- il y a 45 minutes
Avec Jéremie Cohen, Sophie De Menthon, Fabien Verdier
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##DEBATS_AVDLD-2026-10-21##
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##DEBATS_AVDLD-2026-10-21##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Toujours en compagnie de mes trois débatteurs du jour, Jérémy Cohen, Sophie de Menton, Fabien Verdier.
00:05On parle de ces émeutes du 17 octobre. Après le temps des violences, vient celui des tribunaux.
00:11Qui se cache derrière ces casseurs ? Les premiers procès montrent des profils manifestement très différents.
00:17Des jeunes jusque-là inconnus de la justice, des pires opportunistes, mais aussi des personnes venues équipées pour affronter la
00:24police.
00:24Alors on se pose la question, je le vois dans les médias depuis ce matin, est-ce que les peines
00:29sont suffisantes ?
00:30Est-ce que la justice a été suffisamment sévère ? On a entendu le garde des sceaux appeler le parquet
00:35à plus de sévérité.
00:37On précise quand même que le parquet, ce sont les comparutions immédiates et que tout le monde ne passe pas
00:43en comparution immédiate.
00:45Mais enfin, selon moi, il faudrait peut-être se poser la question sous simplement, est-ce que la justice est
00:49suffisamment juste ? C'est son rôle ?
00:52Jérémy Coëm, on a vu plusieurs, on ne va pas tous les citer, mais c'est vrai qu'il y
00:57a eu un petit peu de tout.
00:59Casier vierge, personnes insérées qui ont quand même eu de la prison ferme, il y a eu beaucoup de sursis.
01:05Mais c'est vrai que c'est toujours un petit peu gênant de juger ce que fait la justice, on
01:09n'est pas dans les dossiers.
01:11Votre première réaction ?
01:12D'abord, c'est normal de juger ce que fait la justice. Je rappelle que la justice...
01:16Non mais quand on ne connaît pas les dossiers.
01:18Non, non, j'entends, mais c'est normal qu'on donne notre avis, puisqu'elle est censée rendre la justice
01:22au nom du peuple français.
01:23Donc encore heureux, effectivement, qu'on puisse penser, en tout cas, qu'elle est ou pas suffisamment ferme.
01:29Il faut rappeler, je crois qu'à Marseille, on parle de 30 000 pillards, juste à Marseille.
01:33C'est ça, un payant a démonti, mais la préfecture a dit 30 000.
01:37Même 10 000 !
01:38Et on peut dire sur la France des dizaines de milliers.
01:41Je crois qu'il y a eu 2500 gardes à vue, donc on voit déjà tout ce qui passe entre
01:44les mailles du filet.
01:45Donc derrière, on a eu, je crois, 123 personnes qui ont été incarcérées.
01:49Donc vous voyez, l'entonnoir, à la fin, il ne reste pas grand-chose.
01:51Or, toutes les études montrent que pour que la justice ne soit pas tant juste, mais en tout cas efficace,
01:57ce n'est pas tant une question de peine qui doit être sévère, mais qui doit être certaine.
02:01Alors si, effectivement, on n'est pas sûr d'être condamné, ça ne marche pas.
02:05Si tu fais une peine qui est très très forte, mais qui a une chance sur mille d'être condamné,
02:08ça ne marche pas.
02:09Ça, c'est le premier point.
02:10Deuxième point, est-ce que vous savez combien on encourt pour un vol en bande organisée ?
02:14Je parle même sans violence.
02:17C'est 15 ans, d'accord ?
02:18Et avec violence, c'est 20 ans, et avec arme, c'est 30 ans.
02:22C'est juste les peines maximum.
02:24Bon, par rapport à ce qui a été jugé, on voit bien qu'on est sur des peines qui sont
02:27absolument dérisoires.
02:29Et en fait, la justice, elle n'est pas la juste pour être juste, elle est là, effectivement, pour être
02:33efficace.
02:34C'est-à-dire d'exclure de la société des personnes violentes,
02:36et surtout envoyer un message aux émeutiers prochains, ceux de samedi,
02:40parce qu'il y en aura certainement d'autres ce week-end,
02:43que s'ils s'adonnent à ce type de crimes et de délits, ils seront condamnés fermement.
02:48Je crois que le message envoyé aujourd'hui, c'est plutôt celui du laxisme et du manque de moyens.
02:52Le problème, ce que j'ai entendu aussi, c'est que les émeutiers les plus dangereux
02:56n'étaient pas forcément ceux qui étaient présentés à la justice,
02:59parce qu'eux ont l'habitude et ont réussi à prendre la fuite.
03:01Sophie de Menton, vous avez observé ça ?
03:03Je suis très ennuyée sur ce sujet.
03:06Oui, d'abord, il y a énormément de types de casseurs.
03:10Moi, j'ai été très choquée par M. Tout-le-Monde qui passe et qui pique dans le magasin.
03:17M. Tout-le-Monde qui n'est pas...
03:20Ça, ça m'a horrifiée parce que c'est une question de mentalité.
03:24Ensuite de ça, il y a un truc quand même qu'il faut dire et redire.
03:27Ça fait 20 ans qu'on trouve que la justice est laxiste.
03:29On sait que la justice est plutôt tolérante en France.
03:35Les ministres de la justice successives n'ont rien pu faire.
03:37Enfin bref.
03:38Mais surtout, on n'a pas les moyens.
03:41On ne sait pas où les mettre.
03:42On ne peut pas les mettre en prison même de nuit pour leur apprendre quelque chose.
03:47On n'a rien.
03:47Les prisons n'ont pas été construites.
03:49Emmanuel Macron avait dit qu'il en construirait.
03:51Moi, je pense qu'il faudrait construire des prisons en préfabriqué et le faire illico.
03:55Et je connais d'ailleurs des chefs d'entreprise qui ont dit
03:58« Moi, j'ai des terrains, chef d'entreprise, agriculteur. »
04:01Qui ont dit « Je le donne pour construire une prison. »
04:03Parce qu'on dit que, soi-disant, il n'y a pas de terrain, etc.
04:06Mais jamais on n'en a voulu.
04:08Jamais il n'en a été question.
04:10Or là, le sujet...
04:11C'est compliqué avec les maires aussi, qui ne veulent pas toujours la construction de prisons.
04:15Il en a construit, je crois, de mémoire, 3 500 sur 7 500, promis.
04:19Bon, de place, oui.
04:22Écoutez, je sais que c'est insalubre, c'est une honte, les prisons.
04:26Non, et là, on ne peut pas.
04:28Alors, en plus, les jeunes, on les met où ?
04:29Les mineurs, on vous raconte, oui, l'excuse de minorité, je suis tout à fait d'accord.
04:34Mais on les met où ?
04:34Donc, on ne sait pas comment faire.
04:37Quand il y a eu des gens qui ont appelé la police, que je connaissais pendant cette manifestation,
04:41parce que leur immeuble était agressé, enfin, les gens rentraient,
04:44la police ne répondait pas.
04:46Ils disaient « Non, on est occupé, on ne peut pas venir. »
04:48On ne pouvait plus contacter la police.
04:50Je crois qu'il y a des problèmes encore plus graves que ça.
04:54Je discutais avec des policiers le vendredi soir,
05:00et ils disaient qu'on avait appelé, ça c'est intéressant,
05:03on avait appelé ceux qui étaient en congé, enfin, qui n'étaient pas en faction.
05:07Oui, c'est vrai.
05:08Et sur la base du volontariat,
05:11pas obligé, un type qui était...
05:12Eh bien, ils ont dit non.
05:14Parce qu'on ne peut pas non plus traiter de laxiste
05:18que le président vous demande d'être empathique,
05:20et vous dire d'aller vous faire casser la gueule trois jours après.
05:23Donc, les problèmes sont partout.
05:26Les policiers en ont marre qu'ils n'arrivent pas jusqu'au commissariat
05:31quand ils arrêtent des gens, enfin...
05:32Donc, je ne sais pas quoi vous dire.
05:34Qu'est-ce qu'il faut faire ?
05:35Il faut prendre les choses...
05:37Là, je vous propose, vous parliez de ces pires d'opportunités,
05:40vous souleviez cette question, parce qu'il y en a plein,
05:42et je voudrais vous faire écouter la mère, justement, d'un condamné.
05:47C'est assez intéressant, entendez l'oreille.
05:49Je suis là parce que mon fils s'est fait prendre par les commissariats
05:53pendant la manifestation, sur le soir.
05:56Il a fait la manifestation toute la journée
05:58pour soutenir le mouvement des jeunes et l'inflation,
06:01sur tout ce qui se passe mal dans la vie.
06:04La manifestation s'est très bien passée toute la journée.
06:06Lui, il a fait le cortège normal, pas de gaz, pas de voie, ni rien.
06:10Et le soir, sur le retour, quand il a voulu prendre son train,
06:12il a vu un magasin d'ouvert de...
06:14Comment dire ?
06:15Cassé, par les casseurs.
06:17Et il a shippé deux pulls
06:21sans savoir les conséquences.
06:24Shippé deux pulls, bon.
06:25Shippé, déjà, c'est mignon comme mot.
06:27Oui, mais c'est mignon, mais bon, quand même, pour le commerçant,
06:30c'est moins mignon.
06:30Et des gens comme ce gamin, il y en a plein, Fabien Verdier,
06:34qui sont passés par là.
06:36Oui, c'est vrai, il y a des piliers d'opportunités.
06:38Alors, moi, je pense que c'était très protéiforme la manifestation.
06:40Il y a peut-être 10, 15, 20 cas de figure de ceux qui étaient présents.
06:45Après, c'est vrai que la justice est rendue au nom du peuple français, tout à fait.
06:48Et les Français demandent beaucoup plus de sévérité.
06:50Ils ne la retrouvent pas depuis des années.
06:52Moi, je pense qu'il faut faire une proposition assez simple.
06:54Il faut revoir le système judiciaire français
06:56et qu'il soit élu, comme aux Etats-Unis,
07:00comme en Louisiane, comme dans le Mississippi,
07:02c'est-à-dire élire jusqu'au procureur, etc.,
07:05peut-être par arrondissement,
07:06et les rendre responsables le dimanche devant les Français.
07:09Une reddition des comptes très claire des magistrats.
07:12Il est trop laxiste, il n'est pas réélu.
07:15Il est suffisamment sévère aux yeux du peuple français,
07:17il est réélu.
07:19Dangereux, non ?
07:20Pas dangereux, ça s'appelle la démocratie.
07:22Ça s'appelle la démocratie.
07:24En fait, c'est du jury populaire que vous avez...
07:27Comme aux Etats-Unis, tu as des magistrats élus,
07:31tu as des procureurs élus, tu as des...
07:33Ce n'est pas inintéressant de rendre responsable un juge.
07:35En revanche, ça ne règle pas le problème
07:37qu'un matin, quand le juge arrive,
07:39on lui dit que tu as trois places de prison
07:41et pas une de plus.
07:42Dans ce cas-là, il faut imposer aux giles.
07:43Il faut que ça soit, à un moment,
07:46imposé à la vie,
07:48qu'elle ne veuille pas.
07:49On lui dit, voilà, ici, on a décidé,
07:51il y a un terrain et on met une prison.
07:52C'est ce qu'a proposé Guillaume Casarian hier
07:54sur notre antenne.
07:56Les permis de construire, tant pis,
07:57les maires, on ne veulent pas,
07:58mais on va leur imposer quand même.
08:00Alors, attendez, ce qu'il faut quand même se dire...
08:03Vous étiez maire de Châteaudin.
08:03Bien sûr, je crois qu'il y a 60 000 places en prison en France
08:06et il y a 90 000, 100 000 prisonniers, je crois.
08:08À Villeneuve-des-Maguelon, il y a 200 matelas par terre, je crois.
08:11C'est épouvantable.
08:12Ils sont trois, quatre par cellule.
08:14Très bien.
08:14Mais qu'est-ce qui ne se passe ?
08:15Ce n'est pas que le maire qui ne veut pas.
08:16Le maire, c'est ce que le peuple dit,
08:18son peuple local, c'est l'histoire.
08:19Qui veut une prison à côté de chez soi ?
08:20Et nous, ce qu'on dit avec les sous-préfectures,
08:22par exemple, c'est de dire,
08:23« Ah, on nous enlève une baselle aérienne,
08:24on nous enlève une maternité,
08:25on nous enlève un tribunal dans ta ville. »
08:27Et après, on te dit,
08:28on te met ce que tu ne veux pas,
08:29des éoliennes, une carrière, etc.
08:31Et on te met une deuxième prison.
08:34À un moment donné,
08:34quand on enlève dix choses positives,
08:36qu'on te met des choses négatives,
08:36ou alors...
08:37Donc, on peut s'opposer à une prison
08:39et on ne peut pas s'opposer à une éolienne,
08:41c'est ce que vous êtes en train de dire ?
08:42Ce que l'on dit,
08:43c'est qu'on nous met tout ce qu'on ne veut pas.
08:44Et on n'est pas la nouvelle Ligue de France.
08:45Les éoliennes, on peut vous l'imposer ?
08:46C'est compliqué, les éoliennes,
08:47parce qu'ils vont voir le propriétaire du champ,
08:49ils commencent à lui faire signer quelque chose,
08:51et la mairie n'est pas...
08:53La compétence est au préfet,
08:54et pas au maire,
08:54ni au président de l'intercommunalité, etc.
08:56Mais je crois qu'on les paie,
08:57pour les éoliennes.
08:58Bien sûr, on met un chèque.
08:59Mais si vous refusez,
09:00derrière, vous avez des pressions.
09:01Vous avez des pressions,
09:02mais les éoliennes font 250 mètres d'eau.
09:03Et donc, quand tu n'as que des choses négatives,
09:05on ne peut pas mettre que des choses négatives.
09:08Vous avez l'impression d'être un peu
09:15où on accompagne...
09:16Vous seriez prêt, par exemple,
09:17vous n'allez plus maire de Châteaudin,
09:19mais dans votre commune,
09:20vous auriez été prêt ?
09:21Je vais être très clair,
09:21Châtillon-sur-Seine,
09:23ancienne sous-préfecture,
09:24en Côte d'Or,
09:24le maire,
09:25qui est maintenant député depuis 20 ans,
09:26demande une prison.
09:27Ça veut dire que le tribunal de Dijon,
09:28il ne faut pas le mettre à Dijon,
09:29il faut le mettre à Châtillon-sur-Seine.
09:31Mais il faut être cohérent.
09:32Et lui, il le demande.
09:33Le maire de Saint-Amand-Mauron,
09:34dans le Cher, Emmanuel,
09:36il le demande aussi.
09:37Il n'y a pas de réponse.
09:37Mais vous voyez à quoi on se réduit ces maires-là,
09:39c'est à demander une prison.
09:40C'est intéressant ce que vous nous dites,
09:42encore l'absurdité des règles.
09:44Sophie, je vous propose de prendre
09:47un petit teasing de Eric,
09:49qui nous appelle de l'Odev.
09:50Bonjour, Eric.
09:52Oui, bonjour.
09:52Bonjour.
09:55Juste, présentez-vous,
09:56et puis on vous reprendra dans quelques minutes
09:58pour que vous nous disiez
09:59ce que vous pensez de ces peines.
10:01Est-ce que la justice était suffisamment sévère
10:03pour vous, pour l'instant ?
10:04Parce que ce n'est pas terminé.
10:06Moi, je suis chef d'entreprise,
10:07donc sur l'Odev,
10:08depuis une bonne dizaine d'années.
10:10Bon, je joue essentiellement maintenant
10:11le rôle commercial
10:12dans l'entreprise,
10:13qui est dans le bâtiment.
10:15Donc voilà, c'est très simple.
10:17J'ai 52 ans.
10:18Voilà.
10:19Bon, écoutez, vous savez...
10:20Et je pense régulièrement sur votre antenne.
10:23Et plutôt, juste la tendance,
10:25plutôt content, pas content,
10:27moyen content ?
10:28Ah, mais c'est du foutage de gueule.
10:29Bon, vous allez nous dire pourquoi.
10:31Dans quelques instants,
10:32on se retrouve avec vous, Eric.
10:35Sud Radio.
10:36Jérémy Cohen, Sophie de Menton,
10:37Fabien Verdier.
10:39Est-ce que la justice est trop clémente ?
10:41Est-ce qu'elle est suffisamment sévère ?
10:43On vous pose la question ce matin,
10:45puisque les premières peines sont tombées
10:47après les émeutes du 17 octobre.
10:49On était avec Eric à quelques instants
10:51qui nous appelle de l'Odev.
10:52Vous disiez, mon cher Eric,
10:54pour reprendre vos propos,
10:55si c'est du foutage de gueule.
10:57Complètement.
10:59Bon, pour la petite...
11:01Comment dire ?
11:02La petite plaisanterie.
11:03Il ne nous prend pas pour des lapins de six semaines,
11:05mais pour des embryons de lapins, quoi.
11:07Parce que s'il veut faire payer les jeunes,
11:10à part d'aller en prison,
11:11faire des peines avec sursis,
11:13ils vont leur laisser,
11:15comme ils ont dit hier,
11:15un reste à vivre.
11:16C'est-à-dire, admettons,
11:17ils touchent le RSA à 500-600 euros.
11:20On va leur enlever 150 euros.
11:23Il va y avoir 1 000 condamnations.
11:251 000 condamnations, 150 euros,
11:27vous faites le calcul,
11:27c'est qui qui va payer ?
11:28Ils ne paieront jamais.
11:29Jamais ils paieront leur dette.
11:30Jamais.
11:31Et qu'est-ce que...
11:31Ça, c'est sûr.
11:32La racaille.
11:34On va aller jusqu'au bout.
11:35La racaille.
11:36Donc, il va lui rester 450 euros pour vivre.
11:40Sur un mois, en dilant tout le mois,
11:42il va se faire 7-8 000 euros.
11:44Donc, il n'y en a rien à foutre de ça.
11:46C'est pas...
11:47C'est pas...
11:48C'est que dalle.
11:50Ça oblige...
11:51D'avoir des comportements comme ça
11:53de l'état des condamnations,
11:55ça oblige les jeunes à vouloir recommencer.
11:57Parce qu'on sait qu'on ne risque rien.
12:01C'est bon, on va continuer.
12:02C'est bon, c'est de la plaisanterie.
12:04On fait ce qu'on veut en France.
12:05Bon, et le gouvernement, Eric, a promis...
12:08Alors, vous n'êtes pas obligé de le croire.
12:10Mais il a promis, cette fois-ci, vraiment,
12:12d'aller taper dans les allocations familiales,
12:15d'engager la responsabilité civile des parents,
12:19voilà, et d'aller vraiment chercher l'argent.
12:21Est-ce que, cette fois-ci, vous pensez
12:23qu'ils ne vont pas le faire ?
12:25Ben non, ben non.
12:26Ben non.
12:27Ben non, après, vous allez avoir des associations
12:30et tout du LFI, avec des avocats et des filles
12:33qui vont dire que c'est pas normal, et ci et ça.
12:36Et puis, ben voilà, mais on en est là.
12:37On en est là, dans le pays.
12:39Non, mais c'est une catastrophe.
12:40Je suis désolé.
12:41Moi, des jeunes comme ça,
12:43moi, je suis à l'État.
12:46Écoute, hop, tu le mets dans des centres fermés,
12:48tu vas aller casser des cailloux comme à Cayenne,
12:49et ben, tu vas réparer tout ce que t'as cassé.
12:51Et tu vas jusqu'à temps que t'as purgé ta peine.
12:53Voilà.
12:54Et t'as pas de salaire.
12:54On te donnera à manger s'il faut,
12:56mais juste pour aller travailler.
12:57Et ben, tu vas faire 5 ans, 10 ans,
12:59ou alors encadré par l'armée.
13:01Mais il faut en arriver là,
13:02parce que vous allez voir le débordement
13:04qu'il va y avoir dans 10 ans.
13:06S'il n'y a rien, vous allez voir.
13:08Ben, il y en a déjà.
13:09Il y en a déjà.
13:10Non, mais ça, c'est rien, ça.
13:11C'est rien, ça.
13:13Non, mais c'est parce qu'après,
13:14le problème qu'il va y avoir,
13:15c'est qu'il va y avoir des gens comme moi,
13:17ou comme un voisin,
13:18ou n'importe.
13:19Le jour où on touche à sa fille et tout,
13:20le mec, il va sortir le fusil,
13:21il va tirer dans le tas.
13:22Ou on pète la vitrine,
13:23il va tirer dans le tas.
13:24Ils vont sortir, ils vont tirer au fusil.
13:25Et ça, j'en avais parlé une fois
13:27avec M. Bercoff,
13:28il me disait, mais non,
13:29ça arrivera pas,
13:29vous êtes trop machin.
13:30Une guerre civile, voilà.
13:32Parce que la police, tout ça,
13:33tout le monde va démissionner,
13:34parce que ça sert plus à rien interpeller,
13:36parce que deux jours après,
13:37ils sont dehors.
13:38Et ils ont 150 euros,
13:39et qu'ils doivent rembourser tous les mois.
13:41Et c'est ça qui va arriver.
13:42Il faut ouvrir les yeux.
13:43Je suis désolé.
13:44Mais vous n'allez pas aller en prison
13:45par rapport à ça
13:46si vous faites la loi du talion ?
13:48Si vous tirez sur une personne,
13:49c'est-à-dire que vous êtes aussi sauvage que lui ?
13:51Je ne risque rien,
13:52parce que lui, il ne risque rien.
13:53Mais c'est la logique de défense.
13:56En tout cas, c'est très intéressant.
13:58Vous nous dites plein de choses, Eric,
14:00et moi, je ne vous dirais pas
14:01que ça n'arrive pas.
14:02J'ai peur qu'il y ait plein de gens
14:03qui pensent comme vous.
14:04de faire un sujet sur les autodéfenses,
14:05et je peux vous dire que malheureusement,
14:08c'est déjà beaucoup le cas.
14:10Les clubs de tir, vous savez,
14:11obligatoires pour porter une arme,
14:14ils sont submergés,
14:15ils refusent du monde,
14:16et dans les campagnes,
14:18c'est déjà un petit peu le cas,
14:20sauf il menton,
14:20ce que vient de nous dire Eric.
14:22Il y a énormément de colère,
14:23parce que c'est vrai que,
14:25souvent, c'est le contribuable
14:26qui se met à payer, finalement.
14:29Oui, et c'est dans le sujet,
14:32mais un peu à part.
14:33Je me fais la porte-parole
14:34de la Fédération du commerce en France,
14:39la Confédération des commerçants de France,
14:42qui m'a demandé de soulever un problème,
14:44parce que, bon,
14:45ils sont absolument scandalisés,
14:47c'est eux qui ont été quand même
14:48très victimes de tout ça.
14:50Et depuis plusieurs années,
14:52ils alertent sur les ventes illégales
14:54dans la rue et les réseaux sociaux.
14:55Là aussi, on ne fait absolument rien.
14:58Le pillage ne doit pas
14:59de trouver un débouché sur Internet.
15:01Il faut empêcher les reventes
15:03sur les réseaux sociaux.
15:04On a vu des vêtements,
15:05ils n'avaient même pas enlevé les bips.
15:08Et donc, il y a...
15:09Là, les transactions sont complètement libres,
15:11il y a des marketplaces, etc.
15:13On refuse de prendre les coordonnées
15:17des vendeurs.
15:18Autant on peut être anonyme sur Internet,
15:20autant il faut savoir qui vend.
15:22Et il faut que les plateformes
15:23et les marketplaces sachent d'où vient...
15:25Elles ont passé un accord
15:26avec le gouvernement, les plateformes.
15:27Ça a été une annonce hier
15:28de Serge Papin sur ce radio.
15:31Bon, on espère que ça va être
15:33suivi des faits.
15:34Mais c'est vrai que sur les peines,
15:35là, Éric nous dit plein de choses.
15:37Quand même, les Français sont en colère
15:39et ça, il faut l'entendre.
15:42Tout à fait.
15:43Moi, ce que je disais tout à l'heure,
15:43le peuple gronde,
15:45il y a une énorme colère dans le pays
15:46de millions de gens,
15:47pas trois et demi.
15:48Ce que dit Éric est très juste
15:49à l'Odev.
15:51Et moi, je vous dis,
15:51si on ne met pas les magistrats élus,
15:53si on n'est pas plus durs,
15:53il faut qu'on soit des places de prison.
15:55Je le disais tout à l'heure en rentaine,
15:56Gérald Darmanin a promu
15:57des prisons modulaires,
16:01Allemagne, plusieurs sont prévues en France.
16:03Mais s'il n'y a pas une chaîne
16:04très forte de la sanction jusqu'à la prison
16:07et avec les magistrats,
16:10le peuple va très mal.
16:10Moi, je fais plusieurs conférences
16:12ces derniers temps
16:12à l'Institut de géographie de la Sorbonne,
16:14à Dijon, à Sens, etc.
16:16Je leur disais,
16:17mais vous ne vous rendez pas compte
16:18de l'énervement des citoyens ?
16:19Ils auraient,
16:20M. Macron en face d'eux,
16:21ils auraient envie de tirer dessus.
16:23On en est là.
16:23Ils étaient à 300 mètres de l'Elysée
16:26sur le canard enchaîné.
16:27Alors qu'en 2018,
16:28avec les gilets jaunes,
16:29ou en 2019,
16:29ils n'étaient pas loin de l'Elysée.
16:32Là, on a même entendu dire
16:33que certains étaient rentrés dans le jardin.
16:35Il y a une colère incroyable dans le pays
16:37face à ces neuf ans de gouvernement
16:39que les Français ont trouvé très mauvaises.
16:41Jérémie Cohen,
16:42il y a aussi l'idée
16:43que parfois,
16:44on a l'impression qu'on nous vole
16:46ce qu'on souhaite.
16:47En tout cas,
16:48c'était l'état d'esprit qu'avait Éric,
16:51la loi des mineurs,
16:52elle a été retoquée,
16:53voulue par Attal,
16:54Gabriel Attal,
16:55elle a été retoquée
16:56par le Conseil constitutionnel.
16:57Donc, c'est extrêmement difficile.
16:59Il y a beaucoup de bon sens
17:02dans ce que dit l'auditeur.
17:03Et si on en revient au départ,
17:05au rôle essentiel de l'État,
17:06c'est celui de garantir
17:07la sécurité des individus.
17:09En fait, c'est pour ça
17:10que les individus,
17:11à un moment donné,
17:11se sont décidés
17:12à vivre ensemble
17:13et à déléguer une partie
17:14de leur souveraineté.
17:15D'accord ?
17:16Ça, c'est la base.
17:16Et donc, si l'État
17:17ne fait pas ce minimum
17:19sur quoi il s'engage,
17:20c'est-à-dire garantir
17:21la sécurité des individus,
17:22dans ce cas-là,
17:23l'État n'a plus de raison d'être.
17:24Et quand on a un État
17:25qui s'occupe de tout,
17:27vraiment de tout
17:28et de n'importe quoi,
17:29et qui nous prélève
17:30plus que la plupart
17:31de tous les pays du monde,
17:32s'il n'est pas capable
17:33de remplir la première
17:34de ses missions,
17:35c'est-à-dire assurer
17:36la sécurité des individus,
17:38des biens aussi,
17:39bien sûr,
17:39et des commerces,
17:40et bien dans ce cas-là,
17:41le citoyen ne voudra plus
17:42faire nation.
17:43Vous voyez cette expression
17:44que tous les politiques
17:45viennent sur les pétos télé
17:46pour dire,
17:46il n'y aura plus de faire nation.
17:48Donc, chacun va assurer
17:48sa sécurité soi-même.
17:50Il y aura de la sécurité privée
17:52pour ceux qui en ont les moyens
17:53et les autres se défendront
17:54avec des armes, etc.
17:57Et en fait,
17:57on arrive à ça.
17:58Donc, quand l'auditeur
17:59parle de guerre civile,
18:00etc.,
18:00c'est une conséquence
18:02de la fin
18:03du rôle légitime
18:04de l'État.
18:05Oui, mais je suis désolée,
18:07on est responsable,
18:07on a élu tous ces gens-là.
18:09Ça fait 25 ans
18:10que ça dure.
18:11Or, les Français,
18:13on demande tout à l'État,
18:14d'abord,
18:14y compris financièrement.
18:16Sur la sécurité,
18:16c'est normal.
18:17La sécurité,
18:18nous sommes entièrement
18:18d'accord
18:19sur les missions régaliennes.
18:20Mais à force de demander,
18:22c'est un clientélisme
18:23qui est arrivé
18:24en matière politique
18:25et on a quand même
18:27les politiques
18:27qu'on a élues
18:28et qu'on mérite.
18:29Ça risque de changer
18:30si on en croit
18:31le sondage IFOP
18:32pour suivre la d'eau.
18:33Vous n'avez plus Sarkozy ?
18:34Peut-être, justement,
18:35pour répondre sur Sarkozy.
18:36Il n'a pas été assez.
18:37Non, mais il a été élu
18:38sur le Karcher.
18:39Donc, en fait,
18:40les Français...
18:40Oui, mais il n'a rien fait.
18:41Il n'a pas karchérisé.
18:42Il a fini dans le 6e arrondissement.
18:43À un moment donné,
18:44les Français,
18:44je veux bien
18:45qu'on les responsabilise
18:47et c'est important,
18:48mais ils élisent
18:49quelqu'un sur un programme.
18:50Après, les programmes,
18:51ils engagent
18:52ceux qui les promettent.
18:53Maintenant,
18:53si le dirigeant,
18:54il ne respecte pas
18:55ses promesses,
18:56alors on doit peut-être
18:56criminaliser la campagne.
18:58C'est-à-dire que si,
18:58pendant une campagne,
18:59tu promets quelque chose
19:00que tu ne fais pas,
19:00peut-être que tu dois
19:01être redevable pénalement.
19:02Il y en a qui le proposent.
19:04Bonjour Michel.
19:06Oui, bonjour.
19:07Vous nous appelez de Toulouse.
19:09Qu'est-ce que vous en pensez ?
19:09Oui, bonjour tout le monde.
19:10Bonjour.
19:11Moi, je pose
19:13beaucoup de questions.
19:14Regardez en Corse,
19:16eh bien,
19:16ils se font respecter.
19:19Pardon,
19:19je ris,
19:20mais ce n'est pas drôle.
19:21Mais oui,
19:22les Corses,
19:23c'est sûr,
19:23ils se font respecter.
19:26Ah oui ?
19:27Alors,
19:27pourquoi nous,
19:28on ne se fait pas respecter
19:29à Paris,
19:29à Toulouse,
19:30à Lyon ?
19:31Je vous pose les questions.
19:33On brûle la mairie de Limoges.
19:34J'ai vécu trois ans
19:35à Limoges, madame.
19:37Mais vous ne vous rendez pas compte
19:39que cette mairie
19:39était magnifique.
19:40Qu'est-ce que c'est,
19:41cette histoire
19:41de brûler une mairie ?
19:44Vous avez vu un suspect
19:48ultra-gauche,
19:48classé à l'ultra-gauche
19:49qui fréquente,
19:51vous savez,
19:51ce fameux plateau
19:52des mille vaches.
19:53Voilà,
19:54c'est ça le profil.
19:55Cela dit,
19:57votre réflexion est intéressante,
19:58mais on ne peut pas
19:59prendre la Corse
19:59comme exemple quand même.
20:00Il y avait une mafia
20:01qui était à la Corse.
20:03Alors,
20:03ce n'est peut-être plus le cas
20:04et ça,
20:05c'est peut-être
20:05beaucoup arrangé.
20:06Je ne sais pas,
20:07mais quand on débarquait,
20:08vous brûlez votre villa
20:09tranquille,
20:10si on n'avait pas
20:11passé des accords,
20:13c'est un peu...
20:15j'ai des doutes.
20:16Mais la mafia,
20:17c'est la conséquence
20:17d'un État
20:18qui s'affaiblit.
20:19Puisqu'une mafia,
20:20qu'est-ce que c'est ?
20:20C'est un autre type d'État.
20:22Elle est déjà là en France,
20:24la DZ Mafia.
20:24Moi,
20:25j'ai des commerçants
20:25dans le Sud
20:26qui vous expliquent
20:26qu'ils sont obligés
20:27de verser une partie
20:28de leur chiffre d'affaires
20:30à la DZ Mafia.
20:30Il y avait une DZ Mafia
20:32de nouvelle génération
20:33qui est encore pire
20:34que celle d'avant.
20:35Mais c'est une réalité.
20:37Et certains,
20:38d'ailleurs,
20:38mettent en cause
20:39le rôle même
20:40de la DZ Mafia
20:41dans ses émeutes.
20:42Bon, alors ça,
20:43on n'a pas encore la réponse.
20:44En Italie,
20:44la mafia,
20:45elle a été efficace
20:47pour plein de choses.
20:47Elle assure une sécurité.
20:49Non, mais je ne sais pas
20:49pour la mafia.
20:50La promotion de la mafia.
20:52En tout cas,
20:52merci Michel.
20:53Mais pour la Corse,
20:54non plus.
20:54Vous voyez que vous êtes
20:55une bonne cliente.
20:56Bon, merci Michel.
20:57Vous avez suscité le débat
20:59et pas n'importe lequel.
21:00Merci en tout cas à vous.
21:01Et c'est vrai
21:02que la colère est grande.
21:04On le sent,
21:05on l'entend chez vous.
21:070826 300 300.
21:09Sud Radio.
21:1210h midi,
21:13Sud Radio.
21:14A vous de le dire,
21:15Stéphanie Demuru.
21:16A vous de le dire
21:17avec aujourd'hui
21:18Jérémy Cohen,
21:18Sophie de Menton,
21:20Fabien Verdier.
21:21On continue de parler
21:21de ses émeutes.
21:22On a parlé de la justice.
21:24Est-ce qu'elle a été
21:24assez sévère ?
21:25On voit que nos auditeurs
21:26sont en attente
21:27de justice
21:28et de sévérité.
21:29Il y a beaucoup
21:30de frustration.
21:31On parle aussi
21:33maintenant
21:33de ceux qui cassent
21:34mais ceux qui s'arment,
21:35qui arment,
21:36pardon,
21:36politiquement la colère.
21:38À qui la faute ?
21:39Chacun se renvoie la balle.
21:41Je ne sais pas si vous avez
21:41vu les questions
21:42au gouvernement hier
21:43entre Mathilde Panot,
21:45Sébastien Lecornu.
21:46Chacun s'accuse
21:48d'être un danger public.
21:49Alors,
21:50qui porte la responsabilité
21:51de ce chaos ?
21:53Vous avez vu ça,
21:55Sophie,
21:55hier ?
21:56L'Assemblée nationale ?
21:58Mathilde Panot ?
21:58Tu n'as pas condamné
22:00Limoges.
22:00Elle ne s'est pas sorti.
22:01Mathilde Panot,
22:02on prononce le nom,
22:03je reste muette,
22:04ce qui m'arrive très rarement.
22:06Je dois dire que là,
22:09oui,
22:09ils s'accusent tous,
22:10c'est vrai,
22:11et en même temps,
22:12ils n'ont pas totalement tort.
22:14C'est la faute de la FI,
22:15c'est la faute du gouvernement.
22:16Ils n'ont pas tort
22:17de s'accuser.
22:18À niveau égal,
22:19pour vous ?
22:21Non,
22:22à niveau,
22:23il y en a qui sont plus forts
22:24que d'autres,
22:25comme Mélenchon,
22:27qui devient quand même
22:30inattaquable,
22:31si je puis dire,
22:33et violent,
22:34sur sa violence,
22:36mais je n'arrive pas
22:38à défendre un camp
22:39au profit de l'autre.
22:40Mais vous pensez
22:41qu'ils sont co-responsables ?
22:42Jérémy Cohen ?
22:43Pas au même niveau,
22:44vous avez raison.
22:45C'est votre avis aussi ?
22:46Non,
22:46de toute façon,
22:47il y a ceux qui sont au pouvoir,
22:50il y a ceux qui dirigent,
22:50il y a ceux qui ont les moyens,
22:51et après,
22:52il y a ceux qui parlent.
22:52Donc là,
22:53pour le coup,
22:53le gouvernement a largement
22:55sous-estimé ce qui allait arriver.
22:56Il envisageait 200 000 personnes,
22:58il y en a eu beaucoup plus.
22:59Les services de renseignement
23:00sur les réseaux sociaux,
23:01on savait très bien
23:02que ça allait être
23:03une journée noire,
23:04mais depuis longtemps.
23:04Moi,
23:04la date du 17 octobre,
23:06je l'entends sur Twitter
23:07déjà depuis début septembre.
23:08Alors,
23:09ça ne devait pas être forcément
23:10ce que ça a été,
23:11mais cette date du 17 octobre,
23:12on la connaît depuis longtemps,
23:16c'est un qui s'est greffé,
23:18et ensuite,
23:18on a eu évidemment
23:19tous ces pierres.
23:20Donc là,
23:20ce n'est pas nouveau.
23:21Premièrement,
23:21deuxièmement,
23:22il y a la réponse
23:22du président de la République
23:24quand tu compares son allocution,
23:25notamment avec celle
23:26de Mélonie en Italie,
23:27où il y a eu évidemment
23:28aussi des débordements
23:29à Milan,
23:30avec pareil,
23:31des millions d'euros
23:32de dégâts,
23:32etc.
23:32Tu vois que la réponse,
23:33elle n'est pas la même.
23:34Après,
23:34concernant la responsabilité
23:36de LFI,
23:37mais également
23:37d'un certain nombre
23:38d'associations proches
23:38des frères musulmans,
23:39ça aussi,
23:40c'est tout à fait documenté,
23:41on sait exactement
23:42ce qu'il en est,
23:42et d'ailleurs,
23:43ils font leur jeu,
23:44on en parlera tout à l'heure
23:45au niveau du sondage,
23:46eux,
23:46ils ont tout à gagner,
23:47justement,
23:47à instrumentaliser ça,
23:48et en plus de ça,
23:49ils n'en paient pas
23:50les pots cassés,
23:51puisque finalement,
23:52ils continuent à monter,
23:53ou en tout cas,
23:54à se stabiliser
23:54dans les sondages.
23:55Et il y a quelque chose
23:56qui est très grave,
23:57c'est que supposons
23:59ce qui devrait arriver,
24:00que Marine Le Pen
24:01gagne le deuxième tour
24:02des élections,
24:03moi,
24:04ce qui m'inquiète,
24:04ce n'est pas Marine Le Pen,
24:06c'est la guerre civile.
24:07Le lendemain de l'élection,
24:10ils l'ont dit.
24:11Elle est fière déjà,
24:12à l'élection.
24:13Même la veille du deuxième tour,
24:15c'est le 1er mai.
24:16Mais bien sûr.
24:16Comment est-ce qu'on peut
24:17mettre une élection
24:18du 1er mai ?
24:19Vous avez raison
24:19de vous en inquiéter,
24:21parce que de toute façon,
24:21l'extrême gauche
24:22a appelé à se révolter
24:23dans la rue,
24:24et ça risque d'être tendu.
24:26Fabien Verdié,
24:27les villes de sous-préfecture,
24:29il y a beaucoup
24:30de villes françaises,
24:30on parle beaucoup
24:31des grandes villes,
24:32mais chacun a été touché,
24:34les commerçants
24:35de part et d'autre,
24:36et c'est vrai,
24:37qu'est-ce qu'ils en pensent
24:39les élus,
24:40les administrés
24:41à qui vous parlez,
24:43justement,
24:43dans ces villes ?
24:45C'est frappant
24:45parce qu'ils sont,
24:47ils voient cette chianlite,
24:48ce non-ordre public,
24:49ils en sont frappés.
24:50C'est beaucoup plus développé
24:52dans les métropoles,
24:53Lyon,
24:54Marseille,
24:54Paris,
24:55évidemment,
24:57et Limoges.
24:58Moi,
24:59ce qui me frappe,
24:59c'est Emmanuel Macron
25:02a consacré
25:02les hauts fonctionnaires
25:03ministres depuis des années,
25:05Laurent Nunez,
25:05ministre de l'Intérieur.
25:07Édouard Geffray,
25:08ancien directeur général
25:08de l'enseignement scolaire,
25:09ministre de l'éducation,
25:10M. Philippe Baptiste aussi.
25:11Et en fait,
25:12un,
25:12il a désorganisé
25:13la haute administration,
25:14le directeur d'administration centrale.
25:15Ça ne se voit pas,
25:16on en parle peu,
25:16mais c'est très profond.
25:17Oui.
25:18A Bercy aussi,
25:20direction générale
25:21des finances publiques,
25:21etc.
25:22et deux,
25:23en fait,
25:23il a promu
25:24des techniciens ministres
25:26très fortement
25:26depuis des années.
25:27Ce qui fait que ces gens-là
25:28n'ont pas forcément
25:29l'intuition politique,
25:30le flair,
25:30l'anticipation,
25:32la connaissance du terrain.
25:33Moi,
25:34je suis pour ce cursus honorum
25:35que Macron a si fortement décrit,
25:37c'est avoir été conseiller régional,
25:38avoir été conseiller municipal,
25:39avoir été maire,
25:40avoir eu un parcours
25:41parce que tu prends des décisions,
25:42t'en prends 10 par jour.
25:42Il n'y a plus de cumul aussi.
25:43Il n'y a plus de cumul.
25:44Et tout ça fait que tu donnes
25:46le pouvoir à la haute administration
25:47qui ne sont pas des élus.
25:48Et les citoyens
25:48qui sont déconnectés,
25:49qui ne sont pas...
25:50Ils sont peut-être très bons
25:50aux fonctionnaires,
25:51mais après,
25:51c'est un principe de piteur.
25:52Si tu montes à l'état juste,
25:54tu peux être un bon DGPN,
25:55directeur général de la police nationale,
25:56tu peux être un bon préfet de police,
25:58mais pas un bon ministre de l'intérieur.
25:59Je sais que M. Nunez
26:00n'est pas contesté là-dessus,
26:01mais il y a quand même des questions.
26:03On ne peut pas anticiper
26:04100 000 personnes
26:04ou 200 000
26:05et être à 600 000.
26:06On ne peut pas
26:07ne pas regarder
26:08les réseaux sociaux
26:08de TikTok, Instagram, Twitter.
26:10Tous les gens te disaient
26:11samedi ou dimanche,
26:12à 15h le samedi,
26:13j'en savais plus
26:14que M. Le Corneau.
26:15Premier ministre de la France
26:15à 23h le samedi.
26:16Oui, c'est vrai que c'était documenté
26:17sur les réseaux sociaux.
26:18Il se corneait, etc.
26:20Il fallait l'appeler.
26:22Il y a quand même...
26:23Il y a une question de doctrine
26:24dont on ne parle pas
26:25et qui, pour moi,
26:25est essentielle.
26:26On a des émeutes de ce type-là
26:29depuis...
26:29Moi, je vais dire 2005.
26:30On a peut-être eu avant,
26:31mais on va revenir à celle de 2005.
26:33Donc, ça fait 20 ans,
26:3421 ans qu'on a...
26:35J'avais fait la liste
26:36à peu près une ou deux par an.
26:38Un peu comme, tu sais,
26:39la purge, le film
26:39dans lequel on laisse un peu
26:41les gens se lâcher un peu.
26:43Ça les calme
26:43et après, ils reviennent
26:44six mois après.
26:45Donc, en fait,
26:45on a l'expérience.
26:46On sait très bien
26:46comment ça va se passer.
26:47Et puis, on a le syndrome
26:49Malikosikine.
26:49C'est-à-dire qu'on a peur,
26:50effectivement,
26:50qu'il y ait une bavure
26:51et on préfère que la France
26:52soit à feu et à sang
26:54plutôt qu'il y ait
26:55le moindre mort
26:55parce qu'on estime
26:56que ce serait encore pire.
26:58Pardonnez-moi,
26:58je coupe juste une seconde.
26:59On préfère qu'il y ait
27:00un flic mort
27:01plutôt qu'un émeutier mort.
27:03C'est terrible.
27:04Le pouvoir de nuisance,
27:05effectivement,
27:06n'est pas le même.
27:06Et donc, entre
27:08ce terrorisme politique,
27:09c'est-à-dire semer la terreur
27:10et influer sur les politiques
27:11de maintien de l'ordre,
27:13etc.,
27:13ça mène à ce qu'on a eu
27:14aujourd'hui,
27:15c'est-à-dire un gouvernement
27:16qui ne veut pas trop réprimer
27:18et qui se dit
27:19bon, au pire,
27:20ça ne fera que des vitres brisées.
27:22Vous avez raison, Jérémy,
27:23je suis sûre que ça a joué.
27:24C'est une évidence.
27:25Oui, je le crois.
27:26Mais le problème,
27:26et je pense qu'il sous-estime,
27:28et ça, il suffit de lire
27:29l'économiste Bastia,
27:30c'est concernant, justement,
27:31le coût de la destruction
27:34des biens publics
27:35et notamment de la vitre brisée.
27:36Ah, parce que c'est des millions,
27:37là, ça y est,
27:37les premiers chiffres sont tombés.
27:37Mais oui, mais le problème,
27:38c'est qu'il y a ce qu'on voit,
27:39c'est-à-dire les primes d'assurance
27:40qui vont augmenter,
27:42les dégâts,
27:42les prêts garantis par l'État,
27:4450 000 euros par la BPI,
27:45je ne sais quoi.
27:45Et puis, il y a tout ce qu'on ne voit pas,
27:47tous ces entrepreneurs
27:47qui ne vont pas entreprendre
27:48ou qui vont entreprendre ailleurs,
27:49ces touristes qui ne vont pas venir,
27:51cette consommation
27:51qui n'aura pas lieu.
27:52Et puis aussi,
27:53ce sentiment d'insécurité,
27:54parce qu'en plus de la vraie...
27:55Ce qui n'est plus un sentiment.
27:56Non, mais en fait,
27:57il y a l'insécurité,
27:58elle est réelle, évidemment.
27:59Il y a aussi le sentiment
28:00tous les jours
28:00qui fait que peut-être
28:01on ne sort pas
28:01et donc on ne dépense pas
28:03et donc on ne consonne pas.
28:04Et ça, à l'échelle d'une économie,
28:05c'est absolument terrifiant.
28:06Et pour le tourisme,
28:07vous imaginez,
28:08Fabien Verdier,
28:09c'est vrai,
28:13nous, on a eu des policiers hier,
28:14ils sont vraiment
28:15au bout du rouleau,
28:16les policiers.
28:17Il faut faire attention
28:18parce que...
28:20Enfin, moi, il y en a un,
28:20il m'a fait peur.
28:21C'était un représentant
28:22d'une amicale policière,
28:23il me dit
28:23mais on ne sait pas
28:24si on va y arriver.
28:26Quand un policier vous dit ça,
28:27il faut s'inquiéter, je pense.
28:28Bien sûr,
28:29ils ont fait intervenir
28:30en dernier moment
28:30la CRS 8
28:31qui est en Essonne,
28:32samedi soir, etc.
28:33Les CRS s'entraînaient
28:34sur l'aérodrome
28:35de Châteaudan.
28:36Et moi, ce qui me frappe,
28:37c'est que si vous prenez
28:38les incendies cet été,
28:39je sais que ce n'est pas pareil,
28:40les lycéens.
28:41Et ce qui s'est passé
28:42ce 17 octobre,
28:43à chaque fois,
28:44le gouvernement a pris la vague.
28:46Tsunami,
28:46il a pris très largement
28:47au-dessus,
28:47il a sous-destigné,
28:47il n'a pas vu arriver,
28:48il l'a vu trop tard,
28:49trop mal,
28:49trop peu, etc.
28:51Et nous,
28:52dans notre association,
28:52on a même une ancienne préfète
28:54par exemple qui nous disait
28:54avant, dans les 235
28:56sous-préfectures de France,
28:57on faisait les passeports.
28:58Dans les années 80-90,
28:59on faisait beaucoup de choses.
29:00Et du lundi au vendredi,
29:01les citoyens,
29:02à l'Odève,
29:08le dimanche soir,
29:08on faisait une autre place Beauvau
29:09au ministre de l'Intérieur.
29:10Et tout remontait.
29:11Beaucoup plus.
29:12En fait, on dit que les villes
29:13sous-préfectures
29:13sont les terminaisons nerveuses
29:16de la République.
29:16C'est comme si on nous avait
29:17coupé nos doigts,
29:18aux mains, aux pieds,
29:19et qu'on n'a plus de capteurs
29:20à Saint-Laurent-du-Marronnier
29:21en Guyane,
29:22à Calvi, à Corté.
29:23Et pourtant,
29:23on a tous les capteurs
29:24technologiques
29:24qu'on n'avait pas.
29:25Oui, mais comment ils prennent la vague ?
29:27On ne peut pas toujours être
29:27dans la nostalgie,
29:28il faut aussi que les choses évoluent.
29:29On ne peut pas dire
29:30que c'était mieux avant
29:32et ne pas faire évoluer.
29:33Ça ne va pas dans le bon sens.
29:35Oui, mais on peut faire évoluer.
29:36Quand on prend la vague
29:37et qu'on mesure 1m80,
29:39qu'on prend des vagues
29:39de 5m de haut
29:40qu'on ne va pas venir,
29:41sur les incendies
29:42comme sur le reste,
29:43parce qu'on n'a pas acheté
29:43des Canadaires,
29:44et qu'il fallait un document
29:45qui allait dans un autre document,
29:46qui allait dans un autre document,
29:47qui allait dans un autre document.
29:48Non, c'est qu'on croisait
29:49les citoyens français.
29:50Et que l'État croisait
29:51les citoyens français
29:51et croisait ces 60 millions d'habitants
29:53qui leur faisaient remonter
29:54des inputs,
29:54des entrants.
29:55Ils avaient des capteurs.
29:56Vous voudriez plus de pouvoir ?
29:57Christophe Béchut,
29:58ce matin,
29:59le maire d'Angers,
29:59demandait, par exemple,
30:00plus de pouvoir
30:01pour la police municipale.
30:03Ça, c'est une idée aussi.
30:04Mais attendez,
30:04mais M. Béchut,
30:05M. Armand,
30:05maire d'Annecy,
30:06quand ils sortent du gouvernement
30:07et qu'ils commencent à dire
30:08qu'il faudrait plus de pouvoir aux maires,
30:10on va dire,
30:11ce sont des humoristes.
30:12Ils étaient allés côté État,
30:14ils n'ont rien fait.
30:14M. Béchut,
30:15il n'a rien fait
30:15pour les tamates
30:15à Châteaudan,
30:16pour un site de 60 hectares
30:24plus pour Angers,
30:24il faudrait plus pour Annecy.
30:26Et je rappelle,
30:26sur l'ordre public,
30:27l'ordre public,
30:28c'est l'État.
30:28Qu'est-ce qui se passe
30:29depuis des années ?
30:30C'est les villes
30:30qui embauchent des policiers municipaux,
30:32qui mettent des caméras,
30:32qui mettent des centres
30:33de supervision urbaine.
30:34Au Châteaudan,
30:35c'était 600 000 euros
30:35par an de coût.
30:36C'est-à-dire,
30:36c'est les contribuables du Noix,
30:38habitants de Châteaudan,
30:38qui finançaient ça.
30:40Alors que c'est l'ordre public,
30:41c'est l'État.
30:41C'est-à-dire qu'on dépense
30:42beaucoup d'argent partout
30:43et on n'a même pas
30:43cet ordre public
30:44que les citoyens nous réclament.
30:46Déjà, la police municipale
30:47ne peut rien faire
30:48face à une horde
30:50de 1 000, 2 000, 5 000,
30:5110 000 personnes
30:52qui descendent
30:53sur le centre-ville.
30:54Il faut être très concret,
30:54tu peux embaucher 50,
30:56ça n'est pas possible.
30:57Pour le coup,
30:57ça c'est le rôle de l'État,
30:58voire même de l'armée.
30:59Il faudrait peut-être
31:01leur donner plus de pouvoir
31:02à ces policiers municipaux.
31:04Je crois que l'État
31:05doit garder le monopole
31:06de la violence légitime
31:07et pour le coup,
31:07je crois qu'aujourd'hui,
31:08le fait qu'un ministre
31:10de l'Intérieur
31:10a refusé d'augmenter
31:12les effectifs,
31:12notamment du plan Sentinelle.
31:14Ce sont des militaires.
31:14Il a refusé
31:15de faire appel
31:16à ces forces-là.
31:18En Italie, justement,
31:19Mélanie, justement...
31:20Là, vous avez la BRI
31:21et le RAID
31:22qui sont prévus ce week-end.
31:23Et la force Sentinelle aussi.
31:24Le 17,
31:25il a refusé
31:26d'avoir du soutien
31:27de la part
31:28des forces Sentinelle.
31:30Ça, ça prouve bien quelque chose.
31:31Moi, j'ai parlé
31:32avec un CRS en privé.
31:33J'ai fait un post
31:34sur X à ce sujet-là
31:35qui explique qu'en réalité,
31:37ils avaient les moyens.
31:38C'est juste qu'ils ont
31:39des consignes
31:39qui sont parfaitement contradictoires.
31:41On leur demande
31:41de ne pas intervenir
31:43de façon trop ferme, etc.
31:44Ils ont les moyens.
31:45On a le nombre
31:46de CRS de policiers.
31:48On a les moyens,
31:49j'allais dire, matériels.
31:50On leur rend les armes.
31:51En réalité,
31:52on les désarme
31:53et en plus,
31:53on les met en insécurité
31:55parce qu'effectivement...
31:56Vous avez entendu Emmanuel Macron,
31:58plus d'empathie
31:58avec les manifestants.
31:59Mais cette empathie suicidaire,
32:01d'ailleurs,
32:01j'invite bientôt
32:02le livre...
32:02C'est sur les lycéens.
32:03C'est sur les lycéens.
32:03C'est sur les lycéens.
32:04C'est sur les lycéens.
32:05C'est sur les lycéens.
32:09Fascinant.
32:10Bon, bref.
32:11Fabien.
32:12Parce qu'il faut penser
32:13aux 3600 milliards d'euros
32:14de dettes publiques.
32:15Nous, à Châteaudan,
32:16on a fini à mettre 75 caméras,
32:19dont VPI,
32:19Visualisation de Plaque d'immatriculation.
32:21C'est-à-dire,
32:21quand tu passais rug en bêta
32:22à 2h du matin
32:23avec ta Clio bleue,
32:24avec ta plaque d'immatriculation,
32:26on savait te capter.
32:27Sauf que la loi
32:28ou la règle,
32:29le décret te dit
32:29qu'il faut qu'il y ait un policier
32:31à ce moment-là.
32:31Comment tu veux,
32:32à Châteaudan,
32:32on n'est pas Nice,
32:33et dans toutes ces villes moyennes,
32:39la plaque d'immatriculation,
32:40c'est X, Y, je ne sais pas quoi,
32:42et on sanctionne
32:43le monsieur ou la dame
32:44qui passait à 130 km heure
32:45au lieu de 30 à l'heure.
32:47Et non, mais il faut faire
32:48les choses en temps réel.
32:49Vous êtes d'accord, Sophie ?
32:50Je ne sais pas,
32:51mais l'idée du...
32:52Ce n'est pas bien
32:53d'aller à 140 à l'heure
32:55dans la ville, etc.
32:56Je suis d'accord, mais...
32:57Les rodeos,
32:58la drogue, etc.
32:59Oui, c'est autre chose.
33:00Une société comme un boulogne,
33:01ça ne vous séduit pas ?
33:02Il faut savoir ce qu'on veut.
33:03Non, mais...
33:04Oui, j'ai l'impression
33:05qu'on est en train
33:06d'essayer de mettre
33:08effectivement des capteurs
33:10de ce type,
33:11des caméras vidéo
33:12partout, etc.
33:14Faute d'avoir
33:14l'autorité nécessaire
33:16et de tenir
33:17une ville autrement.
33:18Non, mais il faut des preuves.
33:19Non, mais...
33:21Oui ?
33:21Oui, le mot de la fin, Jérémy.
33:23Non, non, non,
33:24mais en fait,
33:24je suis assez d'accord
33:25avec Sophie,
33:26ce sont des palliatifs.
33:27C'est-à-dire que si,
33:28effectivement,
33:29tu condamnes fermement
33:31celui qui fait mal,
33:32tu n'as pas besoin
33:32de protéger
33:33la totalité de la population.
33:34Attendez,
33:34la vidéosurveillance,
33:36ça a porté fruit.
33:37Oui, mais on a porté fruit.
33:39On n'est pas d'accord,
33:41mais on va en débattre.
33:421600 caméras à Paris,
33:43je pense qu'on peut jouer.
33:44Messieurs d'amis,
33:44il nous reste quelques minutes.
33:47Tout à l'heure,
33:47on va parler de ce sondage
33:48parce que qui profite
33:50du crime ?
33:51C'est Marine Le Pen
33:52qui engrange encore
33:54des points.
33:55Nouveau sondage Sud Radio
33:56qui était très attendu
33:57parce que c'est le premier
33:58qui intervient après les émeutons
34:00en parlant quelques instants.
34:01Pani Demiru.
34:02A tout de dire avec aujourd'hui
34:03Jérémy Cohen,
34:04Sophie de Menton
34:04et Fabien Verdier,
34:06c'est donc le premier
34:08verdict politique
34:09après ces violences
34:10du 17 octobre.
34:11Le nouveau sondage
34:11IFOP fiducial
34:12pour Sud Radio
34:13extrêmement attendu.
34:15Eh bien,
34:15c'est Marine Le Pen
34:16qui change de dimension
34:17encore une fois.
34:18Elle atteint 36%
34:19au premier tour
34:19en hausse de 2 points.
34:21Elle gagnerait au second tour
34:23dans tous les cas
34:24de figure.
34:25Je vous propose
34:26d'écouter Frédéric Dhabi
34:27pour le directeur général
34:29de l'IFOP
34:30ce matin
34:30sur Sud Radio.
34:31c'est Marine Le Pen
34:32qui est la seule
34:32candidate à capitaliser
34:34sur cet événement.
34:35Elle atteint
34:36en intention de vote
34:37de premier tour.
34:38Alors,
34:38ce n'est qu'un sondage,
34:39ce n'est pas une prédiction,
34:40vous le savez bien.
34:40Un score jamais vu
34:42entre 36 et 38%.
34:43Elle a en moyenne
34:4520 points d'avance
34:46sur ses poursuivants.
34:49Et ce qui frappe également,
34:50c'est qu'en dehors
34:51des cadres supérieurs,
34:52elle est très élevée
34:53entre 35 et 45%
34:55dans tous les segments
34:56avec quelque chose
34:57que je n'avais jamais vue
34:58dans une enquête
34:59IFOP fiduciale
35:00pour Sud Radio.
35:01Elle arrive à capter
35:02presque un électeur
35:03Macron 2022,
35:05premier tour,
35:05sur 20.
35:07Oui,
35:07ça c'est vrai
35:08que c'est une nouveauté.
35:09Sophie,
35:09je vous vois,
35:10vous n'êtes pas étonnée quand même.
35:11Moi, je suis...
35:11Pardon ?
35:12Vous êtes étonnée ?
35:13Alors,
35:14j'ai des contacts
35:15avec Marine Le Pen
35:15qu'on m'a reprochées
35:17indéfiniment.
35:18J'ai pourtant invité Ruffin,
35:20j'ai invité
35:21tout le monde à Éthique
35:22parce que Mouvement Patronal,
35:23je veux leur faire écouter
35:24la voix de l'entreprise.
35:25Et donc,
35:26Marine Le Pen d'abord
35:27est une femme assez exceptionnelle
35:28et donc ma seule inquiétude
35:31et pourtant elle a répondu
35:33avec un tableau intéressant
35:35où elle met tout ce qu'ils ont voté
35:37au RN
35:38pour l'économie
35:39et les entreprises.
35:40Et bien,
35:40ce n'est pas si mal
35:41dans l'Assemblée.
35:43Donc,
35:43ce que j'espère
35:44de tout mon cœur
35:45parce que c'est mon inquiétude,
35:46c'est qu'une fois au pouvoir,
35:49d'abord,
35:49je ne vois pas pourquoi,
35:50elle aurait les moyens
35:51de faire ce qu'on a été
35:51incapable de faire
35:52au niveau sécuritaire et tout
35:54parce que du jour au lendemain,
35:55il faut absolument changer
35:56le système.
35:58Sinon,
35:58elle n'aura pas tellement
35:59plus de pouvoir.
36:00Et puis surtout,
36:02l'économie est un vrai,
36:03vrai,
36:04vrai,
36:04vrai problème.
36:06Et alors,
36:07j'espère,
36:07c'est une femme intelligente
36:08que devant l'État de la France
36:10qu'on va lui exposer,
36:12enfin,
36:13elle va peut-être changer
36:15un peu d'avis
36:16parce que moi,
36:16je pense qu'il faut une retraite
36:17à 65 ans
36:18sinon on est mort.
36:19Oui,
36:20c'est vrai que la partie économique,
36:21ça c'est encore autre chose
36:23et elle inquiète Marine Le Pen,
36:24elle inquiète.
36:25C'est ça qui suscite
36:26les émeutes au fond.
36:27Alors,
36:27pas toutes,
36:28mais pas toutes.
36:29Mais non,
36:29je vous en supplie,
36:30mais dites pas...
36:31Jérémy Cohen.
36:32Non,
36:32non,
36:33les émeutes,
36:34non.
36:34En tout cas,
36:35les biens,
36:36etc.
36:36Non,
36:37les manifestations,
36:37il y a des revendications légitimes.
36:39Vous ne pouvez pas me dire
36:39que les hordes,
36:41c'est pour des raisons sociales.
36:42Non,
36:42mais j'entends ce discours
36:43un petit peu en disant,
36:44j'entends deux discours,
36:45j'entends soit,
36:46oui,
36:46mais il n'y a pas d'argent
36:47à la maison,
36:48donc c'est pour ça
36:48qu'on va piller.
36:49Nouveau slogan,
36:50c'est chaque Hermès
36:51pour tout le monde.
36:52Au nom de l'égalité,
36:53on autorise
36:54et on légitime le pillage
36:56où c'est effectivement
36:57pour réduire les inégalités.
36:59passons.
37:00Sur le sondage,
37:02il y a trois enseignements,
37:03je pense.
37:04D'abord,
37:05évidemment,
37:05Marine Le Pen profite
37:06de la séquence.
37:06Évidemment,
37:07ce type d'image,
37:08ce sont des tracts
37:09pour le RN,
37:10évidemment.
37:11Ce n'est pas du tout
37:12surprenant.
37:13Elle représente aujourd'hui
37:14la droite nationale,
37:15celle qui a plus de chances
37:16effectivement de gagner
37:17et donc c'est normal
37:18qu'elle capitalise dessus.
37:19Je ne suis pas surpris.
37:20En revanche,
37:20là où je suis un peu
37:21plus ennuyé,
37:22c'est Jean-Luc Mélenchon
37:24qui lui n'en souffre pas
37:25alors que son rôle
37:27dans le fait d'aranguer
37:29la foule,
37:30le fait de chauffer à blanc
37:31les émeutiers
37:31et ce depuis 15 ans.
37:33Ce n'est pas nous.
37:33Il se qualifie
37:34pour le second tour,
37:35Jean-Luc Mélenchon.
37:37Justement,
37:37il consolide sa base.
37:38Mais le centre est nul !
37:40Alors j'y viens,
37:40c'est mon troisième point.
37:42Mais d'abord,
37:42on a donc Jean-Luc Mélenchon
37:43qui ne bouge pas,
37:44qui ne perd pas,
37:44donc comme quoi effectivement
37:45son électorat est solide
37:46et limite légitime
37:48ce qui s'est passé ce week-end.
37:49Il se fait battre
37:50par Marine Le Pen
37:51à 68% contre 32.
37:53Mais c'était 70-30
37:56il y a quelques semaines.
37:57Pour le coup,
37:57on pourrait même dire
37:58qu'il augmente au deuxième tour.
38:00Et puis on a
38:00le troisième enseignement
38:02et là Sophie,
38:02vous avez tout à fait raison,
38:03c'est le bloc central
38:04qui lui dévise complètement.
38:06La dernière fois que je suis venu,
38:07j'étais avec un monsieur
38:08qui était un soutien
38:09d'Edouard Philippe
38:10qui disait qu'il restait
38:11quand même le premier candidat
38:13du bloc central.
38:14La réalité,
38:14c'est qu'il perd 4 points
38:15depuis septembre
38:16et même beaucoup plus
38:17depuis son entrée en campagne
38:18il n'y a pas 3 ans.
38:20Donc oui,
38:20c'est un désaveu complet.
38:21Donc en gros,
38:22pour conclure,
38:24les Français considèrent
38:25que les émeutes
38:26sont davantage
38:27la responsabilité
38:28du gouvernement
38:28que celui
38:29de l'extrême gauche.
38:30C'est intéressant
38:31parce que nous,
38:32on a peut-être
38:32une vision différente
38:33mais c'est, je crois,
38:34en tout cas l'enseignement
38:35du sondage.
38:36Ils punissent le centre,
38:37les électeurs.
38:37Je crois qu'ils en ont marre
38:38surtout.
38:39Ils ont envie que ça change
38:39mais alors ce que vient
38:40de souligner Sophie
38:42de Menton,
38:43est-ce qu'elle aura
38:44les moyens de changer
38:45le système ?
38:45Parce que c'est un système
38:46qu'il faut changer
38:46en profondeur.
38:47Vous avez vu
38:47les résistances
38:48de Richard Ferrand.
38:50Quand elle parle
38:51de référendum
38:52sur l'immigration,
38:53Richard Ferrand lui dit
38:53ben non...
38:54Qui a été débanqué
38:55par De Gaulle lui-même.
38:56Oui, mais vous voyez,
38:58c'est dire le système
38:59qui est verrouillé
39:00quand même de l'intérieur,
39:01Fabien Verdier.
39:03Oui, c'est vrai,
39:03mais c'est pour ça
39:04que les Français en ont marre.
39:05Ils ne veulent ni de la droite,
39:06ni de la gauche,
39:09est-ce qu'ils ne vont pas être déçus ?
39:11Peut-être,
39:12mais après il y a 450 agences
39:13en France,
39:13je pense qu'il faut en enlever
39:14quelques-unes,
39:14il faut élire les magistrats,
39:15il faut des propositions
39:16fortes, audacieuses,
39:17très disruptives justement,
39:19mais très changeantes,
39:19très structurantes.
39:21Moi je croisais
39:22deux aides-soignantes
39:22il y a quelques jours
39:23et j'étais frappé
39:24de leur vote RN.
39:25C'est-à-dire que
39:25tu pourrais passer
39:26en tête-à-tête
39:27avec elles 4 heures
39:28pour les convaincre,
39:28c'est fini.
39:29C'est très enraciné.
39:30On ne peut plus convaincre personne.
39:31Comme un chêne de 80 ans
39:32qui s'est enraciné dans le sol
39:34et les gens,
39:35les classes populaires,
39:36les classes moyennes
39:37en dehors de Paris
39:38sont très très arrimés
39:39à ces votes-là.
39:41Autre point,
39:4136-38%
39:43disait Frédéric Dhabi.
39:44Je crois qu'on n'a pas vu ça
39:45depuis Georges Pompidou
39:46en 1968
39:46au premier tour.
39:48Vous prenez Edouard Balladur
39:49en 1995
39:49ou Jacques Chirac en 1995,
39:51ils auraient été ravis
39:51de dépasser les 25%.
39:53Il y avait Mitterrand
39:53me semble-t-il, non ?
39:55Je ne sais pas.
39:56Il faudrait revoir
39:57premier tour.
39:58On va réviser nos...
39:58On a des scores...
40:01Quand tu vois
40:01nos élites
40:02qui ne se rendent pas compte
40:03de ça, ça fait...
40:05Deuxièmement,
40:05les Français en ont marre.
40:06Ils veulent casser la table
40:07et c'est bien plus fort que ça.
40:08Je le disais tout à l'heure.
40:10Et troisièmement,
40:10moi je l'ai souvent dit
40:11depuis des années,
40:12voter Emmanuel Macron
40:13en 2022,
40:13c'est faire voter
40:15Marine Le Pen en 2027.
40:16Parce que la Macronie,
40:18fondamentalement,
40:18par son non-gouvernement,
40:20parce qu'ils n'ont pas gouverné,
40:21parce qu'ils n'ont pas fait des choix,
40:22le en même temps,
40:23l'indécision permanente,
40:24la technocratie au plus haut point,
40:26le caractère hautain,
40:27je le disais en début d'émission,
40:28amène au vote
40:28vers Marine Le Pen,
40:29indubitablement.
40:30Et pendant que vous parlez,
40:31on parle de ces sondages,
40:32avec ces sondages
40:33extrêmement flatteurs
40:34pour Marine Le Pen,
40:35il y a Emmanuel Macron
40:36qui s'adresse en direct
40:38aux Français
40:38depuis le Moyen-Orient.
40:41Bon, des choses inacceptables
40:42se sont passées.
40:43Bon, très bien.
40:43Bon, très bien,
40:44il fait le constat.
40:45Tout est fait
40:45pour empêcher
40:46un retour de ces samedis.
40:48Il n'y a aucune violence légitime.
40:50Il faut aborder cette situation
40:51avec calme et détermination.
40:53Vous dites ça
40:54aux 3000 commerçants
40:55qui ont tout perdu.
40:57Mais aux 68 millions français aussi.
40:58Ah, vous voyez,
40:59à 6000 kilomètres.
41:00Non, mais c'est vrai
41:01qu'il y a un gros décalage.
41:03Après avoir vu Célignon.
41:04Et puis ça ne se dit pas
41:05de l'étranger, enfin.
41:06Alors qu'il nous raconte
41:07le pétrole qu'il va ramener.
41:09Bon, ça, il en a parlé avant.
41:10Oui.
41:10Mais voilà.
41:12Non, c'est vrai que ça choque.
41:13C'est très choquant.
41:14Il est hors sol,
41:14il est perché.
41:15Moi, ça me choque.
41:17Je crois que vous n'êtes pas la seule.
41:18Là, il fait l'unanimité
41:19contre lui, Jérémy.
41:20Oui, de toute façon,
41:21sa cote de popularité,
41:22je crois, est à 18%
41:27en revanche, peut-être
41:28sur Marine Le Pen
41:29et sur l'économie,
41:30je serais quand même
41:31plus exigeant
41:32et un peu moins,
41:35disons, optimiste
41:36sur ce point de vue-là.
41:37Écoutez, là,
41:37il faut être optimiste.
41:39Et d'ailleurs,
41:39je pense qu'elle veut réussir.
41:40Parce que Marine Le Pen...
41:40Moi, je préfère être exigeant.
41:41Oui, mais Marine Le Pen
41:42est une patriote.
41:44Parce que ça, c'est vrai.
41:44Elle aime la France.
41:46À chaque fois qu'on l'a vue,
41:47elle a une conviction en elle.
41:47On peut être socialiste
41:48et patriote.
41:49Oui, mais Sophie,
41:49elle ne fait pas du...
41:50en même temps, justement,
41:51pardon Jérémy,
41:52mais ce côté à la fois
41:58est-ce que c'est compatible
41:59d'aimer les entreprises
42:00et d'être aussi sociale ?
42:02J'ai du mal.
42:03C'est électoral.
42:04Elle doit marcher sur deux jambes.
42:06C'est-à-dire le vote ouvrier
42:07qui la rejoint
42:08depuis l'abandon de la gauche
42:10dans les années 90-2000.
42:12Et elle doit en même temps
42:13parler à cette France
42:14qui en m'a marre, voilà,
42:15de l'immigration
42:16et qui veut du régalien
42:17plus ferme.
42:18Donc, elle doit marcher
42:18sur ses deux jambes.
42:19Mais elle va inévitablement échouer.
42:22D'accord ?
42:23Il faut le savoir.
42:23Et la question sera de savoir
42:25après son échec,
42:27je pense, sur les deux.
42:28La question, c'est
42:28les Français, à ce moment-là,
42:30est-ce qu'ils voudront
42:31plus radical que Marine Le Pen ?
42:33Ou au contraire, se dire
42:34bon, on a essayé,
42:35ça n'a pas marché,
42:36on va revenir sur le bloc central.
42:37Ce sera, je crois,
42:38ce qui va être intéressant
42:39d'étudier après son quinquennat
42:40si elle gagne.
42:41Et puis, sans compter
42:43sur les émeutes
42:43qui risquent de se passer
42:44le mot de la fin,
42:45Fabien Verdi,
42:45avant de l'accueillir.
42:46Marine Le Pen,
42:47sur le programme économique,
42:48il est très faible,
42:48il est très sans solution.
42:50Sur les entreprises
42:51de temps intermédiaire,
42:52sur les pôles de compétitivité,
42:53sur l'innovation,
42:54un peu comme dans la Silicon Valley
42:55avec Stanford ou Berkeley,
42:56sur ce discours-là,
42:57elle est très très loin
42:57des sujets.
42:58Il y a eu ça,
42:59qui a été fait,
43:00mais il y a mille et une choses
43:01à faire dans notre pays
43:01sur les innovations,
43:02sur l'Office européen des brevets.
43:05Pour ne prendre que ce thème,
43:06sur le financement
43:06de l'intelligence artificielle.
43:08Je crois que la France,
43:08c'est à hauteur de 4 milliards
43:09de dollars par an
43:10de financement,
43:10de capital risque
43:11et de capital investissement.
43:12Aux Etats-Unis,
43:13on est à 150, 160 milliards.
43:15Donc la retraite
43:15par capitalisation
43:16qui sert pour l'innovation.
43:18Oui, mais on a des choses à faire
43:19et là, il n'y a aucune proposition.
43:20Sur l'intelligence artificielle,
43:21c'est la nouvelle bombe atomique,
43:22c'est la nouvelle vassalisation
43:24possible de la France,
43:25malheureusement.
43:25Donc il faut être très puissant
43:26sur ces sujets-là très forts.
43:28Marine Le Pen
43:28n'est entourée
43:29d'aucun entrepreneur
43:31à part Châtillon.
43:32Elle va embaucher Sophie.
43:34Non, pas du tout,
43:35elle n'embauche pas,
43:36mais elle a écouté beaucoup
43:38et je voudrais vous dire
43:40que...
43:40Dans l'équipe de campagne.
43:41Je voudrais vous dire
43:43que c'est celle
43:44qui a le plus écouté
43:45les entreprises,
43:45ces dernières années.
43:46Elle téléphonait
43:47en demandant
43:48qu'est-ce qu'on fait.
43:49Merci Sophie de Menton,
43:50merci Jérémy Cohen
43:51et merci à vous Fabien Vernier.
43:53Bonjour Périco,
43:54les gars de...
43:54Il y a beaucoup de choses à dire.
43:56le patronat français
43:56lui fait une cour
43:58éhontée.
43:58On est bien obligés.
44:00En même temps,
44:00vous avez vu les sondages.
44:02à quel souci
44:02elle va y répondre.
44:03Oui, c'est ça.
44:03Je ne suis pas sûre,
44:05on essaie de la convaincre.
44:06Mais ils sont très pessimistes.
44:07Bon, on est pessimistes.
44:08Périco, très rapidement,
44:10puisque sinon,
44:10vous allez vous rendre vous-même
44:15est-ce que tous les samedis
44:17les français vont-ils être livrés
44:18à eux-mêmes ?
44:18Donc j'aurai un ancien inspecteur
44:20de la gendarmerie générale,
44:21Galtier,
44:22et puis un policier de terrain
44:24de Marseille,
44:25de la Banque de Marseille.
44:26Et deuxième question,
44:27combien ça coûte
44:28et qui va payer ?
44:29J'aurai notre confrère,
44:30Pascal Péry,
44:30qui réalise les questions économiques,
44:31et Patrick Chomès,
44:33qui est président de l'UMI.
44:34C'est Nicolas qui va payer.
44:37C'est Nicolas qui va payer.
44:38Et Sophie et Jérémy.
44:40On va voir l'entour des dégâts
44:41et à qui va dresser la facture.
44:43Merci à vous.
44:43Bonne émission, Périco.
Commentaires