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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00Bonsoir à tous, Véronique Jacquet, Joseph Massescaron, Pascal-Pierre Garbarini, Geoffroy Lejeune et Élodie Huchard sont avec nous.
00:07Merci Élodie d'être avec nous ce soir.
00:09La directrice et une enseignante d'une école maternelle de Nice ont été agressées ce matin.
00:12La directrice, séquestrée, il semblerait qu'une arme ait servi pour menacer une femme de 36 ans,
00:18a été interpellée et placée en garde à vue après les faits survenus à l'école Clément-Rois-Salle.
00:23Oscar Berthoud.
00:25C'est derrière les murs de cette école qu'une enseignante et la directrice de l'établissement ont été violemment
00:30agressées.
00:31Une parent d'élève âgée de 36 ans s'est introduite dans l'enceinte de l'école et a agressé
00:36deux membres de l'équipe éducative.
00:38A la sortie des classes, les parents d'élèves ont du mal à réaliser.
00:42Je ne comprends pas, même s'ils ont un problème avec la directrice, il n'importe quoi, on ne rentre
00:46pas dans une école avec des armes.
00:48Donc je ne comprends pas ce qui s'est passé.
00:50Une des directrices qui se fait agresser, tout le groupe scolaire qui est choqué.
00:56Je ne vois pas pourquoi on s'en est pris à elle comme ça, gratuitement.
01:01Interpellée à son domicile, puis placée en garde à vue, la suspecte qui avait rendez-vous dans l'école
01:06aurait séquestré la directrice avant de la frapper et de s'en prendre violemment à une enseignante en sortant.
01:12Le maire de la ville, Éric Ciotti, a tenu à exprimer son soutien aux victimes et a rassuré.
01:18J'ai pu me rendre à l'école Clément Roassal après les faits survenus et je tiens à rassurer les
01:22parents d'élèves.
01:23Nous restons pleinement mobilisés aux côtés de la communauté éducative pour assurer la sécurité de tous.
01:29Les deux victimes ont déposé plainte et un dispositif d'écoute et de soutien psychologique a été mis en place.
01:36Et dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministre de l'éducation nationale, Édouard Geffray,
01:40a adressé son soutien aux victimes et à l'ensemble de la communauté éducative.
01:43Je vous propose d'écouter deux mères d'élèves.
01:50Je suis un peu choquée.
01:52C'est l'école de mon fils quand même.
01:54Il y avait une maman qui a agressé la directrice et une enseignante.
01:59Normalement, elle ne devrait pas pouvoir entrer.
02:02Elle devrait être au portail.
02:04C'est une admissible.
02:05Franchement, qu'on s'en prenne à des profs dans une structure comme ça.
02:08C'est des enfants vraiment petits.
02:11La directrice est un amour.
02:14Franchement, elle est un amour.
02:16La maîtresse aussi.
02:18J'ai fait le mot de ma tréorerie.
02:20T'as un an.
02:21T'as un an.
02:24Que dire d'autre que ce que nous savons ce soir ?
02:27Pas grand-chose, pour tout vous dire.
02:28Simplement, ça traduit la violence d'une époque, effectivement,
02:33où des enseignants ont pris sa partie.
02:37On n'aurait pas vu ça il y a 20 ou 30 ans, c'est clair.
02:40Donc, on a une société maintenant qui génère de la violence.
02:43Des enfants qui sont violents.
02:45Je vous rappelle qu'il y a eu Human Bomb dans l'école de Neuilly.
02:49Il y a eu des enfants qui avaient été pris.
02:51Là, c'était une prise d'otage.
02:53Là, c'est une mère de famille dont les deux enfants sont scolarisés dans l'école
02:57qui se comportent d'une façon absolument ignominieuse
03:01avec une directrice et une enseignante qui sont traumatisées.
03:05Alors, moi, ce qui me choque un petit peu, et c'est normal, je le comprends,
03:08on met en place une cellule psychologique, il y a une volonté d'exorciser,
03:12il y a une fonction, il faut écouter les parents qui ont des choses à dire, etc.
03:17Mais il n'empêche que cette femme, je pense que la seule chose qu'elle comprendrait,
03:22c'est une sanction ferme.
03:24c'est-à-dire là, elle est entre les mains de la police,
03:27eh bien, c'est une traduction en justice et la casse-prison.
03:31Vous vous rendez compte le degré d'impunité pour agir de la sorte ?
03:35Elle a déjà été condamnée deux fois, nous dit le procureur de la République
03:38qui a communiqué, déjà condamnée à deux reprises pour violences avec armes en 2019.
03:42Voilà, bon.
03:43Donc, l'enquête est en cours.
03:46Comme toujours, il faut être assez prudent sur ce début d'enquête
03:48et on en saura davantage, je pense, demain.
03:51Mais en revanche...
03:52Juste une chose, moi ce qui m'a frappé,
03:54alors là, ce n'est pas ce qui nous occupe,
03:57mais moi j'ai été frappé durant le 17 octobre notamment,
04:00c'est ces images de mères de famille,
04:03de mères de famille,
04:04pendant que leurs enfants collégiens et lycéens
04:07allaient faire leur emplette, entre guillemets, dans leur magasin,
04:10les mères de famille, elles, elles attendaient.
04:12Elles attendaient avec des caddies, etc.
04:14Ah ben, il y a eu plusieurs images dans ce sens.
04:15C'est vrai, ce n'était pas forcément une généralité.
04:18Non, ça veut dire quand même que c'est ce qu'on appelle des signes.
04:22Voilà.
04:22Il y a un écosystème.
04:23Les manifs d'aujourd'hui,
04:25alors c'est très intéressant parce que ce mouvement lycéen
04:29ne reposait pas sur grand-chose.
04:32Je crois qu'il y a 40 simplement lycées aujourd'hui qui sont bloqués.
04:36La mobilisation lycée n'a repris,
04:38donc à l'occasion de la rentrée des classes,
04:40mais après deux semaines de vacances
04:41et des concessions annoncées par le gouvernement,
04:4441 lycées bloqués, c'est-à-dire rien.
04:46Et il y a quelque chose de parfaitement artificiel dans cette mobilisation.
04:50Et j'ai vu des journaux en faire des tonnes sur le malaise de la jeunesse.
04:54Tout ça est extrêmement artificiel et on le voit bien aujourd'hui
04:57puisque ça s'est quasiment arrêté.
04:59Regardez le sujet d'Oscar Berthoud.
05:03A Lyon, où les CRS sont intervenus dans le calme,
05:07le lycée Ampère fait partie de la quarantaine de lycées français qui ont été bloqués.
05:11En ce retour des vacances de la Toussaint,
05:14quelques élèves se sont mobilisés pour réclamer davantage d'annonces
05:17de la part du gouvernement.
05:19C'est vraiment de bloquer l'établissement dans la continuité
05:21qu'on a fait ça avant les vacances
05:23et de montrer comme quoi les réponses ne nous conviennent pas du tout.
05:26Et c'est des réponses incomplètes.
05:29Pour d'autres élèves, il faut désormais envisager un retour en classe.
05:35Même si certains pensent que ce n'est pas assez ce qu'ils ont mis en place,
05:38le gouvernement, moi je pense qu'il faut quand même reprendre le rythme petit à petit
05:41et déjà se contenter de ce qu'on a pu avoir aujourd'hui.
05:45A Nantes, Paris ou encore Toulouse,
05:48c'est 1% des 3700 lycées de France qui ont été bloqués.
05:53Selon le ministre de l'Éducation,
05:55il est urgent de retourner en cours.
05:58Moi j'ai des élèves qui passent le baccalauréat à la fin de l'année,
06:01qui pour plusieurs centaines de milliers d'entre eux
06:03n'ont pas eu cours depuis 4 ou 5 semaines,
06:06si on cumule les vacances plus les 3 semaines qui précèdent,
06:09et pour lesquelles par conséquent l'année scolaire est maintenant en risque.
06:14Le début d'une semaine sous tension,
06:16où de fortes mobilisations sont attendues ce mardi et jeudi.
06:21Vous qui êtes un homme d'autorité, Pascal Pierre Garbarine ?
06:24C'est l'école qui est en risque.
06:25Mais c'est ça.
06:26C'est l'école qui est en risque.
06:27Oui, bien sûr.
06:28C'est qu'on paye cash toute la politique qui a été faite
06:33sur l'absence de soutien des professeurs, des instituteurs,
06:39des directeurs, des proviseurs,
06:41lorsqu'il y a eu les premières agressions, on va dire.
06:45Et à force de ne pas donner le réel statut qui est un instituteur,
06:51alors on ne va pas parler bien sûr de l'instituteur des années 50,
06:55mais il avait une telle autorité et un tel statut social,
06:59à force de dévaloriser ces gens, voilà ce qui se passe.
07:02Donc maintenant vous rentrez dans l'école, vous sortez un couteau,
07:05je ne suis pas content, tu as mis 4 à mon élève, il fallait mettre 16.
07:10Voilà ce qu'on paye, c'est tout.
07:11Mais vous savez moi ce qui m'a frappé,
07:13parce qu'évidemment on ne les connaît pas ces gosses,
07:15moi je ne les ai pas à la maison maintenant, j'ai des grands,
07:18c'est comme ils parlent.
07:19Je suis d'accord, ils ne parlent pas français ?
07:21Non, il y a ça, mais surtout,
07:24ils parlent aux adultes d'égal à égal.
07:27Moi je suis frappé de ça,
07:29j'ai vu des jeunes gens sortir du ministère de l'Intérieur vendredi soir,
07:35expliquer que le ministre, ce n'était pas du tout ça,
07:38on les avait fait venir pour le maintien de l'ordre,
07:40des gosses de 16 ans.
07:41Et ils s'exprimaient avec une manière,
07:44une désinvolture et une façon,
07:46comme on disait, d'égal à égal.
07:48Ben non en fait.
07:49Ben non, il y a des adultes et puis il y a des ados,
07:52et ce n'est pas les mêmes.
07:53On a inventé l'enfant roi,
07:54donc après on a l'adolescent empereur, c'est normal.
07:57Ah oui, mais moi, je ne sais pas si c'est une généralité,
07:59parce qu'on ne les connaît plus,
08:01moi je ne connais pas les 15-16 ans,
08:02je ne pense pas qu'ils parlent tous comme ça pour tout vous dire.
08:04C'est-à-dire que dès le départ,
08:05le gouvernement a voulu les traiter d'égal à égal.
08:08S'il avait voulu avoir montré qu'il avait un peu de poigne,
08:12il aurait dit on commence à discuter,
08:13une fois que vous retournez en cours,
08:15et là on commence à discuter,
08:17il aurait dit traiter les syndicats de la sorte.
08:19Je suis déclaré avec vous,
08:20mais il y a par exemple une jeune qui a appelé Bruno Retailleau,
08:22Bruno, l'autre jour, elle l'appelle Bruno.
08:27Bon, pourquoi pas ?
08:29Mais ce qui m'étonne, ce n'est pas tant ça,
08:31c'est que les adultes n'osent pas dire,
08:32dis-moi, il ne faut pas que tu me parles comme ça,
08:34parce que tu as 16 ans et puis j'en ai 50,
08:37donc tu vas parler autrement.
08:39Vous voyez, peut-être que ça...
08:42Là, on entendrait,
08:43oui, mais vous ne me respectez pas,
08:44ou tu ne me respectes pas, voilà.
08:46Il y a une séance qui tourne,
08:47on voit une collégienne ou lycéenne,
08:49je pense que c'est une lycéenne,
08:51et qui s'adresse à une personne des forces de l'ordre,
08:54et qui l'insulte carrément.
08:56Ah oui, bien sûr, je l'ai vu, bien sûr.
08:58Ou elle lui dit en...
08:59C'est la même qu'a dit Bruno d'ailleurs.
09:01Mais retourne à l'école, quoi, mais retourne à l'école.
09:02Donc elle se fait, évidemment, elle filme,
09:04pour avoir sa réaction, l'autre l'embarque.
09:06Donc vous avez tout, vous avez,
09:08on insulte, on filme,
09:10et puis après on se victimise.
09:12Bon, en tout cas, ces paroles-là,
09:14ah, mais c'est artificiel,
09:15ce mouvement était artificiel,
09:17il est repris, instrumentalisé.
09:19Bah si, il est instrumentalisé par les syndicats présents de personne,
09:22il y a 1% des...
09:23Foyons juste, s'il n'y avait pas eu ce mouvement,
09:26est-ce qu'on ne dirait pas,
09:28ça nous a permis aussi ce type de réflexion sur l'école ?
09:31Vous avez besoin de ce mouvement pour savoir que l'école est dans cet état-là ?
09:34Mais attendez, je suis désolé, mais personne...
09:36Non, attendez, qui en parlait ?
09:38Non, mais il y a 15...
09:39Qui en parlait ?
09:40À chaque présidentielle ?
09:42Enfin, il y a 15 livres par an qui sortent, Joseph.
09:44Oui, il y en a 15 qu'on reçoit à chaque année.
09:46Vous avez raison, mais pour chaque présidentielle,
09:48je suis désolé,
09:49la question de l'école, sauf ici,
09:51elle passe à l'as.
09:52Enfin, si on n'a pas compris...
09:54Franchement, tout le monde en fait le constat,
09:56on n'a pas compris que,
09:57quand on voit le niveau des élèves,
09:59ils ne savent pas parler français,
10:01ils ne savent pas lire.
10:02Baste !
10:03Il y a un moment donné...
10:04Mais pour de bon, c'est le B à bas.
10:06On ne va pas généraliser...
10:08Non, mais bien sûr que je ne généralise pas.
10:12Mais il y a...
10:12La question de comment ils parlent français,
10:14on peut généraliser.
10:14On sait qu'au niveau, aujourd'hui,
10:16c'est effondré sur l'écriture, sur l'orthographe et...
10:18Oui, alors c'est paradoxal,
10:20parce que les jeunes gens avec qui je travaille ici,
10:21qui ont 21, 22, 23 ans,
10:23qui arrivent,
10:24alors sans doute sont-ils mieux sélectionnés
10:27que dans d'autres univers,
10:29ils sont assez performants.
10:30Je vois effectivement,
10:32sur le passé,
10:33ils ont quelques oublis.
10:35Le passé n'existe pas vraiment.
10:37Je suis d'accord avec vous.
10:39Mais il y a quand même une volonté,
10:40il y a une énergie,
10:42il y a une envie,
10:43il y a un désir.
10:43En fait, la société est notamment assez nus.
10:46Je ne dis pas l'inverse.
10:47En revanche, on a documenté de manière,
10:48de manière, comment dire,
10:51indubitable,
10:51qu'aujourd'hui,
10:52ils font plus d'orthographe qu'avant.
10:54Aujourd'hui, ils parlent moins bien français qu'avant.
10:56Vous vous rappelez,
10:57vous voulez qu'on parle des lettres de Poilu ?
10:59Oui, les lettres de Poilu,
11:01dont on parlera pour le 11 novembre,
11:03très prochainement.
11:04Bon, le bilan de la manifestation
11:06avec ce qui s'est passé,
11:07ce gendarme notamment blessé.
11:08Vous allez voir le sujet de Julia Ferrand.
11:11C'est une image qui a vraiment marqué l'opinion.
11:14C'est une tentative de meurtre
11:16qui est produite sur un policier.
11:18Voyez le sujet de Julia Ferrand.
11:22La traque continue afin d'identifier les auteurs du jet de ce cortel Molotov
11:28sur les forces de l'ordre, ce samedi porte de Charenton.
11:32Une enquête pour tentative d'homicide a été confiée à la Sûreté territoriale de Paris,
11:37un service de la préfecture de police spécialisé dans les violences lors de manifestations
11:42et l'identification d'auteurs de dégradation ou d'agression.
11:46Pour ce faire, les enquêteurs multiplient les analyses de caméras de surveillance de la ville
11:51pour reconstituer chronologiquement les faits.
11:55Ils exploitent également les photos et vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux
11:59et procèdent à l'identification visuelle de suspects grâce à un processus de recoupement numérique.
12:06Des images spectaculaires passées au peigne fin et conjuguées aux informations des services de renseignement.
12:13Un puzzle numérique qui a permis aux enquêteurs d'identifier trois suspects
12:17vêtus de noir et type black bloc selon le parquet de Paris, toujours recherchés actuellement.
12:24J'espère qu'on va les retrouver bien sûr et surtout qu'ils seront condamnés fortement
12:29parce qu'on était avec des policiers tout l'après-midi, ils n'en peuvent plus.
12:32Forcément. Vous ne voyez pas ce qu'ils subissent.
12:36Franchement, on ne se rend pas compte.
12:39La force morale qu'ils doivent avoir, parce qu'ils se font insulter, ils se font cracher dessus,
12:45ils reçoivent des pierres, ils reçoivent des instruments de la voirie,
12:52ils reçoivent des cocktails Molotov et ils doivent rester groupés sans répliquer.
12:57Parce qu'en plus, s'ils répliquent et qu'en donnant un coup de matraque, ils cassent une clavicule,
13:03eh bien c'est eux qui se retrouvent dans une procédure devant l'IGPN.
13:06Donc je veux dire, il faut être courageux.
13:09Ce serait bien que certains fassent des stages dans les premiers rangs des forces de l'ordre.
13:16Juste pour voir, mais pas longtemps, juste une heure pour qu'ils se rendent compte de ce qu'ils subissent.
13:21Bon, j'ai dit que c'était un policier, Adrien Fontenot, qui est en régie, me précise évidemment que c
13:25'est un officier de gendarmerie.
13:27C'est une bouteille explosante dans les rangs, donc il y a une préméditation qui est évidente.
13:32Et on va écouter Marc Silvera, qui est fondateur amical de la police nationale.
13:37L'amical de la police nationale, qu'est-ce que c'est ?
13:39C'est une association en loi 1901 à but non lucratif qui a été créée pour favoriser et promouvoir l
13:45'esprit de solidarité,
13:46de participation et d'entraide entre ses membres.
13:49Et Marc Silvera, c'est donc le fondateur de cette amicale.
13:53Et il a lancé une campagne officielle de soutien aux forces de l'ordre avec une cagnotte.
13:59Vous pouvez d'ailleurs à Allodon, si vous souhaitez aider les policiers,
14:02cette cagnotte, elle était cet après-midi, alors qu'on était sur l'antenne d'Europa Ensemble,
14:08on était à 138 000 euros et à la fin de la mission, je crois qu'il y avait 142
14:12ou 143 000 euros.
14:15Il y a 2740 donateurs pour le moment.
14:17Donc écoutez Marc Silvera, écoutez ce qu'il dit de ses frères d'armes,
14:22comme il le dit et il reprend ce que vous disiez à l'instant.
14:26À force d'alerter et suralerter, on finit entre guillemets par faire un étau qui va bientôt, je pense, éclater.
14:32Et je voudrais saluer le travail courageux, exemplaire de mes collègues,
14:37des forces de sécurité intérieure engagées aujourd'hui,
14:40qu'ils soient présents sur les mouvements ou spectateurs,
14:44parce qu'on en a ras-le-bol, on en a vraiment ras-le-bol de voir notre pays s
14:48'écraser, s'enfoncer,
14:50les agressions sont de plus en plus violentes, le retentissement psychologique,
14:54ces policiers, ces pompiers, ces gendarmes, on veut quoi ?
14:57On veut un chaos général.
14:59Notre association reçoit énormément d'appels, de soutiens, de témoignages.
15:03On va leur rendre des blessés, des policiers de terrain, des gendarmes.
15:07Et aujourd'hui, on l'aperçoit sur les images, il faut vraiment un électrochoc,
15:12vraiment que la justice se réveille aussi, fasse son travail,
15:18sanctionne et pénalise sévèrement ceux qui causent ces crimes, ces tentatives de meurtre
15:22qu'ils affichent avec une cible dans le dos, que ce soit les policiers, pompiers, gendarmes,
15:27mais aussi les journalistes.
15:29Aujourd'hui, il faut que ça s'arrête rapidement.
15:31Le moral n'est plus là, vraiment, les policiers en ont ras-le-bol.
15:33Mes collègues, ils n'en peuvent plus.
15:36Ils y vont parce qu'on rentre par vocation, par conviction.
15:39C'est un travail de cœur, d'amour de notre pays.
15:42Et à un moment donné, il faut ce témoignage.
15:44On le voit dans les sondages.
15:45Les Français aiment leur police.
15:47Je pense qu'on vit bien en France.
15:49Mais malheureusement, il y a des petites minorités qui veulent semer le chaos.
15:53Et malheureusement, ça passe.
15:54Aujourd'hui, il faut dire un stop.
15:56Eh bien, la cagnotte, elle est à 146 000 euros, figurez-vous.
15:59Elle était à 138 000 euros à 16 heures.
16:06Ce que dit, évidemment, M. Silvéra est digne d'intérêt.
16:10Mais il dit aussi une chose, et le dit Huchard.
16:12Et là, il faut quand même saluer le travail du ministre de l'Intérieur et du préfet de police de
16:18Paris.
16:19Parce que depuis le 17 octobre, et cette catastrophe, il y a quand même une reprise en main.
16:24Manifestement, on a mis plus de moyens.
16:26Et il le disait lui-même, les policiers ont le sentiment que Laurent Nunez et les services ont été au
16:30rendez-vous.
16:31Ce qui est plutôt rassurant pour nous, d'ailleurs.
16:33Bien sûr.
16:34Et d'ailleurs, on a vu que ça marchait effectivement mieux le 24 et le 31.
16:38Plus de moyens et surtout vraiment un soutien affiché, le ministre de l'Intérieur.
16:41Samedi, quand il a pris la parole juste avant le début de soirée, qu'on imaginait compliqué,
16:46il disait lui-même qu'il avait vu sur des chaînes info des personnes dire que la journée avait été
16:50plutôt calme.
16:51C'était bien passé.
16:52Et Laurent Nunez insistait sur le fait que même s'il y a eu moins de commerces pillés,
16:56même s'il y a eu moins de forces de l'ordre blessées,
16:58à partir du moment où on s'en prenait encore aux forces de l'ordre,
17:00la journée ne se passait pas bien.
17:01Donc, même dans le discours, on voit bien que Laurent Nunez a martelé un soutien affiché aux forces de l
17:07'ordre.
17:07Et un dernier mot sur le gendarme qu'on a vu pour vraiment mettre en avant le sens de la
17:11mission de ces hommes-là.
17:13Juste après qu'il subisse cette attaque, il s'est arrêté quelques minutes et il a repris son service.
17:18C'est-à-dire que face à la violence, face au choc,
17:21ce sont des personnes qui, en manifestation, continuent véritablement de poursuivre leur mission
17:26et de tenir et on imagine pourtant le choc dont il a été victime.
17:29Il y a eu un petit choc d'autorité quand même, ou un mini choc d'autorité quand même.
17:33Un changement de discours.
17:34Voilà, et c'est quand même assez rassurant, même pour notre pays,
17:37qu'on puisse tenir, même s'il y a encore des commerces qui ont été pillés.
17:42Comme quoi c'est possible, ça veut dire que...
17:43Mais bien sûr, évidemment.
17:44Ça veut dire qu'il n'y a pas de volonté politique.
17:46Mais c'est ce que je veux dire.
17:49Le PSG, par exemple, ça pouvait être évité, donc ?
17:52C'est sans doute.
17:53Après, à quel prix ? 70 000 policiers sur le terrain, c'est énorme.
17:56C'est ce que je pense qu'on peut faire de plus.
17:57Sans doute.
17:58Écoutez Jérôme Guedj, qui était ce matin avec Laurence Ferrari,
18:00sur la violence et la légitimité de la violence.
18:04Il n'y a aucune violence légitime.
18:06Et c'est une des lignes de partage qui existent à l'intérieur de la gauche.
18:10Moi, jamais je ne justifierais quelque violence que ce soit.
18:13Parce que ma conception du débat politique, ça doit être la dispute apaisée.
18:16Mais, je le dis aussi, de part et d'autre, il y a des mots qui arment...
18:23Quand on dit la police tue, pardon de le dire,
18:26ça légitime, d'ailleurs je ne m'excuse pas de le dire,
18:29ça légitime les violences qui peuvent être contre les policiers.
18:32Et quand sur vos plateaux, et quand sur des plateaux, matin, midi et soir,
18:35on dit, comme des habitants de banlieue, que c'est de la racaille,
18:39que c'est de l'immigration insupportable, etc.
18:42Eh bien, sur certaines personnes, ça peut justifier des passages à l'acte.
18:46Donc, chacun doit avoir un enjeu de responsabilité.
18:50Et vous voyez bien, quand je dis chacun, j'adresse ça à l'ensemble de la société,
18:54aux responsables politiques que je suis, à ceux que je combats,
18:56notamment à la France insoumise, mais aussi à vous sur vos plateaux de télé,
18:59avec vos éditorialistes.
19:01Si on aime ce pays, et je parle de toutes les chaînes de télévision...
19:05Non mais, M. Gage, là où il se trompe,
19:07ce qu'on doit simplement dire et témoigner, c'est de la réalité.
19:13Point.
19:14Le reste, on doit rapporter la vérité, si tant est qu'elle existe,
19:18en tout cas la réalité.
19:20C'est ça, le sujet.
19:22S'il y a des racailles, il faut dire qu'il y a des racailles.
19:24S'il n'y a pas de racailles, il faut dire qu'il n'y a pas de racailles.
19:25C'est tout.
19:26C'est une évidence.
19:28C'est tout, donc son discours, nous devons coller à la réalité.
19:33C'est un discours d'où en même temps.
19:35Mais quand il y a un type qui arrive en cagoule,
19:39avec la capuche, habillée tout en noir,
19:43et qui jette un cocktail Molotov, on l'appelle comment ?
19:45Monsieur, gentleman, on l'appelle comment ?
19:48Excuse-nous de t'avoir dérangé quand tu as jeté la bouteille enflammée.
19:52C'est comme ça qu'on va l'appeler.
19:54On l'appelle comment ? C'est un voyou.
19:56C'est tout, point.
19:57On va marquer une pause et on écoutera d'une certaine manière
19:59Édouard Philippe qui répond à Jérôme Gage,
20:02qui caricature évidemment les chaînes d'info dans ce qu'il dit,
20:05en disant du matin au soir, c'est ce qu'on entend, ce discours.
20:08Non, les journalistes font leur métier.
20:11Je m'aperçois que maintenant, ils sont tous attaqués.
20:12Avant, c'était CNews.
20:13Maintenant, c'est Anne-Claire Coudray, c'est Laurent Delahousse,
20:16c'est TF1, c'est France 2, c'est BFM, c'est FCI, c'est tout le monde.
20:20A tout de suite.
20:25Évidemment, tous ceux qui disent le réel sont attaqués.
20:29C'était le cas d'Édouard Philippe hier sur le journal de TF1 sur TF1
20:34qui a dit la situation telle qu'il l'avait vue,
20:39telle que chacun l'a vue et qui a été attaquée aujourd'hui.
20:42Écoutons Édouard Philippe.
20:44Ce modèle d'intégration, il connaît des ratés, il connaît des imperfections
20:49et que dans les images que nous avons vues, des pillages,
20:53je ne parle pas des pillages,
20:55il y avait de fait un certain nombre, un nombre important
21:01de jeunes Français, sans doute, que je considère comme des Français,
21:06issus de l'immigration, ce qui traduit, ce qui traduit un sujet
21:09qu'on doit regarder les yeux dans les yeux.
21:11Et on doit s'interroger sur comment est-ce qu'on fait nation ?
21:15Comment est-ce qu'on fait nation pour ceux qui sont arrivés
21:17il y a une, deux ou trois générations et pour les autres ?
21:20Bon, il y a eu une petite polémique, bien sûr,
21:22et je vous ferai écouter, ou je vous dirai ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon,
21:25mais écoutez ce qu'a dit Maude Bréjean ce matin sur France Info.
21:29Je crois qu'Édouard Philippe a dit tout haut ce que beaucoup de Français
21:32pensent tout bas, à savoir qu'on a un problème d'intégration
21:36qui est réel aujourd'hui en France, on ne le découvre pas.
21:40Et on a essayé d'y répondre, d'ailleurs, depuis plusieurs années.
21:43Je repense à ce qu'a porté Gérald Darmanin lorsqu'il était au ministère de l'Intérieur.
21:48Est-ce que ce problème est parfaitement résolu ?
21:50La réponse est évidemment non, et c'est une question qui est éminemment complexe.
21:54Néanmoins...
21:55Et quand il est accusé de racisme par Jean-Luc Mélenchon,
21:57c'est ce que vous avez répondu ?
21:58Je voudrais vous dire sur cette deuxième partie-là,
21:59parce que ce que fait Jean-Luc Mélenchon dans son communiqué
22:06est, au fond, inquiétant à deux titres.
22:09D'abord parce que désormais, tout ce qui se situe à droite,
22:13d'Olivier Fort pour Jean-Luc Mélenchon, est qualifié de raciste.
22:17À partir de Raphaël Luxman, globalement, jusqu'à tout ce qui est plus à droite,
22:22est mis dans le même sac.
22:23Et donc ça, c'est extrêmement dangereux.
22:26Deuxièmement, parce qu'il s'en prend, là encore, de manière très directe,
22:31très directe, à une journaliste qui n'a fait que son travail.
22:34Et ce n'est pas la première fois que ça arrive.
22:36Moi, je vous renvoie vers les propos de Sophia Chikourou
22:38durant la campagne municipale à Paris,
22:42avec des propos extrêmement virulents.
22:44La manière, au fond, dont la France Insoumise, aujourd'hui,
22:47choisit ses médias, donne des bons et des mauvais points aux journalistes,
22:51à quelque chose de profondément antidémocratique.
22:55Maude Bréjon, j'entends ce qu'elle dit, mais elle devrait nous écouter plus souvent.
22:58Nous avons dit, ça a commencé par CNews, et après, ça sera tout le monde.
23:02Avant, c'était ce que CNews.
23:04Et puis après, ça a été Laurent Delahousse, avec le journal de France 2.
23:08On a réclamé sa démission.
23:10Et l'ensemble de la chefferie de la rédaction en chef du 20h de ce dimanche-là.
23:14Et puis après, c'est LCI.
23:16Et puis après, c'est Anne-Claire Coudray.
23:18Et puis après, c'est TF1.
23:19Et puis c'est tout le monde.
23:21Bien sûr.
23:21Le paysage médiatique français est en train de devenir un gigantesque CNews.
23:25C'est bien.
23:25Non.
23:27On est une cible privilégiée.
23:29Mais je vois tout le monde y passe.
23:31Bien sûr, bien sûr.
23:32Mais ça ne les empêchera pas, peut-être.
23:34Alors là, il y a deux solutions de l'espace médiatique.
23:37Soit ils vont céder à Jean-Luc Mélenchon.
23:39Je ne l'exclus pas.
23:40C'est une option, oui.
23:40Je ne l'exclus pas.
23:42Ils vont dire, oui, maintenant, on va réfléchir.
23:45Il ne faut pas, etc.
23:45Mais là, c'est Édouard Philippe qui dit les choses.
23:48Ce n'est pas journaliste, c'est Édouard Philippe.
23:50Ce qui est impressionnant, c'est qu'il dit que l'eau mouille et ça fait polémique.
23:53C'est quand même...
23:54Parce que ce qu'il dit, tout le monde l'a constaté.
23:55Ali Rabbein interdit de dire cela.
23:57Bien sûr.
23:58Vendredi soir, Ali Rabbein, maire de Trappes, interdisait aux gens de dire cela.
24:02La nouveauté maintenant, c'est que vous êtes responsable de la mort de Jean si vous dites ça.
24:05Bien sûr.
24:06C'est une vérité.
24:06On vit à une régression sur le plan de la liberté de parole.
24:09Bien sûr.
24:09Oui, alors, vous dites on, sauf que le public n'adhère pas du tout.
24:13C'est la petite caste, etc.
24:15Mais dès que vous allez dans la rue, ils voient la même chose que vous et nous, que ce que
24:18nous témoignons.
24:19On est bien d'accord.
24:19Mais notre écosystème, à nous, ce n'est pas les gens dans la rue.
24:21C'est les sanctions qu'on peut avoir, notamment par exemple...
24:24Ça fait deux fois que Maud Bréjean intervient sur ce sujet.
24:27Oui.
24:27Mais avec beaucoup de courage.
24:28Elle a défendu ses news d'autre jour.
24:29Elle est formidable.
24:30Je n'ai pas encore entendu Mme Catherine Pégard.
24:33Ça a dû m'échapper.
24:33Oui, mais parce qu'elle a peur, peut-être.
24:36Mais en tout cas, elle est formidable, Maud Bréjean.
24:39Elle a défendu ses news.
24:41D'ailleurs, elle a dit la réalité.
24:43Absolument, Maud Président.
24:45Moi, ce que j'observe aussi, c'est l'évolution du discours sur le fond, sur l'immigration, sur l
24:51'intégration.
24:52Il y a là une évolution incroyable par rapport à ce qui a été dit il y a encore deux
24:58ans.
25:00Là, on voit qu'on est en pleine campagne électorale.
25:03Que le positionnement, notamment du Rassemblement national, c'est tellement un constat de vérité de ce qu'ils énoncent, qu
25:14'aujourd'hui, il y a presque un copiage.
25:17C'est-à-dire qu'on reprend beaucoup des idées qui ont été mises dans le débat public par le
25:22Rassemblement national pour s'approprier le discours.
25:25Jamais ça aurait été dit il y a deux ans, ça.
25:27Mais pas seulement.
25:28Là, il y a une vérité plate à la figure de tout un chacun.
25:32Personne ne peut oublier les 30 000 pilleurs sur la Canebière à Marseille.
25:37Personne ne peut oublier le 17 octobre les 3 000 commerces pillés.
25:41Et personne ne peut non plus oublier les enquêtes qui commencent à se faire jour.
25:46Jérôme Fourquet le dit.
25:48Il le dit mollement.
25:50Oui, il le dit mollement.
25:51Mais enfin, il s'appuie quand même sur une enquête sur le fait que le 17 octobre, 75 % des
25:56émutiers dont l'identité a été dévoilée étaient issus de l'immigration.
26:02Il y a aussi des enquêtes qui datent de 2023 lors de la mort de Ney.
26:06Non, mais c'est raciste de dire cela.
26:09Ce que je veux dire, c'est qu'on a l'impression qu'Edouard Philippe découvre la lune.
26:11Il a été trois ans Premier ministre.
26:13Ah non, mais il ne découvre pas.
26:14Il connaît ces enquêtes.
26:15Ah oui, non, mais...
26:16Il ne peut pas découvrir tout d'un coup qu'une partie de la jeunesse issue de l'immigration est
26:20surreprésentée dans les événements de ces derniers jours.
26:23Mais Véronique, il sait tout.
26:25Ces gens savent tout.
26:26Mais bien sûr.
26:27Mais donc, ce sont des hypocrites.
26:29Oui.
26:29Voilà.
26:30Donc, on est au bal des faux-culs.
26:31Oui.
26:32Voilà.
26:32Eh ben, bravo.
26:33Eh ben, bravo.
26:36Le bal des faux-biennes, ils le savent tout.
26:39Alors, vous dites faux-culs.
26:40Moi, je dirais peureux.
26:41Ce sont des couarts.
26:43Voilà.
26:43Et puis, le pauvre, il ne faut pas oublier qu'il est à attendre quelque chose dont on guérit difficilement.
26:47Ça s'appelle le jupéisme.
26:48Même quand il le dit, il a du mal à le dire.
26:50Alors, Jean-Luc Mélenchon a dit, dommage que les quatre télés en continu soient encore toutes dimanche à montrer des
26:56images de feu de poubelle pour motiver des justiciers comme Attrape ou inciter à voter Le Pen.
27:01Sinon, elles auraient eu le temps de nous parler des choses qui comptent.
27:03La crise financière, la reprise des combats dans le golfe, les revendications contre la vie chère, quand on voit ce
27:08qu'on voit, etc.
27:10Mais ce qui m'intéressait, c'est le clash qui s'est mis en place avec Jean-Luc Mélenchon, dont
27:17on va parler dans quelques minutes.
27:20Mais avant cela, je vous dis, la prise de parole de Karine Le Marchand, c'est intéressant aussi, parce que
27:24Karine Le Marchand, c'est une personnalité médiatique.
27:27Et elle a pris la parole pour dire là aussi des choses que chacun peut constater.
27:34C'est fou comme les pilleurs, les casseurs réussissent à impacter notre façon de vivre.
27:37Je trouve ça délirant.
27:38Payer les pas de porte et les loyers, c'est déjà compliqué.
27:40Les gens vont de moins en moins dans les magasins.
27:42Il faut tellement de courage et de passion pour être commerçant aujourd'hui dans les grandes villes.
27:46Et elle a ajouté soutien total aux commerçants.
27:49Je suis petite fille de commerçant.
27:50Je sais combien le commerce de quelqu'un, c'est quelque chose qui ne tient à rien.
27:54Les gens en ont ras-le-bol.
27:55Justement, la France insoumise...
27:58Elle est patente.
28:00C'est courageuse.
28:01Oui, parce que vous avez raison.
28:02Parce qu'en plus, comme elle est exposée et comme elle fait de la télévision,
28:07il y a des risques à parler dans ces cas-là.
28:09Elle a fait une émission plus très populaire, Le Bonheur dans le Pré.
28:11Je crois que c'est le lundi, d'ailleurs.
28:12L'amour est dans le Pré.
28:13L'amour est dans le Pré.
28:14Pardon.
28:15L'amour est dans le Pré.
28:16Mais le bonheur aussi.
28:17Le bonheur aussi.
28:18Mais bon.
28:18L'amour est dans le Pré.
28:19Alors, la France insoumise ne dit rien sur les manifestations.
28:22Et on va ouvrir le chapitre LFI, médias, violences.
28:27Je vous propose de voir le sujet de Louisa Paris.
28:31Si une partie de la classe politique condamne fermement les violences commises à l'encontre des policiers,
28:36ainsi que les dégradations perpétrées en marge des manifestations,
28:39la France insoumise adopte une position plus ambiguë.
28:43C'est le cas, par exemple, de l'eurodéputé Manon Aubry, ce matin, chez Sud Radio.
28:48On a toujours détesté la violence, quelques formes qu'elles prennent, par objectifs politiques,
28:56comme je suis aussi choquée par la violence qui s'est exercée de la part des forces de l'ordre.
29:01Le 18 octobre, sur LCI, Jean-Luc Mélenchon est interrogé sur les policiers blessés lors des manifestations.
29:08D'après lui, cela fait partie des risques du métier.
29:11Également questionné sur le slogan anti-police à CAB,
29:14le chef de file de la France insoumise estime que son utilisation peut parfois avoir sa place.
29:20Même position controversée du côté de Mathilde Panot.
29:23Le 20 octobre, à l'Assemblée nationale, la députée refuse de condamner explicitement l'incendie de la mairie de Limoges.
29:30Pour rappel, près de 1200 policiers et gendarmes ont été blessés depuis le début des manifestations
29:36et plus d'un milliard d'euros de dégâts ont été commis en marge du mouvement.
29:43Écoutez par exemple ce que disait Manon Aubry ce matin sur la responsabilité des médias selon elle.
29:49Quand BFM TV, le soir du 17 octobre, invite à une heure de grande écoute Eric Zemmour,
29:54qui est un multi-condamné pour incitation à la haine raciale.
29:58Oui, c'est dangereux et oui, je pense que BFM TV a une responsabilité.
30:01Ce ne sont pas les seuls à l'avoir invité.
30:03Quelqu'un qui a été condamné, qui a purgé sa peine, pour le coup, doit ne pas être invité quand
30:09même ?
30:09Quelqu'un qui est condamné pour incitation à la haine raciale.
30:12Donc Eric Zemmour, selon vous, ne doit plus être invité dans les médias ?
30:15Je pense que les médias doivent penser à deux fois de notre société.
30:18Claire Caudrey, hier, fait le jeu du racisme ?
30:20En l'occurrence, sans rétablir les faits et la réalité sur le sujet, la réponse est oui.
30:25Et je le regrette.
30:29Ça vous laisse sans voir.
30:32En fait, pourquoi est-ce qu'ils se gêneraient dans leur expression ?
30:37Puisque comme on le dit très très souvent, les personnes ont peur.
30:40Pourquoi ils se gêneraient ?
30:41Donc ils testent, ils testent comme d'autres tests, comme les islamistes testent.
30:46Ils passent leur temps à tester.
30:47Et tant que ça passe, ils continuent.
30:49Il n'y a pas de raison qu'ils s'arrêtent.
30:50Mais de plus en plus, ils essayent de baïonner la presse et les médias.
30:56C'est petit à petit, on essaye de grignoter la liberté d'expression.
31:01Ce qui est quand même un comble.
31:04Bon, alors je vois effectivement parfois aussi, j'allais dire nos amis du Parisien,
31:08mais cet après-midi, nos amis du Parisien,
31:10quand je vois passer le titre suivant,
31:14une pétition demandant la suppression de CNews de la TNT
31:16à dépasser les 500 000 signatures sur le site de l'Assemblée nationale,
31:20« Quelles sont les prochaines étapes de la pétition visant à fermer la chaîne ? »
31:25S'il vous plaît, messieurs du Parisien, vous pourriez...
31:28Je suis journaliste, je sais comment ça se passe
31:31quand on veut mettre en place une information.
31:34Cette question ne me semble pas poser telle qu'il faudrait la poser.
31:40L'étape d'après, c'est le mode d'emploi pour la signée ?
31:42Voilà.
31:43Quelles sont les prochaines étapes...
31:44J'attends autre chose du Parisien.
31:46J'attends peut-être du Parisien qui défend tout simplement la liberté d'expression.
31:49Quelles sont les prochaines étapes de la pétition visant à fermer la chaîne ?
31:54Bon, merci le Parisien, par ailleurs, mais c'est pas grave.
31:58Jean-Luc Mélenchon s'en prend donc à Anne-Claire Caudray
32:01après l'interview d'Edouard Philippe au journal de 20h de TF1 dimanche soir
32:04en cause des propos de l'ancien Premier ministre
32:06sur la présence des jeunes issus de l'immigration parmi les émeutiers.
32:10Vous avez entendu cela tout à l'heure.
32:12Alors, que dit-il, Jean-Luc Mélenchon ?
32:14C'est intéressant.
32:15Anne-Claire Caudray reprend à son compte les calomnies racistes
32:19d'Edouard Philippe, donc il traite Anne-Claire Caudray de raciste,
32:23lequel déroule son discours dégoûtant sans être interrompu.
32:27Il a juste dit la réalité.
32:29Il a dit effectivement ce qu'il voyait.
32:31Lundi, je n'irai pas aux 20h de cette chaîne.
32:34Bon, il se trouve qu'il n'était pas invité.
32:37C'est formidable d'ailleurs.
32:40Il n'était pas invité, c'est TF1.
32:42Alors, je crois plus TF1 que Jean-Luc Mélenchon.
32:44Hier soir, Anne-Claire Caudray a mené son entretien avec professionnalisme et rigueur
32:48en interrogeant Édouard Philippe sur ses propos tenus dans le point.
32:51Pour rappel, les invitations du 20h au candidat à l'élection présidentielle
32:54sont annoncées par TF1 lorsqu'elles sont confirmées.
32:58Donc, ce n'était pas du tout le cas.
32:59Ils n'avaient pas du tout imaginé de l'inviter.
33:05Mais, et c'est là qu'Édouard Philippe est formidable.
33:08Édouard Philippe, il a fait un tweet.
33:09Monsieur Mélenchon, vous portez avec Mme Le Pen,
33:12ce n'est pas ce que vient faire Mme Le Pen là-dedans,
33:14une responsabilité immense dans la violence qui ne serait pas en France.
33:18C'est ça qui est formidable.
33:20C'est-à-dire qu'Édouard Philippe n'a toujours pas compris
33:22que les électeurs de Marine Le Pen,
33:25ce sont des électeurs qui étaient chez lui il y a 10 ans.
33:29Qui votaient pour lui il y a 10 ans.
33:31Il n'a toujours pas compris ça.
33:32Donc, à chaque fois qu'il attaque Marine Le Pen,
33:34ses électeurs disent, mais enfin, il ne comprend rien.
33:40Que vient faire Marine Le Pen,
33:42précisément dans la violence du moment ?
33:44Rien, me semble-t-il.
33:47Pour vous, les pilleurs d'où ils viennent,
33:48alors il s'adresse à Mélenchon,
33:49pour vous, les pilleurs d'où qu'ils viennent,
33:51étrangers ou français sont des modèles d'intégration
33:52et les casseurs d'extrême-gauche des victimes de la police.
33:55Vous voulez censurer tout le monde et fracturer le pays.
33:57Je veux dire les choses pour lui permettre de se redresser
33:59et de faire unité.
34:01s'il faisait unité, il devrait réfléchir
34:04et peut-être avant de mettre dos à dos
34:07Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
34:09Parce que je ne pense pas que son public soit sur cette ligne-là.
34:11Son public, ses électeurs.
34:14Surtout que tous en tweet,
34:15Marine Le Pen pourrait avoir exactement le même propos.
34:18Voilà.
34:18C'est peut-être pour ça qu'il avait fait ça.
34:19Non, mais je pense qu'Édouard...
34:23Bon.
34:24Alors, autre passe...
34:25En fait, c'est...
34:26Je corrige.
34:28J'upéiste, oui, mais c'est l'identité peureuse.
34:30Non.
34:30Pas l'identité heureuse.
34:32C'est l'identité peureuse.
34:33En tout cas, écoutez...
34:34C'est-à-dire qu'il veut bien avoir de l'identité,
34:37mais pas trop quand même.
34:38Sous la Ve République,
34:40quelqu'un qui baisse
34:42dans une campagne présidentielle,
34:44il n'y a jamais de mouvement inverse
34:46sous la Ve République.
34:47Absolument.
34:48Ça n'est jamais arrivé.
34:49Ça n'est jamais arrivé.
34:50Absolument.
34:50Donc, il est parti là.
34:51Il baisse.
34:52Ça arrivera peut-être.
34:54Je lui souhaite.
34:55Mais bon, pour lui.
34:56Mais ça n'est jamais arrivé
34:58d'inverser la tendance.
35:00Alors, Jean-Luc Mélenchon,
35:01Anne-Claire Coudray,
35:03cette fois, c'est Apolline de Malherbe,
35:05de BFM.
35:06Donc, c'est même pas c'est news aujourd'hui.
35:08D'après Apolline de Malherbe sur BFM,
35:10j'aurais insulté Anne-Claire...
35:11Comment ?
35:12La journée n'est pas finie.
35:12La journée n'est pas finie.
35:13C'est la raison.
35:14Il est 20h40.
35:17Cite les gens.
35:19D'après Apolline de Malherbe sur BFM,
35:21ce qui n'empêche pas
35:22que l'ensemble de la classe médiatique
35:25déroulera le tapis rouge
35:26à Jean-Luc Mélenchon
35:27parce qu'ils en ont la trouille.
35:28Ils ont une peur bleue de lui.
35:30D'après Apolline de Malherbe sur BFM,
35:36j'aurais insulté Anne-Claire Coudray
35:38à des Jean-Luc Mélenchon de TF1
35:39pour cette caste.
35:40Poser des questions racistes est normal.
35:42Le dénoncé est insultant.
35:44L'attentat de Troyes
35:45n'a pas encore été médité
35:46par ceux qui en ont préparé l'ambiance.
35:48C'est désespérant.
35:49Ouvrez les yeux.
35:49Insistez le maire de Trappes
35:50dans son hommage vendredi
35:51en interpellant l'opinion et les médias.
35:55Voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet.
35:57Mais les journales,
35:57ils sont pris pour cibles.
35:58Et c'est notamment le cas,
36:00vous le savez,
36:01de Régine Delfour
36:02qui a été formidable ce matin,
36:03d'émotion.
36:04D'ailleurs, qu'on réécoutera.
36:05Je vous propose de voir
36:06le sujet de Maëva Lamy,
36:08ce qui s'est passé samedi
36:09avec Régine
36:10et avec son JRI
36:12et avec son homme de sécurité.
36:15Les faits se déroulent
36:16ce samedi à Paris.
36:18Alors qu'elles couvrent
36:19les manifestations,
36:20une équipe de CNews
36:21est violemment prise à partie.
36:23C'est un truc de fou,
36:23ils sont en train de nous pousser là.
36:26Nos journalistes
36:27essuient des jets de pierre.
36:28L'agent de sécurité
36:29qui les accompagne
36:30est violemment attaqué.
36:31Notre reporter,
36:33Régine Delfour,
36:33raconte une scène
36:34particulièrement violente.
36:36Mon agent de sécurité,
36:38on se regarde,
36:39me dit
36:40essaye de te mettre
36:40contre le mur.
36:41Et à ce moment-là,
36:43il y en a à peu près
36:43une vingtaine
36:44qui viennent lui tomber dessus.
36:45Ils avaient des barres de fer.
36:46Je me dis, ça y est,
36:46il est mort.
36:46Il a un traumatisme crânien.
36:47Il a des blessures aussi
36:48à la jambe
36:49parce qu'ils se sont acharnés.
36:51Ils se sont tabassés
36:51et il m'a sauvé la vie.
36:52Des agissements
36:53lors des manifestations
36:54qui touchent
36:55de plus en plus de médias.
36:57Face à ces faits,
36:57les représentants
36:58de la profession
36:59montent au créneau.
37:00Plusieurs d'entre eux
37:01ont publié des communiqués.
37:02La commission
37:03de la carte d'identité
37:04des journalistes professionnels
37:05a aussi réagi.
37:06La CCIJP
37:08s'inquiète
37:08de voir les journalistes
37:09professionnels
37:10régulièrement empêchés
37:11d'effectuer leur travail
37:12dans les meetings
37:13comme lors de la couverture
37:14de mouvements sociaux
37:16stigmatisés verbalement
37:17voire mis physiquement
37:19en danger
37:19dans l'exercice
37:20de leur métier.
37:21Côté politique,
37:22en revanche,
37:22les réactions restent
37:23peu nombreuses.
37:24Certains reprochent
37:25au gouvernement
37:25et à l'ensemble
37:26des élus
37:26de ne pas assez évoquer
37:28cette problématique.
37:29Interrogée à ce sujet
37:30le 22 octobre dernier,
37:31la ministre de la Culture
37:33s'était tout de même exprimée.
37:34J'ai apporté
37:35tout mon soutien
37:36aux journalistes
37:37qui exercent
37:38leur métier d'informer
37:40lorsqu'ils en sont empêchés.
37:42Aucun journaliste
37:43ne devrait avoir
37:44à craindre
37:45pour sa sécurité
37:46dans l'exercice
37:47de son métier.
37:48Dans ce contexte
37:49de violence,
37:49les représentants
37:50de la profession
37:51appellent les autorités
37:52à garantir
37:53la liberté d'informer.
37:54Ils sont bien gentils
37:56la CCIJP
37:57mais quand c'était
37:58CNews qui était attaqué,
37:59ils ne bougeaient pas
37:59et maintenant
38:00c'est tout le monde.
38:01J'ai cité
38:02de nombreuses fois
38:02le fameux poème
38:04de M. Niemoller.
38:07Quand les nazis
38:08sont venus me chercher
38:09les communistes,
38:10je n'ai rien dit,
38:10je n'étais pas communiste.
38:11Quand ils ont enfermé
38:12les sociodémocrates,
38:13je n'ai rien dit,
38:13je n'étais pas social-démocrate.
38:15Quand ils sont venus
38:15chercher les syndicalistes,
38:16je n'ai rien dit,
38:17je n'étais pas syndicaliste.
38:18Quand ils sont venus me chercher,
38:19il ne restait plus personne
38:20pour protester.
38:22L'histoire est un éternel
38:24recommencement.
38:27La réponse à M. Mélenchon,
38:29la réponse,
38:30elle est simple,
38:31c'est qu'il n'arrête pas
38:31de dire
38:32je ne viendrai plus
38:33et c'est l'inverse
38:34que devraient faire
38:34les rédactions.
38:36Mais tant que vous ne cessez pas
38:39de dire les noms
38:40des journalistes,
38:41de les pointer,
38:43de les accuser,
38:44c'est nous
38:44qui ne vous invitons plus.
38:46C'est l'inverse.
38:48C'est ça ce qu'il faut dire.
38:49Ils vont dire
38:49très bien,
38:51maintenant ça suffit,
38:52vous nous méprisez,
38:54vous nous insultez.
38:55Dans notre travail,
38:56on ne fait que notre travail.
38:58Dans ces conditions,
39:00tant que vous tiendrez
39:01ces propos
39:02qui en fait arment,
39:03comme il le dit si bien,
39:06les exactions
39:06contre nos équipes,
39:08vous n'êtes plus invité.
39:09On change.
39:11Vous voulez monter
39:11sur le ring, monsieur ?
39:12Pas de problème.
39:14Et il va y en avoir
39:15pour l'un et pour l'autre.
39:16C'est comme ça.
39:17Vous connaissez mal
39:18notre profession.
39:19Oui, je sais,
39:20je suis avocat.
39:22Vous connaissez mal
39:24notre profession.
39:28Récoutez Régine Delfour,
39:29ce qu'elle disait ce matin.
39:32Et donc là,
39:33je voulais dire,
39:34en fait,
39:35ça ne vous a pas échappé,
39:36j'ai une couleur de peau
39:37différente que celle
39:38qui est blanche.
39:39Je suis d'origine indienne,
39:40je le dis,
39:40parce que je me prends
39:41beaucoup d'insultes
39:42et ils ne savent pas
39:43que je suis d'origine indienne.
39:43Donc, si on veut m'insulter,
39:44qu'on m'insulte correctement.
39:47Et en fait,
39:48je voulais dire aussi,
39:48dans cette rédaction,
39:49on est...
39:50Ça fait 30 ans
39:51que je suis journaliste.
39:51Ça fait 30 ans
39:52que j'ai une carte de presse.
39:53Je suis passée
39:53par différentes rédactions.
39:54Le père de mon fils
39:55est également journaliste.
39:56On connaît beaucoup,
39:57beaucoup de rédactions.
39:58Je suis dans une rédaction
40:00qui est extrêmement diversifiée.
40:02Il y a beaucoup d'origines.
40:04On est de confessions multiples.
40:07On a un vivre-ensemble
40:08qui est vraiment extraordinaire.
40:10Les pigistes nous disent
40:11qu'il y a une ambiance
40:13extrêmement bonne.
40:14On a des présentateurs vedettes
40:16qui sont très accessibles,
40:17qui ont toujours un mot
40:18très sympathique,
40:19ce qui n'est pas le cas
40:19dans beaucoup de rédactions,
40:21ce qui n'est pas le cas
40:21dans même des rédactions.
40:23Moi, j'ai pu être
40:23dans des news magazines
40:24où on me parlait à peine
40:25parce que, bon,
40:26j'étais une petite jeune, voilà.
40:28Et donc, nous faire taxer
40:29de racisme sans arrêt
40:31par des hommes politiques,
40:32par des syndicats,
40:34cédier dans les médias,
40:35ça veut dire que cette parole,
40:36elle est adoubée.
40:37Ça veut dire que maintenant,
40:37on peut venir nous frapper.
40:39Bon, elle est formidable,
40:40Régine.
40:41Voilà, elle est l'honneur
40:42de notre rédaction.
40:43Elle est le visage
40:44de notre réaction.
40:44Mais elle nous disait,
40:45elle est dans le monde entier, Régine.
40:46Elle est en Israël
40:47et elle est partout
40:48sur tous les conflits.
40:49Elle est, nous disait-elle
40:51ce matin,
40:52plus en difficulté
40:53dans les rues de Paris
40:53que sous les bombes
40:54à Tél-Aviv.
40:56C'est quand même extraordinaire.
41:02La primaire à droite.
41:04La primaire à droite.
41:05On va écouter
41:06ce que disait
41:07Édouard Philippe,
41:08hier soir,
41:09toujours au journal de TF1.
41:12Je ne crois pas
41:13que cette primaire aura lieu.
41:15Je pense que cette primaire,
41:16c'est une primaire
41:16de la division
41:17et une primaire
41:18de la confusion.
41:20C'est une primaire
41:20de la division
41:21parce que le principe même
41:22d'une primaire,
41:22c'est d'appuyer
41:23sur les différences
41:23entre les candidats.
41:25Or, je pense que nous avons
41:27à créer du commun
41:27beaucoup plus
41:28qu'à appuyer sur nos divisions.
41:29Et puis,
41:30c'est une primaire
41:30de la confusion
41:32parce qu'elle rassemble
41:33des gens
41:34qui sont les continuateurs
41:36du macronisme
41:36pour M. Attal
41:38et d'autres
41:38qui ouvrent la voie
41:40et qui ouvrent
41:41et qui tendent la main
41:42à l'union des droites.
41:44Elle se propose
41:45de rassembler des gens
41:46qui ne sont pas d'accord,
41:47qui ont d'ailleurs dit
41:48à plusieurs reprises
41:50qu'ils ne voulaient pas
41:51travailler les uns
41:51avec les autres.
41:52Je pense que tout ça
41:53n'a pas beaucoup de sens
41:55et que l'essentiel,
41:57c'est de se dire
41:58que l'élection présidentielle
41:59a lieu l'année prochaine.
42:00Gauthier Lebray
42:01est là
42:01et il va pouvoir entrer
42:02parce qu'il va pouvoir
42:03sourire avec nous
42:04parce que Gauthier
42:06a une formation
42:06de journaliste politique
42:07et c'est vrai
42:08qu'entendre
42:08Édouard Philippe
42:09dire que Gabriel Attal
42:11est le continuateur
42:12du macronisme,
42:13sous-entendu,
42:14moi,
42:15Édouard Philippe,
42:15je ne le suis pas.
42:16Je suis en rupture,
42:16bien sûr.
42:17Je vous assure,
42:18il faut pouvoir dire ça.
42:20Ils sont forts.
42:23Il y a une admiration
42:24pour les hommes politiques.
42:25Ils n'ont pas froid aux yeux
42:27comme disaient les anciens.
42:29Il faut de l'estomac quand même.
42:31Il a été cinq ans,
42:32il a été combien de temps ?
42:33Trois ans.
42:34Trois ans.
42:35Premier ministre de...
42:37Et tout de suite,
42:37hop,
42:38continuateur du macronisme.
42:39Après.
42:40Vraiment,
42:40c'est le tacle.
42:41Tout cumulé,
42:42Gabriel Attal gagne
42:43parce qu'il a été huit ans
42:44ministre et premier ministre
42:45d'Emmanuel Macron.
42:46Tout cumulé.
42:47Mais effectivement,
42:48il a dit ce matin,
42:49Gabriel Attal,
42:49qu'il refuserait de répondre
42:51aux attaques d'Édouard Philippe
42:52et qu'il ne participerait pas
42:53à ce petit jeu-là.
42:54Mais on voit bien
42:55que la guerre est pour verte
42:57entre les deux.
42:57Mais il n'y aura pas de primaire ?
42:59En tout cas,
42:59Édouard Philippe ne voudra pas y aller.
43:01Et après,
43:02il a dit qu'il prendra
43:02ses responsabilités en février.
43:04Qu'est-ce que ça veut dire
43:04prendre ses responsabilités en février ?
43:06Il y a encore un mois,
43:07il trouvait que février
43:07était trop tard.
43:08Mais s'il continue comme ça,
43:10c'est-à-dire qu'il est
43:10dans le toboggan des sondages,
43:11il termine à 2%.
43:16Vous avez le sens de la mesure,
43:17peut-être pas 2%.
43:18Il a perdu 10 points.
43:19Il a perdu 10 points
43:20en quelques semaines.
43:21Je vous ai dit,
43:21il n'y a pas de retournement
43:24de situation
43:26depuis le départ
43:27de la Ve République.
43:29Un candidat qui tombe
43:30ne remonte jamais.
43:31On a vu des gens monter.
43:32Voilà.
43:33On n'a jamais vu des gens
43:35remonter après une descente.
43:36Il était à 22,
43:38il est à 12.
43:39Oui,
43:40effectivement,
43:41s'il reperd 10 points,
43:42il fait...
43:42Voilà.
43:43Bon.
43:44Maintenant,
43:45ce que veut faire
43:45Gabriel Attal,
43:47c'est quand même...
43:48C'est un peu simple.
43:49C'est un mécano,
43:51ça va de M. Glucksmann
43:53jusqu'à...
43:53Lissnard.
43:54Jusqu'à Lissnard.
43:55Vous savez,
43:55à quoi ça me fait penser ?
43:56Ça me fait penser
43:57à la dernière scène
43:57de La Follie des Grandeurs
43:58quand De Funès
43:59est en train de pousser
44:00et qu'il dit,
44:01voilà,
44:01je deviens un roi,
44:02le perroquet épouse la reine.
44:04C'est exactement ça.
44:05Ils sont là-dessus.
44:06Mais oui,
44:06c'est exactement ça.
44:07Mais c'est pas pour rien
44:07sa sortie sur l'immigration
44:09à Édouard Philippe.
44:10C'est pour essayer
44:10de muscler un peu,
44:11de remettre un peu de vie
44:13là où il n'y en a plus.
44:13Oui,
44:14mais c'est pas...
44:15Il n'est pas crédible.
44:16Je ne veux pas dire
44:17qu'il n'est pas crédible,
44:18mais la ficelle est grosse.
44:20Gabriel Attal
44:20fait la tournée
44:21d'Émile Bistrot.
44:22Dominique de Villepin
44:23nous dit que sa chanceuse préférée
44:24c'était la rappeuse Théodora.
44:25Donc maintenant,
44:26tout est possible.
44:27Non,
44:27mais j'ai vu que Gabriel Attal,
44:28il avait aussi la sortie
44:29la semaine dernière
44:30qu'il fallait
44:31durant notre moment.
44:38C'est dans la cible.
44:39Vraiment,
44:40quand tu dis
44:40je veux les Etats-Unis,
44:41c'est que tu as tout compris
44:42à la situation française
44:43du moment.
44:44Bon,
44:44écoutons le Gabriel Attal.
44:45La ligne Christine O'Krent.
44:48De plus en plus de gens
44:49sont favorables
44:50à cette primaire.
44:51Cette primaire,
44:52elle est voulue
44:52par les Français.
44:53Je reviens
44:54d'un déplacement
44:54de plusieurs jours
44:55dans les Côtes d'Armor
44:56en Ile-et-Vilaine.
44:57Je n'ai vu que des Français
44:58qui m'ont dit
44:59entendez-vous,
45:00faites cette primaire,
45:02évitez ce deuxième tour
45:03entre la France Insoumise
45:04et le Rassemblement National.
45:05On n'en veut pas.
45:06Elle est voulue
45:07par les candidats.
45:08Il y a un candidat
45:09aujourd'hui
45:09qui oppose
45:10un refus catégorique
45:11à cette primaire.
45:12C'est Édouard Philippe.
45:13Évidemment,
45:13je vais chercher
45:14à continuer à convaincre.
45:15Ça prend peut-être
45:16un peu plus de temps
45:16pour certains
45:18de se rendre compte
45:18finalement
45:19de ce qui est en train
45:19de se passer
45:20dans le pays
45:20et dans la politique française.
45:22Mais à la fin,
45:23je crois que cette primaire
45:24elle aura lieu
45:24et je crois que c'est inéluctable.
45:26Vous savez ce qui me frappe ?
45:27C'est que quand on regarde
45:27les résultats des sondages
45:28des uns et des autres,
45:29plus ça va,
45:30plus à peu près
45:31à part David Lissenaire,
45:32tous descendent.
45:33Mais c'est que
45:34si toutes les hypothèses...
45:35Marine Le Pen ne descend pas
45:36si vous me permettez.
45:37Et Jean-Luc Mélenchon non plus.
45:38Sur la droite.
45:39Je peux parler juste de la droite.
45:40Mais moi ce qui me frappe
45:41c'est que
45:41si vous enlevez
45:42un des compétiteurs,
45:44en fait l'autre
45:45ne progresse pas.
45:46Et ça,
45:46je n'ai jamais vu ça.
45:47Jamais.
45:49D'autres progressent
45:50mais aucun autre progresse.
45:51On enlève Gabriel Attal,
45:53Édouard Philippe,
45:53on ne progresse pas.
45:54On a le sentiment
45:55qu'ils sont dans une diagonale du vide
45:57et les deux,
45:58de toute façon,
45:58manquent de sincérité
45:59et de vision pour le pays.
46:01Enfin,
46:01on est dans un pays
46:02qui est complètement
46:02en train de se casser la figure.
46:04Tout ce qu'ils nous proposent
46:04c'est des Etats-Unis d'Europe
46:06d'un côté,
46:06un discours effectivement
46:08super mollessant
46:09sur l'immigration de l'autre.
46:10Franchement,
46:11les Français,
46:11ils ne sont pas si on le show.
46:12Il n'y a aucune incarnation.
46:13Ah si,
46:14Gabriel Attal,
46:14il a un talent.
46:15Il a un talent,
46:16Gabriel Attal.
46:17Il a du talent.
46:18C'est quelqu'un
46:18qui a un talent.
46:19Il y a la forme
46:20mais il n'y a pas le fond.
46:21Il faut quand même
46:22avoir une stature.
46:24Il faut avoir une stature.
46:25Il faut emporter.
46:27Il faut emmener quelque chose.
46:28Et aujourd'hui,
46:29il faut surtout avoir
46:29quelqu'un d'intègre,
46:33de loyal,
46:34de courageux
46:35et qui fasse les réformes.
46:37Alors,
46:38qu'il soit général de Gaulle,
46:40évidemment,
46:41ce type de personnalité
46:42n'existe plus.
46:43Ce n'est pas très grave.
46:44Si tu fais des réformes,
46:46il faut les porter.
46:47Et puis,
46:47la fonction fait l'homme.
46:49N'oubliez jamais.
46:49La fonction fait l'homme.
46:51Il y a des gens,
46:51tu ne l'imaginais pas
46:52et puis,
46:53ils se sont révélés.
46:55Comme on dit.
46:55Ça peut exister.
46:57Mais l'argument
46:57de Gabriel Attal
46:58qui consiste à dire
46:59j'étais en Bretagne,
47:00tout le monde m'a dit,
47:01ça, celui-là,
47:02il faut l'oublier.
47:03Parce que les gens
47:03ne te disent
47:04que ce que tu veux entendre,
47:05je le dis à chaque émission.
47:06Les gens,
47:07ils te disent ça.
47:08Évidemment,
47:08ils viennent d'hermiser
47:09et ils lui disent
47:09M. Attal,
47:10primaire,
47:11on va y aller.
47:12Ça fait beaucoup de mal
47:12à Edouard Philippe,
47:13par contre,
47:13que lui le rappelle
47:14en permanence.
47:14C'est le côté,
47:15il joue la division,
47:16il veut y aller tout seul,
47:17etc.
47:17Et il joue sur quelque chose
47:18qui, à mon avis,
47:19est assez juste.
47:20C'est que,
47:21je pense,
47:21il y a beaucoup,
47:22beaucoup de candidats
47:22dans la sélection présidentielle.
47:23Il y en a vraiment
47:24les deux tiers,
47:24on sent qu'ils ne sont pas là
47:25pour la présidentielle,
47:25mais pour se placer pour après.
47:27Premièrement et deuxièmement,
47:29uniquement par égo.
47:29Il y a beaucoup de gens
47:30dont vous sentez
47:30que la seule motivation,
47:31c'est moi, moi, moi.
47:33Ce qui n'était pas le cas
47:34d'Edouard Philippe.
47:34Parce qu'Edouard Philippe,
47:36ça fait quand même
47:36sept ans qu'il attend.
47:37Il est sorti de Matignon
47:38il y a sept ans,
47:39il est retourné au Havre,
47:40il a failli perdre
47:41contre une liste communiste.
47:42Je rappelle qu'il a appelé
47:43à voter communiste
47:43face au Rassemblement National.
47:45Et donc,
47:46ça fait sept ans
47:46qu'il se prépare
47:47à être candidat
47:47à l'élection présidentielle.
47:48Et là,
47:49en quelques semaines,
47:49il perd dix points.
47:50Mais c'est Juppé.
47:51Il perd dix points.
47:52C'est exactement Juppé.
47:55C'est exactement Juppé.
47:56Parce que Juppé,
47:57il n'a jamais fait
47:58un bon discours de sa vie.
47:59D'accord.
48:00Donc, vous parliez d'incarnation.
48:01Il n'a jamais fait
48:02un bon discours de sa vie.
48:03J'y peux rien.
48:04Il se retrouve dans une situation
48:05où il était loin devant Attal
48:07et où il va devoir être
48:09tranché sur la primaire.
48:10Il a sûrement des qualités,
48:11mais bon...
48:12Hier, il doit faire un venteur
48:13juste pour dire non
48:14à la primaire.
48:15Vous vous rendez compte ?
48:16Mélenchon a du talent
48:17de ce point de vue-là.
48:18Vous ne pouvez pas
48:18lui nier ce talent.
48:19Marine Le Pen,
48:20lorsqu'elle fait le discours
48:21le lendemain
48:22des émeutes du 17 octobre
48:26et qu'elle passe
48:27à la télévision,
48:28elle incarne quelque chose.
48:29Elle a une force
48:31que n'avait pas eu
48:33le président.
48:34On va terminer
48:35par une bonne nouvelle.
48:37Parce que, figurez-vous,
48:39si je vous dis
48:40« It's time »,
48:41qu'est-ce que vous me dites ?
48:43« It's ».
48:44Ben voilà.
48:44« Noël ».
48:45Il y a quelqu'un
48:45qui s'intéresse à Noël,
48:47qui est dans la vraie vie.
48:48« It's time »
48:50pour annoncer
48:50le retour des festivités
48:51de son incontournable tube.
48:53« All I want for Christmas
48:55is you ».
48:57J'étais risqué
48:58à George Michael.
49:00Et ça, c'est formidable.
49:01Je l'ai bien dit.
49:02Vous fichez de moi.
49:04Et vous pouvez revoir
49:05d'ailleurs Lovacelli,
49:06qui est un film formidable.
49:07Formidable Lovacelli.
49:08C'est sur Canal.
49:09Vous avez le droit
49:10de le voir.
49:11Et alors,
49:11elle est contente,
49:12Marie et Carré,
49:13quand arrive le mois de novembre.
49:15Jacques Pote.
49:16Là,
49:16elle a le petit
49:17Papa Noël moderne.
49:18Donc,
49:18elle l'a jusqu'à la fin
49:19de sa vie.
49:20Et écoutons
49:21quelques notes de musique.
49:22T'es tranquille.
49:47Sous-titrage Société Radio-Canada
49:53Un sapin de Noël.
49:54Voilà.
49:55Vous me mettez
49:56un sapin de Noël.
49:56On a huit ans.
49:57Tout de suite.
49:59Alors,
49:59il y a des gens
49:59qui sont noélo...
50:00Est-ce que vous êtes noélophiles ?
50:02Moi,
50:02je suis très noélophile,
50:03mais je trouve que ça commence
50:04un peu tôt cette année quand même.
50:04Ah non,
50:05ça commence tard,
50:06le 1er novembre.
50:07Pardonnez-moi,
50:08TF1 a commencé les films de Noël
50:09il y a déjà trois semaines.
50:11D'accord,
50:11c'est énorme.
50:12Je me permets de rappeler
50:13à cet Auguste Assemblée
50:14que je suis né
50:15le jour de Noël.
50:16Ben,
50:17je vous félicite.
50:19Voilà.
50:20Non,
50:20mais c'est bien.
50:21C'est pour ça qu'on m'appelait Pascal,
50:22d'ailleurs.
50:22Pourquoi Pascal ?
50:23Parce qu'en général,
50:24les gens qui naissent à Noël,
50:26on les appelle Noël.
50:28Oui.
50:28Ah oui.
50:29Oui,
50:29oui,
50:30effectivement.
50:31Ou un autre prénom.
50:33Mais c'est bien,
50:34non ?
50:35Vous n'avez pas votre âme d'enfant ?
50:37Mais on adore en plus cette vidéo,
50:38elle l'a fait chaque année.
50:39On attend cette vidéo.
50:40Le petit Marcel,
50:41ça va être son deuxième Noël.
50:43Donc là,
50:43il va peut-être commencer à se souvenir.
50:45C'est un enfant qui est assez en avance,
50:46m'a-t-on dit.
50:47Il n'a déjà plus l'intégral de Proust.
50:48Là,
50:49on va le mettre effectivement.
50:51On va un peu muscler
50:51parce que Proust,
50:52c'était trop facile.
50:52C'est un enfant qui est bon.
50:54On choisira dans la pléiade
50:55ce qu'on lui offre à Noël.
50:56Bon,
50:57c'est entendu.
50:58Je voulais vous montrer
50:58le service littéraire
50:59parce que je le montre à chaque fois.
51:00C'est formidable.
51:01C'est François Céréza.
51:03Abonnez-vous au service littéraire.
51:06C'est Raymond Queneau,
51:08l'écrivain caméléon.
51:09Il y a 50 ans,
51:10il disparaissait l'auteur
51:11de Zazie dans le métro.
51:12Il y a un papier de Modiano
51:14de Gilles Pudelowski
51:16qui est très intéressant.
51:18Il y a également
51:19Éric Neuf
51:20qui écrit
51:20de l'Académie française désormais
51:22et qui écrit toujours
51:24une très bonne critique
51:25de cinéma.
51:27Vous pourrez...
51:28Voilà,
51:29c'est le politique.
51:29Si vous nous aimez,
51:30vous aimerez
51:30service littéraire
51:32parce que c'est politiquement
51:34incorrect.
51:35Voilà,
51:36ils ne disent pas du bien
51:37de tous les livres,
51:38loin de là.
51:39Et il y a
51:40Gilles Martin-Chauffier
51:41qui écrit toujours
51:41des éditos formidables,
51:43Bernard Morlino.
51:43Donc,
51:44c'est le début du mois
51:46et celui-là
51:46est celui de novembre.
51:48ça coûte 3 euros
51:50service littéraire.
51:51Et si vous ne nous aimez pas,
51:52vous serez pour la suppression
51:53de service littéraire.
51:55Non.
51:56Tous ceux qui nous attaquent
51:57en permanence.
51:58Oui,
51:58mais ils peuvent nous attaquer.
52:00Écoutez,
52:00c'est la rançon du talent,
52:02la rançon de la gloire.
52:03Il y a des obsessionnels.
52:04Thomas Porte,
52:05il est dangereux,
52:06Thomas Porte.
52:07Il y a des simulacs
52:07de décapitation
52:08dans les rues de Paris
52:09avec Olivier Dussopt.
52:09Donc,
52:10je le prends au sérieux.
52:12Prenez ça avec
52:12ce qui doit arriver,
52:14arrive.
52:16Je ne sais pas
52:16ce qu'ils veulent
52:17justement provoquer.
52:19Je le crains.
52:20Mais la menace
52:21est plus forte
52:22que l'exécution.
52:23Regardez,
52:24on avait parlé
52:24de la nuit des ténèbres.
52:26Tout ça,
52:26il ne faut pas avoir peur.
52:27N'ayez pas peur.
52:28Ah oui,
52:29Halloween.
52:29Bismillah,
52:30c'est les ténèbres.
52:30N'ayez pas peur.
52:32Voilà.
52:33Qu'est-ce que vous allez...
52:33Écoutez,
52:34on va rester sur Edouard Philippe
52:35et sa sortie sur l'immigration.
52:37Il s'est fait massacrer
52:38par quotidien ce soir.
52:40Mais oui.
52:40Sa sortie sur l'immigration
52:42et le lien
52:42qu'il fait avec les émeutes.
52:43Alors,
52:44il y a Salia Barakliak
52:45qui a fait un édito
52:46aux doigts mouillés.
52:46La seule qui a cité
52:47un chiffre,
52:48c'est donc Véronique
52:49avec Jérôme Fourquet.
52:50C'est Jérôme Fourquet
52:51qui dit 75%.
52:52Ce n'est pas n'importe qui
52:52Jérôme Fourquet.
52:53Ce n'est pas un militant
52:55gudard d'extrême droite.
52:56Son job,
52:57c'est les chiffres,
52:58c'est l'IFOP.
52:58Voilà.
52:59Donc ça,
52:59évidemment,
52:59ce n'était pas dans l'édito.
53:00On va voir donc évidemment
53:01la cabale de Jean-Luc Mélenchon
53:02contre TF1,
53:03maintenant qui est aussi
53:04considérée comme raciste.
53:04TF1 est raciste,
53:05Anne-Claire Coudray est raciste,
53:07Édouard Philippe est raciste,
53:08enfin,
53:08tout ce qui se trouve
53:09à la droite de Ségouen Royal
53:09est raciste.
53:10Mais on l'a passé ce matin.
53:12L'intervention de Jean-Michel Apathy,
53:13je vous assure,
53:14il faut vraiment
53:15qu'il prenne
53:16un petit cachet
53:18parce qu'il était
53:18très très énervé
53:20là-dessus
53:21sur la simple intervention.
53:23Alexandre,
53:23oui,
53:24tout à fait.
53:24Avec Alexandre
53:25qui a été formidable.
53:26D'ailleurs,
53:26on l'a passé ce matin,
53:27on aurait pu le repasser ce soir.
53:28Ce qui est frappant,
53:29c'est la haine
53:30qui se dégâche.
53:31Vraiment de la haine.
53:32Ah oui,
53:33on en est là.
53:34Il a refait un édito
53:35ce soir aussi
53:36sur les propos
53:37d'Édouard Philippe.
53:37Il y avait double lames
53:38dans Quotidien
53:39contre Édouard Philippe.
53:40Cette émission
53:41est un mystère pour moi.
53:43Mais bon,
53:45elle trouve son public.
53:46Jean-Marc Lelouch.
53:47Elle lave le cerveau
53:48d'un public très jeune,
53:49surtout,
53:49c'est ça le problème.
53:51C'est des gens
53:51qui viennent
53:52pour des bonnes raisons,
53:53c'est-à-dire
53:53la culture grand public,
53:55et qui se font laver
53:56le cerveau
53:56par apathie
53:57et par d'autres chroniques.
53:59Il y a des gens
53:59qui nous écoutent
54:00que dans cette émission.
54:01Évidemment,
54:01on se paye notre tête,
54:02on dit des horreurs
54:03sur nous, etc.
54:04C'est la vie.
54:05Qu'est-ce que vous voulez ?
54:07N'ayez pas peur.
54:08Jean-Marc Lelouch
54:09était à la réalisation.
54:10Yanis Capra
54:11était à la vision.
54:13Merci.
54:13Adrien Fontenot,
54:14Marie-Liès Escudé,
54:15ou Lièze.
54:16Du coup,
54:17c'est maintenant.
54:18Et c'est vous.
54:19Absolument.
54:19Et vous nous avez donné
54:20le programme à l'instant.
54:21Bien sûr.
54:22Et nous l'avons retenu.
54:23Et nous l'avons retenu,
54:24cher ami.
54:25Croyez-moi.
54:26Et on va être attentifs.
54:27À demain matin.
54:28Sous-titrage Société Radio-Canada

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