'inflation,
15:53c'est vrai que ça ne va pas
15:55forcément arranger les choses,
15:56donc ça réagit beaucoup
15:58aux standards,
15:59puisque c'est glivant
16:01comme débat,
16:02c'est sûr.
16:02Bonjour Julien.
16:04Oui, bonjour à vous,
16:04bonjour à tous.
16:05Soyez le bienvenu sur l'antenne
16:07de Sud Radio.
16:08Qu'est-ce que vous en pensez,
16:09vous, il faut...
16:10C'est vrai que la France souffre,
16:13c'est vrai qu'on en parlait,
16:14on les entend tous les jours,
16:16vous en faites peut-être partie,
16:17des auditeurs qui souffrent,
16:19mais c'est vrai qu'aussi,
16:20ça se passe mal
16:21quand il y a des manifestations,
16:22donc qu'est-ce qu'on fait ?
16:23Exactement.
16:24Alors moi, en fait,
16:25c'est encore ce que je disais
16:26à votre standardiste,
16:29c'est que moi je suis d'accord
16:30sur le fond,
16:32mais en désaccord sur la forme.
16:34C'est-à-dire qu'à partir du moment
16:35où on sait qu'une manifestation
16:37va tourner en violence,
16:39en pillage,
16:39qu'il y a des appels au pillage,
16:41des appels à la violence
16:42en permanence,
16:45le fait d'y aller,
16:46c'est une cautionne
16:47ces appels à la violence.
16:48Et pour moi, je suis désolé,
16:49mais les artisans,
16:50les commerçants des centres-villes,
16:52ce sont les premiers
16:53à souffrir du néolibéralisme.
16:55Le problème même
16:56que veulent combattre
16:57ces fameuses manifestations.
17:01Et c'est un gros problème
17:03parce qu'ils n'y sont pour rien
17:04les commerçants.
17:04Ce sont les premières victimes
17:06du néolibéralisme,
17:08ce sont les premières victimes
17:10de la mondialisation d'Internet,
17:12d'Alibaba, de Temu et compagnie.
17:14Et c'est eux qui se font taper
17:15sur la gueule.
17:16C'est surtout que je peux vous dire
17:17que là, les gens vont aller
17:19faire leurs courses
17:19sur tous les sites que vous décrivez,
17:21parce qu'ils ont tellement
17:22peur de ce qui se passe.
17:24C'est moi le premier.
17:25Là, je suis essoufflé
17:26parce que je suis revenu
17:27en courant pour vous appeler
17:28parce que j'étais parti
17:29faire mes courses au marché.
17:30Mais le marché est quasiment désert.
17:34C'est triste.
17:36d'où le débat que je voulais avoir
17:38ce matin.
17:39C'est ça, Mathieu Bachelon ?
17:40Non, mais ce n'est pas de votre faute,
17:42bien sûr.
17:43Je salue notre auditeur
17:44dont j'ai oublié le prénom.
17:46Bonjour, Julien.
17:47Je suis d'accord
17:48avec ce que vous avez dit
17:49et c'est vrai que
17:51les petits commerçants
17:52sont les victimes
17:53de casseurs.
17:54Alors, il y a différents profils.
17:55Il y a effectivement
17:56l'ultra-gauche
17:56qui est censé défendre
17:59les indépendants
17:59et qui, en fait,
18:00fait le jeu
18:00des multinationales indirectement.
18:01Donc, c'est un beau pied,
18:02l'ironie de l'histoire.
18:04Et puis, il y a ce qu'on appelle
18:05du pillage d'opportunité,
18:07c'est-à-dire,
18:08comme disait Louis,
18:08des racailles,
18:09il n'y a pas d'autres mots
18:10qui sont là juste pour piller tout.
18:12Après, il y a la différence
18:12entre les gens
18:13qui vont à une manifestation
18:14en sachant qu'elle va être violente.
18:16C'est compliqué
18:17parce que dès lors
18:18qu'une manifestation
18:18est autorisée par la préfecture,
18:21il y a une différence
18:21entre manifestation interdite
18:23et manifestation autorisée.
18:24Louis parlait
18:24de force doit rester à la loi.
18:25C'est évidemment
18:26le principe fondamental.
18:27Une manifestation
18:28qui n'est pas autorisée,
18:29on n'y va pas.
18:29et si les gens y vont...
18:31Vous avez vu,
18:32ils contestent le parcours.
18:34Vous verrez qu'au final,
18:35le parcours,
18:36ça va se jouer.
18:36C'est de l'intox
18:37entre les syndicats,
18:38la préfecture.
18:39C'est vieux comme le monde,
18:39ces choses-là.
18:40Et le jour J,
18:40il y aura le parcours
18:41et ça va bien se passer
18:42si c'est encadré.
18:43J'espère que vous avez raison.
18:44Sa vie dernière,
18:45ça s'est bien passé.
18:45Si c'est encadré.
18:46Si c'est encadré.
18:47Mais je pense qu'il faut
18:48faire attention
18:49à ne pas dire
18:49que les personnes
18:50qui participent à une manif
18:51qui dégénèrent
18:52alors qu'ils sont dans leurs droits
18:53et qu'ils viennent juste
18:54pour manifester
18:54ne sont pas complices,
18:56vraiment.
18:56Ils sont même
18:57les premières victimes
18:57de ce qui se passe
18:58puisque en réalité,
18:59ceux qui sont vraiment
19:00de bonne foi
19:00qui veulent manifester
19:01et je crois sincèrement
19:03que c'est l'immense majorité
19:04des personnes
19:05qui vont manifester
19:05ont envie
19:06qu'il y ait une publicité
19:09sur leurs idées.
19:10Et ils ne sont pas...
19:11Mais c'est quoi leurs idées
19:12d'ailleurs précises ?
19:13Non mais attendez
19:13parce que c'est une vraie question.
19:15Ok, la vie chère,
19:15on est tous d'accord
19:16et tout le monde le sait
19:17qu'il y a un problème en France
19:18mais quelles sont
19:20les revendications claires là-dedans ?
19:22Je ne suis pas porte-parole
19:23des lycéens ou des étudiants
19:24mais on peut en parler
19:25mais c'est un peu long
19:27de résumer quand même
19:28les revendications qu'ils ont
19:29mais enfin,
19:30on sait qu'il y a un mal-être
19:31dans ce pays
19:32qui va au-delà
19:32de simples réponses.
19:34On parlait tout à l'heure
19:34du mal-être étudiant,
19:36des problèmes d'orientation
19:36qui sont des vrais sujets
19:37par cours sup,
19:38on en parlera.
19:39Mais ça va au-delà.
19:40Ça dit quelque chose
19:41de notre société.
19:42Quand la jeunesse
19:45a de tels problèmes,
19:46on peut en parler
19:47mais des chiffres
19:48qui montrent
19:48qu'il y a un taux de pauvreté
19:49qui est très grand
19:50dans la jeunesse,
19:50qu'il y a un problème
19:51de santé mentale aussi
19:52avec beaucoup de jeunes
19:52qui n'ont pas foi
19:54en l'avenir,
19:54qui pensent au suicide.
19:56Moi, je suis d'accord
19:56avec vous,
19:56c'est ça le vrai fond du problème
19:57mais pas forcément
19:58les emplois du temps
19:59et pas consulter.
20:00C'est un vrai,
20:01c'est un mix
20:02et je pense qu'il faut l'écouter.
20:04Laurent, bonjour.
20:05Bonjour.
20:07Alors vous,
20:07est-ce que vous êtes justement
20:08pour ces manifestations ?
20:11Julien vient de nous dire
20:12d'une certaine manière
20:13quand on va manifester,
20:15on est complice
20:17des violences
20:17qui peuvent en suivre.
20:19Bon, c'est un jugement
20:20un peu sévère mais...
20:21Je ne dirais pas ça
20:22mais bon,
20:23juste avant la publicité,
20:24là j'écoutais votre débat,
20:25tout le monde parlait,
20:26il y avait...
20:26C'était un peu la foire.
20:28La foire cochon.
20:30Il y a plusieurs sujets.
20:31Disons que bon,
20:32moi je ne suis pas pour spécialement
20:33les manifestations
20:34à l'heure actuelle.
20:36Alors, bien sûr,
20:37chacun a le droit
20:37de manifester
20:38mais on sait forcément
20:38que dans 99% des cas,
20:41les manifestations
20:41vont dégénérer.
20:42Parce que vous avez
20:43des gens qui veulent revendiquer,
20:45qui veulent...
20:45Normal,
20:46les gens qui veulent manifester
20:47et vous allez forcément
20:48avoir des casseurs
20:49que vous ne verrez pas
20:50dans la foule.
20:51Et ça,
20:52aucun organisateur
20:53ne peut parer
20:54à ce genre d'éventualité.
20:55Et le problème,
20:56c'est que ça dégénère
20:57tout le temps.
20:58Moi, je fais plutôt
20:58pour des actions de blocage,
21:00des choses comme ça.
21:01Ça, c'est à mon avis
21:02déjà beaucoup plus efficace.
21:03Vous voyez,
21:04quand il y a eu
21:04les premiers gilets jaunes,
21:05j'étais commerçant à foie.
21:07Bon, j'ai subi.
21:08J'ai subi.
21:09Je sais donc
21:09ce que c'est.
21:10Je ne suis plus restaurateur aujourd'hui.
21:12J'ai arrêté.
21:12Dieu merci.
21:15Mais quel blocage,
21:16par exemple, Laurent ?
21:18Je ne sais pas, moi,
21:18des blocages de...
21:19Vous voyez, par exemple,
21:20je prenais le gasoil.
21:21Le gasoil était à 2,36 lundi.
21:23Aujourd'hui, il est à 2,45.
21:25Soit disant,
21:25il devait baisser.
21:27Bon, c'est une baisse à l'envers.
21:28Je ne sais pas comment il calcule,
21:29mais enfin, bon, bref.
21:31Bloquer des raffineries,
21:32bloquer des péages,
21:33bloquer des supermarchés,
21:35bloquer des choses comme ça.
21:36Vous voyez ?
21:36Vraiment toucher à l'économie même.
21:38Parce que là, par exemple,
21:39vous voyez à Foix,
21:39il y a un truc
21:40qu'on s'appelle
21:40le centre-ville de Foix.
21:41Il y a les élèves de l'autre.
21:43On va vous dire,
21:44là, ils vont manifester samedi,
21:45comme ils font depuis le samedi.
21:46Sur les élèves de l'autre,
21:47ils vont faire le tour.
21:48C'est bien.
21:49Après, ils vont se mettre en rond.
21:50Moi, ils vont faire des grillades.
21:51C'est génial.
21:51Mais franchement,
21:52ça fait avancer le débat de quoi ?
21:53Mais pardonnez-moi, Laurent.
21:55Non, mais vous n'allez pas être d'accord.
21:57Mais c'est bien ce qui est...
22:00Bien de faire un débat, finalement.
22:02Mais bloquer l'économie.
22:03Vous avez vu l'état de l'économie.
22:05Ça va encore plus pénaliser les Français.
22:07Qu'est-ce que vous en pensez ?
22:08Vous n'avez pas plutôt envie
22:09d'aller voter en avril ?
22:11Ah non, mais voter,
22:11ça, ce n'est pas un problème.
22:12Ça, voter, ce n'est pas un problème.
22:14Après, voilà.
22:15Moi, je dis, de toute façon,
22:16oui, l'économie,
22:18elle est partie en bis-bis.
22:19Maintenant, au point où on en est,
22:22franchement,
22:22qu'est-ce que vous voulez faire ?
22:23Vous manifestez,
22:24vous défilez dans les rues.
22:26L'autre là-haut,
22:26le plus de riz,
22:27il n'en a rien à faire.
22:28Regardez le ministre de l'économie,
22:29ce qu'il a dit sur le gasoil,
22:31que ça ne l'empêchait pas de dormir.
22:32Ah ben ça, c'est sûr
22:33qu'on l'a beaucoup commenté hier.
22:35C'est inacceptable,
22:36ce qu'il a dit.
22:37Ils n'en ont rien à foutre.
22:38Les gens vont aller manifester,
22:40on va gueuler,
22:40on va faire des revendications.
22:41Ils n'en ont rien à foutre,
22:42ils sont habitués à ça.
22:43Le problème, c'est qu'il va y avoir
22:44forcément des casseurs dans l'histoire
22:46et ça va partir en brille.
22:48Encore une fois,
22:48comme à chaque manifestation,
22:50la semaine dernière,
22:51ça s'est un peu mieux passé,
22:52mais il y a quand même eu de la casse,
22:54il y a quand même eu du pillage.
22:55Donc, pour moi,
22:56il vaut mieux bloquer,
22:57au point où on en est,
22:58de toute manière,
22:59à souffrir autant souffrir.
23:00Mais pour avoir quoi ?
23:01Le gouvernement est sur la fin.
23:02Il s'en fiche,
23:03il va partir,
23:04Sébastien Lecornu,
23:05Roland Alescure aussi.
23:06Et ils ne les baisseront pas,
23:08les taxes sur le carburant,
23:10ils ne le feront pas.
23:11Donc, c'est vrai que je ne vois pas.
23:12Ils n'ont pas les moyens de le faire.
23:13Les revendications,
23:14bien sûr,
23:15elles sont légitimes.
23:16La souffrance,
23:16elle est là dans le pays,
23:17pas le pape,
23:18mais à quel dessein
23:20pour pénaliser encore plus
23:22l'économie
23:22et tous les Français
23:23qui finiront tous par payer
23:24avec leurs impôts ?
23:25C'est ça le sujet pour moi ?
23:27Je suis d'accord avec vous.
23:28Après,
23:29faire appel aux syndicats,
23:30maintenant,
23:30quand vous prenez des syndicats
23:31comme la CGT
23:32qui ont,
23:33à quelques mois,
23:34des élections,
23:34que ça à la bouche,
23:35il faut combattre le RN,
23:37il faut combattre le RN.
23:38Je m'excuserai,
23:38mais bon,
23:39moi, je le dis,
23:40je suis RN,
23:41je n'ai rien à secouer.
23:43Mais honnêtement,
23:45ça,
23:45c'est de l'appel à la haine
23:46parce que vous avez des gens
23:47qui comprennent ça
23:49et qui vont combattre le RN
23:50dans les urnes.
23:52Et après,
23:52vous avez les demeurés
23:53qui, eux,
23:54quand on leur dit
23:54il faut combattre le RN,
23:56pour eux,
23:57c'est aller casser du RN,
23:59aller faire ci,
24:00aller faire ça.
24:01Moi, pour moi,
24:01des syndicats comme ça,
24:03pour moi,
24:04ils sont sortis de leur rôle.
24:06Vous voyez,
24:06hier,
24:06vous parliez des syndicats,
24:07il y a un monsieur
24:08sur votre antenne
24:08qui parlait des syndicats
24:09en Allemagne,
24:10des syndicats en France.
24:11C'est vrai que malheureusement,
24:13en France,
24:13ils sont beaucoup,
24:13beaucoup trop politisés.
24:15Beaucoup trop.
24:16Ils sortent carrément.
24:18Mais Laurent,
24:19vous venez de toucher le point,
24:21Frédéric Fougera,
24:21tout à l'heure,
24:22nous disait,
24:22le problème,
24:23c'est qu'on nous,
24:25une certaine instrumentalisation,
24:27certains partis politiques,
24:29préparent déjà,
24:29justement,
24:30à l'avènement
24:30de la victoire.
24:32Alors,
24:32Frédéric,
24:33mettez tout le monde
24:33dans le même panier,
24:35Ravel Glucksmann,
24:36mais justement,
24:37est-ce que vous n'avez pas
24:37l'impression
24:38que c'est instrumentalisé
24:39par certains partis
24:41et la gauche,
24:41justement,
24:42pour que Marine Le Pen
24:45n'aille pas au pouvoir ?
24:46Ah, mais tout à fait,
24:48mais de toute manière,
24:48ça a toujours été.
24:50Je vais vous dire,
24:50aux dernières élections,
24:51il y a eu le front populaire,
24:53ils ne peuvent pas se voir,
24:54ils ne peuvent pas s'encadrer,
24:54mais ils s'allient
24:55au moment des élections.
24:57Voilà,
24:57et on savait très bien
24:58qu'après,
24:59ça allait partir en vrille,
24:59de toute manière,
25:01parce qu'ils ne peuvent pas se voir
25:01les uns les autres.
25:02Et là,
25:03c'est ce qui va se passer
25:04de toute manière,
25:05parce que chaque parti de gauche,
25:06individuellement,
25:07il n'existe pas face au RN.
25:09Maintenant,
25:09ils sont obligés de s'allier.
25:11Maintenant,
25:11appeler à la haine en constante,
25:12ils n'ont que ça.
25:14Vous les entendez parler,
25:15vous avez écouté
25:16le maire de Trappes,
25:17vous n'entendez parler que de ça.
25:18Vous les entendez
25:19Baka Yoko,
25:19Baka Yoko,
25:20je ne sais plus
25:20comment il s'appelle.
25:21C'est pareil.
25:24Vous prenez Panneau,
25:26c'est pareil.
25:26Vous prenez Glucksmann,
25:27c'est pareil.
25:28Ils ont tout ce nom-là à la bouche.
25:28On a compris que vous ne voterez pas
25:29pour LFI,
25:30en effet,
25:31mais pour le RN,
25:32vous l'avez d'ailleurs dit,
25:33ça n'a pas été un secret.
25:34Merci en tout cas,
25:35Laurent,
25:35de nous suivre.
25:37C'est vrai que c'est un débat
25:38qui est passionnant
25:42de ces lycéens
25:43dans quelques instants
25:45parce qu'il y a eu
25:46quand même des réponses
25:46et malgré tout,
25:47ils ont envie d'aller dans la rue
25:48pour certains
25:49et de bloquer les lycées
25:51alors que c'est la rentrée lundi.
25:53Est-ce que c'est souhaitable ou non ?
25:540826 300 300.
25:57Sud Radio,
25:59parlons vrai.
26:01Bonjour,
26:01c'est André Bercoff.
26:03Faut qu'on s'organise,
26:04on ne peut pas rester comme ça.
26:06A l'heure des présidentielles,
26:08que faire de la France ?
26:1010h midi,
26:11Sud Radio,
26:12à vous de le dire,
26:13Stéphanie Demiru.
26:15A vous de le dire
26:15avec Mathieu Bachelon,
26:17Louis Leroy,
26:17Frédéric Fougera.
26:19On parle quelques minutes
26:20de cette mobilisation lycéenne
26:22parce que je voudrais m'y arrêter
26:23comme c'est la rentrée lundi
26:24avant de se poser la question
26:26de savoir jusqu'où iront
26:28les fractures françaises
26:29parce que certains prédisent,
26:31on ne veut pas agiter
26:32les chiffons rouges
26:33et la peur ici
26:34mais certains parlent déjà
26:36de guerre civile.
26:37Est-ce qu'on y est ?
26:37Est-ce qu'on n'y est pas ?
26:39Mais tout d'abord,
26:40sur la question des lycéens,
26:41vous avez commencé à en parler Mathieu
26:42tout à l'heure,
26:43il y a la rentrée lundi,
26:44ça aussi,
26:45c'est toujours la même chose.
26:46Bon,
26:46revendications légitimes certes,
26:48mais enfin,
26:48de quel droit
26:48on bloque des lycées ?
26:50Il y a quand même
26:51eu des réponses
26:52des gouvernements,
26:53c'est peut-être pas politiquement
26:54ce que je dis,
26:56mais bon,
26:57c'est vrai que 73%
26:58des Français ce matin
26:59considèrent le mouvement lycéen
27:00comme légitime,
27:02mais 64%
27:03souhaitent qu'il s'arrête.
27:04C'est tout le paradoxe.
27:06Je reconnais bien
27:07mes compatriotes.
27:09C'est pour ça que je m'adresse à vous.
27:11En fait,
27:12le sondage,
27:12il est assez éclairant,
27:13c'est-à-dire qu'il y a une sympathie
27:14pour le courant
27:15dans l'absolu
27:15parce que
27:17tous les Françaises
27:18et les Français
27:19sont forcément confrontés
27:20dans leur entourage
27:21à un jeune ou une jeune
27:23ou un adolescent,
27:24lycéen, étudiant
27:25qui a du mal à s'insérer,
27:27qui a parfois en l'avenir
27:28et en même temps,
27:29vous savez comment sont les Français
27:30quand ça les touche directement
27:32et que ça les emmerde
27:33un peu dans leur quotidien.
27:35Ils aiment moins.
27:35Non, pour être plus sérieux,
27:37mais je ne sais pas
27:37si c'est le moment d'en parler.
27:38On en a déjà un peu parlé
27:39tout à l'heure
27:40sur le mal-être de la jeunesse
27:41qui, à mon avis,
27:41est assez réel
27:42au-delà de parcours sup
27:44et au-delà
27:45de réponses techniques.
27:47On sait qu'il y a
27:48ce que je disais tout à l'heure,
27:49il y a un taux de pauvreté
27:50qui est beaucoup plus fort
27:51dans la jeunesse.
27:52Il y a quasiment,
27:53je crois,
27:54près de 22%
27:55des moins de 24 ans
27:56et c'est ça
27:56qui vivent sous le sol de pauvreté.
27:58On a aussi,
28:00j'ai les chiffres devant moi,
28:01je ne vais pas faire
28:02le malin de tête,
28:02mais sur la santé mentale
28:03qui est un sujet
28:04assez important.
28:05On a 19% des lycéens
28:06qui présentent un risque
28:07important de dépression.
28:08C'est beaucoup.
28:09Alors vous me direz peut-être
28:10qu'autrefois...
28:10Mais est-ce qu'on ne se trompe pas
28:11que le sujet
28:12quand on parle
28:13de l'emploi du temps,
28:1571% ?
28:16Vous savez,
28:16sur la plateforme,
28:17c'était des emplois du temps.
28:18Là, il y a Parcoursup
28:19qui va être réformé.
28:20Est-ce qu'on ne t'a pas à côté ?
28:22Alors je pense que c'est compliqué,
28:23c'est un tout.
28:24Mais vous savez,
28:24dans toutes les mobilisations,
28:25c'est pareil.
28:26Les gilets jaunes,
28:27comparaison n'est pas raison,
28:28mais les gilets jaunes,
28:29ça avait commencé aussi
28:30avec des revendications
28:31très catégorielles,
28:32très précises,
28:32les 80 km heure,
28:33le prix de l'essence.
28:34Puis on s'était rendu compte
28:35petit à petit
28:36qu'il y avait un besoin d'ensemble,
28:38que les gens qui étaient
28:38sur les bras zéro,
28:39il y avait du commun
28:40qui se recréait,
28:41il y a besoin d'être ensemble,
28:42besoin de quitter son quotidien.
28:43C'était très important
28:44au moment des gilets jaunes.
28:46Notamment dans la France périphérique
28:47où il n'y a plus de bistrot,
28:48il n'y a plus de sociabilité,
28:49il n'y a plus de...
28:49Là, chez les jeunes,
28:51encore une fois,
28:52je ne dis pas forcément
28:53un lien direct entre les deux,
28:54mais je pense qu'il y a
28:55quand même quelques similitudes.
28:56Il y a effectivement
28:57des revendications catégorielles,
28:59vous en avez parlé,
29:01Parcoursup,
29:02les locaux,
29:02qui sont des vrais sujets,
29:03la question des effectifs,
29:05la question de l'absentéisme,
29:07des enseignants.
29:07Il faut être honnête,
29:08ils ont un petit peu répondu
29:09quand même,
29:09le gouvernement.
29:09Il y a aussi, à mon avis,
29:10quelque chose qui est plus complexe
29:12et qui est plus profond
29:13et qui ne se réglera pas
29:16uniquement avec une réunion
29:17à Matignon,
29:17à l'Elysée
29:18et d'autres mesures,
29:19c'est le mal-être assez profond
29:20de la jeunesse française,
29:21on l'a dit,
29:22avec un besoin de reconnaissance,
29:23une grande inquiétude
29:24vis-à-vis de l'arrivée
29:25sur le marché du travail,
29:27une grande peur
29:28vis-à-vis de l'IA
29:29qui va bousculer
29:30beaucoup de choses,
29:32une grande crainte
29:33vis-à-vis du niveau de vie,
29:36le sentiment de déclassement
29:38par rapport à la génération d'avant,
29:39c'est pas nouveau,
29:40ça fait plusieurs générations
29:41qu'on dit que la génération
29:42va vivre moins bien
29:43que la génération d'avant.
29:44La question aussi
29:45de la solidarité nationale,
29:46avec, ça c'est un autre sujet,
29:48mais la question des retraites,
29:50ce genre de choses.
29:51Donc, un avenir un peu bouché
29:52pour les jeunes.
29:53Je ne suis pas sûre
29:53qu'en réformant totalement
29:56Parcoursup,
29:57c'est-à-dire en supprimant
29:58la sélection dans les universités,
29:59ça c'est ce que souhaite
30:00notamment LFI,
30:02ça aille mieux,
30:03parce que ça c'est peut-être
30:05envoyer des gens au casse-pipe
30:06et être au devant
30:08de désillusions,
30:09Louis Leroy.
30:10Oui, je voudrais dire
30:11plusieurs choses.
30:12La première,
30:12c'est que personne n'est insensible
30:13aux revendications des lycées,
30:14que ce soit sur Parcoursup,
30:15qui n'est pas très transparent,
30:18qu'on parle des trous
30:19dans les emplois du temps,
30:20parce que bien souvent
30:21c'est pour arranger
30:21l'emploi du temps des professeurs,
30:22c'est aussi ça qu'il faut dire.
30:23Personne ne le dit d'ailleurs
30:24depuis quelques semaines.
30:27Et puis c'est aussi
30:27de protester contre
30:28des conditions
30:31de mobilier
30:32et d'infrastructures
30:33qui sont assez déplorables.
30:34Enfin, des moyens,
30:35il y en a.
30:36Il ne faut pas raconter
30:36de bêtises aux gens non plus.
30:37Vous prenez la région
30:38Île-de-France
30:38avec Valérie Pécresse,
30:39c'est 2 milliards d'euros par an
30:41qui se sont mis dans les lycées.
30:42Il faut dire qu'ils étaient
30:43dans un état absolument catastrophique
30:44il y a encore une dizaine d'années.
30:45Ça prend du temps
30:46mais je pense que les réponses sont là.
30:48Moi je pense que la première injustice
30:51qu'on fait à notre jeunesse,
30:52c'est de ne pas lui garantir
30:53une instruction digne de ce nom.
30:55Je pense qu'elle est là
30:55la véritable revendication
30:57dont personne ne parle.
30:58Mais c'est ça,
30:58personne n'en parle.
30:59Et si vous me permettez
31:00un dernier chiffre
31:00qui pour moi est le plus alarmant
31:02dans tout ça.
31:02Il y a un chiffre
31:03qu'il faut retenir.
31:03C'est qu'il y a 21% des jeunes
31:05qui sont au chômage aujourd'hui.
31:07Moi je pense qu'il n'y a pas
31:07que des fainéants là-dedans.
31:08Je pense qu'il y a toute une partie
31:10d'une génération
31:10à qui on n'a pas donné
31:12les fondamentaux,
31:12à qui on n'a pas donné
31:13une orientation,
31:14à qui on a fait croire
31:15que tout le monde
31:17pouvait faire un bac général,
31:18que tout le monde
31:18pourrait faire des grandes études supérieures.
31:20Pardonnez-moi de vous dire
31:20que moi je préfère
31:21une orientation
31:21qui débouche sur un métier
31:22plutôt qu'une orientation
31:24où on est dans un amphibie
31:25de bout de 6 mois.
31:26Les lycéens ne parlent pas de ça
31:27justement
31:28et puis ont envie de bloquer.
31:30Bon bref,
31:31la petite cloche
31:32ça veut dire que Pierre
31:34souhaiterait s'exprimer.
31:35Bonjour Pierre.
31:36Oui, bonjour.
31:37Bonjour tout le monde.
31:38Bonjour, on vous écoute.
31:40Oui, je voulais dire
31:42que la manifestation
31:43lorsque des gens manifestent
31:44disons que c'est un petit peu
31:45la limite.
31:48Il aurait fallu prendre le problème
31:50bien avant les manifestations.
31:52C'est un petit peu
31:52comme ces médecins
31:53qui regardent un patient
31:55qui est gangréné
31:57et qui regardent
31:58la gangrène proliférée
32:00et qui se disent
32:01est-ce qu'on coupe le pied ?
32:02Est-ce qu'on coupe en-dessus du genou ?
32:03Est-ce qu'on coupe au-dessus ?
32:04Le plus important
32:06ça aurait été
32:06disons
32:07de soigner
32:08avant que la gangrène n'existe.
32:10Donc on s'est complètement foutu
32:12du peuple
32:13en 2005
32:14avec le traité de Lisbonne.
32:16Les élections
32:17des différents
32:18législatives
32:19qui ont eu lieu
32:19on ne s'est pas occupé
32:20du peuple.
32:21A force de faire
32:22des 49-3
32:23et de faire du passage
32:24en force
32:25il arrive un moment
32:26où il y a des manifestations
32:27avec malheureusement
32:29comme disait
32:30un de vos confrères
32:31des effets secondaires
32:32dans toutes les guerres
32:34dans les guerres
32:35il y a
32:36des débits légérants
32:37mais il y a la population
32:38qui souffre
32:39et il y a
32:40par exemple
32:4170 000 morts
32:42d'enfants
32:44dans certains pays.
32:45Donc ce qu'il faut
32:46c'est écouter le peuple
32:48avant que ça n'explose
32:49et quel que soit
32:51le parti politique
32:52il faut simplement
32:53être ouvert
32:54avant d'arriver
32:55à la limite.
32:56Là on est à la limite
32:57et malheureusement
32:58ça va péter.
33:00Oui, ça pète déjà
33:01un petit peu
33:02on en parle justement
33:04dans quelques instants
33:05ces risques de guerre civile
33:06mais je vais donner
33:07la parole aussi à Serge
33:08qui est en ligne
33:09aussi avec nous.
33:11Bonjour Serge.
33:12Oui, bonjour Stéphanie
33:14et je vous remercie
33:16de me donner la parole.
33:18C'est la parole
33:20de quelqu'un
33:20qui ne connaît pas vraiment
33:21le monde de l'éducation
33:22j'y ai passé 43 ans et demi
33:24dans le secondaire
33:25et dans le supérieur
33:27dont les 29 dernières années
33:29à Lyon 2
33:31donc une université
33:32où on ne ratait jamais
33:33une occasion
33:34de faire un blocage
33:35et de faire une manif.
33:37Donc j'ai vu
33:39des choses
33:39alors l'erreur
33:40en éducation lycéenne
33:41de toute façon
33:42les lycéens
33:43sont la plupart du temps
33:44manipulés
33:45par les gens du supérieur
33:46moi j'ai eu 50 fois
33:48l'exemple
33:48pendant la crise Pécresse
33:51où rien qu'à notre niveau
33:54on a été bloqué
33:54pendant 50% du temps
33:57on n'a pas travaillé
33:58un semestre
33:59sur les deux
34:01il y a eu 500 000 euros
34:03au bas mot
34:04ça c'était l'estimation
34:05la première estimation
34:07du président
34:08de l'université
34:09à l'époque
34:10ça veut dire
34:10que vous ne comprenez pas bien
34:11la mobilisation
34:13c'est ça
34:13aujourd'hui ?
34:14La mobilisation
34:15Stéphanie
34:16c'est toujours le même cirque
34:17moi je vais reprendre
34:18l'expression
34:19de
34:20de
34:20de Jospin
34:23Jospin
34:23qui a fait
34:24la première erreur
34:25c'est-à-dire
34:25il faut que tout le monde
34:26arrive au bac
34:26à 80%
34:28du tranche d'âge
34:29doit arriver au bac
34:30maintenant on arrive
34:31à plus de 90%
34:33comme dit Briédi
34:34il est plus difficile
34:36de rater le bac
34:36que de le réussir
34:37bon tout ça
34:39pour faire quoi ?
34:39ça dépend
34:40pour qui ?
34:40pour avoir des gens
34:41qui arrivent en M2
34:44par exemple
34:44d'études environnementales
34:46et que je retrouve
34:48après
34:48ça m'est arrivé
34:49en bas de chez moi
34:50à l'époque
34:51ils sont caissiers
34:52à la vitlaire
34:54c'est intéressant
34:56c'est ça qui crée
34:57la frustration
34:57c'était mon point
34:58de tout à l'heure
35:00et j'ai entendu
35:01l'UNEF
35:03parce que j'ai pratiqué
35:03l'UNEF
35:04à Lyon 2
35:04pendant 29 ans
35:05c'est un syndicat étudiant
35:06de gauche
35:07c'est ça ?
35:09ça c'est socialiste
35:10bon teint
35:11au départ
35:11après ça a commencé
35:12à virer un peu
35:13un peu plus
35:15corsé que le rose
35:16on est passé plutôt au rouge
35:18mais je n'ai jamais vu
35:20sur un tract
35:20et j'en ai discuté
35:21avec eux
35:21plus d'une fois
35:22au cours des 29 ans
35:24que j'ai passé à Lyon 2
35:25j'ai dit
35:25c'est très bien
35:26vos tracts
35:28il y a un mot
35:29que je ne vois jamais
35:30c'est les devoirs
35:32ah les droits
35:33alors ça pour réclamer
35:34des droits
35:34vous aviez au moins
35:3510 droits
35:35qui étaient réclamés
35:36dans chaque tract
35:37d'accord ?
35:38le mot devoir
35:39ne faisait pas partie
35:41de leur vocabulaire
35:43et en plus
35:45soutenu tout ça
35:46par une grande partie
35:47des profs
35:48de l'université
35:49comme dans le secondaire
35:50d'ailleurs aussi
35:51mais j'aimerais pratiquer
35:52le secondaire
35:54qu'est-ce qui se passait ?
35:55et bien
35:56beaucoup de profs
35:57démago
35:57qui étaient là
35:58il ne fallait pas
36:00noter
36:00il fallait être compréhensif
36:02il fallait être bienveillant
36:03en tout cas
36:04en tout cas
36:04on a compris
36:05que vous ne compreniez
36:06pas ces mobilisations
36:07et que vous dénonciez
36:08une forme d'instrumentalisation
36:09notamment des syndicats
36:11de gauche
36:12alors dans cette ambiance
36:15on se pose la question
36:16est-ce que
36:17c'est vrai
36:18qu'on est au bord
36:19d'une guerre civile
36:19ou non ?
36:21écoutez Nicolas
36:21Dainville
36:22maire LR de La Verrière
36:23il était ce matin
36:24sur Sud Radio
36:25je pense qu'effectivement
36:27les ingrédients
36:28de la guerre civile
36:28sont sous nos yeux
36:29et nous les maires
36:31et les élus locaux
36:32on doit tout faire
36:33pour l'éviter
36:34on aime tellement
36:35notre pays
36:35qu'on ne veut surtout pas
36:37qu'on dresse les uns
36:38contre les autres
36:39on ne veut surtout pas
36:39remuer les haines
36:40on ne veut surtout pas
36:41sombrer dans l'essentialisation
36:43et on veut
36:44de la concorde
36:46et de la paix civile
36:46et donc cette unité française
36:48il faut la rebâtir
36:50il faut qu'on
36:51qu'on reçoit capable
36:52de vivre
36:53tous ensemble
36:54c'est ce qu'on fait
36:55dans nos villes
36:55vous savez
36:56Péguy parlait de ces villes
36:57comme des petites patries
36:59et donc tous les jours
37:00nous au quotidien
37:00on est au chevet
37:01de cette unité
37:03mais il faut maintenant
37:04que cette unité
37:05elle advienne
37:06au niveau national
37:07les paroles sages
37:09de Nicolas Dainville
37:10le maire LR
37:11de la Verrière
37:11ce matin
37:12sur Sud Radio
37:13la Verrière
37:13c'est important
37:14parce que c'est là
37:14où il y a eu
37:15une partie
37:16de cette attaque
37:18raciste
37:18qui s'est produit
37:20aussi à Trappes
37:20dans lequel
37:21une personne a perdu la vie
37:22une fillette
37:23de 12 ans
37:24a été blessée
37:25d'ailleurs
37:25à la Verrière
37:27c'est vrai
37:27il a raison
37:28le maire
37:28de la Verrière
37:30on aimerait bien
37:31mais là
37:31ça n'en prend pas le chemin
37:32soyez honnêtes
37:34l'unité
37:35la concorde nationale
37:36c'est difficile
37:36ou alors il y a
37:37cette majorité
37:38silencieuse
37:38qui aimerait bien
37:39mais qu'on n'entend pas du tout
37:40sans doute
37:40sans doute d'ailleurs
37:42en tout cas
37:42espérons-le
37:43mais moi
37:43vous savez
37:44je pense que c'est plus profond
37:45que les revendications
37:47dans les manifestations
37:48je pense que
37:48n'importe quel élu local
37:50de ce pays
37:51du nord au sud
37:52de l'est à l'ouest
37:52est capable de vous dire
37:53que la société
37:54est en train de se fracturer
37:55de toutes parts
37:55la première des fractures
37:57c'est une fracture sociale
37:58déjà entre ceux qui travaillent
38:00face à ceux qui ne travaillent pas
38:02et qui en vivent
38:03à peu près aussi bien
38:04la deuxième
38:04c'est une fracture territoriale
38:05c'est ce qu'il faut dire
38:06il y a une différence
38:07entre la France des métropoles
38:08et une France de la ruralité
38:09une France des campagnes
38:10excusez-moi de vous dire
38:11que la précarité en France
38:12elle est sans doute davantage
38:14dans les milieux ruraux
38:15que dans les banlieues
38:16la troisième fracture
38:17c'est une fracture générationnelle
38:18on parlait à l'instant
38:19des revendications
38:20des jeunes
38:22qui sont inquiets
38:22pour leur avenir
38:23et ils ont de bonnes raisons
38:24sans doute de l'être
38:25et puis en face
38:26vous avez des plus âgés
38:27qu'on veut un jour taxer
38:29mais qui je pense
38:30sont les premiers inquiets
38:31d'ailleurs
38:31on veut tous les jours taxer
38:32on veut tous les jours taxer
38:34je pense qu'ils sont
38:34les premiers inquiets
38:35pour leurs enfants
38:37et leurs petits-enfants
38:38et enfin la dernière fracture
38:39et je crois que c'est
38:40la plus dangereuse
38:41c'est la fracture
38:41entre les français
38:42et leurs institutions
38:43parce que l'échelon local
38:44en plus je pense
38:45c'est le dernier échelon
38:47qui tient
38:47et à force de promettre
38:48sans tenir
38:49à force de taxer
38:50sans améliorer
38:51les services publics
38:52à force de tout réglementer
38:55sans protéger
38:56les français
38:57les commerçants
38:58ceux qui souffrent le plus
38:59et bien je crois que
39:00l'état n'inspire plus confiance
39:01et là je pense
39:02qu'on va au-delà
39:03de graves problèmes
39:05et je pense que la priorité
39:06c'est de redonner de l'espoir
39:07alors je sais qu'en ce moment
39:08c'est pas forcément
39:09un mot à la mode
39:10mais il faut y croire
39:11et après tout je me dis
39:12qu'on est français
39:13et qu'on en a vu d'autres
39:14et qu'on s'en relèvera sans doute
39:15et il faut je pense
39:16aller porter un petit peu
39:16des messages d'espoir
39:17c'est bien qu'on s'en relèver
39:18Mathieu est pas d'accord
39:19avec vous
39:19et il vous répond
39:20dans quelques instants
39:21Mathieu
39:2210h
39:24Sud Radio
39:2710h midi
39:28Sud Radio
39:29à vous de le dire
39:30Stéphanie Demiru
39:32à vous de le dire
39:33troisième et dernière partie
39:34d'émission
39:35avec Mathieu Batchelon
39:36Louis Leroy
39:36et Frédéric Fougera
39:38aujourd'hui
39:38cette question
39:40qui peut être
39:40un petit peu provocatrice
39:42mais qui inquiète
39:43parce que tout le monde
39:43l'a dans la tête
39:44est-ce que finalement
39:45on est au bord d'une guerre civile
39:47jusqu'où iront
39:47les fractures françaises
39:49j'entendais le maire de Trappes
39:50Ali Rabé
39:51qui parle d'un climat
39:52de guerre civile
39:54larvée
39:54alors vous
39:55il y a quelques instants
39:56Louis Leroy
39:56vous nous parliez d'espérance
39:57est-ce qu'on peut décemment
39:59encore en avoir
39:59Mathieu Batchelon
40:00ah oui oui
40:01j'espère
40:02et j'étais totalement d'accord
40:04avec ce que a dit Louis
40:05sur cette partie
40:05non non mais même
40:07sur l'ensemble de son discours
40:08sur l'appel à l'espoir
40:10parce que
40:10ce que je vous disais
40:11hors antenne
40:12je ne suis pas très à l'aise
40:13avec le terme de guerre civile
40:14et je pense qu'il faut faire
40:15très attention
40:16quand on commence à manier ce terme
40:17parce que
40:18c'est pas
40:19non non je sais bien
40:20c'est pas un reproche
40:21non non c'est pas un reproche
40:22contre vous
40:22mais je veux dire
40:23dans le débat public
40:23en règle générale
40:24quand le terme
40:26quand le terme de guerre civile
40:28arrive
40:28il faut faire attention
40:29parce que c'est pas n'importe quoi
40:30c'est pas anodin ce terme
40:32je suis d'accord
40:33donc
40:35il faut évidemment
40:36qu'on soit très vigilant
40:38sur les fractures
40:39et on n'est pas là
40:40pour minimiser
40:40les fractures
40:41dont on a déjà parlé
40:42qui sont énormes
40:43dans la société française
40:46mais
40:47j'aurais tendance
40:48et on le voit
40:48quand on se déplace
40:49et quand on va un peu partout
40:50en France
40:51quand on rencontre
40:52des commerçants
40:52des artisans
40:54des jeunes
40:54des vieux
40:56moi je
40:58balade un peu
40:58en France
40:59j'ai toujours
41:00quand on discute
41:01avec des gens
41:02un espoir
41:03à chaque fois
41:03de se dire
41:04il y a quand même
41:04des gens formidables
41:05dans ce pays
41:05ça veut dire que les médias
41:06montrent une mauvaise image
41:09une image fronquée
41:09de ce qu'est l'état du pays
41:10aujourd'hui
41:11les médias montrent
41:11ce qu'ils ont à montrer
41:12c'est un zoom
41:13c'est un loop
41:15je mettrai pas
41:16de jugement
41:18négatif
41:18sur les médias
41:19ou les réseaux sociaux
41:22je voudrais justement
41:23vous montrer
41:24une scène assez significative
41:25de ce que peuvent voir
41:25les français
41:26quand ils sont installés
41:27dans leur canapé
41:28le soir
41:28c'était sur une chaîne
41:30concurrente
41:30écoutez ce clash
41:31entre le RN
41:32Julia Audoul
41:33et Sophia Tizaoui
41:34ancienne présidente
41:35de l'union syndicale
41:36l'ICN
41:36mon fils de 3 ans
41:38mon fils de 3 ans
41:39est menacé de mort
41:40c'est des gens comme ça
41:41non non
41:42et moi j'ai pas été menacé de mort
41:43tout le monde doit être représenté
41:44sur tous les plateaux
41:45on peut pas dire un parti mort
41:46mais moi je ne veux pas
41:47je ne veux pas
41:48qu'aujourd'hui
41:48les gens qui attisent la haine
41:49et la violence de ce pays
41:50soient représentés sur des plateaux
41:51oui mais madame
41:53vous n'êtes pas
41:54rédactrice en chef
41:55ni l'arbitre des élégants
41:56sur un plateau
41:57non bien sûr que non
41:57mais je parlais de mort politique
41:58à un moment donné
42:00on ne peut pas dire
42:01les mots peuvent tuer
42:02et prendre des mots
42:03même s'ils sont déplacés
42:05pour dire
42:06ce parti doit être mort
42:07si vous voulez
42:07je continue
42:08mais c'est pour ça
42:09que je parlais du parti
42:10voilà typiquement
42:11le genre de scène
42:11qu'on voit
42:12c'était en l'occurrence
42:13sur BFM TV
42:14mais c'est ce qui arrive
42:16tous les soirs
42:17régulièrement en ce moment
42:19Frédéric Fougera
42:20on se posait la question
42:22de la responsabilité
42:23des médias
42:24il est impossible
42:25de dire que
42:25les médias sont
42:26responsables de la situation
42:27mais il est aussi impossible
42:28non ce n'est pas ma question
42:29mais ça vous évoque
42:29quand vous avez une ancienne
42:31présidente de l'union
42:33syndicale
42:33qui dit
42:34Julien Houdou
42:35l'URN
42:35moi j'aimerais
42:35que votre parti soit mort
42:37tout simplement
42:37j'y viens Stéphanie
42:39je fais le lien
42:40entre le propos de Mathieu
42:42et ce qu'on vient d'écouter
42:43on ne peut pas dire
42:43évidemment que
42:45les médias
42:45sont responsables
42:46de la situation
42:46on ne peut pas non plus dire
42:47que les médias
42:48n'ont aucune responsabilité
42:49les médias
42:50c'est un pouvoir
42:51et face à un pouvoir
42:51il y a des responsabilités
42:52et sur les chaînes
42:54d'information
42:54aujourd'hui
42:55il n'y a plus d'information
42:56ce n'est pas de l'information
42:57c'est de l'opinion
42:58et ce n'est même plus de l'opinion
42:59c'est de l'émotion
43:00donc c'est émotion contre émotion
43:01et le travail des journalistes
43:03serait vraiment
43:04de parfois
43:05remettre les choses en place
43:07et de redonner
43:07une information concrète
43:09quand les gens dérivent
43:10et quand on n'est que sur de l'émotion
43:11finalement
43:12on n'est plus sur du palpable
43:13on n'est plus sur des faits
43:14on n'est plus sur du concret
43:15donc on perd
43:16cette capacité
43:18à faire réfléchir les gens
43:20et ça je trouve
43:21extrêmement dommageable
43:22et pour finir
43:23et rebondir
43:24sur la question
43:25des guerres civiles
43:25avec laquelle je suis
43:26très mal à l'aise aussi
43:27avec ce terme
43:27parce que je ne pense pas
43:28qu'on en soit là
43:28je ne pense pas non plus
43:29qu'on soit tombé au plus bas
43:30je pense qu'on risque
43:32d'aller encore beaucoup plus bas
43:33il ne faut pas oublier
43:34que quelque part
43:35les responsables
43:35c'est nous
43:36c'est nous toutes et tous
43:37c'est nous qui sommes responsables
43:39de la situation aussi
43:40de notre pays
43:40c'est nous qui nous laissons
43:42séduire par des discours flatteurs
43:43et puis après on est déçu
43:44parce qu'on n'a pas le résultat
43:46de ce pour quoi on a voté
43:47donc il ne faut pas toujours aussi
43:49chercher un bouquet mystère
43:50ou mettre la faute
43:51sur le dos des autres
43:51il faut aussi nous
43:52nous mettre en responsabilité
43:54ce n'est pas que les médias
43:55ce n'est pas que les politiques
43:55c'est nous qui votons
43:56c'est nous qui faisons des choix
43:57c'est nous qui aimons
43:59qu'on nous raconte
44:00que tel service va être gratuit
44:01que telle et telle chose
44:02va être facile
44:03que demain tout va être meilleur
44:04mais non non
44:05demain ça va être aussi difficile
44:06et donc on est aussi responsables
44:07de nos choix
44:08En l'occurrence
44:08cette scène se clash
44:10pour moi il donne une information
44:11sur ce qui est en train
44:12de se passer
44:12dans la société française
44:13cette fracture
44:14elle est illustrée
44:15dans cette scène
44:16entre le RN
44:17Julien Oudoul
44:18et puis une syndicaliste
44:20de gauche
44:21c'est un petit peu
44:22de ça qu'on parle
44:23quand on parle d'une fracture
44:24et d'une forme de guerre civile
44:26vous n'êtes pas d'accord
44:27Louis Leroy ?
44:27Si et puis il y a une forme
44:28de brutalisation
44:29de chaotisation
44:30de volonté
44:31de vouloir tout conflictualiser
44:33elle dit moi
44:34je ne veux pas donner la parole
44:35aux idées de l'extrême droite
44:37sur un plateau
44:37moi je le dis
44:38d'autant plus tranquillement
44:39que je ne suis pas
44:39un de leurs électeurs
44:40mais enfin si Julien Oudoul
44:41doit sortir
44:42qu'elle sorte juste après
44:44moi je la mets exactement
44:47comment au niveau
44:48de tous ceux
44:49qu'elle soutient
44:49et qui appellent
44:50à l'insurrection
44:51chaque semaine
44:51dans le pays
44:52je trouve ça
44:53assez insupportable
44:53après ça m'embête
44:55un peu de données
44:55je pense qu'elle est
44:56complètement illuminée
44:57du bulbe
44:59qu'elle raconte
45:00strictement n'importe quoi
45:01après l'attentat de Trapp
45:04on accuse les chaînes info
45:05on accuse certains partis
45:07d'être responsables
45:08mais jamais de la leur
45:09moi je suis toujours
45:10un petit peu mal à l'aise
45:11avec ça
45:12c'est de la faute de tout le monde
45:13c'est jamais de la leur
45:13mais enfin
45:14qui c'est qui appelle
45:15à pourrir des journalistes
45:16j'ai lu ça cette semaine
45:17c'est Jean-Luc Mélenchon
45:18je crois
45:18qui c'est qui appelle
45:20à s'en prendre
45:21à tous ceux
45:22qui ne pensent pas comme eux
45:23enfin je veux dire
45:23à un moment
45:24il y a quand même
45:25une responsabilité
45:26il y a quand même
45:26un poids des mots
45:28employer le mot
45:29dire je veux sa mort
45:31la mort du parti
45:32c'est pourquoi
45:32on parle de guerre civile
45:34etc
45:35larvée
45:35c'est ce que nous dit
45:36le maire de Trapp
45:37Stéphanie
45:38c'est une forme
45:39de totalitarisme
45:40qui n'est même pas larvée
45:41qui est à ciel ouvert
45:43revendiqué
45:45on parlait des médias
45:46le travail des chaînes info
45:47le travail de reportage
45:48on n'a rien à dire
45:49moi je suis très mal à l'aise
45:50pour tout vous dire
45:50avec ce type de format
45:51qui pullule d'ailleurs
45:52sur toutes les chaînes
45:52on parle de BFM
45:53mais les concurrents font pareil
45:54après nous aussi on débat
45:55on pourrait nous dire
45:57qu'on fait la même chose
45:57j'ose imaginer
45:59et j'espère pour nos auditeurs
46:00que nos débats
46:01sont plus courtois
46:02et sont plus constructifs
46:03que ces panels
46:04qui sont faits
46:05pour qu'il y ait du clash
46:06j'en ai regardé 2-3
46:07des émissions comme ça
46:08il y en a plein
46:08elles pullulent sur les chaînes
46:09depuis début septembre
46:11c'est dur à regarder parfois
46:12en fait on sent que tout est
46:13on prend que des personnalités
46:14que des gens
46:15qui ont des opinions
46:16extrêmement tranchées
46:17alors c'est bien qu'il y en ait
46:17et on fait en sorte
46:19pour avoir la séquence
46:20la capsule
46:20et d'ailleurs qui tourne
46:22qu'est-ce qu'on fait
46:23on parle que de ça là
46:24du coup
46:24non là c'est la première fois
46:26qu'on parle de ça
46:26en l'occurrence
46:27non mais je dis on
46:27c'est pas vous
46:28je veux dire on parle beaucoup de ça
46:30et les chaînes ont tendance
46:32à chercher des personnalités
46:33un peu clivantes
46:34avec des positions
46:35assez radicales
46:36donc vous dites
46:37c'est pas l'état du pays
46:39vous êtes en train
46:40je suis en train de m'expliquer messieurs
46:41mais ce que je peux partager
46:42c'est une forme
46:43d'une majorité silencieuse
46:45qu'on n'entend pas justement
46:46et qui ne font pas partie
46:47j'appelle ça la théorie
46:50de la salle de classe
46:50c'est-à-dire que trois personnes
46:51dans une salle de classe
46:52suffisent à vous foutre le bordel
46:53dans une salle de 35 élèves
46:55c'est la minorité bruyante
46:57la minorité active
46:59mais ça devient insupportable
47:01et là je crois que c'était
47:01un débat justement sur les lycéens
47:02c'est une représentante
47:03de syndicats lycéens
47:05mais est-ce qu'on ne peut pas
47:06se mettre autour d'une table
47:06sans déconner
47:07et régler le parcours de parcours sup
47:09sans se mettre à hurler
47:10en regardant ce qui fonctionne
47:12on doit pouvoir y arriver quand même
47:13Regardez les sondages
47:14pour la présidentielle
47:15qui nous annoncent
47:16a priori
47:17un second tour
47:17entre l'ERN et LFI
47:19c'est dire que
47:20quand même
47:20le débat est polarisé
47:22et que ce n'est pas artificiel
47:24Vous voyez ce que je veux dire ?
47:25Moi je ne suis ni l'électeur de l'un
47:26ni l'électeur de l'autre
47:27et à la fois
47:27je ne me sens pas légitime
47:28pour dire que
47:2940% pour Marine Le Pen
47:3120% pour Jean-Luc Mélenchon
47:32je ne me sens pas légitime
47:33pour dire que 60%
47:34des Français se trompent
47:35et je pense que c'est
47:36aux 40% qui restent
47:37et je m'inclue peut-être
47:38un petit peu dedans
47:39peut-être à tort
47:39d'aller convaincre
47:40d'aller rechercher
47:41des gens qui
47:41d'une manière ou d'une autre
47:42sont déçus
47:43d'une manière ou d'une autre
47:44cherchent de la rupture
47:45d'une manière ou d'une autre
47:46cherchent de la radicalité
47:47plus que de l'extrémisme
47:48je pense
47:50Mathieu Bachelon ?
47:51Je suis tout à fait d'accord
47:52avec ça
47:52il y a un besoin
47:53on le voit
47:55de...
47:56alors bon
47:57les sondages sont
47:58ce qu'ils sont aujourd'hui
47:58il peut se passer
47:59énormément de choses
48:00jusqu'à la présidentielle
48:01je pense que c'est important
48:02Il va s'en passer
48:02Il va s'en passer
48:07c'est vrai qu'il faut
48:08que cette présidentielle vive
48:09et qu'il y ait des vrais débats
48:09et que ça se mette en route
48:10et on sait très bien
48:11qu'il y a toujours eu des surprises
48:12donc bon
48:13je ne dis pas
48:13que les sondages se trompent
48:15je dis juste qu'il serait trompeur
48:16en revanche de penser
48:17que la photographie d'aujourd'hui
48:18est la photographie exacte
48:19de l'arrivée
48:20donc il faut que cette campagne
48:22présidentielle ait lieu
48:22qu'il y ait tous les candidats
48:23que tout le monde puisse faire campagne
48:24mais la deuxième chose
48:26là où je suis d'accord
48:27c'est qu'il y a une envie
48:29quand même
48:29on le sent
48:30de radicalité
48:31de dégagisme
48:31de coup de balai
48:32qui est important
48:33on a essayé
48:34ceux-là on ne les a pas essayés
48:35allons-y
48:35mais parce que aussi
48:37Frédéric avait raison
48:38il y a une faillite généralisée aussi
48:40on se met dans le lot
48:41de nous tous
48:42qui avons laissé
48:43le débat pourrir
48:44voilà
48:45donc on arrive à cette situation-là
48:46Frédéric le mot de la fin
48:47il y a aussi une grosse frustration
48:48et espérons que cette campagne présidentielle
48:51va effectivement bien avoir lieu
48:53et va permettre beaucoup de débats
48:54parce que finalement
48:55il n'y a pas eu de campagne présidentielle
48:56vous en doutez ?
48:57non mais c'est juste pour rappeler
48:58qu'il n'y a pas eu de campagne
48:59vous en doutez ?
48:59non mais c'est important
49:00ça aussi c'est une question
49:01c'est une campagne présidentielle
49:01à l'élection précédente
49:03et je pense que c'est une grosse frustration
49:06on a dû vivre avec
49:07et quelque part
49:07on n'a pas eu le résultat
49:10de ce qu'on pouvait attendre
49:12et donc là
49:12il nous faut une campagne présidentielle
49:14et il n'y en a pas
49:15et là elle débute
49:17juste une petite citation
49:18parler de l'espoir
49:19notre auditeur tout à l'heure
49:20a parlé de Peggy
49:21je vais parler
49:21je voudrais juste citer
49:22un très grand écrivain catholique
49:23un autre
49:24qui est Georges Bernanos
49:25qui disait que
49:26la plus haute espérance
49:27c'était le désespoir maîtrisé
49:28si on peut essayer
49:30de faire nôtre
49:31si on peut essayer
49:31de faire nôtre
49:32cette citation
49:32on ira tout suivre
49:33on n'aura pas mieux
49:34bon c'est l'heure
49:35d'André Bercoff
49:36dans tous ses états
49:37lui aussi
49:38nous on se retrouve
49:38à 10h lundi
49:40pour à vous de le dire
49:41excellent week-end
49:41à tous
49:42chers auditeurs
49:43à lundi
49:43à lundi
49:43on se retrouve
49:43à lundi
49:43à lundi
49:43à lundi
49:44à lundi
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