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  • il y a 10 minutes
Avec Françoise Degois et Elisabeth Lévy

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-10-12##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
00:05Et on va retrouver dans quelques secondes Françoise Degoy et Elisabeth Lévy qui sont autour de la table pour parler
00:11évidemment et débriefer ce moment politique très fort quand même hier soir avec la victoire dès le premier tour de
00:19Raphaël Glucksmann.
00:20Nous on vous posait la question ce matin, la gauche peut-elle gagner sans union ? On posait une autre
00:26question également sur la question de savoir si le Parti Socialiste ne s'était-il pas tiré une balle dans
00:31le pied.
00:32Et évidemment on va en débattre avec Elisabeth Lévy et Françoise Degoy. Félix Mathieu, vous nous avez rejoints, vous avez
00:37peut-être quelques indications déjà à nous donner.
00:40Évidemment ce sont les questions qui sont posées aux auditeurs de Sud Radio avec également des commentaires.
00:46Une des questions qu'on vous pose sur la chaîne Youtube de Sud Radio, vous nous dites à 89%
00:51que oui le PS s'est tiré une balle dans le pied avec cette primaire qui a vu hier soir
00:56le triomphe de Raphaël Glucksmann.
00:58On a par exemple ce commentaire qui nous parle du chant du cygne pour le Parti Socialiste.
01:03Et puis la gauche peut-elle gagner sans union ? Parce que c'est vrai que ce n'est plus
01:06au programme visiblement entre Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon.
01:10Vous nous dites non à 86% sur les chances de victoire de la gauche avec par exemple Johan qui
01:14nous répond.
01:15Les gens qui votent Glucksmann ne sont pas de gauche. Je cite Johan sur la chaîne Youtube de Sud Radio.
01:19Alors on va prendre les choses une par une parce qu'évidemment on a très envie de vous entendre Françoise
01:25sur tout cela.
01:27D'abord un parce que vous êtes une observatrice de la politique et ensuite parce qu'on connaît votre engagement
01:32et votre passé au sein de cette famille politique là.
01:35Alors commençons d'abord par ce triomphe. D'abord c'est une surprise qu'il l'ait remporté aussi largement
01:40et dès le premier tour.
01:42Oui je vais quand même, c'est bien d'avoir l'avis de...
01:44Mais bien sûr Elisabeth vous allez en débattre évidemment.
01:46Oui alors vous savez c'est une primaire ça finit toujours de la même manière.
01:50C'est un référendum pour ou contre.
01:51Donc soit les gens prenaient le bulletin Olivier Faure pour dire on dégage Raphaël Glucksmann.
01:55Soit ils prennent le bulletin Glucksmann pour dire on dégage Olivier Faure, Mélenchon éventuellement etc.
02:00Donc c'est ce qui s'est passé.
02:01Oui c'est un très large succès bien sûr.
02:03C'est un très large succès mais c'est un succès sur un corps électoral très petit.
02:07C'est un succès qui dit qu'il y a en tout cas dans les gens qui ont voté une
02:11majorité de gens
02:12qui ne veulent pas l'idée même qu'il puisse y avoir des accords avec LFI
02:17y compris en cas de victoire de Marine Le Pen.
02:20Donc là on va...
02:22Il y a un moment donné tout le monde va se heurter au mur du réel.
02:25Ça me paraît tout à fait évident.
02:27C'est une grande défaite pour le Parti Socialiste bien sûr
02:30parce que c'est la première fois que le Parti Socialiste n'aura pas de candidat estampillé
02:35et puis c'est une défaite aussi et je le dis au passage pour François Hollande
02:38parce que vous savez quand vous rêvez en recours...
02:42Il avait qu'à y aller.
02:43Voilà alors quand vous rêvez en recours d'une primaire auquel vous n'avez pas voulu participer
02:48en pensant qu'il y aurait un second tour etc.
02:52Et bien François Hollande il est un peu sorti du jeu ce matin.
02:54On va revenir évidemment à tout cela en détail avec vous.
02:56Françoise, une réaction d'abord Elisabeth.
02:58Alors d'abord, moi je n'ai jamais aimé les primaires comme mode de sélection des candidats.
03:02J'ai toujours pensé qu'un parti politique devait être capable
03:04de produire en même temps qu'un programme, un candidat pour l'incarner.
03:09Bon, je constate qu'effectivement c'est très compliqué de départager les gens dans un même parti
03:13puisque tout le monde s'estime, beaucoup de gens s'estiment appelés.
03:17Je constate ça, ça m'a toujours fait marrer aussi.
03:20Deuxièmement, j'aimerais interpréter ce résultat
03:23comme une mobilisation massive de l'électorat de gauche,
03:28de la gauche raisonnable, de la gauche chapatique, de la gauche à l'ancienne
03:33contre tout accord avec LFI.
03:37Malheureusement, Françoise a raison, c'est quand même 100 000 votants.
03:41Je crois qu'il y avait 3 millions quand Hollande a été une primaire ouverte, bien sûr.
03:48Mais 100 000 votants, si vous voulez, ce n'est pas encore...
03:52En tous les cas, c'est difficile de les commenter comme si c'était...
03:57Mais je pense néanmoins, et je ne cacherai pas ma joie à ce sujet,
04:04je pense néanmoins qu'Olivier Fort paye son ambiguïté sur le sujet.
04:09Alors, ok, avant de venir à Olivier Fort, moi j'avais une question,
04:13parce que du coup, Elisabeth me fait penser...
04:15C'est intéressant ce que dit Elisabeth.
04:39Il ne dit pas, voilà, quelle est ma stratégie.
04:41Mais on sait très bien, là, il a réussi son hold-up sur le Parti Socialiste,
04:45sur la logistique, sur la caisse, etc.
04:48Il a maintenant les moyens immenses de faire une campagne.
04:51En ce sens...
04:52Parce qu'il faut rappeler que le Parti Socialiste,
04:53c'est une assise incroyable en France.
04:56Il ne faut pas se tromper, c'est des dizaines...
04:58C'est un parti d'élus locaux, aujourd'hui, c'est un parti d'élus locaux.
05:02Et puis vous avez 70 sénateurs, 70 députés, c'est énorme en fait,
05:06la machine du PS, c'est énorme.
05:08C'est énorme, c'est énorme.
05:09De ce point de vue-là, c'est comme 3% à la dernière présidentielle.
05:13Ça, ce n'est pas le sujet.
05:14Ça, tout à fait, Elisabeth.
05:15Mais les relais, ils sont là.
05:17Les plus grandes villes sont détenues par des socialistes,
05:19beaucoup de régions, des conseils généraux...
05:20Sinon, Raphaël Guzman n'aurait pas eu besoin de la maison socialiste
05:23si ça n'avait pas été le cas, d'ailleurs.
05:24Je peux poser une question, François ?
05:26Allez-y, terminez sur ce qu'on peut dire de ces 120 000, en fait.
05:30En tout cas, le corps électoral du PS, il est à 31 000.
05:33Donc voilà, tout le reste est arrivé.
05:35Voilà, alors on dit, qu'est-ce qu'il y a là-dedans ?
05:37Moi, je n'étais pas dans la boîte noire.
05:39C'est, moi, le secret du vote numérique.
05:42Mais on peut imaginer, quand je vois tous les gens qui se réjouissent,
05:45on voit Gabriel Attal qui dit à Raphaël Guzman,
05:48allez-viens, c'est le moment, etc.
05:49C'est bien, bien sûr, la social-démocratie macroniste, entre guillemets,
05:54qui a aussi voté.
05:56C'est pas simplement la gauche-gauche qui a voté.
05:58D'ailleurs, il me semble même qu'il y a eu des bugs vendredi,
06:01puisque moi, j'ai vu des gens vendredi qui étaient furieux
06:03de ne pas pouvoir, de ne l'avoir pas pu encore voté.
06:06Il y a eu une cyberattaque.
06:08Apparemment, ça s'est réparé samedi.
06:11Non mais moi, j'en reviens à la question qui me semble centrale.
06:14Si le PS meurt, c'est de n'avoir pas su conserver un cap de gauche hors Mélenchon.
06:24C'est de n'avoir pas su, il a perdu le Parti Socialiste,
06:27comme LR d'ailleurs, les deux partis qu'on disait anciennement de gouvernement.
06:31Ce sont des partis de vieux.
06:33Qui a la jeunesse aujourd'hui ?
06:35Où est la jeunesse ?
06:36Jean-Luc Mélenchon.
06:36Voilà, Jean-Luc Mélenchon d'un côté.
06:38Le RN a les jeunes actifs de l'autre.
06:40Pas les jeunes littéraux, mais les jeunes actifs.
06:43Il y a plusieurs choses, allez-y.
06:44Et donc, si vous voulez, avant de s'interroger sur qui va la présidentielle,
06:50moi, excusez-moi, entre Johanna Roland et la maire de Nantes,
06:55qui est, je veux dire, les filles et puis c'est tout,
06:59entre elles et, comment s'appelle, celle qu'on reçoit fréquemment ici,
07:04Madame Delga, par exemple, qui est très social-démocrate, justement.
07:08Qui est dans le camp de Raphaël Glucksmann.
07:11Voilà.
07:11Comment ?
07:12Qui est dans le camp de Raphaël Glucksmann.
07:14Mais elle est au PS, elle n'est pas hors PS.
07:16Mais elle a fait le choix de Raphaël Glucksmann.
07:18Et donc, je ne suis pas capable de le savoir.
07:21Parce qu'apparemment, en plus, il y a beaucoup de militants de Glucksmann directement.
07:24Mais ce que j'aimerais penser, c'est que les électeurs de gauche,
07:28les électeurs du PS, ont voté d'abord pour ça,
07:33pas pour l'Ukraine, pas pour ceci, pas pour cela.
07:35Je crois que c'est...
07:36Contre Mélenchon.
07:36Enfin, contre Mélenchon.
07:38Oui, ça va être un vrai sujet.
07:39Parce que la réalité, si vous voulez,
07:41c'est que ça a été l'argument principal de la stratégie de Raphaël Glucksmann.
07:45Et il a vraiment réussi.
07:46Vous savez, ça va être un vrai problème par rapport à Jean-Luc Mélenchon.
07:51Parce que la réalité, c'est que Jean-Luc Mélenchon domine absolument tous les sondages.
07:57La réalité, c'est est-ce que Jean-Luc Mélenchon,
07:59dans ce mois mortel que nous connaissons tous,
08:01qui est le mois de février,
08:03c'est toujours là que s'embraye,
08:04si vous voulez, ce qu'on appelle le vote utile.
08:06C'est à chaque fois la même histoire.
08:08C'est Jacques Chirac qui remonte sur Baladur.
08:09C'était en février, absolument.
08:11Février, c'est le mois de tous les...
08:12La fameuse question...
08:13La fameuse question de la fracture sociale.
08:16Quand notre ami Arlachabot lui dit,
08:17mais vous êtes sûr que vous ne voulez pas renoncer,
08:19mais pourquoi je ne renoncerai pas ?
08:20Vous plaisantez.
08:21Et c'est là qu'il remonte, etc.
08:23Février, c'est le mois de tous les dangers dans une présidentielle.
08:26Est-ce qu'en février, Raphaël Glucksmann,
08:27qui vise, bien sûr, l'électorat de Gabriel Attal,
08:30parce que le reste de la gauche non-mélenchoniste ne l'aime pas ?
08:33Je veux dire, ce n'est pas un problème de...
08:35Ils n'aiment pas sa ligne.
08:37C'est un délit de sale gueule.
08:38Est-ce que Raphaël Glucksmann a réussi à être suffisamment crédible
08:42pour empêcher, si vous voulez, le vote utile sur Jean-Luc Mélenchon ?
08:46Ou pas ?
08:47C'est ça l'enjeu.
08:47C'est ça l'enjeu des prochaines semaines.
08:50Pour me contredire moi-même, je crois que là...
08:52Parce que j'essaye d'écouter notre conversation
08:55comme si j'étais un peu de sérieuse.
08:57Et je me dis, mais franchement,
08:59les gens ne vont pas nous écouter pendant des mois et des semaines
09:03parler des jeux de petits chevaux entre Glucksmann et machin et tout.
09:07Qu'est-ce que les gens veulent pour le pays ?
09:09Il est quand même temps maintenant.
09:11On n'arrive pas à entrer...
09:12On s'est quand même fait bouffer la dernière campagne.
09:16Il n'y a pas eu de campagne.
09:17L'avant-dernière, c'était pas terrible.
09:20Donc, si vous voulez...
09:21Et pourquoi on attendait d'ailleurs autant l'une que l'autre,
09:24et beaucoup de Français, cette campagne,
09:26en se disant qu'il va y avoir en réalité
09:28c'est un débat sur notre avenir commun ?
09:32Qu'est-ce qu'on fait ensemble ?
09:33Là, est-ce que les ingrédients n'y sont pas, certainement ?
09:34Parce que maintenant, on a une offre très à gauche,
09:37qui est carrée, comme ils disent, LFI.
09:39Et puis, on a une offre centre-gauche,
09:42social-démocrate,
09:43qui commence sa campagne.
09:45Maintenant, ils vont pouvoir commencer la campagne.
09:47Et puis, vous avez une autre offre centre-gauche,
09:48qui est Gabriel Attal,
09:49et puis après, vous avez du centre-droit.
09:51Et Gabriel Attal, je suis assez d'accord.
09:52Mais c'est aussi ce qu'on dit depuis le début, François.
09:55L'écrémage est en train de se faire, mine de rien.
09:57Non seulement l'écrémage est en train de se faire,
09:58mais vous avez très bien...
09:59En mai 2027, il sera fait.
10:01Mais vous avez quand même deux radicalités qui apparaissent.
10:04Il y a Jean-Luc Mélenchon avec son programme ultra-social,
10:07et vous avez Marine Le Pen,
10:09avec maintenant ses 140 milliards.
10:10Et c'est de là, pour le moment en tout cas,
10:14avec Édouard Philippe,
10:15qui domine pour le moment en tout cas,
10:17la dynamique de la campagne.
10:19Cette dynamique-là, est-ce qu'elle est...
10:21Pour Jean-Luc Mélenchon...
10:22La vraie question, c'est est-ce que Jean-Luc Mélenchon
10:25est à son plafond de verre,
10:27ou bien est-ce qu'il est encore en kick de démarrage
10:29et qu'il peut encore engranger ?
10:30Et parallèlement, est-ce que le PS peut progresser encore ?
10:34Enfin, le PS, est-ce que maintenant Glucksmann
10:36peut rassembler avec d'autres interlocuteurs ?
10:38La question, je vous le dis,
10:40Raphaël Guzman a la même stratégie
10:42qu'Emmanuel Macron, d'accord ?
10:45C'est aller chercher la gauche
10:47et aller chercher le centre-gauche.
10:50C'est la question.
10:51Ça a fonctionné une fois pour Emmanuel Macron en 2017.
10:54Il n'y avait pas non plus un Jean-Luc Mélenchon surpuissant.
10:57Est-ce que la gauche, comme moi,
10:59a envie de revoir Emmanuel Macron ?
11:02C'est un vrai sujet.
11:02Mais est-ce que la gauche, comme moi,
11:04il y a des millions de gens comme moi,
11:05a envie que ça soit Jean-Luc Mélenchon ?
11:06C'est aussi un vrai sujet.
11:07Vous allez voir le cluedo dans lequel vont se retrouver les années...
11:12Vous inquiétez pas, il y a des gens très bien à droite.
11:15Ça fait beaucoup de questions.
11:17Et justement, on va y répondre juste après.
11:20On marque une toute petite pause.
11:21A tout de suite.
11:21Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardo.
11:26Françoise Degoy, Elisabeth Lyon, vous les entendez.
11:29Elles sont là et bien là et elles ont beaucoup de choses à dire.
11:33Félix Mathieu, on rappelle la deuxième question sondage.
11:36On se posait la question de savoir si le PS ne s'était pas un peu tiré une balle dans
11:40le pied.
11:40Je crois que vous avez un vote.
11:41Vous nous dites oui, très largement, à 89%.
11:44Est-ce qu'il y a des commentaires ?
11:45Et puis oui, il y a par exemple ce commentaire qui nous dit...
11:48Beaucoup de commentaires pour nous dire que Glucksmann,
11:51ce n'est pas une issue de gauche pour cette primaire sociale démocrate.
11:54Et puis il y a ce commentaire signé Xavier de Normandie qui nous dit
11:58J'aime beaucoup cette blague de l'émission belge.
12:00Le Grand Cactus, la gauche française, c'est comme une éolienne.
12:03C'est perché haut, ça brasse de l'air mais au sol.
12:05Les ouvriers se demandent à quoi ça sert.
12:07Bon, d'accord.
12:09En attendant...
12:10C'est la charme.
12:12Oui, c'est la charme.
12:14Françoise vient de nous donner une belle citation de Gilles Renard.
12:17Justement, mais justement...
12:18Justement, en parlant de François Hollande.
12:21En parlant de François Hollande, absolument.
12:22Il y a beaucoup de questions qui se posent.
12:24L'avenir de Ségolène Royal, l'avenir de François Hollande, les possibles unions.
12:27Commençons par François Hollande.
12:28Il espérait que le jeu ne soit pas tout à fait fait à l'occasion de ces...
12:32François Hollande, il avait fait un pari.
12:33La primaire serait un ratage à 40 000.
12:37Voilà.
12:37Si ce n'était pas un ratage, il fallait qu'il y ait un deuxième tour.
12:41Et si possible qu'Olivier Fort et Raphaël Guixman s'éliminent.
12:45Voilà.
12:46Raté aussi.
12:47C'est-à-dire que vraiment, tout est raté en fait.
12:50Pour François Hollande, c'est foiré.
12:52C'est-à-dire que vraiment, il a fait un calcul.
12:54Il y a eu d'un seul coup 130 000 adhérents, ce qui est beaucoup par exemple.
12:58Oui, lui pensait trois fois moins, c'est ça ?
13:00Oui, il n'y a pas deux seconds tours.
13:02Les débats, bon, ils se sont un peu tirés les cheveux.
13:04Mais enfin franchement, si Guixman ne résiste pas à trois claques de Ségolène,
13:08qu'est-ce que ça va être avec Mélenchon ?
13:09Donc, ils se sont un peu tirés par les moustaches comme ça.
13:12Mais c'est resté assez correct.
13:14Ils font une photo de famille ensemble.
13:16L'autre est plébiscité à 66%.
13:18Quel est le trou de souris par lequel François Hollande peut passer ?
13:22Alors justement, s'il y a encore un petit espoir ou pas du tout ?
13:24Non, sauf si Raphaël Guixman fond comme un glaçon dans les deux mois qui viennent.
13:29Mais vous savez, décembre...
13:30Il est à combien dans les sondages ?
13:32Il est à 8, 8, 10.
13:35Vraiment, décembre, c'est le mois de François Hollande.
13:37Si il ne s'est pas passé quelque chose entre maintenant et le mois de décembre,
13:42il n'y aura pas de François Hollande.
13:43S'il n'y a rien au pied du sapin, c'est mort.
13:46François Hollande...
13:47Vous allez la donner, votre citation, quand même.
13:49Parce que François Hollande, pour me moquer de lui, parfois,
13:52j'ai toujours cette phrase de Jude Renard en tête,
13:55qui est très belle, qui dit
13:56« N'écoutant que son courage, qu'il ne lui disait rien. »
13:59Voilà.
14:00Qu'est-ce que c'est bien.
14:01Je vous adore, Françoise.
14:02Merci.
14:03J'ai bien fait de venir ce matin.
14:04Vous allez la sortir plein de fois.
14:06Je vais ressortir avec...
14:07Oui, parce que le courage n'étant pas la chose la mieux partagée du monde,
14:12à mon avis, elle peut servir.
14:14Elisabeth Lémy, je reviens à ma question.
14:16Le PS s'est tiré une balle dans le pied avec ce...
14:19Ils invitent un allié, certes, dans leur primaire,
14:23et puis c'est l'allié qui gagne.
14:25Qui bouffe tout.
14:26Et qui bouffe tout.
14:28Je me rappelle, si vous voulez, quand le PS a voté pour le cœur du parti
14:32et qu'ils ont élu Benoît Hamon,
14:34c'était une autre balle dans le pied.
14:35Franchement, en a ses piètre...
14:38Et quand ils ont choisi Anne Hidalgo,
14:40je ne sais plus, ce n'était pas une primaire.
14:41Non, c'était sur tapis vert.
14:42C'était un vote de conseil national.
14:44Quand ils ont annoncé Out of the Blue,
14:46ce sera Anne Hidalgo, si vous voulez,
14:47c'est quand même, je crois, le pire score du PS
14:50pour la présidentielle.
14:51Alors peut-être que, dans le fond,
14:54la vérité du PS,
14:56c'est d'être un parti d'élus locaux,
14:58ce qui n'est pas rien.
14:59Il y a l'air d'ailleurs...
15:00Oui.
15:00Ce sont des partis qui, au présidentiel,
15:04font d'assez piètres résultats ces derniers temps.
15:07Mais maintenant, je crois aussi qu'il le reste,
15:11notre problème, c'est que
15:14toutes les clarifications idéologiques
15:16qui auraient dû être faites depuis au moins,
15:17disons, le 89, 90,
15:19depuis la chute du mur de Berlin,
15:21ça a quand même remis un peu en cause
15:22un certain nombre de gens,
15:24elles n'ont pas eu lieu.
15:25Donc, plus personne ne sait vraiment
15:27ce qu'est être de gauche,
15:28parce que ce sont des choses très différentes,
15:30ça peut être islamiste radical ici,
15:33et quand être de droite,
15:35c'est toujours ce qui n'est pas de gauche.
15:36Parce que la réalité,
15:37c'est qu'il n'y a toujours pas vraiment
15:39de définition substantielle de la droite.
15:41Je suis d'accord, oui.
15:42Donc, je ne suis pas capable
15:45de répondre à votre question,
15:47et en plus, je m'en fous du sort du PS
15:49comme boutique.
15:50De toute façon, c'est fait,
15:50et c'est un peu...
15:51On passe à autre chose.
15:52Le sort du PS comme boutique
15:53m'importe peu.
15:54En revanche,
15:55je crois qu'il y a besoin
15:57d'un véritable affrontement idéologique,
15:59si possible,
16:01qui ne soit pas une espèce
16:02d'empoignat de débiles
16:04entre gens qui sont incapables
16:06de se parler,
16:06et je ne la vois pas mire.
16:08Voilà, moi je suis...
16:09Ce que vous dites,
16:10c'est qu'on a maintenant besoin
16:11d'un vrai débat de fonds
16:12et de vraie opposition
16:13entre ces candidats.
16:14D'une conversation civique.
16:15Nous avons besoin de reprendre
16:17ce que j'appelle
16:18l'engueulade civique,
16:19c'est-à-dire d'être capable
16:21de s'affronter,
16:22mais pas comme Mme Pannot
16:24ou, si vous voulez,
16:26entre gens qui sont d'accord
16:27pour être en désaccord.
16:29Moi je suis d'accord,
16:30absolument.
16:31Je ne suis pas tout à fait d'accord
16:32avec ce que dit Elisabeth,
16:34le sort du PS, etc.
16:35Le sort des appareils politiques,
16:37moi, ne m'indiffère pas.
16:39Parce que je pense
16:39que les appareils politiques
16:41sont véritablement aussi
16:43les garants de la démocratie.
16:46On peut penser ce qu'on veut
16:47du Parti Socialiste.
16:48Depuis, comme disait Mitterrand,
16:49vous savez,
16:50on a mis un siècle
16:51à imposer la marque.
16:52J'ai trouvé ça
16:53quand tout le monde rentrait
16:54en disant,
16:55Rocard rentrait en disant
16:56il faut tout refonder,
16:57exactement ce que fait Glucksmann.
16:58Tout le monde a toujours
16:59voulu refonder ce parti.
17:01Et Mitterrand répondait
17:02on a mis un siècle
17:03à imposer la marque du socialisme.
17:05Et en fait,
17:06je pense que
17:08le Parti Socialiste,
17:09c'est un parti
17:10où vous pouvez,
17:10en fait,
17:11ce qui le caractérise,
17:12c'est que vous pouvez avoir
17:12toutes les tendances dedans.
17:14C'est vraiment
17:14un parti démocratique.
17:16Vous pouvez créer
17:17votre courant de main,
17:18faire 3%.
17:18Vous êtes représenté.
17:20C'est le seul
17:20qui fonctionne comme ça.
17:21Et je pense qu'il faut
17:23un parti de droite puissant
17:25parce que les partis
17:26participent aussi
17:27de la vie démocratique.
17:28Quand vous avez
17:29la France Insoumise
17:30où tout se fait par vote,
17:32où vous avez le général
17:33en chef tapioca
17:33qui dit ça...
17:34Et vous êtes dans
17:35la verticalité.
17:35La structure n'est pas
17:36du tout la même.
17:37Mais idem,
17:37le Rassemblement National.
17:39Marine Le Pen parle,
17:40c'est terminé.
17:40Et puis s'il y en a un
17:41qui s'écarte,
17:42il est poussé sous le camion.
17:43Donc je veux dire par là
17:44que la vie démocratique
17:46des partis,
17:47je suis sûr que,
17:48si je dis ça,
17:48Elisabeth sera d'accord,
17:49pour moi,
17:50m'importe vraiment.
17:51Ben non.
17:52Si on avance un petit peu...
17:52Je pense que ça ne se passe
17:53plus là, donc.
17:55Elisabeth,
17:55si on avance un petit peu,
17:56est-ce que ça clarifie
17:57les choses
17:59pour ce qui est du bloc central
18:00et donc par voie de conséquence
18:01pour la droite ?
18:02Ou bien est-ce que pour vous
18:03ça ne change pas
18:04fondamentalement les choses ?
18:05Je suis un peu...
18:05Au contraire,
18:06j'écoute depuis ce matin
18:07Françoise qui...
18:08Mais au contraire,
18:09j'ai mal au crâne.
18:10Je n'ai pas l'impression que...
18:11De toute façon,
18:12tant qu'on ne sait pas
18:13qui va rester sur la ligne
18:14de départ,
18:15c'est un sacré bazar quand même.
18:17Vous avez des gens
18:18qui sont exactement pareils.
18:19Lysnard, Retailleau,
18:21vous avez...
18:22Ensuite, vous aurez
18:23Attal, Philippe,
18:26Glucksmann,
18:27qui sont quand même...
18:27Sans oublier Zemmour,
18:29sans oublier Asselineau.
18:31Voilà, je vous les présente
18:32si vous voulez par famille.
18:33Et donc,
18:34tant qu'on ne sait pas
18:35quelle est l'offre réelle,
18:38je ne dirais pas non.
18:39Ce qui est bizarre,
18:40c'est que vous aurez effectivement...
18:43Vous n'avez pas un candidat
18:44de la gauche à l'ancienne.
18:46Ma question est,
18:46est-ce qu'elle existe encore ?
18:47Est-ce qu'une gauche
18:51non islamisée,
18:52non wokisée ?
18:53Je n'ai pas mon candidat.
18:54Si on peut résumer,
18:55si on peut résumer,
18:57cette gauche à l'ancienne...
18:58Il ne marche que vous,
18:59Françoise,
19:00présentez-vous !
19:02Il n'y a peut-être des candidats
19:03qui ne se sont pas encore lancés.
19:05Ah non, arrêtez.
19:06À gauche, c'est bon.
19:07Non, mais s'il vous plaît.
19:09Alors, vraiment,
19:09je sais que tout...
19:10Maintenant,
19:11on est en train de faire monter
19:12comme on vend des savonnettes
19:13David Lysnard qui monte.
19:14Alors maintenant,
19:14il se passe quelque chose
19:15avec David Lysnard.
19:16Il se passe quelque chose.
19:17Écoutez, arrêtez.
19:17Il se passe assez de choses
19:18à gauche.
19:19Je peux dire pour la gauche,
19:20c'est fini, c'est plein.
19:21Un dernier mot sur le PC.
19:23Le PC et les Verts,
19:26Françoise,
19:27vers qui ils vont aller ?
19:28Naturellement,
19:29vers la France insoumise.
19:30Vers Jean-Luc Mélenchon,
19:30bien sûr.
19:31Évidemment,
19:31le PC,
19:32il va garder ses positions.
19:34Le PC, non.
19:35Roussel tiendra probablement
19:36ses positions,
19:37sauf si...
19:38Ses électeurs.
19:39Les électeurs.
19:40Les électeurs,
19:41ils l'ont abandonné
19:42à la dernière présidentielle
19:43et c'est trop fort
19:44sur le vote utile
19:44face à Marine Le Pen.
19:46Les Verts,
19:46on sait très bien
19:47que les Verts se sont radicalisés
19:48et les Verts...
19:49Les Verts de Jadot
19:51iront chez Jean-Luc Mélenchon.
19:52Ils ont déjà parti
19:53les Verts de Jadot.
19:54Ils sont déjà
19:55chez Glucksmann
19:56ou chez Philippe
19:58ou chez Attal.
19:58On se projette jusqu'aux législatives.
20:00Est-ce que le divorce
20:02est totalement consommé
20:03entre les Glucksmanniens
20:05et demain Mélenchon
20:06s'il devait y avoir
20:07un front ?
20:08Est-ce qu'on peut faire
20:08un pari ?
20:09Allez-y.
20:10Raphaël Glucksmann,
20:11en 2024,
20:12a envoyé
20:13Aurore Lalluc
20:14négocier
20:14avec Jean-Luc Mélenchon
20:16des circonscriptions
20:17pour le nouveau
20:18Front populaire.
20:19Pourquoi ?
20:20Parce qu'il y avait
20:20ce qu'il appelait
20:21la hiérarchie des périls.
20:23C'était en 2024.
20:25La hiérarchie du péril
20:26d'extrême droite.
20:27Est-ce que vous imaginez
20:29une minute,
20:30une minute
20:30que si Marine Le Pen
20:32gagnait la présidentielle ?
20:33Vous imaginez
20:34une minute,
20:35une seule minute,
20:37un seul leader,
20:38y compris Raphaël Glucksmann,
20:39ne pas repartir
20:40dans la hiérarchie
20:41des périls
20:42pour empêcher
20:43l'extrême droite
20:43d'avoir la majorité ?
20:44Je vous le signe.
20:46Il a gagné avec ça.
20:48Tant mieux.
20:48Mais tout le monde sait
20:49que ça n'est pas tenable
20:51quand on est tenu.
20:52Et c'est pour ça que moi
20:52ça m'inquiète beaucoup
20:55parce que ça veut dire
20:57que la sornette antifasciste,
20:59moi ça ne me dérange pas
21:00qu'on combatte Marine Le Pen
21:01politiquement
21:02sur son programme,
21:03etc.
21:04Mais le bazar,
21:05la comédie,
21:05la stupidité,
21:07le folklore antifasciste,
21:09là, même moi
21:09qui aime bien le folklore,
21:11je commence à me lasser.
21:13Et l'idée,
21:13pardon non,
21:14l'idée que ça va encore marcher
21:16une fois de plus
21:17et qu'on va m'expliquer
21:18que dans la hiérarchie
21:19des périls,
21:20l'extrême droite
21:21est beaucoup plus dangereuse
21:23que Mélenchon
21:24alors que tout prouve le contraire.
21:26Mais enfin,
21:27écoutez-les quoi.
21:29Il y a un moment là,
21:30je deviens dingue.
21:31Moi, je vous dis,
21:32je n'ai pas dit
21:33que ça me complaisait,
21:35Elisabeth.
21:36Je n'ai pas dit
21:36que tu avais dit ça.
21:38Je connais la mécanique politique
21:42aussi bien que vous
21:43et je sais très bien
21:44comment les choses fonctionnent.
21:45En plus,
21:45quand vous avez des élus
21:46qui veulent être réélus,
21:48regardez François Hollande,
21:49il n'a pas hésité à appeler
21:54son ami,
21:54il n'a pas hésité à appeler
21:55son ami,
21:56maire de Tulle,
21:58à la rescousse,
21:58à la fille,
21:59pour qu'il soit élu.
22:00Il a été battu.
22:01François Hollande
22:01a mis les mains
22:02dans le pot de confiture
22:03comme tout le monde.
22:04Allez,
22:05merci mesdames,
22:06vous nous appelez au 0826 300.
22:08Il ne coûtait que son courage
22:08qui ne lui disait rien.
22:10C'est la phrase du jour.
22:12N'écoutant que son courage
22:13qui ne lui disait rien.
22:15Et vous marquez
22:15un temps d'arrêt, Elisabeth.
22:16Vous savez,
22:17n'écoutant que son courage
22:18qui ne lui disait rien.
22:20Voilà,
22:20c'est bien.
22:21C'est bien dit.
22:23Allez,
22:23merci mesdames
22:24et on se retrouve 0826 300 300
22:26pour la libre antenne.
22:26A tout de suite.
22:27Le Grand Matin Sud Radio,
22:29la vérité en face,
22:30Jacques Cardoz.
22:32On est de retour avec vous
22:33et c'est toujours un plaisir.
22:340826 300 300,
22:36c'est la libre antenne.
22:37Vous pouvez nous appeler.
22:38On va évidemment
22:38poursuivre la discussion
22:39sur le PS
22:40mais je le disais tout à l'heure,
22:43évidemment,
22:43vous pouvez également nous appeler
22:44concernant une actualité carburante
22:47assez chargée aujourd'hui.
22:480826 300 300,
22:50vous savez,
22:51il y a la réunion gouvernementale
22:53sur la façon de gérer
22:56les prochains stocks
22:57puisque le gouvernement
22:58a décidé de mobiliser
23:00les 10 millions de barils
23:01de gazole
23:02qui sont issus
23:03des stocks stratégiques
23:04et d'essayer de fixer
23:06des modalités de prix
23:08plus basses
23:09avec une économie
23:10de 12 à 18 centimes
23:11le litre.
23:12Comment tout ça peut fonctionner ?
23:13Sébastien Lecornu
23:14a décidé de réunir
23:15aujourd'hui
23:16à Matignon
23:17les distributeurs de carburant
23:18pour voir comment cela
23:19pouvait fonctionner.
23:20il y a évidemment
23:20l'aide grand rouleur
23:21et puis autre sujet,
23:24on a appris ces dernières heures
23:26que le Premier ministre
23:27envisageait également
23:28une aide
23:29pour les toutes petites
23:30stations essence
23:31notamment dans le monde rural.
23:33Je souris
23:34parce qu'il y a quelques jours
23:36nous avions proposé
23:36une question un matin
23:37ici sur la question
23:39de savoir
23:39s'il ne fallait pas
23:40deux prix du carburant
23:41l'un pour le monde rural
23:42et l'autre pour les citadins
23:45et je vois qu'il y a
23:46cette réaction
23:47aujourd'hui du gouvernement
23:48c'est bien que
23:49les besoins ne sont pas
23:50du tout les mêmes
23:51selon que l'on vit
23:52dans le monde rural
23:53ou évidemment
23:54en pleine ville
23:55avec des transports
23:57en commun
23:57très disponibles.
23:59Mais tout de suite
23:59j'accueille Julien.
24:01Bonjour Julien.
24:03Julien, vous nous appelez
24:04de Paris
24:04et vous souhaitiez
24:07nous parler
24:08de la France insoumise
24:09dont vous pensez
24:10qu'elle doit se frotter
24:12les mains
24:12depuis la victoire
24:14de Glucksmann hier.
24:16Mais moi
24:16je me demande même
24:17si ce n'est pas une ingérence
24:18s'ils n'ont pas poussé
24:19leurs militants
24:20à aller voter en masse
24:21pour s'aborder la gauche
24:22comme jamais
24:23c'est le plus beau cadeau
24:26que ça puisse être.
24:26J'ai écouté avec passion
24:27le débat entre
24:29Madame de Gois
24:30et
24:31Elisabeth Lévy
24:32et Elisabeth Lévy
24:34alors je suis entièrement
24:35d'accord avec
24:36Elisabeth Lévy
24:37pour moi
24:38aujourd'hui
24:39Mélenchon
24:40représente un danger.
24:41Personnellement
24:42je suis de gauche
24:42j'ai toujours été de gauche
24:43je suis né en 81
24:44j'ai été élevé
24:45dans le mutterrantisme
24:46dans le totalitarisme
24:48je suis issu
24:48d'une famille
24:50extrêmement politisée
24:51très très très à gauche
24:52voire même
24:53complètement communiste
24:54et pour moi
24:55aujourd'hui
24:56je ne le vois pas
24:56plus dangereux
24:57que Mélenchon.
24:57si aujourd'hui
24:58je devais choisir
24:59mon candidat de gauche
25:00je choisirais
25:01Madame Guettet
25:01voilà
25:02c'est la seule
25:03qui à mon sens
25:03a les épaules
25:04à la stature
25:05à la pensée politique
25:07posée
25:08réfléchie
25:08maîtrisée
25:09elle ne part pas
25:10dans des coups de sang
25:11en permanence
25:11elle n'est pas candidate
25:13elle n'est pas candidate
25:14et c'est bien ça le problème
25:15c'est que moi aujourd'hui
25:16je donnerais tout
25:16pour faire barrage
25:17à LFI
25:18parce que je ne veux pas
25:19d'un tyran
25:20je suis d'accord
25:21sur le principe des idées
25:22mais pas sur la manière
25:24de faire
25:24Madame Guettet
25:25elle est tout à fait d'accord
25:26puisqu'elle défend
25:27les couleurs
25:27de Jean-Luc Mélenchon
25:28Julien
25:29oui tout à fait
25:29mais encore une fois
25:31on est d'accord
25:31sur les idées
25:32mais pas sur la méthode
25:35c'est toujours ça
25:36le fond du problème
25:36et alors vous pensez que
25:37la méthode de Mélenchon
25:38c'est de la tyrannie
25:38c'est une
25:41pour moi
25:41Mélenchon
25:42il a fait un hold up
25:43à gauche
25:43de la pire
25:44des plus crasseuse
25:45des manières
25:45et ça démontre
25:46une velléité
25:48totalitariste
25:48qui n'est pas dans le compromis
25:50qui n'est pas dans l'écoute
25:50de l'autre
25:51c'est son idée à lui
25:52comme il veut
25:52il impose tout
25:53ça marche en tout cas
25:54ça marche
25:55vous avez vu hier
25:56son meeting en Auvergne
25:58il a rempli la salle
25:59et il y avait des milliers
25:59de personnes dehors
26:00oui oui
26:02je ne dis pas que ça marche
26:03c'est sûr que les gens
26:06malheureusement
26:06on l'a vu en 39-45
26:07les gens sont admiratifs
26:09des personnes
26:09qui ont une grande orale
26:10un grand charisme
26:11une grande verve
26:12et une grande parole
26:13vous y allez là
26:14le parallèle
26:14le parallèle est quand même
26:15assez osé
26:16mais le parallèle
26:17est plus que osé
26:18si vous regardez
26:18un petit peu
26:19le bras armé
26:20de LFI
26:21qui est la jeune garde
26:21aujourd'hui dissoute
26:22mais la texture
26:24le symbole
26:24l'iconographie
26:26de la jeune garde
26:27est très proche
26:27de l'iconographie
26:28des mouvements
26:29ultra-nationalistes
26:30vous regardez le profil titre
26:32du militant
26:33de la jeune garde
26:34blond, yeux bleus
26:35le profil titre
26:36de ce qu'on retrouvait
26:37dans les génétiques
26:38de l'arrière
26:38je ne sais pas si on peut dire ça
26:39parce que Julien
26:40il y a beaucoup de personnes
26:42issues
26:43de différentes immigrations
26:45au sein de
26:46la France insoumise
26:47vous avez
26:47il faut les trouver
26:49moi je peux vous assurer
26:50que pendant les gilets jaunes
26:51je me suis amusé à faire
26:52parce que j'étais très
26:53un peu dans la déroute
26:54idéologique
26:55j'étais très perdu
26:56politiquement
26:57je me sentais trahi
26:58par la gauche
26:58je ne me revenais plus
26:59dans la gauche
27:00j'ai été voir un peu
27:01ce qui s'est passé
27:02j'ai vu mille fois
27:03plus de diversité
27:04dans les meetings
27:05d'Éric Zemmour
27:07que dans les meetings
27:08de la LFI
27:09et j'ai même été
27:10au NPA
27:11au NPA
27:11c'était tous bon
27:12aux yeux bleus
27:12c'est impressionnant
27:14vous avez pas mal navigué
27:16alors
27:16on va
27:17on va accueillir Baptiste
27:19vous restez avec nous
27:19Julien
27:20et on dialogue
27:21tous ensemble
27:22Baptiste
27:23vous nous appelez
27:23de Boulogne-Billancourt
27:25bonjour Baptiste
27:27qu'est-ce que vous pensez
27:28de la victoire
27:28de Glucksmann
27:29et de sa candidature
27:32bonjour Jacques
27:32je suis désolé
27:33je vais répondre
27:34à votre question
27:34mais je ne peux pas
27:35m'empêcher quand même
27:36de m'étonner
27:36là ce matin
27:37je débarque
27:39et c'est vous
27:39qui êtes la mesure
27:41face à un électeur
27:43supposément de gauche
27:44qui est dans la caricature
27:46la plus extrême
27:47sur Mélenchon
27:47et les Insoumis
27:48j'ai envie de dire
27:49à Julien
27:49qui a fait un lapsus
27:50il se réécoutera
27:51il se réécoutera
27:52mais qui a fait
27:53un beau lapsus
27:53en commençant son propos
27:54en disant
27:55j'ai été élevé
27:55dans le mitterrandisme
27:57et dans le totalitarisme
27:58déjà je voudrais
27:58qu'il m'explique
27:59en quoi il a été élevé
28:00dans le totalitarisme
28:01s'il a été élu
28:02dans les années Mitterrand
28:03s'il est né
28:03dans les années Mitterrand
28:04après pour le reste
28:05c'est tellement outrancier
28:07les blonds aux yeux bleus
28:08au NPA
28:10plus importante
28:11dans les meetings
28:11d'Éric Zemmour
28:12que de Jean-Luc Mélenchon
28:13c'est tellement outrancier
28:15que finalement
28:15c'est assez insignifiant
28:16revenons à Glucksmann
28:17je pense que
28:18l'élection de Raphaël Glucksmann
28:21c'est en fait
28:22la meilleure chose
28:23qui pouvait arriver
28:24à Jean-Luc Mélenchon
28:24et qui pouvait arriver
28:26à la gauche de ce pays
28:27puisque aujourd'hui
28:28le seul programme de gauche
28:29c'est celui de Jean-Luc Mélenchon
28:31après on peut dire
28:32ce qu'on veut
28:32sur le personnage
28:33et sur la personne
28:34je note pour revenir à Julien
28:35qui s'inquiète
28:36beaucoup plus
28:37de la supposée tyrannie
28:39qu'installerait
28:40Jean-Luc Mélenchon
28:41et qu'il n'a pas du tout
28:42d'inquiétude
28:43sur la même chose
28:46qui est plus ou moins
28:46affichée au Rassemblement National
28:48mais ça
28:48ça doit être
28:49la branche communiste
28:50qui voit plus de danger
28:52en Jean-Luc Mélenchon
28:53quand des vrais néo-nazis
28:55je rappelle que Jordan Bardella
28:56est en lien avec
28:57des gens qui se revendiquent
28:58non-nazis
28:59ça Julien ça ne le dérange pas
29:00et bien très bien
29:01s'il dort bien la nuit là-dessus
29:02ça va très bien
29:03donc Glucksmann est élu
29:04c'est très bien
29:05c'est la meilleure chose
29:05qui puisse arriver
29:06à Jean-Luc Mélenchon
29:07je ne suis pas sûr
29:07que Jordan Bardella
29:08se satisfasse
29:10de ce que vous venez de dire
29:12non mais Jacques
29:12est-ce que vous avez
29:13des amis néo-nazis Jacques ?
29:14non
29:15non moi non
29:15bon ben voilà moi non plus
29:16moi non plus c'est tout
29:18bon en tous les cas
29:19alors vous vous rejoignez
29:20Baptiste et Julien
29:20sur un point
29:21et je vais redonner la parole
29:22à Julien
29:23probablement sur le programme
29:24mais aussi sur
29:26est-ce que vous aussi Baptiste
29:27vous pensez que
29:28des électeurs de la France Insoumise
29:30ont pu quelque part
29:32participer à ce vote
29:34pour essayer de
29:35faire pencher la balance
29:37du côté de Glucksmann
29:38parce que ça clarifie le débat
29:40quelque part
29:40non
29:41il n'y a pas eu
29:42s'il y a eu des électeurs
29:44qui se revendiquent
29:44France Insoumise
29:45et qui ont participé
29:46à cette primaire
29:47ce n'est pas de vrais électeurs
29:48c'est un peu comme
29:49le fait que Julien
29:50se revendique de gauche
29:51à mon avis
29:51c'est un peu fake
29:52mais en gros
29:53je ne pense pas
29:53qu'un électeur
29:55censé de Jean-Luc Mélenchon
29:56aille claquer 15 balles
29:58pour faire gagner Glucksmann
29:59parce qu'en vrai
30:00si Glucksmann gagne
30:01ça arrange bien Mélenchon
30:02mais franchement
30:03si ça avait été Ségolène
30:05ça l'arrangeait pareil
30:06si ça avait été fort
30:08ça l'arrangeait pareil
30:09la seule différence
30:10c'est qu'à mon avis
30:11un Olivier fort
30:12s'il avait gagné
30:12il aurait été capable
30:14à un certain moment
30:15de la campagne
30:16s'il voyait
30:16qu'il ne décollait pas
30:18et qu'il était condamné
30:19à faire entre 5 et 10%
30:20lui aurait peut-être
30:22été capable de dire
30:23le danger
30:24de l'extrême droite
30:25est bien trop important
30:26pour continuer
30:27à faire ce cavalier seul
30:29et il aurait pu
30:29dealer un programme
30:30pour éventuellement
30:31les législatives
30:31ou un programme
30:32pour avoir un programme commun
30:34en vue de la présidentielle
30:34comme l'avait fait d'ailleurs
30:35le totalitariste Mitterrand
30:37au congrès d'Épinay
30:38en 77
30:39alors il y a beaucoup
30:40d'ironie dans tous
30:41ces propos
30:41Julien
30:42vous vous souvenez
30:44de ce lapsus
30:46que vous avez fait
30:46j'ai été élevé
30:48dans le Mitterrandisme
30:49et le totalitarisme
30:50et je confirme
30:50parce que moi aussi
30:51j'ai pas voulu vous couper
30:52mais je l'ai bien entendu aussi
30:54non mais je me suis probablement
30:56trompé
30:57en fait j'ai été élevé
30:58dans le communisme
30:58c'est ça que je voulais dire
31:00vous avez été élevé dans
31:02le communisme
31:02ah oui
31:03bon d'accord
31:04le communisme
31:05et le totalitarisme
31:05le lapsus
31:06n'est pas si éloigné
31:07ça finalement
31:07il y a un petit peu
31:09du quelque chose
31:09je l'ai vécu en tout cas
31:10moi je l'ai vécu
31:12comme ça étant jeune
31:13bon
31:13dans une culture communiste
31:15c'est pas tout à fait pareil
31:17quand même
31:17ouais c'est ça
31:18c'est pas tout à fait pareil
31:19mais on n'a pas le droit
31:20de penser divergente
31:21c'est un peu ça
31:22la problématique
31:22c'est que moi
31:23ce que je voudrais
31:23c'est que tout le monde
31:24puisse exprimer
31:25ses idées
31:26ses envies
31:27ses besoins
31:27c'est le cas
31:28ben oui
31:29mais quand on voit
31:30la France insoumise
31:31qui propose de
31:33fermer des chaînes
31:34des journaux
31:35qui interdisent
31:36l'accès
31:37à des militants
31:37moi une des grosses ironies
31:39qui me fait énormément rire
31:40dans les mouvements
31:42qui se passent en ce moment
31:43c'est qu'aujourd'hui
31:44on entend beaucoup parler
31:45d'un petit jeune
31:45qui a une verve extraordinaire
31:46qui s'appelle
31:47Nolven
31:49ce petit jeune
31:49a juste été propulsé
31:51par
31:53Vincent Lapierre
31:54j'ai envie de dire
31:55heureusement
31:55qu'il y a des journalistes
31:56comme Vincent Lapierre
31:57qui font le beurre
31:58finalement
31:59des idées d'extrême gauche
32:00parce qu'à un moment donné
32:01il faut être lucide
32:03Vincent Lapierre
32:03n'est pas un ennemi
32:04il donne la parole aux gens
32:05alors oui il donne la parole
32:06à des gens
32:07qui vont dire de la merde
32:08d'eux-mêmes
32:08et qui vont se ridiculiser
32:09et il va les passer
32:11et effectivement
32:12c'est dommageable
32:13pour ces personnes-là
32:13mais ces personnes-là
32:14si elles savent
32:15si elles sont conscientes
32:16qu'elles disent de la merde
32:16c'est à elles aussi
32:17de se maîtriser
32:18et d'apprendre
32:18à maîtriser ce qu'ils disent
32:20avant d'ouvrir leur bouche
32:21c'est aussi une régulation
32:23qu'on doit tous avoir
32:24les uns les autres
32:24bon
32:25effectivement
32:26tout le monde a été impressionné
32:27la semaine dernière
32:28par ces débats télévisés
32:29et ces jeunes
32:30qui commencent à prendre le relais
32:31vous faisiez allusion
32:33à celui qui a
32:34qui a fait un bisou
32:35à Jean-Luc Mélenchon
32:36et qui s'affiche
32:37comme un grand soutien
32:39de Jean-Luc Mélenchon
32:41il y a également
32:41face à lui
32:42une certaine Louise
32:43qui elle
32:44porte les couleurs
32:45du Rassemblement National
32:46et qui a également
32:47crevé l'écran
32:48les mouvements étudiants
32:50traditionnellement
32:51permettent toujours
32:52l'émergence
32:53de grandes personnalités
32:54et on le sait
32:55on le sait également
32:57pour les socialistes
32:58et pour la génération
32:59des quinquas
33:02ou même plus
33:03aujourd'hui
33:04qui a participé
33:05à des grands mouvements
33:06étudiants
33:07par le passé
33:08dans quelques secondes
33:10on va se retrouver
33:10pour évoquer
33:11la question des carburants
33:13avec la problématique
33:15de l'opération
33:17escargot
33:18qui est en cours
33:19en ce moment
33:19de la part
33:20d'un certain nombre
33:20de poids lourds
33:21il y a plusieurs opérations
33:23escargot en France
33:24les poids lourds
33:25également
33:26se mobilisent
33:27aujourd'hui
33:28pour protester
33:29contre le prix du carburant
33:30et on en parle
33:31dans la vérité en face
33:32dans quelques secondes
33:330826 300 300
33:34à tout de suite
33:35Le Grand Matin Sud Radio
33:37la vérité en face
33:39Jacques Cardoz
33:40et vous nous appelez
33:41au 0826 300 300
33:43on parle beaucoup
33:45carburant
33:45avec notamment
33:46ces opérations
33:47escargot
33:48que vous constatez
33:49aujourd'hui
33:50et j'accueille Cédric
33:52Bonjour
33:52Bonjour Cédric
33:54vous nous appelez
33:55de Narbol
33:56je ne sais pas
33:56si vous êtes sur la route
33:57en ce moment
33:57là je filais
34:00chez mon kiné
34:00mais oui
34:01j'étais sur la route
34:02ce matin
34:03et effectivement
34:04je suis
34:05avec un carburant
34:07qui n'arrête pas
34:07d'augmenter
34:08ils nous ont dit
34:09qu'ils allaient le faire baisser
34:10et finalement
34:11je pense qu'ils l'augmentent
34:12pour pouvoir revenir
34:13au niveau
34:14au niveau classique
34:15donc je comprends
34:16mes collègues routiers
34:18que je soutiens énormément
34:19bien loin de là
34:20de soutenir
34:22les lycéens
34:23qui cassent
34:24plus qu'ils ne travaillent
34:26hélas quand ils sont dans le monde du travail
34:27ils se rendront compte
34:28qu'il y a des horaires
34:30qui sont complètement fous
34:31mais aujourd'hui
34:33oui je soutiens
34:33à fond
34:35on doit
34:36et on se devait
34:37de rentrer dans la danse
34:39et je pense
34:41que ces choses faites
34:41aujourd'hui
34:42on va rentrer
34:45dans une ère
34:46qui est critique
34:47parce qu'avec
34:48des petits salaires
34:49on n'arrive même plus
34:51à s'en sortir
34:51et j'en ai fait le choix
34:53dernièrement
34:54de limiter
34:55mes dépenses
34:56de carburant
34:57pour
34:59remplir le frigo
35:00c'est maintenant
35:01ou je mange
35:02et je donne à manger
35:02à mes enfants
35:03ou alors
35:04on part se balader
35:06dans les montagnes
35:07donc
35:08on a fait le choix
35:09c'est du régler
35:10Cédric
35:10qu'est-ce que ça pose
35:11comme problème
35:12je ne parle pas
35:12en tant que
35:13en tant que particulier
35:15mais en tant que routier
35:16puisque c'est votre métier
35:18quel est l'impact
35:21mesurable
35:22depuis l'augmentation
35:23des prix du carburant
35:24sur votre métier
35:25on est obligé
35:27de répercuter
35:27donc sur le client
35:28moi je suis employé
35:30d'une grosse entreprise
35:30et effectivement
35:31quand on répercute
35:32sur le client
35:33quand on fait
35:33des trajets
35:35et qu'on fait
35:36des plaines
35:36à 650 litres
35:39deux fois dans la semaine
35:40parce qu'effectivement
35:41on roule beaucoup
35:42on fait entre
35:432003
35:45et
35:45presque
35:463000 km
35:47semaine
35:47donc il arrive
35:48à un moment
35:49où l'impact
35:50il est vite
35:51réglé
35:52au lieu de faire
35:53un plein
35:55classique
35:55on l'avait
35:56il y a un petit moment
35:57on l'avait
35:57à
35:581,80
35:591,85
36:00au plus fort
36:01ces derniers temps
36:02on l'a maintenant
36:03à 2,45
36:042,50 euros
36:05alors même si
36:06il y a des accords
36:07avec des sociétés
36:10pétrolières
36:10puisque c'est vrai
36:11qu'on a des cartes
36:12et tout ça
36:12mais on le paye
36:13très cher quand même
36:14et le carburant
36:15maintenant aujourd'hui
36:16si on doit se déplacer
36:18le coût
36:19il faut le répercuter
36:20et si on le récupère
36:21c'est vous
36:22c'est moi
36:22qui allons tout payer
36:23puisque finalement
36:24quand les grandes bases
36:27de supermarchés
36:30font les livraisons
36:31à un moment donné
36:31il faut mettre du carburant
36:33qu'est-ce que vous réclamez
36:35qu'est-ce que réclament
36:36vos collègues
36:37qui sont en train
36:38de faire les opérations
36:39escargot là
36:40là ce qu'il faut
36:41c'est qu'ils fassent
36:42baisser le carburant
36:43qu'on mette une taxe
36:44le plus bas possible
36:45et ils ne veulent pas
36:47ils ne veulent pas
36:48parce qu'en fait
36:48ils veulent continuer
36:49à se gaver
36:50à engranger de l'argent
36:51et effectivement
36:52ils se gavent
36:53et ils engrangent de l'argent
36:54puisque le pétrole
36:55avait baissé
36:56il était redescendu
36:56à 84 dollars
36:57je n'ai pas vu
36:58une seule station service
36:59autour de chez moi
37:00qui est descendue
37:01en dessous d'un euro 40
37:02de 2 euros 40
37:03donc il y a quelqu'un
37:04qui spécule
37:06et effectivement
37:07la spéculation
37:08plaît
37:09mais plaît aux autres
37:10pas à nous le peuple
37:11et le peuple
37:11c'est celui-là
37:12c'est celui-là
37:13qui subit
37:13et c'est possible
37:15ce qu'on fait aujourd'hui
37:16excusez-moi
37:17ce qu'on fait aujourd'hui
37:18ce que font mes collègues
37:19moi je dis
37:20c'est légitime
37:21il faut aller plus loin
37:22quand on voit simplement
37:23que les casseurs
37:24ils ont réussi à avoir
37:273000
37:27un coup de chapeau
37:28ils ont eu
37:303000 enseignants
37:31ben attention
37:32parce que nous
37:32ce qu'on a en face
37:33c'est des gaillards
37:34et des fois on fait
37:35130-140 kilos
37:36ça vous donne des idées
37:38c'est ça
37:38complètement
37:39bien sûr
37:40bien sûr
37:41c'est logique
37:42c'est logique
37:43mais c'est répréhensible aussi
37:45parce que je veux pas
37:46qu'on en arrive là
37:47mais à un moment donné
37:48on se rend compte
37:49que les merdes
37:50les mineurs
37:51eux ils ont droit
37:52à tout casser
37:52on leur dit rien
37:53et nous quand moi
37:54j'ai vu mes collègues
37:55qui sont partis
37:55en tracteur
37:56et ils se sont fait
37:58massacrer la tête
37:58par les CRS
38:02ou alors qu'on leur a envoyé
38:03des chars
38:03devant les tracteurs
38:05ouais
38:06je dis les mecs
38:07ils étaient pacifistes
38:08complètement
38:09ils ont jamais rien
38:10lancé sur les
38:10sur les forces de l'ordre
38:12et qu'est-ce qu'ils font
38:13ils sont réprimandés
38:14ils prennent des mois
38:15de prison ferme
38:17certains ils avaient
38:18des fermes
38:18pour sauver leurs animaux
38:19finalement ils ont plus rien
38:21moi je dis
38:21aujourd'hui
38:22quelle France
38:23quelle France
38:24j'ai mal à cette France là
38:25et d'un point de vue
38:27de l'activité économique
38:29ça s'est ressenti
38:30vous avez eu
38:30moins de
38:31moins de demandes
38:32peut-être également
38:33ces derniers temps
38:34on en a moins
38:35parce qu'il y a
38:36il y a un facteur
38:37qui joue
38:38qui est le facteur
38:39du transport
38:40des pays de l'Est
38:41alors eux
38:42ils ont trouvé
38:42un filon
38:43j'ai su moi
38:44qu'au port de Sète
38:45notamment
38:46c'est pas les pays de l'Est
38:47c'est carrément
38:48la Turquie
38:49les Turcs
38:50ils ont trouvé
38:50un filon
38:52ils se sont fait acheter
38:54par le pays
38:55je suppose
38:56des plateformes
38:58une plateforme
38:59au port de Sète
39:00et donc
39:01ils sont légitimement
39:02avec
39:04une possibilité
39:05de s'installer
39:06de faire
39:07tout le transport
39:09et tout ça
39:09comme ils veulent
39:10en véhicule
39:11et puis ils font
39:12des allers-retours
39:13comme ils veulent
39:13partout en France
39:14à des prix moindres
39:15et il faut savoir
39:16que
39:18je récuse
39:19ce qu'a dit
39:19un ministre
39:20une fois
39:20comme quoi
39:21qu'on a besoin
39:24du carburant
39:25en France
39:25non
39:26vous faites le plein
39:27au Luxembourg
39:28vous faites le plein
39:29au Luxembourg
39:29vous pouvez aller
39:30jusqu'au fin fond
39:30du Portugal
39:33Merci Cédric
39:34de nous avoir appelé
39:35de Narbonne
39:36et bon courage
39:36à vous
39:37pour ce mouvement
39:38qui apparemment
39:39ne fait que débuter
39:40Stéphanie Demuru
39:41a fait son entrée
39:42dans le studio
39:43bonjour Stéphanie
39:43bonjour mon cher Jacques
39:44vous allez bien
39:45très très bien
39:46c'est vous qui reprenez
39:47l'antenne
39:48à partir de 10h
39:49sur Sud Radio
39:49à vous de le dire
39:50vous nous parlez
39:52de quoi allez-vous
39:53nous parler aujourd'hui ?
39:5410h on parlera
39:55d'Octobre Rose
39:56le dépistage du cancer
39:57du sein
39:58vous le savez
39:59c'est un problème
40:00parce que toutes les femmes
40:01n'y vont pas
40:02soit par peur du résultat
40:04soit par peur de la douleur
40:05est-ce que vous trouvez ça normal
40:07qu'on ait encore peur
40:08d'un examen
40:08qui peut vous sauver la vie
40:10on en parlera
40:10avec notamment
40:11la directrice
40:12de Ruban Rose
40:13on l'interrogera aussi
40:15sur Mathilde Panot
40:16qui refuse de porter
40:18vous savez
40:19le sigle
40:20de Pire Ruban
40:21justement
40:23sacrée polémique
40:24sacrée polémique
40:25on verra
40:25ce qu'elle en pense
40:26la directrice
40:26de Ruban Rose
40:28pas du bien
40:29à mon avis
40:29et puis
40:30on reviendra évidemment
40:31sur les actualités
40:33du jour
40:33la victoire sans appel
40:35pour Raphaël Glucksmann
40:36est-ce qu'il peut s'en réjouir
40:37est-ce que
40:37c'est un tremplin
40:38pour 2027
40:39ou une victoire
40:40sans lendemain
40:42et puis
40:43on reviendra aussi
40:44sur la colère étudiante
40:46elle avait une nouvelle mobilisation
40:48avec vous avez vu
40:48ces images insupportables
40:49de la faculté de Nantes
40:51saccagée
40:51et bien c'est à suivre
40:53et c'est à vous de le dire
40:54avec Stéphanie Demuru
40:55merci à Julia Triouffol
40:57et Joseph Ruiz
40:58pour la préparation
40:58des entretiens
40:59Anthony à la réalisation
41:00et Emmanuel Galasso
41:01au standard
41:02bonne journée à vous
41:03à demain
41:049h10
41:04la vérité en face
41:06Sud Radio
41:08parlons vrai
41:10Saxo Bank
41:11l'expert de la bourse
41:12en ligne présente
41:13les incontournables
41:15de la bourse
41:16Tom Abinet
41:18nous sommes avec
41:19Fabien Cariel
41:20président de Saxo Bank
41:21quand on parle bourse
41:22on parle d'action
41:23les deux mots vont de pair
41:24Fabien
41:25quand j'achète une action
41:26qu'est-ce que j'achète réellement ?
41:28une action
41:29c'est une fraction
41:30du capital
41:30d'une entreprise
41:31tout simplement
41:32un petit morceau
41:33d'une entreprise
41:35donc quand on achète
41:36une action
41:36on devient copropriétaire
41:38d'une toute petite partie
41:40de cette société
41:40et on devient
41:41associé avec les autres actionnaires
41:43cela vous donne
41:43certains droits
41:44recevoir des dividendes
41:46si l'entreprise
41:46en distribue
41:47mais aussi voter
41:48lors des assemblées générales
41:49et donc participer
41:50aux grandes décisions
41:51de la vie de l'entreprise
41:52on achète donc
41:53une part
41:53d'une entreprise réelle
41:54pas seulement
41:55un chiffre affiché
41:56sur un écran
41:56exactement
41:57derrière chaque action
41:58cotée en bourse
41:59il y a une entreprise
42:00avec des employés
42:01des produits
42:02ou des services

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