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Propos de Sofia Tizaoui : «Elle est persuadée d'avoir un danger de mort en face d'elle», note Charlotte d'Ornellas

Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce vendredi, Pascal Praud revient sur les propos d'une invitée de BFM TV qui a déclaré souhaiter que "le RN soit un parti mort".

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Transcription
00:00où une jeune femme demande la mort du rassemblement national.
00:04Donc à chaque fois c'est l'extrême gauche qui allume des feux et c'est des médias qui sont
00:10pointés du doigt
00:11ou c'est un parti politique. La période que nous vivons est proprement sidérante.
00:16Alors écoutez cette manifestation sur un plateau de télévision de cette jeune femme que vous allez entendre
00:24qui représente, je ne sais pas qui elle représente d'ailleurs, mais pour le moment elle représente un syndicat d
00:29'étudiants.
00:30Écoutez cette séquence.
00:31Une partie de cette jeune femme-là est haineuse, il n'a qu'une envie c'est d'en découdre.
00:35Mais oui j'ai envie d'en découdre avec le rassemblement national parce que j'ai envie que vous soyez
00:38un parti mort.
00:39Voilà moi je le dis, je veux que votre parti...
00:41Attendez, attendez, attendez, attendez.
00:45Moi je ne veux plus que ce parti existe.
00:47Mon fils de 3 ans a été menacé de mort parce que c'était des gens comme ça.
00:50Et moi je n'ai pas été menacé de mort.
00:52Non, Sophie a dit...
00:54On ne veut pas vous sur ce plateau.
00:56Et bien c'est très bien.
00:57Non, non, non, non.
00:58Tout le monde doit être représenté sur tous les plateaux.
01:01On ne peut pas dire un parti mort.
01:02Mais moi je ne veux pas qu'aujourd'hui les gens qui attisent la haine et la violence de ce
01:06pays soient représentés sur des plateaux.
01:08Ceux qui attisent la haine, alors évidemment chacun se renvoie le...
01:11C'est tous les jours, nous parlons de l'extrême gauche qui, on est au-delà du dérapage.
01:16C'est-à-dire qu'hier on était avec un patron de car, un patron de bus,
01:19qui expliquait que son car a été attaqué par des militants antifas.
01:25Ces militants qui étaient dans le car allaient au Congrès du Rassemblement National.
01:29Et je disais déjà hier, et je vais le répéter, vous imaginez...
01:32L'inverse.
01:32L'inverse.
01:33Si c'était un car de militants de gauche qui avaient été attaqués par un groupuscule de droite.
01:38Bon, là vous avez une jeune femme qui s'appelle Sophia Tizaoui,
01:42qui est une militante de la France Insoumise, qui est proche de Raphaël Arnaud et de la jeune garde,
01:45dissoute après le meurtre de Quentin Durand, qui dit sur un plateau de télévision,
01:49je voudrais que vous soyez...
01:49Avant même.
01:50Comment ?
01:51Ils avaient été dissous avant.
01:53Oui.
01:53Et qui dit, je voudrais que vous soyez un parti mort.
01:56Bon, moi je veux bien...
01:58Qui allume les feux ?
01:59Qui allume les feux ?
02:01Et c'est extraordinaire parce que tout l'espace médiatique...
02:05Alors ce matin, Yannick Jadot, visiblement,
02:07Yannick Jadot a demandé la suspension de CNews.
02:12C'est original.
02:13Mais en quoi CNews est...
02:15Le réel, c'est pas...
02:17Nous nous témoignons de la réalité.
02:19Je veux dire, il n'y a pas de paroles racistes qui sont dites sur ce plateau, que je sache.
02:24Et personne...
02:25Je ne veux pas dire que personne ne dit rien, c'est pas le mot d'ailleurs.
02:27Mais Charlotte Dornelas, l'extrême gauche est en roue libre.
02:30Voilà.
02:31Elle crée un climat insurrectionnel depuis deux semaines.
02:36Et la gauche, j'entends encore la voix de François Hollande, qui pourrait dire stop.
02:44En fait, la gauche, elle est aux abonnés absents.
02:46Elle est aux abonnés absents.
02:48Je suis désolé de vous le dire.
02:50Donc, qui...
02:52Comment dire ?
02:53Qui ne parle pas soutien ?
02:57Charlotte Dornelas.
02:58Non, mais dans les circonstances, moi, ce qui m'a le plus choquée, c'est le président de la République,
03:02qui est quand même garant de l'unité du pays.
03:05Honnêtement, les quelques jours qui viennent de se passer sont inquiétants.
03:09Je ne peux pas dire autre chose.
03:10On ressent physiquement une espèce de tension angoissante.
03:15Je ne peux pas dire autre chose.
03:16On sent une haine monter des uns contre les autres.
03:19Tout le monde a une bonne raison de haïr son voisin et de justifier la haine de son voisin par
03:24les mots d'un tiers.
03:26On fait quoi avec ce dispositif ?
03:28Franchement, je veux dire, ça fait des années que certains craignent la guerre civile.
03:32On a tous les ferments sous nos yeux.
03:34Et vous avez des adultes qui se comportent de manière irresponsable.
03:39Le président de la République, j'attendais de lui, franchement,
03:42qui disent, au lendemain de cet attentat, qui se félicitent, par exemple, de l'unanimité de la condamnation,
03:49que pour une fois, devant le cadavre d'un jeune homme, il n'y ait pas de relativisation.
03:55Il n'y ait pas d'attaque sur la victime.
03:57Il n'y ait pas d'explication oiseuse sur, ici, la situation sociale, là-bas, la situation économique de sa
04:05famille.
04:05Non, tout le monde a dit que c'était abominable, que c'était une horreur, que c'était un crime
04:09raciste.
04:10Tout a été reconnu.
04:11Peut-être qu'Emmanuel Macron aurait pu prendre acte de l'intervention de la soi-disant police raciste,
04:17l'intervention salutaire dans cette histoire.
04:20Il aurait pu prendre acte de l'unanimité de l'Assemblée d'un pays soi-disant raciste
04:25pour faire une minute de silence en hommage à ce jeune homme.
04:30Il aurait pu prendre acte, aussi, de la mobilisation immense des services d'enquêteurs.
04:37Le procureur antiterroriste nous a expliqué hier qu'il y avait 200 enquêteurs qui travaillaient sur le dossier,
04:43qu'il y avait 7 magistrats antiterroristes mobilisés dans ce dossier.
04:46Donc, le racisme systémique est un petit peu relativisé par cette mobilisation de tous pour faire la lumière sur cette
04:52horreur.
04:53J'aurais attendu d'Emmanuel Macron qu'il soit ce ferment d'unité dans une période franchement angoissante.
04:59Je le dis avec beaucoup de peine.
05:01Je vois sous mes yeux se dérouler, en effet, une espèce...
05:06Je ne sais pas, tout le monde a dit...
05:07Alors, non, Emmanuel Macron préfère rentrer dans le jeu électoral en disant que le Rassemblement national est responsable.
05:13Il ne peut pas le croire.
05:14Une seconde.
05:15Qu'il soit en désaccord total avec toutes les propositions du Rassemblement national.
05:19Très bien, évidemment.
05:20Mais Emmanuel Macron se souvient-il que lui-même a été accusé de racisme ?
05:25Que lui-même a été collé en une d'un journal avec des barbelés autour du visage quand il proposait
05:30sa loi immigration ?
05:32Parce que le seul fait de se pencher sur la politique d'immigration et d'avoir des désaccords avec celle
05:38-ci
05:38fait de vous un homme d'extrême droite, raciste, opposé aux droits de l'homme depuis maintenant des années.
05:43C'est ce narratif qui prépare cette haine.
05:45Cette gamine sur le plateau, elle est absolument persuadée d'avoir un danger mortel en face d'elle.
05:52Et d'ailleurs, elle ne dit pas juste, je voudrais un parti mort, sous-entendu, je vais le combattre politiquement.
05:57Elle dit, je vais en découdre avec le Rassemblement national.
05:59Et là, honnêtement, sur le plateau, la réaction est à la hauteur.
06:02Il y a une réaction adulte par rapport à son propos.
06:06Mais elle est le fruit, je pense, d'une société, et notamment médiatique et politique,
06:12qui n'a pas pris au sérieux la menace d'un recours assumé à la violence politique du côté de
06:20l'extrême gauche.
06:21On s'est focalisé sur d'autres menaces qu'on a d'ailleurs anéanties,
06:24mais celle-ci n'a pas été prise au sérieux.
06:29Et certains ne la voient toujours pas, par ailleurs.
06:32Comment dire ?
06:32Tous ces gens ne veulent pas qu'on parle de l'immigration.
06:35C'est simple.

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