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##L_INVITE_DU_JOUR-2026-10-20##

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News
Transcription
00:00Jacques Tardose
00:01Au cours de cette matinée spéciale, et d'ailleurs c'est une antenne spéciale que l'on vous propose depuis
00:07les événements et depuis samedi,
00:09nous sommes ce matin avec le porte-parole du ministère de la Justice, Sacha Stropkan. Bonjour.
00:14Bonjour.
00:15Merci d'avoir accepté notre invitation dans ce studio.
00:18On a besoin d'y voir clair sur les chiffres à la suite de l'intervention du ministre de la
00:23Justice, Gérald Darmanin, hier.
00:24D'abord, les premières comparutions immédiates ont eu lieu ce lundi au tribunal judiciaire. Quel est le bilan ?
00:29Alors, effectivement, vous avez eu une première vague lundi. L'immense majorité des dossiers vont être jugés aujourd'hui et
00:36demain,
00:37puisque le temps de la garde à vue fait que la plupart des gardes à vue se sont terminés hier
00:41soir ou se termineront aujourd'hui dans la journée.
00:43En gros, vous avez 2500 gardes à vue depuis samedi, qui sont gérés par la police et par la justice.
00:49Et vous avez ce matin environ 123 personnes déjà qui dorment en prison pour les faits qu'ils ont commis,
00:57soit samedi, soit dans la journée de dimanche.
01:00Donc, vous avez une partie, c'est de la détention provisoire, c'est-à-dire que c'est des gens
01:03qui attendent
01:03d'être jugés et condamnés éventuellement pour les faits qu'ils ont commis.
01:08Et puis, vous avez une partie, c'est effectivement les premières condamnations qu'on a vues hier à de la
01:12prison ferme.
01:13Ça va jusqu'à plusieurs années de prison dans certains cas.
01:16Alors, le ministre, et ça c'est très important, a demandé une qualification spéciale qui pourrait permettre donc de poursuivre,
01:23de prolonger les gardes à vue.
01:25Mais on est bien d'accord que le ministre, il peut donner des indications, il peut orienter, il peut formuler
01:33des souhaits.
01:34Mais la justice est indépendante.
01:35Tout à fait, la justice est indépendante.
01:37Et en gros, c'est très important que vos auditeurs le comprennent.
01:40Le ministre peut prendre des circulaires de politique pénale générale, c'est-à-dire, dans ce cas d'espèce,
01:46dire, au vu de ce qui s'est passé ce week-end, voilà la façon dont je vous invite, ou
01:50dont je vous suggère, à gérer les dossiers.
01:53Évidemment, dans chaque dossier individuel, les magistrats qui ont à les gérer restent indépendants.
01:57Il n'empêche que ce que vous évoquez sur la criminalité organisée, en gros, ça a deux objectifs.
02:01Un, prolonger les gardes à vue, parce que face à un afflux de gardes à vue,
02:05on peut avoir besoin d'un peu plus de temps que 24 ou 48 heures pour les gérer, pour mener
02:10les investigations.
02:11Ensuite, la deuxième chose, c'est que ça permet, c'est un peu technique, mais ce qu'on appelle des
02:14techniques spéciales d'enquête.
02:15C'est-à-dire, typiquement, faire de la géolocalisation, exploiter aussi les téléphones portables,
02:20tout un tas d'actes d'enquête qui peuvent ensuite permettre de caractériser les infractions.
02:24C'est très intéressant, ça, Sacha Stropskahn, parce que ça veut dire que,
02:27s'il n'y a pas ce qualificatif de criminalité organisée, alors on ne peut pas utiliser les outils numériques
02:33?
02:33Non, ce n'est pas impossible, c'est juste que ça simplifie, là, pour le coup, le travail des enquêteurs.
02:37Et en plus, ça correspond aussi à une forme de réalité, c'est-à-dire que c'est aussi envoyer
02:41un message
02:42que quand, vous, demain ou moi, ça ne nous viendrait pas à l'idée,
02:45mais on va casser une vitrine dans Paris, là, à 9h du matin, tout seul,
02:49on voit bien que ça n'a pas du tout la même portée,
02:51que si on est au milieu d'une bande de 200, 300 personnes,
02:54qui, au cœur de la nuit ou au cœur de l'après-midi samedi, déferlent dans un centre-ville,
02:58on voit bien qu'il y a une forme d'organisation, une volonté de s'organiser pour commettre des infractions,
03:03c'est typiquement ce qu'on appelle la qualification de bande organisée
03:06qui relève d'une forme de criminalité organisée.
03:09Est-ce que vous avez des retours des parquets à ce sujet sur la demande ou le vœu du ministre
03:15?
03:16Oui, c'est utilisé par certains parquets.
03:19Alors, évidemment, pour certains faits, c'est très grave, vous parliez de la mairie de Limoges,
03:23tout le monde comprend bien pourquoi, mais ensuite, vous avez d'autres types de faits.
03:26Et je tiens quand même à dire que, si vous voulez, par exemple, commettre un vol,
03:30comme on l'a vu, des pillages, je ne vais pas rentrer dans la qualification pénale précise,
03:34mais que les gens comprennent, c'est quand même puni de 10 ans d'emprisonnement
03:38avec les circonstances aggravantes de la bande organisée,
03:40c'est-à-dire aussi lourdement que le trafic de stupéfiants.
03:43Donc, si vous voulez, ce n'est pas comme aller voler un carreau de chocolat dans un supermarché.
03:47On n'est pas sur la même chose.
03:48Sur ce point, vous savez ce que pensent ceux qui nous écoutent,
03:51c'est que ces 10 ans, ils ne les feront pas.
03:54D'abord, il faut que les peines soient prononcées,
03:56et ensuite, alors on a bien entendu le ministre de la Justice
03:59qui demande une extrême sévérité, mais, encore une fois, les magistrats, ils décident.
04:04Alors, évidemment, ils décident, et en toute indépendance, et c'est normal,
04:07vous, moi, demain, on compare devant la Justice,
04:09on est bien content que ce ne soit pas le ministre de la Justice
04:11qui donne des instructions aux magistrats.
04:13Donc, ça nous protège tous.
04:14Maintenant, il y a quand même une réalité, c'est que pour prendre le seul exemple de Paris, par exemple,
04:18normalement, tous les jours à Paris, vous avez deux audiences de comparution immédiate.
04:21Aujourd'hui, vous allez en avoir six.
04:23Donc, on triple le nombre d'audiences.
04:26C'est bien la preuve que la Justice sait prendre la mesure
04:28et qu'il y a une réponse à apporter.
04:30En vérité, si vous voulez, tout le monde se désole de ce qui s'est passé.
04:35Vraisemblablement, et au plus haut niveau du gouvernement,
04:37on reconnaît qu'il y a eu une défaillance sécuritaire en termes de maintien de l'ordre.
04:42Maintenant, ça s'est acté.
04:43Maintenant, nous, le sujet, pour nous, le ministère de la Justice,
04:45c'est comment est-ce qu'on répond à ce que les gens attendent en termes de réponse judiciaire.
04:50Précisément, combien y a-t-il eu de plaintes et combien y a-t-il de dossiers ?
04:54Est-ce que ça, on a le chiffrage ?
04:55Alors ça, c'est encore un peu tôt pour le dire,
04:57mais c'est aussi un autre sujet,
04:59parce que je pense que c'est un sujet très important pour vos auditeurs.
05:02C'est qu'évidemment qu'il y a la réponse pénale,
05:04mais il y a aussi comment est-ce qu'on accompagne les gens
05:05qui ont été victimes de ce qui s'est passé ce week-end,
05:07notamment les commerçants, qui n'ont rien demandé à personne.
05:09Et là aussi, le ministère de la Justice a son rôle à jouer sous deux aspects.
05:14Un, l'indemnisation classique,
05:16c'est-à-dire que, par exemple, le ministre se rend aujourd'hui au parquet de Lille.
05:19Le parquet de Lille a, dès ce week-end, mis en place un circuit facilité
05:22pour les commerçants,
05:24dont on prend de façon quasi automatique les coordonnées,
05:26qui sont recontactées quand on a trouvé la personne
05:29qui éventuellement a commis les faits qui les concernent,
05:32et pour pouvoir les épauler,
05:33et que ça ne soit pas un enfer administratif
05:35dans l'enfer qu'ils ont déjà vécu.
05:36Et ensuite, il y a un deuxième aspect,
05:38c'est qu'on a la tutelle sur tous les tribunaux de commerce
05:40qui gèrent la vie économique du pays,
05:42et que, dès cette semaine, dès demain,
05:45le ministre va aller réunir tous les présidents de tribunaux de commerce
05:47parce qu'il souhaite se mettre à disposition des commerçants pour les aider.
05:51D'accord.
05:52Donc ça, c'est un point important sur le premier point
05:56sur la rapidité, en réalité, d'informations auprès du commerçant.
05:59C'est quelque chose qui ne se faisait pas,
06:01que vous mettez en place, là, à Lille,
06:03mais j'imagine dans d'autres parquaires.
06:04En gros, l'instruction qui est passée,
06:07c'est que les procureurs se rapprochent des préfets,
06:09puisque les préfets, via les services de police,
06:11ont de toute manière l'identité,
06:13les coordonnées des commerçants
06:14qui ont été touchés par ces faits-là,
06:16et qu'en fait, si vous voulez,
06:17il y a une transmission automatique
06:18des coordonnées de la préfecture
06:20aux procureurs de la République
06:21pour éviter, si vous voulez,
06:22que les commerçants aient besoin de faire le double du travail.
06:24Oui.
06:25Alors, autre point dont on parle beaucoup,
06:27c'est la possibilité de prélever les prestations sociales
06:32lorsque l'on a des auteurs de dégradation
06:34qui sont identifiés, jugés et condamnés,
06:35évidemment, par la justice.
06:37On sait que la loi qui est en préparation
06:40ne sera pas effective avant début 2027.
06:43En revanche, le ministre a souhaité décider
06:47d'une circulaire, c'est ça,
06:49qui peut faire que cette décision soit prise ?
06:52Oui. Alors, vous avez deux sujets.
06:53Vous avez effectivement la loi Casseur-Payeur
06:55qui arrive au Sénat demain,
06:56qui, de toute manière, même si elle est votée,
06:58ne s'appliquera pas de façon rétroactive
06:59au fait qu'il nous occupe aujourd'hui.
07:01Et vous avez donc cette instruction,
07:03qui est une instruction commune du gouvernement,
07:06qui est de dire que,
07:07dans le calcul des prestations sociales,
07:09on va pouvoir intégrer les revenus illégaux.
07:12Typiquement, vous avez vendu 100 paires de pompes
07:16sur Vinted,
07:16parce que vous avez pillé un magasin.
07:19En vérité, si on vous attrape,
07:21on va rétroactivement considérer
07:22que c'était des revenus,
07:24des revenus illicites, certes,
07:25et donc on va le défalquer de vos droits sociaux.
07:27Ça, c'est très important, Sacha Stropskan,
07:30parce qu'effectivement, c'est du gain
07:33qui, jusqu'à présent, n'était pas déclaré,
07:35considéré par la justice comme un gain.
07:37Exactement.
07:39Éventuellement, c'était pris en compte
07:41par la justice au moment de la condamnation.
07:43À l'appréciation.
07:43Exactement.
07:44Et puis au moment de la condamnation,
07:45mais si vous voulez, pour le coup,
07:46la justice pénale,
07:47elle n'a pas la main sur les prestations sociales.
07:49Et là, pour le coup, c'est les prestateurs sociaux,
07:51c'est-à-dire vous, moi,
07:52puisqu'en fait, cet argent,
07:53il vient de nos impôts
07:55et de nos prélèvements sociaux
07:56qui vont pouvoir récupérer l'argent.
07:58Et puis, évidemment,
07:58la justice a aussi besoin d'un cadre légal,
08:00d'où la circulaire.
08:02Autre point,
08:04Sébastien Lecornu a pointé du doigt
08:05des groupes d'ultra-gauche
08:06qui auraient organisé la violence.
08:08Le garde des Sceaux
08:09et le ministre de l'Intérieur,
08:11également, ont ciblé l'ultra-gauche
08:12et l'extrême-gauche radicale
08:13qui auraient, je cite,
08:14fait dégénérer les actions.
08:16Est-ce que vous,
08:17vous confirmez le lien
08:18entre ces pillages et l'ultra-gauche ?
08:20Et comment l'ultra-gauche
08:22aurait-elle organisé ce chaos ?
08:23Alors, si vous voulez,
08:24il y a deux vagues,
08:25en vérité,
08:26dans ce qu'on a vu ce week-end.
08:27Il y a une première vague
08:28avec des professionnels de la casse.
08:30Ce qu'on appelle maintenant
08:30les black blocs,
08:31qui, en vérité,
08:32est une matière composite
08:35un peu plus complexe que ça.
08:36Mais en gros,
08:36des professionnels de la casse
08:37qui sont très bien organisés,
08:39qui, à l'occasion de mouvements sociaux,
08:41profitent de manifestations
08:42et ils ont un objectif politique derrière.
08:45Ça, pour le coup,
08:45c'est même revendiqué.
08:46Si vous voulez,
08:46vous allez voir les black blocs,
08:47c'est effectivement
08:48un objectif politique derrière.
08:50Et ensuite,
08:51vous avez une deuxième lame
08:52de gens qui profitent
08:53du chaos qui est créé
08:54par cette première lame.
08:55C'est de l'infraction d'opportunité
08:57pour ensuite aller mener
08:59des pillages
09:00et d'autres casses
09:01dans des magasins.
09:02Mais si vous voyez,
09:03par exemple,
09:03les black blocs,
09:03eux, en général,
09:04ce n'est pas des paires de chaussures
09:05qui vont voler,
09:06c'est des banques
09:06auxquelles ils s'attaquent.
09:07Ce n'est pas pour autant
09:08que c'est plus légitime.
09:09Donc, lorsque les ministres
09:10font ce lien,
09:11ils le font via les black blocs
09:12ou bien est-ce qu'ils pensent
09:13à d'autres groupes d'ultra-gauche ?
09:14En tout cas,
09:15si vous voulez,
09:16comme je vous ai dit aujourd'hui,
09:17black blocs,
09:17c'est un mot fourre-tout,
09:18mais de fait,
09:19vous avez des professionnels
09:20de la casse
09:21qui sont orientés
09:21à l'ultra-gauche
09:22et qui profitent effectivement
09:24des mouvements sociaux
09:25pour créer une forme de chaos
09:26et qui ensuite,
09:27et c'est là toute la perversité
09:29de leur mode d'action,
09:30c'est qu'ensuite,
09:31ils refluent.
09:32Et c'est pour ça
09:33qu'ils sont souvent
09:34moins interpellés
09:35que les autres
09:36parce qu'eux,
09:36ils savent très bien
09:37le moment auquel
09:38il faut quitter le terrain.
09:39Mais pourquoi
09:40la procureure de la République,
09:41Laure Bécaud,
09:42a assuré qu'elle ne peut,
09:43dit-elle,
09:45absolument pas confirmer
09:46ce que les ministres
09:48ont dit
09:48qu'il faut-il croire ?
09:49Alors, si vous voulez,
09:50si vous prenez
09:51ce que dit précisément
09:52la procureure de Paris
09:53et la question
09:54à laquelle elle répond,
09:54c'est qu'elle dit
09:55qu'elle ne peut pas faire
09:56de lien entre l'ultra-gauche
09:57et les pillages.
09:58Ce qui est ce que je vous dis,
09:59c'est-à-dire que,
09:59si vous voulez,
10:00ce n'est pas des groupes
10:01d'ultra-gauche
10:01qui ont mené les pillages
10:02et, objectivement,
10:03pour l'instant,
10:04les gens qui comparaissent
10:05devant la justice
10:06sont plutôt des gens
10:06qui ont commis des pillages
10:08plutôt que des simples casseurs.
10:09Et c'est pour ça
10:10que je vous parlais
10:10de ces deux lames.
10:11Après que l'un
10:12est servi à l'autre
10:13et inversement,
10:14ça, pour le coup,
10:15c'est ce que disent
10:15de façon très claire
10:16les services de renseignement,
10:18maintenant,
10:18effectivement,
10:19ce n'est pas pour autant
10:19que ce sont des groupes
10:20d'ultra-gauche
10:21qui sont allés
10:22voler à la FNA
10:22ou chez Darty.
10:23Beaucoup de gens
10:24ont été évidemment choqués
10:25de voir également
10:26qu'un certain nombre
10:28de ces casseurs
10:30était masqué.
10:31Et on se pose la question
10:31de savoir comment
10:32les enquêteurs
10:33font pour identifier,
10:34finalement,
10:35ceux qui sont masqués.
10:37Est-ce qu'il y a
10:37d'autres moyens
10:38de les identifier ?
10:39Oui, il y a toujours
10:40des moyens de les identifier.
10:41Après, c'est aussi pour ça
10:42qu'on les appelle
10:42Black Blocs
10:43et qu'en général,
10:43ils sont habillés en noir
10:44aussi pour ne pas pouvoir
10:45être individualisés.
10:47Après, vous avez un autre sujet
10:48au-delà d'identifier
10:49ceux qui sont masqués
10:50même s'il y a toujours
10:50des moyens.
10:51Je vous assure,
10:52pour avoir mené des dossiers
10:53de cette nature
10:54pendant des années,
10:55je vous assure
10:56qu'il y a toujours
10:58des petits malins maintenant
10:59qui sont dans un tel
10:59sentiment d'impunité
11:00qui répondent à vos confrères.
11:02Ce n'est pas la faute
11:02de vos confrères
11:03à visage découvert
11:04qui publient des vidéos
11:06sur les réseaux sociaux.
11:07Et donc, eux aussi,
11:08vous avez tout simplement
11:09des moyens très simples.
11:10Vous prenez la capture
11:12d'écran de la vidéo,
11:13vous la passez au tâche,
11:14c'est-à-dire au fichier police.
11:15Vous avez à peu près
11:1517 millions de personnes
11:16qui sont au fichier police
11:19du tâche
11:19et vous faites des matchs
11:20tout simplement
11:21pour voir si cette personne
11:22est connue au tâche
11:23et in fine,
11:24vous arrivez à les identifier.
11:26Dernier point
11:26que je souhaiterais évoquer
11:27avec vous,
11:28Sacha Strauss-Kahn,
11:29c'est que les émeutiers
11:31de 2023 étaient des hommes
11:33de 25 ans de moyenne,
11:35sans emploi majeur
11:36pour les deux tiers,
11:36sans casier judiciaire.
11:38Est-ce que cette fois-ci,
11:39vous avez une sorte
11:39de topographie
11:40ou plus exactement
11:42de profil
11:44de ceux qui sont intervenus ?
11:46Qu'est-ce que vous pouvez nous dire
11:47sur les premiers
11:47qui ont été jugés ?
11:48L'analyse est forcément
11:49moins fine
11:50puisqu'il faut un petit peu de temps.
11:51En gros,
11:52c'est une immense majorité d'hommes
11:53puisqu'en gros,
11:53vous avez entre 95 et 98% d'hommes.
11:56Vous avez 70% de majeurs,
11:58ce qui là aussi est important
11:59de préciser
12:00parce que sur le mouvement lycéen
12:01des dernières semaines,
12:02c'était l'inverse.
12:03C'était une grosse majorité
12:04de mineurs,
12:05ce qui prouve bien
12:05que ce n'est pas le même public
12:06puisque tout le monde
12:07maintenant oublie quand même
12:08qu'à la base,
12:08c'était une manifestation
12:09à l'initiative
12:10de mouvements lycéens.
12:11On n'est pas sur le même public
12:12et ensuite,
12:13c'est globalement
12:14effectivement des jeunes hommes
12:16qui sont là aussi
12:17de différence majeure
12:18par rapport au mouvement lycéen
12:19en général connus
12:20de la police.
12:21Alors,
12:21pas forcément
12:22pour des faits très graves
12:23mais qui ont déjà eu
12:24des condamnations
12:25au maille à partir
12:26avec la police.
12:27Mais pour qu'on comprenne bien,
12:27il n'est pas faux de dire
12:28que les populations
12:29n'ont rien à voir,
12:30que ce sont des profils
12:31très différents ?
12:33Avec le mouvement lycéen
12:34ou avec ce qui s'est passé ?
12:35Avec le mouvement lycéen.
12:36Avec le mouvement lycéen,
12:37ah oui.
12:37Sauf que j'ai entendu quand même
12:38que parmi ceux
12:39qui ont été condamnés
12:40notamment cette nuit,
12:41il y avait un lycéen
12:42qui avait profité
12:44de la situation.
12:45Après qu'à la marge,
12:45vous ayez des mineurs,
12:46des lycéens
12:47qui se soient laissés emporter
12:48ou même qui sont venus
12:49pour casser
12:50ou pour piller,
12:51probablement,
12:51il y a toujours
12:52des réalités individuelles.
12:52En tous les cas,
12:53ce n'est pas la majorité.
12:53Mais ce n'est pas la majorité.
12:54Merci infiniment,
12:55Sacha Stropkan,
12:57porte-parole du ministère
12:58de la Justice,
12:59de nous avoir livré
13:00en détail
13:01les indications
13:02sur cette réponse judiciaire
13:04aux événements
13:04de ce week-end.

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