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  • il y a 4 minutes
Avec Elisabeth Levy et Eric Revel

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-11-03##

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News
Transcription
00:009h05 sur Sud Radio, la vérité en face, l'équipe au complet autour de la table du studio de Sud
00:05Radio avec nous Eric Revelle.
00:07Rebonjour Eric.
00:08Bonjour Benjamin.
00:09Elisabeth Lévy également, rebonjour Elisabeth.
00:11Bonjour Benjamin.
00:12Et puis bien évidemment Félix Mathieu qui est là à mes côtés pour scruter ce qui se dit sur les
00:18réseaux sociaux, les votes.
00:19Dans quelques instants, notre second débat, on parlera de ce qui s'est passé à Nice.
00:25Une directrice d'école maternelle, une institutrice séquestrée.
00:30Cette question qu'on vous pose actuellement sur les réseaux sociaux et au standard au 0826 300 300, nos écoles
00:35sont-elles encore des sanctuaires ?
00:37Ça vote, ça réagit Félix.
00:38Oui, vous nous répondez non à 93%, elles n'en sont plus des sanctuaires, nos écoles.
00:43Alain nous dit, oui ça l'était jusqu'à une certaine époque mais de moins en moins.
00:46Alain qui fait le lien aussi dans son commentaire sur la chaîne YouTube de Sud Radio, qui fait lien avec
00:50aussi les récents blocages de lycées.
00:52On y reviendra sur ce sujet dans une poignée de minutes.
00:56Mais d'abord Eric, Elisabeth, je voudrais qu'on revenir sur votre chronique.
00:59Elisabeth, tout à l'heure, a retrouvé d'ailleurs...
01:03On pourrait y revenir peut-être.
01:06Chacun son tour.
01:07Ce matin, c'est Elisabeth qui nous parlait effectivement de ces syndicats enseignants qui s'insurgent contre la cérémonie du
01:1311 novembre obligatoire à l'école.
01:16Obligation faite à tous les enseignants du primaire, du secondaire d'organiser une cérémonie commémorative autour du 11 novembre.
01:22Pour les enseignants, ça hausse tout.
01:24En tout cas, les syndicats enseignants, c'est ce que vous nous avez dit, Elisabeth, tout à l'heure.
01:28Eric, ça vous fait également réagir.
01:30Vous en pensez quoi de ce coup de gueule de la part de ces syndicats d'enseignants ?
01:36Écoutez, je partage le point de vue d'Elisabeth Lévy.
01:39On a une jeunesse qui est paumée, globalement.
01:42Ce qui pourrait permettre, ou ce qui devrait permettre à cette jeunesse de se situer dans le temps,
01:47c'est précisément de lui expliquer, de lui raconter les grands moments de l'histoire française.
01:54Le 11 novembre, c'est un, n'est-ce pas ?
01:57C'est un été important pour la première guerre mondiale.
02:02Le fait qu'en fait, on se balade dans un espèce de brouillard éducatif
02:06où on ne remet plus en perspective les grands moments historiques de ce pays,
02:12participe, un, à la confusion et au fait que cette jeunesse est paumée,
02:17et deux, attaque fortement l'autorité du corps enseignant.
02:23Parce que si vous enseignez mal, ou de manière approximative,
02:27ou en connotant ces moments d'histoire,
02:30en tant qu'enseignant, vous perdez une partie de votre crédibilité.
02:33Donc je partage le point de vue d'Elisabeth, pour une fois, je suis d'accord avec elle.
02:38Vous savez que l'autorité, ça vient de la même racine que le mot auteur.
02:42Et il y a vraiment une nécessité, une mission, une beauté d'ailleurs,
02:48dans le fait d'introduire des enfants dans un monde qui les a précédés,
02:53et de leur montrer qu'il y a quelque chose de plus grand qu'eux,
02:56de plus grand que notre vie terrestre,
02:58des choses, alors chacun, on n'est pas obligé,
03:01je ne dis pas qu'il faut que tout le monde marche au bas de loi,
03:05mais, si vous voulez, il y a quand même,
03:07il me semble que transmettre l'histoire de France,
03:09c'est quand même une des missions de l'école.
03:12Comme l'a dit Eric, c'est aussi aujourd'hui très important
03:15pour à la fois une génération où beaucoup de jeunes sont paumés,
03:20où aussi beaucoup viennent d'ailleurs,
03:23et donc doivent s'approprier cette histoire.
03:26Parce que c'est un cadeau l'histoire de France, bien sûr,
03:30et donc il y a quelque chose de complètement sidérant.
03:33Moi je voudrais revenir juste en une phrase sur la gauche dans cette affaire,
03:38parce que les syndicats, en fait, c'est vraiment un point de vue très largement partagé à gauche,
03:43et je pense que, dans le fond, le déclin de la gauche a commencé
03:47quand elle a répudié la nation.
03:49Alors ça s'est fait par étapes, parce qu'au XIXe siècle, la gauche a été militariste.
03:55Jules Ferry, c'était pas du tout un anti-militariste.
04:01Au début du XXe siècle, avec les communistes, l'internationalisme, la révolution, etc.,
04:05il y a eu de violents débats autour de la guerre,
04:09mais malgré tout, en 1936, je l'ai cité tout à l'heure,
04:11le 11 novembre 1936, Blum décide que le 11 novembre, ce sera la fête
04:16de la paix internationale et de la défense nationale.
04:19Et à mon avis, un des crimes de la gauche aujourd'hui,
04:22c'est qu'elle a abandonné en même temps le peuple, en réalité,
04:26la classe ouvrière, etc., et le drapeau.
04:29Elisabeth, vous avez vu dans les manifestations,
04:31on revoit de nouveau ce drapeau tricot-là,
04:34on a même dans les meetings de Jean-Luc Mélenchon
04:35des drapeaux français qui virevoltent dans les meetings.
04:39D'accord, alors Jean-Luc Mélenchon, il est génial,
04:41parce qu'il est assez prévisible là-dessus, si vous voulez,
04:43c'est que pendant cinq ans, il crache sur le drapeau
04:47qui est colonialiste, raciste, machin, gna gna gna,
04:50systémique, ceci, cela,
04:53et quand les élections approchent,
04:54parce qu'il sait très bien que c'est comme ça
04:58qu'il faut faire dans notre pays,
05:00parce que les gens, quand même,
05:01même s'ils ne le savent plus,
05:03la nation, ça reste un des socles anthropologiques
05:06de notre vie collective,
05:08et bien, à ce moment-là, Jean-Luc Mélenchon,
05:10Chante la Marseillaise et Antoine Le Bonnet-Frigy.
05:12Voilà.
05:14C'est l'inverse.
05:15Il le chaude...
05:18Mais avec un peu d'humour,
05:21s'il s'est toléré sur cette antenne,
05:23avec un peu d'humour, je dirais à Jean-Luc Mélenchon
05:25qu'il faut qu'il se méfie des morceaux de tissu,
05:27quand même, voyez ?
05:28Parce qu'il y a une époque où il était pour le...
05:30qu'il était contre le port du voile pour les femmes,
05:33voyez ?
05:33Et puis, maintenant, il est devenu pour.
05:35Il y a des moments où il a été contre le drapeau français,
05:38et maintenant, parce qu'il a douci le discours,
05:41on est à six mois de l'élection présidentielle,
05:43maintenant, il est pour.
05:44Donc, Jean-Luc Mélenchon,
05:45méfiez-vous des morceaux de tissu.
05:48Parfois, vous êtes à revers,
05:50ou à rebrousse-poil de ce que vous avez dit
05:52quelques mois ou quelques années plus tôt.
05:54Voilà, et par ailleurs,
05:56cette histoire est folle,
05:57parce que le 11 novembre,
05:59vous pouvez faire étudier des tas de trucs,
06:00il y a des livres magnifiques
06:03qu'on peut faire étudier au moment du 11 novembre.
06:06Et je pense que c'est vraiment...
06:08Et pour en faire quoi ?
06:09Pour passer quel message,
06:11au-delà de justement ce regard porté sur l'histoire ?
06:14Quel message on met ?
06:15Le message, c'est que précisément,
06:17il y a des choses qui, à mon avis,
06:19le message, c'est qu'il y a des choses
06:20qui sont plus grandes que nous,
06:22il y a des choses qui méritent
06:23qu'on se sacrifie pour elles.
06:26Voilà, et que par ailleurs,
06:28nous ne venons pas de nulle part.
06:29La France n'est pas une table rase
06:31dans laquelle chacun peut projeter
06:33ses manies, ses ceci, ses cela.
06:36C'est aussi cela.
06:38C'est aussi une histoire.
06:40Et je suis quand même un peu fasciné
06:42par le fait que des syndicats de prof
06:43commencent à nous expliquer
06:45qu'ils ne veulent pas faire ça.
06:46Je vous fiche mon billet
06:48que demain, il y en a qui vont nous dire
06:49je ne veux pas parler de Napoléon,
06:51ni même de Louis XIV.
06:52La monarchie, c'était très mal.
06:55Ce qui est étonnant aussi,
06:56c'est que cette polémique
06:58arrive à ce moment-là,
06:59que ces syndicats enseignants
07:01s'insurgent.
07:02En ce moment,
07:03on est en pleine mobilisation lycéenne,
07:05étudiante.
07:06ça a un côté quand même
07:07assez décalé, Eric.
07:09C'est l'impression que ça donne, non ?
07:10Décalé, c'est-à-dire ?
07:11Je ne sais pas.
07:12Ça intervient à un moment
07:13où, clairement,
07:14il y a d'autres choses
07:15peut-être à traiter.
07:16En même temps,
07:17ça intervient vers le 11 novembre.
07:19C'est comme le lundi de Pentecôte.
07:22Ça tombe souvent un lundi,
07:23si vous voulez.
07:24Mais vous savez,
07:26les repères historiques,
07:27c'est quand même important.
07:29Vous voyez, par exemple,
07:30moi je prends souvent cet exemple-là.
07:31Le 14 juillet,
07:32on fête la prise de la Bastille.
07:34C'est ça qu'on fête
07:35les 14 juillet.
07:36La fête de la Fédération.
07:38Oui, la fête de la Fédération.
07:39Mais personne n'en parle
07:40de cette fête de la Fédération.
07:41Au moment où,
07:42un an avant la terreur
07:43mise en place par Robespierre
07:44avec ses guillotines immondes,
07:46un an avant,
07:47vous avez une unité nationale
07:48incroyable.
07:49Le roi est là,
07:50Louis XVI est là
07:50avec sa famille.
07:52L'évêque d'Autun,
07:55Talleyrand,
07:57fait une messe
07:58sur le champ de Mars.
08:00Le roi est prêt à signer
08:01une monarchie constitutionnelle.
08:03Le pays aurait pu verser
08:04dans autre chose.
08:05On ne fête jamais
08:06la fête de la Fédération.
08:07On fête toujours
08:09la prise de la Bastille.
08:10Donc, on a quand même
08:11un passé révolutionnaire.
08:13Mais, voilà,
08:14je vais vous paraître
08:14un peu ringard
08:15et un peu conservateur,
08:16mais je m'en fiche.
08:17Mais pour moi,
08:17l'histoire de France
08:18commence avec le baptême de Clovis.
08:20Il ne commence pas
08:20avec la prise de la Bastille.
08:22Voilà.
08:23C'est intéressant d'ailleurs
08:24parce qu'aujourd'hui...
08:25On pourrait en débattre à l'école,
08:25vous voyez, par exemple.
08:26Absolument,
08:27d'autant plus qu'aujourd'hui,
08:29il y a un débat
08:29qui ne se dit même pas.
08:31D'ailleurs,
08:31entre des gens
08:32qui d'un côté
08:32pensent que l'histoire de France
08:33s'est arrêtée en 1789,
08:35que c'est horrible
08:37et qu'il faut sauver la France
08:38au nom du Sacré-Cœur.
08:39C'est très bien.
08:40Mais de l'autre,
08:41des gens qui pensent
08:42qu'elle a commencé en 89,
08:43voire en 93.
08:47Et ça a un peu changé.
08:48Moi, quand j'étais môme,
08:49on avait une vision
08:49complètement agiographique
08:50de la Révolution.
08:53Et je pense quand même
08:54qu'aujourd'hui,
08:55oui, il y a une extrême-gauche
08:56qui se revendique
08:57de Robespierre,
08:58mais ce n'est pas non plus
09:01la personnalité
09:01la plus populaire,
09:02je pense,
09:04de France.
09:05Rappelez-moi,
09:06Elisabeth,
09:06ça tombe quel jour,
09:07le 11 novembre,
09:08cette année ?
09:09Alors, ça, je retiens.
09:10Ça, je retiens.
09:11C'est vache.
09:13Bon, Elisabeth, Eric...
09:14Comme il va me poser la question,
09:15c'est un mercredi.
09:17Moi, j'allais dire,
09:18ça tombe le 11, je crois.
09:19Bon, tout va bien.
09:20C'est un mercredi,
09:21le jour de l'armistice.
09:22Bon, allez, Eric et Elisabeth,
09:23on reste ensemble,
09:24bien évidemment,
09:25sur Sud Radio.
09:25Les 9h15,
09:26dans un instant,
09:27sujet tout dramatique.
09:29On va revenir
09:29sur ce qui s'est passé
09:30du côté de Nice
09:31avec cette directrice
09:33d'école maternelle,
09:34cette institutrice séquestrée,
09:37agressée par une parent d'élèves.
09:39On y reviendra avec vous d'ailleurs.
09:41Vous nous appelez 0826 300 300.
09:42Et puis,
09:43Félix Mathieu
09:44est toujours là
09:44dans le studio de Sud Radio.
09:46Il livre au message.
09:46Il les lira à l'antenne
09:47juste après ça.
09:509h10h,
09:50La Vérité en Face.
09:52Sud Radio,
09:53La Vérité en Face.
09:55Benjamin Glaze.
09:56La Vérité en Face
09:57avec Eric Revelle
09:58et Elisabeth Lévy
09:59pour nous accompagner.
10:01Et puis,
10:01Félix Mathieu
10:02qui nous a rejoint,
10:03qui est toujours là.
10:04De toute façon,
10:05vous êtes toujours
10:05dans le studio de Sud Radio.
10:06On peut toujours compter
10:07sur vous.
10:08On revient avec vous,
10:09Félix,
10:09sur ce choc à Nice
10:11avec,
10:11je le disais,
10:12une directrice
10:13d'école maternelle
10:13et une institutrice
10:15qui ont été agressées
10:16hier par une parent d'élève.
10:18La mère d'élève
10:19âgée de 36 ans
10:19a pointé son arme
10:20sur la directrice
10:21en évoquant des faits
10:22d'agression sexuelle
10:24sur l'un de ses enfants.
10:25C'était hier matin.
10:26Elle avait peu avant
10:27demandé un entretien
10:28en urgence
10:29avec cette directrice.
10:30Puis,
10:30elle l'a giflé,
10:31lui a tiré les cheveux,
10:32l'a frappé à plusieurs reprises.
10:33Alors,
10:34la mère d'élève
10:35a ensuite posé
10:35son couteau
10:37sur la joue de la directrice
10:38avant de quitter le bureau.
10:39Ça a quand même duré
10:39une heure.
10:40En sortant,
10:41elle a croisé une enseignante.
10:43Elle s'en est prise
10:43à son tour
10:44à cette enseignante.
10:45Elle l'a giflé,
10:46l'a menacé
10:46de son arme à feu.
10:48Elle a renouvelé
10:49ses accusations
10:49d'agression sexuelle
10:50sur l'un de ses enfants
10:52avant de quitter l'école.
10:53La trentenaire
10:54a été interpellée
10:54peu après son domicile.
10:56Elle se présente
10:56comme une aide-soignante
10:58à la double nationalité
10:59italo-tunisienne,
11:00selon le procureur.
11:01En tout cas,
11:02cette terrible séquence,
11:03ça relance
11:04la question
11:04de la sécurité
11:05des personnels
11:05dans les établissements scolaires.
11:07C'est ce que nous dit
11:08Aurélie Gagné,
11:09la co-secrétaire générale
11:10du syndicat
11:14On n'est pas habitué
11:15à ça.
11:16Les choses se sont
11:17précipitées
11:18ces dernières années.
11:19Après,
11:19effectivement,
11:19il faut être vigilant.
11:20Le climat scolaire
11:21se tend,
11:22c'est une réalité.
11:23On ne pense pas
11:23à ça tous les jours
11:24quand on se lève
11:24pour aller au travail
11:25parce que ce n'est pas
11:26la majorité des cas,
11:27heureusement.
11:28Et je pense que
11:28d'une manière globale,
11:29l'éducation nationale
11:30n'est pas préparée
11:30à tout ça.
11:31Le ministre de l'Éducation
11:32nationale,
11:33Édouard Geffray,
11:33de son côté,
11:34dénonce sur X
11:34une agression intolérable,
11:36une banalisation
11:37de la violence.
11:38On rappelle que
11:39rien que depuis la rentrée,
11:40il y a quand même
11:40déjà eu
11:40deux parents d'élèves
11:42condamnés à six mois
11:43de prison ferme
11:44pour des menaces de mort
11:44proférées contre
11:45des enseignants.
11:46Et cette question
11:47donc de savoir
11:49si nos écoles
11:50sont encore
11:50des sanctuaires
11:51ou pas.
11:52Elisabeth Lévy,
11:53je vous ai senti
11:54réagir sur les propos
11:56à l'instant.
11:57C'était une enseignante
12:01syndiquée au CIPPFSU.
12:02On n'est pas habitué à ça.
12:04En fait,
12:04si,
12:05un peu.
12:05On commence à l'être.
12:07Alors évidemment,
12:07heureusement,
12:09des assassinats
12:10de professeurs,
12:11nous en avons eu deux
12:12et ça n'est évidemment
12:14pas courant
12:15mais on est tout à fait
12:16habitué à ce qui est
12:17des violences,
12:18des menaces,
12:19ça devient une classique
12:21si je puis dire.
12:24Comment dire ?
12:26Il y a certainement
12:27des choses immédiates
12:28à faire
12:28mais moi ce qui me frappe
12:29c'est qu'en fait
12:29nous avons préparé
12:31le lit de tout ça
12:32en acceptant
12:33que l'école soit
12:34une sorte de service
12:35avec des clients,
12:36des consommateurs
12:37et il y a des consommateurs
12:39mécontents.
12:39Voilà.
12:41Donc je crois
12:42que l'idée
12:43que tout le monde
12:44peut décider à l'école,
12:45les parents,
12:46les élèves qui doivent décider...
12:47Sans pour autant
12:48débarquer dans une maternelle armée.
12:50Oui mais vous n'êtes pas
12:52un consommateur à l'école.
12:53À l'école,
12:54vous êtes là pour recevoir
12:56votre enfant,
12:57il est là pour recevoir
12:58un enseignement
12:58qui vient du maître
13:00dans une transmission.
13:02La transmission
13:02c'est verticale,
13:03vous n'êtes pas là.
13:04Ce n'est pas
13:05une réunion
13:06de copropriété permanente
13:08où chacun donne son avis
13:09où les parents
13:10ont le droit
13:10de faire éruption.
13:12Non.
13:13Il faut protéger l'école
13:15au lieu de faire entrer
13:16la société.
13:18A l'école,
13:18il faut au contraire
13:19ériger des murs.
13:21Maintenant,
13:21comment on fait ?
13:22Je suis sûr
13:22qu'Eric a de bonnes idées.
13:24Non, non, non.
13:24Je n'ai pas de bonnes idées
13:25mais moi je mets ça en parallèle
13:26parce qu'effectivement
13:27il y a de neuf
13:28que ce qu'on a oublié.
13:29On a oublié déjà
13:30qu'à Aubagne,
13:31il y a quelques semaines,
13:33un collégien est arrivé
13:34à tirer
13:37sur le proviseur,
13:38le principal
13:38de son collège
13:40à Aubagne
13:40et puis sur un enseignant.
13:43Donc il y a de neuf
13:44que ce qu'on a oublié.
13:45En réalité,
13:45les agressions d'enseignants
13:46se multiplient.
13:49Bon, alors,
13:49il y a un climat
13:50de violence générale
13:52dans la société,
13:52tout ça est juste.
13:53Mais moi,
13:54je pense aussi
13:55que si les parents
13:56se permettent
13:58d'agresser
13:58des enseignants
13:59ou des proviseurs,
14:01on l'a vu
14:01pendant
14:02également
14:03pendant
14:04les manifestations
14:06des jeunes
14:06où je crois
14:07150 enseignants
14:08ont été agressés
14:09devant des lycées.
14:10150 enseignants,
14:11des proviseurs.
14:11Et une cinquantaine
14:12de proviseurs
14:12en l'occurrence.
14:13Et une cinquantaine
14:14de proviseurs.
14:14Ça, c'est lié
14:15tout à fait directement
14:16au fait aussi
14:17que l'autorité
14:19du corps enseignant
14:19dans l'inconscient collectif
14:21s'est effondrée.
14:23Est-ce qu'on agresse
14:24un professeur
14:25lorsqu'on est en 1970
14:27ou en 1980 ?
14:28À l'époque
14:29où j'étais encore
14:30au lycée.
14:31Est-ce qu'on l'agresse
14:32en Chine
14:33ou au Vietnam
14:33ou dans les pays
14:35où on vénère le professeur ?
14:36Là, on a une multiplication
14:38d'agressions
14:38avec des armes à feu.
14:39Donc, je n'ai pas de solution
14:40parce que,
14:41comme le disait très justement
14:42Elisabeth,
14:42on ne va pas transformer
14:43non plus
14:44nos écoles
14:45en prison
14:45ou en aéroport
14:46avec des sasses
14:47de vérification.
14:49Mais on peut se poser
14:50quand même la question,
14:51Benjamin,
14:52cette dame
14:53est rentrée
14:53avec un couteau
14:54et un pistolet
14:55dans une école maternelle ?
14:57Donc, elle s'en prend
14:58à des enseignants.
14:59Mais ça veut dire
14:59que n'importe qui
15:00peut rentrer
15:00avec un pistolet
15:01dans une école maternelle
15:02ou dans une école ?
15:03Mais moi, je suis sidéré.
15:05C'est pour ça
15:05que je vous dis aujourd'hui
15:07et c'est pour ça
15:07que j'utilise ce terme
15:08de sanctuaire
15:09parce que là,
15:09clairement,
15:10on est en plein dedans.
15:12On arrive à...
15:12Mais c'est fini.
15:13C'est terminé
15:14depuis très longtemps
15:15le sanctuaire.
15:16L'école, un sanctuaire.
15:17Le lycée, un sanctuaire.
15:18Le collège, un sanctuaire.
15:19Ben non,
15:20tout le monde rentre
15:21avec des armes
15:23pour s'en prendre
15:24sous des...
15:25Alors,
15:25on va rester prudent
15:26sur cette affaire.
15:27Mais même,
15:28on ne vient pas
15:29avec un revolver
15:30pour faire quoi ?
15:30Pour tirer dans la tête
15:31de l'enseignant.
15:32Mais enfin, on est où ?
15:33Mais sanctuaire,
15:34ce n'est pas seulement
15:34une forteresse
15:35au sens physique du terme.
15:37C'est un sanctuaire intellectuel.
15:39C'est ça l'idée du sanctuaire.
15:41L'idée dont parle Péguy,
15:43me semble-t-il,
15:44c'est l'idée
15:44que l'école doit être protégée
15:46aussi,
15:47si vous voulez,
15:48de toutes les revendications
15:50d'oléances
15:50de la société.
15:51Or, aujourd'hui,
15:52on a au contraire
15:53une idée
15:54de l'éducation
15:55et de l'enseignement.
15:56Il faut,
15:58si vous voulez,
15:58apporter à l'école
15:59absolument
16:00tout ce qu'il y a dehors.
16:01C'est-à-dire
16:02le numérique par-ci,
16:04donc je crois
16:05que réellement,
16:07recentrer l'école
16:08sur ses missions
16:09premières,
16:10en tous les cas,
16:10tant qu'on ne sera pas capable
16:12d'apprendre aux élèves
16:14à penser,
16:15de leur apprendre à lire,
16:16écrire,
16:16compter de l'histoire,
16:18enfin vraiment les bases,
16:20eh bien,
16:20ce n'est pas la peine,
16:22si vous voulez,
16:22d'essayer de les rendre
16:23omniscients en tout,
16:24y compris,
16:25moi je suis fasciné
16:26quand on me dit
16:27qu'il faut absolument
16:28que l'informatique
16:29et le numérique
16:30pénètrent partout à l'école.
16:31C'est la seule chose
16:32qu'ils apprennent
16:32tout seuls.
16:34Je dirais la même chose
16:35pour l'éducation sexuelle,
16:36mais bon,
16:37je m'aventure sur un autre terrain.
16:41Ils apprennent ça tout seuls,
16:43pourquoi apprenez-leur
16:44de l'histoire
16:44et peut-être leur lire
16:45Balzac,
16:46ça ils ne vont pas le faire seuls.
16:47Sur la question de l'autorité,
16:49du respect,
16:49puisque c'est ça aussi
16:51la question qu'il y a
16:51en toile de fond
16:52aujourd'hui,
16:53Elisabeth.
16:55C'est la question
16:55de la verticalité.
16:57Vous savez,
16:57Régis Debray écrit un livre,
16:59je ne me rappelle plus le titre,
17:00mais en fait,
17:00il disait communiquer
17:01et transmettre,
17:02ce sont deux choses différentes.
17:04Transmettre,
17:04c'est vertical.
17:05C'est-à-dire,
17:06il y a quelque chose
17:07que vous devez apprendre,
17:09que vous devez enseigner,
17:10un cadeau que vous devez faire
17:11à des élèves
17:12qui sont quand même là
17:13pour écouter,
17:13poser des questions,
17:14bien sûr dialoguer,
17:15mais pas pour la ramener
17:16toutes les trois secondes
17:17en disant ce qu'il va l'apprendre.
17:19Voilà.
17:19Et l'école a de plus en plus
17:21tendance à communiquer,
17:23donc effectivement,
17:24cette autorité,
17:26écoutez,
17:26j'ai l'impression
17:26qu'on parle tout le temps
17:27d'autorité
17:28et ça c'est un signe
17:29parce que plus vous
17:31brandissez le mot,
17:32moins vous voyez la chose
17:33évidemment
17:34et je citais tout à l'heure
17:35le Vietnam
17:36ou beaucoup de pays asiatiques.
17:38Est-ce que vous imaginez
17:39dans un pays comme ça,
17:41un parent qui rentre
17:41dans une école
17:42et qui fait ce genre de choses
17:45là,
17:46je pense que pour eux
17:47c'est inimaginable.
17:48Alors peut-être d'ailleurs
17:49qu'ils vont trop loin,
17:51si vous voulez,
17:52dans la discipline,
17:52c'est dur les études
17:54pour les gamins
17:55dans ces pays.
17:55Je ne sais pas si c'est enviable,
17:56oui,
17:56mais ça c'est...
17:59Mais en tous les cas,
18:00la figure du professeur
18:03reste respectée.
18:03Maintenant c'est compliqué
18:04quand vous avez des mômes
18:05qui vous disent
18:05« Ah ben ouais,
18:06il gagne combien le prof ? »
18:07Et que le dealer du coin
18:09il gagne en une journée
18:11le salaire de ton prof.
18:12Évidemment,
18:13tu es moins porté
18:14à le respecter.
18:15Oui,
18:16Eric,
18:16on va rester très prudent
18:17sur cette affaire
18:18d'agression,
18:19je le dis,
18:20parce que je pense
18:21que la polémique
18:21va être multipliée
18:24parce que Nice Matin
18:25annonce que
18:26l'agresseuse
18:27serait sous OQTF.
18:30Elle avait une obligation
18:31de quitter le territoire.
18:32C'est confirmé,
18:32ça j'ai...
18:33Non,
18:33alors c'est pas confirmé
18:34officiellement par le parquet
18:35mais c'est ce qu'annonce
18:36Nice Matin
18:38puisque l'agression
18:39a eu lieu à Nice.
18:39Donc évidemment,
18:40ça va décupler
18:41la polémique,
18:42vous voyez,
18:43ça va rajouter
18:46des difficultés
18:47aux difficultés,
18:48là je reste très prudent
18:49parce que c'est
18:49peu conditionnel.
18:50Non mais je suis prudent.
18:52Vous avez raison.
18:52On peut faire confiance
18:53à nos confrères de Nice Matin.
18:54Si c'est le cas,
18:55en tous les cas,
18:55c'est évidemment
18:56un élément au dossier.
18:58C'est un sujet supplémentaire.
18:59En quoi c'est un sujet
19:00supplémentaire justement,
19:01Eric ?
19:01Mais parce que
19:02quand vous êtes sous OQTF,
19:03pour une raison forte,
19:05vous avez l'obligation
19:06de quitter le territoire français.
19:07donc si elle avait quitté
19:09le territoire français,
19:10contrainte ou pas,
19:11puisqu'elle est d'origine
19:12italo-tunisienne,
19:14si ma mémoire est bonne,
19:15elle n'aurait peut-être pas
19:17agressé par définition
19:18ou menacé de mort
19:19la directrice
19:20d'une école maternelle
19:21et une enseignante
19:22puisqu'elle n'aurait pas été
19:22sur le territoire français.
19:24CQFD au QTF ?
19:26Oui,
19:26c'est-à-dire qu'on rajoute
19:27un nouveau sujet.
19:28J'attends,
19:29j'attends.
19:29Honnêtement,
19:30je préfère dans ce genre d'affaires,
19:31je crois qu'on doit attendre,
19:34être prudent et avisé
19:36dans notre expression,
19:37mais si c'est le cas,
19:39on a déjà vu des délits
19:40ou des crimes commis
19:42par des gens sous OQTF
19:44et évidemment,
19:45la seule chose
19:46que vous pouvez en dire,
19:47c'est que s'ils n'avaient pas été
19:48sur le territoire français,
19:49ils ne l'auraient pas fait.
19:50Voilà.
19:50C'est la seule chose que j'ai dit.
19:51Mais absolument.
19:53Comme je vois que Benjamin
19:54veut absolument me faire parler
19:56et que je ne sais pas
19:57quoi en dire,
19:58j'ai un peu répété
19:59ce que tu avais dit.
20:01Je reconnais.
20:02Alors,
20:02c'est qu'on a fait le tour.
20:03Tenez,
20:04juste une petite question,
20:06économie,
20:06si ça vous chante,
20:08l'augmentation du SMIC,
20:09il paraît que le gouvernement
20:09pourrait l'annoncer
20:11en prévision
20:12de la manifestation
20:14du 5 novembre.
20:16Est-ce que ce serait
20:17une bonne chose ou pas ?
20:18Est-ce que ça pourrait
20:18calmer la rue,
20:19selon vous,
20:20Éric Revelle ?
20:20Alors,
20:21j'avais fait une très bonne chronique
20:21la semaine dernière
20:22sur le sujet.
20:24Il y a deux augmentations possibles.
20:25Il y a une hors
20:27augmentation classique
20:28de janvier,
20:28le coup de pouce
20:29de janvier classique
20:30sur le SMIC.
20:30Et puis,
20:31il y a celle
20:31que le gouvernement
20:32pourrait annoncer.
20:32Est-ce que ça calme la rue ?
20:33Il y a un problème
20:34de pouvoir d'achat
20:35dans ce pays,
20:35c'est absolument indéniable.
20:37Maintenant,
20:37il faut voir aussi
20:38l'effet que l'augmentation
20:40du SMIC a
20:41sur la grille des salaires
20:42dans une entreprise,
20:43notamment les PME,
20:44parce qu'en fait,
20:45on se micardise
20:46un peu les salariés français.
20:48Celui qui est aujourd'hui
20:49à 1 600 euros bruts,
20:51parce que le SMIC
20:53est à 1 400
20:53et des poussières bruts,
20:54si ma mémoire est bonne.
20:56Et 470,
20:57si je n'ai pas de bêtises.
20:58Si vous rehaussez
20:59le niveau du SMIC
21:00deux fois en décembre
21:01et en janvier
21:02pour calmer la colère sociale
21:03et donner un peu plus
21:04de pouvoir d'achat aux Français,
21:05ce qu'on peut comprendre,
21:06il y a 10 millions
21:06de pauvres en France.
21:09D'abord,
21:09il y a des PME
21:10ou des DPE
21:10qui ne pourront pas
21:11augmenter le SMIC.
21:12Et puis,
21:13celles qui pourront l'augmenter
21:14auront un problème
21:15sur leur grille salariale.
21:16C'est-à-dire que ça peut avoir
21:17un effet mécanique
21:18sur l'ensemble
21:19de la grille salariale.
21:20Parce que personne n'a envie,
21:22après 15 ou 20 ans
21:23de job,
21:24d'être payé légèrement
21:25au-dessus du SMIC
21:26et de se voir rattrapé
21:27par une hausse du SMIC.
21:28Le net,
21:29c'est en net,
21:291 477 euros.
21:31Oui, c'est en net,
21:31c'était pas loin.
21:32Le brut,
21:32c'est 1 800.
21:35On parle là
21:35d'une augmentation
21:36de 1,6%,
21:37dont 1%
21:38où c'est la hausse mécanique
21:39et ça sera avancé
21:41au mois prochain.
21:41Vous en pensez quoi,
21:42justement, Elisabeth ?
21:43Non mais,
21:44personne n'a envie
21:45que des gens
21:46ne finissent pas
21:47leur fin,
21:47ne puissent pas
21:49remplir leur frigo
21:50le 15 du mois.
21:51Donc, évidemment,
21:53chacun sait
21:53que vivre avec ce salaire-là,
21:55c'est vraiment
21:57très difficile.
21:59Simplement,
21:59moi, je suis désolé,
22:00on a annoncé hier
22:01que la croissance française,
22:03finalement,
22:04le taux de croissance
22:06en France
22:06a encore été baissé.
22:07Donc,
22:08la question
22:12des salaires
22:12est très importante.
22:13mais pour payer
22:14des salaires,
22:15il faut produire.
22:17Il faut...
22:18Non mais,
22:19voilà,
22:19c'est tout.
22:20Et il faut arrêter.
22:21On dirait que
22:22l'économie française,
22:23si vous voulez,
22:23ne s'intéresse plus
22:24à la production.
22:25Donc, voilà.
22:27Maintenant,
22:27je n'ai aucune envie
22:28que les SMIC-arts
22:30aient des difficultés.
22:32Donc,
22:33voilà.
22:34Voilà,
22:35merci beaucoup,
22:36Elisabeth.
22:37Merci, Elisabeth.
22:38C'est le mot de l'avance.
22:39Merci, Félix.
22:39Merci, Elisabeth.
22:40D'ailleurs,
22:40on posait la question
22:41sur le SMIC,
22:43Félix,
22:43sur les réseaux sociaux.
22:44Sur une augmentation du SMIC,
22:46vous nous répondez que
22:47oui,
22:47à 63%,
22:48il faudrait augmenter le SMIC
22:49avec Robin qui nous dit
22:50oui,
22:51mais en baissant les charges
22:52pour répercuter ça
22:52sur les salaires,
22:53sinon,
22:53le seul résultat serait
22:54de couler des PME.
22:56Et puis,
22:56il y a Cédric aussi
22:57qui vous fait un peu écho
22:59en disant
22:59si l'augmentation du SMIC,
23:01il va falloir aussi
23:01augmenter les autres salaires
23:03avec cette idée
23:03que sinon,
23:04ceux qui étaient juste
23:05au-dessus du SMIC
23:06se feront rattraper
23:06par le salaire minimum.
23:07On y est.
23:08Merci beaucoup,
23:09Eric.
23:10Merci, Félix.
23:12Elisabeth Lévy.
23:13Merci à vous, Félix.
23:14Il est 9h32.
23:15Dans un instant,
23:15c'est notre moment.
23:170826 300 300.
23:19Vous nous appelez
23:20pour être à l'antenne
23:21sur Sud Radio.
23:22Ça sonne déjà,
23:22je vois au standard.
23:23Manu qui décroche
23:25pour vous mettre à l'antenne.
23:26On viendra,
23:27tenez pourquoi pas
23:27sur cette étude.
23:29Les patrons déprimés
23:31comme jamais.
23:31C'est à la une du Parisier
23:32aujourd'hui en France.
23:33Vous l'avez peut-être lu
23:34ce matin
23:36avec une situation
23:37économique tendue,
23:38la hausse des prix
23:39de l'énergie,
23:39une instabilité politique
23:41chronique.
23:4292% des entrepreneurs
23:43se disent pessimistes
23:45pour les six prochains mois
23:46avant l'élection présidentielle.
23:48Et vous alors,
23:49est-ce que vous êtes pessimiste
23:50ou est-ce qu'il y a
23:51pour vous des motifs
23:52d'espoir
23:52pour les prochains mois ?
23:53Eh bien,
23:54vous nous appelez
23:540826 300 300.
23:55A tout de suite.
23:5610h Sud Radio,
23:58la vérité en face,
24:00Benjamin Glaze.
24:01La vérité en face,
24:02on est ensemble jusqu'à 10h
24:03avant de retrouver
24:04tout à l'heure
24:05Stéphanie Demiru
24:06et Gilles Ganzman.
24:07D'ici là,
24:07on est ensemble,
24:08on est ensemble
24:08dans le studio
24:09de la radio 0826 300 300.
24:11Vous débarquez,
24:12vous nous appelez,
24:12c'est Manu
24:13qui vous attend
24:13au standard,
24:15notamment pour réagir.
24:16Je ne sais pas
24:16si vous avez lu la presse
24:17ce matin,
24:17le Parisien aujourd'hui
24:18en France,
24:19je l'ai entre les mains,
24:20qui fait sa une
24:21sur les patrons déprimés
24:22comme jamais.
24:23Il dévoile une enquête
24:25qui indique que 92%
24:27des entrepreneurs
24:28se montent pessimistes
24:29pour les 6 prochains mois.
24:30C'est colossal,
24:32vous êtes entrepreneur
24:33ou alors salarié,
24:34mais vous constatez
24:36effectivement les difficultés
24:37de votre patron,
24:38son pessimisme.
24:40Eh bien,
24:40vous nous appelez 0826 300 300.
24:43Tout de suite,
24:43on prend la direction
24:44de Pérouge.
24:45Nous sommes avec
24:46Sylvain.
24:47Bonjour Sylvain.
24:49Bonjour.
24:50Et bienvenue
24:50sur Sud Radio,
24:51Sylvain.
24:51vous êtes vous-même
24:53chef d'entreprise
24:53dans le transport.
24:55Là,
24:56quand vous entendez
24:57parler de cette étude,
24:5892% des entrepreneurs
24:59qui se montrent pessimistes
25:00pour les 6 prochains mois,
25:02vous vous mettez dedans
25:02ou pas,
25:03Sylvain ?
25:04Oui,
25:04tout à fait.
25:05Tout à fait.
25:05Totalement dedans.
25:07On est dans une situation
25:09très complexe
25:10avec le concours
25:11Lépine de la taxe,
25:12avec des gens
25:13qui sont totalement déconnectés.
25:16Et comme on ne sait pas
25:17quelle sauce
25:17on va être mangé
25:18en 2027,
25:20en ce moment,
25:22on fait le doron,
25:23on attend de voir
25:23ce qui va nous tomber dessus.
25:24C'est-à-dire
25:25pas de visibilité,
25:26ça pour vous,
25:27c'est un frein
25:28concrètement
25:29dans votre activité ?
25:30C'est un arrêt
25:31complet des investissements,
25:32donc l'investissement
25:33était bien l'arrêt.
25:34C'est-à-dire ?
25:35Quand on ne sait pas
25:35au niveau fiscal
25:36comment on va être bouffé
25:38par les gens
25:39qui nous gouvernent,
25:40qui essayent de nous gouverner
25:41de toute manière,
25:42et qu'on n'a pas
25:43de visibilité
25:44sur les autres parties,
25:46pour l'instant,
25:46on a décidé
25:47de ne plus investir.
25:48Et c'est pour ça
25:48que quand on voit
25:50le PIB
25:51et la croissance
25:52qui est en négatif,
25:54on se rend compte
25:55qu'en fait,
25:56si nous,
25:56on n'a pas de visibilité,
25:57on n'investit pas.
25:58Si on n'investit pas,
25:59au bout d'un moment,
25:59on ne crée pas de croissance.
26:00Vous dites
26:02que vous avez décidé
26:03de reporter
26:04des investissements,
26:05c'était des investissements
26:06importants
26:07que vous souhaitiez faire
26:08et que vous avez dû
26:10décaler
26:11faute de visibilité ?
26:13Tout à fait.
26:14Les gros investissements
26:15ont tous été mis à l'arrêt.
26:17Tout ce qui est
26:18décorabonnation,
26:19là où on était
26:19pas mal engagé,
26:20on a tout stoppé
26:21parce qu'on ne sait pas
26:23du tout
26:23où on va.
26:26Il y a aussi la question,
26:27alors ça,
26:28pour le coup,
26:29c'est la deuxième
26:32explication,
26:33en tout cas,
26:34deuxième raison
26:34à ce pessimisme
26:36des entrepreneurs.
26:38Selon ce sondage,
26:3967%
26:40des chefs d'entreprise
26:41interrogés
26:42disent que
26:42l'instabilité politique
26:44est une préoccupation
26:45majeure.
26:46La première inquiétude
26:47donnée dans ce sondage
26:49par ses patrons
26:50d'entreprise,
26:50c'est à la hausse
26:51des prix
26:52de l'énergie aussi,
26:54notamment lié
26:55avec la guerre
26:55en Iran
26:56déclenchée par
26:57Donald Trump,
26:58dont ont subi
26:59encore
27:00les conséquences.
27:01Ça,
27:01pour vous aussi,
27:02c'est quelque chose
27:03qui renforce
27:04finalement
27:05cette morosité,
27:06ce pessimisme
27:07que vous partagez
27:08ce matin
27:09à l'antenne de Sud Radio,
27:09Sylvain ?
27:11En fait,
27:12c'est même pire
27:13que ça,
27:13c'est qu'on a des gens
27:14qui sont,
27:16j'emploie très rarement
27:17ce mot,
27:17mais ils sont satellisés.
27:19Il y a une taxe
27:20qui a été créée
27:20en 2026
27:21qui s'appelle
27:21la taxe C2E,
27:22qui est la taxe
27:23pour les économies
27:24d'énergie,
27:25qui aide au renouvellement
27:27des flottes de véhicules.
27:28Cette taxe
27:29qui alourdit
27:30encore plus
27:30sur le particulier
27:31et sur les sociétés
27:33le prix des énergies,
27:35d'accord,
27:36elle n'a aucune valeur
27:37ajoutée à l'heure actuelle.
27:38On est en crise,
27:39on a une grosse problématique
27:40de trésorerie,
27:42tout simplement.
27:44Il faut alléger
27:45tout de suite
27:46le montant
27:47de la facture d'énergie.
27:48Sinon,
27:49ce qui se passe,
27:50c'est que du coup,
27:50on n'investit plus,
27:52on fait très attention
27:54à notre consommation
27:55d'énergie,
27:56encore plus
27:56que d'habitude.
27:57Mais du coup,
27:58on ne voit plus
28:00ce qu'on va faire demain.
28:01Moi,
28:01sur des marchés,
28:03je ne développe pas,
28:04je ne vais pas taper
28:05des marchés
28:05parce que je ne sais pas
28:06comment,
28:07ce qui va se passer.
28:09tous les parties,
28:10c'est le concours
28:11on l'épine de la taxe.
28:12C'est un truc de fou.
28:14C'est ingérable.
28:15Sylvain,
28:16vous restez avec nous,
28:17on a un autre chef
28:18d'entreprise,
28:19c'est Anthony
28:20qui nous appelle,
28:21il est de Castres.
28:22Bonjour Anthony.
28:24Bonjour,
28:25bonjour.
28:25Bienvenue sur Sud Radio Anthony,
28:26comment ça va ?
28:30Ça va,
28:30ça va,
28:30c'est beau.
28:33C'est une question
28:34à double entrée
28:34parce qu'effectivement,
28:36on parle de ce pessimisme
28:37ambiant,
28:38vous allez nous dire
28:39si c'est le cas pour vous
28:40en tant que chef d'entreprise
28:41aussi,
28:42mais voilà,
28:42comment ça va déjà ?
28:43Parce que je suis heureux
28:45de vous accueillir
28:45sur Sud Radio aussi,
28:46tout simplement.
28:47Expliquez-nous un petit peu
28:48par rapport à ce sondage
28:50là sur le pessimisme
28:51des chefs d'entreprise,
28:53vous vous reconnaissez
28:54là-dedans ?
28:56Totalement,
28:57et puis tous mes amis
28:58entrepreneurs
28:59sont dans la même chose.
29:01Je rejoins Sylvain,
29:02nous ça fait bien
29:046-7 mois
29:04qu'on n'investit
29:05plus du tout,
29:06qu'on n'investit plus
29:07d'ouverture de boutique
29:09puisqu'on a un réseau
29:10de boutique
29:12et même
29:13sur la masse salariale,
29:15c'est direct.
29:16Moi,
29:16au mois de juin,
29:16j'ai eu deux démissions,
29:18j'en ai remplacé qu'un.
29:21Voilà,
29:22nous on est dans le commerce,
29:23c'est-à-dire que la hausse
29:24du prix d'énergie
29:25n'est pas forcément
29:26répercuté directement
29:27sur notre activité
29:28en termes de coûts,
29:29mais on a des gens
29:30qui se déplacent moins
29:30et qui achètent sur Internet.
29:32La réalité,
29:33elle est là
29:33et tous les mois
29:35on détruit de la trésorerie,
29:36tous les mois
29:36on détruit de la trésorerie,
29:37sauf qu'on a une crise
29:39qui dure,
29:39enfin,
29:40on a rarement eu
29:40une crise aussi longue
29:41et si on nous dit
29:42que ça va jusqu'à
29:43la présidentielle,
29:44ça va faire de la casse.
29:45Moi,
29:45c'est plus à 3 mois
29:46que je m'inquiète.
29:47C'est plus à 3 mois
29:48parce que,
29:48et ces 6 mois en l'occurrence,
29:49ils vont être longs,
29:50c'est-à-dire que
29:51vous,
29:51vous avez effectivement
29:53cette perspective
29:54à 3 mois,
29:54c'est très court,
29:56sauf que là,
29:57pour le coup,
29:57c'est que d'ici 3 mois,
29:58ça risque de pas trop bouger,
29:59quoi,
30:00Anthony.
30:01C'est ça.
30:04Et le flou,
30:06mais bon,
30:07pour personne,
30:07ni pour les entrepreneurs,
30:08ni pour les consommateurs.
30:10Quand vous dites
30:11que vous,
30:11votre horizon,
30:12c'est 3 mois,
30:14c'est-à-dire concrètement,
30:15c'est que le risque,
30:16si ça continue comme ça,
30:18c'est de devoir
30:19mettre la clé
30:20sous la porte.
30:21C'est ça,
30:21finalement,
30:22votre inquiétude
30:23dans le fond,
30:24quoi ?
30:24On en est là,
30:25aujourd'hui,
30:25pour vous ?
30:27Oui,
30:28je ne suis pas le seul,
30:28enfin,
30:29ou en tout cas,
30:29de se mettre en sauvegarde
30:31ou de trancher dans...
30:33Nous,
30:33on a un réseau
30:35de cette boutique.
30:36Il y a un 2 mois
30:37qui risque de...
30:38Voilà,
30:39on a fait une pré-étude
30:41sur ce qu'on devra faire
30:43si ça continue,
30:44en tout cas,
30:44si la consommation
30:45continue à être aussi bas.
30:46Parce que c'est toujours
30:47un problème dans ce pays,
30:48bon,
30:48c'est logique,
30:49mais si vos ventes baissent,
30:51vous avez toujours
30:52des coûts fixes
30:53et qui, en plus,
30:54eux, augmentent.
30:55Donc,
30:55tout augmente,
30:56le SMIC augmente,
30:58les coûts augmentent,
30:59mais vous,
31:00vos ventes baissent.
31:01Donc,
31:01on réagit comme tout le monde,
31:03on achète mieux,
31:04on essaie de faire
31:05de meilleures marges,
31:06mais voilà,
31:07et ça,
31:07ça joue sur le moral.
31:08Quand tous les mois,
31:10vous vous dites,
31:10bon,
31:11il y a la TVA qui tombe,
31:12il y a l'URSERV qui tombe,
31:13il y a le Loïd qui tombe,
31:14que vous êtes toujours en stress
31:16quand vous ouvrez vos comptes
31:17et que c'est que là,
31:19ça commence à être
31:19pas cool du tout.
31:21Qu'est-ce qu'il fait,
31:22Anthony,
31:22du coup,
31:23dans ce contexte-là
31:24que vous teniez ?
31:28Ma question,
31:29c'est de savoir,
31:29véritablement,
31:30qu'est-ce qui fait
31:31qu'on a encore le courage,
31:32la force de poursuivre
31:35quand on est dans
31:36une situation comme ça ?
31:38D'abord,
31:39on a construit quelque chose
31:39qui n'est pas encore fini,
31:42qui est encore un espoir.
31:44Et puis deux,
31:45nous,
31:45les chefs d'entreprise,
31:46si ça se casse la figure,
31:48on fait quoi ?
31:48On n'a pas de filet de secours,
31:50on n'a pas de chômage,
31:51on n'a pas la protection.
31:54Donc on est un peu condamnés
31:56à continuer.
31:59Anthony,
32:00Sylvain,
32:00en un mot pour conclure,
32:02vous attendez quelque chose
32:02de la présidentielle de 2027
32:04ou pas ?
32:05Sylvain ?
32:07Franchement,
32:07plus rien.
32:08Ils sont tous complains
32:08comme cochons,
32:10comme on dit chez nous.
32:11Anthony ?
32:11C'est tous les mêmes.
32:13Plus rien non plus.
32:14Voilà,
32:15c'est comme Sylvain l'a dit,
32:16c'est du grand théâtre,
32:17tout ça.
32:18Mais non,
32:19j'attends plus rien.
32:20Écoutez,
32:21au moins,
32:21c'est clair,
32:21Anthony,
32:22Sylvain,
32:22un grand merci
32:23d'avoir été avec nous ce matin
32:24sur Sud Radio
32:25et d'avoir témoigné,
32:26d'avoir raconté effectivement
32:27les difficultés
32:27que vous rencontrez
32:28en tant que chef d'entreprise.
32:31C'était très concret
32:32et c'est important aussi
32:33d'entendre passer
32:34ces messages effectivement
32:35pour se rendre compte
32:36de ce que vous vivez.
32:38Merci à tous les deux
32:39et bon courage à vous
32:40pour la suite.
32:40Vous êtes patron d'entreprise,
32:42vous voulez réagir,
32:43vous êtes peut-être
32:44simple salarié,
32:45mais vous avez entendu
32:46à l'instant,
32:47Sylvain,
32:47notamment Anthony,
32:49qui partageait
32:49leurs difficultés,
32:51qui racontait
32:52leur pessimisme,
32:53ça vous fait réagir,
32:530826 300 300.
32:55On est ensemble de nouveau
32:56juste après ça.
32:599h10,
32:59Sud Radio,
33:00la vérité en face,
33:02Benjamin Glaze.
33:03Et c'est la dernière ligne droite
33:05derrière d'ailleurs
33:07de la vérité en face
33:08sur Sud Radio.
33:09Je suis déconcentré,
33:10John Rakoto Zafi
33:11est en face de moi,
33:12le réalisateur.
33:12Et il sourit,
33:13vous me déconcentrez,
33:14John.
33:14Bon,
33:15désolé.
33:16Vous êtes tout excusé.
33:18Bon,
33:19non,
33:20effectivement,
33:20j'étais concentré aussi
33:21parce que vous êtes encore
33:22très nombreux
33:23à nous appeler au standard
33:24au 0826 300 300
33:26pour réagir
33:27au résultat
33:28de ce baromètre
33:29que publie le Parisien
33:30aujourd'hui en France.
33:30Je rappelle ce chiffre,
33:32il vous fait réagir.
33:3392%
33:33des entrepreneurs
33:35qui se montrent pessimistes
33:36à court terme
33:37pour les 6 prochains mois
33:38avant la prochaine présidentielle.
33:40On ne va pas pouvoir
33:41prendre tout le monde
33:41mais on est avec
33:42on est avec
33:45Philippe
33:46qui nous appelle
33:47le casillac
33:47dans le lot.
33:48Bonjour Philippe.
33:50Oui,
33:50bonjour Benjamin,
33:51bonjour Sud Radio
33:52et merci de donner la parole
33:53au territoire
33:54de ce beau pays français.
33:56C'est un honneur,
33:58c'est un honneur,
33:59Philippe.
33:59Vous êtes entrepreneur
34:01dans le secteur agricole,
34:03c'est ça ?
34:03Je suis agriculteur
34:04et on est boulanger
34:05peint une campagne
34:06plus au bois
34:06et on est posé ma fille,
34:07voilà.
34:07Donc,
34:09votre sujet
34:09d'être optimiste
34:11dans les mois
34:12et les temps qui viennent,
34:13c'est quand même
34:14assez compliqué, quoi.
34:15Quand on voit
34:16le déroulement
34:16des affaires,
34:17c'est assez sinistrose
34:19parce que
34:21dans ce pays,
34:22on a l'impression
34:22que la France,
34:23c'est une coquille
34:24d'escargot vide,
34:25vous voyez.
34:25Il y a encore
34:2625 ou 30%
34:27d'entrepreneurs
34:28ou de gens qui travaillent
34:29qui font fonctionner
34:30le système
34:30parce qu'ils ont du courage
34:32et c'est des envies
34:33d'entreprendre,
34:33des entreprises
34:34de toutes tailles,
34:35des grandes,
34:36des petites
34:36et des moyennes.
34:37Mais c'est une conjoncture
34:39très, très compliquée
34:40et on ne voit pas
34:42le bout du tunnel
34:43de ce qui nous arrive, quoi.
34:45Et il nous faudrait
34:46quelqu'un,
34:46une personne à poigne,
34:48quelqu'un qui serre
34:49les boulons
34:50et qui dise,
34:51voilà,
34:51c'est moi le patron
34:52et aujourd'hui,
34:53il faut que les gens
34:54se rangent derrière.
34:55Parce que vous,
34:56à titre personnel,
34:57vous avez le sentiment
34:58qu'on est en train
34:59de vous plomber,
35:00de plomber
35:01les entrepreneurs,
35:02ceux qui font
35:03aussi la croissance
35:04de ce pays.
35:06La richesse,
35:07on ne va pas se voiler.
35:08La richesse du pays,
35:08c'est les entreprises.
35:09C'est les entreprises
35:10de petites et moyennes
35:11et grosses entreprises.
35:12Vous prenez
35:13sur l'Occitanie,
35:15le premier emploi,
35:16c'est l'agriculture,
35:17l'agroalimentaire
35:18devant Airbus.
35:20On prend
35:21toutes entreprises
35:22confondues.
35:23c'est ce qu'ils font vivre,
35:24marcher, fonctionner
35:24le territoire
35:25de plus profond
35:26de la Lausère,
35:27du Lotte,
35:28de la Creuse
35:28qui font fonctionner
35:29ce pays.
35:30Vous voyez ?
35:31Donc, si aujourd'hui,
35:32on éteint ça
35:32et on ne soutient pas ça
35:34et on n'a pas
35:35de visibilité
35:36pour l'entreprise
35:37parce que
35:38ces entrepreneurs,
35:39ils créent
35:40de la masse salariale
35:41et qu'ils font vivre
35:42des familles
35:42et qu'ils font vivre
35:43des écoles
35:43dans nos territoires.
35:45C'est toute une chaîne
35:46et donc,
35:47tout peut s'écrouler
35:48si jamais on n'a pas
35:49cette vie
35:50dans ce territoire.
35:50On voit de toute façon
35:51la croissance,
35:53les derniers résultats.
35:53Ils sont très inquiétants.
35:55Philippe,
35:55on est avec Brice aussi.
35:57On reste ensemble,
35:58bien sûr.
35:59Brice,
35:59bonjour.
36:01Oui,
36:01bonjour sur Radio.
36:02Vous,
36:03vous nous appelez d'où,
36:03Brice ?
36:05Je vous appelle
36:06de la région Toulousaine.
36:07De la région Toulousaine.
36:08Vous êtes, Brice,
36:09chef d'entreprise,
36:10je vois,
36:10dans les travaux publics.
36:12Oui.
36:13C'est compliqué en plus
36:13en ce moment
36:14dans les travaux publics,
36:15Brice.
36:16Je crois que c'est compliqué
36:17partout, malheureusement.
36:18On l'entend,
36:19effectivement.
36:20Oui,
36:21c'est très,
36:21très dur.
36:23Nous,
36:23on fête cette année
36:25nos 60 ans
36:26de création d'entreprise,
36:28troisième génération.
36:31Et malheureusement,
36:33je me pose la question
36:34si ce n'est pas
36:34la dernière génération
36:35parce que c'est trop,
36:36trop,
36:37trop,
36:37trop dur.
36:38Trop dur.
36:38De plus en plus dur ?
36:40Oui,
36:41oui,
36:41c'est de plus en plus dur.
36:42On en arrive tous les jours
36:44à ouvrir le portail
36:45de l'atelier
36:45et se dire,
36:46bon,
36:46qu'est-ce qu'on fait demain ?
36:48Est-ce qu'on continue ?
36:49C'est dramatique.
36:50C'est dramatique.
36:51Par rapport à quoi
36:52concrètement ?
36:52Qu'est-ce qui fait
36:54que c'est de plus en plus dur
36:56comme vous dites
36:56d'année en année
36:57et qu'on en vient
36:57justement à ce genre
36:59de réflexion
37:00que vous partagez
37:02ce matin sur Sud Radio ?
37:04Malheureusement,
37:04on nous surcharge
37:05au niveau
37:06déjà de l'administration,
37:07du coût du travail,
37:09du coût de l'énergie
37:10et nous,
37:12en parallèle,
37:12nous sommes une entreprise
37:14qui est à 90%
37:16sous-prétente
37:17de gros groupes.
37:18Donc,
37:18les prix sont établis
37:20en début d'année
37:22et quoi qu'il se passe
37:23en cours d'année,
37:24augmentation du carburant,
37:26etc.,
37:28on ne peut rien faire.
37:29Les prix sont établis
37:31et c'est les marges
37:32qu'on vit
37:34sur le peu de marge
37:37qu'on a.
37:38Là,
37:39c'est intéressant,
37:40Brice,
37:41c'est qu'effectivement,
37:42le baromètre dont je parle,
37:4392% des entrepreneurs
37:44qui se montrent pessimistes,
37:46c'est pour les six prochains mois.
37:48Vous,
37:48c'est vraiment
37:49sur le plus long terme,
37:50cette inquiétude-là.
37:52Nous,
37:52c'est fin d'année,
37:53fin d'année,
37:54on va se regarder
37:55à l'atelier,
37:56dans le blanc des yeux,
37:57on va se dire
37:57qu'est-ce qu'on fait ?
37:59Donc,
38:00au bout de ce soir,
38:01ça fait mal,
38:02ça fait mal.
38:04Merci d'avoir accepté
38:07de témoigner,
38:08Brice,
38:09ce matin sur Sud Radio.
38:10Bon courage,
38:11bien sûr,
38:11pour vous,
38:13pour la suite.
38:14Et puis,
38:14je remercie aussi
38:15Philippe qui était avec nous
38:16au standard
38:16au 0826-300-300.
38:18Merci également
38:20à Anthony,
38:21à Sylvain
38:22qui était avec nous
38:23pour évoquer
38:24ce sujet-là.
38:25Je le rappelle,
38:2692% des entrepreneurs
38:27qui se montrent
38:28pessimistes
38:29pour les six prochains mois.
38:30Et c'était important
38:31d'entendre
38:31tous ces témoignages,
38:33qu'on soit d'ailleurs
38:34en zone rurale
38:35ou en ville
38:36puisque finalement,
38:37ces difficultés,
38:38elles sont très largement
38:39partagées,
38:40vous l'avez entendu.
38:41Et vous,
38:41vous voulez continuer
38:42de réagir ?
38:420826-300-309h55,
38:46bientôt sur Sud Radio.
38:47Stéphanie Demurus
38:48s'est installée
38:49dans le studio
38:49de Sud Radio.
38:50Bonjour Stéphanie.
38:50Bonjour Benjamin.
38:51A vous de le dire,
38:52à suivre.
38:53De quoi allons-nous parler ?
38:54Alors,
38:54en première partie,
38:55vous savez,
38:55on parle toujours
38:56d'un sujet concernant
38:57qui vous concerne
38:58ou qui vous fait
38:59particulièrement
39:01réagir, réfléchir.
39:02Alors aujourd'hui,
39:02on va parler
39:03de ces seniors
39:04à qui on aimerait bien
39:04apposer,
39:05vous savez,
39:05un S derrière
39:06leur voiture
39:08pour signaler
39:09qu'ils seraient
39:10peut-être plus dangereux
39:11en conduisant
39:12que les autres.
39:13Est-ce que vous trouvez
39:13ça normal ?
39:14On aura un représentant
39:15d'une association
39:16qui les défend.
39:17C'est un sujet passionnant.
39:18On l'avait fait
39:19un jour en débat
39:19et ça avait beaucoup
39:20fait réagir.
39:22Est-ce qu'il faut
39:23leur refaire passer
39:25le permis de conduire
39:26à partir d'un certain âge ?
39:26C'est un peu dur quand même.
39:28Oui, je ne sais pas,
39:28mais c'est vrai que
39:30ça fait débat.
39:31Ça fait débat,
39:31justement.
39:32Vous y prenez part vous-même.
39:34Oui, oui, bien sûr.
39:35Et à partir de 10h30,
39:37évidemment,
39:37comme chaque jour,
39:38mes trois débatteurs
39:39en viendra sur les sujets
39:40d'actualité,
39:40il y a une nouvelle
39:41journée noire
39:42dans l'éducation,
39:43certains lycées
39:44encore bloqués.
39:44Ça ne plaît pas
39:45à tout le monde.
39:46C'est assez clivant,
39:47c'est assez passionné
39:48ce débat
39:49parce qu'il y a même
39:50des parents qui s'y mettent
39:51et qui ont envie
39:51que leurs enfants
39:54aillent retrouver
39:55le banc de l'école
39:56pour passer
39:57pour certains
39:57des examens.
39:59Et puis,
39:59est-ce que vous trouvez
40:00ça normal
40:00de demander la fermeture
40:01d'une chaîne ?
40:02Il y a une réunion
40:02à l'Assemblée nationale
40:04aujourd'hui
40:04puisqu'il y a eu
40:05une pétition à l'initiative,
40:06vous le savez,
40:07d'un député LFI
40:08qui réclame
40:09la fermeture de CNews.
40:10J'ai entendu
40:11votre interview
40:12d'ailleurs avec
40:12Michel Barnier
40:13qui pense que la gauche
40:15y est un petit peu
40:16pour quelque chose
40:17qui est le cas d'ailleurs
40:17puisque c'est à l'initiative
40:19en tout cas
40:19d'un député LFI.
40:20Est-ce que c'est souhaitable
40:21ou non ?
40:22Ou est-ce qu'on appelle ça
40:23tout simplement
40:23de la censure ?
40:24Parce que la question
40:25maintenant qu'on a franchi
40:26les 500 000 signatures,
40:27c'est qu'on peut organiser
40:29un débat
40:29dans l'hémicycle
40:30de l'Assemblée nationale.
40:31Après,
40:32on verra ce qu'il en est
40:33si effectivement
40:34il est décidé
40:34d'organiser un débat
40:35ou pas.
40:35Voilà.
40:36Et à vous de le dire surtout.
40:370, 800, 26, 300, 300
40:39et à demain Benjamin.
40:40Merci beaucoup Stéphanie Demuru
40:42à suivre sur Sud Radio
40:43avec Gilles Gansman.
40:44Je vous souhaite
40:44une très belle journée.
40:45Vous continuez bien sûr
40:46d'écouter Sud Radio
40:47et moi je vous retrouve
40:48demain à 7h.
40:49Passez une belle journée.

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