- il y a 8 minutes
Avec Elisabeth Lévy et Eric Revel
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NewsTranscription
00:009h10, Sud Radio, La Vérité en Face, Benjamin Glaze.
00:05La Vérité en Face, nous sommes ensemble jusqu'à 10h sur Sud Radio avec vous au Standard.
00:11Manu qui vous accueille au 0826 300 300, vous prenez votre téléphone, vous l'appelez pour passer à l'antenne.
00:18On va parler notamment tout à l'heure de la précarité énergétique.
00:22Venez témoigner sur Sud Radio, vous nous appelez, vous avez, je ne sais pas, prévu de vous chauffer moins cet
00:27hiver.
00:27Vous avez du mal à payer vos factures, appelez-nous, venez témoigner 0826 300 300.
00:33Mais d'abord, on retrouve tout de suite Éric Revelle et Elisabeth Lévy.
00:39Et on va parler, je vous salue de nouveau, Éric, rebonjour, Elisabeth, rebonjour également.
00:44Rebonjour, Benjamin.
00:45Avec nous, Félix Mathieu.
00:48Félix, alors on parle, on parle bien sûr de ce qui s'est passé, on va commencer avec cette actualité
00:52-là,
00:52ce qui s'est passé aux Etats-Unis, la déroute de Donald Trump aux élections de mi-mandat.
00:58Félix, elles ont pris, c'est mi-terms, la forme d'un vote sanction contre le président américain
01:03à l'issue de la soirée qu'on a vécue hier.
01:06Avec désormais une majorité absolue dans les deux chambres.
01:09Dernière nouvelle, on est à 54 sièges sur 100 pour les démocrates au Sénat.
01:13Et 219 à la Chambre des représentants, on est déjà à un siège de plus
01:16que la majorité absolue des représentants pour les démocrates.
01:19Et encore, il reste encore des sièges à pourvoir.
01:22Donc, la majorité absolue, en clair, est désormais acquise aux démocrates
01:26dans les deux chambres du Congrès.
01:28La réaction de Donald Trump était très attendue.
01:30Vu le précédent chaotique, on s'en souvient de la défaite à la présidentielle de 2020
01:34qu'il avait contestée.
01:35Eh bien, cette fois, sur Fox News, ce matin, le président Trump affiche la posture du beau joueur.
01:41Félicitations aux démocrates, ils ont fait du bon boulot.
01:46Ils attendaient ça depuis 11 ans, ils l'ont enfin obtenu.
01:49Mais je ne vois pas ça comme une attaque contre moi.
01:52Je pense que nous avons connu les deux plus grandes années de l'histoire de la présidence,
01:56dit quand même Donald Trump, qui d'ailleurs brandit d'ores et déjà son droit de veto
02:00quand le Congrès adoptera des textes avec lesquels il ne sera pas d'accord.
02:03Et ça risque d'arriver très souvent.
02:05Défaite d'autant plus cinglante, en tout cas pour lui,
02:07qu'il enregistre, par exemple, cette déroute dans un État très acquis au camp républicain.
02:12Le Texas qui vient délire un jeune sénateur démocrate.
02:15C'est une première depuis 1988.
02:17Au Kansas aussi, effectivement, on a eu des bascules très importantes.
02:21La modestie de Donald Trump vous a fait sourire, Elisabeth.
02:24Sourire, en fait, ça ne me fait pas tellement sourire.
02:26Parce que je pense aux électeurs américains qui l'ont élu il y a deux ans
02:30et qui étaient beaucoup aussi la classe ouvrière.
02:36Pas qu'eux, mais il y avait aussi beaucoup la classe ouvrière.
02:38Des gens qui en avaient marre d'être moqués par les woke,
02:44par les élites libérales de Washington, etc.
02:47Et je trouve ça indigne la façon dont ils le représentent.
02:50Je ne parle même pas du fond de sa politique.
02:52Il peut y avoir, d'ailleurs, je suis sûr, des choses qu'on peut défendre dans sa politique.
02:57Je parle de sa façon de faire de la politique en disant n'importe quoi,
03:00en fanfaronnant comme un adolescent qui roule des mécaniques.
03:05Tout ça n'est pas digne, en réalité,
03:08parce que Trump pense vraiment qu'il peut dire n'importe quoi.
03:11Et moi, je constate quand même, y compris dans les relations internationales, par exemple,
03:16vous pouvez peut-être m'expliquer, vous, Benjamin,
03:18ce qui se passe entre Trump et Poutine.
03:20Donc, un jour, c'est l'amour, le lendemain, on ne sait pas quelle est sa ligne sur l'Ukraine.
03:26Donc, cette défaite est assez méritée.
03:32Maintenant, l'état du Parti démocrate,
03:34qui commence à être rongé aussi par une extrême gauche,
03:37est assez inquiétant.
03:38Avant de vous donner la parole, Eric,
03:41juste d'un mot, on regarde ce qui se passe sur les réseaux sociaux,
03:44puisqu'on vous pose toujours la question,
03:47vous continuez de voter, bien évidemment.
03:48Est-ce que, finalement, cette défaite,
03:51cette déroute de Donald Trump dans les urnes est méritée ?
03:54Ça donne quoi du côté des réseaux sociaux, Félix ?
03:56Vous nous répondez oui, cette déroute est méritée à 68%
03:59sur la chaîne YouTube de Sud Radio,
04:01avec, par exemple, Quentin, qui nous dit
04:03oui, une déroute attendue aussi,
04:05résultat économique médiocre,
04:07guerre d'Iran, soutien aveugle à Israël,
04:09les Américains, n'ont pas été écoutés sur leurs demandes.
04:11Mais Philippe, quand même, qui retient que le système électoral américain,
04:15tant décrié, est souvent plus efficace que le nôtre pour le dégagisme.
04:18C'est vrai que souvent, les mi-termes sont compliqués pour les présidents en poste.
04:21Ce n'est pas systématique, cela dit,
04:23de perdre les deux chambres du Congrès en même temps.
04:25La dernière fois, c'était il y a 20 ans,
04:27je crois que c'était avec Bush,
04:29j'ignore.
04:31Eric, méritait ou pas cette défaite de Donald Trump ?
04:33Oui, mais juste sur le système électoral américain,
04:36je ne sais pas si on s'accommoderait du même en France,
04:38que je rappelle qu'aux Etats-Unis,
04:39vous votez pour le shérif, pour le juge,
04:42pour le gouverneur, pour le sénateur,
04:44pour le congressman,
04:46enfin bon, c'est difficile à suivre.
04:48Alors, méritait,
04:49Isabelle l'a dit, on a du mal à suivre quand même
04:51ce que dit Donald Trump, ce que fait Donald Trump,
04:54mais je pense qu'il paye quand même
04:55quelque chose de très fort aux Etats-Unis,
04:57je le redis parce qu'il faut quand même l'avoir en tête,
04:59c'est que l'inflation
05:02non maîtrisée qu'il avait reproché
05:03à Joe Biden quand il avait fait campagne
05:05Donald Trump, elle ne s'est pas effacée pour autant.
05:07Et le déclenchement des conflits
05:09a eu un impact fort,
05:10même si les Etats-Unis produisent du gaz
05:13et du pétrole de schiste,
05:14elle a eu un impact fort,
05:16cette guerre notamment au Moyen-Orient,
05:18sur le prix du galon d'essence aux Etats-Unis.
05:20Et quand vous savez le symbole,
05:21et pas que le symbole que représente la voiture,
05:24l'essence aux Etats-Unis,
05:25avec cette idée du Far West,
05:27de la conquête, c'est-à-dire d'aller et de venir
05:29avec sa voiture, et non plus avec son cheval,
05:31vous avez aussi là les ferments
05:33du revers historique que Donald Trump subit.
05:36C'est-à-dire que non seulement
05:37il avait critiqué l'inflation sous Biden,
05:38mais que lui n'a pas été en capacité
05:42d'arrêter les conflits, par exemple,
05:44donc de faire rebaisser le prix du baril.
05:46Et donc ça, les Américains,
05:47à mon avis, le font payer cher.
05:48Surtout, on parlait du Texas,
05:50où c'est un jeune séminariste
05:52qui l'emporte démocrate,
05:54surtout un pays comme au Texas,
05:55qui était acquis historiquement,
05:57vous l'avez dit,
05:57aux Républicains,
05:58depuis 1985-86,
06:01qui est le pays,
06:02par définition,
06:04de la voiture,
06:05de la grosse bagnole,
06:07qui fait du bruit,
06:08au Texas,
06:09aussi, les Républicains sont battus.
06:10Donc ça, je pense que ça a pesé
06:11dans la balance,
06:12au-delà des mouvements irratiques,
06:14des prises de parole,
06:15d'un Trump qu'on a du mal,
06:16effectivement,
06:16à suivre.
06:16Oui, parce que,
06:17oui, Elisabeth,
06:19vous parliez du vote ouvrier,
06:21quand on voit aussi la manière
06:23dont le prix de l'essence là-bas
06:25a explosé avec la guerre en Iran,
06:28ça, forcément,
06:29ça marque les Américains.
06:31Vous savez,
06:32Trump, c'était aussi,
06:33quelque part,
06:34normalement,
06:35le Mozart de l'économie.
06:37Et je ne suis pas sûr
06:38que ce Mozart-là
06:39ait fait beaucoup mieux que le nôtre,
06:40en réalité,
06:41avec cette affaire de guerre d'inflation.
06:43Je vous avoue que,
06:44je ne sais pas assez
06:45où en est l'industrie américaine,
06:47je ne vais pas vous raconter de craque.
06:50Donc, ça, je ne sais pas.
06:52Mais, quand même,
06:53il faut revenir un peu
06:54sur le Parti démocrate.
06:55Parce que, d'abord,
06:58il faut quand même se rappeler
06:59que le mandat, pardon,
07:04excusez-moi,
07:04de Joe Biden
07:05a été une catastrophe totale,
07:08une calamité totale.
07:11Et qu'aujourd'hui,
07:13le Parti démocrate
07:14est quand même très divisé.
07:15et vous avez une extrême-gauche
07:16qui commence à monter,
07:17moi, qui m'inquiète un peu,
07:19parce qu'elle a tous les défauts
07:20de la nôtre,
07:20en réalité.
07:23Et, je ne sais pas,
07:24les rapports de force
07:25au sein du Parti démocrate
07:27dans la nouvelle Assemblée,
07:29ce sera intéressant
07:29de savoir
07:31quelles sont
07:34les tendances représentées.
07:36Mais, si vous voulez,
07:37je ne suis pas sûr
07:37que pour l'Amérique,
07:38ce soit
07:40tellement un avenir radieux
07:42de passer son temps
07:44à basculer
07:44entre les WOC
07:46ou les Black Lives Matter
07:48d'un côté
07:49et d'un autre côté
07:50le trumpisme furieux,
07:52Ace, etc.
07:53Donc,
07:55je trouve qu'on devrait
07:56regarder ça
07:56parce que
07:57c'est un peu
07:57la polarisation,
07:59comme on le dit ici,
08:00qui nous guette.
08:01Enfin,
08:02qui nous guette,
08:02on est dedans,
08:03d'ailleurs,
08:03nous aussi.
08:05et ça ne fait pas
08:06des sociétés
08:07ni très pacifiques
08:09ni très gouvernables
08:11en réalité.
08:11C'est vrai que
08:12cette violence
08:12qu'on connaît
08:13aujourd'hui ici en France,
08:14on l'aperçoit
08:15très clairement,
08:16ça a été le cas
08:16aux Etats-Unis
08:17durant cette campagne
08:19notamment, Eric.
08:20Oui, alors,
08:20les campagnes aux Etats-Unis,
08:22c'est là aussi
08:23quelque chose
08:24qu'on ne voit pas en France.
08:25Vous avez des gens
08:26le long des routes
08:27avec des panneaux
08:28soutenant leurs candidats,
08:30avec en face
08:31d'autres
08:31qui soutiennent
08:32l'autre candidat.
08:34Globalement,
08:34bon,
08:35ça se passe relativement bien.
08:36Mais là où Elisabeth
08:37a raison,
08:38c'est que
08:39le parti républicain
08:40avait vécu
08:42cette radicalisation
08:42avec l'élection de Trump.
08:44D'ailleurs,
08:44maintenant,
08:45on dit faire du Trump.
08:46Bon.
08:47Et je pense que
08:47le camp démocrate
08:48est en train de vivre,
08:49j'allais dire,
08:50sa révolution
08:51dans l'autre sens.
08:52Donc,
08:52l'antagonisme...
08:53Ou dans le même,
08:54d'ailleurs.
08:55Alors,
08:55l'antagonisme
08:56qui n'était pas du tout
08:57celui-ci aux Etats-Unis,
08:59c'est-à-dire que,
09:00pardon,
09:00mais un démocrate
09:01aux Etats-Unis,
09:02c'est pas quelqu'un
09:03gauche pour la France.
09:04Aux Etats-Unis,
09:05un démocrate,
09:05c'est un centre-droit.
09:06Et un républicain,
09:07c'est un droit
09:08plus nationaliste,
09:10si vous voulez.
09:10Mais aujourd'hui,
09:11je pense que l'antagonisme
09:12est en train de se creuser.
09:13C'est-à-dire qu'on a
09:14un parti démocrate
09:14qui se marque
09:15beaucoup plus à gauche,
09:17en réaction sans doute
09:18au positionnement
09:19qu'a mis en place
09:20Donald Trump
09:21avec ses élections.
09:22Oui, par réaction.
09:23Pas seulement.
09:24Et cet antagonisme-là,
09:26oui,
09:26ne dit rien
09:27de la tranquillité
09:28des sociétés
09:29dans lesquelles
09:29on vit des deux côtés
09:31ou on va vivre
09:32et des côtés de l'Atlantique.
09:33Vous dites pas seulement
09:33Elisabeth, pourquoi ?
09:35C'est pas seulement
09:35une réaction.
09:36Vous avez certainement
09:37d'abord des phénomènes
09:38démographiques
09:39qui doivent jouer
09:40dans la radicalisation.
09:42Vous voyez bien
09:43le maire de...
09:43Par exemple,
09:44le maire de New York,
09:45il incarne
09:48ce nouveau parti démocrate.
09:51Donc je ne suis pas sûr
09:52que ce soit juste
09:52une réaction à Trump.
09:54C'est aussi...
09:55Vous savez,
09:56comment s'appeler
09:56le candidat de gauche ?
09:58Celui qui aime bien
09:59notre ami Françoise ?
10:00Bernie Sanders.
10:02Bernie Sanders.
10:03What are you talking to me ?
10:04Il me semble que...
10:07Par raison n'est pas raison,
10:08mais il me semble que
10:09dans les universités américaines,
10:12la Palestine,
10:14le capitalisme,
10:15les questions de genre,
10:18etc.,
10:18tous ces nouveaux marqueurs
10:20de la gauche woke
10:23ont été vraiment travaillés
10:25dans les campus américains.
10:26Les universités américaines
10:28sont sous certains aspects,
10:30dont celui de l'antisémitisme,
10:32mais pas seulement,
10:33sont tout de même
10:34assez effrayantes.
10:35L'intolérance de gauche
10:36qui va succéder
10:37à l'intolérance de droite
10:38et dans une sorte de cycle,
10:41ça n'est pas souhaitable.
10:43Et encore une fois,
10:44on devrait nous regarder
10:45ce qui se passe
10:46parce que je n'ai pas envie
10:48de passer
10:48d'un politiquement correct
10:49à l'autre, en fait.
10:51Mais il faut quand même
10:52noter une chose,
10:53je ne sais pas si ce mouvement
10:54de balancier
10:56résistera à la vague démocrate,
10:57mais il faut quand même
10:58remarquer une chose,
10:58c'est que les marqueurs
10:59dont vous parlez,
11:00les marqueurs wokeistes,
11:02sont quand même en recul
11:03aux Etats-Unis.
11:04Et je pense notamment
11:05à toutes ces grandes marques,
11:06à ces grandes entreprises
11:09qui font marche arrière
11:10parce qu'ils s'aperçoivent
11:11qu'une majorité
11:12qu'ils avaient légèrement
11:13oubliée comme clients,
11:14si vous voulez,
11:14sont contre les pubs
11:16ou les...
11:17Oui, mais c'est plutôt
11:19en recul aux Etats-Unis,
11:20même si ça fait des dégâts.
11:21Non, mais je suis d'accord avec vous,
11:21sauf que ce n'est pas
11:21en recul sur les campus.
11:23Mais comme chez nous,
11:24enfin franchement,
11:24vous croyez que c'est sornette,
11:26c'est où les woke,
11:28ça intéresse vraiment
11:30les gens qui bossent,
11:32pas du tout,
11:33c'est simplement,
11:33vous avez une espèce
11:35d'incubateur dans les facs,
11:36dans les médias,
11:38dans la culture,
11:40de ces idées-là.
11:41Ce sont des minorités,
11:42certainement,
11:43mais des minorités
11:44qui peuvent être très actives,
11:46qui peuvent être en plus
11:47aux Etats-Unis,
11:48réveillées
11:49par la question raciale,
11:50pour le coup,
11:51qui est beaucoup plus,
11:53comment dire,
11:56vive,
11:56beaucoup plus...
11:57Sensible, oui.
11:57Non, pas sensible,
11:58beaucoup plus même dure,
11:59douloureuse,
12:00que...
12:01Oui, voilà.
12:02Parce que,
12:03contrairement à ce qu'on dit,
12:04je ne crois pas
12:05que nous vivions,
12:06nous, en France,
12:07dans un pays d'antagonisme racial,
12:09ça n'est pas du tout,
12:09je ne crois pas,
12:10je crois qu'au contraire,
12:11la plupart des Français,
12:13si vous voulez,
12:13ne s'intéressent pas
12:14d'abord à la couleur
12:16de la peau des gens,
12:17et c'est très bien comme ça,
12:19mais aux Etats-Unis,
12:20vous avez quand même
12:21beaucoup de tensions
12:21liées à ça,
12:22vous avez la police
12:23qui a quand même
12:24effectivement
12:25la gâchette facile,
12:27donc,
12:29tout ça infuse.
12:31Rappelez-vous,
12:32les manifestations
12:33de Black Lives Matter,
12:35qui faisaient la joie
12:36de nos footballeurs ici,
12:37elles étaient très violentes,
12:39il y a eu beaucoup
12:40de saccages
12:41dans les villes américaines.
12:43Sauf qu'aux Etats-Unis,
12:44Elisabeth,
12:45moi je l'ai remarqué,
12:47les minorités ethniques
12:49ont parfois
12:50renversé la table
12:51parce qu'elles étaient
12:52contre les minorités
12:54sociales ou woke.
12:56C'est vrai.
12:56Oui,
12:56parce que vous avez
12:57une communauté latino,
12:59par exemple,
12:59qui a voté massivement,
13:01massivement,
13:02je ne suis pas sûre massivement.
13:03On vérifiera peut-être,
13:05ça dépend des Etats.
13:05Plus qu'avant.
13:06Beaucoup plus qu'avant.
13:07Les minorités ethniques
13:08qui devraient en théorie
13:09avoir peur
13:11de Trump
13:13et des Républicains,
13:14en fait,
13:14ont voté républicains
13:15à l'élection présidentielle
13:16parce que précisément,
13:17ils s'opposaient
13:18à ces minorités.
13:19Je peux vous donner
13:20mon ignorance
13:21sur un sujet
13:21sur lequel vous pouvez
13:22nous éclairer.
13:23Je ne sais pas
13:24quel est le résultat
13:25de la politique migratoire
13:27quand même,
13:28franchement,
13:29dure,
13:29de Trump
13:30avec cette police-là,
13:32ICE,
13:32qui est quand même...
13:35Ce n'est pas ice cream.
13:36Moi,
13:37j'en sais rien non plus,
13:38mais je note quand même
13:39que certains analystes
13:40mettent en avant
13:41cette politique migratoire
13:42pour expliquer
13:43l'échec de Trump.
13:46Et moi,
13:47j'ai plutôt mis en avant,
13:48si vous voulez,
13:48son incapacité
13:50à réduire l'inflation.
13:51Bon,
13:52on continue le débat,
13:53ça vous dit,
13:53Eric,
13:54Elisabeth ?
13:54Mais si on vous dit non,
13:56qu'est-ce que vous faites ?
13:57Je suis bien embêté.
14:00Donc,
14:00ne soyez pas trop démocrate.
14:03On se retrouve dans un instant,
14:04Eric,
14:04Elisabeth,
14:05et vous,
14:060826 300 300,
14:07si vous voulez venir.
14:09Allez-y,
14:09parler de ces élections
14:11aux Etats-Unis.
14:12Donald Trump,
14:12la déroute,
14:13méritée ou pas,
14:14vous nous appelez,
14:15à tout de suite.
14:17Et il est toujours sur Sud Radio.
14:20Qu'est-ce qu'il y avait,
14:21Elisabeth ?
14:21Attention,
14:22John,
14:23notre réalisateur,
14:23il ouvre le micro
14:24à n'importe quel moment
14:25pour faire attention.
14:26Il fait froid,
14:27il fait froid dans le studio
14:28de Sud Radio.
14:28Voilà,
14:29vous savez tout.
14:29Eric est avec nous également.
14:31On a beaucoup parlé
14:32de ces élections de mi-mandat,
14:33donc de cette débâcle.
14:35Pour Donald Trump,
14:36il faut utiliser les bons mots.
14:37En l'occurrence,
14:38c'est ce dont il s'agit ici.
14:41On en a beaucoup parlé.
14:41J'aimerais qu'on revienne
14:42un petit peu en France.
14:43On parlait des universités américaines,
14:45on peut parler aussi
14:45des universités en France
14:47avec ce mouvement lycéen
14:48et étudiant qui se poursuit.
14:50Près d'un tiers des universités
14:52étaient bloquées hier.
14:54Et dans ce contexte,
14:55tenez,
14:55une prise de parole,
14:56celle d'une ancienne
14:57première ministre,
14:58ancienne ministre de l'Éducation,
15:00Elisabeth Borne,
15:01qui accorde une interview
15:02à le confrère du Parisien.
15:04Elle propose,
15:04elle fait une proposition.
15:05Tenez,
15:06elle met cette proposition
15:07sur la table
15:07pour bien calmer
15:09la mobilisation lycéenne.
15:10Elle propose
15:11une allocation temporaire
15:12de 500 euros par mois
15:14jusqu'à un an
15:15pour tout jeune diplômé
15:16en difficulté.
15:18J'aimerais recueillir
15:19vos réactions.
15:20Vous en pensez quoi,
15:21Eric ?
15:21Mais diplômé de quoi ?
15:24Je crois que c'est diplômé
15:26de l'enseignement supérieur.
15:28Mais vous ne croyez pas
15:29plutôt qu'au lieu de dire
15:30on va donner des diplômes bidons
15:32et après,
15:33comme les gens
15:33avec ces diplômes bidons
15:34ne vont pas trouver de boulot,
15:36on va leur donner une allocation.
15:38Mais les gens sont fous.
15:39En fait,
15:40on est en pleine folie.
15:41Ça me fait penser
15:41à cette phrase
15:42de Thatcher
15:43qui dit
15:43le problème
15:44avec le socialisme
15:45c'est qu'à un moment
15:45l'argent des autres
15:46finit toujours
15:47par manquer.
15:51Alors que
15:52si vous voulez vraiment
15:55être bienveillant,
15:56une réelle bienveillance
15:57avec cette génération,
15:59il faut rétablir
16:00une sélection
16:01drastique
16:02à l'entrée
16:03de l'université
16:04ou
16:05une sélection
16:06drastique
16:06au bac.
16:07or,
16:08ils sont en train
16:08de céder
16:09surtout.
16:09J'ai encore entendu
16:10qu'on cherchait
16:12un système
16:12pour remplacer
16:13Parcoursup
16:14qui permette
16:15de donner
16:15une place
16:16dans l'enseignement
16:17supérieur
16:18de son choix
16:18à tout bachelier.
16:20Donc, je le répète,
16:22je l'ai déjà dit
16:22dans une chronique,
16:23moi je suis nul en maths
16:24mais moi mon choix
16:25c'est que je vais aller
16:26à Polytechnique
16:26et après je vais construire
16:28des centrales nucléaires.
16:29Je suis nul en maths,
16:30c'est pas grave.
16:31Mais on va continuer
16:32combien de temps
16:33cette folie démagogique ?
16:34On va continuer
16:34combien de temps
16:35à se moquer d'eux
16:36en les écoutant ?
16:38Alors cette allocation
16:40temporaire à 500 euros,
16:41je disais mensuelle
16:42jusqu'à un an,
16:43c'est pour tout jeune
16:44diplômé en difficulté
16:45sous condition de ressources
16:46et de recherche active
16:48d'emploi,
16:49contribution
16:49d'Elisabeth Borneau
16:50au départ.
16:51Diplômé de l'enseignement supérieur
16:52ou diplômé
16:53d'un baccalauréat ?
16:54Oui, de l'université.
16:55Diplômé.
16:56D'abord,
16:56en quoi ça répond
16:57aux demandes
16:59en ce moment
16:59des syndicats d'étudiants
17:01qui sont délirantes
17:02ces demandes ?
17:02Il y a une demande
17:03de création
17:04de 250 000 places
17:07à l'université.
17:08En quoi ça répond
17:09Madame Borne ?
17:10Ça n'a rien du tout.
17:11Puis deuxièmement,
17:11qui paye
17:12les 500 euros
17:13en question ?
17:14Je rappelle la phrase
17:16du gouverneur
17:16de la Banque de France
17:18qui est parti,
17:18François Vidoras de Gallo,
17:19vers d'autres horizons.
17:20Il est parti,
17:21première fois que j'ai entendu ça
17:22en 40 ans de carrière,
17:23en disant
17:23qu'il n'y a plus
17:23un euro en caisse
17:24en France.
17:25Donc Madame Borne
17:25allait bien distribuer
17:26l'argent des autres,
17:27c'est-à-dire du contribuable,
17:28mais il n'y a plus
17:29d'argent du tout.
17:30Et en quoi ça répond ?
17:31Enfin, je ne vois pas.
17:32C'est-à-dire,
17:35on donne 500 euros
17:36par mois
17:37pendant un an
17:38à des gens
17:38qui ont une première année
17:39de fac ?
17:40Je ne comprends pas.
17:42Qui sont diplômés
17:43et qui tentent
17:43de s'insérer
17:44sur le marché du travail.
17:46Tant qu'ils ne sont pas insérés,
17:49oui, bah écoutez...
17:51Et moi, je vous dis
17:51qu'il faut le plus tôt leur...
17:52Mais c'est délirant.
17:53Mais donnons-le
17:54des diplômes
17:54qui leur permettront
17:55de s'insérer.
17:56Mais il y aurait des euros
17:56par mois
17:57pendant qu'on y est.
17:58Mais franchement,
18:00moi, je suis catastrophé.
18:01Non, mais c'est vraiment
18:02du délire.
18:03C'est-à-dire qu'on a
18:04un problème
18:05avec des diplômes
18:08qui ne valent rien.
18:09D'accord ?
18:10Et plutôt que d'essayer
18:11de résoudre ce problème,
18:12on fait un espèce
18:14de truc cosmétique
18:15où on va payer les gens
18:17donc une sorte de chômage
18:18avant d'avoir travaillé.
18:20Parce que vous savez
18:20que normalement,
18:21pour être touché
18:22des allocations au chômage,
18:24il faut déjà avoir travaillé.
18:25Bah là,
18:26non,
18:26on va commencer sa vie active
18:28avec des allocations.
18:29Alors,
18:30on parlait des Etats-Unis,
18:31je ne suis pas sûr
18:32que beaucoup d'Américains
18:34adoraient ce genre de système.
18:36Mais c'est quand même...
18:38Enfin,
18:38si vous voulez,
18:39c'est du délire.
18:40C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
18:41c'est la démagogie
18:43qui domine justement.
18:44parce qu'après,
18:45après,
18:46il propose des solutions.
18:47Parce que,
18:48alors,
18:48on le voit,
18:49la question,
18:49c'est de savoir
18:50est-ce qu'il y a une issue
18:51à cette crise lycéenne ?
18:55Il y a une issue alors ?
18:56C'est-à-dire ?
18:56Si le gouvernement ne l'a pas trouvée.
18:58Moi,
18:58je vous dis la fermeté.
18:59C'est-à-dire de dire
19:00non,
19:00on ne discutera pas
19:01tant qu'il y aura des blocages,
19:04on ne discutera avec personne,
19:05non,
19:06on ne...
19:06Vous pouvez être dans la rue
19:08pendant six mois
19:08si vous voulez,
19:10mais sans empêcher
19:11les autres de travailler,
19:12mais on ne va pas donner
19:14une place à l'université,
19:16à tout le monde,
19:16parce qu'après,
19:17les gens qui sortent
19:18de l'université
19:18vont construire
19:19nos centrales nucléaires,
19:20ils vont être
19:20dans les salles d'opération,
19:22ils vont...
19:22Ben non.
19:23Donc,
19:23non,
19:24on ne va pas accepter
19:25que vous ayez
19:27des titres ronflants,
19:29on va vous demander
19:30de revenir
19:30à la méritocratie.
19:32Et,
19:33par ailleurs,
19:33je vous rappelle
19:34qu'il y a une élection,
19:35donc vous n'avez qu'à
19:35vous exprimer
19:36dans les urnes.
19:37Non mais,
19:38céder,
19:38en fait,
19:39c'est comme avec les enfants,
19:40c'est un crime.
19:41Contre eux !
19:41Bon,
19:42en tout cas,
19:43Elisabeth Lévy
19:44n'est pas Sébastien Lecornu,
19:45Sébastien Lecornu
19:46n'est pas Elisabeth Lévy,
19:47puisque lui,
19:48ben,
19:48c'est pas ton le choix
19:50de la fermeté,
19:51puisqu'il a décidé
19:53de continuer à discuter,
19:53il propose
19:54de nouvelles réunions
19:55avec les lycéens
19:56la semaine prochaine.
19:58Je ne sais pas,
19:59Eric,
19:59si vous pensez
20:00que ça peut
20:01faire avancer les choses,
20:02peut-être ?
20:03Il faut toujours mieux
20:04discuter que pas discuter,
20:05mais le problème,
20:06je pense qu'Elisabeth
20:07l'a bien résumé,
20:08je partage assez son avis,
20:09c'est que dès l'instant,
20:10vous mettez une loi
20:11dans l'engrenage,
20:12d'ailleurs,
20:13avec des gens
20:13qui vous interpellent,
20:14qui représentent qui ?
20:15Parce qu'il faut le redire,
20:16quand même,
20:17si vous voulez,
20:17il y avait 4%
20:17de lycées en grève,
20:19il y avait des représentants
20:21de lycéens
20:22qui sortent sans doute
20:23pour faire carrière
20:24à gauche,
20:25donc ils ont un peu
20:25de visibilité,
20:26donc ils disent,
20:27tiens,
20:27peut-être qu'on me proposera
20:28une circonscription
20:28le coup d'après,
20:29mais quand vous commencez
20:31à céder,
20:31quand vous commencez
20:32à accepter,
20:34ça veut dire
20:34que vous reconnaissez
20:35votre échec.
20:36Vous avez vu,
20:36hier,
20:37Nunez a reconnu
20:38le fait qu'il était
20:39responsable et coupable
20:40du fiasco du 17 octobre.
20:41Bon,
20:42peut-être que le Premier Ministre
20:44va également mettre
20:45deux genoux à terre,
20:46mais en fait,
20:47après,
20:47qu'est-ce qu'il faut ?
20:48Il faut accéder à la demande
20:49de créer 250 000 postes
20:51en fac,
20:51il faut accepter
20:52de mettre 12 élèves
20:54et demi par classe,
20:55il faut accepter
20:56de virer immédiatement
20:58par cours sub,
20:59sans savoir par quoi
20:59on le remplace,
21:00et pas de l'envoyer
21:01au gouvernement suivant
21:02en 2028,
21:02comme le fait le cornu,
21:03il faut qu'il continue,
21:04les lycéens
21:05qui ne représentent personne,
21:06à le mettre à genoux.
21:07Et quoi bon,
21:08alors à quoi bon,
21:09continuer justement
21:10à les écouter,
21:11à négocier avec eux
21:12si au final,
21:13rien n'est négociable ?
21:14Peut-être parce que
21:14le politique pense toujours
21:16qu'il va pouvoir
21:16enfariner les gens
21:17qui sont devant lui,
21:18si vous voulez,
21:19voilà,
21:19mais ces gens qui sont...
21:20Peut-être qu'il essaie
21:20de rattraper son retard
21:21à l'allumage aussi.
21:22Oui, peut-être,
21:23mais si vous voulez,
21:24qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui
21:26pour débloquer les lycées ?
21:27Qu'est-ce qu'on fait ?
21:28Qu'est-ce qu'on leur donne
21:29de plus ?
21:30Le titre de causeur
21:31aujourd'hui,
21:32c'est la jeunesse
21:32est un naufrage,
21:33mais franchement,
21:34on peut aussi dire
21:34que le jeunisme
21:35est un naufrage.
21:37Vraiment,
21:37et c'est un naufrage
21:38contre la jeunesse.
21:39Je le répète,
21:42c'est vraiment pas un cadeau
21:43qu'on est en train
21:43de leur faire,
21:44de les écouter
21:45dans leur délire
21:47revendicatif,
21:47les 250 000 places
21:48en fac.
21:49Mais c'est bon là,
21:50et le mérite
21:51et le travail,
21:51il n'en est jamais question.
21:53C'est marrant,
21:53la gauche ne parle plus
21:54de production
21:54quand elle parle d'économie,
21:56elle parle que de distribution,
21:57et les mômes,
21:58il ne parle plus.
21:58Il y a des revendications,
21:59on peut les entendre,
22:00et elles sont légitimes,
22:02elles sont justifiées.
22:02C'est bon,
22:03on en a parlé,
22:04d'accord.
22:04Très bien,
22:05mais les bâtiments,
22:06ce n'est pas là-dessus
22:07qu'on discute,
22:07puisqu'ils sont là,
22:09ils vous regardent
22:09d'un petit air butin
22:10en disant
22:10non, nous on veut
22:11l'abrogation
22:11de Parcoursup
22:12et rien d'autre.
22:13C'est bon,
22:13et bien non,
22:14tu n'auras pas l'abrogation
22:15de Parcoursup
22:15et rien d'autre.
22:16Quand on voit
22:16sur la plateforme,
22:18je crois que c'est
22:19moins de 20%
22:20des contributions
22:28de l'activité extraordinaire
22:29de ses représentants.
22:31Et bien voilà,
22:32on va conclure.
22:34Elisabeth Lévy,
22:35Eric Levin,
22:36un grand merci.
22:37J'espère qu'il y a
22:39beaucoup de jeunes
22:39dans la rédaction,
22:40je vais essayer
22:40de la traverser
22:41discrètement.
22:43Ils vous attendent,
22:44attention,
22:45ils vous attendent,
22:45prenez soin de vous.
22:46Merci beaucoup Elisabeth,
22:48merci Eric,
22:49merci à vous Félix.
22:52Félix,
22:52dans un instant
22:53on va parler
22:53de la précarité énergétique
22:55avec les auditeurs,
22:57avec vous,
22:58vous nous appelez
23:000826 300 300,
23:02j'ai envie de vous entendre,
23:03d'entendre vos témoignages,
23:04c'est important
23:04de vous entendre,
23:06discuter,
23:07partager ce que vous vivez
23:08et notamment à propos
23:09de ces difficultés
23:10à se chauffer,
23:11ça y est,
23:11c'est l'hiver
23:12et certains ont décidé
23:14de se chauffer un peu moins
23:16ou alors,
23:18c'est difficile aussi
23:19de payer tout simplement
23:20ces factures.
23:20Alors,
23:21on vous fait réagir
23:22non seulement au standard,
23:23vous continuez d'appeler,
23:24Manu est en train
23:24de décrocher
23:25au 0826 300 300
23:26et puis Félix aussi
23:27sur les réseaux sociaux,
23:28ça réagit.
23:29Oui,
23:29vous nous dites à 67%
23:31sur la chaîne YouTube
23:32de Sud Radio
23:33que vous avez prévu
23:33de moins vous chauffer
23:35cette année,
23:36c'est par exemple
23:37ce témoignage,
23:38ça fait 3 ans déjà
23:39que je chauffe au minimum
23:40ou cet autre commentaire
23:41sur la chaîne YouTube
23:42de Sud Radio,
23:42je ne chauffe que
23:44quand je suis chez moi
23:45et que les pièces
23:45sont occupées,
23:46j'ai été élevé comme ça,
23:47je rentre le soir,
23:47j'ai 16-17 degrés,
23:49si besoin j'allume
23:50le poêle à bois
23:51et j'ai 22 très rapidement.
23:53J'ai envie de vous entendre,
23:54allez,
23:55Sud Radio,
23:558h,
23:569h33,
23:570826,
23:58300 300,
23:59appelez-nous,
24:00à tout de suite.
24:029h10,
24:029h10,
24:03Sud Radio,
24:05la vérité en face,
24:06Benjamin Glaze.
24:07Il est 9h37
24:09sur Sud Radio,
24:11ça sonne au standard.
24:12Manu qui répond
24:13à vos appels
24:14au 0826,
24:16300 300.
24:17Tenez,
24:181 Français sur 3
24:19peine à payer
24:20ces factures d'énergie.
24:21Ils sont de plus en plus nombreux.
24:23Vous êtes de plus en plus nombreux
24:25à décider de mettre
24:26un petit peu moins le chauffage
24:27l'hiver
24:28pour éviter à payer
24:29trop,
24:30trop pour se chauffer.
24:32On vous écoute
24:33tout de suite au standard
24:340826,
24:35300 300.
24:36On a Julien
24:37qui est avec nous de Paris.
24:39Bonjour Julien.
24:40Oui,
24:40bonjour Benjamin.
24:41Et bienvenue sur Sud Radio.
24:42Julien,
24:43comment allez-vous ?
24:44Je vais très bien,
24:44délicablement.
24:46Dites-nous un petit peu
24:47où aller réagir
24:48à cette question
24:49de la précarité énergétique.
24:51Vous êtes concerné
24:52vous-même, Julien.
24:53Est-ce que vous avez décidé
24:54de vous chauffer
24:56un petit peu moins
24:56pour éviter de payer trop cher ?
24:58Alors,
24:58déjà,
24:59je ne suis pas sur Paris,
25:02je suis à Vierge-Saint-Sillon,
25:03c'est tout près.
25:03C'est vraiment
25:04une commune très proche
25:05Juste au-dessus, oui.
25:06Juste au-dessus,
25:07en dessous,
25:08enfin au Sud.
25:09Au-dessus,
25:09oui,
25:09au Sud,
25:10c'est ça,
25:10on y est.
25:12Oui,
25:12Julien.
25:13Et donc,
25:14du coup,
25:15nous,
25:15on a le privilège,
25:17on ne va pas se mentir,
25:18d'habiter en pavillon
25:18et donc d'avoir une cheminée
25:20pour le réchauffer.
25:21Et mine de rien,
25:22on a fait nos calculs.
25:23Et le bois est aujourd'hui
25:24le chauffage le moins cher
25:26qu'on ait trouvé
25:26puisque sinon,
25:27c'était le gaz.
25:29Et malheureusement,
25:29le gaz est aujourd'hui
25:31devenu inabordable.
25:32donc on s'en tient
25:33au strict minimum,
25:34c'est-à-dire qu'on fait
25:35tourner la chaudière
25:35uniquement vraiment
25:37la nuit
25:37quand il n'y a personne
25:40de présent
25:41pour réchauffer
25:43la cheminée.
25:43Mais c'est vrai
25:44que je vais veiller
25:44jusqu'à 2h du matin
25:45pour être sûr
25:46que la cheminée
25:47tourne le plus tard
25:48possible
25:49et tienne la maison
25:50le plus chaud possible
25:51le plus longtemps possible.
25:52Il fait combien
25:53dans la maison ?
25:55Alors là,
25:56très exactement,
25:56il fait 17,9.
25:57C'est pas beaucoup.
25:59C'est pas beaucoup,
26:00mais j'ai pas encore allumé
26:01la chaudière,
26:01mais après,
26:02on a pris l'habitude.
26:03Nous,
26:03ça fait assez longtemps
26:03qu'on a commencé
26:05à réfléchir
26:07à vivre différemment
26:09avec la température.
26:10Déjà nous,
26:10la température visée,
26:12c'est 18 degrés
26:12depuis très très longtemps
26:13et on a appris
26:14à mettre un petit pus
26:15donc là,
26:1617,9,
26:17c'est presque confortable
26:18pour nous.
26:19Vous dites,
26:20le bois pour le coup,
26:21c'est la meilleure option
26:22pour avoir une idée.
26:24Vous payez combien
26:24pour vous chauffer
26:26pour ceux qui nous écoutent ?
26:28Voilà,
26:29alors moi,
26:30je triche un peu
26:31parce que j'ai la chance
26:33d'avoir dans un réseau
26:34autour de moi
26:35de personnes
26:36qui ont des terrains
26:37et je récupère le bois
26:38quand ils défréchissent
26:39leur terrain.
26:40Donc,
26:41il y a une grosse partie
26:42de mon bois
26:42que je récupère
26:43et une partie
26:44que j'achète.
26:44J'achète à peu près
26:466 terres
26:47à 40 euros
26:48la sterre
26:49pour toute l'année.
26:51Donc,
26:52clairement,
26:53c'est quand même
26:53financièrement
26:54beaucoup plus intéressant
26:56et ça évite
26:58pour vous
26:59de payer
26:59des factures
27:00énormes ?
27:02Exactement,
27:03tout à fait.
27:04On essaie
27:05de fonctionner
27:06comme ça.
27:06Après,
27:07on aura toujours
27:07des factures
27:08malheureusement
27:09de chauffage
27:10comme un complément
27:12de chauffage
27:13pour les périodes
27:13où malheureusement
27:16la cheminée
27:17ne tourne pas
27:18puisque c'est la nuit
27:19par exemple
27:20que je la réactive
27:21vers 2h du matin.
27:22Vous faites comment
27:23dans ce cas-là ?
27:23Vous avez un chauffage
27:24d'appoint ?
27:24Oui,
27:25on a une chaudière
27:27au gaz
27:27mais on l'a programmée
27:29pour qu'elle ne tourne
27:30vraiment
27:31que la nuit
27:32la nuit.
27:32D'accord.
27:32Qu'elle ne tourne pas
27:33la journée.
27:34Julien,
27:34vous restez avec nous.
27:35On est avec Ben
27:36qui nous vient
27:38de Pézenas
27:39dans l'Héros.
27:40Bonjour Ben.
27:41Oui,
27:42bonjour.
27:42Bonjour à vous
27:43et aux auditeurs
27:45de Sud Radio.
27:46Bienvenue
27:46sur Sud Radio Ben.
27:47Merci.
27:48Racontez-nous,
27:49expliquez-nous
27:49c'est quoi votre quotidien
27:51vis-à-vis de cette question
27:52du chauffage.
27:53Est-ce que vous arrivez
27:54à vous chauffer suffisamment
27:55vous-même, Ben ?
27:57C'est compliqué
27:58parce que plus ça va
27:59plus le gaz augmente.
28:01En fait,
28:02au départ,
28:03moi et ma compagne
28:04on avait acheté
28:05une vieille maison
28:07que l'on a rénovée
28:09nous-mêmes.
28:10Et il y a
28:11je vous parle
28:11il y a 30-40 ans
28:12et on nous avait conseillé
28:14le gaz.
28:16Le gaz,
28:16oui.
28:17il y a 40 ans
28:18c'est ceux
28:19qui étaient conseillés
28:20d'enlever
28:20les maisons,
28:21etc.
28:22Bon,
28:23la chaudière
28:24c'était au départ
28:25ce qui coûtait
28:26le plus cher,
28:27c'est-à-dire
28:27l'installation
28:28de la première,
28:28etc.
28:29Mais après,
28:30au niveau du gaz,
28:33de la consommation,
28:34etc.
28:34C'était beaucoup
28:35plus bénéfique.
28:37Mais aujourd'hui,
28:38ça s'est devenu
28:41un luxe.
28:42parce que quand je vois
28:44les augmentations,
28:46franchement,
28:47à quel point
28:47qu'on s'enche
28:49à se chauffer au bois.
28:52Parce que là,
28:52j'ai rencontré
28:53une amie,
28:54donc j'ai parlé
28:55un peu avec elle,
28:56en fait,
28:57carrément au bureau
28:58de tabac,
28:59quand elle a acheté
28:59le journal.
29:00D'accord.
29:01Et sur le journal,
29:02c'était marqué
29:02augmentation
29:03du prix de gaz.
29:04Oui.
29:04Et la buraliste
29:06m'a dit
29:07qu'elle se chauffe
29:08au bois maintenant
29:09depuis des années
29:10et que c'était
29:11très économique.
29:13Ben,
29:14justement,
29:14on a Julien
29:15qui est avec nous.
29:16Vous êtes toujours là,
29:16Julien ?
29:17Bien sûr,
29:18tu l'as.
29:19Julien,
29:19vous,
29:20justement,
29:20vous nous disiez
29:21où chauffer au bois
29:22et ça vaut le coup,
29:24c'est économique.
29:25Ben,
29:25Ben,
29:26hésite à passer.
29:27C'est chaleureux,
29:27c'est confortable,
29:28c'est un plaisir
29:29d'avoir de vivre.
29:30Bon,
29:30alors vous conseillez,
29:31vous êtes avec Ben là,
29:33Julien,
29:33au téléphone,
29:35dites-lui,
29:35justement,
29:36quel conseil
29:36vous lui donnez
29:37à ce niveau ?
29:38Alors,
29:39déjà,
29:39de se préparer
29:39longtemps en avance.
29:41Le bois,
29:41il ne faut pas l'acheter
29:42en octobre ou en novembre,
29:43il faut l'acheter vraiment
29:45au mois de mai
29:46ou au mois d'avril,
29:47c'est vraiment
29:47les périodes
29:48les plus propices
29:49puisque là,
29:49les tarifs sont
29:50beaucoup moins chers.
29:52Généralement,
29:52en plus,
29:53ils sont en train
29:53de déblayer
29:54parce qu'il y a
29:54tous les dégâts
29:55qui ont été faits
29:55par les tempêtes
29:56isernales,
29:56etc.
29:57Donc,
29:57c'est là où
29:58ils ont besoin
29:58de faire de la place
29:59et ils ont besoin
30:00d'écouler du bois
30:00rapidement.
30:01Après,
30:02ils vont pouvoir
30:04restocker le nouveau bois
30:05parce que le bois
30:06doit sécher
30:06pendant 3 à 4 ans
30:07en règle générale.
30:09C'est pour ça
30:10qu'on voit des fois
30:10dans les forêts
30:11des gros tas de bois.
30:11En fait,
30:12c'est du bois qui sèche
30:12qui est en attente
30:13de séchage.
30:15Et alors,
30:16paradoxalement,
30:17ce qu'il faut savoir,
30:18c'est que le bois
30:19qui sèche à l'extérieur
30:20sous la pluie
30:20sèche mieux
30:21qu'un bois
30:22qui serait stocké
30:23au sec.
30:23Parce qu'en fait,
30:24quand on dit
30:24faire sécher le bois,
30:25c'est faire extraire
30:26la sève qui est dedans.
30:27C'est la sève
30:28qui brûle mal
30:29et qui a tendance
30:30à calaminer
30:31les conduits de cheminée.
30:34Alors qu'un bois
30:35qui est sous la pluie,
30:36il va être rincé,
30:37rincé, rincé.
30:38L'eau,
30:38elle s'évapore
30:39en quelques jours,
30:40quelques heures.
30:41La sève,
30:41par contre,
30:42il faut des années
30:42pour qu'elle s'évacue.
30:43Donc,
30:43c'est pour ça
30:44qu'on le laisse
30:44sous la pluie.
30:45Et même chez soi,
30:46quand on le stocke,
30:47c'est bien d'avoir
30:48un abri pour le complément,
30:50mais il faut mieux
30:51le stocker sous la pluie
30:53et bien aérer
30:54pour qu'il moisisse par là.
30:56Ben,
30:56vous avez un expert,
30:58Julien,
30:58qui est là
31:00pour vous conseiller.
31:01C'est génial.
31:02Ah ben oui,
31:02non,
31:03mais de toute façon,
31:03je pense que
31:04beaucoup de gens
31:05vont se retourner
31:06vers le bois,
31:06je pense,
31:07parce que
31:08tout devient cher.
31:11Nous encore,
31:12on a de la chasse
31:13dans le midi
31:14et il ne fait pas très froid.
31:16Donc,
31:16au niveau du chauffage,
31:17on est quand même
31:19plus ou moins privilégié.
31:21Mais je pense que
31:22les gens qui habitent
31:22dans le nord
31:23ou dans les régions,
31:25dans l'est
31:25où il fait
31:26beaucoup plus froid,
31:28je mesure
31:28à quel point
31:30au niveau
31:31de l'énergie,
31:31c'est un coup.
31:33En attendant
31:33de passer au bois,
31:35là,
31:35Ben,
31:36vous allez faire comment
31:38pour cet hiver ?
31:39Vous êtes au gaz,
31:40je rappelle.
31:40Je suis obligé
31:41pour l'instant,
31:42on est au gaz.
31:43Je ne peux pas,
31:44d'ailleurs,
31:44je viens de l'allumer,
31:45je veux dire.
31:46À part que
31:47comme disait Julien,
31:49nous,
31:49la nuit,
31:50elle ne tourne pas
31:50par contre.
31:51c'est le contraire.
31:52Nous,
31:52on tourne un peu
31:53au niveau
31:54de la journée,
31:55on tourne un peu
31:56parce que,
31:57bon,
31:57dans la journée,
31:58on a besoin.
31:59Mais la nuit,
32:00bon,
32:00écoutez,
32:01quand même,
32:01on est sous la couette,
32:02on s'aville un peu plus
32:04et on fait avec quoi
32:06et on essaie d'économiser
32:08parce que,
32:08par contre,
32:10pour Benjamin,
32:11si vous me permettez,
32:12si vous me permettez,
32:13je voulais quand même
32:15parce que moi,
32:16vous savez,
32:16actuellement,
32:17on est sur une élection
32:18présidentielle,
32:19donc on entend
32:19beaucoup les politiques,
32:21voilà,
32:22on entend beaucoup
32:22les politiques,
32:24etc.,
32:24et c'est bien
32:26que vous ayez fait
32:26une,
32:27comment on appelle ça,
32:28une émission
32:28sur l'énergie.
32:30C'est très bien,
32:30je vous félicite
32:31parce que c'est
32:32un vrai sujet.
32:33alors,
32:34on nous rabâche,
32:35les hommes politiques,
32:37nous rabâchent
32:38à longueur de journée
32:39les musulmans,
32:40l'islam,
32:40l'insécurité
32:41et tout et tout,
32:43alors que le premier sujet
32:45où tous les français
32:46sont concernés,
32:47et ça,
32:47je pense que beaucoup
32:48de français seront d'accord
32:49avec moi,
32:50c'est le pouvoir d'achat.
32:52C'est comment finir
32:53la fin de mois,
32:54c'est comment que
32:55le prix de l'essence
32:56qui a augmenté
32:56qui est à 2,50 euros,
32:58c'est que quand on va
32:59dans les hôpitaux,
33:01on attend 4 heures,
33:035 heures à part
33:04pour être reçu
33:04par un neuroscientiste,
33:06quant au moins
33:06le délaprement,
33:07il n'y a pas de médecins
33:09dans les villages
33:11où ils n'ont
33:11aucune médecine,
33:13mais le vrai problème,
33:15il est là,
33:16il est là,
33:17il faut qu'ils arrêtent
33:17les musulmans,
33:19les sécurités,
33:20les musulmans,
33:20les sécurités,
33:22comme une certaine...
33:22Ce sont des sujets aussi,
33:25alors on est plus ou moins
33:26concernés,
33:27effectivement,
33:27en tout cas,
33:28votre message,
33:28il est passé ce matin
33:29sur Sud Radio.
33:30Ben, Julien,
33:31merci d'avoir été avec nous
33:33au standard,
33:34au 0826 300 300,
33:35vous continuez de nous appeler
33:36dans un instant,
33:37allez,
33:37on parle de Donald Trump.
33:399h10,
33:40Sud Radio,
33:41la vérité en face,
33:43Benjamin Glaze.
33:44Il est 10h moins 10
33:45sur Sud Radio,
33:47on est ensemble pour parler,
33:48tenez,
33:48tout de suite,
33:48de Donald Trump,
33:49ben oui,
33:50puisque ça a été un petit peu
33:51la déroute,
33:52même beaucoup,
33:53hier soir,
33:54avec cette défaite,
33:56au mi-terme,
33:57c'est les élections
33:57de demi-mandat,
33:58il a perdu le Sénat
33:59et la Chambre des représentants,
34:02vous êtes avec nous
34:03au 0826 300 300,
34:04on est avec Emmanuel de Surenne,
34:06bonjour Emmanuel.
34:08Bonjour,
34:08comment ça va ?
34:09Ben,
34:09ça va et vous ?
34:11Ben,
34:11bien,
34:11bien.
34:12Vous en pensez quoi
34:13de ce résultat alors ?
34:14Ben,
34:15ça c'est le résultat
34:16d'une guerre engagée
34:17n'importe comment,
34:18et franchement,
34:20je me demande
34:21par qui est entouré Trump ?
34:24Il n'y a personne
34:25pour lui dire
34:25qu'on ne gagne pas une guerre
34:27uniquement avec des bombardements,
34:29si on n'engage pas
34:30des troupes au sol,
34:31on n'a aucune chance
34:32de l'emporter.
34:35Enfin,
34:36le seul pays
34:37qu'ils ont vaincu
34:39avec des bombes,
34:40c'était le Japon,
34:41mais c'était avec
34:41des bombes atomiques.
34:45les Allemands même,
34:46ils avaient dû faire
34:47le tapis de bombes
34:48avec des bombardiers
34:49qui rasaient
34:51des villes entières.
34:52Mais là,
34:53on ne touche pas
34:54aux populations civiles
34:55parce qu'on ne leur en veut pas,
34:57c'est juste
34:58le haut commandement
34:59des guerres
34:59à la révolution,
35:01alors on va
35:01leur taper dessus,
35:02puis ils vont finir
35:03par,
35:04on va les ruiner,
35:05puis ils vont finir
35:06par mettre
35:06le genou au terre
35:07et ça va être terminé.
35:08La question,
35:09c'est effectivement,
35:09on en parlait tout à l'heure,
35:10mais les conséquences
35:11elles sont directes
35:12au portefeuille des Américains
35:13parce que vous avez vu
35:14les prix des carburants,
35:16parce qu'on parle
35:16des prix des carburants
35:17en France,
35:17là-bas aussi,
35:18ça a fortement...
35:21Elle est méritée du coup,
35:22c'était la question
35:23qu'on posait sur les réseaux sociaux,
35:24je ne sais pas si vous avez voté,
35:25mais elle est méritée
35:26ou pas cette défaite
35:27de Donald Trump,
35:28selon vous,
35:28Emmanuel ?
35:30Elle est méritée
35:31parce qu'une erreur
35:33de jugement
35:33de ce calibre,
35:34on s'en comptait ensuite
35:35c'est des chouilles lamentables
35:39à Poutine.
35:40Enfin franchement,
35:40c'est extrêmement décevant.
35:42Moi, j'y avais beaucoup
35:45aimé Trump au début.
35:47Je pense que le travail
35:48qu'il faisait
35:49de lutte contre le wokisme
35:50et tout ça,
35:51c'était vraiment excellent.
35:53Maintenant,
35:54je pense que les Américains
35:55sont aussi un peu fous
35:57quand même,
35:57parce que même s'ils ne sont
35:58pas contents contre Trump,
36:00ils sont en train
36:00d'élire des gens
36:01qui vont les pousser
36:03dans le trou.
36:04Enfin bon,
36:05c'est ça,
36:06c'est des élections,
36:06c'est comme ça.
36:07Écoutez,
36:08en tout cas,
36:08c'est vrai que les conséquences
36:09elles sont aussi pour nous
36:09parce que la guerre en Iran,
36:11on parlait des prix
36:11des carburants.
36:13Je ne sais pas
36:13si on peut dire merci
36:14de Donald Trump
36:15de façon assez cynique
36:17mais en tout cas,
36:19on en paye aussi
36:20les frais.
36:21Merci Emmanuel.
36:22On est avec Jean-Pierre
36:23également.
36:24Bonne journée Emmanuel.
36:25Jean-Pierre, bonjour.
36:27Bonjour Benjamin,
36:28bonjour à toute votre équipe.
36:29De Château,
36:30Jean-Pierre.
36:32Qu'est-ce que vous en pensez
36:32de ce résultat ?
36:33Tout à fait,
36:33en Chine actuellement.
36:34En Chine !
36:36Ouais, en Chine.
36:37C'est une collection
36:38en train de...
36:38Il m'inspire...
36:40Ouais, il m'inspire
36:41que j'espère
36:42que c'est un message envoyé
36:43et qu'on va se résoudre
36:44à aller vers un temps de paix
36:45plutôt qu'un temps de guerre.
36:47Et je pense que
36:48tout le monde en a marre,
36:49les Américains en a marre,
36:50tout le monde en a marre
36:51parce que ça fait flamper
36:52les prix,
36:53parce que plein de choses.
36:53Donc c'est peut-être
36:54un message envoyé
36:55en disant
36:55il est temps de remettre
36:56la diplomatie au cœur des choses
36:57et arrêter de vouloir
36:59aller faire la guerre
36:59à tout le monde.
37:00Vous pensez qu'il y a eu
37:02cet enjeu-là aussi
37:02qui était important.
37:04En tout cas,
37:05c'est votre analyse
37:06et pour vous,
37:08cette défaite,
37:08c'est un motif d'espoir,
37:10du coup ?
37:12Pour moi,
37:12c'est un motif d'espoir.
37:13J'espère que ça va donner
37:14d'idées aux gens,
37:15surtout en France,
37:15qu'on arrête de se déchirer
37:16et qu'on se rassemble.
37:18Il y a qu'en se rassemblant
37:18et en discutant.
37:20Alors, on n'est pas tous d'accord
37:21sur plein de choses,
37:22mais je pense qu'il faut faire nation,
37:23il faut faire ce que Trump
37:25avait compris,
37:25le fait de miser sur la nation,
37:27mais c'est la nation
37:27toute entière
37:28et en ne laissant pas
37:30les gens sur le bord de la route.
37:31Ce que Macron n'a pas compris.
37:33Merci,
37:34merci beaucoup Jean-Pierre
37:36et passez une très belle journée.
37:38Merci d'avoir été avec nous
37:40sur Sud Radio.
37:40Merci à vous, Benjamin.
37:41Il est 9h54
37:45sur Sud Radio.
37:46Elle a débarqué
37:47dans le studio.
37:48J'avais une conversation
37:49avec Juliette Riouffol
37:51et Félix.
37:52Bonjour, Stéphanie de Viru.
37:52Bonjour, je suis essoufflée.
37:55Quelle force !
37:55Oui, écoutez,
37:56on se fait son petit jogging
37:58dans les couloirs
37:59de Sud Radio le matin.
38:00Mais vous êtes à l'heure
38:01justement pour accompagner
38:02nos auditeurs
38:04sur Sud Radio.
38:05Quel est le programme alors ?
38:07Non, non, ça va,
38:08tout va bien.
38:09Le temps que vous repreniez
38:09votre site.
38:11C'était la gym du matin.
38:12Écoutez, on va parler
38:13dans la partie débat
38:15à partir de 10h30,
38:16évidemment, de cette claque.
38:17Vous en avez parlé aussi
38:18sur Sud Radio ce matin.
38:20Dans votre matinale,
38:21la claque pour Donald Trump,
38:22c'est toujours la même chose finalement.
38:24C'est le pouvoir d'achat,
38:25quel que soit le pays.
38:27Ce pouvoir d'achat,
38:29on va le retrouver aussi
38:31demain dans les cortèges
38:32du 5 novembre.
38:33On va en parler.
38:34Il y a ce chiffre
38:36qui a attiré mon attention.
38:37Je suis sûre
38:37qu'il ne vous a pas échappé
38:38non plus, Benjamin.
38:39Un tiers des Français
38:40qui ont du mal à payer
38:41leur facture d'énergie.
38:43On va en débattre.
38:44Il y aura l'économiste
38:45Benoît Perrin,
38:46notamment parmi les débatteurs.
38:48Et puis,
38:49de 10h à 10h30,
38:50c'est un sujet un petit peu
38:51plus décalé,
38:53moins news,
38:53mais qui est toujours
38:55dans l'actualité.
38:56On va parler des artisans
38:57qui se sentent abandonnés.
38:59C'est quand même
38:59le premier employeur de France,
39:00les artisans.
39:01Il faut les soigner.
39:03C'est important.
39:03Les soutenir.
39:04Ils ne se sentent pas
39:05vraiment soutenus.
39:06On en parlera.
39:08Et ça sera donc
39:08tout l'enjeu
39:09de votre émission,
39:11à vous de le dire,
39:11à suivre sur Sud Radio.
39:12Stéphanie Demureux
39:13avec Gilles Gansman.
39:14Tout venait réagir.
39:150-826-300-300.
39:17Manu au standard.
39:18Vous avez entendu Stéphanie.
39:19On sort le téléphone,
39:20on appelle 0-826-300-300.
39:22Je vous souhaite
39:22une très belle journée.
39:24Moi, je vous dis
39:24à demain,
39:257h sur Sud Radio
39:26pour un nouveau grand matin.
39:27A tout de suite.