- il y a 10 minutes
Avec Françoise Degois et Elisabeth Levy
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NewsTranscription
00:009h10 Sud Radio, La Vérité en Face, Benjamin Glaze.
00:05On regarde La Vérité en Face avec nos éditorialistes Elisabeth Lévy qui nous a rejoints.
00:11Rebonjour Elisabeth.
00:12Bonjour Benjamin.
00:13Et avec nous Françoise Degoy.
00:16Rebonjour Françoise.
00:17On va parler bien évidemment tous ensemble de ce livre que vous sortez qui fait énormément de bruit.
00:23Vous êtes tous trop durs avec moi.
00:25Conversation libre avec le Président de la République aux éditions Robert Laffont.
00:29Il est publié aujourd'hui.
00:30Il sort aujourd'hui.
00:32Le jour de la grève générale.
00:33Avouez quand même que j'ai du nez.
00:35C'était l'exprète.
00:38Dites-le.
00:38Pas du tout.
00:39Je ne suis pas sûre que ce soit bon pour le commerce.
00:42Non, non, ce n'est pas bon pour le commerce.
00:44La sortie a été décidée.
00:46Écoutez, ça va très bien.
00:47Vous êtes puni par là où vous avez.
00:49Je ne sais pas si c'est une punition.
00:51En tout cas, quoi qu'il advienne, c'est assez un clin d'œil.
00:54Vous balancez les textos que vous avez échangés.
00:57Non, non, ce n'est pas ce mot balancé.
00:58Ce n'est pas bien.
00:59Alors, vous utilisez quel terme ?
01:01Vous dévoilez les textos que vous avez échangés.
01:05Ce n'est pas qu'un livre de textos.
01:07Non, mais ça permet de comprendre aussi la psyché, comme vous aimez le dire, d'Emmanuel Macron.
01:12En l'occurrence, on va en parler dans quelques minutes, si vous le voulez bien.
01:16Mais d'abord, j'aimerais qu'on parle tout de même de cette mobilisation sociale, grève, manifestation.
01:22Partout en France, avec Félix Mathieu qui nous a rejoint cette grève, ces mobilisations, manifestations du 5 novembre.
01:30Est-ce que vous soutenez cette mobilisation ?
01:33C'est la question qu'on vous pose sur les réseaux sociaux, ainsi qu'au 0826 300 300.
01:39Ça donne quoi les réactions pour le moment, Félix ?
01:41Vous nous avez rejoint.
01:42On s'est plutôt partagé pour le moment.
01:43Vous nous répondez non à 58%.
01:46Il y a beaucoup de commentaires pour nous rappeler qu'il y a des élections à venir
01:49et qui renvoient plutôt à ces élections à venir plutôt qu'à la mobilisation dans la rue.
01:54Françoise, Elisabeth, à quoi il faut s'attendre aujourd'hui ?
01:57Oui, Françoise ?
01:58Non, je vous écoute.
01:59Je me grattais juste.
02:02Vous m'avez fait peur.
02:03Oui, parce que je n'ai même pas pour parler.
02:05Ce n'est pas très frais.
02:06Bon, vous savez quoi ?
02:08On commence avec Elisabeth.
02:09Avec plaisir.
02:10Elisabeth, vous attendez à quoi ?
02:11Alors, demandez-moi demain, je vous dirai à quoi je m'attendais.
02:14Franchement, non, mais bon.
02:16Je m'attends.
02:17Je lis comme tout le monde qu'on attend quand même 700 000 personnes.
02:22En France, si j'ai bien compris.
02:24Bon, probablement plusieurs dizaines de milliers à Paris.
02:29Je m'attends à ce que ce soir on fasse les comptes.
02:32Combien de policiers au tapis ?
02:34Combien de manifestants ?
02:37Alors, j'ai l'impression quand même que depuis le 17 octobre, il faut être honnête,
02:40je crois que le ministre de l'Intérieur a pris la mesure de ce qui se passait.
02:44Moi, j'ai entendu des commerçants qui étaient reçus hier à la commission.
02:50Il y a une commission à l'Assemblée nationale par les députés de gens qui disaient
02:54nous avons été abandonnés pendant des heures.
02:58On n'a pas vu un uniforme pendant des heures.
03:01Donc, voilà.
03:02Après, je trouve la question, puisque nous avons la chance d'avoir une éminente journaliste politique,
03:07la question c'est effectivement, est-ce que ça a vraiment du sens ?
03:11Que peut donner un gouvernement qui finit ?
03:14À six mois d'une élection présidentielle.
03:16C'est le sens d'un gouvernement qui déjà n'a pas de majorité, qu'est-ce qu'il peut
03:20bien donner,
03:20qui est endetté, voilà, et qui se tire dans quelques mois.
03:25Donc là, je ne comprends pas du tout cette logique de la mobilisation maintenant.
03:28Françoise ?
03:29C'est une logique de mobilisation, c'est bien le problème.
03:31C'est-à-dire que je suis d'accord avec Elisabeth, et on se le redit à chaque fois,
03:35on est dans un cas unique, en fait.
03:37J'ai le sentiment, j'ai beau remonter la mémoire,
03:39on est dans le cas unique d'une mobilisation très forte,
03:43parce que ça fait quand même, c'est la quatrième semaine de mobilisation.
03:47Je ne sais pas si vous vous rendez compte, en plus pendant les vacances...
03:49Sans compter la mobilisation lycéenne, où là, il faut remonter encore un peu plus loin.
03:52Oui, bien sûr, et avec une mobilisation aussi forte, aussi continue,
03:55aussi étale sur l'ensemble du pays, avant les élections.
03:59Ça, c'est véritablement un sujet pour moi qui est un immense point d'interrogation.
04:02Comment vous l'interprétez, vous, éventuellement, l'analysez avec, en toile de fond,
04:08cette élection présidentielle qui arrive ?
04:10C'est une façon de faire pression, c'est une façon de revendiquer très fort.
04:14Il y a tous ceux qui disent que c'est manipulé pour prendre le pouvoir par la rue.
04:18Je n'en crois pas un mot de l'histoire de la manipulation.
04:21D'ailleurs, pourquoi ? Parce que, juste, je fais un point et je rends la parole à Elisabeth.
04:25Vous savez, la gauche, elle est instruite de mai 68.
04:30Je rappelle que mai 68, c'est un bouleversement très fort sur les mœurs,
04:34c'est le grenelle des salaires, etc.
04:36C'est des manifestations ultra-violentes où il n'y a pas un seul mort,
04:40et ça, c'est gloire au préfet qui a réussi ça.
04:44Au préfet Grimaud !
04:44Au préfet Grimaud, j'ai cherché son mot !
04:47Alors là, retenez bien ce moment !
04:49Non, non, mais moi, j'ai toujours dit que gloire au préfet Grimaud,
04:52parce qu'il n'y a pas un seul mort qui a envoyé la violence des échauffourées à Paris,
04:56mais la gauche, elle sait aussi que le débouché dans les urnes,
04:59c'est une de ses premières grandes raclées électorales,
05:02c'est 1969, avec l'échec total des candidats de gauche, si vous voulez,
05:09parce qu'à un moment donné, il y a le désir d'ordre qui a pris le dessus.
05:13Donc, penser que la gauche manipule, etc., c'est une erreur historique,
05:16parce que même quelqu'un comme Jean-Luc Mélenchon sait parfaitement
05:19le danger qu'il y a à déborder.
05:22Si vous débordez, vous prenez une raclée comme en 1969.
05:26Elisabeth ?
05:26Alors, je suis à moitié d'accord, parce que, d'abord,
05:29ce que vous avez dit, en 68, il y a cette grande manif du 30 juin,
05:35la descente des Champs-Élysées par la France des familles,
05:40la France de l'ordre, si vous voulez.
05:43Et, en 68, nous n'avons pas une population aussi âgée que maintenant.
05:47Donc, aujourd'hui, il est évident que les gens qui regardent toutes les semaines,
05:53enfin, toutes les semaines, ces images, les touristes ne sont plus là,
05:58enfin, bon, vous connaissez tout le...
05:59Bien sûr.
06:00Donc, il est évident que le parti de l'ordre est incomparablement plus fort
06:05que celui numériquement, que celui du désordre.
06:09Mais, là où je ne suis pas d'accord, je ne crois pas que LFI ait allumé l'allumette,
06:15ait craqué l'allumette.
06:16Je crois, en revanche, qu'ils sont toujours très forts.
06:18Écoutez, Sandrine Rousseau sort de ce plateau,
06:21elle allait rejoindre, nous a-t-elle dit,
06:23ces lycéens, si vous voulez, qui étaient gazés.
06:26Donc, c'est bien.
06:27Et ils ont quand même essayé de...
06:28Ils ont quand même essayé de faire semblant
06:31d'avoir organisé quelque chose qui les dépassait.
06:36On peut dire qu'ils soutiennent des lycéens qui n'ont pas été servis par eux.
06:39Bien sûr, bien sûr, oui.
06:40Non, mais je n'ai pas...
06:42Est-ce que j'ai dit ?
06:43C'est de bonne guerre, c'est de la logique politique.
06:46Ils ont fait ça avec les Gilets jaunes.
06:49Pareil, un peu à la fin du...
06:50Oui, oui, à la fin, parce que les Gilets jaunes ne voulaient pas.
06:53Il y a un moment avec les Gilets jaunes.
06:54Bon, les Gilets jaunes, c'était très compliqué.
06:56Les lycéens, c'est plus facile.
06:58En plus, les mouvements lycéens ont toujours été une pépinière
07:00pour les partis de gauche.
07:02Bien sûr, et c'est heureux.
07:03Qu'ils jouent un rôle là-dedans,
07:05qu'ils l'encouragent, qu'ils attisent
07:07et qu'ils ne condamnent pas la violence...
07:08Vous rejetez votre sincérité, en tout cas.
07:11Je pose ma question, là où je ne suis pas d'accord, en fait.
07:14C'est que je pense que Jean-Luc Mélenchon
07:17ne peut pas gagner l'élection présidentielle.
07:20Je ne crois pas, je ne fais pas partie de ceux qui pensent
07:23je crois aujourd'hui, je ne vois pas dans quel deuxième tour il gagnerait.
07:27C'est dans six mois.
07:28J'ai dit je pense.
07:28Je n'ai pas dit que c'était un oracle, j'ai le droit de le lire.
07:32Et je pense que lui, il le pense aussi.
07:34Il n'est quand même pas...
07:35On n'est pas à 45-55, là, quand même.
07:39Et donc, je ne crois pas non plus
07:41qu'il veuille prendre le pouvoir dans la rue.
07:44Mais, évidemment,
07:45s'il a l'air d'être le grand-père
07:47qui, de temps en temps, sifle la fin de la récré, etc.,
07:50ça va asseoir son rôle d'opposant numéro un.
07:52En tout cas, que Jean-Luc Mélenchon...
07:54Je pense déjà que tout sondeur honnête,
07:57c'est parfaitement que...
07:58Et le dit, d'ailleurs, en off,
07:59et va, à un moment donné, le dire dans ses calculs,
08:02si Jean-Luc Mélenchon était au second tour face à Marine Le Pen,
08:05on ne serait pas dans du 70-30,
08:06on serait plutôt dans du 60-40
08:09ou du 55-45.
08:10Donc ça, déjà, ça change tout.
08:12Je suis absolument d'accord avec vous.
08:14Qu'est-ce qui vous fait dire ça, Fontaine ?
08:16Je pense que c'est tout à fait logique,
08:18c'est les dynamiques,
08:19vous aurez des millions de gens qui vont dire
08:22qu'il est impossible de laisser les clés de ce pays,
08:24même si Jean-Luc Mélenchon, on le déteste.
08:27C'est exactement ce qui s'est passé au Brésil.
08:28Moi, je ne dis pas qu'il gagne comme Lula,
08:29mais vous avez des gens de centre-droit
08:31et de droite qui ont même voté Lula
08:33pour s'éviter le retour de Bolsonaro.
08:36Donc ça, c'est des dynamiques de campagne.
08:38Ce sont des dynamiques réelles qui existent.
08:40Vous avez Marine Le Pen,
08:42avec tout le nom que ça porte,
08:43ça ne fera pas 70-30 face à Jean-Luc Mélenchon,
08:46ça fera beaucoup plus.
08:48Après, vous le savez,
08:48les dynamiques peuvent se casser.
08:50Non, non, non, je ne crois pas du tout une minute.
08:52Je dis, c'est s'il accède au second tour.
08:54Nous n'en sommes pas là.
08:55Mais nous sommes dans des dynamiques politiques.
08:57On n'en est pas loin non plus.
08:57Mais on n'en est pas loin non plus.
08:59Et Jean-Luc Mélenchon,
09:00si Jean-Luc Mélenchon, il y a quelques mois,
09:02pouvait penser que la présidentielle était une chimère
09:05et qu'il fallait entretenir cette chimère,
09:06il n'a plus quasiment aucune raison de le penser.
09:08Le dernier baromètre avant-hier de l'IFOP
09:11devrait alerter tous les républicains de ce pays.
09:14Vous avez Jean-Luc Mélenchon qui prend trois points.
09:17Vous avez Marine Le Pen qui reste stable, etc.
09:19Et puis, vous avez tout ce qui s'appelle le bloc central,
09:22le ventre mou,
09:23ce que j'appelle moi la campagne Tefal,
09:24c'est-à-dire qu'on ne retient rien de ce qu'il raconte.
09:27C'est Édouard Philippe, c'est Raphaël Guxman,
09:29c'est Bruno Retailleau, c'est David Lisbard
09:31qui fait des jolies vidéos en IA,
09:33mais ça ne fait pas plus de sept points.
09:34Donc, vous voyez ce que je veux dire,
09:35c'est que ce mouvement social,
09:37moi je ne suis pas d'accord avec Elisabeth,
09:39je crois qu'il y a une sincérité profonde de la gauche,
09:41toujours dont je fais partie,
09:43à soutenir les revendications sociales.
09:45En revanche, là où je suis d'accord avec elle,
09:47en tout cas dans sa question,
09:49je ne vois pas comment on aboutit en fait,
09:51je ne vois pas comment on atterrit.
09:52C'est quoi l'issue ?
09:54L'issue, c'est de donner des moyens,
09:56plus de moyens,
09:57c'est d'attendre que le mouvement s'essouffle,
09:58mais vous savez,
09:59Emmanuel Macron a déjà fait ça avec les gilets jaunes.
10:02L'issue, c'est de donner des moyens qu'on n'a pas,
10:04si vous voulez, je ne vais pas...
10:06Non mais, c'est ça le problème.
10:08Ça sera la réponse du gouvernement.
10:10Non mais, ce qu'on peut compter,
10:11c'est que l'issue, ça va être un peu l'hiver,
10:13parce que, c'est vrai qu'ils tiennent là,
10:16mais au bout d'un moment,
10:17qui a envie de passer tous ces week-ends,
10:19d'aller battre le parvée sur les boulevards extérieurs parisiens,
10:22ou, franchement,
10:24mais là où je reviens sur votre affaire de dynamique,
10:28on peut penser ça,
10:30on peut aussi penser quand même qu'il y a une gauche
10:32qui restera irréconciliable,
10:35parce que le problème que pose Mélenchon
10:38n'est pas un problème de tactique,
10:39il est un problème de fond beaucoup plus grave,
10:42de rapport aux institutions,
10:43j'en ai marre de parler de l'antisémitisme et tout ça,
10:46de rapport aux institutions,
10:47de rapport à la contradiction,
10:50la façon dont Jean-Luc Mélenchon parle aux médias,
10:52non, non,
10:53l'intimidation,
10:54ça c'est beaucoup plus grave à mon avis,
10:56parce que ça dénote quelque chose d'autoritaire
10:59et un mépris en réalité des procédures démocratiques.
11:03Mais ce que je crois,
11:04c'est qu'on peut aussi penser qu'il a solidifié son socle
11:08avec son côté
11:09« je suis au cœur de la rebellitude des jeunes »,
11:13mais que gratter ailleurs,
11:16parce qu'il n'y a plus fort que le truc de gauche,
11:18il y a l'ordre, justement.
11:19Il ne sait que monter.
11:20Il y a les enjeux politiques,
11:22mais il y a aussi cette question de la vie chère,
11:24et c'est important d'en parler,
11:26on verra cela en tout cas.
11:27Augmentation du schmique,
11:28là par exemple,
11:28ça peut être quelque chose.
11:29Si, effectivement,
11:30c'est envisagé,
11:31on verra si c'est annoncé aujourd'hui
11:32et si ça suffit.
11:349h17 sur Sud Radio,
11:36on revient dans un instant ensemble
11:37avec Elisabeth Lévy,
11:38Françoise Degoy,
11:39on va parler de ce livre,
11:41événement ?
11:42Le vrai événement, Françoise ?
11:43Je ne sais pas,
11:44en tout cas ce livre.
11:44Vous êtes tous trop durs avec moi,
11:47Conversation Libre,
11:47avec le Président de la République,
11:49aux éditions Robert Lasson.
11:51En fait, c'est moi qui parle.
11:51Ça sort aujourd'hui
11:52et vous publiez des SMS
11:54que vous avez échangés
11:55avec Emmanuel Macron.
11:56On y revient juste après ça,
11:57à tout de suite.
11:589h10,
11:59La Vérité en Face,
12:01Sud Radio.
12:03Parlons vrai.
12:059h10,
12:06Sud Radio,
12:07La Vérité en Face,
12:08Benjamin Glaze.
12:09Oui, La Vérité en Face,
12:119h20 sur Sud Radio
12:12avec toujours Elisabeth Lévy
12:14et Françoise Degoy
12:15pour vous accompagner.
12:17Félix Mathieu est là aussi
12:18pour lire.
12:19Vos messages sur les réseaux sociaux
12:21et Manu est là
12:23pour répondre à vos appels
12:24au standard
12:24au 08126 300 300.
12:26Non, je n'oublie pas
12:27notre réalisateur,
12:27John Racotosafi
12:28qui me fait
12:29les gros yeux.
12:31Vous êtes tous
12:32trop durs avec moi,
12:33Conversation Libre
12:34avec le Président
12:35de la République.
12:36C'est l'ouvrage
12:36que vous sortez aujourd'hui,
12:39Françoise,
12:39aux éditions Robert Laffont.
12:42Elisabeth,
12:43vous avez entendu,
12:43on en a parlé tout à l'heure
12:44avec Françoise à l'antenne.
12:46Elle nous a un peu raconté,
12:47vous nous avez raconté,
12:48Françoise, les coulisses
12:50et la genèse un petit peu
12:51de cet ouvrage.
12:53Elisabeth,
12:53vous allez le lire ce livre.
12:55J'ai commencé parce que voyez-vous,
12:57je n'étais pas dans la confidence,
12:59mais j'ai commencé hier soir
13:00et je voudrais quand même dire
13:02qu'avant d'avoir le livre,
13:06j'ai cru avec l'espèce
13:07de rumeur parisienne
13:08que Françoise avait fait un livre
13:09avec des SMS
13:10et des échanges de SMS.
13:13C'est-à-dire juste des SMS ?
13:15Oui, mais ça peut être un parti pris.
13:18Après tout,
13:19on aurait discuté
13:20de ce parti pris.
13:22Mais pas du tout,
13:24c'est un essai politique,
13:25c'est une réflexion,
13:26un portrait,
13:29fort bien écrit.
13:31D'ailleurs,
13:31même les SMS
13:31sont plutôt bien écrits,
13:33il faut le dire.
13:34Vous avez corrigé
13:35les fautes d'orthographe ?
13:35Je n'ai rien corrigé,
13:36je les ai mis telles qu'elles.
13:38Il n'y a pas de fautes d'orthographe.
13:39Il met des points
13:39et des majuscules, donc.
13:41Non, il fait des majuscules
13:42en début de phrase
13:43et des points à la fin.
13:44Parce que ça,
13:44c'est le combat d'Elisabeth.
13:46J'ai entendu votre limite
13:47tout à l'heure.
13:48Donc, c'est un juge fini,
13:50c'est un essai politique
13:51sur Emmanuel Macron.
13:53Je vous le dis,
13:54François,
13:55moi je n'ai pas du tout,
13:55je ne vais pas faire partie
13:56de ceux qui vous donneront
13:57des leçons de maintien,
13:58c'est évidemment pas
13:59la vie privée
14:00dans ce sens-là.
14:02Je ne sais pas
14:02si je l'aurais fait,
14:04honnêtement.
14:05Je ne sais pas
14:05si moi je les aurais publiés
14:06sans demander
14:08à l'autre parti,
14:09parce que je sais
14:09que vous ne le feriez pas
14:10par exemple si c'était moi.
14:12Et donc,
14:14sans vous faire
14:15une leçon de morale,
14:16parce que...
14:17Ce n'est pas votre genre.
14:17Voilà,
14:18je voudrais que vous me répondiez
14:19sur ce point.
14:20Est-ce que vous avez hésité ?
14:21J'ai entendu vos arguments.
14:23Est-ce que vous avez hésité ?
14:24Est-ce que vous avez consulté ?
14:26Non, alors j'ai vraiment hésité.
14:28Je n'ai rien consulté
14:29si la question est
14:30est-ce que j'ai consulté juridiquement
14:31pour savoir
14:32si je risquais quoi que ce soit.
14:33Je n'ai consulté personne.
14:35Je n'ai consulté personne.
14:36J'ai vraiment décidé moi,
14:38une petite personne à elle.
14:39J'ai dit, voilà,
14:40on a une discussion.
14:41C'est une discussion politique.
14:42C'est vrai que c'est mon tempérament
14:44probablement qui est comme ça.
14:45On a une discussion politique.
14:47Il n'y a aucun secret d'État
14:48dans ces SMS.
14:51J'étais en fait en train
14:52de commencer un livre
14:53sur la présidentielle
14:54et je tournais en rond.
14:55Je n'arrivais absolument pas
14:56parce que c'est tellement éclaté,
14:57tellement boring.
14:59C'est tellement ennuyeux
15:00en réalité cette présidentielle.
15:01Elle est très ennuyeuse.
15:03Elle est vraiment...
15:04Elle est merdique en fait.
15:05Vous avez, voilà,
15:06vous avez Le Pen, Mélenchon
15:07et puis tout le reste,
15:08on n'entend rien.
15:10Et donc,
15:10j'aurais pu très bien
15:12prendre un parti pris
15:13très mercantile,
15:14c'est-à-dire très bankable.
15:17Si je veux vendre...
15:17T'en étais quoi ?
15:18Je fais un livre...
15:20Si je fais un livre
15:23en disant
15:24Mélenchon est très méchant,
15:25caca boudin
15:25ou si je fais un livre
15:26en disant Marine Le Pen
15:28grosse fasciste,
15:29caca boudin.
15:30Et j'aurais très bien
15:31pu faire ça.
15:32Je me suis dit,
15:32voilà, ce président
15:33qui est quand même en fin.
15:34Je n'ai pas du tout senti
15:36que ça pouvait le déranger.
15:38Je ne pense pas que,
15:38contrairement au Davé et l'homme,
15:40ça plombe la fin de son quinquennat
15:41parce que Davé et l'homme
15:43sur François Hollande,
15:44il peut encore se représenter.
15:45François Hollande,
15:46il ne le fait pas.
15:47Emmanuel Macron,
15:48il est en fin de parcours.
15:49J'avais envie de dire autre chose
15:50et de penser contre moi-même.
15:52C'est quelqu'un que j'ai combattu
15:53pendant des années.
15:54Nous avons commencé à échanger
15:55et à nous confronter
15:56sur le plan politique.
15:57J'ai trouvé ça intéressant
15:58et je l'ai dit
15:59et je l'ai fait.
16:01Est-ce que c'est dramatique ?
16:02Jamais je ne ferai ça.
16:03Rassurez-vous,
16:03à tous mes amis,
16:04à ma famille
16:05et les gens que...
16:05Emmanuel Macron
16:06n'est pas mon amie.
16:07Ce n'est pas...
16:08Il n'y a rien de sentimental
16:10ou d'affectif
16:11dans cette relation.
16:12Mais par contre,
16:13je me suis régalé
16:15à discuter avec lui,
16:16à me confronter avec lui.
16:18Voilà, ça je le dis
16:19et je voulais vraiment...
16:21C'est un document politique
16:23presque, j'ai envie,
16:24pour l'histoire.
16:25Voilà quelqu'un
16:25qui a réussi le grand chelème,
16:27qui a réussi ce que personne n'a réussi,
16:29qui termine 10 ans
16:30de présidence
16:32comme jamais personne
16:33ne l'a réussi sans cohabitation,
16:35à l'âge où tout le monde
16:37commence à rêver
16:37à la présidentielle.
16:38Il aura à peine 50 ans
16:39l'an prochain.
16:40Et voilà quelqu'un
16:41pour lequel j'ai voté
16:42deux fois contre Marine Le Pen,
16:44dont j'ai détesté la politique
16:46et que je ne connais pas.
16:47Alors, moi je me suis dit
16:48fonce ma fille,
16:49fais un portrait.
16:50Voilà ce que j'ai fait.
16:51Alors moi ce qui me frappe,
16:52alors je crois quand même
16:54vous n'êtes pas naïve,
16:55Françoise,
16:56et vous connaissez bien
16:57les politiques,
16:58donc nous pouvons partir du point
17:00que...
17:00Ça m'intéresse,
17:01de savoir quel intérêt...
17:03Emmanuel Macron est cynique.
17:04On peut penser qu'il est cynique.
17:05Et que donc,
17:06Emmanuel Macron vous parle,
17:09évidemment,
17:09c'est toujours intéressant
17:10d'avoir un sparring partner
17:12comme vous,
17:12j'en sais quelque chose,
17:13mais...
17:13un mot anglais.
17:14Mais il vous parle,
17:16si vous voulez,
17:17parce qu'il a un intérêt
17:18à le faire.
17:19Bien sûr.
17:19Et que vous contribuez
17:21à ce qu'il appelle,
17:21paraît-il,
17:22sa legacy.
17:23Parce que lui aussi,
17:23il est comme vous,
17:25il trupe sa conversation
17:27du mot anglais.
17:30Vous qui écoutez,
17:31on vous fera la traduction.
17:33Oui, sa légende,
17:33il est obsédé par sa légende.
17:34Il paraît qu'il est obsédé
17:34par sa légende.
17:37Mais ce qui me frappe
17:38dans ce que j'ai lu,
17:39c'est qu'il n'a pas l'air
17:40quand même tout à fait conscient
17:42de son bilan.
17:43Il n'a pas l'air conscient
17:44de l'état dans lequel,
17:47après dix ans,
17:48il laisse ce pays
17:49dans l'état de tension.
17:50De tension identitaire,
17:52sociale, économique.
17:55Franchement,
17:55les gens ont le sentiment
17:56que ça va très très mal.
17:57Oui, alors moi,
17:58je suis d'accord avec ça.
17:58Il y a un déni ou pas ?
17:59Comment ?
18:00Il y a un déni ou pas ?
18:00Comme tous les présidents
18:01de la République.
18:02Parce que vous savez,
18:03quand vous êtes président
18:04de la République,
18:04de l'autre côté du miroir,
18:05vous avez quand même
18:06l'impression que vous passez
18:07votre vie matin, midi et soir,
18:09que c'est un sacerdoce
18:10et que jour et nuit,
18:11vous y êtes en fait.
18:12Donc vous avez ce déni-là.
18:14Moi, je l'ai senti
18:14chez quelqu'un avec qui
18:15j'ai des vrais liens d'amitié
18:16qui est François Hollande.
18:18Je l'ai senti même
18:19chez Nicolas Sarkozy.
18:20Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?
18:21En fait, l'idée,
18:23c'est d'avoir le sentiment
18:24en fait que 24 heures sur 24,
18:27on réfléchit à ce pays,
18:28on règle les problèmes
18:28parce que tout commence
18:30et tout finit
18:30avec l'Elysée dans ce pays.
18:32Vraiment,
18:33c'est vraiment délirant
18:35cette fonction centrale
18:36qu'occupe le président
18:37de la République.
18:37Je trouve ça même,
18:38c'est trop.
18:39Et donc, lui,
18:40il est dans un déni
18:41mais pas plus que les autres.
18:43Lui, il considère que...
18:44Oui, mais le bilan
18:45est peut-être
18:45un peu plus catastrophique.
18:46Alors, le bilan,
18:47est-ce qu'il est catastrophique ?
18:48Ça, l'histoire jugera.
18:51Je pense quand même
18:51que c'est assez désastreux
18:53sur plein de domaines.
18:54Je pense que la faute
18:56essentielle d'Emmanuel Macron,
18:57la plus grande faute
18:58d'Emmanuel Macron,
18:59c'est la dissolution.
19:00C'est-à-dire qu'à partir du moment...
19:01Et c'est très intéressant
19:01justement ce que vous dites
19:02dans votre livre.
19:04La discussion avec lui.
19:05Racontez, racontez justement.
19:06Mais il ne lâche pas là-dessus.
19:07Moi, j'ai vu ce passage.
19:08Il ne lâche pas.
19:09Il ne lâche jamais.
19:10Il a dit,
19:10ça m'a coûté quand même
19:11et lui, il est persuadé
19:12qu'il a bien fait,
19:14que peut-être
19:14il aurait dû le faire plus tard.
19:16Que ça aurait été pire
19:17s'il l'avait fait plus tard
19:18parce que...
19:21C'est vraiment
19:22une réflexion en fait
19:23de politique.
19:24C'est-à-dire que
19:26c'est très rare
19:27qu'un homme
19:28ou une femme politique
19:28reconnaissent
19:29de toute façon
19:30une forme d'erreur.
19:32Mais il sait
19:32que la dissolution
19:34véritablement
19:34c'est ce qui a...
19:35Ça nous a tous plongé
19:36dans un trou noir.
19:37C'est une forme d'éclipse
19:38de la politique
19:39qui explique aussi
19:40pourquoi nous en sommes là
19:40aujourd'hui en réalité.
19:42Moi, je crois que
19:43ça a commencé
19:44avec
19:45qu'il n'y a pas de culture française.
19:46Ça a commencé
19:47avec...
19:48Je ne sais pas
19:48si vous le cherchez
19:49un peu là-dessus.
19:49Moi, je pense
19:50qu'une des grandes faiblesses
19:51d'Emmanuel Macron
19:51c'est qu'il veut
19:52qu'on l'aime à gauche
19:53parce que c'est à gauche
19:54qu'il y a les gens bien,
19:56c'est à gauche
19:56qu'il y a les belles personnes,
19:57c'est à gauche
19:57qu'il y a France Inter,
19:58qu'il y a ceci,
19:59qu'il y a cela,
20:00qu'il y a...
20:00Et il veut être aimé
20:02de ces gens-là.
20:04Sarkozy même,
20:05quand il...
20:06Après...
20:06Essentiellement,
20:07après avoir épousé
20:08Carla Bruni d'ailleurs,
20:09lui aussi,
20:09il voulait qu'on l'aime à gauche.
20:11Les gens s'en foutent
20:12qu'on les aime
20:13dans les bistrots.
20:15Ils veulent...
20:17Et je trouve que ça,
20:18c'est une faiblesse terrible.
20:20Et il leur a donné des gages,
20:21il leur a jeté
20:22violences policières
20:23où il n'y a pas
20:24de culture française
20:25où c'est la première fois que...
20:27Mais ça, c'est...
20:28Moi, je vous trouve un peu...
20:29C'est un peu...
20:30Vous me trouvez méchant.
20:31Vous êtes trop durs avec lui.
20:33Parce que c'est pas un syndrome
20:35qu'il y a chez Emmanuel Macron.
20:36Je pense qu'il s'en fout
20:37complètement d'être aimé
20:37par la gauche.
20:38Emmanuel Macron,
20:39il a commencé son ascension
20:41en prenant la gauche,
20:43littéralement,
20:44c'est-à-dire en prenant
20:44en plus de ça
20:45le Parti Socialiste.
20:46Il a tout fait tomber.
20:47Il a fait tomber
20:48tous les dominos.
20:49Et quand il a bien ramassé la mise,
20:51il est parti à droite
20:52et il ne l'a jamais quitté.
20:53Que ce soit dans sa politique...
20:55Mais pas culturellement.
20:56C'était stratégique ?
20:57Oui, bien sûr.
20:57C'était culturellement ?
20:58C'était cynique ?
20:59Oui, bien sûr.
21:00C'était parfaitement froid.
21:01Culturellement,
21:01il est resté de gauche.
21:02D'abord, je crois
21:03qu'il n'a jamais été
21:04tout à fait de gauche.
21:05Même pas du tout.
21:06Je suis absolument certaine
21:07de cela.
21:08Jamais.
21:10Progressiste, si vous voulez.
21:11Il est progressiste.
21:12C'est un progressiste bon teint.
21:14On ne discute pas
21:14avec Mouboutou,
21:15avec Pol Pot,
21:16quand on discute
21:16avec Emmanuel Macron.
21:17Et par ailleurs,
21:18je rappelle qu'il ne m'a pas donné
21:19les codes nucléaires français.
21:20Donc, quand j'entends...
21:22En tout cas,
21:22vous ne les avez pas révélés, ça ?
21:23Non, je ne les ai pas révélés.
21:24Il y a beaucoup de choses
21:24que je n'ai pas dites.
21:25Ah, ça y est, je repars.
21:26Non, non.
21:27Mais je veux dire par là
21:28que pas du tout.
21:28Moi, je pense qu'il a donné
21:30beaucoup de gages
21:31à la droite,
21:31à l'extrême droite.
21:32Quand il fait savoir
21:33qu'il trouve que Zemmour
21:34est un type bien,
21:35quand il utilise le langage,
21:37quand il utilise
21:37des civilisations, etc.
21:40Il n'a jamais été
21:42quelqu'un fasciné
21:43par la gauche.
21:43S'il discute avec moi,
21:45c'est assez simple
21:45parce qu'il est très,
21:46comment dirais-je,
21:47pragmatique,
21:48Emmanuel Macron.
21:48Il sait très bien
21:49que j'ai un bon lien
21:50avec évidemment la gauche,
21:52qu'on est en pleine dissolution,
21:54qu'on est en plein remaniement
21:55et il veut comprendre
21:56comment marche
21:57l'émissaire gauche
21:58de ce pays
21:58auquel il ne comprend rien.
22:00Il faut quand même le savoir.
22:01C'est ça ?
22:01Enfin, moi,
22:02je reste convaincu
22:03que sur le plan,
22:03ce que j'appellerais
22:04le plan culturel
22:05au sens large,
22:06c'est-à-dire
22:06quand il...
22:07C'est justement cette idée
22:09que, vous savez,
22:11le multiculti...
22:12Il est un peu multiculti
22:13sur les bords, vous voyez.
22:14Ah, ça c'est sûr.
22:15Ça, il est vraiment...
22:15Oui, ça c'est un peu de gauche,
22:17excusez-moi.
22:17Oui, mais c'est le libéralisme
22:18anglais aussi.
22:20Et il a un rapport
22:22à la nation française
22:23qui est quand même
22:24assez ambivalent
22:25et pour moi problématique.
22:27Et j'en finis en disant
22:28que son obsession
22:30antifasciste affichée,
22:31alors que je pense
22:32qu'il n'y croit pas du tout,
22:33justement.
22:34Je ne sais pas,
22:35je ne sais pas si...
22:36C'est lui qui m'a appelé.
22:37Il est en train de vous appeler.
22:39Non, non.
22:40Vraiment, j'en ai marre
22:41des sportifs qui sonnent à chaque fois.
22:43Est-ce que vous vous êtes beaucoup vus,
22:44si je peux poser
22:44une dernière question ?
22:45Non, très peu, très peu.
22:46On a dû s'apercevoir deux fois,
22:47mais voilà,
22:48on se parle beaucoup.
22:49Mais c'est le mode de communication.
22:51J'entendais,
22:52genre, ouais, quand même,
22:53les SMS,
22:54on passe de Madame de Lafayette,
22:55les pistolets...
22:55C'est des messages télégrammes, non ?
22:57Les messages télégrammes, etc.
22:58Mais c'est le mode
22:59de communication moderne
23:01et je pense qu'on peut se dire
23:02beaucoup de choses
23:03par télégramme
23:03et qu'on n'a pas besoin
23:04de se voir.
23:05Et je pense d'ailleurs
23:06qu'on n'a pas besoin
23:06forcément de se voir beaucoup
23:08Emmanuel Macron
23:08parce que je pense
23:10que les deux tempéraments
23:12reviendraient très vite,
23:13si vous voulez,
23:15à l'assaut,
23:16vous verrez dans le livre,
23:17il y a des confrontations
23:18très musclées.
23:19Il y a des confrontations
23:20où vraiment,
23:20il me charge.
23:21J'aurais très bien pu
23:22prendre le beau rôle
23:23et dire vraiment
23:24je vais mettre que
23:26les trucs horribles
23:26qu'il dit lui.
23:28Mais souvent,
23:28il a raison sur l'argument
23:30et il est assez sévère
23:31avec moi
23:32et j'ai publié cela aussi.
23:33Vous les avez tous mis ?
23:34Non, je n'ai pas tous mis.
23:36Vous lui avez envoyé
23:37un exemplaire ?
23:38Oui, je lui ai fait porter lundi
23:39par coursier un exemplaire
23:40ainsi qu'à Jonathan Guémas
23:42et à Bruno Roger Petit,
23:43c'est le principe au conseiller.
23:44Avec un petit mot, du coup.
23:45Oui, un mot.
23:46Bien sûr.
23:46Et d'ailleurs,
23:47je le remercie à la fin du livre,
23:49un remerciement à Emmanuel Macron
23:50qui est le héros de ce livre
23:52malgré lui.
23:52Donc moi,
23:53je pousse jusqu'au bout
23:54la provocation comme lui,
23:55en fait.
23:56Conclusion, Elisabeth.
23:57Françoise me dit une chose,
23:58c'est que l'écrit,
23:59et je le dis
24:00en écho à ce que je disais ce matin,
24:02l'écrit reste un moyen
24:04d'échanger incomparable
24:06et la preuve,
24:07c'est qu'elle n'aurait jamais
24:08eu des échanges
24:09de cette qualité
24:11avec Emmanuel Macron
24:12parce que je me demande
24:13lequel des deux
24:13n'aurait pas laissé
24:14l'autre en placer une.
24:16Et là,
24:17il y aurait eu un grand match.
24:18Je suis restée d'accord,
24:20c'est exactement
24:20ce que je voulais dire.
24:22Mais bravo, Françoise.
24:23Franchement,
24:23c'est un sacré boulot.
24:24C'est bien écrit,
24:26c'est marrant à lire.
24:27Merci beaucoup.
24:27Voilà.
24:28Je vais le finir.
24:29Merci Elisabeth.
24:30On vous laisse le finir,
24:31nous aussi,
24:32on va le finir ce livre.
24:33Merci beaucoup Françoise de Goua.
24:35Merci Elisabeth Lévy.
24:36Je redonne le titre
24:38de votre ouvrage
24:38qui sort aujourd'hui.
24:40Vous êtes tous trop durs
24:41avec moi,
24:42conversation libre
24:43avec le président de la République,
24:45ces deux éditions.
24:46Robert Laffont,
24:47Félix Mathieu,
24:48vous êtes toujours là
24:49avec nous,
24:50mon cher Félix.
24:51Vous regardez ce qui se passe
24:52du côté des réseaux sociaux.
24:53D'ailleurs,
24:53on vous pose cette question
24:54sur les réseaux.
24:55Sommes-nous vraiment trop durs
24:56avec Emmanuel Macron ?
24:58On rebondit sur le titre
25:00de l'ouvrage de Françoise de Goua
25:01et sur les mots,
25:02en l'occurrence,
25:03d'Emmanuel Macron.
25:04Comment réagissent nos auditeurs ?
25:06Sans grande surprise,
25:07vous nous répondez non
25:08à 94% à cette question.
25:10Est-ce qu'on est vraiment
25:11trop durs avec Emmanuel Macron ?
25:13C'est par exemple ce commentaire
25:14« Et puis quoi ?
25:14Il veut un câlin et un bisou magique ? »
25:16Un commentaire qui nous dit
25:18« On a été trop gentils,
25:19au contraire,
25:19vu l'état dans lequel
25:20il laisse le pays. »
25:21C'est lui qui a été trop dur.
25:23Il y en a pas mal
25:24qui nous demandent aussi
25:25mais qui sont les 6%
25:26qui votent non à cette question ?
25:28Alors, parole à la défense.
25:30C'est par exemple Anne-Marie
25:30qui dit « Emmanuel Macron,
25:32il a hérité de 50 ans
25:33de laisser faire
25:34des autres présidents. »
25:36Voilà pour ceux qui pensent
25:37qu'on a été trop durs avec lui.
25:38Alors, sommes-nous vraiment
25:39trop durs avec Emmanuel Macron ?
25:41La parole est à vous.
25:430826 300 300.
25:45Manu vous attend au standard.
25:46Il est en train de décrocher.
25:48Ça chauffe.
25:480826 300 300.
25:49Ne vous inquiétez pas.
25:50Il vous répond.
25:51A tout de suite.
25:529h10, la vérité en face.
25:55Sud Radio.
25:57Parlons vrai.
25:59Midi 14h, Sud Radio.
26:01La France dans tous ses états.
26:04Érico Légas.
26:06Charles Gave.
26:07Qui s'en est mis plein
26:08les fouilles avec l'euro ?
26:09Si vous regardez les chiffres,
26:10c'est pas difficile.
26:11C'est toute la haute fonction publique.
26:13Vous savez, j'ai fait des travaux savants
26:14pour montrer que si vous embauchez
26:15un fonctionnaire,
26:17en général, ça crée 3 chômeurs.
26:18Donc, si vous virez un fonctionnaire,
26:20ça crée 3 emplois.
26:22Midi 14h, Sud Radio.
26:24La France dans tous ses états.
26:26Érico Légas.
26:289h10, Sud Radio.
26:30La vérité en face.
26:31Benjamin Glaze.
26:33Et on est ensemble jusqu'à 10h.
26:35On est ensemble à l'antenne
26:36de Sud Radio.
26:37Avec vous, vos appels
26:38au 0826 300 300.
26:41Manu continue de vous accueillir
26:42au standard.
26:43Et puis, il vous met directement
26:44à l'antenne.
26:45Voilà, comme ça,
26:46on est ensemble
26:46et on peut discuter,
26:47on peut échanger et débattre.
26:49C'est important de débattre
26:50dans ce pays.
26:50On a l'impression de temps en temps
26:51qu'on ne peut plus débattre.
26:53On peut débattre sur Sud Radio.
26:54On peut dire ce qu'on pense.
26:55Parlons vrai.
26:57Tenez, au standard,
26:58nous sommes avec Paul
27:00qui nous appelle de Razimay
27:02dans le Lot-et-Garonne.
27:03Bonjour, Paul.
27:05Bonjour, Benjamin.
27:06Bonjour, Emmanuel.
27:06Bonjour aux auditeurs.
27:07Mais bienvenue, Paul,
27:09sur Sud Radio.
27:09Vous allez comment ?
27:10Aujourd'hui, en cette journée
27:12de mobilisation contre la vie chère
27:16pour l'augmentation des salaires.
27:19Mobilisation partout en France
27:20s'appelle à la grève.
27:21Ça vous inspire quoi, Paul ?
27:22Est-ce que vous serez vous-même
27:23mobilisé dans la rue ?
27:25Oui, moi, je suis mobilisé
27:26pour travailler
27:27parce que moi, je suis agriculteur.
27:28Donc, aujourd'hui,
27:28je n'ai pas le luxe
27:29de pouvoir faire grève.
27:30On n'a pas ce luxe-là.
27:32Vous faites quoi ?
27:32Vous êtes agriculteur ?
27:33Vous faites quoi exactement, Paul ?
27:35On fait du maraîchage,
27:36on fait des fraises,
27:36des poivrons, des tomates,
27:38on fait du garage de canard
27:39et un petit peu de céréales.
27:41On a une petite exploitation
27:41d'une vingtaine d'hectares.
27:43Et il y a du boulot.
27:44Il y a du boulot.
27:44Il y a du boulot.
27:45Voilà.
27:45Paul, oui.
27:47Alors, moi, ce que je dis,
27:48c'est qu'on peut comprendre
27:49certaines revendications
27:50parce que, bon,
27:51aujourd'hui, la vie est chère.
27:52Le coût de l'énergie
27:53qui a flambé, la vie est chère.
27:55Mais aujourd'hui, il y a un problème,
27:56c'est que nous, on se bat
27:57pour avoir plus de revenus en travaillant
27:59et il y a des gens
27:59qui veulent se battre
28:00pour avoir du revenu
28:01sans travailler.
28:02Et là, aujourd'hui,
28:03c'est que les gens,
28:05ils veulent augmenter
28:06les minima sociaux,
28:07ils veulent faire ci,
28:07ils veulent faire là.
28:08Ça s'entend parce que la vie augmente,
28:10le carburant, l'énergie et tout ça.
28:11Enfin, s'ils allaient bosser,
28:14il faut que les gens aillent travailler.
28:15Avant de partager les richesses,
28:16il va falloir les créer.
28:17Parce qu'aujourd'hui,
28:18la France,
28:18elle est en crise économique.
28:20Et ce qui me fait le plus sourire,
28:22c'est que tous les gens
28:23qui sont dans la rue aujourd'hui,
28:24c'est tous les gens
28:24qui ont soutenu le gouvernement actuel,
28:26qui ont soutenu Macron.
28:27Et donc, aujourd'hui,
28:28ils sont encore responsables.
28:29Ah bon ?
28:30Ben oui, tout à fait.
28:31Toute la gauche a voté pour Macron.
28:33Ils ont appelé à voter pour Macron.
28:35Face à Marine Le Pen,
28:37les syndicats...
28:38Face à Marine Le Pen ou pas,
28:39à un moment donné,
28:40il y a eu un premier quinquennat
28:42qui a été quand même
28:43assez cataclysmique,
28:45avec les gilets jaunes,
28:46avec les gilets jaunes,
28:47un confinement,
28:48début de l'arrêt
28:49de la filière nucléaire,
28:50démantèlement de Fessenheim
28:51et tout et tout.
28:53Et puis après,
28:54c'est que du zigzag,
28:55ce gouvernement.
28:56Donc, ce qui fait que ça coûte très cher
28:57et c'est très efficace.
28:59Aujourd'hui, ce qu'il faut,
29:00c'est baisser les charges contraintes,
29:01c'est-à-dire baisser l'énergie,
29:04baisser le carburant,
29:06regarder ce qu'on peut faire
29:07sur l'alimentaire
29:08pour que les gens puissent avoir accès
29:09à une alimentation saine,
29:11de qualité
29:12et à des prix abordables.
29:13Et ensuite,
29:14il faut que tout le monde
29:14se retrousse les manches.
29:15Il y a des droits,
29:16mais il y a aussi beaucoup de devoirs.
29:18On donne de l'argent,
29:19c'est un contrepartie aujourd'hui.
29:20Il faudrait que tout le monde
29:20ait des contreparties.
29:21Moi, j'ai commencé à travailler
29:22il y a 14 ans et demi.
29:23Il y a 63 ans.
29:24Vous savez combien j'ai de retraite ?
29:26Là, 1040 euros net.
29:281040 euros.
29:29À meilleurs en travailler,
29:30j'ai une carrière complète.
29:31J'ai une carrière complète.
29:33Mais comme on est agriculteur,
29:34la carrière,
29:35c'est l'ensemble de la carrière
29:36qui compte pour le calcul de la retraite.
29:38Donc nous,
29:38on est des sous-citoyens,
29:40les agriculteurs.
29:40Et aujourd'hui,
29:41on n'est pas dans la rue
29:41parce qu'on a du travail.
29:42Et on veut travailler,
29:43on veut essayer
29:44de s'en sortir en travaillant.
29:46Et vous arrivez
29:48à vous en sortir ?
29:49On s'en sort en travaillant.
29:51Il faut que tout le monde
29:51soit dans cet esprit-là.
29:53Il faut construire
29:53au lieu de détruire aujourd'hui.
29:54Il va falloir construire.
29:56Moi, c'est mon message.
29:57Il faut construire
29:58au lieu de détruire.
29:59Avant de partager les richesses
30:00et tout,
30:00il faut les créer.
30:01Il faut que tout le monde
30:02se retrouve sur les matchs.
30:02C'est trop facile
30:03d'aller dans la rue,
30:04de râler.
30:05On a des étudiants
30:05et ils ne savent même pas
30:06ce qu'ils veulent.
30:07On a donné le bac
30:08à tout le monde.
30:09Donc il ne faut pas s'étonner
30:10qu'aujourd'hui,
30:11ils se soient engorgés derrière.
30:12Il n'y a aucune sélection.
30:13Donc les cancres
30:13arrivent à aller
30:14jusqu'à l'université.
30:15Ce n'est pas légitime
30:17à un moment donné.
30:18Ce n'est pas normal.
30:18Paul, on est avec...
30:20Vous restez avec nous, Paul ?
30:22Si vous voulez.
30:23Oui, avec plaisir.
30:24On est avec Bruno
30:25de Draguignon.
30:26Bonjour Bruno,
30:27dans le VAR.
30:28Oui.
30:29Bonjour Paul,
30:30bonjour Benjamin,
30:30bonjour Éditeur.
30:31Bon, Bruno,
30:32vous avez entendu Paul
30:33à l'instant.
30:35Vous, vous serez mobilisé
30:36ou pas aujourd'hui ?
30:38Écoutez, moi je travaille.
30:39j'ai 62 ans
30:41et je travaille encore
30:42et j'ai posé
30:43une journée de grève
30:46parce que
30:47moi j'ai beaucoup
30:48de respect
30:49pour le travail
30:49de Paul
30:50et des agriculteurs
30:52mais les richesses
30:53elles sont créées.
30:55Le problème
30:56c'est que les riches
30:56ne payent pas leur part
30:57à la construction
30:59du pays.
31:00On voit,
31:01comme l'a montré
31:02le rapport de Fabien Gué
31:03qui a 211 milliards
31:04sans contrepartie
31:05qui sont distribués.
31:06Sénateur,
31:06comme l'on se fait.
31:09qui avait fait un rapport
31:10qui était fait
31:11avec quelqu'un de droite
31:12d'ailleurs aussi.
31:13Donc,
31:13travailler sans contrepartie
31:15voire même
31:16ne pas travailler
31:17gagner de l'argent
31:18et ne pas être
31:21redevable de contrepartie
31:22c'est exactement
31:23ce qui se passe en France.
31:24Avec un débat
31:25sur ce chiffre même
31:26pour le coup
31:27parce qu'on se rend compte
31:28qu'on n'arrive plus
31:29à se retrouver
31:30sur quelles sont les aides
31:33qu'on a données
31:33aux entreprises,
31:34à quelles entreprises.
31:35On a l'impression
31:36que c'est quand même...
31:38Même si on n'est pas
31:39à 211,
31:39les ultralibéraux
31:41ils vivent
31:41on est à 160 milliards.
31:43Moi je vous dis
31:44on fige la moitié
31:46des 160 milliards,
31:4780 milliards
31:48et on regarde
31:49qui est-ce qui gueule.
31:50Sauf que vous parlez
31:51des grosses entreprises
31:52il n'y a pas
31:53que les grosses entreprises
31:54il y a les petites
31:55et moyennes entreprises
31:56aussi en bénéficie.
31:58Les agriculteurs
31:58oui mais les petites entreprises
32:00et les agriculteurs
32:01sont dans le même camp
32:02que les travailleurs.
32:03C'est-à-dire que
32:05pourquoi est-ce qu'on doit
32:06payer beaucoup
32:07de cotisations ?
32:08C'est parce que l'État
32:09depuis Macron
32:11pour lequel je n'ai jamais voté
32:13donc je suis de gauche
32:14je suis dans la rue
32:15et contrairement à Stadipol
32:17moi je n'ai jamais voté
32:18pour Macron
32:19parce que j'ai vu venir
32:20le danger en 2017
32:21je me suis dit
32:22ce gars-là
32:23c'est un faux soyeur du peuple
32:24d'accord ?
32:25Donc je n'ai jamais voté pour lui
32:27ce gars-là
32:27il n'a pas arrêté
32:28de faire des cadeaux
32:29la flat tax
32:32le développement
32:33CICE
32:34etc.
32:35Tout ça c'est des cadeaux
32:36donc moi je suis tout à fait d'accord
32:38pour dire
32:39comme Paul
32:40ok allons-y en travaillant
32:42et reconstruisons le pays
32:43en travaillant
32:44c'est ce que disent
32:45certains candidats
32:45d'ailleurs
32:46parce que c'est ce qu'on est en train de faire
32:47on met la pression
32:47sur les candidats
32:48vous voyez
32:49en travaillant
32:50c'est exactement ce que dit Ruffin
32:51par exemple
32:52on a un pays à reconstruire
32:53et ce pays
32:54on le reconstruira
32:55en travaillant
32:55donc allons-y
32:57travaillons
32:57moi je n'ai aucun problème
32:58mais à ce moment-là
33:00que tout le monde
33:01y compris
33:01ceux qui s'enrichissent
33:03en se tournant les pouces
33:04comme M. Charles Gave
33:05que vous receviez hier
33:06et qui s'enrichissent
33:07alors attendez
33:08il n'est pas là
33:09il n'est pas là
33:10il n'est pas là
33:10il n'est pas là
33:10il n'est pas là
33:10il n'est pas là
33:10il n'est pas là
33:11et bien oui
33:11mais il faut être
33:12il faut être transparent aussi
33:13vous lui dire
33:14la spéculation aujourd'hui
33:16la spéculation aujourd'hui
33:18vampirise les français
33:20la finance mondiale
33:21vampirise les français
33:23pourquoi est-ce que les français
33:24payent la retraite
33:25des américains
33:26Bruno
33:27Bruno
33:27vous voyez
33:28j'aimerais qu'on entende aussi
33:30un peu Paul
33:30parce qu'effectivement
33:32il est resté avec nous
33:33justement pour vous écouter
33:35Paul
33:36si je prends mon cas personnel
33:37j'emploie 9 salariés
33:38pour récolter des fraises
33:40on a des exonérations
33:41de cotisation
33:42si je n'ai pas
33:43les exonérations
33:44de cotisation
33:44ce n'est même pas la peine
33:45que j'embauche les personnes
33:46parce que nous
33:46on est face à l'Espagne
33:47aujourd'hui
33:48face au Maroc
33:49face au pays de l'Est
33:50on est en concurrence
33:52déloyale avec tout le monde
33:53donc nous aujourd'hui
33:54le prix de nos produits
33:55on les vend
33:56en gros
33:571 euro de plus
33:58que les espagniers
33:59nous ça passe pas
34:00donc si je veux
34:01employer du monde
34:02si je n'ai pas
34:03les exonérations
34:03de cotisation
34:04ce n'est même pas la peine
34:05c'est suicidaire
34:05il vaut mieux que je laisse
34:06les gens à la maison
34:07et je ne plante plus rien
34:09aujourd'hui on en est là
34:10donc les exonérations
34:12de cotisation
34:13elles sont utiles
34:14chez moi
34:14et moi j'emploie des gens
34:15qui sont modestes
34:17c'est des gens
34:18qui habitent tous en France
34:19moi je n'ai aucun étranger
34:20à la maison
34:21des gens d'origine étrangère
34:22mais ils ne viennent pas
34:23de l'étranger
34:23ils sont tous résidents en France
34:25et j'y mets un point d'honneur
34:26c'est des gens
34:27qui sortent du chômage
34:29on ne peut pas le faire
34:30on ne sait pas
34:30ça ne passe pas
34:31ce n'est pas plus compliqué
34:32que ça
34:32merci Paul et Bruno
34:34d'avoir été avec nous
34:35au 0826 300 300
34:37et bonne journée à vous
34:399h46
34:39vous voulez continuer
34:41à réagir
34:42à nous dire
34:42tout simplement
34:43si vous avez prévu
34:44de vous mobiliser
34:45ou pas
34:46si vous avez prévu
34:47de vous mobiliser
34:47pourquoi
34:48quelle revendication
34:49vous avez
34:49dites le à l'antenne
34:50sur Sud Radio
34:51j'attends vos appels
34:53je vois qu'il y en a déjà
34:54quelques-uns
34:55qui vont nous rejoindre
34:56on se retrouve juste après ça
34:57à tout de suite
34:589h10
35:00la vérité en face
35:01Sud Radio
35:02parlons
35:049h10
35:05Sud Radio
35:06la vérité en face
35:08Benjamin Glaze
35:0910h10
35:10cette question
35:11ce matin
35:12sur Sud Radio
35:12est-ce que vous allez
35:13vous mobiliser
35:14manifester
35:15faire grève
35:16aujourd'hui
35:16pour cette journée
35:17nationale de mobilisation
35:19contre la vie chère
35:21jusqu'à 700 000 personnes
35:22attendues dans la rue
35:23selon les autorités
35:24est-ce que Hicham
35:25de Clermont-Ferrand
35:26il saura
35:27bonjour Hicham
35:28oui bonjour
35:29et bienvenue sur Sud Radio
35:30Hicham
35:31alors est-ce que vous avez
35:32prévu de vous mobiliser
35:33vous aujourd'hui
35:33alors déjà
35:34bonjour à tous les auditeurs
35:36de Sud Radio
35:38malheureusement
35:39j'ai été atteint
35:40d'une engin de pousserine
35:41c'est pour ça que ma voix
35:41est diminuée
35:42mais je suis du tout cœur
35:44avec eux
35:44je voudrais dire
35:45que je ne suis pas
35:46contre monsieur Macron
35:47compte tenu de ce qu'il a été
35:50banquier chez Rothschild
35:51et qu'il est venu
35:53en passant
35:54se faire croire
35:55à la gauche
35:57et il a vendu
35:58tous les bijoux de famille
35:59de la maison
35:59de la France
36:01moi je suis fils d'immigré
36:02mes parents sont venus
36:04ça fait plus de 50 ans
36:06moi ma chanson préférée
36:07c'est
36:08douce France
36:08pays de mon enfance
36:09mais il n'empêche
36:11tout a commencé
36:12avec nuit debout
36:14avec les gilets jaunes
36:15à qui j'ai dit ouvertement
36:16certains d'entre vous
36:17ont des crédits maison
36:18ont des crédits voiture
36:19ils ont chargé la barque
36:21mais là
36:22quand on voit
36:23les problématiques
36:24de ghettoïsation
36:25dans les quartiers populaires
36:26où il y a des rats
36:27qui se baladaient en classe
36:28moi vous savez
36:29j'ai une maîtrise en droit
36:30donc je sais de quoi
36:31ils retournent
36:32parce que à mon frère
36:33on était bien
36:34mais je suis d'accord
36:36avec les manifestants
36:37je ne suis pas d'accord
36:38avec la casse
36:38on est bien d'accord
36:39je dénonce la casse
36:42Hicham
36:43merci
36:44le temps passe
36:45vite
36:46je suis obligé
36:47de poursuivre
36:48parce qu'il y a Véronique
36:49qui nous attend aussi
36:50Hicham merci en tout cas
36:52d'avoir pris la parole
36:53sur Sud Radio ce matin
36:54je vous souhaite
36:54une bonne journée
36:56et puis bon courage
36:56à vous pour la suite
36:57Véronique
36:58bonjour
37:00bonjour à tous
37:01et bienvenue
37:02vous êtes à Montpellier
37:03vous
37:03à Montpellier
37:04oui
37:05alors parlez bien
37:06dans votre téléphone
37:07oui vous m'entendez
37:09oui ça va
37:10alors moi je partage
37:13complètement
37:13la pensée de Paul
37:16on avait avant la pub
37:18voilà
37:19je suis de ceux
37:19qui travaillent
37:20pour avoir quelque chose
37:22effectivement
37:22je ne suis pas agricultrice
37:24mais je travaille
37:25je gagne
37:26des salaires
37:27mais c'est vrai
37:28qu'en France
37:29on attend trop
37:30qu'on nous donne
37:30quelque chose
37:31alors après
37:32sur la manifestation
37:34je suis
37:35je ne sais pas
37:37je suis déçue
37:38parce que
37:39il y a des préavis de grève
37:41ça va engendrer
37:42des problèmes
37:43tout le monde le sait
37:44mais on continue
37:45à faire la grève
37:46on ne pense même pas
37:47ni à ce qu'on dépense
37:49en police
37:51ça c'est pas grave
37:52en fait
37:52là on dépense
37:53on fait des
37:54on casse
37:55on va dépenser encore
37:57et puis c'est commerçant
37:59ça fait des semaines
38:01qu'ils ne peuvent pas
38:01ouvrir normalement
38:02alors quand il y a une grève
38:04bon nous ici
38:04il pleut aujourd'hui
38:05donc il y aura peut-être moins
38:06il pleut à Montpellier
38:08oui il pleut
38:09on est au
38:10les copains sont obligés
38:11de tirer rideau
38:12parce qu'ils ont peur
38:13qu'on les casse
38:14donc c'est toujours
38:16les mêmes en fait
38:17et puis
38:17troisième chose
38:20on dirait
38:21des caprices
38:22ah moi je veux gagner plus
38:23ah moi je veux plus de taxes
38:25mais qu'on attend
38:26on va avoir des élections
38:28avec chance
38:29si c'est Marine qui passe
38:31c'est quelqu'un
38:32alors vous êtes électrice
38:33de Marine Le Pen
38:34vous l'appelez Marine ?
38:35oui
38:35oui je l'appelle Marine
38:37ça fait plus de 20 ans
38:38j'ai participé à des élections
38:40régionales départementales
38:41je sais comment on réfléchit
38:43dans ce parti
38:43on réfléchit tout simplement
38:46donc j'ai envie de dire aux auditeurs
38:49attendez six mois
38:50alors que ce soit Marine Le Pen
38:51ou quelqu'un d'autre
38:52on verra en tout cas
38:53la vérité des urnes
38:54vous c'est ça Véronique ?
38:57c'est ça
38:57puis en plus
38:58ça ne changera pas
38:59c'est pas en descendant
39:00dans la rue
39:00en cassant
39:01en disant
39:02de plus
39:02alors tout le monde
39:03ne casse pas
39:03mais oui oui
39:04non
39:05mais
39:05c'est pas en gendre
39:07et ça c'est en descendant
39:09et puis il faut être intelligent
39:11tout simplement
39:11il faut savoir
39:12penser
39:13et c'est pas en descendant
39:14dans la rue
39:15qu'on va avoir
39:16une inflation moindre
39:17qu'on va trouver
39:19des barils de pétrole
39:20moins chers
39:21c'est pas comme ça
39:22que ça se passe
39:23mais c'est comme ça
39:24qu'on obtient des choses
39:24regardez les lycéens
39:25on pourrait
39:26on pourrait vous dire ça aussi
39:28pardon
39:29Véronique
39:30c'est facile
39:31c'est facile de dire
39:32des choses aux lycéens
39:33alors qu'ils ne sont pas engagés
39:34ceux qui feront le boulot
39:35c'est les précédents
39:36enfin les futurs
39:37donc moi ça me fait rigoler
39:39en plus
39:39que des lycéens
39:40descendent dans la rue
39:41je ne suis pas d'accord du tout
39:43je ne suis pas d'accord du tout
39:44merci Véronique
39:45d'avoir été avec nous
39:46ce matin au standard
39:47au 0826 300 300
39:50allez
39:519h55
39:52Stéphanie Demurus
39:53est installée
39:53elle est à côté de moi
39:54bonjour Stéphanie
39:54bonjour Benjamin
39:55comment ça va Stéphanie
39:56écoutez ça va
39:57ça va
39:57j'ai écouté cette auditrice
39:58et je me dis vraiment
39:59qu'il y a deux France
40:00quand même
40:00parce que c'est un sujet
40:02qui est compliqué
40:03je pense que l'analyse
40:04est bonne
40:05absolument
40:06et je voyais un sondage
40:08où la majorité
40:09des français
40:10c'est vrai qu'ils soutiennent
40:12évidemment
40:12qu'il faudrait être aveugle
40:14pour voir qu'il n'y a pas
40:15un problème
40:15un mouvement contre la vie chère
40:16effectivement
40:17je pense que ça parle à tout le monde
40:18il y a beaucoup de gens
40:19qui souffrent
40:19tout le monde ne souffre pas
40:20mais beaucoup de gens
40:21la majorité des français
40:22je regardais un baromètre
40:23un sur deux
40:24ont vraiment des difficultés à vivre
40:25et évidemment
40:27elle est palpable
40:27cette souffrance
40:28dans le pays
40:29il faut qu'il se passe quelque chose
40:31c'est vrai
40:31et dans le même temps
40:32moi je suis toujours
40:33un petit peu embêtée
40:34parce que je vois
40:35des commerçants
40:37dans les centres-villes
40:38qui se barricadent
40:39dont le chiffre d'affaires
40:40va être encore nul
40:42aujourd'hui
40:42les hôteliers
40:43des petits hôteliers
40:44il n'y a pas que des grands groupes
40:45qui souffrent aussi
40:47d'autres qui n'ont pas le choix
40:48ils sont obligés d'aller bosser
40:49ils ne peuvent pas faire la grève
40:50donc c'est vrai
40:52que c'est un sujet compliqué
40:53et ce bras de fer
40:53derrière sur les parcours
40:55parce qu'on a pas mal de villes
40:56où le parcours
40:57de centre-ville a été interdit
40:58je citais ce sondage
41:00en l'occurrence
41:01c'est l'ABE hier
41:02la majorité des français soutiennent
41:03mais la majorité
41:04ne soutiennent pas
41:05les parcours
41:06dans les centres-villes
41:06justement parce qu'ils ont peur
41:07de la casse
41:08donc ça aussi il faut l'entendre
41:10donc on parlera de tout ça
41:12évidemment
41:12à partir de 10h30
41:13avec les débatteurs
41:14et puis de 10h à 10h30
41:16on reviendra sur
41:18avec un regard
41:19un petit peu plus haut
41:19sur cette élection
41:21américaine hier
41:22la claque de Donald Trump
41:23et on se posera la question
41:24de savoir
41:25si l'Amérique
41:26fait toujours rêver
41:27quand on était petit
41:28on voulait tous y aller
41:29mais maintenant c'est un peu différent
41:30de toute façon ça coûte très cher
41:31quand on y va
41:32c'est là aussi
41:34donc venez nombreux
41:35Manu vous accueille
41:36au standard
41:370 826 300 300
41:39et oui
41:39Stéphanie Demureux
41:40merci
41:40restez bien à l'écoute
41:42de Sud Radio
41:42Stéphanie Demureux
41:43à suivre
41:44moi je vous dis
41:45à demain
41:45un nouveau grand matin
41:47de Sud Radio
41:48ce sera à partir de 7h
41:49d'ici là je vous souhaite
41:49une excellente journée
41:50merci à tous