Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 semaine
Avec Gilles Ganzmann, Philippe Coy, Rachida Kaaout, Benoit Perrin

---

🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##DEBATS_AVDLD-2026-08-31##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demuru.
00:00:04Soyez les bienvenus dans notre nouvelle émission, à vous de le dire.
00:00:08C'est désormais l'heure des débats, trois débatteurs autour de la table pour commenter les sujets qui font parler
00:00:13la France ce matin.
00:00:15Au menu aujourd'hui, veille de rentrée des classes, faut-il augmenter les profs une bonne fois pour toutes ?
00:00:20Chacun y va de sa promesse, au moins 200 euros net pour Gabriel Attal qui veut aller jusqu'à 500
00:00:24euros,
00:00:25tandis qu'Edouard Philippe propose une hausse de 20% en moyenne, mais à chaque fois, ce sont des promesses
00:00:31qui restent lettres mortes, on en parle.
00:00:34Interdire le voile dans l'espace public, vraie mesure de fermeté ou promesse inapplicable ?
00:00:38Le RN remet en tout cas cette promesse au cœur de la présidentielle et veut consulter les Français.
00:00:44Mais concrètement, comment appliquer une telle interdiction ?
00:00:48Faudra-t-il demander aux policiers de contrôler et verbaliser chaque femme voilée ?
00:00:52A vous de le dire.
00:00:52Et puis on parlera, si on a le temps, de Sébastien Lecornu qui réunit aujourd'hui ses ministres pour préparer
00:00:59la rentrée, le budget 2027.
00:01:00On sait déjà qu'il veut maintenir les aides au carburant.
00:01:04Est-ce qu'on en a les moyens ? On en parle avec nos débatteurs.
00:01:07Bonjour Philippe Coye.
00:01:09Bonjour.
00:01:10Buraliste, vice-président des entrepreneurs, Rachida Kahout, présidente du Haut-Commissariat des diasporas africaines de France.
00:01:18Bonjour Rachida.
00:01:19Bonjour.
00:01:19Et puis Benoît Perrin, je vous retrouve, directeur des Contribuables Associés.
00:01:24On a plein de choses à commenter ensemble.
00:01:27Le salaire des profs, le carburant évidemment.
00:01:30Et puis l'actualité politique aussi, on en parle.
00:01:34Je suis sûre que ça n'a pas échappé à l'œil acerbe de Gilles Gansman.
00:01:38Gilles Gansman, c'est l'heure de votre zapping.
00:01:40Sud Radio, 10h30.
00:01:43Eh bien, on parlait avec nos maraîchers de leurs difficultés.
00:01:47Les restaurateurs, avec la canicule, ont aussi eu des difficultés.
00:01:53Ils étaient désertés parce qu'ils allaient manger en pleine chaleur dans un restaurant.
00:01:57Ce n'était pas vraiment formidable.
00:02:00Alors, il y a un influenceur.
00:02:01Pour une fois, les influenceurs peuvent être utiles.
00:02:03Il y a une petite idée pour venir en aide à ces restaurateurs en difficulté.
00:02:11C'est un reportage d'M6.
00:02:13Écoutez, ça va peut-être vous donner des idées.
00:02:15Dans les yeux d'Asia, la surprise et l'émotion.
00:02:20Devant son restaurant, une cinquantaine de clients venus spécialement pour elle.
00:02:25Merci.
00:02:26J'espère pouvoir les satisfaire et les rendre heureux.
00:02:29J'espère pouvoir...
00:02:30C'est un petit restaurant.
00:02:32Des personnes, rassemblées par Victor, créateur de contenu.
00:02:35Hier, il a publié une vidéo avec Asia.
00:02:38Elle se confie sur les difficultés qu'elle traverse.
00:02:41J'ai toujours essayé et ça...
00:02:43Dans la foulée, Victor propose à ses abonnés de venir déjeuner chez elle et de lui faire la surprise.
00:02:48Je suis hyper ému.
00:02:49C'est trop beau.
00:02:50Elle est trop heureuse.
00:02:51On a un peu réalisé un rêve et ça fait du bien.
00:02:53Encore ému, Asia s'active en cuisine.
00:02:56Elle n'avait jamais vu autant de monde dans son restaurant.
00:02:59C'est bien la solidarité parfois.
00:03:01Vous avez des soucis, vous, dans vos restaurants à cause de la canicule ?
00:03:05Bien évidemment, l'activité a été ralentie cet été puisque, d'abord, la chaleur, vous l'avez dit, Gilles, a
00:03:11limité les clients durant l'été.
00:03:13Le pouvoir d'achat aussi.
00:03:14Il ne faut pas tout mettre sur le dos de la canicule.
00:03:17Malheureusement, le pouvoir d'achat.
00:03:18On a bien vu aujourd'hui que les gens préféraient des fois manger une pizza sur le bord de plage
00:03:23que d'aller s'attabler à une terrasse d'un de nos établissements.
00:03:26Et la profession a souffert malgré la fréquentation sur la côte.
00:03:30Demain soir, il y a un doc exceptionnel sur notre champion olympique.
00:03:34C'est qui ?
00:03:35Oh là là, vous êtes nul les trois.
00:03:49Le Marchand.
00:03:57Je préférais rester loin de tout ça, mais je pense qu'on va avoir un rôle qui pourrait être déterminant,
00:04:01je pense, dans les prochaines années.
00:04:04Juste par notre influence, je pense.
00:04:06Après, c'est quelque chose qu'il faut que je travaille.
00:04:07Je n'ai pas envie de dire n'importe quoi parce que je ne me sens pas légitime.
00:04:11Mais voilà, c'est comme ça que je le sens.
00:04:12Mais vous savez que vous êtes un modèle pour beaucoup de jeunes.
00:04:17Je m'en rends compte tout doucement, oui.
00:04:19Et il est prudent, parce qu'il n'y a que des coups à prendre.
00:04:23Exactement.
00:04:23Mais vous qui êtes politicienne, est-ce que ça aide d'avoir un people qui vous soutient ?
00:04:28Alors ça aide, mais ce n'est pas ce que je leur conseille.
00:04:30Parce qu'on a vu plusieurs people qui s'étaient, par le passé, lancés en politique.
00:04:34Et puis on a vu le résultat.
00:04:36Leur carrière a carrément été parfois même détruite.
00:04:40Moi je pense qu'il est mieux qu'ils continuent à nous donner des étoiles dans les yeux par leurs
00:04:44résultats sportifs que de se soumettre.
00:04:46Attends, il y avait Rachida qui parlait.
00:04:47Je pense à Faudel, que je connais très très bien et qui m'a vraiment fendu le cœur.
00:04:55Parce qu'il m'a dit, écoute, j'ai fait la pire connerie de ma vie, quand il a soutenu
00:04:59Sarko.
00:05:00Et au final, il a été complètement écarté, évincé, torpillé.
00:05:05Et donc il s'est exilé au Maroc.
00:05:08C'est souvent quand on soutient les candidats de droite, que ça passe plus mal quand même.
00:05:12Ce qui me frappe dans ces histoires des people, c'est qu'effectivement c'est un peu à sens unique.
00:05:16C'est-à-dire qu'on a l'impression que quand un people défend un candidat de gauche, ça ne
00:05:19pose absolument aucune difficulté pour sa carrière.
00:05:21Oui, il a bon cœur.
00:05:21En revanche, dès lors qu'un artiste ou un sportif défend un candidat qui n'est pas de gauche, sa
00:05:27carrière en prend un coup.
00:05:31Moi je pense qu'effectivement...
00:05:31Sauf Johnny Hallyday.
00:05:33Sauf qu'il donne des idoles, effectivement.
00:05:35Oui, il a droit.
00:05:36Eux, ils ont droit.
00:05:38Mais au-delà de ça, je pense que c'est très bien que les sportifs ou artistes s'expriment.
00:05:43Vraiment, je ne suis pas du tout...
00:05:44Je n'ai jamais été gêné par le fait que les artistes soutiennent des responsables politiques.
00:05:47En revanche, je ne pense pas que ça déplace une seule voix.
00:05:49C'est-à-dire qu'il faudrait faire des études qualitatives sur est-ce qu'on a intérêt à faire
00:05:53soutenir par des people.
00:05:55Je ne suis pas certain.
00:05:56Mais en tout cas, spontanément, je vous dirais que ça ne sert absolument à rien, même si c'est joli
00:05:59sur l'affiche.
00:06:00Oui, Philippe Coy.
00:06:01Non, juste, je disais que Léon Marchand continue à nous donner des étoiles dans les yeux par ses résultats.
00:06:06Il est encore très jeune.
00:06:08Il a beaucoup approuvé et apporté les couleurs de la France dans les compétitions.
00:06:12Et qu'il s'éloigne du milieu politique, je pense que c'est prudent pour le moment.
00:06:16Et il aura peut-être le temps de s'engager après une carrière de sportif accomplie.
00:06:21Je crois qu'il habite aux Etats-Unis, en plus.
00:06:22Oui, il s'est retiré aux Etats-Unis pour être tranquille pour ses entraînements.
00:06:25Pour finir, ça va annoncer vos débats, Stéphanie.
00:06:29Eh bien, c'est l'accélération de la campagne présidentielle.
00:06:32Ce week-end, il y avait des débats partout.
00:06:34Ah oui, ça a commencé fort.
00:06:35Il y avait des interviews partout.
00:06:36Oui, ça a commencé fort.
00:06:38On a passé le week-end devant la télé.
00:06:41Vous ne m'avez pas entendu ?
00:06:42De quoi ?
00:06:42Vous avez dit que ça avait commencé fort.
00:06:44Vous ne l'avez pas fait exprès ?
00:06:45Non.
00:06:46Je vais vous parler de ça.
00:06:47C'est vrai, c'est vrai, c'est ça, c'est l'ancien.
00:06:50Même quand on ne s'en rend pas compte soi-même.
00:06:53Alors, les journalistes n'en démordent pas.
00:06:56Ils peuvent tous parler.
00:06:57La seule question qui revient, alors, est-ce que vous voteriez plutôt Mélenchon ou plutôt Marine Le Pen ?
00:07:03Et évidemment, ça les énerve, ceux qui se présentent comme Olivier Faure sur TF1.
00:07:07Et donc, ça, c'est mon obsession absolue.
00:07:10Maintenant, qu'est-ce que vous me dites ?
00:07:11Vous me dites, accord, mais quel accord ?
00:07:13Je suis candidat à l'élection présidentielle.
00:07:15Il est candidat à l'élection présidentielle.
00:07:16Il n'y a pas d'accord possible.
00:07:17Il y a des candidats.
00:07:19Même pour les législatives ?
00:07:20Et il y a des électeurs qui trancheront.
00:07:22Et donc, chaque chose en son temps.
00:07:23Et moi, ce que je fais, c'est que je me bats.
00:07:25Je me bats contre l'extrême droite et je me battrai jusqu'à la fin.
00:07:28Je n'en peux plus.
00:07:29Je vais vous le dire.
00:07:30Je n'en peux plus de cette gauche qui parle exclusivement d'un combat avec la gauche.
00:07:34Moi, je me bats contre la droite et contre l'extrême droite.
00:07:37C'est clair ?
00:07:37Et il est quand même gonflé, Olivier Faure, parce que c'est le premier quand même à courir après l
00:07:41'FI.
00:07:42J'ai en tête deux, trois faits d'armes d'Olivier Faure où il était bien content de l'avait
00:07:49plus blanc que blanc, non ?
00:07:50Je vais vous laisser réagir avec les débatteurs qui répondront à votre question.
00:07:54Moi, j'ai qu'une seule petite remarque.
00:07:55C'est l'ancien journaliste média qui parle.
00:07:58Pourquoi les déclarations à la présidence de la République ne se font que sur TF1 et pas sur le service
00:08:02public ?
00:08:03Je me pose la question.
00:08:04Ou sur Sud Radio, par exemple.
00:08:06Ou sur Sud Radio.
00:08:07Ce n'est pas la même mission, mais voilà.
00:08:10En tout cas, ça a fait réagir.
00:08:12J'entendais grincer des dents Benoît Perrin.
00:08:15Oui, parce qu'en fait, ils disent tous, en tout cas pour les socialistes, qui sont candidats à l'action
00:08:18présidentielle.
00:08:19Dans un premier temps, ils sont simplement candidats à la primaire de la gauche.
00:08:24C'est tout pour l'instant.
00:08:26Donc, effectivement, ça va être un match très intéressant.
00:08:28Aujourd'hui, M. Faure est clairement challenger.
00:08:31Parce que pour l'instant, c'est quand même M. Glucksmann qui est largement en tête des intentions au sein
00:08:35de la gauche.
00:08:35Oui, je crois qu'il a 3,5% de l'écrédité.
00:08:36Oui, vraiment.
00:08:37Alors, ils citent tous l'exemple de François Hollande qui avait commencé, vous savez, très très bas.
00:08:42Et puis finalement, qui avait été élu.
00:08:43On pense aussi à François Fillon qui avait aussi commencé très très bas dans le cadre de la primaire de
00:08:47la droite en 2017.
00:08:48Finalement, il avait réussi à battre au dernier moment Alain Juppé en finale et était même passé devant Nicolas Sarkozy.
00:08:56Donc, autrement dit, tout est encore possible.
00:08:58Mais c'est vrai que cette alliance avec LFI va être un peu le sparavra du capitaine Haddock.
00:09:04On va le sortir tout le temps.
00:09:05Puisqu'il faisait partie de ceux, en tout cas, qui n'étaient pas du tout gênés par ces alliances au
00:09:09moment des élections municipales.
00:09:11Rachida, vous en pensez quoi ?
00:09:13Ça vous rassure ?
00:09:15Encore un candidat de plus. Jusqu'où on va aller ?
00:09:19Donc, je pense qu'on n'est pas au bout de nos surprises.
00:09:21Ça va continuer, se défiler.
00:09:23En revanche, pour le moment, aucun ne fait justement la différence.
00:09:28Et aucun, en fait, n'a réellement un cap pour la France.
00:09:30Si ce n'est ce que vient de dire Olivier Faure, c'est je combattrai l'extrême droite, je combattrai
00:09:36l'extrême gauche.
00:09:37Ce n'est pas un programme.
00:09:38Ils en ont peur de ce duel Mélenchon-Le Pen.
00:09:42Vous le voyez se profiler, vous, Philippe Coye ?
00:09:44Écoutez, on l'entend dans nos établissements.
00:09:48La politique du comptoir, c'est la vie du quotidien.
00:09:51C'est nos établissements, nos bars tabas, c'est le parlement du peuple.
00:09:55On entend les détresses, on entend les inspirations.
00:09:59Aujourd'hui, le débat, il est galvanisé autour de ces appareils politiques.
00:10:03Je crois qu'il est plus important que le pays ait un projet de fond.
00:10:07Rachida le disait, que ce soit des primaires, qu'on soit candidat à la présidentielle ou candidat pour être dans
00:10:14la primaire pour la présidentielle.
00:10:16En tous les cas, c'est des mots.
00:10:18Derrière, ils veulent tous exister dans le paysage politique.
00:10:21Ils se marquent à la culotte.
00:10:23Olivier Faure disait être le challenger.
00:10:26Et citer François Hollande, vous avez raison, en 2012, qui personne ne l'attendait.
00:10:30D'ailleurs, je crois que M. Hollande arrive là par hasard dans l'échiquier politique.
00:10:36Donc aujourd'hui, ce qui est important pour nous, les concitoyens du quotidien,
00:10:42c'est quoi le projet pour le pays ?
00:10:44Comment on va aller de l'avant ?
00:10:45Comment on se sort du merdier dans lequel on est ?
00:10:48Parce que les appareils politiques, on en a ras-le-bol.
00:10:51Et je crois que les Français n'en peuvent plus.
00:10:54Les tambouilles, et c'est vrai qu'Olivier Faure, de ce point de vue-là, a un peu de boulot
00:10:58quand même.
00:10:58C'est vraiment l'homme des partis, l'homme de l'appareil.
00:11:01Et entre deux cacahuètes qui est favori ?
00:11:04Entre deux cacahuètes qui est favori, laissez-moi un peu de temps pour...
00:11:07Je crois que les sondages, pour tout dire,
00:11:14ce qu'on entend, et je l'ai déjà dit à l'antenne,
00:11:17c'est aujourd'hui le reflet des sondages.
00:11:20Il y a eu, il y a quelques années, de la pudeur sur certains votes.
00:11:24Aujourd'hui, il n'y a plus de pudeur.
00:11:26Les gens s'affichent clairement, c'est ce qu'on entend régulièrement.
00:11:30Ça c'est un vrai changement par rapport aux élections précédentes.
00:11:32C'est un vrai changement et il est marquant.
00:11:34Parce que je me rappelle avoir vécu plusieurs élections derrière mon comptoir.
00:11:39Il y avait la pudeur, je me rappelle même en 1981,
00:11:41la deuxième élection, je crois, de M. Mitterrand.
00:11:45Et tout le monde arrivait le matin, à 6h30 à l'ouverture,
00:11:47en disant, comment ça se fait qu'ils soient encore là ?
00:11:49Et j'avais regardé mes clients en disant,
00:11:50écoutez, il y en a bien qui ont dû mettre le papier pour qu'ils soient là.
00:11:53Donc il y avait quand même de la retenue.
00:11:55Aujourd'hui, le débat politique au comptoir est complètement décomplexé.
00:12:00Notamment versus les deux extrêmes,
00:12:02où là il y avait, je trouve, de la retenue droite-gauche,
00:12:04on l'entendait, ça faisait le débat de l'apéro ou du café du matin.
00:12:08Mais là, on a clairement une expression qui est débridée.
00:12:12C'est la société d'aujourd'hui.
00:12:14Il y a une stratégie de diabolisation du RN qu'a menée Marine Le Pen
00:12:16et aussi certainement un ras-le-bol énorme des Français
00:12:21qui n'en peuvent plus et qui ont envie de le dire.
00:12:23Et qui en ont marre de ces appareils, comme on le disait.
00:12:26La tambouille politique, aujourd'hui, n'a plus lieu d'être.
00:12:29Ces arrangements, on disait,
00:12:32la gauche et LFI, ils ont fait leur carambouille
00:12:34pour les législatives après la dissolution.
00:12:37On est spectateur de ce piètre spectacle.
00:12:41Vous essuyez des verres derrière votre comptoir ?
00:12:43Vous essuyez des verres derrière votre comptoir ?
00:12:45Oui, ça permet d'avoir des infos.
00:12:47Bon, on voit que le zapping de Gilles Gansman a lancé les débats.
00:12:51On les poursuit dans quelques instants.
00:12:53On va continuer avec la politique.
00:12:54Je vais vous faire commenter cette scène d'Edouard Philippe
00:12:58en tablier servant des frites avec Gérald Darmanin.
00:13:00Ça a provoqué beaucoup de réactions.
00:13:03Et notamment celle de Karim Bouamran,
00:13:05maire PS de Saint-Ouen,
00:13:06qui était l'invité de Jacques Cardoz sur Sud Radio ce matin.
00:13:09Vous allez voir, il ne mâche pas ses mots.
00:13:12C'est dans quelques instants sur Sud Radio.
00:13:13Et vous, évidemment, n'hésitez pas à réagir.
00:13:150826 300 300.
00:13:17A tout de suite.
00:13:18Sud Rathé, Fanny Demiru.
00:13:20Nos débats avec aujourd'hui
00:13:22Philippe Coye, Rachida Kahout,
00:13:25Benoît Perrin et Gilles Gansman
00:13:27qui nous accompagnent.
00:13:28Gilles, vous avez des nouvelles missions cette année.
00:13:31Vérifier le vrai du faux.
00:13:32S'il y a un doute sur une information.
00:13:35Vous allez faire, je n'aime pas ce mot,
00:13:38mais notre face-checking.
00:13:39On va faire attention aussi.
00:13:40Oui, je fais du face-checking.
00:13:42Et n'oubliez pas, chers auditeurs,
00:13:44c'est la nouveauté de cette année
00:13:45puisque cette émission, c'est aussi et avant tout la vôtre.
00:13:49Si vous entendez un débatteur ici,
00:13:51ça n'arrive jamais, bien sûr,
00:13:53être un peu hors-sol,
00:13:54en tout cas, ne pas correspondre
00:13:56à ce que vous vivez dans votre quotidien,
00:13:58eh bien, vous, vous interrompez.
00:14:00Voilà, c'est la petite cloche que vous entendez
00:14:03puisque vous avez un droit à la vraie vie,
00:14:06au rappel de la vraie vie
00:14:08et de ce que vous vivez au quotidien.
00:14:10Alors, on parlait d'Olivier Fort
00:14:11qui s'est lancé dans cette campagne.
00:14:13Eh bien, il y en a d'autres qui se lancent.
00:14:15Ça fait un petit moment déjà,
00:14:16mais ça donne parfois des scènes
00:14:19un petit peu surnaturelles.
00:14:21Édouard Philippe en tablier,
00:14:22servant des frites,
00:14:23avec Gérald Darmanin.
00:14:25La photo devait monter un candidat
00:14:26proche des Français,
00:14:27mais enfin, ça a surtout déclenché
00:14:29des railleries.
00:14:31Écoutez cette séquence.
00:14:32On en prend un peu, pas trop.
00:14:34C'est un peu généreux.
00:14:35Un peu plus généreux.
00:14:36Le prix de sa maman,
00:14:37j'ai le fait.
00:14:38Vous allez moins partager.
00:14:39Voilà quoi je tiens dans cette campagne.
00:14:41Allez, on continue.
00:14:42Allez, personne suivante.
00:14:45S'il vous plaît.
00:14:46Alors, elles sont comment, c'est le frite ?
00:14:47C'est l'un des meilleurs.
00:14:49Ah bah.
00:14:50Bon, Rachida Kaout,
00:14:51elles sont comment, c'est le frite ?
00:14:52Alors, opération sympathique
00:14:54ou communication un peu artificielle,
00:14:57selon vous ?
00:14:58Eh bien, écoutez,
00:14:59notre doudou se trumpise.
00:15:01Lisa, donc vous avez...
00:15:03Je n'ai jamais vu Trump
00:15:04servir des frites, hein ?
00:15:05Il était au McDo, bien sûr.
00:15:06Ah si, c'est vrai, c'est au McDo.
00:15:08C'est pour ça qu'en fait,
00:15:09c'est vraiment...
00:15:09J'ai oublié ce détail.
00:15:11Il y a une uniformité.
00:15:12J'y ai pensé tout de suite,
00:15:14en fait, quand j'ai vu ça,
00:15:14je me suis dit, tiens,
00:15:15bah du coup,
00:15:16il faut vendre des frites
00:15:17pour être candidat
00:15:19à l'élection présidentielle.
00:15:21Mais bon, blague à part,
00:15:22c'est vrai que ça fait partie
00:15:25de la campagne politique.
00:15:27Quand j'étais en campagne
00:15:28à Ivry-sur-Seine
00:15:29pour les municipales,
00:15:30je me suis retrouvée
00:15:31dans une boulangerie
00:15:32à préparer le pain.
00:15:33Bon, disons que c'est une manière
00:15:35de...
00:15:35C'est populaire ?
00:15:36Oui, rapprocher les gens.
00:15:38Exactement.
00:15:39C'est une pratique populaire
00:15:40et au-delà de ça,
00:15:41c'est aussi une immersion
00:15:42pour partager
00:15:44et puis communiquer
00:15:46le fait qu'on n'est pas
00:15:47non plus hors sol
00:15:48pour certains candidats.
00:15:49Donc, vous trouvez ça
00:15:49plutôt bien ?
00:15:51Ça fait partie de...
00:15:52Oui, ça fait partie,
00:15:53on va dire,
00:15:54de la campagne,
00:15:55qu'elle soit présidentielle
00:15:56ou autre,
00:15:57mais d'une campagne politique,
00:15:58terrain,
00:15:59au plus près, en fait,
00:16:00de tout l'écosystème.
00:16:02Mais pourquoi vous l'avez fait ?
00:16:04Vous l'avez fait pour
00:16:05qu'on vote pour vous,
00:16:06vous ne l'avez pas fait
00:16:06parce que vous aimez
00:16:07la boulangerie ?
00:16:07Non, parce qu'en fait,
00:16:08on avait des mesures
00:16:09pour les commerçants,
00:16:10donc quand on dit...
00:16:11Quand on parle, en fait,
00:16:13de programmes politiques,
00:16:14on met en place,
00:16:15si vous voulez,
00:16:15des propositions.
00:16:16Et là, on va au plus près,
00:16:18eh bien,
00:16:18de tous les acteurs
00:16:20qui sont sur notre territoire.
00:16:21On vit leur quotidien,
00:16:23on partage aussi leurs galères,
00:16:25on comprend aussi, parfois,
00:16:26parce qu'on n'est pas non plus
00:16:28au fait de tout ce qui se passe.
00:16:31Et je pense que c'est une bonne chose.
00:16:32Après, maintenant,
00:16:33la communication fait que
00:16:34ça devient viral.
00:16:35Après, c'est vrai
00:16:36que vous ne partagez pas
00:16:37les galères des gens
00:16:38en servant des frites
00:16:39quelques minutes
00:16:40pour la télé.
00:16:41Non, non,
00:16:41mais ça fait partie,
00:16:42on va dire,
00:16:44du jeu politique.
00:16:45Philippe Coye,
00:16:45vous en pensez quoi, vous ?
00:16:46Moi, je suis agacé
00:16:47par les critiques
00:16:48que j'entends depuis hier soir
00:16:49sur cette séquence
00:16:50où, enfin,
00:16:51je le dis très librement,
00:16:53où ce candidat
00:16:56ou ces candidats
00:16:57déambulent.
00:16:58Je rappelle,
00:16:59on est dans le Nord.
00:17:00L'institution,
00:17:01c'est la baraque à frites.
00:17:03Voilà.
00:17:03J'ai vu plutôt
00:17:04un clin d'œil
00:17:05à la culture du Nord,
00:17:06à la baraque à frites.
00:17:08Et Rachida le dit,
00:17:09j'ai été aussi candidat
00:17:10dans des municipales.
00:17:11On se fond dans le décor.
00:17:13De toute façon,
00:17:14ce qu'on fasse
00:17:14ou qu'on ne fasse pas,
00:17:15il y aurait eu la critique.
00:17:16Et là, je pense
00:17:17que c'est plus les médias
00:17:18qui ont fait
00:17:19les choux gras
00:17:19de cette opération.
00:17:21Parce que,
00:17:21qu'est-ce qu'on me dit
00:17:22quand on va faire...
00:17:23Et puis, on entendra
00:17:23Karim Ouamram
00:17:25dans quelques instants.
00:17:26Parce qu'il est candidat.
00:17:26Mais qu'est-ce qu'on me dit
00:17:27dans ces cas-là
00:17:28quand on va au salon
00:17:28de l'agriculture,
00:17:29que vous déambulez
00:17:30pendant dix heures,
00:17:31que vous mangez
00:17:32à toutes les régions
00:17:34des produits.
00:17:36On ne fait pas ça
00:17:36tous les jours.
00:17:37Donc, est-ce qu'on a
00:17:38la même critique,
00:17:39le même regard acerbe
00:17:40que faire quatre frites
00:17:42devant des médias ?
00:17:43Enfin, excusez-moi,
00:17:44pour moi,
00:17:45il y a autre chose
00:17:45à commenter
00:17:46que servir quatre frites,
00:17:48se prêter...
00:17:49On est dans le Nord,
00:17:50je rappelle.
00:17:50C'est quand même
00:17:51l'institution,
00:17:51la baraque à frites.
00:17:52Oui, l'étuche.
00:17:53Il y a Jean
00:17:54qui souhaiterait réagir
00:17:55sur l'antenne
00:17:56de Sud Radio.
00:17:57Jean qui nous appelle
00:17:58de longs jumeaux.
00:17:59Soyez le bienvenu, Jean.
00:18:01Oui, bonjour à vous.
00:18:02Bon, alors, vous,
00:18:02vous l'avez trouvé
00:18:03plutôt sympathique,
00:18:04Édouard Philippe,
00:18:05devant ses frites
00:18:06aux côtés de Gérald Darmanin
00:18:07ou c'était ridicule
00:18:08pour vous ?
00:18:09Moi, ça m'a tout de suite
00:18:10fait penser
00:18:11à Donald Trump
00:18:12qui vendait des frites
00:18:13chez McDo.
00:18:14Donc, voilà,
00:18:15on est dans le même...
00:18:16Alors, vu que ça a marché,
00:18:17peut-être que ça peut marcher
00:18:18avec les frites du Nord
00:18:19qui sont sûrement bien
00:18:20les frites à McDo.
00:18:21Mais, oui, c'est...
00:18:23De là, on fait des commentaires.
00:18:24Non.
00:18:25Le problème d'Édouard Philippe,
00:18:27intellectuellement,
00:18:27il est très intéressant.
00:18:29Le débat qu'il mène
00:18:30et les réflexions,
00:18:31c'est très bien.
00:18:32Mais le problème, moi,
00:18:33qui me gêne,
00:18:33c'est qu'il y a un boulet
00:18:35au pied,
00:18:36voire au deux pieds,
00:18:37c'est d'avoir
00:18:37des premiers ministres
00:18:38à Macron.
00:18:38Ah, ça.
00:18:39Et d'avoir eu
00:18:40ces fonctions-là
00:18:41et de ne pas avoir
00:18:43pu imposer
00:18:44ce qu'il dit aujourd'hui
00:18:45qui est hyper intéressant
00:18:46et qui est effectivement
00:18:47ce qu'il faudrait faire.
00:18:49Mais, c'est le problème,
00:18:50moi, qui me gêne,
00:18:50c'est celui-là aujourd'hui.
00:18:52Oui, il est intéressant.
00:18:54Mais, bon, les frites,
00:18:55bon, il a raison.
00:18:56Votre chroniqueur,
00:18:57il est dans le Nord.
00:18:57On parle des frites.
00:18:58C'est bon pour le Nord
00:18:59avec Darmanin.
00:19:00C'est vrai.
00:19:00Mais, bon,
00:19:01de là, en faire un cas figure.
00:19:02Mais, moi,
00:19:03j'ai tout de suite pensé
00:19:03à la rhum.
00:19:04C'est marrant.
00:19:05À la pomme, vous avez dit ?
00:19:07Je n'ai pas entendu.
00:19:08À 30.
00:19:09Pardon.
00:19:09Oui, vous remarquez, c'est...
00:19:12Le problème des politiques,
00:19:14c'est que pendant les campagnes,
00:19:15ils vont sur les marchés
00:19:16alors qu'après,
00:19:16on ne les voit plus.
00:19:17Ils vont dans les salons
00:19:18après, on ne les voit plus.
00:19:19Donc, ils viennent rencontrer
00:19:20le peuple au moment des élections,
00:19:22le peuple profond
00:19:23qui les intéresse profondément.
00:19:25Mais, après,
00:19:26on ne les voit plus vraiment.
00:19:26Après, c'est vrai
00:19:27qu'il faut qu'ils travaillent aussi.
00:19:29Mais, je vous l'accorde,
00:19:30c'est vrai qu'ils sont
00:19:31beaucoup moins sur le terrain.
00:19:33Le fait qu'il ait été
00:19:34Premier ministre de Macron,
00:19:36pour vous,
00:19:36c'est un drapeau rouge.
00:19:37C'est impossible pour vous
00:19:38de voter pour lui ?
00:19:39Ce n'est pas un drapeau rouge.
00:19:40Je pense qu'effectivement,
00:19:41il n'était pas président
00:19:42de la République,
00:19:43donc il n'a pas les manettes.
00:19:44On élit un président.
00:19:46D'ailleurs, je pense
00:19:46qu'on devrait se poser
00:19:47un peu la question
00:19:48dans un pays
00:19:48qui est endetté
00:19:50comme ce n'est pas permis.
00:19:51Je pense que d'avoir
00:19:52deux exécutifs
00:19:53au prix où ça coûte,
00:19:54je pense qu'il faudrait
00:19:55peut-être un peu à jour
00:19:55changer un peu
00:19:56la façon de faire.
00:19:58On élit un président.
00:19:59Un président, ça suffit.
00:20:00Un patron, ça suffit.
00:20:01Il n'y a pas besoin
00:20:02de deux patrons.
00:20:03Et puis, il y a autour de lui
00:20:04une équipe de ministres
00:20:05la plus restreinte
00:20:06et la plus compétente possible.
00:20:07Et je pense qu'on va arriver
00:20:08à faire des vraies économies.
00:20:09Mais oui, c'est un boulet.
00:20:11Ce n'est pas un truc rouge.
00:20:12Ça ne m'empêcherait pas
00:20:13de voter pour lui.
00:20:14Mais je pense que c'est le problème.
00:20:15Le problème, c'est le deuxième tour.
00:20:17Donc, si on ne veut pas
00:20:17le combat des chefs
00:20:18des deux extrêmes,
00:20:20il faut trouver un candidat.
00:20:22Il faut qu'il y ait
00:20:22un candidat au milieu
00:20:24qui rassemble.
00:20:25Mais son boulet, c'est ça.
00:20:27Et ça va lui être répété
00:20:30beaucoup de fois.
00:20:31On voit que sur les réseaux sociaux,
00:20:32ça n'arrête pas.
00:20:33On lui rappelle
00:20:34toutes les bêtises
00:20:35qu'il a faites ou pas faites
00:20:36ou qu'on lui a obligé
00:20:37à faire peut-être aussi.
00:20:38Mais ce n'était pas lui
00:20:38pas trop.
00:20:39Bon, OK.
00:20:40Il pourra se cacher derrière ça.
00:20:43Jean, vous êtes un auditeur
00:20:45habitué de Sud Radio,
00:20:46je crois restaurateur.
00:20:48Ça s'est bien passé cette saison ?
00:20:50Alors, j'étais restaurateur.
00:20:52J'ai la chance de ne plus l'être.
00:20:53Mon métier n'est plus
00:20:55celui que j'ai pratiqué.
00:20:56Moi, j'ai commencé à 15 ans.
00:20:58J'en ai 67.
00:21:00J'ai vendu mon restaurant
00:21:02après 40 ans d'activité.
00:21:03Et je suis bien heureux
00:21:05que ça soit passé
00:21:05entre les deux Covid.
00:21:07Donc, retraité maintenant.
00:21:09Oui, retraité,
00:21:10mais toujours passionné
00:21:11pour la cuisine.
00:21:12J'en fais tous les jours.
00:21:13Toujours passionné
00:21:13par ce métier
00:21:14que je vois dégragoler
00:21:15aux enfers.
00:21:16Et ça me peine énormément.
00:21:18Oui, merci Jean.
00:21:20Gilles, vous voulez rajouter quelque chose ?
00:21:22J'ai tapé évidemment sur Gemini
00:21:25pour savoir qui était le plus en cuisine.
00:21:30Ben voilà, ça s'est effacé.
00:21:32Ah, ça y est, c'est revenu.
00:21:33Celui qui a été le plus souvent en cuisine,
00:21:35c'est Philippe Poutou.
00:21:37En effet, c'était une manière pour lui
00:21:39d'accentuer son profil candidat normal
00:21:42d'ouvrier dans sa cuisine.
00:21:43Il y a eu Jean-Loncle Mélenchon
00:21:45qui avait un concept,
00:21:46alors moi, je ne l'ai pas vu,
00:21:47sur YouTube,
00:21:48qui s'appelait Café Cuisine.
00:21:50Et il cuisinait un plat
00:21:51pour détailler son programme.
00:21:52Ça, il m'avait échappé celui-ci.
00:21:53Moi aussi, c'est toujours sur Gemini,
00:21:55ma source.
00:21:56Et Marine Le Pen, évidemment,
00:21:58qui sur son blog vidéo,
00:22:00elle prépare des repas pour qui ?
00:22:02Pour les chats.
00:22:03Pour ses chats.
00:22:04Donc, c'est autre chose que des frites.
00:22:06Et puis, il y a eu Nicolas Sarkozy aussi
00:22:07qui, dans un 7 à 8,
00:22:09s'est montré dans les magasins.
00:22:10C'était vraiment un petit check.
00:22:12En tout cas, vous êtes plutôt indulgent
00:22:13avec Edouard Philippe.
00:22:15Ce n'était pas le cas,
00:22:15je vous le disais ce matin.
00:22:17Écoutez, la réaction assez énervée
00:22:20de Karim Bouamran,
00:22:22maire PS de Saint-Ouen,
00:22:24candidat à l'élection présidentielle,
00:22:26invité de Jacques Cardo sur Sud Radio.
00:22:28Mais il faut qu'on arrête
00:22:29ce côté clownesque.
00:22:30J'ai vu Edouard Philippe,
00:22:32je crois que c'était à Mayotte,
00:22:34dans un champ de canne à sucre,
00:22:37en train de se la jouer populaire.
00:22:39Moi, mon père, il est ouvrier.
00:22:40Moi, ça m'aurait fendu le cœur
00:22:43de voir un responsable politique
00:22:45qui descend dans un chantier,
00:22:48qui retrousse ses manches
00:22:49et qui, pendant 5 minutes, 10 minutes,
00:22:52prend des parpaings.
00:22:53Si vous voulez être respectueux
00:22:54à l'endroit des classes populaires,
00:22:57augmentez les salaires,
00:22:58donnez-leur plus de moyens
00:23:00pour lutter contre les déserts médicaux.
00:23:01J'ai été à Tralisé, quoi ?
00:23:02Mais à l'État de Master Poulet,
00:23:04vous étiez mis en scène
00:23:05sur les règlements sociaux.
00:23:06Je ne suis pas déguisé en poulet,
00:23:07je ne suis pas déguisé
00:23:08en mangeur de poulet.
00:23:09Je suis arrivé et j'ai expliqué
00:23:12que derrière,
00:23:12l'appropriation de l'espace public
00:23:15est illégale.
00:23:16Nous sommes dans un état de droit
00:23:18que la santé alimentaire,
00:23:19ce n'est pas parce qu'on est issu
00:23:20des classes populaires,
00:23:21qu'on est assigné
00:23:23à résidence intellectuelle,
00:23:25territoriale,
00:23:26comme souhaitent nous le faire.
00:23:27elle est dit,
00:23:28mais qu'est-ce que c'est que ça,
00:23:29franchement ?
00:23:30Ça, c'est du sens.
00:23:31Tu es président de la République ?
00:23:32Vous ne retrouvez qu'un tablier
00:23:33en train de servir des frites ?
00:23:34Non, mais qu'est-ce que c'est que ça ?
00:23:36Oui, je disais,
00:23:37ça a du sens quand même.
00:23:38Ce qu'il dit,
00:23:39les mots sont forts.
00:23:40Son père était ouvrier,
00:23:41il n'a pas envie de voir
00:23:42des candidats jouer aux ouvriers.
00:23:44Benoît Perrin,
00:23:44vous n'êtes pas encore exprimé
00:23:45sur ce sujet.
00:23:47Je suis plutôt d'accord
00:23:48avec M. Amran.
00:23:49C'est vrai que,
00:23:50pour singer François Fillon,
00:23:51pour revenir à lui,
00:23:52imagine-t-on le général de Gaulle
00:23:54en train de mélanger des frites,
00:23:56effectivement,
00:23:56même dans le Nord ?
00:23:57Mais ce n'est pas la même époque.
00:23:59Si je peux juste terminer,
00:24:00après le sujet,
00:24:01vous allez me contredire,
00:24:01mais si je peux juste terminer,
00:24:03vous allez être assuré.
00:24:05Autrement dit,
00:24:06je pense que ça ne me semble pas
00:24:07très sérieux,
00:24:08et en même temps,
00:24:09en ce moment,
00:24:10je ne vois pas comment faire autrement.
00:24:11C'est-à-dire que ça permet
00:24:12d'avoir de bonnes images,
00:24:13ça permet d'être relayé
00:24:14sur les réseaux sociaux
00:24:14et donc de toucher
00:24:16plus de personnes.
00:24:17Moi, ce qui me gêne surtout,
00:24:18c'est qu'en fait,
00:24:19comment dire,
00:24:20globalement,
00:24:21on parle davantage justement
00:24:22des frites
00:24:22que de ces propositions de fonds.
00:24:24Il a quand même un programme
00:24:25qui est quand même assez,
00:24:26en tout cas sur le papier,
00:24:27il a un programme assez intéressant
00:24:29sur les arrêts maladie,
00:24:30sur la retraite,
00:24:31sur l'immigration,
00:24:32et ça, on n'en parle pas.
00:24:33Et donc, j'ai peur qu'en fait,
00:24:34à force de multiplier
00:24:35ce type d'image,
00:24:36eh bien, en fait,
00:24:37on en vienne à,
00:24:38en quelque sorte,
00:24:38manger la nourriture.
00:24:39C'est-à-dire qu'on en parle aussi,
00:24:40mais Benoît Perrin,
00:24:40vous l'avez dit,
00:24:42c'est l'époque aussi.
00:24:43Il faut être sur les résolutions,
00:24:45il faut toucher les jeunes.
00:24:46Mais c'est ce que je vous dis,
00:24:47je ne vois pas comment un candidat
00:24:48aujourd'hui pourrait faire autrement.
00:24:49Il faut à la fois être bon
00:24:50sur le fond,
00:24:51donc les propositions,
00:24:52et être bon sur la forme.
00:24:53J'espère juste que
00:24:54les projecteurs médiatiques
00:24:55vont être aussi sur le fond
00:24:56et pas uniquement sur l'histoire
00:24:57de la Marquette.
00:24:58Le général de Gaulle,
00:24:58il n'y avait pas de TikTok.
00:24:59René Cotty n'avait pas
00:25:00de air fryeur.
00:25:01Oui.
00:25:02Très belle référence.
00:25:04Rappelement, rapidement.
00:25:04Et pour dépassionner aussi
00:25:06cette séquence,
00:25:08on est à huit mois
00:25:09de l'échéance.
00:25:11Je pense que le fond
00:25:12doit primer
00:25:13sur la forme
00:25:15et ses images.
00:25:16Je crois que c'est quand même
00:25:17plus les médias
00:25:18qui étaient présents
00:25:19qui ont enjolivé
00:25:20et fait cet emballement
00:25:22médiatique de critiques.
00:25:24Je suis d'accord
00:25:25avec Benoît.
00:25:26Le fond doit être
00:25:27au cœur
00:25:28de toutes les réflexions.
00:25:29C'est ce qui doit
00:25:30nous intéresser,
00:25:31concitoyens.
00:25:32Et plus que jamais
00:25:32parce que ça ne va pas très bien.
00:25:33nos enfants ?
00:25:34Mangeons des frites.
00:25:35Je ne sais pas si c'est bon
00:25:36pour la santé.
00:25:37Dans tous les cas,
00:25:37c'est quoi l'avenir
00:25:38pour notre pays ?
00:25:39Ça, ça m'intéresse.
00:25:39Il y a des frites françaises
00:25:41de préférence.
00:25:42Bon, on poursuit nos débats
00:25:44dans quelques instants
00:25:45avec vous,
00:25:46mes chers débatteurs
00:25:46et Gilles Ganzmann.
00:25:47Faut-il interdire
00:25:48le voile dans l'espace public ?
00:25:49Le RN remet cette promesse
00:25:51au cœur de la présidentielle.
00:25:52Mais franchement,
00:25:53est-ce que c'est facile
00:25:54à mettre en place ?
00:25:55Est-ce que c'est souhaitable ?
00:25:56Eh bien, on en parle
00:25:57et surtout,
00:25:58vous venez réagir
00:25:59au 0 826 300 300.
00:26:01À vous de le dire.
00:26:03Merci de nous rejoindre
00:26:06sur Sud Radio,
00:26:07la suite de nos débats
00:26:09avec Philippe Coye.
00:26:10Aujourd'hui,
00:26:11Rachida Kaout,
00:26:12Benoît Perrin.
00:26:14On vient de parler
00:26:14de ces candidats
00:26:16à la présidentielle
00:26:17qui entrent en scène.
00:26:18Eh bien,
00:26:18il y a aussi
00:26:19ces mesures
00:26:20dont on parle,
00:26:21ces promesses
00:26:21de campagne,
00:26:23à commencer par celle
00:26:24du RN
00:26:24qui a fait beaucoup parler
00:26:26ce week-end
00:26:26et qui continue
00:26:27de faire parler.
00:26:29Faut-il interdire
00:26:29le voile
00:26:30dans l'espace public ?
00:26:31Le RN,
00:26:33en tout cas,
00:26:33aimerait bien voir
00:26:34cette interdiction
00:26:37enfin être mise en place
00:26:38selon eux,
00:26:39d'abord dans l'ensemble
00:26:40des bâtiments publics
00:26:41puis à terme
00:26:41jusque dans la rue.
00:26:42Est-ce que c'est faisable ?
00:26:44Est-ce que concrètement
00:26:46on peut appliquer
00:26:47une telle interdiction ?
00:26:48On va demander quoi ?
00:26:49A chaque policier
00:26:50de contrôler,
00:26:51de verbaliser
00:26:51chaque femme voilée.
00:26:53Est-ce qu'ils n'ont pas
00:26:54suffisamment de travail ?
00:26:56C'est vrai que c'est un sujet
00:26:57qui est compliqué.
00:26:59Votre avis,
00:26:59Rachida ?
00:27:01Encore une mesure
00:27:03choc de plus,
00:27:04encore une communication
00:27:06de plus du RN
00:27:07mais la vraie question
00:27:09c'est
00:27:10comment en fait
00:27:11on l'applique
00:27:12et puis est-ce qu'on a
00:27:13le droit de l'appliquer ?
00:27:15Parce que finalement,
00:27:16moi je dirais
00:27:16pour le coup,
00:27:18si le voile
00:27:19en fait
00:27:19concerne simplement
00:27:20les personnes
00:27:22de confession musulmane,
00:27:24je dirais en fait
00:27:25à toutes les femmes musulmanes
00:27:26qui portent le voile,
00:27:28allaient porter le voile
00:27:29des bonnes sœurs chrétiennes.
00:27:31Pourquoi ?
00:27:31Parce que finalement,
00:27:32c'est la même chose.
00:27:34Bon, après il ne faut pas
00:27:34être hypocrite,
00:27:35on sait très bien
00:27:36que c'est une forme
00:27:37de mesure de fermeté
00:27:38face à l'antrisme,
00:27:39à l'islamisme,
00:27:40c'est ça en fait
00:27:41qu'on vise.
00:27:42Je ne crois pas
00:27:42que ça gêne
00:27:43beaucoup de monde
00:27:44d'avoir des femmes voilées
00:27:45mais c'est l'idée derrière.
00:27:47Vous voyez ce que je veux dire ?
00:27:47Combattre l'islamisme radical,
00:27:50l'antrisme,
00:27:51oui, bien sûr,
00:27:52à 100%.
00:27:53En revanche,
00:27:54combattre des femmes
00:27:55qui sont dédiées,
00:27:57si vous voulez,
00:27:57à leur pratique religieuse
00:27:59parce que ce sont
00:28:00des bonnes sœurs,
00:28:00il ne faut pas oublier
00:28:01qu'une femme musulmane
00:28:03qui porte le voile
00:28:03par conviction religieuse,
00:28:05c'est la même chose
00:28:06qu'une bonne sœur chrétienne.
00:28:08C'est exactement
00:28:08la même chose.
00:28:09Donc c'est une femme
00:28:10qui est dédiée
00:28:11à sa pratique religieuse.
00:28:13Donc, après maintenant,
00:28:14c'est pour ça que je vous dis
00:28:15que le Rassemblement National
00:28:16vous envoyez beaucoup
00:28:16des bonnes sœurs
00:28:17dans l'espace public.
00:28:18Oui, oui, oui,
00:28:19je vois.
00:28:20En même temps,
00:28:21j'habite à côté
00:28:22d'une très grande église parisienne.
00:28:24Oui, évidemment.
00:28:24Mais est-ce que vous envoyez
00:28:25beaucoup de femmes
00:28:27qui font du...
00:28:28Mais si vous voulez
00:28:30parler du chiffre,
00:28:31je regardais une dernière analyse,
00:28:32une analyse justement
00:28:33ce matin.
00:28:34Je suis en train de vous dire
00:28:35que Mme Michu,
00:28:36qui est religieuse,
00:28:37qui va à l'église,
00:28:39n'aura qu'une croix
00:28:41et ça sera discret
00:28:42dans l'espace public.
00:28:43Elle ira faire
00:28:44sa religion
00:28:45à l'église.
00:28:46Moi, je vous parle
00:28:47des bonnes sœurs.
00:28:48Oui, mais je vous parle
00:28:49des bonnes sœurs.
00:28:50Elles sont des bonnes sœurs.
00:28:52Elles sont des liées.
00:28:54Vous mélangez
00:28:55des gens
00:28:55pour qui c'est une religion
00:28:57et que c'est une profession
00:28:58de foi.
00:28:58C'est ça.
00:28:59Et vous mélangez ça
00:29:01avec Mme Tout-le-Monde.
00:29:02Alors, remettons l'église
00:29:03au milieu du village.
00:29:05Je vais vous dire
00:29:05que c'est la même question.
00:29:07Voilà.
00:29:08Donc, quand vous avez
00:29:09en fait,
00:29:09chez les chrétiens,
00:29:10d'accord,
00:29:11j'ai grandi aussi
00:29:11dans des établissements
00:29:13scolaires catholiques,
00:29:14vous avez des bonnes sœurs
00:29:16et les bonnes sœurs
00:29:16sont voilées.
00:29:17D'accord ?
00:29:18Vous avez
00:29:19chez les musulmans
00:29:20également des bonnes sœurs
00:29:22et ces bonnes sœurs
00:29:22sont voilées.
00:29:24Chez les juifs,
00:29:25c'est la même chose.
00:29:26En fait, en réalité,
00:29:27c'est la caractéristique
00:29:28même des religions monothéistes.
00:29:31Qu'est-ce que vous voulez dire
00:29:31par là, Rachida ?
00:29:32J'ai rien inventé.
00:29:34Donc, ce que je veux dire,
00:29:35c'est que j'estime,
00:29:36d'accord,
00:29:37qu'on doit impérativement
00:29:40respecter
00:29:40quand il s'agit
00:29:42d'une volonté personnelle
00:29:43de s'engager, en fait,
00:29:45sur le chemin de Dieu.
00:29:46Voilà ce que je dis.
00:29:47Donc, je trouve
00:29:48que c'est une atteinte
00:29:49à la liberté
00:29:49que de vouloir,
00:29:51en fait, justement,
00:29:52s'ingérer
00:29:53dans la vie religieuse
00:29:54d'une personne
00:29:55qui, elle, pratique sa foi
00:29:56telle qu'elle a envie
00:29:57de la pratiquer.
00:29:58Dans le respect,
00:29:59encore une fois,
00:30:00des règles républicaines
00:30:02que nous connaissons
00:30:03et de la laïcité.
00:30:04C'est-à-dire que
00:30:04c'est une démarche personnelle.
00:30:06Tant que vous ne m'imposez rien,
00:30:08eh bien, je vous respecterai.
00:30:09Moi, ce qui me dérange
00:30:10avec le Rassemblement National,
00:30:12c'est que ça ressemble
00:30:12un peu à Vichy.
00:30:14Demain, ça va être quoi ?
00:30:15Ça va être quoi ?
00:30:16La chasse aux francs-maçons ?
00:30:18Demain, ça va être quoi ?
00:30:19Ça va être la chasse aux juifs ?
00:30:20Non, mais vous voyez
00:30:21ce que je veux dire ?
00:30:21Dans cette démarche,
00:30:23c'est comme...
00:30:23Quel rapport ?
00:30:24Non, mais expliquez-vous,
00:30:25parce que c'est vrai
00:30:26que ça peut faire réagir
00:30:27ce que vous nous dites,
00:30:28Rachida Cahouto.
00:30:29Ah oui, tout à fait.
00:30:29Au même titre
00:30:31que ça me fait réagir
00:30:32que de vouloir, en fait,
00:30:33sanctionner par des amendes,
00:30:35si vous voulez,
00:30:35eh bien, des religieuses
00:30:37dans la rue.
00:30:37Et pourquoi ?
00:30:38Vous savez pourquoi
00:30:39ça me fait bondir
00:30:39et que j'utilise
00:30:40cet exemple précis ?
00:30:41Parce qu'on stigmatise,
00:30:43si vous voulez,
00:30:43une population plus qu'une autre.
00:30:45Donc, il y a de quoi,
00:30:46quand même, en fait,
00:30:47eh bien, faire réagir.
00:30:48Ces propos n'engagent que vous
00:30:49parce que je pense
00:30:50que la comparaison
00:30:51n'est pas du tout pertinente.
00:30:53Benoît Perrin ?
00:30:54Non, la comparaison
00:30:54me gêne, effectivement,
00:30:55surtout avec les sœurs.
00:30:58Pour trois raisons.
00:30:59Un, parce que les sœurs,
00:31:00par définition,
00:31:00c'est un choix éclairé
00:31:02qu'elles ont fait.
00:31:02On sait très bien
00:31:03qu'il y a une certaine
00:31:04pression sociale
00:31:05dans certains quartiers
00:31:06qui oblige certaines femmes
00:31:08à porter le voile.
00:31:09Donc, ce n'est pas tout à fait comparable.
00:31:09Oui, mais enfin, là, vous...
00:31:10Deuxièmement,
00:31:10je vais terminer,
00:31:11je ne vais pas être long.
00:31:13Deuxièmement,
00:31:13il y a un sujet de nombre,
00:31:15évidemment.
00:31:15C'est-à-dire que des bonnes sœurs
00:31:16qui ont,
00:31:17et Gilles l'a très bien dit
00:31:18tout à l'heure,
00:31:18des bonnes sœurs
00:31:19qui sont dans l'espace public.
00:31:20Il y en a quand même,
00:31:21non seulement il y en a peu,
00:31:21il y en a de moins en moins.
00:31:23Et troisième point,
00:31:23il y a l'aspect,
00:31:24et je suis toujours surpris
00:31:26que vous n'avanciez pas
00:31:27cet argument,
00:31:28il y a l'aspect quand même
00:31:29culturel.
00:31:30C'est-à-dire que,
00:31:30voyez bien que,
00:31:31si vous demandez aux Français
00:31:33s'ils sont gênés
00:31:34de voir une sœur
00:31:34avec un voile,
00:31:35ils vous diront probablement non.
00:31:37Là, il y a quand même
00:31:37un aspect culturel
00:31:39qui est nouveau
00:31:40pour de nouveaux Français.
00:31:41Donc, il ne faut pas
00:31:42s'étonner que ça les gêne.
00:31:45Et dernier point,
00:31:47c'est vrai que cette histoire
00:31:48de voile,
00:31:49je n'ai pas un avis,
00:31:49vous allez être déçus
00:31:50parce qu'il faut avoir
00:31:51un avis tranché
00:31:51dans cette émission,
00:31:52je n'ai pas un avis tranché.
00:31:53mon cher Benoît.
00:31:54Sur ce sujet-là.
00:31:55C'est un sujet délicat.
00:31:57C'est un sujet très délicat.
00:31:58Je n'ai pas un avis tranché.
00:32:00En revanche,
00:32:01faire le parallèle
00:32:02avec les sœurs,
00:32:03je trouve que c'est un peu
00:32:04un peu exagéré.
00:32:05En tout cas,
00:32:05Rachida Kahout,
00:32:06c'est vrai que ça peut heurter.
00:32:08et la comparaison
00:32:10effectivement sur Vichy
00:32:11n'était pas forcément adéquate.
00:32:13J'espère que peut-être
00:32:14que vous allez revenir
00:32:15sur vos propos.
00:32:16Non, non,
00:32:16parce qu'il le faut.
00:32:18Il le faut,
00:32:18vous savez,
00:32:19il faut impérativement...
00:32:19Je vous invite.
00:32:21Il faut impérativement,
00:32:23si vous voulez,
00:32:23réveiller les consciences.
00:32:24Moi, je ne suis pas là
00:32:25pour diviser les Françaises
00:32:26et les Français.
00:32:26D'accord ?
00:32:27Je suis là, en fait,
00:32:27pour que tout le monde
00:32:28arrive à trouver sa place
00:32:29au sein de cette société.
00:32:31À la tête du Haut Commissariat
00:32:32des Diasports Africaines de France,
00:32:33c'est un sujet que,
00:32:34justement,
00:32:35nous traitons,
00:32:35je ne vais pas dire tous les jours,
00:32:37mais c'est véritablement
00:32:38un sujet de société.
00:32:39Ce qui me dérange,
00:32:40en fait,
00:32:41c'est que les partis politiques
00:32:42aujourd'hui,
00:32:42ils sont tellement vides
00:32:44concernant, eh bien,
00:32:45toutes les mesures
00:32:45qu'ils ont à nous proposer
00:32:47pour notre pouvoir d'achat,
00:32:48pour, si vous voulez,
00:32:49bien notre quotidien
00:32:50et qu'ils s'attaquent
00:32:52à diviser, justement,
00:32:53cette société
00:32:53qui est aujourd'hui fracturée
00:32:55du fait de la crise économique.
00:32:56L'un n'empêche pas l'autre, Rachida.
00:32:58Il y a évidemment
00:32:59la priorité des Français
00:33:00qui est sur le pouvoir d'achat
00:33:01mais il y a aussi
00:33:02les questions de séparatisme,
00:33:04d'entrisme.
00:33:04On sait qu'il y a quand même
00:33:05un sujet en France.
00:33:07Moi, j'invite les auditeurs
00:33:08d'ailleurs à venir nous dire
00:33:09ce qu'ils en pensent.
00:33:100, 826, 300, 300.
00:33:12C'est un sujet
00:33:13dont on parle souvent
00:33:15et qui peut aussi
00:33:16heurter quelques Français.
00:33:17Philippe Coy,
00:33:18votre avis sur la question ?
00:33:19Mon avis, d'abord,
00:33:20vous avez lancé, Stéphanie,
00:33:21la question sur la déclaration
00:33:22du RN
00:33:23avec l'interdiction du voile.
00:33:25On peut avoir
00:33:26plusieurs lectures
00:33:27de ce sujet.
00:33:28Je pense que là,
00:33:29on est face
00:33:29à une image politique,
00:33:31un cliché
00:33:32d'une campagne,
00:33:33d'un parti
00:33:34parce que faire
00:33:35respecter l'interdiction,
00:33:36c'est juste impossible.
00:33:38Moi, je vais regarder
00:33:39le sujet par un autre angle.
00:33:41C'est que
00:33:41ces effets d'annonce,
00:33:43ces effets de manche
00:33:44sur
00:33:47l'intégration
00:33:47ou pas
00:33:48de certains sujets,
00:33:49de certaines communautés,
00:33:51fracturer les Français,
00:33:52on n'en a pas besoin.
00:33:54Et d'abord,
00:33:55j'en ai ras-le-bol
00:33:57que ce soit ce sujet
00:33:58comme tant d'autres
00:33:59où on n'a pas de solution,
00:34:00on va à la sanction
00:34:01et on va à l'amende.
00:34:02Pour vous,
00:34:03c'est un effet d'annonce
00:34:04qui va être difficile
00:34:05à mettre en place.
00:34:06Les policiers
00:34:07ont déjà assez de travail.
00:34:08Ça ne sera pas applicable.
00:34:09Ça, c'est vrai.
00:34:09C'est un élément
00:34:10de langage
00:34:11d'un début
00:34:12de campagne présidentielle.
00:34:14C'est de l'ordre du symbole.
00:34:15Ça envoie des messages
00:34:16aux électeurs
00:34:18et à ceux
00:34:19qui sont
00:34:20dans cette inspiration-là.
00:34:22Je pense que
00:34:23c'est pas sain
00:34:24d'aller fracturer
00:34:26et en plus,
00:34:27je dirais,
00:34:28de fracturer
00:34:28avec des choses
00:34:30inapplicables.
00:34:30Je pense qu'on doit
00:34:31vivre en démocratie
00:34:32dans la laïcité
00:34:34de la République,
00:34:34dans le respect
00:34:35des règles de la République
00:34:36et que chacun
00:34:37doit respecter
00:34:39les règles,
00:34:39notamment dans l'espace public.
00:34:40d'autres manières
00:34:40peut-être
00:34:42de respecter la laïcité
00:34:44plutôt que d'interdire
00:34:45le voile
00:34:46de manière arbitraire ?
00:34:48Je pense que depuis
00:34:49le goût de l'interdit
00:34:49nous anime
00:34:50et le goût
00:34:51d'aller contre
00:34:52la provocation.
00:34:53En tous les cas,
00:34:54je vais le dire
00:34:55avec le tabac
00:34:56au lieu de faire
00:34:56de la pédagogie,
00:34:57on fait de l'interdiction,
00:34:58on a fait la hausse des prix,
00:34:58ça n'a rien réglé.
00:35:00Et ce pays,
00:35:00on pense souvent
00:35:01à l'interdiction,
00:35:03à la sanction,
00:35:04alors que je pense
00:35:05un peu de pédagogie,
00:35:06un peu de bienveillance
00:35:07et de bien vivre ensemble,
00:35:08c'est peut-être
00:35:08un chemin plus long
00:35:09mais en tous les cas
00:35:10qui doit faire
00:35:11interdit dans les lieux
00:35:12publics en France.
00:35:14Gilles,
00:35:14en Europe,
00:35:17pour le nicab
00:35:17et la burqa
00:35:19en France,
00:35:20c'est interdit
00:35:20depuis 2011,
00:35:21en 2011,
00:35:22en Belgique,
00:35:222016,
00:35:23en Bulgarie,
00:35:232017,
00:35:24en Autriche,
00:35:25au Danemark,
00:35:26en Suisse,
00:35:26en 2025,
00:35:27en Tchad,
00:35:28au Gabon,
00:35:29en République du Congo,
00:35:30Cameroun,
00:35:30en Asie,
00:35:31Moyen-Orient,
00:35:32Sri Lanka,
00:35:33Chilin,
00:35:34la région de Xinjiang,
00:35:35Maroc aussi,
00:35:36où l'interdiction
00:35:37est de fabriquer
00:35:38et de vente
00:35:39de la burqa.
00:35:40Et puis aussi,
00:35:40non,
00:35:40en ce qui concerne
00:35:41le voile,
00:35:43le hijab,
00:35:44donc,
00:35:44il est interdit
00:35:45dans les écoles,
00:35:45collèges et lieux publics
00:35:47en France
00:35:47en 2004,
00:35:48depuis 2004.
00:35:49Aux Pays-Bas,
00:35:50le voile intégral
00:35:51est interdit
00:35:51dans les transports,
00:35:52hôpitaux,
00:35:53écoles et bâtiments
00:35:54gouvernementaux.
00:35:55En Allemagne,
00:35:56l'interdiction voile
00:35:57ou du voile intégral,
00:35:59alors ça dépend
00:36:00des landes d'heure,
00:36:00pour les enseignants
00:36:01et les fonctionnaires.
00:36:02Au Canada,
00:36:03il y a une loi,
00:36:03c'est la loi 21,
00:36:05qui interdit le port
00:36:05de signes religieux
00:36:06pour les fonctionnaires
00:36:07et les positions d'autorité,
00:36:08enseignants,
00:36:09juges,
00:36:09policiers.
00:36:10Et en Égypte,
00:36:11en Algérie
00:36:12et en Tunisie,
00:36:13il y a des restrictions
00:36:15du voile intégral
00:36:16dans les universités
00:36:17d'Égypte,
00:36:18d'Algérie,
00:36:18de Tunisie
00:36:21et dans la fonction publique.
00:36:23Ma source,
00:36:24c'est Jiminy.
00:36:25Ah oui,
00:36:25c'est intéressant
00:36:26parce que ce sont
00:36:27des pays musulmans.
00:36:28En fait,
00:36:28alors cette interdiction
00:36:29du voile,
00:36:29juste du voile.
00:36:30Si,
00:36:31je ne voulais dire.
00:36:32parce que là,
00:36:32vous avez parlé
00:36:32de la burqa
00:36:33et du voile intégral.
00:36:34Non,
00:36:34vous n'avez jamais parlé
00:36:35du voile.
00:36:35En France,
00:36:36c'était le voile.
00:36:37C'était le voile,
00:36:38la deuxième partie.
00:36:38Oui,
00:36:39mais là,
00:36:39les analyses,
00:36:39en fait,
00:36:40c'est que sur la burqa
00:36:42il ne faut pas tout confondre
00:36:47et c'est bien le problème
00:36:48aujourd'hui en France,
00:36:49c'est qu'en fait,
00:36:49on confond tout.
00:36:51Oui,
00:36:51on en parle,
00:36:52en tout cas,
00:36:53la suite de nos débats
00:36:54dans quelques instants,
00:36:55on va parler des profs,
00:36:56tiens,
00:36:56puisqu'on est quasiment
00:36:57à la veille
00:36:58de la rentrée des classes.
00:36:59Pour certains,
00:37:00c'est dès demain,
00:37:01pour d'autres,
00:37:01ce sera dans deux jours.
00:37:03Faut-il augmenter les profs ?
00:37:04Ça aussi,
00:37:05il y a plein de promesses.
00:37:06Ça y est,
00:37:06c'est la foire aux promesses,
00:37:07mais enfin,
00:37:07en attendant,
00:37:08on attend toujours
00:37:10ces promesses,
00:37:10qu'elles soient mises en oeuvre
00:37:11à tout de suite
00:37:12sur Sud Radio.
00:37:13Sud Radio,
00:37:15le soir midi,
00:37:15Sud Radio,
00:37:16à vous de le dire,
00:37:17Stéphanie Demiru.
00:37:19Sud Radio,
00:37:19la suite de nos débats
00:37:20avec Philippe Coy,
00:37:21Rachida,
00:37:22Kaoud,
00:37:22Benoît,
00:37:23Perrin,
00:37:23on va parler dans quelques instants
00:37:25de l'augmentation des profs
00:37:26parce que ça ressort du chapeau,
00:37:28cette promesse,
00:37:29de toutes parts.
00:37:30Est-ce que c'est réalisable encore
00:37:32parce qu'on n'a plus d'argent
00:37:33et c'est vrai que cette promesse,
00:37:34on l'entend souvent,
00:37:35il n'y a jamais rien qui se passe,
00:37:37on en parle,
00:37:37mais c'est vrai que le débat
00:37:39sur le voile a bien fait réagir,
00:37:41c'est toujours en matière polémique.
00:37:43On rappelle que le Rassemblement National
00:37:45remet cette promesse
00:37:46au cœur de la présidentielle.
00:37:50Le voile n'est pas seulement
00:37:51pour eux un signe religieux,
00:37:52c'est désormais un symbole politique.
00:37:54Ce simple voile
00:37:55à ne pas confondre
00:37:56avec le voile intégral
00:37:57parce qu'il y a pu avoir confusion
00:37:59à la fin de nos débats tout à l'heure.
00:38:02Il y a un auditeur, André,
00:38:03qui nous appelle Damien,
00:38:05qui voudrait réagir.
00:38:05Bonjour André.
00:38:07Bonjour Stéphanie,
00:38:08bonjour à toute l'équipe.
00:38:09Bonjour.
00:38:09Vous souhaitez réagir ?
00:38:11Voilà,
00:38:12comme disaient certains
00:38:13de vos chroniqueurs,
00:38:16le voile,
00:38:16c'est un terme générique,
00:38:18il ne faut pas tout confondre.
00:38:20Vous avez le simple foulard,
00:38:22vous avez l'hijab,
00:38:24ça malheureusement,
00:38:25avec l'extension,
00:38:27si vous voulez,
00:38:29des Français issus
00:38:31de l'immigration
00:38:31et de l'islam,
00:38:34on l'aura toujours.
00:38:35On ne peut pas pénaliser
00:38:37ces personnes-là.
00:38:39Par contre,
00:38:39comme je suis contre
00:38:42l'effacement,
00:38:43si vous voulez,
00:38:43de la femme
00:38:44et puis de la féminité,
00:38:45c'est-à-dire tout ce qui est
00:38:46niqab,
00:38:46tchador et burqas,
00:38:48ça par contre,
00:38:48ça devrait être interdit.
00:38:50Vous faites la différence
00:38:51donc entre ces deux tenues,
00:38:54si je puis dire.
00:38:56Voilà.
00:38:56Et d'ailleurs,
00:38:58moi,
00:38:58par exemple,
00:38:59je suis déjà allé en vacances
00:39:00au Maroc,
00:39:02à Émit,
00:39:02au Maroc,
00:39:02vous voyez moins de femmes
00:39:07que certains quartiers
00:39:09et certaines villes
00:39:09en France.
00:39:11C'est ça qui est
00:39:12une aberration.
00:39:14C'est vrai que c'est ça
00:39:15qui dérange,
00:39:16je pense,
00:39:16les Français
00:39:17qui sont quand même,
00:39:18pour la plupart,
00:39:19j'imagine,
00:39:20tolérants
00:39:20et que ça ne gêne pas
00:39:21de croiser ici ou là
00:39:22une femme avec un voile
00:39:23sur la tête.
00:39:24Mais ça ressort souvent
00:39:26cette remarque
00:39:27au Maroc,
00:39:27il y a moins de femmes
00:39:28voilées qu'en France
00:39:30et ce n'est pas faux
00:39:31quand même,
00:39:32Rachida.
00:39:33Qu'est-ce que vous en pensez
00:39:34vous qui revenez du Maroc ?
00:39:35Je reviens du Maroc,
00:39:36oui,
00:39:36et puis je suis franco-marocaine
00:39:37également.
00:39:38Donc, effectivement,
00:39:39on voit moins de femmes
00:39:40voilées au Maroc
00:39:41qu'ici.
00:39:42Comment l'expliquer ?
00:39:43C'est dû à quoi ?
00:39:43Moi, je pense sincèrement
00:39:44que c'est dû à une évolution
00:39:47des sociétés.
00:39:48C'est-à-dire que vous avez
00:39:49au Maroc,
00:39:49finalement,
00:39:51cette émancipation
00:39:51aujourd'hui
00:39:52qui n'existait pas avant.
00:39:54Donc, c'est l'évolution
00:39:55d'une société normale.
00:39:58Sauf qu'en France,
00:39:59en réalité,
00:39:59on est beaucoup,
00:40:00bien sûr,
00:40:00beaucoup plus avancé
00:40:01que le Maroc
00:40:02et qu'au final,
00:40:04aujourd'hui,
00:40:04on aspire à autre chose.
00:40:06Est-ce qu'il y a un regain
00:40:07pour le religieux ?
00:40:09Je pense que oui.
00:40:10Et donc,
00:40:10est-ce qu'il y a un regain aussi,
00:40:12plutôt une recherche,
00:40:13j'allais dire,
00:40:14une recherche d'identité ?
00:40:20Là,
00:40:21le religieux,
00:40:21eh bien,
00:40:22les happent,
00:40:22si vous voulez.
00:40:23Et puis,
00:40:23c'est pour ça qu'on voit
00:40:25des jeunes filles
00:40:25qui, parfois,
00:40:26portent le voile
00:40:27dans les banlieues
00:40:28et qui ne savent même pas
00:40:29pourquoi elles le portent.
00:40:30Et puis,
00:40:30quelques années plus tard
00:40:31ou quelques mois plus tard,
00:40:32eh bien,
00:40:33elles vont le retirer.
00:40:34Donc,
00:40:34c'est pour ça qu'en réalité,
00:40:36l'islam,
00:40:37c'est très particulier en France.
00:40:38D'ailleurs,
00:40:39j'avais fait une proposition
00:40:40au président de la République,
00:40:41c'est de créer
00:40:42le consistoire musulman
00:40:43de France,
00:40:44justement,
00:40:45pour accompagner,
00:40:45eh bien,
00:40:46cette foi
00:40:46qui,
00:40:47aujourd'hui,
00:40:48eh bien,
00:40:48est effectivement en train
00:40:49de prendre encore plus d'ampleur
00:40:51parce qu'il y a une recherche
00:40:52d'identité,
00:40:53il y a une recherche de sens
00:40:54et il ne faut pas négliger,
00:40:56donc c'est bien le cœur même
00:40:58de ce qui est en train
00:40:59de se passer aujourd'hui
00:40:59pour ces élections présidentielles,
00:41:02c'est que l'islam
00:41:03est un sujet en France
00:41:05et il faut véritablement
00:41:06le traiter.
00:41:08Merci,
00:41:08merci André
00:41:09d'avoir réagi
00:41:10sur l'antenne
00:41:10de Sud Radio,
00:41:11on va poursuivre
00:41:12nos débats
00:41:13avec ce sujet brûlant
00:41:15également,
00:41:16et ô combien important
00:41:17on veille de rentrer des classes,
00:41:18est-ce qu'il faut enfin
00:41:19augmenter les profs
00:41:20une bonne fois pour toutes ?
00:41:21Chacun y va donc
00:41:22de sa promesse,
00:41:24Gabriel Attal,
00:41:25lui,
00:41:25promet au moins
00:41:26200 euros net de plus,
00:41:28il veut même aller
00:41:29jusqu'à 500 euros net,
00:41:31Edouard Philippe,
00:41:31lui,
00:41:31propose une hausse
00:41:32de 20% en moyenne,
00:41:35Marine Le Pen,
00:41:35je crois de mémoire
00:41:36que c'est autour
00:41:37de 3%,
00:41:38c'est vrai qu'on parle
00:41:39souvent du niveau français
00:41:41qui ne cesse de baisser,
00:41:43est-ce que vous,
00:41:44monsieur Chiffre,
00:41:45dans ce studio,
00:41:47Benoît Perrin,
00:41:47évidemment,
00:41:48la question qu'on se pose
00:41:49c'est qu'on n'a pas forcément
00:41:50les moyens,
00:41:52et de l'autre côté,
00:41:53c'est extrêmement nécessaire
00:41:55que les profs soient bien payés
00:41:56pour en avoir des bons
00:41:57aussi.
00:41:57Vous avez parfaitement résumé
00:41:59la situation.
00:41:59Un,
00:42:00c'est vrai que ce serait malhonnête
00:42:02de dire que les profs
00:42:03sont bien payés en France
00:42:04quand on fait des comparaisons
00:42:06internationales,
00:42:06notamment au niveau
00:42:07de l'OCDE,
00:42:08ils sont effectivement
00:42:08moins bien payés
00:42:09aux primaires et aux collèges.
00:42:11Ce n'est pas vrai
00:42:11pour le lycée,
00:42:12il faut quand même
00:42:12le préciser.
00:42:14Deuxième point,
00:42:15c'est un sujet
00:42:16à fort enjeu électoral
00:42:19et financier.
00:42:19Pourquoi ?
00:42:20Parce que,
00:42:21tenez-vous bien,
00:42:2235% des fonctionnaires
00:42:23d'État,
00:42:24ce sont des profs.
00:42:25Vous voyez,
00:42:25c'est absolument énorme,
00:42:26ils sont à peu près
00:42:27800 000 sur à peu près
00:42:29on va dire
00:42:302,5 millions de fonctionnaires.
00:42:31Alors qu'il en manque,
00:42:31vous vous souvenez
00:42:32de la promesse
00:42:32de mettre un prof
00:42:33devant chaque classe,
00:42:35le compte n'y est pas quand même.
00:42:36Et pourquoi il en manque ?
00:42:37Effectivement,
00:42:38notamment pour des raisons financières
00:42:39quand vous demandez aux profs,
00:42:41mais enfin bon,
00:42:41c'est vrai pour beaucoup
00:42:41beaucoup de professions,
00:42:42quelle est leur principale
00:42:45préoccupation ?
00:42:45Ils vous citent toujours
00:42:46le pouvoir d'achat,
00:42:47ce qui explique en partie
00:42:48le fait qu'effectivement
00:42:50il manque de candidats
00:42:52pour le métier de prof.
00:42:53Alors il y a d'autres raisons,
00:42:54il y a la discipline,
00:42:55il y a les méthodes
00:42:56qui sont aussi
00:42:56beaucoup contestées
00:42:58par certains professeurs
00:42:59qui en ont marre
00:42:59d'avoir des méthodes
00:43:01qui ne fonctionnent pas
00:43:01et dont on reproduit
00:43:03le schéma année après année
00:43:05plutôt que de s'inspirer
00:43:06de ce qui se fait à l'étranger
00:43:08et qui marche.
00:43:10Maintenant,
00:43:10l'enjeu,
00:43:11il est aussi budgétaire
00:43:12parce qu'on ne peut pas
00:43:13se permettre
00:43:13comme ça
00:43:14d'une baguette magique
00:43:17d'augmenter
00:43:19les salaires des profs
00:43:20sans contrepartie.
00:43:21Et moi,
00:43:21je serais assez partisan
00:43:22du fait que oui,
00:43:23on les augmente,
00:43:24mais dans ce cas-là,
00:43:25soit ils font un peu plus
00:43:26d'horaire,
00:43:27soit on procède
00:43:30à une réorganisation
00:43:31au sein du ministère
00:43:32de l'éducation nationale,
00:43:33mais je ne pense pas
00:43:33qu'il faille dépenser plus.
00:43:35Si on regarde simplement
00:43:36la dépense d'éducation,
00:43:37on est à 5,4%
00:43:39de notre PIB,
00:43:40la moyenne de l'OCDE
00:43:41est à 4,9%.
00:43:43En France,
00:43:43on dépense beaucoup d'argent.
00:43:4480 000 euros annuels
00:43:46quand même,
00:43:46les profs.
00:43:47Pardon ?
00:43:47Au Luxembourg.
00:43:48Ah oui.
00:43:49Il n'y a que deux classes.
00:43:50Je sais,
00:43:51mais c'est vrai
00:43:52que ça fait rêver.
00:43:54Il y a ça,
00:43:55mais il faut comparer
00:43:55en pouvoir d'achat équivalent.
00:43:58C'est des chiffres de banquier.
00:44:00Il ne faut pas regarder
00:44:00simplement le chiffre
00:44:01en tant que tel.
00:44:02Il faut voir...
00:44:02Non, mais c'est vrai
00:44:03que par exemple,
00:44:03vous disiez
00:44:04changer l'organisation.
00:44:05Je me souviens
00:44:06que j'avais parlé
00:44:07à un prof allemand.
00:44:08Ils acceptaient
00:44:09d'enseigner deux matières
00:44:11et c'est vrai
00:44:11qu'on est chez moi,
00:44:12ils sont payés plus.
00:44:13Oui, mais les profs allemands,
00:44:14ils font le ménage
00:44:15de leur classe.
00:44:16Ils ont plein de choses
00:44:17en plus
00:44:18que les profs français
00:44:19ne font pas.
00:44:20Sachez qu'un prof,
00:44:23quand il démarre sa carrière,
00:44:24c'est 2100 euros net
00:44:28par mois
00:44:28et ensuite,
00:44:30il peut évoluer
00:44:32s'il est agrégé
00:44:33à 2600 euros net.
00:44:35C'est sur le...
00:44:36D'ailleurs,
00:44:36c'est le salaire médian
00:44:37des Français.
00:44:38J'ai l'habitude
00:44:38de ce que vous venez de dire.
00:44:40Je n'ai pas fini
00:44:40et en milieu de carrière,
00:44:41il est à 2600.
00:44:44Gilles peut être
00:44:45très autoritaire.
00:44:46Et agrégé 3300.
00:44:49Ce qui est intéressant,
00:44:50plus dans les conditions
00:44:50des salaires dont vous parliez,
00:44:52effectivement,
00:44:52les salaires d'entrée,
00:44:53c'est à peu près 2100 euros
00:44:54mais il faut attendre 15 ans
00:44:56de titularisation
00:44:56pour passer à 2300 euros.
00:44:58Et c'est ça l'enjeu,
00:44:58me semble-t-il.
00:44:59Je vous parlais de réorganisation
00:45:00dans le budget,
00:45:01dans la manière
00:45:02de rémunérer les professeurs.
00:45:03Ça, ça en fait partie.
00:45:04Il faudrait qu'effectivement
00:45:05la progression soit plus rapide.
00:45:07Là, c'était moins
00:45:07de 15 ans de carrière
00:45:08les 2600 en milieu de carrière
00:45:11mais pour ceux
00:45:12qui ont moins de 15 ans
00:45:13et entre 3300 et 3700
00:45:15si vous êtes un prof agrégé.
00:45:17En tout cas,
00:45:17ils veulent tous les augmenter.
00:45:19J'avais oublié
00:45:19Raphaël Glucksmann,
00:45:20au moins 10%.
00:45:21C'est aussi l'électorat
00:45:22d'un certain nombre de candidats.
00:45:23Le problème, c'est qu'ils ne le font pas.
00:45:26C'est toujours pareil.
00:45:27Parce qu'il faut trouver l'argent.
00:45:29Oui, on sait bien.
00:45:30Il faut déjà que le budget soit voté.
00:45:33Oui, mais l'augmentation,
00:45:34ça ne suffit pas.
00:45:36Vous l'avez dit à juste titre,
00:45:38c'est toute la fonction
00:45:39qu'il faut revoir.
00:45:40C'est leur statut,
00:45:41c'est en même temps la sécurité,
00:45:43c'est revaloriser leur place
00:45:44au sein de la société.
00:45:46Je pense que l'éducation,
00:45:47aujourd'hui, a changé
00:45:49et notre société a changé.
00:45:50Donc, une grande réforme
00:45:51doit être menée
00:45:53et aucun candidat,
00:45:54aujourd'hui, n'en parle.
00:45:55Alors que c'est nécessaire.
00:45:56Personne ne parle de l'IA.
00:45:58Moi, j'ai vu des programmes d'IA
00:46:00donner des cours.
00:46:01Vous voyez, ça, c'est un vrai sujet aussi
00:46:03dont on peut parler.
00:46:04Est-ce que...
00:46:05C'est la question qui fâche.
00:46:07Est-ce qu'ils ne vont pas
00:46:07se faire remplacer par l'IA,
00:46:09certains professeurs ?
00:46:10Vous aussi, dans trois ans,
00:46:10ce n'est plus vous.
00:46:11Ça, je sais.
00:46:12Je sais, c'est déjà fini.
00:46:14Vous avez vu qu'il y a une chaîne de télé
00:46:15qui est complètement IA.
00:46:18Vous avez même des candidats politiques,
00:46:20que c'est des candidats d'IA.
00:46:22C'est ça ?
00:46:22Oui, il y a eu.
00:46:24Ça ne va pas être rigolo
00:46:25parce qu'ils seront trop parfaits.
00:46:27Nous, on est imparfaits.
00:46:28C'est ça qui fait notre charme.
00:46:29C'est ce qui fait notre charme.
00:46:30Bon, allez, on se retrouve
00:46:31dans quelques instants
00:46:32pour la suite des débats.
00:46:33Je ne vous ai pas interrogé
00:46:34sur les profs.
00:46:35Alors, préparez votre réponse,
00:46:36Louis Licoï,
00:46:36et puis nos auditeurs
00:46:38qui veulent réagir.
00:46:39Place au standard
00:46:40dans quelques instants.
00:46:410, 826, 300, 300
00:46:42sur Sud Radio.
00:46:44Sud Radio.
00:46:45Radio.
00:46:45A vous de le dire.
00:46:47Stéphanie Demiru.
00:46:49La suite de nos débats
00:46:51sur Sud Radio
00:46:52avec mes invités du jour
00:46:54Philippe Coy,
00:46:54Rachida Kaout,
00:46:56Benoît Perrin
00:46:56et vous, évidemment,
00:46:58chers auditeurs,
00:46:590, 826, 300, 300
00:47:01puisque c'est avant tout
00:47:02votre émission
00:47:04puisque l'actualité,
00:47:05eh bien,
00:47:05ce n'est pas
00:47:05ce qu'on vous raconte
00:47:07mais c'est surtout
00:47:08et avant tout
00:47:08ce que vous vivez.
00:47:09On parlait il y a quelques instants
00:47:11de la question
00:47:12d'augmenter les profs
00:47:13ou pas
00:47:13à la veille
00:47:14de cette rentrée scolaire
00:47:15puisque vous les avez déjà
00:47:16tous entendus,
00:47:17les candidats à la présidentielle.
00:47:19Chacun y va de ses promesses.
00:47:21500 euros
00:47:22jusqu'à 500 euros
00:47:23pour Gabriel Attal,
00:47:2410% pour Raphaël Glucksmann,
00:47:2620% pour Edouard Philippe.
00:47:28C'est un petit peu
00:47:28la foire,
00:47:30la surenchère.
00:47:31Est-ce que c'est réaliste ?
00:47:32C'est vrai qu'on n'a pas d'argent
00:47:33et dans le même temps,
00:47:34eh bien,
00:47:34on est bien obligé
00:47:35de valoriser ce métier
00:47:37qui en a bien besoin
00:47:38puisqu'il n'y a pas forcément
00:47:39des profs devant chaque porte
00:47:41comme le promettait
00:47:42Emmanuel Macron.
00:47:43On est en direct
00:47:44avec Claire.
00:47:46Bonjour Claire.
00:47:47Bonjour Stéphanie.
00:47:48Bonjour à tous.
00:47:49Soyez la bienvenue
00:47:50sur l'antenne de Sud Radio.
00:47:51Vous nous appelez de Bordeaux
00:47:52et vous souhaitez réagir.
00:47:54Oui,
00:47:55c'est un sujet
00:47:56qui me tient vraiment à cœur
00:47:58parce que moi et mes enfants
00:47:59sont à l'école encore
00:48:00en primaire et au collège.
00:48:04Je trouve ça bien mignon
00:48:05toujours de parler
00:48:06de l'augmentation des professeurs.
00:48:07Bien sûr qu'il faudrait
00:48:08les augmenter.
00:48:10On sait pertinemment
00:48:11qu'aucun ne le fera
00:48:12ou alors ça va être
00:48:13purement symbolique.
00:48:15J'aimerais bien un jour
00:48:16quand même
00:48:16qu'on les tienne responsables
00:48:17pour ces promesses
00:48:18non tenues.
00:48:19Mais enfin bon,
00:48:19ça c'est un autre débat.
00:48:22Mais pour avoir énormément
00:48:23échangé avec les enseignants
00:48:25de mes enfants
00:48:26parce que j'ai toujours été
00:48:27parent délégué.
00:48:28Donc j'ai vraiment
00:48:29beaucoup, beaucoup échangé
00:48:29avec eux.
00:48:31Parfois ils disent même
00:48:32qu'en fait augmenter
00:48:34c'est bien beau
00:48:35mais ça ne suffit pas.
00:48:36Ce qu'il faut surtout
00:48:37c'est changer
00:48:39la manière
00:48:40dont on compose les classes.
00:48:41Ne plus avoir des classes
00:48:42de 25, 30 élèves.
00:48:44Oui, et au bas mot
00:48:46parce que dans les grandes villes
00:48:48c'est parfois 35.
00:48:49Oui, oui, c'est ça.
00:48:50Donc en fait
00:48:51les conditions de travail
00:48:52sont parfois plus importantes
00:48:53que le salaire
00:48:54et le salaire ne compensera pas
00:48:55forcément les conditions de travail
00:48:57et la surcharge.
00:48:58Mais vraiment,
00:48:59moi pour avoir beaucoup
00:49:00accompagné les enfants
00:49:01en sortie scolaire
00:49:02mais c'est l'enfer.
00:49:04Et en plus
00:49:04quand on est dans des classes
00:49:05avec des enfants difficiles
00:49:07où en fait
00:49:07on passe la journée
00:49:09à faire de la discipline
00:49:10et pas enseigner
00:49:11qui est quand même
00:49:11leur mission principale
00:49:14c'est un épuisement
00:49:16et un découragement
00:49:18infini.
00:49:19Donc en fait
00:49:19les conditions de travail
00:49:20sont à mon sens
00:49:21bien plus importantes
00:49:22encore que le salaire.
00:49:23Vous avez raison
00:49:24de le souligner
00:49:24Claire, j'entendais
00:49:25un professeur
00:49:26une professeure
00:49:27précisément ce matin
00:49:28au micro de
00:49:29Benjamin Glaze
00:49:30sur Sud Radio
00:49:31qui disait
00:49:31mais enfin
00:49:32les élèves
00:49:32des années 80
00:49:34même d'il y a 30 ans
00:49:35ne sont pas les mêmes
00:49:36du tout
00:49:36que ceux d'aujourd'hui.
00:49:37Non, non, non.
00:49:39Il n'y a plus aucune discipline
00:49:41enfin le respect
00:49:42des professeurs
00:49:42n'existe pas
00:49:43et le niveau
00:49:44le niveau scolaire
00:49:45moi je ne vous cache pas
00:49:47moi j'ai jeté l'éponge
00:49:49en fait du public
00:49:51Ah oui ?
00:49:52Oui, moi j'ai fait
00:49:53toute ma scolarité
00:49:54dans le public
00:49:55mon frère aussi
00:49:56mes parents aussi
00:49:57mais le niveau
00:49:59est tel que
00:50:00les enseignants
00:50:01sont super
00:50:01mais alors le niveau
00:50:02de la classe
00:50:03est catastrophique
00:50:04et donc moi
00:50:04à partir de la rentrée
00:50:05à partir de demain
00:50:06mes enfants passent
00:50:07dans le privé
00:50:08c'est un vrai
00:50:10un vrai sacrifice
00:50:11financier
00:50:11Ça vous coûte combien ?
00:50:14C'est à peu près
00:50:151200 euros par an
00:50:16par enfant
00:50:18plus garderie
00:50:19plus la cantine
00:50:20plus tous les frais inhérents
00:50:23puisque maintenant
00:50:23dans le privé
00:50:24les cahiers
00:50:24vous les achetez
00:50:25il faut tout payer
00:50:28donc c'est un réel budget
00:50:30mais après moi
00:50:31mes enfants
00:50:32je trouve qu'ils travaillent bien
00:50:33ils sont curieux
00:50:34ils sont vraiment demandeurs
00:50:35et je trouve qu'ils commencent
00:50:37à s'ennuyer en fait
00:50:38parce qu'il y a un élément
00:50:39Et ça les tire vers le bas
00:50:39disons-le
00:50:40Oui
00:50:41On a plus le droit
00:50:42de faire des classes de niveau
00:50:44par exemple
00:50:45c'est un petit détail
00:50:46mais qui pour moi
00:50:47est hyper important
00:50:48c'est-à-dire que
00:50:48dans le public
00:50:49les actions circonflexes
00:50:50n'existent plus
00:50:53C'est un choix
00:50:54qui est de plus en plus
00:50:55malheureusement
00:50:56enfin on peut le déplorer
00:50:57ou non d'ailleurs
00:50:58mais c'est vrai
00:50:59que c'est un choix
00:51:00que font de plus en plus
00:51:01de Français
00:51:01N'hésitez pas
00:51:02à nous appeler au standard
00:51:03car demain Stéphanie
00:51:05entre 10h et 10h30
00:51:06on a décidé
00:51:06tous les deux
00:51:07que nous allions
00:51:08parler de l'école
00:51:10puisque c'est la rentrée
00:51:11plus particulièrement
00:51:12des rythmes scolaires
00:51:13mais aussi évidemment
00:51:14de toute cette rentrée
00:51:16on pourra parler
00:51:16d'illettrisme
00:51:17et tout ce qui se passe
00:51:18est-ce que vous
00:51:19par exemple
00:51:20s'il y avait
00:51:22du sport
00:51:23l'après-midi
00:51:24et qu'on travaillait
00:51:25que le matin
00:51:25c'est quelque chose
00:51:26qui vous plairait ?
00:51:27Ah mais je trouve ça génial
00:51:29parce que de toute façon
00:51:30demander à des enfants
00:51:31de rester assis
00:51:32à un bureau
00:51:33pendant 6 à 8 heures
00:51:35ça je suis bien d'accord
00:51:36qu'après le repas
00:51:37ils sont tous capables
00:51:38d'encaisser des leçons
00:51:39et des leçons
00:51:40le matin
00:51:40le cerveau est frais
00:51:41et on sait que c'est
00:51:41le meilleur moment
00:51:42pour apprendre
00:51:43mais ils ont besoin
00:51:45de se développer
00:51:46mais après
00:51:47est-ce qu'on a
00:51:47dans cette volonté nationale
00:51:49envie d'avoir
00:51:50des enfants intelligents
00:51:52des enfants développés
00:51:53capables de développer
00:51:55un libre arbitre
00:51:56voilà
00:51:57c'est peut-être ça
00:51:58aussi la question
00:51:58qu'il faut se poser
00:51:59la manière dont on apprend
00:52:01à l'école aujourd'hui
00:52:01je la trouve quand même
00:52:02un peu triste et formatée
00:52:03et pour revenir
00:52:04sur les rythmes scolaires
00:52:05et le sport
00:52:05l'après-midi
00:52:06je crois que Vincent Payon
00:52:07à l'époque
00:52:07le socialiste
00:52:08avait mis en place ça
00:52:10et vous avez
00:52:11l'extra scolaire
00:52:12le problème c'est
00:52:13qu'il faut aussi
00:52:14des encadrements
00:52:15enfin voilà
00:52:16c'est pas évident
00:52:16les équipements
00:52:17pour venir
00:52:18à ces plages horaires
00:52:19et oui
00:52:20merci Claire
00:52:21en tout cas
00:52:22de votre témoignage
00:52:25Frédéric
00:52:25c'est un autre auditeur
00:52:27qui nous appelle
00:52:27pas loin de Bordeaux
00:52:29tiens Blagnac
00:52:31bonjour Frédéric
00:52:32non c'est Toulouse
00:52:32non là merci
00:52:33je vais le faire
00:52:34rigoler
00:52:34mais oui
00:52:34non mais ça pardon
00:52:35c'est toujours dans le sud-ouest
00:52:36c'est une belle région
00:52:37je sors du boulet
00:52:38pour ma première
00:52:38c'est Mérignac
00:52:39c'est pour ça
00:52:39oui je confond
00:52:40merci Benoît Perrin
00:52:41de venir à mon secours
00:52:43non mais évidemment
00:52:44je ne connais que ça
00:52:46en plus les serbuses
00:52:47etc
00:52:47Frédéric
00:52:48et la femme de Toulouse
00:52:49bon et bonjour
00:52:50bonjour à tous
00:52:52alors
00:52:52on va y réagir
00:52:54pardon
00:52:55c'est pas grave
00:52:56c'est pas grave
00:52:57on est chocolatine
00:52:58et de toute façon
00:52:58on a le stade Toulousain
00:52:59bon
00:52:59non mais en plus
00:53:00j'en le sais
00:53:01c'est un rythme moi aussi
00:53:05les rythmes du matin
00:53:06j'ai plus l'habitude
00:53:08à cause de la marathon
00:53:10non effectivement
00:53:11alors il y a la notion
00:53:12de rémunération
00:53:13effectivement
00:53:13qui peut être
00:53:14mise sur la table
00:53:15pour améliorer
00:53:16effectivement
00:53:17améliorer les conditions
00:53:18de travail
00:53:18par contre
00:53:19il y a aussi
00:53:20je dirais
00:53:21une remise tout à plat
00:53:22à faire
00:53:22au niveau
00:53:23je dirais
00:53:23du niveau déjà
00:53:25des classes
00:53:25et on s'aperçoit
00:53:27que malheureusement
00:53:28on est
00:53:29même si quelque part
00:53:30on a envie
00:53:31de mettre nos enfants
00:53:31dans le public
00:53:32dans certaines villes
00:53:33on est tenté
00:53:33quand même
00:53:34d'aller dans du privé
00:53:35parce que
00:53:35on a la certitude
00:53:37d'avoir
00:53:38parfois un encadrement
00:53:39différent
00:53:40des programmes
00:53:41peut-être un peu
00:53:42mieux tenus
00:53:43et une éducation
00:53:44plus sympathique
00:53:44moi je le vois
00:53:45avec mes 4 enfants
00:53:46qui se sont tous
00:53:48dirigés
00:53:48plus ou moins
00:53:49vers des études supérieures
00:53:50on a été obligé
00:53:51même si notre bon sens
00:53:53républicain
00:53:54voulait qu'on aille
00:53:54vers le public
00:53:55on a été obligé
00:53:56à un moment donné
00:53:56d'aller vers du privé
00:53:58inévitablement
00:53:59et moi j'interviens
00:54:00notamment sur des classes
00:54:01de master
00:54:02et je peux vous assurer
00:54:03que le niveau
00:54:05je m'aperçois
00:54:05le niveau d'année en année
00:54:07régresse
00:54:07alors effectivement
00:54:08c'est incroyable
00:54:09terriblement même
00:54:10voilà terriblement
00:54:11on en fait
00:54:12alors de bonnes machines
00:54:13à apprendre
00:54:14au niveau master
00:54:15sur certaines
00:54:16je dirais
00:54:16certaines notions
00:54:18mais sur les notions
00:54:19de base
00:54:19ne serait-ce que
00:54:20l'histoire de France
00:54:21ne serait-ce que
00:54:22l'escriture
00:54:22que la grammaire
00:54:23que des choses
00:54:25essentielles
00:54:25il y a véritablement
00:54:27je dirais
00:54:27une lacune totale
00:54:28mais vous qui avez
00:54:29quatre enfants
00:54:30Frédéric
00:54:31comment vous l'expliquez
00:54:32cette baisse de niveau
00:54:33progressive
00:54:34d'année en année
00:54:36la baisse de niveau
00:54:37alors il y a eu
00:54:38je dirais qu'il y a aussi
00:54:40un effet de génération
00:54:42dessus
00:54:43on a voulu aussi
00:54:44supprimer parfois
00:54:45moi je suis génération 61
00:54:47d'accord
00:54:48nous nous avions
00:54:49l'éducation civique
00:54:51on avait un certain
00:54:52un certain rythme
00:54:53bon parfois
00:54:54je suis un petit peu trop
00:54:55peut-être dirigiste
00:54:57mais on a eu
00:54:58ce genre d'éducation
00:54:59on a voulu supprimer
00:55:00on a voulu
00:55:01je dirais
00:55:02aller vers
00:55:03d'autres sphères
00:55:04j'irais pas
00:55:05dans les Montessori
00:55:06mais quasiment
00:55:06et on a oublié
00:55:08quelque part
00:55:09les bases
00:55:09dessus
00:55:10et quand on n'a pas
00:55:11les bases
00:55:11un chêne
00:55:13lui va grandir
00:55:14à partir du moment
00:55:14où il est bien
00:55:15enraciné
00:55:15dans ses bases
00:55:17et là aujourd'hui
00:55:18on est en train
00:55:19d'éliminer
00:55:20certaines bases
00:55:21ne serait-ce que
00:55:21l'éducation civique
00:55:23nous on apprenait
00:55:24la Marseillaise
00:55:24on apprenait
00:55:25l'éducation civique
00:55:25on apprenait
00:55:26certaines choses
00:55:26on apprenait
00:55:27l'histoire de France
00:55:28voilà
00:55:28le drapeau
00:55:29qui a été mis
00:55:31dans les écoles
00:55:33vous avez vu
00:55:35aujourd'hui
00:55:36attention
00:55:37si jamais
00:55:38on entame
00:55:38certains
00:55:38on devient
00:55:40automatiquement
00:55:40raciste
00:55:41on devient
00:55:41ceci
00:55:42on devient
00:55:42cela
00:55:43je dois dire
00:55:44que c'est difficile
00:55:46Frédéric a commencé
00:55:46par les professeurs
00:55:47moi je me souviens
00:55:48que j'ai un fils
00:55:49qui était au primaire
00:55:50je crois qu'il y a eu
00:55:50une minute de silence
00:55:51à la mort de Jacques Chirac
00:55:53me semble-t-il
00:55:53dans l'école
00:55:55et le maître
00:55:55n'a pas voulu
00:55:57respecter cette minute
00:55:58de silence
00:55:58oui mais ne croyez pas
00:55:59qu'il faut réinventer
00:56:01l'école
00:56:02vous prêchez une convaincue
00:56:03oui mais on est toujours
00:56:04dans la nostalgie
00:56:04on ne va pas ressortir
00:56:05les entrées
00:56:06oui mais je suis d'accord
00:56:07avec vous
00:56:07ça marchait mieux avant
00:56:08on peut aussi regarder
00:56:09ce qu'il se faisait avant
00:56:10qui marchait bien
00:56:11non parce qu'il n'est pas
00:56:11changé
00:56:12ça a changé
00:56:13mon cher Benoît Perrin
00:56:14non mais moi ça m'agace
00:56:15vous allez avoir
00:56:17l'intelligence artificielle
00:56:18qui va vous passer
00:56:19la terre
00:56:20qui ne sont plus les mêmes
00:56:22mais c'est pas parce que
00:56:23c'est passé
00:56:23qu'il ne faut pas regarder
00:56:24ce que ça se dit
00:56:25remettez votre blouse
00:56:26et votre enfilier
00:56:26non mais il a
00:56:27à vous dire
00:56:27on respecte
00:56:28avec monsieur Perrin
00:56:29monsieur Perrin
00:56:30pourquoi dire ça
00:56:32franchement
00:56:32parce qu'on est toujours
00:56:34nostalgique du passé
00:56:35ce sont les méthodes
00:56:36on peut au moins regarder
00:56:37quand même ce qui se faisait
00:56:37avant et qui fonctionnait
00:56:38avant
00:56:39avant
00:56:39avant
00:56:41avant on ne tutoyait pas
00:56:43avant on ne tutoyait pas
00:56:44le prof
00:56:45aujourd'hui on demande
00:56:47que les élèves
00:56:48aux élèves
00:56:49de respecter leur professeur
00:56:50sauf que
00:56:51le tutoiement
00:56:52c'est déjà le début
00:56:53de l'éducation
00:56:53du respect du professeur
00:56:54moi je ne connais pas
00:56:55moi je comprends
00:56:56de l'éducation
00:56:56on tutoie les profs
00:56:57mais on ne doit pas
00:56:58avoir les mêmes lycées
00:56:59je ne sais pas
00:56:59ah si si si
00:57:02très généralisé
00:57:03le tutoiement
00:57:04est malheureusement généralisé
00:57:05avant on se levait
00:57:05quand le prof
00:57:06rentrait dans la classe
00:57:06je n'ai jamais vu ça
00:57:08on se levait
00:57:09pourquoi on ne referait pas ça
00:57:10c'est un des éléments d'autorité
00:57:12je ne vous ai pas entendu
00:57:12sur le sujet
00:57:13j'ai senti qu'il y avait
00:57:14un emballement
00:57:15avec mes collègues
00:57:17sur le plateau
00:57:17votre question
00:57:18c'était la rémunération
00:57:19des profs
00:57:20oui à la base
00:57:20on est parti sur le niveau
00:57:22mais c'est lié
00:57:23d'une certaine manière
00:57:24dans le sujet de la campagne présidentielle
00:57:26vous l'avez dit
00:57:27c'est la foire à la propagande
00:57:28et à qui dira mieux
00:57:30parce qu'on est à la rentrée scolaire
00:57:32j'étais en train d'écouter
00:57:34les échanges
00:57:35quand il y a eu
00:57:36la crise Covid
00:57:37les mêmes politiques
00:57:38voulaient augmenter
00:57:39les personnels de santé
00:57:41il y a eu des incendies cet été
00:57:42les pompiers étaient en première ligne
00:57:44il faut augmenter
00:57:45donc il y a un vrai sujet
00:57:46quelque part dans notre société
00:57:47qui est plus large
00:57:48que le débat de la sphère publique
00:57:50c'est les salaires
00:57:52la valorisation du travail
00:57:54et notamment
00:57:55dans la fonction publique
00:57:57que ce soit nos policiers
00:57:59que ce soit nos gendarmes
00:58:00que ce soit nos enseignants
00:58:01nos soignants
00:58:02il y a un vrai sujet
00:58:03de vocation
00:58:04d'attirance
00:58:05de reconnaissance
00:58:06et tout
00:58:08je le dis en tant que j'aime d'entreprise
00:58:09tout ne passe pas par l'argent
00:58:11je pense que la méthode
00:58:12et vous avez raison
00:58:13la méthode
00:58:14la reconnaissance
00:58:16la considération
00:58:17vous savez l'argent c'est bien
00:58:19mais ça ne fait pas le bonheur
00:58:20ça y contribue
00:58:21mais bien évidemment
00:58:22je pense que
00:58:23et j'ai des amis enseignants
00:58:24notamment sur la petite enfance
00:58:26qui aujourd'hui
00:58:27l'ont fait ce métier
00:58:29avec vocation
00:58:30et en sont écœurés
00:58:31parce qu'il n'y a pas de reconnaissance
00:58:32la hiérarchie
00:58:34ne respecte pas
00:58:35la vie des écoles
00:58:37la vie même des enseignants
00:58:38quand vous êtes à Dax
00:58:40et que vous êtes muté
00:58:41à l'autre bout
00:58:42des Landes
00:58:43parce que vous avez une école à côté
00:58:45et non on ne va pas vous mettre là
00:58:46donc vous écœurez
00:58:47votre personnel enseignant
00:58:49en tous les cas c'est un ressenti
00:58:50que j'ai
00:58:51et tout n'est pas
00:58:52une source d'argent
00:58:53et si tenté qu'on puisse
00:58:54le régler par l'argent
00:58:55faudrait-il en avoir les moyens
00:58:56on poursuit nos débats
00:58:58dans quelques instants
00:58:58on remercie
00:59:04pour voir si vous étiez réveillés
00:59:06merci Frédéric
00:59:07en tout cas
00:59:09près de
00:59:11Toulon
00:59:14merci en tout cas
00:59:15d'avoir réagi
00:59:16sur l'antenne
00:59:16de Sud Radio
00:59:17et n'hésitez pas
00:59:18mais évidemment
00:59:19c'est le bijutage
00:59:20revenez
00:59:21nous parler
00:59:22de ce que vous pensez
00:59:23de l'école
00:59:24du niveau en général
00:59:25on vous accueillera
00:59:26sur l'antenne
00:59:27de Sud Radio
00:59:28et puis si on a
00:59:28un petit peu de temps
00:59:29encore
00:59:30justement
00:59:30on va parler des sous
00:59:32on va parler budget
00:59:33puisque Sébastien Lecornu
00:59:35veut quand même
00:59:35maintenir l'aide au carburant
00:59:37je suis sûre que ça va faire plaisir
00:59:38à plein de monde
00:59:38mais bon
00:59:38avec quel argent
00:59:39on va poser la question
00:59:40à tout de suite
00:59:42Sud Radio
00:59:44on poursuit nos débats
00:59:46sur Sud Radio
00:59:47Philippe Coy
00:59:47Rachida
00:59:48Kaoud
00:59:49Benoît Perrin
00:59:50Gilles Ganzman
00:59:51il n'y a plus une petite pause
00:59:52tiens
00:59:52voilà
00:59:52le revoilà
00:59:53je me demandais
00:59:54où vous étiez partis
00:59:55mon cher Gilles
00:59:56faut-il
00:59:57continuer
00:59:58à
01:00:00poursuivre
01:00:00les aides au carburant
01:00:02en tout cas
01:00:02le gouvernement lui dit
01:00:03qu'elles seront
01:00:04reconduites
01:00:05Sébastien Lecornu
01:00:06se réunit
01:00:07avec ses ministres
01:00:09cet après-midi
01:00:09pour parler
01:00:10du budget
01:00:11d'ores et déjà
01:00:12on sait que
01:00:12ces secteurs
01:00:14les plus exposés
01:00:15par la hausse
01:00:15des prix du carburant
01:00:16seront préservés
01:00:18alors est-ce que
01:00:18c'est une bonne chose
01:00:19ou pas
01:00:20j'imagine que
01:00:20beaucoup d'auditeurs
01:00:21se réjouissent
01:00:22parce que
01:00:23évidemment
01:00:23ça coûte cher
01:00:25le prix d'essence
01:00:25est plafonné
01:00:26on le sait
01:00:26à 1,99€
01:00:28le litre
01:00:28et 2,25€
01:00:30pour le diesel
01:00:30mais ça reste très cher
01:00:32Benoît Perrin
01:00:33dans une
01:00:34chez Total
01:00:35concrètement
01:00:35oui absolument
01:00:36c'est uniquement
01:00:37une décision
01:00:38du patron de Total
01:00:39qui entre guillemets
01:00:41a les moyens
01:00:42de pouvoir le faire
01:00:42puisque comme vous le savez
01:00:44Total intervient sur
01:00:45toute la chaîne
01:00:46de production
01:00:46de l'extraction
01:00:49du pétrole
01:00:50jusqu'à la distribution
01:00:51et donc
01:00:51peut se permettre
01:00:52compte tenu du fait
01:00:53que les grosses marges
01:00:54se font justement
01:00:55à l'extraction du pétrole
01:00:56peut se permettre
01:00:57en quelque sorte
01:00:57de le faire
01:00:58mais ils n'étaient pas
01:00:58obligés de le faire
01:00:59et je crois
01:00:59qu'il faut quand même
01:00:59s'allumer
01:01:00c'est un des intérêts
01:01:01dans des entreprises françaises
01:01:02c'est qu'ils peuvent
01:01:03se permettre
01:01:04certains en tout cas
01:01:05ont des sentiments
01:01:07patriotiques
01:01:07et veulent aider
01:01:08leurs concitoyens
01:01:09et donc du coup
01:01:10on peut vraiment
01:01:10se réjouir
01:01:11que Total soit français
01:01:12parce qu'encore une fois
01:01:12c'est la seule structure
01:01:13qui a plafonné ces prix
01:01:14alors ce qui est étrange
01:01:15c'est que
01:01:17sauf erreur de ma part
01:01:18j'entendais ce matin
01:01:19un gros rouleur sur deux
01:01:20n'a pas fait
01:01:21la demande
01:01:22d'aide
01:01:22alors ça
01:01:23je ne sais pas
01:01:24est-ce que c'est une usine
01:01:24à gaz
01:01:25est-ce que c'est compliqué
01:01:26de le faire
01:01:27est-ce que c'est par ignorance
01:01:40il y a seulement
01:01:411,4 million de français
01:01:42qui ont fait la démarche
01:01:44sur le portail
01:01:44alors on a dénoncé
01:01:45souvent ici à l'antenne
01:01:46le portail a mis
01:01:47beaucoup de temps
01:01:48à s'ouvrir
01:01:49après l'annonce
01:01:50les annonces gouvernementales
01:01:52il a fallu attendre
01:01:53beaucoup de temps
01:01:54avant que ça soit accessible
01:01:55et encore beaucoup de temps
01:01:56pour que ça soit versé
01:01:57mais en tous les cas
01:01:58là aussi
01:01:58entre les gens
01:02:00qui auraient droit
01:02:00à ces accompagnements
01:02:02nécessaires au regard
01:02:03notamment je pense
01:02:04les gros rouleurs
01:02:06ou en tous les cas
01:02:07les gens qui prennent la voiture
01:02:08pour leur travail
01:02:09au personnel de santé
01:02:11il y a eu que finalement
01:02:12la moitié
01:02:13à peine
01:02:14de gens éligibles
01:02:15qui ont fait la démarche
01:02:16c'était trop compliqué
01:02:18j'ai pas la réponse
01:02:19j'ai écouté attentivement
01:02:20l'intervention de la ministre
01:02:22et je trouve regrettable
01:02:24que d'un côté
01:02:24il y a un effort budgétaire
01:02:27certainement non négligeable
01:02:28qui est mobilisé
01:02:30par le gouvernement
01:02:31et que finalement
01:02:32peu de français éligibles
01:02:34aillent chercher
01:02:35le dispositif
01:02:37il ne me semble pas
01:02:37que le parcours
01:02:38soit très compliqué
01:02:39surtout qu'il y a
01:02:40une automatisation
01:02:41si c'est renouvelé
01:02:42ce soir
01:02:42puisque ça s'arrêterait
01:02:44théoriquement ce soir
01:02:45enfin voilà
01:02:46c'est dommage
01:02:47quand il y a des dispositifs
01:02:48qui ne soient pas mobilisés
01:02:49directement par les gens
01:02:50bon en tout cas
01:02:51c'est une des mesures
01:02:52dont on est à peu près
01:02:53certain pour ce budget
01:02:562027
01:02:56qui va être bien compliqué
01:02:58à mettre en oeuvre
01:02:59Benoît Perrin
01:03:00je vous vois sourire
01:03:01alors bon
01:03:01on nous a déjà promis
01:03:02qu'il n'y aurait pas
01:03:03de hausse d'impôts
01:03:03alors ça devrait déjà
01:03:04réjouir la plupart
01:03:06des français
01:03:07mais enfin
01:03:08est-ce qu'on peut être
01:03:08certain de cette promesse
01:03:10oui ?
01:03:11écoutez
01:03:11les séances budgétaires
01:03:12c'est toujours en trois phases
01:03:14première phase
01:03:14on nous dit
01:03:15il y a un problème évidemment
01:03:16entre les dépenses
01:03:17et les recettes
01:03:17on le sait bien
01:03:18puisque les dépenses
01:03:18sont largement supérieures
01:03:20aux recettes
01:03:21donc les gouvernants
01:03:22nous disent
01:03:22surtout il n'y aura pas
01:03:23de hausse d'impôts
01:03:24en revanche
01:03:24on va vraiment faire
01:03:25des économies
01:03:25deuxième phase
01:03:26bon on a bien regardé
01:03:27finalement c'est pas si évident
01:03:29que ça de faire
01:03:29des économies
01:03:30donc on va faire
01:03:31des économies
01:03:32et des hausses d'impôts
01:03:32troisième et dernière phase
01:03:34bon ben finalement
01:03:34on n'a pas réussi
01:03:35à faire des économies
01:03:35on n'a fait que
01:03:36des augmentations d'impôts
01:03:37et puis après
01:03:37il y a des socialistes
01:03:38qui rentrent dans la boucle
01:03:39et on se retrouve
01:03:39avec la foi en contact
01:03:40c'est même plus
01:03:41une question droite-gauche
01:03:42franchement c'est un schéma
01:03:44qu'on voit apparaître
01:03:45depuis une dizaine d'années
01:03:46la Cour des comptes
01:03:47l'a très bien monté
01:03:48dans un dernier rapport
01:03:49100% des efforts budgétaires
01:03:51de 2025
01:03:52sont des augmentations d'impôts
01:03:53donc là je crains
01:03:54que ce soit encore le cas
01:03:56et puis deuxièmement
01:03:57on nous dit
01:03:58aucune augmentation d'impôts
01:03:59mais vous le savez aussi
01:04:00qu'il y a un certain nombre
01:04:01d'astuces qui permettent
01:04:02d'augmenter les impôts
01:04:03sans le dire
01:04:04typiquement gérer
01:04:05gérer un certain nombre
01:04:06de prestations sociales
01:04:07donc c'est de la perte
01:04:08de pouvoir d'achat
01:04:09typiquement gérer les retraites
01:04:10c'est pas une augmentation d'impôts
01:04:11mais c'est une perte
01:04:12de pouvoir d'achat
01:04:12et puis il est aussi envisagé
01:04:14de revenir
01:04:15exactement
01:04:16il est aussi envisagé
01:04:17de revenir sur
01:04:19des niches fiscales
01:04:20et là aussi pareil
01:04:20quand vous revenez
01:04:21ou quand vous réduisez
01:04:22des niches fiscales
01:04:23c'est en fait
01:04:24des augmentations d'impôts
01:04:25pour ceux qui en bénéficient
01:04:26j'ai regardé les débats
01:04:27tout ce week-end
01:04:29il y a une chose
01:04:30qui est revenue très souvent
01:04:31dans le discours
01:04:32et les interviews
01:04:32c'est la TVA sociale
01:04:34c'est-à-dire
01:04:35opposition de François Hollande
01:04:36qu'on baisserait
01:04:38donc les charges
01:04:39sur les entreprises
01:04:40et qu'on ouvrirait
01:04:41la TVA plus chère
01:04:43et augmentée
01:04:44parce que la TVA
01:04:44tout le monde paye
01:04:45tandis que les impôts
01:04:46tout le monde ne paye pas
01:04:47qu'est-ce que vous pensez
01:04:49je parle à l'économiste
01:04:50qu'est-ce que vous pensez
01:04:51d'une telle mesure
01:04:52c'est raisonnable
01:04:53de se dire
01:04:54une TVA sociale
01:04:55changerait la vie des français
01:04:56alors un mot de politique
01:04:58François Hollande
01:04:58y est favorable aujourd'hui
01:04:59il faut rappeler quand même
01:05:00que ça a été voté
01:05:01sous Nicolas Sarkozy
01:05:01que c'est François Hollande
01:05:02qui l'avait annulé
01:05:03premier point
01:05:03deuxième point
01:05:04l'enjeu
01:05:05vous avez raison Gilles
01:05:06c'est en fait
01:05:07qu'aujourd'hui
01:05:08notre système de protection sociale
01:05:09repose trop sur le travail
01:05:10quasi exclusivement
01:05:11sur le travail
01:05:12sur le travail
01:05:13c'est-à-dire quoi
01:05:13très concrètement
01:05:13sur les charges sociales
01:05:14que les salariés paient
01:05:16que les entreprises paient
01:05:18qui sont vous le savez
01:05:20évidemment très lourdes
01:05:20et là l'enjeu
01:05:22c'est de se dire
01:05:22voilà comment on va faire
01:05:23pour que à la fois
01:05:24les entreprises soient
01:05:25plus compétitives
01:05:26et que les salariés
01:05:27gagnent plus
01:05:27il n'y a pas mille manières
01:05:29alors évidemment
01:05:29il faut que nos entreprises
01:05:30gagnent de l'argent
01:05:31pour être en mesure
01:05:31d'augmenter le pouvoir d'achat
01:05:32des français
01:05:34c'est certain
01:05:34mais l'autre point
01:05:35qui est vraiment
01:05:36le point central
01:05:36c'est que finalement
01:05:37comme les charges sont trop lourdes
01:05:38il faut qu'on arrive
01:05:39à les baisser
01:05:40comment faire
01:05:41pour baisser les charges
01:05:42sans dégrader considérablement
01:05:43le système de protection sociale
01:05:45il faut trouver de l'argent ailleurs
01:05:46l'argent ailleurs
01:05:47c'est où
01:05:47c'est effectivement
01:05:48une proposition
01:05:49qui est avancée
01:05:50par de plus en plus de candidats
01:05:51c'est cette fameuse TVA sociale
01:05:52l'idée c'est d'augmenter
01:05:54de quelques points
01:05:55la TVA
01:05:56pour permettre
01:05:57le financement
01:05:58de notre système
01:05:58de protection sociale
01:05:59le gros avantage
01:06:00de la TVA
01:06:01c'est que si vous augmentez
01:06:02seulement d'un poil
01:06:02un TVA
01:06:03ça augmente les recettes
01:06:04d'à peu près 10 milliards
01:06:05vous voyez
01:06:06c'est absolument énorme
01:06:07après il y a un enjeu
01:06:08sur est-ce que c'est juste
01:06:08est-ce que c'est pas juste
01:06:09moi je pense que c'est plutôt
01:06:10une bonne idée
01:06:11parce qu'aujourd'hui
01:06:12on a un vrai problème
01:06:12de pouvoir d'achat
01:06:13et donc il faut soulager
01:06:14les entreprises
01:06:15il faut soulager
01:06:15l'âge et les salariés
01:06:16et donc il faut que tout le monde
01:06:17participe
01:06:18de manière très active
01:06:19à notre système
01:06:20de protection sociale
01:06:21dont les touristes
01:06:22c'est ce que souhaitent
01:06:22certains candidats
01:06:23dont François Hollande
01:06:24d'ailleurs les produits
01:06:24de première nécessité
01:06:25tout de même
01:06:26pour épargner quand même
01:06:27les plus faibles
01:06:28bonne idée
01:06:29cette TVA sociale
01:06:31Philippe Coye pour vous
01:06:32je pense que c'est quelque chose
01:06:33comme vient de le dire Benoît
01:06:34qui serait égal
01:06:36pour chaque Français
01:06:37en fonction de son niveau
01:06:38de consommation
01:06:39parce que le problème
01:06:40aussi de l'impôt en France
01:06:41même si on est un pays
01:06:43très taxé
01:06:43c'est que peu s'acquitte
01:06:45notamment d'impôt
01:06:45sur le revenu
01:06:47forcément
01:06:48beaucoup
01:06:50ont des aides
01:06:51de la nation
01:06:52c'est bien
01:06:53tant mieux
01:06:53peu y contribuent
01:06:54et c'est là aujourd'hui
01:06:56où il y a un déséquilibre
01:06:56ce qui est certain
01:06:57c'est qu'il ne faut pas
01:06:58aujourd'hui rajouter
01:06:59du poids au travail
01:07:00c'est à dire
01:07:01à la charge de l'emploi
01:07:02si on est aujourd'hui
01:07:04chef d'entreprise
01:07:04on veut bien évidemment
01:07:05recruter
01:07:07valoriser nos salariés
01:07:08on l'a dit
01:07:08pour la fonction publique
01:07:09je le redis
01:07:10en tant que chef d'entreprise
01:07:11aujourd'hui
01:07:12il est nécessaire
01:07:13de revaloriser
01:07:14le travail
01:07:15de ne pas faire peser
01:07:16la nouvelle fiscalité
01:07:17là aussi
01:07:17il y a un vrai danger
01:07:18sur la compétitivité
01:07:20et pour revenir au sujet
01:07:21du budget
01:07:23à l'aune du début
01:07:25du débat parlementaire
01:07:26de toute façon
01:07:27on va vers
01:07:28un cafouillage
01:07:29sans nom
01:07:30puisque nous sommes
01:07:31à quelques mois
01:07:31de l'élection présidentielle
01:07:33vous avez vu déjà
01:07:34que les deux derniers budgets
01:07:35sont passés au forceps
01:07:36ou au compromis
01:07:37que le budget
01:07:38je vous confie
01:07:44insincère
01:07:44par rapport
01:07:45aux résultats
01:07:45vous avez vu
01:07:46que certaines oppositions
01:07:47notamment chez LF
01:07:48ne s'interdisent rien
01:07:50et pas de censure
01:07:50on reviendrait à la règle
01:07:51du 12ème
01:07:52ce qui ferait
01:07:52qu'on ne pourrait pas
01:07:53fonctionner
01:07:54tant qu'on n'aura pas
01:07:55bien évidemment
01:07:56un nouveau président
01:07:57de la république
01:07:57qui puisse là aussi
01:07:59remettre un budget
01:08:00adapté à son programme
01:08:02avec un parlement
01:08:03aussi adapté
01:08:04à l'élection présidentielle
01:08:06donc en définitive là
01:08:08je pense que la responsabilité
01:08:09c'est bien évidemment
01:08:10d'observer les propositions
01:08:12qui peuvent être certaines
01:08:13un peu dangereuses
01:08:14voire très dangereuses
01:08:15pour la nation
01:08:16pour nos chefs d'entreprise
01:08:17et que de toute façon
01:08:19tout sera corrigé
01:08:20rectifié
01:08:21à l'issue
01:08:22de l'échéance présidentielle
01:08:23parce que
01:08:24les formations politiques
01:08:25ne doivent pas jouer
01:08:26aux apprentis sorciers
01:08:27le pays a besoin
01:08:28d'un budget
01:08:28une entreprise a besoin
01:08:30d'un budget pour fonctionner
01:08:31et là
01:08:31l'enjeu
01:08:32il est celui de la nation
01:08:33il reste une petite minute
01:08:35Rachida Kaoud
01:08:36vous en pensez quoi
01:08:37de ce budget
01:08:39il faut effectivement
01:08:40que le pays ait un budget
01:08:41et à mon avis
01:08:43quand bien même
01:08:44il y ait certaines
01:08:45menaces grandies
01:08:46l'opposition n'a pas intérêt
01:08:47à faire tomber
01:08:48le gouvernement aujourd'hui
01:08:49à la veille de la présidentielle
01:08:50non surtout pas
01:08:51mais je voulais surtout
01:08:52revenir sur une mesure
01:08:53essentielle
01:08:54c'est justement
01:08:55l'importance de se focaliser
01:08:56sur le travail
01:08:57le travail aujourd'hui
01:08:59ne paye plus
01:09:00donc les salariés
01:09:01effectivement subissent
01:09:02si vous voulez
01:09:04ces problématiques
01:09:05qui sont directement liées
01:09:06aussi au budget
01:09:07par rapport aux entreprises
01:09:08et les entreprises
01:09:10et bien pour elles
01:09:10et bien le travail
01:09:11coûte trop cher
01:09:13et il faut comprendre
01:09:15que le tissu économique
01:09:17les entreprises
01:09:19ce sont ces acteurs
01:09:20qui nous permettent
01:09:22justement d'employer
01:09:23d'avoir en fait
01:09:24par la suite
01:09:28en fait justement
01:09:28du pouvoir d'achat
01:09:30de la consommation
01:09:30donc ça fait tourner
01:09:32un pays
01:09:33ça fait tourner
01:09:33une économie
01:09:34et je pense que
01:09:35personne aujourd'hui
01:09:36n'a fait de proposition
01:09:38concernant
01:09:38cette fameuse fiche de paye
01:09:40qui à mon sens
01:09:41est l'ennemi de l'emploi
01:09:42c'était le mot de la fin
01:09:44merci à tous les trois
01:09:45merci Philippe Coye
01:09:46Rachida Kahout
01:09:47merci à Benoît Perrin
01:09:49et à Gilles Ganzman
01:09:50à demain
01:09:50et Perico les gars
01:09:52ça fait son apparition
01:09:53dans ce studio
01:09:54bonjour mon cher Perico
01:09:56oui bonjour
01:09:56la France dans tous ses états
01:09:58est de retour
01:09:59après une période
01:10:01estivale chaude
01:10:01donc
01:10:02est-ce que les vacances
01:10:03plus bonnes ?
01:10:04alors c'est jamais des vacances
01:10:05vous savez qu'un journaliste
01:10:06est toujours sur le terrain
01:10:07et qu'il s'enrichit
01:10:08voilà
01:10:08et puis il y a ceux
01:10:09qui sont en vacances
01:10:09mais c'est très bien
01:10:10mais c'est vrai qu'aujourd'hui
01:10:12ça nous a permis de voir
01:10:13de rencontrer des françaises
01:10:14et des français
01:10:15et je reviens chargé
01:10:16d'émotions
01:10:18de
01:10:18je veux dire
01:10:19de sensations
01:10:19d'idées
01:10:20et de projets
01:10:21que ce pays va émettre
01:10:23alors
01:10:23on va recevoir
01:10:24on va recevoir
01:10:25le sénateur
01:10:27Étienne Blanc
01:10:27sénateur républicain
01:10:29du Rhône
01:10:29qui va nous expliquer
01:10:30pourquoi
01:10:31la droite
01:10:31la plus bête du monde
01:10:32va réussir
01:10:33à faire un deuxième tour
01:10:36Mélenchon
01:10:36Le Pen
01:10:37nous aurons ensuite
01:10:39la visite
01:10:39de Christophe Quéréo
01:10:41ancien recteur
01:10:42de l'Académie de Paris
01:10:42ancien directeur de cabinet
01:10:43de Jean-Michel Blanquer
01:10:45qui va nous expliquer
01:10:46pourquoi
01:10:46malgré ce qu'il espérait
01:10:47l'école continue à sombrer
01:10:49et puis une petite surprise
01:10:50dorénavant
01:10:51tous les jours
01:10:52à 12h45
01:10:52le grand
01:10:53André Bercoff
01:10:54reviendra
01:10:54Bercoff
01:10:55dans tous ses états
01:10:56nous dire un mot
01:10:58sur l'actualité
01:10:59ce qui se passe
01:11:00ce qui est le travail
01:11:01ces états d'âme
01:11:01et là il va nous parler
01:11:02du référendum
01:11:03sur l'Islande
01:11:04qui n'ont pas voulu
01:11:04rejoindre l'Union Européenne
01:11:06ça promet
01:11:06merci Perico
01:11:07merci à vous
01:11:08et merci à tous les trois
01:11:09merci à Anthony
01:11:10à la réalisation
01:11:11à Aude
01:11:11au standard
01:11:12Juliette Rioffol
01:11:14pour la programmation
01:11:15on se retrouve demain
01:11:16de 10h à midi
01:11:18à vous de le dire
01:11:20n'oubliez pas que demain
01:11:21l'un des sujets
01:11:22ce sera
01:11:22les rythmes scolaires
01:11:24n'hésitez pas à réagir
01:11:24au standard 0 826 300 300
01:11:26à demain
01:11:28Sud Radio
01:11:30Parlons vrai
Commentaires

Recommandations