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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00:00Ce qu'on peut vous dire pour l'heure, c'est que la situation est relativement calme.
00:00:05Il reste encore énormément de manifestants ici qui font face aux forces de l'ordre,
00:00:11comme vous pouvez le voir sur ces images.
00:00:13Sur cette journée, elle a été particulièrement violente.
00:00:18Plusieurs jets de projectiles, des cailloux, des extincteurs ont été directement lancés sur les forces de l'ordre
00:00:25qui ont dû répliquer à plusieurs reprises avec du gaz lacrymogène.
00:00:30Ce qu'on peut vous dire, c'est qu'il y a eu aussi énormément de dégâts.
00:00:33Plusieurs structures ont été détruites et ce mobilier qui se trouvait à l'intérieur
00:00:38a été utilisé pour créer des incendies extrêmement importants sur la rue Voltaire,
00:00:46non loin de la place de la Nation.
00:00:49Les forces de l'ordre ont dû venir encadrer cet incendie pour permettre aux pompiers
00:00:55de venir l'éteindre.
00:00:57On a pu également voir des tirs de mortier sur les polices,
00:01:01mais également sur les pompiers qui étaient en intervention.
00:01:05Concernant nous, journalistes, plusieurs fois nous avons été pris à partie
00:01:10par certains manifestants extrêmement véhéments, extrêmement violents.
00:01:15On a été menacés à plusieurs reprises, frappés également avec des morceaux de bâton
00:01:22pour nous empêcher tout simplement de faire notre travail, de filmer ce qui était en train de se passer.
00:01:29Ce qu'on peut vous dire, c'est que les personnes en tout cas qui sont présentes ici à cette
00:01:33manifestation
00:01:34sont équipées pour la plupart par des casques, des masques et encore des lunettes de protection.
00:01:41Ici, pour l'instant, la situation reste relativement claire.
00:01:44Place de la Nation.
00:01:46Merci beaucoup, témoignage édifiant.
00:01:48Et si vous nous suivez depuis quelques jours, vous savez que nous ne citons pas le nom des journalistes
00:01:53qui sont sur place pour les protéger parce qu'ils sont en difficulté.
00:01:58Et le témoignage que vous venez d'entendre est édifiant de ce point de vue-là
00:02:01puisque notre consoeur, excellente consoeur, a été prise à partie.
00:02:07Elle est le journaliste-reporteur d'images et c'est le moment peut-être de saluer tous ceux qui travaillent
00:02:11pour la chaîne
00:02:12et qui sont en première ligne, ont été, je le répète, prises à partie.
00:02:16Nous sommes autour de la table avec Sabrina Medjaber, avec Gilles-William-Golnadel,
00:02:20Pascal-Pierre Garbarini, Jules Torres qui nous présentera l'infiltré tout à l'heure, c'est le numéro 2,
00:02:25et Johan Ozaï.
00:02:26Alors évidemment, à l'issue de cette journée, on va y faire un bilan.
00:02:30Plusieurs jours de blocage, il y a 256 000 manifestants qui ont défilé dans Paris, en France.
00:02:35Il y a 56 000 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur.
00:02:39Il y a 300 individus hostiles qui sont encore place de la nation et c'est toujours difficile la fin
00:02:44des manifestations.
00:02:45Il y a deux choses qui nous intéressent ce soir.
00:02:47D'abord de voir des images et puis d'entendre des témoignages et d'entendre les politiques.
00:02:52Parce qu'à l'Assemblée nationale, il s'est passé beaucoup de choses aujourd'hui.
00:02:55Donc c'est ce que je vous propose, en commençant par une séquence qui a rassemblé les images les plus
00:03:01marquantes d'aujourd'hui à Paris.
00:03:18C'est ce que je vous propose, c'est ce que je vous propose.
00:03:42Et on pensera évidemment ce soir à tous ces policiers qui sont partis ce matin, qui vont rentrer chez eux,
00:03:46qui sont en difficulté, qui sont ciblés par les manifestants et parfois par des paroles politiques,
00:03:53qui sont parfois pas les mieux payés de la fonction publique, disons-le,
00:03:57et qui, avec courage, avec dignité, font le métier qu'ils font.
00:04:01Et vraiment, on peut avoir une pensée pour eux.
00:04:03Vous voyez par exemple l'affrontement qui a eu lieu au boulevard Voltaire dans Paris.
00:04:29Images auxquelles évidemment on s'habitue,
00:04:32et c'est ça qui est le plus triste depuis des années,
00:04:35parce que ces images rappellent les gilets jaunes et images que regarde l'étranger, également sidérés.
00:04:43Il y a Donald Trump qui a aujourd'hui tweeté, on en parlera tout à l'heure,
00:04:47mais qui regarde ça avec étonnement et peut-être inquiétude de ce qu'est devenue la France.
00:04:53La France d'Emmanuel Macron.
00:04:55Dix ans d'Emmanuel Macron, voilà ce qu'est devenu la France.
00:04:58Il a une responsabilité, pas que lui, mais sa responsabilité ne peut pas être dégagée.
00:05:02C'est aussi une des conséquences de la dissolution que nous vivons là.
00:05:07Bien sûr, des effets de la dissolution.
00:05:09Nouvelle séquence que je vous propose cette fois avec ce que disait notre consoeur,
00:05:13c'est-à-dire une caméra qui va être endommagée et des journalistes qui vont être ciblés.
00:05:17Regardez cette séquence.
00:05:30Voilà donc ce jeune homme qui s'est permis de faire ce qu'il a fait.
00:05:32Alors ça, c'était à Paris.
00:05:33Je vous propose de voir le sujet maintenant en région,
00:05:36pour savoir ce qui s'est passé à Strasbourg, à Lille, à Dente, à Rennes, un peu partout.
00:05:41Face aux forces de l'ordre, plusieurs individus cagoulés venus pour semer le trouble.
00:05:47Des projectiles sont lancés et le mobilier urbain est utilisé comme une arme.
00:05:55À Lyon, Toulouse, Rennes ou encore Nantes,
00:05:58des affrontements violents ont eu lieu en marge des manifestations.
00:06:03Ici à Strasbourg, le face-à-face était tendu.
00:06:07Visage masqué, ces individus ont utilisé des poubelles comme bouclier face au CRS.
00:06:12La mobilisation avait pourtant débuté dans le calme.
00:06:15Aux côtés des élèves et des syndicats, des parents ont pris part au rassemblement
00:06:19pour soutenir les revendications de leurs enfants.
00:06:22Pour être présents, pour voir ce qui se passe, pour essayer de protéger les gamins.
00:06:27Donc ils sont là pour s'exprimer et nous on est là pour les soutenir.
00:06:31Selon le ministère de l'Intérieur, les manifestations ont réuni près de 200 000 personnes
00:06:36dans toute la France, en dehors de Paris.
00:06:39La CGT, ainsi que les organisations lycéennes et étudiantes,
00:06:42estiment qu'ils étaient 350 000 dans les régions.
00:06:46Yoann, vous avez ici mes images et elles sont impressionnantes.
00:06:49Mais ce n'est que 56 000 personnes à Paris.
00:06:52Ce n'est pas non plus pour ébranler, par exemple, une société.
00:06:56On dit qu'il faut un million de personnes dans la rue
00:06:58pour que vraiment il y ait un impact fort.
00:07:01Et on l'avait vu dans l'histoire, un million de temps en temps, mais c'est très rare.
00:07:04Ce sont quand même à Paris 56 000 personnes qui arrivent à défier la République
00:07:09et, disons les choses, à gagner le combat.
00:07:11Moi, j'ai vu aujourd'hui des lycéens, ou des lycéens ?
00:07:14En partie des lycéens, mais j'ai vu aussi beaucoup d'émeutiers,
00:07:18beaucoup de délinquants, d'apprentis criminels qui cherchaient à tuer des policiers
00:07:21et qui arrivent à mettre en difficulté l'État,
00:07:24qui est un État extrêmement faible, d'accord.
00:07:26Mais qui ne veut pas répondre.
00:07:28Comment ?
00:07:28Aujourd'hui, qui ne veut pas répondre.
00:07:29Le maintien de l'ordre, par exemple, on était avec Reda Bellat cet après-midi.
00:07:32Par exemple, il n'y a pas de canon à eau.
00:07:33Vous savez pourquoi il n'y a pas de canon à eau ?
00:07:35Parce qu'en communication, ce sont des tanks, l'image qui est donnée,
00:07:41et elle est déplorable.
00:07:42Donc, Reda Bellat nous disait, pas de canon à eau.
00:07:45Parce que l'image qui est donnée, là, elle n'est pas déplorable ?
00:07:48Excusez-moi, moi je préfère voir un État fort qui répond, non pas aux lycéens,
00:07:52l'État doit répondre à la racaille.
00:07:56Pas de gaz lacrymogène non plus.
00:07:57L'État doit répondre à ces émeutiers qui défient la République.
00:08:01Et aujourd'hui, ces émeutiers imposent leur loi.
00:08:04Ils voient bien que le gouvernement est mort de trouille.
00:08:07Ils sont morts de peur.
00:08:09Et donc, évidemment, les lycéens, les émeutiers, ces apprentis criminels,
00:08:13ils profitent de cette situation pour imposer leur loi.
00:08:17La réalité, la situation est celle-ci.
00:08:20Bon, ce soir, il n'y a pas, effectivement, parmi les forces de l'ordre,
00:08:24il n'y a pas de drame, le drame absolu, je n'ai pas besoin de vous dire ce que
00:08:28ce serait.
00:08:28Et de la même manière, du côté des manifestants, il n'y a pas non plus le drame absolu.
00:08:33Donc, de ce point de vue-là, l'exécutif doit respirer ce soir.
00:08:36Parce que la crainte, c'est ce que vous dites.
00:08:38C'est le drame absolu.
00:08:39Alors, regardez une séquence, par exemple, à Lyon.
00:08:42Et c'est notre correspondant permanent à Lyon qui nous a envoyé cette séquence
00:08:49avec des slogans sur les murs.
00:08:51Aqab, la police mutile.
00:08:54Aqab, c'est...
00:08:55Tous les policiers sont des bâtards.
00:08:59Bon, je ne sais pas si on la voit, cette séquence à Lyon.
00:09:02Voilà, c'est cette séquence-ci, aujourd'hui, qui a été envoyée par notre correspondant,
00:09:07je le disais, et vous allez pouvoir découvrir ce qui s'est écrit.
00:09:11Et je vous parlais, bien sûr, des réactions à l'étranger.
00:09:15Parce qu'à l'étranger, ce qui se passe en France n'est rien de moins...
00:09:18Alors ça, c'est une vraie question, parce que ce n'est pas dit comme ça.
00:09:21Bien sûr, sur les antennes françaises,
00:09:25ce qui se passe en France n'est rien de moins qu'une immigration de masse incontrôlée.
00:09:28Il ne s'agit pas d'école, il s'agit de l'islam qui veut s'emparer d'un pays
00:09:32autrefois grand.
00:09:33Et c'est signé président Trump.
00:09:36Bon, c'est plus compliqué que ça, quand même.
00:09:39Parce qu'il y a une extrême gauche présente,
00:09:41qui est une extrême gauche qui n'est pas issue de, me semble-t-il...
00:09:45C'est un grand cocktail.
00:09:46On va dire que c'est un grand cocktail.
00:09:48Qui n'est pas issue de l'immigration, l'extrême gauche que je vois.
00:09:51Et d'ailleurs, pour tout vous dire,
00:09:52cette extrême gauche-là a du mal à fonctionner avec, me semble-t-il, les quartiers.
00:09:58La convergence n'est pas aussi évidente que vous le pensez.
00:10:03Désolée, mais il y a un lien de causalité entre, évidemment, une partie de l'immigration,
00:10:07qui fait le lit du communautarisme, qui fait le lit de l'islamisme.
00:10:12Moi, cet après-midi, j'ai vu une gauche du prophétariat,
00:10:15j'ai vu une gauche de l'intifadisme,
00:10:17j'ai vu l'exaltation de l'apologie du terrorisme à Orléans.
00:10:21En Vendée, une jeune gamine chante dans une église une chanson de rap qui fait
00:10:26et qui rend hommage à Mohamed Merah.
00:10:28Il y a, je suis désolée, une imbrication entre l'islamisme conquérant
00:10:32et l'extrême gauche des coloniales.
00:10:34J'ai vu Bali Bagayoko se déplacer en ornant une espèce d'image d'épinal
00:10:39comme s'il se brandissait comme le protecteur des minorités racisées dans les quartiers
00:10:44parce qu'il fait le lien, justement, entre les discriminations que subissent les racisées,
00:10:48soi-disant, dans les quartiers et les revendications lycéennes.
00:10:51Donc non, Pascal, je ne suis pas d'accord avec vous.
00:10:53Il y a une réelle imbrication dans cette convergence d'élite avec l'islamisme.
00:10:56En tout cas, il y a une volonté, je ne trouve pas que ça marche forcément
00:10:59parce que c'est des sociologies qui peuvent être différentes.
00:11:01Il y a une volonté.
00:11:03Le drapeau algérien et palestinien, ça ne colle pas trop au drapeau LGBT.
00:11:06Absolument.
00:11:06D'accord avec vous.
00:11:07C'est un peu contre-intuitif, mais c'est vrai qu'on voit toujours...
00:11:10Ça ne dérange pas dans les manifs...
00:11:11Non, je suis désolée.
00:11:12Ça ne dérange pas.
00:11:13Non, non, non, pas du tout.
00:11:15À la Gay Pride parisienne, il y avait fort ce drapeau palestinien.
00:11:19C'est ce que je dis, mais c'est un peu contre-intuitif.
00:11:21On sait comment sont traités les homosexuels dans la bande de Gaza et en Algérie.
00:11:23Si tu vas chercher la logique chez ces gens-là, tu ne vas pas beaucoup trouver de grandes choses.
00:11:27Non, mais la formule de M. Trump Donald est sans doute lapidaire,
00:11:31mais elle contient sa part de vérité.
00:11:34Il n'y a pas de doute, je suis totalement d'accord,
00:11:37qu'il y a une part non négligeable de l'immigration, des quartiers.
00:11:42D'ailleurs, ce n'est pas moi qui le dis, dès le premier jour, M. Mélenchon a dit
00:11:48que la réaction de la police est raciste.
00:11:52Ça veut dire quoi ?
00:11:53Sinon qu'une grande partie des manifestants étaient racisés.
00:11:58Et notamment dans leur partie la plus violente, comme l'a très bien dit Sabrina,
00:12:04les exemples les plus importants justement de débordement,
00:12:09c'est justement dans ces quartiers-là.
00:12:12Alors, Jean-Luc Mélenchon qui a pris la parole aujourd'hui,
00:12:14qui l'avait prise également hier.
00:12:16Voyons ce qu'il a dit ce matin, dans un élan de démagogie très grand,
00:12:19puisqu'il est sur place.
00:12:20Il faut bien comprendre aussi qu'il est accueilli plutôt favorablement.
00:12:24Henri Rowe, il est accueilli en rockstar.
00:12:26C'est plus que favorable, il est un héros.
00:12:28C'est une rockstar.
00:12:29Alors écoutez cette séquence.
00:12:30Même Henri IV.
00:12:32Soyez prudents.
00:12:33Oui, bien sûr.
00:12:34Je ne veux pas qu'on vous amoche.
00:12:35Oui, merci.
00:12:36Bonjour.
00:12:38Soyez prudents.
00:12:39Évidemment, c'est une chose incroyable que vous êtes en train de faire,
00:12:42mais vous ne vous en rendez pas compte.
00:12:43C'est le plus puissant mouvement de jeunesse qu'on ait vu depuis 50 ans.
00:12:50Et personne n'est capable de dire que vous avez tort parce que vous avez raison.
00:12:54Bon, ça, ce n'est pas vrai.
00:12:55Le CPE a été important et c'est un mouvement de jeunesse.
00:12:58La loi Devaquet a été importante.
00:13:01Il y a vraiment ce qu'il dit là, pour le moment, est faux.
00:13:04Et objectivement faux.
00:13:04Il y a même plus de monde lors de Devaquet.
00:13:07Et pour le CPE, il y a plus de monde dans la rue.
00:13:09Et c'est un mouvement de jeunesse.
00:13:10Et il va puiser son électorat, en fait.
00:13:13Là, il est au milieu de ses fans, de ses supporters et des gens qui vont voter pour lui.
00:13:17Non, ce n'est pas que ça.
00:13:19Ce n'est pas que ça, parce que la jeunesse lycéenne ne votera pas en mai prochain.
00:13:24Mais il est en train d'agréger autour...
00:13:26Certains, oui.
00:13:27Ceux qui ne sont pas très en avance, ils vont voter.
00:13:29Avec la jeunesse lycéenne, le plus important pour Mélenchon,
00:13:32c'est qu'il est en train d'agglomérer autour de lui cette jeunesse.
00:13:35Et cette jeunesse, il la déversera dans la rue entre les deux tours de l'élection présidentielle
00:13:40et au soir du 2 mai 2027 à 20h.
00:13:44Il demandera à cette jeunesse qui n'aura pas voté,
00:13:46il demandera à cette jeunesse de descendre dans la rue pour à nouveau tout casser et pour dicter sa loi.
00:13:51Mais il n'y a pas que ça.
00:13:52Gilles-William Goldnadel.
00:13:54Gilles-William.
00:13:55Indépendamment du fait qu'il drague cette jeunesse-là, comme tu dis,
00:13:59il y a aussi le fait que l'extrême-gauche s'entend que dans les urnes, ça ne va pas
00:14:06marcher,
00:14:07compte tenu des sondages qui viennent.
00:14:09Il tente aussi l'hypothèse de la rue de faire au feu.
00:14:13On va écouter Mélenchon ce qu'il disait hier soir.
00:14:16Mais le calendrier, me dit-on, c'est de bordéliser le pays jusqu'à la présidentielle.
00:14:22C'est ça.
00:14:23C'est ça, oui.
00:14:24C'est ça.
00:14:24Voilà, de le faire comme ça pendant 8 mois.
00:14:26Et ça commence par l'hélycée.
00:14:28Pendant 8 mois.
00:14:29Alors, écoutez ce qu'il a dit hier, et on disait tout à l'heure qu'on pensait aux policiers,
00:14:32ce qu'il dit est parfaitement inadmissible sur la police.
00:14:35Parfaitement inadmissible.
00:14:36Et moi, je m'étonne que personne ne réagisse sur les mots qu'il a employés hier,
00:14:40ou en tout cas très peu de gens.
00:14:42Évidemment, à droite un peu, dans l'espace médiatique, les propos ont été...
00:14:45Votre étonne m'étonne.
00:14:46Vous avez raison.
00:14:46Dans l'espace médiatique, ces propos ont été très peu commentés.
00:14:49Très peu commentés aujourd'hui.
00:14:51Alors que ce qu'il dit est parfaitement scandaleux.
00:14:53Écoutez, hier soir, c'était...
00:14:55Non, hier d'ailleurs, c'était à Jouy-en-Josas devant les étudiants HEC.
00:14:59L'insupportable violence policière.
00:15:01Vous ne m'avez pas écouté quand je vous ai dit.
00:15:03Pourquoi j'ai dit un jour, la police tue ?
00:15:05Il n'y a pas un mec plus tranquille que moi.
00:15:07Mais je ne crois pas à des gens qui abattent quelqu'un d'autre parce qu'ils refusent d'obtempérer.
00:15:13Cette troupe n'est plus tenue.
00:15:14Elle n'en fait qu'à sa tête.
00:15:16Et dans sa tête, il y a des idées pourries, racistes.
00:15:20Donc, jamais un homme à la tête d'un mouvement, jamais un homme à la tête d'un mouvement
00:15:25aussi influent n'a eu des propos comme ça sous la Ve République.
00:15:29Et je vous dis, ce matin, il y a beaucoup de gens qui nous écoutent qui entendent peut-être
00:15:33pour la première fois ces mots-là.
00:15:34Ils n'étaient pas rapportés ce matin sur les radios périphériques.
00:15:38Ce n'est pas des propos pour faire le malin.
00:15:39Il sait exactement ce qu'il est en train de faire parce qu'il veut détruire les institutions
00:15:42d'ici les sept prochains mois.
00:15:44Quand il dit qu'il veut mettre des journalistes qui sont des raccrevés et des moustiques
00:15:47en prison, qu'il faut les éradiquer, personne ne dit rien.
00:15:50Quand est-ce qu'il a dit ça ?
00:15:53Il a parlé d'Éric Tegner comme d'un raccrevé, d'un moustique qu'il fallait éradiquer.
00:15:58En conférence de presse.
00:15:59Tout simplement.
00:16:00Mais ça, ça m'avait échappé.
00:16:03On a voulu vous porter au maximum.
00:16:04Mais ça, c'est la première des choses.
00:16:05Quand il dit qu'il veut mettre les préfets au pas et que s'ils ne sont pas au pas,
00:16:08il les met en prison.
00:16:09On parle quand même de préfets.
00:16:11On parle quand même des représentants de l'État dans nos territoires.
00:16:14Quand il dit, ou en tout cas avec ses amis, notamment Aurélia Halimi,
00:16:17on en a parlé, qui est l'ancienne avocate de Jean-Luc Mélenchon,
00:16:20qui dit qu'il faut que le procureur de la République de Belfort se dessaisisse
00:16:23puisqu'il instruit mal l'enquête.
00:16:25Mais qu'est-ce que c'est que ça, si ce n'est une volonté de détruire toutes les institutions
00:16:29à l'aune de l'élection présidentielle ?
00:16:31Pascal Pierre Garbarini.
00:16:32Juste pour terminer, parce que Pascal Pierre avait absolument raison.
00:16:35Bien sûr qu'il ne vise pas les lycéens qui ont 16 ou 17 ans aujourd'hui,
00:16:37mais il vise les 18-24 ans.
00:16:39Quand vous regardez les sondages, il est à 41% d'intention de vote chez les 18-24 ans.
00:16:44Alors qu'il n'est qu'à 14 ou 15% dans les sondages au général.
00:16:48Donc on voit très bien qu'il veut sur-mobiliser.
00:16:50Parce qu'il cherche 400 000 voix.
00:16:51Et il ne faut pas non plus oublier qu'aux dernières élections européennes,
00:16:54il y avait 65% des 18-24 ans qui s'étaient abstenus.
00:16:57Aux dernières élections présidentielles, c'était 60%.
00:16:59Donc il y a une abstention massive chez les jeunes.
00:17:02Et pour le coup, il faut quand même lui rendre hommage.
00:17:05Enfin, hommage non.
00:17:06Mais il faut quand même souligner le fait que c'est le seul qui s'adresse aux jeunes.
00:17:09Non, ce n'est pas le seul.
00:17:11Non, ce n'est pas le seul.
00:17:12Le Rassemblement national s'adresse beaucoup aux jeunes.
00:17:14Il y a beaucoup de jeunes qui sont au Rassemblement national.
00:17:16Dans la séquence, vous entendez le Rassemblement national ?
00:17:19Ils existent.
00:17:20Pas dans cette séquence peut-être précisément.
00:17:23Mais globalement, le RN a un discours qui est porté vers les jeunes.
00:17:28Il y a beaucoup de jeunes d'ailleurs.
00:17:30Il y a beaucoup de jeunes qui sont au RN.
00:17:33Tant qu'il n'y aura pas la décision forte de poursuivre toutes les personnes,
00:17:37y compris des élus, qui tiennent des propos qui sont d'une volonté d'instruction...
00:17:45Et ça, on peut poursuivre, par exemple, le propos qu'il dit hier ?
00:17:48Bien sûr.
00:17:48La police a des idées pourries, on peut poursuivre ?
00:17:51Bien sûr, il peut être convoqué.
00:17:53Par qui ?
00:17:54Par le parquet.
00:17:56Après, il va dire que c'est la liberté d'expression.
00:17:57Pascal Pierre.
00:17:59Déjà, sur le plan juridique, c'est ténu.
00:18:02Et avec le personnel judiciaire, syndicat de la magistrature compris,
00:18:06ça devient obtus.
00:18:07Et puis, il y a la jurisprudence, Malik Osekin.
00:18:11C'est pour ça que la police fait très attention,
00:18:15parce que ça a été une déflagration et ça reste dans la mémoire.
00:18:21L'Assemblée nationale aujourd'hui, vous allez voir des échanges.
00:18:24Alors, Sébastien Lecornu a vraiment été très très long.
00:18:27Oui.
00:18:27Vraiment, dans cette séquence-là.
00:18:29Mais, tu as envie de leur dire, l'exécutif répond à la France insoumise,
00:18:33mais si la France insoumise est dans l'hémicycle,
00:18:36c'est aussi parfois de la faute ou de la responsabilité de l'exécutif.
00:18:40Tu as envie de dire ça, M. Lecornu, et à d'autres.
00:18:42Bien sûr.
00:18:42Parce que s'il y a autant de députés de la France insoumise,
00:18:45c'est parce que l'exécutif, d'une certaine manière,
00:18:48a demandé de faire barrage au RF.
00:18:50Merci, M. Attal.
00:18:51Mais bien sûr.
00:18:52C'est ça aussi le paradoxe.
00:18:54Ça n'enlève rien à la qualité de ses interventions aujourd'hui.
00:18:57Et écoutez M. Lecornu face à Mme Padault.
00:19:00Monsieur le Premier ministre,
00:19:02les policiers exécutent vos ordres.
00:19:05En affirmant qu'aucune consigne de retenue n'avait été donnée
00:19:07et qu'ils pouvaient utiliser tout l'armement à leur disposition,
00:19:11vous avez autorisé le pire.
00:19:12Dans n'importe quelle autre démocratie,
00:19:15vous auriez déjà démissionné.
00:19:17La répression sauvage est le contraire de l'ordre républicain.
00:19:20À des revendications politiques,
00:19:22il faut une réponse politique et non policière.
00:19:25Juste une question.
00:19:26Pourquoi le député Raphaël Arnaud,
00:19:29qui a été condamné pour violence en réunion,
00:19:33dont les deux assistants parlementaires
00:19:35ont été placés en détention pour meurtre du jeune Quentin,
00:19:39pourquoi le député Raphaël Arnaud
00:19:41est toujours membre de votre groupe,
00:19:42Mme la Présidente Panneau ?
00:19:44Pourquoi le maire de Saint-Denis
00:19:46a-t-il légitimé la violence,
00:19:48Mme la Présidente Panneau ?
00:19:49Pourquoi M. Mélenchon a été condamné pour rébellion
00:19:52lors d'une perquisition menée par l'autorité judiciaire,
00:19:56Mme la Présidente Panneau ?
00:19:57Pourquoi votre candidat à l'élection présidentielle
00:20:00fait des jeux de mots pour le mois nauséabond
00:20:03avec un Roland antisémite,
00:20:05Mme la Présidente Panneau ?
00:20:08Pourquoi mettre un brassard blanc
00:20:10pour mieux faire la courte échelle
00:20:12à celles et ceux qui ont une cagoule noire,
00:20:14Mme la Présidente Panneau ?
00:20:15La réalité, c'est que vous êtes ambiguës avec la violence,
00:20:20car la violence fait partie de votre projet politique
00:20:22de bordélisation du pays entre maintenant
00:20:25et l'élection présidentielle.
00:20:27Et je vais vous dire une chose, Mme la Présidente,
00:20:29mentir sur les intentions du gouvernement
00:20:31ne vous sauvera pas électoralement.
00:20:34Semer le chaos tel que vous le faites depuis
00:20:36le début du « vous vend laissez un » est un scandale.
00:20:39Et je vais vous dire, Mme la Présidente Panneau,
00:20:41nous ne vous laisserons pas faire.
00:20:43Oui, mais sauf que, d'abord il a parfaitement raison,
00:20:45mais il n'est pas aidé par l'espace médiatique.
00:20:48C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la petite musique,
00:20:50quand vous écoutez tous les médias en France,
00:20:53France 5, des éditions...
00:20:54Lisez le monde aussi, c'est pareil.
00:20:56Oui, alors le monde a moins d'influence, forcément,
00:20:59que la télévision.
00:21:01Mais...
00:21:02Ou que...
00:21:03J'ai quand même un désaccord avec le Premier ministre.
00:21:07Il dit que la France insoumise est ambiguë
00:21:09avec la violence ambiguë.
00:21:10Pas du tout.
00:21:11La France insoumise génère la violence.
00:21:13Elle n'a rien d'obégué.
00:21:14Donc là, il n'a pas utilisé les bons termes.
00:21:16Laurent Nunez, écoutez, Laurent Nunez,
00:21:18qui est sorti de ses gonces,
00:21:20qui n'est pas si fréquent.
00:21:22Mais là encore, je suis d'accord avec vous,
00:21:24mais on récolte ce qu'on a semé.
00:21:26Je le répète, il y a une élection législative,
00:21:28alors il y a une dissolution,
00:21:29qui a bordelisé le pays.
00:21:32Et dans cette dissolution,
00:21:34il y a les résultats qu'on a...
00:21:36Et ce n'est pas un ministre de l'Intérieur très fort.
00:21:38Écoutez M. Nunez.
00:21:41Quand il y a des violences, des dégradations,
00:21:43des atteintes au personnel enseignant,
00:21:45systématiquement, des interventions,
00:21:47effectivement, mais toujours avec proportionnalité.
00:21:50On va continuer à faire ce que nous faisons,
00:21:52à maintenir l'ordre,
00:21:53à intervenir chaque fois qu'il y a des violences,
00:21:56avec proportionnalité.
00:21:57Et quand il y a des blessures,
00:22:01vous le savez très bien,
00:22:02il y a l'inspection générale de la police nationale
00:22:04qui est saisie,
00:22:04qui enquête et qui va vérifier
00:22:06la proportionnalité de l'action.
00:22:09Ce qui compte, M. le député,
00:22:11c'est au moment de l'engagement de la force,
00:22:13est-ce que l'action était proportionnée ou pas.
00:22:15C'est de ça dont doivent répondre
00:22:16les policiers et les gendarmes.
00:22:18Alors je vais vous dire quelque chose,
00:22:19M. le député.
00:22:20Dans une démocratie normale,
00:22:22des députés de la République
00:22:23n'ont pas à aller sur des barrages
00:22:25pour inciter les lycéens
00:22:27à se révolter,
00:22:28à s'interposer.
00:22:29C'est ça une démocratie normale.
00:22:31Si vous saviez la sévérité de l'IGPN,
00:22:35les boves-carottes,
00:22:36par rapport aux flics,
00:22:38je parle sous ton contrôle,
00:22:39moi je défends des flics,
00:22:41je considère qu'ils sont innocents,
00:22:43leur carrière est foutue
00:22:44parce que quelque chose s'est mal.
00:22:46On leur tirait dessus,
00:22:47ils répliquaient,
00:22:48leur carrière est foutue.
00:22:49Donc ne pas comprendre
00:22:51la difficulté de la vie des policiers,
00:22:54c'est ne rien comprendre,
00:22:55alors que c'est le dernier rempart
00:22:57avant la barbarie à visage urbain.
00:23:00Exactement.
00:23:01Après on peut quand même s'interroger
00:23:02sur la colère de Sébastien Lecornu
00:23:04et de Laurent Nunez,
00:23:05parce que je veux bien
00:23:06qu'ils soient énervés aujourd'hui.
00:23:07Il y a eu une réunion ce soir d'ailleurs.
00:23:08Absolument,
00:23:09d'Emmanuel Macron avec des ministres
00:23:10pour parler de la situation.
00:23:12On imagine qu'il y aura
00:23:13beaucoup de choses à débriefer
00:23:13demain matin.
00:23:14Mais c'est-à-dire que
00:23:15que feront ces gens-là
00:23:16le 2 mai 2027,
00:23:19quand il y aura
00:23:20Jean-Luc Mélenchon
00:23:21face à Marine Le Pen
00:23:21au second tour de l'élection présidentielle ?
00:23:23Parce que là,
00:23:24ils sont extrêmement en colère.
00:23:25Marine Le Pen,
00:23:26que je sache,
00:23:26n'a jamais soufflé
00:23:28sur les braises de la violence.
00:23:29Elle n'a jamais eu
00:23:30des propos
00:23:31qui auraient pu amener
00:23:32à ce que des policiers
00:23:33se fassent quasiment éborgnés,
00:23:36que l'institution judiciaire
00:23:38soit remise en cause.
00:23:39C'est-à-dire qu'il manque
00:23:41un petit peu de courage
00:23:41quand même ces gens.
00:23:43Bruno Retailleau
00:23:43s'est exprimé,
00:23:44il est en Israël d'ailleurs
00:23:45aujourd'hui et demain
00:23:46nous commémorons
00:23:47ce drame absolu
00:23:48que fut le 7 octobre.
00:23:49On sera d'ailleurs
00:23:50en fin de l'émission,
00:23:50je l'espère,
00:23:51avec Olivier Ben Kimoun
00:23:52parce qu'on pense
00:23:53à tous nos amis israéliens,
00:23:55à tous les juifs français
00:23:56également qui nous écoutent
00:23:57ce soir
00:23:58parce que ce sera
00:23:59un jour demain
00:23:59de commémoration
00:24:01et un jour de drame.
00:24:02Mais écoutez ce qu'a dit
00:24:02Bruno Retailleau
00:24:03sur cette journée.
00:24:05Avec LFI,
00:24:06on devrait d'abord
00:24:07les débaptiser.
00:24:08La France insoumise,
00:24:09on devrait l'appeler
00:24:09la France incendiaire.
00:24:11Comme je l'ai dit
00:24:12il y a quelques instants
00:24:12et je le répète,
00:24:14non seulement
00:24:15ils ont soufflé
00:24:16sur les braises
00:24:17mais ils ont apporté
00:24:18l'essence et les allumettes
00:24:19avec les mots d'ordre,
00:24:21de la violence,
00:24:22l'appel à l'insurrection
00:24:23avec un antisémitisme
00:24:25désinhibé
00:24:26sous le masque
00:24:28de l'antisionisme
00:24:29et on le voit
00:24:30avec Rima Hassan.
00:24:32Elle a abattu
00:24:33le drapeau israélien,
00:24:34le drapeau européen.
00:24:36Elle doit être sanctionnée.
00:24:37J'attends moi,
00:24:38j'attends toujours
00:24:39la réaction
00:24:40de M. Mélenchon.
00:24:41Est-ce qu'il va condamner
00:24:42l'acte injurieux
00:24:44de Mme Rima Hassan
00:24:45une députée européenne ?
00:24:47Une députée européenne,
00:24:48vous vous rendez compte ?
00:24:49L'exemple donné
00:24:50à notre jeunesse
00:24:51et on sait parfaitement
00:24:52que ces drapeaux
00:24:54notamment palestiniens
00:24:56dans les lycées,
00:24:57c'est aussi la marque
00:24:58des insoumis
00:24:58qui en réalité
00:25:00ont fait cette synthèse
00:25:02entre la cause palestinienne
00:25:03et l'islamisme.
00:25:06sous les auspices du Hamas
00:25:07que jamais ils n'ont voulu
00:25:09vraiment condamner,
00:25:10que jamais ils n'ont désigné
00:25:11comme un mouvement terroriste,
00:25:13préférant plutôt
00:25:15les appeler des résistants.
00:25:16Tout cet ignoble,
00:25:17tout cet abjecte.
00:25:19Et jamais condamné.
00:25:20Et pour le moment,
00:25:21jamais condamné.
00:25:22Mais j'espère que Rima Hassan
00:25:24sera sanctionné
00:25:26le plus sévèrement possible
00:25:28parce que quand on est élu,
00:25:29on doit être exemplaire.
00:25:30Bruno Retailleau,
00:25:32candidat à l'élection présidentielle
00:25:33et vous l'avez compris,
00:25:34il est au micro d'Olivier Ben Kimoun
00:25:35et vous allez voir
00:25:36le drapeau qui a été piétiné,
00:25:40le drapeau israélien.
00:25:41Il y avait le drapeau européen également.
00:25:44Madame Hassan a dit
00:25:45que le drapeau européen
00:25:47était tombé
00:25:47lorsqu'elle avait fait tomber
00:25:49le drapeau israélien.
00:25:51En tout cas,
00:25:51le drapeau israélien...
00:25:52Elle n'a pas ramassé en tout cas.
00:25:54Je peux vous dire
00:25:55que j'en veux bien moins
00:25:57à Rima Hassan,
00:25:58membre du parti antisémite
00:25:58qui s'est mis au Hamas
00:26:00qu'à la justice française
00:26:02que j'ai saisie
00:26:03à peu près depuis trois ans
00:26:04et qui n'a jamais sévi
00:26:06contre toutes ces saillies
00:26:07pro-Hamas.
00:26:09Et même,
00:26:10je vous mets au défi,
00:26:12monsieur Praud,
00:26:13de me sortir
00:26:14une chronique de France Inter
00:26:16ou un article du Monde
00:26:18qui justement critique
00:26:21sévèrement cette dame-là.
00:26:23Éric Sauti a pris la parole également.
00:26:24Il était tout à l'heure
00:26:25avec Christine Kelly.
00:26:27Je vous propose de l'écouter.
00:26:30Certains veulent effacer
00:26:31nos racines
00:26:31parce qu'ils savent très bien
00:26:33que ces racines
00:26:34sont le plus grand obstacle
00:26:36contre leur obstruction,
00:26:38contre leur obscurantisme,
00:26:41contre leur tentative
00:26:42de préempter nos institutions
00:26:44à des fins dictatoriales.
00:26:46Je le dis très clairement,
00:26:47si LFI était au pouvoir,
00:26:48nous serions immédiatement
00:26:50dans une dictature sanguinaire.
00:26:52Donc, il faut regarder
00:26:54aussi ce qui va.
00:26:55LFI ne sont pas des démocrates.
00:26:59Nous sommes des démocrates.
00:27:00Moi, je respecte
00:27:02le débat d'idées
00:27:03et même ceux qui ont
00:27:04les pires idées
00:27:06que je combats
00:27:07et que je combattrai toujours.
00:27:09Mais c'est la démocratie.
00:27:11Et il faut être clair
00:27:12en démocratie.
00:27:13Ce que je dénonce,
00:27:14c'est l'ambiguïté
00:27:15qu'il y a eu en 2024
00:27:16et qui nous conduit
00:27:17à cette situation de chaos.
00:27:19Il n'a pas tout à fait
00:27:20l'heure là aussi.
00:27:21C'est ce que nous disions
00:27:21il y a quelques minutes.
00:27:22On va revenir à l'Assemblée nationale
00:27:23avec Sébastien Le Cordu
00:27:24qui est frappé de voir
00:27:25que l'on ne condamne pas,
00:27:26dit-il.
00:27:27Écoutez.
00:27:28Je suis frappé de voir
00:27:30qu'il n'y a pas
00:27:31suffisamment de condamnations
00:27:32contre les violences
00:27:34qui sont faites
00:27:34contre les personnels enseignants.
00:27:36C'est le bilan
00:27:37le plus dur
00:27:38pour le ministère
00:27:39de l'Éducation nationale
00:27:40de ces dernières décennies.
00:27:42Et je vais venir au fond
00:27:42dans un instant.
00:27:43Mais on ne peut pas
00:27:45organiser le débat public
00:27:46en faisant comme si
00:27:47du personnel d'encadrement
00:27:49proviseur,
00:27:49proviseur adjoint,
00:27:50des CPE,
00:27:51des enseignants
00:27:52n'ont pas été violentés
00:27:54ces dernières semaines.
00:27:56Quand même,
00:27:57dans l'histoire de la gauche,
00:27:58une gauche qui quand même
00:28:00défendait l'instituteur
00:28:01et l'intégrité physique
00:28:02de l'enseignant.
00:28:03Là, je pense qu'il parle
00:28:04évidemment de condamnation morale,
00:28:06de condamnation politique,
00:28:07pas de condamnation judiciaire.
00:28:08Mais vous savez
00:28:10ce qui est le plus terrible
00:28:10et ses propos traduisent ça.
00:28:12On s'habitue.
00:28:14On s'habitue.
00:28:15Et c'est vrai que
00:28:16François Hollande,
00:28:17toute la gauche,
00:28:18Raphaël Glucksmann,
00:28:19Ségolène Royal,
00:28:19tous ces gens-là
00:28:21sont abonnés absents
00:28:21sur un sujet aussi grave.
00:28:23On s'habitue.
00:28:24C'est-à-dire que
00:28:25comme ils ne veulent pas
00:28:26faire preuve d'autorité,
00:28:27comme ils ne veulent pas
00:28:28faire preuve de sévérité
00:28:29sur une jeunesse
00:28:30parce qu'ils ont vraiment peur
00:28:31de se mettre à dos
00:28:32une jeunesse,
00:28:33ils disent rien.
00:28:34On s'habitue.
00:28:35Mais la jeunesse aussi
00:28:36s'habitue.
00:28:37Oui.
00:28:37Tout est permis.
00:28:38Tout est permis.
00:28:38C'est ça le problème.
00:28:39Le problème,
00:28:40c'est que
00:28:40si les hommes politiques
00:28:43ne disent rien,
00:28:44le message qui est envoyé
00:28:46de l'autre côté,
00:28:47on peut tout casser
00:28:48puisque de toute façon,
00:28:49il ne se passe rien.
00:28:50Il n'y a ni condamnation morale
00:28:51ni condamnation judiciaire.
00:28:54Donc,
00:28:54pourquoi voulez-vous
00:28:55qu'ils arrêtent ?
00:28:56Et en plus,
00:28:57ils sont nourris
00:28:58et alimentés
00:28:59par un homme
00:29:00qui s'appelle Mélenchon
00:29:01qui leur dit
00:29:02vous devez y aller.
00:29:04Allez-y,
00:29:04nous vous regardons.
00:29:05Vous êtes des héros pour nous.
00:29:06Les jeunes,
00:29:08c'est des Robins des Bois
00:29:09dans Guimauve.
00:29:10Là,
00:29:11il y a quelque chose
00:29:11que j'ai mal saisi
00:29:12et vous allez m'éclairer.
00:29:14Sébastien Lecornu
00:29:15annonce l'arrêt des cours
00:29:17pour une séquence
00:29:19de démocratie interne.
00:29:21Personne n'ira en cours ?
00:29:23Non,
00:29:23il dit qu'il y aura
00:29:25une banalisation
00:29:26du temps scolaire,
00:29:27c'est-à-dire qu'effectivement,
00:29:29les cours vont se transformer
00:29:30en une sorte
00:29:31de moment démocratique
00:29:32pour échanger
00:29:33au sein des lycées
00:29:35pour que les élèves
00:29:36puissent échanger entre eux,
00:29:38faire leurs propositions,
00:29:39rencontrer la direction,
00:29:40etc.
00:29:41Et ça,
00:29:42c'est à partir de jeudi ?
00:29:42Donc,
00:29:43à partir de demain ?
00:29:43Donc,
00:29:44la plateforme.
00:29:44Parce que tous les jours...
00:29:45jusqu'à vendredi.
00:29:46Les trois prochains jours
00:29:46sont banalisés,
00:29:47il n'y a plus de cours.
00:29:48On va au lycée
00:29:49pour échanger,
00:29:50discuter entre élèves
00:29:52et direction.
00:29:53Voilà.
00:29:53Et la plateforme,
00:29:54c'est ça qui est drôle,
00:29:55on voit bien là
00:29:56comme la plateforme
00:29:57est tombée à l'eau.
00:29:58C'est tombé à l'eau.
00:29:58C'était une manière
00:29:59de dire
00:30:02comme le grand débat
00:30:03les a sauvés une fois
00:30:04des gilets jaunes,
00:30:05ils se sont dit
00:30:05on va retenter le coup
00:30:06avec la plateforme
00:30:07et les lycéens.
00:30:08Ça n'a pas fonctionné
00:30:09donc en 24 heures
00:30:09ils sont passés
00:30:10à autre chose.
00:30:11Alors,
00:30:11écoutez,
00:30:12M. Lecornu,
00:30:12cette fois sur la sévérité
00:30:13de la justice.
00:30:15Parce que c'est encore autre chose,
00:30:16ils demandent la sévérité
00:30:17de la justice.
00:30:17Après,
00:30:17je vous lirai
00:30:18le communiqué
00:30:19du syndicat de la magistrature.
00:30:22Je rappelle
00:30:23que dans une démocratie
00:30:24qui fonctionne,
00:30:25la responsabilité individuelle
00:30:27des individus,
00:30:28des citoyens,
00:30:29y compris des mineurs
00:30:30existent
00:30:31et que brûler un lycée
00:30:33n'améliore pas
00:30:34la situation
00:30:35bâtimentaire des lycées
00:30:36que de lyncher
00:30:37un professeur
00:30:38n'améliore pas
00:30:39le taux de remplacement
00:30:40des professeurs.
00:30:42Ces vérités étant dites,
00:30:44il faudra
00:30:44que la justice passe
00:30:45car une fois de plus
00:30:46on ne peut pas laisser
00:30:47de place
00:30:47à cette violence.
00:30:49Mais là aussi,
00:30:50pardonnez-moi
00:30:50M. le Premier ministre,
00:30:52les gens ne peuvent pas
00:30:53vous croire
00:30:53puisqu'ils ont
00:30:54dans l'oreille
00:30:55le communiqué
00:30:55du syndicat de la magistrature
00:30:57qui disait face à cette colère
00:30:58légitime,
00:30:59le gouvernement a fait
00:31:00le choix d'une réponse
00:31:01brutale.
00:31:02Sans surprise,
00:31:02la stratégie de maintien
00:31:03de l'ordre n'a pas été
00:31:04adaptée à la particulière
00:31:06vulnérabilité de ce mouvement
00:31:07qu'on peut poser
00:31:07essentiellement d'enfants.
00:31:09Ce n'est pas des enfants,
00:31:10c'est des adolescents
00:31:11et parfois des adultes.
00:31:12Ce n'est pas des enfants,
00:31:13on l'a dit et redit,
00:31:15dont la protection
00:31:15ne peut être
00:31:16à géométrie variable.
00:31:17Nous en profitons
00:31:18pour vous mettre
00:31:18le lien vers la contre-circulaire
00:31:20rédigée par notre syndicat
00:31:21en 2023.
00:31:22Il s'agit d'une boîte
00:31:23à outils utilisables
00:31:24pour les magistrats
00:31:25pour contrôler
00:31:26de manière pleine
00:31:27et entière
00:31:27les procédures pénales
00:31:28diligentées
00:31:28à l'encontre
00:31:29des manifestants
00:31:29et traiter de manière
00:31:31adaptée
00:31:31les violences illégitimes
00:31:32commises par les forces
00:31:34de l'ordre.
00:31:34Donc quand il dit ça,
00:31:36quand il dit ça,
00:31:37Sébastien Lecornu,
00:31:38c'est l'être morte.
00:31:40Un tiers des magistrats
00:31:43syndiqués
00:31:44et aujourd'hui,
00:31:45je pars sous le gout
00:31:45de Pascal,
00:31:46y compris
00:31:47dans des postes
00:31:48assez importants.
00:31:49Ce n'est pas
00:31:50que des petits juges.
00:31:53Cet après-midi,
00:31:54j'étais dans un endroit
00:31:55où c'était un membre
00:31:58du syndicat
00:31:58de la magistrature
00:31:59qui présidait.
00:32:00Comment vous le savez ?
00:32:01Parce que vous pouvez le savoir
00:32:03si ces gens-là
00:32:04ont eu
00:32:05des responsabilités
00:32:06syndicales.
00:32:07Sinon,
00:32:07vous ne le savez pas.
00:32:08Lui,
00:32:08il a eu des responsabilités
00:32:09syndicales.
00:32:10Là,
00:32:10vous avez plaidé ?
00:32:11Vous le dites ?
00:32:12Et puis quoi encore ?
00:32:14Non.
00:32:16Et puis quoi encore ?
00:32:17Il n'y a pas très longtemps,
00:32:18il n'y a pas très longtemps,
00:32:19dans un autre tribunal,
00:32:21j'ai demandé la récusation.
00:32:23Rien que pour le plaisir
00:32:24de demander la récusation.
00:32:26Et l'autorité supérieure
00:32:28m'a dit non
00:32:29parce que ça ne prouve rien
00:32:30mais il faut dire
00:32:30que l'autorité supérieure
00:32:32était aussi membre
00:32:32du syndicat de la magistrature.
00:32:34Pas de chance.
00:32:34Ça n'aide pas.
00:32:35Oui mais alors
00:32:35lorsque vous plaidez
00:32:36dans ces cas-là,
00:32:38c'est difficile pour vous ?
00:32:39Vous savez que le dossier...
00:32:41Enfin bon,
00:32:42je ne vais pas rentrer
00:32:42dans les détails
00:32:43de votre dossier.
00:32:43Ça dépend de la nature
00:32:44du dossier.
00:32:45Quand c'est un dossier
00:32:46qui n'est pas politique,
00:32:48je n'accuse pas la personne
00:32:50de vouloir faire exprès
00:32:51pour me nuire.
00:32:52Il ne faut pas exagérer.
00:32:53Mais si c'est un dossier politique,
00:32:55je ne me fatigue même pas.
00:32:57Mais ça serait quelqu'un d'autre
00:32:58qui le défendrait,
00:32:58ça serait la même chose.
00:32:59C'est un syndicat,
00:33:00il faut le dire,
00:33:01qui est minoritaire
00:33:02chez les magistrats
00:33:02mais qui est quand même
00:33:03extrêmement bruyant.
00:33:04Mais il est un peu
00:33:05comme la France Insoumise
00:33:06et un peu comme
00:33:06ce qu'on a vu aujourd'hui.
00:33:0730% c'est une grande minorité.
00:33:0930% des syndiqués.
00:33:11En gros,
00:33:12c'est entre 14 et 15%.
00:33:13Mais il y a d'autres magistrats
00:33:14qui font passer.
00:33:14A priori,
00:33:15il y a entre 1300 et 1450
00:33:18magistrats du syndicat
00:33:18de l'administration.
00:33:19Il y a d'autres magistrats
00:33:19qui ne sont pas syndiqués
00:33:20qui pensent comme eux.
00:33:21Oui, mais là,
00:33:22en l'occurrence,
00:33:22on parle du syndicat
00:33:23de l'administration.
00:33:23D'accord,
00:33:24mais ce que je veux dire,
00:33:24c'est plus large
00:33:25que le syndicat de l'administration.
00:33:28Oui, et après,
00:33:28on avance,
00:33:29madame, messieurs.
00:33:29Il appartient au garde des Sceaux
00:33:31de dire les choses.
00:33:33C'est-à-dire,
00:33:35tout en préservant
00:33:36la liberté syndicale
00:33:37et la liberté d'expression,
00:33:39tu peux quand même
00:33:40demander des explications
00:33:42aux représentants
00:33:43du syndicat de la magistrature
00:33:44en disant tout simplement cela.
00:33:46En disant,
00:33:46écoutez,
00:33:47moi,
00:33:47je vous respecte.
00:33:49Je respecte vos idées.
00:33:50En revanche,
00:33:51au moment où il y a
00:33:52de telles manifestations
00:33:53avec des casseurs
00:33:55et avec tout ce qui se passe
00:33:56et des policiers
00:33:57qui sont blessés
00:33:58en maintenant l'ordre
00:34:00parce qu'on casse tout,
00:34:02je pense qu'il faut avoir
00:34:03un minimum de retenue
00:34:04si vous avez le sens républicain.
00:34:06Alors,
00:34:07je suis peut-être naïf,
00:34:08mais au moins,
00:34:10agir dans ce sens-là
00:34:11de la part du garde des Sceaux,
00:34:12me semble-t-il.
00:34:13C'est strict de minimum.
00:34:14Vous savez que,
00:34:15après les émeutes de 2023,
00:34:17ils avaient refusé
00:34:18d'appliquer la circulaire
00:34:19d'Éric Dupond-Moretti
00:34:20en expliquant
00:34:20que ce n'était pas
00:34:21à la justice
00:34:21de commenter
00:34:22ce qui s'était passé
00:34:23concernant les révoltés.
00:34:25Et là,
00:34:25ils font la même chose
00:34:26avec les banlieues racisées
00:34:27qui sont visiblement
00:34:28attaquées par la police.
00:34:29Donc,
00:34:29le syndicat de la magistrature
00:34:30participe aux vérités séparatistes
00:34:31dans ce pays.
00:34:32Homo occidentalis,
00:34:34c'est le nouveau livre
00:34:35de Jérôme Fourquet
00:34:37et c'est intéressant
00:34:38de suivre tout le travail
00:34:40de Jérôme Fourquet
00:34:41qui est un sociologue
00:34:42et qui analyse...
00:34:43Ils sont deux.
00:34:44Ils sont deux.
00:34:45Il y a deux autres.
00:34:45Effectivement.
00:34:47Mais il y a Ruben Rabinovitch
00:34:49qui a écrit avec lui
00:34:52et il a remarqué,
00:34:54il a analysé
00:34:56qu'il y a l'ancien,
00:34:58ce qu'il appelle
00:34:58l'ancien régime psychique
00:35:00et le nouveau régime psychique.
00:35:01Alors,
00:35:02le nouveau régime psychique,
00:35:03l'ancien régime psychique,
00:35:04c'est nous.
00:35:05C'est-à-dire qu'on est né
00:35:05dans un pays
00:35:06avec de l'autorité,
00:35:07de la verticalité,
00:35:08nos parents,
00:35:09nos grands-parents
00:35:09et on avait des points communs.
00:35:10Le nouveau régime psychique,
00:35:12ça fait exploser tout ça.
00:35:13Alors,
00:35:14on le constate.
00:35:15Lui,
00:35:15il met des mots
00:35:16sur une situation
00:35:16qu'on constate,
00:35:17bien sûr.
00:35:18Écoutez,
00:35:18ce matin,
00:35:19il était sur Europe 1.
00:35:21Le sous-jacent commun,
00:35:23c'est que depuis
00:35:23une soixantaine d'années,
00:35:24nous avons vécu
00:35:25à la fois
00:35:26une grande bascule anthropologique,
00:35:27donc nouvelle structure familiale,
00:35:29nouveau rapport au corps
00:35:30et parallèlement ce que Ruben Rabinovitch
00:35:33appelle le passage d'un ancien,
00:35:35un nouveau régime psychique,
00:35:36c'est-à-dire un nouveau fonctionnement psychique
00:35:39à la fois individuel et collectif,
00:35:42la bascule anthropologique
00:35:43et le basculement psychique
00:35:45opérant de concert
00:35:46pour aboutir à la naissance
00:35:48de ce qu'on appelait,
00:35:49nous, l'homo occidentalis,
00:35:50donc l'homme nouveau
00:35:51qui se comporte
00:35:53sur le plan psychique
00:35:54et anthropologique
00:35:55de manière très différente
00:35:56de ce que nous avons
00:35:58pu constater ou observer
00:36:00au cours des siècles précédents.
00:36:02Donc c'est une rupture
00:36:02qui est quand même historique
00:36:04et assez vertigineuse.
00:36:05Mais on constate aujourd'hui
00:36:07le coup
00:36:08qu'a été provoqué
00:36:10par cette entrée
00:36:11dans ce nouveau régime.
00:36:13Est-ce qu'il est possible
00:36:14de revenir en arrière ?
00:36:15Quand on voit l'ampleur
00:36:16de la transformation,
00:36:17c'est sans doute un peu illusoire,
00:36:19peut-être une forme de sagesse,
00:36:21essayons de prendre en conscience
00:36:23collectivement
00:36:24de ce que nous sommes devenus,
00:36:25peut-être essayer de corriger
00:36:26un certain nombre
00:36:27de nos travers,
00:36:28chacun dans nos vies respectives,
00:36:31parce que nous sommes tous
00:36:32à un stade ou à un autre
00:36:34quelque part devenus
00:36:35ces homo occidentalis.
00:36:36Bon, moi j'écoute souvent
00:36:38et Jérôme Fourquet,
00:36:39je le lis,
00:36:40il y a un mot
00:36:40qui n'existe jamais,
00:36:41qui ne cite jamais,
00:36:43jamais, jamais, jamais.
00:36:44La confiance sociale.
00:36:44Non, c'est le mot immigration.
00:36:46Absolument.
00:36:47Il n'en parle jamais.
00:36:49Je me suis dit
00:36:49que dans l'archipel français,
00:36:51il y a dû en toucher
00:36:52de trois mots.
00:36:53Ou très rarement.
00:36:54C'est-à-dire que là,
00:36:54là, par exemple,
00:36:55dans le livre qu'il a fait,
00:36:58l'immigration que vous,
00:36:59vous considérez
00:37:00comme un fait important
00:37:02dans ce que nous vivons aujourd'hui,
00:37:03il ne le met pas
00:37:04en perspective.
00:37:06Bon,
00:37:08ça sera intéressant d'ailleurs
00:37:09de savoir pourquoi
00:37:10il ne le met pas.
00:37:12C'est peut-être
00:37:12parce que ça lui permet aussi
00:37:14d'aller dans tous les médias
00:37:15et d'être plus
00:37:18politiquement correct,
00:37:19même s'il ne l'est pas
00:37:20forcément toujours.
00:37:21Je suis d'accord avec vous.
00:37:22Quand il a parlé
00:37:23de la fracture française,
00:37:24très sincèrement,
00:37:25je n'ai pas eu l'impression
00:37:26d'avoir un type
00:37:26politiquement correct
00:37:27en face de moi.
00:37:28C'est lui le premier.
00:37:29Mais la question des prénoms,
00:37:30notamment en Seine-Saint-Denis,
00:37:31les prénoms issus
00:37:33de l'immigration extra-européenne.
00:37:35Il a écrit un livre
00:37:36qui s'appelle
00:37:36« Karim vote à gauche
00:37:37et son voisin vote FN »
00:37:39qui était extrêmement intéressant
00:37:40et qui parlait de l'immigration.
00:37:41C'est un bel esprit.
00:37:42Mais c'est évidemment
00:37:43un bel esprit
00:37:44et même c'est un grand esprit
00:37:45et le travail qu'il fait
00:37:46est absolument formidable.
00:37:47Je dis qu'il est prudent.
00:37:48Vous ne comprenez pas
00:37:49ce que je dis ?
00:37:50Donc le mot « immigration »
00:37:51ce matin,
00:37:52il ne l'a pas prononcé.
00:37:53J'ai écouté,
00:37:54il est resté pendant
00:37:5410 minutes ou un quart d'heure
00:37:56avec Dimitri Pavlenko.
00:37:57Il y a une forme de prudence
00:37:59qu'il a.
00:38:00Il est alipope
00:38:01et c'est des sujets
00:38:02qui sont délicats
00:38:03et il met en place
00:38:05effectivement
00:38:06des éléments de langage.
00:38:08J'ai envie de dire.
00:38:09Alors en même temps,
00:38:10c'est très intéressant
00:38:11ce qu'il dit
00:38:11mais le mot « immigration »
00:38:12n'a pas été prononcé.
00:38:13C'est tout ce que je dis.
00:38:14Vous savez bien
00:38:15comment ça fonctionne.
00:38:15C'est un peu ce que je veux dire.
00:38:16Alors on change le sujet
00:38:17si vous le voulez
00:38:18parce qu'il faut qu'on avance
00:38:19il nous reste un quart d'heure.
00:38:20Une église profanée
00:38:22par des jeunes.
00:38:23Vous avez peut-être vu
00:38:23cette vidéo tournée
00:38:24dans l'église Saint-Hilaire
00:38:25de Soulan en Vendée
00:38:26montre un groupe d'adolescents
00:38:27dansant, chantant
00:38:28sur un morceau de rap
00:38:29faisant notamment référence
00:38:30à Adolf Hitler
00:38:31et au terroriste
00:38:32Mohamed Mera
00:38:33et Salah Abdeslam.
00:38:34La ville de Soulan
00:38:35a évidemment porté plainte.
00:38:37Mais on va voir,
00:38:38écoutez cette séquence.
00:38:39Écoutons-la.
00:39:09Sous-titrage Société Radio-Canada
00:39:21C'est ça le nouveau psychisme ?
00:39:23Absolument.
00:39:24L'homo occidentalisme.
00:39:25Pas un mot.
00:39:26Pas un mot là où vous savez,
00:39:28j'ai écouté.
00:39:29Pas un mot.
00:39:30Ça serait une mosquée.
00:39:32Il n'y a pas de mot
00:39:35pour dire ce qu'ils en diraient.
00:39:37C'est invraisemblable.
00:39:38Je vous assure,
00:39:39ils n'en ont pas dit
00:39:40un mot là où vous savez.
00:39:43C'est pareil.
00:39:43Non mais c'est terrible.
00:39:45Si tu laisses se faire,
00:39:46s'il n'y a pas de sanctions,
00:39:47si tu ne demandes pas
00:39:48des rappels à l'ordre,
00:39:49si tu ne convoques pas
00:39:50les parents.
00:39:51Non mais c'est une autre dimension
00:39:52ça Pascal.
00:39:53C'est aussi l'anticatholicisme.
00:39:55C'est autre chose aussi.
00:39:56C'est l'anticatholicisme.
00:39:59Et en plus,
00:40:00dans une église en Vendée.
00:40:00Alors au-delà de ça,
00:40:01il y a aussi une part,
00:40:03c'est des jeunes gens,
00:40:03tu te dis,
00:40:04ils sont décérébrés.
00:40:05Je vous assure,
00:40:05il y a aussi cette part-là.
00:40:06Je ne sais même pas
00:40:07s'ils se rendent,
00:40:08alors ils chantent,
00:40:09tu as l'impression
00:40:09que c'est des,
00:40:10oui,
00:40:11je dis décérébrés,
00:40:12je ne sais même pas
00:40:13si c'est,
00:40:14comment dire,
00:40:15pensé théorisé.
00:40:16Je n'en sais rien.
00:40:18Je ne suis même pas sûr,
00:40:19en 1930,
00:40:21je ne suis pas sûr
00:40:21que c'était tous des génies
00:40:23qui faisaient le mal.
00:40:24Je ne pense pas.
00:40:25À supposer Pascal
00:40:26qu'ils soient décérébrés,
00:40:27s'ils n'arrivent pas
00:40:28à comprendre de même
00:40:30que ce qu'ils font
00:40:31n'est pas tolérable,
00:40:31il faut leur faire comprendre
00:40:32de force.
00:40:33Donc il faut leur imposer,
00:40:35il faut leur imposer
00:40:36le respect
00:40:37de la loi républicaine.
00:40:38Voilà.
00:40:38Et si ça doit être imposé
00:40:39par la force
00:40:40et par des sanctions
00:40:41extrêmement dures,
00:40:42eh bien,
00:40:42il ne faut pas hésiter
00:40:43une seule seconde.
00:40:45Et là,
00:40:46ils sont dans le risque zéro.
00:40:48S'ils étaient dans une mosquée,
00:40:50bien sûr,
00:40:51ils savent qu'ils auraient été
00:40:52connu.
00:40:52C'est certain.
00:40:53Pascal Pierre Garbarini,
00:40:55je disais,
00:40:56les deux énergumènes
00:40:57qui ont sali
00:41:00la Vierge Marie,
00:41:01ils ont eu des difficultés
00:41:03pour partir de Corse.
00:41:03Ah voilà.
00:41:06C'est sûr.
00:41:07C'est un avion privé,
00:41:08finalement.
00:41:08Je peux vous dire une chose,
00:41:13heureusement,
00:41:14heureusement que les gendarmes
00:41:15les trouvent avant
00:41:16les personnes
00:41:17qui les cherchaient.
00:41:19Oui, mais...
00:41:20Oui, mais il ne faut pas
00:41:20encourager.
00:41:21Non, mais je n'encourage pas du tout.
00:41:22Mais bien sûr que non.
00:41:24Mais les réactions
00:41:25ont été vues.
00:41:25Vu que vous avez la parole,
00:41:27on va parler de Jordan Bardella
00:41:28qui a répondu
00:41:29à Mediapart aujourd'hui.
00:41:30Alors, il était
00:41:30en conférence de presse
00:41:31et il y avait un journaliste
00:41:33de Mediapart
00:41:33qui était là.
00:41:34Et alors,
00:41:35il faut le dire
00:41:35parce que Bardella le dit,
00:41:37vous êtes devenu
00:41:37l'avocat de Jordan Bardella.
00:41:40Absolument.
00:41:40Donc, c'est important
00:41:41que le téléspectateur le sache.
00:41:43Avant,
00:41:43vous ne l'étiez pas ?
00:41:44Non.
00:41:45Donc, vous avez été contacté
00:41:46sans doute par M. Bardella
00:41:47après cette affaire
00:41:49et il a souhaité
00:41:50que vous le défendiez.
00:41:51Absolument.
00:41:52Donc, on va écouter
00:41:53la réponse de Jordan Bardella
00:41:54au journaliste de Mediapart.
00:41:56Il n'y avait pas
00:41:56le dénommé Antoine Rouget.
00:41:58Ah non.
00:41:59Bon, et Jordan Bardella
00:42:00C'est discret en ce moment.
00:42:01Il est discret, M. Rouget.
00:42:02Voilà.
00:42:02Jordan Bardella
00:42:03va en parler précisément
00:42:04de ce journaliste
00:42:04Antoine Rouget.
00:42:05Mais on n'en a pas causé
00:42:06là où vous savez.
00:42:07On n'a pas repris ses propos.
00:42:09Oui.
00:42:09Ça, je me doute.
00:42:10Oui.
00:42:10Non, mais c'est incroyable.
00:42:11Mais vous écoutez
00:42:11toute la journée.
00:42:15Quand je suis en voiture,
00:42:18ce qui m'arrive,
00:42:19je mets ou France Impôts
00:42:21ou France Inter.
00:42:21Donc, ils ont parlé,
00:42:23évidemment.
00:42:23On a embêté M. Bardella.
00:42:26À ça, ils en ont parlé.
00:42:27Mais le passage
00:42:28où il manque,
00:42:29M. Rouget,
00:42:30ils ne l'ont pas passé.
00:42:31Écoutons.
00:42:32Écoutons parce qu'on est en retard.
00:42:3320h46 et on a beaucoup de choses.
00:42:35Vous avez bien eu
00:42:36un compte Messenger en 2013,
00:42:37si je ne me trompe pas.
00:42:39Nos documents viennent
00:42:39des serveurs de méta.
00:42:40Donc, exactement,
00:42:41qu'est-ce qui est faux
00:42:42dans les révélations
00:42:43de Mediapart,
00:42:43s'il vous plaît ?
00:42:45Bonjour, monsieur.
00:42:46D'abord,
00:42:46les révélations de vos sources.
00:42:48Si j'en crois,
00:42:50les confidences
00:42:50de l'une d'entre elles
00:42:52hier soir
00:42:52qui, je cite,
00:42:54a expliqué avoir été
00:42:56manipulée par Mediapart
00:42:58et vous a accusé
00:43:00d'être des menteurs.
00:43:01Donc, il faudra
00:43:02naturellement vous justifier
00:43:04de cela devant la justice.
00:43:07Moi, je suis un petit peu
00:43:10mal à l'aise
00:43:10à l'égard
00:43:11de l'idée même
00:43:12de devoir vous rendre
00:43:13des comptes.
00:43:14Je regrette que
00:43:15votre confrère
00:43:16qui a réalisé l'article,
00:43:18monsieur Rouget,
00:43:18ne soit pas là.
00:43:19Peut-être a-t-il peur
00:43:20qu'on évoque
00:43:21devant ses confrères
00:43:22son passé sulfureux
00:43:23puisqu'il a été condamné
00:43:24pour avoir profané
00:43:26un monument aux morts
00:43:28des soldats français
00:43:29qui sont tombés
00:43:30au combat
00:43:30pour défendre
00:43:31notre patrie.
00:43:32Peut-être a-t-il peur
00:43:33qu'on évoque
00:43:35sa participation
00:43:36à une organisation
00:43:37considérée comme terroriste
00:43:38lorsqu'il était jeune
00:43:39et interdite en Espagne.
00:43:43Je conteste d'abord
00:43:44formellement
00:43:46vos accusations.
00:43:48Je conteste vos preuves
00:43:49et je conteste vos sources.
00:43:50Nous aurons l'occasion
00:43:52d'en discuter
00:43:53devant les tribunaux.
00:43:55Nous examinons
00:43:57de nouvelles suites judiciaires
00:43:58à donner
00:43:58à votre second article
00:44:00qui est en train
00:44:01d'être préparé
00:44:02par maître Garbarini,
00:44:03par ma défense
00:44:05et je vais peut-être
00:44:07faire connaître
00:44:07à vos confrères
00:44:08et aux Français
00:44:10qui nous regardent
00:44:11quelles sont vos méthodes
00:44:12puisque vous êtes
00:44:13ces dernières heures
00:44:15en train
00:44:15de contacter
00:44:16un à un
00:44:18les amis
00:44:18avec qui j'étais
00:44:19au collège
00:44:20et au lycée
00:44:20pour certains d'entre eux
00:44:22entre mes 12
00:44:23et 16 ans
00:44:24pour leur demander
00:44:25de vous restituer
00:44:26les conversations privées
00:44:28et les copies d'écran
00:44:30des échanges
00:44:31que j'ai pu avoir
00:44:32entre 12
00:44:33et 16 ans.
00:44:35Donc je ne vais pas
00:44:36accuser ces méthodes
00:44:37de perversité
00:44:39même si je pense
00:44:41que les Français
00:44:41seront juges
00:44:42mais me semble-t-il
00:44:44la petite opération
00:44:45que vous avez montée
00:44:46il y a quelques jours
00:44:47n'a pas l'air
00:44:48de beaucoup imprimer
00:44:49dans le pays.
00:44:49Donc je suis désolé
00:44:50pour vous.
00:44:51J'imagine que vous auriez
00:44:53adoré me voir poser
00:44:54le genou à terre
00:44:55mais c'est très mal
00:44:56me connaître
00:44:56et encore une fois
00:44:57à la veille du 7 octobre
00:44:59je n'ai aucune leçon
00:45:00à recevoir
00:45:00sur la lutte
00:45:01contre l'antisémitisme
00:45:02de la part d'un journal
00:45:03dont le fondateur
00:45:05a fait dans des écrits
00:45:06sous pseudonyme
00:45:07l'apologie d'actes terroristes
00:45:09contre des sportifs israéliens
00:45:10de la part d'un journal
00:45:12dont deux journalistes
00:45:14ont été en 2024
00:45:15condamnés
00:45:16pour avoir financé
00:45:17des djihadistes
00:45:17de l'État islamique.
00:45:19Je vous remercie.
00:45:20D'abord
00:45:21les choses sont claires
00:45:23c'est une réponse
00:45:23assez intéressante
00:45:25très claire
00:45:26et vous êtes aujourd'hui
00:45:28son avocat
00:45:30quelles sont
00:45:31les procédures
00:45:33qui ont été
00:45:34mises en place ?
00:45:35Il y a déjà
00:45:36un de mes confrères
00:45:37qui a déposé plainte
00:45:38pour diffamation
00:45:40contre le journal
00:45:42et contre
00:45:42les deux journalistes
00:45:44donc une plainte
00:45:45a été
00:45:45d'ores et déjà déposée
00:45:47une seconde
00:45:48est en cours
00:45:49de préparation
00:45:50à la suite
00:45:50du second article
00:45:52qui a été écrit
00:45:54également
00:45:54par Mediapart
00:45:55Moi-même
00:45:56j'ai été mandaté
00:45:57pour déposer plainte
00:46:00également
00:46:00pour faux
00:46:01et usage de faux
00:46:02puisque nous avons appris
00:46:04par ce fameux
00:46:05monsieur Loranger
00:46:06qui est cité
00:46:08Qui était hier
00:46:08dans l'émission
00:46:09de Christine Kelly
00:46:10Absolument
00:46:10Et c'est un témoignage
00:46:11intéressant
00:46:12parce que lui dit
00:46:13qu'il a été manipulé
00:46:14Alors il a été manipulé
00:46:16mais ça c'est un point
00:46:18Lui a été manipulé
00:46:19et instrumentalisé
00:46:19par exemple
00:46:20lorsqu'il dit
00:46:21qu'il a évoqué
00:46:23l'admiration
00:46:24ou en tous les cas
00:46:25que monsieur Bardella
00:46:26se servait
00:46:29ou en tous les cas
00:46:29utilisait le terme
00:46:30Adolf Hitler
00:46:31et qu'il attendait
00:46:32des informations
00:46:33sur le fait
00:46:34qu'Adolf Hitler
00:46:35serait encore en vie
00:46:36Monsieur Loranger
00:46:38a contesté formellement
00:46:39avoir tenu
00:46:40ses propos
00:46:41ou en tous les cas
00:46:41les avoir
00:46:43donné des informations
00:46:44de ce type
00:46:45Mais ce qui est
00:46:46beaucoup plus fort
00:46:46et qui à mon avis
00:46:47d'ores et déjà
00:46:48me paraît
00:46:50complètement disqualifié
00:46:52c'est-à-dire que
00:46:52l'article
00:46:53il est disqualifié
00:46:54déjà rien que sur un point
00:46:57ça serait pas si grave
00:46:58que je vous dirais
00:46:59on est dans une mascarade
00:47:00c'est le fait
00:47:02qu'on a retrouvé
00:47:03parce que
00:47:04monsieur Loranger
00:47:05les a donnés
00:47:06parce qu'il l'avait
00:47:07conservé
00:47:08il y a le fil
00:47:08de discussion
00:47:09sur le fait
00:47:10que
00:47:12ce fameux
00:47:13Loranger
00:47:14demande
00:47:16qui
00:47:17souhaitait
00:47:17entre
00:47:18monsieur Bardella
00:47:20et une autre personne
00:47:21qui s'appelle
00:47:21Maxence
00:47:22qui voulait
00:47:23pour connaître
00:47:26un livre
00:47:27qui s'appelait
00:47:27les secrets
00:47:29de la réserve
00:47:30fédérale
00:47:31par un monsieur
00:47:32qui s'appelle
00:47:33Mulist
00:47:33bref
00:47:33et la personne
00:47:35répond
00:47:36en disant
00:47:37c'est moi
00:47:38et ce n'est pas
00:47:39Jordan Bardella
00:47:40c'est l'autre
00:47:41Maxence
00:47:41et on attribue
00:47:42cela
00:47:43à mon client
00:47:44donc inutile
00:47:45de vous dire
00:47:45qu'à partir de ce moment-là
00:47:47tout l'article
00:47:47il ne vaut rien
00:47:48parce que si on utilise
00:47:50ce procès-là
00:47:50le calendrier
00:47:51c'est quoi ?
00:47:52la calendrier
00:47:53pour la diffamation
00:47:54c'est stanné
00:47:55c'est long
00:47:56c'est court
00:47:56la diffamation
00:47:57c'est long
00:47:58parce que
00:47:59la 17ème chambre
00:48:00parce que c'est Paris
00:48:01elle est très
00:48:03encombrée
00:48:03mais on est sur
00:48:05on va dire
00:48:07juin
00:48:08juin
00:48:082027
00:48:09ou mars
00:48:092027
00:48:10mais la mienne
00:48:11ira beaucoup plus vite
00:48:12bon
00:48:13les sondages
00:48:14ça ne bouge pas
00:48:14d'un iota
00:48:14pour Jordan Bardella
00:48:15oui
00:48:15mais c'est
00:48:16parce que
00:48:17effectivement
00:48:17je pense que les gens
00:48:18s'en moquent
00:48:19d'abord les gens
00:48:20s'en moquent
00:48:21ils ont vu
00:48:22les prises de position
00:48:23du RN
00:48:24vis-à-vis d'Israël
00:48:25et vis-à-vis des positions
00:48:26antisémites
00:48:27depuis des années
00:48:27première chose
00:48:28et il me semble
00:48:29qu'ils se disent
00:48:30voilà
00:48:30entre 17 et 19 ans
00:48:32ce que tu as pu dire
00:48:33parfois
00:48:34même
00:48:34ils le contestent
00:48:35ils le contestent
00:48:36mais
00:48:38j'ai envie de dire
00:48:38qu'on peut voir
00:48:39une forme de détachement
00:48:40sur ce qui a été dit
00:48:42à une époque
00:48:42en plus d'une manière
00:48:44où
00:48:45et puis tout le monde
00:48:46sait bien
00:48:46quel est parti antisémite
00:48:47aujourd'hui
00:48:48il y a un candidat antisémite
00:48:50à l'élection présidentielle
00:48:50il est à l'heure 52
00:48:51il me semble
00:48:52sans parler des combines
00:48:54ne m'est ni à part
00:48:54il me semble
00:48:56et d'ailleurs
00:48:56ça imprime assez peu
00:48:58dans l'opinion
00:48:59bon
00:48:59Olivier Ban Kiemoun
00:49:00est en Israël
00:49:02et je le disais
00:49:02demain c'est
00:49:03hélas
00:49:04évidemment nous allons
00:49:05commémorer les 3 ans
00:49:06du pire pogrom
00:49:07de son histoire
00:49:07c'était le 7 octobre
00:49:08il est avec Fabrice Elsner
00:49:10l'armée israélienne
00:49:11a renforcé sa vigilance
00:49:12c'était prête
00:49:13à tous les scénarios
00:49:14de tension
00:49:14ou de tentatives d'attaque
00:49:16dans la zone de la bande de Khazar
00:49:17Jean-Noël Barraud se rendra
00:49:18à Tel Aviv demain
00:49:19aux côtés de Bruno Retailleau
00:49:20ce déplacement est consacré
00:49:21à la mémoire des victimes
00:49:22notamment française
00:49:23du 7 octobre 2023
00:49:25pire massacre
00:49:26antisémite
00:49:27depuis la Shoah
00:49:28et à l'hommage
00:49:29qui leur est rendu
00:49:30on ne pouvait pas ce soir
00:49:31ne pas parler
00:49:32on en parlera évidemment demain
00:49:34mais on ne pouvait pas
00:49:35Olivier
00:49:35ne pas évoquer ce soir
00:49:38ce drame absolu
00:49:39et penser
00:49:39à nos amis
00:49:41à nos israéliens
00:49:43mais également
00:49:43amis juifs français
00:49:44qui sont ce soir
00:49:45devant leur poste
00:49:51évidemment Pascal
00:49:52d'ailleurs Bruno Retailleau
00:49:53citier Retailleau
00:49:55il vient de les rencontrer
00:49:56ces français
00:49:56je ne suis pas sûr
00:49:57qu'il croise
00:49:57Jean-Noël Barraud
00:49:58et je peux vous dire
00:49:59que Jean-Noël Barraud
00:49:59il est assez discret
00:50:00il sera assez discret
00:50:02parce que les rapports
00:50:03vous le savez
00:50:03entre la France et Israël
00:50:04sont vraiment
00:50:05très très très dégralés
00:50:07mais il faut dire
00:50:08que depuis 3 ans
00:50:09tout le monde semble
00:50:10détester Israël
00:50:11ce qui n'empêche pas
00:50:11Israël de vivre
00:50:12d'avancer
00:50:13évidemment de commémorer
00:50:14ces 3 ans
00:50:16de pogrom
00:50:17vous l'avez dit
00:50:17qui ont été terribles
00:50:18demain avec Fabrice
00:50:19on sera sur le site
00:50:20de Nova
00:50:22378 morts
00:50:24378 enfants
00:50:25jeunes
00:50:26adolescents
00:50:27massacrés
00:50:28tués d'une manière
00:50:29abominable
00:50:30évidemment
00:50:30on est retourné
00:50:31sur le site
00:50:31avant-hier
00:50:32et tout se prépare
00:50:34désormais
00:50:34il y a des photos
00:50:35il y a des biographies
00:50:37de chacun
00:50:37de ces garçons
00:50:39et de ces filles
00:50:40aux visages magnifiques
00:50:41qui sont là
00:50:43je vais juste vous donner
00:50:44un chiffre ce soir
00:50:44parce qu'il me semblait
00:50:45très très important
00:50:47depuis 3 ans
00:50:48Israël
00:50:49a une brigade
00:50:50qui ne s'occupe
00:50:51que de traquer
00:50:52les terroristes
00:50:53qui ont passé la frontière
00:50:54le 7 octobre
00:50:55il y a eu
00:50:566000 terroristes
00:50:57Gazaoui
00:50:58qui sont passés
00:50:58qui ont assassiné
00:50:59qui sont rentrés
00:51:00depuis 3 ans
00:51:024000 d'entre eux
00:51:03ont été
00:51:04neutralisés
00:51:05vous savez ce que veut dire
00:51:06neutralisés
00:51:07il en reste 2000
00:51:08dans la nature
00:51:08et Benjamin Netanyahou
00:51:10qui a déjà fait
00:51:11plusieurs discours
00:51:12dans ce sens
00:51:12a expliqué
00:51:13que jusqu'au bout
00:51:14jusqu'à la fin
00:51:15ce travail là
00:51:16serait fait
00:51:16jusqu'au bout
00:51:18Israël traquerait
00:51:19comme ça avait été le cas
00:51:20pour Munich
00:51:21Israël traquerait
00:51:22les terroristes
00:51:23voilà dans quel état d'esprit
00:51:24est Israël
00:51:25qui s'apprête donc
00:51:26effectivement
00:51:27demain 6h29
00:51:28précisément
00:51:28heure locale
00:51:29ça sera 5h30
00:51:30heure de France
00:51:316h29
00:51:32tout va s'arrêter
00:51:34tous ceux qui avancent
00:51:35qui sont dans des voitures
00:51:36qui marchent etc
00:51:37vont arrêter
00:51:38les sirènes vont retentir
00:51:39et il y aura
00:51:39une minute de silence
00:51:41merci Olivier
00:51:42image bouleversante
00:51:43qu'on voyait
00:51:43de toutes ces photos
00:51:44image bouleversante
00:51:46merci d'être présent
00:51:46Olivier
00:51:47je sais que vous avez été
00:51:47très présent
00:51:48en Israël depuis 3 ans
00:51:50Régine Delfour également
00:51:51Fabrice Elstner
00:51:52toutes les équipes
00:51:52de CNews
00:51:53vraiment
00:51:54qui font un travail
00:51:55tout à fait remarquable
00:51:58Gauthier Lebray
00:51:58va nous rejoindre
00:51:59parce qu'il prendra
00:52:01la parole dans une seconde
00:52:02c'est évidemment un sujet
00:52:03qui vous touche
00:52:04et demain sera un jour
00:52:05de deuil
00:52:05une nouvelle fois pour vous
00:52:07pour parler très franchement
00:52:09je ne sais pas
00:52:09ce qui m'a fait le plus mal
00:52:11depuis le 7 octobre
00:52:12est-ce que c'est
00:52:15cette abomination
00:52:17ou est-ce que
00:52:18plusieurs mois après
00:52:19le mensonge
00:52:20dont est victime
00:52:22l'état juif
00:52:22le peuple juif
00:52:24je vous assure
00:52:25que j'ai du mal
00:52:26à choisir
00:52:26entre ces deux mots
00:52:28mais effectivement
00:52:29c'est très dur
00:52:32c'est une actualité rude
00:52:33bien sûr
00:52:34et j'avais envie
00:52:35qu'on termine
00:52:35d'abord avec vous
00:52:36avec l'infiltré
00:52:38parce qu'il y a deux infos
00:52:39c'est le numéro 2
00:52:40de l'infiltré
00:52:40il y a eu un numéro 1
00:52:41donc il y a eu un numéro 1
00:52:43c'est toujours un journal
00:52:44qui est 100% numérique
00:52:45qui sort chaque mardi à 20h
00:52:46déjà un journal
00:52:47qui a un numéro 2
00:52:48c'est une dite quoi
00:52:50nous on va célébrer
00:52:51nos 10 ans
00:52:51par exemple
00:52:52de l'air des pros
00:52:52ben oui
00:52:53on sera encore là
00:52:54dans 10 ans
00:52:55mais vous serez là
00:52:56dans 40 ans
00:52:57alors il y a deux infos importantes
00:52:58d'abord il y a Guillaume Play
00:52:59il y a une très grosse information
00:53:01un récit absolument glaçant
00:53:03depuis cet été
00:53:04Guillaume Play
00:53:05donc je ne sais pas
00:53:05si vous le connaissez
00:53:06mais qui anime un podcast
00:53:07Legend
00:53:08qui fait des millions de vues
00:53:09qui a reçu le président Sarkozy
00:53:10il y a quelques mois
00:53:12vit une sorte de cabale
00:53:13avec des personnes
00:53:14qui lui en veulent
00:53:14et on raconte
00:53:16donc dans l'infiltré
00:53:17on retrace
00:53:17la nuit d'horreur
00:53:18la nuit de terreur
00:53:19d'un de ses salariés
00:53:20qui a connu
00:53:21une tentative de kidnapping
00:53:22avec deux personnes
00:53:23qui sont venues
00:53:23avec des pieds de biche
00:53:24qui sont venues
00:53:25casser sa porte
00:53:26alors qu'il était
00:53:27avec ses enfants
00:53:27les deux personnes
00:53:28les deux fuyards
00:53:30sont ensuite partis
00:53:31et le lendemain
00:53:32il prend sa moto
00:53:33une moto Yamaha
00:53:34il la conduit
00:53:35il s'arrête au feu rouge
00:53:36la fourche
00:53:37se désolidarise
00:53:38de sa moto
00:53:39donc on peut considérer
00:53:41que c'est du sabotage
00:53:42on peut considérer
00:53:43que c'est une affaire
00:53:43extrêmement grave
00:53:44depuis
00:53:44donc ça c'était
00:53:46au mois d'août
00:53:46c'était à la fin du mois d'août
00:53:47il y a une atmosphère
00:53:49qui est absolument incroyable
00:53:50dans les bureaux
00:53:51de Legend
00:53:52et donc se pose la question
00:53:53de qui en veut
00:53:54à Guillaume Plais
00:53:55qui en veut à Guillaume Plais
00:53:56sachant qu'il y a
00:53:57une deuxième information
00:53:58que Jules Laurent révèle
00:53:59dans l'infiltré
00:54:00c'est que Guillaume Plais
00:54:01a reçu il y a
00:54:02quelques semaines
00:54:03un appel
00:54:04d'un homme
00:54:05qui lui dit
00:54:05j'ai un contrat
00:54:06sur toi Guillaume
00:54:08j'ai un contrat
00:54:09sur toi
00:54:09il a décidé
00:54:10de le refuser
00:54:11parce qu'il connait
00:54:11Guillaume Plais
00:54:12c'est quelqu'un
00:54:13qui est échu
00:54:13du grand banditisme
00:54:15donc c'est pour vous dire
00:54:16voilà l'atmosphère
00:54:17qui règne aujourd'hui
00:54:18pourquoi ?
00:54:18pourquoi ?
00:54:19parce qu'il y a
00:54:19par exemple
00:54:20certaines personnes
00:54:21certains milliardaires
00:54:22notamment de gauche
00:54:22qui aimeraient racheter
00:54:24je ne dis pas
00:54:24que c'est eux
00:54:25qui ont fomenté ça
00:54:26bien évidemment
00:54:26mais il y a eu
00:54:28cet été
00:54:28une tentative
00:54:29de déstabilisation
00:54:31qui pour s'en prendre
00:54:32à Guillaume Plais
00:54:32Guillaume Plais
00:54:33aujourd'hui
00:54:34son média
00:54:34est valorisé
00:54:35à 70 millions d'euros
00:54:35il y a une tentative
00:54:36de rachat
00:54:36à 2 millions d'euros
00:54:38donc l'objectif
00:54:39c'est de dévaloriser
00:54:41ça marche
00:54:41alors il y a plein d'infos
00:54:42dans l'infiltré
00:54:43bien sûr
00:54:43et la deuxième
00:54:44et fait 10 000 signes
00:54:45donc il y a évidemment
00:54:46la deuxième
00:54:46c'est que Boilem Sansal
00:54:48élu à l'Académie française
00:54:49il semble que
00:54:51les académiciens
00:54:52traînent un peu des pieds
00:54:53pour l'introduire
00:54:55c'est plus ce qu'il semble
00:54:56c'est qu'il peut
00:54:56l'introniser
00:54:57pardonnez-moi
00:54:57il y a une cabane
00:54:58qui rentre en être faite
00:54:59contre Boilem Sansal
00:55:00à l'Académie française
00:55:01il a été élu
00:55:02à 25 voix sur 26
00:55:04donc triomphalement
00:55:05sauf qu'on a
00:55:06un secrétaire perpétuel
00:55:07de l'Académie
00:55:08M. Malouf
00:55:09qui visiblement
00:55:10n'est pas très prompt
00:55:11à inviter Boilem Sansal
00:55:13pour qu'il bien fasse
00:55:14son discours
00:55:15pourquoi ?
00:55:16pourquoi ?
00:55:17notamment parce qu'ils ont peur
00:55:18qu'il invite ses amis politiques
00:55:19notamment Philippe Devilliers
00:55:20bon
00:55:20Philippe Devilliers
00:55:22et persona non grata
00:55:23à l'Académie française
00:55:25il aurait sa place
00:55:27en tant qu'académicien
00:55:28si vous me permettez
00:55:29certains d'académiciens
00:55:30cette émission
00:55:32est un peu rude
00:55:33mais j'avais envie
00:55:34qu'on termine
00:55:34par quelque chose
00:55:35de plus joyeux
00:55:37il y a des infos
00:55:38plus légères aussi
00:55:38dans l'infiltré
00:55:39il y a des infos plus légères
00:55:41qu'est-ce qu'il y a
00:55:42non il y a des infos plus légères
00:55:43il y a des infos plus légères
00:55:44plus légères
00:55:45là vous en dites trop
00:55:46pas assez
00:55:47il y a des personnes
00:55:49qui ont été aperçues
00:55:50sur les réseaux sociaux
00:55:51qui menacent
00:55:53de déposer des plaintes
00:55:54si on publie des vidéos
00:55:55écoutez
00:55:58c'est dans l'infiltré
00:56:02il y en a plein
00:56:03on parle de Ségolène Royal
00:56:04aussi
00:56:05des liens par exemple
00:56:06pardon ?
00:56:08il y a un gros portrait
00:56:09de Ségolène Royal
00:56:10qui est candidate
00:56:10à la primaire socialiste
00:56:11qui entretient des liens
00:56:12plus ou moins politiques
00:56:13avec d'autres personnes
00:56:14non moi je croyais
00:56:14que c'était des liens
00:56:15vous avez fait peur
00:56:17moi je voudrais
00:56:18qu'on termine par
00:56:19trois images
00:56:19que je trouve formidables
00:56:21trois
00:56:21vous allez en voir
00:56:23et ça va faire plaisir
00:56:24à Pascal Pierre
00:56:25l'équipe de France
00:56:26hier a gagné 4-1
00:56:27elle était menée
00:56:281-0 au Stade de France
00:56:30je parle de football
00:56:31bien sûr
00:56:32et puis
00:56:32elle a marqué
00:56:33trois buts
00:56:33en douze minutes
00:56:35il y a un nouveau sélectionnaire
00:56:36comme vous savez
00:56:37Cézine Edine Zidane
00:56:38il y a une image
00:56:39qui a fait
00:56:39le tour
00:56:40des réseaux sociaux
00:56:41c'est qu'il y a
00:56:42le gardien adverse
00:56:43c'est un moment qui a dégagé
00:56:44et lui a fait une amortie
00:56:45en costume
00:56:46mais c'est un génie
00:56:48Zidane
00:56:48regardez un contrôle
00:56:50oui amortie
00:56:51un contrôle
00:56:51regardez cette image
00:56:52c'est une des trois images
00:56:53regardez ce qu'il fait
00:56:55olé
00:56:55ben ça je peux vous dire
00:56:56que pour faire ça
00:56:57quand on était gosse
00:56:58une aile de pigeon
00:56:58on appelle ça
00:56:59non pas du tout
00:57:00c'est pas ça une aile de pigeon
00:57:01mais pas du tout
00:57:02c'est pas une aile de pigeon
00:57:03quand on était gosse
00:57:04on disait
00:57:05il y a de la colle
00:57:05c'est ça qu'on disait
00:57:07il y a plein de petites
00:57:08il y a de la colle
00:57:09par exemple
00:57:09quand tu faisais un petit point
00:57:10à quelqu'un
00:57:11tu disais
00:57:11il faut que tu achètes une soutane
00:57:12ou que tu mettes du grillage
00:57:14il y a plein d'expressions
00:57:16dans le foot comme ça
00:57:17bon ça c'est la première image
00:57:18non mais ça c'est la première image
00:57:20le petit pont
00:57:21tu disais
00:57:21il faut que tu mettes du grillage
00:57:22il faut que tu portes une soutane
00:57:23bon
00:57:23première image
00:57:24deuxième image
00:57:25c'est extraordinaire
00:57:27c'est Aimé Jaquet
00:57:27qui a rencontré Zidane
00:57:28mais elle est bouleversante
00:57:30cette image
00:57:30regardez-les
00:57:31ça c'est la tendresse
00:57:33la joie
00:57:33c'est un homme extraordinaire
00:57:36Aimé Jaquet
00:57:37le moule est cassé
00:57:39si j'ose dire
00:57:40de ses personnalités
00:57:40c'est un moine
00:57:42il est aux côtés de Philippe Diallo
00:57:43que vous voyez là au premier plan
00:57:44Laurent Blanc
00:57:45c'est un moine
00:57:46au service du football
00:57:48c'est quelqu'un
00:57:48c'est très rare
00:57:49qui a refusé l'argent
00:57:50après 1998
00:57:52il aurait pu aller
00:57:53dans n'importe quel club du monde
00:57:54il a dit
00:57:54c'est fini
00:57:55j'ai terminé
00:57:56ce que je devais faire
00:57:56il est resté
00:57:57à la Fédération Française de Football
00:57:59il aurait pu monnayer ça
00:58:00c'est un homme
00:58:01d'une simplicité
00:58:02d'une intelligence
00:58:03d'une éthique
00:58:04c'est un homme à l'ancienne
00:58:05alors
00:58:07Aimé il doit être de 40
00:58:08ou de 41
00:58:08il a aujourd'hui 80 ans
00:58:11peut-être passé
00:58:13je pense
00:58:16mais comment vous dire
00:58:17ces hommes là
00:58:18et on les a connus dans le sport
00:58:20parfois
00:58:20et puis même en dehors du sport
00:58:21ils n'existent plus
00:58:22le moule est cassé
00:58:23donc c'est une personnalité
00:58:24c'est un homme pur
00:58:25il était formidable
00:58:26et la troisième image
00:58:27que je voulais vous montrer
00:58:27c'est la fraternité
00:58:29précisément
00:58:30des footballeurs
00:58:31qui ont gagné 98
00:58:34ça c'est
00:58:34ils faisaient ce qu'on appelle
00:58:36le jubilé pires
00:58:37aujourd'hui
00:58:38donc là vous avez
00:58:38Yuri Djorkaev
00:58:39qui a embrassé Carambeu
00:58:40qui embrasse Laurent Blanc
00:58:41alors ils ont pris quand même
00:58:42un petit peu d'âge
00:58:43nos amis de 98
00:58:45au fond là-bas
00:58:46c'est Vincent Candela
00:58:47il a un peu changé
00:58:47Vincent Candela
00:58:48ça c'est Bichente
00:58:50alors comme Bichente
00:58:51on le voit régulièrement
00:58:52évidemment
00:58:52on s'est habitué
00:58:53à le voir changer
00:58:54Vincent Candela
00:58:55et ils allaient jouer
00:58:56aujourd'hui
00:58:57pour le jubilé
00:58:58de
00:59:00comment dire
00:59:00le jubilé
00:59:01regardez le bœuf
00:59:02le jubilé
00:59:03le jubilé c'est le dernier match
00:59:04je le dis pour
00:59:05ceux qui ne connaissent pas
00:59:06toujours le football
00:59:07le jubilé de Robert Pires
00:59:08et vous avez donc
00:59:10Christian Carambeu
00:59:11au premier plan
00:59:12vous avez
00:59:13Laurent Blanc
00:59:14et il y avait Franck Leboeuf
00:59:15donc voilà
00:59:16bravo 98
00:59:17et au moins
00:59:17c'est une image
00:59:18un peu plus positive
00:59:19parce qu'on va retomber
00:59:21avec vous
00:59:22dans les images du soir
00:59:23un tir à hauteur de poussette
00:59:25près de Versailles
00:59:26un bébé d'un an
00:59:27à l'hôpital
00:59:27après un jet de mortier
00:59:29lors d'un blocus lycéen
00:59:30c'est une information
00:59:31qui est un peu passée
00:59:32sous les radars
00:59:33mais la plus petite victime
00:59:35de ces émeutes
00:59:37elle a un an
00:59:38et elle est actuellement
00:59:39à l'hôpital
00:59:40parce que ce bébé
00:59:41souffre d'acouphène
00:59:42suite à un tir de mortier
00:59:43la lycéenne
00:59:44a été interpellée
00:59:45c'est une lycéenne
00:59:46qui avait tiré
00:59:47ce mortier d'artifice
00:59:47à hauteur donc
00:59:48d'une poussette
00:59:49voilà ce qui s'est passé
00:59:50notamment dans les rues de France
00:59:51mais bien sûr
00:59:52c'est pour plus de moyens
00:59:53c'est pour plus de profs
00:59:54et c'est pour des meilleures conditions
00:59:55de travail à l'école
00:59:56évidemment
00:59:57évidemment
00:59:58David Tonneli était avec nous ce soir
01:00:00merci à Raphaël Lissac
01:00:01Patrick Urban
01:00:03était là
01:00:03parce que
01:00:04Julien Duroux
01:00:05a pris quelques jours de vacances
01:00:06et on le salue
01:00:07on le salue
01:00:09il en avait bien besoin
01:00:10il n'avait pas pris des vacances
01:00:10pendant tout l'été
01:00:12Julien Duroux
01:00:13donc qu'il profite un peu
01:00:15c'est bien
01:00:15Marie-Liès
01:00:16et Scudé
01:00:17Oulier
01:00:17étaient là également
01:00:18je vous remercie grandement
01:00:20Côtier dans une seconde
01:00:21rendez-vous demain matin
01:00:21merci à mes Tipeurs
01:00:24Sous-titrage Société

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