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  • il y a 15 minutes
Avec Françoise Degois et Elisabeth Levy

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-11-02##

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News
Transcription
00:009h10, Sud Radio, La Vérité en Face, Benjamin Glaze.
00:05Il est bientôt 9h10, La Vérité en Face, de quoi l'on nous parlait ce matin, forcément de la rentrée
00:11scolaire avec déjà de nouveaux blocages.
00:13On avait notre reporter à Toulouse, Christine Bouillaud, qui nous disait déjà selon les informations qu'elle avait, 11 des
00:2016 lycées à Toulouse qui sont bloqués.
00:23Eh bien, on avait notamment une organisation qui appelait les blocages dès aujourd'hui, c'est le cas.
00:28La semaine de tous les dangers pour Sébastien Lecornu, pour Emmanuel Macron.
00:33On en parle avec Françoise Degoy qui nous a rejoint, Elisabeth Lévy également pour en débattre ensemble.
00:40Et puis Félix Mathieu est là également avec cette question qu'on posait à nos auditeurs sur les réseaux sociaux.
00:46Espérez-vous une rentrée scolaire dans le calme et sans blocage de lycée ?
00:49Bon, c'est mal parti. Ils ont pensé quoi jusqu'à présent ?
00:52Pourtant, ce matin encore, les abonnés à la chaîne YouTube de Sud Radio, ils croyaient à 63% à cette
00:58rentrée calme et sans blocage espérée par Emmanuel Macron.
01:01Même si Philippe, un peu sceptique, nous dit, si on en est au niveau des espérances, effectivement, pour l'avenir
01:07du pays, on peut aussi mettre une cierge.
01:09La Sainte Rita, la patronne des causes désespérées, ça aura le même effet.
01:13Merci Félix. Allez, on commence.
01:16Avec donc Françoise Degoy, Elisabeth Lévy.
01:19On s'attendait, vous le disiez d'ailleurs, Françoise, dans votre édito tout à l'heure, à une semaine de
01:23tous les dangers pour le gouvernement, pour l'exécutif, pour Emmanuel Macron.
01:27A priori, ça part plutôt mal, si je puis dire, du côté des lycées pour le gouvernement et Emmanuel Macron.
01:34Oui, mais ils ont raison, les mômes. Enfin, je veux dire, j'entends, moi, tout le monde qui essaie de
01:38trouver des mots, des apaisements, etc.
01:41Je pense qu'il faut vraiment... Ils ne sont pas dus, en fait, les lycéens. Ils savent très bien qu
01:46'on leur a vendu, comment dirais-je, on leur a vendu des billets de Monopoly.
01:52On leur a vendu la fin de Parcoursup pour, dans deux ans, quand, évidemment, Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron ne
01:58seront plus là.
01:59On leur a vendu des rénovations de bâtiments. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, le délire de
02:03la mesure.
02:04C'est autoriser les régions à faire 4 milliards de prêts à taux zéro, mais les régions n'en plus
02:08en rond.
02:09Et elles sont déjà, en plus, les régions, comme les collectivités, sont obligées de, je rappelle, de présenter des budgets
02:15à l'équilibre.
02:16Elles sont à l'os. Elles ont les dotations publiques qui ne cessent de baisser, et pas simplement à cause
02:21d'Emmanuel Macron.
02:22Ça a commencé avec François Hollande. Et donc, on leur dit, finalement, vous pouvez emprunter, mais merci, monsieur, vous êtes
02:27trop bon, 4 milliards pour rénover.
02:29Donc, les lycéens ne relâchent pas la pression. Ma conviction, c'est qu'il faut aborder la chose vraiment avec
02:38subtilité et une forme d'humanité aussi.
02:40Elisabeth Lévy, vous voyez comment ce retour des blocages dès cette rentrée scolaire et ce jour de rentrée scolaire ?
02:46Je vous aime beaucoup, mais en fait, c'est un crime, c'est pas vous, personnellement, bien sûr.
02:53Les lycéens ont raison, c'est le crime contre cette génération. Voilà.
02:57C'est-à-dire, les mômes ont raison, non. Les mômes ont certainement raison pour les bâtiments, ça, ils ont
03:03raison.
03:03Mais c'est pas ça leur problème, parce que quand bien même on leur dirait demain que tous les bâtiments
03:07vont être rénovés,
03:08ils vont continuer à répéter un peu, pardon, mais sans vraiment réfléchir.
03:14Non, nous, ce qu'on veut, c'est que tout le monde puisse aller à l'université dans la place
03:18de son choix.
03:18Comme ça, on aura des diplômes encore plus merdiques, qui vaudront encore moins sur le marché du travail, et ce
03:24sera super.
03:24C'est une revendication idiote, d'accord, et le rôle des adultes est de le dire.
03:30Et j'en ai assez de ces précautions oratoires, où à chaque fois qu'on parle de ce mouvement, on
03:34commence par dire qu'ils ont raison.
03:36Deuxièmement, non, comme vous l'avez dit d'ailleurs à Manon Aubry, ils n'ont pas raison de bloquer.
03:41Mais il y a des lycéens qui veulent travailler, c'est bien leur droit aussi.
03:46Cette sanctification de la jeunesse, non seulement ne va nous amener nulle part, mais en plus, ce qu'on doit
03:56faire pour les jeunes.
03:57Moi j'ai appelé ça de causer une génération sans nom, elles ne trouvent pas de limites.
04:03Ce qu'on doit faire pour les jeunes, c'est leur poser des limites.
04:07Et ça n'est pas à eux de décider ce qu'ils vont apprendre, ça n'est pas à eux
04:12de co-construire l'alternative.
04:15Mais c'est quoi cette histoire ? On va leur demander aussi, et bien ils n'ont qu'à faire
04:19les cours.
04:19Mais comme disait François, il y a des revendications qu'on peut entendre.
04:24Je vais répondre Benjamin.
04:25Et je vous ai répondu, vous la réponde pendant trois heures.
04:29Je vais vous répondre, je pense qu'il n'y a pas une sanctification.
04:31Bien sûr qu'il faut sanctifier la jeunesse.
04:33Enfin, la réalité, oui, c'est qu'il faut sanctifier la jeunesse.
04:36Il faut sanctifier les forces vives futures de ce pays.
04:39Et bien il ne fallait pas détruire l'école.
04:40Non, écoutez, moi je...
04:42Il ne fallait pas détruire l'école.
04:43Honnêtement, moi je ne me sens pas responsable de la destruction de l'école.
04:45En dix ans, vous avez eu dix ministres de l'éducation nationale.
04:48Un qui est resté cinq ans, Jean-Michel Blanquer.
04:50Les autres, je vous mets au défi de pouvoir les nommer.
04:52D'ailleurs, pas peine d'oeil.
04:53On ne sait même plus qui a été ministre de l'éducation nationale.
04:56Vous avez des programmes qui changent tous les quatre matins.
04:58Les profs deviennent fous.
05:00Les élèves, vous avez des élèves de terminale qui restent sans profs pendant des semaines.
05:03Écoutez, moi j'entends ce discours, Elisabeth.
05:06Quand on a des lycéens qui subissent aussi ces blocats, qui sont illégaux.
05:09Non, non, mais c'est toujours l'histoire des grèves.
05:11Écoutez, moi...
05:11Parce qu'Elisabeth l'a rappelé, effectivement.
05:13Mais qu'est-ce qu'on fait, je sais pas, de ces lycéens qui ont passé le bac ?
05:17D'accord, écoutez, on est d'abord...
05:19Écoutez, arrêtez, on va pas recommencer les ruptures d'égalité avec les histoires de manifestations.
05:24À chaque fois !
05:24C'est extraordinaire cette phrase.
05:26On va pas recommencer les ruptures d'égalité.
05:27C'est ça notre argument ?
05:29Non, je n'ai pas...
05:30Ce n'est pas mon argument.
05:32Il y en a ras-le-bol d'entendre toujours les mêmes conneries à tous les mouvements sociaux.
05:35C'est d'ailleurs...
05:36Non, mais c'est pas vous.
05:37Non, non, mais c'est pas ça, Elisabeth.
05:39Je pense qu'on ne peut pas parler comme ça.
05:40C'est pas moi.
05:40Vous devez écouter ce que disent des gens qui ne pensent pas comme ça.
05:43Je l'écoute parfaitement, mais vous allez écouter ce que je dis, je ne pense pas comme vous.
05:48Je pense qu'expliquer à chaque mouvement, et les gens qui veulent aller travailler,
05:53oulala, les manifestants, c'est pas bien, et les élèves qui veulent aller bosser,
05:57oulala, les manifestants, c'est pas bien, ça s'appelle une démocratie sociale, d'accord ?
06:01Et je dis oui, moi je réponds à Elisabeth avec autant de respect et d'amitié que j'ai pour
06:06elle.
06:06Oui, il faut sanctifier la jeunesse, il faut l'écouter.
06:09À force de pas l'avoir entendu, on en est là.
06:11Sauf qu'on ne peut pas dire que la jeunesse n'a pas été entendue,
06:14il y a eu des réunions avec le gouvernement, des discussions, ils ont obtenu des choses.
06:18Je vais vous répondre, je vais vous répondre.
06:20On a commis un crime contre la jeunesse,
06:23et c'est d'ailleurs quelqu'un pour qui j'ai beaucoup d'admiration qui a lancé le bal,
06:26c'est Jean-Pierre Chevènement, pour qui j'ai beaucoup d'affection.
06:29Moi aussi.
06:30Donc, on a commis un crime contre la jeunesse,
06:33quand on lui a fait croire que 80% d'une classe d'âge allait avoir le bac,
06:37que 80% de la même classe d'âge avait le droit.
06:41Donc, en gros, si vous les écoutez,
06:43c'est moi j'ai le droit d'entrer à Polytechnique si je veux.
06:45Voilà.
06:46Eh ben non.
06:46La méritocratie, il y a une haine de la méritocratie.
06:50Moi j'ai écouté beaucoup les lycéens qui parlent sur les plateaux.
06:53Je veux dire, on veut tous, on ne veut plus de différence.
06:57On veut, tout le monde doit avoir la même chose.
07:00Eh ben non.
07:00Je veux dire, je suis désolé, je leur redis.
07:03Est-ce qu'on peut...
07:03D'accord ?
07:04Je ne crois pas qu'ils paillent sanctifier toutes les idées de la jeunesse.
07:08Je ne crois pas que pas de sélection à l'entrée du supérieur.
07:13C'est possible ou pas ?
07:14Je ne sais pas si c'est possible.
07:15En tout cas, il faut arrêter de dire aux gens ce qu'ils doivent faire.
07:18Moi j'entends les délires depuis des années.
07:20Oh là là, il faut, il y en a marre des sciences humaines,
07:22il y en a marre de fabriquer des sociologues à l'appel.
07:25Et vivement qu'on fabrique des ingénieurs.
07:27Et vivement qu'on fabrique des spécialistes de l'IA.
07:28La réalité, si vous voulez, c'est que
07:30vous pouvez tout à fait vous éclater dans la vie
07:33en étant un sociologue
07:34et vous avez le droit d'avoir envie de l'être.
07:37Mais vous avez le droit d'avoir envie de l'être.
07:38Qu'est-ce que c'est ces délires ?
07:39Qu'est-ce que c'est cette utilisation ?
07:41Ça s'appelle de la chosification.
07:43Quand les élèves disent qu'on ne veut pas être chosifiés,
07:46eh bien je pense qu'ils ont raison.
07:47Ce n'est pas parce qu'on a fabriqué une génération d'enfants gâtés.
07:50Après il y a des filières qui sont complètement...
07:53Et alors ?
07:56Si vous avez une passion de la sociologie,
07:58enfin, qui est des filières bouchées...
07:59Donc il y a un droit de l'homme.
08:00Il y a un droit de l'homme.
08:01Si vous voulez, ça c'est...
08:02Si j'ai une passion de la sociologie...
08:04Bah oui.
08:04Moi, pardon.
08:05Moi j'ai une passion de la sociologie,
08:07donc quelqu'un va devoir non seulement financer mes études,
08:10mais après financer un emploi,
08:11parce qu'à part l'argent public,
08:13pour les sociologues,
08:14il n'y a vraiment pas grand-chose.
08:15En plus, les niveaux...
08:16Excusez-moi ça, c'est un domaine que je connais bien.
08:18Le niveau des études de sociologie
08:20au pays de Durkheim et de Boudon,
08:22c'est vraiment scandaleux.
08:24Scandaleux.
08:25C'est militant.
08:26C'est bas de gamme.
08:28C'est toujours les mêmes thèmes.
08:30Allez regarder les thèses.
08:32Allez regarder les thématiques des thèses.
08:34Et par ailleurs,
08:35non, ça n'est pas un droit de l'homme
08:36d'être payé à faire de la sociologie.
08:39C'est par exemple...
08:39Prenez toujours l'histoire des sociologues.
08:41Prenez toujours l'histoire des sociologues.
08:43Vous avez parlé des sociologues.
08:45Parce que c'est vos arguments depuis des années.
08:47S'il vous plaît, s'il vous plaît.
08:47Est-ce qu'on peut...
08:48Parce qu'on ne s'entend plus.
08:49Ah, c'est vrai.
08:50On ne s'entend plus.
08:50Ça fait du bien, là.
08:51Ça fait du bien.
08:52On reste ensemble, Elisabeth Lévy, Françoise Degoy.
08:54On revient dans un instant.
08:55On va parler notamment,
08:56je vous fais réagir sur cette petite phrase d'Emmanuel Macron.
08:59Le débat électoral et les urnes
09:00doivent prendre le pas sur la démocratie sociale.
09:03Et la rue, qu'est-ce que ça veut dire ?
09:05Est-ce que ça vous choque ou pas ?
09:06On y revient juste après ça.
09:06Pour une fois, je suis d'accord.
09:07Pour une fois, c'est moi qui m'ai défendre.
09:129h10, Sud Radio.
09:13La vérité en face.
09:15Benjamin Glaze.
09:16Vous êtes bien sûr, Sud Radio.
09:17Il y a de l'ambiance dans le studio.
09:19Comme à chaque fois qu'on a Françoise Degoy et Elisabeth Lévy.
09:22Non, mais c'était dans le respect.
09:24C'était dans le respect.
09:24Non, mais oui, effectivement.
09:25Elle accorde, mais je le dis avec respect.
09:27Oui, elle a complètement tort depuis 4-30 ans.
09:30Mais je le dirais.
09:30Non, on s'accordera sur Jean-Pierre Chevènement, toujours.
09:35Bon, lui, est-ce qu'il a tort ou est-ce qu'il a raison ?
09:38Je parle d'Emmanuel Macron qui a déclaré que le débat électoral et les urnes
09:42doivent prendre le pas sur la démocratie sociale.
09:44Et la rue, ça intervient dans un contexte.
09:46On a une semaine de mobilisation très forte.
09:48Les blocages qui ont repris dans de nombreux lycées déjà ce matin en cette rentrée scolaire.
09:52On a la journée du 5 novembre.
09:54Jeudi, grève générale à l'appel de l'inter-syndical avec des mobilisations prévues partout en France.
10:00Et puis, on a samedi prochain l'acte 4 des Gilets jaunes.
10:03Je répète ce qu'a dit Emmanuel Macron.
10:05Le débat électoral et les urnes doivent prendre le pas sur la démocratie sociale.
10:08Et la rue, Elisabeth Lévy, ça vous inspire quoi ?
10:12Alors d'abord, Emmanuel Macron peut dire ce qu'il veut.
10:16Je crains qu'il n'en ait pas absolument le pouvoir.
10:18Moi, j'avoue, mais c'est très rationnel, je ne comprends pas très bien la logique qu'il y a
10:23à demander des choses à un gouvernement sortant.
10:26Par exemple, prenons juste cet exemple de Parcoursup.
10:28Et oublions ce qu'on en pense.
10:30Ça n'a pas de sens de demander à un gouvernement qui ne sera plus là en avril
10:34de s'occuper de cette affaire.
10:36C'est complètement idiot, franchement.
10:37On rappelle que le gouvernement a promis la fin de Parcoursup en 2028.
10:40Par ailleurs, il y a un autre problème.
10:43C'est pour ça que je suis d'accord avec Emmanuel Macron.
10:45Mais je pense que ça ne sert à rien qu'il le dise.
10:47Même, ça peut être contre-productif.
10:50Mais par ailleurs, je pense que ce qu'on appelle la démocratie sociale
10:53et qu'aujourd'hui j'appelle quand même un peu la bordélisation générale,
10:59pollue le processus électoral.
11:01Dans le sens où on a quand même besoin.
11:04Tout le monde le dit, même Manon Aubry.
11:05Nous avons besoin d'un véritable débat.
11:08Apaisé, je ne dis pas, mais au moins d'un échange d'arguments.
11:12Même, comme ici, parfois ce n'est pas apaisé,
11:14mais c'est aimable et amical.
11:18Mais en tous les cas, nous avons véritablement,
11:20sur beaucoup de sujets, nous avons véritablement besoin de ce débat.
11:23On ne peut pas l'avoir.
11:24Alors, quand tous les samedis, vous allez avoir des manifs,
11:29les commerçants vous demandent tous,
11:30alors ça va être comme ça, hier j'ai été au théâtre,
11:33le théâtre a été bourré parce que les gens ne vont plus le samedi.
11:36Non mais, est-ce que notre vie doit être rythmée par des revendications
11:40que ce gouvernement n'est pas en mesure de satisfaire ?
11:43Mais Françoise, il vous écoute peut-être plus que moi.
11:45Non, non, non, je pense qu'il vaut mieux qu'il se taise en fait,
11:48parce qu'effectivement, je pense qu'il est un facteur maintenant irritant,
11:51Emmanuel Macron, il faut laisser faire le Premier ministre
11:55qui lui-même, à mon avis, est en dessous de la main complètement.
11:59Voilà, c'est un gouvernement qui est secoué,
12:01qui est au bord de vacillés, en réalité.
12:05Là où je rejoins Elisabeth, ça ne peut pas être...
12:07Vous savez, il y a un truc, c'est comme les poupées russes.
12:10Dans la grande poupée, il y a la petite, la moyenne, etc.
12:13Vous avez quand même un truc qui tourne maintenant à la psychose.
12:15Les matrioshkas.
12:16C'est les matrioshkas, c'est le parcours effectué par les manifs.
12:21Je ne sais pas si vous voyez, on est quasiment dans une série Netflix.
12:24C'est-à-dire qu'à 18h, le ministère de l'Intérieur interdit à 17h.
12:31À 18h, le tribunal administratif autorise le parcours des syndicats.
12:35Et dans la nuit, à 5h30 du matin, le Conseil d'État donne raison au ministère de l'Intérieur.
12:40Ça va être ça toutes les semaines.
12:42Non, non, parce que la réalité, c'est que les médias sont totalement happés là-dessus.
12:46On est désormais en édition spéciale de crise sociale.
12:50Alors qu'en réalité, si vous voulez, ça me fait exactement penser aux Gilets jaunes,
12:53où il y a une sorte de focalisation délirante en réalité.
12:57Et effectivement, là où il a raison, effectivement il a raison.
13:01Mais il a raison parce qu'il a peur.
13:02Parce que la réalité, c'est que ça n'est jamais arrivé.
13:04Ça n'est jamais arrivé qu'un mouvement social prenne le pas et ait une telle importance.
13:09Avant une présidentielle, il y avait une forme d'accord républicain.
13:12On règle nos différends dans les urnes.
13:15Attention, 2022 a déjà été totalement pris en otage, et je pèse mes mots, par la guerre en Ukraine.
13:21Il n'y a pas eu de débat en 2022.
13:24Attention à la cocotte minute française pour 2027.
13:27Après, est-ce qu'il a quelque chose à craindre Emmanuel Macron ?
13:29Pas vraiment, Elisabeth Lévy ?
13:32Emmanuel Macron n'a tout de même pas intérêt à quitter son poste en laissant un pays complètement sous tension,
13:41en laissant un pays où...
13:42Encore une fois, la question de la présidentielle, et Françoise a raison,
13:47ce n'est pas depuis 5 ans qu'on l'attend, c'est depuis 10 ans.
13:50Cette question-là, on sait très bien que la France est une monarchie,
13:58et l'élection du roi, si je peux risquer cet oxymore,
14:03c'est vraiment un moment très crucial pour notre vie civique et notre vie publique.
14:08Donc, le ratage de ce rendez-vous-là risque d'avoir de véritables conséquences graves,
14:14parce qu'en plus, vous avez quand même des tensions alimentées.
14:19Moi, je suis assez inquiète, et moi, j'ai reparlé des journalistes ce matin,
14:23vous en avez parlé avec Marlon Aubry,
14:25ce n'est pas que c'est une profession absolument au-dessus de tout ce qu'on ne dirait pas
14:30ça,
14:32mais le tri des journalistes fait comme ça,
14:37les menaces directes, les doigts pointés,
14:41ça commence, là, comme il a dit Jolique Mélenchon, ça commence à bien faire.
14:46Oui, M. Mélenchon, ça, ça commence à bien faire,
14:48et ça contribue vraiment à durcir le ton, je trouve.
14:53Mais Marine Le Pen se plaint aussi, d'ailleurs, elle ne veut pas aller sur BFM TV,
14:57pour des raisons, pour un vieil antagonisme.
15:01Sarah Knafow décide d'attaquer en justice LCI, vous savez,
15:05ça disjoncte dans tous les sens, oui, oui, j'ai vu ça ce week-end,
15:08ça disjoncte véritablement dans tous les sens.
15:10Je suis d'accord avec Elisabeth, on ne peut pas demander par pétition l'interdiction de CNews.
15:15Comment est-ce qu'on peut me soupçonner d'être d'accord même un demi-millimètre avec CNews ?
15:19C'est impossible, mais je suis une démocrate.
15:20Avec la météo, vous êtes d'accord ?
15:21Même pas, parce que je suis sûr qu'elle est tronquée, la météo.
15:25Comme la date dans le monde ?
15:27Je blague à part, mais je vous assure que je suis une démocrate.
15:32Je veux dire, nos différences se règlent, comment dirais-je, dans les urnes.
15:36On ne peut pas demander l'interdiction de certains mots, comme le grand remplacement.
15:41Je ne suis pas d'accord avec Ali Rabé, le maire de Trappes.
15:43Et pourtant, je suis une femme de gauche, mais je suis une républicaine.
15:46Par ailleurs, qu'est-ce qu'il a à craindre Emmanuel Macron ?
15:49Il a à craindre aussi une théorie des deux ninos.
15:51Vous savez, combien est-ce que la France peut supporter un nouveau 17 octobre de violence ?
15:58Comment ça va se passer au Parlement ?
16:00Est-ce que les députés, parce que là, en gros, tout le monde va arriver tranquillement aux ordonnances ?
16:05C'est à peu près ça le plan, c'est d'arriver tranquillement sur le budget.
16:08Et si on n'y arrive pas tranquillement aux ordonnances ?
16:11Et si ça censure, qu'est-ce qui se passe ?
16:13Vous savez, on peut décider qu'on ne veut pas démissionner.
16:17On peut décider qu'on reste jusqu'au bout, etc.
16:20Mais à un moment donné, les événements, vous savez, il y avait quelqu'un que j'adorais
16:23qui s'appelait Henri Weber, qui était un très grand homme politique, socialiste,
16:27un mec extraordinaire.
16:28Très drôle, en plus.
16:29Très drôle, une culture incroyable.
16:31Ce qui fait peur, ça se fait.
16:32Et Henri Weber, fabusien, sénateur, fondateur de la LCR, évidemment,
16:36avec Daniel Ben Saïd et avec Krivin.
16:39Eh bien, Alain Weber disait, il y a des choses, Fanfan, il m'appelait Fanfan,
16:43que tu peux décréter.
16:44Et puis, à un moment donné, il y a les ressorts de la tragédie qui se remontent.
16:47Et ces ressorts-là, on ne peut pas les arrêter.
16:49Donc, dire qu'Emmanuel Macron ne craint rien qu'il est là,
16:53eh bien, si...
16:54Écoutez, alors là, moi, j'espère...
16:55Non, mais honnêtement, on n'est pas content, on est en novembre.
16:59C'est-à-dire, les élections ont lieu en avril.
17:00Ça va être long.
17:01Là, non, mais, est-ce que vous voulez vraiment ajouter encore...
17:06Du bordel, non, mais bien sûr.
17:07Non, mais autre chose.
17:09Du chaos, du chaos, bien sûr.
17:10Écoutez, on est la France, quoi.
17:12On ne va pas, en plus, avoir une fin de mandat à deux mois ou trois mois de l'élection.
17:17Enfin, bon, une campagne précipitée.
17:19Non, en pitié, qu'il reste là.
17:21Écoutez, on l'a supporté dix ans, on peut tenir trois mois ou quatre mois de plus.
17:24Je suis d'accord.
17:25Voilà, qu'il reste là avec sagesse.
17:27Donc, ma con d'émission, pas pour vous.
17:28Ah non, jamais la vie.
17:29Ah non, mais non, non, non.
17:30J'entendais Robert Ménard qui demande ça.
17:32J'entends beaucoup de gens qui demandent ça.
17:35J'entends à gauche des gens qui demandent ça.
17:37J'entends à droite, à extra-moins.
17:38Eh bien, vous êtes des fous furieux de le demander.
17:41Parce qu'un jour, Jacques Chirac a eu ce mot merveilleux.
17:44C'était sur le référendum en 2005.
17:46Il a dit, à force de le demander, vous allez finir par l'obtenir.
17:49Et moi, j'aimerais bien qu'on ne soit pas dans cette stupidité-là.
17:53Parce que ce serait, je crois, un désastre.
17:54Bravo pour cette belle référence, François.
17:57Merci, François.
17:57Chirac m'a goûté.
17:58On lève maintenant, il est mort.
17:59Elisabeth Lévy, très bonne journée à tous les deux.
18:02Il est 9h30.
18:04Dans un instant, vous nous appelez.
18:060826 300 300.
18:07Je vois que Manu au standard est déjà au téléphone.
18:08Vous continuez.
18:100826 300 300.
18:11De quoi allons-nous parler ?
18:12Tenez, on va parler de cette baisse des prix du gasoil à la pompe,
18:17du fioul domestique aussi.
18:18N'oublions pas, ça concerne aussi cela.
18:20Avec la décision du gouvernement de libérer 10 millions de barils
18:24de ces stocks stratégiques.
18:27On nous annonçait la baisse à partir d'hier.
18:29Ça a été le cas dans certaines stations-service, pas dans toutes.
18:32Est-ce que vous-même, quand vous avez fait le plan,
18:34je ne sais pas, vous avez peut-être fait le plan ce week-end,
18:35est-ce que vous avez vu que les prix étaient en baisse sur le gasoil ou pas ?
18:39Vous nous appelez 0826 300 300.
18:42Je vous accueille juste après ça.
18:43A tout de suite.
18:44Benjamin Glaze.
18:45Il est 9h35 sur Sud Radio.
18:48Bienvenue si vous nous rejoignez.
18:50On poursuit cette matinale avec vous.
18:52Vous, prenez la parole,
18:53quel que soit le sujet de l'actualité que vous voulez évoquer à l'antenne
18:56et pourquoi pas les prix du gasoil.
18:58Ça y est, il baisse enfin.
19:00Mais de combien ?
19:00De quelques centimes.
19:02Sur certaines stations-service, ça baisse un peu plus qu'ailleurs.
19:05Alors, vous avez fait le plan ce week-end.
19:07Est-ce que vous, vous avez constaté vous-même cette baisse des prix à la pompe
19:10en ce qui concerne une nouvelle fois le gasoil ?
19:12C'était une promesse du gouvernement.
19:14On y revient dans un instant.
19:15Vous continuez d'appeler un manuel au standard
19:16qui vous accueille au 0826 300 300.
19:19D'ici là, retour sur ce qui s'est passé hier à Marseille.
19:24Ce drame avec ce pompier qui a été blessé par balle
19:27alors qu'il était en intervention sur un incendie de véhicule.
19:32Il a été pris pour cible.
19:34et il est actuellement encore dans un état critique.
19:38Pour en parler, nous sommes avec Rudy Mana, délégué national UNSA Police à Marseille.
19:42Bonjour Rudy Mana.
19:44Bonjour.
19:45Et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
19:47Est-ce que vous avez tout d'abord déjà des nouvelles à nous donner
19:51de ce pompier qui a été gravement blessé hier en intervention ?
19:55Non, je n'ai pas de nouvelles depuis hier soir
19:57où ses jours étaient encore en danger.
20:00Apparemment, il est sorti du bloc opératoire.
20:02Mais il faut être extrêmement vigilant
20:04parce que je crois qu'il a été retiré une ogive.
20:10Alors, je n'ai pas tous les détails
20:12mais il est toujours entre la vie et la mort.
20:15Il aurait été tiré avec un fusil de chasse au thorax.
20:20Qu'est-ce qu'on sait exactement de ce qui s'est passé hier ?
20:22Ce qui s'est passé, c'est très simple.
20:24Une intervention des pompiers pour stopper un feu d'un véhicule
20:30et d'un fourgon, me semble-t-il.
20:32Et au moment où ils arrivent pour arrêter le feu,
20:36cet individu de 51 ans, connu des services de police,
20:41sort et fait feu sur les pompiers.
20:44Il semblerait qu'il a tiré également sur le camion des pompiers.
20:47Et puis ce collègue pompier, ce frère d'armes pompier
20:50qui a été touché au niveau du thorax,
20:53immédiatement, ces collègues l'ont mis en sécurité.
20:56C'est les fonctionnaires de police du commissariat de Vitrolles
20:59parce que le secteur dépend du commissariat de Vitrolles.
21:26Mais il y a eu un travail extraordinaire des collègues de la sécurité publique de Vitrolles
21:31qui ont pu maintenir le dialogue
21:33et donc stopper toute velléité de tirer encore et encore par cet individu.
21:37C'était un guet-apon ou pas ?
21:39Ce qui s'est produit hier ?
21:41Vous savez, apparemment, c'est un individu...
21:43Alors, on ne sait pas trop encore, mais cet individu,
21:46il était, d'après les informations que j'ai,
21:48il était en rupture de traitement médical.
21:51Donc, honnêtement, on ne va plus en savoir
21:55après les premières auditions qui vont être faites sur ce tireur.
22:00Est-ce que c'était un guet-apon ?
22:02Est-ce que son état a été jugé compatible, en tout cas,
22:04avec la suite de la garde à vue ?
22:07Oui, après, il va certainement avoir un psy.
22:10Et puis, on va voir ce qui va être décidé,
22:13ce qui est sûr, c'est qu'on va essayer de l'entendre,
22:14voir pourquoi il a fait ça,
22:16pourquoi il a tiré sur un pompier, un soldat du feu,
22:20un gars qui était venu simplement pour aider.
22:23Alors là, on a vu ce qui s'est passé avec les policiers avant-hier,
22:26le gendarme qui a failli être brûlé vif
22:28par un individu qui l'a fait sciemment
22:30pour brûler un gendarme, pour tuer un gendarme.
22:32Hier, à Marseille, on voit un pompier qui intervient.
22:33Puis, le 17 octobre, à Marseille,
22:34on avait eu un camion de pompiers qui avait été aussi attaqué.
22:37Non, c'est ça ?
22:38Exactement, c'était avant le 17 octobre.
22:40C'était avant le 17 octobre, oui, tout à fait.
22:42C'était avant...
22:43Voilà, on voit des choses qu'on ne voyait pas,
22:45il faut le reconnaître, il y a 20 ans.
22:47C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
22:48il y a une violence inouïe, totalement décomplexée
22:51envers la dernière dite républicaine,
22:53les policiers, les gendarmes, les pompiers.
22:55Et même les infirmières qui travaillent aux urgences.
22:59Donc ça, on ne le voyait pas du tout il y a 20 ans.
23:01Et aujourd'hui, on le voit quasiment de manière hebdomadaire.
23:06Donc, c'est plus audible.
23:07Il faut vraiment qu'on tape fort,
23:09qu'on protège ces héros du quotidien.
23:12Mais comment on protège des pompiers
23:14qui juste essayent d'intervenir sur un incendie ?
23:17On ne va pas mettre les policiers à chaque fois à leur côté.
23:21Mais vous savez que ça arrive régulièrement
23:22qu'on intervienne à leur côté
23:23quand ils interviennent dans certaines cités sensibles.
23:27Régulièrement, des véhicules de police
23:28interviennent avec les pompiers
23:30pour qu'ils puissent juste prêter assistance
23:33ou porter secours.
23:34On en est là.
23:35Donc, je veux dire, à un moment donné,
23:37quand vous en prenez un pompier ou un policier,
23:39il faut que vous ayez une sanction pénale
23:41d'une dureté absolue.
23:44Alors, je ne dis pas que ça va résoudre tous les problèmes.
23:46Mais par contre, si vous avez 10 ans de prison
23:48parce que vous en êtes pris à un pompier ou un policier,
23:51ça fera peut-être réfléchir
23:52les gens dans le futur qui voudront faire la même chose.
23:56Parce qu'aujourd'hui, souvent, on voit des sanctions pénales
23:58qui sont trop faibles vis-à-vis de l'acte
24:01qui est un acte assez grave.
24:03C'est même extrêmement gravissime.
24:06La dernière des Républicains, c'est nous.
24:08C'est nous, c'est les pompiers.
24:10Et on ne peut pas, on ne peut pas accepter ça.
24:11On ne peut pas, on ne peut plus accepter ça.
24:14Merci, Rudy Mana, d'avoir accepté d'être avec nous ce matin
24:16sur Sud Radio, délégué national, UNSA, police.
24:19Et on prendra bien évidemment des nouvelles de ce pompier
24:21qui a été blessé au peine Mirabeau hier
24:24alors qu'il était en intervention
24:26et qui est sorti du bloc.
24:28Elle nous disait à l'instant, Rudy Mana.
24:29Mais bien sûr, on prendra de ces nouvelles au plus vite
24:31en espérant qu'il puisse se remettre.
24:33Merci beaucoup, Rudy Mana.
24:37Allez, 9h40, vous nous appelez 0826 300 300.
24:40Vous êtes déjà très nombreux à nous avoir appelés
24:42au Standard pour parler de ces prix à la pompe.
24:45La promesse du gouvernement depuis hier
24:47des baisses sur le litre du gasoil de 12 à 18 centimes.
24:51Alors la baisse, elle n'est pas visible partout.
24:53On est, tenez, avec François qui nous appelle de Nîmes.
24:56Bonjour, François.
24:57Bonjour, bienvenue, bonjour à tous.
24:59Et bienvenue, François.
25:00Comment ça va ce matin ?
25:01Merci, ça va, ça va.
25:02Écoutez, au boulot, tiens, au boulot, au boulot.
25:04Ah bah, du boulot, bah.
25:06Eh bah, c'est gentil de prendre quelques secondes
25:07pour être avec nous sur Sud Radio.
25:09Vous êtes, je crois, artisan.
25:11Vous l'avez constaté vous-même depuis hier
25:13cette baisse promise par le gouvernement
25:16des prix à la pompe, sur le gasoil en tout cas.
25:19Bah, moi, je le vois.
25:20Mais bon, c'est pas suffisant.
25:23C'est toujours la politique rustine.
25:25Vous savez, on met des rustines un peu partout là
25:27et à la fin, le tableau, il est horrible.
25:29C'est vraiment une misère.
25:30Moi, je le vois par rapport à mes enfants.
25:32Je suis obligé de les aider.
25:33Ils sont majeurs et tout.
25:34Ils habitent dans des appartements avec leurs copines.
25:36Je suis obligé de les aider pour payer l'essence, quoi.
25:38C'est pas normal.
25:39On est arrivé là.
25:40À un moment donné, vous savez,
25:42même les voitures diesel aujourd'hui,
25:44une personne qui a une voiture diesel,
25:46ça vaut plus rien.
25:47Vous allez la faire reprendre par une voiture
25:48dans un garage ou quoi,
25:49il va vous prendre une misère.
25:51Tous ceux qui ont des voitures diesel aujourd'hui,
25:52je veux bien leur dire, les pauvres,
25:54ils se sont fait avoir comme des petits bleus.
25:56Et ça ne vaut plus rien, une voiture diesel aujourd'hui.
25:58Donc, pour vous dire,
25:59si vous avez un peu d'économie sur une voiture,
26:01c'est incroyable.
26:02Comme le gars, il gère n'importe quoi.
26:04C'est vraiment aberrant.
26:06Après, le gouvernement vous dira
26:07que la mesure qu'ils ont mise en place,
26:09et notamment cette décision
26:10de débloquer 10 millions de barils de gasoil
26:13des stocks stratégiques de l'État,
26:15c'est une mesure qui permet de baisser
26:16à l'heure de quelques centimes seulement
26:19les prix du litre.
26:19Mais ce n'est pas cher, en fait.
26:22Ça ne coûte rien pour l'État.
26:23C'est pour ça.
26:23C'est pour ça que cette décision a été prise.
26:25C'est stratégique.
26:26C'est du réservoir.
26:27C'est des réservoirs stratégiques.
26:29Il faut les garder dans la stratégie.
26:30Il faut baisser les taxes
26:32sur le gazoil, les stocks.
26:35C'est tout.
26:36Pourquoi est-ce qu'ils vont...
26:37Ils tapent dans les stocks stratégiques.
26:38Alors, s'il n'y a plus de stocks,
26:39on n'a plus de stratégiques derrière
26:40dans les stocks stratégiques.
26:41Si il y a un problème,
26:42un jour, on n'a plus de gazoil
26:43pour alimenter les chars ou quoi,
26:44n'importe quoi.
26:45D'autant qu'on n'est pas assuré,
26:46en tout cas.
26:46Je ne sais pas,
26:47mais d'autant qu'on n'est pas assuré,
26:49effectivement,
26:49que ça s'améliore à la situation
26:50au détroit d'Hermos.
26:51C'est vraiment de la rustine,
26:53ce gouvernement.
26:54C'est un gouvernement...
26:55Je vais rester poli,
26:56mais moi, je commence vraiment
26:58à en avoir marqué.
26:58Restons poli, mais oui, oui.
26:59J'entends, en tout cas,
27:01votre ras-le-bol, François.
27:02François, reste avec nous.
27:03On est avec Didier de Berne-sur-Oise.
27:05Bonjour, Didier.
27:07Bonjour, Mazama.
27:08Vous êtes chef d'entreprise.
27:10Vous l'avez constaté,
27:11déjà, cette légère baisse
27:13des prix du gasoil à la pompe ?
27:16Alors, constaté, oui, ce matin.
27:19Cela étant, c'est quoi ?
27:22C'est des miettes, c'est quoi ?
27:23Parce qu'en fait,
27:24on nous parle de...
27:26Comme la personne qui était avant moi, là,
27:29qui disait que c'était
27:30des stocks stratégiques.
27:33Mais les stocks stratégiques,
27:34ils les ont achetés pour une partie.
27:37Ils l'ont acheté il y a plus de deux ans.
27:40Donc, c'est quoi ?
27:41On était à quoi ?
27:41Avant le détroit d'Ormouz,
27:42on avait quoi ?
27:43On avait 70 centimes de moins.
27:45Donc, c'est vrai,
27:46tu es à 70 centimes de moins.
27:48Ce n'est pas compliqué, en fait.
27:49Parce qu'il y a un roulement, en fait.
27:51C'est pour ça,
27:52c'est ce que disent les distributeurs.
27:55Le stock stratégique d'aujourd'hui,
27:56il date de quand ?
27:57Il a été acheté quand ?
27:59Avant la guerre en Europe.
28:01On est bien d'accord.
28:02On est bien d'accord.
28:03Donc, ce stock...
28:04Mais là, on parle de 10 millions de barils.
28:05C'est-à-dire que c'est vraiment très peu.
28:07C'est pour ça aussi, Didier.
28:08Oui, j'entends bien que ce soit très peu.
28:10Mais sur ce très peu,
28:11je ne vois pas pourquoi on ne baisse pas plus.
28:13C'est quoi cette baisse ?
28:14Ça ne ressemble à rien, en fait.
28:16Ça ne ressemble à rien du tout.
28:17Moi, j'ai fait mon plein ce matin.
28:17En tout cas, pour vous,
28:18ça ne suffit pas.
28:20Juste Benjamin.
28:21Oui, allez-y, Didier, bien sûr.
28:23Maintenant, quand on fait un plein,
28:24on ne peut pas faire le plein
28:25de nos réservoirs
28:27parce qu'on est bloqué à 150 euros.
28:30La carte bleue est bloquée à 150 euros.
28:32Sur toutes les pompes, c'est pareil.
28:33Donc, on ne peut même plus faire le plein
28:34de nos véhicules.
28:35Nous, on a des véhicules
28:36qui transportent de la marchandise.
28:38On a bien souvent une tonne
28:39de marchandises dans le camion.
28:42Donc, on consomme beaucoup plus.
28:44Et puis, on ne peut pas nous dire
28:45vous roulez à l'électrique, monsieur.
28:47Est-ce qu'à l'électrique,
28:47ce n'est pas possible ?
28:48Donc, il n'y a que le gasoil.
28:50D'accord ?
28:50Il n'y a que le gasoil.
28:52Il n'y a rien d'autre qui existe
28:54avec lequel on peut faire
28:55300-400 kilomètres dans la journée
28:56avec un véhicule qui fait 3,5 tonnes.
29:01Ce n'est pas possible.
29:01Sinon, on est obligé de faire le plein
29:02tous les 150 kilomètres.
29:03Et puis, au-delà de ça,
29:04il y a la question des pénuries,
29:06du risque de pénurie,
29:06parce qu'on a vu que certains distributeurs
29:08avaient davantage baissé le prix
29:11de litres de gasoil chez eux
29:12par rapport à d'autres concurrents.
29:15On l'a vu déjà sur certaines stations-service
29:17qui ont dû fermer plutôt prévu hier.
29:19Oui, non mais...
29:20Ce n'est pas une inquiétude pour vous, en tout cas.
29:22Ça l'a déjà été avec Total
29:24qui a bloqué les prix à 2,25.
29:25Mais ce n'est pas le truc.
29:27Le problème qu'il y a,
29:28c'est qu'on a aussi plein de retraités
29:29qui sont chez eux
29:31et qui viennent faire 10 balles
29:32ou 15 balles d'essence ou de gasoil
29:34et on a l'impression
29:36que ça va être la guerre de main.
29:37Il faut arrêter tout ça.
29:38Je veux dire,
29:39il faut remettre les pendules à l'heure.
29:40Il faut que les médias,
29:41ils arrêtent de donner la peur aux gens aussi.
29:46C'est tout ça.
29:47C'est une communication qui est mal faite.
29:50L'idée, ce n'est pas de vous faire peur.
29:52Ce n'est pas de faire peur aux autobobistes.
29:54Dire juste qu'il y a des pénuries,
29:55effectivement, il y en a.
29:57Et c'est ce qu'on nous fait remonter aussi
29:59sur le solitain.
30:00Oui, mais quand vous parlez
30:02qu'il va y avoir des pénuries,
30:04il n'y a plus de papier toilette,
30:05il n'y a plus de sopalin,
30:06il n'y a plus rien dans les rayons.
30:07Donc les gars, ils en font quoi ?
30:08Ils les bouffent le pot au Psydèves ou quoi ?
30:11François est avec nous.
30:13François, ça vous fait réagir
30:14ce que disait à l'instant Didier.
30:16Je comprends, ça va à la cure.
30:17C'est normal, c'est un artisan.
30:18Il fait des pleins.
30:19Il doit faire des pleins à 250 euros
30:21le plein au moins,
30:22s'il a un gros véhicule.
30:23Vous vous rendez compte,
30:24une fois par semaine,
30:25deux fois par semaine,
30:26le coût que ça a pour lui
30:27en termes de charges.
30:28C'est impressionnant.
30:29Moi, je dis, à un moment donné,
30:30il faut mettre les points sur la table.
30:32Il faut renégocier avec la Russie.
30:34Ils ne sont pas pires que l'Iran.
30:36Je suis désolé.
30:37Ils ne sont pas pires que l'Iran.
30:38Et à un moment donné,
30:39il faut renégocier,
30:40remettre les points sur la table.
30:42Quand on voit tout ce qui se passe
30:43avec le gouvernement de Zelensky
30:45et ses...
30:46Comment on appelle ça ?
30:50On est sur autre chose,
30:52pour le coup,
30:52sur le carburant.
30:53Non, mais à un moment donné,
30:53c'est bon.
30:54Sinon, qu'on paie l'addition.
30:55Ce n'est pas Macron.
30:56Sinon, qu'on paie l'addition.
30:57La situation internationale,
30:59pour le coup,
30:59sur le détroit d'Hormuz,
31:00dépend assez peu de nous.
31:02Malheureusement,
31:02la position française est assez peu.
31:04Écoutez, merci beaucoup, François.
31:06Merci, Didier.
31:07Vous continuez de prendre la parole
31:08au 0826 300 300.
31:10Vous continuez d'appeler Manu
31:11qui décroche un téléphone
31:12puis l'autre
31:13pour vous répondre
31:14et vous mettre à l'antenne.
31:15On continue de parler
31:15du prix du gasoil
31:17qui baisse enfin,
31:18mais ce n'est pas suffisant.
31:19Qu'est-ce que vous en pensez ?
31:19Vous nous appelez.
31:20Et puis, dans la foulée,
31:21on sera avec Christine Bouillon
31:22qui est notre portère à Toulouse.
31:24On va faire un point
31:24sur les blocages.
31:25C'est la rentrée des classes.
31:26Oui, aujourd'hui,
31:27il y a déjà des reprises
31:28de blocages
31:28dans certains lycées.
31:29Ils sont déjà nombreux,
31:30d'ailleurs,
31:30du côté de Toulouse.
31:31A tout de suite.
31:32La famille a été hier soir.
31:34Ça a baissé, effectivement,
31:35de 16 centimes.
31:36Mais les autres
31:36ont gardé leurs tarifs
31:38classiques
31:41exceptionnellement
31:42abusés, quoi.
31:43pour vider les cubes.
31:45Oui, parce qu'il faut
31:46vider les cubes
31:46avant de les re-remplir
31:47avec ces fameux stocks stratégiques
31:50qui sont censés
31:50faire baisser
31:51les prix du gasoil
31:53à la pompe.
31:54On verra.
31:54Il y a une réunion
31:55à Bercy demain
31:55pour vérifier
31:57que les distributeurs
31:59jouent le jeu.
32:00On verra ce qu'il en est.
32:00En tout cas,
32:01vous, vous êtes plutôt sceptique
32:02pour le moment
32:02à vous entendre, Eric.
32:04Non, mais c'est que dalle, quoi.
32:06Si on se fout
32:07au corps de la gueule du monde,
32:08quoi.
32:08Mais si on baisse
32:09de 20 centimes
32:10sur 10 litres,
32:10ça fait 2 euros.
32:12Vous n'avez pas 2 euros
32:13dans votre poche ?
32:14Vous les avez ?
32:15Voilà, c'est que dalle.
32:16C'est pas 10 litres,
32:17c'est que dalle.
32:18Donc, en fait,
32:19moi, quand je constate,
32:20enfin bon,
32:20moi, je le vois
32:21avec mes clients et tout,
32:22c'est en train de bloquer
32:22toute l'économie,
32:23les prix du gasoil et tout.
32:24Bien sûr.
32:25Ça a des répercussions économiques
32:26qui sont énormes, bien sûr.
32:27Mais c'est énorme.
32:28Il y a moins de déplacements,
32:29les gens, ils partent moins loin,
32:30s'ils veulent passer
32:31les petits week-ends,
32:32même nous,
32:33nous, on ne bouge plus.
32:35Je veux dire,
32:35personnellement,
32:36on fait attention.
32:37Mais quelque part,
32:39je veux dire,
32:40quelque part,
32:41ça a du positif
32:42parce que des fois,
32:42j'avais l'impression
32:43qu'il y a des gens
32:43qui prenaient la bagnole
32:44pour rien.
32:45Là, maintenant,
32:45j'ai l'impression
32:45que ça les fait réfléchir.
32:48Éric, on va rester là-dessus.
32:49En tout cas, merci
32:50d'avoir été avec nous
32:51au Standard Sud Radio.
32:52Je vous souhaite
32:52une bonne journée.
32:53Allez, nous,
32:54on rejoint tout de suite,
32:55je vous le disais,
32:55Christine Bouillot,
32:56notre reporter sur place
32:57à Toulouse
32:58pour couvrir
32:59cette rentrée scolaire.
33:00Christine,
33:01rebonjour,
33:02avec des lycées
33:03d'ores et déjà bloquées
33:04à Toulouse.
33:06Oui, alors effectivement,
33:07il y a au moins
33:08trois lycées,
33:09ça c'est sûr,
33:10puisque je les ai pu,
33:11j'ai pu le constater
33:12par moi-même,
33:13trois lycées complètement.
33:14Le lycée Saint-Cernin,
33:15notamment.
33:16Le lycée Saint-Cernin,
33:17le lycée Ousaine
33:18et là, actuellement,
33:18je me trouve devant
33:19le lycée Toulouse-Lautrec
33:20avec tout à l'heure
33:21une situation
33:22un petit peu tendue.
33:23Il y a eu un feu
33:24de poubelle
33:25dans l'allée
33:26qui mène à ce lycée,
33:28l'intervention des pompiers
33:29et après l'intervention
33:30des forces de l'ordre
33:31qui ont dû faire usage
33:33des gaz lacrymogènes
33:34pour faire sortir
33:36les lycéens
33:37du blocage
33:38qu'ils effectuent
33:39devant les grilles
33:40de l'établissement.
33:41Des policiers
33:42qui sont repartis
33:43et le blocage
33:45s'est remis à nouveau
33:45en place ici
33:47avec des poubelles
33:48qui sont posées
33:49devant l'établissement
33:50et des lycéens
33:51qui bloquent
33:51l'accès du lycée.
33:53Alors, on peut dire
33:53que c'est une journée
33:54test, effectivement.
33:56Les représentants syndicaux
33:58des lycéens
33:59nous annoncent
34:00qu'il y aurait,
34:01je mets bien ça
34:01au conditionnel,
34:02une dizaine
34:03de lycées bloqués
34:04sur les 16
34:05que compte la région
34:06toulousaine
34:06mais ça, c'est pour l'instant
34:07impossible à confirmer
34:09puisque moi, je n'ai pas pu
34:10le constater personnellement
34:12et savoir quel était
34:13le degré de blocage
34:14également.
34:15L'idée, c'est de remettre
34:16un coup de pression,
34:17de redémarrer la semaine.
34:18Me disent les lycéens
34:20qui ont prévu
34:21de se réunir ce soir
34:22en Assemblée Générale
34:22pour voir un tout petit peu
34:24la journée de demain aussi
34:25puisqu'il y a d'autres appels
34:26qui sont lancés
34:26pour demain mardi.
34:28En gros, c'est une journée
34:29test de la mobilisation
34:31mais avec aussi
34:32beaucoup d'élèves
34:34qui, s'ils soutiennent
34:36et s'ils sont d'accord
34:37et ils sont contents
34:39que l'on puisse parler
34:40des revendications,
34:40commencent à s'interroger
34:41aussi sur la manière
34:43de poursuivre
34:44une scolarité
34:45avec des enjeux
34:46et des échéances
34:47qui arrivent
34:48à grande allure
34:49et à toute vitesse
34:49pour tous ces élèves.
34:50Avec le contrôle continu
34:51forcément
34:52mais de ce que vous voyez
34:54en fait, Christine,
34:54la stratégie là
34:55des forces de l'ordre
34:56c'est de déloger
34:57les bloqueurs
34:58dès que les blocages
34:59se mettent en place, c'est ça ?
35:00Oui, à l'instant même
35:02voilà que les policiers
35:03reviennent à nouveau
35:04ici devant l'établissement
35:06effectivement
35:06c'est de permettre
35:08et moi j'ai pu m'entretenir
35:09avec le proviseur
35:10d'un des lycées ce matin
35:11qui me disait
35:11et qui ne faut pas
35:12s'exprimer au micro
35:13mais qui disait
35:13que l'objectif
35:14c'est effectivement
35:15de permettre aux lycéens
35:17de venir
35:17parce qu'il y a
35:18différents types d'élèves
35:19dans un lycée
35:20comme celui de Saint-Sernin
35:22ou de Auzène
35:23qui sont des lycées
35:23de centre-ville
35:24il y a des classes préparatoires
35:25donc il y a des post-bac
35:26comme on dit
35:27ils ont absolument besoin
35:29de continuer
35:30à aller en cours
35:31ils sont certes concernés
35:33par les revendications
35:33mais il y a des enjeux
35:35pour les classes préparatoires
35:36aux grandes écoles
35:36et des élèves aussi me disent
35:38il y a d'autres lycées
35:40qui avancent
35:40et nous pas
35:41donc on commence à s'inquiéter
35:42donc toute la stratégie
35:43aujourd'hui
35:44ça va être effectivement
35:45dans un calme relatif
35:47de déloger les lycéens
35:48de permettre un accès
35:50aux établissements
35:51à ceux qui le souhaitent
35:52et aux professeurs aussi
35:53qui essayent
35:54de faire cours
35:55parce que
35:55pendant les vacances scolaires
35:57ils ont certes envoyé des cours
35:58envoyé des PDF
35:59essayé de voir un tout petit peu
36:00comment maintenir
36:01un lien avec leurs élèves
36:03mais
36:04merci
36:04voilà
36:05beaucoup me disent
36:05c'est comme le Covid
36:06voilà
36:07merci beaucoup
36:08Christine Bouillot
36:09je vous coupe
36:09parce que le temps file
36:10mais on aura l'occasion
36:11sans doute
36:12de vous retrouver
36:12sur le terrain
36:13donc à Toulouse
36:14pour suivre
36:15cette rentrée scolaire
36:16d'ores et déjà
36:17très perturbée
36:189h56
36:19à Suifre
36:20à vous de le dire
36:21avec vous Stéphanie Demureux
36:22bonjour Stéphanie
36:23d'ailleurs j'invite Christine
36:24à venir me faire un point
36:25aux alentours de 11h
36:27sur ces blocages
36:27parce que
36:28c'est vrai que
36:29c'est toujours la même chose
36:30c'est la même conversation
36:32qu'on a depuis des semaines
36:33il y a ceux qui aimeraient bien
36:34aller en cours quand même
36:35bon il y a eu
36:37tout de même
36:37des revendications
36:38qui ont été acceptées
36:39par le gouvernement
36:40et c'est vrai que d'autres
36:41continuent de bloquer
36:42la liberté
36:43s'arrête
36:44là où commence
36:45celle des autres
36:46même combat
36:47pour les commerçants aussi
36:48qui
36:48dont le chiffre d'affaires
36:50j'ai entendu votre interview
36:51ce matin avec Eric d'aujourd'hui
36:52je crois
36:53qui expliquait
36:54qu'il y avait 60%
36:55de chute
36:55de chiffre d'affaires
36:56et ces commerçants
36:57évidemment
36:57ils s'inquiètent
36:59notamment pour la journée
37:00du 5 novembre
37:01et tous les week-ends
37:02qui vont suivre
37:03donc c'est
37:04c'est de la peur
37:06de fermer
37:07carrément
37:08leur boutique
37:09pour certains
37:10et puis
37:10à 10h
37:11on va parler
37:12avec Gilles Ganzman
37:13un peu en retard ce matin
37:14j'espère qu'il ne va pas tarder
37:16vous savez
37:17c'est le moisson au tabac
37:18donc je ne sais pas si vous fumez
37:20mon cher Benjamin
37:21mais alors
37:21c'est rigolo quand même
37:22ces injonctions
37:23moi sans alcool
37:24moi sans tabac
37:25en même temps
37:26si ça peut aider certains
37:27à écraser leur dernière cigarette
37:29ma foi
37:29pourquoi pas
37:30j'ai pas Philippe Coye aujourd'hui
37:32vous savez
37:32j'en profite
37:33pas trop débute
37:34non non mais
37:35c'est vrai après
37:36est-ce qu'il y a besoin
37:37d'un mois dédié
37:39pour arrêter de fumer
37:40ou pour bien manger
37:41moi je n'aime pas les injonctions
37:41personnellement
37:42mais peut-être que c'est mon esprit
37:44retort
37:45bon à demain Benjamin
37:46on vous retrouve dans un instant
37:48sur Sud Radio
37:48restez bien avec nous
37:50avec Gilles Gonsman
37:50qui ne va pas tarder
37:51très bonne journée à vous
37:52moi je vous retrouve demain
37:53sur Sud Radio
37:54à partir de 7h

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