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Avec Michel Barnier, ancien Premier Ministre, député LR de Paris
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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-11-03##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Benjamin Glaze.
00:06Il est 8h30, merci d'être à l'écoute de Sud Radio, c'est l'heure du grand entretien politique.
00:12Et aujourd'hui, Benjamin, vous recevez Michel Barnier, ancien Premier ministre, député LR de Paris.
00:18Michel Barnier, bonjour.
00:19Bonjour, je suis glauque.
00:20Un grand merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
00:22Le bilan tout d'abord de la rentrée des classes.
00:24Hier, selon le ministère de l'éducation, 1% des lycées bloqués, blocage limité.
00:28Mais certains syndicats étudiants et lycéens appellent à durcir le ton.
00:32Aujourd'hui, ils annoncent une journée noire pour ce mardi.
00:35Qu'est-ce que vous dites ce matin à ces jeunes ?
00:38Stop, il est temps de cesser tout cela ?
00:41Je pense qu'ils ont été au moins en partie entendus.
00:44Ce qu'on peut regretter, c'est qu'on soit obligés de bloquer des lycées
00:48ou d'aller vers certaines manifestations parfois de la violence pour être entendus.
00:52C'était une des leçons de cette crise.
00:55Je pense qu'il est temps de...
00:56C'est-à-dire qu'il y a une responsabilité ici du gouvernement
00:59qui a finalement, en ne réagissant pas tout de suite,
01:02a favorisé le développement de ces blocages ?
01:04D'une manière générale, je trouve que dans notre pays,
01:07nous n'avons pas suffisamment la culture du dialogue social et du débat public.
01:12Et je me suis demandé pourquoi dans ces lycées, par exemple,
01:15où les universités, on n'a pas plus normalement,
01:18plus sereinement, des lieux et des moments de dialogue,
01:22de débat à l'intérieur sur qu'est-ce qui ne va pas dans le lycée,
01:25pourquoi et comment ces profs manquent,
01:28les toilettes qui ne sont pas propres,
01:30des bâtiments, encore qu'il faut...
01:33Et puis expliquer qui fait quoi.
01:35L'autre jour, j'entendais Valérie Pécresse expliquer
01:37et dire ce qu'elle fait de l'argent public.
01:391 milliard par an sont attribués par la région Île-de-France
01:44pour rénover des lycées à Paris et en banlieue.
01:47Donc, ce n'est pas rien.
01:48Donc, il faut retrouver des moments où on se respecte,
01:50où on dialogue et pas le sentiment que,
01:52pour être entendu, il faut manifester ou bloquer un lycée.
01:55Le gouvernement, en tout cas, a déjà fait de nombreuses concessions aux lycéens.
01:59Sébastien Lecornu, vous parliez de dialogue,
02:01se dit prêt à rencontrer de nouveau les lycéens la semaine prochaine.
02:04Qu'est-ce que le gouvernement peut proposer de plus ?
02:06Est-ce que le Premier ministre va encore lâcher du lest au syndicat ?
02:09Il n'y a pas beaucoup de lest à lâcher
02:11parce que les finances publiques sont dans un état déplorable, vous le savez.
02:15Mais on peut discuter des modalités.
02:17Par exemple, j'entendais le gouvernement dire un peu rapidement
02:20on va abandonner ou réformer Parcoursup.
02:22À coup sûr, il y a besoin d'explications,
02:24il y a besoin d'évaluer Parcoursup.
02:26On a besoin d'un système parce qu'avant, c'était pire.
02:29Et on a besoin de donner une visibilité, une orientation,
02:33parfois une sélection positive.
02:35Il faut de la sélection.
02:35Pour éviter que ces jeunes soient laissés aller vers des formations
02:40où ils ne trouveront pas d'emploi.
02:41Il ne faut pas leur mentir.
02:42Mais tout ça, ça se discute.
02:43Et donc, je redis que l'une des leçons de cette crise,
02:47et d'une manière générale,
02:48on peut parler aussi de la crise sociale et des manifestations
02:50des personnes qui pacifiquement expriment leur angoisse ou leur désespoir,
02:54il faut dans ce pays retrouver une culture du dialogue social et du débat public.
02:58J'avais d'ailleurs proposé, quand j'étais Premier ministre,
03:01un peu de temps de créer chaque année une journée nationale de consultation citoyenne
03:08pour consulter les citoyens dans chaque commune, chaque département, chaque région,
03:11un jour, par an.
03:12Les mairies seraient ouvertes, Internet fonctionnerait,
03:15et on pourrait consulter les citoyens sur un sujet.
03:17La consultation, c'est le débat public, c'est la démocratie.
03:20Justement, venons-en à cette colère sociale contre la vie chère.
03:23Ce jeudi 5 novembre, l'intersyndicale appelle à la grève générale,
03:26à des manifestations dans l'ensemble du pays.
03:29Si vous étiez encore à Matignon, Michel Barnier,
03:31quelle mesure d'urgence vous décrétez pour calmer la rue
03:40et redonner un peu de pouvoir d'achat aux Français ?
03:43D'une manière générale, je pense qu'il faut recréer, je le répète,
03:46l'habitude du dialogue social, un peu comme en Allemagne,
03:50ne pas être obligé de toujours manifester.
03:52Mais ça, ça prendra du temps, parce qu'il faut changer la culture,
03:55si je peux dire, dans ce pays, parfois du patronat,
03:57et en tout cas des syndicats aussi.
04:01Sans doute des mesures qui touchent le pouvoir d'achat,
04:02parce que là, le grand cri de colère des Français qui nous écoutent,
04:06c'est un, la baisse du pouvoir d'achat, le coût de l'énergie, les prix.
04:12Là, il y a des mesures ponctuelles, on ne peut pas faire n'importe quoi.
04:14Nous parlions des jeunes tout à l'heure,
04:16je veux rappeler que la première politique pour la jeunesse,
04:19c'est de ne pas augmenter les dettes.
04:20Parce que quand on augmente les dettes aujourd'hui,
04:23au point d'avoir 70 milliards,
04:2670 milliards simplement pour payer les intérêts,
04:29c'est de la folie.
04:30On ne peut pas se permettre d'être aussi irresponsable
04:33et de continuer à mettre ça sur le dos de nos enfants et de nos petits-enfants.
04:37La faute à Emmanuel Macron, qui a largement alourdi tout de même cette dette.
04:39Oui, bien sûr, je pense qu'on n'a pas su, dans ce pays, évaluer.
04:43Voilà une autre culture qui nous manque.
04:45Moi, j'ai apprise au niveau européen,
04:47c'est évaluer ce qu'on fait,
04:49se dire quelquefois qu'on s'est trompé ou qu'il faut corriger.
04:51On ne peut pas dire que tout va bien.
04:52Ce qui explique, on explique, on empile les systèmes,
04:55les mécanismes et on dépense toujours plus,
04:58alors qu'on devrait évaluer la dépense publique.
05:00Quand on parle de pouvoir d'achat,
05:02est-ce qu'il aurait fallu baisser les taxes sur les carburants ?
05:05Ça n'a pas été la décision d'Emmanuel Macron et de son Premier ministre.
05:08Est-ce que ça aurait été une meilleure solution ?
05:10Bruno Rotaillot, que j'accompagne dans cette campagne présidentielle,
05:14parce qu'il est sérieux et honnête et sincère,
05:17a proposé de supprimer ce certificat qui coûte...
05:21L'économie d'énergie.
05:22L'économie d'énergie qui coûte quand même 15 à 17 centimes par litre.
05:26Donc, les mesures qui ont été prises récemment
05:29pour déstocker les stocks stratégiques sont positives,
05:32même s'il faut se méfier de ne pas les perpétuer,
05:34quand on a besoin de stocks stratégiques.
05:36Tout ça va dans le bon sens.
05:37On ne veut pas se permettre, il faut qu'on fasse un effort général
05:39pour assumer que notre pays doit diminuer sa dette
05:43et diminuer son difficile,
05:46parce que ça, c'est l'intérêt des jeunes dans ce pays.
05:49Alors maintenant, le ras-le-bol qui s'exprime parfois dans les manifestations,
05:52je pense aussi aux artisans, aux commerçants, aux petits entrepreneurs
05:57et aux grands aussi.
05:58C'est l'excès de normes, de réglementation, de bureaucratie.
06:02Ça, c'est un effort qu'il faut engager ou accentuer.
06:05Mais qui prendra du temps.
06:06Qui prendra du temps, c'est tout ça.
06:07Ça veut dire aussi qu'il faut que les élections présidentielles
06:11démontrent que la politique sert à quelque chose
06:13et que le prochain président est une majorité absolue pour l'accompagner.
06:17Justement, vous faites ma transition, Michel Barnier,
06:19je rappelle ancien Premier ministre et député LR de Paris.
06:22La présidentielle, c'est dans six mois.
06:24Vous soutenez donc Bruno Retailleau pour la présidentielle
06:26tout en militant pour une primaire de la droite et du centre.
06:29Vous avez entendu Édouard Philippe dimanche dernier
06:31dans le 20h de TF1.
06:32Pour lui, c'est niat, il ne veut pas de primaire.
06:35C'est irresponsable de la part de cet autre Premier ministre, si je puis dire ?
06:39Je respecte évidemment le sentiment et la position d'Édouard Philippe
06:42que je connais bien.
06:44Il reste qu'il y a trop de candidats.
06:46Vous dites quatre candidats à la droite et au centre.
06:50Ça en fait trois de trop.
06:51Vous mettrez qui d'ailleurs dans une primaire, vous, de la droite et du centre,
06:55Michel Barnier, pour bien comprendre ?
06:56Pour bien comprendre, ne faites pas semblant de ne pas comprendre.
06:59Moi, je suis quelqu'un qui a eu l'honneur d'être Premier ministre
07:03pendant trois mois et j'ai été censuré par la conjonction
07:07un peu irresponsable de l'extrême gauche, de l'extrême droite
07:10et du Parti Socialiste.
07:11Je mettrai tous ceux qui ont travaillé avec moi
07:13et tous ceux qui constituent ce que j'avais appelé le socle commun,
07:16même s'ils étaient un peu distendus depuis,
07:19c'est-à-dire les élus de la droite républicaine.
07:21Vous avez aujourd'hui Bruno Rotaillot, aussi la candidature de David Disnard.
07:25Et puis vous avez Édouard Philippe et Gabriel Attal.
07:28Voilà, et puis peut-être d'autres qui ne se sont pas encore annoncés,
07:32mais qui pourraient participer.
07:32Ce n'est pas la primaire des héritiers de la Macronie, finalement, tout cela ?
07:35Ah non, je ne pense pas que vous puissiez dire
07:37que Bruno Rotaillot est un héritier de la Macronie.
07:40Non, non.
07:41Mais Gabriel Attal et Édouard Philippe, si ?
07:42Oui, bien sûr, ils prolongent, ils ont leur fidélité,
07:46leur histoire, il faut la respecter.
07:47De toute façon, ces gens, en tirant les leçons du passé,
07:50des échecs de ces dix années,
07:52il y en a eu quelques-uns,
07:53et puis aussi de quelques réussites,
07:56ces gens vont devoir travailler ensemble.
07:58Si nous réussissons à faire élire quelqu'un comme Bruno Rotaillot,
08:02quelqu'un de la droite et du centre qui rassemble le centre,
08:04il faudra que ces gens travaillent ensemble,
08:05et peut-être avec d'autres.
08:07La campagne de Bruno Rotaillot, en tout cas,
08:09ne semble pas décoller pour le moment.
08:11Est-ce que vous continuez de lui dire
08:12qu'il faut être responsable ?
08:15Justement, réunion de groupe, vous lui avez dit
08:16les quatre prochaines semaines seront décisives.
08:19Qu'est-ce que vous entendez par là ?
08:20C'est une forme d'ultimatum ?
08:21Non, pas du tout.
08:22Cette formule, tous ceux qui étaient là,
08:24et notamment lui, puisque je dis ça devant lui pour le soutenir,
08:27et l'encourager, je lui ai dit,
08:28les quatre ou les six semaines qui viennent
08:30vont être très importantes pour marquer la différence.
08:33Et moi, j'ai confiance.
08:34J'ai confiance dans ce discours extrêmement clair.
08:36Bruno Rotaillot est quelqu'un de très sérieux.
08:38Il a le sens de l'État.
08:39Je peux en témoigner, puisque nous avons fait équipe ensemble
08:42lorsque j'ai été Premier ministre,
08:44et je l'ai nommé ministre de l'Intérieur,
08:45et je ne le regrette pas.
08:46C'est une des meilleures décisions que j'ai pu prendre
08:48dans ces trois mois.
08:50Il est clair, il est sincère,
08:52et je pense qu'il est capable de montrer
08:55qu'il y a une alternative, Madame Le Pen.
08:56Mais il est capable de montrer
08:58qu'il y a une vraie alternative sérieuse,
09:01responsable, européenne,
09:02en matière de sécurité,
09:03de réduction des déficits publics,
09:05et d'autorité de l'État.
09:07Faute de primaire, certains évoquent l'idée,
09:09j'en parlais tout à l'heure,
09:10d'un sondage XXL,
09:12une consultation unique,
09:13réalisée sur la base d'un panel
09:15de 30 000 à 50 000 sondés
09:17pour départager ces candidats,
09:19de la droite et du centre.
09:20Sur le principe, vous en pensez quoi ?
09:21C'est défendu par certains députés de Renaissance.
09:25Oui, écoutez,
09:27les sondages sont utiles.
09:28C'est une photographie à un moment donné.
09:30Ce n'est pas le sondage de septembre ou d'octobre
09:32qui fait l'élection au mois d'avril.
09:34Il faudra de toute façon trouver un système
09:36pour encourager la lucidité de tous ces candidats,
09:39si je puis dire.
09:40Donc, oui, les sondages peuvent être utiles,
09:42mais ça ne remplace pas le débat.
09:43La primaire, ce n'est pas quelque chose de vexant,
09:46ou d'humiliant.
09:46C'est un débat public.
09:48Or, une élection présidentielle,
09:49c'est un débat.
09:49Et on a vu au Parti Socialiste
09:51que ça intéressait les gens.
09:52Donc, en tout cas,
09:54je souhaite une primaire ouverte,
09:55c'est-à-dire avec tous les citoyens
09:56qui se reconnaissent dans les valeurs
09:58de la droite et du centre
09:59et qui le diraient.
10:00Mais s'il n'y a pas de primaire,
10:02ce sondage XXL,
10:04c'est quoi ?
10:05Ça vous semble crédible ?
10:07Je vous ai dit,
10:08les sondages,
10:08on voit bien qu'ils comptent
10:09puisque chaque candidat regarde
10:10où il en est,
10:11les courbes.
10:12Ces sondages sont utiles,
10:13mais je ne pense pas
10:14qu'ils remplaceraient.
10:14Voilà pourquoi je pense
10:15qu'il faut faire confiance
10:17au temps pour la primaire.
10:20Je continue à penser,
10:21quelles que soient les positions
10:22des uns et des autres,
10:23qu'un débat sous forme
10:24de primaire respectueuse
10:25où les candidats s'engageraient
10:27à défendre leurs idées.
10:28On verra d'ailleurs
10:29que ces idées ne sont pas
10:30irréconciliables.
10:32J'ai travaillé d'ailleurs...
10:32Vous appelez toujours
10:33Edouard Philippe
10:34à accepter le jeu de la primaire.
10:35Je pense qu'il faut donner
10:36une chance au temps.
10:38J'ai travaillé aussi en attendant,
10:39parce qu'une campagne présencelle
10:41c'est aussi un débat d'idées,
10:42de convictions et de valeurs
10:44sur un projet qui s'appelle
10:45Bâtir Ensemble 2027,
10:46où avec mes équipes
10:47et beaucoup de députés
10:48du socle commun,
10:49de différentes sensibilités,
10:51j'ai travaillé à rassembler
10:52les bonnes idées
10:53de tous ces candidats
10:54pour montrer que c'est possible
10:55d'avoir une plateforme
10:55de gouvernement
10:56pour le prochain président
10:57et la prochaine législative.
10:59En un mot très rapide,
11:00Edouard Philippe,
11:00qui dit qu'en février,
11:01chacun prendra ses responsabilités.
11:02C'est trop tard ou pas
11:03pour faire un choix ?
11:04Oui, c'est l'extrême limite,
11:05je pense.
11:07Michel Barnier,
11:07ancien Premier ministre,
11:08député à l'air de Paris,
11:09je le rappelle,
11:10vous êtes avec nous sur Sud Radio,
11:11une pétition appelant
11:12à supprimer ces news
11:13de l'audiovisuel français
11:14a dépassé le seuil
11:15des 50 000 signatures
11:16sur le site
11:17de l'Assemblée nationale,
11:18on est autour
11:18des 660 000 signatures
11:20en ce moment,
11:21ça ouvre la voix
11:21à un possible débat
11:23dans l'hémicycle,
11:24est-ce que vous y êtes
11:24vous-même favorable ?
11:27Le règlement de l'Assemblée
11:28permet de tels débats
11:29lorsqu'une pétition
11:31atteint ce niveau de signature,
11:32ce qui n'est pas étonnant,
11:33parce qu'on voit bien
11:34que l'extrême gauche
11:36qui organise dans ce pays
11:38une forme de désordre permanent
11:41et de fatwa,
11:43d'interdiction,
11:44je suis très frappé
11:46depuis que je suis redevenu député
11:47grâce aux Parisiens
11:48dans le 5e, le 6e,
11:49le 7e arrondissement
11:50depuis un an
11:51et j'ai déjà été député
11:53de la Savoie
11:53il y a quelques années,
11:55je garde mes racines
11:56d'ailleurs en Savoie,
11:57je suis très frappé
11:58du climat pré-insurrectionnel
12:00qui règne dans l'hémicycle,
12:01dans l'hémicycle,
12:02on voit les députés
12:03d'extrême gauche
12:05agresser les autres,
12:06les autres leur répondent,
12:07d'ailleurs je parlais
12:07à l'extrême droite
12:08et on voit dans le climat
12:09sur certains sujets
12:11liés à l'immigration,
12:12liés à l'autorité de l'Etat,
12:13à la défense des policiers
12:15dont nous sommes solidaires,
12:17qui maintiennent
12:17l'autorité et l'ordre,
12:19sur certains sujets
12:20de politique étrangère,
12:21on voit un climat
12:22pré-insurrectionnel,
12:23une violence totale,
12:24C'est un mot très très fort
12:26insurrectionnel,
12:26Michel Barnier.
12:27Oui, je dis pré-insurrectionnel
12:29parce que c'est le sentiment
12:30que j'ai
12:30et ce n'est pas nouveau,
12:31je ne le dis pas depuis la crise
12:33et depuis les violences
12:34le 17 octobre,
12:35je l'ai dit depuis un an.
12:37La France insoumise
12:38est en train de créer
12:40un climat pré-insurrectionnel,
12:42selon vous ?
12:42Je vous dis que dans l'hémicycle,
12:44il y a un tel niveau
12:45de haine,
12:45de violence,
12:47on ne peut plus discuter
12:48sur certains sujets
12:49avec des faits,
12:51oui, mais la violence des mots
12:53dans l'hémicycle
12:54peut entraîner
12:54parfois la violence des actes,
12:56en tout cas,
12:56je suis très frappé
12:57de cette violence
12:58et je pense qu'il faut
12:59y mettre fin
12:59et trouver un mot
13:01que je crois très important,
13:03en tout cas pour moi
13:03et depuis longtemps,
13:04c'est le mot de respect.
13:06Respecter,
13:07ça ne veut pas dire
13:07soutenir les autres
13:08ou être toujours d'accord
13:09avec eux.
13:09et le débat,
13:11j'ai connu des majorités
13:12de gauche en 81,
13:13en 93,
13:14des majorités de droite
13:15mais je n'ai jamais vu
13:16ce climat d'intolérance
13:17et de violence.
13:19On le voit aussi
13:19dans les médias,
13:20en tout cas,
13:21avec des chaînes d'info
13:22en continu
13:22qui sont accusées
13:23par une partie de la gauche
13:24de normaliser
13:25une forme de parole raciste
13:27avec des journalistes
13:27qui sont pris pour cible
13:28sur le terrain.
13:29On a des journalistes
13:29qui ont été pris pour cible
13:31dans un meeting,
13:32un meeting à Orléans,
13:34celui de Marine Le Pen.
13:35Est-ce que ce climat
13:35autour des médias
13:36vous inquiète aussi fortement ?
13:37On a même vu
13:38des équipes de CNews
13:39d'être attaquées
13:41directement
13:41et c'est inacceptable
13:43que cette violence...
13:44On peut ne pas être d'accord
13:46et on voit bien
13:47que des gens
13:47ne sont pas d'accord
13:48mais on a affaire
13:49à des gens qui...
13:50On le voit bien d'ailleurs
13:51avec le prolongement
13:52que constituent
13:52les black box
13:53et la violence
13:54qu'ils manifestent
13:55dans certaines manifestations
13:57en détournant,
13:58en habillant
14:00l'expression démocratique
14:01et pacifique
14:02des manifestants.
14:03On voit bien
14:04ce qui se passe
14:04des gens qui veulent
14:05utiliser la violence
14:06et la force
14:06pour empêcher les autres
14:08d'exprimer leurs idées.
14:09Il faut
14:09retrouver les bases
14:10de notre...
14:11Une certaine idée
14:12de la France
14:13qui a toujours été la mienne,
14:15celle du général de Gaulle.
14:15Je me fais, disait-il,
14:17une certaine idée de la France.
14:18C'est une idée républicaine.
14:19On respecte les opinions,
14:20on refuse le racisme
14:21et l'antisémitisme.
14:22Il y a des fondamentaux
14:24à retrouver.
14:26Michel Barnier,
14:26ancien Premier ministre,
14:27député LR de Paris.
14:28Vous restez avec nous.
14:29Dans un instant,
14:30on écoutera la question
14:30d'un auditeur
14:31qui nous posera la question,
14:33qui vous posera la question.
14:34Faut-il rendre inéligible
14:35les personnes condamnées
14:36pour racisme
14:36ou antisémitisme ?
14:37On y viendra
14:38sur ce sujet.
14:39Et puis,
14:39votre carte blanche,
14:40vous avez décidé
14:41de parler d'un sujet
14:42qui vous est cher,
14:43la santé mentale.
14:51Michel Barnier,
14:52toujours notre invité
14:53ce matin sur Sud Radio,
14:55ancien Premier ministre,
14:56député LR de Paris.
14:56C'est l'heure de votre carte blanche.
14:58Vous avez décidé
14:59de la consacrer
15:00à la santé mentale.
15:01Michel Barnier,
15:02c'est à vous.
15:03Parler des jeunes lycéens,
15:05des étudiants,
15:06on voit des soins.
15:10Les médecins disent,
15:12y compris dans les établissements scolaires,
15:13la gravité de la situation
15:15en matière de santé mentale,
15:17du nombre de jeunes
15:18qui n'ont plus d'espoir,
15:19qui sont solitaires.
15:20Ça a été aggravé
15:21par la crise du Covid,
15:23naturellement.
15:25Parfois désespéré,
15:26des dépressions.
15:27Il y a une famille sur cinq
15:29en France,
15:29une famille sur cinq
15:30qui est touchée
15:30par un problème
15:31de maladie mentale.
15:33Qu'il s'agisse
15:34de la schizophrénie,
15:35de la bipolarité,
15:36des dépressions profondes.
15:37Et ça,
15:38c'est un sujet
15:39que moi,
15:39j'ai vécu personnellement
15:40dans ma propre famille.
15:42Donc, ma mère
15:44a été engagée
15:44pendant 35 ans
15:46comme représentante locale
15:47de l'UNAFAM,
15:48l'Union Nationale
15:49des Amis
15:49et Familles
15:50de Malades Mentaux.
15:51Et voilà pourquoi
15:51j'en ai fait
15:51une cause nationale
15:53lorsque j'étais Premier ministre.
15:54Le premier ministre actuel
15:55a bien voulu la prolonger.
15:56Il ne s'agit pas
15:57de faire du marketing
15:58ou de la communication,
15:58il s'agit de faire un signal.
16:01Et vous n'imaginez pas
16:02le nombre de gens,
16:02et vous en avez sans doute
16:03dans votre radio,
16:05qui sont concernés
16:06par cette maladie mentale.
16:08Donc, il faut multiplier
16:10les structures,
16:11coordonner les acteurs,
16:13ça se fait.
16:14Vous défendez
16:14une proposition de loi.
16:15Oui, j'ai fait
16:16une proposition de loi
16:16comme député,
16:17parce qu'un député,
16:18ça sert aussi à ça,
16:19faire des propositions de loi
16:20pour améliorer la loi,
16:21pour changer la loi.
16:22Je l'ai faite
16:23il y a quelques jours
16:24et plus de 70 ou 80 députés
16:27sont en train de la signer
16:28pour supprimer.
16:29Mais c'est une dimension seulement
16:30de la question,
16:32la contention
16:33dans les établissements psychiatriques
16:34pour éviter cette contention
16:35qui humilie quelquefois
16:36les personnes,
16:38de forcer les gens
16:39de les bloquer physiquement.
16:41Il y a 25%
16:42des établissements psychiatriques
16:43qui ont abandonné
16:44la contention
16:45pour traiter les crises,
16:47parce qu'il s'agit
16:48de traiter les crises
16:49autrement qu'en privant
16:50les gens de tout mouvement.
16:52Ça, c'est une proposition de loi,
16:53c'est aussi la preuve
16:55que quand on est député,
16:56quand on est dans la politique,
16:57ça sert à quelque chose.
16:58Et c'est aussi ça
16:59qu'il faut dire
16:59aux gens qui nous écoutent.
17:01Ne désespérez pas
17:02de la politique,
17:04parce que sinon,
17:05on met en cause
17:06la démocratie,
17:06il faut croire
17:07que la politique sert à quelque chose,
17:08comme on le voit
17:09dans les communes,
17:10on l'a vu aux élections municipales,
17:12où on n'a pas
17:13les mêmes idées,
17:14mais on se met ensemble.
17:14Et d'ailleurs,
17:14les gens nous disent
17:16là-haut, à Paris,
17:17mettez-vous d'accord,
17:17réglez nos problèmes,
17:18mettez-vous d'accord.
17:19C'est aussi le sujet
17:20des élections présidentielles.
17:21Voilà, c'était une double
17:21carte blanche, finalement.
17:23On passe à la question
17:24des auditeurs.
17:25Écoutez,
17:25Michel Barnier.
17:29Bonjour M. Barnier,
17:30j'avais une question,
17:31je voulais savoir
17:31si comme M. Glucksmann,
17:33vous souhaiteriez
17:34l'une éligibilité
17:35pour les gens
17:36qui sont combattés
17:36pour propos racistes
17:38ou antisémites ?
17:39Je vous remercie.
17:41Michel Barnier,
17:42que répondez-vous ?
17:42Le racisme,
17:43l'antisémitisme
17:44sont des délits.
17:46Donc la loi doit s'appliquer,
17:48on l'a vu
17:48avec le drame de Trapp,
17:50ça existe,
17:51ça se développe,
17:52et donc il faut
17:53que la loi frappe.
17:54alors est-ce qu'il faut
17:55qu'un élu soit exemplaire
17:57sur le plan personnel
17:57et sur le plan
17:59de son comportement ?
18:01Donc on peut imaginer
18:02une formule
18:02où étant condamné,
18:04la condamnation
18:05porte une mesure
18:06d'inéligibilité.
18:07Ça existe aussi,
18:08on l'a vu
18:09dans d'autres circonstances
18:10et pour d'autres cas.
18:11Donc pourquoi pas ?
18:12Il faut simplement
18:12regarder les modalités
18:13et la condamnation
18:16en justice
18:19peut comporter
18:20dans les cas
18:20les plus graves
18:21une mesure
18:22d'inéligibilité.
18:23Et vous y seriez favorable
18:24si je comprends bien.
18:25Oui, je pense
18:26que c'est assez logique
18:27mais il faut regarder
18:28les modalités.
18:29Est-ce qu'on est
18:30actuellement
18:30dans un climat
18:32d'une certaine manière
18:33de haine raciste
18:34qui se développe
18:34en France ?
18:35Je ne sais pas
18:35si vous avez entendu
18:36les mots du père
18:37de Pengo Bossiouwangi
18:39assassiné dans la Tarenta
18:40terroriste de Trapp.
18:41Vous y faisiez référence
18:42à l'instant.
18:42Il a déclaré
18:43aujourd'hui
18:43dans une France
18:43en proie
18:44de fortes tensions identitaires.
18:45J'ai peur
18:46en tant que père
18:47d'enfants noirs.
18:48Est-ce que vous constatez
18:49vous-même
18:49une poussée du racisme
18:50en France ?
18:50Oui, on voit bien
18:51d'ailleurs que quelqu'un
18:51peut être tué
18:52en raison de la couleur
18:54de sa peau
18:55et dans ce pays
18:55personne ne devrait
18:56avoir peur
18:56pour reprendre
18:57les mots de ce papa.
18:59Personne ne devrait
18:59avoir peur
19:00en raison de la couleur
19:01de sa peau,
19:02de sa religion,
19:03de son origine.
19:04Personne.
19:04Et c'est ça
19:05la République
19:05ou la certaine idée
19:06de la France
19:07que je me fais
19:08et que je continuerai
19:09de défendre.
19:09Mais on voit aussi
19:10on a vu
19:12les actes
19:13et les paroles
19:15d'antisémitisme
19:16aussi s'accroître
19:17dans ce pays.
19:18Il faut que tout le monde
19:18garde son calme
19:19qu'on retrouve
19:20un peu de vivre ensemble
19:22de respect mutuel
19:23et puis qu'on applique
19:24la loi.
19:25Jean-Luc Mélenchon
19:26qui a accusé
19:26ça fait beaucoup de bruit
19:27Edouard Philippe
19:28de faire du clientélisme
19:29racialiste.
19:30L'ancien Premier ministre
19:31est sûr qu'il y a eu
19:32une sur-représentation
19:33des enfants issus
19:34de l'immigration
19:34dans les pilleurs
19:35du 17 octobre.
19:36C'est une forme
19:37de racialisme
19:37ici selon vous
19:38Michel Barnier ?
19:39Oui, je pense que
19:40M. Mélenchon
19:41n'a pas beaucoup
19:41de leçons à donner
19:42aux autres
19:43et donc
19:45ce qu'a dit
19:46Edouard Philippe
19:46était une constatation
19:47des faits
19:48et je sais qu'il est
19:49comme je le suis
19:50moi-même
19:51favorable à
19:52une vraie politique
19:53d'intégration
19:54parce que tout cela
19:55démontre aussi
19:55l'échec
19:56ou la faillite
19:57d'une politique
19:58d'intégration
19:58des personnes
19:59qui sont arrivées
20:00chez nous
20:01depuis une ou deux
20:02générations
20:03et qui n'ont pas
20:03été bien intégrées.
20:04Donc oui,
20:05c'est un prochain défi
20:06pour le président
20:07de la République
20:08qui sera élu
20:08en avril
20:10ou mai prochain
20:10c'est de réussir
20:12une politique
20:13d'intégration
20:13et d'assimilation.
20:15Michel Barnier,
20:16Félix Mathieu
20:17nous a rejoint.
20:19Félix pour les réseaux sociaux
20:20et ses mi-terms
20:21qui ont lieu aujourd'hui
20:22aux Etats-Unis.
20:23Journée à haut risque
20:23pour Donald Trump,
20:24un président américain
20:25qui aime beaucoup
20:26critiquer la France.
20:27L'une de ses dernières
20:28saillies contre notre pays
20:29c'était en meeting
20:30justement pour ses élections
20:32de mi-mandat
20:32alors qu'il risque
20:33de perdre sa majorité
20:34à la chambre
20:35des représentants
20:36et au Sénat.
20:37Donald Trump
20:37aime brondir
20:38des épouvantailles
20:39à la tribune
20:40et oui,
20:40la France
20:40semble bien
20:41en faire partie.
20:47Regardez ce qui se passe
20:48en France,
20:49autrefois
20:49grandes nations
20:50aujourd'hui conquises,
20:51pillées,
20:52réduites en cendres
20:53par des migrants,
20:54des djihadistes,
20:55des communistes
20:56qui haïssent
20:57le christianisme
20:58et à vrai dire
20:58la civilisation occidentale
21:00elle-même.
21:01Le président Trump
21:02aime bien donc
21:02critiquer la France
21:03mais régulièrement aussi
21:04on l'a vu se moquer
21:05en particulier
21:06du président Emmanuel Macron.
21:13Là en affirmant
21:14par exemple
21:15qu'il a eu
21:15le président français
21:16au téléphone
21:17alors que celui-ci
21:17venait selon Trump
21:19de se faire battre
21:20par son épouse
21:20et qu'il se remettait
21:22d'un crochet du droit
21:23tout en lui répondant
21:24le tout sous les rires
21:25de l'assistance
21:25puis de se lancer
21:27dans l'une de ses tirades
21:28préférées
21:28sur Emmanuel Macron
21:29qui l'aurait supplié
21:31de ne pas faire augmenter
21:32les prix des médicaments
21:33en France
21:33et puis sur la France
21:34qui comme beaucoup de pays
21:35ne l'aurait pas suffisamment
21:37aidé dans sa guerre en Iran
21:38manière donc
21:39de sous-entendre
21:40pour Donald Trump
21:40que les français
21:41auraient bien quelque part
21:42ce qu'ils méritent
21:43en matière de prix
21:44à la pompe
21:44dans les stations-service
21:45Michel Barnier
21:46est-ce que ce serait
21:47une bonne nouvelle
21:48pour les français
21:48que Donald Trump
21:49quelque part
21:50perde ses élections
21:51de mi-mandat
21:52et donc perde la majorité
21:53à la chambre des représentants
21:54et au Sénat
21:55Moi je pense que
21:56le débat français
21:57le débat politique français
21:58est trop hexagonal
22:00donc c'est bien
22:00que grâce à vous
22:02nous ayons un mot
22:02de ce qui se passe
22:03aux Etats-Unis
22:03on pourrait parler aussi
22:04de l'Ukraine
22:05et de l'agression
22:06de M. Poutine
22:06ce qui se passe
22:07au Proche-Orient
22:08mais ce n'est pas
22:09la bonne manière
22:09pardonnez-moi de vous le dire
22:10mais moi je n'ai pas envie
22:11de parler de ce débat mondial
22:13de ce géopolitique
22:15avec les saillies
22:16de M. Trump
22:18dont les attaques personnelles
22:19contre le président
22:20de la République française
22:21sont inadmissibles
22:22pour quelques citoyens
22:23français que ce soit
22:24c'est inadmissible
22:25d'entendre
22:25le président des Etats-Unis
22:27attaquer sur le plan personnel
22:29le président
22:29de la République française
22:30Il devrait réagir
22:32plus fermement
22:33Emmanuel Macron
22:34selon vous
22:34à chaque fois
22:35justement
22:35Non il ne faut pas réagir
22:36à chaque fois
22:36mais il faut quand même
22:37avoir une opinion
22:38sur ce comportement
22:40d'ailleurs M. Trump
22:41il utilise les mêmes arguments
22:42contre ses adversaires démocrates
22:44dans les très nombreux
22:45meetings qu'il a faits
22:46on l'a vu insulter
22:48les candidats démocrates
22:49Ce qui m'intéresse
22:51dans cette affaire
22:51des mid-termes
22:52c'est peut-être
22:53le coup d'arrêt
22:55que pourrait être donné
22:56par les électeurs américains
22:57à M. Trump
22:58pour qu'il change d'attitude
22:59qu'il s'occupe un peu plus
23:00dans son pays
23:01où le taux de criminalité
23:03est beaucoup plus important
23:03que chez nous
23:05et un peu moins
23:06de mettre du désordre
23:07dans le monde
23:07Ce qui me frappe aussi
23:08c'est le fait
23:08que c'est la première fois
23:09depuis 70 ans
23:11que le président
23:12des Etats-Unis d'Amérique
23:13veut détruire l'Europe
23:14veut détruire l'Union Européenne
23:16on a affaire actuellement
23:16pour ça qu'il faut être
23:17européen et patriote
23:19et combattre Mme Le Pen
23:20ou M. Mélenchon
23:21qui veulent nous isoler
23:22et nous faire sortir
23:23de l'Union Européenne
23:24on a besoin d'être ensemble
23:25pour résister
23:26à l'agression russe
23:27à l'agressivité commerciale chinoise
23:29et aux agressivités
23:30permanentes
23:31de M. Trump
23:32c'est la première fois
23:33depuis 70 ans
23:34que le président
23:35des Etats-Unis d'Amérique
23:37veut détruire
23:37le projet européen
23:38au lieu de le soutenir
23:39donc il faut souhaiter
23:40une défaite
23:41de Donald Trump
23:42je vous ai dit
23:43c'est aux Américains
23:44non non
23:44je ne vais pas faire
23:45comme M. Trump
23:46et donner des leçons
23:47et dire
23:47qu'est-ce qu'ils veulent faire
23:48ils sont assez grands
23:49pour ça
23:50mais je pense qu'il faut
23:51qu'ils comprennent
23:53que nous n'acceptons plus
23:55ces oucazes
23:56ces insultes
23:57et ce comportement
23:59erratique
23:59qui fait qu'ils créent
24:01de l'instabilité
24:01dans le monde
24:02et voilà pourquoi
24:02je le répète
24:03si vous voulez
24:04tirer le leçon
24:05de tout ça
24:06il faut être européen
24:07en même temps
24:07je suis avec Bruno Rotaillot
24:10et beaucoup d'autres
24:11sur l'idée
24:12que la France doit changer
24:13ce qui doit être changé
24:14à Bruxelles
24:14il y a plein de choses
24:15à changer
24:15mais de grâce
24:16restons ensemble
24:17je le dis à tous ceux
24:18qui nous écoutent
24:19on a besoin d'être ensemble
24:22sinon on est foutus
24:23si on n'est pas ensemble
24:24on est tout seul
24:25comme Mme Le Pen
24:25ou M. Mélenchon le veulent
24:26on est foutus
24:27on est durablement
24:31susceptibles
24:31d'être sous-traitants
24:33et sous-influence
24:34des Chinois
24:34et des Américains
24:34moi je ne me suis pas battu
24:35en politique
24:36depuis si longtemps
24:37pour que mon pays
24:38soit sous-traitant
24:38et Jean-Luc Mélenchon
24:39sont sous affluence
24:40selon vous
24:41étrangère ?
24:42il y a des affluences
24:43en tout cas je vois bien
24:44la complaisance
24:45de Mme Le Pen
24:46et de M. Mélenchon
24:47à l'égard de M. Poutine
24:48et d'autres
24:49je ne dis pas ça
24:50je dis simplement
24:51que leur politique
24:52ce qu'ils proposent aux français
24:53c'est d'isoler la France
24:54quand Mme Le Pen
24:55propose de réduire
24:56de moitié
24:57le budget européen
24:58de la France
24:59ça veut dire un Frexit
25:00et moi je peux vous parler
25:01du Frexit
25:01ou du Brexit
25:02parce que je l'ai géré
25:03pendant 5 ans
25:04comme négociateur européen
25:05je vois bien
25:05les Anglais
25:06qui sont en train
25:06de le regretter
25:07merci beaucoup
25:08Michel Barnier
25:09ancien Premier ministre
25:10député
25:11à l'air de Paris
25:11merci d'avoir été
25:12avec nous ce matin
25:12sur cette radio
25:13je vous souhaite
25:14une excellente journée
25:15il est 8h58
25:16on file dans

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