- il y a 13 heures
- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:01Bonsoir à tous, nous sommes avec Véronique Jacquet, Gilles William Golnadel, Geoffroy Lejeune, Joseph Massescaron et Johan Ouzahier.
00:08On est également avec Mathieu Devez.
00:09Évidemment, beaucoup d'images, beaucoup de séquences à vous montrer ce soir.
00:13Monsieur Lecornu, état d'urgence, c'était cet après-midi.
00:17Sur l'état d'urgence, il faut bien que tout le monde comprenne que ma détermination à rétablir l'ordre,
00:22elle est totale.
00:24Voilà, je ne peux pas vous dire mieux les choses.
00:25Donc tous les outils qui sont à la main du gouvernement et singulièrement à la main du Premier ministre,
00:30sous l'autorité évidemment des compétences du Président de la République pour ce faire, si c'est utile, je le
00:36ferai.
00:37Pas d'état d'urgence. En revanche, Bruno Retailleau réclame l'état d'urgence.
00:43J'appelle le gouvernement à nouveau à se ressaisir et à décréter l'état d'urgence.
00:49Maintenant, sans attendre, le couvre-feu, c'est insuffisant.
00:53Il est incompréhensible que le Président de la République soit passé à côté de cette décision.
00:59Quand l'ordre public est gravement menacé, que les moyens ordinaires ne suffisent plus à prévenir de nouvelles violences,
01:07l'État doit mobiliser les outils, tous les outils, que lui donne la loi.
01:13D'autant qu'un acte 2, samedi prochain, est à nouveau annoncé.
01:18Il n'y a pas d'état d'urgence. Est-ce qu'il fallait un état d'urgence ou pas
01:21en France ?
01:21Il semblerait que, c'est une hypothèse en tout cas, que hier matin, dimanche, Emmanuel Macron ait pensé à l
01:29'état d'urgence.
01:30Et ce qui accrédite cette idée, c'est que Laurent Nunez était prévu au journal de TF1 pour faire une
01:36sorte de débrief ou de mise en place...
01:39D'explication de texte.
01:40D'explication de texte.
01:42Manifestement, en fin d'après-midi, il aurait changé d'avis.
01:45On lui aurait dit que les marchés pouvaient prendre cela très mal et les taux d'intérêt seraient haussés.
01:52La hausse des taux d'intérêt.
01:54Donc, il a fait cette allocution dans laquelle il n'y avait rien, parce qu'il ne pouvait pas la
01:59décommander.
02:00Et ce qui accrédite également cette thèse, c'est que Laurent Nunez a proposé sa démission qui a été refusée.
02:05Et bon, c'est une possibilité avec Emmanuel Macron, c'est toujours difficile de savoir précisément s'il y a
02:12pensé ou pas.
02:13Mais ce qu'il fallait...
02:13Et ce matin, dernière chose, Sébastien Lecornu parle de l'état d'urgence, qui accrédite l'idée qu'elle était
02:19en l'air.
02:20Et il le fait faire par Sébastien Lecornu, qui s'en sort plutôt pas mal dans ses interventions.
02:25Qui au moins est plus crédible que, me semble-t-il, le président de la République hier soir, qui une
02:29nouvelle fois semblait jouer.
02:32Est-ce qu'il fallait l'état d'urgence ? On verra ce soir.
02:35Comment évolue la situation ? On verra si les choses se calment ou pas.
02:39A priori, pour l'instant, il n'y a ni émeute ni pillage dans les rues des grandes villes de
02:43France.
02:44Ils ont tout pillé.
02:44Oui, c'est vrai. 3000 magasins ont déjà été pillés.
02:48Il n'y a plus rien à prendre.
02:50Effectivement.
02:50Il n'y a plus rien à prendre à la place de la République et dans Paris et dans l
02:53'EA, ils ont tout pillé.
02:53À la place de la République et dans l'hypercentre de Paris, je vous confirme qu'il n'y a
02:57plus rien à piller.
02:58Ça, c'est certain.
02:59Mais l'hypothèse que vous évoquez est possible.
03:02Mais l'autre hypothèse, c'est qu'il sait aussi peut-être que l'état d'urgence ne peut plus
03:08le faire respecter.
03:09Il n'y a plus de possibilité de faire appliquer l'état d'urgence.
03:12C'est une autre possibilité.
03:13Les couvre-feux, écoutons Sébastien Lecornu et Mathieu Devesse vont nous donner des renseignements sur le couvre-feu ce soir.
03:21Aussi, j'ai demandé au préfet de déclencher un certain nombre de couvre-feu pour ce soir, couvre-feu partiel,
03:28dans lequel les préfets vont faire ce travail de discussion, non seulement avec les maires,
03:31mais aussi avec les chambres de commerce et d'industrie,
03:33parce que l'un des enjeux de ce couvre-feu, c'est la protection des personnes, mais aussi des biens
03:37et singulièrement des commerces.
03:38On n'est pas sur une délinquance générale classique, on est véritablement sur une délinquance générale très précise,
03:46très spécifique de pillage, de revendre d'ailleurs d'un certain nombre de ces biens pillés.
03:50Il n'est pas question que les choses s'installent comme ça dans la durée, c'est le moins qu
03:54'on puisse dire.
03:54Ces couvre-feu devront être territorialisés et partiels.
03:58Il n'est pas question de mettre tout Paris sous couvre-feu.
04:00Il faut aussi rester calme et faire preuve de sang-froid.
04:03Entre le rétablissement de l'ordre public, qui est ma priorité absolue,
04:06parce qu'il est hors de question de laisser s'installer ce bordel permanent,
04:10et en même temps ne pas attenter aux libertés.
04:12Je pense qu'un grand pays comme la France a déjà su trouver cet équilibre dans le passé.
04:15Il y a aussi une question de ton. Et là, le ton, il l'a.
04:19Je ne sais pas ce qui se passera derrière, sur le terrain, et les fesses, c'est encore autre chose.
04:22Mais au moins, il a le bon ton.
04:26On va partir sur le terrain, je crois.
04:31Comme toujours, nous ne citons pas les journalistes qui sont sur place
04:34pour nous dire comment ça se passe ce soir.
04:36Très rapidement, est-ce que vous pouvez nous dire cela en quelques secondes ?
04:44Pour tout vous dire, il y a un groupe qui est actuellement en train de nous importuner,
04:48mais il y a encore du monde sur la place de la République.
04:51Il y a plusieurs groupes de jeunes ici à 20h qui sont encore en train de patienter
04:58devant la statue de la République ici.
05:01On a vu plusieurs policiers être présents et être également au pied de cette statue de la République.
05:06La place a été, vous le voyez sur les images,
05:09donc elle n'est pas éclairée ce soir pour tenter de dire aux gens qu'il ne fallait pas rester.
05:16Il y a le dispositif policier qui est actuellement présent
05:20et qui va donc faire partir cette foule, cette foule qui cherche plusieurs médias,
05:27qui nous cherche ces news ici.
05:29Donc la situation, on vous tient au courant.
05:32Merci beaucoup Sébastien Lecornu.
05:35Dernière intervention à retenir, la confiance en Laurent Nunez.
05:40Est-ce que Laurent Nunez a ma confiance ?
05:42Oui, s'il ne serait plus à côté de moi.
05:44Je pense que la situation est suffisamment difficile
05:46pour que justement on joue au jeu des démissions, etc.
05:50Moi j'ai une culture, j'ai été ministre des armées,
05:52je vous l'ai dit, j'ai été réservé dans la gendarmerie.
05:54Quand c'est difficile, l'État tient.
05:56Et quand c'est difficile, on réaffirme la confiance dans les gens
06:00qui ont le courage de prendre des décisions,
06:01parce que c'est la différence entre acteurs et commentateurs.
06:04En revanche, on a l'humilité d'aller devant le peuple français en disant
06:08voilà ce qu'on a réussi et voilà ce qu'on a merdé.
06:10Parce que comme dans toutes les opérations difficiles,
06:13il y a des choses qui ont réussi et il y a des choses qui merdent.
06:15Je disais qu'il avait le bon ton, là je suis quand même surpris
06:19de cette manière de s'exprimer pour un Premier ministre.
06:22Je suis d'accord avec vous.
06:24C'est un peu une manière militaire.
06:27Moi je pense que ce n'est pas mal perçu.
06:29Vous pensez que c'est bien perçu ?
06:30Disons qu'ils ont merdé clairement.
06:31Donc que le mot soit dans la bouche du Premier ministre
06:34permet de se dire tiens il y a une forme de prise de conscience.
06:37Au moins il n'y a pas le débat.
06:39Pardon, pour moi c'est fake.
06:41C'est de la com.
06:43C'est de la com, c'est l'utilisation de ce type de mot et de la com.
06:45Bien sûr.
06:46On ne peut pas tomber dans le panneau, c'est pas possible.
06:48Bien sûr, c'est certain.
06:48Bon, en revanche, ce qui me frappe dans chez les dirigeants,
06:51c'est que, et aussi dans toute la presse que je viens d'entendre,
06:54toutes les émissions et ça, ce soir le problème c'est la police.
06:56Bien sûr.
06:57Le problème c'est l'état qui est défaillant.
06:59Mais effectivement personne ne s'intéresse sur le profil des pilleurs.
07:02Alors les black blocs sont identifiés.
07:04Là il n'y a pas de problème pour les identifier.
07:06On sait qu'il vient à l'extrême gauche.
07:07Mais l'éléphant dans la pièce qui est la présence d'épilleurs, casseurs, etc.
07:13C'est très difficile d'avoir un profil, paraît-il.
07:18On va jusqu'au mot racaille.
07:20On s'aventure jusqu'au mot racaille, mais pas plus loin.
07:23Mais j'entends dire, non c'est très difficile.
07:25Ben non, c'est très facile.
07:27Au contraire de voir le profil de ces jeunes gens parce que précisément on le voit.
07:30Il y a un chiffre.
07:31Les couvre-feux, vous vouliez nous dire Mathieu ?
07:33Sur les jeunes qui ont pillé, qui ont saccagé.
07:36Il y a seulement 20 des mineurs interpellés en garde à vue qui résident à Paris.
07:40Sur un peu plus de 130.
07:41Donc on sait déjà que la grande majorité vient des banlieues voisines.
07:44Et c'est réuni notamment en Place de la République.
07:46Ensuite, vous voulez m'entendre sur le couvre-feu ?
07:47Le couvre-feu.
07:48Qu'est-ce qui se passe en France ?
07:50Est-ce qu'il y a des couvre-feux ?
07:50Écoutez bien, parce que ce n'est pas facile à résumer.
07:52Déjà à Paris, il y a deux mesures.
07:54Interdiction de manifester.
07:55Ça c'est de 20h à 6h.
07:57Dans certains secteurs de Paris, autour de la Place de la République.
08:00Pourquoi ?
08:01Car elle a été saccagée.
08:02On l'a vu.
08:03Et Forum des Halles, les commerces qui ont été pillés.
08:05On attend davantage d'informations sur les secteurs concernés.
08:07Ensuite, deuxième interdiction.
08:09Ça y est, il est de retour.
08:10C'est le couvre-feu de 23h à 6h autour de République et des Halles.
08:15Alors ça, c'est la mesure la plus restrictive.
08:18Toute présence est interdite.
08:19Donc restaurant fermé ?
08:21Non.
08:22Quand même pas, concrètement.
08:23Couvre-feu ?
08:23Oui, mais jusqu'à 23h.
08:26À partir de 23h, café fermé, restaurant fermé, boîte de nuit fermée, tout est fermé.
08:31Vous pouvez aller au premier service à 19h, 21h30, ensuite vous devez sortir.
08:35À 23h, tout est fermé.
08:37Exactement.
08:37Boîte de nuit fermée.
08:38Il y aura peut-être des dérogations.
08:41Il y aura peut-être des dérogations pour les restaurateurs.
08:44Oui, ça c'est dans Paris.
08:45Et en France ?
08:47Parce que ça s'appelle presque un confinement de 23h à 6h du matin.
08:51Vous n'avez pas le droit de sortir.
08:52C'est confinement.
08:53Oui, vous ne pouvez pas promener votre chien.
08:54Vous ne pouvez pas, bien sûr.
08:56Oui.
08:56Oui, oui.
08:57Non, mais c'est uniquement sur la place.
08:59Ils disent le secteur république.
09:00C'est uniquement la place de la République.
09:02D'accord.
09:02Le trottoir qui entoure la place de la République, il n'y a pas de couvre-feu, par exemple.
09:05Vous voyez ?
09:06Eh oui.
09:07C'est uniquement la place.
09:08Lyon, pareil.
09:09Mais il n'y a pas beaucoup de restaurants sur la place de la République.
09:11Aucun.
09:12Et en France, est-ce qu'il y a des couvre-feu ce soir mis en place ?
09:15Oui, Lyon.
09:16La presqu'île de Lyon, là, c'est de 21h jusqu'à 6h du matin.
09:2121h ?
09:21Oui, 21h.
09:22D'accord.
09:23Donc là, pareil, couvre-feu, c'est-à-dire que tout est fermé.
09:25Exactement.
09:26OK.
09:26Et là, ce n'est pas 23h.
09:28Oui.
09:2821h.
09:28C'est assez tôt, 21h.
09:30Pareil à Nice.
09:31Alors, Nice, par contre, il y a une particularité, c'est que pour les mineurs.
09:34Ça.
09:34C'est Éric Ciotti qui nous l'a précisé.
09:37Il a pris un arrêté couvre-feu de 21h à 6h du matin dans le centre-ville.
09:41Donc, on parle du Vieux-Nice et du secteur allant de la rue Trachel jusqu'à la gare du Sud.
09:45Pareil pour des communes du Nord, notamment l'île.
09:47Là encore, que les mineurs.
09:48Bon, je voulais vous qu'on montre beaucoup de séquences, bien sûr, et notamment de gens qui ont souffert, des
09:54pharmaciens qu'on va voir, une boulangère, des commerçants, etc.
09:58Regardez cette première séquence d'une pharmacienne qu'on a eue d'ailleurs sur l'antenne d'Europe 1 cet
10:02après-midi et qui a perdu en quelques minutes sa pharmacie.
10:07Tout est foutu, tout est souillé, tout est défoncé.
10:10Là-haut, il y a encore, vous n'avez pas vu là-haut, là-haut, tout est brûlé.
10:15Pour voir le travail de sa vie dans cet état, comment vous voulez qu'on réagisse ?
10:20Et quand on a appelé les flics, ils ont dit qu'ils ne pouvaient pas intervenir.
10:25Ça commence à 16h, à 23h, le mec qui a venu mettre les panneaux, il m'a dit qu'il
10:30ne pouvait même pas rentrer, il y avait encore du monde.
10:36Comment vous voulez qu'on réagisse ?
10:37J'ai un patient qui a un traitement à 13 000 balles qui était dans mon frigo, celui qu'ils
10:42ont brûlé.
10:43Qui est cassé, qui est ventré, qui est, je ne sais pas, il attendait son médicament.
10:48Il y a des gens derrière, il y a des gens qui ont besoin de leur médecin, il y a
10:51des gens qu'on sait, des gens dont on s'occupe, des gens qu'on aide.
10:55Cette pharmacie, j'y ai mis ma vie.
10:57J'y ai mis tout mon argent, j'y ai mis toute ma vie, j'y ai aidé des patients,
11:02j'y ai aidé des gens, j'y ai été fait le max pour être présente pour les gens.
11:08Et moi, je ne sais même pas, c'est des animaux assez stables.
11:11Tous nos reporters disent la même chose, tous les gens qui ont témoigné chez Christine Kelly cet après-midi ou
11:16à l'heure du déjeuner à Europe 1,
11:18tous les gens que j'ai eus aussi cet après-midi sur Europe 1 disent la même chose.
11:21Des hordes de jeunes gens, 15-18 ans, tous masqués, tous habillés en noir, qui rentrent et qui cassent tout.
11:29Qui cassent tout.
11:30Et sans, alors parfois avec des raisons, parce qu'ils viennent voler, et parfois dans une pharmacie, qu'est-ce
11:38qu'ils sont venus prendre ?
11:41Il y a toujours une raison.
11:43J'ai entendu aujourd'hui le Premier ministre dire casser gratuitement.
11:47Non, ce n'est pas gratuit.
11:48Ils cassent parce qu'ils détestent la France.
11:50Il y a toujours une raison, il y a une explication.
11:53Rien n'est gratuit.
11:54S'ils saccagent et qu'ils ne pillent pas, le simple fait de saccager traduit une détestation de notre pays
11:58dont personne ne parle au gouvernement.
12:00Donc ils sont complètement avotés de la plaque.
12:02Ces gens-là, cette séquence, c'est l'éléphant dans la pièce.
12:08Tout le monde prend des précautions oratoires pour ne pas parler de qui pille.
12:13Parce que si vous dites qu'on déteste la France, on se doute que ceux qui détestent la France ne
12:19sont peut-être pas non plus des Français de très vieille génération.
12:23Donc vous ne pouvez pas le dire.
12:25Le Premier ministre s'aventure simplement dans sa déclaration à dire, le secteur de Châtelet pose problème.
12:31Parce qu'il concentre les transports en commun.
12:34Et on sait tous que les transports en commun qui arrivent à Châtelet viennent de banlieue.
12:38Mais ça, il ne dit ni banlieue ni immigration.
12:40C'est un mot qu'il ne prononce pas.
12:43Souvenez-vous au moment de la victoire du PSG en Ligue des champions, on avait parlé de la délinquance ludique.
12:50Parce que ça cassait déjà, finalement, sans raison.
12:53Ce n'était pas simplement pour fêter la victoire du PSG.
12:56Une délinquance ludique.
12:57Et là, il me semble que c'est une délinquance ludique XXL.
13:00C'est-à-dire qu'on va toujours plus loin.
13:02Puisque de toute façon, on n'est jamais arrêté.
13:04Et on avait aussi souligné à l'époque une première.
13:07C'est qu'on quittait effectivement la banlieue.
13:09Ce phénomène de razia concernait désormais les grandes métropoles, les centres-villes.
13:14Et de plus en plus, on l'a vu là ce week-end, les villes moyennes.
13:18Et c'est un petit peu l'effet.
13:20On part de chez nous pour aller chez eux.
13:23Donc il y a une volonté de prédation.
13:24Il y a une volonté de conquête du territoire.
13:26Alors on va écouter Dalida.
13:28Dalida, elle est directrice d'Urban Bakery.
13:31Elle était ce matin avec nous.
13:32Elle est directrice d'une boulangerie, Urban Bakery, Place de la République.
13:36Et l'établissement tout juste ouvert dans Paris s'est retrouvé saccagé en une soirée.
13:40Les individus, vous voyez ces images, ont forcé la grille.
13:43Ils ont apporté des IPAD, une caisse centralisée, un coffre fracturé, machine à café,
13:47laissant ce commerce de proximité sans outils pour travailler.
13:50Elle était avec nous ce matin.
13:51Je vous propose d'écouter Dalida.
13:55On avait des collaborateurs qui travaillaient encore dedans.
13:58On a voulu déjà sécuriser notre personnel en priorité parce que c'était un chaos total.
14:05Et je remercie d'ailleurs les forces de l'ordre qui se sont interpellées.
14:09Mais hélas, ils ont été plus forts.
14:12Ils ont tout cassé.
14:13Et mon personnel a été mis à l'abri grâce à des commerçants,
14:17à la solidarité des commerçants qui se trouvent à côté.
14:20Et ça, je les remercie infiniment.
14:21Ce qui nous désole, c'est de se dire que ça arrive à des petits commerçants.
14:28Parce qu'on n'est pas des grands commerçants.
14:31On essaye de faire donner du travail à des gens qui ont une famille derrière,
14:37qui doivent vivre.
14:39À ce jour, on ne sait pas ce que sera fait.
14:42On est dévastés parce qu'au bout de 15 jours, on pensait de pouvoir apporter, comme je dis, que du
14:49bonheur.
14:49Parce que quand on vient chercher du pain, le pain c'est la vie.
14:53Urban Bécry essaye d'apporter un commerce de proximité.
14:58On n'est pas des grandes chaînes.
14:59On n'est pas un grand Leclerc, un grand carrefour, un grand intermarché qui peut se retourner après.
15:08Mais nous, non.
15:10À la fin de l'émission, la pharmacienne pleurait.
15:14Là, vous allez entendre un homme en colère, un gérant d'un franpris.
15:17Écoutez.
15:19C'est un directeur dans le magasin.
15:21Regardez comment il pleure.
15:22Regardez là.
15:23Bravo à vous.
15:24Regardez.
15:26C'est honteux.
15:28Putain, c'est honteux.
15:35C'est pas possible.
15:38Et Allah, il y a la manière pour revendiquer les gens.
15:40Revendiquer avec classe.
15:42Mais pas comme ça, bordel.
15:45On a fait quoi, nous ?
15:46On est des pères de famille.
15:47C'est notre putain de magasin.
15:49Comment on va se le sortir maintenant ?
15:50Je cours derrière la séance.
15:54C'est malheureux, putain.
15:58C'est avec moi pour revendiquer vous, de quoi ?
16:04Voilà l'état du magasin.
16:08Vous regardez vous-même l'état du magasin.
16:11Qu'est-ce que vous ressentez quand vous voyez ça ?
16:13À votre avis.
16:15À votre avis.
16:17Qu'est-ce qu'on peut ressentir quand on vient ?
16:19On massacre ce propre magasin.
16:22Gratuitement.
16:24Voilà.
16:25Comment on va s'en sortir comme ça ?
16:26Il nous faut combien de temps maintenant pour rétablir le magasin et le remettre au carré ?
16:31Regardez.
16:32Je ne parle même pas des salariés comme on les a traumatisés.
16:35Regardez l'état du magasin.
16:38Regardez.
16:43À Belleville.
16:45Bon, pareil, on sera tous d'accord pour commenter ces images de la même manière.
16:49C'est scandaleux, c'est terrifiant, c'est émouvant.
16:52Et que faire pour cette personne, sinon espérer que les assurances marchent et marchent vite ?
16:59À Belleville.
17:00Espérons.
17:00Ce sera difficile.
17:02Espérons.
17:02À Belleville.
17:03C'est extraordinaire.
17:04Vous allez voir, des gens qui sortent du Darty, à Belleville,
17:08Alors, il y en a un qui sort, je pense que c'est une machine à laver ou une machine
17:12à je ne sais quoi.
17:14Et vous allez voir comment il sort avec son magasin.
17:16Il vient faire ses courses.
17:18Est-ce qu'on peut voir cette image à Belleville ?
17:22Voilà.
17:22Alors, oui, voilà.
17:23Donc, il sort.
17:24Il a pris la machine à laver ou la machine à sécher.
17:27Donc, il y a quelqu'un d'autre.
17:29Je ne sais pas ce qu'il part.
17:29Il prend, manifestement.
17:31Il vient faire ses courses également.
17:34Et le Darty de Belleville a été entièrement pillé.
17:38C'était des images.
17:40C'est porte ouverte.
17:43Exactement.
17:43Il y a eu des images aussi où on voyait des mères de famille.
17:48Voilées avec vous.
17:49Qui attendaient que leurs enfants terminent de faire leur course.
17:54Absolument.
17:55Leur course, avec 12 guillemets de chaque fois.
17:57Pour les mettre, pour remplir leur caddie et pour repartir.
18:00Alors, l'image dont vous parlez, elle est à Marseille.
18:02C'est la séquence.
18:03Et je le dis pour Martin Mazurk avec nous ce soir.
18:07Regardez cette mère de famille.
18:08Elle, elle part avec trois paires de chaussures.
18:12Elle est entrée dans le magasin.
18:14Donc, vous allez la voir.
18:15Cette dame.
18:16Et elle est là.
18:17Elle va passer devant vous.
18:18Voilà.
18:19Elle a ses trois paires de chaussures.
18:20C'est une autre.
18:21C'est une autre.
18:22C'est une autre.
18:22C'est une autre.
18:23C'est trois paires de chaussures.
18:24Elle est très bien, celle-là.
18:24C'est-à-dire que c'est presque en famille.
18:26Et il y a une séquence également à Marseille où des commerçants, vous allez voir ces commerçants
18:33qui se battent avec des jeunes émeutiers et qui essayent de récupérer ce qui a été volé à Marseille.
18:59Ils protégeaient leurs marchandises.
19:00Vous avez vu cet homme qui est un petit peu fort, qui a sans doute une cinquantaine d'années
19:04et qui a pris un jeune et qui a tenté de récupérer sa marchandise.
19:08Mais sincèrement, l'activité de pillage, de pilleur, c'était l'activité la plus sûre de France.
19:16Il ne courait aucun risque.
19:17J'attire votre attention sur le fait qu'aux Etats-Unis, lorsqu'il y a des pillages de ce genre,
19:22on utilise des armes non létales, des balles non létales pour tirer sur les pillards.
19:28Et si les pillards sont armés, on utilise des balles létales.
19:32Il n'y a plus de pillage du coup.
19:35On vous est un peu en avance, mais pourquoi pas ?
19:37Et je le dis pour Martin Mazur, on était avec Axel Ronde, cet après-midi sur Europe 1.
19:42Et il dit ce que vous dites là.
19:43C'est-à-dire qu'il souligne que depuis des années, on a enlevé à la police la possibilité de
19:49répondre
19:50avec des armes qui étaient non létales.
19:52Et plus le temps passe, moins ils ont d'armes pour répondre.
19:55Donc c'est exactement ce que vous dites.
19:56Donc Axel Ronde, écoutez, il est syndicaliste, unité CFTC, je crois.
20:03– CFTC, pas unité.
20:04– Oui, CFTC, il est CFTC et ce qu'il dit est tout à fait intéressant à écouter.
20:10C'est-à-dire que c'est aussi la conclusion de 40 années d'idéologie où on tape sur les
20:16flics
20:16et on les empêche de faire leur job.
20:20– Donc on nous retire des moyens intermédiaires de défense
20:23et on s'est retrouvé à gérer une émeute avec du gaz lacrymogène, si vous voulez.
20:33On a tiré plus de 10 000 grenades lacrymogènes samedi, ça n'a pas fonctionné.
20:38Elles ne fonctionnent pas ces grenades, si vous voulez.
20:40Il faut nous donner des moyens supplémentaires, les LBD par exemple.
20:45Avant on avait une distance de 30 mètres, aujourd'hui elle est à peine de 15 mètres pour l'efficacité.
20:50Et vous avez des individus qui nous tiennent à distance avec des mortiers d'artifice.
20:54Donc on ne peut plus opérationnellement interpeller des individus.
20:58Ils ont réussi, si vous voulez, à inverser la tendance en nous désarmant clairement.
21:05Et ça j'en veux aux politiques successives qu'il y a eu ces 15 dernières années.
21:10Et on se retrouve avec le chaos, avec une police complètement, si vous voulez,
21:16n'étant pas en possibilité de pouvoir protéger les habitants, protéger les commerçants.
21:24C'est terrible, vous savez.
21:25Les policiers ont vraiment un goût amer aujourd'hui.
21:28On a été déjà blessés dans nos chairs.
21:30Il y a plus de 1000 policiers qui ont été blessés rien que samedi.
21:34On est vraiment dans une situation où on a été abandonnés, clairement.
21:41Où on nous a abandonnés aussi.
21:43L'État a abandonné, que ce soit la police, mais que ce soit les citoyens français.
21:47Il va falloir qu'on se ressaisisse.
21:48Il va falloir que nos politiques se ressaisissent rapidement.
21:51Parce que ça va être le chaos.
21:52Oh, le jeune, pour une seule raison, la lâcheté.
21:55La lâcheté.
21:56La peur de l'espace médiatique.
21:58La lâcheté des hommes politiques.
22:00Qui ne veulent pas effectivement imposer la force à la police.
22:04Et qui ne veulent pas monter au créneau pour dire, les flics vont répondre en fait.
22:09Et il y a une citation de De Gaulle que j'ai.
22:11Il y a de la bêtise.
22:13Il y a de la bêtise.
22:13Il y a souvent de la lâcheté.
22:15Ils ont émasculé l'État.
22:17Oui, mais pourquoi ?
22:19Par ailleurs, le moment où il pourrait reprendre l'initiative,
22:22parce que là, je pense que l'opinion était prête à l'état d'urgence,
22:24il se trouve des excuses.
22:25Ce que vous avez dit au début de l'émission,
22:26moi, je ne suis pas du tout d'accord avec cette histoire de
22:28les marchés pourraient tout à coup fonctionner la France
22:30si jamais il y avait l'état d'urgence.
22:32Qu'est-ce que c'est l'histoire des marchés ?
22:33Non, c'est ce que pensait Emmanuel Macron.
22:35Je sais bien, mais vous l'avez rapporté en début d'émission.
22:37Moi, je ne suis pas du tout d'accord avec ce qu'Emmanuel Macron pense.
22:40Les marchés, ils sanctionnent l'incapacité du politique
22:42à la fois sur le plan financier à reprendre le contrôle
22:44et aussi sur le plan sécuritaire.
22:45Ce pays qui part complètement à volo.
22:47C'est maintenant au contraire.
22:48Si jamais, bien sûr, si jamais il y avait eu l'état d'urgence,
22:50au moins les gens se seraient dit, bon, la situation est tenue.
22:54Mais regardez la citation du général de Gaulle.
22:57Et elle est formidable, cette citation du général de Gaulle.
22:59Ce n'est pas un fasciste, le général de Gaulle, que je sache.
23:02Comment voulez-vous dialoguer avec des enragés
23:04qui veulent tout foutre en l'air ?
23:06Le seul ton à prendre quand il y a des émeutes dans la rue,
23:08c'est le ton du commandement.
23:10A la fin des fins, l'état a une prérogative,
23:12celle d'abattre ceux qui veulent l'abattre.
23:14Vous faites les sommations, vous tirez en l'air,
23:16vous une fois, deux fois, et si ça ne suffit pas,
23:18vous tirez dans les jambes.
23:20Il faut d'abord rétablir l'ordre, c'est une affaire de rapport de force.
23:23Et bien voilà.
23:23Voilà, effectivement.
23:24Et bien voilà.
23:25Et plus on attend, plus il va falloir faire ça.
23:27Plus il faudra tirer un jour.
23:29Mais vous avez parfaitement raison.
23:30Alors, vous avez vu ces policiers qui sont pris à partie.
23:32Il y a cette voiture qui est obligée de partir.
23:35Vous avez vu sans doute cela.
23:36Ce n'est pas la première fois d'ailleurs.
23:38Et on va la revoir.
23:39Donc écoutez, parce que ces policiers vont être obligés de partir.
23:53Je vous assure que c'est un miracle.
23:55C'est un miracle qu'il n'y ait pas eu de mort.
23:58du côté de la police,
24:00mais également du côté des manifestants.
24:02Et pourquoi il n'y a pas de mort ?
24:04Parce qu'ils ne répondent pas.
24:05Vous vous rendez compte qu'ils sont dans leur voiture.
24:07Vous imaginez le stress que c'est.
24:09Ils sont dans leur voiture.
24:10Ils pourraient sortir, ils ont leur arme.
24:12Ils ne le font pas.
24:13Là, c'est différent, Pascal.
24:14Ce sont des policiers municipaux.
24:16C'est-à-dire qu'ils n'ont pas d'armes.
24:18Ils ne sont pas armés.
24:18Ils ne sont pas armés.
24:19Pardonnez-moi, à Paris.
24:20Pour le coup, ils ne peuvent pas riposter si leur vie est en danger.
24:23Voilà.
24:24Ils ne sont pas armés, les policiers municipaux, à Paris.
24:26Ça dépend des villes, mais à Paris, non.
24:27À Paris, ils ne sont pas armés.
24:29Bon.
24:29Donc, vous faites bien, effectivement, de préciser cela.
24:32Bon.
24:33Là, il y a une séquence à Marseille, maintenant.
24:35Où, de la même manière, ils sont pris à partie.
24:37Vous allez voir comment ça se passe.
24:56Vous voyez le monsieur qui lance un pavé sur un policier ?
25:01Celui-là.
25:02Moi, je le mets en toule pendant cinq ans.
25:04Bien sûr.
25:04Je fais une peine planchée.
25:06Vous touchez à un flic.
25:07Vous touchez à une voiture de flic.
25:09Peine planchée cinq ans.
25:10Je vous assure, ça, très rapidement, il y a quelqu'un au Salvador qui a fait un tweet,
25:17d'ailleurs, que vous avez peut-être vu, qui s'appelle M. Bukele, qui a dit, nous,
25:20on avait des problèmes infiniment plus importants que la France.
25:23En un an, ça peut être réglé.
25:25Mais il faut faire preuve de très grandes fermetées.
25:27À ce point, la police est désarmée.
25:28J'ai entendu un représentant du syndicat de police Alliance dire que sur les ondes radio de la police,
25:35les messages suivants avaient été diffusés.
25:38Faites ce que vous pouvez avec ce que vous avez.
25:41Voilà les consignes qu'ont reçues les forces de l'ordre au pire de la crise dans la nuit de
25:47samedi.
25:48Mais sur ces images-là, Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, est très ferme.
25:51Il donne des consignes au procureur généraux.
25:53C'est si vous touchez un policier, un gendarme, un sapeur-pompier, c'est détention provisoire.
25:59C'est-à-dire que vous allez en prison en attente de votre jugement.
26:02Malheureusement, la justice, c'est les magistrats qui la décident.
26:06L'indépendance de la justice, c'est très bien.
26:07Mais donc, vous avez ces individus qui continuent car ils ne vont pas en détention provisoire
26:11lorsqu'ils s'en prennent à vos autorités.
26:12Les premières personnes qui ont comparu, huit mois de prison dans deux fermes.
26:17Alors que je rappelle...
26:19C'est déjà bien.
26:20Je rappelle quand même que l'article 322B du Code pénal
26:24sur, en effet, destruction de biens en bande organisée,
26:27c'est 5 ans normalement et 150 000 euros d'amende.
26:32Mais je pense qu'on y viendra parce que l'opinion peut être...
26:35Parce qu'on n'est que le début, souvenez-vous.
26:37On dit ça tous les jours, tous les jours, tous les jours.
26:40C'est-à-dire que nous ne sommes qu'au début.
26:41C'est-à-dire que maintenant, la prochaine étape, c'est qu'ils rentreront dans les appartements.
26:44Nous l'avons dit, ce qu'avait dit Thibaut de Montbrayage.
26:46C'est déjà arrivé à Douai dans le Nord.
26:47Mais bien sûr.
26:49Et les seuls qui témoignent de la réalité,
26:52les seuls, quoi, en tout cas,
26:54qui parlent de cela depuis de nombreuses années,
26:57que ce soit Europe 1, que ce soit CNew,
26:58le journal du dimanche, etc.,
27:00nous-mêmes sommes ciblés
27:01parce que nous traitons ces affaires-là.
27:04Et vous avez le président de la République qui dit Brent Wachet.
27:07Et vous avez Éric Dupond-Moretti qui dit sentiment d'insécurité.
27:10Et vous avez un livre à Crépol qui est expliqué qu'on n'a pas vu Crépol.
27:14Et vous avez Patrick Cohen, etc., etc., qui explique qu'à Crépol non plus,
27:18on n'a pas vu ce qu'on avait vu.
27:19Donc voilà, c'est tout un univers médiatique.
27:22Et vous avez un célèbre...
27:23Alors, je ne cite plus aujourd'hui les artistes.
27:25Je ne veux plus.
27:26Parce qu'après, je...
27:27Bon, un artiste, un footballeur, un écrivain, un journaliste à la langue...
27:33Alors, il y a un ancien footballeur, Emmanuel Petit,
27:35qui a eu un autre discours pour le coup.
27:36Je suis d'accord.
27:37Mais tous ces gens-là...
27:38Hier, sur France 2, c'est plus France 1, c'est sur France 2,
27:41il parle de Trump.
27:43En disant Trump, il a le droit de dire qu'il fait jour à midi.
27:46Trump a pointé l'immigration.
27:49Eh bien, le commentateur a dit,
27:52« Ça n'est pas attesté. »
27:55Il faut leur fournir une attestation notariée
27:58pour montrer l'importance de l'immigration dans cette histoire-là.
28:02Alors, justement, on va en parler.
28:03La procureure de Paris a dit qu'elle ne peut absolument pas
28:07confirmer l'appartenance de l'ultra-gauche des casseurs.
28:11Oui.
28:11La procureure de Paris.
28:13Et, bon, alors justement, le communautarisme dans cette séquence.
28:17Je vous propose d'écouter une première femme
28:20qui nous a repris cette séquence,
28:22puisqu'elle l'a mise elle-même sur TikTok.
28:25Et ça donne le climat ou la couleur de la séquence que nous vivons.
28:28Et c'est cette femme qui parle aux Français.
28:31Et c'est intéressant d'ailleurs de voir comment,
28:34quand elle parle des Français,
28:35on a l'impression, alors qu'elle est française,
28:37elle ne parle peut-être pas de...
28:40ne se sentent peut-être pas tout à fait françaises.
28:42Écoutez.
29:11Regarde-moi bien, Marine.
29:13On a traité dans les écoles, on galère pour finir les fins du mois.
29:16Il y a des problèmes horribles en France.
29:18On a passé à un 2026, c'était une catastrophe.
29:21Et vous, vous venez prendre nos plateaux télé pour notre voile,
29:25pour notre voile, pour notre religion.
29:28Et bien là, la France et les Français sont en train de vous donner une bonne leçon.
29:31C'est à notre tour, là.
29:32C'est nous, on a la couronne sur la tête.
29:34Ça y est.
29:36Merci.
29:37Merci à tout ce soutien.
29:39Je suis choquée.
29:40Je suis...
29:41J'en ai des frissons.
29:42Tout ce soutien.
29:43Je suis là sur TikTok.
29:44Je vois, je vois, je vois, je vois que ça.
29:47C'est magnifique.
29:48Continuez comme ça.
29:49C'est un plaisir.
29:50C'est un plaisir.
29:51Je me suis toujours dit,
29:52je me suis toujours dit,
29:54je vais porter le voile
29:55quand le voile vraiment, il sera mis,
29:57il sera mis sur le podium.
30:00Et bien voilà.
30:00Voilà.
30:01J'y suis.
30:01On est dedans.
30:03C'est drôle comme phrase.
30:04Les Français prennent notre défense.
30:06C'est étonnant comme phrase.
30:07Elle parle de la Nouvelle-France.
30:09Les Français prennent notre défense.
30:11Comme si elle n'était pas elle-même appartenait à la communauté française.
30:14Elle a des raisons de se réjouir.
30:16Parce que ça n'est pas une petite minorité qui est dans la rue.
30:2050% des jeunes entre 18 et 24 ans,
30:24ils sont pour Mélenchon.
30:26Dans les banlieues, à mon avis,
30:27il y a 50% des banlieues qui sont avec ça.
30:30C'est qu'on n'a pas affaire.
30:32Pourquoi c'est une guerre civile ?
30:33Parce qu'on n'a pas affaire à une petite minorité.
30:36On a affaire à une très grande minorité.
30:39Alors le mot guerre civile, j'avais évidemment...
30:41Non, non, non, vous n'avez pas modéré.
30:42C'est une guerre civile.
30:44Excusez-moi.
30:45En tout cas, on s'en rapproche.
30:47Mais c'est la France.
30:49C'est la France.
30:50Mais Bruno Retailleau, manifestement, dit la même chose que vous.
30:53Écoutons-le.
30:53Il a souvent raison.
30:57Nous sommes désormais en guerre.
30:59Oui, je dis bien en guerre.
31:01Contre ceux qui veulent faire reculer la République par la violence.
31:06Cette armée de casseurs, de voyous,
31:09rassemble des groupuscules gauchistes
31:11et des bandes de délinquants dans une même haine.
31:14La haine des policiers,
31:16l'haine de la République,
31:18la haine de la France.
31:20Cette haine est nourrie par des discours incendiaires,
31:23notamment ceux de la France insoumise
31:25qui désignent régulièrement
31:27et sans cesse les forces de l'ordre à la vindicte.
31:32La France doit se débarrasser de ce poison
31:34qu'est la mélanchonisation du bébat public.
31:38Puisque nous sommes sur le chapitre communautarisation
31:41ou communautarisme de cette séquence,
31:44je vous propose d'écouter un jeune
31:47dont évidemment ce qu'il dit est parfaitement incohérent
31:49mais qui est représentatif
31:52de ce que nous avons entendu, vu également,
31:56ce week-end.
31:56Écoutez.
31:58Je viens pour tout piller, moi.
31:59Ils ont augmenté le prix de l'essence et tout.
32:01Ma mère, elle a une voiture et tout.
32:03Et bien voilà, je manifeste pour ça.
32:04Mais du coup, t'as pris quoi, toi, un peu ?
32:05Je pris des vêtements un peu et j'ai posé au sport.
32:07Ah ouais, ouais, ouais.
32:08Mais tu penses que ça sert à quelque chose ou pas de piller ?
32:10Ça va pas arrondir les fins de mois de ta mère, finalement, tu vois ?
32:13T'économises de l'argent en pillant et tout comme ça.
32:15Et après, tu vas revendre, c'est ça ?
32:17Ouais.
32:17Ton avis sur la France, globalement ?
32:18Je pense que la France, c'est un pays de raciste
32:22et qu'il faudrait qu'on soit tous égaux dans la France.
32:24Quand on nous voit comme ça, et bien voilà.
32:27Par exemple, tout à l'heure, je voulais rentrer dans un restaurant
32:29et bien ils m'ont refusé alors qu'un Français, on va dire,
32:32ils l'ont pris, ils l'ont accepté.
32:34Ouais, mais t'as vu, là, tu dessers la coste.
32:36Parce que tu vois, comme tu pilles et tout,
32:37après, les gens, ils vont encore avoir l'image du maghrébin qui vole et tout, finalement.
32:40Ouais.
32:40Moi, je pense que l'avenir de la France,
32:43si on continue comme ça, ça va être le chaos.
32:45Tu penses que le RN, il va arriver au pouvoir ou pas ?
32:46Ouais, je pense.
32:47Tu comptes rester en France s'il y a Marine Le Pen ?
32:49Non, non, en Algérie, moi.
32:51Ah ouais ?
32:52C'est une dinguerie, il y a tout le monde qui pille et tout.
32:54Là, ils en repartent au moins pour 1 000 euros, là.
32:55Attendez, petite intro.
32:58Ah, il part.
32:59Qu'il reparte.
33:00Il y a des moments, parfois, qui peuvent être amusants.
33:04C'est-à-dire qu'il dit, la France, c'est un pays de racisme.
33:06D'ailleurs, je voulais rentrer dans un restaurant,
33:08il y a 5 minutes, on m'a refusé.
33:10Il est habillé en noir, il est plié jusqu'à la tête,
33:13il a une capuche et il s'éteint.
33:15Mais il veut lutter contre les préjugés.
33:16Mais ce qu'il dit, il y a beaucoup de jeunes gens,
33:18que j'entends ça, la France est un pays de racisme.
33:21Ils sont élevés au lait.
33:23Si ça fait 20 ans qu'on leur dit, il ne manquerait plus qu'ils ne le croient pas.
33:27Non, mais pardon, vous dites en rigolant qu'ils repartent, etc.
33:30Mais c'est un message très sérieux qu'il faut envoyer.
33:32Ceux qui ne sont pas bien en France peuvent toujours partir.
33:35On n'est pas dans une dictature.
33:36On est libre de circuler.
33:38Et que ce jeune homme, que la dame Voilé, que nous avons vu avant,
33:41dise bien aux migrants du monde entier
33:43que si la France est un pays à ce point horrible,
33:46qu'ils ne viennent pas.
33:47Qu'ils ne viennent pas chez nous.
33:49Comme ça, les choses seront claires.
33:50Voilà le message qu'il faut envoyer à tous ceux
33:53qui veulent venir semer le chaos en France.
33:55Il ne faut pas sous-estimer quand même
33:57dans ce qui vient d'arriver, l'influence de certains pays,
34:01les ingérences étrangères, comme celle de l'Algérie.
34:04Certains font le parallèle avec la date de 17 octobre, 61.
34:08Sur les réseaux sociaux, ça circulait quand même
34:09depuis plus d'une semaine.
34:1117 octobre.
34:12Je vous assure, il n'y a pas besoin d'avoir d'agence de l'Algérie
34:14pour savoir ce qu'ils pensent.
34:16Oui, il y a quand même une détestation de la France.
34:19On a vu aussi sur des réseaux sociaux, sur des sites.
34:22Il y a une détestation de la France.
34:23Vous avez un président de la République
34:24qui dit qu'on a fait un crime contre l'humanité,
34:26avec la colonisation,
34:28qui explique qu'il n'y a pas de culture française.
34:30Et on passe notre temps à dire du mal de la France
34:33à ces jeunes gens.
34:35Et vous allez écouter tout à l'heure Ariane Askarit.
34:37Ce qu'elle dit est absolument sidérant, d'ailleurs.
34:39On ne les entendait pas depuis 40 ans, non ?
34:41C'est pas ça ?
34:41Oui, elle dit que ces jeunes gens, je veux dire,
34:45on fait tout pour ne pas les intégrer.
34:47C'est quand même...
34:47Mais c'est même...
34:48Pardonnez-moi, c'est odieux de dire ça.
34:50C'est odieux.
34:51C'est-à-dire qu'elle dit quoi ?
34:53Que la France est un pays raciste ?
34:54Mais c'est odieux d'entendre ça,
34:56de la part de Mme Askarit.
34:58Alors que tout a été fait précisément
35:01pour que ces jeunes gens, depuis des années et des années,
35:04soient assimilés et soient intégrés
35:05le mieux possible à la société française.
35:07On va les entendre, Mme Askarit ?
35:09Vous voulez les écouter maintenant ?
35:10Allez, écoutons-la maintenant sur ce sujet.
35:13À France Inter.
35:14Elle était sur France Inter ce matin,
35:16mais c'est absolument...
35:17Sonia De Villers, le...
35:18Exactement, mais c'est incroyable
35:20de dire des choses comme ça,
35:21d'accuser la France.
35:22C'est la France qui serait responsable.
35:24C'est le discours de Mélenchon.
35:25Il ne manquerait plus qu'elle...
35:27Écoutez, quand même, il faut réagir,
35:29très gentiment.
35:29D'ailleurs, elle peut venir, Mme Askarit,
35:32sur ce plateau.
35:32Elle ne viendra pas, d'ailleurs,
35:33parce que ces gens, ils ne viennent jamais.
35:34Ils vont sur France Inter
35:36où ils ne sont pas concrets.
35:37Donc, moi, je lui dirais,
35:38ben non, en fait, Mme Askarit,
35:39je suis désolé de vous le dire.
35:40Non, en fait.
35:41Son mari, Robert Desguédiquian,
35:43était invité deux jours avant
35:46à France Inter.
35:47D'accord ?
35:49Il a dit un petit peu de mal du RN.
35:51Je me permets de vous rappeler
35:52que c'est un soutien de Mélenchon.
35:55Il a le droit.
35:56Il m'étonnerait beaucoup
35:56que Mme Askarit...
35:58Mais il a le droit
35:58d'être un soutien de Mélenchon.
35:59Mais enfin, vous n'avez pas le droit
36:00de dire que la France
36:01n'a pas voulu assimiler
36:02ou intégrer ces jeunes gens.
36:03Enfin, attendez, c'est un bloc, ça.
36:05Écoutez, d'autant que je me permets
36:08de le dire que c'est cette génération
36:09qui pose problème.
36:10La génération des grands-parents,
36:12moi, je peux vous citer
36:13beaucoup de gens issus de l'immigration
36:14dans les années 70,
36:15qui sont nés en 70, 71, 72, 75.
36:18Il n'y avait pas de souci.
36:19Je peux vous parler
36:19de Zinedine Zidane.
36:20Bien sûr.
36:21Par exemple, qui n'a jamais eu
36:23la génération Zidane,
36:24il n'y a pas de souci.
36:24Bien sûr.
36:25Écoutez.
36:26Bien sûr.
36:27Ce sont des jeunes gens
36:28qui, au fond,
36:30n'ont aucun sens de la République.
36:32Mais pourquoi ils n'ont aucun sens
36:33de la République ?
36:34Parce que ça fait plus de 40 ans
36:36qu'on ne les a pas inclus
36:37dans la République.
36:39Qu'on n'a plus appris
36:40à ces jeunes gens,
36:42à ces enfants,
36:43qu'ils pouvaient faire partie
36:44de la République.
36:45Donc, ils s'en foutent complètement.
36:47Eux, ce qu'ils voient,
36:48c'est des images
36:49qu'on leur envoie
36:50à longueur de temps
36:50sur des réseaux,
36:51sur des machins comme ça,
36:52de luxe.
36:54Et de, tiens,
36:54si on pouvait avoir
36:55telle tablette,
36:56tiens, si on pouvait avoir
36:57telle robe,
36:58tiens, si on pouvait avoir
36:58telle paire de chaussures.
36:59Et alors, comme des débiles,
37:01parce qu'il n'y a pas
37:01d'autre mot que ça,
37:02des débiles,
37:03ils s'attaquent
37:04et ils fracassent tout.
37:06Elle n'est pas modérée.
37:07Franchement, c'est odieux
37:08de dire ça.
37:09Odieux, mais vraiment
37:10à un niveau de...
37:11C'est ridicule.
37:12Pardon, c'est ridicule.
37:14C'est ridicule.
37:15C'est tout ridicule.
37:17Non, vous ne pouvez pas dire
37:18que c'est ridicule.
37:19Parce que ce n'est pas
37:20que ridicule.
37:21C'est là-bas ridicule
37:21parce qu'elle parle de jeunes
37:22et elle dit ça fait 40 ans.
37:24Donc, pardonnez-moi.
37:25Mais ce n'est pas
37:26que ridicule
37:26parce que ce discours-là,
37:29ce discours-là
37:30est un discours
37:32qui influence
37:32toute une génération.
37:33On leur dit, au fond,
37:34ce n'est pas de votre faute.
37:35La République ne veut pas
37:36de vous depuis trop longtemps.
37:38C'est ça qu'elle dit
37:39à ces jeunes.
37:39Donc, elle légitime
37:41d'une certaine manière.
37:42Ne cherche pas la réalité.
37:44On est dans le fantasme.
37:45On est dans le pur fantasme
37:47dans lequel on vit
37:48effectivement depuis
37:4920, 30 ans.
37:50C'est très simple.
37:52Depuis François Mitterrand
37:54et l'opération
37:55Malek Bouti,
37:57Julien Dray,
37:58c'est racisme.
37:59C'est quand même un...
38:01Ça révèle un rapport réel
38:03chez les artistes de gauche
38:03qui est quand même
38:04très problématique.
38:05Parce que si vous regardez
38:06factuellement ce qui s'est passé,
38:07on paye.
38:08Ils ont l'école,
38:09l'école gratuite.
38:11On leur a payé
38:12les fameux quartiers
38:15qui ont été construits
38:16pour eux, etc.
38:16La fiscalité française
38:18paye énormément de choses,
38:19notamment sur le social.
38:20Ensuite, on leur a dit
38:21exactement l'inverse
38:22de ce qu'elle dit.
38:22C'est-à-dire qu'on leur a dit
38:23la France, c'est Black Bomber,
38:24c'est génial,
38:24vous avez tout de votre part,
38:25etc.
38:26On leur a donné des icônes.
38:27On leur a donné évidemment
38:28Zidane il y a longtemps,
38:28mais on leur a donné
38:29Omar Sy.
38:30Mais ils ont eu eux-mêmes.
38:32On leur a donné...
38:33Voilà.
38:33Ils n'ont pas été empêchés
38:34de réussir ces gens-là.
38:35Il y a des modèles.
38:36Ensuite, il y a tout
38:37un discours ambiant
38:37qui explique exactement
38:38l'inverse de ce qu'elle dit.
38:40Et à la fin,
38:40vous vous retrouvez
38:41avec ce discours-là
38:41en 2026,
38:42au lendemain des meutes.
38:43Alors que précisément,
38:45les Français
38:45les plus appréciés
38:47sont parfois issus
38:48de l'immigration.
38:49C'est-à-dire,
38:50c'est Omar Sy,
38:51c'est Nédine Zidane,
38:52etc.
38:52Donc, c'est le contraire
38:53de ce qu'elle dit
38:54puisque, comme vous le dites
38:55très justement,
38:56ils ont des...
38:57Les artistes ont fait
38:58Dupont-Lajoie.
39:00Dupont-Lajoie.
39:00Je suis désolé.
39:02Dupont-Lajoie,
39:03c'est l'histoire
39:03d'un beau franciste.
39:04Et on a fait
39:06que des Dupont-Lajoie.
39:08Oui, mais pardonnez-moi,
39:09mais ça correspondait
39:10aussi à une époque.
39:11Il y a eu
39:11des Dupont-Lajoie.
39:12Ah d'accord.
39:13Je suis désolé de vous le dire.
39:14Vous avez raison.
39:15Tous les Français
39:15étaient des Dupont-Lajoie.
39:16C'était pas une caricature
39:18d'après vous.
39:18Non, mais il y en a eu.
39:19C'était pas une caricature.
39:20Il y en a eu.
39:22Il y en a eu.
39:22Pardonnez-moi,
39:22mais il y a eu
39:23dans cette période-là,
39:25c'est un fils d'Yves Boisset
39:26que je connais bien,
39:28il y a eu,
39:29ça a existé.
39:30Des Dupont-Lajoie
39:31existaient.
39:32C'était pas une caricature,
39:33ça existait.
39:34Mais il n'y avait pas
39:35que ça, bien sûr.
39:36Mais ce qui est insupportable
39:38dans cette séquence...
39:38Au nom de quoi,
39:38il n'y aurait pas
39:39des racistes en France.
39:40C'est la chose
39:41la mieux partagée
39:42du monde.
39:43Mais d'expliquer
39:44de manière emblématique
39:45que le Français
39:46était Dupont-Lajoie
39:47avec son béret
39:49pétainiste
39:49sur la tête,
39:50ça a été l'idéologie
39:52de SES Racisme.
39:54Voilà.
39:54Absolument.
39:55Mais ce qui est insupportable
39:56dans cette séquence,
39:56c'est qu'en même temps,
39:57vous avez
39:58des pans entiers
39:59du territoire français
40:01où les gens
40:02n'ont rien vu venir.
40:03Ils n'ont jamais vu d'aide.
40:05Ils n'ont jamais vu
40:05de subvention.
40:06Et quand par hasard,
40:08une personne du privé,
40:09comme M. Sterrin,
40:10aide une association
40:11comme Excellence Ruralité
40:14à monter des écoles,
40:16tout le monde
40:17leur tombe dessus.
40:18Tout le monde
40:18leur tombe dessus.
40:19Alors,
40:20le communautarisme
40:21qui m'intéresse beaucoup,
40:22c'est qu'effectivement,
40:23les émeutiers,
40:25manifestement,
40:26avaient un tropisme.
40:26Et par exemple,
40:27ils n'ont pas voulu
40:27toucher à Master Poulet.
40:29Donc, voyez cette séquence.
40:31Ils respectent quand même
40:32certaines choses.
40:32Ce sont des valeurs.
40:34C'est bien.
40:36Personne les touche.
40:37Eux là,
40:37personne ne les touche.
40:39Master Poulet,
40:39personne ne les touche.
40:41Personne les touche.
40:42Personne touche
40:43au Master Poulet.
40:43Moi, je vous le dis.
40:44Dis bien, frérot.
40:45Voilà,
40:45personne ne touche
40:46au Master Poulet,
40:46les gars.
40:47Merci,
40:47t'as un bon,
40:47mon frère,
40:48bon drapeau,
40:48mon frère.
40:49Voilà.
40:51Manifestement,
40:51il y a quand même
40:52un profil
40:53de ces émeutiers.
40:54Il y a le drapeau
40:54qui va bien avec.
40:55Il y a le drapeau,
40:56il y a le wesh,
40:57là,
40:58il y a tous les éléments.
40:58Une autre conséquence
40:59du supposé apolitisme
41:01dédicaceur racaille,
41:02voyou et autres ordres
41:03est qu'on n'écoute pas
41:04les choix qu'ils font.
41:04Le mépris n'est jamais
41:05à comprendre.
41:06Pourtant,
41:06on ne touche pas
41:07à Master Poulet.
41:08Alors,
41:08ce qui est drôle,
41:08c'est que je regardais
41:09effectivement à droite,
41:10à gauche tout à l'heure,
41:11le profil des émeutiers.
41:12Alors ça,
41:13quasiment personne
41:13ne veut en parler.
41:15Personne.
41:15Et c'est précisément
41:16parce que personne
41:17ne veut en parler
41:17que ça fait sens.
41:18Parce que tout le monde
41:19se dit,
41:19comment on va parler
41:20du profil des émeutiers
41:23dans le politiquement
41:24Coréen ?
41:25Il est difficile
41:26de les identifier.
41:27Voilà ce qu'on entend.
41:28Ce qui est inquiétant,
41:29c'est qu'on ne touche pas
41:29à Master Poulet,
41:30mais on a forcé
41:31des portes d'église
41:32à Marseille,
41:33on a tagué l'église
41:34Saint-Éloi à Bordeaux.
41:35Pareil,
41:36on a vandalisé
41:36une église à Grenoble.
41:37Une synagogue aussi.
41:38Une synagogue aussi.
41:40Écoutons-la.
41:41Écoutons-la,
41:41Madame Bergeau-Blacœur.
41:43Écoutons-la.
41:46Sur les protagonistes
41:48de ces manifestations,
41:49on a su identifier
41:51les Black Blocs,
41:52c'est-à-dire
41:53les antifas,
41:54les anarchistes,
41:54bref,
41:55l'ultra-gauche.
41:56Mais on refuse
41:57de nommer
41:57cette portion
41:58de la population
41:59qui est très visible,
42:01que tout le monde voit
42:01à la télévision
42:02et qu'on analyse
42:05sous l'angle
42:06du casseur,
42:07de celui
42:09qui va transgresser.
42:11Et finalement,
42:11on considère
42:12tous ces racailles
42:14comme on les appelle
42:15avec mépris
42:15et c'est vraiment dommage
42:16comme des gens
42:17qui n'ont aucune
42:18conscience politique.
42:20Ce sont des hordes,
42:20etc.
42:21Donc,
42:21en fait,
42:22on ne voit pas
42:22ce qu'il y a derrière.
42:23Or,
42:23ce qu'il y a derrière,
42:24c'est une population
42:26majoritairement musulmane
42:27et quand on regarde
42:28justement les statistiques
42:29sur ce qu'ils pensent,
42:31eh bien,
42:31ils sont 57%
42:32à préférer la charia
42:34aux lois de la République.
42:35Donc,
42:35en fait,
42:35ce ne sont pas des hordes
42:36qui sont en anomie
42:38et qui sont,
42:39c'est-à-dire,
42:41lancées comme ça
42:42dans l'espace
42:43à jeter des cailloux,
42:44ce sont des personnes
42:46qui obéissent
42:46à un autre système normatif
42:48et influencées
42:50par la religion.
42:51Il est 20h51,
42:53Gauthier Lebrette
42:54va être là
42:54dans quelques minutes
42:55et peut-être
42:56va-t-il venir
42:57à notre table.
42:58Je remercie évidemment
42:59Mathieu Devese.
43:00135 euros
43:01si vous ne respectez pas
43:02le couvre-feu,
43:02Pascal.
43:03Ah oui,
43:03je crois que vous me demandiez
43:04un peu de...
43:06Je croyais que c'était
43:06la pige que vous vouliez.
43:08Ah oui,
43:08on voit ça plus tard
43:09en rentaine.
43:10C'est pas moi qui paye
43:13les gens autour
43:13de la table.
43:15Allez,
43:15je vous laisse,
43:16bonne soirée.
43:17135 euros.
43:18Gauthier Lebrette
43:19va être là
43:19parce que tout à l'heure
43:20il y aura un documentaire.
43:21C'est pas beaucoup
43:23vous dites ?
43:23C'est de l'argent.
43:25Ben dis donc,
43:25c'est beaucoup d'argent.
43:27Gilles-Louis-Lam Golnadel
43:28trouve ça beaucoup.
43:30Pardon de respecter l'argent.
43:31Oui,
43:32ça dépend de quel côté il est.
43:35En honoraire,
43:36c'est pas beaucoup.
43:37Voilà,
43:37c'est ce que je disais.
43:39Un petit mot
43:40de Gérald Darmanin.
43:41Il y a un petit quelque chose là.
43:42Il est 20h52.
43:44Gérald Darmanin
43:45était sur l'antenne
43:46de TF1
43:47et s'est exprimé.
43:48Donc manifestement,
43:49il a parlé de l'état d'urgence.
43:50Il a dit peu ou pro
43:51ce qu'avait dit
43:52M. Lecornu tout à l'heure.
43:53Je lui propose de l'écouter.
43:55Il ne faut rien exclure par principe.
43:56Est-ce que vous y êtes favorable ?
43:58Ce n'est pas tout à fait une question.
43:59Il ne faut rien exclure par principe.
43:59Pendant trois jours,
44:00moi j'ai eu à gérer des émeutes
44:00en 2023
44:01où j'ai rétabli l'ordre
44:02dans trois jours
44:02quand j'étais ministre de l'Intérieur.
44:04Il y avait bien plus
44:05de garde à vue
44:05et rappelez-vous,
44:06c'était après l'affaire Naël,
44:07beaucoup plus de violence.
44:08En trois jours,
44:09par l'intervention du RAID,
44:10du GIGN,
44:11de la BRI,
44:12des blindés
44:12et puis d'une politique
44:14extrêmement ferme
44:14que j'ai faite à l'époque
44:15avec Éric Dupond-Moretti,
44:16nous avons rétabli l'ordre.
44:18Donc nous pouvons le faire
44:18sans état d'urgence.
44:19La police républicaine,
44:20elle sait le faire
44:21sans l'état d'urgence
44:22mais il faut soutenir
44:22nos policiers
44:23et nos gendarmes
44:24et il faut demander aussi
44:25à la France insoumise
44:25si elle met encore de l'huile
44:27sur le feu
44:27ou si elle accepte
44:28d'être du côté de la République.
44:29Bon,
44:30on parle souvent de l'idéologie
44:32telle qu'elle est diffusée
44:33par les artistes,
44:39et ça,
44:39ça compte
44:40dans l'espace médiatique.
44:41Ça compte depuis 40 ans
44:42parce que ça influence
44:44les politiques
44:44qui sont tétanisées
44:45par cet espace médiatique
44:46et qui sont lâches.
44:49Ce qui est généralement
44:50la chose la plus partagée
44:52au monde,
44:53qui n'ont absolument
44:54aucun courage
44:55et puis qui ne veulent pas
44:56dire les choses
44:56parce qu'ils se retrouvent
44:57après blacklistés.
44:58C'est ça la réalité.
44:59Vous,
45:00vous n'êtes jamais invité
45:01nulle part
45:02avec les horreurs
45:03que vous dites
45:03sur France Inter
45:04et pourquoi vous l'invitez ?
45:05Ça peut venir,
45:06on ne sait jamais.
45:07Je voulais vous faire écouter
45:08simplement François Sureau
45:10parce que c'est un bel esprit
45:11a priori François Sureau
45:12mais comme souvent,
45:13pas souvent d'ailleurs
45:14mais comme quelques
45:15beaux esprits,
45:16je ne nie pas son intelligence,
45:17il pense faux.
45:18Il pense faux.
45:19Ça lui arrive plus souvent
45:20qu'on pense.
45:21Et il pense vraiment
45:21très faux François Sureau.
45:23Il est académicien français
45:24aujourd'hui,
45:25il est écrivain,
45:25avocat.
45:26Personne ne conteste
45:27son intelligence
45:28sauf qu'il est à côté
45:29à chaque fois.
45:30Écoutez ce qu'il disait
45:31sur le plateau de quotidien
45:33parce que c'est intéressant
45:34de voir comment se fabrique
45:35une opinion.
45:36Il ne s'écoutait pas en lui aussi.
45:38Mais j'ai vu,
45:39au cours de ma vie d'homme,
45:40dans les 30 dernières années,
45:42j'ai vu l'incorporation
45:43par pans entiers
45:44des éléments du programme
45:46du Front National
45:46à l'intérieur de l'ordre républicain.
45:48Je l'ai vu dans le droit pénal,
45:49je l'ai vu dans le droit des étrangers,
45:50je l'ai vu dans le droit de l'asile,
45:51je l'ai vu dans le droit de l'immigration.
45:53Ce qui fait qu'une part
45:54de ceux qui à l'heure actuelle
45:55s'indignent,
45:56s'inquiètent,
45:57se révoltent
45:57à l'idée de l'arrivée
45:59au pouvoir du Front National
46:00sont non seulement ceux
46:01qui ont préparé son arrivée
46:02et qui l'ont préparé
46:03par une forme d'acculturation culturelle
46:05que je déplore profondément.
46:06En fait,
46:07ce qui me paraît vraiment choquant,
46:09vraiment gênant,
46:11en tant que patriote,
46:12pas parce que j'aimerais l'Europe,
46:13par exemple,
46:14ou que j'aimerais le libre-échange,
46:16alors que son protectionniste,
46:17en tant que patriote
46:18dans le Front National,
46:19c'est que c'est la France qui,
46:21comme on le disait
46:22en parlant de la France de Pétain,
46:24je ne parle pas de l'origine
46:25du parti en question,
46:27se vautre dans la défaite.
46:28C'est-à-dire,
46:29en réalité,
46:30ils ont peur,
46:31ils ne croient plus
46:31la France capable
46:32d'intégrer les étrangers,
46:34il faut les sortir.
46:34Ils ne croient plus
46:35le système pénitentiaire
46:36capable de rédimer
46:39les personnes
46:40qui en font l'objet.
46:41Ils ne croient plus rien
46:42de tout ça.
46:43Ils ne croient pas
46:43dans la force de la France ?
46:45Non,
46:45s'ils y croyaient,
46:46ils ne s'expérieraient pas
46:46de cette manière.
46:47S'ils croyaient
46:48dans la force de la France,
46:49ils ne penseraient pas
46:49que la France ne peut
46:50redevenir elle-même
46:52que si elle sort,
46:54que si elle enferme
46:55pour jamais les détenus
46:56et qu'elle sort
46:57tous les étrangers
46:58et qu'elle quitte l'Europe.
46:59S'ils croyaient profondément
47:01la France à la manière
47:02gaullienne,
47:03entre guillemets,
47:03à la manière ouverte,
47:04ils auraient en elle
47:05une confiance infinie.
47:06Ce que je reproche
47:07au Front National
47:09essentiellement,
47:10c'est ce côté
47:10Philippulus le prophète.
47:12C'est cette perversion
47:13qui consiste à croire
47:14que le pire est à nos portes
47:15si nous n'adoptons pas
47:16la politique du pire.
47:17Mais bien non,
47:18ce n'est pas ça.
47:19C'est des raisonnements
47:21d'une très grande perversité.
47:22C'est commercial
47:23et démagogique.
47:25Oui,
47:25mais c'est d'une très grande
47:26perversité.
47:28comme des raisonnements.
47:28Je ne trouve pas ça
47:29très intelligent,
47:30pardon de vous le dire.
47:31Il ne se frappe pas
47:31par l'impédition.
47:32Moi, je connais, pardon,
47:33M. François Sureau
47:34depuis très longtemps.
47:35Il pense tout
47:35et son contraire.
47:36C'est-à-dire,
47:36il voit le sens du vent
47:39et l'opportunité.
47:41Son discours est opportuniste
47:42en permanence.
47:43Non, mais là où
47:43il se trompe factuellement,
47:46il dit qu'il a vu
47:47l'influence du RN
47:50entrer...
47:50D'immigration.
47:51Bon, mais d'abord,
47:52c'est faux.
47:52Mais surtout,
47:53quand Jacques Chaband-Elmas
47:54fait la loi
47:56anti-casseur,
47:57on n'est pas dans
47:58un État fasciste,
47:58que je sache.
47:59C'est le contraire.
48:01C'est-à-dire qu'à partir
48:01de 1981,
48:03la politique est devenue
48:05infiniment plus souple
48:06pour les prisonniers
48:08et pour les délinquants
48:10et les criminels.
48:11Donc, il dit juste
48:11n'importe quoi,
48:12ce M. Sureau.
48:13Il n'y a personne
48:14en plateau pour lui dire
48:15que si le programme du FN
48:17est maintenant
48:18dans les politiques
48:18d'immigration,
48:19dans le droit des étrangers,
48:20etc.,
48:20pourquoi est-ce qu'il y a
48:21de plus en plus
48:21d'étrangers qui arrivent
48:22dans notre pays ?
48:22Il n'y en a pas un
48:23pour lui dire ça.
48:23Mais c'est quotidien.
48:25Au contraire,
48:26ils l'ont inventé
48:27pour qu'ils disent ça.
48:28Donc, ils sont là
48:29en train de...
48:30D'abord, il y en a
48:30qui ne comprennent
48:31même pas ce qu'il dit,
48:32sans doute,
48:33parce qu'ils n'ont pas
48:34les références forcément.
48:35Et puis, il y a M. Apathy
48:37qui relance
48:38pour qu'il dise
48:39effectivement
48:40plus encore
48:41que ce qu'il a dit.
48:42Et c'est précisément
48:45ce type de discours
48:46qui a influencé
48:47la société française.
48:50Il est intelligent,
48:51vous avez raison,
48:51mais il a quand même
48:51le même problème
48:52de rapport au réel
48:53que tous les gens
48:53dont on parle.
48:53Et c'est surtout
48:55qu'il tient,
48:55j'insiste,
48:56des discours différents.
48:57Parce que maintenant,
48:58il pense qu'il est rentré
48:59à l'Académie française.
49:00Il pense, il croit.
49:02Alors qu'il en est
49:03très très loin
49:03pour apprendre
49:03dans la place
49:04de Jean Dormeusson
49:06dans le cœur des lecteurs,
49:07d'accord ?
49:07Mais il est invité
49:09comme libéral
49:10avec douze guillemets
49:10de chaque côté.
49:11Donc, c'est un pur opportuniste.
49:13Bon, en tout cas,
49:14je vais vous faire écouter
49:15Emmanuel Petit
49:16parce qu'une voix,
49:17quand même,
49:17s'est levée.
49:17Alors, une personnalité...
49:19Il y a deux personnes
49:20qui disent le vrai en France,
49:21c'est Emmanuel Petit
49:21et Éric Zemmour
49:22en ce moment.
49:23C'est les deux seules
49:24causes d'air
49:25de ce qui s'est passé
49:25dans le pays.
49:25Donc ça, c'est extraordinaire.
49:27Il n'y a pas...
49:27Mais alors, Emmanuel Petit,
49:28je lui souhaite bien du courage.
49:30Parce que là,
49:31dans le milieu du foot,
49:32dans le milieu de...
49:34Comment dire ?
49:35Des médias, etc.
49:35Je lui souhaite bien du courage
49:36parce que...
49:37Sauf que 90% des gens
49:38sont d'accord avec lui, en fait.
49:39Ah ben oui,
49:40mais sauf que dans les médias,
49:41personne ne pense comme lui
49:42ou en tout cas,
49:43fin de ne pas penser comme lui.
49:45Enfin, on a progressé, Pascal.
49:46Il y a quelques années,
49:47au moment des premières émeutes
49:48du deuxième quinquennat
49:49d'Emmanuel Macron,
49:50on nous expliquait
49:50que c'était les Anglais.
49:52Donc on a quand même progressé.
49:53On ne nous fait plus le coup
49:54des Anglais.
49:54Il y avait Kevin et Matteo,
49:56quand même.
49:56Écoutez Emmanuel Petit
49:58parce qu'il y a des miracles,
49:59parfois.
50:01Je trouve que c'est
50:02un pur scandale.
50:03Il n'y a pas de mots
50:04pour exprimer ce que je ressens.
50:06J'ai une colère profonde
50:07au fond de moi
50:09sur des gens
50:09qui sont censés être comme moi,
50:11nés français,
50:12mais apparemment,
50:12ils se branlent complètement
50:14d'avoir le passeport français.
50:15Je suis même persuadé
50:16qui déteste la France.
50:18J'adore mon pays,
50:19j'adore tous les étrangers
50:20qui adorent mon pays,
50:21qui veulent s'intégrer.
50:22Mais tous les autres,
50:23à commencer par les Français,
50:24qui ne souhaitent pas justement
50:26que la France continue
50:27à être ce qu'elle est,
50:29retournez d'où vous venez.
50:31On n'a pas besoin de vous.
50:32Bon, c'est tout à fait...
50:34C'est rare d'entendre ça.
50:34Ah oui, alors ça c'est...
50:35C'est rarissime.
50:37Mais en fait,
50:38pardonne-moi,
50:38mais t'entends ça
50:39tout le temps,
50:40partout,
50:41toujours,
50:42sauf à la télévision.
50:43Bien sûr.
50:43Mais parce qu'il y a l'ARCOM.
50:44C'est-à-dire qu'un journaliste
50:45qui tient les propos
50:46que tient Éric Zemmour
50:48hier soir,
50:49c'est pour ça qu'il est modéré
50:50par chacun des journalistes,
50:51il prend 200 000 euros
50:52à l'ARCOM.
50:52Ce que dit Éric Zemmour
50:53n'est pas possible
50:55dans notre bouche
50:55en tant que présentateur
50:56parce que c'est sanctionné
50:57financièrement
50:58et pas qu'un peu.
50:59Madame Mascaride,
51:00elle peut dire
51:00que les Français
51:02sont racistes
51:03depuis 40 ans.
51:05Elle n'aura aucun problème
51:06alors qu'elle n'a pas été
51:07modérée du tout.
51:08C'est l'inverse,
51:09vous avez une promotion
51:10à l'ARCOM.
51:10Ah oui,
51:10une petite prime.
51:12Bon,
51:15Emmanuel Macron
51:15hier a parlé,
51:18on a fortement commenté cela.
51:20Comme il nous reste
51:21simplement le documentaire
51:22qu'on va voir,
51:22on va le voir dans 4 minutes,
51:23on peut peut-être voir
51:24un extrait du documentaire
51:25qui va être diffusé.
51:27Alors si vous voulez le présenter
51:27en quelques minutes,
51:28c'est quand même
51:29Jordan Florentin
51:29et Guillaume Foucteau
51:30qui étaient sur le terrain
51:32ce week-end
51:32et vous savez que
51:33vous allez le voir
51:33dans le documentaire
51:34et vous avez peut-être
51:34la séquence pascale,
51:35Guillaume Foucteau
51:36et Charles Régaud
51:36se sont réfugiés
51:37dans un restaurant.
51:38C'était arrivé pour notre équipe
51:40nantaise la semaine dernière
51:42également parce qu'ils ont été
51:43tout simplement pourchassés.
51:45On leur a lancé
51:45des bouteilles en verre.
51:47Il y a le garde du corps,
51:48il y en avait 4 quand même.
51:49Il y en avait 4 maintenant.
51:50Quand vous êtes une équipe
51:51de deux journalistes,
51:51vous avez besoin de 4 gardes du corps
51:52sur le terrain
51:53qui a eu le mollet déchiré,
51:55qui s'est pris des coups
51:56et donc vous allez voir
51:57le travail de Guillaume Foucteau
51:58et de Jordan Florentin.
51:59C'est son quatrième documentaire
52:00à Jordan sur l'antenne
52:01de CNew ce soir
52:02dans un instant.
52:02Alors avant de voir un extrait,
52:04je voulais simplement
52:04qu'on termine par Emmanuel Macron.
52:06Bon, il y a eu cette intervention hier
52:08et on a expliqué pourquoi
52:09il n'a rien dit.
52:10Peut-être parce qu'il imaginait
52:11l'état d'urgence.
52:12Mais il y a une image
52:13qui a incroyablement choqué
52:15ou surpris.
52:16Je ne sais pas si tant est
52:16que les gens puissent
52:17être encore surpris.
52:18C'est le président de la République
52:20vendredi
52:20qui est en train de...
52:23Voilà, qui est en concert
52:24en train de voir
52:25avec son épouse
52:26en train de chanter, danser.
52:28Regardez, Mme Macron...
52:31Je ne veux pas être...
52:32Je l'assure,
52:32je ne veux pas être désagréable.
52:33Mais il fut un temps
52:35où la décence existait.
52:38C'était quelque chose
52:39que nos parents,
52:39nos grands-parents
52:40avaient pu nous apprendre.
52:42Il y avait des choses
52:43qu'on ne faisait pas.
52:44Voilà, il y a des choses
52:45qu'on ne fait pas.
52:47Et il me semble,
52:48et je prends des précautions
52:50parce que c'est le président
52:51de la République
52:51et son épouse,
52:53donc nous sommes tenus
52:55à une forme de respect,
52:56il me semble
52:57que ce n'est pas adéquat
52:58d'aller se trémousser
52:59sur Céline Dion.
53:01C'est le président de la République,
53:02il en a le statut,
53:04mais il n'en a plus la fonction.
53:05Non mais ce qui est grave,
53:06pardon.
53:06Et alors cette image,
53:07c'est une déflagration.
53:08C'est une déflagration
53:10parce qu'en fait,
53:11les gens...
53:12C'est pas un détail
53:13et les gens le perçoivent
53:15comme quelqu'un
53:15qui n'en a absolument rien à faire.
53:17C'est l'addition,
53:17il y a eu le jet-ski cet été,
53:19il y a...
53:19Non mais sans prendre
53:20de précautions,
53:22Emmanuel Macron
53:23se dandine là
53:24sur Céline Dion
53:26en sachant très bien
53:26que ça va mal
53:27se passer le lendemain
53:28parce que tous les services
53:29de renseignement
53:30l'avaient dit.
53:31Le ministre de l'Intérieur
53:32l'avait même annoncé
53:33dans les médias,
53:33il avait dit attention,
53:34demain,
53:35il y aura des débordements.
53:36Ils avaient dit débordements.
53:38Donc tout le monde le savait.
53:39Donc son rôle
53:40était d'être à l'Elysée,
53:41de convoquer une cellule de crise,
53:43de piloter le Premier ministre,
53:44le ministre de l'Intérieur,
53:46le préfet de police de Paris
53:47pour s'assurer
53:48que tout soit bien en ordre
53:49pour le lendemain.
53:51Non,
53:51il a préféré aller
53:52au concert de Céline Dion.
53:53Et aujourd'hui,
53:53il est parti au Koweït.
53:54Un extrait.
53:55Il est parti au Koweït.
53:56On aurait pu quand même imaginer,
53:58et là,
53:58c'était une question d'essence,
53:59qu'il se rende à Limoges
54:01pour aller rencontrer
54:02Ah oui,
54:02non,
54:02mais là,
54:03vous avez parfaitement raison.
54:03Je ne sais pas pourquoi
54:04il n'est pas allé à Limoges.
54:05Mais on ne s'en est plus là
54:06qu'il soit au Koweït.
54:07Non,
54:07pardonnez-moi de vous couper une raison.
54:08Il soit au Koweït ou à Tarascon,
54:09ça ne change rien du tout.
54:10Non,
54:11mais symboliquement,
54:12vous avez raison.
54:13Alors,
54:14là où Véronique a raison,
54:15c'est déjà étonnant
54:15que personne ne lui ait dit
54:16mais allez à Limoges.
54:19Ou aux cheveux des policiers.
54:20C'est Notre-Dame de Limoges.
54:22Il préfère être au Koweït qu'à Limoges.
54:23Et il part pour le Koweït.
54:25Alors,
54:25est-ce qu'on a le temps,
54:26je le demande à Martin,
54:28voyons un extrait
54:29du doc de ce soir.
54:31Très vite,
54:32la violence monte d'un cran.
54:33Un manifestant lance un sac
54:35rempli d'ordures sur notre équipe.
54:40Un autre tente d'arracher notre micro.
54:48Quelques secondes plus tard,
54:49une bouteille en verre
54:50est lancée dans notre direction
54:52depuis un balcon.
55:01Puis soudain,
55:03un homme surgit par la gauche
55:04et tente de frapper
55:05notre journaliste au visage.
55:19Notre équipe décide
55:21de prendre la fuite.
55:27Nous nous réfugions
55:29dans un restaurant voisin.
55:36Fermez, fermez vite.
55:38Fermez, fermez.
55:45Bon, il nous reste 50 secondes.
55:47Le doc va partir
55:47dans un instant.
55:49Il n'y aura pas de réclame.
55:51Non, mais vous voyez
55:51la violence
55:52qu'a subie notre équipe
55:53sur le terrain.
55:54Tout le monde trouve ça normal.
55:55Alors, je remercie
55:56Catherine Pégard
55:56puisqu'après moult demandes,
55:58puisqu'elle n'avait cité
55:59que les journalistes de BFM,
56:00les journalistes de CNews
56:00ont été cités.
56:02Après moult demandes.
56:03Bon, il y aura évidemment
56:05un débrief.
56:06Un débrief.
56:06Avec Jordan, bien sûr.
56:07Avec Jordan qui sera là.
56:09Jordan Florentin.
56:10Absolument.
56:12Réalisation en François aujourd'hui.
56:14Merci à Nicolas Laporte
56:15qui était à la vision.
56:15Merci à Jeff.
56:16Merci à Martin Mazur,
56:17à Louane Montero.
56:19Évidemment,
56:20toutes les équipes de CNews,
56:22notamment les reporters
56:23qui sont sur le terrain
56:24parce que c'est facile pour nous.
56:25On est là.
56:26Je pense à eux
56:27parce que ce n'est pas facile.
56:28On a parlé toute la journée
56:30avec eux.
56:31C'est quand même très difficile
56:32et très traumatisant
56:33d'être sur le terrain.
56:36Message particulier
56:37pour Noémie Hardy
56:37qui est une jeune femme remarquable,
56:39jeune journaliste,
56:40et vraiment,
56:41on l'embrasse très très fort
56:42et elle sait pourquoi
56:43je dis cela
56:44et puis toutes les équipes
56:45de CNews effectivement
56:46continueront de vous informer
56:49parce que c'est notre mission.
56:51Merci à tous.
56:52Bonne soirée.
56:54Sous-titrage Société Radio-Canada
56:57Sous-titrage Société Radio-Canada