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  • il y a 9 minutes
Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue. 

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00:00:01Bonsoir à tous. Pour les journalistes, désormais la peur commence bien avant le reportage.
00:00:06On enlève d'abord la bonnette du micro pour cacher le nom de sa chaîne avant même d'avoir posé
00:00:11la première question.
00:00:12Car la question qu'on se pose maintenant sur le terrain, peut-on encore montrer pour qui on travaille ?
00:00:17Samedi à Paris, notre journaliste Régine Delfour a couvert les manifestations.
00:00:21Grand reporter à CNews depuis près de 10 ans, elle est habituée des zones de guerre.
00:00:25Elle a couvert la guerre en Ukraine et les attaques terroristes du 7 octobre 2023 en Israël.
00:00:30Jusqu'à se rendre dans les tunnels du Hamas, dans la bande de Gaza.
00:00:33Mais ce qu'elle raconte de ce qu'elle a vécu samedi en plein Paris dépasse l'entendement.
00:00:38Des lasers braqués sur son équipe, aux pierres qu'on leur jette.
00:00:41Son agent de sécurité s'interpose alors, une vingtaine d'individus lui tombent dessus par derrière.
00:00:45Elle voit des barres de fer, des marteaux.
00:00:47Sous les coups, son protecteur lui fait signe de partir.
00:00:50Pendant plusieurs minutes, elle le croit mort.
00:00:52Elle le retrouve finalement une demi-heure plus tard.
00:00:54Il souffre d'un traumatisme crânien.
00:00:56Quatre jours plus tôt, à l'Assemblée nationale, notre consoeur Elodie Huchat reste, elle, à la porte d'une conférence
00:01:02de presse.
00:01:02Car pour le député écologiste et social Benjamin Lucas, les journalistes de ces news n'ont rien à faire à
00:01:09l'Assemblée.
00:01:09Pour le maire de Trappes, Alirabé, on devrait même cesser de les considérer comme des journalistes.
00:01:14Le lendemain, sur notre antenne, Mémona Interman lance un appel en direct au président de l'Arcôme.
00:01:19Elle lui implore de ne pas attendre qu'il y ait un mort pour agir.
00:01:22Écoutons-la, car samedi, dans une rue de Paris, il y a bien failli en avoir un.
00:01:26Bienvenue dans Soir Info, votre grand rendez-vous d'informations de fin de soirée sur ces news pour décrypter, débattre
00:01:32et prendre de la hauteur sur l'actualité.
00:01:34Bonsoir Isabelle Piboulot.
00:01:35Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous.
00:01:40À la Une, un peu plus d'un pour cent des lycées français bloqués en ce lundi de rentrée.
00:01:4541 établissements sur 3 700 d'après le ministère de l'Éducation.
00:01:49L'Union syndicale lycéenne revendique de son côté 150 établissements bloqués à l'approche de la manifestation de jeudi.
00:01:57Un appel au blocage des facs et lycées a été lancé pour demain.
00:02:00Le Premier ministre se dit prêt à recevoir de nouveau les représentants des lycéens la semaine prochaine.
00:02:07Sidérés, les sapeurs-pompiers professionnels rendent hommage à leurs collègues grièvement blessés par balle hier près de Marseille.
00:02:13Des rassemblements ont eu lieu à midi devant des casernes partout en France.
00:02:17À Bordeaux, une banderole en grève a été déployée.
00:02:21L'état de santé de l'adjudant-chef professionnel de 53 ans s'améliore.
00:02:26Notez qu'un suspect a été placé en garde à vue.
00:02:3039 ans après l'affaire de la martyr de Ladis, le procès de la mère et du père d'Inas
00:02:35Touloub s'est ouvert devant la cour d'assises du Loir-et-Cher.
00:02:39S'il nie les fées, ils comparaissent respectivement pour torturer actes de barbarie et complicité.
00:02:45La petite fille, retrouvée morte et mutilée en 1987, n'était âgée que de 4 ans.
00:02:50À l'issue de l'audience, la mère, âgée de 72 ans, a été prise à partie par des membres
00:02:56du collectif Move Enfant.
00:02:58Fraude fiscale internationale.
00:03:00Le procès des Dubai Papers a débuté au tribunal correctionnel de Paris.
00:03:05Comparessent 13 personnes et 3 sociétés.
00:03:07Les prévenus sont poursuivis pour avoir permis à une centaine de riches contribuables français d'échapper à au moins 54
00:03:15millions d'euros d'impôts.
00:03:16Entre 2007 et 2018, le procès se tiendra jusqu'au 3 décembre.
00:03:22Et puis, rien n'est trop grand pour l'astronaute Sophie Adeneau qui rêve d'aller sur la Lune.
00:03:27Elle s'est exprimée en conférence de presse au siège parisien de l'Agence spatiale européenne.
00:03:32La française se réadapte à la vie terrestre après ses 8 mois passés dans l'espace.
00:03:39Merci, merci beaucoup Isabelle.
00:03:41On vous retrouvera tout à l'heure à minuit pour un nouveau point sur l'actualité.
00:03:44On est avec Karim Abrik, Olivier Benkemoun, Maître Gérald Pandelon et André Bercoff.
00:03:49Bonsoir à tous les quatre.
00:03:50On sera rejoint dans un instant par Axel Ronde également du syndicat de police CFTC.
00:03:54On va d'abord commencer avec cette histoire absolument terrible.
00:03:58Annie, c'est une femme de 36 ans placée en garde à vue après avoir agressé la directrice et une
00:04:05institutrice d'une école maternelle.
00:04:07Les deux victimes sont sous le choc évidemment.
00:04:10Aucun élève, fort heureusement, n'a assisté à la scène.
00:04:12On va faire le point, que s'est-il passé exactement avec ce sujet d'Oscar Berthaud.
00:04:17C'est derrière les murs de cette école niçoise que deux membres de l'équipe éducative ont été agressés.
00:04:23Ce lundi matin, une mère d'élève de 36 ans se présente pour rencontrer la directrice.
00:04:28Mais l'entretien dégénère.
00:04:30Selon le parquet, elle brandit une arme de poing, frappe la directrice au visage et actionne la détente à deux
00:04:36reprises.
00:04:37Aucun coup ne part.
00:04:38Elle sort également un couteau avant de menacer une enseignante.
00:04:41A la sortie des classes, les parents d'élèves étaient abasourdis.
00:04:45Je ne comprends pas, même s'ils ont un problème avec la directrice, il n'importe quoi, on ne rentre
00:04:49pas dans une école avec des armes.
00:04:51Donc je ne comprends pas ce qui s'est passé.
00:04:53Une des directrices qui se fait agresser et tout le groupe scolaire qui est choqué.
00:04:59Je ne vois pas pourquoi on s'en est pris à elle comme ça, gratuitement.
00:05:03Interpellée à son domicile, la suspecte conteste les faits.
00:05:07Déjà condamnée pour violence avec arme, sa garde à vue est prolongée.
00:05:11Le maire de Nice, Eric Ciotti, a tenu à s'exprimer.
00:05:15J'ai pu me rendre à l'école Clément Roassal après les faits survenus et je tiens à rassurer les
00:05:19parents d'élèves.
00:05:20Nous restons pleinement mobilisés aux côtés de la communauté éducative pour assurer la sécurité de tous.
00:05:25Les deux victimes ont porté plainte.
00:05:27Un dispositif de soutien psychologique a été mis en place.
00:05:31La maire est en garde à vue.
00:05:33Qu'est-ce que les enquêteurs doivent encore établir sur le déroulement de cette scène, Gérald Pendelon ?
00:05:40On est en début d'enquête parce que la personne avait des antécédents judiciaires.
00:05:48Et si les faits sont avérés, il y a sur un plan pénal, c'est l'article 221 du code
00:05:57pénal, quand même une tentative de meurtre.
00:06:01Ce qui est sûr, c'est que l'école n'est plus bien évidemment un sanctuaire, puisque des personnes qui
00:06:10connaissent des antécédents judiciaires
00:06:14ont des casiers fournis, souvent pour les mêmes faits, et bien ne sont pas particulièrement inquiétées par la justice.
00:06:22J'observe que cette personne était sans doute sous contrôle judiciaire, qui ne l'a pas gênée pour passer à
00:06:30l'acte dans le sanctuaire que constitue l'école.
00:06:35Olivier Benkémoun, il y a beaucoup de choses autour évidemment du profil de cette femme qu'on ne connaît pas
00:06:40encore.
00:06:40Je précise parce qu'effectivement, il y a beaucoup de messages qui laisseraient penser que cette femme est sous OQTF.
00:06:48C'est vraiment conditionnel.
00:06:50Il y a eu un communiqué du procureur de la République, il n'est pas question d'OQTF, mais de
00:06:55double nationalité, tunisienne et italienne pour le moment.
00:06:58Il est question, c'est vrai, d'armes, d'une arme de points qui a été utilisée à deux reprises.
00:07:05Il n'y avait pas de balle à l'intérieur, tant mieux, mais enfin elle a armé par deux fois
00:07:09le chien, le cliquet et a tiré.
00:07:12C'est une expérience abominable pour ceux qui ont subi ça, l'enseignante et puis la directrice.
00:07:17Il y a le couteau également.
00:07:20Ce qu'on sait également, c'est qu'elle a 36 ans, elle a deux enfants qui sont scolarisés dans
00:07:25cette école.
00:07:27Donc, c'est vraiment heureusement, heureusement qu'aucun élève n'a vu ça.
00:07:32Vous avez vu, vous avez entendu les parents, de quelle manière ils sont choqués.
00:07:36C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez quelque chose à dire à un directeur, à une directrice, etc.
00:07:40Vous sortez une arme, c'est ça ?
00:07:43Et en plus, on a appris qu'elle était aide-soignante.
00:07:46Cette dame s'occupe, en principe, d'aider les gens.
00:07:50Il y a une enquête pour tentative de meurtre qui a été ouverte.
00:07:52Il y avait visiblement une volonté de mettre fin à la vie de ces personnes.
00:07:57J'apporte ce soir tout mon soutien à la directrice et à l'enseignante de l'école Clément-Rossal à
00:08:01Nice.
00:08:02Réaction de Marine Le Pen sur X.
00:08:04Séquestrée, menacée et violentée par la mère d'un élève.
00:08:06S'il est confirmé qu'elle est en situation irrégulière et sous le coup d'une OQTF,
00:08:09elle devra être sévèrement condamnée puis expulsée.
00:08:12Nous ne devons pas nous habituer à ces actes barbares qui se multiplient sur l'ensemble du territoire
00:08:16et qui font chaque jour les pages de la presse régionale.
00:08:18L'information, on le redit, non confirmée pour le moment en ce qui concerne cette obligation de quitter le territoire
00:08:23français.
00:08:23C'est pour ça qu'on ne vous l'a pas encore clairement annoncé.
00:08:27André Bercoff.
00:08:29Écoutez, rien de nouveau sur le soleil, tragiquement.
00:08:33Parce que l'école, c'est quoi aujourd'hui ?
00:08:35On ne va pas généraliser, bien sûr, heureusement.
00:08:37C'est encore minoritaire.
00:08:38De Samuel Paty à Dominique Bernard, en passant par le fait qu'il y a encore 20-25 ans,
00:08:44je ne dis pas que c'était bien ou pas bien,
00:08:45quand un professeur se plie d'un élève, les parents,
00:08:47et l'élève va bien te conduire devant le prof.
00:08:51Oui, mais vous avez raison.
00:08:52Je rappelle de la préhistoire où les gens se levaient.
00:08:54C'est-à-dire que les parents donnaient raison aux profs avant.
00:08:56Les parents donnaient raison aux profs, pas systématiquement, mais quand même.
00:08:59Aujourd'hui, c'est totalement de quoi,
00:09:01comment tu es en train de t'en prendre à mon petit,
00:09:03tu vas voir ce qui va t'arriver.
00:09:05Et alors, ça va arriver, c'est quand même,
00:09:07deuxièmement, l'école passoire.
00:09:08On entre avec ses armes, etc., munitions, etc.
00:09:13Il y a école passoire.
00:09:14C'est-à-dire qu'on a l'impression, vraiment, à chaque fois qu'on aborde ça,
00:09:18que rien, depuis des années, ne se passe,
00:09:20et qu'il y a eu tous les incidents qu'il y a eu,
00:09:23qu'il y a eu les histoires qu'il y a eu, les meurs qu'il y a eu,
00:09:26eh bien, oui, écoutez, oui, c'est terrible.
00:09:28Alors, on va veiller que ça ne se passe plus, bien sûr.
00:09:31On va réagir au QTF ou pas au QTF.
00:09:34Le problème, c'est qu'il y a cette espèce d'open bar,
00:09:38et à chaque fois, on constate, on déplore, et ça recommence.
00:09:41Mais oui, Karim Abrik, de quoi, franchement,
00:09:44de quoi souffre notre société aujourd'hui ?
00:09:45Parce que pour que ces histoires, aujourd'hui, soient devenues aussi banales.
00:09:49Malheureusement, aujourd'hui, c'est ce que dit André,
00:09:52l'école n'est évidemment plus un sanctuaire,
00:09:55loin de là, ce terme est devenu totalement galvaudé.
00:09:59Comment on en est arrivé à un tel niveau de violence,
00:10:02et à tous les niveaux, aujourd'hui ?
00:10:04Oui, tout à fait.
00:10:05En fait, on a l'impression, depuis des années,
00:10:07qu'il y a une forme de banalisation de la violence.
00:10:09La violence, elle est partout.
00:10:11On la voit, elle est dans la rue,
00:10:14il y a des manifestations qui se veulent pacifiques,
00:10:17et ensuite, eh bien, ça dégénère.
00:10:18Il y a de la violence dans les rues.
00:10:21On en parlera, d'ailleurs, dans un instant.
00:10:22Les violences dans les écoles, vous avez mentionné Samuel Paty,
00:10:26ce sont des drames, de véritables drames nationaux
00:10:30qui ont choqué, qui ont traumatisé la nation entière.
00:10:34Donc, ce recours à la violence,
00:10:35et je vous dirais aussi, peut-être cette idée
00:10:38qu'on peut se faire justice soi-même,
00:10:39que finalement, si on est malheureux,
00:10:42si on est exaspéré, eh bien, finalement,
00:10:45on peut décider de s'en prendre à son voisin,
00:10:47parce qu'on aurait finalement tous les droits,
00:10:49peut-être un sentiment d'impunité.
00:10:51Cela dit, je ne connais pas le profil de cette dame.
00:10:53Est-ce qu'elle a un profil psychiatrique,
00:10:55une altération du jugement, de tout ça ?
00:10:57C'est une chose, mais il y a quand même cette idée,
00:11:00on a vu même pour des personnes dans d'autres situations
00:11:02qui étaient radicalisées, ou des loups solitaires,
00:11:06ou quoi que ce soit, c'est cette idée quand même
00:11:07de recours à la violence, où on va presque intellectualiser
00:11:11ce recours à la violence, et tout ce qui représente
00:11:13aussi souvent l'État, ou les figures d'autorité,
00:11:17les policiers, même des pompiers, des mairies,
00:11:21et des enseignants, pourquoi pas ?
00:11:23Vous avez raison, parce que l'enseignant,
00:11:25c'est aussi une figure d'autorité.
00:11:27En fait, on ne discute plus, on défouraille.
00:11:30On parle de petits-enfants.
00:11:32C'est une école maternelle, en fait.
00:11:35C'est des enfants qui ont au maximum 5-6 ans.
00:11:37On est encore dans la possibilité de dialoguer,
00:11:39de parler, de demander ce qui se passe.
00:11:42Là, si j'ai bien compris l'histoire,
00:11:44vous allez me la confirmer,
00:11:46cette maman qui s'est transformée
00:11:49en quelqu'un qui est coupable
00:11:52peut-être d'un meurtre,
00:11:53d'un homicide, en tout cas...
00:11:56Une tentative, bien sûr, une tentative de meurtre.
00:11:59Cette maman, elle considère que sur un de ses enfants,
00:12:02il y a eu une agression sexuelle.
00:12:03Je crois que le point de départ, c'est ça.
00:12:06Ça, je n'ai pas vu.
00:12:07Mais c'est ce que j'ai lu dans la presse locale,
00:12:11dans Nice Matin,
00:12:12qui ont été les premiers à...
00:12:14Il y a quelque chose à l'origine de tout ça.
00:12:16On ne réagit pas de cette manière
00:12:20complètement folle pour arriver dans une école
00:12:23avec un pistolet, avec une arme de poids,
00:12:25avec un couteau et s'en prendre à tout le monde.
00:12:28Il y a quelque chose qui l'a braqué de manière très forte.
00:12:32Mais on ne discute pas.
00:12:33On ne discute pas.
00:12:34On arrive, on menace.
00:12:36On menace même de tuer.
00:12:38On est quand même devenu, effectivement,
00:12:40on est dans une société qui est dingue.
00:12:41Pardon, parce qu'il y a...
00:12:43Et c'est vrai que vous savez,
00:12:44on a beaucoup parlé depuis des années
00:12:45des zones de non-droit.
00:12:47L'école devient une zone de non-droit.
00:12:50Parmi d'autres.
00:12:50C'est-à-dire qu'il y a quelque chose...
00:12:52On a dit...
00:12:53Alors, on ne sait pas ce qu'il y a eu derrière.
00:12:55On va voir l'enquête.
00:12:56Mais c'est-à-dire, à partir du moment où on ne sait pas...
00:12:58Mais rappelez-vous, encore une fois,
00:12:59nos comparaisons n'ont pas raison,
00:13:00mais dans Samuel Paty,
00:13:02ça a été une fille qui est arrivée chez son père
00:13:03en disant...
00:13:04Oui, il a parlé du Coran.
00:13:06Il a parlé de ceci et de cela.
00:13:08Et ça a déclenché toute l'histoire.
00:13:10Mais toujours est-il, c'est ce qu'on disait.
00:13:11Là, c'est une école maternelle.
00:13:13Donc, ça surprend encore plus.
00:13:14C'est-à-dire que le métier d'enseignant
00:13:15est devenu un métier dangereux.
00:13:17Vous parliez de représentants de l'autorité.
00:13:19On en a un qui vient d'enjoindre sur ce plateau
00:13:21de représentants de l'autorité.
00:13:23C'est Axel Ronde, du syndicat de police CFTC.
00:13:26La police, évidemment, c'est un symbole d'autorité.
00:13:29Tout comme les enseignants.
00:13:30Donc, aujourd'hui,
00:13:31ce sont devenus des métiers à risque, Axel.
00:13:33Complètement.
00:13:34Toute la fonction publique, finalement,
00:13:36est ciblée à l'hôpital,
00:13:38que ce soit dans les écoles.
00:13:40En tous les cas, on voit très bien
00:13:42qu'il y a une violence terrible dans notre pays
00:13:44et une dérive, clairement,
00:13:48contre, finalement, toute cette fonction publique.
00:13:50Les policiers en ont fait les frais.
00:13:52Les pompiers, comme on a pu voir à Marseille.
00:13:55C'est vraiment...
00:13:58Il faut une prise de conscience claire des Français
00:14:01et, au-delà de ça,
00:14:02de nos gens qui nous dirigent
00:14:04pour nous donner plus de moyens, tout simplement,
00:14:06que ce soit, au niveau de la justice,
00:14:08avec des peines de prison clairement réalisées.
00:14:12C'est ça qu'on réclame.
00:14:14Parce que c'est bien beau,
00:14:14nous, on fait les interpellations.
00:14:16Si les personnes ne vont jamais en prison
00:14:18ou ne ressortent avec quasiment rien,
00:14:20eh bien, ils continuent dans cette délinquance
00:14:22et ils se sentent complètement impunis
00:14:25et continuent dans cette délinquance.
00:14:26Il faut que la loi soit appliquée, en fait.
00:14:27C'est-à-dire que la loi, elle est là, elle existe,
00:14:29mais il faut qu'elle soit appliquée.
00:14:30Cette personne, apparemment, était déjà connue
00:14:31pour des faits similaires de violence.
00:14:33Donc, on voit bien que la sanction n'a pas suffi
00:14:36puisqu'elle continue dans cette violence.
00:14:39Et jusqu'à quand ? Jusqu'à où ?
00:14:41Mais pardon, Axel, on ne va pas mettre non plus
00:14:43des policiers dans toutes les écoles maternelles
00:14:45et encore moins des portiques de sécurité.
00:14:48Parce qu'André disait, qu'est-ce qu'on a fait ?
00:14:50On n'a rien fait, effectivement.
00:14:51Comment on protège ces écoles ?
00:14:53Comment on protège ces profs, ces enseignants de maternelle
00:14:56qui, quand même, n'étaient pas censés être les plus explosés,
00:14:59en réalité ?
00:15:00Oui, mais on en saura plus, en fait, sur le profil.
00:15:03Parce que ce qui est...
00:15:04Ce qui doit nous alerter, c'est qu'elle a déjà été condamnée
00:15:07pour violence.
00:15:08Donc, c'est toute la question du suivi.
00:15:10Bien sûr, mais la question d'Olivier...
00:15:11Elle aurait dû avoir un suivi judiciaire plus soutenu.
00:15:16Dans ce cas-ci, comme je dis, même si c'était, par exemple,
00:15:19un profil psychologique ou psychiatrique,
00:15:22s'il y a déjà des antécédents de violence,
00:15:23comment se fait-il, il y a aussi tout cet aspect,
00:15:27je pense, qui est très important.
00:15:28Mais cela dit, il y a quand même cette banalisation.
00:15:30Et je reviens sur le thème aussi, aujourd'hui,
00:15:32on entend de plus en plus cette petite musique,
00:15:34cette rupture de confiance par rapport à l'État,
00:15:36par rapport à notre société.
00:15:37On a envie de se faire justice soi-même
00:15:39sur des prétextes qui peuvent être complètement absurdes,
00:15:42ubuesques, mais il y a aussi cette notion-là aussi
00:15:44qui devrait nous inquiéter.
00:15:46320 000 personnes dans la rue,
00:15:47près de 780 interpellations au total en France.
00:15:49C'est le bilan du week-end,
00:15:52et de la journée, surtout du 31 octobre.
00:15:54De nombreux contrôles ont été effectués
00:15:56sur le territoire national.
00:15:58On va revenir, évidemment, sur cette journée,
00:16:00sur les violences,
00:16:02sur les policiers qui ont été pris pour cible,
00:16:04sur les journalistes pris pour cible.
00:16:05Une équipe de CNews, notamment,
00:16:07a été violentée, agressée.
00:16:09Un agent de sécurité qui travaillait pour
00:16:12cette équipe de CNews
00:16:14a été victime d'un traumatisme carranien.
00:16:17On va en parler dans quelques secondes.
00:16:18Mais juste avant, retour sur ce week-end
00:16:20avec le sujet de Sarah Fenzari.
00:16:23Partout en France,
00:16:24les manifestations ont une nouvelle fois
00:16:26été marquées par des violences,
00:16:27malgré un dispositif de sécurité renforcé.
00:16:30Au total, 320 000 personnes
00:16:32ont manifesté dans l'Hexagone,
00:16:34dont 70 000 à Paris.
00:16:36291 actions ont été recensées
00:16:38et près de 40 000 contrôles ont été réalisés
00:16:41en amont des cortèges.
00:16:43Après 20h samedi soir,
00:16:45les forces de l'ordre ont été redéployées
00:16:47pour disperser les groupes de casseurs
00:16:50et sécuriser les festivités d'Halloween.
00:16:52Bilan cumulé de la journée et de la nuit,
00:16:56779 interpellations,
00:16:58515 départs de feux traités
00:17:00et 36 commerces dégradés,
00:17:02dont 3 pillés.
00:17:03Ajouté à cela,
00:17:05près de 160 policiers et gendarmes blessés,
00:17:07comme ici à Paris,
00:17:09où les images se passent de commentaires.
00:17:19Une violence toujours présente,
00:17:21mais une mobilisation qui s'essouffle nettement
00:17:24depuis trois semaines.
00:17:25Le 17 octobre dernier,
00:17:27le ministère de l'Intérieur dénombrait
00:17:29550 000 manifestants,
00:17:32410 000 le week-end suivant
00:17:33et donc 320 000 samedis,
00:17:36soit une baisse de 22% en une semaine
00:17:39et de 42% depuis le 17 octobre.
00:17:44Alors il y a clairement une baisse de mobilisation,
00:17:46Axel.
00:17:47Est-ce qu'il faut y voir un signe positif
00:17:48sur le plan sécuritaire ?
00:17:50Il est plus facile de sécuriser 320 000 personnes
00:17:52que 550 000,
00:17:54ça paraît logique comme constat.
00:17:57Bien évidemment,
00:17:58mais en tous les cas,
00:17:58ce qu'on constate,
00:17:59c'est qu'il y a une violence terrible
00:18:01envers les fonctionnaires de police
00:18:02et de gendarmerie.
00:18:03On cherche clairement à les assassiner.
00:18:05Quand vous envoyez des bombes incendiaires,
00:18:08qui est une arme de guerre,
00:18:09c'est la classification qui est,
00:18:11on voit bien qu'on cherche à tuer.
00:18:14Il y a apparemment même des personnes
00:18:17jetées des produits inflammables au sol
00:18:20avant l'arrivée des unités d'intervention
00:18:23et après tirées au mortier d'artifice
00:18:25pour embraser, si vous voulez,
00:18:29le secteur.
00:18:30Donc pour clairement tuer avec prélimination
00:18:33des policiers et des gendarmes.
00:18:35Donc oui, il y a un cap qui a été franchi.
00:18:38On a vraiment les individus les plus virulents
00:18:42qui restent sur place,
00:18:43ceux qui veulent clairement mettre à mal
00:18:46les policiers, mettre à mal finalement la République.
00:18:50Alors il y a un mot moi que je trouve très intéressant.
00:18:52Maître Pendlon, effectivement,
00:18:54baisse de mobilisation,
00:18:55mais il y a tout de même une 779 interpellations,
00:18:58journée et nuit confondues.
00:18:59et du côté de Beauvau,
00:19:01on nous dit qu'il n'y a pas eu d'incident majeur.
00:19:04Donc ce sont les mots du ministère de l'Intérieur.
00:19:06Pas d'incident majeur quand il y a 779 interpellations.
00:19:10C'est quoi la définition d'un incident majeur ?
00:19:12Un incident majeur, c'est la mort d'un policier.
00:19:16Je crois que surtout...
00:19:17Ah parce que juste, il faut attendre la mort d'un policier
00:19:20pour dire que là, il y a eu un incident majeur.
00:19:22C'est considéré comme un incident majeur.
00:19:23Moi, je crois surtout...
00:19:24Donc un policier, parce qu'on verra tout à l'heure
00:19:26un policier qui a été pris pour cible
00:19:29par des manifestants,
00:19:32qui s'est pris des tirs de mortier d'artifice
00:19:34dans le visage,
00:19:36une équipe de journalistes de CNews
00:19:38qui a été agressée,
00:19:39un agent de sécurité qui a un traumatisme crânien,
00:19:42ça, ce ne sont pas des incidents majeurs.
00:19:43Ce sont des incidents majeurs.
00:19:44J'ai une phrase d'un philosophe anglais,
00:19:46Hobbes, qui disait
00:19:47« Les conventions sans le glaive
00:19:49ne sont au fond que des mots. »
00:19:52Lorsque ces violences sont à répétition,
00:19:55lorsque ce sont des violences
00:19:57sur personnes dépositaires de l'autorité publique,
00:20:00vous en courez sept années d'emprisonnement,
00:20:03que très rares sont celles
00:20:05qui font l'objet de mandats de dépôt,
00:20:07puisqu'en fait, les peines réelles
00:20:10sont reportées à six mois.
00:20:12Je me pose la question de savoir
00:20:14quel est le signal que l'on envoie.
00:20:17Non seulement on ne cesse pas les violences,
00:20:20mais on ne fait que les encourager.
00:20:23Outre le fait que la justice,
00:20:26la justice, d'une certaine manière,
00:20:29attaque, enfin, sanctionne l'État,
00:20:32mais elle n'est pas là pour remettre de l'ordre.
00:20:35Il suffit de lire, de voir, d'examiner
00:20:37les décisions qui sont prises
00:20:39par nos juridictions administratives.
00:20:42C'est un peu la mort du tiers-garant,
00:20:44celui qui était là pour faire respecter l'État.
00:20:47André Bercoff ?
00:20:48Écoutez, moi je crois qu'on parle de violences
00:20:51et de violences majeures et d'incidents majeurs.
00:20:54Mais les incendies majeures,
00:20:55c'est ceux que font une partie de la justice.
00:20:58Soyons clairs,
00:20:59quand quelqu'un a dit,
00:21:00je crois que c'est des bouquets-lés,
00:21:01mais je n'en fais pas mon directeur de conscience,
00:21:03le président de Salvador,
00:21:05quand il dit,
00:21:06on ne condamne pas les criminels,
00:21:09ça veut dire qu'on condamne les innocents.
00:21:11C'est-à-dire que si moi,
00:21:12je n'ai rien demandé,
00:21:12je vainque à mes occupations,
00:21:14moi, enfant, majeur, etc.
00:21:16Je n'ai rien demandé,
00:21:17que quelqu'un pour un mauvais regard,
00:21:18pour une cigarette, etc.
00:21:19me casse la gueule.
00:21:21Eh bien, qu'est-ce qu'on fait ?
00:21:22Ce qu'on fait,
00:21:23c'est qu'à partir du moment,
00:21:24et je vais vous dire,
00:21:26Axel Ronde,
00:21:26moi, tous les policiers
00:21:27que je vois sur les lignes,
00:21:29à un moment donné,
00:21:30et de plus en plus aujourd'hui,
00:21:31ils disent,
00:21:31mais que fait la justice ?
00:21:32Vous entendez tout,
00:21:34pratiquement,
00:21:34la majorité des syndicats
00:21:36et des policiers qui viennent
00:21:37et qui disent,
00:21:38d'accord,
00:21:39nous, on fait ce qu'on fait,
00:21:40on peut reprocher telle ou telle chose.
00:21:42Les autres,
00:21:42ils font quoi ?
00:21:43Nos partenaires,
00:21:44ceux qui sont chargés
00:21:45de la seconde étape.
00:21:47Qu'est-ce qu'ils font ?
00:21:48Donc, moi,
00:21:49je dis qu'il y a une violence
00:21:50là-dessus,
00:21:51interne,
00:21:52c'est-à-dire d'en haut,
00:21:52qu'il importe de réparer.
00:21:55Gérald Pondlon ?
00:21:56Oui, oui,
00:21:57je souscris
00:21:58ce que je viens de dire
00:22:00André Bercoff,
00:22:01mais je crois
00:22:01qu'il faudrait tout simplement
00:22:02aussi revenir
00:22:04aux textes.
00:22:05Les textes sont sévères.
00:22:07À l'application.
00:22:07L'application des textes.
00:22:08L'application des textes
00:22:09et surtout les appliquer.
00:22:10On le disait,
00:22:11incident majeur
00:22:12à l'encontre des policiers,
00:22:13il y en a eu pourtant.
00:22:14Une enquête pour tentative d'homicide
00:22:15a été ouverte
00:22:16après le jet d'un cocktail Molotov
00:22:17sur un capitaine de gendarmerie.
00:22:19Ce samedi,
00:22:20c'était Porte de Charenton.
00:22:21Trois suspects
00:22:22cherchés.
00:22:23Axel,
00:22:23ça,
00:22:23ce n'est pas un incident majeur
00:22:25pour le ministère de l'Intérieur,
00:22:27par exemple ?
00:22:27Si,
00:22:28c'est un incident extrêmement grave.
00:22:30D'ailleurs,
00:22:30il en a bien évidemment
00:22:32s'inquiété
00:22:33de la situation
00:22:34de ce gendarme
00:22:35et des policiers
00:22:36parce qu'il y a aussi
00:22:37des policiers
00:22:37des compagnies
00:22:38d'intervention parisiennes
00:22:39qui ont été aussi touchées
00:22:40par ces tirs
00:22:41de cocktail Molotov.
00:22:43On est clairement
00:22:45dans des incidents
00:22:46oui,
00:22:47majeurs.
00:22:47je pense que ce qu'il voulait dire,
00:22:48c'est qu'il n'y avait pas eu
00:22:49de scène
00:22:49comme le 17 octobre
00:22:51puisque effectivement,
00:22:52c'était ça
00:22:53qu'il fallait complètement
00:22:55circonscrire.
00:22:56Clairement,
00:22:57ne plus connaître
00:22:58ses assauts
00:22:59et ses pillages.
00:23:01Donc,
00:23:02on est clairement
00:23:03redevenu,
00:23:04on va dire,
00:23:04dans des mouvements
00:23:05de contestation
00:23:06assez durs
00:23:07mais pas
00:23:08dans des choses
00:23:10clairement
00:23:11où on ne maîtrisait plus
00:23:13la situation.
00:23:13Je pense que la sémantique,
00:23:14elle est là-dessus.
00:23:15Écoutons votre collègue
00:23:16Marc Silvéra
00:23:16qui est directeur général
00:23:17de l'Amicale
00:23:18de la Police Nationale
00:23:19qui s'exprimait tout à l'heure.
00:23:21À force d'alerter
00:23:22et suralerter,
00:23:23on finit entre guillemets
00:23:23par faire un étau
00:23:24qui va bientôt,
00:23:25je pense,
00:23:26éclater.
00:23:27Et je voudrais saluer
00:23:29le travail courageux,
00:23:31exemplaire de mes collègues,
00:23:32des forces de sécurité intérieure
00:23:33engagées aujourd'hui,
00:23:35qu'ils soient présents
00:23:36sur les mouvements
00:23:37ou spectateurs
00:23:39parce qu'on en a ras-le-bol.
00:23:41On en a vraiment ras-le-bol
00:23:42de voir notre pays
00:23:43s'écraser,
00:23:44s'enfoncer.
00:23:45Les agressions sont
00:23:46de plus en plus violentes.
00:23:48Leur autentissement psychologique,
00:23:49ces policiers,
00:23:50ces pompiers,
00:23:51ces gendarmes,
00:23:52on veut quoi ?
00:23:53On veut un chaos général.
00:23:55Notre association
00:23:56reçoit énormément d'appels,
00:23:57de soutiens,
00:23:58de témoignages.
00:23:59On va à la rencontre
00:23:59des blessés,
00:24:00des policiers de terrain,
00:24:01des gendarmes.
00:24:02Et aujourd'hui,
00:24:03on l'aperçoit
00:24:04sur les images,
00:24:05il faut vraiment
00:24:06un électrochoc,
00:24:07vraiment
00:24:08que la justice
00:24:10se réveille aussi,
00:24:11fasse son travail,
00:24:13sanctionne et pénalise
00:24:14sévèrement
00:24:14ceux qui causent
00:24:15ces crimes,
00:24:16ces tentatives de meurtre
00:24:18qu'ils affichent
00:24:19avec une cible dans le dos
00:24:21que ce soit
00:24:21les policiers,
00:24:22pompiers,
00:24:22gendarmes
00:24:22mais aussi
00:24:22les journalistes.
00:24:24Aujourd'hui,
00:24:24il faut que ça s'arrête
00:24:25rapidement.
00:24:26Le moral n'est plus là.
00:24:27Vraiment,
00:24:27les policiers,
00:24:28on en a ras-le-bol.
00:24:28Mes collègues,
00:24:30ils n'en peuvent plus.
00:24:31Ils y vont
00:24:32parce qu'on rentre
00:24:33par vocation,
00:24:34par conviction.
00:24:34C'est un travail de cœur,
00:24:36d'amour de notre pays.
00:24:37Et à un moment donné,
00:24:38il faut ce témoignage.
00:24:39On le voit dans les sondages.
00:24:40Les Français aiment
00:24:41leur police.
00:24:42Je pense qu'on vit bien
00:24:43en France.
00:24:44Mais malheureusement,
00:24:45il y a des petites minorités
00:24:46qui veulent semer le chaos.
00:24:48Et malheureusement,
00:24:49ça passe.
00:24:49Aujourd'hui,
00:24:50il faut dire un stop.
00:24:52Marc Silvéra,
00:24:55directeur général
00:24:56de l'Amicale
00:24:56de la Police Nationale
00:24:57sur Europe 1 aujourd'hui.
00:24:58Les policiers,
00:24:59ce qui est sûr,
00:24:59c'est qu'ils ne sont pas
00:25:00les seuls
00:25:01à être pris pour cible
00:25:02lors de ces manifestations.
00:25:03On le disait,
00:25:03les journalistes aussi,
00:25:04et en particulier
00:25:05ceux de CNews.
00:25:06Samedi,
00:25:06une de nos équipes
00:25:07a été agressée violemment.
00:25:08Un agent de sécurité
00:25:09en est ressorti
00:25:10avec un traumatisme crânien.
00:25:12Voyez le sujet
00:25:13de Maïva Lamy.
00:25:15Les faits se déroulent
00:25:16ce samedi à Paris.
00:25:18Alors qu'elles couvrent
00:25:19les manifestations,
00:25:20une équipe de CNews
00:25:21est violemment prise à partie.
00:25:22C'est un truc de fou,
00:25:23ils sont en train
00:25:24de nous pousser là.
00:25:26Nos journalistes
00:25:27essuient des jets de pierre.
00:25:28L'agent de sécurité
00:25:29qui les accompagne
00:25:30est violemment attaqué.
00:25:31Notre reporter
00:25:32Régine Delfour
00:25:33raconte une scène
00:25:34particulièrement violente.
00:25:36Mon agent de sécurité,
00:25:38on se regarde,
00:25:39me dit,
00:25:39essaye de te mettre
00:25:40contre le mur.
00:25:41Et à ce moment-là,
00:25:42il y en a à peu près
00:25:43une vingtaine
00:25:43qui viennent lui tomber dessus.
00:25:44Ils avaient des barres de fer.
00:25:45Je me dis, ça y est,
00:25:46il est mort.
00:25:46Il a un traumatisme crânien.
00:25:47Il a des blessures aussi
00:25:48à la jambe
00:25:49parce qu'ils se sont acharnés.
00:25:51Ils se sont tabassés
00:25:51et il m'a sauvé la vie.
00:25:52Des agissements
00:25:53lors des manifestations
00:25:54qui touchent de plus en plus
00:25:55de médias.
00:25:56Face à ces faits,
00:25:57les représentants
00:25:58de la profession
00:25:59montent au créneau.
00:26:00Plusieurs d'entre eux
00:26:00ont publié des communiqués.
00:26:02La commission
00:26:02de la carte d'identité
00:26:04des journalistes professionnels
00:26:05a aussi réagi.
00:26:06La CCIJP s'inquiète
00:26:08de voir les journalistes
00:26:09professionnels régulièrement
00:26:13comme lors de la couverture
00:26:14de mouvements sociaux
00:26:15stigmatisés verbalement
00:26:17voire mis physiquement
00:26:18en danger
00:26:19dans l'exercice
00:26:20de leur métier.
00:26:21Côté politique,
00:26:21en revanche,
00:26:22les réactions restent
00:26:23peu nombreuses.
00:26:24Certains reprochent
00:26:24au gouvernement
00:26:25et à l'ensemble des élus
00:26:26de ne pas assez évoquer
00:26:28cette problématique.
00:26:29Interrogée à ce sujet
00:26:30le 22 octobre dernier,
00:26:31la ministre de la Culture
00:26:32s'était tout de même exprimée.
00:26:34J'ai apporté
00:26:35tout mon soutien
00:26:35aux journalistes
00:26:36qui exercent
00:26:38leur métier d'informés
00:26:39lorsqu'ils en sont empêchés.
00:26:42Aucun journaliste
00:26:43ne devrait avoir
00:26:44à craindre
00:26:44pour sa sécurité
00:26:46dans l'exercice
00:26:47de son métier.
00:26:48Dans ce contexte
00:26:49de violence,
00:26:49les représentants
00:26:50de la profession
00:26:51appellent les autorités
00:26:52à garantir
00:26:52la liberté d'informer.
00:26:55Olivier,
00:26:56mardi,
00:26:57à l'Assemblée nationale,
00:26:58Benjamin Lucas
00:26:59qui est député
00:27:02du parti
00:27:03écologiste et social.
00:27:04Lui,
00:27:05estimait
00:27:05que les journalistes
00:27:06de CNews
00:27:06n'avaient rien à faire
00:27:08à l'Assemblée.
00:27:08Ali Rabé,
00:27:09lui,
00:27:10qui est le maire
00:27:10de Trappes contesté
00:27:12jusqu'à la qualité
00:27:13de journaliste
00:27:13de nos collègues,
00:27:15quelle responsabilité
00:27:16ces élus
00:27:17portent-ils
00:27:17sur le climat,
00:27:18sur le travail
00:27:19de nos équipes
00:27:20aujourd'hui ?
00:27:20Elle est énorme,
00:27:21elle est énorme.
00:27:21C'est une cible
00:27:24qu'on leur met dans le dos.
00:27:25Vous avez le droit
00:27:26d'écarter des journalistes.
00:27:28Vous avez le droit
00:27:29de leur taper dessus.
00:27:30Vous avez le droit
00:27:30de les faire partir.
00:27:32Vous avez vu
00:27:33ce qui s'est passé
00:27:34avec Régine.
00:27:34On a commenté
00:27:35cette image
00:27:35en direct
00:27:37samedi.
00:27:37Il était aux alentours
00:27:38de 18h.
00:27:39On voit ces images,
00:27:41ce type avec son marteau
00:27:42qui casse le rebord
00:27:43d'une fenêtre
00:27:44pour s'en servir.
00:27:45Regardez ici,
00:27:46il récupère des projectiles
00:27:47et on voit ça
00:27:48de manière hallucinée
00:27:49parce que la séquence
00:27:50suivante,
00:27:51c'est un jet de projectiles,
00:27:52une pluie de projectiles
00:27:53sur les CRS
00:27:54et en même temps,
00:27:54on voit tous ces types
00:27:55arriver en même temps
00:27:56sur notre équipe.
00:27:59On n'a plus le droit
00:28:00en fait,
00:28:00on n'a plus le droit
00:28:01de témoigner.
00:28:01C'est très dangereux
00:28:02parce que
00:28:04à la fin de cette histoire,
00:28:05qui va obtenir
00:28:07l'exclusivité
00:28:08des images ?
00:28:09Uniquement les casseurs
00:28:10et ceux qui filment
00:28:11les casseurs
00:28:11qui sont de leur camp
00:28:12en réalité.
00:28:13Et nous,
00:28:14la démocratie
00:28:15va perdre
00:28:16les images,
00:28:17va perdre le récit.
00:28:18Ali Rabé,
00:28:19le maire de Trappes
00:28:21qui nous déteste,
00:28:22en fait,
00:28:23pourquoi il nous déteste autant ?
00:28:25Parce que
00:28:25le récit qu'il fait
00:28:26à Trappes
00:28:27en disant
00:28:28c'est vous
00:28:29qui avez armé
00:28:30le bras du tueur,
00:28:31c'est un récit
00:28:32complètement bidon,
00:28:34complètement à côté
00:28:35de la plaque,
00:28:35complètement faux,
00:28:36mais en étant là,
00:28:38on va raconter
00:28:38autre chose.
00:28:39Ça le dérange,
00:28:40ça l'ennuie,
00:28:40évidemment,
00:28:41M. Rabé.
00:28:42Donc,
00:28:42dans son discours,
00:28:46la vérité
00:28:47qu'on raconte
00:28:47le dérange.
00:28:48De toute façon,
00:28:49la vérité
00:28:50qu'on raconte
00:28:50depuis longtemps
00:28:51sur ces news
00:28:51dérange beaucoup
00:28:52beaucoup de gens.
00:28:53Vous savez,
00:28:53c'est eux qui sont
00:28:54aujourd'hui nos ennemis
00:28:55et surtout
00:28:55qui nous pointent
00:28:57sur les réseaux,
00:28:58qui nous pointent
00:28:58par les manifestations.
00:28:59Je parlais tout à l'heure
00:28:59évidemment du...
00:29:00S'empêche de faire
00:29:01notre boulot surtout.
00:29:02Je parlais du CV
00:29:04évidemment
00:29:04de Régine Delfour
00:29:05qui est grand reporter
00:29:06à CNews,
00:29:07qui a couvert
00:29:08des zones de guerre,
00:29:09que ce soit
00:29:09la guerre en Ukraine,
00:29:11les attentats
00:29:12du 7 octobre 2023
00:29:13en Israël,
00:29:13elle est allée
00:29:14dans la bande de Gaza
00:29:14et elle dit
00:29:16quelque chose
00:29:16de terrible,
00:29:17Régine,
00:29:18lorsqu'elle se confie
00:29:19sur notre antenne,
00:29:19elle dit que finalement
00:29:20aujourd'hui,
00:29:21il y a certaines zones
00:29:21de guerre
00:29:22dans lesquelles
00:29:22elle se sent plus
00:29:23en sécurité
00:29:23qu'en France.
00:29:25Mais ce que vous avez vu
00:29:26tous les week-ends,
00:29:27c'est une violence
00:29:28absolue.
00:29:29Je voudrais
00:29:30aller un peu
00:29:31peut-être un peu
00:29:32plus loin juste.
00:29:33Je crois qu'il y a
00:29:34presque plus grave
00:29:35que ce que vous avez décrit
00:29:36et ce qui est déjà
00:29:37très grave.
00:29:38Je rappelle que
00:29:39deux choses d'abord,
00:29:41c'est que quand CNews
00:29:42entre autres a été
00:29:43attaqué comme ça,
00:29:44il faut dire aussi,
00:29:45c'est très bien
00:29:46que vous citiez
00:29:46les syndicats journalistes,
00:29:47mais il n'y a pas eu
00:29:48beaucoup,
00:29:48beaucoup,
00:29:48beaucoup dans la corporation.
00:29:51Ce n'était pas
00:29:51l'enthousiasme
00:29:52pour aller au secours
00:29:54de CNews.
00:29:55C'est-à-dire qu'il y a
00:29:56encore des indignations
00:29:57en géométrie variable
00:29:58qui sont très embêtantes.
00:29:59Et je rappelle,
00:30:00on ne va pas parler CNews,
00:30:01rappelez-vous sur France 2
00:30:02quand Laurent Delahousse
00:30:03a mis cette séquence
00:30:04de 10 minutes
00:30:05sur les incidents
00:30:06du samedi.
00:30:08Les syndicats
00:30:09de France 2
00:30:10ont protesté.
00:30:11Il a été mis à pied
00:30:11pendant une semaine.
00:30:12Il a été écarté.
00:30:14C'est-à-dire que
00:30:14quand on arrive,
00:30:15parce qu'il faut bien
00:30:16voir ça aussi,
00:30:17qu'au sein de rédactions,
00:30:19au sein de gens
00:30:19qui devraient tous dire,
00:30:20même s'ils disent
00:30:21je déteste
00:30:22ce que fait CNews,
00:30:23je suis aux antipodes.
00:30:25Mais enfin,
00:30:25la liberté d'expression
00:30:26ça ne se divise pas.
00:30:28Oui, mais dans cette logique,
00:30:29c'est incroyable.
00:30:30Tout à fait.
00:30:31Et dans cette logique,
00:30:31en fait,
00:30:32qui est le suivant,
00:30:33finalement,
00:30:34c'est toute une classe journalistique
00:30:35qui se retrouve à...
00:30:36Oui, parce qu'on n'est pas
00:30:37les seuls à être visés
00:30:38aujourd'hui.
00:30:39BFM également.
00:30:39Il y a eu TF1 aussi.
00:30:41BF1, bien sûr.
00:30:42C'est grave.
00:30:42Il a été pointé du doigt
00:30:43par Jean-Luc Mélenchon.
00:30:45Écoutons ce que disait
00:30:46sur notre antenne ce matin.
00:30:47C'est intéressant.
00:30:48Jérôme Gatch,
00:30:48qui est député PS de l'Essonne,
00:30:50il était invité
00:30:50de la grande interview
00:30:51CNews Europe 1.
00:30:52On va l'écouter
00:30:53et je voudrais vous entendre
00:30:54sur les propos de Jean-Luc Mélenchon.
00:30:56Alors, on me dit
00:30:57qu'on ne l'a pas en régie.
00:30:58Là, on ne l'a pas ?
00:30:59On ne l'a pas.
00:31:00Bon, on l'écoutera
00:31:01dans un instant.
00:31:01Alors, Jérôme Gatch.
00:31:02Si je peux me permettre
00:31:03peut-être justement
00:31:04de poursuivre,
00:31:05peut-être si jamais
00:31:06on a l'extrait entre-temps.
00:31:07Mais, vous savez,
00:31:08quand on parle
00:31:09de processus de décivilisation,
00:31:11ça commence aussi
00:31:12par le processus
00:31:12de déshumanisation.
00:31:14Et on est en train
00:31:15de déshumaniser finalement
00:31:16tout simplement
00:31:17des gens qui essaient
00:31:18de faire leur travail,
00:31:19qui est un pilier aussi
00:31:20de cette démocratie,
00:31:21de pouvoir informer,
00:31:22de pouvoir faire
00:31:23son travail de journalisme.
00:31:25Et ensuite,
00:31:25on entre aussi
00:31:26dans une espèce de logique
00:31:27complètement totalitaire,
00:31:29autoritaire.
00:31:29Écoutez, il y a des pays
00:31:30où vous êtes emprisonné
00:31:31si vous n'avez pas
00:31:32le bon récit.
00:31:33Le périmètre du récit
00:31:35autorisé est de plus en plus étroit.
00:31:37Et ce qui est encore
00:31:38plus inquiétant,
00:31:39c'est d'écouter
00:31:40certains politiques
00:31:41qui en rajoutent
00:31:42et qui entrent
00:31:43dans cette logique.
00:31:44Et pardon, juste Ali Rabé.
00:31:46Non, non, juste,
00:31:46c'est juste ce qu'il a dit,
00:31:47Ali Rabé.
00:31:48Mais si vous avez
00:31:49l'extrait, ça aurait été bien.
00:31:50Où il dit,
00:31:51il faut changer la loi
00:31:52de 1881
00:31:53et ajouter quelque chose
00:31:54que tout propos raciste
00:31:56doit être interdit
00:31:57et sanctionné.
00:31:59Quel propos raciste ?
00:32:00Qui décide
00:32:00que c'est un propos raciste
00:32:01ou pas ?
00:32:02Parce que lui,
00:32:03il appelle,
00:32:03lui en tant que maire de trappe.
00:32:05Le racisme est un délit.
00:32:06À partir du moment
00:32:07où on considère
00:32:07que c'est raciste,
00:32:08il faut porter ça.
00:32:09Oui, mais qui délimite
00:32:10que c'est raciste ?
00:32:11C'est news, c'est raciste.
00:32:13Écoutons donc
00:32:14Jérôme Getsch
00:32:15ce matin
00:32:15sur C'est News Europe 1.
00:32:17Il n'y a aucune violence légitime.
00:32:19Et c'est une des lignes
00:32:20de partage
00:32:21qui existe
00:32:21à l'intérieur de la gauche.
00:32:22Moi, jamais
00:32:23je ne justifierais
00:32:24quelque violence
00:32:25que ce soit.
00:32:25Parce que ma conception
00:32:26du débat politique,
00:32:27ça doit être
00:32:28la dispute apaisée.
00:32:29Mais,
00:32:30je le dis aussi,
00:32:32de part et d'autre,
00:32:33il y a des mots
00:32:34qui arment.
00:32:35quand on dit
00:32:36la police tue,
00:32:37pardon de le dire,
00:32:39ça légitime,
00:32:40d'ailleurs je ne m'excuse pas
00:32:41de le dire,
00:32:41ça légitime
00:32:42les violences
00:32:43qui peuvent être
00:32:43contre les policiers.
00:32:45Et quand sur vos plateaux
00:32:46et quand sur des plateaux
00:32:47matin, midi et soir,
00:32:48on dit comme des habitants
00:32:49de banlieue
00:32:50que c'est de la racaille,
00:32:51que c'est de l'immigration
00:32:53insupportable,
00:32:54etc.,
00:32:55eh bien,
00:32:56sur certaines personnes,
00:32:57ça peut justifier
00:32:58des passages à l'acte.
00:32:59Donc, chacun
00:32:59doit avoir
00:33:00un enjeu
00:33:01de responsabilité.
00:33:02Et vous voyez bien,
00:33:03quand je dis chacun,
00:33:04j'adresse ça
00:33:05à l'ensemble
00:33:05de la société,
00:33:06aux responsables politiques
00:33:07que je suis,
00:33:08à ceux que je combats,
00:33:09notamment à la France insoumise,
00:33:10mais aussi à vous
00:33:11sur vos plateaux de télé
00:33:12avec vos éditorialistes.
00:33:13Si on aime ce pays,
00:33:15et je parle de toutes
00:33:16les chaînes de télévision.
00:33:18Qu'est-ce que ça veut dire
00:33:19lorsque Jérôme Gage
00:33:20dit sur certaines personnes
00:33:21que ça peut justifier
00:33:22des passages à l'acte ?
00:33:24Je crois que Jérôme Gage,
00:33:25si je peux me permettre,
00:33:26Jérôme Pendlon,
00:33:27Gérald Pendlon,
00:33:28Jérôme Gage,
00:33:28se trompe,
00:33:30se trompe
00:33:31parce qu'il y a
00:33:32une violence légitime
00:33:33dont parlait bien évidemment
00:33:35Max Weber,
00:33:36c'est tout simplement
00:33:37celle de l'État.
00:33:38Or, aujourd'hui,
00:33:39on assiste à une violence légitime
00:33:41qui est privatisée.
00:33:43Pourquoi ?
00:33:43Parce qu'on a
00:33:44une importante crise
00:33:46de l'autorité.
00:33:47D'ailleurs,
00:33:47c'est vraiment
00:33:48un faux procès
00:33:49qui est fait à CNews
00:33:50puisque j'observe
00:33:51que CNews invite
00:33:53non seulement les personnes
00:33:54qui ne sont pas acquises
00:33:55de l'idée,
00:33:56mais ne partagent pas
00:33:57leurs opinions.
00:33:58Il n'est pas de droite,
00:33:59Jérôme Gage,
00:34:00d'après ce que...
00:34:01J'avais presque cru
00:34:02le comprendre.
00:34:04Donc,
00:34:05s'il y a bien
00:34:06une chaîne
00:34:07qui recherche la vérité
00:34:08par son objectivité
00:34:09en invitant même
00:34:10des personnes
00:34:11qui ne partagent pas
00:34:12ses convictions,
00:34:14c'est CNews.
00:34:15Mais il y a encore
00:34:15plus grave,
00:34:16à mon sens,
00:34:16c'est que de transformer
00:34:18une rédaction
00:34:19en une cible morale,
00:34:21c'est incroyablement
00:34:22plus grave
00:34:22parce que ça arme
00:34:24comme une cible physique.
00:34:26Ça veut dire que,
00:34:27désormais,
00:34:27on peut passer
00:34:28à l'acte
00:34:29directement
00:34:30en attentant
00:34:31à la vie
00:34:31de ses journalistes.
00:34:33Il commandait
00:34:34les secours
00:34:34sur un feu de véhicule.
00:34:36C'est là,
00:34:37hier,
00:34:37au Pen Mirabeau,
00:34:38près de Marseille,
00:34:39que cet adjudant-chef
00:34:40a été grièvement blessé
00:34:41par balle.
00:34:42Ce midi,
00:34:42ses collègues
00:34:43se sont rassemblés
00:34:44devant les casernes
00:34:45pour le soutenir.
00:34:46Écoutez,
00:34:46le préfet
00:34:47débouche du Rhône
00:34:48aujourd'hui.
00:34:49Toutes mes pensées
00:34:51vont vers lui,
00:34:52vers sa famille
00:34:52et vers l'ensemble
00:34:53des sapeurs-pompiers
00:34:54du service département
00:34:55et du service secours.
00:34:57Pas sur ceux qui sauvent,
00:34:59ce sont les mots
00:34:59des syndicats de pompiers.
00:35:00On sera avec l'un d'entre eux
00:35:01en direct dans un instant.
00:35:02On lui demandera
00:35:02ce qui doit changer
00:35:03pour que demain,
00:35:04effectivement,
00:35:05ses équipes puissent repartir
00:35:06en intervention,
00:35:06en sécurité.
00:35:07Et puis,
00:35:07on parlera également
00:35:08des prix du carburant
00:35:09qui ont baissé,
00:35:10nous dit-on,
00:35:10dans plus de la moitié
00:35:11des stations-services
00:35:12du pays
00:35:13grâce à la mise en vente
00:35:14à prix coûtant
00:35:15des carburants
00:35:16issus
00:35:16de nos stocks stratégiques
00:35:18chasserés de l'association
00:35:2040 millions d'automobilistes.
00:35:21A tout de suite
00:35:21sur CNews.
00:35:27La suite de Soir Info
00:35:29sur CNews.
00:35:30Dimanche,
00:35:30au Pen Mirabeau,
00:35:31près de Marseille,
00:35:32un adjudant-chef des pompiers
00:35:33a été grièvement blessé
00:35:34par balle.
00:35:35Il commandait alors
00:35:35les secours
00:35:36sur un feu de véhicule
00:35:37hospitalisé,
00:35:38puis opéré.
00:35:39Le directeur général
00:35:40de la sécurité civile
00:35:41a indiqué.
00:35:41Cela indique son état
00:35:42s'améliorait.
00:35:43On est avec Michael Pakanovski
00:35:45qui est pompier
00:35:46et président du syndicat
00:35:47Spasse 10.
00:35:48Bonsoir,
00:35:48merci d'être en direct
00:35:49avec nous sur CNews.
00:35:51D'abord,
00:35:52est-ce que vous avez
00:35:52des nouvelles
00:35:53de votre collègue
00:35:54qui est actuellement
00:35:54hospitalisé ?
00:35:56Bonsoir à tout le monde
00:35:57et puis une grosse pensée
00:35:58à notre collègue
00:35:59qui est hospitalisé
00:36:00actuellement
00:36:00et les nouvelles
00:36:02sont assez rassurantes
00:36:03mais on ne peut pas
00:36:04se prononcer
00:36:05pour l'instant
00:36:06avant trois jours
00:36:06pour être sûr
00:36:07que tout va bien
00:36:08pour lui.
00:36:09Alors ce midi,
00:36:10vos collègues
00:36:10se sont...
00:36:10Au niveau du thorax.
00:36:12D'accord.
00:36:13Ce midi,
00:36:14vos collègues
00:36:14se sont donc rassemblés
00:36:15devant les casernes.
00:36:16quel était
00:36:17l'état d'esprit ?
00:36:18Quel est l'état
00:36:19d'esprit ce soir ?
00:36:20Est-ce que c'est
00:36:20de la sidération ?
00:36:21Est-ce que c'est
00:36:21de la colère ?
00:36:23En fait,
00:36:24nos collègues
00:36:25en ont un...
00:36:26C'est un grand
00:36:26ras-le-bol.
00:36:27C'est continu.
00:36:29Cette violence,
00:36:30elle continue
00:36:31et elle est crescendo.
00:36:32Il faut savoir
00:36:33qu'au fur et à mesure
00:36:35des années,
00:36:36les pompiers
00:36:36sont agressés
00:36:37sur différents thèmes.
00:36:39En 2018,
00:36:40il y a eu un essai
00:36:40suite à une agression
00:36:42par arme blanche
00:36:43sur Paris.
00:36:44En 2023,
00:36:46on a eu des agressions
00:36:47de plus en plus importantes.
00:36:48En fait,
00:36:49tout ce qui est parti
00:36:49émeut,
00:36:50tout ça,
00:36:50les pompiers
00:36:51sont forcément
00:36:54appelés
00:36:54pour des feux de voiture,
00:36:55des feux de poubelle,
00:36:56différentes choses.
00:36:57Et au fur et à mesure,
00:36:59des années,
00:36:59plus ça vient,
00:37:00plus on est agressé
00:37:01et plus les agressions
00:37:02sont violentes.
00:37:03Et ça,
00:37:04on dit,
00:37:05ça suffit.
00:37:05C'est ce qu'on a voulu
00:37:07montrer ce midi
00:37:08en utilisant nos camions
00:37:09dans toutes les casernes
00:37:10de France,
00:37:11devant les casernes,
00:37:13en utilisant nos détons
00:37:14et nos gyrophares
00:37:14pour montrer
00:37:15qu'on est unis
00:37:16et en soutien
00:37:17de notre collègue.
00:37:19Alors,
00:37:19pour ce qui s'est passé
00:37:20au Pen Mirabeau,
00:37:21l'équipe partait
00:37:22pour un feu de véhicule
00:37:23à ce moment-là.
00:37:25Évidemment,
00:37:26on ne peut pas imaginer
00:37:27qu'il va se passer
00:37:27une chose pareille,
00:37:28j'imagine,
00:37:29lorsqu'on part en intervention
00:37:30sur un incident
00:37:32de ce type.
00:37:34Ben non,
00:37:34nous,
00:37:35on part sur un feu
00:37:36de poids lourd
00:37:37avec propagation
00:37:37des véhicules à côté.
00:37:39À partir de ce moment-là,
00:37:41l'équipe complète
00:37:42se met en mode
00:37:45réflexion
00:37:45à rapport
00:37:45aux différents risques
00:37:46qu'on a
00:37:47sur les véhicules,
00:37:48surtout qu'à l'heure actuelle,
00:37:49il y a des véhicules
00:37:50de type électrique,
00:37:51etc.
00:37:52Et donc,
00:37:53on a toutes des procédures
00:37:54à réfléchir
00:37:55et on arrive
00:37:56pour éteindre
00:37:57et pour éviter
00:37:58les propagations
00:37:59à différents types
00:37:59de véhicules
00:38:00et on ne pense jamais
00:38:01à une agression
00:38:02gratuite
00:38:03qui vient
00:38:04d'extérieur
00:38:05et là,
00:38:05un coup de chevrotine.
00:38:07Il faut savoir
00:38:08que les pompiers
00:38:09ont l'état actuel
00:38:10des choses.
00:38:11Nous,
00:38:11le syndicat spasiste
00:38:13et l'FTC,
00:38:13on a porté plate
00:38:14contre l'État
00:38:15pour non-action
00:38:16dans le cadre
00:38:16des violences
00:38:18en 2023.
00:38:19Donc,
00:38:19le sujet
00:38:20est pris
00:38:21depuis de nombreuses années.
00:38:22Il y a un observatoire
00:38:24de la violence
00:38:25qui existe
00:38:25au niveau national,
00:38:26mais cet observatoire
00:38:27à l'heure actuelle,
00:38:28qu'est-ce qu'il fait ?
00:38:29Il observe,
00:38:30mais il n'agit
00:38:31en aucune manière.
00:38:32Et en fait,
00:38:33il y a une problématique
00:38:35aussi du dépôt de plate
00:38:36chez les pompiers.
00:38:37On dépose plate,
00:38:39mais à force,
00:38:40il y a beaucoup de collègues
00:38:41qui sont fatigués
00:38:42de déposer plate
00:38:43parce que c'est régulier
00:38:44et c'est pratiquement
00:38:45journalier.
00:38:47Pas journalier,
00:38:48mais au minimum
00:38:49par mois.
00:38:50Et ce dépôt de plate
00:38:51n'apporte souvent
00:38:52pas grand-chose.
00:38:53Et j'ai un exemple
00:38:54concret récemment
00:38:56où mon collègue
00:38:57a été pris
00:38:58pour cible
00:38:59par une personne
00:39:02pour venir
00:39:03secourir
00:39:03avec un fusil
00:39:05de chasse
00:39:05et au final,
00:39:07il y a eu un enlieu.
00:39:08Donc en fait,
00:39:08au bout d'un moment,
00:39:09on se pose vraiment
00:39:10des questions
00:39:10sur la reconnaissance
00:39:12et de notre péché.
00:39:14Les agressions physiques
00:39:16ou verbales
00:39:16contre les pompiers
00:39:17sont en hausse.
00:39:181 525 déclarées
00:39:19en 2025,
00:39:20soit une augmentation
00:39:20de 4,3%
00:39:22par rapport
00:39:22à 2024.
00:39:24Acceleron,
00:39:24dont on parlait
00:39:25tout à l'heure,
00:39:25évidemment,
00:39:26des agressions
00:39:27envers toutes
00:39:27les personnes
00:39:28qui représentent
00:39:28l'autorité,
00:39:29les policiers,
00:39:30les enseignants,
00:39:31les pompiers,
00:39:31ici,
00:39:32avec cette hausse
00:39:33effectivement
00:39:33des agressions
00:39:35pour les soldats
00:39:36du feu.
00:39:37Comment est-ce
00:39:38que vous expliquez ça ?
00:39:39Écoutez,
00:39:40par, encore une fois,
00:39:42une non-réponse
00:39:43judiciaire,
00:39:44tout simplement.
00:39:44C'est un laissé-aller
00:39:45que vous avez
00:39:46des individus
00:39:48maintenant
00:39:48qui attaquent
00:39:49clairement
00:39:50les représentants
00:39:51aussi de l'État
00:39:52parce que finalement,
00:39:54ils nous assimilent
00:39:55tous finalement
00:39:56comme étant
00:39:58des personnes
00:39:59à toucher,
00:40:01à abattre,
00:40:02clairement.
00:40:03On a laissé faire
00:40:04pendant des années
00:40:05et des années.
00:40:06Vous savez,
00:40:06je commençais
00:40:07ma carrière
00:40:08dans la police
00:40:09il y a 30 ans
00:40:09dans des zones
00:40:10sensibles
00:40:11et qu'est-ce qu'on disait ?
00:40:12Finalement,
00:40:12c'est un problème
00:40:13de police
00:40:13et de jeunes.
00:40:14Ils s'amusent
00:40:15les jeunes
00:40:15et on a laissé faire
00:40:16et puis ça a touché
00:40:17la sphère
00:40:19des écoles.
00:40:20Après,
00:40:21ça a touché
00:40:23les médecins
00:40:23et ça ne montre
00:40:25que crescendo.
00:40:26Vous savez,
00:40:26on est obligé
00:40:26d'escorter
00:40:27les pompiers,
00:40:28mes collègues pompiers,
00:40:28souvent,
00:40:29on est obligé
00:40:29de les escorter
00:40:30dans les zones
00:40:32difficiles.
00:40:32Mais là,
00:40:33ce n'était pas forcément
00:40:33une zone difficile
00:40:34donc il va falloir
00:40:35mettre en place
00:40:35à chaque fois...
00:40:36Mais c'est pareil,
00:40:37il ne peut pas y avoir
00:40:37des policiers
00:40:38sur chaque intervention.
00:40:40Et je comprends
00:40:40mon collègue
00:40:41de la CFTC
00:40:41des pompiers
00:40:42qui, effectivement,
00:40:43est écoeuré
00:40:44de cette situation
00:40:45parce qu'eux,
00:40:46ils sont là
00:40:46pour porter assistance,
00:40:47pour secourir
00:40:48et se retrouvent
00:40:49décis.
00:40:49Gérald Pendelon,
00:40:50très rapidement.
00:40:50Vous rappeliez
00:40:51le chiffre
00:40:52de 1500 agressions
00:40:53de sapeurs-pompiers
00:40:55par an
00:40:55avec une augmentation
00:40:56de 4%.
00:40:58Mais comment
00:41:00peut-on
00:41:01en arriver là ?
00:41:02Comment en est-on
00:41:02arrivé là ?
00:41:03Des personnes
00:41:04qui,
00:41:05du moindre SPV,
00:41:06sapeurs-pompiers
00:41:07volontaires
00:41:08jusqu'à celui
00:41:08qui en a fait
00:41:09sa profession,
00:41:11qui ont consacré,
00:41:12pour ne pas dire
00:41:13sacrifié,
00:41:14leur vie
00:41:15pour que
00:41:16nous soyons
00:41:17protégés.
00:41:18Comment peut-on,
00:41:19si on n'est pas
00:41:20vide de l'intérieur,
00:41:21dans une société
00:41:22d'ailleurs
00:41:22qui est de plus en plus
00:41:23vide,
00:41:24comment peut-on
00:41:25attaquer
00:41:25des sapeurs-pompiers ?
00:41:28On a applaudi
00:41:29il y a encore
00:41:29quelques mois,
00:41:30on n'a pas arrêté
00:41:31de les applaudir
00:41:32tout au long de l'été
00:41:32pour le travail
00:41:34qu'ils ont fait
00:41:35notamment en Gironde
00:41:36et dans le Sud-Ouest
00:41:36avec les Côtes-Forêt ?
00:41:37C'est là,
00:41:38voyez-vous,
00:41:38qu'il faudrait être sévère.
00:41:39C'est là qu'il faudrait
00:41:40être sévère
00:41:41et que les sanctions
00:41:43frappent fortement
00:41:43avec un 221.4
00:41:45du Code pénal
00:41:46qui relève
00:41:46de la tentative
00:41:48de meurtre.
00:41:49Alors,
00:41:49bien évidemment,
00:41:50ce monsieur,
00:41:50ceux qui agressent,
00:41:52expliqueront
00:41:52qu'il n'est pas
00:41:53accessible
00:41:54à une sanction pénale.
00:41:55Il faut arrêter
00:41:56avec ça.
00:41:56Merci beaucoup
00:41:57à Mickaël Pakanowski
00:41:58d'avoir été avec nous,
00:41:59pompier,
00:41:59président du syndicat
00:42:00Spasse 10.
00:42:01On va parler,
00:42:01on va dire un mot
00:42:02pour terminer avant minuit,
00:42:04de la baisse des prix
00:42:05des carburants.
00:42:06Une baisse de 12 à 18 centimes
00:42:08dans plus de la moitié
00:42:09des stations-services
00:42:10de France.
00:42:10C'est ce qu'ont assuré
00:42:11aujourd'hui les ministres
00:42:12du commerce
00:42:13et de l'économie.
00:42:14Une baisse des prix
00:42:14à la pompe rendue possible
00:42:15grâce à la libération
00:42:16des stocks stratégiques
00:42:17et leur mise en vente
00:42:19sur le marché
00:42:19à prix coûtant.
00:42:20On va en parler
00:42:21avec Pierre Chasserey
00:42:21qui est avec nous
00:42:22de l'association
00:42:2340 millions d'automobilistes.
00:42:25Bonsoir Pierre,
00:42:25merci d'être en direct
00:42:26avec nous.
00:42:27Quel est votre retour
00:42:27à vous
00:42:28et celui de vos adhérents ?
00:42:30C'est ce qui nous intéresse
00:42:30ce soir sur cette baisse
00:42:31annoncée par le gouvernement
00:42:33qui, on va voir Roland Lescure
00:42:34dans une minute,
00:42:36qui est en train de faire,
00:42:37on va le voir,
00:42:37en train de faire le plein
00:42:38de sa voiture.
00:42:39Ça ressemble clairement plus
00:42:40à une opération de communication
00:42:41qu'autre chose, Pierre.
00:42:43Oui, l'opération de communication
00:42:45est un peu grotesque.
00:42:46Alors la bonne nouvelle
00:42:47pour les automobilistes,
00:42:48c'est qu'enfin,
00:42:48on fait ce qu'à l'association
00:42:50demandait quand même
00:42:51depuis le mois d'avril,
00:42:52c'est qu'on libère les stocks
00:42:53pour faire baisser
00:42:53un petit peu les prix.
00:42:55Ce n'est pas dingue,
00:42:56pardonnez-moi,
00:42:57mais on va passer
00:42:58à des tarifs.
00:42:59Alors vous voyez,
00:42:59vous avez des tarifs moyens
00:43:00qui s'affichent.
00:43:01Attention à ces tarifs moyens
00:43:03parce que les tarifs moyens
00:43:04cachent d'énormes disparités
00:43:05entre des stations à sec
00:43:07et des stations
00:43:08qui proposent encore du carburant.
00:43:10On a encore des files d'attente
00:43:11devant les stations-service
00:43:12qui proposent des prix
00:43:13à un peu moins délirant
00:43:15que les autres.
00:43:16Mais très clairement,
00:43:17les prix restent
00:43:18de l'ordre de l'inaccessible
00:43:20pour une grande majorité
00:43:21des Français.
00:43:22La baisse de 18 centimes,
00:43:24ajoutez 18 centimes
00:43:25au prix qui s'affiche
00:43:26et vous verrez
00:43:26que la baisse de 18 centimes
00:43:27n'a pas eu lieu.
00:43:28On en parle,
00:43:29alors il y a peut-être
00:43:31une légère baisse
00:43:32en grande distribution.
00:43:33Moi, je l'évalue plutôt
00:43:34à une dizaine de centimes
00:43:35pour l'instant.
00:43:36C'est bien,
00:43:37déjà ça,
00:43:38mais rendez-vous compte,
00:43:392,10 euros,
00:43:402,15 euros,
00:43:412,20 euros.
00:43:41Je vous coupe la parole Pierre
00:43:42et je vous la redonne
00:43:43dans une seconde
00:43:44parce que Roland Lescure
00:43:45lui dit que c'est plus que ça.
00:43:46Regardez-le tout à l'heure
00:43:47lorsqu'il était en train
00:43:49de faire le plein
00:43:50de son véhicule
00:43:51dans une station-service.
00:43:56C'est du diesel,
00:43:58bien sûr.
00:44:13Voilà, 22 litres.
00:44:16On a économisé 4 euros.
00:44:18Merci au socle stratégique.
00:44:20Voilà,
00:44:21c'est du diesel,
00:44:22bien sûr,
00:44:23dit Roland Lescure.
00:44:24Non, mais cette séquence,
00:44:25Pierre,
00:44:26elle est magique.
00:44:27Alors effectivement,
00:44:27ce n'est pas là,
00:44:28mais il y a un petit peu plus tard,
00:44:29effectivement,
00:44:30Roland Lescure
00:44:31explique qu'il avait promis
00:44:32jusqu'à 18 centimes
00:44:33de baisse
00:44:34et que dans la station
00:44:35dans laquelle il se trouvait,
00:44:36on était à un peu plus
00:44:37de 20 centimes,
00:44:38je crois.
00:44:39Donc,
00:44:39il se félicitait,
00:44:40effectivement.
00:44:41Merci les stocks stratégiques,
00:44:43nous dit Roland Lescure.
00:44:43Mais alors,
00:44:44pourquoi est-ce qu'on ne l'a pas fait avant ?
00:44:47Déjà,
00:44:48si vous me permettez,
00:44:49je peux réagir
00:44:50à ce morceau d'anthologie
00:44:51où on voit le ridicule
00:44:53de la communication ministérielle
00:44:55avec un ministre
00:44:56qui sait à peine
00:44:56se servir d'une station-service,
00:44:58qui fait la promotion du diesel
00:45:00là où l'État a tué
00:45:02les motorisations à carburant,
00:45:04il essaie de nous faire passer
00:45:06pourquoi ?
00:45:06De se faire passer pour quoi ?
00:45:07Pour un Français comme les autres ?
00:45:09On n'y est pas,
00:45:10on n'y est pas,
00:45:11on est très loin de ça.
00:45:12On est dans le cas
00:45:12d'un Français
00:45:13là qui essaye
00:45:15de rattraper une énorme erreur
00:45:16qu'il a commise
00:45:16à l'Assemblée nationale
00:45:17en insultant les Français
00:45:19la semaine dernière
00:45:20en expliquant qu'il y avait
00:45:20trop de taxes
00:45:21et que c'était tout à fait normal
00:45:22et que ça ne l'empêchait pas
00:45:23de dormir.
00:45:24Donc,
00:45:24qu'on remette un petit peu
00:45:26l'église au milieu du village,
00:45:27il n'y a pas de baisse
00:45:28de 20 centimes
00:45:29pour l'instant.
00:45:30De plus,
00:45:31les stocks stratégiques,
00:45:32ça ne va durer qu'un temps
00:45:34et ce n'est pas une baisse durable.
00:45:37Si le contexte international
00:45:38ne s'améliore pas,
00:45:40dans deux mois,
00:45:40le même Roland Lescure
00:45:41se cachera
00:45:43pour ne pas annoncer
00:45:45une augmentation,
00:45:46une réaugmentation
00:45:47des tarifs des carburants.
00:45:48Maintenant,
00:45:48soyons un petit peu honnêtes.
00:45:49Alors,
00:45:50peut-être que dans la station
00:45:50où il était,
00:45:51lui,
00:45:52on a fait un geste
00:45:52de communication
00:45:53parce que le ministre
00:45:54se déplaçait,
00:45:55mais la réalité en France
00:45:56et tous les automobilistes
00:45:57qui me regardent le savent,
00:45:58on n'a pas eu
00:45:5920 centimes de baisse
00:46:00nulle part.
00:46:01On n'a pas ces 20 centimes.
00:46:02On a eu une légère baisse
00:46:03oui,
00:46:05effectivement.
00:46:05Est-ce que cette baisse
00:46:06est à la hauteur
00:46:07de ce qui est supportable
00:46:09pour les Français ?
00:46:10Non,
00:46:10on est toujours dans des tarifs.
00:46:11Est-ce que vous vous rendez compte
00:46:12qu'on est en train
00:46:14de faire des queues
00:46:15d'attente
00:46:16pour certains automobilistes
00:46:18la nuit
00:46:18pour payer un litre
00:46:19de carburant
00:46:20à 2,20 euros ?
00:46:22Mais est-ce qu'on est devenus
00:46:23fous dans notre pays ?
00:46:24Qu'est-ce qui justifie
00:46:25un tel niveau de fiscalité
00:46:27qui tue
00:46:28l'économie nationale ?
00:46:30Il faut comprendre,
00:46:31c'est peut-être
00:46:32contre-intuitif,
00:46:33mais baisser les taxes
00:46:35sur les carburants
00:46:36permettrait de relancer
00:46:38l'économie.
00:46:38C'est ne pas les baisser,
00:46:40ne pas baisser
00:46:41ces fichus taxes
00:46:42qui fait qu'aujourd'hui
00:46:43on perd en croissance
00:46:44et on perd en PIB
00:46:46et on perd
00:46:47dans notre économie nationale.
00:46:48on voit des ministres
00:46:49se féliciter de ça.
00:46:51Je précise que Roland Lescure
00:46:53a assuré que pour que
00:46:55effectivement cette baisse
00:46:56soit bien appliquée
00:46:57dans les stations,
00:46:57une réunion était prévue
00:46:59demain évidemment
00:47:00avec le ministre du Commerce
00:47:02Serge Papin.
00:47:04Il assure le SAV
00:47:06en tous les cas de sa mesure ?
00:47:07Non, c'est affligeant.
00:47:09Ils utilisent la même ficelle
00:47:11gouvernementale
00:47:11pour faire de la communication
00:47:12et faire croire que le problème
00:47:14c'était les marges
00:47:15des distributeurs.
00:47:16Alors je vais le redire
00:47:18parce qu'on entend tellement,
00:47:19tellement, tellement
00:47:20sur toutes les chaînes de télé
00:47:21et de radio
00:47:21des bêtises sur ces marges.
00:47:24On va être très clair.
00:47:25Quelles sont les marges
00:47:26des distributeurs ?
00:47:28Dans la grande distribution
00:47:29entre 1 et 3 centimes.
00:47:32Écoutez-moi bien.
00:47:331 et 3 centimes de marge.
00:47:34Sur les stations-service
00:47:36dans les petits villages,
00:47:38celles qui sont en train
00:47:39de crever littéralement,
00:47:40la marge c'est 5 à maximum
00:47:447 centimes par litre.
00:47:47Ça, c'est ce que gagne,
00:47:48brut, hein, brut.
00:47:49C'est ce que gagne aujourd'hui
00:47:50les distributeurs.
00:47:51Et maintenant,
00:47:52on regarde l'État.
00:47:53Sur 2 euros,
00:47:53il y a 1,17€ de taxes.
00:47:55De qui se moque-t-on ?
00:47:57Merci beaucoup.
00:47:57Je voudrais mettre une commission
00:47:58pour aller surveiller les taxes.
00:48:00Merci, merci Pierre Sasseret
00:48:01d'avoir été avec nous,
00:48:02délégué général
00:48:02de l'association
00:48:0340 millions d'automobilistes.
00:48:05On va revenir dans un instant
00:48:06sur cette nouvelle journée
00:48:07de blocage.
00:48:08En ce lundi,
00:48:09de rentrer devant
00:48:10quelques lycées seulement.
00:48:12Journée peu suivie,
00:48:13mais qui pourrait davantage
00:48:14être suivie dans les prochains jours.
00:48:16On écoutera les lycéens
00:48:17interrogés aujourd'hui
00:48:18avec une bonne question
00:48:19posée, vous l'entendrez,
00:48:21par ces lycéens.
00:48:21Les syndicats reçus
00:48:23par le président,
00:48:24par le ministre
00:48:24de l'Éducation nationale,
00:48:25par le Premier ministre,
00:48:26sont-ils réellement représentatifs
00:48:29des lycéens de notre pays ?
00:48:31Ça, c'est une bonne question.
00:48:32La réponse est dans la question
00:48:33que je viens de vous poser.
00:48:34Restez avec nous
00:48:35la suite de Soir Info
00:48:36sur CNews
00:48:36juste après la pause.
00:48:41Rentrer sous haute tension
00:48:42ce lundi,
00:48:43retour à l'école,
00:48:44retour au lycée
00:48:45pour certains,
00:48:46mais pour d'autres,
00:48:46c'était surtout
00:48:47le retour des blocages.
00:48:48Fort heureusement,
00:48:49en minorité,
00:48:50puisque les trois quarts
00:48:51des établissements
00:48:52ont été épargnés,
00:48:54mais les prochains jours
00:48:55s'annoncent plus compliqués.
00:48:56On va en parler
00:48:56dans un instant,
00:48:57mais d'abord le journal
00:48:58avec Isabelle Piboulot.
00:48:59Rebonsoir Isabelle.
00:49:03Rebonsoir Mickaël.
00:49:03Bonsoir à tous.
00:49:04Celle a eu une enquête
00:49:05ouverte pour tentative
00:49:06de meurtre
00:49:07après cette agression
00:49:08dans une école maternelle
00:49:09de Nice.
00:49:10La directrice
00:49:11et une institutrice
00:49:12ont été prises à partie
00:49:13par une parent d'élève
00:49:14frappée, menacée
00:49:16avec une arme à feu
00:49:16et un couteau.
00:49:17La suspecte,
00:49:18âgée de 36 ans,
00:49:19portée des accusations
00:49:20sur des faits
00:49:21d'agression sexuelle
00:49:22dont un de ses enfants
00:49:24aurait été victime,
00:49:25sa garde à vue
00:49:26a été prolongée.
00:49:27Huit ans après
00:49:28les effondrements
00:49:29des immeubles
00:49:29de la rue d'Aubagne.
00:49:31Le procès en appel
00:49:32s'est ouvert ce lundi
00:49:33à Marseille.
00:49:34En colère,
00:49:35les proches des victimes
00:49:36sont en quête
00:49:37de peine exemplaire
00:49:38pour ceux qu'ils estiment
00:49:40responsables de l'accident.
00:49:41Huit personnes avaient péri
00:49:42le 5 novembre 2018.
00:49:45Nouveau record
00:49:46pour les prisons françaises.
00:49:47Plus de 90 900 détenus
00:49:50ont été dénombrés
00:49:50au 1er octobre
00:49:51pour moins de 63 500
00:49:54places opérationnelles.
00:49:55D'après les statistiques
00:49:56du ministère de la Justice,
00:49:58le nombre de prisonniers
00:49:59a bondi
00:50:00de 7,2%
00:50:02sur un an.
00:50:042700 docteurs juniors
00:50:05en renfort
00:50:06dans les déserts médicaux.
00:50:07Des généralistes
00:50:08en fin de formation
00:50:09ont débuté
00:50:10leur stage
00:50:11professionnalisant
00:50:12d'un an.
00:50:13Leur cursus
00:50:13est donc désormais
00:50:14de 10 ans au total.
00:50:16Plus de médecins,
00:50:17moins d'attentes,
00:50:18on avance,
00:50:19souligne sur X
00:50:20le chef de l'État.
00:50:22Enfin,
00:50:22l'emblématique
00:50:23magasin parisien
00:50:24BHV
00:50:24est placé
00:50:25en redressement judiciaire
00:50:27par le tribunal
00:50:27des activités économiques
00:50:29de Paris.
00:50:30L'entreprise se trouve
00:50:31en état de cessation
00:50:32des paiements,
00:50:33notamment du fait
00:50:34d'une baisse importante
00:50:35de chiffre d'affaires,
00:50:36mais aussi d'un différent
00:50:38avec le bailleur
00:50:39enseigne-emploi
00:50:40près de 700 salariés.
00:50:43Merci beaucoup Isabelle
00:50:44et on vous retrouvera
00:50:45à minuit et demi
00:50:46pour l'édition de la nuit.
00:50:48Allez,
00:50:48dans un instant,
00:50:48on va donc parler
00:50:49de cette rentrée
00:50:50sous haute tension
00:50:51à l'école,
00:50:52dans les lycées,
00:50:53évidemment,
00:50:53avec certains blocages
00:50:55qui ont repris aujourd'hui.
00:50:56Ça pourrait s'accentuer
00:50:56et s'aggraver
00:50:58dans les prochains jours,
00:50:59mais juste avant,
00:51:00il est minuit passé,
00:51:01on va passer en revue
00:51:02les unes de la presse
00:51:03de ce mardi.
00:51:04Donc,
00:51:05mardi,
00:51:05on va parler du Parisien
00:51:07pour commencer.
00:51:07À la une du Parisien,
00:51:09les patrons déprimés
00:51:10comme jamais
00:51:11entre la situation
00:51:12économique tendue,
00:51:12la hausse des prix
00:51:13de l'énergie
00:51:14et une instabilité
00:51:15politique chronique,
00:51:1692% des entrepreneurs
00:51:18se disent pessimistes
00:51:20donc par la situation.
00:51:22André Bercoff,
00:51:23est-ce que ça vous parle ?
00:51:24Les patrons
00:51:24et la situation,
00:51:27évidemment...
00:51:27Les patrons,
00:51:28c'est le nouveau prolétariat.
00:51:29Ils n'en peuvent plus,
00:51:30les pauvres.
00:51:30Non, mais tout le monde.
00:51:31Vous savez,
00:51:32il y a quelque chose
00:51:33de très étonnant,
00:51:34c'est aujourd'hui,
00:51:34il y a une dépression
00:51:35de l'atmosphère.
00:51:36C'est-à-dire que
00:51:37vous prenez tous les étages,
00:51:38mais tous les étages
00:51:39de la France,
00:51:40de la population française,
00:51:41dites-moi une,
00:51:43à part Emmanuel Macron
00:51:45qui rosit de plaisir.
00:51:46Tout le monde
00:51:47est en dépression,
00:51:48plus ou moins,
00:51:49évidemment.
00:51:50Il vaut mieux être riche
00:51:52et bien portant
00:51:53que pauvre et malade.
00:51:54Mais en fait,
00:51:55c'est vraiment étonnant
00:51:57si vous regardez
00:51:57tout ce qu'on a dit
00:51:58depuis le début
00:51:59de cette émission.
00:52:00Les patrons,
00:52:01maintenant,
00:52:01il y a quelque chose
00:52:03qui est que
00:52:04abandon du collectif,
00:52:05on ne sait pas
00:52:06où on va,
00:52:06mais on y va,
00:52:07on ne sait pas
00:52:08où on habite
00:52:08et ça s'est emparé.
00:52:11Ce qui est quand même
00:52:12assez rare
00:52:12à ce niveau-là
00:52:13de toute la société,
00:52:15de toutes les couches
00:52:15de la société.
00:52:16Heureusement,
00:52:17les gens continuent
00:52:18à produire
00:52:18et à travailler,
00:52:19mais il y a quelque chose
00:52:20de très, très précis.
00:52:22Et vraiment,
00:52:23je termine juste là-dessus,
00:52:24je reviens vraiment,
00:52:26l'histoire,
00:52:27et ce n'est pas seulement
00:52:27des détraqués,
00:52:28les gens qui caillassent
00:52:30les pompiers,
00:52:32au-delà de ça.
00:52:33Il y a quelque chose
00:52:34où des gens
00:52:35ont divorcé
00:52:36avec ce pays
00:52:37ou n'y croient plus
00:52:37avec ce pays.
00:52:38Il y a ça aussi
00:52:39qui est fondamental.
00:52:41On va passer
00:52:42avec la une
00:52:43de l'Alsace.
00:52:44C'est un double titre
00:52:45dans l'Alsace
00:52:45avec d'abord
00:52:46le carburant,
00:52:47on en parlait tout à l'heure,
00:52:48à la recherche du carburant
00:52:49le moins cher,
00:52:50c'est un vrai sujet.
00:52:50On est avec Pierre Chasserey
00:52:51il y a quelques secondes,
00:52:52Olivier Benkemoun
00:52:53de l'association
00:52:5540 millions
00:52:56d'automobilistes
00:52:57et effectivement
00:52:58une vraie situation,
00:53:00un vrai problème
00:53:01pour les Français
00:53:01aujourd'hui
00:53:02depuis maintenant
00:53:02plusieurs mois
00:53:03et là on nous présente
00:53:04effectivement
00:53:05cette baisse de prix
00:53:06qui nous amène
00:53:07quand même
00:53:07à des prix.
00:53:11Emmanuel Macron
00:53:11se félicite ce soir
00:53:13par un tweet
00:53:13de la baisse des prix.
00:53:14Alors qu'on est
00:53:15à 2,10 euros
00:53:16encore.
00:53:16Cette opération
00:53:17de communication
00:53:18qu'on a vue
00:53:20avec Roland Lescure
00:53:21qui se sert
00:53:22pour la première fois
00:53:22d'une pompe
00:53:23de sa vie peut-être.
00:53:24Tout le monde sait
00:53:25qu'il a une voiture
00:53:26de fonction,
00:53:26un chauffeur,
00:53:27que c'est l'État
00:53:27qui paye l'essence.
00:53:28Tout ça c'est de la com.
00:53:30Les Français eux
00:53:30savent que...
00:53:31C'est l'État
00:53:31qui paye l'essence
00:53:32mais c'est peut-être
00:53:32lui qui fait le plan.
00:53:33Oui, c'est possible
00:53:34écoutez,
00:53:35on l'a vu faire,
00:53:36il sait faire.
00:53:37Voilà,
00:53:37tout ce qu'on peut constater.
00:53:39Mais les Français
00:53:39qui eux savent faire
00:53:41savent surtout
00:53:41qu'ils ne remplissent plus
00:53:44entièrement
00:53:46le réservoir,
00:53:46qu'il faut faire attention
00:53:47et que ce sont
00:53:48des coûts
00:53:49incompressibles
00:53:50du quotidien.
00:53:51Donc il faut
00:53:53quand même remplir.
00:53:54Ils espèrent
00:53:55et ça fait des mois
00:53:55qu'ils espèrent
00:53:56qu'il y ait une solution.
00:53:57Le Président leur répond
00:53:58« Mais je vais m'en occuper,
00:53:59je pars à l'étranger,
00:54:01vous allez voir,
00:54:02je vais régler
00:54:03l'affaire d'Ormouz
00:54:05et vous allez voir
00:54:05que c'est par là
00:54:06qu'il faut faire. »
00:54:07Non, non, non, non.
00:54:08Ça ne fonctionne pas.
00:54:10On est...
00:54:11Encore une fois,
00:54:11on a pris les choses
00:54:12à l'envers.
00:54:13Au lieu de baisser les taxes,
00:54:14on essaye de sauver le monde.
00:54:16Bon, on sait qu'il trinque aujourd'hui.
00:54:19C'est la fusion
00:54:19de la politique internationale
00:54:21et de la politique économique.
00:54:22Sauf que comme on est mauvais
00:54:23dans les deux,
00:54:24de toute façon,
00:54:25ça ne fonctionne pas.
00:54:26Mais il y a quand même
00:54:26un élément important.
00:54:27Il y a une de l'Alsace
00:54:28parce qu'on mentionne
00:54:30quand même les élections
00:54:31pour l'État-Uni.
00:54:33Exactement, absolument.
00:54:34Et ça, c'est quand même important.
00:54:35D'où le double titre
00:54:37de l'Alsace.
00:54:38Exactement.
00:54:38États-Unis,
00:54:39les démocrates
00:54:39à la conquête du Congrès.
00:54:40C'est que vous vous souhaitiez
00:54:41en parler, Olivier.
00:54:41Je peux vous dire
00:54:42qu'en tout cas,
00:54:43le prix de l'essence
00:54:43même aux États-Unis,
00:54:44ça compte énormément
00:54:45pour ces midterms
00:54:46et Trump sera sanctionné
00:54:48aussi à cause de ça.
00:54:49On va terminer
00:54:50avec le Figaro
00:54:51également sur le sujet
00:54:52des élections aux États-Unis
00:54:53puisque effectivement,
00:54:54nous sommes mardi,
00:54:55c'est aujourd'hui
00:54:55que les Américains
00:54:57vont voter pour ces midterms.
00:54:59Ils vont déjà voter.
00:55:00Ça veut dire qu'ils ont
00:55:01une partie...
00:55:0350% à peu près
00:55:04qu'a déjà voté en réalité
00:55:05puisque ça se fait en avance
00:55:06et de manière informatique.
00:55:08Mais ce n'est pas joué.
00:55:09Rien n'est joué.
00:55:10Rien n'est joué.
00:55:10Mais regardez ce qui est intéressant
00:55:12aussi dans ce titre
00:55:13du Figaro,
00:55:14les midterms,
00:55:14un référendum
00:55:15pour ou contre
00:55:16Donald Trump finalement.
00:55:17C'est toujours ça
00:55:18les midterms.
00:55:19Ça prend toujours
00:55:20la forme
00:55:20d'un référendum
00:55:22en quelque sorte,
00:55:23une sanction
00:55:24ou pas
00:55:24de subitérance.
00:55:25Du président américain.
00:55:28Un mot là-dessus
00:55:28peut-être, André ?
00:55:29La seule chose intéressante,
00:55:31c'est quand même
00:55:32l'extraordinaire
00:55:34polarisation.
00:55:35C'est-à-dire
00:55:35qu'on a l'impression
00:55:35pour la première fois
00:55:37autant comme ça
00:55:38que ça se joue sur Gaza.
00:55:40Je n'ai jamais,
00:55:41même Israël,
00:55:43on sait le rôle
00:55:43que ça joue aux Etats-Unis,
00:55:44mais jamais
00:55:45il n'y a eu
00:55:45une telle polarisation
00:55:46autour de Gaza,
00:55:48d'Israël,
00:55:48de la Palestine,
00:55:49etc.
00:55:50C'est devenu
00:55:50un élément important
00:55:54des élections américaines
00:55:55vu de l'intérieur.
00:55:56Mais c'est devenu
00:55:57un élément important
00:55:58également des élections
00:55:59partout.
00:56:00On le voit aujourd'hui
00:56:01en France.
00:56:02Plus que l'Ukraine.
00:56:02Plus que l'Ukraine,
00:56:03vous avez raison.
00:56:05Voilà pour la une
00:56:05de la presse
00:56:06de ce mardi.
00:56:07On va parler
00:56:08des lycées.
00:56:09Rentrer sous haute tension
00:56:10aujourd'hui lundi.
00:56:11Retour à l'école,
00:56:12retour au lycée
00:56:13pour certains,
00:56:13mais pour d'autres
00:56:14c'était aussi
00:56:14le retour des blocages.
00:56:16Fort heureusement
00:56:16en minorité
00:56:17puisque les trois quarts
00:56:18des établissements
00:56:19ont été épargnés,
00:56:20mais les prochains jours
00:56:21s'annoncent plus compliqués.
00:56:22Axel Ronde,
00:56:23quelles sont les consignes
00:56:24données aux policiers
00:56:24pour les prochains jours
00:56:26aux abords
00:56:26des établissements scolaires
00:56:27et notamment des lycées ?
00:56:29Écoutez,
00:56:30si on nous demande,
00:56:32si on en est
00:56:32une réquisition,
00:56:34c'est de lever
00:56:35les blocus.
00:56:36D'ailleurs,
00:56:36je pense à mon collègue
00:56:39Amé Rignac
00:56:40qui a été gravement blessé,
00:56:42un collègue CRS
00:56:43qui a eu 45 jours d'ITT,
00:56:44un jeune lieutenant
00:56:45qui a été malheureusement
00:56:48blessé par un individu
00:56:50tout juste majeur.
00:56:52Donc,
00:56:53j'espère que cette personne
00:56:53ira en prison
00:56:54parce qu'on ne peut pas
00:56:56attaquer des policiers
00:56:57impunément comme cela
00:56:59surtout qui va subir
00:57:00de lourdes opérations.
00:57:02Donc,
00:57:03clairement,
00:57:03on est vraiment,
00:57:05encore une fois,
00:57:06avec des individus
00:57:07qui n'ont rien à faire
00:57:08finalement
00:57:09de la crise lycéenne
00:57:10puisqu'ils n'étaient
00:57:11même pas lycéens.
00:57:12Donc,
00:57:13on voit qu'il y a
00:57:13des individus radicalisés
00:57:15qui veulent continuer
00:57:17à faire des blocus
00:57:18alors même que
00:57:19beaucoup de lycéens
00:57:20veulent reprendre
00:57:21le chemin des études.
00:57:23Gérald Pendlon,
00:57:24il faut quand même préciser
00:57:25et rappeler
00:57:26parce qu'on a tendance à,
00:57:27on parle de cette rentrée,
00:57:28on parle des blocages
00:57:30de certains lycées,
00:57:31bloquer un établissement,
00:57:32c'est interdit.
00:57:34Manifester,
00:57:35c'est autorisé,
00:57:36évidemment,
00:57:36il y a le droit de manifester
00:57:37mais les blocages
00:57:37sont interdits.
00:57:38Les blocages
00:57:39sont interdits
00:57:41et j'y vois,
00:57:43pour ma part,
00:57:44une responsabilité importante
00:57:46des magistrats
00:57:47parce que
00:57:48le tribunal administratif
00:57:49de Paris
00:57:50avait suspendu
00:57:51le couvre-feu
00:57:53concernant
00:57:53les mineurs.
00:57:55c'est-à-dire que
00:57:56ça c'était une mesure
00:57:59au nom,
00:57:59bien évidemment,
00:58:00du contrôle
00:58:01de proportionnalité.
00:58:03Mais ce contrôle
00:58:03de proportionnalité,
00:58:04en réalité,
00:58:05il ne tient compte
00:58:06ni du contexte
00:58:07ni de l'urgence.
00:58:09Et non,
00:58:10au nom des libertés,
00:58:11on n'en arrive
00:58:12à paralyser
00:58:13tout simplement l'État.
00:58:14C'est un vrai souci.
00:58:15Alors,
00:58:15on va écouter
00:58:16ces lycéens
00:58:16interrogés aujourd'hui
00:58:17parce que
00:58:18vous savez que
00:58:18Sébastien Lecornu
00:58:19a dit aujourd'hui
00:58:19qu'il était prêt
00:58:20à recevoir
00:58:20de nouveau
00:58:21les lycéens
00:58:22la semaine prochaine.
00:58:23Certains étaient
00:58:24interrogés aujourd'hui
00:58:25aux abords
00:58:25de leur établissement.
00:58:26Écoutez.
00:58:27On a prévu
00:58:28de faire une semaine noire
00:58:29donc on va bloquer
00:58:30au moins toute la semaine.
00:58:32Et ensuite,
00:58:32on verra.
00:58:33Ça se fait un peu
00:58:34pas au jour le jour
00:58:35mais l'organisation
00:58:36n'est pas en béton armé
00:58:37parce que c'est
00:58:38un mouvement lycéen.
00:58:40C'est normal
00:58:40mais l'idée
00:58:41c'est de continuer
00:58:42à se mobiliser.
00:58:43Par rapport à ce qu'a dit
00:58:44le président,
00:58:45après trois semaines
00:58:45qui a enfin dénié
00:58:46de nous écouter
00:58:47un minimum,
00:58:48déjà,
00:58:49les syndicats lycéens
00:58:50qui sont allés le voir
00:58:51pour la plupart
00:58:52c'est des syndicats
00:58:52macronistes
00:58:53que nous n'avons pas élus
00:58:54et donc nous ne savons
00:58:54pas qui est allé
00:58:55et ils sont allés
00:58:56parler avec Macron
00:58:57alors que ce n'avait pas
00:58:58été décidé tous ensemble.
00:59:00Bah oui
00:59:00et ça c'est une vraie question
00:59:02qu'on ne s'était finalement
00:59:03pas vraiment encore posée
00:59:05pour le moment.
00:59:05De qui parle-t-on
00:59:06lorsqu'on parle
00:59:07des lycéens aujourd'hui ?
00:59:09On n'en sait rien.
00:59:10Lorsqu'on dit
00:59:10Sébastien Lecornu
00:59:11a reçu les lycéens
00:59:13le ministre de l'Intérieur
00:59:15a reçu les lycéens
00:59:15ces syndicats reçus
00:59:17par le Premier ministre
00:59:18le ministre de l'Éducation
00:59:19il y a quelques jours
00:59:20par le ministre de l'Intérieur
00:59:21et qui refusent d'ailleurs
00:59:22de parler à CNews
00:59:23on les a vus
00:59:24lorsqu'on leur a tendu
00:59:25un micro CNews
00:59:26nous dire
00:59:27bah non
00:59:27on commencera
00:59:28ce micro tendu
00:59:29une fois que CNews
00:59:30sera parti.
00:59:31Ce qui prouve
00:59:31qu'ils ne sont pas macronistes.
00:59:33Oui c'est vrai aussi.
00:59:35Moi je trouve ça génial
00:59:35parce que les syndicats
00:59:36de policiers
00:59:37n'ont pas été reçus
00:59:37par le ministre de l'Intérieur
00:59:38en revanche
00:59:39les syndicats lycéens
00:59:41qui représentent 1%
00:59:43de...
00:59:43Plus présidents même
00:59:44les lycéens.
00:59:45Quelle pub pour CNews les enfants ?
00:59:46Quelle pub pour CNews ?
00:59:47Mais quand même
00:59:47ils ont obtenu
00:59:48moi je ne sais pas
00:59:48ce qu'ils peuvent obtenir
00:59:50de plus là
00:59:51les lycéens
00:59:52ils ont obtenu
00:59:5415 000 places
00:59:54à l'université de plus
00:59:56des enseignants
00:59:57500 enseignants de plus
00:59:58parcours sub
00:59:59qui va être complètement
01:00:00remodelé etc
01:00:02de l'argent pour le bâti
01:00:04etc
01:00:04mais qu'est-ce qu'ils veulent
01:00:05de plus ?
01:00:05Bah visiblement
01:00:06ça ne suffit pas.
01:00:07Alors sont-ils
01:00:08réellement représentatifs
01:00:09des lycéens ?
01:00:10Il semblerait que non.
01:00:11Voyez le sujet
01:00:12de Félix Pérolas.
01:00:14Depuis le début des blocus
01:00:16les syndicats lycéens
01:00:17sont omniprésents
01:00:18dans l'espace médiatique
01:00:19faisant valoir
01:00:20leurs revendications
01:00:21et leur volonté
01:00:23de manifester.
01:00:24Mais ces syndicats
01:00:26sont-ils représentatifs
01:00:27des élèves ?
01:00:28Selon cet enseignant
01:00:30la réponse
01:00:31est clairement négative.
01:00:33Alors certes
01:00:33ils peuvent faire remonter
01:00:35des problèmes réels
01:00:36de l'école
01:00:36je ne mis pas
01:00:37la réalité
01:00:38de tout ce qu'ils décrivent
01:00:39il y a des problèmes
01:00:40sur lesquels
01:00:40effectivement il faut alerter
01:00:41mais il faut dire aussi
01:00:43à ceux qui nous écoutent
01:00:43que bien souvent
01:00:45ils ne représentent
01:00:45qu'eux-mêmes
01:00:46il n'y a que 1%
01:00:48des lycéens
01:00:49qui sont syndiqués
01:00:50aujourd'hui
01:00:51sauf qu'on n'entend
01:00:51absolument que
01:00:52sur les plateaux.
01:00:53Parmi l'une
01:00:54des nombreuses
01:00:55revendications
01:00:55des manifestants
01:00:56mettre fin
01:00:57à la sélection
01:00:58dans l'enseignement supérieur
01:00:59mais selon un sondage
01:01:01Odoxa-Backbone
01:01:02pour le Figaro
01:01:0463% des 18-24 ans
01:01:06sont favorables
01:01:08à la sélection
01:01:08pour entrer
01:01:09à l'université
01:01:10un pourcentage
01:01:12plus élevé encore
01:01:13que l'ensemble
01:01:14des français
01:01:14C'est une proportion
01:01:15qui est encore plus grande
01:01:16que chez les adultes
01:01:17que l'on teste
01:01:18donc ça montre bien
01:01:19qu'il n'y a pas
01:01:19une seule jeunesse
01:01:20dont les syndicats
01:01:21seraient l'incarnation
01:01:22et la représentation
01:01:23mais qu'il y a différentes jeunesses
01:01:24et qu'il est peut-être temps
01:01:25de cesser de les invisibiliser
01:01:26Au plus haut du mouvement
01:01:27seulement 6%
01:01:29des lycées
01:01:30étaient bloqués
01:01:30l'île de France
01:01:31y était surreprésentée
01:01:35Il ne représente
01:01:36qu'un pourcent
01:01:37des lycéens
01:01:37de notre pays
01:01:38je crois
01:01:38Vous avez vu
01:01:39combien de parents
01:01:40aussi de lycéens
01:01:41qui ont envie
01:01:41d'aller travailler
01:01:42Il y a eu des altercations
01:01:44entre parents
01:01:45qui soutenaient leurs enfants
01:01:46Non, non, moi je retiens
01:01:47quand même une grande phrase
01:01:48qui, le niveau
01:01:49quand même
01:01:50a été atteint
01:01:50par le grand mantra
01:01:51Vous avez écouté
01:01:52le grand mantra
01:01:53quand même
01:01:53qu'on entend depuis deux jours
01:01:55Caca, caca, caca
01:01:57sur Bardella
01:01:58Pipi, pipi
01:01:59pipi sur les nazis
01:02:00Popo, popo
01:02:02popo sur les fachos
01:02:03C'est repris
01:02:03dans toutes les manifestations
01:02:05Ça vous dit
01:02:05l'extraordinaire
01:02:07et aigu
01:02:09niveau de la chose
01:02:10Bon, j'exagère
01:02:11mais je vous assure
01:02:12quand même
01:02:13C'est pas votre genre
01:02:13C'est pas votre genre André
01:02:16La semaine dernière
01:02:17Il y a quand même
01:02:18quelque chose
01:02:18qui est intéressant
01:02:19c'est que la semaine dernière
01:02:20on recevait sur ce plateau
01:02:21un jeune de l'Uni
01:02:23qui est un syndicat étudiant
01:02:24vous le savez
01:02:25il nous expliquait
01:02:26que son syndicat
01:02:27n'avait pas été convié
01:02:28ni au ministère
01:02:29de l'éducation nationale
01:02:30ni au ministère
01:02:32de l'intérieur
01:02:33contrairement aux autres
01:02:35syndicats
01:02:35des syndicats lycéens
01:02:37évidemment
01:02:37mais il y a des syndicats
01:02:38étudiants également
01:02:38qui ont été conviés
01:02:39et lorsqu'ils ont demandé
01:02:40au sein de l'Uni
01:02:41pourquoi est-ce qu'on n'est pas convié
01:02:42on leur a répondu
01:02:43bah non
01:02:43parce qu'on ne reçoit
01:02:44que les syndicats
01:02:45qui participent
01:02:47au mouvement de blocage
01:02:48donc je veux dire
01:02:49que c'est quand même
01:02:51très intéressant
01:02:51ça veut dire que finalement
01:02:53en d'autres termes
01:02:53on reçoit uniquement
01:02:54les lycéens qui bloquent
01:02:55on devrait recevoir tout le monde
01:02:57parce que les mesures
01:02:58qui vont être prises
01:02:58elles vont recevoir tout le monde
01:03:00on devrait recevoir personne
01:03:01le président de la république
01:03:02est ridiculiste
01:03:04à recevoir des lycéens
01:03:05le premier ministre
01:03:06ne devrait pas le recevoir
01:03:07le ministre de l'intérieur
01:03:08ne devrait pas le recevoir
01:03:09il devrait parler
01:03:10à des gens
01:03:10qui sont à leur niveau
01:03:11c'est-à-dire des fonctionnaires
01:03:12des directeurs de lycées
01:03:14mais absolument pas
01:03:15on leur donne une telle importance
01:03:17une telle importance
01:03:18qu'ils continuent
01:03:20c'est normal
01:03:20non mais pardon Olivier
01:03:21là où je ne suis pas tout à fait d'accord
01:03:22c'est-à-dire que si on décide
01:03:23d'entendre les lycéens
01:03:26parce qu'à un moment donné
01:03:27il faut peut-être aller sur ce terrain-là
01:03:28si on décide de les entendre
01:03:29on essaie d'entendre
01:03:30tous les lycéens
01:03:30c'est-à-dire ceux
01:03:31qui ne veulent pas
01:03:32et ceux qui veulent bloquer
01:03:33mais aussi
01:03:34ceux qui veulent absolument
01:03:35aller en cours
01:03:36ceux qui refusent justement
01:03:37ces mouvements-là
01:03:38aujourd'hui c'est 99%
01:03:40des lycéens
01:03:40qui sont allés en cours
01:03:42donc il y a 1%
01:03:44où on reçoit qui
01:03:44c'est quoi
01:03:45aujourd'hui les mesures
01:03:45qui vont être prises
01:03:46sur Parcoursup et compagnie
01:03:47elles vont confier tout le monde
01:03:48non mais juste
01:03:49juste cette sélection
01:03:51c'est exactement ça
01:03:52finalement il y a
01:03:53un phénomène de loupe
01:03:54d'amplification
01:03:55on parle de 1%
01:03:56on parle de ces syndicats
01:03:58avec une idéologie précise aussi
01:04:00certains qui refusent
01:04:01de parler par exemple
01:04:02à CNews et tout ça
01:04:03alors qu'on est en train
01:04:04de compartimenter justement
01:04:05à qui peut-on parler
01:04:06à qui ne peut-on pas parler
01:04:08qui on reçoit
01:04:09qui on ne reçoit pas
01:04:09ces fractures de société
01:04:11ces divisions de la société
01:04:12sont aussi encouragées
01:04:14dans ce processus
01:04:15où finalement
01:04:15on décide de
01:04:18j'allais dire
01:04:18d'écarter finalement
01:04:19des personnes
01:04:20qui auraient une voix au chapitre
01:04:22André
01:04:22tout ça sera réglé
01:04:24dans 3 ou 4 ans
01:04:25par l'intelligence artificielle
01:04:27et les robots humanoïdes
01:04:28donc c'est pas grave
01:04:29on en a pour 4-5 ans
01:04:31alors donc vous pensez
01:04:32que ce ne sera pas réglé
01:04:33là dans quelques mois
01:04:35au moment d'aller voter
01:04:37après l'élection présidentielle
01:04:39rien ne sera réglé
01:04:41avant l'élection présidentielle
01:04:42après on verra
01:04:43après on verra
01:04:45Gérald Pondelon
01:04:46oui on est passé
01:04:47de ce que
01:04:49sociologue français
01:04:50Tocqueville
01:04:51nommait la tyrannie
01:04:52de la majorité
01:04:53dans la démocratie
01:04:54en Amérique
01:04:54à la tyrannie
01:04:56des
01:04:56des minorités
01:04:58au nom d'une idéologie
01:04:59toujours la même
01:05:00qui fait le jeu
01:05:01d'un parti
01:05:02toujours le même
01:05:03et à vocation
01:05:04toujours égalitariste
01:05:06Axel Rombon
01:05:07on parlait tout à l'heure
01:05:08des lycéens
01:05:09qui veulent aller en cours
01:05:10parce qu'il y en a
01:05:11on disait
01:05:12c'est la majorité
01:05:12aujourd'hui
01:05:13fort heureusement
01:05:15on avait
01:05:15trois quarts
01:05:16des établissements
01:05:17qui n'ont pas été bloqués
01:05:18il semblerait
01:05:19que ça risque quand même
01:05:20d'être un petit peu
01:05:20plus compliqué
01:05:21dans les prochains jours
01:05:22bien sûr
01:05:23qu'est-ce qu'on fait
01:05:24aujourd'hui concrètement
01:05:25alors évidemment
01:05:26on parle souvent
01:05:27des casseurs
01:05:27mais lors des manifestations
01:05:28lycéennes
01:05:29il y a aussi les blocages
01:05:30qu'est-ce qu'on fait
01:05:30pour aider justement
01:05:32ceux qui veulent
01:05:33suivre les cours
01:05:34ceux qui veulent aller en cours
01:05:35parce que c'est ce que disait
01:05:37tout à l'heure
01:05:37Edouard Geffray également
01:05:38le ministre de l'éducation nationale
01:05:40il y a un moment donné
01:05:40là on est au mois de novembre
01:05:43l'année scolaire
01:05:44elle commence à être bien entamée
01:05:45effectivement
01:05:46et pour cela
01:05:47il nous demande
01:05:48l'assistance de la force publique
01:05:51finalement
01:05:52pour ouvrir ces lycées
01:05:54quand il y a un blocus
01:05:56d'une minorité
01:05:58et souvent une minorité
01:05:59qu'on voit
01:05:59qui ne font même pas partie
01:06:01forcément du lycée
01:06:03et comment est-ce que vous faites
01:06:04alors concrètement
01:06:04mais écoutez
01:06:05s'il y a une réquisition
01:06:06qui est mise en place
01:06:07pour débloquer
01:06:09et c'est mes collègues
01:06:10comme vous voyez
01:06:10là qui sont en train
01:06:11de dégager les accès
01:06:12tout simplement
01:06:13pour que les lycéens
01:06:15puissent y pénétrer
01:06:16donc on voit bien
01:06:17s'il n'y a pas un soutien
01:06:18de l'ensemble des classes
01:06:20puisqu'ils vont rentrer
01:06:21dans les classes
01:06:22c'est que
01:06:23c'est clairement une minorité
01:06:24qui refuse
01:06:26en tous les cas
01:06:27qui bloque
01:06:28ces lycées
01:06:29il n'y a pas quelqu'un
01:06:30qui peut leur dire
01:06:31l'état actuel du travail
01:06:33dans les 5 à 10 ans
01:06:34non mais sérieusement
01:06:35ils disent
01:06:36pourquoi on ne veut plus
01:06:37parcours sub
01:06:37parce qu'on veut tous
01:06:38faire des études
01:06:39de sociologie
01:06:40de littérature
01:06:41j'adore la littérature
01:06:43mais qu'est-ce que ça veut dire
01:06:45c'est-à-dire que
01:06:45personne au gouvernement
01:06:46en disant
01:06:47on reçoit
01:06:47on reçoit
01:06:48mes bandes de crétins
01:06:49on ne vous paye pas
01:06:49pour recevoir
01:06:50on vous paye pour dire
01:06:52dans les 10 ans à venir
01:06:53c'est quoi
01:06:54l'épice du travail
01:06:55on le sait
01:06:55il y a des tas de gens
01:06:56qui travaillent là-dessus
01:06:57vous voulez aller
01:06:58vous croyez que c'est
01:06:59alors non non non
01:07:00bac à 100%
01:07:01université à 120%
01:07:03mais attendez
01:07:03on sait très bien
01:07:05où est le marché du travail
01:07:06franchement
01:07:07vous êtes sérieux
01:07:08vous croyez vraiment
01:07:08qu'ils en ont vraiment
01:07:10quelque chose à faire
01:07:11c'est-à-dire
01:07:11est-ce que vous les avez entendus
01:07:12à un moment donné
01:07:13parler du gouvernement
01:07:14non je parle
01:07:14de ceux qui manifestent
01:07:16mais vous pensez
01:07:18qu'il y a vraiment
01:07:18une vision d'avenir
01:07:19dans ce mouvement
01:07:20aujourd'hui
01:07:21lorsqu'il n'y a même pas
01:07:23il n'évoque jamais
01:07:24le problème du niveau scolaire
01:07:26oui
01:07:26qui est aujourd'hui
01:07:27une catastrophe
01:07:28dans notre pays
01:07:28il y a déjà
01:07:29ils ne sont pas tous
01:07:30crétinisés encore
01:07:31que les plus lucides
01:07:32d'entre eux
01:07:33parlent
01:07:33pourquoi on n'entend pas
01:07:35les plus lucides
01:07:35d'entre eux
01:07:36ils ne veulent pas
01:07:39de sélection
01:07:40la seule chose
01:07:41qu'il faut qu'on pense
01:07:41c'est qu'ils ne veulent pas
01:07:42de sélection
01:07:43parcours sub
01:07:43ça les ennuie
01:07:44parce qu'ils ne veulent pas
01:07:45de sélection
01:07:46ils ne veulent pas
01:07:47de sélection
01:07:48ils veulent tous aller à la fac
01:07:49donc on donne plus
01:07:50de place en fac
01:07:51on oublie de leur dire
01:07:52qu'il n'y a que 50%
01:07:53qui va arriver jusqu'à la deuxième année
01:07:55et qu'il y a 33% des jeunes
01:07:57qui sont au chômage
01:07:58qui ont fait des études supérieures
01:07:59ça aussi il faut leur dire
01:08:00donc c'est pas l'alpha et l'oméga
01:08:02à faire des études supérieures
01:08:03c'est pas l'alpha et l'oméga
01:08:04mais ils veulent tous aller en fac
01:08:05bon ben on va pas
01:08:07aujourd'hui on est pas en train
01:08:08de les empêcher
01:08:08et la semaine de 20
01:08:09merci
01:08:09merci Olivier Benkeboun
01:08:11merci André Bercoff
01:08:12merci à Karim Abrik
01:08:14merci à Gérald Pandelon
01:08:17d'avoir été avec nous
01:08:18et merci à Axel Ronde
01:08:19cnews.fr
01:08:20pour revoir toutes nos émissions
01:08:21Patrick Urban
01:08:23a été en régie
01:08:23m'a aidé à préparer
01:08:24cette émission
01:08:25merci Patrick
01:08:26on se retrouve demain
01:08:27à partir de 23h
01:08:28pour une nouvelle édition
01:08:29de Soir Info
01:08:30très belle nuit à vous
01:08:31sur CNews
01:08:32dans un instant
01:08:32Isabelle Piboulot
01:08:33Sous-titrage Société Radio-Canada

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