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  • il y a 2 jours
Avec Elisabeth Levy et Françoise Degois

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-10-19##

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News
Transcription
00:00Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
00:03Et on se retrouve avec Elisabeth Lévy et Françoise Degoy qui sont avec moi pour mon plus grand bonheur au
00:10sujet.
00:11Et bien avec deux sujets, peut-être trois d'ailleurs, en réalité vous le savez, on est en édition spéciale
00:16et vous pouvez nous appeler au 0826 300 300 autour de ces événements du week-end, d'une façon générale.
00:23Et plus précisément avec vous, Albin Teixeira, on va poser les questions que nous posions ce matin dans le Grand
00:30Matin Sud Radio
00:31parce que les auditeurs ont répondu et ont sans doute des messages à nous faire part.
00:35Exactement, vous demandez notamment cette question.
00:38Emmanuel Macron aurait-il dû instaurer notamment l'état d'urgence et un couvre-feu ?
00:43Alors là, il y a beaucoup de débats notamment dans les commentaires.
00:47À 59%, nos auditeurs disent oui, il fallait mettre l'état d'urgence en place contre 41% non.
00:54C'est relativement partagé.
00:55C'est très partagé dans les pourcentages, mais dans les commentaires, il y a quand même une dominance dans les
01:00commentaires.
01:00Par exemple, beaucoup mettent en avant qu'il aurait dû tout simplement démissionner, qu'il aurait simplement dû faire ça.
01:08Ce n'était pas la question posée, mais bon, pourquoi pas ?
01:10Mais ça revient beaucoup. D'autres disent beaucoup non, parce qu'ils seraient capables de prétexter l'annulation de l
01:15'élection présidentielle.
01:17Donc, il y a beaucoup de gens qui disent ça.
01:18Et sur le côté, oui, il aurait fallu l'état d'urgence.
01:23Par exemple, Damien, il dit à minima, il aurait fallu mettre un couvre-feu pour les jeunes,
01:27puisqu'on voit que c'est des jeunes qui vont tout piller.
01:30Donc, ils disent à minima un couvre-feu, voire l'état d'urgence à terme.
01:34Voilà, en tous les cas, le débat d'une question avec, d'une part, la privation des libertés,
01:41et d'autre part, la question de plus de répression, pour essayer de faire face à ces phénomènes que l
01:49'on voit aujourd'hui.
01:50Françoise Degoy, bon, pour vous, c'est clair, il a déjà d'une certaine façon répondu, j'imagine,
01:56en donnant la possibilité au préfet d'avoir la main, en réalité, sur de prochains rassemblements.
02:00Oui, on n'est pas beaucoup de journalistes à penser qu'il n'a pas été si mauvais que ça.
02:03On doit être cinq ou six, je pense, éditorialistes.
02:06Je m'en honore, parce que je pense que l'état d'urgence, le couvre-feu, tout ça n'a
02:11aucune importance.
02:12L'état d'urgence, on est quasiment en état d'urgence, vous savez, depuis les attentats terroristes de 2015.
02:17François Hollande, après Charlie, décrète l'état d'urgence.
02:20Mais l'état d'urgence, c'est quelque chose avec lequel on vit, en réalité, depuis des années.
02:24Mais le couvre-feu, non.
02:25Mais le couvre-feu, pourquoi faire ?
02:26Vous avez très bien vu que ce n'est pas un problème, si vous voulez, de contrôler des mineurs.
02:30Le problème, c'est la submersion.
02:32On en parlait encore avec Nicolas Meillard-Rossignol, lui, c'est pareil, un roi, enfin.
02:37Emmanuel Grégoire, ce matin, dans Libération, dit
02:39les pillards sont passés de magasin à magasin sans croiser un seul policier.
02:46Donc, quand vous mettiez un couvre-feu pour les mômes de saison,
02:49ou que vous n'en mettiez pas, ce n'est pas le sujet.
02:51Le sujet, c'est les moyens, la capacité de résister et de ne pas être submergé.
02:55Donc, je pense que moi, honnêtement, Macron a fait ce qu'il avait à faire.
02:58Une désescalade.
02:59On attend de voir les effets.
03:01Alors, c'est bien la seule chose sur laquelle je suis d'accord avec François,
03:04c'est qu'Emmanuel Macron, le président, a effectivement joué la désescalade.
03:10Et ça, c'est une catastrophe, parce que face à la violence,
03:13la désescalade, comme ils disent, c'est juste de la faiblesse.
03:16Ce n'est plus l'état nounou, c'est l'état carpette.
03:19Et je suis quand même assez frappé.
03:21Emmanuel Macron a dit qu'il y avait des factieux.
03:24Des factieux.
03:25J'ai demandé à Gemini la définition de factieux il y a cinq minutes.
03:29Notre ami Gemini, l'un de nos amis modernes.
03:31Un ami Gemini qui m'a dit que c'était des gens qui conspiraient contre l'État,
03:35qui s'opposaient à l'État, au gouvernement légitime,
03:39par conspiration ou par la violence.
03:41Donc, factieux, c'est quand même grave.
03:43Et face à ces factieux, que nous dit Emmanuel Macron ?
03:46Eh bien, qu'on ne va pas labrer.
03:47Qu'on va organiser des débats.
03:50Et, si vous voulez, en fait, Emmanuel Macron,
03:52il a tellement peur qu'on ne l'aime plus sur France Inter.
03:55Il a tellement peur de passer pour un type répressif.
03:59Que là, si vous voulez, il est en train d'abdiquer de ce qu'il fait la France.
04:03En France, je suis navré.
04:04Toute notre histoire est frappée, marquée de ça.
04:07Et je ne souhaite pas qu'on tire dans la foule,
04:09comme on l'a fait avec les viticulteurs en 1910.
04:11Je ne souhaite pas du tout cela.
04:12Je pense qu'il suffirait de dire...
04:14Et on espère, évidemment, qu'on n'en arrivera pas à des drames pareils.
04:15Les derniers mots, François, sur le couvre-feu ou l'état d'urgence,
04:18ça a une seule vertu, c'est que ça donne des moyens juridiques de poursuite
04:22que tu n'as pas sinon.
04:23C'est-à-dire que s'il y a un couvre-feu et qu'un gamin sort,
04:26au gamin ou pas gamin d'ailleurs,
04:29il est en infraction et tu peux le poursuivre.
04:31Et on pourrait faire le parallèle avec la période du Covid,
04:34lorsqu'il y avait des interdictions de circuler.
04:36Je peux poser une question à François ?
04:39François, mais moi je suis très calme.
04:41Non, mais sérieusement, des interdictions de circuler à cause du Covid.
04:45Non, je fais un parallèle avec le Covid.
04:47Je dis qu'au moment du Covid, il y a eu des interdictions de circuler,
04:50que donc j'allais dans le sens de ce que dit Elisabeth.
04:52Ça n'a rien à voir avec une journée entière
04:53où on a cassé 200 ou 300 magasins.
04:55On est peut-être au début de quelque chose.
04:57Écoutez, ça ne vous a pas suffi ce qu'on a vécu ce week-end ?
04:59Non, vous ne pouvez pas me parler comme ça en me disant
05:01que ça ne m'a pas suffi sur ce ton.
05:02Vous pensez que moi je me réjouis des violences
05:04et des magasins pillés ?
05:05Je vous dis juste que ça ne sert à rien
05:07de faire des mesures complètement artificielles.
05:11Et par ailleurs...
05:11Et un couvre-feu, ça permet une interdiction de circuler.
05:14Mais un couvre-feu, pourquoi ?
05:16Vous interdisez à toute la population française ?
05:18Pas du tout, je n'ai jamais dit ça.
05:19Mais donc, allez jusqu'au bout de votre...
05:22Mais ça peut être pour les moins de 18 ans, par exemple, François.
05:26D'accord, à toute la population française
05:27qui a moins de 18 ans de circuler ?
05:29Mais attendez, vous avez des jours de manif...
05:30Allez au bout, parce que ça, ça m'intéresse.
05:32Vous avez des jours de manifestation, samedi, dimanche.
05:36Pourquoi ne pas imposer un couvre-feu à 18h ou à 17h ?
05:40Parce qu'encore une fois, la manifestation, c'est,
05:43et vous avez raison de le dire, extrêmement bien passée.
05:46Et que ce matin, on ne parle plus que des pillages
05:49au détriment finalement des revendications
05:51et de ceux qui étaient là.
05:52Écoutez, écoutez.
05:54Donc oui, je termine cette...
05:56Puisque Françoise m'interpelle, je termine.
05:57Oui, je pense que vous pouvez, à un moment donné,
05:59le samedi et le dimanche,
06:00imposer un couvre-feu à 17h ou à 18h.
06:03Ce n'est pas du tout ça, la proposition des gens.
06:04Vous savez très bien...
06:05Non, mais vous me dites...
06:06En tout cas, la proposition d'un couvre-feu...
06:09Vous me direz...
06:10Allez, vas-y, vas-y.
06:10Allez, vas-y.
06:11Allez, vas-y.
06:11Votre débat...
06:12Elisabeth, ça a été fait dans d'autres départements français, d'ailleurs.
06:14La question, c'est que, par exemple,
06:15on a le droit d'interdire une manifestation
06:17si on pense qu'il y a des risques de troubles à l'ordre public,
06:19ce qui, d'ailleurs, devrait permettre d'interdire
06:21à peu près n'importe quelle manifestation
06:23à part la venue du pape aujourd'hui.
06:29Donc, moi, je suis étonnée que...
06:31J'en ai un peu assez.
06:33Je comprends qu'il y a des gentils lycéens
06:35qui ont gentiment manifesté.
06:36Il n'empêche que si, dans leurs gentilles manifestations,
06:39si vous voulez,
06:40elles sont à chaque fois perturbées
06:42par des violences qui vont crescendo,
06:45puisque, au début, on n'avait que des violences,
06:47des poubelles qui brûlaient, si je puis dire,
06:48et puis à la fin,
06:49et devant les lycées, quand même.
06:51Et à la fin, on a ce qu'on a eu.
06:54Donc, eh bien, je suis navrée.
06:55Non, j'ai beaucoup de mal à dire
06:57en termes de maintien de l'ordre.
06:58Il y a un moment, il faut dire,
06:59on sifle la fin de la récré,
07:00et après, on rediscutera de vos revendications.
07:03On ne discute pas dans ce climat.
07:05On ne débat pas dans ce climat.
07:07Moi, je suis désolée.
07:08Alors, pour le coup, Elisabeth,
07:10j'entends ce que vous dites.
07:11Moi, je pense qu'hier,
07:11il a eu absolument raison de dire
07:13que les mômes seraient reçus à Matignon,
07:16parce que, je dis, j'appuie là-dessus,
07:18parce que, pour le coup,
07:19les victimes,
07:20à part les commerçants,
07:21les passants, etc.,
07:22les traumas des gens
07:23qui habitent dans les centres-villes,
07:24et pas que les grandes villes,
07:25les petites villes aussi,
07:26ce n'est pas grave.
07:27Moi, je me suis pris des tirs d'artifiche
07:29qu'à 23h, rue Turbigo,
07:31personne ne pouvait sortir de la maison.
07:32C'était vraiment le truc de guerre.
07:34Donc, bon, dans le quartier des Halles.
07:36Mais je veux dire par là
07:37qu'au-delà de ça,
07:38je pense qu'il a eu raison.
07:39Je pense que les préfets,
07:40il l'a annoncé hier,
07:42ont autorisation d'interdire les manifestations.
07:44Et je vais sur votre...
07:46Peut-être, je vais même plus loin que vous.
07:48Je pense, moi, par exemple,
07:49que la grande manifestation du 5 novembre,
07:51c'est la prochaine.
07:53Je pense que soit,
07:54c'est vraiment dealé avec les syndicats,
07:57et que les syndicats ont ce qu'on appelle
07:59les SO, les services d'ordre,
08:01comme on l'a connu,
08:02les services d'ordre de la CGT.
08:04Vous aviez un pilier du SO de la CGT,
08:06je peux vous dire,
08:06le gars, vous pouviez être 10 ou 15,
08:08le gars te disait,
08:09vous ne passez pas,
08:10personne ne passez,
08:11même si vous étiez 15.
08:12Donc, soit ils dealent ça,
08:14soit, effectivement,
08:15il y a une mesure peut-être de sagesse
08:16des syndicats qui disent
08:17peut-être que cette manifestation,
08:19dans le contexte,
08:20il ne faut pas la faire.
08:21Je n'en sais rien.
08:22D'accord, mais pardon,
08:23je veux juste vous dire...
08:24Je parais très, très dangereux.
08:26Pardon, là-dessus,
08:26je voudrais juste vous dire un mot,
08:27c'est que vous idéalisez,
08:29sans doute,
08:30parce que nous avons le même passé,
08:33nous nous souvenons du SO,
08:34de la CGT d'antan.
08:36C'est fini.
08:37Aujourd'hui, je crains
08:38que face aux Black Blocs
08:39qui, eux, sont très bien entraînés,
08:42alors ce qui est bien,
08:42c'est que maintenant,
08:43il y a plein de vidéos,
08:44assassinages permanents,
08:45donc, qui sont quand même
08:47très mobiles par rapport
08:48aux polices, etc.,
08:50le SO de la CGT,
08:51donc, si vous voulez,
08:52je suis bien sûr
08:53que ni les syndicats,
08:54ni les lycéens
08:56n'ont intérêt,
08:57ni même les Insoumis,
08:59ils n'ont pas intérêt
08:59à trop de bordel
09:00pour reprendre leur terme maintenant.
09:02Pardon, je suis trop long, Jacques.
09:03Non, non, non,
09:04mais je voudrais vous poser
09:05une autre question.
09:05Je voulais poser une question.
09:07C'est un vrai sujet,
09:08on peut atterrir
09:09sur la question du 5 novembre.
09:11Moi, je me pose,
09:12je me dérange vraiment
09:13sur cette manifestation.
09:15Est-ce qu'elle est maintenable ?
09:17Vous voyez,
09:18finalement,
09:19vous allez en venir
09:21à peut-être,
09:22effectivement,
09:23comment manier
09:23cette journée du 5 novembre ?
09:25Qu'est-ce qu'on peut autoriser ?
09:26Je voulais juste vous dire
09:28quand même
09:28que le couvre-feu
09:29a déjà été décidé en France.
09:32En Guadeloupe.
09:32Bien sûr, souvent.
09:33En Nouvelle-Calédonie.
09:34En Nouvelle-Calédonie,
09:35au moment des émeutes,
09:364 jours, par exemple.
09:37Est-ce que vous n'avez pas besoin
09:39d'aller chercher aussi loin ?
09:402005.
09:41Oui.
09:41Moi, j'ai couvert les émeutes.
09:42Ce n'est pas si loin,
09:43la voie de l'eau.
09:44C'est 2023.
09:44Non, non, mais si loin dans le temps.
09:46En 2005,
09:47Dominique de Villepin,
09:49Premier ministre,
09:50après la mort de Ziad Ebouna,
09:52fait, comment dirais-je,
09:55procède au couvre-feu
09:56à l'état d'urgence.
09:58Et je poursuis avec une autre question
10:01puisque un certain nombre de commerçants
10:02disent face à ce qu'ils considèrent être
10:06comme un manque d'autorité de la police,
10:08veulent s'armer.
10:09On entend un certain nombre de gens dire
10:11et même constater,
10:13dire qu'ils ont vu des commerçants
10:14avec des barres de fer
10:15parce qu'ils craignaient
10:16pour leur propre commerce.
10:17C'est pour ça aussi que le couvre-feu,
10:20si vous voulez,
10:21ce n'est pas une loi anti-jeune,
10:22le couvre-feu.
10:23C'est aussi un moment
10:25pour apaiser tout le monde.
10:26Ce n'est pas une loi martiale.
10:26Il a déjà été mis,
10:28le couvre-feu en place.
10:29Je rappelle les émeutes de banlieue,
10:30c'était dingue.
10:31Je rappelle aussi
10:32qu'on n'a même pas fait ça
10:32pour les gilets jaunes
10:33parce qu'on a quand même
10:34des mémoires de poissons rouges.
10:36Je vous rappelle que pendant
10:36un an et demi,
10:37tous les samedis,
10:38les gilets jaunes sont venus à Paris
10:39pour casser des trucs.
10:40Ça a commencé avec l'Arc de Triomphe
10:42et la préfecture du Puy-en-le-Velay
10:44qui brûle à moitié.
10:45Et tous les samedis,
10:47ça a été le rituel
10:47avec les commerces saccagés.
10:49Ça a duré un an et demi
10:50parce que la doctrine
10:52du maintien de l'ordre en France,
10:54c'est qu'il ne faut pas de mort
10:55parce qu'il y a le trauma
10:56de Malek Ousekine
10:57et donc on laisse plutôt casser
11:00que d'aller à la confrontation
11:01et au corps à corps.
11:02On peut l'entendre.
11:03Moi, je me pose vraiment
11:05cette question
11:07vraiment presque philosophique.
11:09Il faut la poser au syndicat.
11:10Est-ce que dans l'état
11:11d'épuisement des forces de l'ordre ?
11:13Vraiment,
11:14est-ce qu'il est sage
11:15de maintenir le 5 novembre ?
11:17C'est un vrai sujet.
11:18C'est une vraie question
11:19surtout et c'est la question
11:20à laquelle Elisabeth Lévy répondra
11:22juste après la pause.
11:22A tout de suite.
11:24Le Grand Matin Sud Radio,
11:26la vérité en face,
11:27Jacques Cardoz.
11:28Elisabeth Lévy et Françoise Degois
11:30sont autour de moi,
11:31sont avec moi
11:32autour de cette table
11:33et vous posiez la question
11:36Françoise à l'instant
11:37juste avant la pause.
11:38Elisabeth,
11:40votre réponse
11:41sur le 5 novembre.
11:42Sur le 5 novembre.
11:43Le 5 novembre en ligne de mire.
11:45Que doit-on faire ?
11:47A vrai dire,
11:47je pense que
11:49si,
11:49si vous voulez,
11:50on sent que la situation
11:52n'est pas rétablie,
11:52il faut l'interdire,
11:53à mon avis.
11:54Je ne crois pas
11:54que les syndicats
11:55auront la sagesse
11:56qu'envisage Françoise.
11:57Je n'y crois pas un instant
11:58et Mélenchon ne l'aura pas,
11:59c'est sûr.
12:00Donc,
12:01bon,
12:01je peux me tromper
12:02mais,
12:03si vous voulez,
12:04s'il y a encore un risque
12:05de revoir ça,
12:06je pense qu'il ne faut pas,
12:07il faut être préventif.
12:09Mais justement,
12:09moi je voudrais en venir
12:10à la doctrine
12:11de maintien de l'ordre,
12:11la fameuse doctrine
12:13Malik Ousekine.
12:14C'est-à-dire que,
12:15au prétexte,
12:16enfin au prétexte,
12:17pour la raison
12:19d'épargner les vies humaines,
12:21ce qui est une noble cause,
12:23on en met
12:24des dizaines,
12:25des centaines,
12:26des milliers d'autres
12:26en danger.
12:27C'est-à-dire qu'on est
12:28tellement inhibé
12:30dans l'usage de la force
12:31qu'aujourd'hui,
12:32dans les rues de nos villes,
12:33on dirait qu'il y a
12:34des bandes ribales,
12:36personne,
12:36les voyous n'ont absolument
12:38pas conscience
12:38qu'ils n'ont pas le droit,
12:39eux, à la force,
12:40mais que la police a le droit,
12:41parce qu'on leur dit
12:42toute la journée,
12:43la méchante police,
12:44je suis navré
12:45de maintien de l'ordre.
12:46Moi j'ai parlé
12:46à beaucoup de policiers
12:47aujourd'hui,
12:48hier, pardon,
12:49j'ai parlé à des gens
12:51de la préfectorale,
12:53et vous les disent
12:54je suis désolé,
12:54on ne peut pas faire
12:55de maintien.
12:56Nous ne sommes pas
12:56face à des gentils lycéens,
12:58arrêtez,
12:58on se fait caillasser
12:59du matin jusqu'au 3.
13:00En gros,
13:01ils vous disent
13:01on n'a pas les moyens
13:02en réalité.
13:02Non mais ce n'est pas
13:03les moyens.
13:04Ni les moyens,
13:04ni la doctrine.
13:05Ce n'est pas les moyens,
13:05c'est la doctrine,
13:06c'est-à-dire ils veulent
13:07que l'emploi de la force
13:09ne soit pas,
13:10si vous voulez,
13:12pratiquement prohibé
13:13au dernier recours,
13:14etc.
13:15L'emploi de la force,
13:16alors pas avec,
13:17il ne faut pas tirer
13:17dans le temps.
13:18Il faut que les gens
13:20en face sachent
13:21qu'ils prennent un risque.
13:22Et moi je vous dis
13:23que c'est minable
13:24qu'ils s'attaquent
13:25à des gens en groupe
13:27qui font les malins
13:28parce qu'il n'y a
13:28personne n'en passe d'eux.
13:29Le jour où il y aura
13:31quelqu'un en face d'eux,
13:32ils s'écraseront.
13:33François,
13:33ça ne marche pas
13:34tout à fait comme ça
13:35parce que généralement
13:36ça fait des choses...
13:37Les Allemands
13:37n'ont pas du tout fait ça
13:38et c'est eux
13:39qui ont affronté
13:40les premiers,
13:40les Black Blocs
13:41puisque les Black Blocs
13:41sont nés en Allemagne de l'Est
13:43et après évidemment
13:44ont infesté complètement
13:46la vie sociale allemande.
13:48Les Allemands ont choisi
13:48tout à fait
13:49l'autre registre,
13:50c'est-à-dire
13:51une désescalade
13:52avec les organisations syndicales
13:54et y compris
13:54avec les manifestants
13:55pour pouvoir isoler
13:57justement les Black Blocs
13:58parce que sans désescalade,
14:00on ne les isole pas.
14:01Vraiment,
14:01je vais terminer.
14:03J'ai lu ce week-end,
14:05dimanche,
14:05un édito extraordinaire
14:07de Der Spiegel
14:07qui est tout sauf
14:08un journal bolchevique
14:09en Allemagne,
14:10c'est le centre-gauche
14:11contre-droite
14:12qui vraiment fracasse
14:14la doctrine du maintien
14:15de l'ordre français
14:17avec une phrase en disant
14:18le problème de tout pouvoir
14:20vertical politique français,
14:22c'est-à-dire
14:22de la Ve République,
14:23c'est qu'il y a toujours
14:24quelque chose,
14:25ça c'est lié aussi
14:25à notre histoire révolutionnaire,
14:27dès qu'il y a une foule,
14:29il y a dans le subconscient
14:31quelque chose
14:31qui se déclenche
14:32sur l'idée que cette foule
14:33devient forcément
14:34une ennemie.
14:35Et donc il y a
14:36un durcissement,
14:37tous les spécialistes,
14:38même les gens de droite,
14:40je ne parle pas
14:40des gens radicalisés,
14:42disent que nous avons
14:43un problème
14:44de radicalisation
14:45du maintien de l'ordre
14:47et en plus de ça
14:48de manque de moyens.
14:49Je pense que
14:50quand on met
14:5114 000 policiers
14:53pour le pape,
14:54et qu'on en met
14:5610 000
14:57pour 800 000 personnes
14:58dans toute la France,
14:59on se trompe
14:59sur le calibrage.
15:00Mais Françoise,
15:00est-ce qu'on peut appliquer...
15:01Laurent Nunez
15:01l'a reconnu ce matin ?
15:02Oui, mais sur le constat,
15:04d'accord,
15:04mais est-ce qu'on peut
15:04appliquer la doctrine allemande
15:07qui est une doctrine
15:09qui implique
15:09de travailler
15:10avec les syndicats,
15:11de travailler avec
15:12ceux qui maintiennent
15:13l'ordre civil
15:14de la manifestation ?
15:15C'est tout le problème
15:16aujourd'hui en France.
15:16Vous travaillez très bien
15:19avec la CFDT,
15:20avec la CGT,
15:21avec l'IFO.
15:21Bien sûr,
15:22mais ma question,
15:22c'est est-ce que ça suffirait
15:23compte tenu de ce qui s'est passé ?
15:25On voit bien
15:25qu'il y a eu
15:26une deuxième vague.
15:26Le maintien de l'ordre
15:27c'est un rapport de force.
15:29Il faut arrêter
15:30quand même
15:30avec ces histoires.
15:31Si les gens
15:32en face de vous
15:33n'ont pas peur,
15:34d'abord nous n'avons pas
15:35affaire qu'à des black blocs,
15:36nous avons affaire
15:37à des pillards.
15:37C'est autre chose.
15:39Je suis d'accord,
15:40vous avez raison.
15:41Françoise,
15:41nous avons aussi affaire
15:42à eux.
15:42Et par ailleurs,
15:44le maintien de l'ordre,
15:44ça n'est pas
15:45un dîner de gala
15:46comme disait votre copain.
15:48Mais non,
15:49vous connaissez
15:51qui disait ça ?
15:52La révolution
15:53n'est pas un dîner de gala.
15:54Bref,
15:55le maintien de l'ordre
15:56n'est pas non plus
15:57un dîner de gala.
15:58Et il faut assumer,
16:01d'accord ?
16:02Et je crois moi,
16:03pourquoi des gamins
16:04ou des individus,
16:06disons,
16:07parce que j'en ai marre
16:08de ce mot gamin
16:08qui est bien gentil,
16:09des individus
16:10qui ici
16:11rentrent dans des magasins
16:12sans même se planquer,
16:15font les marioles
16:16devant la police,
16:17etc.
16:17Quand ils arrivent
16:18dans leur pays d'origine
16:19de celui de leurs parents,
16:20souvent,
16:21c'est-à-dire,
16:21alors là,
16:22je peux vous dire
16:22qu'ils se tiennent à carreaux
16:23parce qu'ils ont
16:24la trouille de la police.
16:26Elisabeth et Françoise,
16:27l'info évolue.
16:28Je vais donner
16:29un contre-exemple à Elisabeth.
16:30Je vais vous dire une chose,
16:31par exemple,
16:31l'Italie,
16:32que je connais très bien,
16:32le maintien de l'ordre
16:33est très dur.
16:34Les policiers italiens,
16:35c'est-à-dire que nous,
16:36nos policiers,
16:36c'est des prix Nobel de la paix
16:37à côté de la façon
16:39dont les carabinieries
16:40gèrent les manifestations.
16:41Eh bien,
16:42vous pensez quoi ?
16:43La force par la force,
16:45tout le week-end,
16:46les magasins ont été pillés
16:48et il y a eu des émeutes
16:49à Milan,
16:50à Turin,
16:51à Florence,
16:51à Rome,
16:52contre la vie chère,
16:53ça part comme ça,
16:54contre la vie chère,
16:55contre le logement
16:55et pourtant,
16:56c'est un gouvernement
16:56d'extrême droite
16:57et Georgia Meloni
16:58n'arrive pas
16:59à faire respecter
17:00l'ordre non plus.
17:01Non mais il se passe
17:02quelque chose
17:03en réalité
17:03et la force brute,
17:06si vous voulez,
17:06vous allez répondre
17:07Elisabeth,
17:07je vous laisse du temps,
17:08la force brute,
17:09par exemple,
17:09de la police italienne
17:10qui est une force
17:11extrêmement,
17:11comme le dit Elisabeth,
17:13qui ne recule pas,
17:14eh bien,
17:14les pillards
17:15et surtout les émeutiers
17:16s'en fichent complètement.
17:18Est-ce que vous vous rendez compte
17:19que chez la plupart
17:20des Français,
17:21vraiment,
17:22y compris de gauche,
17:23parce que les enquêtes
17:24montrent une inquiétude
17:25là-dessus,
17:26on a le sentiment
17:28d'un État
17:28qui est totalement impotent.
17:30Or,
17:31je vous rappelle
17:31que dans notre inconscient,
17:34l'État en France,
17:35c'est le cœur
17:36de notre affaire
17:37et ça,
17:37là-dessus,
17:37on va être d'accord.
17:38Moi,
17:38j'en désole un peu.
17:40Je suis heureuse de ça.
17:41Et donc,
17:42si l'État
17:43n'est pas capable
17:44de montrer ses muscles,
17:46c'est la rue
17:47qui va gagner.
17:48Alors,
17:49à l'instant,
17:49le ministre de l'Intérieur
17:50nous dit que l'état d'urgence
17:51est toujours une hypothèse,
17:52c'est une des phrases fortes
17:54de la matinée,
17:55donc il n'exclut pas
17:56cette option.
17:58Et avec vous,
17:59Albin Texera,
18:01il y a également
18:02une déclaration
18:03qui a été faite
18:04par le ministre
18:04de la Justice.
18:06Exactement.
18:06Donc là,
18:06la question qu'on se pose,
18:08c'est l'État a-t-il failli ?
18:09C'est la question
18:10qu'on vous pose aussi
18:11ce matin sur nos réseaux sociaux.
18:12Vous nous répondez
18:12à 98%.
18:13Oui,
18:14l'État a failli.
18:16C'est qui les 2% ?
18:17Ça,
18:17c'est pas moi.
18:19J'ai l'impression
18:20C'est vrai que c'est intéressant
18:21de savoir qui sont
18:21les 2% ?
18:22Que ce matin,
18:23tout le monde...
18:23Tout s'est bien passé.
18:25Tout le monde est sur la même ligne.
18:28Et justement,
18:28on l'a dit,
18:29Laurent Nunez
18:30a parlé ce matin
18:31chez nos confrères
18:32de France Inter
18:33et on vous propose
18:34juste de réécouter.
18:35Il l'a dit.
18:37Pourquoi il a présenté
18:38sa démission
18:38chez nos confrères
18:39de France Inter ?
18:40Je remets ma démission
18:41parce que je suis responsable
18:42de tout ce qui se passe.
18:43Voilà,
18:43j'ai remis ma démission
18:44au président de la République
18:44pour ces raisons.
18:45Moi,
18:45j'ai été haut fonctionnaire,
18:46j'ai un sens
18:46de l'intérêt général
18:47et vu les dégâts
18:48qu'il y a eu,
18:49il était normal
18:49que je remette ma démission.
18:50Maintenant,
18:51le sujet qui se pose,
18:52c'est que ça ne se reproduise pas.
18:54C'est ce que le président
18:54de la République a dit hier.
18:56Il faut être évidemment
18:56meilleur dans l'anticipation
18:58et puis évidemment,
18:59face au ordre de casseurs
19:01depuis l'heure
19:01qu'il y a eu
19:02de la mobilisation importante
19:03de militants d'ultra-gauche
19:04aussi partout
19:05dans de nombreuses villes
19:06qui ont sans doute
19:07été incitées
19:08par les discours
19:08qui ont pu être nus
19:09dans les jours précédents,
19:10implique sans doute
19:11que nous modifions aussi
19:13nos doctrines d'intervention.
19:14Et dans la foulée,
19:16forcément,
19:16le ministre de la Justice,
19:18Gérald Darmanin,
19:18a décidé aussi
19:19de réagir aux propos
19:20de Laurent Nunes.
19:21C'était du côté de France 2.
19:23Laurent Nunes,
19:24c'est un très grand professionnel
19:25et c'est très dur
19:26d'être ministre de l'Intérieur.
19:27Et il a fait des choses
19:28formidables
19:28pour la sécurité des Français.
19:29Il a organisé
19:30les Jeux Olympiques
19:31avec moi
19:31lorsqu'il était
19:32mon professeur de police
19:32à Paris.
19:33C'est un grand ministre
19:34de l'Intérieur.
19:35Il y a un moment difficile.
19:36Nous avons failli.
19:37Incontestablement,
19:37ce week-end,
19:38il l'a reconnu lui-même.
19:39Donc voilà,
19:39on est assez stable
19:41du côté du gouvernement.
19:42Tout le monde le dit.
19:43L'État a failli
19:44que ce soit du côté
19:45du ministre de l'Intérieur
19:46comme du ministre de la Justice.
19:48En tous les cas,
19:48voilà l'information.
19:49L'une des informations
19:50de la matinée,
19:51l'état d'urgence
19:51reste une hypothèse
19:53selon Laurent Nunes,
19:54le ministre de l'Intérieur.
19:55Merci Elisabeth Lévy.
19:56Merci Françoise de Bois.
19:57Merci.
19:58Et à très vite.
19:59Dans un instant,
20:00on va se retrouver
20:00dans cette matinée spéciale
20:03avec vous,
20:05vous qui nous appelez
20:05au 0826 300 300
20:07et notamment
20:09avec des commerçants
20:10de Marseille
20:10et de Lyon
20:11qui ont payé
20:12un très lourd tribut
20:13aux événements
20:14et aux pillages
20:16qui se sont déroulés
20:16ce week-end.
20:17On se retrouve
20:17dans quelques secondes.
20:18A tout de suite.
20:199h10,
20:20la vérité en face.
20:21Sud Radio,
20:22la vérité en face.
20:24Jacques Cardoz.
20:25Les propos
20:26et les mots
20:26sont durs.
20:27On parle
20:28de guérilla urbaine
20:29pour ce week-end.
20:31On parle
20:32maintenant
20:32d'une hypothèse
20:33d'état d'urgence
20:34pour Laurent Nunes,
20:36le ministre de l'Intérieur.
20:37Il y a désormais
20:38en perspective
20:38cette journée
20:39du 5 novembre
20:40mais on est tous
20:41groguis,
20:42on est tous
20:42abasourdis,
20:43on n'a plus les mots
20:44face à ce qui s'est passé
20:45ce week-end.
20:46On sent bien
20:47dans vos propos
20:48à quel point
20:48vous êtes choqués.
20:49Le maire de Limoges
20:51qui était en ligne
20:52avec nous
20:52à 7h20
20:53nous disait
20:54à 15h15,
20:56à 15h15
20:56avant l'incendie
20:58de sa mairie,
20:59les policiers
21:00n'avaient plus
21:01de munitions.
21:01On parle de munitions
21:03susceptibles
21:03de pouvoir faire
21:04repousser
21:05les assaillants,
21:06on ne parle pas
21:06d'armes
21:07et de munitions
21:08à balles réelles
21:09évidemment.
21:10Eh bien,
21:10il n'avait plus
21:11de munitions.
21:12On a fait le constat
21:13à 7h40 également
21:14de cette police
21:15qui a failli
21:16parce que les renseignements
21:17n'étaient pas au rendez-vous.
21:18On a un ministre
21:19de l'Intérieur
21:19qui reconnaît
21:20que l'État a failli.
21:22Et vous nous appelez
21:22dans ce contexte
21:23au 0826 300 300.
21:25J'en profite pour dire
21:26que toute la journée
21:27l'antenne de Sud Radio
21:28continuera d'être consacrée
21:29entièrement à ces événements
21:31et à ce qui s'est passé
21:32ce week-end
21:32et bien entendu
21:33ce soir à l'occasion
21:34des Vraies Voix
21:35où vous retrouverez
21:36Cécile de Minibus
21:37autour de Patrick Roger
21:38et de Philippe David.
21:40J'accueille Marie.
21:41Bonjour Marie.
21:43Bonjour.
21:44Marie,
21:44vous êtes commerçante
21:45et vous nous appelez
21:47de Marseille.
21:48Qu'est-ce que vous avez vu
21:50ce week-end ?
21:50Vous êtes encore,
21:51j'imagine,
21:52choquée par ce que
21:53vous avez vu ce week-end ?
21:55Ce week-end,
21:56j'ai vu des gens
21:56qui s'étaient donnés
21:57rendez-vous
21:57sur les réseaux sociaux
21:58depuis des jours
21:59et des semaines.
22:00Donc nous les commerçants,
22:02on a beaucoup de mal
22:02à croire que les renseignements
22:04généraux n'aient pas été
22:06au courant.
22:07On attendait plus
22:08du service public,
22:09c'est-à-dire de nous dire
22:10attention,
22:11de nous mettre en garde.
22:12Le premier signaux d'alerte
22:14est arrivé
22:16des institutions marseillaises
22:17sur des WhatsApp.
22:19Il devait être 15h30
22:20ou 16h.
22:21qui s'étaient déjà
22:23vraiment cassés,
22:25alors que les jeunes
22:28s'étaient donnés rendez-vous
22:29depuis le début de septembre,
22:31sur cette journée
22:31du 17 octobre.
22:33Les autorités,
22:34elles n'ont pas anticipé.
22:37Notre ministre de l'Intérieur
22:38a posé sa démission
22:39ce matin
22:40à notre président,
22:41c'est la comédia
22:42de la Arte,
22:43parce que sincèrement,
22:44qu'il a refusé.
22:46Et pendant ce temps-là,
22:47les commerçants
22:48sont sacrifiés.
22:49On a été sacrifiés
22:51en 2023.
22:52On a compris en 2023
22:54qu'on avait été sacrifiés
22:56parce qu'on avait peur
22:57des guérillas urbaines
22:59et tout.
23:00Trois ans après,
23:01moi je vous assure,
23:02en 2023,
23:03j'étais là déjà,
23:03j'étais présidente
23:04de l'association
23:05des commerçants.
23:06C'est trois ans après,
23:07j'ai échangé
23:08avec des commerçants
23:09que je connais bien
23:10puisque moi je suis
23:11en plein centre
23:12à Margrignan
23:13et on se disait
23:14qu'en fait depuis 2023,
23:16il n'y avait eu
23:17aucune amélioration.
23:19Et derrière,
23:20on a les politiques.
23:21Alors on a le ministre
23:23qui démissionne
23:24et qui démissionne pas.
23:25On a le maire de Marseille
23:26qui fait sa com'
23:28en disant que lui,
23:29il a demandé
23:29les cartes de CRS
23:30le matin à Macron
23:31pour qu'on en ait plus.
23:32Mais en fait,
23:32il est maire de Marseille.
23:33Il a les renseignements
23:34généraux au téléphone.
23:36au moins une fois par jour.
23:38Il aurait dû demander
23:39les cartes de CRS
23:40il y a 15 jours,
23:41les mettre à l'entrée des rues.
23:42Il aurait eu
23:43la situation.
23:44Il porte une part
23:45de responsabilité,
23:47le maire de Marseille,
23:48M. Payan.
23:48Alors écoutez,
23:49tous les gens
23:50qui se sont présentés,
23:52qui ont été élus
23:52à un poste
23:53où ils peuvent décider
23:55de quelque chose,
23:56portent une part
23:57de responsabilité.
23:58Les commerçants,
23:59eux,
23:59ils n'en portent aucune.
24:00Ils payent la TVA.
24:02Les commerçants
24:02sont les pigeons en fait.
24:04Ils payent la TVA.
24:05Ils ouvrent leur rideau
24:07pour que la rue
24:07soit propre.
24:08Parce que quand il y a
24:09des commerçants
24:10dans une rue,
24:10c'est éclairé,
24:12c'est nettoyé,
24:13ça fait vivre
24:13un noyau villageois.
24:15Ça ne coûte pas
24:16à la ville.
24:16Ce sont les commerçants
24:18qui font vivre la ville,
24:19le centre-ville.
24:21Donc eux,
24:21ils ne portent
24:22aucune responsabilité.
24:23Ils ont dégusté.
24:25Il y a des commerçants
24:25qui sont des indépendants.
24:26Ils ont tout perdu.
24:28Hier,
24:28ils étaient en larmes
24:29toute la journée
24:30en train de se demander
24:30comment ils allaient payer
24:32leurs collections
24:33qu'ils n'ont pas vendues,
24:34qui se sont fait voler.
24:36C'est sûr que
24:37les banques vont être
24:38au rendez-vous,
24:39ils vont proposer
24:40des prêts.
24:42Il va y avoir
24:43de l'aide.
24:44Mais le traumatisme moral,
24:46quand ça vous est arrivé
24:47il y a trois ans déjà,
24:48et qu'il ne s'est rien passé,
24:50et que derrière,
24:51les politiques,
24:52ils font les photos,
24:53ils se retrouvent
24:54pour se parler,
24:55ce sont eux
24:56les responsables.
24:57Ils avaient les informations,
24:59puisque les minots
25:00de 17 ans,
25:01ils avaient les informations
25:02qui fadent
25:02C'est la question
25:03que j'allais vous poser,
25:04c'est qu'il y a
25:04une surveillance numérique
25:05en théorie,
25:06et on a l'impression
25:07qu'entre jeudi et vendredi,
25:10ils ont revu
25:10leurs chiffres à la hausse,
25:11mais c'est bien tard.
25:12Le même de Marseille,
25:12l'écart de CRS,
25:14je veux dire,
25:14ce n'est pas samedi matin
25:18quand la pagaille commence,
25:19il faut les demander
25:20et dire après,
25:21oui,
25:21j'ai demandé l'écart,
25:23et j'attends
25:24de voir les responsables,
25:25mais vous êtes responsables.
25:28Vous auriez dû demander
25:29l'écart de CRS
25:30à 15 jours
25:31à l'entrée des rues.
25:32On a vu des commerces de luxe,
25:34ils se sont fait éventrer
25:35pendant trois heures.
25:37Vous restez avec nous,
25:39Marie,
25:39et on instaure un dialogue
25:40entre Marseille et Lyon,
25:42puisque j'accueille Fabrice.
25:43Bonjour Fabrice.
25:44Bonjour.
25:45Vous êtes restaurateur à Lyon,
25:47mais également représentant
25:48des commerçants
25:49de votre quartier.
25:51Comment avez-vous vécu
25:52cette journée ?
25:54Alors,
25:54je pense que c'est
25:55à l'identique de Marseille,
25:56je rejoins complètement
25:57les propos de Marie,
25:59parce que nous avons vécu
26:00exactement la même chose
26:02face à des scènes inédites,
26:04franchement inédites.
26:05Vous avez pu voir
26:06dans les médias
26:07les photos.
26:08Il n'y a pas une vitrine
26:10en centre-ville de Lyon
26:11qui a été épargnée.
26:13Et comme le dit Marie,
26:15encore le commerce,
26:16encore le commerce
26:17qui est touché.
26:18Aujourd'hui,
26:19nous avons depuis des mois
26:20des trésoreries fragilisées
26:22par la conjoncture,
26:22on va se l'avouer.
26:24Et pour certains,
26:25ils ne savent pas encore
26:26comment ils vont pouvoir
26:27faire face
26:28aux dégâts.
26:30Moi,
26:31j'étais place Bellecour hier
26:33pour constater,
26:34bien évidemment,
26:35l'ampleur du sinistre
26:36au niveau
26:37de notre office
26:38du tourisme.
26:39Beaucoup de commerçants
26:40en pleurs
26:41étaient là.
26:42Et ça,
26:42je l'ai vécu.
26:43Je me dis,
26:44on ne peut pas
26:46être témoin
26:47de ces scènes-là
26:47et de ne pas avoir
26:48de réponse
26:49à donner.
26:52Fabrice,
26:53quand vous entendez
26:55aussi ce que nous dit
26:55Marie au sujet
26:56des alertes
26:58des mairies,
26:59parce que les mairies,
27:00elles ne peuvent pas
27:01non plus défausser
27:02totalement sur
27:03le ministère de l'Intérieur.
27:05Est-ce qu'elles n'ont pas
27:07une part de responsabilité
27:08aussi dans
27:10les renseignements
27:11territoriaux ?
27:11Elles ont accès
27:12aux renseignements
27:13également.
27:13Est-ce qu'elles demandent
27:14suffisamment tôt
27:15des compagnies de CRS
27:17et des renforts ?
27:18Et est-ce que
27:18toutes les mesures
27:19sont prises ?
27:20Alors,
27:21je pense bien évidemment
27:22que les mairies
27:22ont leur lourde part
27:24de responsabilité.
27:25Ce sont eux
27:26qui doivent gérer
27:27et assurer la sécurité
27:29non seulement des commerçants
27:30mais des riverains
27:31également.
27:32On s'est sentis démunis,
27:33on s'est sentis seuls.
27:35Je pense qu'il n'y avait pas
27:37et je remercie
27:38les forces de police
27:39qui étaient présentes
27:40sur le terrain
27:41parce qu'ils ont fait
27:42un travail remarquable
27:43mais bien évidemment
27:45qu'il manquait des hommes.
27:46D'ailleurs,
27:47le maire de Marseille
27:48l'a signalé.
27:49Lyon est exactement
27:50dans la même situation
27:51que Marseille.
27:52Bien sûr qu'ils ont
27:53leur part de responsabilité.
27:55Je demande des comptes
27:57aujourd'hui
27:57et je demande des comptes
27:58au maire de Lyon.
27:59J'espère qu'il va
27:59me recevoir dans la journée
28:01justement pour
28:01qu'on puisse
28:03échanger là-dessus
28:03parce que moi
28:04les commerçants
28:04aujourd'hui
28:05veulent un retour
28:06et veulent savoir
28:07quoi faire,
28:08comment s'adapter,
28:11comment essayer
28:11de trouver des solutions
28:12pour peut-être
28:13et je n'espère pas
28:14le coup d'après.
28:15Marie,
28:15vous aussi,
28:16vous demandez
28:17des comptes
28:18au maire de Marseille,
28:19à la municipalité ?
28:20Nous, vous savez,
28:23alors, je rebondis
28:24sur ce qu'a dit monsieur,
28:26merci aux forces de police
28:27qui en fait
28:28sont très très courageuses
28:29mais ne sont pas assez nombreux.
28:31Mais on va demander des comptes
28:32mais surtout,
28:34ce qui va démarrer aujourd'hui,
28:35c'est une pression morale
28:37qui va être impressionnante,
28:39il va falloir se déblayer
28:41avec tout le mille feuilles
28:42administratives.
28:43Le commerçant,
28:43il va se démerder tout seul
28:45à reporter ses charges.
28:46Alors, il va être aidé
28:47par les syndicats patronaux,
28:49l'UPE 13.
28:50À Marseille,
28:50on est quand même bien encadrés
28:52mais il va se faire tout seul
28:54de voir son banquier,
28:56d'appeler ses fournisseurs.
28:58Le maire,
28:58il ne va pas lui servir à ça.
29:00On va le voir,
29:02on arrive après la bataille.
29:04Le maire,
29:04il va raconter
29:05ce qu'il raconte toujours.
29:07Ah, ben,
29:08on n'avait pas mesuré
29:09que ça serait si gros.
29:10Ah, ben,
29:10on n'avait pas ceci.
29:11Vous savez,
29:12moi aussi,
29:13j'ai demandé,
29:14je n'ai pas été aidée,
29:15tatati, tatata.
29:17Moi,
29:17ce que je demande,
29:18c'est que
29:19au pouvoir public
29:21et aux institutions,
29:22c'est-à-dire à l'URSSAF,
29:24à la TVA,
29:25il faudrait qu'Emmanuel Macron,
29:27parce que nous,
29:28commerçants,
29:29on pourrait très bien
29:30se lever ce matin
29:31et dire,
29:31ben voilà,
29:32nous,
29:32on en a marre de trinquer.
29:33On est dans le don
29:34de la farce à chaque fois.
29:35On va arrêter
29:36de payer la TVA.
29:37Ça va faire des trous,
29:39dans les finances de l'État.
29:40Alors,
29:41voilà,
29:41moi,
29:42j'appelle ce matin,
29:43Emmanuel Macron,
29:44à revoir pour tous
29:45les sinistrés,
29:46les étalements de TVA,
29:47à aider le maximum
29:49pour tout ce qui est
29:50report de charge,
29:53à demander aux banques
29:54des prêts à taux zéro
29:55pour pouvoir payer
29:56les fournisseurs.
29:57Les commerçants,
29:58il va falloir qu'ils se relèvent.
30:00Rendre des comptes,
30:01c'est génial,
30:02mais ça ne va pas les aider
30:03ni avec la trésorerie.
30:04Et puis,
30:05surtout,
30:06surtout,
30:06j'en appelle aux Marseillais.
30:08Les centres-villes,
30:09là,
30:09ils vont être désertés
30:10parce qu'ils ne sont pas beaux,
30:11parce qu'ils sont tout cassés.
30:14Ils sont vidés.
30:15C'est triste à mourir.
30:16Il faut voir.
30:17C'est dramatique
30:17ce qui s'est passé.
30:19Et donc,
30:19il va falloir que les clients,
30:21des commerçants,
30:22ils soient au rendez-vous,
30:23qu'ils n'aillent pas faire
30:24leurs courses de Noël ailleurs,
30:25qu'ils ne fassent pas
30:26leurs courses de Noël
30:27sur Internet.
30:27Tout ça va se mettre en place
30:29un gros travail
30:30qui est important
30:32sur lequel il faut communiquer
30:34parce qu'il va falloir
30:34que les centres-villes
30:35ne se relèvent pas qu'à Marseille,
30:36partout ailleurs.
30:38Comment vous voyez
30:38le 5 novembre ?
30:40Est-ce que vous demandez
30:40des interdictions
30:41de manifester ?
30:42Est-ce que vous demandez
30:43un couvre-feu ?
30:44Est-ce que vous demandez
30:45puisque là,
30:47on entend ici ou là...
30:48Mais moi,
30:49je ne me suis pas présentée
30:50aux élections.
30:51Je ne suis pas ministre,
30:53je ne suis pas maire,
30:54je ne suis pas président,
30:56je n'ai pas été élue
30:58pour changer les choses
30:59et me poser comme quelqu'un
31:01qui fait mieux les choses
31:02que les citoyens.
31:03On a vu des citoyens
31:04piller des magasins
31:06des citoyens
31:06qui sont de mauvais citoyens.
31:08On ne va pas se raconter
31:09d'histoire,
31:10les citoyens
31:11qui ont pillé les magasins
31:12sont des citoyens
31:13qui n'amènent absolument
31:15rien à la société.
31:17Alors,
31:17dans ces conditions,
31:18il y a des mesures à prendre
31:20qui seront difficiles,
31:21qui seront dures à prendre,
31:22mais il faut les prendre.
31:23Je pense qu'il faut soutenir
31:25la police,
31:26le maximum.
31:27C'est un métier
31:28qui est difficile
31:28et il devient de plus en plus
31:30dangereux.
31:30Il faut les soutenir.
31:32Le 5 novembre,
31:33ce n'est pas à moi
31:33de demander.
31:34Moi, je ne peux pas
31:35faire une liste
31:36comme une liste au Père Noël.
31:37Je n'ai pas décidé
31:38de me faire élire
31:39pour gouverner.
31:40C'est très sage
31:41ce que vous dites,
31:42Marie.
31:42C'est très sage
31:43et c'est très responsable.
31:44Je trouve qu'on a
31:45effectivement
31:47toujours tendance
31:47à demander
31:49tout à tout le monde.
31:49or c'est très sage
31:52de votre part
31:53en tant que commerçante
31:55à Marseille
31:55de dire
31:56je n'ai pas été élu
31:57pour cela,
31:58c'est aux élus
31:58de trouver des solutions.
32:00Merci à tous les deux,
32:01Marie et Fabrice.
32:03on était à Lyon
32:04avec Fabrice.
32:05Tiens, d'ailleurs,
32:05j'en profite
32:06pour rappeler
32:07ou préciser
32:08que ce soir
32:09dans les vraies voix,
32:11Philippe David
32:11sera à Lyon
32:12précisément
32:13pour une émission
32:14en duplex
32:14avec les commerçants
32:16de Lyon
32:17et des autres villes
32:18bien entendu
32:19dans l'émission
32:20de Cécile de Ménibus
32:22et Patrick Roger
32:23donc les vraies voix
32:24ce soir.
32:25On se retrouve
32:26dans quelques secondes
32:27et vous continuez
32:29de nous appeler
32:29au 0826 300 300
32:31au sujet
32:32de ce qui s'est passé
32:33ce week-end.
32:34A tout de suite.
32:34Matin Sud Radio
32:35La vérité en face
32:37Jacques Cardoze
32:39Et on se retrouve
32:39pour poursuivre
32:40la discussion
32:41autour des événements
32:42édition spéciale
32:44ce matin évidemment
32:45consacrée
32:46aux événements
32:46de ce week-end.
32:47On est avec
32:48Antoine Jumel
32:48qui est conseiller
32:49modem
32:50du 10e arrondissement
32:51de Paris.
32:51Bonjour Antoine Jumel.
32:53Bonjour.
32:53Bonjour.
32:54Vous avez été témoin
32:56vous aussi
32:56de violences
32:58ce week-end
32:59notamment dans le
33:0010e arrondissement
33:03Oui tout à fait
33:04une tsunami
33:05de violences
33:06s'est abattue
33:06sur Paris
33:07particulièrement
33:08dans le 10e arrondissement
33:09dans lequel
33:10je suis élu.
33:12Sur la soirée
33:12de samedi soir
33:13on était
33:14à 855
33:16interpellations
33:17en comparaison
33:18pour que vos auditeurs
33:19puissent quand même
33:20se rendre compte
33:20quand on était
33:21à l'acte 3
33:22des Gilets jaunes
33:22donc en octobre
33:25on était déjà
33:26en dessous
33:27de ce seuil-là.
33:28Le point le plus fort
33:30sur les Gilets jaunes
33:31c'était en décembre
33:322018
33:33et là on était
33:33à 1000 interpellations
33:34donc pas très loin
33:36des seuils
33:37que l'on a tenus
33:38hier soir
33:39et dans le 10e
33:39c'était absolument
33:41catastrophique
33:41moi j'ai quand même
33:42été considéré
33:42dans la mairie
33:43qu'est-ce qui s'est passé ?
33:44Je vais vous parler
33:45de ce que j'ai vécu
33:46j'ai organisé
33:47un défilé
33:48de mode caritatif
33:49à l'intérieur
33:49de la mairie
33:50du 10e arrondissement
33:51samedi
33:52donc j'avais
33:53des designers
33:53des créateurs
33:54des mannequins
33:54mais 200 invités
33:55et la mairie
33:56a été prise d'assaut
33:57à 17h
33:58quand notre événement
33:59touchait à sa fin
34:01donc on a été confinés
34:02pendant 4h dans la mairie
34:03avec des assaillants
34:04en bas
34:04qui tapaient
34:05dans la porte
34:06qui cassaient
34:07les vitres de la mairie
34:08pour essayer
34:10de rentrer
34:11et donc on est allé
34:12se cacher
34:12au dernier étage
34:14de la mairie
34:14il faut imaginer
34:15200 personnes
34:15dans le noir
34:16des gens apeurés
34:17qui pleuraient
34:18qui tremblaient
34:19qui se disaient
34:20mais qu'est-ce qui va se passer
34:21si les casseurs
34:22arrivent à rentrer
34:23et ça je n'ose même
34:25pas l'imaginer
34:26je veux quand même
34:28saluer
34:28l'intervention décisive
34:31des forts de l'ordre
34:31parce qu'on a été
34:32après 4h de confinement
34:34exfiltrés
34:34par des CRS
34:36et sans eux
34:37je pense qu'on aurait
34:39peut-être passé la nuit
34:39dans la mairie
34:40il lui disait
34:41marronnissement
34:41et cette violence
34:44j'ai envie de dire
34:45ce niveau de violence
34:46est-ce qu'il vous a fait peur ?
34:49il m'a fait peur
34:50comme je vous dis
34:51j'étais dans la mairie
34:52avec 200 invités
34:53donc là
34:53j'ai directement pensé
34:54à notre intégrité
34:56je me suis dit
34:57si les personnes arrivent
34:58en face de nous
34:59avec des pieds de biche
35:00là ça peut
35:01aller très mal
35:03ensuite moi
35:03le lendemain
35:04je suis allé sur le terrain
35:04à la rencontre des commerçants
35:07certains ils ont tout perdu
35:09on a calciné
35:10le restaurant
35:10on les a agressés physiquement
35:11j'étais avec Aline
35:12vous savez la patronne
35:13de la barrique
35:14qui est une institution
35:15dans le dixième
35:15à deux pas
35:16de la place de la république
35:17elle elle a carrément
35:18été agressée
35:19ouverte
35:20du haut de la tête
35:21jusqu'au milieu du front
35:24c'est quand même
35:25des violences
35:26qui sont extrêmement préoccupantes
35:28extrêmement préoccupantes
35:29est-ce que
35:31vous réclamez
35:32plus de protection
35:33et comment peut-on faire
35:35vous sauriez sur quelle ligne
35:36vous
35:36parce que
35:37beaucoup d'observateurs
35:38nous disent
35:39qu'il n'y a pas de raison
35:40que ça s'arrête
35:40on a vu que
35:41on aurait imaginé
35:42que peut-être
35:43il y aurait une pause
35:44hier soir
35:45il n'y en a pas eu
35:45puisqu'il y a eu encore
35:47des débordements
35:48dans la nuit
35:49avec un certain nombre
35:50d'interventions
35:50de la police
35:52et là on voit bien
35:53maintenant
35:53qu'il y a deux termes
35:54qui sont assez utilisés
35:55il y a le terme
35:56de couvre-feu
35:57et le terme
35:58d'état d'urgence
35:58qui restent des options
36:00qui ne sont pas écartées
36:01l'une par un ministre
36:02de l'intérieur
36:03et l'autre par
36:04notre ministre
36:05que nous avions
36:06ce matin
36:07sur Sud Radio
36:08monsieur Jean Brun
36:08vous vous êtes
36:09sur quelle ligne ?
36:12Hier soir
36:13pour remettre
36:14quand même les chiffres
36:14c'était 108
36:17interpellations
36:17sur la journée
36:17et dans la soirée
36:18c'était 1966
36:19donc on a quand même
36:20réussi à nettement baisser
36:22par rapport à ce qui
36:23s'est passé samedi soir
36:24ensuite voilà
36:25le président de la République
36:26a pris ses responsabilités
36:29a fait des annoncières
36:30je pense que voilà
36:31il prévoit une réponse graduée
36:33vous avez évoqué
36:34la possibilité
36:35de faire un couvre-feu
36:36d'un état d'urgence
36:37je pense que
36:37ça pourrait peut-être
36:38arriver après
36:39en tout cas
36:40il ne l'a pas annoncé
36:41ce qui était attendu
36:42en tout cas nous
36:43dans le 10ème arrondissement
36:44pour les commerçants
36:45c'était des annonces
36:46sur comment ils vont
36:47être sécurisés
36:48comment ils vont aider
36:49sur les assurances
36:50parce qu'il y a un enjeu
36:51avec les assurances
36:52et comment ils vont pouvoir
36:54se projeter dans l'avenir
36:55et organiser leur réouverture
36:57voilà
36:58et sur ça
36:58il y a eu des annonces
36:59qui ont été faites
37:00moi je vais continuer
37:01à aller les voir
37:01sur le terrain
37:02pour recueillir leurs paroles
37:03et voilà
37:04je pourrais vous en dire plus
37:05à ce moment-là
37:06mais au-delà de ça
37:07sur le terrain
37:08en dehors de la réponse politique
37:10qui pourrait venir
37:11du gouvernement
37:11est-ce que sur le terrain
37:12de la protection des personnes
37:15il y a des choses à faire
37:16par exemple
37:17je ne sais pas
37:18un couvre-feu
37:19comme ça a pu se faire
37:21et se décider
37:22notamment en Nouvelle-Calédonie
37:23lors des événements
37:25moi je suis
37:26là je suis conseiller municipal
37:27donc je ne vais pas
37:28outrepasser
37:29mes compétences
37:30moi je suis allé sur le terrain
37:31j'ai vu la police municipale
37:33qui le lendemain
37:34donc dimanche matin
37:35était déployée
37:36rassurer la population
37:37aller au contact
37:38des commerçants touchés
37:39les commerçants
37:40eux ils ont aussi fait appel
37:41à des agents de sécurité privés
37:43pour essayer de se relever
37:45et de sécuriser leurs boutiques
37:46parce que vous avez
37:47des vautours
37:48qui eux continuent
37:49à aller dans les boutiques
37:50éventrées
37:51pour aller grappiller
37:52ce qui reste encore à voler
37:53donc voilà
37:55j'ai l'impression
37:56qu'ils essayent
37:57de se relever de ce moment
37:58mais ils sont encore
37:59qu'à haut-debout
38:00Antoine Jumel
38:01conseiller modèle
38:02du 10ème arrondissement
38:03et donc témoin
38:04de cette prise d'assaut
38:05de la mairie
38:05par des casseurs
38:06ce samedi soir
38:07à l'occasion
38:08d'un événement
38:09pourtant caritatif
38:10est-ce que vous craignez
38:13pour les jours prochains
38:15et là notamment
38:16je parle plus
38:18de la réponse civile
38:19c'est-à-dire
38:20d'un certain nombre
38:21de commerçants
38:22on a entendu
38:23que certains
38:23avaient l'intention
38:24et avaient déjà
38:25des barres de fer
38:26avec eux
38:27et avaient l'intention
38:28s'il y avait
38:29à nouveau des attaques
38:30de répondre
38:31par eux-mêmes
38:32ce qui fait évidemment
38:33craindre
38:33puisque là
38:34ça veut dire
38:34que c'est une forme
38:35de déstabilisation
38:36et une forme
38:37de guerre civile
38:38je ne veux pas
38:38employer de mots
38:38trop fort
38:39mais quand même
38:40ça fait penser à cela
38:41est-ce que vous craignez cela
38:42au vu de ce que vous avez vu
38:43ce week-end ?
38:44Ce que vous décrivez
38:45c'est un scénario
38:47où des milices
38:48se montent
38:48pour défendre
38:50les commerces
38:50moi j'en ai certains
38:52qui sont descendus
38:54dans la soirée
38:55barres de fer
38:55effectivement
38:56balles de baseball
38:57également
38:58pour défendre
38:59leur enseigne
39:00voilà
39:00donc
39:02ça c'est quand même
39:03assez préoccupant
39:04moi je fais un appel
39:05au calme
39:06il faut vraiment
39:06que les manifestations
39:08puissent ne pas déborder
39:09que les gens
39:09qui eux
39:10ont des revendications
39:12ne soient pas mêlés
39:13avec ces casseurs-là
39:14et voilà
39:14il faut que les forces
39:15de l'ordre
39:15puissent continuer
39:16à faire leur travail
39:17et moi j'appelle
39:18les autres responsables
39:19politiques
39:20à minima
39:20à ne pas souffler
39:21sur les braises
39:22de ce qui se passe
39:23parce qu'on est dans
39:24un climat hautement inflammable
39:25dans la continuité
39:27de ce que a dit
39:27le président de la république
39:28hier
39:29qui appelle
39:29chacun des partis
39:30a clairement
39:32appelé au calme
39:33merci à vous
39:35Antoine Jumel
39:36on accueille
39:37Stéphanie Demuru
39:38qui va prendre
39:39la suite
39:40et le micro
39:41dans quelques secondes
39:42bonjour Stéphanie
39:42bonjour Jacques
39:43alors quel week-end
39:45effectivement
39:45quel week-end terrible
39:46on a quand même
39:47tous en mémoire
39:48ces images
39:49qui ne sont pas prêtes
39:49de nous quitter
39:50j'imagine que
39:51journée spéciale
39:52donc vous consacrez
39:53votre émission
39:54à ces événements
39:55on poursuit Jacques
39:56l'édition spéciale
39:57évidemment
39:57beaucoup de questions
39:58peu de réponses
40:00quand même
40:00ce matin
40:00il faut bien le dire
40:01des commentes
40:02et pourquoi
40:02beaucoup d'inquiétude
40:03beaucoup de peur
40:05chez les français
40:05ça a touché quasiment
40:06toutes les villes de France
40:08d'ailleurs on sera
40:09avec le maire de Barentin
40:11président de l'association
40:12des petites villes de France
40:13qui ont peur d'être oubliées
40:14parce qu'eux aussi
40:15ont vu leur commerce
40:16être saccagé
40:18qui va payer la facture
40:19qui porte la responsabilité
40:21dans ce chaos
40:22et puis surtout
40:23comment éviter
40:24que ça se reproduise
40:25parce qu'on a vu
40:26qu'il y a eu encore
40:26des scènes de pillage
40:28cette nuit à Paris
40:29donc beaucoup d'inquiétudes
40:31vous surtout
40:31venez nous dire
40:32ce que vous en pensez
40:330
40:33826-300-300
40:35Beaucoup de questions
40:36qui se posent
40:37et vous avez donc rendez-vous
40:38avec Stéphanie Demury
40:39et toute son équipe
40:40entre 10h et midi
40:41c'est à vous de le dire
40:42merci à Juliette Riouffol
40:43Joseph Ruiz
40:44pour la préparation
40:45de ce grand matin
40:46Anthony était à la réalisation
40:48et Emmanuel Galasso
40:49au standard
40:50et à l'accueil
40:51de vous
40:52vous qui nous appelez
40:53au 0826-300-300
40:55très bonne journée
40:56je vous retrouve demain
40:56et Emmanuel Galasso

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