- il y a 18 minutes
Avec Rachida Kaaout, Alexandra Szpiner, Fabien Verdier
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NewsTranscription
00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demuru.
00:05A vous de le dire avec Rachida Kaoud, présidente du Haut Commissariat des Diasporas Africaines de France,
00:10Alexandra Spiner, enseignante, déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-France,
00:15et Fabien Verdier, président du Mouvement pour le Développement des Villes sous Préfectures, ancien maire de Châteaudin.
00:22On parle de cette semaine de tous les dangers.
00:25On vous écoutait, Fabien Verdier, il y a quelques instants, nous dire que tout simplement le gouvernement est hors sol.
00:30Les Français ne se sentent pas entendus, c'est le moins qu'on puisse dire.
00:34Les lycéens, eux, ne veulent pas lâcher le morceau.
00:36En tout cas, certains syndicats qui appellent encore au blocus aujourd'hui, au blocage.
00:41Alors, il y a aussi une minorité, peut-être, ou une majorité, on ne sait pas, silencieuse.
00:45En tout cas, je lisais un sondage la semaine dernière dans le Figaro,
00:48où la moitié des Français aimeraient quand même que ça s'arrête, ce blocage,
00:51et que les lycéens puissent retourner en cours.
00:53On va aller à Toulouse, on va retrouver notre journaliste Christine Bouillot,
00:57qui se trouve devant le lycée Ozen, précisément.
01:00Bonjour, ma chère Christine.
01:02Bonjour, bonjour à tous.
01:03Bonjour Christine.
01:04Alors, comment est la situation devant ce lycée Toulousain, Christine ?
01:08Alors, la situation devant ce lycée, elle est un petit peu à l'image de ce que la semaine s
01:15'annonce,
01:15c'est-à-dire une volonté pour, on va dire, les syndicats de lycéens de continuer à bloquer leurs établissements,
01:21en tous les cas, de se montrer et de manifester que les revendications,
01:26et en tous les cas, les réponses apportées par le gouvernement, y compris pendant les vacances de la Toussaint,
01:30n'ont pas été à la hauteur.
01:31Alors, sauf que, évidemment, il est difficile aujourd'hui d'imaginer la suite de cette mobilisation.
01:38Il y a eu à un moment donné, donc, l'intervention des policiers à la demande du proviseur
01:41pour permettre à certains élèves de rentrer.
01:44Certains établissements, rappelons-le, les situations des lycées ne sont pas toutes les mêmes.
01:48Dans les lycées du centre-ville, par exemple, il y a des classes préparatoires aux grandes écoles, des GPE.
01:54Donc, ça veut dire aussi que c'est des étudiants post-bac qui ont besoin de continuer à suivre leurs
01:59cours
02:00et il fallait absolument les laisser rentrer.
02:02Mais ça a eu aussi comme effet d'attiser un tout petit peu, on va dire, la fougue de ces
02:07lycéens
02:07qui, eux, souhaitaient continuer à bloquer leur établissement.
02:11On sent, effectivement, en discutant les différents établissements où je suis allée ce matin,
02:17le corps enseignant, les chefs d'établissement, on va dire, partagés entre cette situation
02:22où ils comprennent les revendications, puisque même s'il y a eu des avancées dans ce qui a été demandé,
02:28les lycéens considèrent que tout n'est pas absolument rempli
02:31et c'est, effectivement, une revendication qu'ils posent aujourd'hui encore sur la table
02:35et la volonté d'avoir un suivi pédagogique.
02:38Donc, les professeurs interrogés sont un petit peu dans le, on va dire, dans une situation,
02:43ils ont peur que ça s'enquiste, tout simplement, et avec des échéances qui arrivent aussi très rapidement,
02:48notamment pour les élèves de terminale, puisque le relevé des notes pour Parcoursup,
02:52nécessaire, en tous les cas pour les dossiers Parcoursup, qui, lui, continue malgré tout,
02:56c'est d'ici une quinzaine de jours et il y a des élèves, une grande majorité, en tous les
03:00cas,
03:01qui n'ont quasiment aucune note.
03:03Du côté des élèves aussi, certains commencent à se dire, mais nous, on est super contents de voir
03:09qu'on nous entend, qu'on est, voilà, on entend la jeunesse et c'était quelque chose qui, pour nous,
03:15était important.
03:16Et en même temps, c'est comme ça, c'est un dilemme, et en même temps, on sait aussi qu
03:20'il va falloir qu'on retourne en cours
03:21parce que, aussi, les outils ne permettent pas d'avoir un suivi pédagogique à distance,
03:25ça ne marche pas, ça ne fonctionne pas.
03:27À titre d'exemple, pendant deux mois et jusqu'à cette date récente,
03:31l'Académie de Toulouse avait un problème avec, après un piratage informatique,
03:35avec un problème pour le distanciel, en tous les cas, pour le système informatique,
03:40de liaison entre les élèves et les établissements.
03:43Donc, vous voyez bien que la situation est en train un tout petit peu de flotter, j'allais envie de
03:47dire,
03:48qui est test aussi, parce qu'il y a des échéances, on annonce un mardi noir aussi,
03:53avec le retour des universités, la journée de jeudi, certains rêvent d'un jeudi, vendredi, samedi,
04:00de mobilisation, une sorte de, alors, c'est un baroud d'honneur ou une continuité dans la manifestation,
04:07c'est très difficile de le dire, c'est très difficile de le comprendre,
04:11mais ce que l'on voit, en tous les cas, c'est que, même si certains sont contre les blocages,
04:17ils ne sont pas là pour dire, ben, c'est pas légitime, en tous les cas, on comprend,
04:23on a envie d'être entendu, il faut continuer, on est fiers de ce que l'on fait,
04:27mais en même temps, il va falloir aussi qu'on retourne à l'école,
04:30parce que ça va bientôt faire quasiment un trimestre entier,
04:34puisqu'il y a eu les deux semaines de la Toussaint, les trois semaines de mobilisation,
04:37c'est quelque chose d'assez étonnant.
04:39Et pour vous dire aussi, alors, c'est assez étonnant,
04:43c'est très compliqué, parce que quand les policiers interviennent,
04:46ben, ça a le don d'exciter, d'énerver,
04:48en même temps, les policiers sont là pour débloquer,
04:51à la demande d'un chef d'établissement.
04:52Le blocage n'est pas légitime, on le rappelle quand même.
04:55Alors, le blocage n'est pas légitime.
04:58Enfin, légitime, n'est pas légal, pardon, plus que légitime, pardonnez-moi, j'ai un lapsus.
05:03Ce que je veux dire, Stéphanie, c'est que quand vous êtes devant ces établissements,
05:07ce sont des enfants, ce sont des mineurs.
05:10Il y en a certains qui font peut-être un mètre 90,
05:13mais vous allez les voir, ils sont en seconde,
05:15donc ils ont 16 ans à tout casser.
05:17Donc, ça veut dire aussi que c'est une matière manifestante
05:21qui est très compliquée à gérer.
05:24Ils sont coordonnés, mais pas complètement.
05:27Donc, c'est vrai que c'est quelque chose qui est d'une extrême tension,
05:31ou en tous les cas, d'une extrême difficulté
05:33pour arriver à encadrer, ou en tous les cas,
05:36à comprendre les contours de cette mobilisation,
05:39que beaucoup comprennent,
05:40mais se demandent sous quelle forme maintenant ça va pouvoir continuer.
05:43Merci Christine Bouillot, en tout cas, pour se résumer assez juste de la situation.
05:47C'est vrai qu'il y a ceux dont les revendications sont légitimes
05:51et effectivement, les blocages qui sont illégaux,
05:54Alexandra Spiner, c'est le mot que je voulais employer.
05:57Et c'est vrai que ces heures et ces semaines de cours sont,
06:00vous le disiez, vous la spécialiste, irrécupérables.
06:02Pour moi, c'est irrécupérable, absolument.
06:04Et c'est irrécupérable, surtout d'ailleurs,
06:06pour les plus fragiles scolairement et les plus fragiles socialement.
06:10Parce qu'évidemment, les élèves qui sont de milieux privilégiés
06:14auront la possibilité de récupérer tout ce qui a été perdu.
06:18D'abord avec ce qu'on appelle la bibliothèque invisible,
06:21c'est-à-dire l'acquis tous les jours au quotidien
06:25au sein de familles privilégiées.
06:28Les autres, pour eux, c'est perdu.
06:30Et quand je pense que certains professeurs
06:35refusent les blocages filtrants,
06:37c'est-à-dire permettre aux jeunes des prépas
06:39de pouvoir accéder à leur lycée,
06:42moi, je ne comprends pas.
06:43Parce qu'honnêtement, vous condamnez cette génération
06:48à l'échec, en réalité.
06:50Je comprends leurs revendications.
06:52Vraiment, il y en a beaucoup que je soutiens,
06:56notamment plus de médecine scolaire,
06:58plus de lisibilité de ce qui est Parcoursup.
07:01Mais arrêtons le fantasme de Parcoursup
07:04qui va être complètement révolutionné.
07:07On sait très bien que 40 ans de réformes égalitaristes
07:13ont produit l'inverse de ce qu'elles souhaitaient.
07:15Et de ce qu'elles revendiquaient.
07:17Le sujet, vous l'avez dit, c'est ça.
07:18C'est que les radicats ne veulent pas de sélection.
07:22Ils le disent, ils ne s'en cachent pas.
07:23Moi, je constate quand même qu'à Paris,
07:25on prend l'exemple de Paris,
07:26vous avez, je crois, 9 lycées
07:29qui sont complètement bloqués, 5 partiellement.
07:32Je constate que les lycées professionnels
07:36auxquels je suis particulièrement attachée
07:38qui, pour moi, sont une voie d'excellence.
07:41C'est-à-dire des gamins
07:42qui sont reliés au monde du travail.
07:44Ils comprennent, eux,
07:45qu'ils ne peuvent pas se permettre
07:48de se mettre à l'écart du travail
07:50pendant tant de semaines.
07:52Il faut maintenant arrêter.
07:53Il faut sonner la...
07:54Enfin, je veux dire,
07:55y a-t-il un adulte responsable
07:57qui peut maintenant trouver une issue
08:00à cette situation qui est complètement bloquée ?
08:02On ne peut pas sacrifier notre jeunesse ainsi.
08:04Et c'est surtout qu'il y a quand même
08:06une partie, une grande partie,
08:07alors on n'a pas le chiffre,
08:08mais la moitié manifestement
08:12veut y retourner.
08:14La majorité veut retourner au travail.
08:16Moi, j'ai été très choquée
08:17que le président de la République
08:19reçoive les syndicats lycéens
08:21et étudiants ne reçoivent pas l'UNI,
08:23qui sont quand même des étudiants
08:25extrêmement courageux,
08:26qui parfois...
08:26Vous faites bien de le souligner, c'est vrai.
08:27Ils ne les ont pas reçus.
08:28Oui, ils n'ont pas été reçus.
08:30Les étudiants qui parfois doivent
08:31suivre leur cours...
08:33C'était quoi la raison ?
08:33Vous la connaissez, vous ?
08:34Non, je ne la connais pas.
08:35En tout cas,
08:36ils n'ont pas été reçus.
08:38Je rappelle que des jeunes
08:39qui sont engagés à l'UNI
08:41doivent parfois suivre leur cours à distance
08:43tant ils sont malmenés
08:45et harcelés par l'extrême gauche
08:48au sein de l'université.
08:49Donc moi, je trouve maintenant
08:51qu'il faut arrêter tout cela.
08:52Et je rejoins ce qui a été dit,
08:55les Français se sentent méprisés.
08:57Ce que disait Fabien Verrier tout à l'heure.
08:58Je crois qu'on est vraiment
08:59dans le cœur
09:00de ce qu'est le macronisme.
09:02C'est-à-dire,
09:02pourquoi on ne peut pas sortir
09:03de ce conflit ?
09:05Parce qu'au fond,
09:06qui ici peut dire
09:08les revendications des lycéens ?
09:10Qui peut les lister, vraiment ?
09:12Je vais dire...
09:12Les hommes m'apportent une précision,
09:14parce que c'est vrai
09:14que j'étais un petit peu choquée.
09:15Et vous faites bien
09:16de souligner cette information.
09:17À l'UNI,
09:18qui est un syndicat de droite,
09:19proche de la droite,
09:20apparemment,
09:21ils ont dit
09:21qu'ils n'avaient reçu,
09:22le gouvernement n'avait reçu
09:24que ceux qui étaient
09:24à la base du mouvement
09:25et qu'il y avait des revendications.
09:26Oui, écoutez, très bien.
09:27Non, non, mais bon.
09:29Merci pour ce complément d'information.
09:32On trouve
09:33les réponses biaisées
09:34qu'on veut.
09:35La réalité,
09:35c'est que vous avez
09:36un syndicat étudiant
09:37qui s'appelle l'UNI,
09:38qui rassemble
09:39des jeunes étudiants
09:40qui sont extraordinairement courageux.
09:42Parce que, croyez-moi,
09:43qu'en France,
09:44être de droite
09:45au sein de l'université,
09:46il faut sacrément être courageux.
09:48Et qu'ils sont, de fait,
09:49mis à l'écart du débat.
09:50J'ai compris pour les professeurs,
09:52notamment,
09:53vous écoutez les professeurs
09:54dans les facultés,
09:55les professeurs à droite,
09:57demandez à Fabrice Balanche
09:58à Lyon,
09:59il a été empêché,
10:00bon, etc.,
10:01et ce n'est pas le seul.
10:02Rachida,
10:02quelle est votre vision là-dessus ?
10:04Parce que c'est vrai que là,
10:05on a envie de dire,
10:06bon,
10:07la moitié des étudiants
10:08aimeraient bien y retourner,
10:09quand même,
10:09il y a une majorité silencieuse
10:10qu'on n'entend pas.
10:11Et c'est vrai qu'il y a une forme de,
10:12pardonnez-moi,
10:13j'assume le mot,
10:14de tyrannie
10:15de certains étudiants de gauche,
10:16d'organisation syndicale,
10:18et on en parlera,
10:19même qui va même au-delà,
10:21chez les responsables politiques,
10:23vous ne pouvez plus parler
10:24d'immigration à la télévision,
10:25vous êtes taxé de fasciste,
10:27de raciste,
10:27bon,
10:27c'est vrai que ça commence
10:28à bien faire,
10:29quand même.
10:30Disons que moi,
10:31je vais vous rapporter
10:32un petit peu
10:32les discussions
10:34qui se sont déroulées
10:35hier soir
10:36au sein de la commission jeunesse.
10:38Donc,
10:38nous avons une commission jeunesse
10:40au sein du Haut Commissariat
10:41des Diasporas Africaines de France,
10:42avec des étudiants,
10:44donc,
10:44déployés
10:44sur toute la France.
10:45Et je peux vous dire
10:46que le gouvernement,
10:48actuellement,
10:49fait face à une crise de confiance.
10:51Et ce qui se passe,
10:52c'est que les annonces
10:53qui ont été faites,
10:54et les concessions également,
10:57c'est de la poudre
10:58de perlimpinpin,
10:59comme on dit,
11:00d'accord ?
11:01Mais plus sérieusement,
11:03ce n'est pas suffisant.
11:04La majorité,
11:05on parle d'une majorité,
11:07d'une minorité,
11:08etc.
11:09La réalité,
11:09c'est que rien n'a avancé.
11:11Il y a une revendication
11:12qui est claire,
11:13qui fait l'unanimité,
11:16qui fait l'unanimité.
11:17C'est la suppression de Parcoursup.
11:19C'est la suppression de Parcoursup.
11:43ce qui est vécu au sein des lycées.
11:45Et effectivement,
11:46vous avez Parcoursup,
11:47la face cachée
11:48que vous ne voyez pas,
11:49c'est que c'est du contrôle continu,
11:51avec des notes
11:52qui sont continues,
11:53d'accord ?
11:54Qui font en fait la sélection
11:55au sein de cette espèce d'algorithme.
11:57Et ce qu'il faut savoir,
11:59c'est que le contrôle continu
12:00n'est pas,
12:02n'est pas en fait
12:03sur la base
12:03de contrôle
12:05où l'identité,
12:06par exemple,
12:06est cachée.
12:07A l'époque,
12:08le baccalauréat,
12:08vous passez vos examens,
12:10c'est complètement anonyme.
12:12Vous êtes noté
12:13sur ce que vous avez produit
12:14comme travail.
12:16Or, Parcoursup,
12:17en fait,
12:17justement,
12:17c'est du contrôle continu.
12:18Donc, il suffit que vous soyez
12:20en fait dans des classes
12:21où il y a des professeurs
12:22qui ne vont pas être
12:23complètement objectifs.
12:25Eh bien,
12:25moi, je vous parle
12:25de mon domaine à moi
12:27qui concerne les discriminations.
12:28Donc, effectivement,
12:30beaucoup d'étudiants
12:30sont saqués.
12:32Donc, sont saqués.
12:33Et leur avenir,
12:34donc, en dépend.
12:35Et ça,
12:36c'est la face cachée.
12:37Malheureusement,
12:37c'est dans tous les lycées.
12:38Non, parce qu'en fait,
12:40on peut revenir
12:42aux formules
12:42qui fonctionnaient avant.
12:44On peut mettre le paquet,
12:4510 milliards d'euros,
12:46vous savez.
12:47On peut les trouver
12:47parce qu'on arrive
12:48à trouver de l'argent.
12:49Donc, je peux vous dire
12:50que quand il suffit
12:54de miser sur la jeunesse,
12:56je pense que le portefeuille,
12:57à ce moment-là,
12:58ne doit pas être radin.
12:59La jeunesse,
13:00c'est l'avenir de ce pays.
13:01On est d'accord.
13:01Donc, si on se dit
13:02qu'en fait,
13:03on veut miser
13:03sur un avenir serein
13:06avec, en fait,
13:07une réussite
13:07de toutes nos futures
13:09petites têtes,
13:10pas que blondes,
13:11eh bien,
13:12on met le paquet
13:12et on mise,
13:13en fait,
13:13sur la jeunesse.
13:14Donc, moi,
13:14je suis un peu furieuse
13:15parce que je me dis
13:16que les annonces
13:16ne sont pas suffisantes.
13:18J'ai d'ailleurs exprimé
13:19mon mécontentement
13:20au président de la République.
13:21Vous remettez en cause
13:21la sélection,
13:22vous avez entendu.
13:23Et la sélection...
13:24Il y a beaucoup de...
13:25Mais il n'y a pas que ça.
13:25Il y a les chefs
13:26d'établissement de fac
13:27qui demandent plus d'autonomie
13:28et justement
13:29de pouvoir organiser
13:30des sélections
13:30à l'entrée des facs.
13:31Alors, on en parle,
13:32on en débat
13:32dans quelques instants.
13:33Qu'est-ce que vous en pensez,
13:34vous 0, 826, 300, 300 ?
13:36Est-ce que, finalement,
13:37il faut une sélection claire
13:38avec un examen
13:39à l'entrée des facs ?
13:40C'est ce que proposait
13:41ce matin, d'ailleurs.
13:42Moi, je trouve
13:42que c'est très bon.
13:43J'ai eu l'interview
13:43du patron...
13:44T'es bon, tu passes.
13:45T'es pas bon,
13:45tu repasses ton tour.
13:46Du directeur
13:47de Panthéon à ça.
13:48Ça, tout de suite.
13:5010h30, Sud Radio.
13:51À vous de le dire,
13:52Stéphanie Demiru.
13:54À vous de le dire
13:54avec Rachida Kahout,
13:56Alexandra Spiner,
13:57Fabien Verdier.
13:58On parle des manifestations
14:00en tout genre
14:00parce qu'il y en a
14:01à boire, à manger
14:03cette semaine.
14:04Les syndicats,
14:05dans leur ensemble,
14:06appellent les salariés
14:07du public et du privé
14:08à une journée de grève
14:09le 5 novembre.
14:10Ça risque d'être
14:11une journée noire.
14:12Et aujourd'hui,
14:13certains lycées
14:14qui sont déjà bloqués.
14:15Alors, ça a donné lieu
14:16à quelques conversations
14:18animées,
14:19y compris pendant la pub.
14:21Non, mais c'est vrai
14:22que c'est un sujet
14:24explosif
14:24parce qu'en fait,
14:25on pose tout simplement
14:26le problème de la sélection.
14:28Rachida Kahout,
14:28vous disiez,
14:29oui, non, mais Parcoursup,
14:30ils n'ont pas eu
14:31ce qu'ils voulaient.
14:31C'est vrai que c'est une usine
14:33à gaz et c'est discriminatoire
14:34et dans le même temps,
14:36il est peut-être préférable,
14:38j'imagine,
14:38de sélectionner
14:39et de mieux orienter
14:41sur tous les étudiants.
14:42On est en train de parler
14:43de l'avenir,
14:43de l'avenir d'une jeunesse
14:44qui aujourd'hui déjà vit
14:45dans un contexte
14:46de grandes difficultés.
14:47Il y a un moment,
14:48il faut être clair.
14:48Si on a ces jeunes
14:50qui sont dans les rues,
14:51si on a des jeunes
14:52qui bloquent les établissements,
14:54c'est parce qu'il y a
14:55une raison.
14:55Et moi, je me réjouis,
14:57vous savez que je me réjouis
14:58de savoir qu'en fait,
14:59on a des jeunes
15:00qui sont vent debout
15:01pour leur avenir en fait.
15:02Mais vous ne vous rendez pas compte ?
15:03Donc en fait,
15:04c'est vraiment,
15:05je ne comprends pas
15:06pourquoi on n'est pas
15:07aussi clair
15:08en étudiant justement
15:10les remontées de terrain.
15:11C'est pour ça que je vous dis
15:12qu'on est complètement
15:13hors sol aujourd'hui.
15:15Le politique ne comprend plus
15:16ce qui se passe sur le terrain.
15:17Et aujourd'hui,
15:17je vous le dis,
15:18c'est n'importe quoi.
15:20Il y a une revendication
15:21qui est claire.
15:23Parcoursup ne doit plus exister.
15:25On ne doit pas annoncer
15:26en disant
15:27nous allons,
15:28nous allons,
15:29je vais vous dire,
15:30on ne peut pas,
15:30on ne peut pas accepter
15:32le fait de dire
15:33nous allons retravailler
15:35la chose
15:35et rendez-vous en 2028.
15:37Mais de quoi on parle ?
15:38Vous les mettez où ?
15:40C'est d'autant plus ridicule
15:42que dans ce moment
15:42ils sont partis.
15:43Il y a Xavier de Bordeaux
15:44qui voudrait intervenir.
15:45Bonjour Xavier.
15:47Oui,
15:48bonjour Stéphanie,
15:48bonjour Sud Radio.
15:50Bonjour,
15:51on vous écoute.
15:52Écoutez,
15:53l'examen d'entrée
15:54à la faculté,
15:55je ne pense pas
15:55que ce soit
15:56une absolue nécessité.
15:57Je vais vous expliquer
15:58pourquoi.
15:59Parce que je pense
16:00que quand on est lycéen,
16:01on n'est pas toujours
16:02très mûr,
16:04donc on n'est pas forcément
16:06bon
16:06pendant les études
16:07au lycée.
16:08C'est vrai.
16:09Mais par contre,
16:09on peut se révéler
16:10à la faculté
16:11parce qu'à la faculté,
16:12à l'université,
16:13on a choisi son cursus,
16:14on a choisi un domaine
16:16qui nous plaît
16:17alors qu'au lycée,
16:18on fait toutes les matières.
16:19Vous avez entièrement raison.
16:21Ça nous gonfle.
16:22Et moi,
16:22je vous donnais
16:23mon exemple personnel.
16:24Au lycée,
16:25j'étais un branleur fini.
16:26Moi,
16:26j'avais envie de faire la fête,
16:28de m'amuser.
16:30il y avait des cours.
16:31Les profs,
16:31en fait,
16:32ils m'emmerdaient.
16:33Et je savais
16:35que je voulais faire du droit.
16:36Je savais que je voulais
16:37faire une fac de droit
16:38et tout ce qui était
16:39mathématiques,
16:40etc.,
16:40je n'en avais rien à cesser.
16:42Et donc,
16:42j'étais un élève moyen,
16:44on va dire,
16:45au lycée.
16:47Et alors qu'à la fac,
16:48je me suis révélé
16:49être un bon élève
16:51parce que ça me plaisait
16:52ce que j'avais choisi.
16:53Donc,
16:53je pense que
16:54cette histoire
16:55de filtrer l'entrée,
16:57même si ça part
16:58d'une bonne intention,
16:59on prend l'idée derrière,
17:00c'est d'essayer
17:01de réduire l'échec
17:03qu'il peut y avoir
17:03à l'université.
17:04Mais je pense que
17:05c'est une erreur
17:06parce que,
17:06premièrement,
17:07je viens de vous expliquer,
17:08parfois au lycée,
17:09on est immature
17:10et puis on fait des matières
17:11qui ne nous plaisent pas
17:11et on se révèle plus tard
17:13dans les études supérieures
17:14qu'on a choisies.
17:15Et deuxièmement,
17:16plus philosophiquement,
17:18c'est que l'échec,
17:19c'est un très bon apprentissage.
17:21Donc,
17:21si des élèves,
17:22par exemple,
17:23échouent à la faculté
17:25pendant leur licence,
17:27c'est pas grave
17:28parce qu'en fait,
17:28dans la vie,
17:29ce qui compte,
17:30c'est pas d'échouer
17:31ou de réussir,
17:32ce qui compte,
17:32c'est d'avancer.
17:33Et on avance avec l'échec
17:35et avec les réussites.
17:36Xavier,
17:36vous avez entièrement raison
17:37et pour tout vous dire,
17:38j'ai exactement,
17:40vos mots auraient pu être les miens,
17:41j'ai exactement eu
17:42le même parcours
17:43que le vôtre.
17:44En première année,
17:44ça s'est très bien passé,
17:46première année de droit
17:47alors que j'étais
17:47une élève moyenne.
17:48Donc,
17:49vous avez raison,
17:49je ne vais pas vous contredire,
17:50seulement aujourd'hui,
17:51malheureusement,
17:52il n'y a plus assez de place.
17:53Il y a 57% d'échecs
17:55en licence
17:56et puis ça coûte
17:57un demi-milliard.
17:58Je lisais ce matin
18:00une des interviews
18:02du président
18:02de la fac Panthéon-Assas,
18:04un demi-milliard.
18:05Donc,
18:06on n'a plus les moyens
18:06de faire ça.
18:07C'est ça le sujet
18:08aujourd'hui.
18:09Alors,
18:09qu'est-ce qu'on fait ?
18:10On fait la différence
18:11entre un branleur
18:12et quelqu'un
18:13qui n'a pas les compétences
18:14pour aller en fac.
18:15Moi,
18:15je suis d'accord
18:16avec le dicteur.
18:18Moi,
18:18je comprends
18:19ce que vous dites
18:21mais je ne sais pas
18:22si l'auditeur
18:22est encore en ligne.
18:23Oui,
18:24je vous écoute.
18:24Vous comprenez ?
18:25Ma question,
18:26c'est comment on fait
18:27la différence
18:28pour savoir celui
18:29qui va se découvrir
18:31et se révéler
18:32en faculté ?
18:33On ne peut pas le savoir
18:34à l'avance.
18:35On peut espérer
18:36que les enseignants
18:36le savent.
18:37C'est ce qu'il dit,
18:37Xavier.
18:37C'est pour ça
18:38qu'il veut des places.
18:39C'est le principe
18:39de l'expérimentation.
18:40C'est le principe
18:41de l'expérience humaine.
18:42Mais est-ce qu'on en a
18:43les moyens aujourd'hui,
18:44mon cher Xavier ?
18:44C'est ça le sujet.
18:46Attendez,
18:46on a les moyens
18:47de verser
18:47100 milliards par an
18:48d'intérêt
18:50aux détenteurs
18:50de la dette française.
18:51On a les moyens
18:52de verser
18:53350 milliards d'euros
18:54de retraite par an.
18:56On a les moyens
18:56de verser
18:5780 milliards par an
18:59pour acheter des arbres.
19:00On a des moyens.
19:01Donc maintenant,
19:02c'est où est-ce
19:02qu'on met les moyens ?
19:03Quelles sont les priorités ?
19:04Est-ce qu'on préfère
19:05verser des retraites
19:07et donner une vie ?
19:10C'est important.
19:10Mais vous savez aussi
19:11qu'il n'y a pas assez
19:13de la moitié des métiers.
19:14Ça ne correspond pas
19:15à ce qu'on apprend en fac.
19:16que ça a été prouvé.
19:19Les filières professionnelles,
19:21il manque du monde.
19:22Depuis toujours.
19:23Et ça va être
19:24de pire en pire.
19:25Je veux dire pourquoi.
19:26Parce qu'en fait,
19:26plus on avance dans le temps
19:27et dans l'économie,
19:28plus ça va vite.
19:29Et donc,
19:30plus les technologies,
19:31plus les bouleversements
19:32technologiques vont être rapides.
19:33Et donc,
19:34plus les études vont toujours...
19:35C'est pour ça que c'est important
19:36de former des esprits
19:38de manière générale.
19:40C'est important
19:40de former les esprits humains
19:42pour qu'ils puissent
19:43être capables
19:43de s'adapter.
19:44Dire aux gens,
19:45on va vous mettre au boulot
19:46à 14 ans.
19:47Parce qu'en fait,
19:48les études que vous allez faire
19:49demain,
19:49vous ne serviront pas.
19:50C'est une connerie.
19:51Parce qu'en fait,
19:51quand on fait des études,
19:52qu'est-ce qu'on apprend ?
19:53Au-delà du fond,
19:54au-delà de la technique pure,
19:56on apprend à réfléchir,
19:57on apprend à lire,
19:58à comprendre,
19:59à analyser.
20:00Et ça,
20:00c'est des...
20:00Non mais vous marquez un point,
20:01bien sûr, bien sûr.
20:02On est tous d'accord,
20:04cela dit,
20:04Fabien Verdier.
20:05Mais le problème,
20:05c'est le principe de réalisme.
20:08On est tous d'accord
20:09avec Xavier dans l'absolu.
20:11C'est vrai que moi,
20:11ce qui me frappe
20:12dans ce moment,
20:13c'est la crise.
20:13On a une crise
20:13de pouvoir d'achat majeur.
20:1535% de nos dépenses
20:16vont sur le logement
20:17des revenus des Français.
20:1816% de l'alimentation,
20:20on est à 50%.
20:20Et si en plus,
20:21on a une crise de l'avenir,
20:22parce que c'est ça,
20:23cette crise depuis le 15 septembre
20:25avec Besançon
20:26dans les lycées,
20:26les facultés,
20:27on peut y voir
20:29ici ou là
20:29des mouvements politiques,
20:30mais il y a bien
20:30une crise de l'avenir.
20:32Et le deuxième point,
20:33c'est ce que je vous disais
20:34en début d'émission,
20:35c'est qu'aucun homme
20:37ou femme politique française
20:39dans cette élection présidentielle
20:40qui arrive dans 5 mois,
20:42n'a compris
20:42ce que disait
20:43la jeunesse de ce pays.
20:44Et pourquoi la jeunesse
20:44fait irruption
20:45dans le débat public
20:46et politique ?
20:46C'est parce qu'elle n'est pas écoutée
20:48et qu'on parle des retraites,
20:48on parle de tout sauf d'elle.
20:50Et donc elle dit
20:51je cause maintenant,
20:52je cause dans le poste maintenant
20:53parce que je sors,
20:54je manifeste,
20:55il y a la majorité silencieuse,
20:56évidemment,
20:57mais il y a cette crispation
20:58très profonde
20:59de nos jeunesses
20:59et personne n'a rien compris
21:00à ce que disaient nos jeunes.
21:01Mais est-ce qu'il l'exprime bien ?
21:03Justement quand on dit
21:04on ne veut plus Parcoursup
21:05au lieu de dire
21:05mais on n'a plus d'avenir en fait.
21:08Faites-nous rêver,
21:09donnez-nous des raisons d'espérer.
21:11Parce que c'est ça
21:11que dit la jeunesse.
21:12Ils prennent la parole.
21:14Peut-être qu'ils s'expriment
21:15parfois mal,
21:16peut-être que certains
21:16vont trop loin évidemment
21:17mais quand t'as 17-18 ans
21:18on ne peut pas demander
21:19une maturité de 60 ans.
21:20Mais moi sur Parcoursup,
21:21au-delà de la sélection,
21:23il y a un débat
21:23qui n'est pas forcément
21:24mis en avant,
21:25c'est un robot
21:26qui décide de ton avenir.
21:27C'est une plateforme,
21:28c'est une boîte noire
21:30qui n'exprime pas.
21:31Vous parliez des notes
21:31de français tout à l'heure au bas
21:33qui ont une importance
21:34très importante
21:34dans cet algorithme.
21:35Et finalement,
21:36la société moderne,
21:37on devine,
21:37on a un 6 en France,
21:38on n'a que des 0800.
21:39On a des bots.
21:40Tu contactes la GMF,
21:42t'as un bot.
21:42Tu joues ton avenir,
21:43t'as un chatbot,
21:45t'as un algorithme,
21:46etc.
21:46Et c'est ça qui crise.
21:48Avant, il y a un tirage au sort.
21:49Je parlais d'écouter,
21:50la Macronie n'écoute pas.
21:51Quand quelqu'un,
21:52tu as ton proviseur,
21:53tu dis j'aimerais bien
21:54aller en terminale,
21:54moi, c'était Terminal S,
21:56j'avais pris votre spécialité maths.
21:57Il te dit oui,
21:58il te dit non,
21:58il t'argumente.
21:59Mais il y a un humain en face
22:00qui te dit oui,
22:00qui te dit non.
22:01Et là, il n'y a rien.
22:03Ils se sont engagés
22:04à plus de transparence.
22:05Mais c'est ça qui me frappe
22:06sur Parcours,
22:07c'est cette plateformisation
22:08de la société.
22:09C'est une boîte noire totale.
22:11Allez voir un son
22:12sur le site de TF1.
22:15Aujourd'hui,
22:15Pôle emploi,
22:17désormais,
22:18avant d'arriver devant
22:19un conseiller de Pôle emploi,
22:21c'est une UIA
22:23qui a été mis en place.
22:25Et 40% des profils
22:27sont gérés par l'IA.
22:29C'est dénoncé
22:30par les syndicats
22:31de Pôle emploi.
22:32Il y a eu un reportage
22:33de TF1
22:33avec les syndicats
22:34de Pôle emploi.
22:36Mais la sélection
22:37se fait aussi maintenant.
22:39On va vous proposer
22:42des emplois
22:43et non plus un conseiller.
22:44Donc, vous vous doutez
22:45que les syndicats
22:46ont commencé à dire
22:47que c'est aux conseillers
22:48de discuter en humain.
22:51Rapidement, Alexandra,
22:51je sens que vous avez
22:52envie de parler
22:53sur ce sujet.
22:56Je partage
22:57évidemment
22:57l'orientation
22:58d'un jeune
22:59ne peut pas
23:00se résumer
23:00à une réponse informatique.
23:01Et il faut plus
23:02de transparence.
23:03Moi, je crois
23:03que le problème
23:04de Parcoursup,
23:05c'est que ça manque
23:06de transparence
23:07et ça manque
23:07de pédagogie.
23:09Là-dessus,
23:09on est d'accord.
23:10Mais on ne peut pas
23:10mentir à nos jeunes.
23:12On ne pourra pas
23:12faire l'économie
23:13de la sélection.
23:14Ça n'est pas vrai.
23:15Ce qu'il faut,
23:16c'est mieux
23:16les accompagner,
23:17mieux les accompagner,
23:19valoriser la voie professionnelle
23:21qui est une vraie voie
23:22d'excellence
23:22qui, en plus,
23:23amène à l'emploi,
23:24ce qui est quand même
23:25le but ultime.
23:26Ça va falloir l'appliquer
23:27en vrai.
23:28parce que ce n'est pas
23:29présenté comme ça
23:29par les professeurs.
23:30Je peux vous dire
23:30qu'on a sollicité...
23:31Ni par les familles.
23:32Le constat aussi,
23:33c'est surtout les familles.
23:35On a sollicité...
23:36Je vais vous donner
23:36un exemple qui est concret
23:37et qui est du terrain.
23:39Donc, on a sollicité
23:40à plusieurs reprises
23:41la ministre
23:42Agresti Roubache
23:43sur la validation,
23:44en fait,
23:46la possibilité
23:46de pouvoir faire passer
23:47les examens
23:48dans des établissements
23:49où nous envoyons
23:50nos 600 parcours.
23:52Donc, 600 parcours
23:54professionnels
23:54que nous sauverons
23:55chaque année.
23:56Eh bien, à ce jour,
23:57nous n'avons pas de réponse.
23:58Et pourtant,
23:59elle fait partie
23:59de ma majorité
24:01pour laquelle je suis engagée.
24:02Donc, je vous le dis
24:03encore une fois,
24:04il y a ce qui se passe
24:05sur le terrain
24:06et il y a une déconnexion
24:07complète.
24:07Alors qu'en période
24:08de crise,
24:09aujourd'hui,
24:10il faut que tout le monde
24:11joue le jeu
24:12au-delà des partis politiques.
24:13Ce qui est certain
24:14et qui devrait nous réunir,
24:15c'est que les déterminismes sociaux
24:17ne devraient pas
24:17se transformer
24:18en destin scolaire.
24:19Et c'est ça
24:20qui doit nous réunir.
24:21Absolument.
24:21Parce que vous avez
24:22toute une partie de la jeunesse
24:23qui reste au bord de la route.
24:25Bon, est-ce qu'on peut encore
24:26parler immigration
24:28sans être accusé
24:29de fasciste
24:30ou de raciste
24:31par la France Insoumise
24:32et particulièrement
24:33Jean-Luc Mélenchon,
24:35le leader de la France Insoumise
24:36qui devait être
24:37aux 20h de TF1 ce soir
24:38et qui dit
24:39qu'il annule
24:40parce qu'il accuse
24:41la présentatrice
24:42Anne-Claire Coudray
24:43d'avoir laissé
24:44Edouard Philippe tenir
24:44sans le contredire
24:46des propos qu'il juge racistes
24:47sur l'immigration
24:48et les violences.
24:48Vous allez voir
24:49que ce n'est pas aussi simple
24:49que ça apparemment.
24:51TF1 qui balance ce matin.
24:53Il avait annulé avant.
24:55Mais bon,
24:55on en parle tout de suite.
24:5810h midi,
24:59Sud Radio,
25:00à vous de le dire,
25:01Stéphanie Demuru.
25:02Merci de nous rejoindre
25:04avec aujourd'hui
25:05Rachida Kahout,
25:06Alexandra Spinner,
25:07Fabien Verdier.
25:08Est-ce que l'on peut
25:09encore parler
25:10immigration
25:10sans être accusé
25:11de racisme
25:12par Jean-Luc Mélenchon ?
25:13Le leader
25:14de la France Insoumise
25:15il devait être
25:16aux 20h ce soir.
25:18Eh bien,
25:18il n'annule
25:19accusant,
25:20en tout cas c'est lui
25:20qui le dit,
25:21Anne-Claire Coudray,
25:22d'avoir laissé
25:23Edouard Philippe tenir
25:24sans le contredire
25:25des propos
25:25qu'il juge
25:27racistes
25:27sur l'immigration
25:28et les violences.
25:30Je vous propose
25:30d'écouter ce passage.
25:32Je vous laisse juger.
25:33Vous avez dit,
25:34suite à cette journée,
25:35la surreprésentation
25:36des jeunes
25:36issus de l'immigration
25:37parmi les émeutiers.
25:39Quelle conclusion
25:40en avez-vous tiré
25:41de ce constat ?
25:42J'ai constaté
25:43que le modèle français
25:45d'intégration républicaine
25:46a produit
25:47des réussites
25:48exceptionnelles.
25:49Mais qu'il me paraît
25:50évidemment constatable
25:52que ce modèle
25:53d'intégration
25:53il connaît
25:54des ratés,
25:55des imperfections.
25:56Dans les images
25:57que nous avons vues
25:58des pillages,
26:00il y avait de fait
26:01un certain nombre
26:02important
26:03de jeunes français
26:05sans doute
26:05que je considère
26:07comme des français
26:07issus de l'immigration.
26:08Ce qui traduit un sujet
26:10qu'on doit regarder
26:10les yeux dans les yeux.
26:14Immigration,
26:14Jean-Luc Mélenchon
26:16dit
26:18Claire Coudray
26:18reprend à son compte
26:19les calomies racistes
26:21d'Edouard Philippe
26:22lesquelles déroulent
26:22son discours dégoûtant
26:23sans être interrompu.
26:24Lundi,
26:25je n'irai pas
26:25aux 20h de cette chaîne.
26:27Pour la petite histoire
26:28ce matin,
26:28il y a un journaliste média
26:30qui dit qu'en fait
26:31il avait annulé
26:32dès jeudi soir.
26:33Donc il mentirait
26:35d'après ce journaliste média.
26:37C'est comme ça
26:37en tout cas
26:38qu'on l'interprète.
26:39Non mais c'est vrai
26:40que de toute façon
26:41pour Jean-Luc Mélenchon
26:42vous prononcez le mot
26:44immigration
26:44c'est terminé.
26:45pour toute la France insoumise
26:46d'ailleurs.
26:46L'épitrerie de M. Mélenchon
26:48abîme beaucoup
26:49le débat démocratique
26:50en réalité.
26:51Et il prend
26:52tous ces jeunes français
26:53issus de l'immigration
26:54en otage
26:55qui n'en demandent pas tant
26:57parce que moi
26:57au quotidien
26:58dans le cadre
26:59de ma délégation
26:59je rencontre
27:00plein de jeunes
27:01français issus
27:02de l'immigration
27:03comme moi
27:04qui sont très heureux
27:05dans notre pays
27:06qui aiment notre pays
27:08qui veulent y réussir.
27:09Je reçois des familles
27:10qui sont mobilisées
27:12pour justement
27:13remettre en route
27:15l'ascenseur social
27:16M. Mélenchon
27:18c'est de l'hystérie
27:21collective
27:22qu'il est en train
27:22de mettre en place
27:23pour dresser
27:24les uns contre les autres.
27:25Franchement
27:26est-ce qu'une démocratie
27:28elle peut renoncer
27:29à débattre
27:29sereinement
27:30d'un sujet
27:31qui engage
27:31notre avenir ?
27:32Non ?
27:33Pourquoi est-ce qu'on devrait
27:33toujours vivre
27:34sous la menace
27:36de la disqualification
27:37du débat public ?
27:38Vous parlez d'immigration
27:40et vous êtes disqualifié.
27:41Non c'est un vrai sujet
27:43c'est un vrai sujet
27:44il faut qu'on en parle
27:45mais d'ailleurs
27:46dans les deux sens
27:46est-ce que c'est digne
27:48d'accueillir des gens
27:49auxquels on ne peut
27:49rien proposer ?
27:51Rien proposer !
27:52Pas de logement digne
27:54pas de travail digne
27:55il y a des vrais sujets
27:57on a le droit
27:57collectivement
27:58de se les poser
27:59dans des plaises
28:00à M. Mélenchon
28:00qui est en train
28:01de fracturer
28:03et de saccager
28:04notre pays.
28:05C'est fin raciste
28:08on est tous racistes
28:11Edouard Philippe
28:12si je peux me permettre
28:15il a tenu quand même
28:16des propos discriminatoires
28:17je suis désolée
28:18on est en train
28:18de parler de français
28:19et il le dit lui-même
28:21et après il vous dit
28:22vous trouvez que c'était
28:23discriminatoire ?
28:23Mais il n'y a pas
28:23d'intégration
28:24il n'y a pas d'intégration
28:25moi je n'avais pas
28:27écouté ce qui s'était passé
28:29l'épisode
28:30parce que je n'étais pas là
28:30mais en même temps
28:31je n'ai pas non plus suivi
28:32et là je viens de l'écouter
28:33et honnêtement
28:34je peux vous dire
28:34que ça me met hors de moi
28:36je veux dire qu'Edouard Philippe
28:37je suis même
28:38oh là là
28:38mais c'est terrible quoi
28:39je veux dire qu'on ne peut pas
28:40continuer continuellement
28:41en fait à opposer
28:42les françaises et les français
28:43qu'est-ce qui vous a dérangé
28:44dans ce qu'il a dit
28:45c'est raciste ?
28:46il vous dit
28:46c'est pas raciste
28:47je l'ai dit discriminatoire
28:48donc je dis qu'en fait
28:49on ne peut pas tenir
28:50des propos en disant
28:51oui alors du coup
28:52nous avons eu un loupé
28:53effectivement
28:54dans les rues
28:54il y a eu ces enfants
28:56issus de l'immigration
28:56non monsieur Edouard Philippe
28:58ce ne sont pas des enfants
28:58issus de l'immigration
28:59ce sont des françaises
29:01et des français
29:01on parle de deuxième
29:06vous revenez au débat
29:07de Nicolas Sarkozy
29:08en 2009
29:08les jeunes
29:10sur l'identité nationale
29:10donc justement
29:11est-ce que c'est une faute
29:12qu'ils ont faite ?
29:14pas du tout
29:14ces enfants là
29:15ces enfants dont nous parlons
29:17ce sont les enfants
29:18de la république
29:19ce sont les enfants
29:20qui sont français
29:22mais Rachida
29:22vous parlez de l'assimilation
29:24de la culture
29:25non non non
29:25là ce que j'ai entendu
29:26c'est à dire
29:27non non
29:27excusez-moi
29:28je vais vous dire
29:30tous les jours
29:31j'ai ces populations
29:32qui aujourd'hui
29:32en ont assez
29:33parce que leurs enfants
29:35ne savent plus
29:36où ils sont
29:36et en plus
29:37vous les rejetez encore
29:38mais monsieur Edouard Philippe
29:39de quoi on parle ?
29:40vous voulez être demain
29:41président de la république
29:42mettez tout le monde
29:43sous la bagnette
29:43à France
29:45écoutez ce qu'il a dit
29:46j'écoute
29:49vous connaissez
29:50j'imagine comme nous tous
29:51Jérôme Fourcret
29:52qui n'est quand même pas
29:53quelqu'un accusé
29:54d'être à droite
29:55il ne veut même pas aller
29:56sur les chaînes
29:56du groupe Bolloré
29:59il dit clairement
30:00il explique à un journaliste
30:01très calmement
30:03ça ne va pas plaire
30:04je cite Jérôme Fourcret
30:06je me protège
30:07contre la France insoumise
30:08parce que
30:0975%
30:10des comparutions
30:1375%
30:14c'était
30:15des prénoms
30:16dit-il
30:16des Mohamed
30:17etc
30:18voilà
30:18il dit ça
30:19Jérôme Fourcret
30:20et il explique
30:21il y a une haine post-coloniale
30:22il explique très calmement
30:23sans aucun jugement
30:25est-ce que c'est quelque chose
30:27qui vaut la peine
30:27d'être débattu
30:28ou non ?
30:29pour nommer
30:30peut-être que la France
30:31elle est plurielle
30:32et faire en sorte
30:32que les choses aillent mieux
30:33non non
30:34aujourd'hui la France
30:34elle est plurielle
30:35aujourd'hui vous pouvez
30:36appeler votre fils
30:36votre fils Cerise
30:37comme vous pouvez appeler
30:38votre fils Mohamed
30:39enfin je veux dire que
30:40depuis quand en fait
30:41on peut justement
30:42et bien mettre
30:43de la discrimination
30:45dans le fait en fait
30:46d'appeler son fils
30:47ou sa fille
30:47d'un prénom exotique
30:49ou encore
30:50un prénom qui n'a pas de sens
30:51ça s'appelle
30:52la liberté
30:53ce n'est pas ça
30:54c'est pas le problème
30:55de nommer
30:56un enfant d'un prénom exotique
30:58il parle de la haine post-coloniale
31:00Corée
31:01ces jeunes
31:01mais ça c'est du fantasme
31:02c'est du fantasme
31:04attendez
31:04on va prendre Stéphane
31:06qui nous appelle de Bordeaux
31:06je vous donne la parole après
31:07bonjour Stéphane
31:09oui bonjour
31:09bonjour
31:10est-ce que vous êtes d'accord
31:11vous avec Jean-Luc Mélenchon
31:13quand il dit
31:13je ne vais pas
31:14sur TF1
31:16Anne-Claire Coudray
31:17fait le jeu
31:18du racisme
31:21alors j'ai pas entendu
31:22exactement
31:23ce qu'il a
31:24ce qu'Anne-Claire Coudray
31:27a dit
31:27ou n'a pas dit
31:28et pas non plus
31:29ce qu'a dit Mélenchon
31:29mais je comprends
31:30c'est Édouard Philippe
31:31en clair
31:32qui s'est exprimé
31:33Anne-Claire Coudray
31:35selon Jean-Luc Mélenchon
31:36ne l'aurait pas assez contredit
31:38ok
31:39alors moi je ne suis pas du tout
31:40mélenchoniste
31:41mais je crois qu'il a raison
31:42sur ce point là
31:43et je crois que
31:43c'est un sujet
31:45qui mériterait
31:46d'être élargi
31:47en fait
31:47au positionnement nouveau
31:49des journalistes
31:50c'est à dire que
31:50depuis
31:52depuis 5 ou 6 ans
31:53on n'a plus l'impression
31:55d'avoir des journalistes
31:56en France en fait
31:57on a soit des animateurs
31:59je ne sais pas
32:00c'est des animateurs
32:01ou des influenceurs
32:02mais ils ne font plus le job
32:03en fait
32:03ce que souligne Mélenchon
32:05a tout à fait raison
32:06c'est à dire
32:06qu'on entend des propos
32:08maintenant
32:08qui sont complètement débridés
32:10qui sont
32:11qui sont tout à fait scandaleux
32:12alors sur TF1
32:14sans doute moins
32:14mais sur CNews
32:15ça devient incroyable
32:16en l'occurrence
32:17Jean-Luc Mélenchon
32:18parlait d'Anne-Claire Coudray
32:19qui n'aurait pas assez contredit
32:20qu'est-ce que vous auriez attendu
32:22de cette journaliste
32:23et bien une réplique
32:25qu'elle lui demande
32:27sur quel
32:29qu'il éteille en fait
32:30qu'elle lui demande
32:32sur quelle statistique
32:34se réfère
32:36à quelle statistique
32:37se réfèrent ses propos
32:38en fait
32:38est-ce qu'il y a des études
32:40claires qui ont été faites
32:42est-ce que voilà
32:43c'est des choses comme ça
32:44au moins qu'il y ait une réplique
32:44mais apparemment il n'y en a plus
32:45et c'est maintenant
32:47les politiques peuvent dire
32:48n'importe quoi
32:49vous entendez des macronistes
32:50qui pas
32:50je sais plus
32:51je crois qu'il y a une journaliste
32:52qui s'est faite virer
32:53ou mise à pied 15 jours
32:54parce qu'elle a osé dire
32:55la vérité
32:56en fait elle a osé dire
32:57mais attendez
32:57vous vous faites comme si
32:59vous
32:59mais c'est des choses
33:00scandaleuses
33:01c'est-à-dire
33:02les 3-4%
33:03de journalistes
33:04qui osent
33:05faire leur métier
33:06ils se font virer
33:07et les autres
33:08ce sont des béni-oui-oui
33:09qui disent absolument rien
33:10quoi
33:10vous parlez d'Isabelle Saporta
33:12qui a recadré
33:14la porte-parole
33:15mais c'était très juste
33:16oui mais ça
33:18pardonnez-moi
33:19Stéphane
33:20mais c'est
33:21c'est une opinion
33:21il y a beaucoup de gens
33:23que ça a pu heurter
33:24quand ça va peut-être
33:26dans un sens
33:26cela vous choque moins
33:28c'est ça
33:28peut-être
33:29mais non
33:30c'est pas ça
33:31c'est que je pense
33:32qu'il faudrait que les journalistes
33:33fassent leur travail
33:34alors cette dame
33:35qui a été mis à pied
33:37effectivement
33:37c'était
33:37c'était
33:39c'était peut-être un peu
33:40comment dire
33:41outrancié
33:41sa position
33:43mais quelque part
33:44elle reflétait
33:45le travail
33:46que ne font pas
33:47les journalistes
33:47c'est-à-dire
33:48que s'il y avait
33:48un positionnement
33:49un peu plus courageux
33:50des journalistes
33:50il n'y aurait pas
33:51ces excès
33:51et dans un sens
33:52de mutisme
33:53et dans l'autre
33:54d'agressivité
33:56vous voyez ce que je veux dire
33:56et là en l'occurrence
33:57sur des sujets
33:59d'immigration
33:59qui prennent
34:00qui prennent
34:01toute leur ampleur
34:02en ce moment
34:03on parle de meurtre
34:04dans les rues
34:04on parle effectivement
34:05il y a sans doute
34:06des petits sauvageons
34:07qui sont excédés
34:08qui vont faire
34:09les métiers
34:09vous êtes bien
34:11bien indulgent
34:12c'est Jean-Pierre Chevenne
34:13oui
34:14bon ben attendez
34:15appelez-le
34:15vous étiez fan
34:16de Jean-Pierre Chevenne
34:17un peu un chevenementiste
34:18sommeil en vous
34:20ce que je veux dire
34:21c'est que tout ça
34:21manque maintenant
34:22de précision
34:23en fait
34:23on ne sait plus trop
34:24de quoi on parle
34:24c'est des impressions
34:25on ne met pas des stades
34:28sous les impressions
34:29très bien Stéphane
34:29vous ne pensez pas
34:31que c'est contre-productif
34:32justement
34:33de ne pas
34:34peut-être parfois
34:35nommer les problèmes
34:37si ces jeunes
34:38comme l'explique
34:39Jérôme Fourquet
34:39je le citais
34:40il y a quelques instants
34:41pourquoi je le cite
34:41parce que c'est un homme
34:42qui n'est pas soupçonné
34:43d'être à droite
34:45particulièrement
34:45il fait une analyse
34:46assez factuelle
34:47en disant
34:48voilà
34:48il y a une forme
34:50de la jeunesse
34:51qui s'est retrouvée
34:52en comparution immédiate
34:53il y a une haine
34:55post-coloniale
34:56dit-il
34:56est-ce que ce n'est pas
34:58contre-productif
34:59de mettre la poussière
35:00sous le tapis
35:01et de faire peut-être
35:02monter le RN
35:03je vais préciser
35:05ma pensée
35:06que les politiques
35:08expriment
35:08leurs opinions
35:09leurs idées
35:10leur façon de voir
35:11la société
35:11et éventuellement
35:12la façon de la faire changer
35:13c'est leur job
35:14maintenant que les journalistes
35:16accompagnent tout ça
35:17sans jamais remettre en question
35:20les dires de ces politiques
35:22sur des bases
35:23qui seraient leur travail
35:25en fait
35:25c'est des bases
35:25de recherche
35:26de statistiques
35:27de reportages
35:28ça c'est scandaleux
35:29et il me semble
35:29que le sujet
35:30que vous abordez
35:31c'est celui-ci
35:31c'est le travail
35:32des journalistes
35:33pas des politiques
35:33que les gens
35:34d'extrême droite
35:35disent que
35:36cette violence
35:37vient de fils immigrés
35:38pourquoi pas
35:38c'est son droit
35:39c'est son opinion
35:39maintenant
35:40le journalisme
35:41n'est pas d'extrême droite
35:42pas plus qu'un claircoudré
35:44soutien total
35:45à cette journée
35:46je ne dis pas
35:48qu'il est d'extrême droite
35:49mais qu'une personne
35:50d'extrême droite
35:50tienne des propos
35:51comme ça
35:51pourquoi pas
35:52ou qu'Edouard Philippe
35:53les tienne
35:54pourquoi pas
35:54c'est son point
35:56mais le sujet là
35:57c'est est-ce que
35:57les journalistes
35:59font leur job
35:59je dis non
36:00je pense qu'elle a fait
36:01son job
36:02en l'occurrence
36:03le sujet c'est
36:04est-ce que
36:04Jean-Luc Mélenchon
36:05doit annuler
36:06parce que
36:07ça ne lui a pas plus
36:08sachant qu'Hentler
36:09clouderait
36:09la présentatrice
36:10des journaux du week-end
36:12donc ce soir
36:13ce n'est pas elle
36:14qui présente
36:14le 20h de TF1
36:16et il aurait eu
36:17tout le loisir
36:18de dire ce qu'il avait pensé
36:19de l'interview
36:20il avait annulé
36:21dès jeudi soir
36:22donc
36:23est-ce que
36:24vous trouvez normal
36:25d'annuler
36:25une intervention
36:26de Jean-Luc Mélenchon
36:27écoutez
36:28en temps normal
36:29je ne trouverai pas
36:29ça normal
36:30mais dans le climat
36:33dans lequel on est
36:33maintenant
36:34c'est-à-dire
36:34qu'il y a un autre sujet
36:35il y a un autre danger
36:36c'est qu'on voit
36:38le mélenchonisme
36:39en fait
36:40se répandre
36:41et je pense
36:42qu'encore une fois
36:43les médias
36:44ils sont pour quelque chose
36:45c'est-à-dire
36:45ne faisant pas leur travail
36:46ou alors
36:47en instrumentalisant
36:50attendez
36:50la France Insoumise
36:51Jean-Luc Mélenchon
36:52traite de
36:54BFMTV
36:54de raciste
36:55enfin bon
36:55vous voyez
36:57ça va loin quand même
36:58merci en tout cas
36:59Stéphane
36:59on arrive au bout
37:00largement au bout
37:01on se retourne en quelques instants
37:02Fabien je vous donne la parole
37:03je sais que vous vouliez réagir
37:04sur ce sujet
37:04on se retrouve
37:05ne bougez pas
37:06tout de suite
37:07sur Sud Radio
37:08Stéphanie Demiru
37:09à vous de le dire
37:10avec Rachida Kaout
37:11Alexandra
37:12Spiner
37:14Verdier
37:14aujourd'hui
37:15on se posait la question
37:16de savoir
37:16si on pouvait toujours
37:17parler immigration
37:18sans être accusé
37:18de racisme
37:19par Jean-Luc Mélenchon
37:20alors officiellement
37:22le leader
37:22de la France Insoumise
37:23devait être
37:24au 20h de TF1
37:25il a annulé
37:26sous le prétexte
37:27selon lui
37:28c'est important
37:28de préciser
37:29qu'Anne-Claire Coudray
37:31la journaliste
37:32aurait laissé
37:32Edouard Philippe
37:33tenir sans le contredire
37:35des propos qu'il juge
37:36racistes
37:37sur l'immigration
37:38et les violences
37:38réponse de TF1
37:40ce matin
37:40ce matin
37:41TF1 a fait un communiqué
37:43que vous pouvez également
37:43aller voir sur Twitter
37:44il l'indique
37:45qu'Anne-Claire Coudray
37:46a mené son entretien
37:47avec professionnalisme
37:48et rigueur
37:49en interrogeant
37:50Edouard Philippe
37:51sur ses propos
37:52tenus dans le point
37:53pour rappel
37:54et c'est la phrase
37:55qui est importante
37:56les invitations
37:57aux 20h
37:58aux candidats
37:58à l'élection présidentielle
38:00sont annoncées
38:01par TF1
38:01lorsqu'elles sont confirmées
38:03ça sous-entend
38:04qu'ils n'ont pas eu
38:05la confirmation
38:06de Jean-Luc Mélenchon
38:08même s'ils ne l'écrivent pas
38:09mais ils le sous-entendent
38:10bien évidemment
38:11aucun Jean-Luc Mélenchon
38:12Fabien Verdi
38:13non sur Mme Coudray
38:14moi je suis plutôt
38:15en défense
38:16comme ma collègue
38:17en direct
38:18c'est moi la collègue
38:19non mais on ne peut pas
38:21en direct
38:21tu peux des fois
38:22bien moins bien réagir
38:23après sur ce que disait
38:24Stéphane de Bordeaux
38:25il y avait des journalistes
38:27très engagés
38:27sous la Troisième République
38:29fin du 19ème
38:30dans les années 1930
38:32n'importe quel sens
38:32c'est arrivé de tout temps
38:33dans notre République
38:35et puis sur les imprécisions
38:36je pense qu'il y a beaucoup
38:37de travail de fact-checking
38:38dans les médias
38:38justement
38:39il y a un travail de
38:39c'est vrai qu'on est dans l'ère
38:41de la post-vérité
38:41il y a un travail de fact-checking
38:42par contre moi je suis d'accord
38:43avec vous
38:43il n'y a pas de totem
38:44il n'y a pas de tabou
38:45on doit pouvoir parler
38:45de la laïcité
38:46on doit pouvoir parler
38:47de ces sujets d'immigration
38:50moi j'ai souvent vu
38:51des personnes issues
38:52de l'immigration
38:52qui ne voulaient pas
38:53de nouvelles migrations
38:54on peut même parler
38:55d'immigration intérieure
38:57de notre pays
38:57puisque comme on n'a plus
38:58aménagé le territoire
38:59on ne peut plus habiter
38:59enfin beaucoup de gens
39:00ne peuvent plus habiter
39:01dans les grandes métropoles
39:01ils vont habiter
39:02à 100 kilomètres de là
39:04donc il y a des immigrations
39:05de l'intérieur
39:05il y a tous les sujets
39:06et en République
39:07il faut qu'on puisse dépatre
39:08de tous les sujets
39:08de manière saine
39:10avec l'intérêt général
39:11et d'ailleurs
39:12vous savez
39:13si on commet cette folie
39:18privée de ce débat
39:19vous savez quoi
39:20Madame Le Pen
39:21elle sera élue au premier tour
39:22parce qu'il y a quand même
39:23plus de 40% des français
39:24qui considèrent malheureusement
39:26que c'est un sujet
39:26et moi je vous dis quelque chose
39:28la violence qu'on déplore
39:29dans notre société
39:31parmi les premières victimes
39:33de cette loi du plus fort
39:34et bien
39:34ce sont
39:35des familles
39:37qui sont issues
39:38de l'immigration
39:39et ça
39:39il ne faut pas l'oublier
39:40et M. Mélenchon
39:41qu'est-ce qu'il fait en fait
39:42il nourrit
39:43le ressentiment
39:46il nourrit
39:47la poudrière
39:47du ressentiment
39:48à l'égard de notre pays
39:50le maire de Béziers hier
39:51dire vous savez
39:52quand je prends des mesures
39:53autoritaires dans ma ville
39:54au couvre-feu des mineurs
39:55les mamans
39:56dans ces quartiers
39:57elles viennent me dire merci
39:58moi je travaille
39:59avec les mamans des quartiers
40:00vous seriez bien étonnés
40:02du discours qu'elles tiennent
40:03parce qu'elles
40:04elles tiennent
40:05la société
40:06et elles sont dans la réalité
40:08contrairement à beaucoup
40:09de nos responsables politiques
40:11qui sont complètement
40:12dans l'illusion
40:13et la théorie
40:13absolument d'accord
40:14il nous reste vraiment
40:16trois minutes
40:16je voulais quand même dire
40:17un petit mot
40:18parce que le même
40:18Édouard Philippe
40:20n'a pas que parlé
40:21immigration
40:21il a dit non
40:22à la primaire
40:22hier toujours sur TF1
40:24il a dénoncé
40:25une primaire
40:26de la division
40:27et de la confusion
40:28alors Gabriel Attal
40:29répond ce matin encore
40:30elle aura lieu
40:32c'est inéluctable
40:33bon
40:34c'est inéluctable
40:35quand tu fais 4%
40:37tu restes à ta place
40:38monsieur Philippe
40:40et monsieur Attal
40:41sont les dignes héritiers
40:42de monsieur Macron
40:43qu'ils se départent
40:44justement lui
40:45il dit
40:45bah non
40:45c'est la taille
40:46mais une primaire
40:47il t'est pas moi
40:48mais une primaire
40:48avec qui ?
40:49c'est ça la vraie question
40:51une primaire avec qui ?
40:51il n'y a pas de leader
40:52donc du coup
40:53automatiquement
40:53si c'est pour avoir
40:54le charisme d'une huître
40:55et proposer des mesures
40:56à la con
40:57franchement
40:58dites donc Rachida
40:59non excusez-moi
41:00je suis remontée
41:00à 11h53
41:02excusez-moi
41:03mais je suis
41:03excusez-moi
41:04d'être aussi
41:05voilà
41:05mais en fait
41:06c'est pas ça
41:07c'est l'exaspération
41:07c'est-à-dire
41:08qu'ils sont trop
41:08nombrilistes
41:09ils pensent qu'à leur
41:11intérêt personnel
41:11à leur paroisse
41:12alors qu'aujourd'hui
41:13en fait
41:13je pense que le pays
41:14est quand même
41:16en capacité
41:16de demander
41:17de véritables leaders
41:18politiques
41:19qui pour le coup
41:20en fait
41:21vont plutôt dans le sens
41:22de faire avancer le pays
41:23et de ne pas le diviser
41:24mais la primaire ou pas
41:25selon vous ?
41:26mais la primaire avec qui ?
41:27avec quoi ?
41:28il n'y a rien
41:28il y a du vent
41:29il y a du vide
41:29la primaire avec la droite
41:30il y a
41:32Attal
41:33Philippe
41:33Lysnard
41:34dont on parle beaucoup
41:35Bruno Retailleau
41:36ils sont aux antipodes
41:37ils sont complètement
41:38en opposition totale
41:40on est en train
41:40de parler de quoi ?
41:41oui c'est ce que dit
41:41les programmes
41:42ne sont pas les mêmes aussi
41:44Edouard Philippe
41:45j'allais vous appeler Edouard
41:46Fabien Verdier
41:49on dit que la primaire
41:50c'est la plus mauvaise
41:51des systèmes
41:51à l'accession de tous les autres
41:52ce que disait Churchill
41:53sur la démocratie
41:53mais peut-être qu'il y a
41:54le débat du périmètre
41:55mais il y a Hervé Morin
41:57qui pousse en ce sens
41:58et d'autres
41:58aujourd'hui les sondages
42:00c'est une primaire sauvage
42:00et je ne suis pas sûr
42:01que ce soit la meilleure solution
42:02par contre un système
42:02de départage par une primaire
42:04peut-être en calant le périmètre
42:05peut être intéressant
42:06et moi j'ai le sentiment
42:07vu les déclarations
42:08de Gabriel Attal ce matin
42:08qu'ils vont essayer
42:09de le prendre en tenaille
42:10ceux qui veulent y aller
42:11iront
42:13avec ou sans lui
42:14et moi par contre
42:15sur la primaire
42:16c'est peut-être nécessaire
42:16mais pas du tout suffisant
42:17nous on défend
42:18les villes sous préfectures
42:19et ses millions d'habitants
42:20je dis souvent
42:21que l'avenir de la France
42:22se joue à Montmont-Rion
42:23et à Pithivier
42:24ou à Montluçon
42:25dans ces villes-là
42:26et tant qu'on ne parle pas
42:27de ces habitants
42:27et qu'est-ce qu'ils disent
42:28alors vos administrés
42:30ils votent Marine Le Pen
42:31parce qu'on leur a tout enlevé
42:32la maternité
42:33le tribunal
42:33les 80 à l'heure
42:35la France-ETER
42:36la droite et la gauche
42:37demain au deuxième tour
42:39vous avez la droite
42:40vous avez l'extrême droite
42:41ou Mélenchon
42:42toute la droite
42:43vote Marine Le Pen
42:44et si on ne parle pas
42:46à ces territoires
42:47qui forment
42:4734 millions de français
42:48ces amendissements
42:49de villes sous préfectures
42:50ces gens-là
42:51continueront à voter
42:52d'abord à ne plus voter
42:53parce qu'ils ne croient plus
42:54à la République
42:54ils ne croient plus aux politiques
42:55l'abstention est massive
42:5640% aux élections municipales
42:58en mars 2026
42:59et ils votent pour les extrêmes
43:00parce qu'on ne leur en propose
43:01plus rien
43:01on leur a donné toutes les raisons
43:02de ne pas plus croire
43:03en la politique
43:04ils payent des impôts
43:05et ils n'ont rien
43:05le désenchantement
43:06il était énorme
43:07il est dans ces villes moyennes-là
43:08merci à tous les trois
43:09c'était un plaisir
43:10ça a bien débuté la semaine
43:12oui
43:12alors on était
43:14l'équipe du lundi
43:15vous étiez en forme
43:16merci en tout cas
43:17à tous les trois
43:17et Perico les gars
43:18j'espère que vous êtes
43:19aussi en forme
43:20que nos trois débatteurs
43:21un petit peu plus
43:22parce que l'actualité
43:24est très très lourde
43:25et très sévère
43:26oui c'est vrai
43:27voilà
43:27on va essayer de savoir
43:28si ceux qui se présentent
43:30comme des gilets jaunes
43:31ne sont pas des gauchistes
43:33avec une peau de mouton
43:35ou leur se faire passer
43:36pour des loups
43:37voilà
43:38et puis nous recevrons
43:39surtout Emmanuel Pira
43:40qui est déjà venu
43:40M. Emmanuel Pira
43:41qui nous raconte que
43:43alors on sait que l'école
43:45est foutue
43:45l'hôpital est mort
43:46la police est terminée
43:47mais il y a pire
43:48il y a la justice
43:49qui est totalement
43:50en délabrement
43:50et évidemment
43:51ce sont les fondements
43:52de nos sociétés
43:52et je dirais une petite humeur
43:54et je dirais une petite humeur
43:55c'est aux Etats-Unis
43:56Trump a interdit des radios
43:57tout le monde a été solidaire
43:58personne ne va plus
43:59à la Maison Blanche
43:59alors qu'ici en France
44:01on jette des anathèmes
44:02sur des médias
44:02des confrères
44:03qui peuvent se tromper
44:04avec lesquels on discute
44:05et qu'on veut interdire
44:06d'antenne
44:06ça nous rappelle des temps
44:07où on pouvait faire
44:08de la résistance
44:09c'est formidable
44:10bonne émission
44:10mon cher Perico
44:11et nous on se retrouve
44:12demain à 10h
44:12pour à vous de le dire
44:13pour à vous de le dire
44:13à vous de le dire
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