- il y a 28 minutes
Avec Elisabeth Levy et Eric Revel
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##LA_VERITE_EN_FACE
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
00:05Et on se retrouve avec Elisabeth Lévy et Eric Revelle autour de la table dans ces débats.
00:15Ces débats que nous allons avoir autour de Aubagne, blocus, la violence à l'école est-elle devenue inarrêtable ?
00:20C'est la question que l'on vous posait ce matin et puis dans la deuxième partie, dans notre deuxième
00:26débat,
00:26on abordera la proposition de la France Insoumise de donner un droit de vote à l'âge de 16 ans.
00:31Là aussi, vous avez été très nombreux à réagir.
00:34Félix Mathieu, vous avez l'œil sur à la fois les sondages du Grand Matin, en même temps les réactions,
00:39puisque beaucoup de nos auditeurs ont réagi.
00:43Oui, que pensez-vous de cette proposition de la France Insoumise de donner le droit de vote dès 16 ans
00:47?
00:47Vous nous répondez que vous êtes contre à 92% sur la chaîne YouTube de Sud Radio.
00:52Il y a Joël qui nous dit déjà qu'une majorité d'adultes ne comprennent rien.
00:56Alors, donner le droit de vote aux enfants.
00:57Il y a Mathieu qui dit, si tu as l'âge de travailler, de louer un appart, de payer les
01:01cotisations sociales,
01:02tu dois pouvoir voter.
01:03C'est d'ailleurs un peu l'argument de Jean-Luc Mélenchon.
01:05Bruno aussi va dans ce sens.
01:06La majorité pourrait être liée à l'accès au travail.
01:08Quand on commence à travailler, à cotiser, alors pourquoi pas ?
01:12Pour les autres, c'est plus discutable, dit-il.
01:14Et puis Alain qui dit, LFI constate qu'ils ont bien lavé le cerveau de certains ados.
01:18Alors, ils veulent donner leur droit de vote aux ados de 16 ans.
01:22C'est simple et c'est pour des raisons électorales.
01:23Merci Félix. On va donc commencer par ce débat-là concernant la France insoumise
01:31et ce choix de donner le vote des 16 ans.
01:34Elisabeth Lévy, est-ce que vous y voyez juste une forme de pirouette électorale
01:40et un signe envoyé à la jeunesse de la part de la France insoumise ?
01:46Évidemment, c'est de la démagogie intelligente parce que ça va marcher sur les jeunes.
01:50Alors, je faisais remarquer à mon camarade Éric Revelle
01:54que dire à des jeunes qui n'ont pas le droit de vote qu'ils devraient l'avoir,
01:58ça n'a pas changé le résultat.
02:00Et il m'a répondu qu'il y avait une partie de ces jeunes
02:06qui auraient au contraire 18 ans et qui est...
02:08Bien sûr.
02:09Voilà. Et si vous voulez, c'est des signaux.
02:11Maintenant, sur le fond, je suis assez...
02:13D'abord, je ne me sache pas qu'il y a un problème dans ce pays
02:17sur l'âge de la majorité électorale.
02:20C'est vraiment ajouter, répondre à une question que personne ne se pose.
02:24Franchement, on peut passer le permis dès 17 ans, ça je sais.
02:27J'ai une nièce qui fait ça.
02:28Mais en revanche, je trouve les arguments de nos auditeurs tout à fait juste.
02:34Je veux dire, c'est normal que le droit de vote soit assorti à une certaine autonomie.
02:40Bien sûr.
02:40Donc, on peut dire...
02:42Une certaine maturité.
02:43Autonomie.
02:44Une certaine...
02:45A la capacité de, disons, de décider un peu de sa vie.
02:49Même si ce n'est pas vrai en général à 18 ans.
02:51Mais ça ne paraît pas non plus...
02:53Parce que justement, l'argument de Jean-Luc Mélenchon,
02:55c'est de dire qu'à 16 ans, on peut demander son émancipation,
02:58qu'on peut voter au prud'homme, qu'on peut aller en prison.
03:01Donc, il en déduit que...
03:02D'accord, il a déjà vu des mômes de 16 ans.
03:04La plupart des mômes de 16 ans ne vont pas en prison,
03:07ne demandent pas leur émancipation et ne travaillent pas.
03:10Et c'est très bien comme ça.
03:11Ça s'appelle des ados.
03:12Éric Revelle, non.
03:14Puis alors, si on poursuit l'argument jusqu'au bout,
03:18il y a aussi des enfants de 14 ans qui vont en prison.
03:22Ça arrive, malheureusement.
03:24Alors, Eric, pourquoi ce geste à l'égard des 16-18 ans ?
03:29Est-ce que ça peut avoir un impact sur l'élection ?
03:32Pardon, mais il y a une certaine logique dans tout ce que fait Jean-Luc Mélenchon.
03:35Moi, j'appelle ça un rouleau compresseur politique.
03:37En fait, il met sur la table du débat des idées qui sont souvent complètement démago.
03:43Mais en fait, il fait progresser sa cause dans des sphères électorales différentes.
03:48Là, la façon dont LFI a pris en main le mouvement des lycéens,
03:52en l'instrumentalisant, c'est indéniable.
03:54Je faisais remarquer à Elisabeth, qui a cité à moitié son Revelle,
03:58que les gamins qui ont 17 ans aujourd'hui en terminale,
04:01vous savez quoi ?
04:02L'année prochaine, ils ont 18 ans.
04:03Donc, ils votent.
04:04Voilà.
04:05Et puis, donner une perspective du vote à 16 ans,
04:07c'est s'aliéner un peu plus, ce vote-là.
04:09Mais ce qui est totalement contradictoire chez LFI, me semble-t-il,
04:13c'est que les mêmes LFI qui vous expliquent
04:15qu'il ne faut pas tirer, violenter, réprimer des gamins de 15 ans,
04:20ce sont des enfants de 15 ans.
04:24Mais alors, M. Mélenchon, ce sont des enfants à 15 ans face à des policiers
04:27ou ce sont des adultes à 16 ans qui sont prêts à voter et qui ont la maturité ?
04:31C'est de la démagogie, mais c'est un rouleau compresseur politique.
04:35Et je peux vous dire qu'à gauche, Mélenchon, il est en train d'avancer.
04:38Alors, justement, derrière ça, il y a, moi, je pense, un véritable problème.
04:41Moi, qui m'inquiète, je dois vous le dire,
04:44parce que même si ça ne marche pas ce coup-là, ça finira par marcher.
04:48C'est l'OPA de LFI sur la jeunesse.
04:51Alors, je sais qu'en général, les gens du RN disent,
04:54nous aussi, oui, eux, ils sont assez bons chez les jeunes actifs,
04:58mais ils se sont fait complètement ratiboiser dans la jeunesse urbaine,
05:02la jeunesse des centres-villes, celle qui, en gros,
05:04va être la fabrique de l'opinion des prochaines années aussi.
05:08C'est-à-dire, dans les lieux où se fabrique l'opinion,
05:12les médias publics, la culture, les facs,
05:16LFI est très, très fort.
05:17Il y a beaucoup de jeunes pour qui il n'y a même pas d'autres votes envisageables.
05:20Et on a tous des amis qui ont des enfants.
05:23Ça correspond aux remontées qu'on a, oui, c'est absolument certain.
05:26Et ça, je dois vous dire, je trouve que c'est un phénomène très inquiétant.
05:30Et j'aimerais, mais évidemment, c'est difficile de se faire entendre comme ça,
05:36mais j'aimerais dire aux jeunes qu'ils se font avoir.
05:38Ils se font avoir par des gens qui vont en plus détruire le pays dans lequel ils finiront par grandir.
05:43Voilà.
05:44Oui, mais les choix de Jean-Luc Mélenchon et son discours parlent à la jeunesse.
05:50Et c'est peut-être là aussi où d'autres partis, Éric Revelle,
05:54devraient se poser un certain nombre de questions.
05:56Lesquelles, par exemple ?
05:57A quoi vous faites allusion ? Au climat ?
06:00Je pense aux droits de vote, mais je pense par exemple à Parcoursup,
06:02le côté extrêmement radical que Manuel Bompard nous livre ce matin
06:07en disant, oui, il faut l'abandonner.
06:08Là, tout de suite, forcément ça, ceux qui sont dans la rue, ça leur parle.
06:12Alors que ça fait dix ans qu'il y a Parcoursup,
06:16et je ne me rappelle pas avoir entendu Bompard et Mélenchon
06:20proposer une alternative à Parcoursup,
06:22mais peut-être qu'ils l'ont fait.
06:23D'une part, et d'autre part, il faut savoir d'où on vient.
06:28Et la réalité, c'est que Parcoursup, même imparfait,
06:31a quand même mis fin à certaines pratiques
06:35qui consistaient parfois aussi à tirer au sort
06:37pour les accessions à l'université.
06:40On a déjà eu ce débat hier.
06:42Mais pourquoi Parcoursup est parfois un semi-échec
06:46et que des milliers d'étudiants ne trouvent pas leur place ?
06:48Pour une raison très simple.
06:49Très simple.
06:50C'est que comme il n'y a plus de filtre
06:54de sélection par le diplôme,
06:56le bac n'est pas un filtre de sélection.
06:58Donc en fait, tout le monde arrive,
07:00et comme tout le monde arrive, il n'y a pas assez de place.
07:02Je voyais un syndicat étudiant qui demandait
07:04la création de 250 000 places dans l'université française.
07:07mais c'est absolument n'importe quoi.
07:11Surtout pour créer de la frustration après avec des faux diplômes.
07:14Le problème de l'égalitarisme dans l'éducation nationale,
07:17c'est que le succès est toujours illégitime
07:21et l'échec est toujours immérité.
07:23Voilà.
07:24Dans la tête des gens,
07:26si vous connaissez un succès,
07:27que vous avez la bonne filière
07:28et que vous réussissez dans la vie,
07:30c'est que vous n'êtes pas légitime,
07:32il y a quelque chose de louche derrière ça.
07:33Et si vous êtes en échec,
07:34ce n'est pas de votre faute,
07:35c'est la faute de la société.
07:37Bon.
07:37Mais tant qu'on ne sortira pas de ça,
07:38on ne trouvera pas qu'on sup' perfectible.
07:41Et pour le moment, en tous les cas,
07:42la France Insoumise flatte cette volonté-là.
07:47Mon revel vient de résumer la chose.
07:50Mais vous aviez une formule formidable
07:52dans votre chronique ce matin,
07:54lorsque vous paraphrasiez Finkielkraut.
07:59Ah oui, il dit que le bac...
08:00Alain Finkielkraut disait maintenant
08:02le bac est devenu un droit de l'homme.
08:04Voilà.
08:05Effectivement.
08:05Et donc, tout ça n'a plus aucun sens
08:09parce qu'en plus,
08:10vous donnez des diplômes.
08:12Donc, vous avez des gens
08:13qui ont des diplômes, des maîtrises,
08:15on n'appelle plus des masters, pardon.
08:18Maintenant, on veut une licence pour chaque élève,
08:20mais que croit-on qu'ils feront
08:21avec cette licence ?
08:23Est-ce que vous pensez vraiment
08:24que des employeurs vont prendre en compte
08:27cette licence obtenue après un bac tout pourri, pardon ?
08:32Non mais, c'est-à-dire,
08:33il faut recréer d'abord le niveau du bac
08:36et par ailleurs, il faut rappeler aux gens
08:39qu'il y a des métiers qui ne seront pas remplacés par l'IA.
08:41Je vous le dis,
08:42c'est menuisier ou pâtissier ou coiffeur.
08:45Vous ne serez pas remplacés par l'IA
08:47et c'est vraiment d'une utilité sociale énorme.
08:50On se retrouve dans un instant avec Elisabeth Lévy
08:52et Éric Revelle au sujet
08:53de notre deuxième débat.
08:55Félix Mathieu, Aubagne.
08:56On va se parler d'Aubagne
08:58et on va revenir sur ce dramatique
09:02fait d'hiver à Aubagne,
09:04ce principal septembre.
09:05Et on posera la question de la violence à l'école.
09:07Est-elle devenue inarrêtable ?
09:09A tout de suite.
09:09Le Grand Matin Sud Radio,
09:11la vérité en face,
09:13Jacques Cardoz.
09:15Et on s'interroge sur le sens
09:16qu'il faut donner à ce qui s'est passé hier à Aubagne.
09:19Alors, un certain nombre de gens dans la journée
09:20ont considéré que cette fusillade
09:23avait quelque chose à voir avec les fusillades
09:26qui se produisent très fréquemment aux Etats-Unis.
09:29Je le rappelle,
09:30ce sont les éléments d'information dont on dispose.
09:32Ce garçon qui a l'âge de 14 ans
09:34rentre dans ce collège
09:37avec l'arme dans la guitare qui est dans le dos
09:40et puis tranquillement sort non pas la guitare
09:44mais le fusil de chasse
09:45et tire à plusieurs reprises,
09:47notamment dans une classe de sixième
09:49et puis par ailleurs dans les couloirs
09:52et le proviseur et un enseignant ont été blessés
09:55et c'est le CPE qui a réussi à maîtriser
09:59le jeune homme de 14 ans.
10:01Il a été entendu en garde à vue,
10:02les parents sont entendus en garde à vue,
10:04le père, on le sait, est militaire.
10:06Voilà pour les éléments du débat.
10:07Et Félix Mathieu,
10:08qu'est-ce que ça nous dit en sondage ce matin ?
10:10On vous demande si la violence à l'école
10:11est devenue inarrêtable.
10:12Vous répondez oui à 66%
10:15sur la chaîne YouTube de Sud Radio
10:16tandis que sur le compte X de Sud Radio,
10:19on a Jackie Bordage qui nous répond.
10:21Ces violences ont sans doute une multitude de causes,
10:24carences des services sociaux,
10:26des parents, de l'État,
10:27gavages d'environnement numérique néfastes,
10:29les influences politiques et idéologiques, etc.
10:32Le commentaire de Jackie sur le compte X de Sud Radio.
10:35Est-ce que ça a tout ça à voir avec...
10:38Comment vous voyez ce drame, vous ?
10:41Je vous pose la question de façon ouverte.
10:43Mais écoutez, je pense qu'il faut être très prudent
10:47parce qu'il y a un aspect individuel
10:49qui est insondable, nous ne le connaissons pas.
10:53Il y a un mystère individuel dans ce genre de passage à l'acte
10:57et ça, on ne peut pas se prononcer.
10:59Ce que je dis vraiment prudemment,
11:02c'est que d'abord, il y a une espèce d'habitude...
11:05Oui, on s'habitue à la violence.
11:07Si vous voulez, on s'habitue à la violence
11:08avec les images dont on est environné,
11:11mais on s'habitue à la violence tout le temps.
11:13Mais surtout, j'ai l'impression
11:15que monte une sorte d'intolérance totale à la frustration.
11:18C'est-à-dire, entre le moment où quelqu'un vous contrarie,
11:22vous énerve, vous agace,
11:23et celui où, si vous avez des armes chez vous, bien sûr,
11:27et puis ce n'est pas tout le monde,
11:29mais il y a une possibilité, justement,
11:31de passage à l'acte beaucoup plus rapide
11:33parce qu'on ne supporte plus d'être contrarié ou frustré.
11:36Mais franchement, je trouve qu'il faut être vraiment prudent sur ce genre de...
11:41Tout le monde est très prudent sur...
11:41Vous avez d'ailleurs, Félix, il y a eu raison d'employer le mot de fait divers.
11:45Oui, oui, oui, tout le monde est très prudent sur cet événement-là,
11:48mais c'est vrai que c'est le mode opératoire, en réalité,
11:53qui interpelle beaucoup
11:53parce qu'on peut être très frustré,
11:55mais de là à aller chercher, si vous voulez,
11:57une arme qui est chez soi,
11:59de façon délibérée,
12:01d'aller tranquillement au collège à cet âge-là
12:03et d'avoir envie de tirer,
12:06même si on ne sait pas exactement
12:07s'il a visé des personnes ou s'il a cherché...
12:10La plupart des gens, j'imagine,
12:11n'ont jamais pris un fusil dans leurs mains.
12:13Non, mais voilà, c'est tout ça qui interpelle.
12:15Enfin, moi, ça me heurte beaucoup
12:16et ça me fait penser, évidemment,
12:18à ce qu'on peut connaître aux Etats-Unis, Eric Revelle.
12:20Moi, c'est ça qui m'inquiète beaucoup.
12:22Est-ce qu'on est devant
12:25le phénomène américain,
12:27canadien,
12:28auquel on assiste dans des universités
12:30ou dans des écoles,
12:31où un fou, je l'appelais comme ça,
12:34tire et tue
12:36parfois des dizaines de personnes ?
12:38Oui.
12:38Bon, est-ce qu'on est devant ce phénomène
12:40qui va submerger l'école,
12:42qui n'a pas besoin de ça,
12:43qui n'est plus le temple
12:47préservé ?
12:48Non, c'est fini.
12:49Elle n'est plus un sanctuaire.
12:50Je crois que le ministre de l'Education
12:51disait qu'il y avait eu
12:53mille couteaux saisis.
12:54C'est ça, mille couteaux saisis
12:56dans le cadre des lycées,
12:58des collèges.
12:58Mais ça, c'est quand ils font une opération.
13:00Mais vous voyez,
13:01moi, ce que je regrette quand même,
13:02parce que vous parliez à juste titre,
13:03Elisabeth, de prudence.
13:05Oui, il faut être prudent
13:05devant ce qui vient de se passer.
13:07Sans doute qu'on a évité le drame.
13:08Mais tout le monde n'est pas prudent.
13:10Vous voyez, quand je vois
13:11une grande antenne du service public
13:14qui, à propos de ce qui s'est passé à Aubagne,
13:17titre du papier,
13:18tire dans un collège à Aubagne
13:20des jeunes fascinés par la violence,
13:22point interrogation,
13:22bon, très bien.
13:23Et dans ce papier,
13:24il cite une psychologue,
13:26Laure Westphal,
13:27j'espère que je prononce bien,
13:29qui dit, elle, la chose suivante,
13:31qui évoque de façon générale,
13:32mais vous voyez, insidieuse,
13:33qui dit,
13:33mais certains phénomènes suprémacistes,
13:36masculistes, d'ultra-droite,
13:37fascinent un certain nombre de jeunes hommes.
13:39Bon, alors,
13:40elle ne prend pas position.
13:43Mais qu'est-ce qu'elle dit ?
13:44Elle ne dit pas,
13:45il y a peut-être une violence
13:47qui vient de l'ultra-gauche.
13:48On n'en sait rien,
13:49si le type est masculiniste,
13:50s'il vit dans un contexte,
13:53familial, suprémaciste.
13:54Mais on a dans un papier de France Info,
13:57pour ne pas le citer,
13:58une psychologue qui dit,
14:00qui dit,
14:01oui, bon,
14:02il y a des suprémacistes,
14:03il y a des...
14:04En tous les cas.
14:05Non, mais ce n'est pas normal.
14:07En tous les cas,
14:08il faut rester prudent.
14:09Évidemment que c'est
14:12tout à fait scandaleux.
14:14Je vois quand même
14:15que tout le monde est,
14:16à part ça,
14:17tout le monde est un peu démuni.
14:18Moi, il me semble aussi...
14:19Parce qu'on est choqué.
14:20Je vais vous donner une indication quand même.
14:22Le ministre de l'Éducation nationale,
14:23Édouard Geffray,
14:24a parlé de symbole
14:25d'une violence débridée,
14:27d'un phénomène sociétal global.
14:29Voilà ce qu'il dit, lui.
14:30C'est-à-dire que,
14:30sans faire le lien, évidemment,
14:31entre les violences lycéennes
14:33et ce qui s'est passé à Aubagne.
14:34Ce n'est pas le sujet.
14:35Le sujet, c'est
14:36la montée globale de la violence,
14:39y compris au sein d'établissements,
14:41qui n'est donc plus
14:42un sanctuaire aujourd'hui.
14:43Vous savez ce que c'est l'éducation.
14:45C'est la civilisation des instants.
14:46La civilisation des pulsions.
14:48C'est-à-dire que
14:50vous avez un enfant
14:51qui est effectivement
14:51un être plutôt...
14:52Et peu à peu,
14:53vous lui apprenez.
14:54C'est ça,
14:55éduquer un enfant.
14:57Et c'est ce qu'on apprend aussi à l'école.
14:58Vous pouvez appeler ça la limite.
15:00Or, on a l'impression
15:02que ça, nous avons le monde adulte
15:04non seulement à échouer à le faire,
15:06mais à renoncer à le faire.
15:07En réalité,
15:08puisqu'on sacralise aujourd'hui
15:10la spontanéité...
15:12Non, ben oui,
15:14vous n'allez pas à l'école
15:15pour être spontané, en fait.
15:16Félix, Mathieu,
15:17vous aviez quelques remontées
15:19de nos auditeurs.
15:20Il n'y a pas de problème.
15:22C'est vrai que
15:23si on prend notre sondage à l'inverse,
15:24il y a quand même 32%
15:26de nos abonnés
15:27sur la chaîne YouTube
15:28de Sud Radio
15:29qui nous disent que
15:30cette violence à l'école
15:31n'est pas inarrêtable.
15:33Alors, parmi les pistes,
15:34ça peut être Anna
15:35sur notre compte X,
15:36le compte X de Sud Radio
15:37qui nous répond
15:38tout ceci est du laxisme
15:40et dû au laxisme
15:41de nos divers gouvernants,
15:42de notre justice.
15:43Je crains,
15:44dit Anna,
15:45que le seul moyen
15:45de cesser toutes ces violences,
15:47ça ne peut être que
15:47la tolérance zéro.
15:49Éric Revelle,
15:51je ne sais pas si ce sera
15:52la solution,
15:52la tolérance.
15:54Le tout réprécié.
15:55Mais là, en l'occurrence,
15:56attention...
15:56Mais ça veut dire quoi ?
15:57Pour mettre des portiques ?
15:58Non, mais c'est ce qui a été dit
16:00hier par le ministre.
16:01Le portique, en l'occurrence,
16:02n'aurait rien changé.
16:03N'aurait rien changé
16:04puisque les portiques
16:05sont là, a priori,
16:07pour repousser
16:08ceux qui sont des intrus
16:09et non pas ceux qui sont...
16:11Vous passez sans portique
16:13quand vous êtes vous-même,
16:15quand vous travaillez
16:16dans le collège
16:17ou dans l'établissement
16:18d'une façon générale.
16:18C'était l'argument
16:19du ministre de l'Éducation nationale.
16:21C'est un argument réversible
16:23parce que vous pouvez
16:23à ce moment-là faire...
16:24Mais bon, moi,
16:25je ne sais pas pour ça,
16:26mais rien ne vous empêche
16:27de faire passer...
16:28Ce que je veux dire,
16:28c'est qu'aujourd'hui,
16:29les portiques...
16:29Aux Etats-Unis,
16:29Eric, ça se passe comment ?
16:30Ce que je veux dire,
16:31c'est qu'aujourd'hui,
16:32les portiques n'empêchent pas
16:33un collégien de rentrer.
16:35Et vu qu'il avait sa guitare
16:36avec lui,
16:37si vous voulez,
16:37vous ne pouvez pas...
16:38Vous voyez ce que je veux dire ?
16:39Vous ne pouvez pas l'arrêter
16:40parce qu'il avait
16:42prétendument sa guitare.
16:42Vous pouvez le faire passer
16:43sous le portique.
16:44Vous pouvez changer...
16:45Il n'y a pas de détecteur.
16:46Ce n'est pas pareil.
16:47Vous parlez de détecteur.
16:48Vous parlez de détecteur de métaux.
16:49Ce n'est pas pareil.
16:51Pardon, pardon, pardon, pardon.
16:52Oui, le portique,
16:54c'est, vous savez,
16:55comme quand vous rentrez
16:55au stade de foot
16:57et que vous avez juste un portique.
16:58Il n'y a pas forcément
16:59de détecteur à ce moment-là.
17:00C'est encore autre chose, Eric.
17:02Vous voyez,
17:02Jean-Luc Mélenchon,
17:03qui est pour abaisser
17:05l'âge de voter à 16 ans,
17:07devrait être aussi,
17:08puisque la violence,
17:10plus personne,
17:11devrait aussi être
17:12pour revoir l'excuse
17:13de minorité,
17:14vous voyez, justement.
17:15Parce qu'un enfant
17:17de 16 ans aujourd'hui
17:18ou de 14 ans,
17:19il a 14 ans,
17:20qui est capable
17:20de tirer à la chevrotine.
17:22C'est ça,
17:23avec un fusil de chasse.
17:24D'ailleurs, entre parenthèses,
17:25la chevrotine est interdite
17:26depuis très longtemps
17:27à la chasse.
17:28Oui,
17:28parce que la chevrotine,
17:29c'est extrêmement dangereux.
17:30Ça blesse.
17:31Avec l'écartement
17:32de la sortie
17:33d'un canon de fusil de chasse,
17:34vous avez une gerbe
17:35qui fait peut-être
17:361,50 m ou 2 m de large.
17:38Donc,
17:38c'est des plombs,
17:39c'est très très violent.
17:41En fait,
17:41est-ce que ce n'est pas ça
17:42le sujet ?
17:43Est-ce que ce n'est pas ça
17:44le sujet ?
17:44Est-ce qu'un gamin
17:45de 14 ou de 15 ans,
17:46si tant est qu'il ait
17:47toute sa lucidité mentale,
17:49on n'en sait rien,
17:51mais qui tire au fusil de chasse
17:53sur son proviseur
17:54ou sur ses profs,
17:54est-ce qu'il ne doit pas
17:55être jugé comme un adulte ?
17:56Donc,
17:57l'excuse de minorité,
17:58c'est tarte à la crème,
17:59mais oui,
17:59on n'est pas aujourd'hui...
18:00Moi,
18:01je n'avais jamais entendu dire,
18:02si vous voulez,
18:04voilà,
18:04même à mon nez,
18:05on rentrait avec un couteau
18:06ou on rentrait avec un fusil de chasse.
18:08Ça n'existait pas
18:09quand j'avais 15 ans.
18:10Autre cause possible,
18:13Manuel Bompard disait,
18:14ce matin,
18:15il va peut-être falloir se pencher
18:16aussi sur la question
18:17de la santé mentale.
18:18Et c'est vrai qu'à ce sujet,
18:21il n'y a peut-être
18:22pas suffisamment de choses
18:23qui sont faites.
18:25Alors,
18:25je ne sais pas si c'est pour la jeunesse...
18:27Ni pour la jeunesse,
18:28ni pour les adultes,
18:29ni pour...
18:30C'est sûr.
18:31C'est une question,
18:31en tous les cas,
18:32qui est souvent reléguée.
18:32On est dans des sociétés
18:35qui probablement connaissent aussi
18:37une forme peut-être
18:38d'effondrement psychique,
18:39j'en sais rien,
18:40mais en tous les cas,
18:40de véritables problèmes psychiques.
18:43Je voudrais quand même
18:44peut-être conclure
18:45sur une note
18:45un peu plus optimiste.
18:47Des gamins de 14 ans,
18:48pardon pour le mot gamin,
18:50mais effectivement,
18:51des adolescents de 14 ans
18:56que personne, évidemment,
18:57n'a envie de voir blesser,
19:00qui sont capables
19:01de prendre un fusil de chasse
19:03et d'aller tirer
19:05sur des gens
19:06et d'une classe de 6ème,
19:08malgré tout,
19:08je pense qu'aujourd'hui,
19:10ça reste quand même
19:11assez exceptionnel.
19:13Il ne faut pas non plus
19:13donner l'illusion
19:14ou donner l'impression
19:16ou paniquer tous
19:17en se disant,
19:18regardez,
19:19on va aller les voir
19:21défiler cet après-midi.
19:22Je suis sûr
19:23que je vais voir
19:24aussi des lycéens,
19:27des ados joyeux
19:28et contents de manifester
19:29sur ce qui fait beau,
19:30en plus.
19:30Bon, apparemment,
19:32Greta Thunberg
19:33est avec les lycéens
19:34de Saint-Denis.
19:35Voilà, c'est ce que je...
19:36Qui, pardon ?
19:36Greta Thunberg,
19:37qui est en ce moment
19:39en France...
19:39Ah ben, les voilà sauvés !
19:41Alors là, si Greta Thunberg
19:42est là...
19:43est en train d'apporter
19:45son soutien
19:46aux lycéens
19:48de Saint-Denis.
19:49Vous voyez,
19:50ce n'est pas forcément
19:51une très bonne nouvelle
19:51pour le gouvernement
19:52parce que si le mouvement
19:54prend une tournure,
19:55j'ai envie de dire,
19:56internationale,
19:56et qu'il y a comme ça
19:57des personnalités
19:58de l'étranger
19:59qui viennent...
20:00Bon, Greta Thunberg...
20:01Vous exagérez peut-être
20:02un peu le pouvoir
20:03de Greta Thunberg.
20:05En tous les cas,
20:05sur la jeunesse,
20:06je pense qu'elle peut
20:06avoir un impact.
20:08En tous les cas,
20:090826 300 300,
20:11on se retrouve sur
20:12ces deux sujets-là
20:13c'est La Libre Antenne.
20:14Dans quelques secondes,
20:15vous pouvez nous parler
20:16aussi bien du droit de vote
20:18à l'âge de 16 ans
20:20qu'effectivement
20:21de cet événement
20:21survenu à Aubagne hier
20:23et qui nous a tous choqués
20:24sur lequel, effectivement,
20:25il faut rester prudent
20:26en attendant
20:27d'avoir les conclusions
20:28de l'enquête,
20:29comme on dit.
20:29A tout de suite.
20:30Le Grand Matin Sud Radio,
20:32La Vérité en Face,
20:34Jacques Cardoz.
20:35Dans La Vérité en Face,
20:36on s'interroge
20:37sur cet acte fou hier
20:38de ce jeune de 14 ans
20:40qui est donc arrivé
20:41tranquillement au collège
20:42avec une arme
20:44dissimulée dans un étui
20:45qui ressemblait
20:47à un étui
20:48d'une guitare
20:49et qui s'est mis
20:51à tirer
20:52sur plusieurs objectifs
20:55et notamment
20:56dans une classe
20:57de sixième
20:58et également
20:58dans les couloirs
20:59de l'établissement
20:59blessant deux personnes,
21:01le proviseur
21:02et une professeure.
21:04Alors,
21:04j'accueille Sarah.
21:06Bonjour Sarah.
21:07Bonjour toute l'équipe.
21:08Merci de nous appeler.
21:09Vous nous appelez de Belle Garde.
21:10Vous êtes prof en collège
21:11également vous.
21:13Oui,
21:13je suis prof en collège
21:14et je suis dans le Gard
21:15depuis 17 ans.
21:16En 17 ans,
21:17j'étais victime
21:18de quatre attaques
21:19sur ma personne
21:20et je ne vous raconte pas
21:21le nombre de fois
21:22où on trouve justement
21:23des sixièmes
21:23avec des pistolets
21:24dans leur sac
21:25mais on n'en parle jamais.
21:27Cette violence,
21:27elle existe depuis très longtemps.
21:29Moi,
21:30j'ai été empoisonnée
21:31par les élèves,
21:32j'ai failli en mourir
21:33d'un choc anaphylactique,
21:34j'ai été battue
21:35par un élève
21:36qui m'a jeté
21:36une autre dessus,
21:38j'ai été sortie
21:38de ma voiture
21:39à coup de pied
21:41à un feu rouge
21:41par des grands frères
21:42qui voulaient ma peau,
21:43j'ai eu un couteau
21:44sur la gorge
21:45des parents d'élèves
21:45à la sortie
21:46d'un conseil de classe,
21:47j'ai écrit tout ça
21:48à un ministre en 2010
21:49qui a répondu
21:51elle a raison,
21:52je ne peux rien faire
21:53et c'était en 2010
21:54et un ministre vous dit
21:55je ne peux rien faire.
21:56C'est insensé
21:57ce que vous nous racontez Sarah.
21:59Ah oui,
21:59mais je veux dire
22:00si vous demandez
22:01à plein d'enseignants,
22:02on est à 47%
22:04d'incidents
22:05dans les collèges
22:05et on a tout le temps
22:07des cas comme ça.
22:08Vous dites
22:08que c'est un acte fou,
22:09ce n'est pas un acte fou,
22:10on est tout le temps
22:11des kinés de...
22:12Moi,
22:13l'élève
22:14qui m'a menacée
22:15et qui m'a frappée
22:16et qui m'a fait
22:17une rupture des cervicales,
22:18il n'a même pas eu
22:19une heure de colle
22:20et il a recommencé
22:21deux mois après,
22:22il a tasé une élève
22:22en plein cours.
22:23Évidemment,
22:24il n'y a pas de prémission
22:25mais il n'y a rien du tout.
22:25Le principal,
22:26c'est presque excusé.
22:27Sarah,
22:28je suis frappée
22:29par ce que vous dites
22:29lorsque vous dites
22:30que vous avez vu
22:31des pistolets
22:32dans des sacs
22:34de collégiens ?
22:34Mais c'est tout le temps.
22:35Moi,
22:36quand je suis arrivée,
22:37je vous parle,
22:37en 2009
22:38en banlieue de Nîmes,
22:40c'était au mois de juin,
22:41on venait attraper
22:42des sixièmes avec...
22:43Il y en a un
22:43qui avait des pistolets
22:44et l'autre qui avait des balles.
22:45Et là,
22:46dans mon établissement
22:46qui est plus tranquille,
22:47toujours dans le gare,
22:49on a attrapé des sixièmes
22:50avec des pistolets
22:51dans leur sac à dos
22:55mais c'est tout le temps.
22:57Demandez à n'importe quel enseignant.
22:58C'est pour ça que moi,
22:59je suis même étonnée
23:00qu'il n'y ait pas plus d'accidents.
23:02Il n'y a aucune sécurité.
23:03On n'a pas assez de personnel
23:04pour vérifier.
23:05On n'a pas le droit
23:06de fouiller leur sac.
23:07Il faut savoir.
23:08On n'a pas le droit de fouiller.
23:09Ils le savent très bien.
23:10Quand vous leur demandez un sac,
23:11ils disent
23:11Madame,
23:11vous n'avez pas le droit.
23:12À force de leur donner des droits,
23:14on en est là.
23:15Alors,
23:15il n'y a pas assez donné.
23:16Ce serait quoi la solution,
23:17Sarah,
23:18selon vous ?
23:18Il faut remettre
23:19de l'autorité d'urgence
23:20au collège.
23:21L'enfant n'est pas au centre.
23:23C'est l'enseignement
23:23qui est au centre
23:24et l'enfant doit se conformer
23:25aux règles.
23:26Si vous ne leur apprenez pas
23:27les règles quand ils sont petits,
23:28est-ce qu'une grande partie
23:30de la violence actuelle,
23:31c'est due à ça ?
23:32Les enfants n'ont plus
23:33de limites depuis l'école.
23:34Comment il faut qu'ils comprennent
23:35la limite à 16 ans
23:36si à 3 ans,
23:38ils les laissent faire n'importe quoi ?
23:40Ça commence en crèche.
23:41Vous avez des petits
23:43qui battent les instituts
23:44et tout le monde
23:44trouve ça très bien.
23:46Vous restez avec nous,
23:47Sarah,
23:47parce qu'effectivement,
23:48c'est ce que vous nous racontez
23:50est terrifiant.
23:51Moi,
23:52je n'ai pas,
23:54si vous voulez,
23:55ce niveau de connaissance
23:56sur ce qui se passe actuellement
23:58dans les collèges.
23:58Je suis très frappé
23:59par ce que vous nous dites.
24:00On accueille Romina
24:01qui nous appelle
24:02de Vic en Bigorre.
24:04Bonjour,
24:04Jacques.
24:05Bonjour, Romina.
24:06Vous êtes déléguée
24:07de parents d'élèves.
24:08Vous venez d'entendre
24:09ce que nous dit Sarah.
24:10C'est terrible.
24:12Oui,
24:12c'est absolument terrible
24:13et puis je rejoins
24:14tout à fait ce qu'elle dit Sarah.
24:16C'est-à-dire
24:16qu'on manque d'autorité.
24:18Il faut remettre
24:19de l'autorité.
24:20Alors,
24:20ça ne veut pas dire
24:21foutre des tougnes,
24:22des baffes,
24:22etc.
24:22Ce n'est pas ça.
24:24Mais moi,
24:24j'ai été effarée.
24:25Vous savez,
24:26j'ai vu ce débat
24:27sur LCI la semaine dernière.
24:28Je crois que c'était
24:29dans lequel
24:30M. Pujadas
24:30avait invité
24:31des syndicats étudiants
24:32avec des professeurs.
24:34C'était scandaleux
24:35la façon dont ce jeune
24:36s'est adressé
24:37Je vous rejoins totalement.
24:39J'ai eu le même choc.
24:41Ah non,
24:41mais on va où là ?
24:42On va aller où comme ça ?
24:44Le respect,
24:45bon sang.
24:46Comment on peut avancer
24:47dans une société
24:48où il n'y a plus de limites ?
24:49Alors,
24:49on parle des jeunes,
24:50mais on peut aussi
24:51étendre à la société
24:52après de manière globale.
24:54Qu'est-ce qu'on est en train
24:54de lancer dans la société ?
24:56Les valeurs,
24:57bon sang.
24:58Mais on va aller où comme ça ?
24:59Comment on va affronter la vie
25:00s'ils sont dans cet état d'esprit
25:02et si personne ne respecte
25:04plus personne ?
25:05Oui,
25:05il y a un chef.
25:06Et alors ?
25:07Et bien heureux
25:08qu'il y en ait un.
25:09Et si on n'en définit pas,
25:10on n'avance pas.
25:11Il y a un guide,
25:11un délégué.
25:12Il y a toujours dans les parties
25:13quelqu'un qui a le dessus.
25:15Bon,
25:15et alors,
25:16ce n'est pas grave.
25:17Et on progresse,
25:18et on avance,
25:18et on évolue.
25:19Mais là,
25:20on est perdus.
25:21Il va falloir vraiment
25:22remettre de l'autorité.
25:23Alors,
25:23quand M. Attal disait
25:25on accueille les professeurs,
25:26les élèves se lèvent,
25:30les professeurs,
25:31moi je suis désolée,
25:32ce n'est pas normal
25:33quand il y en a
25:33qui veulent remettre
25:34de l'autorité.
25:35On a beau ne pas être d'accord,
25:36on écoute les méthodes,
25:38on attend,
25:38on regarde si c'est efficace
25:40ou pas,
25:40mais on arrête tout de suite.
25:41Tout doit se justifier,
25:43tout doit se partir,
25:44il faut écrire,
25:45il faut aussi,
25:45il faut là,
25:46il y a des protocoles,
25:46il y a des complications.
25:47Mais laisser les professeurs
25:50aussi agir,
25:51laisser-les faire leur travail
25:52et leurs méthodes.
25:53Le comportement des enfants,
25:55c'est une catastrophe.
25:56Une catastrophe.
25:57Sarah,
25:58je me retourne vers vous.
26:01Vous partagez évidemment
26:03le sentiment de Romina.
26:06C'est vrai que j'ai vu...
26:07Complètement,
26:07et ça fait du bien
26:08d'entendre une maman dire ça
26:09parce que quand on met des punitions,
26:11les parents d'élèves
26:11protestent immédiatement.
26:13Je vous donne un exemple.
26:14Récemment,
26:15on a des élèves,
26:15ils se sont amusés
26:16à jeter des objets en classe
26:17et ils ont blessé mon AVF.
26:19Donc c'est une dame
26:20qui est censée aider
26:20telle ou telle élève
26:21en difficulté.
26:22Donc en concertation
26:24avec le principal,
26:25on leur a mis
26:25une heure de colle collective.
26:26La vie scolaire
26:27a pris sur elle
26:28de faire sauter l'heure de colle.
26:29Ils m'ont regardé dans les yeux
26:30les surveillants.
26:31Ils m'ont dit
26:32« Madame Oseille,
26:33vous n'avez pas le droit
26:33de faire ça.
26:34Vous n'avez pas le droit
26:35de mettre... »
26:36Je vais vous poser une question
26:37peut-être stupide,
26:38mais pourquoi la vie scolaire
26:39a le pouvoir
26:40de vous faire sauter
26:41l'heure de colle ?
26:42C'est le problème actuellement.
26:43Les profs,
26:44c'est ce que disait Romina,
26:45les profs n'ont plus
26:45aucun pouvoir.
26:46Si vous voulez,
26:47les élèves font ce qu'ils veulent,
26:49les vie scolaire
26:50les laissent faire.
26:51Une fois sur deux,
26:52des fois ils sont bien,
26:53ça dépend.
26:53Mais quand ils décident
26:55de se mettre du côté
26:55des élèves,
26:56vous ne pouvez rien faire.
26:57Vous êtes isolés
26:58dans votre classe.
26:59Si la vie scolaire
26:59et l'administration
27:01ne nous soutiennent pas...
27:02Moi, dans le cas
27:03que j'ai eu
27:04où j'ai eu un élève
27:05qui m'a envoyé
27:05une élève dessus
27:06et m'a déplacé
27:06les cervicales,
27:07l'administration
27:08voulait que je m'excuse.
27:09Alors que je n'avais
27:10rien fait de mal.
27:10Je ne sais pas
27:11si vous voyez...
27:13Romina, c'est terrible.
27:15Vous partagez toutes les deux
27:16le même constat.
27:17Et c'est vrai,
27:18j'ai été frappé moi aussi
27:19par ce...
27:20Je vous écoute.
27:21Ah non, oui, excusez-moi,
27:22je vous coupe.
27:23Ce sont des gens
27:23qui ont fait des études,
27:25ce sont des gens
27:25qui sont passionnés,
27:26des gens qui veulent transmettre
27:27une matière, voire deux.
27:29C'est une honte
27:30d'entendre des choses pareilles.
27:32Comment vous voulez
27:33aller travailler sereinement
27:35en vous disant
27:35je vais faire mon boulot,
27:37je vais faire mon job ?
27:38Ce n'est pas possible.
27:39Il faut absolument
27:39que les professeurs
27:40soient entendus.
27:41ces histoires d'administration
27:42de ci, de là, de magie.
27:43Il faut arrêter.
27:44Il faut arrêter ça.
27:45Stop.
27:45Les gens sont là
27:47placés devant les élèves.
27:48Ils savent pourquoi.
27:50Donc stop.
27:50Les professeurs
27:51n'ont pas à se défendre
27:53d'une manière.
27:53Non, il faut arrêter.
27:54C'est un peu comme
27:55l'histoire des policiers,
27:56vous savez.
27:57Donc tout ce régalien,
27:57finalement,
27:58on en fait quoi en France ?
27:59C'est le bazar complet.
28:01Il faut revenir
28:02aux choses de base.
28:03Arrêtons.
28:04Vous savez,
28:04j'ai l'impression
28:05à vous écouter
28:06tous les jours
28:07que ce soit
28:07quel que soit le thème,
28:09que ce soit l'école,
28:11que ce soit la police,
28:12que ce soit les pompiers,
28:13que ce soit...
28:13Voilà, on pourrait décliner
28:14comme cela.
28:15Vous avez raison.
28:16C'est le régalien.
28:17À chaque fois,
28:17on a un énorme problème
28:19d'autorité,
28:20de laxisme total.
28:22Et ça fait peur
28:23parce qu'on a le sentiment
28:25qu'il n'y a plus personne
28:26qui, pardon pour l'expression,
28:27mais qu'il n'y a plus personne
28:28qui tient la baraque.
28:29Et c'est un peu ça
28:30le problème.
28:31Non.
28:31Et puis,
28:32on est envahis
28:33par des conneries,
28:34excusez-moi l'expression,
28:36mais alors ça,
28:37des paperasses,
28:38des paperasses,
28:38et des si et des là.
28:41C'est ridicule.
28:42C'est ridicule.
28:44Je suis bien d'accord.
28:45Quand vous voulez travailler
28:47en classe
28:47les deux premières semaines
28:48de l'année,
28:49ce n'est que des papiers.
28:50Les professeurs
28:51ne peuvent pas enseigner
28:52au bout de temps
28:52de faire remplir des papiers
28:53parce que l'administration
28:54n'a plus le temps.
28:55Ce qui fait que
28:56l'enseignant,
28:57au lieu de se consacrer
28:58à son métier,
28:59comme dit très bien Romina,
29:00il est obligé de faire des choses
29:01que l'administration
29:02ne veut pas faire.
29:03C'est quand même extraordinaire.
29:04Oui.
29:06Ça aussi,
29:07par exemple,
29:07ça me fait penser également
29:08à ces médecins
29:10qui n'arrêtent pas
29:11de nous dire
29:11que c'est devenu
29:12absolument chronophage,
29:14qu'ils ont des tableaux Excel
29:15à remplir
29:16dans les hôpitaux.
29:17On a envie
29:18de les voir
29:20se consacrer aux soins
29:21et pas
29:22à remplir
29:23des tableaux Excel.
29:24C'est là aussi
29:25où il faut un peu de logique.
29:26Merci à toutes les deux,
29:27en tous les cas,
29:28Sarah et Romina,
29:29d'avoir témoigné.
29:30C'était très intéressant
29:31de vous écouter
29:32toutes les deux.
29:32et c'est aussi symptomatique
29:34parce qu'on se rend compte
29:35du niveau de violence
29:35à travers vos témoignages
29:37de la violence,
29:38j'ai envie de dire,
29:38de tous les jours.
29:39Quand vous nous dites
29:40que vous trouvez
29:41des pistolets parfois,
29:43même si les balles
29:43ne sont pas à côté,
29:44mais que les pistolets
29:46sont là
29:46dans des sacs de collégiens.
29:48Bon,
29:49ça rejoint ce que nous disait
29:50le ministre
29:50de l'Éducation nationale
29:51qui parle
29:51d'un peu plus de 1000
29:54armes blanches
29:55qui auraient été trouvées
29:56ces derniers jours
29:58à l'occasion
29:59de différentes saisies
30:00dans les établissements français.
30:01Dans quelques secondes,
30:02on se retrouve
30:03pour un tout autre sujet,
30:05quoique sur l'âge de vote
30:07à partir de 16 ans.
30:08C'est la proposition
30:09de la France Insoumise.
30:10Qu'en pensez-vous ?
30:11Vous nous appelez
30:120826 300 300.
30:13A tout de suite.
30:159h10h,
30:15la vérité en face.
30:17Le Grand Matin Sud Radio,
30:19la vérité en face.
30:20Jacques Cardoz.
30:220826 300 300.
30:24Vous nous appelez
30:24pour que l'on débatte
30:27dans cette libre antenne.
30:28Au sujet donc
30:29de cette proposition
30:30de la France Insoumise
30:31qui souhaiterait
30:32abaisser l'âge
30:33du vote à 16 ans,
30:35on accueille Frédéric
30:36qui nous appelle
30:36de Carcassonne.
30:37Bonjour Frédéric.
30:38Bonjour Jacques
30:39et bonjour à tous.
30:41J'imagine que...
30:42Qu'est-ce que vous en pensez
30:43vous de cette idée ?
30:44Alors, moi c'est simple,
30:45je vais vous donner
30:46deux exemples.
30:47J'ai deux belles filles,
30:49une de 24 ans,
30:50une de 16 ans.
30:51Celle de 24 ans,
30:52quand on parle politique,
30:54déjà c'est moi qui insiste
30:55pour qu'elle s'inscrive
30:56sur l'électorale.
30:57Alors, elle a quand même
30:58un niveau master
31:00de endroit.
31:01Donc, c'est pas une idiote.
31:03J'insiste tout le temps
31:04pour pas lui donner
31:05mon avis,
31:06mais lui dire,
31:07regarde,
31:08par exemple,
31:09le matin,
31:10les quatre chaînes
31:11d'information,
31:12tu lis les bandeaux,
31:13t'essayes d'écouter
31:14un petit peu tout,
31:15mais tu te bloques pas
31:16ni sur France Info,
31:18ni sur CNews,
31:19ni sur aucune autre.
31:20Mais tu vas voir, etc.
31:22Bon, elle arrive pas
31:23à se décider,
31:24après on parle
31:25de différents sujets,
31:26mais au moins,
31:26ça lui ouvre l'esprit.
31:28Donc, à 24 ans,
31:28on ne sait pas encore
31:29Déjà, je vous félicite
31:30pour l'approche,
31:30parce que ça veut dire
31:31qu'elle a la possibilité
31:33de regarder
31:33et de se faire
31:34sa propre opinion
31:34à partir de quatre lignes
31:37éditoriales très différentes,
31:38c'est bien.
31:39Exactement.
31:40C'est ce que je fais moi-même.
31:42Elle a deuxièmes,
31:43je vais vous dire,
31:43elle a 16 ans.
31:44Elle a eu 16 ans
31:44au mois d'août.
31:45Elle est rentrée
31:46en préparation militaire marine,
31:49là, il n'y a pas longtemps.
31:51Il y avait 25 jeunes.
31:53Il y avait neuf articles
31:55de la charte
31:56des jeunes militaires
31:58à lire.
31:59Ils ont fait lire
32:00un article
32:01à chaque personne
32:02sur les neufs.
32:03Il y en avait
32:05deux qui savaient lire.
32:07Elle m'a dit,
32:08à quel âge ?
32:09Elle était à 16 ans,
32:10entre 16 et 18 ans.
32:12Qui savait lire correctement ?
32:14Pas déchiffré, etc.
32:16Donc,
32:16elle était choquée
32:17en rentrant,
32:17parce que, bon,
32:18c'est une bonne élève,
32:19mais elle était choquée.
32:20Elle m'a dit,
32:20mais c'était incroyable,
32:21ça m'arrachait les oreilles.
32:22Ils ne savent pas lire
32:24à 16 ans.
32:25Ces gamins-là,
32:27quand ils vont aller voter,
32:29ils vont voter quoi ?
32:29Ils vont lire un programme ?
32:31Vous croyez
32:31qu'ils sont capables
32:31de lire et de comprendre
32:32un programme ?
32:33Non.
32:34Ils vont voter
32:34ce que le bon copain a dit
32:35ou ce que le papa
32:36ou la maman a dit.
32:38Enfin, franchement,
32:39donner le vote à 16 ans,
32:41que les filles disent,
32:43ah oui,
32:43mais ils sont responsables
32:45pénalement.
32:46Ils sont responsables pénalement
32:47à 16 ans,
32:48quand ils vont en prison,
32:49c'est quand ils ont commis
32:50un crime.
32:51Pas quand ils ont commis
32:53un délit.
32:54Donc,
32:54je ne pense pas
32:54qu'on puisse penser
32:56que des jeunes de 16 ans
32:58soient responsables.
32:59Dans une grande majorité,
33:01ils ne sont pas responsables.
33:03Une petite minorité,
33:04peut-être,
33:04oui,
33:05mais quand même.
33:06Frédéric,
33:07vous restez avec nous.
33:07on accueille François
33:08qui nous appelle de Nîmes
33:09sur le même sujet.
33:11Bonjour François.
33:12Oui,
33:13bonjour à vous,
33:13bonjour à tous.
33:14Qu'est-ce que vous pensez
33:15de cette proposition
33:17de la France insoumise ?
33:18C'est la démarche logique
33:20de la LFI,
33:21en fait.
33:22Ils ont déjà
33:22plus de la moitié,
33:24si ce n'est pas
33:24les trois quarts
33:25de Sciences Po,
33:26ils tapent
33:26dans les universités.
33:29Maintenant,
33:29ils essayent
33:30de racler
33:30de plus en plus jeunes.
33:32Le problème,
33:32c'est qu'ils font
33:33du lavage de cerveau.
33:34dans quelques années,
33:35c'est sûr que ces jeunes-là
33:36vont voter LFI.
33:37Si personne ne fait rien,
33:39moi,
33:39je suis pour dissoudre
33:40LFI aujourd'hui
33:41parce que vu tout ce
33:42qu'il s'est fait
33:42avec LFI,
33:44Bakayoko,
33:45tous les lycées brûlées,
33:48tout ce que je dis,
33:48on a un dissout des partis
33:50pour beaucoup moins que ça.
33:52Et là,
33:52on devrait les dissoudre
33:53complètement.
33:54C'est des fonctionnels,
33:55c'est des anarchistes.
33:56Il n'y a rien à faire
33:57dans le gouvernement français.
33:58Oui,
33:58alors je ne sais pas
33:59s'il faut aller jusque-là
34:01parce que le problème,
34:02c'est que vous rentrez
34:04dans une logique
34:06d'interdiction.
34:07Ce n'est pas très bon.
34:09Je les ai fermés
34:10C8 pour moins que ça
34:10et vous laissiez encore
34:12des gens
34:12qui tapent sur des policiers
34:14et qui brûlent.
34:16Attendez,
34:16à un moment donné,
34:17je ne sais pas,
34:18il faut remettre
34:19l'autorité en place
34:21et puis à un moment donné,
34:21il faut avoir le courage
34:22de dissoudre,
34:23c'est tout.
34:23Quitte à perdre
34:24les futurs électeurs,
34:25il faut avoir le courage
34:26de dissoudre.
34:27C'est tout.
34:28Personne n'a le courage.
34:29Tout le monde laisse faire,
34:30tout le monde laisse faire
34:30et après,
34:30ça va être la grosse panique.
34:32À 16 ans,
34:33je suis désolé.
34:35Déjà,
34:35il faudrait faire faire
34:36l'armée à tous les jeunes
34:37à 18 ans,
34:38l'armée obligatoire
34:39pour les remettre
34:39des caisses un peu.
34:41Certains,
34:41pas tous.
34:42Et puis à partir de là,
34:43ils se mettent à voter
34:44mais pas à 16 ans.
34:47Frédéric,
34:47à Carcassonne,
34:48est-ce que vous aussi,
34:48vous pensez
34:49qu'on a un problème
34:51d'autorité en France ?
34:53Vous partagez
34:55l'opinion de François ?
34:57Oui,
34:58je le rejoins,
34:59François.
34:59Peut-être pas jusqu'à
35:00dissoudre,
35:01mais je le rejoins.
35:02Il faudrait vraiment
35:03sanctionner les filles
35:05avec tous leurs députés
35:06qui ont trafiqué.
35:08Imaginez,
35:09trafiquer,
35:09acheter de la drogue
35:10à un mineur
35:11et il n'est pas sanctionné.
35:12Mais que fait ce monsieur
35:14encore député ?
35:15Il faut déjà virer
35:16toutes les brebis galeuses
35:18de chez eux.
35:18Ils sont tout le temps
35:19en train de critiquer
35:20les autres parties
35:21parce qu'il y a eu
35:22un truc,
35:23une claque,
35:24un machin,
35:24mais ils ne se regardent pas.
35:25Tous ces gens-là
35:26devraient être sortis,
35:28sortis du Parlement.
35:29Oui.
35:31Écoutez,
35:32en tous les cas,
35:32il y aura les urnes.
35:34Ça,
35:34c'est totalement démocratique
35:36et là,
35:37effectivement,
35:38on verra
35:38quels sont ceux
35:39qui resteront
35:41dans la prochaine chambre.
35:42Alors,
35:42il faudra attendre
35:43très probablement
35:44le mois de juin prochain.
35:45bien sûr,
35:47mais si les urnes
35:48parlent
35:49et quels filles
35:49sont toujours présentes,
35:51ils vont essayer
35:52de bordéliser la France,
35:54voire révolutionner.
35:56Je ne leur fais
35:57aucune confiance.
35:58Il faudra être
35:59vraiment solide derrière
36:00pour tenir le pays,
36:03je pense.
36:04En tous les cas,
36:05pour l'un comme pour l'autre,
36:06cette idée de vote
36:07à 16 ans
36:08vous paraît
36:10pas absurde,
36:11enfin,
36:12totalement absurde plutôt.
36:13Oui,
36:13c'est ça.
36:15François,
36:16vous aussi,
36:16vous êtes de cet avis-là
36:18dans la mesure où
36:19vous entendez
36:20ce que nous disait Frédéric
36:21sur le niveau
36:23de compréhension
36:24d'une classe
36:24à l'âge de 16 ans
36:26qui n'était pas
36:26en mesure totalement
36:28de pouvoir lire
36:29un texte en français.
36:30Ah non,
36:31ma femme,
36:32elle travaille
36:32dans l'éducation nationale,
36:33elle est obligée
36:34d'écrire les noms
36:34des jeunes
36:35parce qu'ils ne savent
36:36même pas écrire
36:36leurs noms
36:37ni leurs prénoms.
36:37C'est pour vous dire
36:38à quel niveau elle est.
36:39Elle est au collège,
36:40donc c'est pour vous dire
36:41vraiment assez grave.
36:42Vous savez,
36:42moi,
36:42quand j'ai démarré
36:44dans l'activité professionnelle,
36:46avant de passer
36:46mon CAP et BEP,
36:48j'arrivais
36:48et puis on me disait
36:49« Tu as le choix,
36:50tu fais soit
36:50électricien,
36:51plombier
36:51ou milieux
36:52on me donnait
36:52des métiers
36:53qu'il fallait
36:55pour l'activité française,
36:56l'économie. »
36:57Ce n'est pas ouvert
36:58à tout le monde.
36:59Je n'ai pas eu l'occasion
37:00de faire des grandes études.
37:02Je me suis basé
37:02sur le CAP
37:03parce qu'il fallait
37:03des électriciens.
37:04Moi, je suis parti là-dessus,
37:05j'ai pris ma vie.
37:06Aujourd'hui,
37:06j'ai un patrimoine,
37:07mais ce n'est pas
37:10comment dire ?
37:11Le métier d'électricien
37:13ou de plombier,
37:13ce n'est pas des métiers
37:14dévalorisants,
37:15bien le contraire.
37:15Il faut des jeunes,
37:16il faut la main d'oeuvre,
37:17il faut arrêter
37:17de mettre tous les jeunes,
37:18tous les jeunes,
37:19même mes enfants,
37:19ils veulent tous
37:20s'en aller dans des bureaux.
37:21Arrêtez,
37:21c'est pas possible.
37:24Merci à vous deux
37:25en tous les cas,
37:26Frédéric et François
37:27et le constat,
37:28il est terrible quand même
37:29à travers tout ce que vous
37:30nous racontez
37:30dans La Vérité en Face.
37:31On ne peut pas dire
37:32que vous ne voyez pas
37:33La Vérité en Face
37:34aussi bien dans ce débat
37:35que dans celui d'avant
37:36lorsque je repense à Sarah
37:38qui nous expliquait
37:38qu'elle voyait
37:40des pistolets,
37:41même pas chargés,
37:42mais en tous les cas
37:42des pistolets
37:43dans des sacs
37:44de jeunes au collège.
37:45Enfin, je veux dire,
37:46c'est dingue,
37:46c'est aberrant.
37:48Ça me heurte.
37:48J'accueille Stéphanie Demuru.
37:50Bonjour Stéphanie.
37:51Bonjour cher Jacques.
37:52Je suis assez...
37:54C'est choquant
37:55d'entendre tout ça.
37:56Oui, son nom
37:56qu'on entend
37:57vos auditeurs témoigner.
37:59Ce sont des gens
38:01qui sont témoins de la vie
38:02et moi je dis toujours
38:03que ce sont les premiers yeux
38:04des reporters.
38:06ceux qui nous appellent.
38:08Stéphanie,
38:08de quoi allez-vous nous parler ?
38:10Alors écoutez,
38:11ce n'est pas fameux non plus.
38:12On va parler des oeufs,
38:14vous savez,
38:15des oeufs pollués.
38:16Oui, oui,
38:1760% des oeufs analysés
38:19par, vous savez,
38:21cette cellule d'investigation
38:22de France Info
38:24sont pleins de polluants éternels.
38:27Ces fameux faces,
38:28on va en parler
38:28avec la personne
38:30qui a fait l'enquête.
38:30C'est assez inquiétant quand même
38:31parce que c'est souvent
38:32les oeufs en plein air.
38:33Donc on se dit
38:33tiens, c'est sympa,
38:34on va faire des petits oeufs
38:35d'acheter quelques poules,
38:37les faire pondre
38:37et puis manger bio.
38:38Et en fait,
38:39pas du tout.
38:39Et puis on viendra
38:40évidemment sur ces violences,
38:42les violences à Aubagne.
38:43C'est vrai qu'il y a un problème
38:44de santé mentale
38:45chez les jeunes en France
38:47sans lien certainement
38:48ou plutôt avec lien
38:50peut-être,
38:50avec ces mobilisations
38:51qui dans le fond
38:52sont un problème
38:53de sens.
38:54En tous les cas,
38:54le ministre de l'éducation nationale,
38:56lui, il parle globalement
38:57d'un problème sociétal.
38:58Il n'y a pas un lien direct
38:59évidemment entre la mobilisation
39:00lycéenne
39:01et ce qui s'est passé
39:01à Aubagne,
39:02mais peut-être
39:02le dénominateur commun
39:04c'est cette santé mentale
39:05chez les jeunes
39:06et l'acteur de l'avenir.
39:08Absolument,
39:08je suis d'accord avec vous.
39:09On va parler de tout ça
39:09mon cher Jacques.
39:10Écoutez,
39:10ça va être passionnant.
39:11C'est à suivre
39:1110h midi
39:12avec Stéphanie Demurus.
39:14Je vous souhaite à tous
39:15une excellente journée.
39:16Je remercie Julia Triouffole,
39:17Joseph Ruiz,
39:18Anthony à la réalisation
39:19et Emmanuel Galasso
39:21au Standard.
39:22Et je vous dis à demain.