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  • il y a 13 minutes
Avec Elisabeth Levy, Eric Revel et Sofia Tizaoui (ancienne présidente de l’Union Syndicale Lycéenne)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-09-30##

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News
Transcription
00:00Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jacques Cardoz.
00:04Et dans La Vérité en Face, on se retrouve avec Elisabeth Lévy et Éric Revelle qui sont autour de la
00:09table.
00:10Félix Mathieu nous a rejoint également.
00:12Deux sujets ce matin que l'on souhaite traiter.
00:16D'abord celui de ses enseignants qui ont été frappés lors des manifestations devant les lycées bloquées.
00:22L'État doit-il durcir le ton ou négocier ? On vous a posé la question ce matin.
00:27Dans un instant, Félix Mathieu nous donnera les réponses à ce sondage.
00:32Et puis, deuxième question.
00:35Dans la libre antenne tout à l'heure, à partir de 9h30, vous pouvez nous appeler à ce sujet.
00:38Faut-il augmenter les produits sucrés transformés ?
00:41Une taxe sur ces produits se justifierait-elle dans le budget de la Sécurité sociale ?
00:45C'est le projet qui est avancé aujourd'hui dans les négociations autour de ce deuxième budget.
00:51Vous savez qu'il y a deux budgets. Là, c'est celui de la Sécurité sociale.
00:54Ça fait beaucoup de taxes, ça c'est sûr.
00:56Mais en même temps, la taxe sur les sodas, elle a fonctionné.
00:58Et parfois, ça peut être utile quand même pour lutter contre l'apport de sucre.
01:04On mange trop de sucre, nous tous, en tous les cas pour le moment.
01:07On va commencer par ce qui est l'actualité de cette journée.
01:11Parce que plusieurs lycées ont été saccagés à Paris, à Lille, à Lyon.
01:16Mme Morancet nous racontait ce matin cette montée de la violence qu'elle ressent.
01:20Elle aussi, partout, les thermomètres sont là.
01:23Dans les lycées, la colère monte.
01:26Est-ce qu'elle est justifiée ? Qu'en pensez-vous ?
01:28Je pose la question tout de suite à Elisabeth Lévy et Éric Revelle.
01:34Elisabeth, vous avez vu ces images qui sont très choquantes,
01:38notamment d'un prof qui a été frappé à terre dans le nord de la France, du côté de Lille.
01:46Et un peu partout, ici ou là, on a chacun vu des images.
01:48Qu'est-ce qui vous étonne, les gens ?
01:50Qu'est-ce qui vous étonne, cette graduation de la violence ?
01:54Combien de professeurs sont agressés, même hors mouvement lycéen ?
01:58Le professeur en question, Elisabeth, était en train d'essayer d'éteindre un feu de poubelle.
02:02Oui, mais d'abord, la bêtise insondable dans ce genre de situation.
02:08Il y a une espèce de bêtise collective, de braillard, des trucs cramés avec de grands sourires.
02:16Et le maire de Saint-Denis, d'ailleurs, on en reparlera, j'imagine,
02:20parce que l'image du type qui rit devant la poubelle qui brûle, ça, je ne suis pas prêt de
02:24l'oublier non plus.
02:25Mais qu'est-ce qui vous étonne, en fait ?
02:28Tout ça a été l'aboutissement d'un suicide multiforme.
02:34C'est-à-dire, l'État s'écrase devant des racailles, l'État s'écrase devant des agresseurs.
02:42Le pas de vagues prévaut absolument partout.
02:45Et je laisse la parole à Eric, il y a certainement quelque chose de plus optimiste à dire.
02:49Non, je ne suis pas sûr, mais à qui j'ai une question à poser, Eric.
02:52Hier, j'entendais l'un des responsables syndicaux des policiers dire
02:57« Depuis Naël, on nous a demandé de ne plus y aller trop fort. »
03:02C'est une phrase qui m'a frappé.
03:04Ah, bah oui !
03:05Oui, c'est un aveu.
03:06Il était sur un plateau de télévision d'une chaîne d'info très connue,
03:11et il a expliqué longuement qu'on leur avait demandé d'y aller mollo.
03:16Bon, je vais me pendre et je m'en vais, là-bas.
03:18De toute façon, je vais vous dire, les policiers professionnels le disent souvent,
03:23il n'y a pas plus compliqué à gérer que des ados qui se mobilisent de manière violente ou pas.
03:32Pourquoi ? Parce que ce sont des enfants, ce sont des gosses, même quand vous êtes en première ou en
03:37terminale.
03:37Oui, ils sont entre 15 et 18, on va dire.
03:39Donc, on sait déjà que c'est très compliqué pour les policiers.
03:41Mais là, vous voyez bien ce qui se passe.
03:43On bascule d'une paix civile vers, alors je ne sais pas encore employer le terme,
03:47mais les espèces de combats de rue auxquels on a assisté, quand même.
03:51Avec des policiers, alors je vois des tweets où on dit, mais ce sont des gosses, ne les abîmez pas.
03:56Mais vous avez des gosses qui, d'ailleurs, il n'y a pas forcément que des lycéens, du lycée en
04:00question.
04:01Ça, c'est un autre...
04:02Oui, mais vous avez des fauteurs de troubles, voire des racailles,
04:06qui viennent d'ailleurs juste pour taper du policier aussi.
04:09Donc, si vous voulez...
04:10Et puis, au milieu, vous avez les filles qui expliquent qu'il y a une sauvagerie policière,
04:14pour reprendre les termes de Mélenchon.
04:16Donc, en fait, vous avez une France qui est face à face, voilà.
04:18Vous avez des jeunes de plus en plus violents,
04:20et des policiers à qui on dit, attention, et pour cause, ce sont nos enfants.
04:26Et pour aller dans votre sang, c'est le téléphone d'Elisabeth qui sonne.
04:32Je voulais vous poser une question.
04:33C'est que j'ai été frappée, mes souvenirs sont peut-être un peu...
04:38Et puis, je suis beaucoup plus jeune que vous, mais vous...
04:40Non, non, mais à notre époque, quand on était lycéens,
04:43est-ce que dans les contestations...
04:45Bon, il n'y avait pas du tout ces violences, évidemment,
04:47mais surtout, est-ce qu'il y avait des masques ?
04:49Parce que vous avez maintenant...
04:51Je n'ai pas ce souvenir-là.
04:52Vous avez énormément...
04:53Pourquoi je pose cette question ?
04:54Parce que ça, ça veut dire que vous vous apprêtez à commettre des violences.
04:58Si vous vous masquez, c'est pour ne pas être repéré par les caméras,
05:00pour ne pas être reconnu, pour ne pas être arrêté.
05:02C'est très intéressant ce que vous dites,
05:03parce que j'entendais également ailleurs, en l'occurrence,
05:08un propos qui était rapporté par des services de police de façon anonyme
05:14et qui expliquait qu'ils avaient déjà repéré un certain nombre d'individus
05:20qui probablement venaient de groupes ou de groupuscules très bien organisés.
05:24Vous voyez à quoi je veux penser.
05:25c'est qu'on sait tous que la LFI a des groupes en son sein
05:31ou qui lui sont proches
05:32et qui sont susceptibles de pouvoir intervenir sur ce genre d'événements.
05:35Mais il y a qu'il suit au pied de la lettre
05:36et les volontés de Jean-Luc Mélenchon,
05:38qui a dit hier,
05:41élus, militants LFI,
05:43interposez-vous,
05:44allez au contact.
05:45Ben oui, ils suivent.
05:46Donc il y a des gens qui viennent de l'extérieur
05:48et qui foutent le bordel.
05:49Et ce n'est pas seulement le discours.
05:50Il y a aussi des mouvements très organisés.
05:52On est en train de quitter une forme de paix civile vers autre chose.
05:55Je ne sais pas si on a le temps d'en parler,
05:58mais honnêtement,
05:59est-ce que c'est un bon calcul
06:02de la part de Mélenchon ?
06:03Alors avant d'aborder cette question-là,
06:05Félix Mathieu,
06:05quelques réactions j'imagine ?
06:07Oui, parce qu'on vous pose cette question
06:08sur la chaîne YouTube de Sud Radio
06:10face à notamment ces violences
06:12contre des enseignants lors des blocages de lycées.
06:14Est-ce que l'État doit durcir le ton
06:16ou bien essayer de négocier ?
06:18Vous nous répondez qu'il faut durcir le ton à 76%
06:22avec par exemple ce commentaire
06:24qui nous parle de jeunes manipulés,
06:26incités à la violence par l'extrême gauche
06:27et surtout par LFI.
06:29Il doit y avoir des poursuites judiciaires.
06:31Alors parmi les 24%
06:33qui pensent qu'il faut négocier,
06:34il y a par exemple ce commentaire
06:35une poubelle brûlée se remplace,
06:37une année scolaire loupée beaucoup moins.
06:40Voilà, il y a un appel à essayer de faire baisser la température.
06:43Oui, merci Félix.
06:45C'est l'un des problèmes.
06:47C'est qu'aujourd'hui, on est face à une contestation
06:51qu'on a, vous l'avez dit Eric,
06:52c'est toujours très difficile effectivement.
06:55Tous les gouvernements ont peur face aux lycéens
06:57parce que vous avez raison, ce sont des jeunes.
06:59Et puis le syndrome Malik-Ousekine quand même.
07:03Il y a aussi en toile de fond
07:04le fait que les policiers pensent
07:07à l'erreur ou pas à l'erreur
07:09mais en tous les cas à l'événement Maël
07:11et évidemment, d'ailleurs les suites judiciaires
07:13ne sont pas tout à fait terminées
07:15mais bref, en tous les cas
07:16il y a ce syndrome-là qui reste très présent.
07:19Et puis ils ont en tête, je pense aussi,
07:20les policiers, la réaction d'Emmanuel Macron
07:22dans l'affaire Naël
07:23qui sans attendre que la justice passe
07:26pour ce policier qui va être poursuivi
07:29avait dit
07:31c'est inqualifiable et inacceptable.
07:33C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron
07:34avait piétiné la présomption d'innocence
07:36de ce policier
07:38donc comment voulez-vous
07:39que les policiers aujourd'hui
07:41n'y regardent pas à deux fois
07:42voire à trois fois avant de faire...
07:44Vous avez tout à fait raison.
07:45Je faisais référence à ça justement
07:46parce que la Cour de cassation
07:48a prévu de revoir peut-être
07:49justement le renvoi ou non
07:51et donc on n'est pas encore certain
07:52de savoir s'il va être poursuivi.
07:54Elisabeth, en tous les cas...
07:55Le policier, en tous les cas...
07:56En tous les cas,
07:58c'est l'un des problèmes quand même.
08:00C'est-à-dire qu'aujourd'hui
08:01on a des forces de l'ordre
08:01et on a un pays à en croire
08:03ces sondages évidemment
08:04qui valent ce qu'ils valent.
08:06C'est des sondages réalisés ce matin
08:08dans le cadre du Grand Matin de Sud Radio
08:10mais on voit bien
08:10qu'il y a une volonté quand même
08:11pour les Français
08:12d'essayer de répondre à cette colère
08:14de durcir le ton.
08:16Mais il y a des préventions
08:20de toutes parts.
08:20Non mais attendez,
08:21ça fait très longtemps
08:22que je pense qu'un des problèmes
08:24dans notre pays
08:25c'est que
08:28l'usage de la force,
08:29le monopole de l'usage de la force
08:31non seulement n'appartient plus
08:32aux forces de l'ordre
08:33mais dans le fond
08:35c'est elle qui hésite le plus
08:36à s'en servir.
08:37Aujourd'hui,
08:38vous avez des bandits,
08:41des voyous,
08:41des racailles,
08:42ce que vous voulez
08:42qui eux,
08:44tirent assez facilement.
08:45En réalité,
08:45vous le voyez dans les affaires
08:46de trafic de drogue.
08:48Alors que nous,
08:49comme vient de le dire Eric,
08:50dès qu'un flic
08:51utilise son arme,
08:54il risque d'avoir vraiment
08:56beaucoup d'ennuis.
08:58Attendez,
08:58parce qu'il ne faut pas quand même,
08:59personne ne veut
09:00une police de Far West
09:03où les gens défouraillent
09:04et tout va.
09:05Mais à partir du moment
09:07où en gros,
09:09on sait que les policiers
09:11rechignent
09:11à faire usage de la force,
09:14eh bien,
09:14ce n'est pas dissuasif
09:15tout simplement.
09:17Il y a une opération
09:18quand même de reconquête,
09:19semble-t-il.
09:20Avec en plus,
09:21Eric,
09:21Jean-Luc Mélenchon
09:22qui dit
09:23à tout va
09:24ces dernières heures,
09:25la police est violente,
09:26la police tue,
09:27la police raciste,
09:28la sauvagerie raciste.
09:29Mais on a frôlé un drame,
09:30vous savez,
09:31il y a un lycéen
09:33qui a menacé
09:34avec une arme à billes
09:36en chambrant le pistolet,
09:38c'est-à-dire
09:38comme s'il allait l'armer
09:39des policiers.
09:41Vous imaginez
09:42le drame qu'on a évité
09:43parce que si le policier
09:44se sent menacé,
09:45s'il ne voit pas
09:45que c'est une arme
09:46plus ou moins
09:46habille et fatisse.
09:46On est là
09:47dans la légitime défense.
09:48Eh ben oui,
09:48mais qu'est-ce qu'il se passe ?
09:49Imaginez que le policier
09:51en question
09:51se croyant menacé
09:54dégaine.
09:55Et là,
09:55on est en plein
09:55dans l'application
09:56de la nouvelle loi
09:57justement
09:57qui stipule que
09:58dans le cas
09:59d'une légitime défense,
10:02le policier
10:02aurait le droit
10:03évidemment
10:04de pouvoir
10:04s'en servir
10:05ou dans une suspicion.
10:08Mais voilà.
10:10Ça paraît assez légitime
10:11qu'il veuille rentrer
10:12chez lui le soir.
10:13en réalité.
10:16Si les gens
10:17savaient
10:17que quand ils
10:18s'en prennent
10:18à un policier,
10:19que quand ils font ça,
10:21ils prennent un ré,
10:21je vous assure.
10:22Alors,
10:22je ne dis pas du tout
10:23que c'est un exemple
10:24à suivre,
10:24mais je ne crois pas
10:25qu'aux Etats-Unis,
10:26un gamin ferait ça.
10:27Vous voyez ?
10:27Ce qui est sûr,
10:28j'ai vécu dans ce pays
10:29pendant cinq ans
10:29et je peux vous dire
10:30qu'à la moindre suspicion,
10:32le policier,
10:33il a la main sur le colt
10:34très très vite.
10:35C'est l'excès inverse,
10:36on va dire.
10:36Mais en tous les cas,
10:37la peur du gendarme,
10:38je ne dis pas,
10:38je suis de votre avis,
10:39mais en tous les cas,
10:40la peur du gendarme,
10:41elle est bien plus présente
10:42et ça vous pousse
10:43à vous tenir
10:44un peu plus à mon sens.
10:45On va se retrouver
10:47dans notre deuxième module,
10:49comme on dit,
10:51avec une invitée,
10:53Félix Mathieu,
10:56qui est une ancienne militante
10:58syndicale de mouvements étudiants.
11:00On est bien d'accord ?
11:00Oui, on va la retrouver
11:01dans un instant, effectivement.
11:03Et qui pourra débattre
11:04avec Elisabeth et Eric.
11:05A tout de suite.
11:079h10,
11:08la vérité en face,
11:10Sud Radio.
11:12Qui a dit que la fin du mois
11:14devait signer la fin du style ?
11:15Qui a dit qu'il fallait
11:16se serrer la ceinture
11:17pour un nouveau jean ?
11:18Qui l'a dit ?
11:19Sûrement pas Gabi.
11:20Notre coup de cœur,
11:21le jean Barrel,
11:21en 100% coton
11:22avec 30% de coton recyclé.
11:24La coupe de jean Tendance
11:25pour filles et pour femmes
11:26à partir de 10 euros.
11:27Et pour faire durer votre jean,
11:29pensez au service réparation
11:30sur réparation.kihabi.com
11:34La mode à petit peu.
11:35Le Grand Matin Sud Radio,
11:37la vérité en face,
11:39Jacques Cardoze.
11:40Et dans la vérité en face,
11:41on aborde et on affronte
11:43surtout cette réalité.
11:45Aujourd'hui,
11:45celle des lycées de Lyon,
11:47à Lille,
11:47partout,
11:48des tensions dans les rues.
11:49Il y a eu des événements graves,
11:52en tous les cas,
11:52que personnellement,
11:53je qualifierais de graves hier,
11:55avec des profs mis à terre.
11:58Il y a notamment l'image de ce prof
12:00qui était en train d'essayer
12:02d'éteindre un feu de poubelle
12:05et qui a été pris à partie
12:06par plusieurs lycéens.
12:08Et puis,
12:08il y a d'autres scènes
12:09un peu partout
12:10qui ont beaucoup heurté.
12:14Félix Mathieu,
12:16vous posiez la question ce matin
12:18à travers le sondage
12:20de savoir s'il fallait durcir le ton ou pas.
12:25Oui,
12:25alors pour le moment,
12:26à 76% sur la chaîne YouTube de Sud Radio,
12:29vous nous dites qu'il faut durcir le ton
12:31plutôt que négocier face à ces violences
12:33qu'ont notamment visé des enseignants.
12:35Ce personnel de direction jeté au sol à Toulouse,
12:37cet enseignant qui a reçu un coup de pied
12:38du côté de l'île,
12:40durcir le ton à 76%
12:42avec beaucoup de commentaires
12:43qui nous parlent grosso modo
12:44de lycéens manipulés
12:46par l'extrême gauche
12:47et par la France insoumise notamment.
12:49Alors pour avancer,
12:50on est avec Sofia Tizaoui
12:51qui est ancienne présidente
12:53de l'union syndicale lycéenne.
12:55Bonjour Sofia Tizaoui.
12:57Bonjour.
12:58Bonjour,
12:58soyez la bienvenue
12:59sur Sud Radio ce matin.
13:02Est-ce que vous êtes choqués
13:05vous aussi par les images
13:06que l'on a vues ?
13:08Bien sûr que c'est choquant,
13:11mais dans les deux sens,
13:12je veux dire,
13:12parce que là quand même
13:13vous avez présenté
13:14l'image des lycéens
13:16violents, etc.
13:17Il y a deux choses.
13:18D'une part,
13:19il y a la violence des lycéens
13:21qui en fait est le reflet
13:22de la violence de la société
13:23de manière générale.
13:24Et d'autre part,
13:25il y a aussi la violence
13:26et la répression
13:27d'une extrême gravité
13:29des forces de l'ordre.
13:30Parce que je veux dire,
13:31dans certains lycées,
13:32il y a des élèves
13:33qui ont perdu des dents,
13:34il y a des élèves
13:35qui se sont fracturés
13:37le poignet
13:37et ça c'est le résultat
13:39de la répression
13:40des forces de l'ordre.
13:40Pour vous dire,
13:41moi-même dans mon ancien lycée,
13:43la police est intervenue
13:45avec la brigade équestre.
13:47Parce que vous vous rendez compte,
13:48à un moment donné,
13:49des élèves qui se prennent
13:50des coups de sabre,
13:50je ne pense pas
13:51que ce soit aussi normal.
13:53Mais Sophia Tisaoui,
13:55oui, alors vous avez raison
13:56qu'évidemment,
13:57des blessures sont à déplorer
13:59du côté des lycéens,
14:00si vous le dites,
14:01je ne dis pas le contraire.
14:03Mais on n'est pas face
14:05à des manifestations classiques,
14:07on n'est pas face
14:08à des occupations
14:09qui seraient classiques
14:10ou des mouvements de grève classiques
14:11à travers lesquelles
14:13on comprendrait très bien
14:15que les lycéens
14:17protestent contre
14:19les classes surchargées,
14:21des sanitaires déplorables,
14:23des établissements
14:24qui ne sont pas aux normes,
14:25que sais-je encore.
14:26Mais là,
14:27on parle d'autre chose,
14:28on parle de feu de poubelle,
14:30on parle de profs
14:31qui sont agressés,
14:32on parle d'une barrière
14:33d'un lycée
14:34qui a été complètement saccagé,
14:36à tel point qu'on parle
14:37d'un million d'euros aujourd'hui
14:38de dommage,
14:39si vous voulez.
14:40Est-ce qu'il faut en arriver là ?
14:43En fait, le problème,
14:44c'est qu'aujourd'hui,
14:45il faut s'intéresser
14:45aux raisons pour lesquelles
14:46ça arrive.
14:47Je ne suis pas en train
14:48de justifier ce qui se passe,
14:49je dis simplement
14:50qu'aujourd'hui,
14:50il y a des raisons
14:51pour lesquelles c'est arrivé
14:52et qu'en fait,
14:53à un moment donné,
14:53ça fait des années.
14:54Des années que moi-même,
14:55quand j'ai été lycéenne,
14:56j'étais au lycée
14:57Blaise Sandrars,
14:58on avait fait une vidéo TikTok
14:58qui avait plus de 6 millions
15:00de vues, je crois,
15:01qui est même d'ailleurs
15:01passé sur Sud Radio
15:02à un moment.
15:03Et qu'à un moment donné,
15:04personne ne nous a écoutés,
15:05la région n'est pas venue.
15:07Pécresse nous a accusés
15:08d'avoir nous-mêmes
15:10dégradé nos locaux
15:10comme si on pouvait faire
15:11des trous dans les plafonds.
15:12Donc à un moment donné,
15:13je suis désolée,
15:13mais c'est le résultat
15:14des politiques
15:15qui ne nous écoutent pas.
15:16Gabriel Attal,
15:18fort sympathique à lui
15:19d'avoir fait une vidéo TikTok
15:21pour nous expliquer
15:21que la France
15:23nous devait
15:25d'avoir
15:26une éducation digne.
15:27Or, aujourd'hui,
15:28il a été ministre de l'éducation,
15:29il n'a rien fait.
15:30À part nous installer
15:30des classes de niveau
15:31et interdire la baïa
15:34au lycée,
15:35ce ministre d'éducation
15:37n'a servi absolument à rien.
15:38Il n'a pas amélioré
15:39nos conditions de vie.
15:39Donc à un moment donné,
15:40les politiques,
15:41pour le coup de droite,
15:42qui ont été au pouvoir,
15:44n'ont rien fait
15:45à part dégrader
15:45nos conditions d'études.
15:47Enfin, je veux dire,
15:48les coupes budgétaires
15:49tous les ans,
15:49ce n'est pas non plus
15:50du fait de l'extrême-gauche.
15:51Sophia Tizaoui,
15:53Elisabeth Lévy
15:53vous pose une question.
15:54Alors, on voit quand même
15:55que dans cette mobilisation
15:57est très soutenue
15:58par un parti politique
15:59qui est la France Insoumise.
16:00Or, ce parti politique
16:01a théorisé,
16:02si vous voulez,
16:03le conflit dans la rue,
16:04la bordélisation,
16:06la violence légitime,
16:08disait hier
16:09Bali Bagayoko.
16:10Donc,
16:11est-ce que vous n'avez
16:12tout de même pas l'impression
16:13d'être un peu récupéré
16:15et comme le disait Eric
16:16qui disait ce matin
16:18de la chaire à canon,
16:19c'est la chaire à canon politique.
16:21C'est Gabriel Attal
16:22qui dit ça à propos des lycéens.
16:23Est-ce que quand même
16:23vous n'êtes pas un peu
16:24jobard avec LFI ?
16:26Est-ce que vous croyez vraiment
16:27que les problèmes des lycéens
16:28les intéressent ?
16:30Non, mais je pense que rentrer
16:32dans ce discours-là,
16:33c'est partir du principe
16:34que les lycéens
16:35ne savent pas réfléchir.
16:36Or, je pense qu'aujourd'hui,
16:37on est une grande partie
16:38de la jeunesse
16:39à quand même s'être politisé
16:40avec tout ce qui se passe
16:41parce qu'en fait,
16:41on n'a pas eu le choix
16:42vu les conditions de vie
16:43dans lesquelles on étudie.
16:44Donc, en fait,
16:45c'est juste un état des lieux
16:47de ce qu'on vit tous les jours.
16:48Et je ne pense pas
16:48qu'on ait dû attendre
16:49la France Insoumise
16:49pour se mobiliser
16:50parce que si vous voulez,
16:51par exemple, en mai 68,
16:52il n'y avait pas d'insoumis.
16:54Et pourtant, les lycéens,
16:55les étudiants
16:56se sont mobilisés
16:56pour leurs droits.
16:57Donc, à un moment donné,
16:58il faut arrêter
16:59de nous prendre
17:00pour des marionnettes de la France.
17:01Oui, alors il y avait
17:02d'autres mouvements de gauche
17:03dans les années 68,
17:05si je puis dire.
17:05à vous mobiliser
17:05pour qu'il y ait des dortoirs mixtes,
17:07je vais vous soutenir.
17:09Bon, c'était dit avec le sourire.
17:11Eric Revelle, une question.
17:12Oui, moi, j'ai mis en avant
17:14souvent les revendications
17:16qui me semblent légitimes
17:17des lycéens,
17:17mais pardonnez-moi
17:18quand je vois des dégradations,
17:20quand vous parlez
17:21de la violence policière,
17:24s'il n'y a pas de dégradation,
17:26s'il n'y a pas de tir de mortier,
17:27s'il n'y a pas d'exaction
17:28en direction des forces de l'ordre,
17:30vous pouvez imaginer,
17:31c'est l'action que je vous pose,
17:32que les policiers
17:33de leur propre chef
17:34foncent sur les lycéens
17:36qui sont des gosses,
17:37je suis d'accord,
17:37mais qu'ils foncent
17:38sur les lycéens pour rien,
17:40pour rien,
17:42enfin,
17:43c'est quand même...
17:44Je pense que vous ne vous rendez pas compte
17:45du niveau de violence
17:46que la police inflige aux lycéens
17:48et plus particulièrement...
17:49Mais est-ce que c'est le cœur
17:50du problème, Sofia Tizaoui ?
17:51Est-ce que c'est le cœur
17:52du problème aujourd'hui ?
17:54Si vous avez des revendications,
17:55pourquoi vous parlez plus
17:56de la police
17:56que des revendications ?
17:58Parce qu'aujourd'hui,
17:59ce qui terrorise les lycéens,
18:01au-delà du fait
18:02de leurs conditions de vie,
18:03c'est lorsqu'ils se mobilisent,
18:05ils se font terroriser
18:06par la police
18:07pour pas qu'ils ne recommencent.
18:08Ils n'ont pas l'air terrorisés.
18:09Aujourd'hui,
18:10on parle plus
18:11de la répression des jeunes
18:13que de simplement
18:14ce qu'on leur doit,
18:15c'est-à-dire
18:16une éducation digne
18:17à hauteur
18:18de ce que l'État
18:19leur doit, en fait.
18:20Et aujourd'hui,
18:20ce n'est pas le cas.
18:21On parle plus d'agression
18:22qu'autre chose.
18:23Mais revenons
18:23à la base du problème.
18:24La base du problème,
18:25c'est que l'État n'assure pas
18:26des conditions de l'éducation
18:27dignes aux élèves
18:29qui sont à la fin.
18:30Mais, Sophia Tizaoui,
18:31est-ce que c'est vraiment
18:31le cas aujourd'hui ?
18:32Dans quel établissement
18:34vous avez plus de 30 élèves
18:35par classe ?
18:36Est-ce que vous n'avez pas
18:36quand même les moyens ?
18:38Moi, je connais des lycéens
18:40qui ont très envie...
18:41Pardon,
18:42mais je connais beaucoup
18:42de lycéens
18:43qui ont juste très envie
18:44de travailler
18:44et qui disent aussi
18:46que ce mouvement
18:46les dépasse en réalité.
18:48Parce que oui,
18:48il y a des revendications
18:50mais qui ne sont pas
18:50à la hauteur
18:51de ce que l'on voit.
18:53C'est le contraire.
18:54En fait,
18:54ce n'est pas à la hauteur
18:55de ce que l'on voit
18:55parce que c'est ce qu'on nous montre.
18:56C'est le contraire.
18:56C'est ça qui est différent.
18:57C'est parce qu'aujourd'hui,
19:00la classe médiatique
19:01et politique
19:02a une importance capitale
19:03dans les récits politiques
19:05qui vont être instaurés
19:06et qui vont être diffusés.
19:07Alors qu'aujourd'hui,
19:08oui, effectivement,
19:09quand on vous montre
19:09simplement que des lycéens
19:10brûlent des poubelles
19:11pour brûler des poubelles,
19:12forcément que le message politique
19:13il est biaisé.
19:14Alors qu'aujourd'hui,
19:15vous avez énormément de lycées
19:15qui ont fait ça,
19:16qui ont bloqué
19:17de manière très pacifique
19:18et qui, aujourd'hui,
19:19ont fait entendre
19:19leur revendication
19:20auprès de leurs professeurs,
19:22auprès de leur administration
19:23et aujourd'hui,
19:24forcément,
19:24quand on a
19:26une image politique
19:27qui est relayée
19:28et qui va à l'encontre
19:29de ce que nous, on veut,
19:30forcément,
19:31qu'on se demande
19:32pourquoi c'est ça
19:32qui est mis en avant.
19:33Sophia Tisaboui,
19:34Elisabeth Lévy,
19:35vous pose une question.
19:35Vous parlez de ce qu'on vous doit,
19:37de ce que le pays vous doit
19:38et vous avez raison,
19:39le pays vous doit
19:39une éducation digne
19:41et vous,
19:41vous devez quoi
19:42à votre pays ?
19:43Vous devez quoi
19:44à la police qui vous protège ?
19:45Vous devez quoi
19:46à vos professeurs ?
19:47J'ai l'impression...
19:48Pardon, je termine.
19:50Vous vous présentez
19:51en permanence
19:52comme des victimes.
19:53Excusez-moi,
19:54ça ne va pas vous mener
19:55très loin.
19:56Je veux dire,
19:57vous pouvez aussi vous dire
19:58que vous devez contribuer
19:59à cette société,
20:00qu'il y a des choses
20:01qui ne vont pas
20:02mais il y a aussi
20:02beaucoup de choses
20:03qui sont faites pour vous
20:04et de vous mettre
20:05dans cette position
20:06ne me semble pas
20:07même pour vous,
20:09en réalité.
20:11Non, mais parce qu'en fait
20:12aujourd'hui le problème
20:13c'est que nos conditions
20:14de vie ne s'améliorent pas,
20:14nos conditions d'études
20:15ne s'améliorent pas.
20:16Alors qu'est-ce qu'on fait ?
20:17On va aller quémander
20:19et remercier Macron
20:20pour ce qu'il n'a pas fait ?
20:21Bien sûr que non,
20:22ce n'est pas parce qu'il a fait
20:240,5% de ce qu'il doit
20:25et encore, honnêtement,
20:26il est plus à la baisse
20:28qu'à la hausse.
20:29Mais ce n'est pas Macron,
20:30ce sont vos concitoyens
20:32qui payent l'éducation nationale,
20:34ce sont les impôts
20:35de vos parents.
20:37Excusez-moi madame,
20:38excusez-moi,
20:39ce sont les impôts
20:40de vos parents,
20:42des gens qui habitent
20:43autour de vous,
20:44c'est les autres l'État,
20:45ce n'est pas monsieur Macron.
20:47Et où vont les impôts
20:49de mes parents ?
20:50Beaucoup dans l'école.
20:52C'est lui qui gère
20:53la politique du pays
20:53et c'est lui qui décide
20:54de où est-ce qu'on voit
20:55un éducation de la mer.
20:56Et en l'occurrence,
20:57ils ne vont pas dans
20:57l'éducation nationale
20:58parce qu'il y a des coupes
20:58budgétaires tous les ans.
20:59Oui, Sophia Tizaoui,
21:00on a perdu déjà
21:01un million d'euros
21:02avec ces violences,
21:03il va bien falloir
21:04que la puissance publique
21:05les paye.
21:05Et combien de mois
21:06de scolarité on a perdu
21:07avec le manque de professeurs
21:08en Seine-Saint-Denis ?
21:09C'est 18 mois de scolarité.
21:10Donc à un moment donné,
21:11si vous voulez,
21:11on bousille la vie des élèves
21:12et on leur demande...
21:12Vous êtes sûr de ce que vous dites là ?
21:1418 mois de scolarité perdues
21:16en Seine-Saint-Denis ?
21:1618 mois de scolarité pour un élève
21:17qui n'a pas de professeur.
21:18Ils étaient où ?
21:19Ils étaient dans un parc ?
21:20Ils n'étaient pas à l'école ?
21:21Qu'est-ce qui s'est passé ?
21:22Pourquoi vous me dites ça ?
21:23Mais non, mais c'est parce que
21:23qu'il n'y a pas de professeur
21:25devant leur classe.
21:25C'est pour ça qu'on perd
21:2618 mois de scolarité
21:27en Seine-Saint-Denis
21:27quand on est un élève.
21:29Et pour le coup,
21:29ce n'est pas normal
21:30parce que c'est des inégalités
21:30Vous parlez de situations
21:31dans certains établissements
21:33et des établissements
21:34de situations sporadiques,
21:36j'ai envie de dire.
21:36Vous ne pouvez pas dire
21:37qu'en Seine-Saint-Denis...
21:38Le manque de moyens
21:40dans l'éducation nationale,
21:41ce n'est pas sporadique.
21:42C'est quelque chose
21:42de malheureusement très régulier.
21:44Oui.
21:44Bon, Eric Rebelle
21:45vous pose une question.
21:45Une dernière question
21:46puisque vous parlez de Saint-Denis.
21:48Le maire de Saint-Denis
21:49a justifié la violence
21:51en expliquant
21:51qu'elle était parfois légitime.
21:53Donc comme je vous sens
21:54assez proche politiquement
21:55de ce camp-là,
21:56vous reprendriez à votre compte
21:58ce terme de
21:59oui, parfois la violence est légitime ?
22:02En fait, dans un sens,
22:04moi je peux comprendre
22:04parce que je vous dis la vérité.
22:06Ah d'accord, ok.
22:06Alors là, si vous voulez,
22:07ça s'appelle la guerre civile.
22:09Ça s'appelle la guerre civile.
22:10Mais si, il a même dit
22:12qu'il faudrait descendre
22:14dans la rue
22:14si un parti politique
22:15était élu
22:16qu'il ne lui plaisait pas.
22:17Il a appelé
22:18à l'insurrection populaire.
22:19C'est ce qu'on appelle
22:20la manifestation.
22:21Non, c'est ce qu'on appelle
22:24aller contre la République
22:25et la démocratie.
22:26Bah non, je suis désolée.
22:27D'accord.
22:28On ne partage pas
22:28les mêmes valeurs.
22:29Quand on est contre
22:30la politique qui est mise en place,
22:31qu'est-ce qu'on fait ?
22:32On reste assis...
22:32On vote.
22:33Et si on est battu
22:34dans les urnes,
22:34on accepte le verdict des urnes, non ?
22:38Mais vous savez très bien
22:38que ça ne marche pas comme ça
22:39parce qu'un exemple...
22:40Ah d'accord, bah si,
22:40ça marchait comme ça.
22:41Non, mais regardez...
22:42Donc vous pensez
22:43que ça passe par la violence ?
22:44Quand Emmanuel Macron
22:45a dit qu'il y a une nationale,
22:46le nouveau Front populaire
22:47est arrivé en tête,
22:48est-ce que pour autant
22:48il a nommé un membre
22:50de cette coalition
22:51en Premier ministre ?
22:52Non.
22:53Et donc pour vous dire
22:53qu'à un moment donné,
22:54il va falloir descendre dans la rue.
22:55Parce que vous,
22:56même quand on vote,
22:56regardez ce qu'il fait.
22:57Donc vous êtes à vous entendre,
22:59Sophia Tizaoui,
22:59dans un combat politique
23:00et vous n'êtes pas très loin
23:02de légitimer quand même
23:03la violence
23:04puisque vous considérez
23:05que si jamais...
23:05Je dis qu'elle se comprend
23:07parce qu'en face,
23:08la violence est vraiment énorme.
23:10En fait, vous ne vous rendez pas compte
23:11du niveau de violence
23:12qu'on subit quand on...
23:12Je pense que c'est plutôt
23:13dans l'autre sens
23:14qu'il faut voir les choses.
23:15C'est-à-dire que c'est parce
23:15qu'il y a de la violence
23:16qui est causée par des groupes
23:19qui intègrent les lycéens.
23:21Et ces groupes, d'ailleurs,
23:22qui ne sont pas bien identifiés
23:23sont probablement très proches
23:25de la France insoumise.
23:26Et c'est à cela
23:27que répondent les policiers.
23:28Ce n'est pas les policiers
23:29qui vous chargent
23:29alors que vous êtes en train
23:30d'étudier dans les classes.
23:32Non, non, non.
23:33Ça, c'est un discours très simpliste
23:34parce qu'aujourd'hui,
23:35vous avez de nombreuses vidéos
23:37et ça, vous pouvez les retrouver
23:39sur tous les réseaux sociaux
23:40de policiers qui frappent
23:42les lycéens
23:42parce qu'ils sont en train
23:43de bloquer.
23:43Est-ce que vous vous rendez compte ?
23:44Enfin, à un moment donné...
23:46Oui, oui, on est au Chili.
23:47On est au Chili, c'est pinochet.
23:48Non, non, non.
23:49Mais à un moment donné,
23:50est-ce que vous vous rendez compte ?
23:51On se dit qu'on va manifester
23:52parce que l'État
23:53ne nous donne pas
23:55ce à quoi nous avons le droit
23:56et on se retrouve
23:57avec des dents cassées,
23:58avec des poignées cassées.
23:59Enfin, à un moment donné,
24:00ce n'est pas normal.
24:00Je suis désolée.
24:01Donc, oui, les forces de l'ordre
24:02ont, il faut le dire,
24:03un manque d'investissement
24:04aussi dans leur institution,
24:06mais leur institution
24:07est foncièrement mal organisée.
24:09Mais si je puis me permettre,
24:10si je puis me permettre,
24:12Sophia,
24:12merci beaucoup,
24:13Sophia Tizaoui,
24:14ancienne présidente
24:15de l'Union syndicale lycéenne,
24:16de nous avoir accordé du temps
24:18et d'avoir dialogué avec nous.
24:20Mais si je puis me permettre,
24:21les lycéens ont aussi des devoirs.
24:23Voilà.
24:23Il est 9h33
24:25et on va se retrouver
24:26dans quelques secondes
24:27pour continuer d'évoquer
24:29ce qui devient un fait majeur
24:31en France.
24:32Avec ses lycées bloqués,
24:33il y a 76 blessés au total.
24:36Et puis, Félix,
24:36rapidement,
24:37deuxième débat
24:38tout à l'heure
24:39dans la libre antenne.
24:40On va se demander
24:40s'il faut augmenter
24:41les produits sucrés transformés
24:44parce que c'est une taxe
24:45qui est envisagée
24:47dans le budget
24:47de la sécurité sociale,
24:48taxer les produits sucrés transformés.
24:50Vous nous dites non
24:51à 58%
24:52avec beaucoup de commentaires
24:53qui trouvent que
24:54la santé publique
24:55est un peu bon dos
24:56quand il s'agit de taxer.
24:57Je pense qu'il va être temps
24:58de réfléchir à une taxe
24:59sur le droit de vivre,
25:00le droit de respirer
25:01nous dit un commentaire
25:02très ironique
25:02ou un autre qui dit
25:03il faudrait arrêter
25:04de toujours trouver des excuses
25:05pour mettre des taxes.
25:06Merci à Elisabeth Lévy,
25:07Éric Revelle et Félix Mathieu
25:08de m'avoir accompagné.
25:10Dans un instant,
25:10on se retrouve avec vous
25:11au 0826 300 300
25:13pour débattre de ces sujets.
25:14A tout de suite.
25:15La Cardose.
25:17Au 0826 300 300,
25:19vous êtes nombreux
25:19à nous appeler
25:20sur les sujets
25:21qui nous animent ce matin
25:23et notamment
25:23la situation dans les lycées.
25:25On était avec
25:26Sofia Tizaoui
25:27à l'instant,
25:28ancienne présidente
25:28de l'union syndicale lycéenne
25:30qui nous partageait son sentiment.
25:31Il y a de la colère
25:32chez les lycéens.
25:33Elle dit que
25:34dans certains lycées,
25:37il y a un certain nombre
25:38de lycéens
25:38qui n'ont pas accès
25:40totalement à l'enseignement
25:41et qu'il y a des devoirs
25:43que l'État
25:45et le gouvernement
25:46ne remplissent pas
25:47et que c'est ce qui justifie.
25:49Sans totalement justifier,
25:50c'est ce qui peut alimenter
25:53cette violence
25:54qu'elle partage
25:56avec les étudiants.
25:57Vous nous appelez à ce sujet
25:59et on accueille Nathalie.
26:01Bonjour Nathalie.
26:02Bonjour.
26:03Vous nous appelez
26:04de Juvisy sur Orge.
26:05Absolument.
26:06Est-ce que vous avez été frappée
26:09de voir ce que vous avez vu
26:10et de ces images
26:11qui circulent
26:12sur les réseaux sociaux ?
26:13Alors, je suis frappée
26:15de voir ce que j'ai vu.
26:16Je sais qu'à côté
26:17de la commune de Juvisy,
26:19un lycée
26:20a mis le feu
26:21aux poubelles
26:23avec des tirs de mortier.
26:24J'ai fait des manifestations
26:26en tant que lycéenne,
26:28en tant que collégienne même.
26:29En 1986,
26:30je n'ai jamais
26:31mis le feu
26:32à des poubelles.
26:33Puis,
26:34je viens d'entendre
26:34la société
26:35Sophia Tizaoui,
26:35je viens d'entendre
26:36son discours
26:37qui est formaté.
26:38Je ne me reconnais pas
26:39du tout.
26:39À cette époque-là
26:41où je faisais des rêves,
26:42on a fait contre
26:42Devaquet,
26:43on a fait contre Bayrou.
26:45Je n'ai jamais
26:46bousculé
26:47ni un prof,
26:48ni un CPE.
26:50Je ne me reconnais pas.
26:52Je comprends
26:52les revendications.
26:54Je comprends
26:54qu'en fait,
27:06Il est dû à quoi
27:07ce mode d'action
27:07d'après vous ?
27:08Pourquoi c'est brutalisé
27:09comme ça ?
27:10Parce que je pense
27:11que c'est très politisé.
27:12Quand on entend
27:12le discours
27:13de la jeune femme,
27:15on voit bien
27:15que c'est formaté.
27:16D'ailleurs,
27:17de temps en temps,
27:17on voit bien
27:18qu'elle n'arrive pas
27:18à répondre totalement
27:19à ce que vous lui demandez.
27:20Et puis,
27:21je pense qu'il y a
27:21une faillite de l'État
27:22quant à l'autorité,
27:23à la discipline
27:23qu'on devrait avoir
27:24dans un lycée.
27:25C'est-à-dire,
27:26oui, d'accord,
27:26ils ont des droits,
27:27mais ils ont des devoirs.
27:29Donc,
27:29en fin de compte,
27:30tout ça est en pleine dérive.
27:32C'est-à-dire que,
27:33d'une part,
27:33je pense que l'État
27:34n'a pas mis d'argent assez
27:35dans l'éducation nationale.
27:37On est,
27:38nous sommes les parents pauvres.
27:39Ça, c'est une évidence.
27:40Mais,
27:40et de l'autre côté aussi,
27:42double peine,
27:42pas d'autorité,
27:44pas de discipline,
27:45pas de respect,
27:45pas de cadre.
27:46En fin de compte,
27:47tout part à volo, quoi.
27:49Oui, c'est un peu ça.
27:51Vous restez avec nous,
27:52Nathalie,
27:52et je comprends
27:53et je partage d'ailleurs
27:54tout à fait ce que vous nous dites.
27:55C'est Jean-Pierre
27:56qui nous appelle
27:56de Marseille également.
27:58Bonjour Jean-Pierre.
27:59Oui, bonjour.
27:59Soyez bienvenus
28:00sur l'antenne de Sud Radio.
28:01Vous avez peut-être entendu
28:03les propos de Sofia Tizaoui,
28:05ancienne présidente
28:06de l'Union syndicale lycéenne,
28:07qui ne justifie pas
28:08totalement les violences,
28:09mais qui dit les comprendre
28:10compte tenu
28:11des revendications.
28:13Qu'est-ce que vous en pensez ?
28:15Ce que j'en pense,
28:16c'est que ça fait 50 ans
28:17que j'entends ça
28:18et qu'on les comprend,
28:20donc ça commence comme ça
28:21et ça finit.
28:23On les a totalement justifiés.
28:25Voilà.
28:25Donc ces violences,
28:27elles sont inacceptables.
28:29Elles sont révélatrices
28:31de l'époque,
28:32c'est-à-dire que,
28:33effectivement,
28:34je suis d'accord
28:34avec Nathalie.
28:35L'État a démissionné
28:37et ces jeunes gens
28:39pensent que l'État
28:40ne les aide pas assez.
28:40Moi, je pense que l'État
28:42leur a donné
28:43beaucoup trop d'aide
28:44et que l'État
28:45les a chloroformés,
28:47tellement chloroformés
28:48qu'il n'y a que LFI
28:49qui les a réveillés.
28:51Donc, en réalité,
28:52ça n'a plus rien à voir
28:53avec des manipulations
28:55étudiantes,
28:55des moyens,
28:56il y en a.
28:58Ils se plaignent
28:58d'avoir trop d'heures de cours.
29:00En même temps,
29:00il faut dire
29:01que les adultes,
29:01aujourd'hui,
29:02travaillent 35 heures.
29:03Donc, effectivement,
29:04eux, ils doivent se dire
29:04qu'on travaille beaucoup trop.
29:06Et puis,
29:07ils sont tenus de combat,
29:08on les voit.
29:09Donc,
29:10c'est la violence,
29:11je dirais,
29:12à ciel ouvert.
29:13on dirait
29:14une victoire
29:15un soir de match
29:16du PSG
29:17en Ligue des Champions.
29:18Voilà.
29:19Et ils sont contents
29:19d'aller tout casser,
29:20contents de violenter les profs,
29:21les proviseurs,
29:22de brûler les poubelles.
29:24C'est un scandale,
29:25il va falloir que l'État réagisse.
29:26Moi, je propose trois choses.
29:28La scolarité,
29:29c'est la civité.
29:30Donc,
29:31il va falloir couper
29:32toutes les aides
29:33qui correspondent à la scolarité
29:34pour les familles.
29:35Oui.
29:35Puisqu'après tout,
29:36elles ne comprennent pas
29:36Vous parlez des aides sociales,
29:38y compris des aides sociales ?
29:39Tout,
29:40tout,
29:40couper leur tout.
29:41Il y en a marre,
29:42j'en ai marre,
29:43je suis incontribuable,
29:44j'en ai marre de payer
29:44pour ces énergumènes.
29:46Voilà,
29:47ces illettrés,
29:48ces analphabètes,
29:49on leur demande
29:49d'aligner trois mots,
29:50ils n'y arrivent pas.
29:51Donc,
29:52il faut arrêter.
29:53Ils ont 15-16 ans,
29:54ils ne savent pas
29:54aligner trois mots.
29:55Donc,
29:56je suis désolé,
29:57c'est plus possible.
29:58Moi,
29:58je ne veux plus payer pour ça.
30:00Jean-Pierre,
30:00vous aviez d'autres propositions également ?
30:02Vous dites,
30:02bon,
30:02un,
30:03on supprime les aides,
30:04ok ?
30:05Deux,
30:06il va falloir que
30:08le gouvernement
30:11ait une responsabilité
30:11pour incitation
30:13à la violence
30:14de la part des élus
30:15à la fin.
30:16Vraiment.
30:16Et M. Bagagioco
30:17qui a participé
30:19à l'incendie
30:20qui met le feu
30:21aux poudres
30:22dans sa petite ville
30:23le samedi,
30:23quand je pense que
30:24c'est la ville
30:25des rois de France,
30:26ça me fait mal au cœur.
30:27Et puis,
30:28il va falloir que
30:29vraiment sévir
30:29très très fortement
30:30contre ces gens-là.
30:32Et enfin,
30:33il va falloir que la police
30:34continue à faire son travail
30:35et qu'elle le fasse
30:37même s'il y a
30:38des critiques,
30:38même s'il y a
30:39évidemment
30:40toutes ces
30:41sous cette presse
30:42gauchiste
30:43qui va dire
30:44que les étudiants
30:45sont des victimes.
30:46Ce n'est pas vrai.
30:47Ils sont violents,
30:48ils mettent le feu,
30:49ils agressent
30:50et ce qui me frappe le plus
30:51ce sont les agressions
30:52physiques
30:53contre le personnel.
30:54Ça,
30:55c'est vraiment la preuve
30:55qu'ils n'ont plus
30:56aucune limite.
30:57Il va falloir leur dire
30:59qu'il y a des limites.
31:00Oui,
31:00je suis d'accord
31:02avec votre discours
31:03Jean-Pierre,
31:04même s'il est
31:04j'ai envie de dire
31:06assez fort,
31:07assez radical,
31:08assez impitoyable.
31:10je ne sais pas
31:10s'il faut aller jusque-là
31:12mais en tous les cas
31:12les idées sont là.
31:15On accueille Xavier,
31:16Xavier qui nous appelle
31:17de Floirac.
31:19Bonjour Xavier,
31:19vous avez entendu
31:20ce que disaient
31:20Nathalie et Jean-Pierre
31:21qui sont toujours avec nous.
31:23Qu'est-ce que vous pensez
31:24de ce qui a été dit là ?
31:26Écoutez,
31:27je ne suis pas surpris
31:28finalement,
31:29on voit que la propagande
31:31et le manque
31:32de lucidité
31:33et de pondération
31:35frappent les esprits.
31:37les deux auditeurs précédents
31:39à mon humble avis
31:40manquent cruellement
31:42d'empathie
31:42et de maîtrise
31:44d'eux-mêmes
31:44et d'une forme
31:45de lucidité
31:46sur la situation.
31:47Vous ne croyez pas
31:47que là quand même
31:49les violences
31:51ne vous interpellent pas ?
31:54Alors,
31:54il faut distinguer,
31:56il faut faire
31:57la part des choses.
31:59La manifestation,
32:01qu'elle soit organisée,
32:02la manifestation,
32:03c'est quoi ?
32:04C'est un moyen
32:05pour une part
32:05de la population,
32:07quelle qu'elle soit,
32:07d'exprimer des revendications
32:09de nature politique.
32:11Qu'il s'agisse
32:11des policiers,
32:12des pompiers,
32:14des agriculteurs
32:15ou des lycéens,
32:16les citoyens français
32:17ont le droit
32:18de manifester
32:19et c'est un moyen
32:19qui existe
32:20dans les démocraties
32:21effectivement,
32:23c'est un moyen
32:24d'exprimer
32:25un mécontentement.
32:26Il y a le droit de vote,
32:27on peut voter,
32:28mais on peut aussi manifester.
32:29Et que ce soit
32:30des policiers,
32:31des agriculteurs
32:31ou des étudiants,
32:33tout le monde
32:33a le droit
32:34de manifester.
32:34Mais y compris
32:35avec des moments
32:36de violence ?
32:37Qu'il y ait
32:39au sein d'une manifestation
32:40une poubelle
32:40qui brûle,
32:41ce n'est pas
32:42la fin du monde
32:43et on ne va pas
32:44jeter l'opprobre
32:45sur, par exemple,
32:47tous les étudiants
32:47et toutes les idées
32:49qui sont défendues,
32:50les revendications
32:51qui sont portées,
32:52qui sont basées
32:52sur des réalités factuelles.
32:55Xavier,
32:56vous restez avec nous,
32:56Nathalie va vous répondre
32:58à cela.
32:59Nathalie,
33:00vous venez d'entendre
33:01ce que dit Xavier
33:02au sujet des poubelles
33:05qui brûlent,
33:06ce n'est pas si grave.
33:06Oui,
33:07je crois qu'on ne vit pas
33:07sur la même planète.
33:09Moi,
33:09je suis enseignante,
33:10donc je vis ça.
33:10Je vis cette dégradation
33:12tous les jours.
33:13C'est mon métier.
33:14C'est ma vie professionnelle.
33:16Donc,
33:16je ne comprends pas
33:16ce qu'il expérite
33:17en termes de manque
33:17de lucidité,
33:18mais je crois
33:18qu'on compte
33:19en être lucide.
33:20j'ai fait des manifestations.
33:21D'ailleurs,
33:22les deux auditeurs,
33:23on a bien précisé
33:24qu'on pouvait manifester
33:26et que je l'avais déjà fait,
33:27je l'ai fait encore
33:27en tant qu'adulte.
33:29Effectivement,
33:29on a des revendications,
33:30pas de soucis.
33:31Brûler des poubelles,
33:32je ne l'ai jamais fait,
33:33je ne vois pas
33:34ce que ça apporte.
33:35Et puis,
33:35quand monsieur dit
33:36ce n'est pas dramatique,
33:38no big deal,
33:39eh bien,
33:39excusez-moi,
33:40mais en fait,
33:40les poubelles
33:41qu'on brûlait
33:41devant le lycée d'Attis,
33:43c'était des poubelles
33:44d'une petite résidence
33:45de seniors.
33:46Il faut qu'ils les rachètent
33:48et ça leur coûte cher.
33:49Peut-être monsieur
33:49veut mettre un peu
33:50de la main à la poche ?
33:51Xavier ?
33:52Oui,
33:52alors,
33:53bon,
33:53c'est intéressant
33:54puisque figurez-vous
33:55que moi aussi,
33:56je suis enseignant,
33:57je suis formateur
33:57dans l'enseignement supérieur
33:59et donc,
34:00effectivement,
34:01je suis ravi
34:01de discuter avec une collègue.
34:03Cela étant,
34:03je voudrais que cette collègue
34:05et que ceux
34:06qui nous écoutent
34:06mettent sur une balance,
34:10en fait,
34:10le fait qu'une poubelle brûle
34:12et qu'on parle en face
34:13d'idées de revendications
34:14qui sont extrêmement importantes
34:16pour la société française
34:18parce que si l'école
34:19est en souffrance,
34:20si les classes sont surchargées,
34:22que les enseignants
34:23sont très mal rémunérés
34:24parmi les plus mal rémunérés
34:25d'Europe
34:25et que notre niveau
34:27d'éducation baisse,
34:28c'est le niveau
34:28de la France qui baisse.
34:29Donc,
34:30une poubelle qui brûle,
34:31ce n'est pas la fin du monde.
34:32Oui,
34:32j'assume.
34:32Et par ailleurs,
34:33quand vous avez
34:34des agriculteurs
34:34qui font une manifestation
34:36pour défendre
34:38leurs revendications
34:38et qui vont déposer
34:39des centaines de kilos
34:42de bousiers,
34:43de bouses,
34:44de merde,
34:45autrement dit,
34:45devant la préfecture,
34:47eh bien,
34:47effectivement,
34:48ça crée du désordre,
34:48ça crée du dégât.
34:49Et alors ?
34:50Eh bien,
34:51oui,
34:51c'est un moyen
34:51de l'expression politique
34:53qui,
34:53parfois,
34:54peut,
34:54effectivement,
34:56choquer,
34:56coûter un peu d'argent.
34:57Effectivement,
34:58il va falloir racheter
34:59des poubelles.
34:59Il y a des assurances
35:00pour ça,
35:00par ailleurs,
35:01madame,
35:01qui vont pouvoir
35:02rembourser des poubelles.
35:03Donc,
35:03il faut aussi,
35:04voilà,
35:04mettre en pondération
35:06les revendications,
35:07les idées fortes
35:08qui sont défendues
35:08et les petits accros
35:10qu'il peut y avoir
35:11lors d'une manifestation.
35:12Chacun d'entre vous
35:13a pu s'exprimer
35:14à travers cette séquence.
35:17Merci à vous,
35:18Xavier,
35:19Jean-Pierre et Nathalie,
35:20d'avoir participé
35:20avec moi
35:21à ce débat
35:23et merci pour cette contradiction
35:24parce que c'est ça,
35:25le sel d'un débat,
35:27c'est de la contradiction,
35:28des points de vue
35:28qui s'opposent
35:29et différentes façons
35:31de voir ce qui se passe
35:32aujourd'hui
35:32à travers ces blocus
35:34dans ces lycées
35:35et ce mouvement
35:36qui se propage
35:36et l'intersyndical
35:38appelle à une nouvelle
35:39journée de mobilisation
35:40demain.
35:41Allez,
35:41deuxième sujet,
35:42faut-il augmenter
35:43les produits sucrés,
35:44transformer une taxe
35:45sur ces produits
35:45se justifierait-elle
35:46dans le budget
35:47de la sécurité sociale ?
35:49Vous avez voté,
35:50vous avez dit
35:51plutôt non
35:52à 55%
35:53mais c'est quand même
35:54relativement partagé
35:55et on se retrouve
35:56au 0826 300 300
35:58dans quelques secondes
35:59pour que vous nous donniez
36:00votre point de vue.
36:02A tout de suite.
36:03La vérité en face,
36:05Jacques Cardoze.
36:07Et on se retrouve
36:08avec vous
36:10au sujet
36:10de ce deuxième débat
36:11sur les produits
36:13sucrés
36:13transformés.
36:15Vous nous appelez
36:16à ce sujet,
36:17nous sommes avec
36:17Marie
36:18qui nous appelle
36:19de Toulouse.
36:20Marie,
36:21vous êtes favorable
36:22vous à cette taxation
36:23des produits sucrés.
36:24Bonjour Marie.
36:26Bonjour,
36:26en fait non,
36:27je suis pour
36:29l'interdiction
36:29des produits sucrés.
36:30Ah carrément ?
36:31Oui, carrément.
36:32Je vais vous dire pourquoi.
36:33parce que quand j'avais 10 ans,
36:35il y a eu
36:38le lobby du sucre
36:39a créé
36:40une pénurie du sucre
36:41pour pouvoir
36:42introduire
36:42le sucre
36:44dans les produits
36:46transformés
36:46afin
36:47de les conserver.
36:49Bon,
36:49le sucre est un bon
36:50conservateur
36:51puisqu'on en met
36:51dans les confitures.
36:53Cependant,
36:53cela entraîne
36:54le diabète
36:55et d'autres maladies
36:57actuelles
36:57et l'obésité,
36:59etc.
36:59Et je pense
37:00qu'on prend
37:01le problème
37:02à l'envers
37:03puisque les taxes,
37:06c'est le citoyen
37:08qui va être
37:08indexé
37:09tandis que
37:11si on s'attaque
37:12au lobby du sucre
37:13qui est un gros lobby
37:14qui donne
37:15des pots de vin
37:16même à l'Europe
37:18et bien je pense
37:19que ce serait
37:20la loi
37:21devrait interdire
37:23ou proportionner
37:24le sucre
37:25dans les produits
37:26transformés
37:27pour la santé
37:28des Français.
37:28Je ne suis pas sûr
37:29que ce soit...
37:30Oui,
37:30alors je comprends
37:31la finalité
37:31qui est intéressante
37:32Marie,
37:32mais je ne suis pas sûr
37:33que ce soit possible.
37:35Peut-être que régulé
37:36ou limité,
37:37je ne sais pas comment...
37:38Enfin bon,
37:38on est censé être libre
37:39de pouvoir acheter
37:40ce qu'on veut.
37:40On va en tous les cas
37:41prendre l'avis de Lionel
37:42à Grasse
37:43pour savoir ce qu'il en pense.
37:45Bonjour Lionel.
37:46Oui, bonjour Jacques.
37:46Bonjour à toute l'équipe.
37:48Vous êtes vous
37:49pour cette taxation
37:50ou pas ?
37:52Alors déjà,
37:52moi je suis contre
37:53toutes les interdictions.
37:54Voilà.
37:55Comme ça,
37:55au moins je pense
37:56qu'on est adultes
37:57et qu'à un moment donné,
37:58on fait un peu
37:59ce qu'on veut de notre vie.
38:00J'ai envie de bouffer
38:01du sel ou du sucre
38:01toute la journée,
38:02je fais un peu ce que je veux.
38:03Je n'ai pas besoin
38:04que madame,
38:06maman,
38:06l'État,
38:07elle vienne me dire
38:08non,
38:08ce n'est pas bien,
38:08il ne faut pas
38:09que tu manges de sucre.
38:10Cette taxe-là,
38:11c'est la même
38:11que la taxe-soda.
38:12Vous savez ce que ça a créé
38:13la taxe-soda ?
38:14Ça a créé 35 centimes
38:16de plus sur les bouteilles.
38:17Les gens se sont réorientés
38:18vers les produits
38:19premiers prix dégueulasses
38:20avec du fructose
38:21et compagnie,
38:27de la maladie du foie gras
38:28chez les gens.
38:30Donc finalement,
38:31ce n'est pas une histoire
38:33de santé publique,
38:33leur histoire.
38:34C'est une histoire de pognon
38:35tout simplement.
38:36Et oui,
38:36c'est ça aussi la question.
38:37Pour récupérer du blé uniquement.
38:38Comment on fait
38:39pour que ce soit efficace ?
38:40C'est ça la vraie question,
38:42Marie.
38:42C'est-à-dire que cette taxe,
38:44je ne suis pas certain
38:45qu'elle détourne
38:46les consommateurs
38:47qui ont envie de sucre
38:48du sucre.
38:50Marie,
38:51vous êtes avec moi ?
38:52Allô, allô ?
38:53Marie, Marie ?
38:53Oui,
38:54je suis contre la taxe.
38:56Oui.
38:56Allô ?
38:57Oui, oui,
38:57vous écoutez.
38:58Moi, je suis contre la taxe.
38:59J'estime que taxer
39:01encore les Français
39:02alors qu'on est déjà
39:03assez taxés,
39:05je trouve que c'est trop.
39:07Les taxes,
39:07là, ça suffit maintenant.
39:09On a la TVA,
39:10on a la pure TVA,
39:12on a tout un tas de taxes.
39:13Je trouve que ce gouvernement
39:15taxe trop les Français.
39:16C'est intéressant.
39:17Tous les deux,
39:17vous êtes contre cette taxe
39:18et tous les deux,
39:19vous voudriez que,
39:20enfin, en tous les cas,
39:21Lionel, lui,
39:22souhaiterait qu'on soit
39:23totalement libre
39:23de pouvoir faire ce qu'on veut.
39:25Marie, vous pensez
39:26qu'il faut quand même
39:26limiter l'apport de sucre
39:27dans la consommation
39:29des Français.
39:30Le débat est là
39:31et j'accueille Stéphanie Demuru
39:33qui fait son entrée
39:33dans le studio
39:34de Sud Radio.
39:35Bonjour Stéphanie.
39:36Bonjour mon cher Jacques.
39:37Alors, comment ça va ce matin ?
39:38Écoutez, très bien,
39:39parce qu'on reçoit,
39:40il nous a tous marqué,
39:41évidemment,
39:42Nicolas Taverneau,
39:44grand patron de télévision.
39:46Vous aviez travaillé,
39:46vous, chez M6 ?
39:47Non, j'ai jamais eu cette chance.
39:50Vous n'avez pas été dans le loft
39:51non plus,
39:52avec Loana dans la piscine,
39:53c'est dommage.
39:53Non, ça, en revanche,
39:54heureusement.
39:55Bon, écoutez,
39:56pourquoi pas ?
39:57On parlera de tout ça
39:58avec lui,
39:59puisqu'il publie un livre
40:00à la télé comme jamais.
40:02Il nous raconte
40:02les coulisses,
40:03les succès,
40:04les coups de poker,
40:05les secrets de la télé.
40:06Et ça va être croustillant,
40:07je pense.
40:08Il va rester avec nous
40:09une heure.
40:09Ah, ben, c'est bien.
40:10Donc, ça fait un gros menu
40:11et ce sera le cœur
40:13de votre émission.
40:14Et n'hésitez pas,
40:15ceux qui nous écoutent,
40:16si vous avez des questions
40:17à lui poser,
40:18vous avez forcément
40:18un souvenir d'M6.
40:21C'était cette petite chaîne
40:22qui n'a pas fini de monter.
40:24Oui, c'est vrai.
40:25C'est vrai.
40:25Et qui a beaucoup progressé,
40:27qui est devenu
40:28un sacré concurrent
40:29et qui a créé aussi
40:30des très belles émissions.
40:31Je pense à l'info,
40:32notamment,
40:33Zone Interdite,
40:34Capital,
40:36et Enquête Exclusive
40:37qui sont des magazines majeurs.
40:40Et bravo à lui.
40:42Stéphanie Demuru,
40:43dans un instant,
40:44donc 10h midi
40:45sur Sud Radio.
40:46C'est à vous de le dire.
40:47Merci à Julia Triouffole
40:48et Joseph Ruiz
40:49pour la préparation
40:50de ce grand matin.
40:51John Racotosafi
40:52pour la réalisation
40:53et Jérémy
40:53qui est au standard ce matin.
40:55Très belle journée à vous.
40:56Je vous dis à demain.
40:589h10h,
40:58la vérité en face.
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