- il y a 2 jours
Avec Sacha Straub-Kahn, porte-parole du Ministère de la justice
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jacques Cardoz.
00:07Au cours de cette matinée spéciale, et d'ailleurs c'est une antenne spéciale que l'on vous propose depuis
00:12les événements et depuis samedi,
00:14nous sommes ce matin avec le porte-parole du ministère de la Justice, Sacha Stropkan. Bonjour.
00:20Bonjour.
00:20Merci d'avoir accepté notre invitation dans ce studio.
00:24On a besoin d'y voir clair sur les chiffres à la suite de l'intervention du ministre de la
00:28Justice, Gérald Darmanin, hier.
00:30D'abord, les premières comparutions immédiates ont eu lieu ce lundi au tribunal judiciaire. Quel est le bilan ?
00:35Alors, effectivement, vous avez eu une première vague lundi.
00:38L'immense majorité des dossiers vont être jugés aujourd'hui et demain,
00:42puisque le temps de la garde à vue fait que la plupart des gardes à vue se sont terminés hier
00:46soir ou se termineront aujourd'hui dans la journée.
00:48En gros, vous avez 2500 gardes à vue depuis samedi qui sont gérés par la police et par la justice.
00:54Et vous avez ce matin environ 123 personnes déjà qui dorment en prison pour les faits qu'ils ont commis,
01:01soit samedi, soit dans la journée de dimanche.
01:05Donc, vous avez une partie, c'est de la détention provisoire.
01:07C'est-à-dire que c'est des gens qui attendent d'être jugés et condamnés éventuellement pour les faits
01:13qu'ils ont commis.
01:13Et puis, vous avez une partie, c'est effectivement les premières condamnations qu'on a vues hier à de la
01:17prison ferme.
01:18Ça va jusqu'à plusieurs années de prison dans certains cas.
01:22Alors, le ministre, et ça c'est très important, a demandé une qualification spéciale qui pourrait permettre donc de poursuivre,
01:29de prolonger les gardes à vue.
01:31Mais on est bien d'accord que le ministre, il peut donner des indications, il peut orienter, il peut formuler
01:38des souhaits.
01:39Mais la justice est indépendante.
01:41Tout à fait, la justice est indépendante et en gros, c'est très important que vos auditeurs le comprennent.
01:46Le ministre peut donner ce qu'on appelle prendre des circulaires de politique pénale générale.
01:50C'est-à-dire, dans ce cas d'espèce, dire au vu de ce qui s'est passé ce week
01:53-end, voilà la façon dont je vous invite ou dont je vous suggère à gérer les dossiers.
01:58Évidemment, dans chaque dossier individuel, les magistrats qui auront à les gérer restent indépendants.
02:02Il n'empêche que ce que vous évoquez sur la criminalité organisée, en gros, ça a deux objectifs.
02:07Un, prolonger les gardes à vue, parce que face à un afflux de gardes à vue, on peut avoir besoin
02:12d'un peu plus de temps que 24 ou 48 heures pour les gérer, pour mener les investigations.
02:16Ensuite, la deuxième chose, c'est que ça permet, c'est un peu technique, mais ce qu'on appelle des
02:19techniques spéciales d'enquête.
02:21C'est-à-dire, typiquement, faire de la géolocalisation, exploiter aussi les téléphones portables, tout un tas d'actes d
02:26'enquête qui peuvent ensuite permettre de caractériser les infractions.
02:30C'est très intéressant, ça, Sacha Stropskahn, parce que ça veut dire que s'il n'y a pas ce
02:34qualificatif de criminalité organisée, alors on ne peut pas utiliser les outils numériques ?
02:39Non, ce n'est pas impossible, c'est juste que ça simplifie, là, pour le coup, le travail des enquêteurs.
02:43Et en plus, ça correspond aussi à une forme de réalité.
02:45C'est-à-dire que c'est aussi envoyer un message que quand vous, demain ou moi, ça ne nous
02:50viendrait pas à l'idée, mais on va casser une vitrine dans Paris, là, à 9h du matin, tout seul,
02:55on voit bien que ça n'a pas du tout la même portée, que si on est au milieu d
02:57'une bande de 200, 300 personnes qui, au cœur de la nuit ou au cœur de l'après-midi samedi,
03:02déferlent dans un centre-ville,
03:04on voit bien qu'il y a une forme d'organisation, une volonté de s'organiser pour commettre des infractions.
03:09C'est typiquement ce qu'on appelle la qualification de bande organisée qui relève d'une forme de criminalité organisée.
03:14Est-ce que vous avez des retours des parquets à ce sujet sur la demande ou le vœu du ministre
03:21?
03:21Oui, c'est utilisé par certains parquets.
03:24Alors, évidemment, pour certains faits, c'est très grave.
03:27Vous parliez de la mairie de Limoges, tout le monde comprend bien pourquoi.
03:30Mais ensuite, vous avez d'autres types de faits.
03:32Et je tiens quand même à dire que si vous voulez, par exemple, commettre un vol, comme on l'a
03:36vu, des pillages,
03:37je ne vais pas rentrer dans la qualification pénale précise, mais que les gens comprennent,
03:41c'est quand même puni de dix ans d'emprisonnement avec les circonstances aggravantes de la bande organisée,
03:46c'est-à-dire aussi lourdement que le trafic de stupéfiants.
03:48Donc, si vous voulez, ce n'est pas comme aller voler un carreau de chocolat dans un supermarché.
03:53On n'est pas sur la même chose.
03:54Sur ce point, vous savez ce que pensent ceux qui nous écoutent.
03:57C'est que ces dix ans, ils ne les feront pas.
04:00D'abord, il faut que les peines soient prononcées.
04:02Et ensuite, alors on a bien entendu le ministre de la Justice qui demande une extrême sévérité,
04:06mais encore une fois, les magistrats, ils décident.
04:09Alors évidemment, ils décident en toute indépendance, et c'est normal.
04:12Moi, demain, on compare devant la Justice, on est bien content que ce ne soit pas le ministre de la
04:16Justice
04:17qui donne des instructions aux magistrats.
04:18Donc, ça nous protège tous.
04:19Maintenant, il y a quand même une réalité, c'est que pour prendre le seul exemple de Paris, par exemple.
04:23Normalement, tous les jours à Paris, vous avez deux audiences de comparution immédiate.
04:27Aujourd'hui, vous allez en avoir six.
04:29Donc, on triple le nombre d'audience.
04:31C'est bien la preuve que la Justice sait prendre la mesure.
04:34Le fait qu'il y a une réponse à apporter.
04:36En vérité, si vous voulez, tout le monde se désole de ce qui s'est passé.
04:40Vraisemblablement, et au plus haut niveau du gouvernement,
04:43on reconnaît qu'il y a eu une défaillance sécuritaire en termes de maintien de l'ordre.
04:47Maintenant, ça s'est acté.
04:48Maintenant, nous, le sujet pour nous, le ministère de la Justice,
04:51c'est comment est-ce qu'on répond à ce que les gens attendent en termes de réponse judiciaire.
04:56Précisément, combien y a-t-il eu de plaintes et combien y a-t-il de dossiers ?
04:59Est-ce que ça, on a le chiffrage ?
05:01Alors ça, c'est encore un peu tôt pour le dire, mais c'est aussi un autre sujet,
05:04parce que je pense que c'est un sujet très important pour vos auditeurs.
05:07C'est qu'évidemment qu'il y a la réponse pénale,
05:09mais il y a aussi comment est-ce qu'on accompagne les gens qui ont été victimes
05:12de ce qui s'est passé ce week-end.
05:13Notamment les commerçants, qui n'ont rien demandé à personne.
05:15Et là aussi, le ministère de la Justice a son rôle à jouer sous deux aspects.
05:19Un, l'indemnisation classique, c'est-à-dire que, par exemple,
05:23le ministre se rend aujourd'hui au parquet de Lille.
05:25Le parquet de Lille a, dès ce week-end, mis en place un circuit facilité pour les commerçants,
05:29dont on prend de façon quasi automatique les coordonnées,
05:32qui sont recontactées quand on a trouvé la personne qui éventuellement a commis les faits qui les concernent,
05:37et pour pouvoir les épauler, et que ça ne soit pas un enfer administratif
05:40dans l'enfer qu'ils ont déjà vécu.
05:42Et ensuite, il y a un deuxième aspect, c'est qu'on a la tutelle sur tous les tribunaux de
05:45commerce
05:46qui gèrent la vie économique du pays, et que, dès cette semaine, dès demain,
05:50le ministre va aller réunir tous les présidents de tribunaux de commerce
05:53parce qu'il souhaite se mettre à disposition des commerçants pour les aider.
05:56D'accord. Donc ça, c'est un point important sur le premier point,
06:01sur la rapidité, en réalité, d'informations auprès du commerçant.
06:05C'est quelque chose qui ne se faisait pas, que vous mettez en place, là, à Lille,
06:08mais j'imagine dans d'autres...
06:09Tout à fait.
06:10En gros, l'instruction qui est passée, c'est que les procureurs se rapprochent
06:14des préfets, puisque les préfets, via les services de police,
06:16ont de toute manière l'identité, les coordonnées des commerçants
06:19qui ont été touchés par ces faits-là, et qu'en fait,
06:22si vous voulez, il y a une transmission automatique
06:23des coordonnées de la préfecture au procureur de la République
06:27pour éviter, si vous voulez, que les commerçants aient besoin
06:29de faire le double du travail.
06:30Oui. Alors, autre point dont on parle beaucoup,
06:32c'est la possibilité de prélever les prestations sociales
06:37lorsque l'on a des auteurs de dégradation
06:39qui sont identifiés, jugés et condamnés, évidemment,
06:41par la justice.
06:43On sait que la loi qui est en préparation
06:45ne sera pas effective avant début 2027.
06:48En revanche, le ministre a souhaité
06:52décider d'une circulaire, c'est ça ?
06:54Qui peut faire que cette décision soit prise ?
06:57Oui. Alors, vous avez deux sujets.
06:58Vous avez effectivement la loi Casseur-Payeur
07:00qui arrive au Sénat demain, qui, de toute manière,
07:02même si elle est votée, ne s'appliquera pas
07:04de façon rétroactive au fait qui nous occupe aujourd'hui.
07:07Et vous avez donc cette instruction,
07:08qui est une instruction commune du gouvernement,
07:12qui est de dire que, dans le calcul des prestations sociales,
07:15on va pouvoir intégrer les revenus illégaux.
07:18Typiquement, vous avez vendu 100 paires de pompes
07:21sur Vinted, parce que vous avez pillé un magasin.
07:24En vérité, si on vous attrape,
07:26on va rétroactivement considérer que c'était des revenus,
07:29des revenus illicites, certes,
07:30et donc on va le défalquer de vos droits sociaux.
07:33Ça, c'est très important, Sacha Stropskan,
07:35parce qu'effectivement, c'est du gain
07:38qui, jusqu'à présent, n'était pas déclaré,
07:41considéré par la justice comme un gain.
07:42Exactement.
07:44Éventuellement, c'était pris en compte par la justice
07:47au moment de la condamnation.
07:48À l'appréciation.
07:49Exactement.
07:49Et puis, au moment de la condamnation,
07:51mais si vous voulez, pour le coup,
07:52la justice pénale, elle n'a pas la main
07:53sur les prestations sociales.
07:54Et là, pour le coup, c'est les prestateurs sociaux,
07:56c'est-à-dire, vous, moi,
07:58puisqu'en fait, cet argent, il vient de nos impôts
08:00et de nos prélèvements sociaux,
08:01qui vont pouvoir récupérer l'argent.
08:03Et puis, évidemment, la justice a aussi besoin
08:05d'un cadre légal, d'où la circulaire.
08:08Autre point, Sébastien Lecornu a pointé du doigt
08:11des groupes d'ultra-gauche
08:12qui auraient organisé la violence.
08:13Le garde des Sceaux et le ministre de l'Intérieur,
08:16également, ont ciblé l'ultra-gauche
08:18et l'extrême-gauche radicale
08:19qui auraient, je cite,
08:20« fait dégénérer les actions ».
08:22Est-ce que vous, vous confirmez le lien
08:24entre ces pillages et l'ultra-gauche ?
08:26Et comment l'ultra-gauche aurait-elle organisé ce chaos ?
08:28Alors, si vous voulez,
08:30il y a deux vagues, en vérité,
08:31dans ce qu'on a vu ce week-end.
08:32Il y a une première vague
08:33avec des professionnels de la casse,
08:35ce qu'on appelle maintenant les Black Blocs,
08:36qui, en vérité, est une matière composite
08:40un peu plus complexe que ça.
08:41Mais en gros, des professionnels de la casse
08:43qui sont très bien organisés,
08:44qui, à l'occasion de mouvements sociaux,
08:46profitent de manifestations
08:47et ils ont un objectif politique derrière.
08:50Ça, pour le coup, c'est même revendiqué.
08:51Si vous voulez, vous allez voir les Black Blocs,
08:53c'est effectivement un objectif politique derrière.
08:55Et ensuite, vous avez une deuxième lame
08:57de gens qui profitent du chaos
08:59qui est créé par cette première lame.
09:01C'est de l'infraction d'opportunités
09:03pour ensuite aller mener des pillages
09:05et d'autres casses dans des magasins.
09:07Mais si vous voyez, par exemple, les Black Blocs,
09:09eux, en général,
09:10ce n'est pas des paires de chaussures
09:11qui vont voler, c'est des banques auxquelles ils s'attaquent.
09:13Ce n'est pas pour autant que c'est plus légitime.
09:14Donc, lorsque les ministres font ce lien,
09:16ils le font via les Black Blocs ?
09:17Ou bien est-ce qu'ils pensent
09:18à d'autres groupes d'ultra-gauche ?
09:20En tout cas, si vous voulez,
09:21comme je vous ai dit aujourd'hui,
09:22Black Bloc, c'est un mot fourre-tout.
09:24Mais de fait, vous avez des professionnels de la casse
09:26qui sont orientés à l'ultra-gauche
09:28et qui profitent, effectivement,
09:29des mouvements sociaux
09:30pour créer une forme de chaos
09:31et qui ensuite...
09:32Et c'est là toute la perversité
09:34de leur mode d'action.
09:35C'est qu'ensuite, ils refluent.
09:41Parce qu'eux, ils savent très bien
09:42le moment auquel il faut quitter le terrain, entre guillemets.
09:45Mais pourquoi la procureure de la République,
09:46Laure Bécaud, a assuré qu'elle ne peut,
09:49dit-elle, absolument pas confirmer
09:52ce que les ministres ont dit ?
09:54Qu'il faut-il croire ?
09:55Alors, si vous voulez,
09:56si vous prenez ce que dit précisément
09:58la procureure de Paris
09:58et la question à laquelle elle répond,
10:00c'est qu'elle dit qu'elle ne peut pas faire de lien
10:01entre l'ultra-gauche et les pillages.
10:03Ce qui est ce que je vous dis,
10:04c'est-à-dire que, si vous voulez,
10:05ce n'est pas des groupes d'ultra-gauche
10:07qui ont mené les pillages.
10:08Et, objectivement, pour l'instant,
10:09les gens qui comparaissent devant la justice
10:11sont plutôt des gens qui ont commis des pillages
10:13plutôt que des simples casseurs.
10:15Et c'est pour ça que je vous parlais de ces deux lames.
10:16Après que l'un est servi à l'autre,
10:18et inversement, ça, pour le coup,
10:20c'est ce que disent de façon très claire
10:22les services de renseignement,
10:24maintenant, effectivement,
10:24ce n'est pas pour autant
10:25que ce sont des groupes d'ultra-gauche
10:26qui sont allés voler à la FNAC ou chez Darty.
10:29Beaucoup de gens ont été, évidemment, choqués
10:31de voir également
10:32qu'un certain nombre de ces casseurs
10:35étaient masqués.
10:36Et on se pose la question de savoir
10:37comment les enquêteurs font
10:39pour identifier, finalement,
10:41ceux qui sont masqués.
10:42Est-ce qu'il y a d'autres moyens
10:43de les identifier ?
10:44Oui, il y a toujours des moyens
10:45de les identifier.
10:46Après, c'est aussi pour ça
10:47qu'on les appelle black blocs,
10:48c'est qu'en général,
10:49ils sont habillés en noir,
10:50aussi, pour ne pas pouvoir être individualisés.
10:52Après, vous avez un autre sujet,
10:54au-delà d'identifier ceux qui sont masqués,
10:55même s'il y a toujours des moyens.
10:56Je vous assure,
10:57pour avoir mené des dossiers
10:59de cette nature pendant des années,
11:01je vous assure qu'il y a toujours des moyens.
11:02Mais au-delà de ça,
11:03vous avez même des petits malins,
11:04maintenant,
11:04qui sont dans un tel sentiment d'impunité,
11:06qui répondent à vos confrères.
11:07Ce n'est pas la faute de vos confrères
11:08à visage découvert,
11:09qui publient des vidéos
11:11sur les réseaux sociaux.
11:12Et donc, eux aussi,
11:13vous avez tout simplement
11:14des moyens très simples.
11:15Vous prenez la capture d'écran de la vidéo,
11:18vous la passez au tâche,
11:19c'est-à-dire au fichier police.
11:20Vous avez à peu près 17 millions de personnes
11:22qui sont au fichier police du tâche,
11:25et vous faites des matchs,
11:26tout simplement,
11:26pour voir si cette personne
11:27est connue au tâche.
11:28Et, in fine,
11:29vous arrivez à les identifier.
11:31Dernier point que je souhaiterais évoquer avec vous,
11:34Sacha Stropskern,
11:34c'est que les émeutiers de 2023
11:37étaient des hommes de 25 ans de moyenne,
11:40sans emploi majeur pour les deux tiers,
11:42sans casier judiciaire.
11:43Est-ce que cette fois-ci,
11:44vous avez une sorte de topographie,
11:46ou plus exactement,
11:48de profil de ceux qui sont intervenus ?
11:52Qu'est-ce que vous pouvez nous dire
11:52sur les premiers qui ont été jugés ?
11:54L'analyse est forcément moins fine,
11:55puisqu'il faut un petit peu de temps.
11:56Mais, en gros,
11:57c'est une immense majorité d'hommes,
11:58puisqu'en gros,
11:59vous avez entre 95 et 98% d'hommes.
12:01Vous avez 70% de majeurs,
12:04ce qui, là aussi,
12:04est important de préciser,
12:05parce que sur le mouvement lycéen
12:06des dernières semaines,
12:07c'était l'inverse.
12:08C'était une grosse majorité de mineurs,
12:10ce qui prouve bien
12:10que ce n'est pas le même public,
12:11puisque tout le monde,
12:12maintenant, oublie quand même
12:13qu'à la base,
12:13c'était une manifestation
12:14à l'initiative de mouvements lycéens.
12:17On n'est pas sur le même public.
12:18Et ensuite,
12:19c'est globalement,
12:19effectivement,
12:20des jeunes hommes
12:21qui sont, là aussi,
12:23de différence majeure
12:23par rapport au mouvement lycéen,
12:24en général,
12:25connu de la police.
12:27Alors, pas forcément
12:27pour des faits très graves,
12:28mais qui ont déjà eu
12:30des condamnations
12:31au maille à partir
12:31avec la police.
12:32Mais pour qu'on comprenne bien,
12:33il n'est pas faux de dire
12:34que les populations
12:35n'ont rien à voir,
12:36que ce sont des profils
12:37très différents ?
12:38Avec le mouvement lycéen
12:40ou avec ce qu'il se plaît ?
12:41Avec le mouvement lycéen.
12:41Avec le mouvement lycéen,
12:42ah oui.
12:43Sauf que j'ai entendu quand même
12:44que parmi ceux
12:44qui ont été condamnés,
12:45notamment cette nuit,
12:46il y avait un lycéen
12:48qui avait profité
12:50de la situation.
12:50Après qu'à la marge,
12:51vous ayez des mineurs,
12:52des lycéens
12:52qui se soient laissés emportés
12:53ou même qui sont venus
12:54pour casser ou pour piller,
12:56probablement.
12:57Il y a toujours
12:57des réalités individuelles.
12:58En tous les cas,
12:58ce n'est pas la majorité.
12:59Mais ce n'est pas la majorité.
13:00Merci infiniment,
13:01Sacha Stropkan,
13:02porte-parole du ministère
13:04de la Justice,
13:05de nous avoir livré
13:06en détail
13:07les indications
13:08sur cette réponse judiciaire
13:09aux événements
13:10de ce week-end.
13:10On se retrouve
13:11dans quelques secondes
13:12avec Noémie Allioua
13:13et Elisabeth Lévy
13:15pour La Vérité en Face.
13:16Vous nous appelez
13:17au 0826 300 300,
13:19que vous soyez commerçant
13:20sur les thèmes
13:21que l'on a évoqués tout à l'heure
13:22avec Serge Papin
13:23et le président
13:23de la Chambre de Commerce
13:24et d'Industrie,
13:25mais également
13:25sur le franc-parler
13:28de Guillaume Casbarian
13:29ou bien encore
13:30sur la réponse judiciaire,
13:32quel que soit le sujet.
13:33Eh bien,
13:33vous nous appelez
13:340826 300 300
13:35et on en débat
13:36avec Noémie et Elisabeth.
13:38A tout de suite.
13:409h10h,
13:41Le Grand Matin Sud Radio,
13:42La Vérité en Face,
13:44Jacques Cardoz.
13:46On est avec Noémie Allioua
13:48et Elisabeth Lévy.
13:49Rebonjour à toutes les deux
13:51pour ceux qui n'étaient pas
13:52avec nous tout à l'heure
13:53lors de vos chroniques
13:54respectives.
13:55Bien sûr,
13:55on sera très intéressé
13:56d'avoir votre regard
13:58sur la réponse
13:59puisque maintenant
14:00on parle essentiellement
14:00de réponses
14:01à la fois judiciaires,
14:02on vient d'en parler,
14:04mais aussi politiques
14:05tout à l'heure
14:06avec les solutions
14:07qu'évoque Guillaume Casbarian
14:09qui nous dit
14:10très clairement
14:11que la loi
14:13permet
14:13de riposter.
14:15Et évidemment,
14:16là,
14:17on est sur un terrain
14:18qui est,
14:18j'ai envie de dire,
14:19très glissant
14:19qui est celui de la riposte
14:21qui doit être proportionnée.
14:22Comment se faire justice
14:24sans tomber
14:25et sans soi-même
14:26devenir délinquant ?
14:27Ça fait partie
14:28des sujets
14:28sur lesquels
14:29vous pouvez nous appeler
14:30au 0826 300 300.
14:31D'abord,
14:32Albin Texera
14:33avec vous.
14:34On va voir
14:34quel était le sondage
14:35du jour
14:36et la question posée.
14:36On vous demandait,
14:38après les violences
14:39survenues samedi,
14:40Sébastien Lecornu
14:41promet une réponse pénale
14:43massive.
14:43Y croyez-vous ?
14:45Et vous nous répondez
14:45à 96%
14:47non,
14:47vous ne croyez pas
14:49en ce que Sébastien Lecornu
14:51promet.
14:52Dans les commentaires,
14:53vous êtes nombreux
14:54à réagir
14:55et vous allez
14:56dans le sens
14:56de ces 96%
14:57qui ne croient plus
14:58en Sébastien Lecornu.
15:00Par exemple,
15:01on a Jean-Christophe
15:02qui nous dit
15:03très clairement
15:04on n'y croit plus.
15:05Au contraire,
15:05l'État pousse au chaos.
15:07De l'autre côté,
15:08on a aussi Quentin
15:09qui dit
15:10à chaque fois,
15:11c'est la même chose
15:11avec ses politiciens.
15:13Ils nous font des promesses
15:14mais rien ne bouge.
15:15En tous les cas,
15:16vous n'y croyez pas
15:16et c'est déjà
15:17une indication.
15:19Surtout,
15:20le chiffre est évidemment
15:21très impressionnant,
15:2296%.
15:23Je commencerai avec vous,
15:24Elisabeth.
15:26C'est là toute la difficulté
15:28de la réponse judiciaire.
15:29En général,
15:30on a des chiffres
15:31dans les premiers jours
15:32et on peut estimer
15:33qu'on aura des chiffres
15:34toute la semaine.
15:35Mais c'est la question
15:36que vous posiez
15:36hors micro tout à l'heure
15:37à Sacha Stropskan,
15:39c'est qu'on a environ
15:40à peu près
15:4130 000 personnes
15:42qui auraient été casseurs
15:43et on n'a pas 30 000.
15:44Il y a eu un pire.
15:45En fait,
15:45je crois que la distinction
15:47entre les deux
15:48est assez importante
15:49parce que c'est ce que
15:50j'ai essayé d'expliquer hier.
15:52C'est l'entrée en scène
15:53de plusieurs vagues.
15:54Vous avez d'abord
15:54les gentils manifestants.
15:56Bon,
15:56ils brûlent parfois
15:57quelques poubelles
15:58voire un lycée
15:58mais bon,
15:59disons qu'à la louche
16:00et les gentils manifestants
16:01ensuite arrivent
16:03en renseiller
16:04les black blocs
16:04qui eux
16:05cassent du flic
16:06mais violemment.
16:07Et sont chargés
16:08de faire basculer
16:09la manifestation
16:10d'une certaine façon.
16:11Et des bâtiments publics
16:11et après,
16:12alors,
16:13comment ils sont coordonnés
16:14ça j'en sais rien,
16:15j'aimerais que les services
16:16de renseignement territoriaux
16:17nous le disent
16:17mais après,
16:19dans la foulée
16:19quand les black blocs
16:20ont en quelque sorte
16:21attendri la viande
16:22c'est-à-dire déjà épuisé
16:24pas mal les policiers
16:25parce que eux
16:25c'est vraiment leur cible
16:26les bâtiments
16:27les policiers.
16:28Et ensuite,
16:29vous avez les pillards.
16:30les pillards,
16:31les pillards,
16:31vous les appelez
16:32comme vous voulez.
16:33Et effectivement,
16:34on peut dire
16:35que plusieurs dizaines
16:36de milliers de personnes
16:36ont participé.
16:37Donc là,
16:38il y a deux choses.
16:39Un,
16:39il y en a pratiquement tous,
16:41aucun n'est arrêté sur place.
16:42Si on considère
16:43qu'il y a 2500 arrestations,
16:46aucun n'est arrêté sur place.
16:47Deux,
16:48une fois qu'ils sont arrêtés
16:49et que vous allez devoir,
16:50non seulement vous allez devoir
16:51prouver qu'ils ont participé.
16:52Bon, maintenant,
16:53on a beaucoup de vidéosurveillance
16:54et téléphones,
16:55vintage,
16:56tout ce que vous voulez.
16:56Mais après,
16:57qu'est-ce que vous allez voir ?
16:59Nous, on a encore
17:00sous le choc des images.
17:01Dans 15 jours
17:02ou dans un mois
17:03ou dans 6 mois
17:03selon le délai,
17:05vous allez avoir
17:06des gentils gamins
17:07qui auront mis des cravates
17:08et qui diront
17:09« Pardon, mesdames,
17:09je ne voulais pas le faire,
17:11je ne l'avais pas fait,
17:12je n'ai pas fait exprès. »
17:13Et on vous dira
17:14qu'ils sont primo-délinquants.
17:16Je finis juste cette phrase.
17:17Donc,
17:18beaucoup de juges diront
17:19« On ne va quand même pas condamner
17:20des gosses. »
17:21Alors,
17:21et moi,
17:22ce que je pense,
17:22je pense aux commerçants,
17:24je pense aux victimes,
17:24à la société,
17:25je pense à eux.
17:27S'ils n'ont aucune sanction,
17:30c'est-à-dire
17:30on les abandonne
17:31à eux-mêmes.
17:33Ce que doivent
17:33les adultes
17:34aux enfants,
17:35comme dit le syndicat
17:36de la magistrature,
17:37même aux grands-enfants,
17:39même aux gaillards
17:41violents,
17:42ce qu'on leur doit,
17:43c'est de leur poser
17:43des limites.
17:44Ça,
17:44c'est notre devoir
17:45envers eux.
17:46Voilà, pardon.
17:46Noémie Alliouin,
17:47est-ce que la réponse judiciaire
17:49peut nous surprendre
17:50par rapport à ce qu'on a connu
17:52par le passé ?
17:52On aimerait bien.
17:53On aimerait bien.
17:54C'est ce qu'on attend.
17:55C'est ce qu'attend sans doute
17:56une grande part
17:57de l'opinion publique.
17:58Mais ce qu'on sait aussi,
17:59c'est qu'il va y avoir
18:00une grande part d'impunité.
18:01On parlait des chiffres
18:01tout à l'heure.
18:02Rien que pour Marseille,
18:04c'est la préfecture
18:05des Bouches-du-Rhône
18:06qui a annoncé
18:06qu'il y a eu 30 000 pilleurs.
18:0830 000 pilleurs
18:09juste sur Marseille.
18:10Vous imaginez
18:11sur toute la France ?
18:12Oui, mais c'est-à-dire
18:13qu'on parle
18:14de dizaines de milliers
18:15au moins sur toute la France.
18:16C'est ce que je viens de dire.
18:17Ça donne une indication.
18:17C'est exactement
18:19logique.
18:19Si vous mettez ça
18:20en comparaison
18:20avec les 2 000 personnes
18:22interpellées,
18:22combien vont être
18:24littéralement condamnées ?
18:25Là, on se rend compte
18:26quand même
18:26qu'il va y avoir
18:27une part d'impunité
18:28qui va être immense.
18:28On est grosso modo
18:29déjà sur un schéma
18:30de 1 sur 10.
18:31Si c'est 30 000,
18:32ça se confirme.
18:33Et encore, c'est Obama.
18:34Je vais vous dire.
18:35Là, avant-hier soir,
18:37j'ai été place de la République
18:38pour regarder un peu
18:40ce qui se passait.
18:41J'ai assisté
18:41à votre travail
18:41de journaliste de terrain.
18:43Je trouve ça toujours intéressant
18:44de voir les choses
18:45de ses yeux.
18:46J'ai mis une petite casquette,
18:47etc.
18:48Je me suis habillée en noir
18:49et je me suis couverte
18:49avec un bandeau.
18:51Tu aurais pu être arrêtée
18:52comme BlackBlock ?
18:53Exactement, oui.
18:54Tout à fait.
18:54Je suis rentrée
18:55dans la peau du personnage
18:56pour essayer de voir
18:56comment ça fonctionnait.
18:57Vous voyez des mecs courir.
18:59Déjà, c'est quand même
18:59des spécialistes du sprint.
19:01En termes de course,
19:02j'ai vu les mecs courir.
19:04Je pense qu'ils pourraient
19:06s'inscrire au triathlon.
19:07Ils ont des bonnes chances
19:08d'y arriver.
19:09C'est-à-dire que vous voyez
19:09les mecs, ils pillent,
19:10ils courent comme des fous.
19:11Et vous avez ensuite
19:12les forces de l'ordre
19:13qui essayent de les rattraper.
19:14On comprend très bien
19:15qu'ils ne vont pas y arriver.
19:16Ce sont des types
19:17qui cassent,
19:18qui pillent,
19:19qui rentrent chez eux
19:20tranquillement en coursant,
19:21en traversant plusieurs rues de Paris.
19:24Et c'est tout.
19:26Et donc, vous avez ensuite
19:27des commerces qui sont volés.
19:28Et vous comprenez
19:29le sentiment d'injustice immense
19:31qui touche à la fois
19:32les commerçants,
19:33ceux qui assistent
19:34à ces scènes-là,
19:34ceux qui sont volés.
19:35Et puis le commande des mortels
19:36qui se dit, attendez,
19:37moi, j'ai pas pris mon ticket
19:39dans le métro,
19:40je dois payer mon amende.
19:41C'est-à-dire que moi,
19:42on ne me pardonne rien.
19:43Et ces types-là
19:43qui ne respectent rien,
19:45eux, on leur pardonne tout.
19:46Et même ceux qui se font passer
19:49parce qu'ils vont dire,
19:50pourquoi moi ?
19:51Et les autres,
19:52tous les autres,
19:53tous mes copains,
19:54eux, ils n'ont rien eu.
19:55Alors moi, j'ai vu
19:56d'autres scènes
19:57sur les d'un balcon.
20:00C'est-à-dire,
20:01vous avez des groupes
20:01à partir le dimanche soir,
20:03notamment,
20:03vous avez des groupes
20:04qui recommencent
20:04au moment où Macron parle,
20:06qui recommencent
20:07à se former Rodrigue Voli.
20:08Alors, ils sont très
20:09autour d'une bijouterie.
20:11Donc, par moment,
20:12il y a des policiers devant,
20:13donc ils n'y vont pas.
20:14Dès que les policiers
20:14s'en vont, machin,
20:16après, en réalité,
20:17les policiers
20:18n'essayent même plus
20:19de les rattraper.
20:20Et, alors moi,
20:21je n'y étais pas,
20:21mais un ami
20:22qui m'a raconté
20:24m'a dit,
20:25c'est la première fois
20:26qu'ils voient autant de filles.
20:29Donc, il est clair,
20:30si vous voulez,
20:30qu'une grande partie,
20:33ce sera l'impunité.
20:35Mais surtout,
20:36si le monde des adultes
20:39qui devrait quand même,
20:40si vous voulez,
20:40moi je peux comprendre
20:41qu'on a le droit
20:42d'être de gauche,
20:43ça ne me choque pas.
20:44Les avocats,
20:44c'est un peu normal
20:45qu'ils défendent leurs clients.
20:46On ne va pas non plus.
20:47Je veux dire,
20:48c'est le boulot des avocats.
20:49Mais si le monde des adultes,
20:51si vous voulez,
20:52les encourage,
20:53utilise leur code,
20:55il faut voir comment parle
20:55le syndicat de la magistrature,
20:57quand même, Noémie.
20:58Vous les connaissez.
20:59Oui, les fameux juges rouges,
21:00oui, vous avez raison.
21:01Qui représentent quoi ?
21:02On peut dire à peu près un quart ?
21:04Je dirais 20%,
21:05on va 25%.
21:06Mais par exemple,
21:07dans la fameuse soirée
21:08des avocats,
21:09qui est en ligne
21:10contre l'invitation
21:12faite à Charles Lalonde.
21:13Donc, ces gens,
21:13vraiment,
21:14détestent le pluralisme.
21:16C'est-à-dire,
21:16donc,
21:16ils ont accueilli,
21:17il y avait la fameuse
21:18contre-soirée,
21:19ils avaient leur pancarte débit,
21:21le bismillah,
21:22c'est les ténors.
21:23Donc, si vous voulez,
21:23c'est vraiment de la démagogie.
21:26Or,
21:27ce dont ont besoin ces jeunes,
21:28y compris de leurs avocats,
21:30c'est que leurs avocats
21:30leur disent
21:31« T'as déconné ! »
21:32C'est pas bien de faire ça.
21:34Les parents doivent dire,
21:35les parents qui voient arriver
21:36des mômes,
21:37avec des trucs,
21:38des palettes hier
21:39avec Juliette Ruyon,
21:40il faut le regarder
21:41sur Vintage.
21:41Il y avait des palettes
21:43de crème encore
21:44sous cellophane.
21:45Mais le ministre
21:46nous l'a confirmé
21:47tout à l'heure.
21:47Oui, bien sûr.
21:48L'information qui est tombée
21:49dans le courant de la matinée
21:50et on va la commenter
21:51dans quelques secondes
21:53et qui est une information majeure.
21:55L'une des personnes
21:57qui a mis le feu
21:59à la mairie de Limoges
22:02apparaît dans les fichiers
22:04comme fiché S
22:06et apparemment
22:07serait sur le coup
22:09de plusieurs condamnations
22:11ou en tous les cas
22:12poursuivie
22:12pour des faits
22:14de terrorisme.
22:15Tout ça demande
22:16à être évidemment confirmé.
22:17Parce qu'il est poursuivi
22:18pour des faits de terrorisme
22:19et qu'il est encore en mesure.
22:21En tous les cas,
22:21il est poursuivi
22:22par le SDAT
22:23donc c'est l'antiterrorisme.
22:24On en parle
22:25dans quelques secondes.
22:269.
22:27Le Grand Matin Sud Radio
22:29La vérité en face
22:30Jacques Cardoze.
22:32Vous nous appelez
22:33au 0826 300 300.
22:35On l'a appris
22:35il y a quelques secondes.
22:37L'une des personnes
22:38interpellées,
22:39le suspect,
22:40l'un des suspects
22:40dans l'incendie
22:41de la mairie de Limoges
22:42a été interpellé
22:43avec l'aide
22:44de l'antenne
22:44du RAID
22:45de Bordeaux
22:46et il s'avère
22:47qu'il s'agit
22:48d'un homme de 40 ans
22:49décrit comme activiste
22:50d'ultra-gauche
22:51déjà fiché S
22:53et connu
22:53pour des faits
22:54de violence
22:54sur personnes dépositaires
22:56de l'autorité publique.
22:57C'est ce qu'indique
22:58une source policière
22:59à la presse.
23:01Voilà,
23:02ça confirme évidemment
23:03un certain nombre
23:04de choses
23:04et un certain nombre
23:05d'éléments
23:05et notamment
23:06ce que nous disait
23:07le maire
23:07lui-même de Limoges
23:08hier matin
23:09sur cette antenne
23:10qui avait des indications
23:12selon lesquelles
23:12cette opération
23:13avait été menée
23:14disait-il
23:16notamment avec
23:17la complicité
23:17de certains groupuscules
23:18d'ultra-gauche
23:19d'ailleurs
23:19information qui a été
23:20confirmée
23:21et reprise
23:22par Gérald Darmanin
23:23hier dans le 20h
23:23TF1
23:24Noémie Al-Youa
23:26ça va être
23:27l'une des données
23:28j'ai envie de dire
23:30à travers ces enquêtes
23:31ces enquêtes
23:32vont nous permettre
23:32d'en savoir un peu plus
23:33sur les profils
23:34sur qui est derrière
23:35et effectivement
23:36c'est passionnant
23:37mais je reprends
23:39la discussion
23:39que nous avions
23:39encore faut-il
23:40qu'on ait
23:41suffisamment de dossiers
23:42parce que pour le moment
23:432500 gardes à vue
23:44on est très loin
23:45des 30 000 dossiers
23:48susceptibles
23:48de pouvoir arriver
23:49sur les bureaux
23:50des juges
23:50C'est très loin
23:51encore faut-il
23:52qu'on ait les moyens
23:53on parlait de dizaines
23:54de milliers de pilleurs
23:55et tout à l'heure
23:56sur votre antenne
23:57il y a quelques minutes
23:58le porte-parole
23:59c'était le porte-parole
24:00du ministère de la justice
24:01qui se réjouissait
24:02qu'on ait actuellement
24:03123 personnes
24:04qui dormaient en prison
24:06alors il nous expliquait aussi
24:07qu'ils avaient triplé
24:08le nombre de comparations immédiates
24:09donc il y a un dispositif
24:11objectivement
24:12qui a été mis en place
24:12par le ministère de la justice
24:13mais on comprend bien
24:15que ce dispositif
24:16est sous-dimensionné
24:17par rapport à ce qui se passe
24:18il est sous-dimensionné
24:19par rapport au nombre
24:20de pilleurs
24:21de casseurs
24:22de gens qui n'ont pas respecté
24:23la justice
24:24du nombre de gens
24:25qui ont
24:26que ce soit
24:27brûlé des poubelles
24:28incendié
24:29la mairie de Limoges
24:30que ce soit
24:32s'être
24:33entré dans les commerces
24:34et avoir volé
24:35donc il va y avoir
24:36différents dossiers
24:37différentes enquêtes
24:37et c'est vrai que
24:38malgré toutes ces enquêtes
24:39on n'aura peut-être pas
24:40beaucoup de réponses
24:41c'est pour ça d'ailleurs
24:42que
24:42en tous les cas
24:43ça fait partie des dossiers
24:44qu'il va falloir suivre
24:44j'ai envie de dire
24:45sur le long terme
24:46parce qu'on sait que la justice
24:47met du temps parfois
24:48à répondre
24:49et on peut le comprendre
24:49il y a des enquêtes
24:50qui sont difficiles à mener
24:52mais j'insiste sur ce point
24:54c'est-à-dire qu'on a
24:54les chiffres là
24:55dans la première semaine
24:56parce qu'on est tous
24:56un peu groggy
24:58encore faut-il
24:59qu'ensuite
24:59les informations
25:00soient données
25:01et j'espère qu'elles le seront
25:03à moyen terme
25:05alors il faudra
25:05une commission d'enquête
25:06parlementaire
25:06c'est ce qu'a appelé
25:07d'ailleurs
25:07à faire
25:10la présidente
25:11de l'Assemblée nationale
25:12il y a
25:12le bon de privé
25:13et ce serait bien
25:14que ça s'organise
25:15et que
25:16tous les partis politiques
25:17acceptent de jouer le jeu
25:19pour essayer de comprendre
25:20ce qui s'est passé
25:21parce qu'effectivement
25:21il faudra que la lumière
25:22soit faite
25:23sur cette fameuse journée
25:25du 17 octobre
25:25qui continue d'ailleurs
25:26il continue d'y avoir
25:27des violences
25:28la situation n'est pas
25:29complètement réglée
25:30c'est la raison
25:31pour laquelle
25:31d'ailleurs
25:32il a été décidé
25:33de mettre en place
25:34des couvre-feux partiels
25:35d'interdire des rassemblements
25:37on voyait encore ce matin
25:38qu'il y avait
25:39un hélicoptère
25:40au-dessus de la place
25:41de la République à Paris
25:42donc on voit bien
25:43que les autorités
25:44continuent de regarder
25:45sur le terrain
25:46très précisément
25:47ce qui est en train
25:47de se passer
25:48avec des demandes précises
25:49Noémie
25:50parce que ce matin
25:51le président de la Chambre
25:52de Commerce et d'Industrie
25:53nous disait
25:54moi je demande
25:55l'interdiction
25:55des manifestations
25:56pour ce week-end
25:57parce que
25:58au nom de la protection
25:59de mes commerçants
26:00parce que
26:01précisément
26:02ils ne pourront pas
26:02se défendre
26:03alors on va
26:04on va accueillir
26:06Cécile et Richard
26:07parce que vous êtes nombreux
26:07à nous appeler
26:08sur ces sujets
26:09bonjour Cécile
26:11oui bonjour
26:11vous nous appelez
26:12de Marseille
26:14bonjour
26:14Noémie est là
26:16et vous écoute également
26:18vous souhaitiez
26:18nous parler
26:19de Sébastien Lecornu
26:19et de la réponse pénale
26:22alors
26:23la réponse pénale
26:24j'y crois pas
26:25évidemment
26:27si on pouvait
26:29on aurait
26:29quand même
26:30des solutions
26:30je suppose
26:32que tout le monde
26:33sait quand même
26:33que le président
26:34du Salvatore
26:34s'est adressé
26:35à la France
26:36en disant
26:37qu'il y avait
26:37des sous
26:38enfin il a fait
26:39de son pays
26:40quelque chose
26:40d'absolument extraordinaire
26:41donc si on avait
26:43ne serait-ce qu'une personne
26:44un peu motivée
26:45qui est vraiment en vie
26:47et qui
26:47tout ça c'est
26:50j'arrive même plus
26:51à m'exprimer tellement
26:52je suis désemparée
26:53par tout ce qui se passe
26:53du coup
26:54j'ai pleuré
26:55toute la journée de samedi
26:56pourtant j'étais à un mariage
26:57un mariage qui était beau
26:58qui était plein d'amour
26:59qui était plein de joie
27:01malheureusement
27:02l'info nous rattrape
27:03et je n'ai fait que pleurer
27:04donc la répression
27:05je n'y crois pas
27:05nous étions avec une
27:07avec une petite serveuse
27:09qui travaillait pour le traiteur
27:10lors de ce mariage
27:11elle était également
27:12dans la police
27:13elle savait
27:14depuis le matin
27:15qu'elle allait
27:16le soir
27:17après le service
27:19au mariage
27:20qu'elle a commencé
27:20au cocktail
27:21donc tôt
27:22elle savait qu'elle allait
27:23être appelée
27:24elle n'a pas fini
27:24le service du mariage
27:26et elle est retournée
27:27à Marseille
27:27tout ça c'était connu
27:29il savait que ça allait être
27:30très très violent
27:31quand la police
27:32reste en faction
27:33jusqu'à recevoir
27:34les ordres
27:35qu'elle ne reçoit jamais
27:36on se demande toujours
27:37pourquoi les policiers
27:38restent sans bouger
27:39parce qu'ils n'ont pas
27:40d'ordre d'intervenir
27:41et vous dites que
27:42les couvre-feux
27:43mais qui va respecter
27:44les couvre-feux
27:45les gens qui sont dans la rue
27:46ils ne respectent rien
27:47on a perdu de toute façon
27:49le respect naturel
27:50pour les figures d'autorité
27:51ça n'existe plus
27:53le professeur
27:54le philique
27:56le médecin
27:57on n'a plus aucun
27:58respect naturel
27:59pour toutes ces figures
28:00d'autorité
28:01si on ne change pas
28:02les choses
28:03d'une manière drastique
28:04la répression
28:06ça fait des années
28:07qu'on dit
28:07qu'elle n'existe plus
28:08et c'est bien ce pourquoi
28:10il se passe
28:11tout ce qui se passe
28:12un couvre-feu
28:13hier j'entendais
28:14un couvre-feu
28:14mais ça va servir à quoi
28:16alors Payan
28:17il a été fort
28:18et dable
28:19quand il a défendu
28:20l'intrusion
28:22dans la mairie de Marseille
28:23il a eu des mots
28:24absolument formidables
28:25les gens qui ne connaissent pas
28:26Payan
28:27et qui ne pensent pas
28:27que tout ça
28:28c'est pour faute
28:29ils doivent se dire
28:30mais qu'est-ce qui est bien
28:31ce maire
28:32non pas du tout
28:33si on en est là
28:34c'est parce que
28:35c'est lui
28:35qui a laissé faire ça
28:37c'est lui
28:38qui possède ce genre de
28:39de
28:40il n'a pas forcément
28:42je ne peux pas vous laisser dire
28:43qu'il a incité
28:44ou qu'il a laissé faire
28:45après il savait peut-être
28:47et peut-être que
28:48peut-être que
28:50peut-être qu'on peut dire
28:51les choses de cette façon-là
28:53Cécile
28:53c'est-à-dire que
28:54et peut-être qu'il a trop tardé
28:56à demander des renforts
28:58non non non
28:59excusez-moi
28:59alors je me suis mal fait comprendre
29:01je ne disais pas
29:02qu'il avait laissé faire
29:03qu'il avait laissé rentrer
29:04dans la mairie
29:05et qu'il avait laissé
29:07cette insurrection
29:08dans toute la ville de Marseille
29:09non non pas du tout
29:10je dis que
29:11si on en arrive à ce point
29:12c'est parce que
29:13c'est lui
29:13qui est maire de la ville
29:14déjà
29:14il n'est pas maire de la ville
29:16depuis 10 ans
29:17c'est un hold-up
29:17la première prise de la mairie
29:19ils ne vont pas voter
29:21pour ce maire-là
29:22donc déjà
29:22c'est un hold-up
29:23qui était sans doute
29:25bien élu
29:25vraiment c'était prévu
29:27on a été élu
29:27quand même démocratique
29:29non non non
29:31la première fois
29:32pas du tout
29:32la première fois
29:33c'est la démission
29:35et c'est la démission
29:37qu'il lui a
29:37mais qu'est-ce que
29:38mais allez-y
29:38qu'est-ce que vous vouliez dire
29:39par là
29:40mais c'est lui
29:41qui pousse à ça
29:42c'est sa politique de ville
29:44maintenant je ne parle pas
29:45des émeutes en soi
29:46sauf que
29:46qui s'insurge
29:47sur le résultat
29:49c'est comme tous
29:50les politiques du moment
29:52c'est la réaction
29:53qui vous
29:54c'est la réaction
29:55qui vous trouble
29:56c'est vrai qu'il a eu
29:57une réaction
29:58en défense
30:00et c'est vrai que
30:01bon
30:01il y a
30:03il y a beaucoup à dire
30:04sur la politique
30:05de la ville
30:05à Marseille
30:07Cécile
30:07vous restez avec nous
30:08on accueille également
30:09Richard
30:09qui souhaitait lui
30:11réagir
30:11au propos de
30:12de Guillaume Casbarian
30:14ce matin
30:15bonjour Richard
30:16bonjour Richard
30:17oui bonjour
30:17soyez le bienvenu
30:19bonjour
30:20ouais en fait
30:21heureusement
30:22Jacques Caradoz
30:23a rappelé
30:23que cet homme
30:24a été ministre
30:25de la majorité
30:26qu'il y est toujours
30:27dedans
30:27et monsieur Casbarian
30:28en fait
30:30il a dit
30:30des inepties
30:31la plus grosse
30:32c'est de dire
30:33aux commerçants
30:34vous pouvez vous défendre
30:35de manière proportionnée
30:35vous avez 50 jeunes
30:36qui rentrent
30:37qui attaquent le magasin
30:38soit vous avez
30:39une arme automatique
30:41et vous pouvez peut-être
30:42y arriver
30:43soit vous prenez
30:45une batte ou autre
30:45et vous finissez
30:46à l'hôpital
30:46lâché
30:47c'est soit la prison
30:48soit l'hôpital
30:49ou le cimetière
30:50il est irresponsable
30:51cet homme
30:52l'autre point
30:53c'est un pompier pyromane
30:56monsieur Casbarian
30:57il fait partie
30:57d'une majorité
30:58qui a cassé
30:59le thermomètre
31:00du nombre de places
31:01en prison
31:01en faisant pas
31:02des places en prison
31:03tout simplement
31:04parce que
31:04le gouvernement
31:05a décidé
31:05de ne pas en faire
31:06parce que sinon
31:06ils auraient été
31:07obligés d'afficher
31:08que notre immigration
31:10incontrôlée
31:11faisait exploser
31:12la délinquance
31:13donc aujourd'hui
31:14un commissaire
31:15de Toulouse
31:15je le rappelle
31:17il dit
31:18il a dit à quelqu'un
31:20de ma famille
31:20c'est simple
31:22il faut 80 000
31:22pas de plus
31:23donc en fait
31:24on est vraiment
31:25dans une foutaise
31:26et je crois
31:27que
31:28Géraldé Darmanin
31:28a quand même annoncé
31:29il y a quelques mois
31:30qu'il allait
31:31créer des places
31:3280 000
31:35donc en fait
31:36je pense que
31:37l'autre point
31:38c'est que
31:39les Black Blocs
31:40ont été instrumentalisés
31:41pour casser
31:43le mouvement
31:43des gilets jaunes
31:44je crois qu'il faut
31:45être idiot
31:46pour ne pas le voir
31:47on a une loi
31:48anti-houligan
31:50je connais des jeunes
31:51qui l'ont vécu
31:53on peut être bloqué
31:54à son domicile
31:55je pense qu'aujourd'hui
31:56il y a eu
31:57une grosse instrumentalisation
31:59les gens qui
32:00aujourd'hui
32:01viennent nous faire
32:01des morales
32:02font partie
32:03de ceux qui ont mis le feu
32:04ils font partie
32:05de ceux qui mettent le feu
32:06et je trouve
32:07qu'il y a une grande
32:09bienveillance
32:09dans les interviews
32:10voilà
32:10je dis ça pour Jacques
32:11merci en tous les cas
32:13de votre franchise
32:14et vous savez
32:14vous connaissez la règle
32:15c'est Parlez Vrai
32:16sur Sud Radio
32:18et merci de votre intervention
32:20Richard
32:20bonne journée à vous
32:21Cécile et Richard
32:22on se retrouve
32:23dans quelques secondes
32:24on marque une toute petite pause
32:26vous revenez au 0826 300 300
32:28pour intervenir
32:29sur les événements
32:30on apprend à l'instant
32:32que c'est bien
32:33l'antiterroriste
32:34qui a été saisi
32:35à Limoges
32:36et qui s'occupera
32:37de cette enquête
32:38donc le souhait
32:39de Gérald Darmanin
32:40est suivi des faits
32:41puisque les policiers
32:43antiterroristes
32:43sont maintenant saisis
32:44de cette enquête
32:46et en plus
32:47et bien c'est justifié
32:48par le fait
32:48que l'une des personnes
32:49interpellées
32:50est un fichier S
32:51à tout de suite
32:52Le Grand Matin Sud Radio
32:54La Vérité en Face
32:55Jacques Cardoz
32:57Vous êtes nombreux
32:58vous commerçants
32:58à nous appeler
32:59au 0826 300 300
33:01et à nous parler
33:02des difficultés
33:03que vous traversez
33:03aujourd'hui
33:04le président
33:05de la Chambre de Commerce
33:06et d'Industrie
33:07qui était notre invité
33:08ce matin
33:08nous disait
33:09que certains
33:10sont dans le désespoir
33:12total
33:13Noemi
33:14dans le désespoir total
33:15et que malheureusement
33:17certains évoquent
33:17même
33:18et utilisent
33:19le terme de suicide
33:20et utilisent
33:21des termes
33:21de fermeture
33:23d'établissement
33:24c'est plus grave
33:25que ce qu'on ne pense
33:26qui est en train d'arriver
33:26Vous savez Jacques
33:27ça ne concerne pas
33:28que les commerçants
33:29depuis ce matin
33:29on entend des auditeurs
33:31qui nous appellent
33:32et qui nous racontent
33:33leur détresse
33:34c'est-à-dire qu'il y a aussi
33:35une détresse
33:36aujourd'hui
33:37après ce qui s'est passé
33:38que l'on ressent
33:39chez une part
33:40de l'opinion française
33:41qui est complètement
33:42désemparée
33:43et qui se sent abandonnée
33:44disons-le
33:45par l'État
33:46c'est-à-dire
33:47vous savez
33:48c'est la base
33:49du contrat social
33:49c'est qu'en tant que citoyen
33:51nous acceptons
33:52de renoncer
33:52à certains de nos droits
33:53en échange
33:54d'une seule chose
33:54la sécurité
33:56l'État doit
33:57une seule chose
33:58à ses concitoyens
33:59la sécurité
34:00or aujourd'hui
34:01on sent bien
34:02que la sécurité
34:03n'est pas une donnée
34:04qui est absolument
34:07que l'on peut obtenir
34:08qui n'est pas tenue
34:09le contrat n'est pas tenue
34:11et donc vous avez
34:12on a entendu Cécile
34:13il y a quelques minutes
34:13qui nous disait
34:14qu'elle avait pleuré hier
34:15je suis convaincue
34:16que cette détresse
34:17beaucoup de français
34:18la ressentent aujourd'hui
34:19alors vous êtes nombreux
34:20à nous appeler
34:21dans un instant
34:21on sera avec Frédéric
34:22qui veut nous appeler
34:23et qui veut nous parler
34:25des défis CHS
34:25mais d'abord j'accueille
34:26Yannick, bonjour
34:28oui bonjour
34:29bonjour Yannick
34:29vous nous appelez de Paris
34:31avec Noémie Allioua
34:32on vous écoute
34:33vous étiez
34:34vous aviez un restaurant
34:35vous
34:36et vous avez décidé
34:38de le vendre
34:39ah bien bien sûr
34:40oui parce que
34:40la situation
34:41pas que celle
34:42qui vient de se produire
34:43ce week-end
34:44mais bon
34:44ça s'est déjà produit avant
34:46et c'est vrai que
34:46j'avais déjà
34:47un peu d'anxiété
34:48à chaque fois
34:48qu'il y avait
34:49une manifestation
34:50parce que maintenant
34:51c'est que des pillages
34:54à chaque fois
34:55et donc ça devient
34:57un rituel
34:57et en fait
34:58c'est juste inadmissible
35:00et de vivre
35:02dans l'angoisse
35:03c'était un petit peu
35:04voilà
35:05parce que ça peut arriver
35:06à n'importe qui
35:07et je plains sincèrement
35:08tous ceux qui ont perdu
35:09leur outil de travail
35:11c'est
35:11moi c'est dramatique
35:13quand je vois ça
35:13mais
35:14il faut bien se rendre compte
35:15d'une chose Yannick
35:16c'est que lorsqu'on détruit
35:18pardon de le dire comme ça
35:19mais lorsqu'on détruit
35:20un magasin
35:22qui appartient
35:22à une grande chaîne
35:23ça n'est pas du tout
35:24la même chose
35:25que
35:27lorsqu'il s'agit
35:28d'un indépendant
35:29l'indépendant
35:29il a mis toute sa vie
35:30dans le commerce
35:32c'est vrai
35:32c'est vrai
35:33mais malgré tout
35:34les deux sont condamnables
35:35donc de toute manière
35:36il faut que ça s'arrête
35:38ça en fait
35:40et
35:41vous parlez tout à l'heure
35:42de l'état
35:43qui doit assurer
35:43la sécurité
35:45certes
35:45l'état
35:46ne l'assure plus
35:47et ne l'assure plus
35:48pourquoi ?
35:49parce qu'elle ne donne pas
35:50les moyens à sa police
35:52de faire le nécessaire
35:53moi je voyage beaucoup
35:56et nulle part
35:58je vois ça
35:59à l'étranger
36:00on respecte la police
36:02en France
36:02on ne respecte plus la police
36:03donc quand est-ce
36:04qu'on va remettre ça en place
36:05et donc
36:07j'ai eu une de mes amies
36:08qui m'a envoyé
36:09un petit message
36:10avec une photo
36:11du général de Gaulle
36:12où il disait
36:15il y a deux camps
36:16il y a
36:18ceux qui veulent
36:20détruire l'ordre
36:21et puis ceux qui
36:22veulent l'imposer
36:23l'état doit
36:24imposer l'ordre
36:25et bien
36:25à un moment donné
36:27le message
36:28il était très clair
36:29il dit
36:29on fait une sommation
36:30on interdit aux gens
36:32parce qu'on n'a pas le droit
36:33de faire ce qu'ils font
36:35d'aller détruire
36:36des choses
36:37c'est un crime
36:37c'est pas normal
36:39de faire ça
36:40donc à partir du moment
36:41où on informe les gens
36:42en leur disant
36:42à partir de maintenant
36:43c'est terminé
36:43ça ne se reproduira plus
36:45et si ça se reproduit
36:47et bien
36:47il y aura des sommations
36:48on va tirer
36:49et puis
36:51à vos risques et périls
36:52mais si ça va être
36:53la seule solution
36:54pour y arriver
36:54je ne souhaite
36:55évidemment
36:56Yannick
36:56je ne souhaite évidemment pas
36:58qu'on en arrive là
36:58et effectivement
36:59ce serait absolument dramatique
37:01qu'il y ait des réponses
37:04isolées
37:04des tirs sporadiques
37:06et tout le monde le craint
37:08tout le monde l'a en tête
37:09et tout le monde sait
37:10que ça peut déraper
37:11vous restez avec nous
37:12Yannick
37:12j'accueille Frédéric
37:13qui souhaitait intervenir
37:15bonjour Frédéric
37:16oui bonjour
37:17bonjour tout le monde
37:17vous souhaitiez intervenir
37:19également sur l'info
37:21qu'on vient de donner
37:21ce fichier S
37:23qui a participé
37:24à l'incendie
37:25de la mairie de Limoges
37:27oui tout à fait
37:29on voit que
37:30et c'est pour ça
37:30qu'on a un crâne
37:31pour les prochaines manifestations
37:33on voit très bien
37:34c'est la démonstration
37:36par la preuve
37:37que c'est l'extrême gauche
37:38qui est à la manœuvre
37:39depuis déjà un bout de temps
37:40donc
37:41toute la
37:43toute la frange
37:45extrémiste
37:46de la gauche française
37:48à laquelle
37:48Héléfi
37:50participe
37:50c'est le bras armé
37:51de Héléfi
37:51on va dire
37:52c'est un garçon
37:53fiché S
37:54qui est fort connu
37:56de la police
37:57donc il y a
37:57on oublie dire
37:58qu'il y a un attentat
38:00de l'extrême gauche
38:01par semaine en France
38:02mais ça
38:02la presse
38:04est relativement silencieuse
38:05là-dessus
38:06qu'est-ce que vous voulez dire
38:06par là ?
38:08chaque semaine
38:08il y a un attentat
38:09qui est commis
38:10par l'extrême gauche
38:11contre une antenne
38:12de téléphone
38:14contre une source électrique
38:17contre de l'alimentation
38:18attentat peut-être
38:19le mot est un peu fort
38:20vous voulez dire
38:20peut-être sabotage
38:22ce genre de choses
38:23un attentat
38:23un sabotage
38:24il faut préciser
38:25c'est la définition
38:29le sabotage
38:30est un attentat
38:31et par contre
38:33je ne suis pas d'accord
38:34quand on dit
38:35que le police
38:37pardon excusez-moi
38:38n'a pas les moyens
38:39etc
38:41les forces de police
38:42et de gendarmerie
38:43ont tout à fait
38:44les moyens
38:45la formation
38:46l'entraînement
38:47et les capacités
38:48à gérer
38:49ce genre de manifestations
38:50le problème
38:51c'est que samedi dernier
38:52les directives d'Aimé
38:53étaient de ne pas
38:55aller au contact
38:56le président Macron
38:58a une peur
38:59mais viscérale
39:01de la banlieue
39:02et
39:04sa grande crainte
39:05c'est qu'un des membres
39:07de la banlieue
39:08soit tué
39:09lors de
39:10c'est ce qu'on appelle
39:12le syndrome
39:13Malek-Ousekine
39:14c'est-à-dire
39:15effectivement
39:15tout le monde a ça
39:16en mémoire
39:17cette manifestation
39:18qui à l'époque
39:19avait effectivement
39:19mal tourné
39:20avec un jeune
39:22issu des quartiers
39:24d'origine maroquaine
39:25je crois
39:25si je me souviens bien
39:26qui était décédé
39:27à l'occasion
39:27des interventions
39:28de la police
39:30bon
39:30sur les attentats
39:32Frédéric
39:33ça ne me paraît pas
39:35être documenté
39:36peut-être que vous faites
39:37effectivement allusion
39:38plutôt
39:38à des
39:39sabotages
39:41on va
39:42on va juste
39:42poser la question
39:43à Yannick
39:44justement
39:44qui intervenait
39:46sur ce sujet
39:47du maintien
39:48de l'ordre
39:48vous avez vendu
39:49votre restaurant
39:50à cause de cela
39:51à cause de ce climat
39:52également Yannick ?
39:54Oui parce que
39:54pas spécialement
39:56à cause de ça
39:56mais parce que
39:57d'abord
39:57le business
39:58n'est plus le même
40:00compte tenu
40:00de la conjoncture
40:01les gens ont moins de moyens
40:02ou les gens
40:03n'ont pas envie
40:04de défendre
40:04parce qu'on ne sait pas
40:05où on va
40:07mais voilà
40:08moi je me sens libéré
40:09depuis que j'ai
40:10prêté mon activité
40:11Et vous pensez
40:12à tous ceux
40:12qui aujourd'hui
40:13la boule au ventre
40:15sont effectivement
40:16à la fois
40:17à la tête
40:18de commerce
40:19et qu'ils ont du mal
40:20pour les raisons économiques
40:21qu'on connaît
40:21et en plus
40:22avec des difficultés
40:23maintenant de sécurité
40:25Je voyais
40:26une pharmacie
40:27la pauvre pharmacienne
40:29elle voyait
40:30sa pharmacie
40:31complètement détruite
40:32mais c'est juste
40:33inacceptable
40:34comment on peut
40:35et comment on va pouvoir
40:36empêcher ça
40:37parce que
40:37vous voyez
40:38comme je disais
40:39le mot moyen
40:39je rejoins
40:40le monsieur
40:41qui vient d'intervenir
40:42bien sûr que la police
40:44a les moyens
40:44mais c'est nos gouvernants
40:46qui ne leur donnent pas
40:47l'autorisation
40:48d'accueillir
40:48à un moment donné
40:50qui
40:51C'est ce que vous nous dites
40:52c'est ce que vous nous dites
40:53tous
40:53merci Frédéric
40:55et Yannick
40:56j'accueille Stéphanie Demuru
40:57qui est dans le studio
40:58Bonjour Stéphanie
40:58Bonjour mon cher Jacques
40:59Bientôt
41:00à vous de le dire
41:0110h midi
41:02qu'est-ce qui sera
41:03au programme
41:04Belle matinale
41:05en tout cas
41:05j'ai écouté
41:06il y a eu pas mal
41:07d'annonces
41:07de Serge Papin
41:08notamment
41:09on va y revenir
41:10parce que les commerçants
41:11attendent évidemment
41:12beaucoup de réponses
41:14de l'état
41:15on vous en est d'en parler
41:17ils sont dans un état
41:17de désarroi
41:18même psychologique
41:21j'ai entendu d'ailleurs
41:22sur Sud Radio ce matin
41:24dans votre matinale
41:25même des risques
41:25de suicides
41:26chez certains
41:27beaucoup de déprime
41:28et on le serait pour moins
41:30vous parliez également
41:31des policiers
41:32dans la première partie
41:33on recevra
41:34Marc Silveira
41:35c'est le fondateur
41:36et le directeur général
41:37de l'amicale
41:37de la police nationale
41:38parce que
41:39c'est vrai que certains
41:40les accusent
41:41de trop en faire
41:43de ne pas assez en faire
41:45on était frappé
41:47avec Noémie
41:48l'une de nos intervenantes
41:50ce matin
41:50il y a quelques secondes
41:51nous disait
41:52qu'elle était
41:53un mariage samedi
41:54et qu'il y avait
41:55une policière
41:56qui travaillait
41:58à l'occasion
41:59du cocktail
41:59qui servait
42:00au moment du cocktail
42:01et qui était obligée
42:02ensuite le soir
42:03d'aller sur les interventions
42:04c'est ça aussi
42:05la réalité de la police
42:06ce sont des gens
42:07qui ont du mal
42:08aussi parfois
42:08tout simplement
42:09à vivre
42:09et on ne parle pas assez d'eux
42:10donc on va parler d'eux
42:11de 10h à 10h30
42:13et vous
42:13qu'en pensez-vous ?
42:14est-ce que vous trouvez ça normal
42:15parfois qu'on les critique
42:17qu'ils soient en première ligne
42:18sans en avoir toujours les moyens
42:19n'hésitez pas à venir
42:20nous dire ce que vous en pensez
42:220 826 300 300
42:24dans un instant
42:25donc Stéphanie Demuru
42:25pour à vous de le dire
42:2610h midi sur Sud Radio
42:28merci à Juliette Riouffol
42:29Joseph Ruiz
42:29pour la préparation
42:31de ce grand matin
42:32Anthony à la réalisation
42:33et Emmanuel Galasso
42:34je vous souhaite une bonne journée
42:35je vous dis à demain