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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-10-26##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jacques Cardoz.
00:05Et dans La Vérité en Face, nous sommes avec Françoise Degoy et Elisabeth Lévy, éditorialiste autour de la table de
00:11Sud Radio.
00:12Félix Mathieu, vous nous avez rejoints, deux débats ce matin.
00:17On va commencer par le SMIC.
00:20Le SMIC, faut-il augmenter le SMIC pour répondre à la colère sociale ?
00:24Et puis juste après, dans notre deuxième débat, on reviendra sur la déclaration du Président de la République à la
00:30suite de ce qui s'est passé à Trappes ce week-end.
00:33Mais d'abord, Félix, quelques éléments de réponse sur ce SMIC.
00:36Sur le SMIC, faut-il l'augmenter pour répondre à la colère sociale, effectivement, avec le gouvernement qui envisage, pourquoi
00:41pas, d'anticiper sur la revalorisation qui est prévue d'habitude pour le 1er janvier ?
00:45Eh bien, vous nous répondez oui, mais c'est très partagé, oui, à 52%.
00:48Oui, c'est très partagé, c'est intéressant.
00:50Alors, parmi ceux qui nous disent oui, il y a par exemple ce commentaire, c'est logique, tout augmente à
00:55côté, on a l'impression de bosser pour rien.
00:56On a Ernest qui nous dit, même pas seulement le SMIC, tous les salaires, quand on sait que les 500
01:00plus riches de France ont vu leur richesse multiplier par 5 en 10 ans.
01:04Alors oui, tous les salaires doivent être augmentés.
01:06Pas mal de commentaires aussi qui nous disent qu'il faudrait les revaloriser, les indexer sur l'inflation, les salaires.
01:12Et puis, parmi les 48% qui sont plus réticents, c'est par exemple Tony qui dit, ça changera rien,
01:18le patron devra décaisser encore plus d'argent qu'il peine à gagner.
01:21Il faut libéraliser au maximum que chacun touche son super brut et soit libre de faire ses choix, de prendre
01:28ses propres décisions.
01:29Alors voilà quelques-uns des éléments du débat et j'y ajoute, on était avec le président de la CFTC
01:34ce matin, les discussions, juste après son intervention à 7h10 ce matin sur Sud Radio.
01:41Il filait au ministère du Travail où les discussions sont prévues pour ce matin.
01:46Avec d'autres, et j'élargi un tout petit peu la question, puisqu'il est question pas seulement d'essayer
01:51d'agir sur le SMIC,
01:52mais aussi, en tous les cas les syndicats vont le demander, d'essayer de faire en sorte qu'il y
01:56ait systématiquement 5% d'écart entre différentes grilles de salaire
02:00pour permettre aussi aux autres d'avoir des augmentations et d'instaurer un système où les aménagements de charges ne
02:07seraient pas possibles uniquement pour les SMICAR,
02:10mais également possibles et graduels pour les autres catégories de la population.
02:16Là-dessus, il a évidemment beaucoup moins de garanties.
02:19Sur cette question, ça paraît évident, Françoise, tout le monde a envie, effectivement, qu'on gagne mieux sa vie, non
02:24?
02:24Oui, alors, avec, moi je suis bien sûr pour l'augmentation du SMIC.
02:27Aujourd'hui, que les gens qui nous écoutent peut-être ne gagnent pas le SMIC,
02:31le SMIC aujourd'hui, il est à 1470 euros net, à peu près, ça fait 1700 euros bruts.
02:37Et si on l'augmente, il faut l'augmenter de façon assez conséquente,
02:40c'est-à-dire 1400 euros, peut-être 1600, 1700.
02:44Donc ça déjà, comment est-ce que les entreprises peuvent amortir cette augmentation du SMIC ?
02:49Ensuite, la vraie question qui est posée par tous les syndicats, c'est la SMICardisation de la société.
02:55À partir du moment où vous augmentez le SMIC, de toute façon, et que vous faites évidemment des ristournes,
03:00je vais le dire comme ça, sur les cotisations sociales, sur le SMIC,
03:04évidemment, vous ne pouvez pas augmenter les salaires moyens, les salaires de 2000, de cadres moyens,
03:10ou d'ouvriers spécialisés, etc. C'est un vrai problème.
03:12Troisième problème, l'échelle mobile des salaires, ce qu'on appelle le salaire anti-inflation.
03:17Il a existé jusque dans les années 80, et elle a été supprimée.
03:20Maintenant, le Code du travail interdit, en réalité, d'indexer automatiquement les salaires sur l'inflation.
03:27Mais pourquoi ne pas revenir de façon même, comment dirais-je, exceptionnelle,
03:33sur une année ou deux années, en aidant les entreprises sur ce qu'on appelle le salaire anti-inflation,
03:39sur cette échelle mobile des salaires qui a existé, elle a été supprimée il y a 30 ans,
03:44mais qui oblige les entreprises à indexer les salaires sur l'inflation,
03:49et avec une aide du gouvernement.
03:50Moi, je pense qu'il y a toute une batterie à trouver pour arriver à de la justice sociale.
03:55– Malheureusement, je voulais répondre à plusieurs choses, mais j'aurais dû noter.
04:01– Alors, je vous pose la question plus générale.
04:02– Non, non, mais je veux quand même répondre sur un point.
04:04Vos syndicats devraient me consulter sur cette question des salaires,
04:09parce que nous sommes tous d'accord, si vous voulez.
04:12D'abord, tout le monde peut le constater dans sa vie.
04:14Tout augmente, sauf les salaires, sauf les revenus en général.
04:18Donc, bon, c'est comme ça.
04:21Et je pense que si la morale régissait ce monde,
04:24oui, il faudrait augmenter le SMIC, et mon salaire aussi.
04:27– Et tous ceux qui sont ici, évidemment.
04:29– J'espère que Patrick Roger nous ait...
04:32– Et voilà, si le monde était régi par la justice et la morale,
04:35oui, il faudrait que le travail paye plus.
04:39Maintenant, il y a un petit mot qui a disparu de l'imaginaire des syndicats,
04:43ça s'appelle production-croissance.
04:45Il y a une seule chose à faire, si on veut,
04:48pour voir que les entreprises payent des salaires,
04:50c'est qu'elles produisent de nouveau,
04:52qu'elles fassent des bénéfices,
04:54et qu'elles puissent rémunérer leurs salariés.
04:57Car moi, je peux vous dire qu'aujourd'hui,
04:58je ne suis pas du tout en état d'augmenter les gens
05:02qui sont au SMIC à causeurs,
05:04mais ça me...
05:06– Je rappelle que vous êtes aussi chef d'entreprise,
05:08d'une certaine façon.
05:09– Et donc, ce n'est pas moi qui m'en occupe,
05:11mais en fait...
05:12– Vous en avez la charge.
05:13– Et donc, il faut savoir que si les chefs d'entreprise
05:18n'augmentent pas leurs salariés,
05:20c'est juste parce qu'ils ne le peuvent pas.
05:22– Mais même avec, Elisabeth,
05:24même avec un système,
05:26c'est ce que nous expliquait le président de la CFTC ce matin,
05:28avec un système qui consisterait à dégréver,
05:31dans le même temps,
05:32la partie cotisation,
05:34pour que...
05:35– Non mais bien sûr, je pense là-dessus,
05:37je ne suis pas, si vous voulez,
05:39le problème, moi je suis tout à fait pour,
05:41et il y a beaucoup de gens,
05:42d'économistes libéraux,
05:44des candidats libéraux,
05:46que ce soit Sarah Knafou,
05:47David Lissnard,
05:48enfin toute la droite,
05:50c'est pour moi.
05:51– C'est Sarah Knafou qui...
05:53– Voilà, beaucoup qui préconisent cela,
05:57une sorte de choc,
05:58en disant, on libère,
06:00alors après, je ne suis pas assez spécialiste,
06:03je ne vais pas vous mentir,
06:04pour savoir si cette baisse des cotisations,
06:08donc cette baisse aussi des rentrées,
06:11si vous voulez,
06:11sera plus que compensée,
06:12mais moi, je crois de toute façon,
06:15si vous voulez,
06:15qu'il n'y a qu'une solution,
06:17c'est de relancer une politique de l'offre,
06:19de relancer l'appareil productif.
06:21On ne peut pas compter sur la demande,
06:23qu'on subventionne sans effet.
06:25– Alors, je ne suis pas d'accord, bien sûr,
06:27moi je suis vraiment à l'inverse de vous,
06:29je pense que de toute façon,
06:30relancer la productivité,
06:31c'est d'abord relancer la consommation,
06:33et on sait très bien que la consommation populaire,
06:36ce que nous achetons,
06:37eh bien, ça participe de 52 ou 53% de la croissance.
06:42Donc, moi, vous savez,
06:44il y a l'exercice budgétaire que j'adore,
06:46quand j'ai commencé dans le journalisme politique,
06:48dans une grande radio,
06:49j'ai été collé au budget,
06:51et alors, je pensais que c'était une punition,
06:54vraiment, vous arrivez,
06:55vous avez 26 piges,
06:56vous tapez les séances budgétaires,
06:58et alors, pour moi,
06:58j'y allais le cœur,
06:59vraiment, oh là là,
07:02serré,
07:02dans cette Assemblée nationale,
07:04oui, alors déjà,
07:05à comprendre,
07:07et à l'Assemblée,
07:08et en réalité,
07:09je me suis régalé,
07:10parce qu'en réalité,
07:11vous pouvez faire ce que vous voulez,
07:13maquiller tout ce que vous voulez,
07:14le budget,
07:15c'est la politique.
07:16Vous faites un budget
07:17comme vous êtes dans la politique,
07:18et je pense que l'exercice budgétaire qui arrive,
07:21il est crucial.
07:22On ne le voit pas trop,
07:23parce qu'il y a les mobilisations,
07:25mais qui sont liées aussi au budget,
07:27mais la réalité de ce budget va être extraordinaire.
07:31J'attends le moment où Marine Le Pen va nous faire sa démonstration,
07:34pour rassurer,
07:37je vais finir.
07:38Oui, mais moi,
07:39j'aurais bien voulu dire un petit mot aussi.
07:40J'attends le moment,
07:41parce que j'ai parlé de la croissance,
07:42j'attends le moment merveilleux
07:43où Marine Le Pen va nous faire sa démonstration budgétaire,
07:46pour rassurer les marchés,
07:47qui considèrent qu'elle a déjà gagné
07:48les 140 milliards d'économies,
07:50avec sa croissance magique à 1,8.
07:53J'attends ce moment,
07:54comment Marine Le Pen va nous expliquer
07:57comment elle fait 1,8 de croissance.
07:59Non, mais je voudrais quand même répondre
08:00sur un point qui me semble très important.
08:02Allez-y.
08:02Justement, il y a de très bons papiers
08:05à la fois de Bavresse,
08:06de Pierre Vermeurene,
08:08et de Fourquemme,
08:11on en a parlé aussi.
08:12Tout notre système économique
08:13depuis les années 80
08:15est fondé justement sur la consommation.
08:17Au lieu d'être tiré par la production,
08:19il faut se tirer par la consommation
08:21que nous subventionnons,
08:22de mille façons, évidemment.
08:24Ce n'est pas direct,
08:25on ne donne pas des billets aux gens
08:27pour aller au supermarché,
08:28mais nous faisons venir...
08:29On les incite fortement.
08:30Nous, si vous voulez,
08:31subventionnons la consommation
08:32de gens qui, sinon,
08:34n'iraient pas remplir leur caddie
08:35au supermarché
08:36par des aides,
08:38par toutes sortes de choses.
08:39Est-ce qu'il y a dans d'autres pays ?
08:40Peut-être,
08:41mais ça me semble être un modèle
08:42tout à fait vicié.
08:44Je pense, je redis.
08:45Je ne crois pas,
08:46d'abord,
08:47parce qu'excusez-moi,
08:48si la consommation créait de la relance,
08:50ça se serait vu,
08:51depuis quelques années.
08:53Je vous interromps.
08:54Ça se voit en espagne, par exemple.
08:55Je ne vous ai pas interrompu.
08:56Donc, excusez-moi
08:57si vous trouvez que la France
08:58est un modèle de croissance.
09:00Tant mieux pour vous.
09:01Non, non, non, non, non, non.
09:03Vous allez vous taire,
09:04ma chère amie ?
09:06Allez-y, allez-y.
09:09Donc,
09:11on voit bien que ça ne marche pas,
09:12cette affaire keynésienne,
09:14aujourd'hui.
09:14On voit bien,
09:15si vous voulez,
09:16que subventionner la consommation,
09:18outre le fait que,
09:19maintenant,
09:19notre grande industrie,
09:20c'est les supermarchés,
09:21quand même.
09:22C'est ça que la France crée ?
09:24Des supermarchés ?
09:27Et que, par ailleurs,
09:28ça profite évidemment
09:29aux biens chinois,
09:30tout ce que vous voulez.
09:31Il faut, d'abord,
09:32se remettre,
09:33si vous voulez,
09:33dans une optique simple,
09:35bête.
09:35Je veux dire,
09:36c'est que pour distribuer,
09:38pour redistribuer,
09:39il faut produire.
09:41Ça, c'est le discours
09:42d'une façon générale,
09:43mais moi,
09:43j'aurais aimé savoir...
09:44Non, mais l'Espagne,
09:45le tout à fait...
09:46Comment on fait là,
09:46aujourd'hui ?
09:47Parce que c'est la crise,
09:48c'est déjà la crise.
09:49Donc, l'Espagne
09:50est le contre-exemple,
09:51absolument,
09:51de ce que vient de dire Elisabeth.
09:53Une des plus fortes croissances
09:56l'Italie a relancé son industrie.
09:58Mais ça,
09:59ça va lui faire plaisir,
09:59Elisabeth.
10:00Parce qu'à la base,
10:03les industries italiennes
10:04restent très familiales
10:06et très sorties,
10:07si vous voulez,
10:08du monde,
10:09comment dirais-je,
10:09du rendement à deux chiffres.
10:10Pourquoi ?
10:11Parce que la taxe...
10:12Mais moi,
10:13j'aime les entreprises rentables.
10:14Non, non, non.
10:14Parce que la taxe
10:15sur la transmission
10:16des entreprises en Italie
10:18est totalement dérisoire.
10:19Ce qui fait que,
10:20quand vous transmettez
10:21une entreprise à vos enfants...
10:22Comme en Allemagne,
10:22il y a plus de PME.
10:23Vous n'êtes absolument pas obligés
10:25de faire rentrer
10:26des associés extérieurs
10:27au capital
10:28pour continuer
10:29et payer les droits
10:29d'exception.
10:30Et l'Espagne relance tout
10:31grâce à la consommation,
10:33grâce à une augmentation
10:34du SMIC colossale
10:35sur quelques années.
10:37Raison pour laquelle
10:38les Espagnols
10:39manifestent en masse
10:40et vont virer
10:41votre cher Pedro Sanchez.
10:43Je l'espère.
10:44Non, non, mais pardon,
10:46mais les Espagnols...
10:47Excusez-moi,
10:48l'Espagne va très bien
10:49et l'Espagne ne manifeste pas
10:50en masse
10:50pour virer Pedro Sanchez.
10:52C'est vos amis de Vox
10:52qui manifestent
10:54plus politiquement
10:54pour virer...
10:55Donc il n'y a pas
10:56de manifestation en masse
10:57en Espagne.
10:58Non, non, en Italie, oui.
10:59Contre Mélanie, ça c'est...
11:00Comment fait-on, mesdames,
11:01pour sortir ce pays
11:03des manifestations
11:04là tout de suite ?
11:05Comment le gouvernement
11:06peut-il entrevoir
11:07cette sortie ?
11:08Est-ce qu'il a
11:08cette marge de manœuvre ?
11:09Est-ce qu'il peut
11:10se le permettre
11:10avec ce vote du budget
11:12qui probablement
11:12ne se fera pas
11:13avec des situations
11:14avec des finances
11:16qui sont exsangues ?
11:17Est-ce qu'il peut
11:17donner un peu d'air
11:18pour faire augmenter
11:20les salaires ?
11:21Ça me paraît
11:22tout à fait évident
11:23qu'il trouve de l'air
11:24pour augmenter.
11:25Par exemple,
11:25l'anticipation...
11:26Pardon, je vais laisser
11:27répondre à Isabelle.
11:28Mais l'anticipation
11:29par exemple du SMIC,
11:30de l'augmentation du SMIC,
11:32ça me paraît être
11:33d'une mesure de mon sens.
11:34C'est évidemment
11:35sur l'exercice budgétaire
11:36prochain,
11:38sur les manifestations...
11:39Ah bah oui, signez donc
11:40des salles
11:40pour le prochain gouvernement.
11:41Bien sûr !
11:42Qu'est-ce qu'elle fait
11:42Nicolas Sarkozy ?
11:44Qu'est-ce que font
11:44tous les gouvernements ?
11:45Ils se débarrassent ?
11:46Non mais ils se débarrassent
11:47du budget pour lui.
11:49Allez, Elisabeth,
11:50on termine là-dessus
11:50et on va passer
11:51à notre deuxième débat.
11:52Il me semble quand même là...
11:53Je comprends l'enthousiasme
11:55de Françoise
11:56qui croit toujours
11:56que l'intendance suivra
11:57mais l'intendance
11:58ne va pas suivre éternellement.
12:00Et là,
12:00la situation budgétaire
12:02commence à être vraiment
12:03tellement d'ailleurs
12:05problématique
12:05que je me demande
12:06pourquoi des gens
12:07veulent encore
12:08gouverner
12:08et présider ce pays.
12:09Pourquoi ils se battent
12:10pour ça ?
12:11Parce que c'est passionnant
12:13de se dire
12:13qu'on peut faire
12:13quelque chose
12:14pour le pays ?
12:15Moi, je vous le dis,
12:17je commence à être
12:17vraiment inquiète.
12:18Donc, inquiète surtout
12:20si vous voulez
12:20de déni de réel
12:24qui règne
12:24dans une partie
12:25de la France.
12:25Je croyais que dans ce studio
12:27je pensais...
12:28Oui, dans ce studio aussi
12:29mais je n'ai pas voulu
12:30remettre un franc
12:31dans la machine.
12:32Elisabeth et Françoise,
12:33on se retrouve
12:33dans quelques secondes
12:34avec le deuxième débat.
12:36Félix Mathieu,
12:37vous nous donnez
12:38les éléments
12:38de ce deuxième débat.
12:39Sur la déclaration
12:40d'Emmanuel Macron
12:42qui a suscité
12:43l'incompréhension,
12:44il a déclaré,
12:44je le cite,
12:45à propos de cette attaque,
12:47cet attentat attrape,
12:49c'est un tournant
12:50parce que c'est la première fois
12:52qu'il y a un acte terroriste
12:53planifié
12:53pour tuer nos compatriotes,
12:55nos enfants
12:55en raison de leur couleur
12:56de peau.
12:57Et on donnera le résultat
12:58tout à l'heure,
12:59mon cher Félix.
13:01On se retrouve
13:01dans quelques secondes.
13:03Le Grand Matin Sud Radio,
13:05la vérité en face,
13:07Jacques Cardoz.
13:08Et je vous ai un petit peu
13:09coupé la chic,
13:10mon cher Félix Mathieu,
13:11c'est nous qui allions nous rappeler
13:12quels sont les termes
13:13du débat.
13:14Débat passionnant
13:15parce qu'on parle
13:16de la réaction
13:17du président de la République
13:18à la suite de l'attentat
13:19raciste de Trappes.
13:20Oui, avec cette déclaration
13:21d'Emmanuel Macron,
13:22je le cite,
13:23c'est un tournant
13:24parce que c'est la première fois
13:25qu'il y a un acte terroriste
13:26planifié pour tuer
13:27nos compatriotes,
13:28nos enfants
13:29en raison de leur couleur
13:30de peau,
13:31a dit Emmanuel Macron.
13:32Alors, il y a eu
13:32beaucoup de monde,
13:33notamment des responsables
13:34politiques,
13:35même du côté du CRIF
13:36pour lui rappeler
13:36qu'effectivement,
13:37il y avait eu
13:38malheureusement
13:38beaucoup de drames
13:40en raison de la religion
13:41immobile raciste,
13:42etc.
13:43Faut-il faire la longue liste
13:44de tous les attentats
13:45qui ont endeuillé
13:46notre pays
13:46ces dernières années ?
13:47Alors, est-ce qu'Emmanuel Macron
13:49a mal réagi
13:50avec cette déclaration ?
13:52Vous nous répondez
13:53oui,
13:53très largement
13:54à 95%
13:55sur la chaîne YouTube
13:56de Sud Radio
13:57avec par exemple
13:57ce commentaire de Christian
13:59qui parle d'outrage
14:00envers les Français
14:01déjà morts
14:02par racisme
14:03ou pour leur religion.
14:04Robert qui nous dit
14:05les associations antiracistes
14:06sont les premières
14:07à dire qu'il y a plein
14:08de crimes racistes.
14:09Le président raconte
14:10n'importe quoi,
14:11nous dit-il.
14:11Alors, précisons que
14:12l'Elysée a réagi
14:14à la polémique
14:15en précisant
14:15que le chef de l'État
14:16parlait du premier attentat
14:17sur le fondement
14:19de la couleur de peau
14:20commis dans notre pays
14:20comme précisé
14:22au début de son intervention.
14:23La précision effectivement
14:25devait être faite
14:26mais quand on écoute
14:28le président de la République
14:29et vous l'avez fait ce matin
14:30Elisabeth Lévy
14:30dans votre chronique
14:31Soyez Libres
14:33et compte tenu
14:34de ce que l'on connaît
14:36son intelligence
14:37ne peut pas
14:38il se rend compte
14:39de ce qu'il dit
14:40ça ne peut pas
14:40moi je ne crois pas
14:41à une erreur
14:42donc je vous pose la question
14:43est-ce que
14:43vous l'avez d'ailleurs tweeté
14:45est-ce que
14:46c'est l'inconscient
14:47qui a parlé ?
14:49Écoutez d'abord
14:50oui c'est ce que j'ai écrit
14:51dans un tweet au début
14:52mais je ne suis pas
14:54sa psychanalyste
14:54évidemment
14:57je déteste la haine
14:58d'Emmanuel Macron
14:59elle me rend
14:59tout à fait mal à l'aise
15:00mais là
15:01je dois vous avouer
15:02que je ne décolère pas
15:03je ne décolère pas
15:04quelle que soit
15:05la raison de cette parole
15:06et avant peut-être
15:07de reprendre
15:08puisque peut-être
15:09Françoise a un mot
15:10de défense à nous dire
15:11parce que moi
15:11je n'ai aucune
15:12interprétation sympathique
15:14mais vous aussi
15:14Françoise
15:15vous avez réagi
15:16vivement
15:16votre premier truc
15:17c'est pourquoi
15:18je ne sais même pas
15:19pourquoi il dit ça
15:20non je ne sais même pas
15:21comment il y a 5%
15:22de gens qui nous écoutent
15:23et qui peuvent trouver
15:24que c'est défendable
15:25de la part d'Emmanuel Macron
15:26je pense qu'à la base
15:28je ne peux pas croire
15:30une minute
15:30écoutez
15:31Emmanuel Macron
15:31c'est tout sauf
15:32un antisémite
15:33c'est tout sauf
15:34un raciste
15:36je ne sais pas
15:37ce qui s'est passé
15:38dans sa tête
15:38à un moment donné
15:39j'ai vu sa tête déjà
15:41qui avait quand même
15:41la tête
15:42il a quand même
15:43la tête
15:43à mon avis
15:44d'un type
15:44au bout du rouleau
15:45déjà
15:45pour commencer
15:46au bout du rouleau
15:47compresseur de tout
15:48il finit un mandat
15:49de façon crépusculaire
15:51il saute sur cette occasion
15:52il va très vite
15:53à trappe
15:53il va très vite à trappe
15:55pour essayer
15:55je ne sais pas pourquoi
15:56parce que
15:57parce que l'idée
15:58veut que maintenant
15:58on saute dans les bagnoles
15:59quand on est président
16:00de la république
16:00pour aller partout
16:01voilà
16:02je me souviens très bien
16:03de François Hollande
16:04qui sans sécurité
16:05après Charlie
16:06parce que son copain
16:08urgentiste l'appelle
16:09je m'en souviens
16:09à l'époque
16:10j'étais encore
16:11dans le gouvernement
16:12il part
16:13sans sécurité
16:14sans rien
16:15il part à Charlie
16:16sur les lieux
16:16donc il y a un moment donné
16:18les présidents aussi
16:18voilà
16:19il n'a aucune excuse
16:20il s'est rendu compte
16:22qu'il avait complètement foiré
16:23je pense qu'il voulait dire
16:25attentat de gens de couleur
16:27il s'est dit
16:27oh là là
16:28c'est pas possible
16:29de le faire comme ça
16:30en tant que président
16:30donc les fils se sont touchés
16:32c'est de toute façon
16:33impardonnable
16:34voilà
16:34c'est impardonnable
16:35ça sera pardonné
16:36ça sera sur la longue liste
16:38de cette fin de quinquennat
16:39vraiment très compliqué
16:40pour lui
16:40et en travaillant sur le sujet
16:41j'ai découvert en plus
16:43que rien que l'ultra droite
16:45il y avait eu déjà
16:45deux crimes racistes
16:47de la part de l'ultra droite
16:48le dernier dont personne parle
16:50en 2025
16:51ah si
16:52où effectivement
16:54l'auteur a visé
16:55un Tunisien
16:55parce qu'il était Tunisien
16:56et deux Kurdes
16:58parce qu'ils étaient Kurdes
16:58oui oui tout à fait
16:59non mais
17:02la fatigue
17:03malgré tout
17:04la fatigue
17:05n'excuse pas tout
17:06d'accord
17:08je réponds pas juste à vous
17:09je réponds à Jacques
17:10à la question qu'on peut se poser
17:11j'essaye
17:12moi j'essaye juste de comprendre
17:13parce que
17:13ce que je voulais dire en préambule
17:15c'est que c'est évidemment
17:15quelqu'un d'extrêmement intelligent
17:17il peut pas
17:17il peut pas se tromper
17:18c'est ça
17:19je peux parler de ça
17:20attend c'est pas vraiment bas
17:21allez-y
17:22allez-y
17:23justement
17:23moi j'ai pensé à ça
17:25j'ai pensé à quelque chose
17:26qui était une sorte d'aveu inconscient
17:27qu'aujourd'hui pour Emmanuel Macron
17:29si vous voulez
17:30la vieille France
17:31tout ça est vieux
17:32la vieille France
17:33trop catho
17:33trop blanche
17:34trop straight
17:36trop bourgeoise
17:38tout ça est vieux
17:39et que l'avenir
17:40c'est la nouvelle France
17:41et comme on nous dit
17:42alors peut-être que je fais
17:43des reconstructions
17:44absurdes
17:45mais comme on nous dit
17:45de partout
17:46que l'obsession d'Emmanuel Macron
17:49c'est la legacy
17:49et c'est 2032
17:51si vous voulez
17:52moi j'ai quand même l'impression
17:54qu'il a voulu
17:56il veut tomber
17:58à gauche
17:58il veut faire le joli coeur
18:00sur France Inter
18:00dans le fond
18:01il continue à appartenir
18:03au camp du bien
18:04il renoue
18:05avec cette idée
18:06de faire plaisir
18:07comme quand il disait
18:09qu'il n'y avait pas
18:09de culture française
18:10alors là
18:11comme à cette époque
18:13les médias algériens
18:13hier étaient fous de joie
18:15vendredi
18:15ils ont tous repris
18:16cette déclaration
18:18donc si vous voulez
18:19parce que
18:19mais ce qui est grave
18:20c'est de remettre une pièce
18:22dans la compétition victimaire
18:23c'est ça
18:24moi je vais vous dire
18:26ce qui s'est passé
18:27à trappe
18:28d'une certaine façon
18:30ce type qui tire
18:31sur une gamine adolescente
18:33une gamine
18:34comme ça
18:35on s'est tous rappelé
18:36Myriane Monsonégo
18:37à l'école aux arts
18:38à Thora de Toulouse
18:38l'effacement de tout cela
18:41si vous voulez
18:42par Emmanuel Macron
18:43pour moi
18:43c'est impardonnable
18:44Françoise dit
18:45ça va passer
18:46moi
18:47en tous les cas
18:48en ce qui me concerne
18:49j'ai jamais été
18:49aussi en colère
18:51contre le président
18:53avant de poursuivre le débat
18:54moi j'ai été plus en colère
18:55contre lui
18:56rappelons quand même
18:56juste les quelques
18:57même si on les a peut-être
18:58facilement en tête
18:59mais quand même
19:02on sait tous tout ça
19:04on sait tous
19:05on ne peut pas reciter
19:07Toulouse
19:07et le fait que
19:08l'auteur les fait
19:08le fait parce qu'ils sont juifs
19:10à dire ça
19:12on a passé tout
19:13le week-end à dire ça
19:15c'est une faute lourde
19:17voilà
19:17mais moi je suis plus en colère
19:19parce que je pense
19:19que c'est une faute lourde
19:20c'est pas Raymond Barr
19:22et moi je ne suis pas d'accord
19:23avec l'idée
19:23qu'il veut faire
19:24le joli coeur à gauche
19:25ça m'étonnerait
19:25sinon ces députés
19:27ne voteraient pas comme ça
19:29je pense vraiment
19:29pour moi il y a une faute
19:33bien plus lourde
19:33par exemple
19:34c'est quand il refuse
19:35de participer à la marche
19:36contre l'antisémitisme
19:37pour moi ça c'est une faute
19:38tout à fait impardonnable
19:39d'Emmanuel Macron
19:40après pour le reste
19:43comment vous dire
19:44j'arrive pas
19:45c'est un trou noir
19:46pour moi
19:46est-ce que je peux vous poser
19:47la question différemment
19:48est-ce que vous pensez
19:49parce que c'est un peu
19:50ce que dit Elisabeth
19:50c'est une forme de hiérarchisation
19:53dans son inconscient
19:55par rapport à des crimes racistes
19:57voilà
19:58je ne sais pas
19:58je ne crois pas une minute
19:59Elisabeth
19:59non mais moi je ne crois pas
20:01je voulais vous répondre
20:02mais c'est difficile
20:03de répondre
20:04qu'est-ce que tu as dit
20:05juste avant
20:06je parlais de
20:08c'était bien plus
20:08la marche contre l'antisémitisme
20:10je voudrais répondre
20:12là-dessus
20:13non
20:13je ne reprocherai
20:15absolument pas
20:16de la même façon
20:16une abstention
20:17au président
20:19qu'elle ait été dictée
20:20par des mauvais motifs
20:21ou pas
20:22et elle a probablement été
20:23c'est-à-dire
20:24par l'idée
20:25de ne pas énerver
20:25les banlieues
20:26parce que c'était quand même ça
20:27ce qui était d'ailleurs
20:28un signe
20:29de ce qu'il en pense
20:30et de ce qu'on lui a dit
20:31sur les banlieues
20:32son copain Belatar
20:36mais une abstention
20:37ça peut être un choix
20:38il n'y a aucune loi
20:39qui l'oblige
20:41à faire cela
20:42en revanche
20:43et la décence
20:43et la politique
20:45devraient l'obliger
20:46à dire la vérité
20:47et surtout
20:48quand on touche
20:49des sujets
20:49aussi explosifs
20:50c'est lui
20:51qui hiérarchise
20:52et il ne hiérarchise pas
20:53il efface
20:54alors
20:55il s'en est excusé
20:56vraiment très très vite
20:57c'était la fatigue
20:58etc
20:58vraiment moi je pense
20:59que c'est un type
20:59qui est au bout du rouleau
21:00Emmanuel Macron
21:01non mais sérieusement
21:02moi je ne pense pas
21:03une minute
21:03qu'Emmanuel Macron
21:04fausse de la hiérarchie
21:05des victimes
21:06je ne crois pas du tout
21:07que les enfants
21:08de l'école de Toulouse
21:10n'existent pas
21:11dans sa tête
21:12je ne crois pas
21:13une minute
21:13cela
21:14je pense que
21:15véritablement
21:15on est face
21:16à un blocage
21:19je ne sais pas
21:19qui est tout à fait
21:20inexplicable
21:21je ne l'aurais pas dit
21:22dans notre président
21:23quand Raymond Barre
21:25par exemple
21:26fait cette
21:27sur l'attentat
21:28de la rue des Rosiers
21:28ou de la rue Copernic
21:29dit des Français
21:31des Rosiers
21:32des Français
21:32et des autres
21:32effectivement
21:33il y a autre chose
21:34il y a une autre culture
21:34de Raymond Barre
21:35une autre culture
21:36de la vieille droite
21:37française
21:37etc
21:39moi j'y ai pensé
21:40mais je crois pas
21:41j'en conclue
21:41que selon Françoise
21:42le président Macron
21:43a une grande chance
21:44il n'a pas d'inconscient
21:46et quand il fait une gaffe
21:47c'est juste parce qu'il est fatigué
21:49c'est extraordinaire
21:50non mais moi je ne veux pas
21:51le défendre
21:52je m'en fous
21:52parce qu'il a fait une boulette
21:53et j'étais la première à le dire
21:55et je ne suis pas Macronie
21:55je m'en tape
21:56mais par contre
21:57je ne peux pas
21:57non non mais je ne peux pas
21:58on ne peut pas aller
21:59non mais on ne peut pas aller
22:00dans des déductions
22:01de il repart à gauche
22:03j'aimerais tellement
22:03qu'il repart d'Acoche
22:05il repart à gauche
22:06je ne vois pas
22:06où est-ce que vous repartez
22:07à gauche culturellement
22:08c'est-à-dire le camp du bien
22:09oh le camp du bien
22:11ben oui le camp du bien
22:12c'est je suis contre
22:14le camp du bien
22:14c'est de nous expliquer
22:15que ce pays
22:16est horriblement raciste
22:17que la vie des musulmans
22:19est plus dure
22:20que celle de tous les autres
22:21que c'est les victimes
22:23emblématiques
22:23mais c'est ce que nous répètent
22:24ce matin
22:26lisez Libération
22:27lisez Le Monde
22:28écoutez France Inter
22:29c'est le discours
22:30qui est en train de
22:31d'être mieux sur le sud radio
22:32non non mais moi
22:33je pense que
22:34vous avez raison
22:34n'écoutez pas France Inter
22:36la vie des juifs de France
22:38est super dure
22:38depuis le 17
22:39depuis le 7 octobre 2023
22:41je pense que la vie
22:42oui mais jamais
22:43je ne dirais
22:44laissez-moi juste
22:45dire cette phrase
22:45pardon
22:46jamais moi
22:47je refuse
22:48quand on me dit
22:48les juifs de France
22:49ont peur de sortir
22:50dans la rue
22:51je le refuse
22:52avec une grande énergie
22:53pour une simple raison
22:54c'est faux
22:55il y a des juifs
22:56qui ont peur
22:57mais les juifs de France
22:58continuent à vivre
22:59non mais je suis d'accord
23:00il y a aussi beaucoup d'autres gens
23:01qui ont peur
23:01non mais il y a des noirs
23:03des arabes etc
23:04qui ont peur aussi
23:04parce que c'est difficile aussi
23:06de vivre
23:07là je pense que c'est difficile
23:08dans la folie générale
23:10de la bipolarisation
23:11c'est très difficile
23:13d'être autre
23:13dans cette société
23:14je vous le dis tout de suite
23:15c'est insupportable
23:17et moi je pense que
23:18je pense que
23:19la communauté juive de France
23:21franchement
23:22elle a deux candidats
23:23vous vous rendez compte que
23:24entre celui qui joue
23:25avec les codes antisémites
23:26et le président d'un parti
23:28et ses écrits antisémites
23:29ça fait 53%
23:30dans les sondages
23:32mais moi je suis
23:32je serais juif
23:33je me dirais
23:34mais en fait
23:35tout le monde s'en fout
23:36de l'antisémitisme
23:36en fait dans ce pays
23:37je
23:39j'élargis un tout petit peu
23:40le propos
23:41est-ce que le président
23:41de la république
23:42est mal informé
23:43lorsqu'il s'agit
23:44de la banlieue
23:44d'une façon générale
23:45je ne sais rien
23:46vous ne savez pas
23:46comment est-ce que
23:47vous voulez que je sache
23:48moi je ne sais pas du tout
23:49comment il a informé
23:50non Elisabeth
23:50Elisabeth citait tout à l'heure
23:51Yassine Bellatar
23:52qui l'avait conseillé
23:54de ne pas être présent
23:55de ne pas être présent
23:57à la manifestation
23:58contre l'antisémitisme
23:59moi personnellement
24:00j'ai été très choqué
24:01par ce choix
24:02moi j'ai été très choqué
24:04qu'il n'y soit pas
24:04je pense que c'est
24:06je ne peux pas
24:07comment dirais-je
24:08ce que fait Emmanuel Macron
24:09à Trapp
24:10vendredi soir
24:11c'est un acte manqué
24:13c'est son inconscience
24:14c'est ce que vous voulez
24:15je ne peux pas imaginer
24:16que ça corresponde
24:17encore moins à une stratégie
24:19encore moins à une
24:20comment dirais-je
24:20à une négation
24:21des crimes antisémites
24:23dans ce pays
24:23je ne crois pas du tout
24:24une minute
24:25et des autres crimes
24:26d'ailleurs
24:26quels qu'ils soient
24:27est-ce que ça ne peut pas
24:29traduire une volonté
24:31pour lui
24:31de dire que
24:32certaines catégories
24:34de la population
24:34sont moins bien considérées
24:35que d'autres
24:36je ne rentrerai pas
24:36là-dedans
24:37ce que vous êtes en train
24:38de poser comme question
24:39c'est exactement
24:40ce que j'entends
24:42sur CNews
24:43sur Europe 1
24:44dans le JDD
24:46etc
24:47je ne refuse
24:48même à travers ce drame
24:50de rentrer dans cette discussion
24:51où Emmanuel Macron
24:53serait d'un seul coup
24:54le suppôt
24:55de l'islamo-gauchisme
24:57c'est pas du tout ce que j'ai dit
24:58non mais c'est pas ce que vous dites vous
25:00je vous assure
25:01je vous pose la question
25:01de savoir
25:02s'il est mal informé
25:04par cette banlieue
25:05il n'est pas le seul
25:06les services de renseignement
25:07apparemment
25:07sont totalement trompés
25:09sur leur prédiction
25:10du 17 octobre
25:12peut-être aussi
25:13mais il y a un truc
25:14quand même
25:14qui commence à me gonfler
25:15je vais vous le dire
25:16Jacques
25:16gentiment
25:17et pas qu'à vous
25:18ça s'est super bien passé
25:20le 24 octobre
25:21tellement bien passé
25:22d'ailleurs
25:22que maintenant
25:23on est donc le 26
25:24et on ne parle que du 17 octobre
25:27comme s'il fallait
25:28continuer
25:28à expliquer
25:29revenir
25:30comme s'il y avait
25:31une forme de déception
25:32parce que
25:32ça s'était très bien passé
25:33le 24 octobre
25:34on va faire
25:36encore 15 jours
25:37non c'est faux
25:38c'est faux ce que vous dites
25:39parce que
25:39toute la matinée
25:40excusez-moi
25:41je suis toute la matinée
25:43on a expliqué
25:44et en long en large
25:45et en travers
25:45ça s'était mieux passé
25:46le 24
25:47je vous dis juste
25:49que toute la presse
25:50ce matin
25:50et particulièrement
25:53la presse
25:54dite de droite
25:55ou de droite extrême
25:56etc
25:57continue à tartiner
25:58sur ce qui s'est passé
25:59le 17 octobre
26:01c'est fini
26:02le 17 octobre
26:03est-ce que Emmanuel Macron
26:04est légéri
26:05d'un seul coup
26:06de cet islamo-gauchisme
26:08etc
26:09ce qui s'est passé
26:10à Trappes
26:10et vous avez été le premier
26:11à le dire et moi
26:11la deuxième
26:12c'est juste horrible
26:13en fait
26:13ce qui s'est passé à Trappes
26:15on descend un homme
26:17qui sort d'un foyer
26:18qui s'en sort par la MMA
26:20qui se prend combien
26:2214 balles dans les dents
26:23il meurt tout seul
26:25et 5 ou 8 impacts
26:26pour la petite fille
26:27également
26:27pour la petite fille
26:28on devrait
26:29j'ai envie de pleurer
26:30on devrait s'en tenir à ça
26:32nous sommes la république française
26:34on devrait s'en tenir
26:35au fait que
26:35mais vous voyez bien
26:36et vous êtes d'accord
26:36sur le fait que
26:37Françoise
26:38tout est conflictuel aujourd'hui
26:40et qu'en effet
26:41tout est utilisé
26:42pour essayer de
26:44de tirer des conclusions
26:45là où parfois
26:46il n'y en a pas
26:46et ça m'écœure
26:47je voudrais juste
26:47qu'on revienne
26:48sur cette déclaration
26:49parce que moi
26:49elle m'a aussi
26:50beaucoup interrogé
26:51et ça nous permet aussi
26:52de débattre
26:52et c'est ce que l'on
26:54vous propose à vous
26:55je ne vous accuse pas
26:55d'être réactionnaire
26:56quand je dis vous
26:58vous voyez
26:58non mais jamais de la vie
26:59Jacques
26:59mais vous voyez
27:00cette espèce de
27:02climatologie
27:03c'est vraiment infernal
27:04on ne pourrait pas
27:05juste s'arrêter au fait
27:06qu'il y a un homme
27:07de 26 ans
27:08français
27:08pingo
27:09qui a paumé la vie
27:11et il y a une homme
27:12qui se bat
27:13alors apparemment
27:14elle va mieux
27:14elle a pris 8 balles
27:15enfin on est la France
27:17Jacques
27:17on est la France
27:18bon sang
27:190826 300 300
27:20merci Elisabeth Lévy
27:21merci Françoise Degoy
27:22pour ce débat ce matin
27:23et c'est vous
27:24qui faites l'actualité
27:24vous revenez
27:25sur ces deux sujets
27:26et on en discute
27:28avec vous
27:29à tout de suite
27:29le grand matin
27:30Sud Radio
27:31la vérité en face
27:33Jacques Cardoz
27:34et c'est vous
27:35c'est vous
27:36c'est vous
27:36qui faites l'actualité
27:37sur Sud Radio
27:380826 300 300
27:40à 9h30
27:41vous le savez
27:41c'est la libre antenne
27:43on vous interroge
27:44et on vous sollicite
27:45sur ces deux questions
27:46dans quelques secondes
27:47on parlera du SMIC
27:48et des conséquences
27:49des augmentations de salaire
27:51mais tout de suite
27:52ces déclarations
27:54d'Emmanuel Macron
27:54qu'on essaye d'analyser
27:55peut-être d'ailleurs
27:56qu'on ne peut pas
27:57et qu'on ne doit pas
27:58analyser
27:59mais évidemment
27:59ça interroge
28:01ça interroge beaucoup
28:02j'accueille Sophie
28:04bonjour Sophie
28:05vous nous appelez
28:07de Béziers
28:09vous avez été choqué
28:10par ce qu'il a pu dire
28:11alors
28:12il faut le préciser aussi
28:13il y a eu un rectificatif
28:15de l'Elysée
28:15juste après
28:17oui
28:17de toute façon
28:18je crois que
28:19tout ce que va dire
28:20Emmanuel Macron
28:22jusqu'à la fin
28:23de son mandat
28:24va être relevé
28:25analysé
28:26et
28:27bon
28:27je crois que
28:28les propos
28:28de Françoise
28:29de Gois
28:30sont probablement
28:32les plus
28:33les plus sains
28:34c'est-à-dire
28:35qu'aujourd'hui
28:35on écarte
28:37que derrière
28:38une couleur
28:38il y a quand même
28:39une vie
28:40et je crois que
28:44les français
28:45vont se perdre
28:45dans le débat
28:46tellement
28:47il est
28:47il est houleux
28:48il n'y a plus
28:49de discernement
28:52un crime raciste
28:53mais
28:54j'ai peut-être pas
28:55suivi toute l'actualité
28:56au peigne-femme
28:57mais on a parlé
28:58que quand même
28:59ce garçon
29:00était schizophrène
29:01oui
29:02il est actuellement
29:03effectivement
29:04sous expertise
29:06psychiatrique
29:07vous savez
29:08ça veut dire
29:09Emmanuel Macron
29:10a réagi
29:11dans la
29:12dans la spontanéité
29:14il a
29:15il a dit des mots
29:16qui ont des plus
29:17mais il déplaise à qui
29:18ces mots
29:18à des partis
29:19à des partis politiques
29:21qui aujourd'hui
29:21sont en train de se battre
29:22la première place
29:26et je trouve
29:27je trouve ça
29:28il aurait dû attendre
29:29il aurait dû attendre
29:30le président de la république
29:31non ?
29:31qu'est-ce que vous en pensez
29:32oui probablement
29:33qu'il aurait dû attendre
29:34qu'il aurait dû
29:35que les investigations
29:36soient faites
29:37pour avancer
29:39son propos
29:40est-ce que c'était
29:41le fond vraiment
29:41de sa pensée
29:42est-ce qu'aujourd'hui
29:43il est en train
29:44de se positionner
29:45entre une France
29:46qui est à gauche
29:47et une France
29:48qui est dans l'extrême droite
29:51le débat
29:52le débat
29:52n'est même pas celui-là
29:54je crois qu'il faut
29:54revenir à la raison
29:56il y a une petite fille
29:57qui est en train
29:58d'essayer
30:00de se battre
30:00de lutter pour la vie
30:01voilà
30:02ou de lutter pour la vie
30:04et on en oublie
30:06on en oublie
30:08la chose la plus précieuse
30:10qu'on a chacun d'entre nous
30:11je suis très émue
30:12parce que
30:12j'arrive pas à comprendre
30:14qu'on puisse entendre
30:15autant de haine
30:16sur votre antenne
30:17quand j'ai entendu
30:18monsieur Audou
30:19tout à l'heure
30:19qui préfère donner à manger
30:21à ses enfants
30:21qu'aux enfants du voisin
30:22et ça on l'avait bien compris
30:25alors je ne veux pas déborder
30:26je ne veux pas être hors sujet
30:27mais il y a quand même
30:29quelque chose qui va
30:30et c'est hyper dangereux
30:33il n'y a pas que la haine
30:34de la couleur
30:34je crois qu'il y a la division
30:37chez tout le monde
30:38on est une société
30:39très fracturée aujourd'hui
30:40oui
30:41et ça
30:42ce n'est pas bon
30:42pour l'avenir
30:43et Sophie
30:44je retiens
30:45un élément
30:45que je trouve extrêmement intéressant
30:47dans ce que vous dites
30:47c'est que
30:48avant d'analyser
30:49peut-être que
30:49effectivement
30:51de la part
30:52du président de la république
30:53quelque chose
30:53qu'on ne peut pas
30:56apprécier
30:56nous
30:57c'est l'exercice du pouvoir
30:59évidemment
30:59et la pression
31:01sans vouloir l'excuser
31:02je ne dis pas ça
31:03mais
31:05effectivement
31:05c'est très difficile
31:06à mesurer
31:07vous restez avec nous
31:08Sophie
31:09j'accueille Jovan
31:10qui nous appelle
31:10de Chili Mazarin
31:11bonjour
31:11bonjour Sophie
31:13bonjour Jacques
31:13bonjour Jovan
31:14comment vous avez vécu
31:16à la fois ce qui a été dit
31:17les correctifs ensuite
31:18les réactions
31:19et puis ce week-end
31:20et aujourd'hui
31:21on est lundi
31:21et finalement
31:22les perspectives
31:23sont assez différentes
31:24sur le regard
31:25qu'on peut porter
31:25sur ce qui s'est passé
31:26qui reste un crime raciste
31:27ça ne fait absolument
31:29aucun doute
31:30déjà
31:30j'aimerais présenter
31:31les sincères condoléances
31:32à la famille de Tengo
31:33et je souhaite
31:34de tout coeur
31:35que la petite
31:35se rétablisse
31:36le plus vite possible
31:38comment je l'ai vécu
31:39pour moi
31:40la France
31:40elle est une
31:42et indivisible
31:42quand on attaque
31:43un français
31:44on attaque toute la France
31:45quelle que soit
31:46sa couleur
31:47ou sa religion
31:47pour moi
31:48il n'y a pas d'étrangers
31:48en France
31:49on est tous français
31:51et commencer à faire
31:52des distinctions
31:53entre race
31:55religion
31:55culture
31:56pour moi
31:57c'est contraire
31:58au valable
31:58de la République
32:00on ne peut pas croire
32:01une seconde
32:02que Macron
32:02n'ait pas fait exprès
32:04cet homme
32:05est Machiavel
32:06il a fait sa thèse
32:07sur Machiavel
32:09et tout ce qu'il dit
32:10c'est calculé
32:11il a conduit
32:12la France
32:13où elle en est
32:14aujourd'hui
32:14à la montée
32:15de l'extrême droite
32:16qui était son combat
32:17principal
32:18il a décidé
32:19d'un correctif
32:20dans les minutes
32:21qui ont suivi
32:22je crois qu'une heure
32:23ou deux heures plus tard
32:24il y a eu un correctif
32:25de l'Elysée
32:26il y a eu un correctif
32:28mais le mal est fait
32:30comment on peut
32:31en tant que président
32:32de la République
32:33dire une énormité
32:34pareil
32:36il est le représentant
32:37numéro un
32:38de la nation
32:38il doit montrer l'exemple
32:40je ne sais pas
32:40quel exemple
32:41il a montré
32:42depuis 20 ans
32:42quand on voit
32:43la France
32:43dans quel état
32:43il est aujourd'hui
32:45moi ce que je veux
32:45juste rappeler
32:46c'est qu'il faut
32:46s'unir
32:47il faut rester un
32:49que la France
32:50c'est une république
32:50une et indivisible
32:52et c'est ça
32:52la valeur qu'il faut
32:53retenir aujourd'hui
32:55arrêter les divisions
32:56surtout quand on
32:57quand on voit
32:58ce qui s'est passé
32:58aujourd'hui
33:00sur les dernières
33:01manifestations
33:01du 24 octobre
33:03où il y a quand même
33:04eu des groupuscules
33:04d'extrême droite
33:05qui ont attaqué
33:06en fin de cortège
33:07et la police
33:08n'était pas là
33:09pour protéger
33:10on avait même l'impression
33:11qu'elle protégeait
33:11ces groupuscules
33:12on a reculé
33:14d'une heure ce week-end
33:15mais moi j'ai l'impression
33:15qu'on a reculé
33:16d'une époque
33:17ce week-end
33:18il y a eu quand même
33:1970 000 policiers
33:20mobilisés
33:21contre
33:22entre 5 et 10 000
33:23le 17 octobre
33:25et bon
33:26je ne veux pas minimiser
33:27mais
33:27ça s'est quand même
33:28beaucoup mieux passé
33:29le 24 que le 17
33:30il y a eu le passé
33:32Jovan
33:33Sophie vous répond
33:34peut-être
33:34sur
33:35sur ce que vous disiez
33:36au sujet
33:37d'Emmanuel Macron
33:40oui
33:40c'est sûr
33:41qu'Emmanuel Macron
33:44s'est avancé
33:45mais
33:45je crois que
33:46la position
33:47d'Emmanuel Macron
33:48aujourd'hui
33:48c'est simplement
33:49de sortir
33:50de ce quinquennat
33:52sans froisser
33:54laisser derrière lui
33:55la casse
33:57voilà
33:58il se positionne
34:00une fois
34:00puis demain
34:01il y aura
34:01un autre événement
34:02il se positionnera
34:03peut-être de l'autre côté
34:04de toute façon
34:05c'est comme ça
34:06qu'on amène
34:08à la division
34:09d'une nation
34:11à la division
34:11à ce que la république
34:13ne tienne plus debout
34:15nous on veut des gens
34:16qui
34:18bon il a dit
34:18que Jovan dit tout à fait
34:21on ne fait qu'un
34:22on a tous
34:23on est tous
34:24dans le même
34:24dans le même wagon
34:25et là on se fait
34:27on se fait marcher dessus
34:29par des politiques
34:30qui n'ont qu'un but
34:31c'est
34:32c'est d'aboutir
34:33et de nous
34:34de nous fracturer
34:35on l'est déjà
34:37c'est comme ça
34:38ça va être
34:38ça va être
34:40ça va être terrible
34:41ce qui va se passer
34:41il faut que nos politiques
34:43soit ils se ressaisissent
34:44et soit ils dégagent
34:45rapidement
34:45merci Sophie
34:47merci Jovan
34:48très belle journée
34:49à vous dans quelques secondes
34:50on se retrouve
34:51avec vous
34:53au sujet
34:54de cette journée
34:56de revendications
34:59puisque aujourd'hui
35:00les lycéens
35:01vont être reçus
35:02également
35:03ce matin
35:03au ministère du travail
35:04il y a des discussions
35:06autour de possibles
35:07augmentations de salaire
35:08avec SMIC
35:09ce SMIC
35:10qui pourrait être avancé
35:11et puis d'autres mesures
35:12qui sont annoncées
35:13on en parle dans quelques secondes
35:14à tout de suite
35:14à 100-300 dans la vérité
35:16en face
35:16on aborde la question
35:17des salaires
35:18du pouvoir d'achat
35:19plus généralement
35:21c'est l'un des sujets
35:22qui est au menu
35:23aujourd'hui
35:23à la fois au ministère du travail
35:24mais aussi finalement
35:27à Matignon
35:27j'accueille Liliana
35:30bonjour Liliana
35:31vous m'appelez de
35:31vous nous appelez de Clamard
35:33soyez la bienvenue
35:35qu'est-ce que vous pensez
35:36de ces négociations
35:37aujourd'hui
35:38est-ce qu'on a les moyens
35:39d'augmenter ce SMIC
35:41justement
35:41j'ai peur que ça soit
35:42juste un effet d'annonce
35:44puisqu'on ne peut pas
35:46se tenir
35:46dans le climat actuel
35:48économique
35:48du pays
35:51ces hypothèses
35:53le SMIC a déjà été
35:54augmenté
35:55au mois de juin
35:58quand l'économie
36:00est l'échancelante
36:02qu'est-ce qu'on va faire
36:03on va faire un effet d'annonce
36:05en disant
36:06on va augmenter le SMIC
36:08et qu'est-ce qui va se passer
36:09derrière
36:10il va y avoir
36:10des effets
36:13comment on appelle ça
36:14de compensation
36:15pour les petites entreprises
36:17pour compenser
36:17mais compenser avec quoi
36:19ce sera toujours
36:19l'argent
36:21notre argent
36:21qui compensera
36:23et c'est comme se tirer
36:24une balle dans le pied
36:25en ce moment
36:27on ne parle pas
36:29d'économie
36:30ni de côté
36:31de l'état
36:33ni de côté
36:34de nous
36:35c'est-à-dire
36:36qu'on
36:37en veut encore plus
36:39encore plus
36:39encore plus
36:40mais on ne pense pas
36:41à proposer
36:42et à penser
36:43aux économies
36:45Liliana
36:46vous restez avec nous
36:47on accueille
36:47Jean-François
36:48qui nous appelle
36:49de peau
36:50bonjour
36:50Jean-François
36:51qu'est-ce que vous pensez
36:52de ces discussions
36:53autour du SMIC
36:56et de sa possible augmentation
36:57plutôt que prévu
36:58c'est ce qui est dans les cartons
37:00moi le SMIC
37:01j'ai commencé en 1968
37:0320 centimes
37:05au-dessus du SMIC
37:06je pense que
37:07lorsqu'on mérite le SMIC
37:09on nous le doit
37:11ensuite on se perfectionne
37:12pour gagner plus
37:13que le SMIC
37:13et là il y a une dynamique
37:15qui va faire
37:16que l'employé
37:17et l'employeur
37:17vont aller vers l'avant
37:18pour améliorer
37:20le travail
37:20et le salaire
37:21et les conditions de travail
37:22moi je ne pense pas
37:24que le SMIC
37:24est un frein
37:25d'économie d'entreprise
37:26là je voudrais
37:28qu'on me le prouve
37:28et par les bilans
37:30il y a
37:31et ensuite
37:32une entreprise
37:34qui ne peut pas bien
37:34payer ses salariés
37:35est-ce qu'elle a de bons bilans
37:37est-ce qu'elle est
37:37sur un bon créneau
37:38non le SMIC
37:39c'est un minimum
37:40qui a été
37:41instauré par nos ancêtres
37:43qui ont manifesté
37:44quand même
37:45un minimum
37:46obligatoire
37:46aux travailleurs
37:47et aujourd'hui
37:48il n'est pas nécessaire
37:49pour vivre
37:50on ne peut pas vivre
37:51avec un SMIC
37:51on ne peut pas cotiser
37:52pour une retraite
37:53confortable
37:54avec un SMIC
37:55et ça
37:56est-ce que les gens
37:56ils pensent
37:57est-ce que les politiques
37:58le font penser
37:59au peuple
38:00raison de plus
38:00pour l'augmenter
38:01raison de plus
38:02pour l'augmenter
38:03moi je dis
38:04si la personne
38:05mérite plus
38:06que le SMIC
38:07elle doit être payée
38:07parce qu'elle peut aussi
38:09s'en aller
38:09chez un confrère
38:10un concurrent
38:10ou faire autre chose
38:11ou s'installer
38:12à son compte
38:13donc 22 ans
38:14salariés
38:15j'ai toujours manifesté
38:16l'envie de travailler
38:17et le salaire
38:18en rapport à mon travail
38:19et 22 ans
38:20mon petit patron
38:21artisan
38:22avec deux salariés
38:23j'étais à la convention
38:24collective
38:25avec deux salariés
38:26et ils étaient
38:26au-dessus du SMIC
38:27d'ailleurs le seul
38:28qui m'a mis au prud'homme
38:29il s'est pris une veste
38:30par le collège salarial
38:32et nous n'avions pas
38:33d'avocat
38:34donc c'est que
38:34je pense que
38:35l'animateur
38:37anime son personnel
38:39et c'est un ensemble
38:40c'est une roue
38:42c'est une roue
38:43s'il y a de l'eau
38:43tout le monde en aura
38:44s'il n'y a pas d'eau
38:45ça ne va pas tourner
38:46et donc vous
38:50vous êtes plutôt favorable
38:51d'une certaine façon
38:53mais oui
38:53mais ça revient
38:54dans l'économie
38:55ça revient dans les investissements
38:56dans le confort des enfants
38:58dans le confort des ménages
39:00dans l'investissement immobilier
39:02dans plein de choses
39:03et dans le moral
39:04ça se voit des gens
39:05qui gagnent bien leur vie
39:06on le voit
39:07alors bien sûr
39:08au milieu
39:08il y a eu de mauvais choix
39:09on ne peut pas les rattraper
39:10comme ça
39:12moi je dirais à chacun
39:13quand il a 20 ans
39:1422 ans
39:1525 ans
39:15de bien préparer
39:17sa sortie professionnelle
39:18il doit être ça
39:19dynamique
39:20la preuve
39:21on en voit
39:22qu'ils partent à l'étranger
39:23et qu'ils font fortune
39:24alors qu'ils n'ont que
39:26des CAP
39:28et c'est rien
39:29dans le CAP
39:29Jean-François
39:31Liliana va vous répondre
39:32parce que Liliana
39:33me disait tout à l'heure
39:33ben oui
39:34mais bon
39:35on n'a pas forcément
39:35les moyens aujourd'hui
39:37d'augmenter le SMIC
39:38Liliana
39:39moi je suis bien d'accord
39:41qu'effectivement
39:42on rentre
39:43dans le marché
39:45de travail
39:45et on peut accepter
39:46le SMIC au début
39:47et on se perfectionne après
39:49mais quand on regarde
39:50la réalité des entreprises
39:51quand on regarde
39:53combien d'entreprises
39:54ont fait faillite
39:54ces derniers six mois
39:56qui est-ce qui va en pâtir
39:59en premier
40:00ce sont les petits
40:01employés
40:03avec le SMIC
40:04qui seront dégagés
40:05en premier
40:06on ne dégage pas
40:07un ouvrier
40:08qui est qualifié
40:08et qui gagne
40:11plus que
40:122000 euros
40:14et
40:14c'est un cercle
40:16je ne dis pas
40:17que je détiens
40:17la solution
40:18mais je me pose
40:19des questions
40:21et j'essaye
40:22de voir
40:23l'ensemble
40:25des choses
40:26on accueille également
40:27Jean-Paul
40:27qui voulait réagir
40:29sur ce sujet
40:30Jean-Paul
40:31vous avez écouté
40:32ce que nous disaient
40:32Liliana
40:33et Jean-François
40:34qu'est-ce que vous en pensez
40:36vous ?
40:37oui
40:37bonjour Jacques
40:38bonjour à tout le monde
40:39en fait
40:42augmenter
40:43annonce
40:43c'est un effet
40:45d'annonce
40:45c'est un effet
40:46d'annonce
40:47pour essayer
40:47de donner
40:49quelques miettes
40:50comme ça
40:50donc à la populace
40:53c'est du
40:54mépris
40:55bon ceci étant dit
40:56augmenter le SMIC
40:57sans toucher
40:58aux autres
40:58tranches
40:59de salaire
41:00ça veut dire
41:01qu'on augmente
41:02la population
41:03de SMIC
41:04automatiquement
41:05automatiquement
41:06donc ça n'arrange
41:08pas du tout
41:08la situation
41:09je pense que
41:10dans les effets
41:11qui auraient
41:12un impact
41:12ça serait
41:13effectivement
41:13d'annoncer
41:14des effets
41:15d'économie
41:16première économie
41:18que je vois
41:19moi
41:19nous avons
41:211400
41:23agences
41:24de tout type
41:25qui ne foutent
41:26strictement rien
41:27mais qui par contre
41:28nous coûtent
41:28dans les 115 milliards
41:30par an
41:30donc on supprime tout
41:33donc on a déjà
41:35effectivement
41:35une économie
41:36substantielle
41:36oui
41:37on a des petites
41:38difficultés
41:38à vous entendre
41:39Jean-Paul
41:41pardon
41:41et on va
41:42on va retourner
41:43à peau
41:43avec vous
41:44Jean-François
41:45qu'est-ce que ça
41:46vous inspire
41:47tout ça ?
41:48oui il y a un débat
41:50c'est une vie
41:50sans fin
41:51et moi je m'arrête
41:52au salarié
41:53qui a une formation
41:54qui mérite
41:55que le SMIG
41:56qui est recruté
41:57au SMIG
41:57à lui dans la première année
41:59de nager dans le sens du courant
42:01et de se mettre
42:01là où il y a de l'eau
42:02c'est-à-dire de voir
42:03s'il est bien dans ce poste
42:05s'il est bien dans la bonne entreprise
42:06si l'entreprise
42:07dans laquelle
42:08il est rentré
42:09est-elle rentable
42:10sur le marché
42:11parce qu'il y a des gens
42:12qui persistent
42:12à diriger l'entreprise
42:13qui est forcément
42:14non rentable
42:16encore un autre débat
42:17donc moi je vous dis
42:18je suis resté 22 ans
42:19petit patron
42:21et je cherchais d'abord
42:23à rendre la vie d'entreprise
42:24et que les trois
42:25en profitions
42:26mes deux salariés
42:27et moi-même
42:29et c'était un confort
42:30et il y avait
42:32il y avait un respect
42:33et quand on respecte
42:34le salarié
42:36qui malheureusement
42:37n'a pas pu aller
42:37vous pouvez le faire aussi
42:39Jean-François
42:40j'imagine que si vous avez payé
42:42vos employés au-dessus
42:43du SMIG
42:44c'est aussi parce que
42:44vous aviez les moyens
42:45de le faire
42:46c'est pas forcément évident
42:47pour tous les patrons
42:47non les moyens
42:48ils tombaient pas du ciel
42:49je me les donnais
42:50par une dynamique professionnelle
42:53comment vous compensiez
42:54alors vous travaillez plus ?
42:56je travaille plus
42:57je travaille avec plus d'intelligence
42:58le jour où j'ai quitté
43:00mon dernier employeur
43:01avec qui je suis resté
43:02toujours ami
43:04je savais que j'avais
43:05un potentiel à moi-même
43:06pour aller de l'avant
43:08tout seul
43:08et d'être
43:09on va dire
43:10entre guillemets
43:10un tracteur
43:11bon
43:11et qu'on se sent bien
43:13et bien
43:13on fréquente
43:15les organismes
43:17qui vous aident
43:17la chambre des métiers
43:18la chambre de commerce
43:19etc
43:20les dynamiques
43:21de jeunes patrons
43:22tout ça
43:23ça aide
43:24pour démarrer la semaine
43:25et bien travailler
43:26et quand vous avez
43:27un bon salarié
43:28et bien ils essayent
43:29de vous le rendre
43:31quelques-uns
43:32c'est sûr
43:33mais c'est pas la moyenne
43:35moi j'étais limité
43:36avec deux salariés
43:37ça me suivait
43:37parce que je voulais pas
43:38gérer une tribu
43:39mais ils avaient
43:41un confort
43:41en tous les cas
43:42vous avez été
43:43un patron exemplaire
43:44mais il y en a
43:46il y en a des milliers
43:47bien sûr qu'il y en a
43:48des milliers
43:48merci
43:50merci
43:50merci Jean-François
43:52Liliana
43:53et Jean-Paul
43:53de nous avoir
43:55partagé votre avis
43:57au sujet
43:57de cette augmentation
43:59du SMIC
43:59et plus généralement
44:00de la question
44:01des salaires
44:02Stéphanie Demury
44:03a fait son entrée
44:03dans le studio
44:04bonjour Stéphanie
44:05comment allez-vous
44:06ça va très bien
44:07comme un lundi
44:08en pleine forme
44:08après un week-end
44:09où on s'est ragaillardis
44:11un petit peu plus calme
44:13le week-end
44:13heureusement
44:13pour nos commerçants
44:15bon alors c'est vrai
44:16qu'on se demande toujours
44:17si on peut se réjouir
44:18il y a quand même eu
44:19bon des
44:21quelques interpellations
44:22plus de mille
44:23deux cents
44:24policiers blessés
44:25ça c'est selon la police
44:26c'est pas selon
44:28le ministre de l'intérieur
44:30je crois qu'il y a
44:30une revue à la baisse
44:31plus tôt
44:31mais
44:33ça veut dire que
44:34est-ce qu'on doit dire
44:34bravo au gouvernement
44:36pas sûr
44:36en tout cas on en parlera
44:38on reparlera aussi
44:40de ce drame
44:41à trappe
44:41cette attaque
44:43raciste
44:44alors c'est vrai
44:44qu'à gauche
44:45on aimerait bien faire taire
44:46la police
44:46les discours politiques
44:48et certains médias
44:49c'est de la faute des médias
44:50nous dit
44:50Jean-Luc Mélenchon
44:51autour de l'immigration
44:52parce qu'on n'est pas
44:53à un amalgame près
44:54donc la liberté d'expression
44:57selon LFI
44:59et puis faut-il augmenter
45:00le SMIC
45:00pour répondre
45:01à la colère sociale
45:02ça c'est dans les tuyaux
45:03du gouvernement
45:04et puis de 10h à 10h30
45:05on reviendra sur un sujet
45:06qui vous a fait
45:07beaucoup réagir
45:08ces derniers jours
45:08c'est la tentation
45:10de l'autodéfense
45:11on sera avec un membre
45:13une fois n'est pas coutume
45:14qui défend le port d'armes
45:15c'est une association
45:16mais il sera évidemment
45:19contredit par
45:19Jean-Claude Beaujour
45:20qui lui est formellement
45:22contre le port d'armes
45:24c'est vrai que c'est un sujet délicat
45:25qu'on traitera
45:25avec beaucoup de précautions
45:27et en plus il est franco-américain
45:29donc il sait de quoi il parle
45:30notre ami
45:32écoutez c'est à suivre
45:33et c'est sur Sud Radio
45:34merci à Juliette Riouffole
45:36et Joseph Ruiz
45:36pour la préparation des entretiens
45:38John Rakoto Zafi
45:39qui était à la réalisation
45:40et notre ami
45:43Zach
45:43qui est au standard
45:45et qui était au standard
45:46tout le week-end d'ailleurs
45:47puisque j'écoute Sud Radio
45:48moi tout le week-end
45:50c'est à suivre
45:51et c'est à vous de le dire
45:52avec Stéphanie Demury
45:53bonne journée à vous

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