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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00Bonsoir à tous, Sabrina Medjabur, Gilles William, Golnadel, André Valigny, Geoffroy Lejeune,
00:04Johan Ouzahi, inquiétudes maximum à 48 heures d'une journée qui s'annonce difficile pour les forces de l'ordre.
00:11Je vous propose de voir le sujet de Pierre Crépy et la parole de Laurent Nunez aujourd'hui.
00:16Le samedi 31 octobre, sera-t-il explosif ?
00:20A l'approche d'Halloween, les autorités redoutent une soirée sous haute tension,
00:25tandis que sur les réseaux sociaux, des appels à des rassemblements violents se multiplient déjà.
00:30Aux alentours de 20 heures, en tout cas dans la soirée, on va dire, nous avons de nombreux appels à
00:35rassemblements
00:36qui émanent donc de la mouvance d'ultra-gauche, de l'exemple gauche radicalisée, de certains sites de gilets jaunes
00:42radicalisés.
00:44Les rassemblements interdits à partir de 20 heures seront donc dispersés s'ils venaient à avoir lieu,
00:49avec de possibles interpellations.
00:51Pour prévenir les débordements, sous-à-cent-dix-mille policiers et gendarmes seront mobilisés en France.
00:58BRI, RAID et GIGN seront également mobilisables, en plus des drones, hélicoptères, lanceurs d'eau
01:05ou encore des 26 blindés centaures de la gendarmerie déployés dans toute la France.
01:10Mais les forces de l'ordre devront surtout pouvoir intervenir rapidement en périphérie des villes,
01:15où des rassemblements spontanés pourraient se former.
01:18Le niveau de contrôle devrait être supérieur à celui du 24 octobre dernier.
01:23Mais la priorité affichée par Beauvau reste la même.
01:27Empêcher les violences tout en protégeant les commerces et les centres-villes.
01:32Et puis il y a autre chose qui n'est pas tranchée, c'est où auront lieu ces manifestations ?
01:36Est-ce qu'elles auront lieu en dehors des centres commerciaux ?
01:39Des centres-villes plus exactement, pour protéger les commerçants ?
01:41Ce qui paraît quand même une bonne chose.
01:43Par exemple à Paris, on ne sait pas si ça passera par la Concorde, par Bastille, par Nation,
01:48ou porte de Charenton jusqu'à porte de je ne sais quoi.
01:52Mais il faut quand même bien avoir en tête que les Gilets jaunes ont proposé un cortège
01:57qui va de Bastille à République en passant par Opéra pour aller jusqu'à Concorde.
02:01Si ça ce n'est pas une volonté de casser, quand vous proposez un cortège...
02:04Mais les Gilets jaunes veulent casser ?
02:05Écoutez, manifestement, quand vous proposez ce type de cortège,
02:09c'est parce que vous espérez que ça va dégénérer.
02:11C'est le parcours type pour que ça se passe mal.
02:14Vous voulez voir le sujet ?
02:14Donc il n'y a aucune volonté de ces personnes-là pour que ça se passe bien.
02:18Ne généralisons pas forcément, mais voyons le sujet.
02:21Voyons le sujet parce que ce n'est pas tranché le circuit.
02:26Entre l'Etat et les représentants des différents mouvements,
02:30le bras de fer se situe aussi sur les modalités de la manifestation.
02:34Le gouvernement exclut tout cortège en centre-ville.
02:37C'est pourquoi, à Paris, la préfecture propose ce trajet ici en bleu,
02:41reliant la porte de Bagnolet dans le 20e arrondissement
02:44à la porte de Charenton située dans le 12e arrondissement.
02:48Un parcours en lisière de la capitale,
02:51loin des grandes artères du centre de Paris.
02:53Mais la CGT souhaite parcourir un itinéraire classique,
02:57ici sur lignée en vert.
02:59Le cortège partirait de la place de la Bastille
03:02et arriverait place de la Nation.
03:04La coordination des Gilets jaunes a déposé un autre parcours,
03:08cette fois-ci en jaune et déjà détaillé par le mouvement.
03:12Eux aussi souhaitent partir de la place de la Bastille,
03:14passer ensuite par la place de la République,
03:17les grands boulevards, la place de l'Opéra,
03:19la place de la Madeleine et enfin la place de la Concorde
03:22pour revendiquer finalement face à l'Assemblée nationale.
03:26Un parcours qui ne devrait pas être validé par la préfecture
03:29en raison de la forte concentration de commerce et de grandes enseignes
03:33exposées à d'éventuels pillages et dégradations.
03:36Mais la décision n'est pas encore publiée par la préfecture
03:39et les différents parcours ne sont pas officiellement refusés.
03:43Les syndicats réclament au plus vite un arrêté d'interdiction partielle de manifester
03:48afin d'avoir le temps de le contester en justice.
03:51La tension monte et le ministre de l'Intérieur a annoncé un dispositif similaire
03:56à celui du week-end dernier qui comptait 70 000 policiers et gendarmes
04:00déployés dans toute la France.
04:02– Bon, je pense aux commerçants André Valigny, je pense aux policiers.
04:05Il y a un vrai problème de démocratie ici en France,
04:08eu égard à ces manifestations.
04:11Parce que c'est quand même quelques milliers de personnes.
04:14Quelques milliers de personnes.
04:16Ce n'est pas…
04:16– Vous voulez leur interdire de manifester ?
04:18– Mais qu'est-ce qu'on fait ?
04:19– Ben non, la manifestation est un peu constitutionnel.
04:21– D'accord. Alors cassons-tout.
04:23– Alors il faut assurer la sécurité.
04:24– Cassons-tout.
04:24– Mais arrêtez de dire cassons-tout.
04:26– Mais cassons-tout.
04:26– Les manifestants ne veulent pas tout casser.
04:27– Mais ils ont manifesté la semaine dernière, c'est la même manière.
04:29– Il y a des casseurs qui veulent casser, il y a des centaines de milliers de gens
04:32qui ne veulent pas casser, qui veulent manifester.
04:34– Mais ils ont manifesté samedi dernier.
04:35– Et alors, ils ont le droit de remanifester.
04:37– Pour redire la même chose ?
04:38– Et s'ils n'ont pas obtenu satisfaction ?
04:40– Donc on se fiche des commerçants, on se fiche des Français.
04:43Mais il y a plein de gens qui en ont ras-le-bol en fait.
04:45– Oui, mais je comprends les commerçants.
04:46– Mais ils sont majoritaires.
04:47– C'est pour ça qu'il y a des itinéraires alternatifs qui sont proposés.
04:49– Mais ce que je veux vous dire, c'est qu'ils sont…
04:50– Là, c'est des minorités.
04:52– Les commerçants ?
05:00– Je remets en cause pas.
05:02– On a le droit de manifester, c'est dans la constitution du général de Gaulle.
05:05– André Valigny, je remets en cause les minorités actives
05:09qui pourrissent la vie aux majorités des gens.
05:12– Parce que vous croyez que j'approuve les casseurs, moi ?
05:14– Mais je ne vous dis pas ça.
05:15Je vous dis que c'est une minorité de gens qui manifestent.
05:18– Non, la toute petite minorité, c'est ceux qui cassent et qui pillent.
05:20– Non, mais même ceux qui manifestent, pardonne-moi, mais…
05:22– Vous savez qu'il y a 800 000 personnes en France qui manifestent ?
05:24– Il n'y en a pas 800 000.
05:25– Ah si, il y a eu 800 000 personnes l'année dernière.
05:27– Mais non, il y en a pas loin.
05:29– Ah non, il y a un vrai mouvement social en profondeur,
05:32parce que vous ne voulez pas le voir, vous ne voulez que les commerçants ?
05:35– Mais je veux bien le voir, je pense aux commerçants quand on aura le bol.
05:38– Moi aussi, je pense aux commerçants.
05:39– Bah non, pas comme moi.
05:39– Mais si, donc prenons un itinéraire alternatif.
05:42– André, si je peux me permettre, tu as raison de dire que la manifestation est un droit…
05:48– Tous les huit jours ?
05:49– Mais bien sûr.
05:50– Mais alors ?
05:50– C'est la même ?
05:51– Non.
05:52– Moi, je veux bien qu'on manifeste, mais c'est tous les huit jours, c'est la même manifestation.
05:56– Si je peux dire un mot.
05:56– Je vous en prie.
05:58– Non, il n'y a pas d'autre, c'est un droit de manifester.
06:04Tu dis que les gens qui manifestent le font tous par esprit social,
06:11je pense que, parce que la France Insoumise, ils sont nombreux à la France Insoumise,
06:16je pense que lorsqu'ils manifestent, eux, ce n'est pas uniquement pour les prix,
06:23c'est pour insuffler, instiller dans le pays un climat insurrectionnel.
06:30Donc parmi les manifestants, je ne leur donnerai pas tous un brevet de citoyenneté extraordinaire.
06:36– Comment on les trie alors ?
06:36– Je ne sais pas.
06:37– Et c'est impossible en fait.
06:38– Je me permettais de modérer ton enthousiasme parmi les manifestants qui ne sont pas des pilleurs.
06:44– C'est impossible, alors on va revoir des images folles qui ont été tournées.
06:47Hier, je vous ai montré, c'était une séquence, un petit geste, c'était une, comment dire,
06:52non pas une application, mais sur TikTok, je cherche le mot, comment dire, un compte.
07:00Un compte TikTok.
07:02– Ah d'accord.
07:02– Oui, c'est bien.
07:03– La fatigue, c'est le jeudi.
07:05C'était un mot difficile en plus.
07:07– C'était technique.
07:08– Et là, je vais vous montrer les images tournées par les caméras de CNews,
07:12les JRI de CNews, auxquelles je pense, les journalistes, les jeunes journalistes de CNews.
07:17Parfois, il y a beaucoup de jeunes femmes aussi.
07:19Je pense à Noémie Hardy, je leur rends tout notre soutien.
07:22Elle va revenir d'ailleurs, Noémie, très vite.
07:24Mais voyez ces images et qui montrent, moi je veux bien que vous me parliez de colère sociale.
07:28Je veux bien de la colère sociale.
07:30Mais il n'y a pas que ça, il y a aussi des gens qui manifestent ou qui sont sur
07:33le pavé,
07:34pas pour revendiquer ce que vous pensez qu'ils revendiquent.
07:37Voyez ces images.
07:40– Sous-titrage ST' 501
08:02– Sous-titrage ST' 501
08:29– Ça, ce sont des images qui ont été tournées par les équipes de CNews.
08:47Il y a quelqu'un qui vous répond, André, qui dit
08:49« La liberté du commerce et de l'industrie est traditionnellement reconnue en droit administratif français.
08:53La liberté d'entreprendre, quant à elle, possède une valeur constitutionnelle.
08:56La liberté d'aller et venir est une liberté fondamentale.
08:58La liberté à valeur constitutionnelle.
09:01Parce que la liberté des manifestants, mais on ne peut pas non plus circuler dans les centres-villes.
09:05Ou même autour.
09:06Donc ça suffit, à un moment ça suffit.
09:08Parce que quand tu fais la même manif tous les huit jours, ça pose évidemment un petit...
09:12Parce que jusqu'à Noël, on va la faire ?
09:13– J'en sais rien.
09:14– Bah moi, je sais.
09:15– Mais ces images que vous venez de montrer, c'est la réalité.
09:17Je la condamne, évidemment.
09:19– Évidemment.
09:20– Mais vous devriez montrer aussi longtemps des images de ces cortèges
09:24qui défilent calmement dans toutes les villes de France.
09:27– André, André, il faut organiser une manifestation aujourd'hui.
09:29– À force de montrer que ces images-là, vous essayez de faire croire aux gens qu'il y a
09:32que ça.
09:32– Pour organiser une manifestation aujourd'hui.
09:34– Allez, ça y est, maintenant ça y est.
09:35Alors, ça va être de notre faute.
09:36– Non mais c'est odieux de dire ça.
09:38– Montrez les cortèges qui défilent calmement.
09:39– Mais en fait, c'est odieux de dire ce que vous venez de dire, c'est odieux.
09:43– À force de montrer que des images de gens qui cassent.
09:44– Mais à force, on a montré une minute.
09:46– Oui, alors pourquoi vous ne montrez pas une minute ?
09:47– Mais on l'a montré.
09:49– Calmement.
09:49– Mais on l'a montré.
09:50– Quand ce soir ?
09:51– Tout de suite, on va la revoir.
09:52C'est le début du sujet.
09:53Non mais je vous prends flagrant délit.
09:55On l'a vu sur la...
09:57Est-ce qu'on peut remontrer le début de l'image Bastille Nation ?
10:02Est-ce qu'on peut remontrer ?
10:03– J'ai vu que des images de gens qui cassent.
10:04– Eh bien, vous avez mal vu.
10:06– Mais c'est ça qui est formidable.
10:08En fait, vous vous faites vous-même.
10:10C'est ça qui me fascine.
10:11– Attendez, parce qu'on va montrer le début du sujet.
10:14Je ne vais pas le recommander.
10:15– Il y a un message de vidéo maintenant dans l'émission.
10:16– Mais oui, c'est l'avare.
10:19Enfin, on va tous terminer.
10:21Est-ce qu'on peut remontrer, s'il vous plaît ?
10:24Remontrer, voilà.
10:25Qu'est-ce que c'est ça ?
10:26Je ne les ai pas montrées ces images ?
10:28– Le gouvernement...
10:29– On ne les a pas montrées ces images ?
10:31Et on a montré précisément le sujet tout à l'heure ?
10:34– Ah mais c'était avant ça, oui.
10:35– C'était avant, dans le sujet d'avant.
10:37Ce n'était pas le même sujet.
10:38– Il y a une réalité...
10:39– C'était le sujet d'avant.
10:42– André, vous êtes de mauvaise foi, pardon.
10:45– Mais non, mais non.
10:47– Il y a une réalité en France aujourd'hui,
10:49c'est que pour organiser une manifestation,
10:51le président de la République est obligé en amont
10:53de convoquer un conseil de défense
10:55et de sécurité nationale.
10:57C'est ce qu'il a fait hier.
10:58Donc il me semble que ça prime quand même
11:00sur les images que vous réclamiez.
11:02– Non mais attendez, je veux dire, à un moment donné...
11:04– Rudimana, je voudrais qu'on écoute juste Rudimana.
11:06Vous allez entendre ce que dit Rudimana,
11:07qui est un policier, mais ça devrait...
11:09Vous devriez quand même réfléchir à ça.
11:12Vous ne voulez pas voir la réalité.
11:14Écoutez Rudimana, policier.
11:16– Je le connais.
11:17– S'il n'y a pas la police, je vous assure
11:19qu'il y a certaines villes de France
11:20qui ont évité d'être brûlées entièrement.
11:22Parce que les forces de police ont un courage,
11:24une abnégation, mais incroyable.
11:27Et un degré de résilience, un degré de résilience.
11:30On n'en parle pas beaucoup aussi,
11:31mais je vous assure qu'il y a des collègues,
11:33ils ont accepté des trucs, mais incroyables.
11:36Pendant dix heures, des fois, vous entendez des insultes,
11:38des crachats, des jets de pavés, des mortiers d'artifices,
11:42il y a eu des tirs de pistolets à plomb.
11:44On nous a jeté des couteaux.
11:46Mais c'est à l'utilance qu'on a vécu le 17 octobre.
11:48Et cette résilience-là, il faut rendre hommage aux policiers
11:51de tout ce qu'ils ont vécu le 17 octobre,
11:53en partie aussi le 24 octobre.
11:55que les uns et les autres ne prennent pas la mesure
11:57de ce qui se passe dans ce pays,
11:59et que vous ne voyez pas le danger extrêmement grand
12:02pour nos villes, pour ce qui se passe sur le terrain,
12:06me sidère.
12:07Je ne peux pas vous dire autre chose.
12:08Ça me sidère, en fait.
12:09Non, mais il y a juste...
12:09Ça me sidère...
12:11Pascal, un détail que...
12:12Les villes brûlées, vous vous rendez compte ?
12:13Les villes brûlées.
12:14Vous avez un président de la République
12:15qui n'a même pas appelé le maire de Limoges.
12:17Qui ne s'est pas rendu au-delà de pas normal.
12:20Je l'ai dit à l'antenne.
12:21Mais c'est au-delà de pas normal.
12:22Il était là, Daniel Guérin.
12:23Et quand il a dit...
12:25Parce que c'était chez Ferrari.
12:26Quand il a dit
12:26« Le président ne m'a pas appelé »,
12:28j'ai dit « C'est stupéfiant ».
12:29Que le président ne l'ait même pas appelé,
12:31c'est scandaleux.
12:32Oui, très bien.
12:33Sauf que, malheureusement, André,
12:35on ne va pas garder l'image d'épinal d'une France
12:37qui manifeste de manière pacifiée.
12:39On sait très bien que, de toute façon,
12:40que ces manifestations soient autorisées ou pas,
12:43elles vont, de toute façon, malheureusement,
12:46se travestir en émeute, en pillage,
12:49où on aura le droit encore
12:50à des revendications post-coloniales,
12:52des revendications identitaires,
12:54le palestinisme affiché,
12:55des gens issus des quartiers
12:56qui viendront piller les boutiques,
12:58entrer dans les appartements,
12:59comme on l'a vu le 17 octobre,
13:01des bâtiments publics attaqués,
13:03des policiers attaqués.
13:04Donc, c'est cela, malheureusement,
13:05qui va nous retenir en apnée
13:07pendant peut-être de nombreux mois.
13:08C'est qu'aujourd'hui,
13:09on ne peut plus manifester correctement,
13:11en toute paix et tranquillité,
13:13parce qu'il y aura, de toute façon,
13:15des hordes qui vont se greffer
13:16à ces manifestations.
13:17Et Pierre Beauchamp en parle très bien
13:19lorsqu'il explique dans sa tribune,
13:21il partage le même lit,
13:23mais pas les mêmes rêves,
13:24parce que l'alliance des banlieues
13:25et l'alliance de l'ultra-gauche
13:27donnera à terme,
13:29continuellement,
13:29des émeutes éruptives
13:31auxquelles nous devrons faire face,
13:32malheureusement,
13:33jusqu'au 18 avril.
13:34Saufra le jeune.
13:35Moi, ce qui me fait le plus de peine,
13:37c'est tous les gens
13:38qui souffrent réellement
13:39de la situation sociale dans ce pays
13:40et qui, en fait,
13:41ne vont pas manifester
13:42parce qu'ils ne sont pas
13:42des habitués, des cortèges, etc.,
13:44et qui n'ont pas envie
13:44de casser non plus.
13:45Je pense notamment aux gilets jaunes.
13:46Aujourd'hui, quand on dit gilets jaunes,
13:47on pense des gens
13:48qui ont tout cassé dans Paris.
13:49Mais ce n'est pas du tout ça
13:50qui s'est passé au niveau des gilets jaunes.
13:52Le début du mouvement
13:53sur les ronds-points
13:54qui était assez provincial
13:55avec des revendications,
13:56André, on devrait en connaître
13:57des dizaines.
13:58C'était d'ailleurs...
13:58Il y avait tout le monde, en réalité.
13:59Il y avait toutes les sociologies.
14:01C'était absolument extraordinaire.
14:02C'est des gens qui disaient juste
14:03où va notre argent ?
14:04Pourquoi est-ce qu'on est mis
14:05à l'écart de la décision ?
14:06Pourquoi est-ce qu'on n'existe pas
14:07dans l'organisation des choses
14:09au niveau de ce pays ?
14:10Et ça, ça a été complètement éteint
14:11à la fois par les casseurs
14:12et à la fois par les professionnels
14:13de la manifestation qui ne servent à rien.
14:14Un mot sur Emmanuel Macron hier
14:16qui est revenu sur la journée
14:17du 17 octobre
14:18en expliquant qu'évidemment
14:20ce n'était pas de sa faute
14:21comme d'habitude
14:22et qui a inventé
14:24que les jeunes gens
14:25seraient arrivés,
14:26les black blocs,
14:27à midi avant pour la première fois.
14:28Ce qui n'est pas vrai.
14:29C'est-à-dire qu'ils venaient
14:30également à midi
14:31il y a quelques mois
14:32pour des manifestations
14:33de gilets jaunes.
14:35La vérité, c'est qu'il n'y avait pas
14:36assez de monde sur le terrain
14:36et qu'il en est responsable.
14:38Mais plutôt qu'aller
14:38au concert de Céline Dion
14:40le vendredi soir
14:41il aurait mieux fait
14:42de travailler avec les services.
14:45Cette colère,
14:46elle est sous-évaluée
14:47par les services de renseignement.
14:48C'est-à-dire que ce qu'on annonce
14:50c'est plutôt 250 000 manifestants
14:51et on aura 500 000.
14:53Donc il y a déjà quelque chose,
14:54il y a une masse
14:55de manifestants plus importante.
14:57La deuxième chose
14:58qui arrive le 17,
14:59c'est là où les black blocs,
15:01les forces d'ultra-gauche
15:03très violentes
15:04qui viennent polluer
15:05nos manifestations
15:06trop souvent
15:06Ces forces d'ultra-gauche
15:07d'habitude,
15:08elles se mettent dans les cortèges,
15:09elles harcèlent
15:09et puis elles font
15:12des dégradations,
15:13des violences terribles
15:14à la fin des manifestations.
15:15C'est encore ce qu'on a vu
15:16par exemple samedi dernier.
15:17Là, le 17,
15:19elles interviennent avant.
15:21Et donc elles prennent
15:21par surprise un dispositif
15:23qui est déjà sous-démensionné.
15:24C'est pas vrai ce qu'il dit.
15:26Les black blocs,
15:28c'est pas la première fois
15:28qu'ils venaient avant.
15:31Le plus grave,
15:32c'est qu'Emmanuel Macron,
15:34dans cette même interview
15:35hier soir,
15:36a appelé chacun
15:37à retrouver son calme,
15:39je cite,
15:39des deux côtés.
15:40C'est ce qu'a dit
15:41le président de la République.
15:43Donc il dit
15:43que les manifestants
15:45et les émeutiers
15:46doivent retrouver leur calme,
15:47mais aussi manifestement
15:48les forces de l'ordre,
15:49puisqu'il parle
15:50des deux côtés.
15:51Donc il a dit cela.
15:52C'est la phrase
15:53qui je crois
15:53m'a le plus choqué
15:54du président de la République.
15:56Chacun doit retrouver
15:57son calme
15:57des deux côtés.
16:00Bon, il est 20h23.
16:03Je pense qu'on ne peut pas
16:05laisser manifester
16:06en permanence
16:07sans trouver des solutions
16:08pour les commerçants
16:09et les centres-villes.
16:10Donc ça, ça me paraît...
16:11Parcours alternatif.
16:12Oui, mais ce parcours
16:14alternatif sera validé ?
16:17Pour l'instant,
16:18on n'en sait rien
16:18parce que j'imagine
16:19que les organisations
16:20vont déposer un recours
16:21devant la justice administrative.
16:23Je ne sais pas
16:23si ça a déjà été fait
16:24et on aura probablement
16:25la réponse demain soir
16:26ou samedi matin.
16:27Et s'il n'y a pas
16:28de parcours alternatif,
16:30André Valigny,
16:31qu'est-ce que vous en pensez ?
16:31Beaucoup de policiers
16:31pour protéger les commerces.
16:33Mais c'est impossible.
16:34Mais bien sûr.
16:35Mais vous ne pouvez pas
16:36protéger tous les commerces.
16:37Mais ils sont tous
16:38barricadés, les commerces.
16:39À Rome, à Milan et à Turin,
16:42des manifestations sociales
16:43et étudiantes
16:44ont dégénéré
16:45à cause de quelques centaines
16:46de casseurs.
16:47Elle répond différemment,
16:48Mme Méloni.
16:48Ça ne vous a pas échappé.
16:49Oui, enfin,
16:50elle a du mal quand même.
16:50Oui, quoi ?
16:51Elle les a arrêtées.
16:52Oui, oui.
16:53Elle les a arrêtées.
16:53On verra ce week-end.
16:54Elle les a arrêtées.
16:56Elle a envoyé l'armée.
16:57Oui, mais il faut
16:58une loi d'habilitation
16:58dont nous ne disposons pas.
17:00Elle a envoyé l'armée.
17:00Non, elle a prolongé
17:01le séjour de l'armée
17:02qui était déjà à Milan
17:03pour une opération vigile.
17:04Non, mais l'Italie,
17:05vous savez,
17:05je connais très bien
17:05ce qui se passe avant.
17:06Mais il y avait l'armée ou pas ?
17:07Je suis tous les jours.
17:08Mais il y avait l'armée ou pas ?
17:09Je suis l'actualité italienne
17:09autant que l'actualité française.
17:10Il y avait l'armée ou pas ?
17:11Oui, comme chez nous
17:11pour l'opération Sentinelle.
17:13Pareil.
17:14Eh oui.
17:15Non, mais suivez
17:16l'actualité italienne.
17:17Vous verrez.
17:17Là, franchement,
17:18vous êtes de mauvaises choses.
17:18Non, non, pas du tout.
17:19À Milan, il y avait les chars.
17:21Pardonnez-moi,
17:22ne dites pas ça.
17:23Il y avait l'armée italienne
17:25dans les rues de Milan.
17:25Elle a prolongé
17:26jusqu'au mois de décembre
17:26l'armée qui était déjà là
17:27à Milan
17:28pour une opération
17:29type Sentinelle.
17:31Écoutez.
17:32C'est la même chose en fait.
17:34Oui.
17:34L'armée était là.
17:36L'armée était là.
17:37Si vous voulez mettre l'armée,
17:38vous savez que les militaires
17:39ne sont pas d'accord.
17:39Ce n'est pas le rôle de l'armée
17:40de maintien de l'ordre.
17:42Les militaires ne veulent pas
17:43du tout aller s'occuper de ça.
17:44Je ne vous ai pas dit ça
17:45parce que je ne suis pas
17:45un spécialiste de ça.
17:47J'ai vu que ce week-end,
17:48ils vont mettre le Rennes
17:49et le GIGN et la BRI.
17:50Donc, ce n'est pas du tout
17:51le métier.
17:52Oui.
17:52Ce n'est pas du tout le métier.
17:53Mais qu'est-ce qu'il faut faire, André ?
17:55En fait, c'est qu'est-ce qu'il faut faire
17:56selon vous ?
17:57Il faut donner satisfaction au peuple.
17:59Ah oui.
17:59Donc, il faut céder en fait.
18:00Oui.
18:00Je ne sais pas, mais...
18:01Il faut céder.
18:02Le peuple, ça compte en démocratie.
18:04Mais quel peuple qui souffre ?
18:06Non, mais je pense qu'effectivement,
18:06il a raison.
18:08Notamment le peuple de la Nouvelle-France.
18:10Dans le peuple en général.
18:11Moi, je ne trie pas dans le peuple.
18:12Ceux qui brandissent les drapeaux
18:14palestiniens et algériens,
18:16on va leur donner satisfaction
18:17à tous ceux-là aussi.
18:19Tous ceux qui pensent
18:19que les Blancs sont des racistes,
18:21on va leur donner satisfaction aussi.
18:23Voilà.
18:23C'est bien.
18:24Ceux qui entrent dans les domiciles.
18:26Ah, finalement, vous n'avez pas changé.
18:27Ah non, non, mais je reste de gauche.
18:29Oui, oui.
18:30Vous ne pouvez pas changer.
18:31Même sous la torture.
18:32Je resterai de gauche.
18:34Malgré la torture mentale
18:35que je subis ici.
18:37C'est la réalité.
18:38C'était au deuxième degré.
18:39C'était au deuxième degré.
18:40Non, mais finalement,
18:42c'est pour ça que finalement,
18:44finalement, vous voterez Mélenchon.
18:45Mais on verra, on n'en est pas là.
18:47Vous voyez, vous ne dites pas non.
18:48On n'en est pas là.
18:48Vous voterez Mélenchon.
18:49Je ferai tout pour qu'il n'y ait pas
18:49Mélenchon-Le Pen au deuxième tour.
18:51Et vous, vous voterez Le Pen alors ?
18:53Vous allez voter Le Pen ?
18:54Non, mais moi, je ne suis pas homme politique.
18:56Et vous ?
18:56Vous voulez.
18:57Ah oui.
18:57C'est ça la différence.
18:59Finalement, vous voterez Mélenchon.
19:00On n'en est pas là.
19:01Vous voterez Mélenchon.
19:03On n'en est pas là.
19:03Vous ne l'excluez pas.
19:04Finalement, vous voterez Mélenchon.
19:06J'ai vu une chose intéressante aujourd'hui.
19:08Voilà.
19:08Parce que Marine Le Pen a déclaré,
19:11d'après le Parisien,
19:12que le seul adversaire qu'elle redoute
19:13au deuxième tour,
19:14c'est François Hollande.
19:15Oui.
19:15Donc, je voterai Hollande
19:16contre Marine Le Pen.
19:17Non, mais la différence.
19:18Elle a le droit d'avoir un peu d'humour.
19:19Elle doit trembler.
19:20Vous manquez d'humour ce soir.
19:21Elle tremble.
19:22Elle ne l'a pas dit avec humour.
19:29On peut reconnaître à Hollande
19:31une stature d'hôpital.
19:32Nous l'avons dit.
19:33Quelqu'un qui peut être
19:34effectivement apaisé,
19:35pourquoi pas,
19:36eu des situations,
19:37ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon.
19:38Ça, je suis bien d'accord avec vous.
19:39Vous souvenez-vous
19:40du climat quand il était président ?
19:42Non, mais je suis bien.
19:43Ce n'était pas le même
19:44qu'aujourd'hui quand même.
19:44Non, je suis d'accord avec vous.
19:45En revanche, il y avait quand même
19:46un problème de stature présidentielle.
19:48Il a été beaucoup, beaucoup moqué.
19:50C'est une des raisons
19:50pour lesquelles il ne se représente pas, d'ailleurs.
19:53Rétrospectivement,
19:53notamment au plan international,
19:55ce n'était pas si mal.
19:56Face à Poutine et à Trump.
19:58Et même à M. Macron.
20:00Je ne sais pas s'il a fait très, très peur
20:01à Poutine et à Trump.
20:03Il n'a jamais eu peur d'eux.
20:04Il n'a jamais eu peur d'eux.
20:05Il n'a jamais essayé de les séduire.
20:07Il n'était pas dans les caresses,
20:08vous savez,
20:09de quelqu'un qui essayait de séduire tout le monde.
20:10Vous êtes remonté ce soir.
20:11Oui, ce soir, oui,
20:12parce que c'est...
20:13Comme vous êtes remonté aussi.
20:15Vous étiez dans un état,
20:17donc je me suis dit,
20:18il faut que je me prépare.
20:18Mais pas du tout.
20:19Moi, je pense aux commerçants.
20:20Mais moi aussi.
20:21Je suis petit fils de commerçant
20:22et époux de commerçant.
20:23Mon épouse avait deux commerçants.
20:24Je pense au centre-ville.
20:25Nous, on a fait témoigner des gens cette semaine.
20:27Je pense un peu à eux.
20:28Je pense aussi aux policiers.
20:29Bien sûr.
20:30Voilà.
20:3120h27.
20:31A tout de suite.
20:35Parlons de Trappes
20:36avec le suspect de l'attentat de Trappes
20:37qui a été mis en examen ce jeudi
20:38par un juge antiterroriste,
20:40notamment pour assassinat
20:41et tentative d'assassinat
20:42en relation avec une entreprise terroriste.
20:43Je vous propose d'écouter Tanguy Hamon.
20:46L'auteur du périple meurtrier de Trappes
20:48et la verrière a été mise en examen
20:50par un juge antiterroriste,
20:51mise en examen des chefs,
20:52notamment, d'assassinat
20:54et tentative d'assassinat terroriste
20:55avec la circonstance aggravante
20:58que les victimes ont été choisies
20:59en raison de leur appartenance supposée
21:01à une race, à une nation,
21:02à une ethnie ou à une religion.
21:05Désormais, Kevin T doit être présenté
21:07à un juge des libertés et de la détention.
21:09La question est de savoir
21:11s'il va rester derrière les barreaux
21:12ou s'il est remis en liberté
21:14sous contrôle judiciaire.
21:15Le parquet national antiterroriste
21:17a d'ores et déjà indiqué
21:18qu'il avait requis
21:19un placement en détention provisoire
21:21pour qu'il reste incarcéré
21:23le temps de l'enquête.
21:24Ce qui, effectivement,
21:25est le minimum qu'on peut attendre
21:27après un attentat raciste de ce type.
21:30Écoutez ce qu'a dit le procureur
21:31sur le profil de Kevin T.
21:34Sur son parcours,
21:36Kevin T déclarait être célibataire
21:37et exercer une activité professionnelle
21:39à temps plein
21:40dans le cadre d'un CDI depuis 5 ans.
21:42Il précisait n'être adhérent
21:44ou sympathisant d'aucun parti politique.
21:47Il indiquait avoir lui-même dessiné
21:49les autocollants découverts à son domicile
21:51puis en avoir commandé leur fabrication
21:53via Amazon il y a plus d'un an.
21:58Interrogé sur les photographies découvertes
21:59sur le site France Palestine
22:01daté du 21 février 2018
22:02où sur les réunions Stop Pub
22:04où il apparaissait,
22:06il se reconnaissait
22:06et indiquait qu'il avait
22:08à un certain moment de sa vie
22:09je cite
22:10« infiltré les gauchistes ».
22:13C'est intéressant d'ailleurs cette phrase
22:15parce qu'elle explique
22:16sa présence dans la manifestation
22:19dont vous parliez
22:20et qui est avérée
22:22qu'avait d'ailleurs souligné
22:24le comte
22:26Sword of Solomon
22:28Exactement, Sword of Solomon
22:29qui effectivement est très sérieux
22:31et très crédible
22:32Moi j'ai eu un excès
22:35de prudence l'autre jour
22:36Vous vouliez me présenter
22:37comme des excuses ?
22:38Non, j'ai un excès de prudence
22:40et ce site est remarquable
22:41visiblement
22:42et d'ailleurs on a échangé
22:44ensemble
22:44et bon
22:45mais on est tellement
22:46on fait tellement attention
22:48J'avais raison d'être prudent
22:49Bon, d'être prudent
22:50Parce qu'on n'a pas que des amis
22:51si vous voulez
22:52Bon, mais c'est important
22:52ce que dit le procureur
22:54vous voyez ?
22:54Il dit qu'il voulait infiltrer
22:56l'ultra-gauche
22:58en étant dans cette manifestation
22:59c'est ce que je comprends
23:00en tout cas
23:01nous sommes d'accord
23:01C'est ce qu'il a dit
23:02C'est ce qu'il a dit
23:03Un petit trélégochiste
23:04Bon
23:04Alors tout le monde
23:05évidemment aujourd'hui
23:06la politique a repris ses droits
23:08et tout le monde
23:09cherche à instrument
23:10enfin tout le monde
23:11la gauche a instrumentalisé
23:12cette séquence
23:13on peut le dire comme ça
23:14J'espère ne choquer personne
23:15en disant ça
23:16et même Maude Bréjean
23:17on va d'abord écouter Maude Bréjean
23:18je le dis pour Julien Duroux
23:20même Maude Bréjean
23:22qui finit sans faute
23:23depuis quelques jours
23:24sur ces sujets-là
23:26la politique a repris ses droits
23:28écoutez la porte-parole du gouvernement
23:30Ce qui m'a frappée
23:31suite à cet attentat raciste terrible
23:35survenu à Trappes
23:37la semaine dernière
23:39c'est à quel point
23:40la politique avait très vite
23:42repris ses droits
23:43Regardez l'attitude
23:44de la France insoumise
23:46Regardez l'attitude des écologistes
23:47Regardez hier encore
23:48une députée
23:50qui accusait le Premier ministre
23:52d'avoir, je la cite
23:53a battu une seconde fois
23:56la victime
23:57Je considère qu'une partie de la gauche
24:01instrumentalise
24:01ce qui s'est passé à Trappes
24:03instrumentalise la violence
24:05et je vous le dis comme je le pense
24:08je n'ai aucune leçon
24:11de républicanisme
24:12à recevoir
24:13de l'extrême gauche
24:15de la France insoumise
24:16d'Europe
24:17écologie les verts
24:18Je trouve qu'elle le dit
24:19alors que les commentateurs
24:21et les éditorialistes
24:22ne le disent pas
24:23C'est vrai
24:25Elle a beaucoup de courage
24:27parce qu'elle dit d'abord
24:28une chose qui est vraie
24:29mais j'entends ça nulle part
24:32sur ce plateau
24:33certains l'ont dit
24:34mais évidemment
24:36vous ne le lirez pas
24:37dans Le Monde
24:42vous ne le lirez pas
24:45Très sincèrement
24:45j'avais déjà vu bien des choses
24:47mais là
24:47on est au sommet
24:48du terrorisme intellectuel
24:49donc moi
24:50je n'ai aucun doute
24:51que ce type là
24:53est un sale raciste
24:54et qu'il a voulu vraiment
24:55qu'il a voulu vraiment
24:57tuer des Noirs
24:59et des Musulmans
25:00aucun doute
25:00et qu'il mérite
25:02un châtiment sévère
25:03quel que soit son état mental
25:04mais de là
25:05à les faire
25:07à l'expliquer
25:08les responsabilités
25:09de ceux qui ont parlé
25:11j'assume complètement
25:12de parler du rôle
25:14de l'immigration
25:15pendant les pillages
25:15vous voyez
25:16je continue
25:16je continue
25:17je continuerai jusqu'au bout
25:18parce que c'est la vérité
25:19je dis ce que je vois
25:20mais
25:21s'il vous plaît
25:22que l'extrême gauche
25:23ne se lance pas
25:24dans la concurrence victimaire
25:26elle serait mal placée
25:27parce que
25:28le nombre
25:28le nombre
25:29de juifs et de chrétiens
25:31qui ont été assassinés
25:32ces dix dernières années
25:34parce qu'ils étaient juifs
25:36ou chrétiens
25:36par des islamistes
25:37alors là
25:38il n'y a pas photo
25:39et si je dois aller chercher
25:40des déclarations
25:42à la France Insoumise
25:44ou ailleurs
25:45j'en aurais pour des heures
25:46donc qu'ils ne se lancent pas
25:48dans ce genre de terrorisme intellectuel
25:49je ne veux pas être désagréable
25:50avec Maud Bréjon
25:51qui c'est vrai
25:51a été plutôt bonne
25:53et qui a parlé de ces news
25:54et c'est franchement
25:55elle a eu des mots justes
25:57mais je serais par contre
25:58plus désagréable
25:59avec le Premier Ministre
26:00qui avant-hier
26:01à l'Assemblée Nationale
26:02a estimé
26:03que les mots
26:04pouvaient tuer
26:05en reprenant
26:05la rhétorique
26:07de l'extrême gauche
26:08donc le Premier Ministre
26:09lui aussi
26:09s'est livré
26:10à une instrumentalisation
26:12laissant sous-entendre
26:13que pour que la société
26:14soit apaisée
26:15il ne fallait pas parler
26:16de l'immigration
26:17et de l'islamisation
26:18du pays
26:19et bien ça aussi
26:20c'est une manipulation
26:21et une
26:22comment dirais-je
26:23une manipulation
26:24oui
26:24du Premier Ministre
26:25qui ne me semble pas
26:26acceptable et tolérable
26:27alors chacun
26:28effectivement
26:29instrumentalise
26:29et Jean-Philippe Tanguy
26:30lui a mis
26:33la responsabilité
26:34sur Emmanuel Macron
26:35qu'il juge raciste
26:37et qui est à l'origine
26:38de ce qui a pu se passer
26:39ces derniers jours
26:40c'est lui
26:41qui laisse prospérer
26:42des idéologies haineuses
26:44c'est sous son mandat
26:45que l'antisémitisme
26:46atteint malheureusement
26:47des records
26:47que l'homophobie
26:48atteint des records
26:49et que d'autres formes
26:50de haine
26:50atteignent des records
26:51donc il est entièrement
26:52responsable de la situation
26:53il est responsable
26:54de la propagation
26:55de la haine
26:56bien sûr
26:56M. Macron
26:57il a fait une blague raciste
26:58d'accord
26:58à Mayotte
26:59sur les quoi ça quoi ça
27:00il a dû justifier
27:02jamais
27:02il a dit qu'il y avait
27:03trop de
27:04je cite
27:04pas mes propos
27:05de Mamadou à l'hôpital
27:06il a dû justifier
27:07Le Monde a rapporté
27:09qu'il avait eu des propos
27:10homophobes
27:10contre Gabriel Attal
27:11et son équipe
27:12il a dû justifier
27:13il y a récemment
27:14eu des propos racistes
27:15traitant de
27:16je cite
27:16pas qui
27:18Mme Priscatevenot
27:20il a dû justifier
27:21est-ce que vous me permettez
27:22de revenir quand même
27:23sur le cas
27:23il a bien savoir
27:23pourquoi M. Macron
27:24qui a eu des propos racistes
27:25et homophobes
27:26quatre reprises
27:27ne doit jamais justifier
27:29Bon
27:29et la réponse
27:31c'est pas une réponse
27:32d'ailleurs
27:32puisque Emmanuel Macron
27:33n'avait pas connaissance
27:34de ces paroles là
27:35mais lui
27:37explique que c'est
27:38le Rassemblement National
27:39qui a libéré la parole
27:40et il l'a dit
27:40à Hugo Descript
27:41écoutons le Président
27:43de la République
27:43D'accord
27:44Je crois qu'il y a
27:45des mouvements politiques
27:46qui ont laissé
27:47s'installer
27:48ceux-là
27:49à l'extrême droite
27:50Lesquels ?
27:51On les connaît
27:52le Rassemblement National
27:54ceux qui leur sont proches
27:55et qui a une forme
27:56de désinhibition
27:57des propos
27:59et racisme d'atmosphère
28:01et on voit
28:03sur les plateaux
28:05dans les propos
28:06des choses
28:06qui étaient
28:07qui faisaient réagir
28:08avant beaucoup plus
28:10et donc
28:10je trouve
28:11qu'il y a une désinhibition
28:12des violences
28:13je trouve qu'on a eu
28:14j'ai eu plusieurs fois
28:15l'occasion d'en parler
28:16on a eu une désinhibition
28:17d'un antisémitisme
28:19chez certains
28:20et une désinhibition
28:21du racisme
28:21chez les autres
28:22je trouve ce discours
28:25absolument
28:26lunaire
28:27pour tout vous dire
28:28parce qu'il parle
28:29de désinhibition
28:31du racisme
28:32il octroie ça
28:33au Rassemblement National
28:35il nous parle
28:36de la désinhibition
28:38de l'antisémitisme
28:39lui-même
28:39qui n'a pas marché
28:41lors de la marche
28:42contre l'antisémitisme
28:44et il parle
28:44de ce qui se dit
28:46sur les plateaux
28:46suivez mon regard
28:47CNews
28:48donc lui-même
28:49lui-même
28:50est en train
28:50de condamner
28:51la liberté d'expression
28:52et de nous accuser
28:53en tout cas
28:54personne sur les plateaux
28:55certains étonnistes
28:56de faire le jeu
28:57moi je le prends comme ça
28:58je le prends comme ça
28:59vraiment
28:59le jeu du Rassemblement National
29:02sauf qu'il oublie complètement
29:03que la violence
29:04désinhibée
29:05pour reprendre son vocabulaire
29:07elle vient de l'extrême gauche
29:08qui agite
29:10les passions identitaires
29:11dans ce pays
29:12qui érige
29:13l'antisémitisme
29:14qui agite
29:16le racialisme
29:17qui collabore
29:18avec les islamistes
29:19qui tient les propos
29:20les plus sexistes
29:21les plus misogynes
29:22dans ce pays
29:23vous avez parfaitement raison
29:23c'est là
29:24c'est toujours la même chose
29:25c'est un homme de gauche
29:27Emmanuel Macron
29:29voilà
29:29et que son logiciel
29:31pour lui
29:33c'est un homme de gauche
29:34donc il dit
29:35c'est le RN
29:35qui est responsable
29:36c'est un peu juste
29:38il est arrivé au pouvoir
29:39il a racisé le débat
29:40c'est lui
29:41qui a dit
29:42à mon ami Borloo
29:43que un mâle blanc
29:44n'était pas apte
29:46à commander
29:47à un autre mâle blanc
29:48un rapport
29:49sur les banlieues
29:49si ça
29:50c'est pas un discours
29:51racisant
29:52invraisemblable
29:52je sais pas ce que c'est
29:54désolé
29:54un peu juste
29:55quand même
29:55comme analyse
29:56après 10 ans
29:57il y a 40%
29:58des gens
29:58qui s'apprêtent
29:59à voter pour Marine Le Pen
30:00c'est un peu juste
30:01c'est d'ailleurs
30:02insultant pour les gens
30:03c'est vraiment
30:03les prendre pour des imbéciles
30:04c'est ça quand même
30:06bon les gens
30:07ça fait des années
30:08quand même
30:08qu'ils entendent
30:09les discours
30:10des uns et des autres
30:10il y a peut-être
30:11des raisons
30:11pour lesquelles
30:12ils votent
30:12pour Marine Le Pen
30:13le Pen fait ses meilleurs scores
30:14c'est Mayotte
30:15donc il n'y a rien
30:16qui tient dans le discours
30:19en tout cas
30:20moi je pense
30:20que Macron a raison
30:22quand il dit
30:22qu'il faut faire attention
30:23aux discours
30:23qui sont tenus
30:24par qui que ce soit
30:25parce que
30:26lorsque j'entends
30:27des discours
30:27consistant à dire
30:28notamment au RN
30:29que tout ce qui va mal
30:30en France
30:30c'est à cause de l'immigration
30:31que tous les problèmes
30:33se résument
30:35à l'islamisme
30:36comment voulez-vous
30:37que dans des esprits fragiles
30:39ça ne déclenche pas
30:40des choses
30:42ça fait 25 ans
30:44que le Front National
30:44a un discours
30:46anti-immigrés
30:46mais oui
30:47assez sûr
30:49donc à force
30:50ça rentre dans les esprits
30:51et quelqu'un
30:52qui est un peu fragile
30:53il prend une arme
30:54je ne suis pas sûr
30:54que ça soit un grille à fa-charge
30:55mais je reconnais
30:57bien volontiers
30:58que le RN
30:58a été sans doute
31:00le premier parti
31:00à attirer
31:02l'attention
31:03sur les dangers
31:04de l'immigration
31:04massive
31:05invasive
31:06et imposée
31:07à une majorité
31:08du peuple français
31:09qui n'en veut pas
31:10ça c'est certain
31:11et j'avoue
31:13que je n'arrive pas
31:13à lui en vouloir
31:14on voit le résultat
31:16est-ce que selon toi
31:18il y a un lien
31:19entre une partie
31:19de l'immigration
31:20et l'insécurité
31:20en France ?
31:21c'est l'éternel question
31:22il y a des immigrés
31:23qui sont délinquants
31:25et il y a des français
31:26qui sont délinquants
31:27il y a des descendants
31:29d'immigrés
31:30qui sont délinquants
31:30et d'autres qui travaillent
31:31qui vont à l'école
31:32qui se lèvent tous les matins
31:33il y a des centaines
31:35de milliers de gens
31:36d'origine musulmane
31:37ou algérienne
31:37ou marocaine
31:38qui sont parfaitement honnêtes
31:39parfaitement intégrées
31:40mais on est d'accord
31:41c'est un lieu
31:42comme une petite minorité
31:43pour en faire un cas général
31:44d'abord c'est pas une petite minorité
31:46c'est exactement
31:46ce qu'a dit Marine Le Pen
31:47lors de son congrès
31:48c'est pas une petite minorité
31:48c'est exactement ce qu'elle a dit
31:49voilà
31:51c'est pas une petite minorité
31:54et au sein
31:55de la population française
31:56il n'est pas douteux
31:59que les gens
32:00qui viennent de l'immigration
32:03commettent plus de criminalité
32:05que les autres
32:0525%
32:06voilà
32:07c'est des chiffres
32:08on n'y peut rien
32:08il y a 25%
32:09d'étrangers en prison
32:10alors qu'ils ne représentent
32:11que 8% de la population
32:12si on parle uniquement
32:14des étrangers
32:14c'est un fait
32:15c'est factuel
32:16qui ne nécessite aucun débat
32:18c'est factuel
32:19il y a des explications sociales
32:20sociétales
32:20urbanistiques
32:21tout ça
32:22on n'explique pas ça
32:24c'est pas parce qu'ils sont
32:25originés
32:26mais raison de plus
32:28mais raison de plus
32:29pour qu'ils arrivent moins en France
32:31puisqu'effectivement
32:32ton explication sociale est bonne
32:34ah quand même
32:35mais oui mais
32:35quand même
32:36mais c'est parce qu'ils sont
32:36je me doute bien
32:38que lorsqu'un clandestin
32:40arrive en France
32:42il est moins capable
32:43de s'intégrer dans la population
32:45que les autres
32:46il n'y a pas de doute
32:47donc ça aggrave la situation
32:49et de la France
32:50et des immigrés
32:51donc maîtrisons les flux migratoires
32:52on est d'accord
32:53évidemment
32:54ce que Macron vient d'expliquer
32:56c'est que les gens
32:57qui tiennent le discours
32:57pour maîtriser les flux migratoires
32:58sont responsables
32:59non il n'a pas dit ça
33:00exactement
33:01c'est le raccord
33:01c'est ce qu'il a fait
33:02bien sûr
33:02à l'emporte-pied
33:03vous savez pourquoi
33:05le rassemblement national
33:06sans doute
33:07depuis deux ans
33:08vous avez
33:10la bordélisation
33:11c'est l'extrême gauche
33:12enfin
33:13vous avez
33:13sur ces 24
33:15dernières heures
33:16vous avez
33:17M. Coquerel
33:17qui a traité
33:18M. Deranc
33:19de nazi
33:20bien sûr
33:21nazi
33:21vous avez Mme Sébailly
33:23qui a expliqué
33:24que M. Lecornu
33:27avait tué une deuxième fois
33:28ça c'est stupide
33:29mais c'est stupide
33:30c'est pas stupide
33:31les mots
33:33pardonnez-moi
33:34c'est pas stupide
33:35c'est-à-dire que
33:36l'extrême gauche
33:37ce matin
33:38j'ai reçu
33:39une personne
33:40qui est
33:41propriétaire
33:42d'une entreprise
33:43de quart
33:43le quart
33:45des militants
33:46du rassemblement
33:46national
33:47a été attaqué
33:48par des antifas
33:48à Grenoble
33:49à Grenoble
33:50chez moi
33:50bon
33:51chez vous
33:51comme vous dites
33:52ils ont failli
33:53ils étaient là
33:54pour tuer
33:54vous imaginez
33:55oui pour tuer
33:56vous pouvez faire ça
33:57ils étaient là
33:58pour tuer
33:58c'est ce que nous a dit
33:59la personne
34:00ce matin
34:00et le chauffeur
34:02a été formidable
34:03vous imaginez
34:04si un quart
34:05avec des militants
34:07de gauche
34:07est attaqué
34:08par des groupuscules
34:09d'extrême droite
34:10c'est la une
34:11des journaux
34:12pendant 48 heures
34:14c'est aussi
34:15contre les deux cas
34:16mais c'est pas
34:16ce que je vous dis
34:17ce que je suis en train
34:18de vous dire
34:19c'est que personne
34:19n'en a parlé
34:20ce monsieur
34:21je l'ai reçu
34:21ce matin
34:22là où ça s'est passé
34:24on en a parlé
34:25mais je vous répète
34:28cette personne
34:29j'étais le seul
34:30nous étions le seul
34:31à le recevoir
34:32l'extrême gauche
34:33est dingue
34:34vous entendez bien
34:35elle est devenue
34:36dingue et folle
34:38de violence
34:38je ne suis pas
34:39à l'extrême gauche
34:42sauf que
34:43Jean-Luc Mélenchon
34:44instrumentalise cela
34:45depuis des mois
34:46tout moche
34:47ce que Marine Le Pen
34:48a dit tout noir
34:49tout moche
34:49oui ou non
34:51écoutez
34:51ah bah si
34:52ça veut rien dire
34:53ça veut tout dire
34:55ça veut rien dire
34:56je pourrais vous dire
34:57je pourrais vous dire
34:58que ce mot
34:58arme
34:59d'une certaine manière
35:00quelqu'un
35:01qui pourrait aller
35:01tuer un blanc
35:02je pourrais dire ça
35:03etc
35:04je pourrais dire
35:04je le dirai pas
35:05parce que je ne le pense pas
35:06pour tout vous dire
35:06je ne pense pas
35:07que les mots arment
35:08tout ça
35:09c'est fait pour les plateaux
35:10de télévision
35:11bien évidemment
35:12je n'irai pas sur ce terrain là
35:13écoutez-le monsieur Mélenchon
35:14justement
35:15qui était à l'ESSEC
35:16c'était hier
35:16et qui a parlé des gens
35:17qui écoutent les émissions
35:19de chaîne info
35:20c'est bien
35:22Mélenchon à l'ESSEC
35:23toute la semaine
35:24les chaînes d'informations
35:26en continu
35:27ont diffusé des propos racistes
35:29toute la semaine
35:30ces messieurs-dames
35:31les importants
35:32qui ne sortent pas
35:32de leur bureau
35:33étaient là devant
35:34des spectacles de flammes
35:36même quand on l'interviewait
35:37ça n'avait aucun rapport
35:38il y avait des flammes derrière
35:40pour que
35:41l'abruti moyen
35:42qui regarde en sirotant sa bière
35:44ou en genouffant
35:45sa coke
35:46et qui voit ça
35:46il voit les flammes
35:47et il voit Mélenchon
35:48tout ça est abjecte
35:49chacun d'entre nous
35:50doit assumer sa responsabilité
35:52si je me sentais
35:53une responsabilité
35:54pour avoir appelé au chaos
35:55je pense que je l'assumerais
35:57je ne l'ai pas fait
35:58j'ai fait le contraire
35:59et puis en marge de cela
36:00il y a Ali Rabet
36:02qui a répondu
36:03à Elias Dimzalen
36:04puisqu'il était présent
36:05comme vous le savez
36:06Elias Dimzalen
36:07vendredi dernier
36:08et Ali Rabet a dit
36:09oui même si vos questions
36:10sont même malsaines
36:11il a répondu sur Twitter
36:12il a réussi à s'infiltrer
36:13dans la conférence de presse
36:14de Laurent Nunez
36:15et Aurore Berger
36:15en se faisant passer
36:16pour un journaliste
36:17avec micro et bonnette
36:18leur service de presse
36:19et de sécurité
36:19ne l'ont pas filtré
36:20quel lien ai-je avec lui
36:21mais Elias Dimzalen
36:22il a démenti ça
36:23il a dit
36:25c'est une version
36:27il a dit
36:28l'entrée était libre
36:28donc non
36:29il n'y a eu aucune infiltration
36:30tout le monde était invité
36:32les citoyens
36:33les journalistes
36:33et je ne me suis pas fait passer
36:35pour un journaliste
36:36c'est dommage qu'ils mentent
36:38donc vous avez Elias Dimzalen
36:40qui dit que le maire ment
36:41et il dit aussi
36:41qu'il le connait depuis longtemps
36:42bien sûr
36:43dans l'interview
36:44il dit je connais Ali Rabet
36:45nous nous connaissons
36:46depuis très longtemps
36:47il sait très bien
36:48qui je suis
36:48d'ailleurs il sait très bien
36:49qui il est
36:49puisqu'Ali Rabet reprend
36:51la rhétorique frériste
36:52en parlant d'islamophobie
36:53il reprend la rhétorique
36:54d'Ilias Dimzalen
36:55donc évidemment
36:55ils ont des liens
36:56et j'apporte à votre connaissance
36:58qu'aujourd'hui
36:58l'avocat sans frontières
36:59a obtenu de la cour d'appel
37:01la condamnation d'Ibzalen
37:03qui disait
37:04l'intifada à Paris
37:05il faut prendre Jérusalem
37:07ce que je veux vous dire
37:08aujourd'hui
37:08celui qui côtoie
37:10M. Ali Rabet
37:10ce que je veux vous dire
37:12encore défendant
37:13de M. Ali Rabet
37:13oui oui
37:14ce que
37:15ce que je veux vous dire
37:17simplement
37:18que vous avez une extrême gauche
37:19qui est en roue libre
37:20une extrême droite
37:22moi je la vois pas
37:22elle existe peut-être
37:24mais je la vois pas
37:24je vous ai cité le quart
37:26elle est habile
37:27comme disent Dupond-Moretti
37:30et Bachelot
37:30c'est de la dissimulation
37:31c'est pas de la dédiabolisation
37:33vous savez combien il en a vendu
37:34mais peu importe
37:34ce qui compte
37:35c'est ce qu'ils ont écrit
37:36ah non
37:38personne les écoute en fait
37:39la dissimulation
37:40moi je les écoute
37:41avec intérêt
37:41et bah vous m'inquiétez
37:42si vous écoutez encore
37:43vous écoutez M. Dupond-Moretti
37:45qui parlait de sentiments d'insécurité
37:47Mme Bachelot
37:48vous l'écoutez encore
37:49vous êtes le dernier
37:51à écouter M. Dupond-Moretti
37:52vous lui faites ce procès
37:53en permanence
37:53et que si vous prenez
37:55l'extrait en question
37:55il a dit
37:56il y a un sentiment d'insécurité
37:58mais il y a une insécurité réelle
37:59il l'a ajouté
38:01dans la même phrase
38:01mais oui
38:02mais oui
38:02mais oui
38:03je suis pas l'avocat
38:04Dupond-Moretti
38:05d'ailleurs il n'a pas besoin de moi
38:06mais il faut prendre
38:07l'entier
38:07écoutez manifestement
38:09manifestement
38:09vous conviendrez
38:10que ces gens-là
38:10ne perçoivent pas
38:11l'opinion
38:12il n'y arrive pas
38:13parce que son livre
38:13je crois qu'il en a vendu
38:142000
38:15et il fait la tournée
38:16de toutes les télévisions
38:18avec Mme Bachelot
38:18ils en ont vendu
38:19je ne sais même pas
38:20s'ils en ont vendu 2000
38:22donc c'est que les gens
38:23manifestement
38:24n'adhèrent pas
38:25Sarah Knafo
38:26elle en a vendu
38:26400 000
38:28je veux bien
38:29que rien ne fasse rien
38:30mais manifestement
38:31son discours
38:32intéresse peut-être
38:33plus les gens
38:34vous pouvez vous intéresser
38:36à ça
38:36elle parle des impôts
38:38de la dépense publique
38:38ça intéresse
38:39oui bien sûr
38:39je pense les gens
38:42n'intéressent pas
38:42les médias
38:43bon Raphaël Arnaud
38:45le député
38:45fiché S
38:46Raphaël Arnaud
38:47était entendu ce mardi
38:48il est toujours député
38:50après-midi
38:51dans les locaux
38:51de la sous-direction
38:52antiterroriste
38:53dans le cadre de l'enquête
38:53sur la mort de
38:54Quentin Deranque
38:56écoutez ce sujet
38:57de Cristin Donadieu
39:00plusieurs heures
39:01face aux enquêteurs
39:02de la police antiterroriste
39:03le député insoumis
39:04Raphaël Arnaud
39:05a été entendu ce matin
39:06en audition libre
39:07à Levallois-Péret
39:08une audition
39:09dans le cadre de l'enquête
39:10sur la mort de
39:11Quentin Deranque
39:12réclamée par la famille
39:14de la victime
39:14au coeur des questions
39:16la jeune garde
39:17mouvement antifasciste
39:18co-fondé par le député
39:20est aujourd'hui dissous
39:21deux de ses proches
39:22dont un ancien membre
39:23de son équipe parlementaire
39:24sont mis en examen
39:25pour meurtre
39:26et complicité de meurtre
39:2714 personnes
39:28sont poursuivies
39:29dans ce dossier
39:30nous avons déposé
39:31une demande d'acte
39:32tendant à ce que
39:33monsieur Raphaël Arnaud
39:34soit entendu par les juges
39:36pour le délit
39:36d'association de malfaiteurs
39:38qui réprime le groupement
39:39ou l'entente établie
39:41en vue de préparer
39:42des crimes ou délits
39:43les faits remontent
39:44au 12 février dernier
39:45à Lyon
39:45Quentin Deranque
39:46militant de 23 ans
39:48est violemment frappé
39:49par plusieurs individus
39:50il succombera
39:51à ses blessures
39:52deux jours plus tard
39:53ce jour-là
39:54il était venu
39:55assurer la sécurité
39:56de militantes
39:57du collectif
39:58Némésis
39:58en marge
39:59d'une conférence
40:00de Rima Hassan
40:00à Sciences Po Lyon
40:01le périmètre
40:03de l'association
40:03de malfaiteurs
40:04retenu à ce jour
40:05par les juges
40:06nous semble
40:07trop restreint
40:07car retenu
40:08principalement
40:09à l'encontre
40:10des seules personnes
40:11présentes sur les lieux
40:12le jour du drame
40:13ce matin
40:14Raphaël Arnaud
40:15était entendu
40:15en audition libre
40:16cette procédure
40:17ne signifie pas
40:18qu'il est coupable
40:18ni qu'il est mis en examen
40:20dans cette affaire
40:21l'instruction se poursuit
40:22pour déterminer
40:23les responsabilités
40:24de chacun
40:25pas un mot
40:26pas un mot
40:27sur France Inter
40:28à 19h
40:29ça ne les intéresse pas
40:30il est député LFI
40:32il est fiché S
40:33il a été condamné
40:34pour violence
40:35il a son collaborateur
40:37qui est déjà
40:39chez le juge
40:39qui est mis en examen
40:40chez le juge
40:41pour l'affaire de Quintin
40:42sa jeune garde
40:43il est en prison
40:44sa jeune garde
40:45elle est mouillée
40:45jusqu'au cou
40:46ça n'intéresse pas
40:47le service public
40:48ils s'en foutent
40:49et d'ailleurs Quintin
40:50Quintin est décrit
40:54par la gauche
40:55comme un néo-nazi
40:57ça compte pas
40:58un môme de cet âge
40:59qui a été tué
41:00c'est un néo-nazi
41:01non mais je veux dire
41:02c'est un vraisemblable
41:03de manque de sensibilité
41:05mais au-delà même
41:06Gilles William
41:07de la sphère médiatique
41:08au sein même
41:08de l'appareil politique
41:10de la France Insomus
41:10il siège toujours
41:11à l'Assemblée Nationale
41:12Jean-Luc Mélenchon
41:13consécutivement
41:14à la mort de Quentin Deran
41:15a dit de lui
41:16qu'il était brillant
41:16qu'il ait gravi les échelons
41:18mais ils ont sifflé Quentin
41:21ils ont sifflé
41:22Quentin à l'Assemblée Nationale
41:23la France Insoumise
41:24pas plus tard
41:25qu'il y a deux jours
41:25ils l'ont sifflé
41:26il est mort sur un trottoir
41:28à Lyon
41:28à cause de la jeune garde
41:29il a été sifflé
41:30par la France Insoumise
41:31à l'Assemblée Nationale
41:32il y a 48 heures
41:33et on rappelle
41:36que les élus du PS
41:38doivent leur siège
41:39à la France Insoumise
41:40pour beaucoup
41:41et certains
41:42qui ont eu parfois
41:43des fonctions importantes
41:47Gauthier Lebret
41:48on le rappelle
41:50parce que c'est
41:51c'est purement factuel
41:56Gauthier Lebret
42:01je voulais vous faire écouter
42:02alors il y a des jeunes étudiants
42:04des jeunes étudiants
42:05qui ne veulent pas parler
42:06et lycéens
42:07qui ne veulent pas parler
42:07à CNews
42:08et alors
42:09la presse française
42:10accepte ça
42:11elle ne se dit pas
42:12non
42:12on s'en va tous ensemble
42:13non
42:14parce que non plus
42:15ils ne veulent pas parler
42:15à CNews donc
42:17c'est un monde particulier
42:19alors vous avez des jeunes gens
42:22qui effectivement
42:23voyaient cette séquence
42:24ont refusé
42:25de parler à CNews
42:25ils ont 17 ans
42:2618 ans
42:28oui à CNews
42:30alors excusez-moi
42:31on ne parle pas
42:32tant qu'il y a CNews
42:34ici
42:35c'est la liberté
42:36oui mais c'est vous
42:37qui êtes responsable
42:40du fait que l'extrême droite
42:41est en train de monter
42:42dans ce pays
42:42et nous nous refusons
42:43constamment de parler
42:44à l'extrême droite
42:45et à leur relais
42:46donc s'il vous plaît
42:47veuillez partir
42:48à montrer des fausses images
42:49qui viennent de la France
42:49on ne parlera pas
42:50tant qu'il y aura CNews
42:51c'est pas
42:51nos manières de discuter
42:53oui j'entends
42:54mais on est très clair
42:55on ne discute pas
42:57avec des médias
42:57qui sont responsables
42:58de la montée de l'extrême droite
42:59qui propagent des fake news
43:01racistes
43:01à longueur de journée
43:02je rappelle que quand même
43:03la dernière fois
43:04sur la manifestation
43:05de la dernière manifestation
43:06il y a des images
43:07de la manifestation
43:08d'Albanie
43:09qui ont été données
43:10en disant
43:11c'était une manifestation
43:12en France
43:12donc on va demander
43:13à ce que CNews partent
43:14et la conférence de presse
43:15commencera à ce moment-là
43:15sinon on se dégaler
43:17sur la conférence de presse
43:18avec les...
43:18on ne parlera pas
43:20tant qu'il y a CNews
43:20ce que vous partez
43:21les images
43:23de...
43:23oui c'est
43:24les images
43:25de manifestations
43:25d'Albanie
43:26c'est passé également
43:27sur France Info
43:27c'est très compliqué
43:29à faire comprendre
43:30aux gens qui nous écoutent
43:31mais c'est une erreur
43:31hélas technique
43:32de faisceau
43:33et d'images
43:34qui arrivent
43:34sur le mauvais faisceau
43:35et qui ont été
43:36c'est pour ça que
43:37France Info
43:37a fait exactement
43:38la même erreur
43:40mais bon
43:40même si on l'explique
43:42aux gens
43:42ils ne te croiront pas
43:44c'est une erreur
43:45ça arrive vraiment
43:46à tout le monde
43:46dans les médias notamment
43:47oui oui mais c'est moi
43:48je pense que les gens
43:48peuvent croire
43:48c'est-à-dire que
43:49l'agence France Presse
43:50envoie des images
43:51qui étaient des images
43:52des manifestations
43:53donc en France
43:54et en une seconde
43:55elle n'envoie plus
43:56ces images sur ce canal-là
43:57des manifestations en France
43:58mais des manifestations en Albanie
43:59ça se joue en une seconde
44:00bien sûr
44:01donc vous êtes en train
44:02de diffuser le canal
44:03qui passe des images en France
44:04et en une seconde
44:05c'est l'Albanie
44:05et France Info
44:06effectivement comme
44:08France Info a fait
44:08exactement la même chose
44:09mais il n'y a pas de volonté
44:11de montrer
44:13est-ce que vous vous rendez compte
44:14que quand même
44:15ça c'est important
44:16Laurent Nunez
44:17a convoqué ces personnes-là
44:19des gamins de 17-18 ans
44:20pour parler avec eux
44:22de l'armement de la police
44:23on en est là
44:24mais je sais
44:24donc on a des lycéens
44:26qui disent
44:26on veut que la police
44:27n'ait plus de gaz lacrymogène
44:28que la police
44:29n'ait plus de canon à eau
44:30que la police
44:31n'ait plus de lanceur
44:31de balles de défense
44:32et monsieur Nunez
44:33leur dit
44:33mais bien sûr
44:34venez au ministère
44:35de l'Intérieur
44:35on va en discuter
44:37tous ensemble
44:38mais on est chez les fous
44:39vous vous rendez compte
44:39mais je vous assure
44:40moi je pense que votre grille
44:41de lecture est bonne
44:43c'est-à-dire que l'Etat
44:43n'est pas montre de la faiblesse
44:45en permanence
44:46et plus que de la faiblesse
44:47ça va au-delà de la faiblesse
44:48et t'es toujours récompensé
44:50dans ces cas-là
44:50quand tu es faible
44:52discuter du maintien de l'ordre
44:53et de l'armement de la police
44:54avec ces gamins-là
44:54c'est fou
44:55je suis d'accord avec vous
44:56non seulement l'Uni n'est pas reçu
44:57mais la dame
44:57qui vient de s'exprimer
44:58qui refuse
44:59de répondre aux questions de CNews
45:01j'ai appris par le patron de l'Uni
45:02qu'elle avait participé
45:03à une action violente
45:04contre l'Uni
45:04et c'est cette dame
45:05qu'on reçoit
45:06à Sbovo
45:07mais qu'est-ce que vous voulez
45:08on est dans ce climat-là
45:11et c'est triste pour nous
45:12bien sûr
45:13et c'est triste pour les Français
45:15l'argument de la responsabilité
45:16de CNews
45:16dans la montée
45:17de ce qu'ils appellent
45:17l'extrême droite
45:18est assez drôle
45:18je me disais en les écoutant
45:20mais il était fort
45:21Jean-Marie Le Pen
45:21sans CNews
45:22d'arriver au second tour
45:23de la présidentielle en 2002
45:24comment a-t-il fait ?
45:27écoutez la séquence
45:28avec Jordan Florentin
45:29c'est tous les jours
45:31mais ils sont courageux
45:32parce que
45:34la violence
45:34la haine
45:37des adversaires
45:38on peut le tuer
45:38c'est ce qu'on lui dit
45:39dans cette séquence
45:39si on était dans un pays
45:40qu'en France
45:41c'est ce que dit quelqu'un
45:42en tout cas
45:43mais là je ne sais pas
45:44si cette personne
45:46on peut la poursuivre
45:47c'est identifiable
45:49mais on en parlait
45:50de Crédabellage ce matin
45:51un policier
45:51qui disait
45:52même si on l'interpelle
45:53elle fera peut-être
45:5424 heures de garde à vue
45:55puis elle ressortira libre
45:56mais quand même
45:56tu laisses une trace
45:58quelqu'un qui menace de mort
45:59c'est des menaces de mort
46:01écoutez la
46:02n'est pas réprouvée
46:03par les autres journalistes
46:05il n'y a pas le quart
46:06de la moitié
46:07d'un signe de solidarité
46:09ils ne font que des tribunes
46:10pour Mediapart
46:11qui est accrédité
46:12au congrès du Rassemblement National
46:13le RN a accrédité Mediapart
46:15Street Press
46:15écoutez la séquence
46:16écoutez Jordan Florentin
46:20pardonnez-moi
46:22je ne touche pas la caméra
46:27vous venez de toucher la caméra
46:29vous venez de toucher la caméra
46:30est-ce qu'on peut parler calmement ?
46:32est-ce qu'on peut parler calmement ?
46:33on va parler calmement
46:34pourquoi ?
46:35parce que vous êtes des nazis
46:36putain !
46:37vous avez tué 6 minutes
46:37c'est à dire
46:38c'est à dire des nazis
46:39c'est la honte de la France
46:41mais retournez à l'école
46:42c'est quoi ?
46:43justement dites-moi
46:43c'est quoi un nazi ?
46:44en quoi on s'apparente
46:45à des nazis ?
46:46tu sais très bien
46:47ce que c'est un nazi
46:47on part pas dans un...
46:48on peut pas qualifier
46:51tout le monde de nazis comme ça
46:51c'est extrêmement dangereux
46:53uniquement les nazis
46:54c'est très bien
46:54je vais juste vous dire un truc
46:55vous, vous le premier
46:57vous êtes responsable
46:58de tout ce qui se passe
46:59tout ce climat de merde
47:00vous êtes responsable
47:01vous le premier
47:01vous avez de la chance
47:03et je vous le dis
47:03même pas amicalement
47:04et je vous le dis
47:05de la manière la plus sincère possible
47:06vous avez de la chance
47:07de la chance qu'on soit
47:09dans ce pays-là
47:09parce que je vous jure
47:11sur tout ce que j'ai de plus cher
47:12dans un autre pays
47:13je vous jure
47:14et je vous le dis sincèrement
47:15je vous aurais fait du mal
47:18je vous aurais fait du mal
47:19que la prochaine fois
47:20c'est pas lui que j'attaque
47:21c'est vous
47:21c'est vous
47:22vous m'avez compris ?
47:23c'est le temps qu'il est mort hier
47:24c'est ta faute
47:25si la piste elle a fait plus balle
47:26c'est à cause de tout ce que tu proposes
47:28mais je condamne la mort de tout le monde
47:29surtout la tienne
47:29j'espère bientôt
47:31vous espérez ma mort bientôt ?
47:32bien sûr toi
47:33c'est mieux tout le monde
47:34tout ce monde là
47:35il y a autant de violence
47:36dans votre dispo en madame
47:37il y a autant de violence dans ce monde
47:39c'est pas le propre du fascisme ça ?
47:40non
47:41c'est toi le fasciste
47:42madame nous menace de mort quand même
47:44qu'est-ce qu'il est patient avec eux
47:46je sais pas ce qu'on va venir
47:48c'est le climat qui nous attend
47:50jusqu'à la présidence
47:51c'est Pascal Socher
47:51mais au-delà
47:52bien au-delà de la présidence
47:53tout ça c'est
47:54me semble-t-il
47:55c'est quand même des gens
47:56ça vient de la gauche
47:57c'est pas
47:57et d'ailleurs si vous
47:59vous imaginez
48:00s'il y avait des militants de droite
48:01qui parlaient comme ça
48:03ça ferait le temps tour
48:04je dirais l'islamo-gauchisme
48:05il y a des militants d'ultra-droite
48:06qui sont pas
48:07qui sont pas tristes non plus
48:09ici de façon sporadique
48:11ici ou là
48:11on voit des militants d'ultra-droite
48:13très violents
48:14ça existe aussi
48:15moi ce que je me dis
48:16vous les avez vus
48:17ces dernières semaines
48:18vous les avez vus
48:18il y a eu des images
48:19qui ont circulé
48:20en marge d'une manifestation
48:22si si il y en a eu
48:23il y en a toujours
48:24il y en a toujours
48:25cela dit
48:26en prenant un peu de hauteur
48:27par rapport à tout ça
48:28je me demande
48:29je me demande
48:30si on a connu
48:31un tel climat en France
48:32depuis la dernière guerre
48:33ça me rappelle les années 30
48:35les années 30
48:36j'étais pas né
48:37mais d'après ce qu'on peut savoir
48:39il y avait une société
48:40qui était à cran
48:41une violence dans les rues
48:42entre les ligues
48:43l'extrême gauche
48:44le parti communiste
48:45les croix de feu
48:46la cagoule etc
48:48c'était très très très très
48:49la cagoule
48:49votre ami François Mitterrand
48:51dites donc
48:52les croix de feu aussi
48:53tous ses amis étaient à la cagoule
48:55les croix de feu étaient moins
48:56extrémistes que la cagoule
48:59de la roque
49:00la roque n'était pas antisémite
49:01il n'y avait rien à dire
49:03il était déporté
49:04pour le même prix
49:04non non
49:05il ne faut pas dire les croix de feu
49:06non mais là
49:07je suis d'accord avec André
49:08je suis assez d'accord
49:10je ne sais pas si c'est
49:10les années 30
49:11mais il y a un climat
49:12il y a un climat
49:14oui mais
49:15les gens sont à cran
49:16il y a une violence
49:17comme ça
49:17on le sent dans la rue
49:18mais pardonnez-moi
49:20qui est à l'origine
49:21de ce climat
49:22sérieusement depuis deux ans
49:23depuis deux ans ?
49:24depuis 2020
49:26tu ne crois pas en la réalité
49:27de l'islamo-gauchisme ?
49:29non
49:30je ne ramène pas toi à l'islam
49:31contrairement à toi
49:32je ne fais pas une fixation
49:33sur l'islam
49:34est-ce que depuis deux ans
49:38est-ce que depuis
49:39l'islamisme et du gauchisme
49:40ça s'appelle l'islamo-gauchisme
49:41est-ce que depuis la dissolution
49:43le climat a changé
49:44oui ou non ?
49:45la dissolution n'a pas fait du bien
49:46non c'est pas ça
49:47est-ce que le climat a changé
49:48oui ou non ?
49:49pour moi oui
49:49il se détériore depuis des années
49:51l'élection présidentielle n'a pas eu lieu
49:53il n'y a pas eu de campagne
49:54il y a quelque chose qui macère
49:56dans les profondeurs du pays
49:57mais parce que vous avez
49:58une extrême-gauche
49:59qui veut bordéliser
50:00mais arrêtez avec l'extrême-gauche
50:01il n'y a pas que l'extrême-gauche
50:02il y a le RN aussi
50:03qui attise le feu
50:05qui souffle sur les braises
50:06ah bon ?
50:07depuis deux ans ?
50:08depuis deux ans ?
50:08pour vous tout vient de l'extrême-gauche ?
50:09non mais depuis deux ans
50:10oui
50:10ah oui
50:11la bordélisation à l'Assemblée nationale
50:14je le vois
50:14vous savez je passe
50:15nous passons
50:16attendez
50:17le RN fait descendre les gens dans la rue ?
50:18il vaut mieux que ça se passe
50:19à l'Assemblée nationale
50:20que dans la rue
50:21l'Assemblée elle est là pour ça
50:22la bordélisation de l'Assemblée nationale
50:24tous les jours
50:25nous nous passons régulièrement
50:26je n'ai pas vu
50:27une séquence du RN
50:29qui a bordélisé l'Assemblée nationale
50:31j'en ai vu
50:32cinq ans
50:33ah oui c'est vrai
50:33c'est vrai
50:34c'est vrai
50:35à l'Assemblée le RN se tient bien
50:36André
50:37André il n'y a pas un député
50:38du Rassemblement national
50:39qui est entendu par la sous-direction
50:40antiterroriste
50:41il n'y a pas un député
50:42du Rassemblement national
50:42qui fait un simulacre de décapitation
50:44avec la tête d'Olivier Dussopt
50:45comme Thomas Porte l'a fait
50:47il n'y a pas un député
50:48du Rassemblement national
50:48qui fait entrer les islamistes
50:50à l'Assemblée nationale
50:50comme LF l'a fait
50:51avec ses CIF et ses héritiers
50:53il y a beaucoup de candidats
50:54du Rassemblement national
50:55qui ne sont pas tout à fait irréprochables
50:57dans tous les premiers galeurs
50:59tous les prix compris
50:59dans ceux qui siègent
51:00madame Parmentier est consort
51:01il y a quand même quelques individus
51:03quelques individualités
51:04c'est incomparable avec ce qu'on fait
51:06incomparable
51:06à la limite
51:07je vais aller plus loin moi
51:09l'ERN ne fait descendre personne
51:12dans la rue
51:12et moi il m'arrive
51:14d'envier le peuple anglais
51:16de comprendre
51:16que la rue
51:18n'appartient pas
51:19qu'à l'extrême gauche
51:20et je rêverais
51:21qu'une grande partie
51:22du peuple français
51:24descende dans la rue
51:25calmement
51:26pour montrer
51:26que la rue
51:27n'appartient pas
51:27qu'à l'extrême gauche
51:28ce soir sur CNews
51:29ils l'ont fait pour le pas
51:31comme le 30 mai 60 mai
51:32enfin c'était pas
51:32une manifestation
51:33mais ça ne sera plus possible
51:36au général de Gaulle
51:37oui mais ça ne sera plus possible
51:38je ne sais pas
51:39je ne sais pas ça
51:40non non non
51:40il ne faut pas dire ça
51:41en tout cas pas dans ces
51:42ce soir sur CNews
51:44ce document revient
51:45sur les 50 décisions
51:46qui ont marqué la France
51:47de façon désastreuse
51:48d'être vertigineuse
51:50désinstruialisation
51:50école en crise
51:51bon tout ce qu'a fait
51:52de toutes les portes
51:53qui ont été ouvertes
51:54je vais le dire
51:54par la gauche
51:55oui c'est 80
51:56en gros c'est le bilan de Mitterrand
51:57c'est la faute de la gauche
51:58avec un peu de Giscard
51:59quand même
51:59avec le regroupement familial
52:00ça en devient drôle
52:02écoutez sauf si vous me dites
52:03le contraire
52:03c'est pas c'est nous
52:04ce qu'a fait le classement
52:04Chirac a pris deux mandats
52:06Sarkozy a fait un mandat
52:07voilà donc la gauche
52:08n'est pas responsable
52:09de tout ce qui a été fait
52:10en France depuis 50 ans
52:11la droite a gouverné
52:12plus longtemps que la gauche
52:13vous avez approché
52:13à la droite
52:14de ne pas avoir défait
52:14ce que la gauche a défait
52:15la droite a été très gauchissée
52:17j'en conviens
52:17vous avez parfaitement raison
52:19que le débat culturel
52:21n'a jamais été mené
52:22par la droite
52:23depuis 50 ans
52:24vous avez parfaitement raison
52:26je dis
52:27toutes ces idées là
52:28qui sont des idées
52:30plutôt
52:31qui penchent à gauche
52:32je pense à l'école
52:32par exemple
52:33on a refusé la sélection
52:34on a refusé la hiérarchie
52:36on a abaissé le niveau
52:37toutes ces idées là
52:38nous ont amené
52:40là où nous en sommes
52:41aujourd'hui
52:42et ça va être
52:43les 50 décisions
52:44c'est pas Cinew
52:45ce qui a fait le classement
52:45c'est l'institut Thomas More
52:46je crois que c'était paru
52:47dans le Figaro
52:48c'était très intéressant
52:49voilà
52:49et donc parmi lesquelles
52:50effectivement
52:51il y a plusieurs mesures
52:52de François Mitterrand
52:53il y a également
52:54les 35 heures
52:54il y a le regroupement familial
52:56alors c'était
52:57sous Valéry Giscard d'Estaing
52:58donc c'est 50 mesures
52:59il n'y a pas les 50
53:00dans le documentaire
53:02que vous allez voir
53:02mais il y a les mesures
53:03les plus marquantes
53:03il y en a plus d'une vingtaine
53:05donc vous allez le voir
53:06et puis après
53:06on va se demander
53:07si on va à nouveau couler
53:08ce week-end
53:09on a deux minutes
53:10pour parler de ça ?
53:11non
53:12prenez-les
53:13parce que j'ai failli
53:14être interrogé
53:14puis ça n'a pas pu se faire
53:15pour des raisons d'agenda
53:16j'avais choisi
53:17de parler de la retraite
53:18à 60 ans
53:18on a failli annuler
53:19la diffusion du documentaire
53:20à cause de ça ?
53:20oui parce que vous n'étiez pas dedans
53:21vous trouvez que c'est bien
53:22la retraite
53:22votre ironie est toujours
53:24aussi pernicieuse
53:25alors sur la retraite
53:26sur la retraite à 60 ans
53:28j'aurais dit la chose suivante
53:30Mitterrand l'a fait
53:30parce qu'à l'époque
53:31l'espérance de vie
53:32était d'à peine 70 ans
53:33et pour des gens
53:34qui avaient travaillé dur
53:34notamment mes grands-parents
53:35prendre une retraite
53:37à 60 ans au lieu de 65
53:38c'était avoir quelques années
53:39de plus pour profiter de la vie
53:40mais Mitterrand avait ajouté
53:41il y a une interview
53:42que vous pourriez passer
53:43d'ailleurs
53:43Mitterrand avait ajouté
53:44ce sera à mes successeurs
53:46à partir des années 90-2000
53:47de revoir ça
53:48parce que la démographie
53:49obligera à revoir
53:50l'âge de la retraite
53:51donc Mitterrand l'avait dit
53:52dès 81
53:53après le déluge quoi
53:53comment ?
53:54après moi le déluge
53:55non il avait dit
53:56ce sera à mes successeurs
53:57d'allonger la durée du travail
53:59à cause de la démographie
54:02et aujourd'hui alors ?
54:02il faut allonger
54:03continuer la retraite
54:04par répartition
54:05ou opter pour une capitalisation
54:06vu la sécheresse nataliste
54:08qu'on n'a jamais connue
54:09depuis la fin de l'année
54:10une part de capitalisation collective
54:11bien sûr
54:12et puis aussi
54:13en fonction de la pénibilité
54:14de l'âge
54:15auquel on a commencé
54:16à travailler
54:17travailler un peu plus longtemps
54:18et le gouvernement
54:19en 1981
54:22en France métropolitaine
54:23l'espérance de vie
54:24à la naissance
54:25était de 70 ans
54:26pour les hommes
54:26et de 78 ans
54:28pour les femmes
54:2870 ans pour les hommes
54:30les femmes avaient donc
54:31une espérance de vie
54:31supérieure de 8 années
54:33à celle des hommes
54:33il s'agit d'une estimation
54:34calculée à partir
54:35des conditions de mortalité
54:36observées en 1981
54:38et non d'une prédiction
54:39de l'âge auquel mourraient
54:40les enfants nés
54:40cette année-là
54:41donc une injustice
54:42entre les femmes
54:43et les hommes
54:44je le note
54:45et oui mais on n'écoute pas ça
54:47là ça compte pas ça
54:50le doc va repartir tout de suite
54:51bon merci en tout cas
54:54monsieur Valigny
54:55merci à tous
54:55d'avoir été avec nous
54:57le débat est vif
54:58mais c'est pour cela
54:58que les gens se mettent
54:59autour d'une table
55:00c'est parce qu'ils ne sont pas d'accord
55:01bien souvent
55:02Jean-Marc Lelouch est à la réalisation
55:04David Tonnelli est à la vision
55:05Guillaume Marceau est au son
55:07merci à Julien Duroux
55:08Marie-Liès
55:08Escudé-Houlier
55:09c'est dur le réel
55:11c'est dur le réel
55:12c'est dur le réel
55:14le document
55:15à demain matin
55:17merci à Julien Duroux

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