- il y a 28 minutes
Avec Anne Durez, Julia Courvoisier, Alexandra Szpiner
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00:00:00Soyez les bienvenus, ravis de vous retrouver comme tous les jours jusqu'à midi.
00:00:05A vous de le dire, c'est vendredi, bah oui je bafouille.
00:00:09Végovi, Mounjaro, Zenpik, ça vous dit quelque chose j'imagine.
00:00:12Ces médicaments pour maigrir, mais normalement contre le diabète connaissent un succès considérable.
00:00:18Mais derrière cet engouement, des effets secondaires parfois graves et des utilisations détournées.
00:00:23Plus de 500 cas graves ont été signalés en un an selon les chiffres de l'agence du médicament.
00:00:28Vous trouvez ça normal que les médicaments contre l'obésité soient détournés pour perdre quelques kilos ?
00:00:33Est-ce qu'on a trop banalisé ces traitements ?
00:00:36A vous de le dire et puis surtout venez réagir.
00:00:38Manu vous attend au standard 0826 300 300.
00:00:42Dans notre deuxième partie à partir de 10h30, trois débatteurs autour de la table.
00:00:47Après trois semaines de colère, le gouvernement sort du chapeau.
00:00:513000 professeurs remplaçant vraie réponse à l'urgence ou à vœu d'une incroyable désorganisation.
00:00:57A vous de le dire.
00:00:59La gauche socialiste vote depuis 8h.
00:01:02Ce matin, Raphaël Glucksmann est largement favori de cette primaire socialiste.
00:01:06Mais Ségolène Royal se hisse en deuxième position.
00:01:09Son retour peut-il encore bousculer le scénario annoncé ?
00:01:12Est-ce qu'il y a encore une gauche non-mélenchoniste ?
00:01:15A vous de le dire.
00:01:16Et puis, la gauche qui aimerait bien voir le crédit d'impôt sur les ménages, le jardinage, le bricolage raboté.
00:01:24Il pourrait passer de 50 à 40%.
00:01:26C'est en tout cas un amendement déposé par le PS pour le budget 2027.
00:01:31Est-ce qu'il faut économiser près de 900 millions d'euros ?
00:01:34Ou protéger l'emploi à domicile ?
00:01:37A vous de le dire.
00:01:380826 300 300.
00:01:4110h midi, Sud Radio.
00:01:43A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:01:45Bonjour mon cher Giganzman.
00:01:46Bonjour Stéphanie.
00:01:47C'est vendredi.
00:01:48C'est vendredi.
00:01:49Je vais bientôt vous faire dodo.
00:01:50Euh, bon non.
00:01:52Contraire, je vais faire la fête.
00:01:54Je vais mettre le même jean que vous quand vous allez en fête.
00:01:57Oh, ça va, ne dévoilez pas tous mes petits secrets.
00:02:00Bon, j'avais une soirée disco hier, c'est vrai.
00:02:02Exactement, vous avez dansé ?
00:02:02D'où ma voix de stentor.
00:02:03Vous avez bougé votre petit corps ?
00:02:05Oui, mon petit corps, vous êtes gentil.
00:02:07Ah bah, justement, c'est le sujet du jour.
00:02:10Merci pour la transition.
00:02:12On parle de ces nouveaux médicaments ce matin
00:02:15qui promettent des pertes de poids spectaculaires.
00:02:19Alors, à la base, c'était pour les personnes souffrant d'obésité.
00:02:23Et c'est une véritable avancée thérapeutique pour eux,
00:02:26la lutte contre le diabète.
00:02:28Mais c'est vrai que de plus en plus,
00:02:30on voit que ces médicaments, les Végovi, Mounjarro,
00:02:34Ozenpik, tout le monde le connaît maintenant,
00:02:36sont souvent banalisés.
00:02:37Et puis, on n'a pas vraiment de recul.
00:02:38Il y a d'autres médicaments,
00:02:40mais on n'a pas beaucoup, beaucoup, beaucoup de recul là-dessus.
00:02:43Oui, on se pose la question, est-ce qu'on est allé trop vite ?
00:02:46Est-ce que les labos ont-ils contribué à analyser ces traitements ?
00:02:50Oui, oui.
00:02:51C'est vrai, moi j'avoue que de plus en plus,
00:02:52je vois des femmes autour de moi perdre 10 kilos.
00:02:55Alors, elles vous disent,
00:02:56oh, j'ai vachement de volonté.
00:02:58Bon, on n'est pas dupes.
00:03:00Bonjour Jean-Michel Cohen.
00:03:02Bonjour Stéphanie.
00:03:03Bonjour Gilles.
00:03:04Soyez bienvenue sur l'antenne de Sud Radio.
00:03:06Je rappelle le nom de votre livre,
00:03:08Anti-inflammatoire, la maladie chronique silencieuse aux éditions First.
00:03:13C'est vrai qu'on a besoin de vos lumières, docteur,
00:03:15parce que je le disais de plus en plus,
00:03:18on voit bien que ces médicaments,
00:03:20Ozenpik, Végovi, Mounjarro,
00:03:22sont un petit peu détournés de leur utilisation première.
00:03:25Vous le constatez, vous aussi ?
00:03:27Alors, détournés, oui, parce que ces médicaments font une promesse
00:03:32qui a toujours alléché la population,
00:03:34c'est-à-dire maigrir sans effort.
00:03:36C'est exactement ça le sujet.
00:03:38C'est valable aujourd'hui pour de vrais médicaments,
00:03:40mais ça l'a été autrefois pour n'importe quelle substance
00:03:43qui promettait un résultat miracle,
00:03:46mais surtout sans faire d'effort.
00:03:48Au démarrage, il y avait un seul produit qui s'appelle le Sémaglutide,
00:03:51que vous connaissez sous le nom de Ozenpik et Végovi.
00:03:54Ce médicament a été utilisé principalement pour régler le problème du diabète
00:03:58de façon très efficace, il faut le reconnaître.
00:04:01Et ces médicaments ont commencé à être détournés pour des amégrissements,
00:04:06mais il a été reconnu que dans certains cas d'obésité,
00:04:09ils étaient très utiles.
00:04:11C'est pour ça que l'Agence française du médicament a proposé une régulation.
00:04:14On ne peut les utiliser que si on a un IMC supérieur à 40.
00:04:20Ça veut dire l'IMC, c'est le poids divisé par la taille au carré.
00:04:23Ou bien à 35, mais à condition d'avoir ce qu'on appelle une maladie,
00:04:28genre diabète, cholestérol, maladie de cœur, etc.
00:04:31Et plus récemment, on a accepté que sans remboursement,
00:04:35évidemment, on puisse le donner à des gens qui avaient un IMC supérieur à 27,
00:04:40à condition qu'il y ait des maladies associées,
00:04:42parce qu'on pensait que le fait de régler l'obésité
00:04:44réglerait une partie de la maladie.
00:04:45Jean-Michel, c'est intéressant, attendez, je vous arrête,
00:04:48parce que quand on dit plus récemment,
00:04:50on a accepté sans remboursement que les gens les prennent justement contre l'obésité,
00:04:55alors qui a accepté et comment ça se passe concrètement ?
00:04:58Non, ceux qui acceptent en général, ce sont les agences du médicament,
00:05:01sur l'avis d'experts qui disent oui, ça peut être possible.
00:05:04Et quand on considère que le bénéfice est nettement plus important que le risque,
00:05:11donc ça vaut vraiment le coup,
00:05:12puisqu'on va faire des économies, au titre des économies d'ailleurs,
00:05:14on rappelle que le fait de régler ces problèmes-là,
00:05:17de diabète, de cholestérol, de maladie cardio-escolaire, etc.,
00:05:20est une économie relativement importante en termes de santé publique.
00:05:25Alors sans remboursement, ça veut dire,
00:05:27nous on ne prendra pas en charge de la société le fait d'acheter ce médicament.
00:05:31Et c'est cher en plus.
00:05:33Alors ça va, le Végovi coûte dans son premier dosage environ 140 euros,
00:05:39et le Mounjarro, qui a beaucoup la cote en ce moment,
00:05:41qui est le troisième médicament,
00:05:43coûte 170 euros pour la première dose,
00:05:46et va monter jusqu'à 400 euros quand on va utiliser les doses maximales,
00:05:50c'est-à-dire 7,5, 10, 12,5, 15.
00:05:54Mais quand vous dites dose, c'est une fois ?
00:05:56C'est une fois par semaine.
00:05:58Alors non, en fait, ce sont des injections.
00:05:59Voilà, c'est une injection qui se fait soi-même une fois par semaine,
00:06:03et vont arriver, mais sont arrivés déjà en Angleterre, aux Etats-Unis,
00:06:09et je ne sais où, des médicaments qui se vendent sous-comprimés maintenant.
00:06:12Et donc, au lieu de se faire une injection, on prend un comprimé tous les matins.
00:06:16Et d'ailleurs, dans ces pays, il faut souligner que dans ces pays,
00:06:20on peut se les procurer sur Internet, mais comme ça, sans passer par un pharmacien.
00:06:25Donc, pourquoi ? Parce qu'on considère quand même que le bénéfice-risque reste meilleur en termes de bénéfice.
00:06:32En France, on a des attitudes beaucoup plus prudentes.
00:06:34Et d'ailleurs, c'est très intelligent.
00:06:36C'est très intelligent, parce qu'il ne faut pas faire n'importe quoi.
00:06:39Parce qu'il y a des risques associés à ces médicaments.
00:06:42Oui, c'est vrai.
00:06:43C'était justement ma question, docteur.
00:06:46Est-ce que ceux qui prennent actuellement du Vigovie ou autre
00:06:50doivent être alertés par ce rapport qui a été publié hier,
00:06:54c'est pour ça qu'on en parle ce matin,
00:06:56où il y a quand même eu trois décès ?
00:06:58Moi, je trouve que c'est beaucoup, trois décès, pour un médicament.
00:07:01C'est des décès qui n'ont pas été encore liés, je le précise.
00:07:06Moi, je ne trouve pas que ça soit beaucoup.
00:07:08Moi, je ne trouve pas que ça soit beaucoup, parce que trois décès sur 840 000 prescriptions,
00:07:13c'est quand même un rapport qu'on n'a même pas avec des médicaments
00:07:16que les gens prennent tous les jours.
00:07:17Vous savez que vous pouvez prendre du Doliprane et déclencher une maladie du foie très grave.
00:07:23Donc, ce n'est pas le sujet.
00:07:24Le sujet, il est qu'il n'existe que des risques.
00:07:27Alors, il y a d'un côté les effets indésirables,
00:07:30nausées, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales,
00:07:33certains étant tellement intenses que vous êtes obligés d'aller aux urgences
00:07:36pour qu'on essaye de régler le problème.
00:07:38Après, il y a des risques qui n'ont pas été vraiment, franchement rapportés aux médicaments,
00:07:43mais qui sont survenus chez des gens qui prenaient les médicaments.
00:07:46Des risques de pancréatite.
00:07:48La littérature scientifique dit aujourd'hui que ce n'est pas systématiquement lié
00:07:51à la prise du médicament.
00:07:54Et quant au cancer du pancréas, on est très, très dubitatif là-dessus.
00:07:58Par contre, il y a deux autres vrais risques qui ne sont pas connus
00:08:02et qu'on ne dit pas assez souvent.
00:08:03Quand vous prenez des médicaments, il y a des interactions.
00:08:07Ça veut dire que vous prenez des anticoagulants avec ces médicaments,
00:08:09vous prenez des médicaments, n'importe quel autre médicament,
00:08:13comme des médicaments contre le diabète,
00:08:14ou n'importe quel autre médicament avec ce traitement,
00:08:18ça peut déséquilibrer totalement le traitement et aboutir à un problème.
00:08:22Donc ça, c'est un vrai risque.
00:08:24Le deuxième autre risque, il est nutritionnel.
00:08:27C'est-à-dire que les gens sont tellement contents de maigrir
00:08:29qu'on aboutit à des situations de malnutrition
00:08:31où on a une perte de muscle qui est extrêmement importante.
00:08:35Pas de perte osseuse, ça a été rapporté, mais on n'en est pas sûr.
00:08:39Et donc, ça signifie que quand vous prenez ce traitement,
00:08:42vous devez, un, faire quelques analyses pour vérifier qu'il n'y a pas une maladie sous-jacente,
00:08:47deux, déclarer à votre médecin quel médicament que vous prenez,
00:08:49trois, ne pas faire d'intervention chirurgicale programmée dans les semaines qui suivent,
00:08:54parce que vous savez que ça ralentit l'évacuation de l'estomac.
00:08:58Donc, si on vous met un tuyau dans l'estomac et qu'il y a de la nourriture,
00:09:01ça va mal se passer.
00:09:03Donc, il y a ces risques-là qui existent.
00:09:04Jean-Michel Cohen, je précise pour les chiffres,
00:09:09515 effets indésirables graves, vous y fiez référence,
00:09:1313 décès signalés, mais je tiens à le préciser quand même,
00:09:16je ne défends pas ces médicaments que je ne connais pas,
00:09:18mais la responsabilité n'a pas été établie entre le médicament et les décès.
00:09:24Il faut être rigoureux.
00:09:27En effet, apparemment, ce sont des gens qui n'étaient pas diabétiques qu'ils ont utilisé.
00:09:31En revanche, j'ai une question à vous poser.
00:09:33Je vous la poserai, tiens, dans quelques instants,
00:09:35puisque j'entends la petite musique rester avec nous.
00:09:37C'est passionnant parce que c'est vrai que c'est quand même un phénomène,
00:09:40ces médicaments.
00:09:41Je disais qu'aux Etats-Unis, ils ont carrément bouleversé le secteur de l'habillement
00:09:46avec des tailles S de plus en plus vendues.
00:09:49Il y a des gens qui ont complètement changé d'avoir leur garde-robe
00:09:52à tel point que ça s'est senti sur les chiffres de la consommation.
00:09:55Mais on en parle dans quelques instants avec vous, Jean-Michel Cohen.
00:09:58Et vous, n'hésitez pas.
00:09:59Est-ce que vous seriez tenté, justement ?
00:10:00On va poser la question au docteur.
00:10:02Est-ce que c'est le cas pour perdre quelques kilos ?
00:10:05C'est sûr que c'est tentant.
00:10:07Mais enfin, est-ce qu'il faut le faire ou pas ?
00:10:09À vous de le dire.
00:10:21On parle de ces médicaments Végovi, Mounjaro, Zenpik.
00:10:25Ils se sont de plus en plus démocratisés.
00:10:27A l'origine, ils étaient faits pour la lutte contre l'obésité, le diabète.
00:10:33Et là, de plus en plus de personnes, avec un petit en bon point,
00:10:36les prennent pour maigrir.
00:10:37C'est un peu les successeurs des coupes fins.
00:10:41On est avec Jean-Michel Cohen, nutristoliste, auteur de Anti-inflammatoire,
00:10:47la maladie chronique silencieuse.
00:10:49Jean-Michel Cohen, c'est vrai que c'est un petit peu le successeur du coup fin.
00:10:55Non, on peut dire ça comme ça ou pas ?
00:10:56Parce que justement, c'était aussi une de mes questions.
00:10:59Ça a pour conséquence de couper la faim, finalement.
00:11:02C'est ça ?
00:11:03Alors, oui, c'est la plupart des gens.
00:11:06Mais il faut dire qu'il y a des gens qui sont rebelles à ce type de traitement.
00:11:08Ça agit de trois façons.
00:11:10Ça coupe l'appétit au niveau cérébral, c'est-à-dire au niveau central.
00:11:14Ça réduit la vidange gastrique.
00:11:15Donc, vous êtes beaucoup plus rassasié quand vous mangez.
00:11:18Et puis, ça augmente la production d'insuline.
00:11:20C'est l'effet glucagon qui fait qu'il y aura un moindre stockage
00:11:23et une moindre utilisation des calories que vous allez absorber.
00:11:26Quand on a parlé des risques tout à l'heure,
00:11:28ce que je voulais dire, c'est que le vrai problème majeur
00:11:30dont on ne parle jamais, même dans les articles de la presse
00:11:34ou même dans la littérature scientifique,
00:11:36c'est le fait qu'aucun médecin ne sait aujourd'hui comment les arrêter.
00:11:40Ça veut dire qu'une fois que vous avez commencé ce traitement,
00:11:45quand vous allez les arrêter, qu'est-ce qui va se passer ?
00:11:48Alors, l'expérience a montré que les gens qui l'arrêtaient
00:11:51reprenaient 80% de leur poids dans les six mois qui suivaient,
00:11:54ce qui entraîne deux obligations.
00:11:57Pendant la période où les gens prennent ce médicament,
00:11:59il faut leur fournir une éducation nutritionnelle
00:12:01pour essayer de modifier leur comportement alimentaire,
00:12:04ce qui n'est pas si évident que ça dans la vie de tous les jours,
00:12:06juste avec des régimes.
00:12:08Et la deuxième chose, une fois qu'ils ont fini...
00:12:09Jean-Michel Cohen, non ?
00:12:12Écoutez, c'est moins grave, puisque j'approche de la retraite.
00:12:15Non, mais vous parlez aux Olympiques.
00:12:17Non, mais je ne suis pas inquiet, vous savez.
00:12:19Je vous t'inquiète.
00:12:20Mais ce que je voulais vous dire, c'est que ça,
00:12:22c'est un critère qui est vraiment vachement important.
00:12:24Ça veut dire, qu'est-ce qu'on va faire ?
00:12:26Est-ce qu'il faut vraiment profiter pendant cette période-là
00:12:29pour essayer de modifier les habitudes et les comportements alimentaires des gens ?
00:12:32Ce qui n'est jamais facile,
00:12:33parce que les gens sont obsédés par l'idée de maigrir,
00:12:35mais pas par la suite.
00:12:37Et donc, aujourd'hui, de ce que j'en sais tout autour de tous mes amis,
00:12:42puisqu'on est quand même un club, les nutritionnistes,
00:12:45comme une espèce de club,
00:12:46je veux dire, chacun a sa petite méthode.
00:12:48Il y en a qui le fènent, au lieu de le mettre toutes les semaines,
00:12:51vont le mettre tous les 10 jours,
00:12:52puis d'autres tous les 15 jours,
00:12:54puis d'autres qui vont arrêter, puis reprendre, etc.
00:12:56Mais on n'a pas de suite de ce traitement.
00:12:58Et c'est ça qui est grave, quand même.
00:12:59Jean-Michel, face à...
00:13:02Je vais vous poser une question un peu piège.
00:13:05C'est un peu, si tu vas sur une île.
00:13:09Si il faut absolument maigrir,
00:13:11on prend comme j'aime ou Végovie ?
00:13:15Bonne question.
00:13:16Honnêtement, aujourd'hui,
00:13:18ce qu'on sait, c'est que le médicament...
00:13:20Quand je dis comme j'aime, c'est toutes les pubs qu'on voit,
00:13:21il y en a plein de sociétés qui se sont mises sur ce marché-là.
00:13:25Est-ce qu'il faut prendre quelque chose
00:13:26où on réduit sa nourriture,
00:13:29comme le propose,
00:13:30et finalement on reprend peut-être derrière,
00:13:32ou il faut mieux prendre du Végovie ?
00:13:34Vous mangez équilibré ?
00:13:35Je ne fais pas une consultation.
00:13:37Mais vous, quand vous voyez ces deux méthodes,
00:13:39on prend laquelle ?
00:13:41Alors, très franchement,
00:13:42quand il y a une situation d'urgence,
00:13:44quand il y a une situation d'obésité sévère,
00:13:46ou morbide, ou grave, ou très grave,
00:13:48c'est quand même mieux de démarrer quand même
00:13:50un de ces médicaments,
00:13:51parce qu'on limite le risque.
00:13:53Le reste du temps,
00:13:54moi je plaide depuis des années
00:13:56pour dire que ce n'est pas la méthode de régime
00:13:58qui est importante,
00:13:59mais c'est l'accompagnement.
00:14:00Ça veut dire que quand vous prescrivez...
00:14:02Quand j'ai créé le site Savoir Maigrir,
00:14:04ça fait 20 ans, il existe,
00:14:06il y a eu plusieurs millions de personnes
00:14:07qui l'ont utilisé,
00:14:08c'était pour dire, en fait,
00:14:09si vous n'accompagnez pas les gens
00:14:11régulièrement pour leur apprendre,
00:14:13leur montrer leurs défauts,
00:14:14leur expliquer,
00:14:15leur donner des menus et des recettes,
00:14:17mais des menus et des recettes,
00:14:18aujourd'hui, demandez à l'IA
00:14:19de vous donner un menu
00:14:21à 1600 calories par jour
00:14:23sans viande,
00:14:24vous allez voir,
00:14:25vous allez avoir un menu formidable,
00:14:26on peut même vous donner le prix.
00:14:28Mais si vous n'avez pas quelqu'un
00:14:29qui va vous expliquer
00:14:30comment gérer votre appétit,
00:14:32comment essayer de personnaliser
00:14:34votre alimentation,
00:14:35ça ne mange pas.
00:14:35Oui, mais il y a des gens
00:14:35qui n'arrivent pas à maigrir,
00:14:37je ne sais pas,
00:14:38quand on passe 50 ans,
00:14:40c'est difficile de maigrir.
00:14:42Je vous dis,
00:14:43j'ai pas mal de femmes
00:14:45qui ont des fois,
00:14:46elles perdent 10 kilos tout d'un coup,
00:14:48mais c'est difficile de maigrir,
00:14:50donc est-ce que ça,
00:14:50c'est un bon recours ?
00:14:52Alors, bon,
00:14:52sachant que c'est très cher,
00:14:53évidemment,
00:14:53et ce n'est pas à la portée
00:14:54de toutes les bourses.
00:14:55Moi, je ne crache absolument pas
00:14:57sur ces médicaments,
00:14:58mais pas du tout,
00:14:59vous avez complètement raison.
00:15:00Mais pas quand on a 5 kilos à perdre.
00:15:03Alors,
00:15:04aujourd'hui,
00:15:05vous savez,
00:15:05la plus forte des demandes,
00:15:06elle n'est pas sur l'obésité,
00:15:07de ce que je vois autour de moi,
00:15:08elle est sur des gens
00:15:09qui ont à perdre
00:15:10entre 5 et 15 kilos.
00:15:11C'est pour ça
00:15:11qu'on avait envie
00:15:13de faire cette émission,
00:15:14ça concerne beaucoup de monde.
00:15:15Alors, je vais vous dire,
00:15:16je vais faire quelque chose
00:15:17d'iconoclaste.
00:15:18Quand vous avez quelqu'un
00:15:19qui est désespéré par son poids,
00:15:21qui a des problèmes psychologiques
00:15:23avec ce poids,
00:15:24parce que les gens
00:15:24qui ont 15 kilos en plus,
00:15:26on parle du risque médical,
00:15:27on ne parle jamais
00:15:27du risque intellectuel,
00:15:28c'est-à-dire du mal-être.
00:15:30Eh bien, à la limite,
00:15:31oui,
00:15:31à condition que ces gens-là
00:15:32s'engagent pendant la période
00:15:33où ils vont faire ce traitement,
00:15:35à suivre une prescription nutritionnelle
00:15:37et à être accompagnés
00:15:38par la suite.
00:15:39Donc, si c'est un déclencheur,
00:15:40oui, ça peut être possible.
00:15:41C'est d'ailleurs pour ça
00:15:42que c'est autorisé
00:15:43sans remboursement.
00:15:44Maintenant,
00:15:45et que l'IMC à 27
00:15:46reste quand même
00:15:47une IMC modérée.
00:15:48On n'est pas sur une IMC à 22,
00:15:51c'est-à-dire de quelqu'un
00:15:51qui serait normal
00:15:52et qui veut juste s'affiner.
00:15:54Donc,
00:15:54aux médecins de dire non
00:15:56de temps en temps
00:15:56et de savoir dire non,
00:15:57mais je suis d'accord avec vous,
00:15:58il y a des situations
00:15:59dans lesquelles
00:16:00on peut se dire
00:16:01après tout,
00:16:02même si c'est...
00:16:06On a une petite coupure.
00:16:08Vous m'entendez ou pas, docteur ?
00:16:12On a perdu Jean-Michel Cohen.
00:16:13On a perdu Jean-Michel Cohen.
00:16:15Ce qui était intéressant,
00:16:16c'est qu'il n'y avait pas
00:16:18à la fois de recul.
00:16:22Ce qu'on a appris
00:16:23qu'il n'y avait pas
00:16:24vraiment de recul,
00:16:25mais c'est surtout
00:16:25que c'est un traitement
00:16:26que vous avez à vie.
00:16:27Alors, vous imaginez,
00:16:28vous maigrissez
00:16:29et vous continuez
00:16:30à ce médicament-là
00:16:34qui vous empêche de manger,
00:16:35ce qu'il expliquait.
00:16:36On se retrouve avec des gens
00:16:38en dénutrition.
00:16:39Donc, c'est...
00:16:41Non, non, puis moi,
00:16:42j'avoue que j'ai vu
00:16:42des gens en prendre,
00:16:44bon, qui, encore une fois,
00:16:45ne l'avouaient pas,
00:16:46qui faisaient un repas,
00:16:48et qui allaient aux toilettes,
00:16:50au mire, derrière,
00:16:51parce qu'il y a des nausées,
00:16:53ça coupe la faim,
00:16:54ça écœure un peu.
00:16:55C'est vrai qu'où est
00:16:55le plaisir de la vivre ?
00:16:57Bon, c'est vrai
00:16:57qu'il vaut mieux
00:16:58essayer de manger équilibré.
00:17:00Et quand on sait
00:17:01que 80% des gens
00:17:03reprennent le poids,
00:17:04c'est sûr que c'est
00:17:05un petit peu dommage.
00:17:07Oui, absolument.
00:17:08En tout cas,
00:17:09il faut absolument lire
00:17:11ce rapport
00:17:11et puis voir l'évolution
00:17:13parce que c'est vrai aussi
00:17:14que la médecine évolue
00:17:15et de plus en plus,
00:17:16les médicaments
00:17:17sont mis sur le marché,
00:17:19mais assez rapidement
00:17:20parce que
00:17:20ce sont,
00:17:22évidemment,
00:17:23ça rapporte
00:17:24beaucoup d'argent.
00:17:25Je ne sais pas
00:17:25si on a retrouvé les docteurs.
00:17:26On vous a récupéré,
00:17:27Jean-Michel ?
00:17:27C'est le début.
00:17:28C'est le début.
00:17:29Je pense que ça,
00:17:30c'est le début.
00:17:31Ça veut dire que là,
00:17:32on est sur la première génération
00:17:34de médicaments.
00:17:35Un, ils sont chers,
00:17:36donc ils deviendront
00:17:36de moins en moins chers.
00:17:38Deux, on est sur le début.
00:17:39On a commencé
00:17:39à utiliser
00:17:40des méthodes de traitement
00:17:41avec ces analogues,
00:17:43en utilisant l'effet glucagon.
00:17:45Mais je pense
00:17:46qu'il va y avoir
00:17:47d'autres choses
00:17:47qui vont arriver.
00:17:48Juste une recommandation
00:17:49très importante.
00:17:50N'achetez jamais
00:17:51hors des circuits officiels.
00:17:54Jamais, jamais.
00:17:54Vous avez raison
00:17:55de souligner ça.
00:17:56Ah oui, vraiment.
00:17:57Parce que le maximum
00:17:58d'accidents qu'on a,
00:17:59ce sont des gens
00:17:59qui achètent des produits
00:18:00dont on ne connaît pas le dosage
00:18:01et on soupçonne
00:18:03que certains mettent
00:18:04plus de produits
00:18:05que ce qu'il faut,
00:18:06ce qui entraîne
00:18:06là vraiment
00:18:07des effets indésirables
00:18:08mais pouvant être très graves.
00:18:10Donc en fait,
00:18:10le mieux,
00:18:11c'est quand même
00:18:11de demander conseil
00:18:12à un nutritionniste,
00:18:13un endocrinologue,
00:18:14son médecin généraliste,
00:18:16un diabétologue,
00:18:17de suivre une prescription
00:18:18nutritionnelle
00:18:19en même temps
00:18:20et d'évaluer
00:18:21au fur et à mesure
00:18:22comment ça se passe.
00:18:23Voilà.
00:18:24Maintenant,
00:18:25les régimes,
00:18:26quand ils sont bien présentés
00:18:27et agréables à suivre,
00:18:28ça marche pas mal quand même
00:18:29pour des petites pertes de poids.
00:18:30les petites barquettes alors ?
00:18:32Quelles petites barquettes ?
00:18:34Je recite la marque
00:18:35mais il faudrait
00:18:35que j'en sais les trois.
00:18:36Mais comme...
00:18:37Ah non,
00:18:38mais il n'y a plus besoin.
00:18:39Il n'y a plus besoin.
00:18:40Il n'y a plus besoin,
00:18:40je vous le dis,
00:18:42je vais vous dire,
00:18:43vous mettez,
00:18:43je vais acheter
00:18:44des plats préparés
00:18:45en supermarché
00:18:46pour faire un régime
00:18:47à 1600 calories,
00:18:49donne-moi ce que je dois manger
00:18:50pendant une semaine
00:18:51et vous aurez probablement
00:18:52un tarif un peu moins cher
00:18:54et qui reviendra
00:18:55quasiment à la même méthode.
00:18:57Là, vous parlez d'IA ?
00:18:58Bien sûr.
00:18:59À l'IA, on peut lui dire
00:19:01trouve-moi des marques
00:19:01où il y a moins de 400...
00:19:03Vous faites ça ?
00:19:03Oui, donne-moi,
00:19:04donne-moi,
00:19:06je vais acheter en surgelé,
00:19:07je voudrais mon budget
00:19:08pour la semaine
00:19:09pour acheter un plat préparé
00:19:10en surgelé,
00:19:11midi et soir,
00:19:12pendant 7 jours,
00:19:13dis-moi ce que je dois prendre
00:19:14et voilà,
00:19:14il va vous proposer quelque chose.
00:19:15Donc, vous voyez
00:19:16qu'on peut s'en sortir
00:19:17avec les régimes quand même.
00:19:18Et Jean-Michel Cohen,
00:19:20est-ce que vous pensez
00:19:21qu'en France,
00:19:21on va avoir,
00:19:22comme souvent,
00:19:23ce qui arrive aux Etats-Unis
00:19:24et vient en France
00:19:25après,
00:19:25une société
00:19:28vraiment changée
00:19:29par ses médicaments
00:19:29parce qu'encore une fois,
00:19:31là, on n'y est pas encore,
00:19:31évidemment,
00:19:32surtout que c'est très cher
00:19:33ce traitement
00:19:34mais je le disais
00:19:36avant la pub,
00:19:37il y a vraiment
00:19:37des rayons d'habillement
00:19:38qui changent,
00:19:39ça se voit sur les chiffres,
00:19:41la consommation
00:19:42des vêtements,
00:19:43les tailles S
00:19:44ont augmenté
00:19:45par exemple aux Etats-Unis.
00:19:47Oui, oui,
00:19:47je pense qu'il y aura
00:19:48cette modification.
00:19:49Je pense qu'à terme,
00:19:50c'est un...
00:19:50parce que l'obésité
00:19:51est une maladie.
00:19:52Quand j'ai écrit
00:19:53le livre anti-inflammatoire,
00:19:54c'était pour ça,
00:19:54pour dire que l'obésité
00:19:55ce n'est pas des gens
00:19:56faibles et idiots,
00:19:57c'est une maladie
00:19:58inflammatoire,
00:19:59donc avec une alimentation
00:20:01coordonnée,
00:20:01on s'en sort bien
00:20:02et non seulement
00:20:03il y aura des tailles
00:20:04plus petites
00:20:05mais il y a même
00:20:06une réduction
00:20:07du volume
00:20:08d'achat alimentaire.
00:20:09Ça a été coté,
00:20:11on considère que les gens
00:20:12qui utilisent
00:20:12ces médicaments
00:20:13réduisent de 9%
00:20:15leur budget
00:20:15d'achat alimentaire
00:20:16sur le mois.
00:20:17Alors les laboratoires
00:20:19s'en servent
00:20:20comme argument,
00:20:21ça veut dire,
00:20:21ils disent,
00:20:22vous voyez,
00:20:22c'est la même chose
00:20:23surtout en ce moment.
00:20:24Mettons qu'une famille moyenne
00:20:27va dépenser
00:20:27200 euros par mois,
00:20:29donc ils vont économiser
00:20:3018 euros,
00:20:31ça ne remplace pas
00:20:32les 170 euros.
00:20:33Merci beaucoup
00:20:34Jean-Michel Cohen.
00:20:36Je rappelle
00:20:36votre livre
00:20:37anti-inflammatoire,
00:20:38la maladie chronique
00:20:39silencieuse
00:20:39aux éditions
00:20:40First,
00:20:41c'était passionnant
00:20:41mais attention,
00:20:42évidemment,
00:20:42c'était le début
00:20:43de notre sujet,
00:20:45515 effets
00:20:46indésirables graves,
00:20:4713 décès signalés,
00:20:49même si le lien
00:20:49n'est pas vraiment
00:20:50formellement établi
00:20:51avec ce médicament,
00:20:51donc à encadrer,
00:20:54évidemment,
00:20:54avec un médecin.
00:20:55Merci Jean-Michel Cohen,
00:20:56on se retrouve
00:20:56dans quelques instants
00:20:57avec mes débatteurs,
00:20:58on parlera de ces 3000 profs
00:21:00qui sont sortis du chapeau.
00:21:01Est-ce que c'est bien ?
00:21:02Baguette magique
00:21:03de Geoffrey
00:21:04qui ne calme pas
00:21:05les lycéens ce matin.
00:21:06A tout de suite
00:21:07sur Sud Radio.
00:21:09Sud Radio,
00:21:11parlons vrai.
00:21:13Bonjour,
00:21:14c'est André Bercoff.
00:21:15Faut qu'on s'organise,
00:21:16on ne peut pas
00:21:17rester comme ça.
00:21:18À l'heure des présidentielles,
00:21:20que faire de la France ?
00:21:21On en parle tout à l'heure
00:21:23de midi à 13h.
00:21:25Et de 13h à 14h
00:21:27avec Céline Alonso,
00:21:29Génération Bercoff.
00:21:30Comment comprendre
00:21:31tout ce qui se passe
00:21:32aujourd'hui
00:21:32avec les lumières
00:21:34de tout ce qui s'est passé.
00:21:3710h midi,
00:21:38Sud Radio,
00:21:39à vous de le dire,
00:21:40Stéphanie Demiru.
00:21:4110h30 sur Sud Radio,
00:21:43l'heure d'accueillir
00:21:44mes trois débatteuses.
00:21:46Parce qu'une fois
00:21:47des pacoutimes,
00:21:48100% de femmes
00:21:49ce matin sur Sud Radio.
00:21:51Alexandra Spiner,
00:21:52bonjour.
00:21:53Bonjour.
00:21:54Vous êtes enseignante,
00:21:55ça tombe bien.
00:21:56On a beaucoup de questions
00:21:57à vous poser.
00:21:58Déléguée spéciale
00:21:59en charge du décrochage scolaire
00:22:00à la région
00:22:01Île-de-France,
00:22:03Anne Duré,
00:22:04présidente de l'association
00:22:05Femmes de loi.
00:22:06Bonjour.
00:22:06Bonjour.
00:22:07Et Julia Courvoisier,
00:22:09avocate au barreau de Paris.
00:22:11Bonjour.
00:22:11Bonjour, Julia Courvoisier.
00:22:12Bonjour.
00:22:13On va évidemment
00:22:14parler de ces violences encore.
00:22:17Enfin,
00:22:17alors violences,
00:22:18le mouvement lycéen
00:22:19dans son ensemble,
00:22:21puisqu'on a sorti
00:22:223000 profs du chapeau.
00:22:23On ne savait pas
00:22:24qu'ils étaient là,
00:22:25ceux-là.
00:22:25Pof,
00:22:26ils ont ouvert un tiroir
00:22:27et il y a 3000 profs
00:22:28qui sont sortis.
00:22:29C'est la baguette magique
00:22:30façon ministre de l'éducation.
00:22:32Bon,
00:22:33ça ne calme pas
00:22:33la colère des lycéens.
00:22:35Pour autant,
00:22:35on en parlera
00:22:36avec vous,
00:22:37mesdames.
00:22:37Et puis,
00:22:38jour J pour la primaire
00:22:40à gauche,
00:22:40ça vote depuis ce matin
00:22:428h.
00:22:43Est-ce qu'il y a encore
00:22:44une gauche hors Mélenchon ?
00:22:46On peut toujours y croire.
00:22:48En tout cas,
00:22:49eux y croient.
00:22:49Raphaël Glucksmann
00:22:50en tête dans les sondages.
00:22:51Mais enfin,
00:22:52il y en a une
00:22:52qui est en embuscade.
00:22:54Ce n'est pas son stagiaire,
00:22:55mais enfin,
00:22:55Ségolène Royal,
00:22:57elle aimerait bien
00:22:57voir ravir la place.
00:22:59Et puis,
00:23:00David Lissnard,
00:23:01on se demande,
00:23:02c'est vrai que ça fait
00:23:03plusieurs fois
00:23:03que je vois ces vidéos
00:23:04un petit peu étranges
00:23:05sur les réseaux sociaux.
00:23:07Il y a un vrai buzz.
00:23:08Il y a quelque chose
00:23:09qui se passe autour de David Lissnard.
00:23:11C'est ce qu'aimerait bien
00:23:11en tout cas croire les proches.
00:23:13Est-ce que c'est une réalité
00:23:15ou est-ce que c'est
00:23:15un petit phénomène parisien
00:23:18ou 100% réseaux sociaux ?
00:23:20On en parlera avec vous
00:23:21et puis on parlera aussi
00:23:22en fin d'émission
00:23:23du crédit d'impôt
00:23:24sur les services à la personne
00:23:26que les socialistes
00:23:27aimeraient bien voir raboter.
00:23:29Ils sont toujours là
00:23:30pour essayer de nous enlever
00:23:31des crédits d'impôt
00:23:32là où il ne faut pas.
00:23:33Mais bon,
00:23:34on en parlera.
00:23:34Peut-être que vous êtes d'accord.
00:23:35En attendant,
00:23:36c'est le débat avec vous,
00:23:38Gilles Gansman.
00:23:39Sud Radio,
00:23:4010h midi,
00:23:40l'instant zapping.
00:23:41Je propose plutôt
00:23:42le zapping
00:23:43que le débat.
00:23:45Qu'est-ce que j'ai dit ?
00:23:46C'est le débat avec vous.
00:23:47Écoutez,
00:23:48c'était la soirée disco d'hier.
00:23:49Je vous laisse cette partie-là.
00:23:52Ça tombe bien.
00:23:54Juste avant de démarrer le zapping,
00:23:56je voudrais rappeler
00:23:56que Sud Radio est partenaire
00:23:57du Pasteur Don
00:23:58qui fait de ses 20 ans
00:24:00cette année
00:24:01et dure
00:24:02d'aujourd'hui
00:24:04jusqu'à dimanche.
00:24:04L'édition du Pasteur Don
00:24:06concerne la recherche
00:24:07contre le cancer,
00:24:09les maladies infectieuses,
00:24:10les maladies neurologiques.
00:24:11On a une marraine
00:24:12qu'on connaît bien.
00:24:13La marraine de Sud Radio
00:24:14qui est partenaire
00:24:15du Pasteur Don,
00:24:16c'est Cécile de Minibus
00:24:18qui est la représentante
00:24:21de Sud Radio
00:24:22pour le Pasteur Don.
00:24:24Alors,
00:24:24n'hésitez pas,
00:24:25si vous voulez faire un don
00:24:26au Pasteur Don,
00:24:27vous avez jusqu'à dimanche
00:24:28Pasteur Don pour aller faire
00:24:30ou un don par SMS.
00:24:31Allez,
00:24:32on le fait dès maintenant.
00:24:3329,112
00:24:34et vous pouvez donner 20,112 euros
00:24:37et on aide la recherche.
00:24:39Je voulais en profiter
00:24:40pour expliquer
00:24:41que Sud Radio était partenaire.
00:24:43Vous avez bien fait.
00:24:44Et votre zapping ?
00:24:45Après 235 jours,
00:24:47la tête dans l'espace,
00:24:49Sophie Adneau
00:24:49et ses trois coéquipiers
00:24:51de la Crew 12,
00:24:52ah non,
00:24:52je vais le faire en anglais,
00:24:53de la Crew 12,
00:24:56eh bien,
00:24:56ils ont troqué
00:24:57les étoiles du cosmos
00:24:58pour les étoiles de mer.
00:25:00Ils ont améri.
00:25:01Alors,
00:25:01Sophie n'est pas
00:25:02très très en forme,
00:25:03vous allez voir.
00:25:04C'est normal.
00:25:05Il faut dire que la réadaptation
00:25:06terrestre est parfois compliquée.
00:25:09Quatre parachutes
00:25:09ont freiné sa descente
00:25:10vers le Pacifique.
00:25:12Sophie Adneau,
00:25:13pas très en forme,
00:25:14mais contente tout de même
00:25:15et de retour sur Terre.
00:25:16Il a fallu près d'une heure
00:25:17aux équipes
00:25:17pour récupérer sa capsule
00:25:19et la ramener
00:25:20sur le navire de la NASA.
00:25:21La première sensation
00:25:22de tous les astronautes,
00:25:24ce sont les odeurs.
00:25:25Thomas Pesquet
00:25:25a vécu cette expérience
00:25:26à deux reprises.
00:25:28C'est pas que ça ressemble
00:25:28mauvais dans la station spatiale,
00:25:30mais c'est un peu
00:25:30toujours la même chose.
00:25:31Et puis là,
00:25:31tout d'un coup,
00:25:32ça va sentir,
00:25:33je ne sais pas,
00:25:33l'air frais,
00:25:34ça va sentir l'iode de la mer,
00:25:35ça va sentir peut-être
00:25:36le savon,
00:25:37le déodorant,
00:25:38le parfum moussarrasé
00:25:40que les gens utilisaient.
00:25:42Et moi,
00:25:42c'est ça qui m'avait
00:25:43un petit peu frappé.
00:25:44Après huit mois
00:25:44en apesanteur,
00:25:46Sophie Adneau
00:25:46va redécouvrir
00:25:47le poids de son corps,
00:25:48à commencer par celui
00:25:49de sa tête.
00:25:50C'est lourd une tête.
00:25:51On ne s'en rend pas compte
00:25:52quand on est sur la Terre,
00:25:53mais à partir du moment
00:25:54où on est en apesanteur,
00:25:55plus rien,
00:25:55on ne ressent plus rien.
00:25:57C'est incroyable.
00:25:58Elle vit tellement
00:25:59aseptisée
00:26:00que d'un seul coup,
00:26:01quand elle revient sur Terre,
00:26:02toutes les odeurs
00:26:04reviennent avec une force.
00:26:05C'est fou d'entendre ça.
00:26:06Oui,
00:26:06quand elle est soulevée
00:26:07par quelqu'un
00:26:08pour la ramener
00:26:09et la sortir
00:26:10de la capsule,
00:26:12elle sent son odeur,
00:26:14son odeur de rasage,
00:26:16enfin de produit de rasage.
00:26:17Ça doit être assez...
00:26:18Ça doit être un choc physique,
00:26:21olfactif.
00:26:21Est-ce que vous a tiré
00:26:22puisque j'ai trois femmes
00:26:24autour de moi ?
00:26:25Évidemment.
00:26:25C'est formidable
00:26:26d'avoir une femme
00:26:28astronaute.
00:26:29D'abord,
00:26:29c'est formidable
00:26:30parce que c'est un modèle
00:26:31merveilleux
00:26:32pour toutes les jeunes filles
00:26:34et les petites filles
00:26:35quand même
00:26:36auxquelles on explique
00:26:37sans vraiment le dire.
00:26:38Il y a une espèce
00:26:39d'implicite
00:26:40qui ferait que les femmes
00:26:42ne sont pas fortes
00:26:43en mathématiques.
00:26:44Tous les chiffres
00:26:44démontrent le contraire.
00:26:45Toutes les carrières
00:26:46exceptionnelles
00:26:47démontrent le contraire.
00:26:48Mais cette femme,
00:26:49oui,
00:26:49c'est un modèle merveilleux.
00:26:50Nous,
00:26:50on se bat
00:26:51pour que les jeunes filles
00:26:53ne soient pas exclues
00:26:54des études scientifiques
00:26:56et des femmes comme ça.
00:26:57Concrètement,
00:26:58c'est un modèle.
00:26:59Et puis,
00:26:59au-delà de ça,
00:27:00ça a été aussi
00:27:00une petite parenthèse
00:27:01qui nous a fait échapper
00:27:03un peu
00:27:04au cloaque
00:27:05de l'actualité.
00:27:06Anne Durez ?
00:27:07Alors,
00:27:08Sophie Adneau,
00:27:09c'est vrai que c'est
00:27:10un rôle modèle
00:27:10et une femme
00:27:11absolument exceptionnelle
00:27:12et c'est bien de le dire
00:27:14et de le reconnaître
00:27:15parce qu'en fait,
00:27:16je ne dirais pas
00:27:17qu'aller dans l'espace
00:27:19est devenu banal
00:27:20mais il y a une communication
00:27:21quasiment en temps réel
00:27:23avec des vidéos,
00:27:24des posts,
00:27:25des publications.
00:27:26Au moins,
00:27:27ça fait des bonnes nouvelles.
00:27:28Absolument.
00:27:29C'était la petite parenthèse.
00:27:30Oui,
00:27:31et on a du mal
00:27:32à réaliser
00:27:32cet exploit,
00:27:34je ne dirais pas ce miracle
00:27:35parce que c'est à force
00:27:36de travail,
00:27:38de détermination
00:27:39et aussi
00:27:40ce que cela montre,
00:27:41je crois,
00:27:42en plus de tout ce que vous avez dit
00:27:44et qui est très juste,
00:27:45c'est que dans la vie,
00:27:46il n'y a pas que
00:27:47les compétences techniques.
00:27:48C'est-à-dire que cette femme,
00:27:51par toutes ses qualités
00:27:53humaines,
00:27:53de détermination,
00:27:54il y avait certainement
00:27:55d'autres candidates
00:27:56et candidats
00:27:57qui comme elles
00:27:58étaient techniquement
00:28:00absolument
00:28:01remarquables,
00:28:03mais elle avait
00:28:04ou elle a
00:28:06ce truc
00:28:07ou ces choses en plus
00:28:08qui construisent
00:28:10sa personnalité.
00:28:11Écoutez,
00:28:12je ne sais pas,
00:28:12mais garder le sourire
00:28:13comme elle l'a conservé
00:28:14tout le temps
00:28:17dans un univers hostile.
00:28:19Elle est allée
00:28:20dans l'espace
00:28:21mais dans le vide.
00:28:24Elle était rattachée
00:28:25à un fil.
00:28:27Maman,
00:28:28en plus.
00:28:29Donc,
00:28:29elle a pris
00:28:30le risque
00:28:32d'une issue fatale,
00:28:33il faut quand même le dire,
00:28:34même si tout est quand même
00:28:35super bien balisé.
00:28:36C'est quand même encore dangereux
00:28:37de genre d'expérience.
00:28:38D'une issue fatale
00:28:40alors qu'elle est maman.
00:28:41Et la passion
00:28:42et l'envie,
00:28:43je pense aussi,
00:28:44de servir l'humanité.
00:28:45Parce qu'aller là-bas,
00:28:46ce n'est pas juste
00:28:46se faire plaisir,
00:28:47c'est servir l'humanité.
00:28:49Donc,
00:28:49chapeau bas.
00:28:50Julia ?
00:28:51Ça vous a fait rêver ?
00:28:52Vous avez suivi
00:28:52ces huit mois ?
00:28:53Je l'ai suivi
00:28:54sur les réseaux sociaux,
00:28:55les images,
00:28:56tout était magnifique.
00:28:58Moi,
00:28:58je suis d'une génération
00:28:59où mes idoles,
00:29:01quand j'étais une jeune avocate,
00:29:01étaient des hommes.
00:29:03Et je trouve ça génial
00:29:04aujourd'hui
00:29:05qu'on ait des idoles femmes.
00:29:06Je n'ai pas grandi,
00:29:06moi,
00:29:07encore dans cette génération
00:29:08où on admirait
00:29:08les grandes avocates.
00:29:09Oui,
00:29:10c'était vous,
00:29:10c'était Robert Badinter,
00:29:11c'était Dupond-Moretti,
00:29:13c'était Mime,
00:29:14c'était Gisèle Halimi,
00:29:17Gisèle Halimi.
00:29:19Mais moi,
00:29:19Gisèle Halimi,
00:29:20je suis née bien après.
00:29:22Et je trouve ça génial
00:29:23pour les jeunes filles
00:29:24qu'il y ait des femmes
00:29:25qui commettent des exploits
00:29:27comme ça
00:29:27parce que c'est un exploit.
00:29:29C'est une preuve de travail
00:29:30mais c'est aussi
00:29:31une preuve de passion.
00:29:32On peut aussi réussir
00:29:33à faire des choses
00:29:34extraordinaires
00:29:34quand on est passionné.
00:29:36C'est vrai qu'elle peut faire rêver
00:29:36les jeunes
00:29:37qui semblent manquer d'espoir
00:29:38pour la vie.
00:29:39Exactement.
00:29:40J'ai trouvé que c'était
00:29:41fantastique.
00:29:42J'avais aussi beaucoup rêvé
00:29:42avec Thomas Pesquet
00:29:45et j'ai encore plus rêvé
00:29:47avec Sophie.
00:29:47Ça va nous manquer,
00:29:48c'est vrai,
00:29:48les implications
00:29:49sur les réseaux sociaux.
00:29:50Nous avions déjà
00:29:51une femme astronaute
00:29:54et ignorée.
00:29:56Vous pouvez aller sur le web
00:29:58voir Christine Bouillaud
00:29:59qui fait beaucoup de sujets
00:30:01qui est basé à Toulouse,
00:30:02beaucoup de sujets
00:30:03sur ce sujet.
00:30:06Allez sur nos réseaux
00:30:07et sur le site internet.
00:30:07On pourrait tenter
00:30:08une délocalisation dans l'espace
00:30:09mon cher Gilles.
00:30:12En apesanteur,
00:30:13on va en parler à Patrick Roger.
00:30:15Oui.
00:30:15Je pense que le budget
00:30:16va être un peu juste.
00:30:17Je préfère Rio de Janeiro
00:30:18si on a la chance
00:30:21de délocalisation.
00:30:22Vous êtes très vaillant
00:30:22sur les risques.
00:30:26Vous savez,
00:30:26j'ai essayé l'apesanteur.
00:30:28Ah, vous l'avez fait ?
00:30:28Oui, j'ai fait le zéro G.
00:30:30J'ai eu l'occasion
00:30:30de faire un reportage.
00:30:32C'était incroyable.
00:30:34Vous restez 22 secondes.
00:30:36Ah, 22 secondes en l'air ?
00:30:37Oui, oui, oui.
00:30:3822 secondes,
00:30:38enfin, multipliées
00:30:39par le nombre de...
00:30:41Et vous retombez
00:30:41d'un seul coup.
00:30:42Oui.
00:30:44Vous avez vu Bridget Jones ?
00:30:46C'était ça.
00:30:47Ah, ça explique pas mal de choses.
00:30:49Et qu'est-ce que vous avez ressenti ?
00:30:51J'espère qu'une juge plus longue.
00:30:52C'est incroyable.
00:30:54C'est marrant.
00:30:55Les jours d'après,
00:30:56je rêvais que je flottais.
00:30:57C'est fabuleux.
00:30:59Alors, c'est 22 secondes seulement.
00:31:00Ils ont flotté pendant 8 mois.
00:31:02Vous imaginez, 22 secondes
00:31:04et déjà, ça vous a accompagné
00:31:05pendant plusieurs jours.
00:31:06C'est incroyable.
00:31:07Vous avez un diplôme ?
00:31:08Je vais vous tutoyer
00:31:09parce que dans la vie.
00:31:09Vous avez un diplôme ?
00:31:11Vous avez quelque chose ?
00:31:11Vous avez une vidéo ?
00:31:12Oui, je ne vous encourage pas
00:31:15à taper mon nom.
00:31:16Vous avez une qualité.
00:31:18J'étais pour une chaîne d'information.
00:31:21La vidéo circule toujours.
00:31:23Vous savez bien qu'on va le faire.
00:31:24Nous allons sur le plateau.
00:31:27Bref, voilà.
00:31:28Ça, c'est fait.
00:31:29Ma petite archive du jour.
00:31:31En votre honneur, mesdames.
00:31:32Je savais qu'on n'avait que
00:31:33des dames sur le plateau.
00:31:35Et c'est tellement rare
00:31:36que vous soyez quatre
00:31:37autour de cette table.
00:31:39Alors, je vous emmène
00:31:3946 ans plus tôt.
00:31:42En 1980,
00:31:43une classe de primaire.
00:31:44Alors, je vous dis,
00:31:46votre hommage s'exprimait
00:31:48sur la place des femmes.
00:31:50C'est des femmes
00:31:51qui manifestent dans les rues
00:31:56pour dire qu'elles en ont marre,
00:31:59qu'elles veulent être...
00:32:01qu'elles veulent qu'il y ait
00:32:03une présidente de la République
00:32:04à la place du président de la République.
00:32:07Elles en ont marre
00:32:08parce que chaque fois,
00:32:09le président de la République,
00:32:10il ne parle jamais des femmes,
00:32:12il ne fait que parler des hommes
00:32:13et de la politique.
00:32:14Sophie.
00:32:15Moi, je crois que
00:32:16le mouvement de libération de la femme,
00:32:18c'est qu'elles en ont assez
00:32:19que les maris commandent toujours.
00:32:21On dit qu'il y a une grève
00:32:23des femmes.
00:32:24Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:32:25Les femmes se manifestent
00:32:26parce qu'elles voyaient
00:32:27que les hommes,
00:32:28ils sont peinards
00:32:29dans leur fauteuil,
00:32:30ils regardent la télé,
00:32:31au lieu de travailler.
00:32:32alors elles disent
00:32:33pourquoi on ne pourrait pas pareil.
00:32:35Voilà.
00:32:35On parle toujours
00:32:36de la grève des femmes,
00:32:37mais aussi,
00:32:38mais peut-être,
00:32:40vous aussi,
00:32:41vous avez une femme,
00:32:42et alors,
00:32:42elle aussi,
00:32:43pourquoi ne fait pas grève ?
00:32:44Parce que peut-être
00:32:45qu'elle ne vous le dit pas,
00:32:47mais à force,
00:32:48elle a la marre
00:32:48que vous ne faites rien.
00:32:50C'est extraordinaire,
00:32:51j'adore.
00:32:51C'est extraordinaire.
00:32:52C'est ma petite archive
00:32:53du vendredi.
00:32:54Merveilleuse archive.
00:32:56Ils sont devenus quoi,
00:32:57ces enfants ?
00:32:58C'est une archive de Lina,
00:32:59qui est disponible
00:33:03sur le site de Lina.
00:33:04Est-ce que les femmes
00:33:07ont obtenu vraiment
00:33:08beaucoup de choses
00:33:09ou il reste encore
00:33:10des choses à conquérir ?
00:33:11Et deuxième question,
00:33:13est-ce que les hommes
00:33:13ont aussi beaucoup changé ?
00:33:15Parce que le jeune
00:33:16voyait son père,
00:33:18disait,
00:33:19dans le canapé
00:33:19pendant que maman s'active
00:33:21et ma mère,
00:33:22j'aimerais bien
00:33:23qu'elle soit aussi
00:33:23dans le canapé.
00:33:25Ça aussi,
00:33:25ça a changé quand même.
00:33:27Alors,
00:33:28non.
00:33:28Si, si, absolument.
00:33:30Si, les femmes
00:33:30et heureusement
00:33:31depuis tant de décennies
00:33:33ont obtenu,
00:33:34alors,
00:33:34dans le désordre,
00:33:35il n'y a pas d'hierarchie
00:33:36dans ce que je vais dire,
00:33:37le droit de vote,
00:33:38l'égalité entre les femmes
00:33:39et les hommes
00:33:40plus effective,
00:33:41même s'il y a encore
00:33:42du travail.
00:33:45Les femmes travaillent
00:33:46beaucoup plus,
00:33:48l'IVG a été adoptée
00:33:50et consacrée
00:33:51dans la Constitution.
00:33:54Donc, les femmes,
00:33:55je dirais,
00:33:55et puis le mouvement
00:33:56mito a fait
00:33:58que les violences
00:34:00faites aux femmes
00:34:00d'ordre moral,
00:34:02d'ordre sexuel,
00:34:03d'ordre sexiste
00:34:04sont reconnues,
00:34:07poursuivies,
00:34:07même s'il y a encore
00:34:08un peu de travail
00:34:09à faire.
00:34:10Moi, je voudrais juste
00:34:11mettre l'accent
00:34:12sans être trop longue
00:34:13sur l'égalité professionnelle
00:34:16entre les femmes
00:34:17et les hommes
00:34:17et notamment
00:34:17l'égalité salariale
00:34:19qui n'est pas encore
00:34:20au rendez-vous.
00:34:21Même s'il y a eu
00:34:21des avancées,
00:34:23un jour j'ai fait le compte,
00:34:24je pense qu'il y a eu,
00:34:25alors,
00:34:26grossièrement,
00:34:27je vous dis ça,
00:34:28environ une dizaine
00:34:29de lois
00:34:29depuis plusieurs décennies
00:34:31sur l'égalité professionnelle
00:34:32entre les femmes
00:34:33et les hommes.
00:34:34Imaginez-vous
00:34:34le législateur
00:34:36obligé
00:34:37de refaire,
00:34:38de re-voter des lois,
00:34:39y compris une loi
00:34:40sur l'égalité réelle
00:34:41entre les femmes
00:34:42et les hommes.
00:34:43Donc,
00:34:43j'aurais envie de sourire
00:34:45si ce n'était pas
00:34:46quand même
00:34:48un réel problème
00:34:49dans notre société.
00:34:50Donc,
00:34:50il faut continuer,
00:34:51il y a des voix féminines
00:34:52autour de cette table.
00:34:53Je pense qu'on partage
00:34:54ce combat,
00:34:56il faut absolument
00:34:57être au soutien des femmes,
00:34:59avoir des rôles modèles,
00:35:00se battre,
00:35:02être là,
00:35:03relayer les informations,
00:35:05faire entendre
00:35:06notre voix,
00:35:07je pense que c'est
00:35:08comme cela
00:35:08que les femmes,
00:35:10que l'égalité
00:35:10entre les femmes
00:35:11et les femmes
00:35:12avanceront.
00:35:12Sur les tâches ménagères,
00:35:14les femmes,
00:35:14les hommes dans le canapé,
00:35:16ça n'a pas changé
00:35:16chez tout le monde.
00:35:17Je pense que c'est
00:35:18peut-être chez vous,
00:35:19Julia.
00:35:20Non, non, non,
00:35:21écoutez,
00:35:21excusez-moi,
00:35:22ne me contredisez pas,
00:35:23je vous assure,
00:35:24c'est du vécu.
00:35:24C'est une question
00:35:25de génération aussi.
00:35:26Je pense que
00:35:27la nouvelle génération...
00:35:29Oui, justement,
00:35:29c'est pour ça
00:35:30que je me tournais vers Julia,
00:35:31c'est la toute nouvelle génération
00:35:32parce qu'entre les deux,
00:35:34il y avait une zone
00:35:35un peu grise, non ?
00:35:37Il y a des efforts
00:35:37qui sont faits
00:35:38et qui sont appréciables.
00:35:41Moi, je suis d'autant
00:35:44plus concernée
00:35:44que j'ai accouché
00:35:44il y a six mois,
00:35:45donc je suis confrontée
00:35:47à des questionnements internes.
00:35:50Je me suis rendue compte
00:35:50en tant que
00:35:51je suis profession libérale,
00:35:52je suis chef d'entreprise,
00:35:53je suis jeune maman
00:35:54et j'ai un mari formidable.
00:35:56On a une vraie répartition
00:35:57des tâches là-dessus,
00:35:57il n'y a pas de souci,
00:35:58mais je me suis rendue compte
00:35:59et ça, c'est quelque chose
00:36:00que la société doit changer
00:36:01de façon innée.
00:36:03les femmes se mettent
00:36:05tout le temps quand même
00:36:05en retrait.
00:36:06C'est-à-dire qu'on va se dire
00:36:07non mais t'inquiète,
00:36:08va travailler,
00:36:09c'est moi qui vais m'arrêter.
00:36:10T'inquiète,
00:36:10t'es un peu fatiguée ce matin,
00:36:11moi aussi,
00:36:11mais je vais me lever quand même.
00:36:12Vous aussi, jeune génération,
00:36:13vous le faites.
00:36:14Et je vous le dis,
00:36:16ça m'énerve au plus profond
00:36:17de moi-même
00:36:17parce que c'est quelque chose
00:36:18qui est inné
00:36:19alors que je suis financièrement
00:36:21indépendante,
00:36:21qu'on partage les tâches,
00:36:22qu'on travaille tout autant
00:36:23l'inclure.
00:36:23Après, les hommes n'accouchent pas.
00:36:25Qu'est-ce que vous dites ?
00:36:33Exactement.
00:36:34Je trouve qu'elles sont incroyables.
00:36:36Elles sont incroyables.
00:36:37C'est-à-dire qu'elles sont féministes
00:36:38jusqu'au bout des ongles.
00:36:40Et moi, je pense vraiment
00:36:40que cette génération-là,
00:36:43vous verrez que spontanément,
00:36:45elles ne renonceront pas
00:36:46à leur carrière
00:36:50en privilégiant la carrière de leur mari.
00:36:52Je pense que vraiment,
00:36:53il y a quelque chose
00:36:53qui s'est passé avec cette génération.
00:36:55Après, moi, ça ne me choque pas
00:36:55qu'une femme reste une femme
00:36:56sur certaines choses.
00:36:57Oui, mais c'est pas sûr.
00:36:59Il y a des réflexes qui sont innés
00:37:01même si on a l'équilibre
00:37:02ou une égalité dans notre couple.
00:37:04Il y a des choses
00:37:04qui restent innées.
00:37:05Mais dont j'ai vraiment l'impression
00:37:06que ce côté inné
00:37:08ne sera pas perpétué
00:37:10par cette jeune génération.
00:37:12Vraiment, c'est le sentiment que j'ai.
00:37:13Très rapidement.
00:37:15Après la pub, je pense.
00:37:16Ok.
00:37:18Vous aviez trois secondes,
00:37:19mais bon, Gilles, c'est bien.
00:37:20Vous êtes rigoureux
00:37:21avec le chronomètre ce matin.
00:37:22Je vous ai dit.
00:37:23C'est gentil.
00:37:24Merci.
00:37:25Bon, allez, on se retrouve
00:37:26tout à l'heure
00:37:27pour la suite de Sabine
00:37:28de Gilles Gansman.
00:37:3310h midi, Sud Radio.
00:37:35À vous de le dire,
00:37:36Stéphanie Demiru.
00:37:38À vous de le dire sur Sud Radio.
00:37:40N'hésitez pas à venir
00:37:42prendre part à ces conversations.
00:37:440826 300 300.
00:37:46Vous le savez, c'est votre émission.
00:37:48On parlait des femmes
00:37:50suite à ce petit reportage
00:37:52qui a plus de 46 ans.
00:37:53Ça fait réagir.
00:37:53Il y a plus de femmes aujourd'hui.
00:37:55Il y avait un garçon de primaire
00:37:57qui disait
00:37:58qu'il faudrait qu'on ait
00:37:59une femme présidente.
00:38:0146 ans plus tard,
00:38:02il n'y a toujours pas eu
00:38:03de femme présidente.
00:38:04Ça ne va jamais arriver
00:38:04en France.
00:38:06J'espère bien
00:38:07que ça arrivera un jour.
00:38:08Est-ce qu'on le verra, nous ?
00:38:09Est-ce qu'on sera en vie ?
00:38:10Pourquoi pas ?
00:38:11Je reste optimiste.
00:38:12Je pense que...
00:38:14Non, les mentalités ont changé.
00:38:16Même si,
00:38:16on l'a vu lors de la dernière campagne
00:38:19pour les présidentielles,
00:38:21les femmes s'en prenaient quand même,
00:38:23pardon pour l'expression
00:38:24pas très élégante,
00:38:25plein la figure.
00:38:26On va parler de Ségolène Royal
00:38:27tout à l'heure.
00:38:28Le pauvre Raphaël Glucksmann,
00:38:29demandez-lui
00:38:30s'il ne s'en est pas pris
00:38:32plein la figure
00:38:33par Ségolène Royal.
00:38:34J'espère qu'on verra un jour
00:38:35une femme présidente de la République
00:38:37reconnue pour sa vision,
00:38:39ses qualités
00:38:41et pour tout l'espoir
00:38:43que des plus jeunes générations,
00:38:45femmes et hommes,
00:38:47porteront en elle.
00:38:48Elle sera à ce moment-là,
00:38:49je pense, un modèle
00:38:50et j'espère bien qu'on le verra.
00:38:52Vous croyez vraiment
00:38:53qu'il n'y a pas eu de femme
00:38:54présidente en France
00:38:55jusqu'à présent
00:38:56parce qu'elles sont femmes
00:38:56ou parce que tout simplement
00:38:57il n'y a pas eu pour l'instant
00:38:58le bon casting ?
00:38:59Non, non.
00:39:00C'est parce que vraiment
00:39:01elles sont femmes.
00:39:02Franchement,
00:39:03quand une femme est candidate,
00:39:05je vous rappelle
00:39:06qu'on parle de sa coiffure,
00:39:07qu'on parle de son maquillage,
00:39:09qu'on parle
00:39:10de la couleur de sa veste.
00:39:13Non, non.
00:39:14Les femmes subissent
00:39:15en politique
00:39:16un traitement
00:39:17qui est
00:39:20complètement arriérée
00:39:21en réalité.
00:39:22si.
00:39:23S'il y avait une Christine Lagarde
00:39:24qui se présentait,
00:39:25est-ce qu'on ne voterait pas
00:39:25pour elle ?
00:39:27Pourquoi pas ?
00:39:28C'est une femme
00:39:29de grande qualité,
00:39:30oui.
00:39:30Mais vous verrez
00:39:32qu'elle subirait
00:39:34des critiques
00:39:35complètement déplacées.
00:39:36comme les hommes
00:39:37en subissent d'autres ?
00:39:38Non, mais je me pose
00:39:39la question.
00:39:40Est-ce que vous voyez
00:39:40des commentaires
00:39:41sur les costumes
00:39:41des hommes,
00:39:42sur leur coiffure ?
00:39:43Je vous rejoins.
00:39:45Non, jamais.
00:39:46Jamais, absolument.
00:39:47Jamais sur leur voix.
00:39:49Oui, oui.
00:39:50Je vous en parlais
00:39:52pendant les pieds.
00:39:52Non, non, non.
00:39:53Les femmes subissent
00:39:54un traitement
00:39:55qui est juste
00:39:56inacceptable.
00:39:57Mais si je peux me permettre,
00:39:58au quotidien,
00:39:59c'est ça ?
00:39:59Parce qu'en réalité,
00:40:00quand on parle d'une femme
00:40:01qui a des compétences
00:40:02professionnelles,
00:40:03il faut toujours rajouter,
00:40:04y compris dans ma profession,
00:40:06une petite réflexion
00:40:07sur...
00:40:07Ah, et puis elle est belle.
00:40:08Parce qu'une femme
00:40:09qui est compétente
00:40:10mais qui est belle,
00:40:11c'est encore mieux.
00:40:12Alors qu'en réalité,
00:40:13plus en proportion physique,
00:40:14elle devrait juste être compétente.
00:40:16Quand vous êtes belle,
00:40:17c'est suspect.
00:40:18Non, mais c'est vrai.
00:40:18Parce que vous êtes finalement
00:40:19peut-être un peu cruche.
00:40:20Oui, oui, c'est vrai.
00:40:21Non, vous avez raison.
00:40:22Voir pire.
00:40:23Lorsque vous plaidez,
00:40:24est-ce que la séduction
00:40:26n'est pas aussi une arme
00:40:27pour vous
00:40:29quand vous plaisez
00:40:31un président de tribunal ?
00:40:33Est-ce que...
00:40:34Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:40:38Mais moi, j'adore
00:40:39ce genre de discussion
00:40:40parce que ce qu'il faut savoir...
00:40:41Je vous montre
00:40:41si ça peut arriver,
00:40:42je ne dis pas que ça arrive.
00:40:44J'ai dans le plat.
00:40:45Oui, mais d'abord,
00:40:46nous plaidons avec une robe.
00:40:47Donc, si vous voulez,
00:40:47pour séduire,
00:40:49quand on a une robe noire
00:40:49jusqu'au milieu des mollets,
00:40:51c'est un petit peu compliqué.
00:40:51Alors, on peut peut-être séduire
00:40:52avec une belle coupe de cheveux
00:40:54et des beaux ongles,
00:40:54mais ça ne sert pas à grand-chose.
00:40:55En réalité,
00:40:56quand on est avocate
00:40:57et qu'on plaide,
00:40:58on ne pense pas du tout
00:40:58à séduire,
00:40:59on pense à convaincre.
00:41:00Et on ne convainc pas
00:41:01avec un beau physique,
00:41:02on convainc avec des arguments
00:41:04de droit et de fait
00:41:05et en ayant réponse
00:41:06aux questions qui nous sont posées.
00:41:08Et il n'y aura jamais
00:41:08une femme avocate
00:41:10et j'en mets ma main à couper
00:41:10qui viendra vous dire...
00:41:12Moi, j'ai essayé de draguer
00:41:13le président de la Cour d'Assise
00:41:14avec ma jupette
00:41:15et ça a quitté mon client.
00:41:17Jamais l'aime.
00:41:18Oui.
00:41:18Votre question,
00:41:19elle est d'autant plus intéressante
00:41:20que moi, je placerai...
00:41:21Non, mais je placerai
00:41:22la séduction
00:41:23sur un autre plan.
00:41:24Je précise,
00:41:24elle est présidente
00:41:24de l'association
00:41:25Femmes de l'Ou.
00:41:26Voilà.
00:41:30C'est la séduction
00:41:31prise au premier degré
00:41:32dans son acception première.
00:41:34Oui, je séduis, je drague.
00:41:36Mais la séduction,
00:41:37quand on plaide,
00:41:38et vous l'avez très bien dit,
00:41:39la séduction,
00:41:40c'est la conviction.
00:41:42C'est l'esprit.
00:41:43Je me rappelle avoir passé
00:41:44au cours d'éloquence
00:41:45il y a quelque temps
00:41:47au barreau
00:41:47et le sujet
00:41:50qu'il m'a été demandé
00:41:53de traiter,
00:41:54c'était
00:41:54faut-il préférer
00:41:56séduire
00:41:56plutôt que vaincre.
00:41:58Ah ben voilà.
00:41:58C'est pour ça que je...
00:42:00Ça résonne en moi,
00:42:01ça fait écho
00:42:02à un exercice passé
00:42:04et je trouve
00:42:05que ça reste d'actualité.
00:42:06Ça, c'est le premier point.
00:42:08Deuxièmement,
00:42:09quand on est une femme
00:42:10ou quand on est un homme,
00:42:11il y a mille éloquences
00:42:13et mille façons
00:42:14de séduire.
00:42:15On séduit un auditoire,
00:42:17on séduit des téléspectateurs
00:42:19et il n'y a pas besoin
00:42:20d'avoir une voix grave,
00:42:22ça ne m'irait pas du tout,
00:42:22je pense,
00:42:23pour séduire.
00:42:25Séduire,
00:42:25c'est capter l'attention.
00:42:27C'est employer des arguments
00:42:30selon que vous êtes...
00:42:31Je ne sais pas,
00:42:32vous pouvez être petit,
00:42:34grand,
00:42:34petit,
00:42:35grande,
00:42:36enfin,
00:42:36Et ça, ça a changé récemment
00:42:38parce que...
00:42:39Moi, je parle du métier
00:42:39de journaliste
00:42:40il y a encore quelques années.
00:42:41Vous vous souvenez,
00:42:41c'était Christine O'Krent
00:42:42et moi, je sais qu'au début
00:42:44de ma carrière,
00:42:45on m'a dit
00:42:46« Oh, t'as une voix
00:42:46un peu aiguë quand même
00:42:48pour être présentatrice. »
00:42:50Un patron de chaîne
00:42:51m'avait dit ça
00:42:51au début de ma carrière.
00:42:53Sur le sujet de la séduction,
00:42:55moi, je dirais que
00:42:56ça concerne quand même
00:42:57aussi les hommes.
00:43:00Il arrive souvent
00:43:01qu'on entende
00:43:02que tel ou tel homme politique
00:43:04est séduisant
00:43:05et je pense que précisément
00:43:06c'est le seul sujet en politique
00:43:08où il y a une sorte d'égalité,
00:43:09si je puis dire,
00:43:10entre les femmes et les hommes,
00:43:11c'est que les hommes séduisent aussi.
00:43:14La politique,
00:43:14c'est aussi de la séduction.
00:43:16Je vous rappelle
00:43:17ce qui est arrivé
00:43:17à Édouard Philippe
00:43:19quand il a perdu ses cheveux
00:43:21à la suite de sa maladie.
00:43:25Souvenez-vous
00:43:26les critiques
00:43:26qui lui ont été adressées.
00:43:28Il était moins séduisant.
00:43:30Donc, je pense
00:43:31que l'idée de la séduction,
00:43:32c'est quelque chose
00:43:33qui concerne à la fois
00:43:34les hommes
00:43:35et les femmes politiques.
00:43:36C'est une sorte d'égalité.
00:43:37Je ne suis pas sûre
00:43:38que ce soit vraiment
00:43:39celle dont on avait envie
00:43:40mais en tout cas,
00:43:40je pense que les hommes aussi
00:43:43en sont victimes,
00:43:44si je puis dire.
00:43:44Et Gilles Gansman,
00:43:46votre question,
00:43:46est-ce qu'on va voir
00:43:47une femme présidente
00:43:48de la République
00:43:48de notre vivant ?
00:43:49Je vous rappelle
00:43:49que celle qui est en tête
00:43:50des sondages.
00:43:52Aujourd'hui,
00:43:5335% est une femme.
00:43:54Oui, mais ça risque...
00:43:55Ah oui, c'est vrai,
00:43:56Marie-Méthènes.
00:43:57Oui.
00:43:59Alors, on ne parle pas
00:44:00de sa coiffure.
00:44:00Bon, c'est bien.
00:44:01Mais c'est fou.
00:44:04Et c'est vrai
00:44:05parce qu'on a...
00:44:06Bien sûr, mais bien sûr.
00:44:08... pas réagi quand même.
00:44:09Absolument.
00:44:10Je finis un dernier son
00:44:11mais je pense qu'on débattra
00:44:11après la pub.
00:44:13Est-ce que je passe le son
00:44:14après la pub
00:44:15ou dès maintenant,
00:44:15Stéphanie,
00:44:16on fait comment ?
00:44:17Maintenant, on y va.
00:44:19On se lance.
00:44:19Évidemment, vous allez parler
00:44:20des lycéens
00:44:21avec votre débattrice
00:44:23et certaines violences
00:44:26dans le cortège.
00:44:26Mais Valérie Pécresse,
00:44:27elle,
00:44:28pour la région
00:44:29Île-de-France,
00:44:30elle innove.
00:44:30Elle ne veut pas
00:44:31punir les parents
00:44:32mais l'élève directement
00:44:34parce que la région
00:44:35donne des avantages
00:44:36aux élèves.
00:44:37Tous ceux qui seront sanctionnés
00:44:39en conseil de discipline,
00:44:41je demanderai la liste
00:44:42au recteur,
00:44:42ils n'auront plus accès
00:44:43aux aides de la région.
00:44:45Vous savez que la région
00:44:46donne besoin d'aide.
00:44:47Tous ceux qui sont ?
00:44:48Tous les lycéens
00:44:49qui auront cassé,
00:44:51qui passeront en conseil
00:44:52de discipline,
00:44:52qui seront sanctionnés
00:44:53pour avoir cassé,
00:44:54n'auront plus accès
00:44:55aux aides de la région.
00:44:56Parce que je vous ai dit
00:44:57que les lycéens franciliens
00:44:58étaient parmi les plus aidés.
00:44:59Je vous ai dit
00:44:59qu'ils avaient un ordinateur
00:45:00gratuit en seconde,
00:45:02qu'ils avaient
00:45:02les manuels gratuits,
00:45:03mais ils ont aussi
00:45:03des aides.
00:45:04Des aides pour leur transport,
00:45:06des aides pour acheter
00:45:07des livres,
00:45:08des aides pour pratiquer
00:45:08le sport,
00:45:09la culture,
00:45:10sur une application
00:45:10qui s'appelle La Base.
00:45:12Eh bien, nous rayerons
00:45:13de La Base
00:45:14tous les lycéens
00:45:15qui auront été sanctionnés
00:45:17pour avoir cassé
00:45:18parce qu'ils sont responsables
00:45:19et qu'ils n'auront plus
00:45:20droit aux aides.
00:45:22Et là, on n'attaque pas
00:45:23les parents,
00:45:23on attaque ce qui avantage,
00:45:25c'est d'un seul coup
00:45:26vous ne pouvez plus
00:45:26prendre le transport
00:45:27et vous devez aller à pied
00:45:29ou autre,
00:45:29ou vos parents qui payent.
00:45:31Et donc,
00:45:31elles s'attaquent
00:45:32directement à l'élève
00:45:33et c'est une piste
00:45:34dont je voulais vous parler
00:45:36avec les débattrices.
00:45:37C'est courageux,
00:45:39injuste au choix,
00:45:40on va évidemment en parler
00:45:41parce que ça va faire
00:45:42réagir
00:45:43Alexandra Spiner
00:45:44range son foyer.
00:45:44Oui, vous savez,
00:45:45j'ai juste une question pratique,
00:45:47ce sont des aides
00:45:48qui sont accordées
00:45:48à renvoyer
00:45:50ou à tirer.
00:45:50Plus fort,
00:45:51dans le micro.
00:45:52Est-ce que ce sont des aides
00:45:55qui juridiquement
00:45:56sont accordées
00:45:56aux foyers,
00:45:57donc aux parents,
00:45:58mais dont les enfants
00:45:59sont bien tirs mineurs
00:46:00ou alors directement
00:46:01aux mineurs ?
00:46:02Je vais vous détailler.
00:46:04Oui, voilà.
00:46:05Oui, oui.
00:46:05Parce que ça...
00:46:06Sud Radio,
00:46:08parlons-vous.
00:46:1010h midi,
00:46:11Sud Radio,
00:46:12à vous de le dire,
00:46:13Stéphanie Demuru.
00:46:14À vous de le dire
00:46:15avec mes débatteuses du jour,
00:46:17Alexandra Spiner,
00:46:19Anne Durez
00:46:19et Julia Courvoisé,
00:46:21plateau 100% féminin.
00:46:23C'est vendredi,
00:46:23on a voulu...
00:46:24Presque.
00:46:25Voilà,
00:46:25prévoir de parler
00:46:26de ce qui est Gilles.
00:46:27Je suis désolé,
00:46:28il faut m'exagérer quand même.
00:46:31Il y a quand même
00:46:32un peu d'ADN ici.
00:46:33Oui, oui, oui.
00:46:34Le testostérone.
00:46:35Il y a un peu de testostérone.
00:46:36Il y a un peu de testostérone.
00:46:36Absolument.
00:46:37Bon, la suite de votre zapping
00:46:38qui nous entraîne
00:46:39d'ailleurs vers
00:46:40mon premier thème de débat,
00:46:42c'est 3000 profs
00:46:43qu'on a sorti du tiroir.
00:46:44Alors moi,
00:46:45j'aimerais quand même
00:46:46réagir...
00:46:47On va le faire, bien sûr.
00:46:48Elle est une des zapping
00:46:50de Gilles
00:46:52sur la mesure
00:46:53qu'a décidée
00:46:55la présidente
00:46:56de région.
00:46:58Pour les auditeurs
00:46:58qui nous rejoignent.
00:46:59Oui,
00:46:59de priver
00:47:02tous les élèves
00:47:03qui ont été sanctionnés
00:47:04en conseil de discipline
00:47:05parce qu'ils ont cassé
00:47:06d'accès
00:47:08à l'application
00:47:09La Base.
00:47:10Je rappelle
00:47:10ce qu'est l'application
00:47:11La Base.
00:47:12Nous, on a mis vraiment
00:47:13le paquet sur la jeunesse.
00:47:14C'est vraiment
00:47:14la priorité
00:47:15de notre engagement
00:47:17à la région
00:47:17Île-de-France.
00:47:18C'est 100 euros
00:47:20de remboursement
00:47:21sur le pass Navigo.
00:47:23100 euros
00:47:24pour avoir accès
00:47:25à une activité culturelle
00:47:27ou sportive.
00:47:28100 euros également
00:47:29pour l'achat d'un vélo.
00:47:30Je rappelle que
00:47:31chaque élève francilien,
00:47:33quand il rentre en seconde,
00:47:34on lui offre
00:47:35un ordinateur.
00:47:36On lui offre
00:47:37un ordinateur.
00:47:37On ne va pas lui enlever
00:47:39là quand même.
00:47:40Donc en fait,
00:47:41l'idée,
00:47:41c'est que quand on casse,
00:47:43on enlève les aides.
00:47:44Non, pour l'instant,
00:47:44on n'a pas du tout parlé
00:47:45de l'enlever
00:47:47l'ordinateur.
00:47:48C'est la base.
00:47:50Un élève qui est sanctionné
00:47:52dans un conseil de discipline
00:47:53parce qu'il a cassé,
00:47:55parce qu'il a contribué
00:47:56aux 7 millions d'euros
00:47:58de dégâts
00:47:58que nous avons
00:47:59dans les lycées,
00:48:00eh bien,
00:48:01il n'aura plus accès
00:48:02à la base.
00:48:02Et croyez bien
00:48:03que c'est vraiment
00:48:04un privilège.
00:48:05C'est des aides
00:48:06pour le transport,
00:48:07etc.
00:48:07C'est un privilège
00:48:08quand même
00:48:09tout à fait exceptionnel
00:48:10pour nos lycéens.
00:48:12Moi, j'étais hier
00:48:12avec des jeunes filles
00:48:14d'un lycée au Lila
00:48:15qui me racontaient
00:48:16qu'elles avaient acheté
00:48:17des livres
00:48:19grâce à l'application
00:48:20La Base.
00:48:20Et tous les jeunes,
00:48:22c'est une application
00:48:22qui recueille
00:48:24un grand succès
00:48:25auprès de notre jeunesse
00:48:26francilienne.
00:48:27Oui, ce sont des aides.
00:48:28Elles ont de la chance.
00:48:29Ils ont de la chance
00:48:37mineure en responsabilité
00:48:39civile.
00:48:40Il y a une loi le 27 octobre
00:48:40apportée par le Premier ministre
00:48:42anti-casseur
00:48:43qui veut aller chercher
00:48:44à la source
00:48:45si toutefois
00:48:46les amendes
00:48:46ne seraient pas payées
00:48:47par les parents
00:48:48qui ont, je le rappelle,
00:48:49leur responsabilité civile
00:48:50engagée.
00:48:51Anne Duret.
00:48:52Alors, j'entends
00:48:53cette proposition,
00:48:54je comprends
00:48:55parce que l'impunité,
00:48:56ça suffit.
00:48:57Pour autant,
00:48:58moi j'aimerais apporter
00:48:59une nuance
00:48:59à cette proposition
00:49:01faite par Valérie Pécresse.
00:49:03Une exclusion définitive
00:49:05de cette base
00:49:06me paraît
00:49:07quand même
00:49:08en fonction
00:49:09des différents cas.
00:49:10On peut passer
00:49:11en conseil de discipline
00:49:12parce qu'on a été
00:49:13le leader
00:49:14parmi les casseurs
00:49:15et je ne cherche pas
00:49:16à excuser la violence
00:49:17ni à la légitimer,
00:49:19surtout pas.
00:49:19Mais je pense que
00:49:21quand on prononce
00:49:22une peine
00:49:22et Mme Pécresse
00:49:24certes n'est pas magistrat
00:49:26mais quand on prononce
00:49:26une sanction,
00:49:28toute sanction
00:49:29doit être réfléchie
00:49:30à la mesure
00:49:32quand même
00:49:33des circonstances
00:49:34de la personnalité
00:49:35de l'individu.
00:49:35Donc voilà,
00:49:36je pense qu'on peut peut-être,
00:49:38l'idée est intéressante,
00:49:40mais peut-être apporter
00:49:41un peu de nuance.
00:49:42Alors pourquoi pas
00:49:43revoir,
00:49:44je ne sais pas,
00:49:44on n'en a pas encore débattu,
00:49:46mais pourquoi pas revoir
00:49:48une année
00:49:49ou deux années
00:49:49ou trois années
00:49:50plus tard,
00:49:51mais je ne vois pas
00:49:52pourquoi des jeunes
00:49:53qui saccagent
00:49:54leur lycée,
00:49:55qui abîment
00:49:56l'outil extraordinaire
00:49:58qu'ils ont
00:49:58pour travailler,
00:49:59pour étudier,
00:50:00et je rappelle
00:50:01que ça fragilise
00:50:02toujours
00:50:02les populations
00:50:04qui sont déjà
00:50:04en souffrance,
00:50:05et les élèves
00:50:06qui sont déjà
00:50:07en souffrance,
00:50:08qui ne peuvent pas
00:50:08aller travailler,
00:50:09il n'y a pas de raison
00:50:10qu'ils puissent avoir
00:50:12100 euros
00:50:12pour s'acheter un vélo
00:50:13et toutes les aides
00:50:15que je viens de citer.
00:50:16Au-delà du cas
00:50:16de l'île de France,
00:50:17c'est parce que
00:50:18la France entière
00:50:19nous entend,
00:50:19c'est vrai que
00:50:20sur la proposition,
00:50:23Julia,
00:50:23qui est avocate,
00:50:25ça vous choque ?
00:50:26Vous apportez de la nuance
00:50:27comme endurance ?
00:50:27Je reconnais
00:50:29que ça ne me choque pas,
00:50:30et à un moment donné,
00:50:31il faut quand même
00:50:31que les gens soient responsables
00:50:33et les jeunes
00:50:34se réalisent
00:50:34ce qu'ils font.
00:50:36Alors,
00:50:36moi je vais au-delà
00:50:38de tout ça
00:50:38parce que
00:50:39il y a d'abord
00:50:42une question
00:50:43un peu juridique,
00:50:44c'est-à-dire que
00:50:45lorsque vous êtes mineur
00:50:46et que vous commettez
00:50:46une infraction,
00:50:47parce qu'on s'entend bien
00:50:48casser un lycée,
00:50:49casser des vitres,
00:50:50brûler des chaises,
00:50:51des tables,
00:50:51c'est une infraction.
00:50:52Vous encourrez
00:50:53des sanctions pénales.
00:50:55Lorsque vous êtes lycéen
00:50:56et que c'est dans le cadre
00:50:56de votre lycée,
00:50:57vous encourrez également
00:50:58une procédure disciplinaire
00:51:00et vous passez devant
00:51:01le conseil de discipline.
00:51:02C'est la condition première
00:51:04pour être exclue
00:51:05de l'application à la base.
00:51:06Alors,
00:51:06attendez,
00:51:07les sanctions disciplinaires
00:51:08elles sont prévues
00:51:09par la loi.
00:51:10D'accord ?
00:51:10Donc déjà,
00:51:11il va falloir que
00:51:12la loi,
00:51:12il me semble que
00:51:13c'est le code de l'éducation.
00:51:14Il ne faut pas se substituer
00:51:15à la loi,
00:51:15c'est ça ?
00:51:16C'est-à-dire qu'en fait,
00:51:18matériellement,
00:51:18ça voudrait dire
00:51:19que le conseil de discipline
00:51:21va prononcer des sanctions
00:51:22qui sont donc en réalité
00:51:23un petit peu en dehors du lycée.
00:51:25Ça va toucher,
00:51:26excusez-moi,
00:51:26mais ce n'est pas un gamin
00:51:27de 14 ans
00:51:27qui rembourse
00:51:28100 euros un vélo.
00:51:29Ce sont les parents,
00:51:30si je ne m'abuse,
00:51:31qui payent un vélo
00:51:32et qui sont remboursés du vélo.
00:51:34Non mais,
00:51:35il y a quand même
00:51:36des questions juridiques
00:51:37qui se posent,
00:51:38de savoir
00:51:38est-ce qu'on sanctionne
00:51:39directement l'enfant ?
00:51:39Le conseil de discipline,
00:51:40il sanctionne un élève.
00:51:42Il ne sanctionne pas
00:51:43financièrement les parents.
00:51:44Non mais,
00:51:44le cadre juridique,
00:51:46comme c'est lent,
00:51:47etc.
00:51:47Le cadre juridique,
00:51:48il est important
00:51:49pour qu'on puisse
00:51:50distinguer les choses.
00:51:51Déjà,
00:51:51l'application La Base,
00:51:52elle est exclusivement
00:51:54destinée à des élèves
00:51:54de 15 à 25 ans.
00:51:56Déjà,
00:51:56c'est le premier point.
00:51:59Comment pouvez-vous
00:52:00imaginer
00:52:01que des jeunes
00:52:02qui cassent
00:52:04nos lycées,
00:52:05qui cassent
00:52:05les lycées franciliens,
00:52:07pour lesquelles
00:52:08on a déjà investi
00:52:096,6 milliards d'euros
00:52:11en disant
00:52:12comment pouvez-vous
00:52:13imaginer
00:52:14qu'ils puissent être
00:52:14récompensés
00:52:15par de telles aides
00:52:16qui sont tout à fait
00:52:17inédites ?
00:52:18Oui,
00:52:19qui ne sont pas obligatoires.
00:52:20C'est ça,
00:52:21on ne les prive pas
00:52:22Il n'y a pas de raison,
00:52:23on ne les prive pas
00:52:24de quelque chose
00:52:27à laquelle ils auraient droit.
00:52:28On les prive
00:52:29d'aides
00:52:30très généreuses
00:52:31de la région,
00:52:32d'aides
00:52:33qui sont très appréciées
00:52:34par nos jeunes
00:52:34et il n'y a pas de raison.
00:52:36Je vous invite,
00:52:36vous savez,
00:52:37Valérie Percès
00:52:38nous a demandé
00:52:39d'aller voir
00:52:39tous les personnes,
00:52:40de faire le tour,
00:52:41elle a déployé
00:52:42ses conseillers régionaux
00:52:43dans tous les lycées
00:52:45franciliens
00:52:46pour aller voir
00:52:46nos agents.
00:52:47Mais les personnels
00:52:48sont traumatisés.
00:52:50Traumatisés.
00:52:51Je veux dire,
00:52:52ce n'est pas
00:52:52des petites bricolettes,
00:52:54on ne parle pas
00:52:54de petits gamins
00:52:55qui font des farces
00:52:57et qui font des bêtises.
00:52:59On parle de casseurs
00:53:00qui sont dangereux,
00:53:01qui mettent le feu.
00:53:02Hier,
00:53:03moi j'ai eu
00:53:03une proviseure en ligne
00:53:04qui est terrorisée
00:53:05parce qu'ils mettent
00:53:06le feu autour du lycée
00:53:08dans la végétation
00:53:09et à la peur
00:53:10que ça atteigne le lycée.
00:53:12par d'autres
00:53:12qui sont des black blocs,
00:53:14vous le savez bien.
00:53:15Non mais arrêtez,
00:53:16mais il n'y en a pas
00:53:17obligé.
00:53:18Il y a aussi
00:53:18une majorité de jeunes
00:53:19qui ne se laissent pas entraîner,
00:53:21qui veulent travailler,
00:53:21qui ne mettent pas le feu.
00:53:22Il y a aussi des jeunes
00:53:23qui manifestent pacifiquement
00:53:24et qui ne mettent pas le feu
00:53:26à leur lycée,
00:53:27qui n'agressent pas les agents.
00:53:29Les agents,
00:53:30les personnels enseignants
00:53:31sont agressés.
00:53:32Ils sont identifiés
00:53:33comme élèves de ce lycée ?
00:53:35Absolument.
00:53:36Une jeune femme,
00:53:37une jeune professeure
00:53:39qui a fait cours en ligne
00:53:41puisqu'à un moment
00:53:42les cours étaient en distanciel
00:53:43qui a été menacée
00:53:44de viol.
00:53:45Enfin je veux dire
00:53:45il faut arrêter.
00:53:46On ne peut plus continuer comme ça.
00:53:48Il faut responsabiliser
00:53:49cette jeunesse.
00:53:50Il n'est pas question
00:53:50de déresponsabiliser
00:53:52les mineurs.
00:53:53Il n'est pas question
00:53:53de ne pas les poursuivre
00:53:54et de ne pas les sanctionner.
00:53:55Je pense qu'on est tous d'accord
00:53:56peu importe éventuellement
00:53:57un bord politique
00:53:58mais moi je ne suis même pas là
00:53:59pour donner mon idée personnelle.
00:54:01Ce n'est pas une question politique.
00:54:02Évitons de faire des politiques
00:54:03parce que ça ne intéresse pas
00:54:04forcément les gens
00:54:05qui nous équipent
00:54:05les mineurs
00:54:06qui commettent des infractions.
00:54:07Parce qu'on responsabilise
00:54:09ou non les mineurs.
00:54:10Moi c'est vrai
00:54:11que ça ne me choque pas.
00:54:12Ce sont des aides
00:54:12en effet
00:54:13qui ne sont pas obligatoires.
00:54:15C'est un cadeau
00:54:16que la région leur fait
00:54:17d'une certaine manière.
00:54:18Exactement.
00:54:18Ce que je dis
00:54:19c'est qu'en termes de droits
00:54:20en termes de procédures
00:54:23n'y aurait-il pas
00:54:23un mélange
00:54:24entre guillemets
00:54:25des genres ?
00:54:25Est-ce que c'est à la région
00:54:26d'intervenir
00:54:27dans un conseil de discipline
00:54:28ou pas ?
00:54:28Ça pose de vraies questions.
00:54:30Moi je trouve ça très bien
00:54:31d'avoir plein d'idées
00:54:31mais derrière
00:54:32il faut pouvoir
00:54:33légalement les mettre
00:54:34en pratique
00:54:34et savoir ce que l'on fait.
00:54:36C'est très simple.
00:54:36Un élève
00:54:37qui a été sanctionné
00:54:37en conseil de discipline
00:54:38n'aura plus accès
00:54:39à l'application La Base.
00:54:40Pointe à la ligne.
00:54:41C'est tout.
00:54:42Voilà.
00:54:42C'est décidé.
00:54:43C'est fait.
00:54:45Il faudra que ça soit
00:54:45conforme à la loi.
00:54:47On écoutera d'ailleurs
00:54:48un lycéen
00:54:48parce qu'hier
00:54:49on a écouté une lycéenne
00:54:50qui était plutôt
00:54:52du côté de ce mouvement
00:54:54clairement.
00:54:55Là on a un lycéen
00:54:57qui veut s'exprimer
00:54:59qui nous dit
00:54:59on en a ras-le-bol
00:55:00nous on aimerait bien
00:55:00retourner en cours
00:55:01parce qu'il y en a aussi
00:55:02on les entend peut-être
00:55:03un peu moins quand même
00:55:04ces étudiants.
00:55:05A tout de suite
00:55:06sur Sud Radio.
00:55:08Sud Radio.
00:55:10Parlons.
00:55:1210h midi.
00:55:13Sud Radio.
00:55:14A vous de le dire.
00:55:15Stéphanie Demiru.
00:55:17A vous de le dire
00:55:17avec ce vendredi
00:55:18Alexandra Spiner,
00:55:20Anne Durez
00:55:21et Julia
00:55:22Courvoisée.
00:55:23Le Courvoisieux.
00:55:24Comme le cognac.
00:55:26Enfin.
00:55:26Les débatteuses du jour
00:55:28on parle
00:55:28du lycée
00:55:29de la colère
00:55:30lycéenne
00:55:31qui ne retombe pas
00:55:32même si la mobilisation
00:55:33était un peu moins forte
00:55:34hier.
00:55:35Bon il y en a une
00:55:35qui est déjà prévue
00:55:36le 13 octobre
00:55:37même si
00:55:38Edouard Geffrey
00:55:39a sorti de son chapeau
00:55:40de son tiroir
00:55:413000 profs
00:55:42on ne savait pas
00:55:42qu'ils existaient.
00:55:43Voilà c'est 3000 profs
00:55:45remplaçants.
00:55:46Bon c'est une bonne chose
00:55:47mais je ne crois pas
00:55:47que ça servira
00:55:48à totalement taire
00:55:49cette colère
00:55:51qui est bien réelle.
00:55:52On a eu hier
00:55:53Amira
00:55:53qui était à fond
00:55:55dans ce mouvement
00:55:58de lutte
00:55:59contre en tout cas
00:56:00le gouvernement
00:56:00qui avait pas mal
00:56:01de revendications.
00:56:02On va entendre
00:56:04aujourd'hui
00:56:04Victor
00:56:05qui est étudiant
00:56:06en première année
00:56:07de droit à Caen
00:56:08alors je précise
00:56:08qu'il est membre
00:56:09de l'UNI
00:56:09qui est un syndicat
00:56:10de droite.
00:56:11Bonjour Victor
00:56:13Bonjour Stéphanie
00:56:14Vous en avez
00:56:17un petit peu marre
00:56:17quand même
00:56:18vous aimeriez
00:56:18tout simplement
00:56:19retourner en cours
00:56:21Oui bien évidemment
00:56:22on souhaite
00:56:23retourner en cours
00:56:24et je crois
00:56:24que c'est la majorité
00:56:25des élèves français
00:56:26qu'ils soient étudiants
00:56:26ou lycéens
00:56:27retourner en cours
00:56:28est un droit
00:56:29étudier
00:56:29s'instruire
00:56:30et aujourd'hui
00:56:31malheureusement
00:56:32une minorité
00:56:32qui se prend
00:56:34pour la bonne
00:56:36croyant
00:56:37en ayant
00:56:38la bonne pensance
00:56:39pense pouvoir
00:56:40bloquer
00:56:40les universités
00:56:41les lycées
00:56:42et puis moi
00:56:43je vais vous dire
00:56:43réellement
00:56:44ce qu'il me choque
00:56:45aujourd'hui
00:56:45c'est que
00:56:46leur première
00:56:47revendication
00:56:47c'est réclamer
00:56:49la rénovation
00:56:50finalement
00:56:50de certains établissements
00:56:51mais excusez-moi
00:56:52réclamer la rénovation
00:56:53en seulement
00:56:54la dégradation
00:56:55alors ça
00:56:55c'est une contradiction
00:56:56énorme
00:56:57et donc
00:56:57aujourd'hui
00:56:58je crois
00:56:58que la majorité
00:56:59des élèves
00:56:59moi du moins
00:57:00dans mon entourage
00:57:00et même
00:57:01que l'on soit
00:57:02pas du même bord
00:57:03politique
00:57:03on a tous
00:57:05la même idée
00:57:05et tous
00:57:06le même visu
00:57:07sur ce sujet là
00:57:08c'est de retourner
00:57:09en cours
00:57:10essayer de s'instruire
00:57:11alors Victor
00:57:11vous dites
00:57:11bon on a tous
00:57:13certes
00:57:13c'est pour ça
00:57:14qu'on vous donne
00:57:15la parole
00:57:15parce que
00:57:16bon
00:57:17vous dites
00:57:18vous
00:57:19une forme
00:57:19de majorité
00:57:20silencieuse
00:57:20c'est vrai
00:57:21qu'on a du mal
00:57:21à savoir
00:57:22qui est
00:57:24majeur
00:57:25ou mineur
00:57:25dans cette affaire
00:57:26mais enfin
00:57:26quand même
00:57:27quand vous voyez
00:57:29les lycées
00:57:30comme l'Institut
00:57:30catholique
00:57:31comme
00:57:33Normale Sup
00:57:33ce matin
00:57:34les mines
00:57:34pardon
00:57:35qui étaient bloquées
00:57:36vous vous dites
00:57:37quoi
00:57:37qu'il n'y a pas
00:57:38quand même
00:57:38un problème
00:57:38de fond
00:57:39chez tous
00:57:40les étudiants
00:57:41je vais vous dire
00:57:42réellement
00:57:42finalement
00:57:43leurs revendications
00:57:44c'est des revendications
00:57:44de pacotille
00:57:45c'est presque
00:57:46à se demander
00:57:46s'ils ne veulent pas
00:57:47de brocoli
00:57:47à la cantine
00:57:48le midi
00:57:48je vais vous dire
00:57:49sérieusement
00:57:49quand on va
00:57:51à la catholique
00:57:51à Paris
00:57:52je crois l'année
00:57:52c'est aux alentours
00:57:53de 13 000 euros
00:57:54et donc
00:57:55je vais vous dire
00:57:56c'est cette gauche
00:57:57aux sphères
00:57:57réellement
00:57:58ayant la bonne pensance
00:58:00et cette gauche aux sphères
00:58:01réellement
00:58:01elle bloque tout
00:58:02elles sont bourrées
00:58:03à la sauce
00:58:03à les filles
00:58:04et aujourd'hui
00:58:05je crois que la majorité
00:58:06des élèves étudiants
00:58:07en ont marre
00:58:07je vais vous donner
00:58:08un exemple
00:58:09un exemple concret
00:58:09c'est qu'aujourd'hui
00:58:10il se déroule
00:58:11des e-blocus
00:58:12donc c'est à dire
00:58:12que les professeurs
00:58:15réalisent des visios
00:58:16des visioconférences
00:58:17faisant leurs cours
00:58:18en ligne
00:58:18et aujourd'hui
00:58:19que se passe-t-il
00:58:20c'est qu'ils envoient
00:58:21des bloqueurs en ligne
00:58:22c'est à dire
00:58:22qu'ils vont bloquer
00:58:23les cours
00:58:24en tenant des propos
00:58:25inadmissibles
00:58:26en montrant des images
00:58:27inadmissibles
00:58:27je vais vous donner
00:58:27un exemple
00:58:28un exemple concret
00:58:29parce que oui
00:58:29il faut du fond
00:58:30contrairement à ceux
00:58:30qui n'en ont pas
00:58:31et qui revendiquent
00:58:33sérieusement
00:58:33des revendications
00:58:34qui n'ont même pas
00:58:35lieu d'y être
00:58:35surtout quand on voit
00:58:36notre classement PISA
00:58:37mais surtout
00:58:37je vais vous dire
00:58:38c'est que quand on voit
00:58:39je vais vous donner
00:58:40l'exemple
00:58:40mardi dernier
00:58:41j'étais en cours
00:58:42de visioconférence
00:58:43et des bloqueurs
00:58:44ont mis des vidéos
00:58:46pornographiques
00:58:46en face le professeur
00:58:47alors est-ce que c'est ça
00:58:48ces revendications
00:58:49est-ce que ces revendications
00:58:50méritent-ils réellement
00:58:51d'être sur la place publique
00:58:53moi je ne crois pas
00:58:54merci Victor
00:58:55en tout cas
00:58:55de votre témoignage
00:58:56bon on sent quand même
00:58:56une petite fibre politique
00:58:57aussi chez vous
00:58:59voilà mais c'est vrai
00:59:00non mais tout est politique
00:59:03dans ces revendications
00:59:04non mais il y a un discours
00:59:06construit effectivement
00:59:07on a toujours l'éditeur
00:59:08en ligne
00:59:08oui je pense que Victor
00:59:09est encore là
00:59:10Victor est là ?
00:59:11oui oui je suis tout à fait là
00:59:12Victor qu'est-ce que la droite
00:59:13a fait pour
00:59:15pour changer l'école ?
00:59:18la droite dans la réalité
00:59:19déjà d'une c'est un savoir
00:59:20une idée
00:59:21une vision
00:59:22une grandeur
00:59:23une grandeur
00:59:23parce que je vais vous dire
00:59:24ça c'est pas ma question
00:59:25là c'est de la rhétorique
00:59:27concrètement
00:59:28puisque la gauche
00:59:29s'en est emparée
00:59:30et vous ça vous choque
00:59:31et c'est votre opinion
00:59:33est-ce que la gauche
00:59:35s'en est emparée
00:59:35parce que peut-être
00:59:36la droite
00:59:37n'a pas fait grand chose
00:59:38c'est ma question
00:59:39mais peut-être
00:59:40c'est pas forcément
00:59:41ce que je dis
00:59:42je ne remets pas forcément
00:59:43la faute sur la gauche
00:59:44je dis juste que
00:59:44ces élèves
00:59:45qui se revendiquent sérieusement
00:59:46les plus gros syndicats
00:59:47étudiants et lycéens
00:59:49aujourd'hui
00:59:49sont majoritairement de gauche
00:59:51et je dirais même plus
00:59:51à presque à 80% de gauche
00:59:53il est là le problème
00:59:54aujourd'hui la droite
00:59:55n'a peut-être pas pris
00:59:57suffisamment de mesures
00:59:58et de réformes
00:59:58moi je vais vous donner
00:59:59un modèle
01:00:00le modèle de l'université
01:00:02c'était peut-être
01:00:02un modèle
01:00:03qu'il faut réformer
01:00:04mais croyez-vous réellement
01:00:05que le midi
01:00:06manger pour 1 euro
01:00:07avoir une année étudiante
01:00:09où on peut s'instruire
01:00:09et comment dire
01:00:10travailler etc
01:00:11pour seulement
01:00:12une centaine d'euros
01:00:13vous vous rendez compte
01:00:14vous mangez le midi
01:00:15et le soir pour 1 euro
01:00:16et vous étudiez une année
01:00:18pour 100 euros
01:00:19est-ce que ça
01:00:19c'est pas un modèle
01:00:20qu'il faut garder
01:00:21est-ce qu'aujourd'hui
01:00:22ces étudiants
01:00:23se rendent compte réellement
01:00:23de ce qu'il se passe
01:00:24est-ce que vous croyez réellement
01:00:25que les élèves singapouriens
01:00:27chinois vont nous attendre
01:00:28vous savez moi
01:00:29je crois beaucoup
01:00:29qu'il y a le train
01:00:30le train quand il passe
01:00:31il faut le prendre
01:00:31il ne faut pas le prendre
01:00:32il ne faut pas se louper
01:00:32parce que ces élèves là
01:00:34je ne crois pas
01:00:34qu'ils aient réellement
01:00:35la réalité en face
01:00:37quand je vois que l'autre jour
01:00:38un lycéen revendiquait
01:00:39qu'il y ait trop de cours
01:00:41c'est-à-dire du 8h-18h
01:00:438h-18h
01:00:43il le fait deux fois par semaine
01:00:45mais quand il va aller
01:00:45à l'université
01:00:46quand il va falloir
01:00:47qu'il fasse beaucoup de choses
01:00:48quand il va falloir
01:00:49qu'il travaille
01:00:49qu'il travaille tout simplement
01:00:51franchement
01:00:51l'école à Singapour
01:00:53avec le costume
01:00:54et de l'autre côté
01:00:56la matraque
01:00:57ça ne me donne pas vraiment envie
01:00:58alors Victor
01:00:58ça peut vous faire mal
01:01:02aux oreilles
01:01:02mais c'est vrai
01:01:04c'est une façon de parler
01:01:05il y a de la vérité
01:01:06les chinois
01:01:06ils ne nous attendent pas
01:01:07il faut revenir
01:01:09à la règle sur les doigts
01:01:10non mais je n'ai pas dit ça
01:01:11mais c'est un fait
01:01:12c'est factuel
01:01:12qu'est-ce que vous en pensez
01:01:15merci Victor
01:01:16merci Victor
01:01:17merci Victor
01:01:18du reste vous voyez opiner
01:01:21justement opiner
01:01:22de l'autre côté
01:01:24plusieurs observations
01:01:25c'est très macroniste
01:01:27c'est toujours
01:01:28l'avocat
01:01:30il y a des sujets
01:01:31sur lesquels je suis
01:01:33je ne dirais pas radical
01:01:35mais j'ai une opinion
01:01:36tranchée
01:01:37et d'autres sujets
01:01:38pour lesquels je trouve
01:01:39qu'il faut aller chercher
01:01:40de la nuance
01:01:40et ce sujet là
01:01:43auquel
01:01:44ces manifestations
01:01:46revendications
01:01:46je ne vais pas m'étendre
01:01:48sur les revendications
01:01:48je voulais faire
01:01:49une première observation
01:01:50le droit de manifester
01:01:52très bien
01:01:53il est légal
01:01:54mais le droit
01:01:56de s'instruire
01:01:57le droit d'aller à l'école
01:01:58le droit d'aller à l'université
01:02:00il est aussi légal
01:02:02et face à deux libertés
01:02:04je ne vois pas
01:02:04pourquoi il y en a une
01:02:06qui entraverait l'autre
01:02:07ça c'est mon premier point
01:02:08donc je suis absolument
01:02:09c'est le cas aujourd'hui
01:02:10pardon
01:02:11justement
01:02:11c'est pour ça que je dis
01:02:12je suis contre les blocages
01:02:13et je trouve que
01:02:15celles et ceux
01:02:16qui veulent aller étudier
01:02:17parce qu'ils ont conscience
01:02:18qu'ils ont besoin de l'école
01:02:20ils doivent avoir
01:02:21le droit d'étudier
01:02:22ceux qui souhaitent
01:02:23revendiquer
01:02:24porter des souhaits
01:02:25qu'ils le fassent
01:02:26mais qu'ils le fassent
01:02:27silencieusement
01:02:28et en étant quand même
01:02:29intelligent
01:02:30en sachant
01:02:32comment dire
01:02:33porter
01:02:33leurs souhaits
01:02:35leurs attentes
01:02:35et être quand même
01:02:36dans le dialogue
01:02:37parce que toujours
01:02:38dans la critique
01:02:39non les 3000 professeurs
01:02:40on les sort du chapeau
01:02:41les 3000 professeurs
01:02:42qui vont remplacer
01:02:43les absents
01:02:44c'est juste qu'on ne s'y attendait pas
01:02:45on les attendait
01:02:45il y avait beaucoup
01:02:46de lycéens
01:02:47qui n'avaient pas cours
01:02:48et là tout d'un coup
01:02:49il y a 3000 profs
01:02:50qui sortent
01:02:51je me suis un petit peu
01:02:52documentée
01:02:53c'est vrai que
01:02:53je pense que l'état
01:02:54au lieu d'être dans la réaction
01:02:56bien souvent
01:02:57plutôt que dans l'anticipation
01:02:59gagnerait à réfléchir
01:03:02plus exactement
01:03:03et à mettre les choses
01:03:04et les problèmes
01:03:05sur la table
01:03:05au lieu d'être
01:03:06très souvent
01:03:07malheureusement
01:03:08dans la réaction
01:03:09et dans les crises
01:03:10ça c'est ce que je voulais dire
01:03:12et pour revenir
01:03:12sur les classements
01:03:13le classement PISA
01:03:15écoutez
01:03:15on décroche
01:03:16c'est pas possible
01:03:17on vit dans un monde
01:03:18qui est extrêmement compétitif
01:03:20on vit dans un monde
01:03:21avec des transformations
01:03:24importantes
01:03:26comme il y a
01:03:26la compétition
01:03:27elle est l'heure
01:03:28c'est sûr
01:03:29mais ils parlaient de Singapour
01:03:30et de la Chine
01:03:31en effet
01:03:31eux ils sont premiers
01:03:32dans les classements
01:03:33Xavier
01:03:35bonjour
01:03:35bonjour
01:03:36soyez bienvenue
01:03:38merci
01:03:39écoutez
01:03:40moi je voudrais
01:03:40je suis journaliste
01:03:42à la retraite
01:03:42oui
01:03:43et je suis un peu
01:03:44sidéré
01:03:45quand je regarde
01:03:46mes ex-collègues
01:03:48d'aujourd'hui
01:03:48j'espère
01:03:50que j'en fais pas partie
01:03:51comment ?
01:03:52non mais je plaisante
01:03:53allez-y
01:03:55et qui ne font pas
01:03:56la différence
01:03:56entre les lycéens
01:03:58les étudiants
01:03:59et les casseurs
01:04:00on a l'impression
01:04:01que c'est
01:04:01c'est un peu
01:04:02c'est la même chose
01:04:03alors que c'est bien différent
01:04:04bien sûr
01:04:05tous les discours
01:04:06à la télé
01:04:06on dit
01:04:07oui il y a des lycéens
01:04:08ils cassent
01:04:09mais il faut les comprendre
01:04:10mais c'est pas les lycéens
01:04:11qui cassent
01:04:12moi je pense pas
01:04:13il peut y en avoir
01:04:14bien sûr
01:04:14mais les autres
01:04:16on voit bien
01:04:16qu'ils ont l'habitude
01:04:18ils sont habillés
01:04:19tout en noir
01:04:19toujours
01:04:20ils sont toujours
01:04:21habillés en noir
01:04:21ils ont des capuches
01:04:23j'ai regardé ce matin
01:04:25le lycée
01:04:26un lycée professionnel
01:04:27je crois
01:04:27qui a été dévasté
01:04:30par une bande
01:04:31on les entend rigoler
01:04:33on les entend
01:04:33bandes de lycéens
01:04:36c'était pas des lycéens
01:04:37moi je suis certain
01:04:38c'est pas des lycéens
01:04:39c'est des gens
01:04:40qui viennent d'ailleurs
01:04:42voilà
01:04:43et bon
01:04:43je ne veux pas en dire plus
01:04:44parce qu'après
01:04:45Alessandra Spiner
01:04:46n'est pas d'accord avec vous
01:04:47elle va vous répondre
01:04:47ah ben voilà
01:04:48évidemment
01:04:49non mais pourquoi
01:04:50évidemment
01:04:51non
01:04:51enfin je veux dire
01:04:52tout jeune de moins de 18 ans
01:04:55est en France
01:04:56en formation
01:04:56donc il est lycéen
01:04:57de toute façon
01:04:59et tous les jeunes
01:05:01qui passent en conseil
01:05:01de discipline
01:05:02et qui ont été
01:05:04en garde à vue
01:05:06pour les dégradations
01:05:07terribles
01:05:08qui ont été faites
01:05:09dans nos lycées
01:05:09et bien
01:05:10ils sont tous lycéens
01:05:11en tout cas
01:05:11pour l'instant
01:05:12ils sont tous lycéens
01:05:13alors que ce soit
01:05:14des lycéens
01:05:15entraînés
01:05:15politisés
01:05:16hystérisés
01:05:17barrés les filles
01:05:18moi là-dessus
01:05:19je suis complètement d'accord
01:05:20mais hélas
01:05:21ce sont des lycéens
01:05:22et au contraire
01:05:23je pense que quand même
01:05:24on fait tous
01:05:24la différence
01:05:25entre les casseurs
01:05:26les lycéens casseurs
01:05:28et les autres
01:05:28voilà
01:05:29le camion de pompiers
01:05:32à Marseille
01:05:33je suis certain
01:05:33que ce n'est pas
01:05:34les lycéens
01:05:34qui l'ont fait brûler
01:05:35voilà
01:05:36je n'en dis pas plus
01:05:37moi j'ai écouté
01:05:38je les ai regardés
01:05:40j'ai écouté
01:05:40ce qu'ils disaient
01:05:41entre eux
01:05:41du peu qu'on peut voir
01:05:43à la télé
01:05:43évidemment
01:05:44ce n'était pas sur place
01:05:45mais pour moi
01:05:46ce n'était pas des lycéens
01:05:47alors il y a aussi
01:05:48des lycéens
01:05:49qui viennent
01:05:50dans l'émotion
01:05:52et qui se mettent
01:05:53avec eux
01:05:54mais moi je ne suis pas
01:05:55certain que ce soit
01:05:56tous des lycéens
01:05:57si je peux me permettre
01:05:58Xavier
01:06:00je pense qu'il faut
01:06:00attendre que la justice
01:06:01dise qui sont
01:06:03ces personnes
01:06:04oui oui oui
01:06:05c'est pour ça
01:06:05il faut être
01:06:06parfois un petit peu prudent
01:06:07alors se faire un avis
01:06:08avec les images
01:06:09qu'on voit à la télé
01:06:10c'est une chose
01:06:10mais ensuite
01:06:11pour pouvoir avoir
01:06:12une certitude
01:06:12peut-être
01:06:13attendons que la justice passe
01:06:14il me semble
01:06:14que dans l'histoire
01:06:15du camion de pompiers
01:06:16j'ai vu moi aussi
01:06:16les images
01:06:17il me semble
01:06:18que des interpellations
01:06:20sont intervenues
01:06:21dans ce dossier
01:06:21et qu'il y aura
01:06:22des poursuites pénales
01:06:23on espère en tout cas
01:06:24qu'il y aura
01:06:25des journalistes
01:06:25et je n'en doute pas
01:06:26qui vont suivre
01:06:27ces procédures pénales
01:06:28pour en savoir
01:06:28un petit peu plus
01:06:29sur ces jeunes
01:06:30mineurs ou pas
01:06:31qui ont commis
01:06:32des dégradations
01:06:33c'est une infraction
01:06:34et ils risquent
01:06:34effectivement
01:06:35des sanctions pénales
01:06:36donc je vous invite
01:06:37peut-être à attendre
01:06:38un petit peu
01:06:38parfois il faut attendre
01:06:39la justice
01:06:39être patient
01:06:40dans ce monde
01:06:40de l'information rapide
01:06:42pour savoir
01:06:42un petit peu
01:06:43ce qu'il en est
01:06:43et ne pas mettre
01:06:44tous les journalistes
01:06:44dans le même sac
01:06:46comme les lycéens
01:06:48vous savez
01:06:50moi je suis d'une époque
01:06:51où les journalistes
01:06:52étaient quand même
01:06:52un peu différents
01:06:53d'aujourd'hui
01:06:54c'est vrai
01:06:54ça vous avez raison
01:06:55le journalisme a changé
01:06:56aujourd'hui
01:06:57nous on n'avait pas internet
01:06:57on n'avait pas internet
01:06:59donc les informations
01:07:00on allait se les chercher
01:07:01on n'essaie pas
01:07:02avec nos téléphones
01:07:03à regarder tout
01:07:04sur le téléphone
01:07:05et c'est ce que vous faites
01:07:06aujourd'hui Xavier
01:07:06en regardant la télé
01:07:07et en vous faisant un avis
01:07:08avec des images
01:07:09sur BFM
01:07:10c'est Julia Courvois
01:07:11je vous écoute la radio aussi
01:07:13et vous faites bien
01:07:14vous écoutez Sud Radio
01:07:16c'est un très bon choix
01:07:17oui j'écoute Sud Radio
01:07:18j'écoute beaucoup de radio
01:07:19parce que je suis chauffeur
01:07:20d'enfant handicapé
01:07:21donc j'ai le temps
01:07:22dans ma voiture
01:07:22d'écouter les radios
01:07:23et bien restez sur Sud Radio
01:07:26merci beaucoup Xavier
01:07:27en tout cas
01:07:27de nous avoir joint
01:07:29au standard
01:07:30Manu vous attend
01:07:30comme tous les jours
01:07:31800
01:07:3226, 300, 300
01:07:33et on se retrouve tout à l'heure
01:07:34on va parler de la primaire
01:07:35à gauche
01:07:36puisque ça vote
01:07:37depuis 8h ce matin
01:07:39Raphaël Glucksmann
01:07:40en tête
01:07:40dans les sondages
01:07:42mais enfin
01:07:43Ségolène Royal
01:07:43aimerait bien le rattraper
01:07:44à tout de suite
01:07:46Sud Radio
01:07:48parlons vrai
01:07:50bonjour
01:07:50c'est André Bercoff
01:07:52faut qu'on s'organise
01:07:53on ne peut pas
01:07:54rester comme ça
01:07:55alors des présidentielles
01:07:56que faire de la France
01:07:58on en parle
01:07:59tout à l'heure
01:08:00de midi
01:08:01à 13h
01:08:02et de 13h
01:08:03à 14h
01:08:04avec Céline Alonso
01:08:05génération Bercoff
01:08:07comment comprendre
01:08:08tout ce qui se passe
01:08:09aujourd'hui
01:08:09avec les lumières
01:08:11de tout ce qui s'est passé
01:08:1410h midi
01:08:15Sud Radio
01:08:16à vous de le dire
01:08:17Stéphanie Demiru
01:08:19Sud Radio
01:08:20à vous de le dire
01:08:21avec Alexandra Spiner
01:08:22aujourd'hui
01:08:23Anne Durez
01:08:24Julia
01:08:25Courvoisier
01:08:26dans quelques instants
01:08:26on parlera de la primaire PS
01:08:28d'ailleurs
01:08:28dont le vote est perturbé
01:08:29par des hackers
01:08:30donc je ne sais pas trop
01:08:31si on aura un résultat
01:08:33demain soir
01:08:34comme prévu
01:08:35victime d'une cyberattaque
01:08:36depuis son ouverture
01:08:37on en parle dans quelques instants
01:08:38mais Alexandra Spiner
01:08:39vous vouliez réagir
01:08:40à ce que nous disait
01:08:41l'étudiant
01:08:42en première année de droit
01:08:43Victor
01:08:43qui était avec nous
01:08:44membre de l'Uni
01:08:45syndicat de droite
01:08:46c'est vrai qu'on ne les entend pas tellement
01:08:47ces étudiants
01:08:49plutôt classés à droite
01:08:51à moins que les autres
01:08:52on ne les entend pas
01:08:54souvent
01:08:54parce que
01:08:55d'abord
01:08:56ils sont évidemment
01:08:58contre les casseurs
01:09:00contre les blocages
01:09:01moi je voudrais juste
01:09:02leur rendre hommage
01:09:02parce que
01:09:03quels que soient
01:09:03nos combats politiques
01:09:05je pense qu'il faut saluer
01:09:06chez les étudiants de l'Uni
01:09:08le courage
01:09:09les convictions
01:09:10je vous invite vraiment
01:09:12à imaginer ce que ça peut être
01:09:14dans une université
01:09:15ou dans une grande école
01:09:17d'être de droite
01:09:18de le revendiquer
01:09:19ils sont courageux
01:09:21et je crois que ce qui manque
01:09:22à la classe politique
01:09:23aujourd'hui
01:09:23c'est précisément
01:09:24le courage
01:09:25donc j'aimerais vraiment
01:09:26les saluer
01:09:27parce que je trouve
01:09:28que d'ailleurs
01:09:29là on voit émerger
01:09:30des jeunes gens
01:09:31qui ont des convictions
01:09:32qui s'expriment bien
01:09:34et qui prennent possession
01:09:37du débat
01:09:38bravo
01:09:39moi je n'ai pas le sentiment
01:09:40qu'on ne les entende pas
01:09:41j'ai regardé
01:09:42sur deux chaînes
01:09:43de télévision nationale
01:09:46des débats
01:09:47qui avaient lieu
01:09:48le même soir
01:09:48et j'ai zappé
01:09:49voilà je le dis
01:09:50parce que je voulais justement
01:09:52me faire mon opinion
01:09:53et savoir
01:09:54à qui la parole était donnée
01:09:56quels étaient les arguments
01:09:57invoqués
01:09:57et voilà
01:09:59me faire mon opinion
01:10:01j'ai vu
01:10:01et j'ai entendu
01:10:02des représentants
01:10:04d'étudiants
01:10:06syndiqués
01:10:07de chaque bord politique
01:10:09très à droite
01:10:10et très à gauche
01:10:11donc voilà
01:10:12je pense que la parole
01:10:13c'était moins audible
01:10:15je vois de quoi vous parlez
01:10:17on a vu la même chose
01:10:18mais bon bref
01:10:18je crois qu'il faut
01:10:19arrêter ce fantasme
01:10:20de très à droite
01:10:21un étudiant
01:10:22qui est de droite
01:10:24naturellement
01:10:24il va à l'Uni
01:10:25voilà
01:10:26tout simplement
01:10:26parce que tous les syndicats
01:10:28dans les universités
01:10:30ne va pas à l'Uni
01:10:30il faut aussi ne pas être syndiqué
01:10:32oui enfin
01:10:33un étudiant de droite
01:10:34qui a envie de s'engager
01:10:35il va naturellement à l'Uni
01:10:37voilà
01:10:37et c'est vrai que l'Uni
01:10:39défend l'idée
01:10:40que les blocages
01:10:42c'est insupportable
01:10:43vous parliez tout à l'heure
01:10:45d'empêcher d'étudier
01:10:46précisément
01:10:47il s'y oppose
01:10:48et moi je trouve que
01:10:49c'est utile
01:10:50qu'il soit là
01:10:51voilà
01:10:51on peut
01:10:52après on pourrait débattre longtemps
01:10:53on peut être contre les blocages
01:10:55sans être forcément
01:10:56membre d'un syndicat
01:10:57de droit à droit
01:10:58bien sûr
01:10:58mais là c'est encore là
01:11:00c'est pour répondre à un autre sujet
01:11:01c'est un autre sujet
01:11:01le mouvement est lancé
01:11:03plutôt par la gauche
01:11:04c'est normal
01:11:04c'est un mouvement
01:11:05qui a été nourri
01:11:06qui a été nourri
01:11:07le feu a été allumé
01:11:09par LFI
01:11:10je trouve plutôt bien
01:11:11quand même
01:11:11que des jeunes
01:11:12qui ne pensent pas
01:11:13de cette façon là
01:11:15puissent s'exprimer
01:11:16maintenant
01:11:17nous sommes bien d'accord
01:11:18les revendications
01:11:19des lycéens
01:11:20elles sont légitimes
01:11:21il faut les entendre
01:11:22en tout cas
01:11:23sur les emplois du temps
01:11:25sur le remplacement
01:11:27des professeurs
01:11:28l'état
01:11:29excusez-moi
01:11:30l'état des collèges
01:11:31et des lycées
01:11:31notamment dans le 93
01:11:32moi si je peux juste faire
01:11:33une petite répétition
01:11:3430 secondes
01:11:35ça c'est une légende
01:11:35pardon
01:11:36il faut arrêter
01:11:38vous êtes repartis
01:11:39sur le débat
01:11:40c'est pas grave
01:11:40je suis d'accord
01:11:42avec Anne
01:11:43moi à titre personnel
01:11:44je trouve ça un petit peu
01:11:45dommage que ce débat
01:11:46ait très rapidement
01:11:47été très politisé
01:11:48et que finalement
01:11:49la parole de base
01:11:49de ces lycéens
01:11:50qu'on a entendu au départ
01:11:51vous aviez plein de journalistes
01:11:52dans le 93
01:11:53qui interviewaient ces lycéens
01:11:54qui parlaient de l'état
01:11:55qui montraient des vidéos
01:11:56les rats dans les toilettes
01:11:57les murs qui sont décrépits
01:11:59j'aurais aimé
01:12:00continuer à les attendre
01:12:01je vais vous répondre
01:12:02alors déjà
01:12:02nous
01:12:056.6 milliards d'euros
01:12:08en 10 ans
01:12:09mais quand même
01:12:09c'est un chiffre
01:12:10il y a 2 lycéens
01:12:11sur 3
01:12:12en Seine-Saint-Denis
01:12:13qui est soit dans un lycée
01:12:14rénové
01:12:15soit dans un lycée neuf
01:12:16il en resterait sur 3
01:12:17dans un mauvais lycée
01:12:18on parle de la primaire socialiste
01:12:21présente
01:12:22puisqu'il y a 140 000 électeurs
01:12:23qui doivent départager
01:12:24ces 5 candidats
01:12:25qu'on a vu
01:12:26lors de ces grands débats
01:12:28de primaire
01:12:29Raphaël Guzman
01:12:30qui part largement
01:12:31favori
01:12:3233%
01:12:33selon un sondage RTL
01:12:35ce matin
01:12:35Ségolène Royal
01:12:36qui le talonne
01:12:37deuxième place
01:12:38à 16%
01:12:40alors l'information du jour
01:12:42c'est qu'il y a quand même
01:12:42la plateforme de vote
01:12:43pour cette primaire
01:12:44de la gauche
01:12:45qui est victime
01:12:46d'une cyberattaque
01:12:47depuis son ouverture
01:12:49c'est ce qu'indique
01:12:50la commission d'organisation
01:12:51et Gilles Gansman
01:12:52vous avez des informations
01:12:53sur cette attaque
01:12:54c'est Juliette
01:12:55toujours bien informée
01:12:56qui nous a donné
01:12:56cette information
01:12:57alors sur le site du Figaro
01:12:59ils indiquent
01:12:59que la nature de cette attaque
01:13:01consiste en fait
01:13:02à faire un maximum
01:13:03de nombre de connexions
01:13:04par des robots
01:13:05qui appellent
01:13:06qui appellent
01:13:07qui appellent
01:13:07qui votent
01:13:08enfin qui font
01:13:09des fausses votes
01:13:10et donc ça sature
01:13:12le site internet
01:13:13et donc les gens
01:13:14n'arrivent pas
01:13:14à se connecter
01:13:15pour voter
01:13:16toutefois
01:13:16à aucun moment
01:13:17la plateforme de vote
01:13:18n'a été interrompue
01:13:20et le scrutin
01:13:20a pu se poursuivre
01:13:21sans coupure
01:13:22depuis son ouverture
01:13:23c'est ce qu'indique
01:13:24Patrick Menucci
01:13:24qui est le président
01:13:25de la commission
01:13:26d'organisation
01:13:27du scrutin
01:13:28si pour l'instant
01:13:29on se posait la question
01:13:30si le scrutin
01:13:31allait continuer
01:13:31pour Patrick Menucci
01:13:33qui verrouille
01:13:34donc ces votes
01:13:36pour l'instant
01:13:37pour lui
01:13:37ça continue
01:13:39mais pour l'instant
01:13:40ça empêche des gens
01:13:41qui ont payé
01:13:42et qui se sont inscrits
01:13:43de pouvoir voter
01:13:44puisque il y a une attaque
01:13:46qui fait que ça bloque
01:13:48c'est des votes factices
01:13:51c'est pas des votes
01:13:54qui sont faits
01:13:55c'est des votes factices
01:13:56mais le fait
01:13:56que les robots
01:13:57bloquent le site
01:13:59fait que les gens
01:14:00n'arrivent pas
01:14:00à se connecter
01:14:01ils ne votent pas
01:14:01Glucksmann
01:14:02ou Royal
01:14:02ou Morel
01:14:03les robots
01:14:05que cette cyberattaque
01:14:08atteigne la plateforme
01:14:09de vote
01:14:09ça c'est un fait
01:14:10mais il y a aussi
01:14:11d'autres faits
01:14:12qui sont vraiment
01:14:14très inquiétants
01:14:15c'est une montée
01:14:15en puissance
01:14:16de ces cyberattaques
01:14:17je crois tout récemment
01:14:19un site de l'un des ministères
01:14:20justement celui
01:14:21qui a dans son portefeuille
01:14:23d'action
01:14:24la lutte
01:14:25contre la cybercriminalité
01:14:26et le style français
01:14:27qui nous a valu
01:14:28donc je pense que
01:14:29nous parlions de
01:14:30nous parlions de formation
01:14:34on parle de formation
01:14:35et d'études
01:14:36je ne dis pas
01:14:36qu'il faut former
01:14:37tous les jeunes françaises
01:14:39et français
01:14:40toutes et tous
01:14:41à la cybercriminalité
01:14:43en tout cas
01:14:43à la lutte
01:14:44contre la cybercriminalité
01:14:45mais
01:14:47sans vouloir mélanger
01:14:48tous les sujets
01:14:49il y a là
01:14:50je pense
01:14:50quand on voit
01:14:51tous ces faits
01:14:52et cet accroissement
01:14:54de la cybercriminalité
01:14:55une prise de conscience
01:14:57à avoir
01:14:58extrêmement rapide
01:14:59avec des formations
01:15:00et un focus
01:15:02qui doit être fait
01:15:03sur des formations
01:15:05d'un bon nombre
01:15:07de jeunes
01:15:08qui vont ensuite
01:15:10en faire leur métier
01:15:11pour lutter
01:15:12dans les sociétés
01:15:13de défense
01:15:14dans les armées
01:15:15ou dans les groupes privés
01:15:17contre cette
01:15:19cybercriminalité
01:15:20parce que
01:15:21ça frappe les enfants
01:15:21ça frappe les adultes
01:15:23ça frappe les entreprises
01:15:23ça frappe nos
01:15:24opérateurs vitaux
01:15:26en tout cas
01:15:26cette primaire
01:15:27va se poursuivre
01:15:30alors
01:15:30Ségolène Royal
01:15:31elle aimerait bien
01:15:31être la surprise
01:15:32du chef
01:15:33elle arrive
01:15:34deuxième
01:15:35bon
01:15:35est-ce qu'elle peut gagner
01:15:36vous avez suivi
01:15:37Alexandra Spiner
01:15:38les primaires
01:15:39j'ai suivi ça
01:15:40évidemment
01:15:41avec intérêt
01:15:43moi ce que je regrette
01:15:44c'est qu'on voit bien
01:15:46que
01:15:46les années
01:15:48de
01:15:48macronisme
01:15:50ont
01:15:51tué
01:15:52les partis
01:15:53dits républicains
01:15:55c'est-à-dire
01:15:55qu'il n'y a plus
01:15:56en France
01:15:56une voix
01:15:57puissante
01:15:58de la gauche
01:15:59républicaine
01:16:00tous les
01:16:01les partis
01:16:03politiques
01:16:04républicains
01:16:04sont menacés
01:16:05d'extinction
01:16:06parce que
01:16:07monsieur Macron
01:16:08a choisi
01:16:08de faire émerger
01:16:09des extrêmes
01:16:10et qu'il préfère
01:16:11avoir comme interlocuteur
01:16:12l'extrême gauche
01:16:14et l'extrême droite
01:16:14parce que c'est évidemment
01:16:16une voix de passage
01:16:17par excellence
01:16:17pour lui
01:16:19et ses amis
01:16:19moi je regrette
01:16:20je regrette vraiment
01:16:22que
01:16:23tous ces socialistes
01:16:25finalement
01:16:26soit ont trahi
01:16:27pour partir
01:16:28les socialistes
01:16:28républicains
01:16:29finalement
01:16:29ils ont trahi
01:16:30pour partir
01:16:30chez Macron
01:16:31et tous les autres
01:16:32sont très gangrénés
01:16:34par LFI
01:16:35il y a quelques voix
01:16:36qui émergent
01:16:37enfin pardon
01:16:38mais madame
01:16:38Ségolène Royal
01:16:39elle n'est plus
01:16:40les propos qu'elle a tenus
01:16:41sur l'Algérie
01:16:42enfin les propos
01:16:43qu'elle tient
01:16:44alors vraiment
01:16:45je pense qu'elle n'est
01:16:46pas une candidate
01:16:47crédible
01:16:48si maintenant
01:16:48c'est elle qui sort
01:16:49du chapeau
01:16:50on n'est plus à sa près
01:16:51dans le spectacle
01:16:52de naufrage
01:16:53total de la gauche
01:16:54française
01:16:54Xavier
01:16:55bonjour
01:16:56vous nous appelez
01:16:57de Bordeaux
01:16:58oui bonjour
01:16:59Sud Radio
01:17:00bonjour
01:17:01alors vous avez suivi
01:17:02cette primaire
01:17:04est-ce qu'il y a encore
01:17:05une gauche
01:17:05non mélochoniste
01:17:07est-ce que
01:17:08Ségolène Royal
01:17:08peut être la surprise
01:17:09de cette primaire
01:17:10selon vous
01:17:11Xavier
01:17:12ça peut être la surprise
01:17:14de cette primaire
01:17:15bon on a toujours
01:17:16des surprises
01:17:16en politique
01:17:16c'est ce qui
01:17:17d'ailleurs nous permet
01:17:18d'avoir un petit peu
01:17:19de sel
01:17:20dans la vie politique
01:17:22après moi
01:17:23ce qui me gêne un peu
01:17:24vous voyez
01:17:24c'est que j'ai 39 ans
01:17:25la première fois
01:17:26que j'ai voté
01:17:26aux élections présidentielles
01:17:28c'était en 2007
01:17:29et c'était pour Ségolène Royal
01:17:30et je me retrouve
01:17:3120 ans plus tard
01:17:33ou presque
01:17:34à avoir
01:17:35finalement
01:17:36une candidate
01:17:37qui
01:17:38est
01:17:39peut-être candidate
01:17:40à l'élection présidentielle
01:17:42en fait
01:17:42ce que je veux dire
01:17:43par là
01:17:43c'est que la vie politique
01:17:44française
01:17:44est assez sclérosée
01:17:46il y a une forme
01:17:47d'inertie
01:17:47et c'est à l'image
01:17:48de la société française
01:17:49une société
01:17:51faite de rentes
01:17:52de monopoles
01:17:53de positions
01:17:54et finalement
01:17:55d'une inertie
01:17:57assez importante
01:17:58dans la vie politique
01:17:59mais aussi
01:18:00dans la vie économique
01:18:01et sur le fond
01:18:02de l'élection présidentielle
01:18:03moi je pense
01:18:05que
01:18:07quand vous parliez
01:18:08de manque
01:18:08de crédibilité
01:18:10de la gauche française
01:18:11je pense
01:18:12qu'on peut faire
01:18:12la même remarque
01:18:13à propos de la droite française
01:18:15ou de l'extrême droite
01:18:16ou de l'extrême gauche
01:18:17peu importe
01:18:18de quel point de vue
01:18:19on se situe
01:18:19c'est toujours pareil
01:18:21néanmoins
01:18:21oui je pense
01:18:22qu'effectivement
01:18:23il y a un délitement
01:18:24de la vie politique française
01:18:27ça se voit
01:18:28c'est assez frappant
01:18:30quand on voit
01:18:31le niveau
01:18:31des prises de parole
01:18:33de nos élus
01:18:35quand on voit aussi
01:18:36les propositions
01:18:37qui sont faites
01:18:37là récemment
01:18:38par exemple
01:18:38le rassemblement national
01:18:39fait des propositions économiques
01:18:42dont on s'aperçoit
01:18:43après quelques minutes
01:18:45d'études
01:18:45qu'elles sont
01:18:46qu'elles sont
01:18:48assez peu crédibles
01:18:49en tout cas
01:18:49qu'elles manquent
01:18:51de sérieux
01:18:51et c'est assez grave
01:18:52car quand on brigue
01:18:53le mandat suprême
01:18:55de la 6ème puissance mondiale
01:18:57et qu'on n'est pas capable
01:18:58de proposer
01:18:59des idées
01:19:01claires
01:19:02et sérieuses
01:19:04c'est quand même
01:19:04gênant
01:19:05vous auriez aimé
01:19:06un casting
01:19:07un peu plus étendu
01:19:08merci en tout cas
01:19:09Xavier
01:19:10c'est vrai
01:19:10délitement
01:19:11sclérosé
01:19:12c'est vrai
01:19:12qu'il n'a pas tort
01:19:13vous avez toujours
01:19:14un petit peu
01:19:14les mêmes têtes
01:19:16ce qu'il nous a dit
01:19:17c'est différent
01:19:17il faut
01:19:17Raphaël Glussmann
01:19:18après il ne faut pas
01:19:19qu'il nous fasse
01:19:20une Gilles de la Tourette
01:19:21avec Poutine
01:19:22mais c'est
01:19:23c'est juste ça
01:19:25mais est-ce que
01:19:26il va arriver en tête
01:19:28on verra
01:19:29en tout cas
01:19:29bon
01:19:30il y a aussi
01:19:30des nouvelles têtes
01:19:31tiens on va parler
01:19:32David Lissnard
01:19:33ça m'intéresserait
01:19:33d'avoir votre avis
01:19:34sur cette question
01:19:35parce que
01:19:35vous regardez
01:19:36peut-être les réseaux sociaux
01:19:37vous avez vu
01:19:38ces petites vidéos
01:19:39assez rigolotes
01:19:40d'ailleurs
01:19:41un peu étranges
01:19:42qui mettent en scène
01:19:43David Lissnard
01:19:44est-ce que c'est
01:19:45il y a un vrai frémissement
01:19:47comme le dit son entourage
01:19:48il y a quelque chose
01:19:49qui se passe
01:19:50vous savez
01:19:50c'est devenu le titre
01:19:52on en parle avec vous
01:19:53dans quelques instants
01:19:55Sud Radio
01:19:5810h midi
01:19:59Sud Radio
01:20:00à vous de le dire
01:20:01Stéphanie Demiru
01:20:02à vous de le dire
01:20:04c'est vendredi
01:20:05Alexandra Spinner
01:20:06Anne Durez
01:20:07et Julia Courvoisier
01:20:09on parlait de la primaire
01:20:10PS
01:20:11l'information du jour
01:20:12c'est que la plateforme
01:20:13de vote
01:20:14puisqu'on vote
01:20:15depuis ce matin
01:20:15en PS
01:20:15a été l'objet
01:20:18d'une cyberattaque
01:20:19alors manifestement
01:20:20les votes se poursuivent
01:20:22on saura
01:20:22qui
01:20:23de Raphaël Glucksmann
01:20:24de Ségolène Royal
01:20:25ou pourquoi pas
01:20:27de Jérôme Gage
01:20:28ou Olivier Faure
01:20:28même s'ils ne sont pas
01:20:29vraiment dans la course
01:20:30l'emportera
01:20:33je dis dans la course
01:20:34parce qu'Olivier Faure
01:20:35n'est crédité que de 9%
01:20:36des sondages
01:20:37a priori
01:20:37Raphaël Glucksmann
01:20:3833%
01:20:39mais on pourrait avoir
01:20:40une surprise
01:20:40parce qu'il y a eu
01:20:41quand même une participation
01:20:43assez importante
01:20:45on vient d'avoir un auditeur
01:20:46qui nous disait
01:20:46c'est vrai que cette vie politique
01:20:48ce sont toujours les mêmes
01:20:49en 2007
01:20:50c'était déjà Ségolène Royal
01:20:51alors moi je voudrais
01:20:51vous faire réagir
01:20:52sur un challenger
01:20:54peut-être
01:20:56David Lysnard
01:20:56c'est vrai qu'on le voit
01:20:58de plus en plus
01:20:58son entourage
01:20:59aimerait bien faire croire
01:21:01qu'il y a un véritable frémissement
01:21:03on parle de 13%
01:21:05alors ça
01:21:06c'est
01:21:07pardon
01:21:08je cherche
01:21:10l'organisme
01:21:11qui le crédite
01:21:12voilà
01:21:12Polymarket
01:21:12pardon
01:21:13qui dit
01:21:14que sa cote a atteint
01:21:1513% de chance
01:21:16de victoire
01:21:17vous y croyez
01:21:18à l'hypothèse
01:21:19David Lysnard
01:21:20Julia
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