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  • il y a 2 heures
Anne Brassié reçoit Reynald Secher qui nous invite, le 27 septembre, à la cérémonie de jumelage entre le Mémorial de la Chapelle-Basse-Mer et la ville de Sahuayo au Mexique. Les Mexicains, au siècle dernier et les Vendéens, un siècle plus tôt, ont tous défendu leur foi et leur liberté contre des gouvernements républicains et francs-maçons. Il y aura une cérémonie de translation des reliques des martyrs cristeros. Les résolutions du nouveau Grand Maître du Grand Orient de France contre les écoles catholiques résonnent étrangement à la lueur de cette Cristiada... Le grand historien rayé des cartes de l'université pour ses études sur le génocide vendéen nous présente aussi un nouveau DVD sur les massacres de la révolution à Lyon.
La rubrique cinéma vous présente les 2 grands succès de l'été, "L'odyssée" et "La bataille De Gaule", et un nouveau film "Fjord".

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00:03Musique
00:00:25Chers amis de TV Liberté, bonjour.
00:00:27Heureuse de vous retrouver en cette rentrée de septembre.
00:00:31Nous avons la joie et l'honneur de recevoir Reynald Seychers.
00:00:35Bonjour Reynald.
00:00:36Bonjour Anne.
00:00:37Parce qu'il se passe toujours quelque chose dans la maison Seychers.
00:00:41Reynald arrive avec un DVD qui s'appelle Lyon 1793,
00:00:47une BD, La Révolution 1789-1814,
00:00:52et une fête à la chapelle Basmer qui n'est pas encore allée à la chapelle Basmer,
00:00:59ne comprend pas son malheur.
00:01:01Il faut y aller.
00:01:02Il célèbre le premier centenaire du début du soulèvement des Cristeros
00:01:08contre la persécution religieuse du gouvernement Cayès au Mexique.
00:01:13Et bien évidemment, il fait un rapprochement entre le soulèvement des Vendéens
00:01:20et le soulèvement des Cristeros.
00:01:24Donc vous voyez, Reynald Seychers n'a pas chômé.
00:01:28Il est d'ailleurs allé au Mexique cet été et il va nous raconter cela.
00:01:32Voilà. Peut-être on commence par ce qu'il y a de plus nouveau,
00:01:38le jumelage, le 26 septembre.
00:01:42Alors le 26 septembre.
00:01:43À la chapelle Basmer.
00:01:44À la chapelle Basmer, au sein du mémorial de l'extermination de la Vendée
00:01:51qu'on a créé il y a une trentaine d'années maintenant,
00:01:54qui est achevée, qui est immense, qui à l'heure actuelle suscite un certain nombre d'événements.
00:02:03Et parmi ces événements, il y aura ce jumelage entre la Christiada et la Vendée.
00:02:14Alors la Christiada, c'est un mouvement que l'on ne connaît pas ou mal en Europe
00:02:21et plus particulièrement en France, pour des raisons idéologiques,
00:02:25pour des raisons d'éloignement, pour des raisons de circonstances religieuses.
00:02:31On va en parler tout à l'heure.
00:02:34Il faut rendre hommage à Jean-Madiran, fondateur de Présent,
00:02:39du Quotidien Présent, qui a envoyé un journaliste de Présent pendant longtemps
00:02:44pour enquêter.
00:02:46Et c'est Hugues Kerali, qui en a fait un livre,
00:02:50qui, moi, a été mon premier contact avec cette Christiada,
00:02:54et qui m'a beaucoup impressionnée.
00:02:56Et rappelons l'extraordinaire film...
00:03:00Les Christéroses.
00:03:01Les Christéroses, que vous pouvez trouver sur Productions Sages,
00:03:05et qu'il faut absolument que toutes les familles aient dans leur bibliothèque.
00:03:10– Ah oui, c'est un film vraiment...
00:03:12– Film magnifique.
00:03:13– Et extraordinaire, un très, très grand film.
00:03:16Alors, justement...
00:03:17– Quel a été le point de départ ?
00:03:20Quel a été le déclic pour ce rapprochement que vous faites,
00:03:23et qui est évident ?
00:03:24– Alors, il est évident...
00:03:26– A posteriori.
00:03:28– A posteriori, parce que, en fait,
00:03:32la Christiada était un mouvement...
00:03:34Je passais dans la trappe de l'histoire,
00:03:37et là, je rends hommage...
00:03:39D'ailleurs, c'est une similitude de prénom et de nom,
00:03:43entre le Jean Meyer, qui s'est intéressé à l'affaire mexicaine...
00:03:48– Et non, c'est pas le même, justement.
00:03:50– Ah, c'est pas le même, oui.
00:03:50– C'est pas le même.
00:03:51Et un autre, Jean Meyer, qui m'a permis de faire les travaux sur la Vendée.
00:03:56Et c'est très intéressant, la similitude des prénoms et des noms,
00:04:01et, en même temps, de la date de ces redécouvertes d'événements,
00:04:07puisque la Vendée, avec Jean Meyer, le professeur de la Sorbonne Paris IV,
00:04:13me fait faire mes travaux dans les années 1980,
00:04:17et le Jean Meyer, mexicain, même s'il est français de naissance,
00:04:22qui commence à faire ces démarches de collectage
00:04:28et de découverte de cette affaire hors normes de la Christiada,
00:04:34il commence dans les années 1970.
00:04:36Ils ne se connaissent pas,
00:04:38mais ils ont la même approche intellectuelle
00:04:40et vont susciter la recherche,
00:04:44et tous les deux vont décrire des crimes d'État.
00:04:48Puisque, en fait, l'origine de la Christiada
00:04:51est absolument la même que l'origine de la Vendée,
00:04:56c'est-à-dire, ce sont des soulèvements populaires, spontanés,
00:05:02dont l'objet premier est la défense de la liberté.
00:05:07Et ce qui est très intéressant…
00:05:08– Et de la liberté religieuse.
00:05:09– Entre autres, entre autres.
00:05:11Et ce qui est très intéressant,
00:05:12c'est l'origine de ces soulèvements,
00:05:15parce qu'en fait, la révolution mexicaine,
00:05:18qui est une révolution socialiste, totalitaire,
00:05:22est identique à celle qui a suscité
00:05:26le soulèvement de la Vendée.
00:05:29– Alors, première question,
00:05:32comment expliquez-vous que cette période aussi importante
00:05:36en Amérique latine ait été aussi occultée ?
00:05:41et qu'il faut attendre 2025, 2026,
00:05:44pour avoir, après les travaux de Meyer,
00:05:48pour avoir ces informations ?
00:05:50– Alors, je pense que…
00:05:51– Quelle est la réponse ?
00:05:52– Je pense qu'il y a deux raisons essentielles,
00:05:54c'est-à-dire, ceux qui sont à l'origine
00:05:56de ce crime d'État contre les Christéros
00:06:01sont toujours au pouvoir.
00:06:03– Oui, au Mexique et en France,
00:06:05et en Europe, et en Espagne.
00:06:08– Et en Europe, ce sont des régimes révolutionnaires,
00:06:12totalitaires, c'est toujours la même logique,
00:06:15au nom de certaines valeurs dites républicaines,
00:06:18on veut effacer coûte que coûte tout ce qui dérange,
00:06:22tout ce qui va contre la pensée unique,
00:06:24tout ce qui va contre l'homme nouveau.
00:06:26Alors, je veux revenir sur quelque chose
00:06:29qui me paraît essentiel.
00:06:30J'ai toujours dit, et je m'en excuse,
00:06:33parce qu'il s'avère qu'à travers ce que j'ai découvert au Mexique,
00:06:39j'ai toujours dit que le seul crime légal
00:06:41qu'il y ait eu dans l'histoire contemporaine
00:06:44a été le crime commis à l'égard de la Vendée
00:06:49sous la période révolutionnaire.
00:06:50En fait, ce n'est pas vrai,
00:06:51parce que les différents régimes de même nature
00:06:57qui se sont succédés au Mexique
00:06:59depuis l'indépendance du Mexique
00:07:01de la séparation avec la couronne espagnole,
00:07:05c'est-à-dire 1817 jusqu'à nos jours,
00:07:10ces différents régimes ont mis en œuvre
00:07:13un système légal d'élimination de masse
00:07:19des chrétiens et, bien entendu, du catholicisme.
00:07:23Et ils l'ont constitutionnalisé
00:07:25à travers deux constitutions,
00:07:28celle de 1857 et celle de 1917.
00:07:34Et en fait, ce qui s'est passé au Mexique,
00:07:39la source est légale.
00:07:41Et d'ailleurs, ces lois n'ont jamais été abrogées.
00:07:45Jamais, jamais.
00:07:46Mais c'est comme pour la Vendée,
00:07:47sauf qu'au Mexique,
00:07:49elles sont de nature constitutionnelle.
00:07:51Alors, on peut parler du contenu de ces lois
00:07:55qui remontent pour l'essentiel à 1857.
00:07:59Ce sont des lois absolument anticléricales
00:08:02et anticatholiques.
00:08:04Et d'ailleurs, dans le cadre de la bande dessinée
00:08:07que j'ai faite sur la révision française,
00:08:10j'ai inventé trois mots
00:08:12pour bien prendre conscience
00:08:14de la nature de la Révolution française.
00:08:17Et je pense que c'est le mot
00:08:19qui permet de mieux comprendre l'acte.
00:08:22Si je n'avais pas parlé du génocide de la Vendée,
00:08:24on aurait pu utiliser d'autres mots
00:08:27comme le mot de Baboeuf,
00:08:28populicide, etc.
00:08:29La Vendée n'aurait pas été connue du grand public.
00:08:32C'est parce que j'ai utilisé ce mot génocide
00:08:36qu'on a pu appréhender, embrasser
00:08:39la réalité de cette histoire.
00:08:41Eh bien, c'est la même chose pour l'affaire mexicaine.
00:08:44C'est-à-dire qu'il y a vraiment une volonté
00:08:47d'éliminer le catholicisme.
00:08:50Alors, comment appeler ça ?
00:08:51Il faut trouver le mot.
00:08:53Donc, c'est un catholicide.
00:08:55Et ça, ça permet de mieux comprendre
00:08:58la réalité des événements et au Mexique
00:09:01et sous la Révolution française.
00:09:03Sous la Révolution française,
00:09:04on a été très, très loin
00:09:06dans la décatholicisation de la France.
00:09:10Et puis, il y a un autre concept.
00:09:12Je ne savais pas comment le qualifier.
00:09:14C'est l'élimination systématique du prêtre
00:09:17parce qu'il est prêtre.
00:09:18On n'a pas de mot pour ça.
00:09:20J'ai créé le mot clergicide.
00:09:22C'est-à-dire qu'on élimine le prêtre
00:09:23pour ce qu'il est.
00:09:24Et ça permet de mieux comprendre
00:09:26la réalité des événements.
00:09:28Lorsqu'on fusille les prêtres
00:09:31parce qu'ils sont prêtres
00:09:32après leur avoir interdit d'être,
00:09:35ne serait-ce que l'interdiction de la soutane.
00:09:39La soutane n'est tolérée au Mexique
00:09:41depuis très, très peu.
00:09:43C'est une loi qui a été prise
00:09:45pour interdire le prêtre.
00:09:47Lorsque les prêtres sont fusillés,
00:09:49on est surpris, nous, en Europe,
00:09:51de découvrir que ces prêtres
00:09:52sont fusillés en civil.
00:09:54parce que, justement,
00:09:55ils ne peuvent pas porter la soutane
00:09:58comme sous la Révolution française,
00:09:59je le rappelle.
00:10:02Et donc, comment appeler ça ?
00:10:04Ben, clergicide, ça permet
00:10:05de mieux comprendre ce qui s'est passé.
00:10:08Et donc, ce qui est très intéressant,
00:10:12c'est que les lois révolutionnaires
00:10:14qui ont été votées et imposées au Mexique
00:10:19sont exactement les lois de la Révolution française
00:10:22pour décatholiciser la France,
00:10:26pour éradiquer le catholicisme.
00:10:30Et en fait, c'est du papier collé.
00:10:32– Oui, oui, oui.
00:10:34L'appropriation des biens du clergé.
00:10:36– Entre autres, la nationalisation
00:10:37des biens du clergé,
00:10:39l'interdiction d'enseignement,
00:10:41l'interdiction des voeux, 1857.
00:10:45– Suppression du mariage religieux.
00:10:47– Suppression du mariage religieux.
00:10:50En fait, ce qui s'est passé en France
00:10:54sous la Révolution, c'était concentré.
00:10:57Grosso modo, retenons une date,
00:11:011789-1794,
00:11:02eh bien, au Mexique, ça s'est étalé dans le temps.
00:11:06– Oui, ça a été long.
00:11:06– Les premières lois datent, effectivement,
00:11:08de la première constitution, 1817.
00:11:11Il y a une accélération, une amplification.
00:11:14– 1917.
00:11:14– Avec 1817.
00:11:16– 1817.
00:11:16– Oui, dès 1817.
00:11:18C'est l'effet du joséphisme, etc.
00:11:20Tous ces mouvements qui ont eu lieu en Europe.
00:11:24Et l'origine de ces mouvements
00:11:27est d'ailleurs assez surprenante.
00:11:30C'est les rois qui agissent contre l'Église
00:11:33et qui commencent à agir.
00:11:34Et la Révolution française a systématisé,
00:11:37au nom de la laïcité…
00:11:38– Et sous quelle influence les rois veulent-ils l'église ?
00:11:42– Oh, ben, sous une double influence.
00:11:45L'influence de la franc-maçonnerie,
00:11:47qui est réelle avec tous les cabinets, etc.
00:11:51Et puis, bien entendu, des philosophes et des lumières.
00:11:55– Et donc, les empereurs ou les rois,
00:11:58on peut parler de Joseph, empereur du Saint-Empire germanique,
00:12:04mais aussi du roi d'Espagne, Charles III,
00:12:07qui vont mettre en œuvre une politique anticléricale et antireligieuse.
00:12:12En fait, ils ont coupé la branche sur laquelle ils étaient assis.
00:12:16Et la Révolution française va amplifier, systématiser cela.
00:12:19Et ce qui se passe au Mexique est exactement de même nature.
00:12:23En fait, la matrice, c'est bien la Révolution française,
00:12:25en termes de gouvernance.
00:12:27On gère le pays par la terreur, le fracas, la sidération.
00:12:31Eh bien, on va utiliser la même méthode au Mexique.
00:12:35Et d'ailleurs, ce qui est très intéressant,
00:12:38c'est de voir l'évolution.
00:12:40Parce que si on prend un certain nombre de mesures,
00:12:42en 1857, pour décatholiciser le Mexique,
00:12:48tuer les prêtres, etc.,
00:12:52tout ça va être mis en œuvre seulement en 1917
00:12:56par le gouvernement Calais.
00:12:59Alors, Calais, c'est un président résolument antireligieux.
00:13:07Parce que franc-maçon ?
00:13:09– Parce que franc-maçon, qui va prendre comme exemple
00:13:13l'exemple soviétique de la Révolution russe.
00:13:19et donc, il va appliquer à la lettre,
00:13:23donc une politique violemment anticatholique,
00:13:27ce qui fait que les paysans mexicains,
00:13:31qui sont profondément religieux,
00:13:33on ne se rend pas compte de l'importance
00:13:36qu'a eu Notre-Dame de Guadalupe
00:13:38sur la conversion des Mexicains,
00:13:43et qui est une conversation spontanée, immédiate,
00:13:48une conversion absolument incroyable.
00:13:52Et le peuple mexicain est un peuple profondément religieux,
00:13:55et qui est d'ailleurs toujours extrêmement religieux.
00:13:58Moi, j'ai passé 15 jours là-bas,
00:14:00j'étais stupéfait de voir ce pays
00:14:04qui, au quotidien, est imbibé de christianisme.
00:14:09Et ça s'exprime en permanence.
00:14:11Lorsqu'on passe, par exemple, je prends un exemple,
00:14:14devant une église, immédiatement, on se bénit.
00:14:19C'est absolument incroyable.
00:14:21– Ce qu'on faisait chez nous,
00:14:23et ce que certains font encore aujourd'hui.
00:14:25– Absolument. – Ce qui m'a frappée,
00:14:29parce que vous avez participé à un colloque
00:14:31sur ce sujet à Paris cet hiver,
00:14:36ce qui m'a frappée, c'est cet historien mexicain
00:14:42qui révèle les programmes d'éducation
00:14:46installés par le nouveau régime, bien rouge,
00:14:49dans lequel il y avait l'initiation à la sexologie,
00:14:54au sexe, pour les enfants.
00:14:56Déjà, déjà, à ce moment-là.
00:14:58– Solgenicine explique très bien cela.
00:15:00– Si vous voulez tuer un peuple,
00:15:02vous lui imposez la pornographie à tous les étages,
00:15:05et l'affaire est dans le sac.
00:15:07– Eh oui.
00:15:07– Si je puis dire, sans jeu de mots.
00:15:10– Ce colloque était très intéressant,
00:15:12au-delà de la narration,
00:15:14au-delà des événements,
00:15:18c'est qu'on a établi la filiation des choses.
00:15:21– C'est ça.
00:15:22– C'est-à-dire, moi, j'étais chargé d'établir la filiation
00:15:25entre la Révolution française
00:15:28et le régime totalitaire révolutionnaire,
00:15:32qu'il est toujours, d'ailleurs, au Mexique.
00:15:35Et les Mexicains ont découvert ça, cette filiation.
00:15:38Je me souviens du discours,
00:15:40lors du jumelage à Savoyau,
00:15:44entre Savoyau et le prioré de la chapelle Bassemer,
00:15:48le mémorial de la Vendée militaire,
00:15:50où j'expliquais, justement, cette filiation.
00:15:53Il y avait un certain nombre d'enseignants de l'université
00:15:57qui ont été estomaqués,
00:15:59parce qu'ils venaient enfin de comprendre
00:16:02la réalité des événements.
00:16:04Et quand je leur ai parlé du génocide
00:16:07commis par le gouvernement central,
00:16:10immédiatement, ils ont adhéré à ce concept,
00:16:14parce que ça permettait une lecture plus claire des événements.
00:16:20– Mais est-ce qu'en tant qu'historien,
00:16:21vous n'êtes pas d'accord ?
00:16:22J'avais un professeur merveilleux d'histoire, en première,
00:16:25qui commençait tous ses cours par les causes lointaines
00:16:28et les causes proches.
00:16:30– Il a raison.
00:16:31– Et ça m'a paru tellement lumineux
00:16:33que maintenant, systématiquement,
00:16:35les causes lointaines et les causes proches.
00:16:39– Ce qui est effrayant dans ce que vous racontez,
00:16:41c'est que nous, s'y sommes à nouveau en France,
00:16:44puisqu'un certain Trichard, bien nommé,
00:16:49grand président des francs-maçons français,
00:16:53vient de déclarer que les écoles hors contrat,
00:16:56à majorité catholique,
00:16:58n'avaient pas de place dans la République.
00:17:00Et hop, éradiquons tout ça.
00:17:02– Oui, mais c'est normal.
00:17:02– C'est fabuleux.
00:17:04– C'est normal.
00:17:04– La République française est de nature totalitaire.
00:17:09C'est-à-dire que tout ce qui s'oppose à ces concepts
00:17:14doit systématiquement être éliminé.
00:17:18Évidemment, l'enseignement privé sous contrat
00:17:22ou l'enseignement privé hors contrat
00:17:24sont des ennemis potentiels, enfin pour eux.
00:17:29Et c'est pour ça qu'on veut interdire cette forme d'enseignement
00:17:33et on y arrivera tranquillement.
00:17:35La République se dote des moyens nécessaires.
00:17:38Vous savez, la loi en France est de nature totalitaire.
00:17:42Je rappelle toujours la définition de la loi.
00:17:45C'est l'expression de la souveraineté populaire.
00:17:48Le peuple souverain, elle est une indivisible.
00:17:52– En fait, c'est l'émanation de trois esprits bien obstinés
00:17:58et qui arrivent à leur fin.
00:18:00J'ai envie de souligner une toute petite chose.
00:18:03J'ai entendu l'interview d'un prêtre que j'ai bien connu
00:18:07puisque je lui avais confié l'éducation de mon fils
00:18:09qui s'appelle l'abbé Boubet.
00:18:11C'était le directeur d'une école de la fraternité Saint-Pidice,
00:18:16les excommuniés, n'est-ce pas ?
00:18:18Et il reçoit la visite d'un inspecteur général
00:18:26et qui lui montre, alors l'abbé lui montre les résultats.
00:18:29Ah mais c'est absolument pas possible.
00:18:31Vous devez arrêter immédiatement.
00:18:33Vous comprenez, les autres n'ont pas cet enseignement.
00:18:36Donc c'est l'illégalité parfaite.
00:18:38Donc au nom de l'illégalité, au nom de l'égalité,
00:18:44il faut que toutes les écoles soient au même niveau, zéro.
00:18:49C'est quand même fabuleux comme histoire.
00:18:51J'ai un exemple personnel.
00:18:52Et la République, c'est ça.
00:18:54Liberté, égalité, fraternité.
00:18:56J'ai un exemple personnel.
00:18:58Lorsque le gouvernement Mitterrand m'a demandé
00:19:00de ne pas soutenir ma thèse,
00:19:03parce que ça allait remettre potentiellement en question
00:19:05le bicentenaire de la Révolution française,
00:19:08un des arguments avancés,
00:19:10c'était au nom de l'intérêt supérieur de la République.
00:19:13Et quand, évidemment, avec le recul, j'analyse ça,
00:19:17ça me paraît évident,
00:19:17parce que la République française a créé une vérité,
00:19:21la vérité,
00:19:22et par nature,
00:19:25elle est à l'origine de ce que j'appelle le mémoricide.
00:19:29C'est-à-dire, on a créé une histoire mythique.
00:19:33Avant 1789, c'est la nuit.
00:19:35Après 1789, c'est la lumière.
00:19:37Et coûte que coûte,
00:19:39on doit rentrer dans les clous.
00:19:42Je me souviens, on avait fêté le bicentenaire de la République.
00:19:46J'ai éclaté de rire,
00:19:47parce qu'entre 1789,
00:19:49nous sommes d'ailleurs toujours en monarchie,
00:19:52et 1989, il y a 200 ans,
00:19:57la République a peu de place dans cet ensemble.
00:20:01Donc c'est pour ça que,
00:20:03bon, il faut être critique, analytique, etc.
00:20:06Pour revenir à l'affaire mexicaine,
00:20:08ce qui m'a beaucoup surpris,
00:20:10c'est que les méthodes pour créer le mémoricide,
00:20:14utilisées par le gouvernement mexicain,
00:20:18je répète, toujours en place, révolutionnaires,
00:20:20sont exactement les mêmes que celles utilisées en France
00:20:24pour occulter tout ce que la Révolution française a pu faire.
00:20:29Parce qu'on parle du génocide de Vendéen,
00:20:31mais il y a plusieurs génocides.
00:20:33– Des génocides, puisque votre DVD s'occupe de la Révolution à Lyon,
00:20:39qui a été absolument effrayante.
00:20:42– Qui est un génocide local.
00:20:43– Qui est un génocide complètement occulté.
00:20:45De toute façon, on ne parle pratiquement jamais
00:20:47des mouvements de révolte contre cette Révolution
00:20:52dans les villes, c'est inouï.
00:20:54– Ah oui, on élimine Lyon,
00:20:57parce que Lyon est.
00:20:58Donc le droit international évolue beaucoup,
00:21:02mettons, on parle de génocide local.
00:21:05– Alors là aussi, comment appeler ce crime commis vis-à-vis de Lyon ?
00:21:10Alors il y a bien le mot actuel, urbicide,
00:21:13mais ce n'est pas le mot utilisé à l'époque.
00:21:16À l'époque, c'était l'élimination de la cité.
00:21:19Donc j'ai créé ce néologisme qui est citécide.
00:21:22Et quand on va à Lyon, là aussi, ça ne parle plus.
00:21:27Et le mémoricide à Lyon a été jusqu'au bout.
00:21:31Et je prends l'exemple du blason que je cite.
00:21:34Ici, c'est extraordinaire l'histoire du blason.
00:21:37C'est-à-dire qu'à l'heure actuelle,
00:21:39vous avez un blason lyonnais qui est connu
00:21:43avec en haut du blason les fleurs de lys
00:21:46et bien entendu un lion.
00:21:49Mais ce lion était doté d'une arme
00:21:52qui avait été remise par le roi Louis XVIII
00:21:56en souvenir de la résistance des Lyonnais
00:22:00face au totalitarisme révolutionnaire.
00:22:04Et en fait, les républicains en charge de la ville
00:22:08à la fin du XIXe siècle ont retiré cette arme.
00:22:13Justement, il ne fallait pas que les Lyonnais se souviennent de ça.
00:22:17Ça, c'est extraordinaire comme acte mémoricinaire.
00:22:19Absolument.
00:22:20Et lorsque je suis allé faire mon enquête à Lyon,
00:22:23j'étais surpris par le silence sur cette histoire.
00:22:27Quand j'ai voulu tourner, par exemple, à la mairie de Lyon,
00:22:32les cachots qui étaient dans le sous-sol,
00:22:36on m'a interdit de le faire.
00:22:39Donc, je n'ai pas pu accéder aux cachots.
00:22:42Alors que…
00:22:43Censure, censure, censure.
00:22:45Censure, oui.
00:22:45Moi, j'ai découvert ça grâce à un invité que vous avez,
00:22:49chers amis de TV Liberté, découvert,
00:22:51qui était Gerbert Rambeau,
00:22:52qui a écrit, qui habite cette région lonaise,
00:22:55et qui a écrit un très, très joli livre.
00:22:57C'est cinq ou six histoires vraies
00:23:02qu'il a récoltées dans les châteaux environnants
00:23:06de vie de famille mortellement atteinte par cette révolution.
00:23:13Et alors, ce qu'il y a d'amusant,
00:23:15ce qu'il faut rappeler, c'est que d'abord,
00:23:17les Lyonnais ont réagi très vite.
00:23:20Quand, je ne sais plus quel révolutionnaire
00:23:22a envoyé sa guillotine,
00:23:26les Lyonnais l'ont fait dégager.
00:23:27– Oui, absolument.
00:23:28– Ça, c'est quand même très drôle.
00:23:29Et deuxième chose intéressante,
00:23:30c'est qu'à Lyon, il y avait des gens très actifs,
00:23:37mais c'était des entrepreneurs,
00:23:39c'était des soyeux,
00:23:40c'était des gens qui exportaient.
00:23:42– C'est la capitale industrielle de la France.
00:23:43– C'est la capitale.
00:23:44Et ça n'avait rien à voir avec l'aristocratie.
00:23:48Et tout ce petit monde-là a été laminé
00:23:50sans rien comprendre,
00:23:51parce qu'au départ, ils étaient…
00:23:53– Républicains.
00:23:54– Ils étaient républicains, pourquoi pas ?
00:23:56– Mais le seul fait qu'il n'ait pas la même vision
00:23:59de la gestion du pouvoir,
00:24:01parce que ce sont des fédéralistes face au jacobinisme,
00:24:05ils sont condamnés à mort.
00:24:06Toujours la même logique.
00:24:07Si tu n'es pas avec moi, tu es contre moi.
00:24:09Si tu es contre moi, tu es hors la loi.
00:24:11Si tu es hors la loi, tu dois être exterminé.
00:24:15D'autant plus que tu refuses la régénération.
00:24:18Mais si j'ai les moyens de poursuivre cette…
00:24:22– Ces productions de DVD.
00:24:23– Ces productions de DVD,
00:24:26je ferai d'autres reportages sur d'autres lieux.
00:24:29les gens vont découvrir des histoires absolument incroyables.
00:24:31– Oui, il y a un grand travail à faire en France.
00:24:33– Un grand travail.
00:24:34– Lisez Gerbert Rambeau,
00:24:35qu'il est difficile d'aimer en 1793.
00:24:38– C'est un avocat.
00:24:39– C'est un avocat.
00:24:39– Donc il a une approche juridique des événements.
00:24:41– Et puis alors, il a un don statistique merveilleux,
00:24:43parce qu'il écrit à la manière du 18ème.
00:24:45Alors là, on a un plaisir absolument merveilleux,
00:24:49en tout cas pour moi.
00:24:50Donc c'est un très, très…
00:24:51un livre à lire.
00:24:52– Et pour en finir, enfin pour conclure sur l'affaire mexicaine,
00:24:59il y a un troisième groupe de gens qui ont bien aidé à cette révolution,
00:25:05à l'élimination des catholiques.
00:25:06C'est nos grands amis, les Américains, protestants,
00:25:09qui avaient deux raisons de débarquer au Mexique.
00:25:14C'est, comme toujours, prendre les terres,
00:25:17le pétrole, comme ils ont fait là récemment au Venezuela.
00:25:21Et trois, ne pas laisser ce continent au catholicisme,
00:25:25ce qui était intolérable pour des protestants.
00:25:27– Alors il y a une quatrième raison qu'on oublie toujours,
00:25:32ce n'est pas seulement prendre les terres,
00:25:34c'est prendre aussi des territoires.
00:25:36La Californie, etc.
00:25:37C'est vraiment cette idée de partir à la conquête de nouveaux territoires,
00:25:44qui donnera l'annexion du Texas, de la Californie, etc.
00:25:49Alors pour revenir à mon voyage au Mexique,
00:25:54j'étais surpris par la surprise des Mexicains
00:25:59qui voyaient pour la première fois des Français
00:26:01s'intéresser à leur histoire pour leur histoire.
00:26:03Et au-delà de la visite,
00:26:08on a créé la route de la Cristiada,
00:26:11ça a été tout le contenu intellectuel du rapprochement.
00:26:15Et en fait, les différents maires que nous avons rencontrés
00:26:21ont lu leur histoire d'une autre manière.
00:26:26Et c'est pour ça que les manifestations qu'il y a à l'heure actuelle au Mexique
00:26:32ont changé de nature.
00:26:33Ils sont beaucoup plus réfléchis, etc.
00:26:36Et on a voulu aller plus loin,
00:26:39puisque j'avais fondé le mémorial de la Vendée militaire.
00:26:43C'était de marier ces deux histoires.
00:26:46Et donc, on a fait un jumelage avec la ville de Savoio.
00:26:50Alors, la ville de Savoio est dirigée par un maire extrêmement dynamique.
00:26:54C'est une ville qui est connue par les amateurs de cette histoire
00:26:59parce que c'est la ville du petit José Sanchez.
00:27:02Vous savez, cet enfant qui a été martyrisé parce que Chrétien,
00:27:06cet enfant de 14 ans qui a été d'une violentée,
00:27:11notamment sous l'impulsion de son parrain,
00:27:14on l'a martyrisé.
00:27:15On lui a même arraché les plantes des pieds.
00:27:18On l'a forcé à marcher sur les cailloux.
00:27:21Et il a dit en mourant,
00:27:23dites à mes parents que je les retrouverai au ciel.
00:27:26Et donc, on a été sur cette face.
00:27:28Je vais rejoindre plus vite notre Seigneur.
00:27:29Ils ont matérialisé dans le sol la marche de cet enfant
00:27:34en fondant, comment dire, sur le sol,
00:27:40les traces de ces pas.
00:27:43Et on arrive à sa tombe.
00:27:44Et ils nous ont fait l'honneur d'ailleurs
00:27:46de nous remettre une relique première de cet enfant,
00:27:50de même qu'il nous a fait l'honneur,
00:27:52qui sera à la chapelle basse-mer.
00:27:54Une relique du père pro, de l'abbé pro,
00:27:58qui a été fusillé parce qu'il était prêtre.
00:28:02Et donc, on a fait un premier acte de jumelage sur place.
00:28:06Et le maire de Savayot, avec une délégation mexicaine,
00:28:11va venir à la chapelle basse-mer,
00:28:13au sein du mémorial, faire ce qu'on appelle le retour.
00:28:20Et pour ce faire, on a érigé une grande croix
00:28:22en hommage à cet événement majeur.
00:28:27– 26 septembre.
00:28:28– 26 septembre, ça va durer toute la journée.
00:28:31– Alors, où sera-t-elle, cette grande croix ?
00:28:33– Alors, elle sera sur le terrain même du mémorial.
00:28:36Parce que vous avez le mémorial, proprement dit,
00:28:39on a trois hectares autour.
00:28:41– La grange, la grange.
00:28:42– Et on a planté, on a érigé cette croix.
00:28:44– Mais où ?
00:28:45– Au centre du terrain.
00:28:46– Au centre du terrain, donc devant l'abbaye.
00:28:48– Devant l'abbaye.
00:28:49– Devant l'abbaye, ça forme un ensemble harmonieux.
00:28:53– Chers amis, oui, parce que c'était vide, donc c'est vrai.
00:28:57– C'était vide, donc on a établi un hôtel extérieur déjà.
00:29:03Et là, on a fait, dans le prolongement, une croix.
00:29:06– Il faut que vous sachiez, chers amis de TV Liberté,
00:29:10que Rénalde Secher a accompli un travail extraordinaire
00:29:14suite à l'injonction de sa grand-mère qui lui dit,
00:29:18petit chéri, quand tu seras grand,
00:29:21il faudra que tu nettoies la chapelle qui est couverte de lierre
00:29:24et qui a été parfaitement invisible.
00:29:28– Invisible, mille ans, mille ans d'histoire.
00:29:30– Mille ans.
00:29:30Donc, que fait Rénalde quand il grandit ?
00:29:34Il obéit à sa grand-mère.
00:29:36En ces temps-là, on obéissait encore à sa grand-mère
00:29:39qui avait de bonnes idées et qui avait surtout la mémoire
00:29:43parce que la grand-mère, c'est la mémoire.
00:29:48Et vous découvrez une chapelle fantastique,
00:29:51vous la redressez, vous la remettez debout
00:29:52et vous découvrez qu'il y a un cloître à côté.
00:29:57Donc, vous remontez les colonnes du cloître
00:30:00et au bout, vous créez une espèce de…
00:30:05un monument qui rappelle la chapelle
00:30:08dans lequel vous installez votre musée de…
00:30:11– Qui retrace toute l'histoire de la Vendémite.
00:30:14– Qui retrace avec des fresques éblouissantes
00:30:17et assez effrayantes, magnifiques,
00:30:19des bustes des généraux vendéens.
00:30:24Enfin, vraiment…
00:30:26Il faut dire que j'ai une passion pour les cloîtres,
00:30:28mais je trouve que vous devriez créer des cellules
00:30:31et je me verrais bien me retirer là,
00:30:33dans votre petit prioré.
00:30:35Pensez-y, pensez-y.
00:30:37Et alors, avec quel argent faites-vous tout ça ?
00:30:39Parce que dresser une croix, c'est coûteux tout de même.
00:30:44– Par les dons.
00:30:44– Par les dons.
00:30:45– Par les dons.
00:30:46– Par les dons.
00:30:46– Donc, il ne faut pas hésiter à nous contacter.
00:30:48C'est l'association Mémoire du Futur.
00:30:50D'ailleurs, pour s'inscrire pour l'événement,
00:30:52il faut aller sur…
00:30:54– Et l'OSO.
00:30:54– Et l'OSO.
00:30:55C'est assez simple.
00:30:58Les manifestations commencent à 10h30.
00:31:01Il y aura donc une messe, il y aura un repas.
00:31:04Après, il y aura la cérémonie du jumelage proprement dite.
00:31:08Après, il y aura un certain nombre d'exposants
00:31:11qui mettront en avant leur…
00:31:14– Leur travail.
00:31:16– Leur travail.
00:31:16– Ma petite pomme, avec son petit livre.
00:31:18– Et après, il y aura des échanges de nature intellectuelle.
00:31:24Un repas de nouveau le soir.
00:31:26Et le tout se terminera par un feu d'artifice.
00:31:30– Vous continuez avec ce feu d'artifice.
00:31:31– Ah oui, oui, oui.
00:31:32– Mon sens paysan me dit que vous dépensez beaucoup trop d'argent
00:31:34pour ce feu d'artifice.
00:31:36– Oui, mais en même temps, c'est le rapport entre la Terre et le ciel.
00:31:41– Ah, ben voilà, maintenant j'ai compris.
00:31:43– Je vais regarder les feux d'artifice différemment.
00:31:46– Comment dire, on peut nous aider, bien entendu, pour commencer,
00:31:50c'est une cérémonie, une journée ouverte.
00:31:52Donc il suffit d'aller sur LOSO et puis faire…
00:31:57– Et s'inscrire.
00:31:57– S'inscrire.
00:31:58– Pour 30 euros, ce qui n'est rien pour une journée magnifique comme ça.
00:32:01– Et puis si vous voulez nous aider, n'hésitez pas à faire des dons…
00:32:05– Si vous ne pouvez pas venir, mais vraiment, venez parce que…
00:32:09Bon, il y a plein d'hôtels tout autour, il y a des campings, il y a tout ce qu
00:32:12'il faut.
00:32:12– Et puis on est dans la vallée de la Loire, la vallée de la Loire, c'est vraiment…
00:32:15– Vous n'avez pas aussi un champ dans lequel on peut mettre son camping-car ou sa tente ?
00:32:19– Si, si, il y a.
00:32:20– Voilà, donc tout est prévu.
00:32:24Mais moi qui suis inhabituée de ces fêtes…
00:32:27– Alors, ce qui est très intéressant, parce qu'il y a un point commun
00:32:32entre l'insurrection des Christéros et la Vendée.
00:32:38Les lois d'extermination datent du 1er août 1793.
00:32:44Le soulèvement des Christéros date du 1er août aussi.
00:32:49Similitude de date, c'est incroyable.
00:32:52Et on va s'appuyer là-dessus pour refaire cette journée.
00:32:57– Et très vite, alors, Lyon 1793, comment s'organise ce DVD ?
00:33:04Vous exprimez ?
00:33:07– Alors, j'ai déjà produit un certain nombre de films
00:33:11sur l'histoire de la Bretagne, par exemple,
00:33:14ou la Viride Galerne, la Vendée, etc.
00:33:17Et j'avais envie que l'on connaisse cette histoire occultée.
00:33:22Et donc, j'ai fait ce documentaire, qui dure un peu plus d'une heure.
00:33:27On l'a fait avec passion, intérêt,
00:33:32et on a découvert des choses que l'on ne soupçonnait pas.
00:33:35Et d'ailleurs, c'est très intéressant, moi qui parcours l'Europe
00:33:39dans le cadre de colloques, de conférences, etc.,
00:33:42de voir que les pays circonvoisins qui ont subi la Révolution française,
00:33:49grâce à mes travaux, ont eu une nouvelle lecture des événements.
00:33:53Je prends un exemple, je suis allé, invité par des universitaires,
00:33:58faire une série de conférences en Italie du Nord, autour de Modène, etc.
00:34:04Et là, il y avait des universitaires qui m'ont expliqué
00:34:08que grâce à la lecture de mes livres traduits en italien,
00:34:11ils étaient montés sur la table de l'Histoire,
00:34:13et en fait, ils ont découvert que la Révolution française
00:34:16avait mené une série de guerres,
00:34:19non pas de conquêtes militaires, mais de conquêtes idéologiques.
00:34:24Politiques.
00:34:25Idéologiques.
00:34:26Ce qui change tout, parce qu'en fait,
00:34:28ce que les Français ont fait à l'intérieur du territoire national,
00:34:32ils l'ont fait aussi à l'extérieur.
00:34:34Ils ont voulu, au nom de la loi républicaine,
00:34:38régénérer les espaces conquis.
00:34:42Ils ont fait exactement la même chose.
00:34:45Éradication de l'Église, élimination des prêtres,
00:34:47élimination des gens qui pensaient autrement, etc.
00:34:52Regénération des gens,
00:34:54changement du nom des devils, etc.
00:34:57Et en fait, grâce à la traduction de mes livres
00:35:02qui a été faite en Italie il y a 40 ans,
00:35:04eh bien, l'université italienne
00:35:08lit son histoire d'une manière autre.
00:35:11Et donc, on a une évolution de la recherche historique.
00:35:16Quand vous vous couchez le soir,
00:35:17vous pouvez vous dire, j'ai fait mon travail.
00:35:20J'ai fait mon travail.
00:35:22– Fantastique.
00:35:23Ce qu'il y a d'amusant, c'est que les Français révolutionnaires
00:35:28se comportent comme les Américains aujourd'hui
00:35:32qui veulent changer tous les régimes.
00:35:35– Et créer un monde de nouveau.
00:35:36Alors, vous voyez, je vais sortir une bande dessinée
00:35:38sur la Révolution française.
00:35:41Et je me suis appuyé sur toutes les nouvelles découvertes.
00:35:46C'est-à-dire qu'en fait, il y a un narratif sur la Révolution française.
00:35:52Grosso modo, la lumière a succédé à la nuit obscure.
00:35:57L'homme nouveau, etc.
00:35:59– La liberté de la fable, la liberté des paysans.
00:36:02– Dans cette bande dessinée, j'ai fait la synthèse de toute la recherche
00:36:08qui critique, qui commence d'ailleurs dès le 19ème
00:36:12avec des historiens remarquables oubliés, malheureusement,
00:36:16comme Hippolyte Thène et qui s'achèvent de nos jours
00:36:20avec des gens hors normes.
00:36:23– On peut citer, bien entendu, le grand historien Furet,
00:36:28Pierre Chonu, Jean Meillère, etc.
00:36:31– C'est bien.
00:36:32– Et en fait, on a une nouvelle lecture de la Révolution française
00:36:37et cette bande dessinée qui va sortir le 26 septembre,
00:36:41le jour de la fête,
00:36:44eh bien, va permettre au grand public
00:36:46d'aborder une nouvelle lecture de la Révolution française
00:36:51plus analytique, moins narrative.
00:36:55Ou lorsque je rentre dans le narratif,
00:36:57c'est pour faire comprendre le fondamental de la Révolution française.
00:37:03Et donc, les choses évoluent, la recherche évolue.
00:37:08Il y a vraiment beaucoup de chercheurs maintenant
00:37:11qui ont une nouvelle approche de la Révolution française
00:37:15et qui permet non seulement de mieux comprendre
00:37:18l'événement proprement dit,
00:37:20mais toutes les conséquences à court, moyen et long terme,
00:37:24y compris de nos jours.
00:37:25Vous parliez tout à l'heure de la problématique
00:37:30du rapport entre l'enseignement privé hors contrat et l'État.
00:37:34En fait, pour comprendre ça, il faut remonter à la source.
00:37:37– Oui, oui, non, mais les causes lointaines.
00:37:39– Les causes lointaines, toujours.
00:37:40– Les causes lointaines, c'est…
00:37:42En tout cas, bravo pour toute cette activité fabuleuse.
00:37:47Rendez-vous, chers amis TV Liberté,
00:37:49samedi 26 septembre à la Chapelle Basse-Mer.
00:37:53– Si je peux me permettre, Anne, parce qu'on me demande depuis deux jours
00:37:57où est-ce qu'on peut trouver le DVD Lyon 1793 et réserver la bande dessinée.
00:38:03Il faut aller sur mon site.
00:38:04– Mémoire du futur ?
00:38:06– Non, non, Rénal Sécher édition.
00:38:07– Rénal Sécher.
00:38:08– Là, vous aurez tout.
00:38:09– Absolument.
00:38:10– Il suffit de faire Rénal Sécher édition et de commander cela.
00:38:14Et d'ailleurs, c'est mieux de commander en direct
00:38:17parce que ça nous donne les fonds pour pouvoir continuer,
00:38:20pour payer d'abord ce film, pour payer la bande dessinée,
00:38:23mais aussi si on veut que je poursuive cette œuvre de recherche,
00:38:31il faut me donner les moyens.
00:38:32J'ai des projets pour plusieurs films.
00:38:35Mais un film, ça coûte cher.
00:38:36Donc je dis toujours aux gens, si vous voulez, je continue,
00:38:39donnez-moi les moyens.
00:38:40– Mais Anne-Charlotte Lundi, Livres en famille, vend aussi vos livres ?
00:38:45– Oui, bien sûr.
00:38:46– Et bien sûr, Chiré en Montreuil.
00:38:47– Chiré en Montreuil, etc.
00:38:48– À Paris, du UKN Diffusion, voilà.
00:38:50Merci beaucoup, chers amis, et merci beaucoup, chère Rénal,
00:38:55d'être venue de Rennes, nous partager toutes vos découvertes
00:39:01et toutes vos richesses.
00:39:03Et bien, à très vite, au samedi 26 septembre.
00:39:06– Au revoir, Anne.
00:39:07– Au revoir, Rénal.
00:39:08– Rebonjour, chers amis de TV Liberté.
00:39:17Bonjour, Renaud Le Bourloff.
00:39:18– Bonjour, Anne.
00:39:19– Nous reprenons avec bonheur cette chronique de cinéma.
00:39:23Vous avez une jolie récolte.
00:39:27Moi, je n'ai qu'un film, mais de 4 heures,
00:39:33qui est Odyssée.
00:39:34Et vous, vous allez nous parler de l'Odyssée, de la bataille de Gaulle,
00:39:40et de films qui sont encore en selle.
00:39:42Bon, ça date un petit peu, on s'est sortis à la fin du mois de juin,
00:39:44mais c'est encore en selle, on peut en profiter.
00:39:46Et bien sûr, la palme d'or de l'année, Fjord,
00:39:48qui, je vous rassure, ce n'est pas l'apologie de l'euthanasie
00:39:52ou du lgbtisme.
00:39:53Cette fois-ci, vous allez voir, la palme d'or nous a réservé
00:39:56de belles surprises cette année.
00:39:58Le Festival de Cannes va réservé de belles surprises.
00:40:00– C'est bien, c'est bien.
00:40:03Le Festival de Cannes deviendrait conscient de ses incohérences passées.
00:40:09Et moi, je viens avec le très beau film Odyssée
00:40:16de Christopher Nolan,
00:40:19que j'ai pris beaucoup de plaisir à voir.
00:40:22D'abord parce qu'Iliade et l'Odyssée ont bercé ma jeunesse
00:40:25et que toutes ces histoires fabuleuses
00:40:30ont meublé mon imaginaire.
00:40:36Et parce que c'est un texte qui a écrit 2000 ans avant Jésus-Christ
00:40:45et qui est encore dans toutes les consciences.
00:40:50– Tout le monde connaît le cyclope, tout le monde connaît Circé.
00:40:54– Nausica, au bras blanc, et surtout Troie.
00:41:01Et cet horrible massacre des Troyens.
00:41:05Et je trouve qu'en ces temps d'avant-guerre,
00:41:10parce qu'il faudrait quand même que les concitoyens,
00:41:15non pas ceux qui nous écoutent parce qu'ils sont conscients,
00:41:18mais les autres, prennent conscience que certains veulent nous précipiter
00:41:23dans la guerre et que la guerre, ce n'est pas une affaire de dentelle.
00:41:28Et je pense que si ce texte, ces textes de l'Iliade
00:41:35et de l'Odyssée d'Homère ont une importance telle,
00:41:39c'est qu'ils mettent en garde, justement, les hommes de ces dangers.
00:41:48Pour continuer ma vue du film, j'ai acheté le Figaro hors-série,
00:41:58l'Odyssée sur les traces d'Ulysse,
00:42:00qui est cette très, très belle revue dirigée par Michel de Geiger.
00:42:05Et j'ai acheté un petit livre qu'il faut que vous ayez, chers amis.
00:42:09C'est le livre de Sylvain Tesson, Un été avec Homère,
00:42:15qui est brillantissime.
00:42:17Il écrit très bien, on pourrait dire comme un dieu,
00:42:21pour rester dans le langage homérique.
00:42:22Il écrit très bien et il a évidemment des réflexions très intelligentes
00:42:29de mise en présence avec notre époque.
00:42:34Et c'est ça qui est très intéressant, c'est quand un texte résonne aujourd'hui.
00:42:38C'est ce que j'aime dans la littérature.
00:42:40– Oui, surtout, c'est toujours adapté aujourd'hui,
00:42:42puisque 2026, donc 4000 ans après Homère,
00:42:46on continue à porter ça au cinéma et le résultat est grandiose.
00:42:49Caribe des Silas, c'était impressionnant.
00:42:51La prise de Troie, la confrontation finale d'Ulysse avec les prétendants,
00:42:56ces étrangers qui abusent de l'hospitalité de leur hôte
00:42:58et qui sont expulsés.
00:43:00– Et l'extraordinaire scène dont tout le monde se souvient
00:43:05de l'arc qui est tendu par Ulysse,
00:43:09parce que c'est le seul qui a la force de tendre cet arc,
00:43:13alors que les autres prétendants n'y arrivent pas.
00:43:18– Vous n'avez pas eu une petite déception tout de même
00:43:20dans la confrontation avec le cyclope ?
00:43:22On n'a pas le fameux « mon nom et personne ».
00:43:24– Un peu décevant quand même.
00:43:25– Absolument, oui, mais comme je le connais parfaitement,
00:43:28je l'ai prononcé moi-même, si vous voulez.
00:43:30Moi, j'ai bien aimé les soldats qui sont accrochés sous le ventre des moutons.
00:43:37– Et moi, ce que j'ai beaucoup aimé, c'est la scène avec Circé,
00:43:39très bonne actrice dans le monde de Circé.
00:43:42Même s'ils ont un petit peu revisité Circé,
00:43:45qui est un peu une sorte de féministe qui se venge de la barbarie,
00:43:49des hommes qui sont dégoûtants,
00:43:51et en fait, elle leur donne leur image en faisant de l'époque.
00:43:52Mais cette interprétation, elle est ancienne, elle est remontée déjà au 19ème siècle.
00:43:59Les féministes avaient un peu interprété ce mit de Circé.
00:44:03– Oui, puis vous savez, devant les hommes boutons qui violent à tout voir,
00:44:06c'est un vieux réflexe, il n'y a pas eu besoin de…
00:44:11Trois a été massacrés, les femmes…
00:44:12– Cette impression n'était pas totalement absurde.
00:44:13– Trois a été massacrés, détruites, et les femmes violées.
00:44:18– Alors, quelques petites déceptions aussi par rapport au film, même si…
00:44:21– D'abord, je voudrais dire les qualités.
00:44:23– Voilà, on peut dire les qualités, et il y en a, c'est vrai.
00:44:25– Parce que je suis quand même très…
00:44:27Je trouve qu'il faut aller voir ce film avec les grands adolescents,
00:44:32de serait-ce que pour les faire lire ce texte,
00:44:38ou en tout cas en partie.
00:44:42Alors, beaucoup de critiques ont hurlé,
00:44:44parce qu'il y avait des flashbacks,
00:44:46mais le texte d'Homère est fait de flashbacks,
00:44:50donc pourquoi pas.
00:44:52– C'est en avance sur le cinéma qui n'a été fait 3900 en plus.
00:44:56– Et si vous voulez, les images sont très fortes et très belles.
00:45:00Le cheval de Trois, qui est sur la plage,
00:45:04devant Trois, est assez étonnant.
00:45:09Il y a une nouvelle théorie d'ailleurs,
00:45:11qui vient juste de sortir,
00:45:12comme quoi le cheval, en fait, c'était la proue des bateaux.
00:45:20Comme certains bateaux ont une sirène,
00:45:22et les bateaux, chez les Grecs, avaient une tête de cheval.
00:45:26Donc, c'est très intéressant de penser
00:45:29qu'ils auraient pu prendre une proue de bateau
00:45:31et continuer à construire un cheval derrière.
00:45:36On voit la violence de cette destruction de Trois.
00:45:42On voit…
00:45:43La réflexion est très, très bien rendue.
00:45:47Est-ce que ce sont les dieux qui ont voulu cette guerre,
00:45:50qui sont responsables de cette guerre,
00:45:52ou est-ce que c'est Ulysse ?
00:45:55Et je trouve que la réflexion intime d'Ulysse,
00:46:03qui perd tout de même tous ses compagnons,
00:46:05dans ce retour célèbre, est assez belle.
00:46:10Il est tout de même très catastrophé,
00:46:13et il est obligé, en quelque sorte, de se droguer
00:46:15pour oublier que tous ses compagnons sont morts.
00:46:18– Oui, à part…
00:46:20– Et…
00:46:21– Dans l'île où il reste sept ans, c'est ça ?
00:46:23– Voilà.
00:46:24Et donc, si vous voulez,
00:46:26c'est une réflexion sur la guerre,
00:46:28sur la démesure.
00:46:29Or, vous savez que la grande qualité,
00:46:33la grande vertu des Grecs,
00:46:35c'est de lutter contre l'hubris.
00:46:38C'est la mesure.
00:46:39L'hubris étant la démesure,
00:46:41et eux ne recherchent que la mesure,
00:46:45que ce soit en art,
00:46:46que ce soit dans les relations humaines,
00:46:48que ce soit dans la gestion des cités.
00:46:51La grande règle, c'est la mesure.
00:46:53Et dès qu'un homme passe la mesure,
00:46:57il se prend pour les dieux,
00:46:58et il est en faute,
00:47:01et les catastrophes arrivent.
00:47:03C'est un langage, je trouve,
00:47:05qu'on a intérêt à écouter aujourd'hui,
00:47:07où certains hommes se prennent pour des dieux,
00:47:10alors qu'ils ne sont que des catastrophes.
00:47:14Ça mérite des kilomètres de discussion.
00:47:18On peut vraiment discuter avec des classes entières
00:47:22sur ce film.
00:47:26Ulysse m'a tout à fait...
00:47:28Matt Damon est très bon acteur.
00:47:30Très convaincant.
00:47:31Pénélope est trop remarquable aussi.
00:47:39Disons un mot quand même sur le casting,
00:47:40parce qu'il ne faudrait pas que les spectateurs
00:47:42soient déçus ou défavorablement surpris
00:47:44en voyant par exemple un guerrier d'Ulysse.
00:47:47J'ai bien dit un guerrier,
00:47:48je ne sais pas, un guerrier qui est joué par une femme,
00:47:50une femme trans en fait,
00:47:52enfin une femme, un homme trans,
00:47:53c'est-à-dire une femme qui décrète être un homme.
00:47:55C'est un peu désagréable.
00:47:56Mais ça, ça m'a échappé, voyez-vous.
00:47:58Moi ce qui m'a...
00:47:58Et surtout Hélène de Troyes qui vient d'Afrique,
00:48:00c'est un peu un petit peu...
00:48:02On s'est joliment dit, c'est un peu un Ariane,
00:48:04elle est noire comme les Ben.
00:48:07C'est une actrice, une très bonne actrice.
00:48:09Elle a deux rôles d'ailleurs.
00:48:10Elle a le rôle d'Hélène, la belle Hélène,
00:48:13et Clitemnestre.
00:48:14Et alors, ce qui est amusant,
00:48:17c'est que c'est...
00:48:19Les rôles des deux en merdeuses,
00:48:21si je puis dire, de l'époque,
00:48:23puisque bon, la belle Hélène...
00:48:27La belle Hélène qui quitte Ménélas
00:48:29pour aller suivre le beau Paris,
00:48:31c'est quand même pas tout à fait à son honneur.
00:48:33Quant à Clitemnestre,
00:48:34elle assassine Agamemnon
00:48:36quand il revient de la guerre.
00:48:38– En représailles ceci.
00:48:40– En représailles, parce que...
00:48:42– Il a tué leur fille, Iphigénie ?
00:48:44– Oui, non, elle n'est pas tuée.
00:48:47Les vents sont levés au moment de...
00:48:49– Je croyais qu'il...
00:48:49– Juste avant, non ?
00:48:50Non, il a voulu la tuer.
00:48:53Il a voulu la tuer, mais...
00:48:55– Il me semblait qu'Agamemnon
00:48:56tuait Iphigénie.
00:48:57– Eh bien moi, oui, peut-être.
00:48:58Écoutez, je...
00:48:59– C'était la vengeance
00:49:00qui provoquait Clitemnestre à Agamemnon.
00:49:02– Je vais réviser mon histoire grecque.
00:49:06En tout cas, elle joue ses deux rôles.
00:49:08Et là, c'est quand même très provocateur,
00:49:10mais moi, j'irai plus loin.
00:49:11Tous les compagnons d'Ulysse
00:49:12ont des teints de Pakistanais.
00:49:14Donc, il y a un petit problème quand même.
00:49:17– Oui, ou affroits américains.
00:49:18– Je veux bien croire
00:49:19qu'il y avait quelques indiens pakistanais
00:49:22dans les armées grecques.
00:49:26Mais enfin, qu'il n'y ait pas de vrais grecs
00:49:30à la peau blanche, c'est quand même inouï.
00:49:31– Ça, ce sont les grecs, justement,
00:49:33qui l'ont dit.
00:49:33J'ai trouvé une lettre très intéressante,
00:49:35une lettre ouverte intitulée
00:49:36« Lettre à Hollywood et au casting
00:49:38d'Odyssée de Nolan
00:49:39de la part de nous autres grecs ».
00:49:41Je vous lis juste quelques extraits
00:49:42pour parler.
00:49:43– Très bien, très bien.
00:49:43– Nous vous demandons
00:49:44de prendre en considération
00:49:46un aspect souvent négligé
00:49:47dans les adaptations modernes
00:49:49des histoires grecques.
00:49:50Nous n'avons pas disparu.
00:49:51Le peuple grec n'a pas disparu
00:49:53après l'âge des mythes.
00:49:55La culture grecque n'a pas été figée
00:49:56dans le marbre de l'Antiquité.
00:49:58La langue grecque ne s'est pas éteinte
00:50:00dans l'Antiquité.
00:50:01Nous sommes toujours là.
00:50:02Je ne sais pas comment on a réagi
00:50:04à Hollywood après cette lettre.
00:50:05C'est intéressant.
00:50:06– C'est très intéressant,
00:50:07mais c'est un peu choquant.
00:50:09Enfin, je veux dire…
00:50:11Alors, il y a peut-être une règle,
00:50:13il y a un quota.
00:50:15Vous savez que maintenant,
00:50:16le cinéma est codifié.
00:50:18Vous devez avoir
00:50:19toutes les catégories de population.
00:50:22Donc, est-ce qu'il y a un quota
00:50:23pour un certain nombre
00:50:25de gens de dites de couleurs ?
00:50:28Subsaharien, comme vous dites,
00:50:30c'est possible,
00:50:31mais c'est quand même très choquant.
00:50:33Elle est très belle.
00:50:34Il n'y a pas de problème.
00:50:36Les Africaines sont des mannequins
00:50:37de couture absolument somptueux.
00:50:40J'ai vécu moi-même en Afrique
00:50:41et j'ai vu beaucoup,
00:50:42beaucoup d'hommes africains somptueux,
00:50:45les Maliens notamment,
00:50:46les Peuls,
00:50:47et des filles splendides.
00:50:49Mais aller décider
00:50:52que la belle Hélène
00:50:54est africaine,
00:50:55moi, ça me choque.
00:50:56Je suis désolée.
00:50:58Cela dit,
00:51:02je trouve qu'il y a un respect
00:51:05du texte,
00:51:06il y a un respect de la flamme
00:51:09que j'ai appréciée.
00:51:10Donc, voilà.
00:51:11– On retrouve les épisodes
00:51:12de Le Cyclope,
00:51:12Circe, comme je le disais tout à l'heure.
00:51:13– Bien sûr, il n'y a pas tout
00:51:14parce qu'il n'aurait pas pu faire tout.
00:51:15– Oui, ça peut être exhaustif.
00:51:16– Mais pour un blockbuster,
00:51:18comme on dit,
00:51:19moi qui ai horreur
00:51:20et du nom
00:51:21et des films,
00:51:23je trouve que c'est très réussi
00:51:25et il faut aller le voir.
00:51:26Voilà.
00:51:27– J'ai quelques petits regrets.
00:51:28Je n'ai pas pu m'empêcher de penser
00:51:29après avoir vu le film,
00:51:30même si j'ai aimé,
00:51:31j'ai passé un très bon moment,
00:51:33de trouver qu'on n'a pas l'impression
00:51:35d'être dans un péplum.
00:51:36Vous voyez,
00:51:38on ne retrouve pas vraiment
00:51:40le charme des yeux
00:51:41du péplum des années 50,
00:51:42alors que Gladiator et toi,
00:51:44au tout début du XXIe siècle,
00:51:45avaient réussi à imprimer
00:51:50ce style des années 50
00:51:52en y rajoutant la modernité
00:51:53du XXIe siècle.
00:51:54– Oui, mais je trouve
00:51:55qu'au contraire,
00:51:55ça a une authenticité,
00:51:57ça ne fait pas du tout péplum.
00:51:58– C'est de bon.
00:51:59– Je trouve qu'il y a
00:51:59une authenticité
00:52:00de le palais d'Ithaque,
00:52:05tout ça,
00:52:05je trouve que ça résonne vraiment.
00:52:06– Après, il y a eu des critiques,
00:52:08certains ont dit
00:52:08le navire mycénien
00:52:09ressemblent plutôt
00:52:10à un dracar viking,
00:52:11les armures font penser
00:52:12plutôt au bas Moyen-Âge
00:52:13qu'à l'Antiquité.
00:52:14– Oui, non, mais…
00:52:14– J'ai même lu quelque part
00:52:15que le costume d'Agamemnon
00:52:17faisait penser à Dark Vador
00:52:19ou même à Batman.
00:52:21Christophe Van Doren
00:52:22avait réalisé
00:52:22la fameuse trilogie Batman.
00:52:24– Oui, oui.
00:52:24– Je pense que le clin d'œil
00:52:25est assez bien trouvé.
00:52:26– Oui, oui, enfin,
00:52:26si vous voulez,
00:52:27les critiques ont en effet
00:52:28beaucoup volé,
00:52:29c'est très amusant,
00:52:31mais moi,
00:52:32j'ai trouvé qu'il y avait
00:52:34une authenticité extraordinaire,
00:52:36les scènes de mer sont fabuleuses,
00:52:39caribes des sillas…
00:52:39– Oui, oui,
00:52:40mais ça, je l'ai dit,
00:52:41c'est grandiose.
00:52:41– C'est grandiose.
00:52:42On y est, on y est.
00:52:45Et puis alors,
00:52:46il faut acheter le supplément,
00:52:49le Figaro hors série,
00:52:50parce qu'il est fantastiquement complet
00:52:53et il y a notamment
00:52:56un article de Marie-Noëlle Tranchant
00:52:59qui nous donne toutes les versions
00:53:01de ce grand texte
00:53:04et elle nous dit que
00:53:06la meilleure version de l'Odyssée,
00:53:10c'est une série télévisée italienne
00:53:12et que l'on trouve,
00:53:15en paraît-il,
00:53:16sur Internet.
00:53:17– Intitulée Odisseus,
00:53:18c'est ça ?
00:53:18– Voilà.
00:53:19Et donc, il faut…
00:53:20– Il y a peut-être un mot aussi
00:53:21sur le vieux film,
00:53:22le vieux péplum des années 50,
00:53:24Ulysse avec Eric Douglas,
00:53:26sans doute.
00:53:27– Et je ne résiste pas
00:53:29à l'idée de vous lire
00:53:32des petits passages
00:53:33de l'éditorial de Michel de Geiger,
00:53:38l'Homère peut bien nous raconter
00:53:40les fredènes et les tours de passe-passe
00:53:42du pilleur de Troie.
00:53:43Il nous rappelle aussi
00:53:44que les dieux bienheureux
00:53:46détestent l'injustice,
00:53:47qu'ils récompensent la piété,
00:53:49l'équité et la bonne conduite
00:53:51et qu'il est vain de leur imputer
00:53:54les malheurs que les hommes provoquent
00:53:56par leur propre sottise.
00:53:58Il exalte la fidélité conjugale,
00:54:01aussi bien que la piété filiale,
00:54:03la reconnaissance et la loyauté.
00:54:06Il décrit le roi parfait
00:54:08comme celui qui,
00:54:10redoutant les dieux,
00:54:11vit selon la justice
00:54:12et apporte à son peuple
00:54:14la prospérité.
00:54:16Et bien sûr,
00:54:17il chante la joie du retour
00:54:19au foyer familial.
00:54:23Voilà.
00:54:24Vous avez d'autres richesses ?
00:54:26Alors oui,
00:54:27revenons,
00:54:27quittons un peu l'antiquité grecque
00:54:29et revenons plutôt vers le XXe siècle
00:54:31avec les deux films
00:54:31La bataille de Gaulle.
00:54:33Comme je vous le disais,
00:54:36on peut encore en profiter
00:54:37dans les salles obscures.
00:54:38C'est vraiment un grand film.
00:54:40Un grand film en deux parties.
00:54:41Un grand film qu'on aimerait en voir
00:54:42plus souvent dans le cinéma français.
00:54:44La France finit soir,
00:54:45elle finit soir qui mérite
00:54:45d'être portée sur le grand écran.
00:54:47Et là,
00:54:47elle a été brillamment portée.
00:54:50Donc Simon Abkarian
00:54:52dans le rôle du général de Gaulle.
00:54:54Un Arménien,
00:54:54c'est un peu surprenant,
00:54:55mais on s'y fait quand même.
00:54:56Nils Chéder dans le rôle
00:54:57du maréchal Leclerc.
00:54:59Très bon casting.
00:55:00Benoît Magimel
00:55:00dans le rôle du général Koenig.
00:55:02Mathieu Kassovitz
00:55:02qui fait l'amiral d'Arland.
00:55:05Thierry Lhermy
00:55:05dans le rôle du général Giraud.
00:55:06Mais aller à la signification ?
00:55:10J'y viens justement.
00:55:11Une bataille de Birakeim
00:55:12à la fin du premier volet magnifique.
00:55:15Une bataille de Xarguilan
00:55:16au début du second volet exceptionnel.
00:55:19époustouflante.
00:55:20Et puis,
00:55:20à côté des batailles,
00:55:22il y a bien sûr
00:55:22tout l'aspect politique.
00:55:24Voilà.
00:55:25Le long métrage présente
00:55:26les Américains
00:55:28et dans une moindre mesure
00:55:29les Britanniques
00:55:30comme des alliés
00:55:31avec lesquels
00:55:31il fallait être
00:55:32très, très, très prudent.
00:55:35Outre le fait
00:55:35que le président Roosevelt
00:55:37n'est pas montré
00:55:38comme un personnage
00:55:38très sympathique.
00:55:39Ça, c'est un détail.
00:55:42Outre le fait
00:55:42que le général Giraud
00:55:43est explicitement présenté
00:55:44comme une marionnette
00:55:46que les Américains
00:55:46veulent utiliser.
00:55:48Ce qui n'est pas vrai
00:55:50puisque...
00:55:50Oui.
00:55:51Le film,
00:55:52paraît-il,
00:55:52est un peu trop simpliste
00:55:53sur le général Giraud.
00:55:55Il simplifie
00:55:56et caricature un peu
00:55:57le personnage.
00:55:58Bon, paraît-il.
00:55:58La réalité
00:55:59est un peu moins manichéenne
00:56:01concernant le général Giraud.
00:56:03Non, le long métrage
00:56:04rappelle
00:56:05ce point
00:56:06qui a été oublié.
00:56:07Washington voulait profiter
00:56:09de la libération
00:56:10de la France
00:56:11pour mettre en place
00:56:12une administration militaire
00:56:13alliée de la France libérée
00:56:14appelée
00:56:15High Military Government
00:56:16of Occupated Territory.
00:56:18Amgot.
00:56:18Exactement.
00:56:19Tout le monde a oublié
00:56:20mais ça, c'est...
00:56:21Le film le rappelle.
00:56:22Les Américains,
00:56:23bon,
00:56:24ils prenaient...
00:56:25Ils voulaient se servir.
00:56:26Ce qui explique
00:56:28leur comportement d'aujourd'hui.
00:56:29Ils libèrent toujours
00:56:30les pays
00:56:30pour s'y installer.
00:56:32Le film rappelle aussi
00:56:34que les Américains
00:56:35ont retardé
00:56:36l'avancée
00:56:37de la division Leclerc
00:56:38vers Paris.
00:56:38Et ça,
00:56:39il a fallu
00:56:40mener une véritable
00:56:42bataille en coulisses
00:56:43pour que ce soit bien
00:56:44la division Leclerc
00:56:46qui arrive dans Paris,
00:56:46que ce soit bien
00:56:47les Français
00:56:48qui libèrent Paris
00:56:48et pas les Américains.
00:56:49Quant à Churchill,
00:56:50le grand héros
00:56:51qui maintenant trône
00:56:53sur les berges de la Seine,
00:56:54c'est un homme
00:56:55qui a fait mourir
00:56:573 millions de Pakistanais
00:56:59en 1942.
00:57:00C'est un amateur
00:57:00de l'eugénisme.
00:57:01Les Pakistanais
00:57:03crevaient de faim
00:57:04et la colonie britannique,
00:57:07puisque c'était
00:57:07une colonie britannique,
00:57:09exportaient tout le riz.
00:57:11Et l'un des grands responsables
00:57:14du Pakistan
00:57:15envoie un texte
00:57:17à Churchill,
00:57:18laissez-nous du riz
00:57:19pour nourrir la population.
00:57:20Et Churchill répond,
00:57:21non,
00:57:22j'en ai besoin
00:57:22pour nourrir les armées.
00:57:24Donc,
00:57:25il a fait mourir
00:57:26en 1942
00:57:273 millions
00:57:28de Pakistanais.
00:57:30Fermons la parenthèse.
00:57:31Un autre film encore ?
00:57:33Alors bien sûr,
00:57:33La Palme d'Or
00:57:34de cette année,
00:57:35Fjord 2,
00:57:36Christian Mungu.
00:57:38Christian Mungu
00:57:38qui est donc
00:57:39un cinéaste roumain.
00:57:40Il fait partie
00:57:40des rares réalisateurs
00:57:42à avoir obtenu
00:57:43deux fois
00:57:43La Palme d'Or
00:57:44avec Francis Ford Coppola,
00:57:46Mirko Storiza,
00:57:47les frères Dardenne
00:57:47et d'autres.
00:57:48Et quels sont
00:57:48les autres films ?
00:57:51Son premier film
00:57:52qui a eu aussi
00:57:52La Palme d'Or
00:57:53en 2007,
00:57:53c'était 4 mois,
00:57:543 semaines,
00:57:552 jours.
00:57:55Un film qui se passe
00:57:56pendant la Roumanie
00:57:57à la fin du communisme
00:57:59où on y banalise
00:58:02l'avortement.
00:58:03On en montre
00:58:03que l'affreuse dictature
00:58:05communiste
00:58:06empêchait les femmes
00:58:06d'avorter.
00:58:07On peut reprocher
00:58:08beaucoup de choses
00:58:08aux dictatures communistes
00:58:09mais à la limite,
00:58:10la Roumanie
00:58:10n'est pas ce qu'ils ont fait
00:58:11de pire.
00:58:12Passons sur les détails.
00:58:13Alors du coup,
00:58:13on peut avoir un peu peur.
00:58:14Qu'est-ce que c'est
00:58:14le nouveau film
00:58:15de Christian Mungu
00:58:16qui est une fois de plus
00:58:17qu'on pense à Cannes ?
00:58:18Alors là,
00:58:20ce n'est pas la politique
00:58:20de l'avortement.
00:58:21On y montre le drame
00:58:22d'une famille
00:58:23de 5 enfants
00:58:24qui est persécutée
00:58:25par l'État,
00:58:27en l'occurrence
00:58:27l'État norvégien.
00:58:29Ce film était,
00:58:30je cite,
00:58:32un journaliste
00:58:33critique de cinéma
00:58:34pour les Inrocs,
00:58:35le film le plus indigne
00:58:36de la compétition.
00:58:37Quand on voit
00:58:38que les Inrocs
00:58:39disent ça,
00:58:39on dit
00:58:39ça a l'air intéressant.
00:58:41On a envie de le voir.
00:58:43Alors,
00:58:45de quoi il est question
00:58:45rapidement,
00:58:46une famille
00:58:47de 5 enfants
00:58:47s'installe en Norvège.
00:58:48Le père est roumain,
00:58:50la mère est norvégienne.
00:58:51Elle s'installe
00:58:52dans le pays
00:58:53de la mère.
00:58:54C'est une famille
00:58:55très pieuse.
00:58:58Ce détail
00:58:59est très important.
00:59:00On les voit prier
00:59:00régulièrement
00:59:01au long du film.
00:59:02Et quelles religions ?
00:59:03Ils sont chrétiens
00:59:04de confession protestante.
00:59:07Ils sont adeptes
00:59:08d'une éducation
00:59:09traditionnelle,
00:59:10la fameuse famille
00:59:10traditionnelle
00:59:11honnie en France
00:59:12par certains militants
00:59:13d'extrême-gauche,
00:59:15même des députés
00:59:16d'extrême-gauche.
00:59:17famille adepte
00:59:18de l'interdiction.
00:59:20Aujourd'hui.
00:59:21Oui, bien sûr.
00:59:21On a eu
00:59:22le nouveau chef
00:59:23du Grand Orient
00:59:23qui a parlé,
00:59:24qui a une nouvelle cible,
00:59:25c'est les écoles privées.
00:59:27Et nous attendons
00:59:28une condamnation
00:59:29de Léon XIV,
00:59:30de ce genre
00:59:31de propos
00:59:32qui prône
00:59:33l'éradication
00:59:34des catholiques
00:59:35en France.
00:59:36Nous allons voir
00:59:36comment la venue du pape
00:59:37va se dérouler
00:59:38dans quelques jours.
00:59:38Sûrement.
00:59:39Alors,
00:59:40je vous disais,
00:59:40si on revient
00:59:41à nos fjords,
00:59:42cette famille
00:59:43de cinq enfants,
00:59:44c'est l'éducation
00:59:45traditionnelle,
00:59:46pas de téléphone portable
00:59:47même pour les adolescents,
00:59:49un excès
00:59:50très limité
00:59:51à Internet.
00:59:52Et puis,
00:59:52la discipline,
00:59:53le père de famille
00:59:54assume et dit
00:59:55cinq enfants,
00:59:55il faut de l'ordre,
00:59:57de la discipline.
00:59:58Leur intégration
00:59:59dans la nouvelle école
01:00:00se passe très bien.
01:00:01Il se lie
01:00:01avec le directeur
01:00:03de l'école
01:00:03et avec son épouse,
01:00:04se lie d'amitié
01:00:04avec le directeur
01:00:05et son épouse,
01:00:06jusqu'au jour
01:00:07où leur fille aînée,
01:00:08adolescente,
01:00:08arrive à l'école
01:00:09avec des bleus.
01:00:11Parce qu'il y a eu
01:00:13une dispute,
01:00:14il y a eu des disputes
01:00:14avec son frère
01:00:14et la mère a eu
01:00:15un geste un peu
01:00:17qui tenait son nourrisson
01:00:19dans les bras,
01:00:19elle a eu un geste
01:00:20un peu brutal
01:00:20et ça a entraîné
01:00:22des...
01:00:22un geste un peu brutal,
01:00:23un peu déplacé,
01:00:24ça allait un peu loin.
01:00:26Sauf que du jour
01:00:27au lendemain,
01:00:27les enfants sont enlevés,
01:00:29je dis bien enlevés
01:00:30par les autorités publiques
01:00:31par les d'à l'enfance.
01:00:32Et les cinq enfants,
01:00:33même le nourrisson,
01:00:35le nourrisson quand même
01:00:36qui est encore à l'été.
01:00:39Le film montre donc
01:00:40le combat judiciaire
01:00:41des parents.
01:00:43Le film montre
01:00:44le chagrin des parents,
01:00:45le chagrin des enfants.
01:00:47Il y a une scène
01:00:48vraiment sur laquelle
01:00:48j'attire vraiment
01:00:50votre attention,
01:00:50une scène particulièrement forte.
01:00:52C'est le moment
01:00:52où les parents
01:00:54rendent visite,
01:00:54ils sont autorisés
01:00:55à rendre des petites visites
01:00:56de quelques minutes.
01:00:58J'ai envie de vous dire,
01:00:59ça se termine bien ou pas ?
01:01:00Alors,
01:01:01ça se termine bien
01:01:02en un sens,
01:01:03oui,
01:01:03ça se termine bien.
01:01:04On peut dire ça comme ça.
01:01:05Sinon,
01:01:05je n'irai pas le voir.
01:01:06Oui.
01:01:10Les parents retrouvent
01:01:11leurs deux aînés
01:01:12pour une courte visite
01:01:15sous surveillée,
01:01:15une courte visite
01:01:16à surveiller
01:01:16dans un foyer
01:01:17de l'aide à l'enfance.
01:01:19Alors que les enfants
01:01:20disent,
01:01:20quand est-ce qu'on rentre
01:01:21à la maison ?
01:01:21Parce qu'eux,
01:01:22ok,
01:01:22ils ont peut-être reçu
01:01:23quelques fessées en trop,
01:01:24mais ils veulent quand même
01:01:24rentrer à la maison
01:01:25avec leurs parents
01:01:25et tous leurs frères
01:01:26et soeurs réunis.
01:01:28Lors des retrouvailles
01:01:29des parents
01:01:29et de leurs deux enfants
01:01:30néssants,
01:01:30on remarque en arrière-plan,
01:01:32accrocher au mur
01:01:33une affiche
01:01:34de propagande
01:01:35de la dite
01:01:37théorie du genre.
01:01:38Soit disant
01:01:39théorie du genre,
01:01:39parce que pour moi,
01:01:40apprendre qu'un garçon
01:01:42va devenir une femme
01:01:42ou une fille va devenir une femme,
01:01:43ce n'est pas une théorie pour moi.
01:01:44C'est trop flatteur
01:01:45d'appeler ça théorie du genre.
01:01:45Mais bon,
01:01:46vous m'avez compris.
01:01:46Vous avez raison.
01:01:47Quand je dis théorie du genre,
01:01:48vous m'avez compris.
01:01:48Bien dit, Renaud.
01:01:49Bien dit.
01:01:50Ce n'est pas une théorie.
01:01:51Ça devient ensuite
01:01:51un combat politique.
01:01:52Le père mobilise
01:01:53des amis qui viennent de Roumanie,
01:01:55des amis qui ont un peu
01:01:55des relations politiques
01:01:56et il y a un dialogue
01:01:57très intéressant.
01:01:58Le père est avec
01:01:58deux de ses amis roumains.
01:02:00L'un de ses amis dit
01:02:01mais les Norvégiens
01:02:02se montrent pourtant
01:02:03ouverts à toutes les minorités
01:02:04et l'autre répond
01:02:06à condition d'être
01:02:08de la bonne minorité.
01:02:10C'est une jolie conclusion
01:02:12et c'est exactement...
01:02:13Le procès montre
01:02:14des situations
01:02:15totalement lunaires.
01:02:16N'en parlez pas plus
01:02:17parce que vous...
01:02:17Quelques détails intéressants.
01:02:19On a la mère
01:02:20de la famille d'accueil
01:02:21qui a accueilli
01:02:21deux des enfants
01:02:22qui témoigne au procès
01:02:24en disant
01:02:24il n'avait pas le droit
01:02:26au téléphone portable,
01:02:27ils n'avaient pas le droit
01:02:28d'écouter des chansons
01:02:29contemporaines,
01:02:30ils n'avaient même pas
01:02:31accès à Youtube.
01:02:32Je veux bien dire
01:02:33que c'est peut-être
01:02:34un tout petit peu exagéré
01:02:35pour des adolescents
01:02:36mais enfin,
01:02:37il n'y a pas de quoi
01:02:37quand même séparer
01:02:38des adolescents
01:02:39de leur famille
01:02:39pour ça quand même.
01:02:40Ça va un peu loin là quand même.
01:02:42Bon, alors,
01:02:43est-ce que ce film
01:02:43est pour autant
01:02:45un film
01:02:47réel, conservateur,
01:02:48d'extrême droite
01:02:49comme disent certains ?
01:02:50Alors, attention,
01:02:51il ne faut pas se tromper
01:02:51Christian Mungu,
01:02:52en fait,
01:02:54ce n'est pas un conservateur
01:02:57je vous rappelle
01:02:57que dans le premier film
01:02:58il faisait
01:02:59l'apologie de l'avortement.
01:03:01En fait,
01:03:02il est plutôt
01:03:03de tendance progressiste
01:03:05mais il est contre
01:03:06un totalitarisme progressiste.
01:03:09J'ai lu
01:03:09quelques-uns
01:03:10de ses propos
01:03:12en amont
01:03:12de la promotion du film,
01:03:13quelques interviews
01:03:14qu'il a données,
01:03:15j'ai remarqué
01:03:15c'est une parole intéressante.
01:03:17Donc,
01:03:17je cite Christian Mungu,
01:03:18le film parle
01:03:20de ce besoin
01:03:20de douter
01:03:21même des valeurs
01:03:22les plus progressistes.
01:03:23Je ne doute pas forcément
01:03:24de ces valeurs
01:03:25en elles-mêmes,
01:03:25je doute de la façon
01:03:27que nous utilisons
01:03:28pour essayer
01:03:28d'imposer
01:03:29ces valeurs.
01:03:30Il dit aussi
01:03:31à propos du film
01:03:32il est important
01:03:33s'agissant des personnages
01:03:35de ne pas passer
01:03:35de jugement
01:03:36moi-même,
01:03:37je veux laisser cela
01:03:37au spectateur
01:03:38et mettre la responsabilité
01:03:39sur eux.
01:03:41C'est bien !
01:03:42Effectivement,
01:03:42le spectateur est libre
01:03:43de se prononcer.
01:03:45Je me suis vite prononcé,
01:03:47je sais...
01:03:47Vous nous donnez
01:03:48envie d'aller voir
01:03:49ces deux films.
01:03:50Un dernier détail
01:03:51très intéressant,
01:03:52pour vous dire
01:03:52à quel point
01:03:53ce Christian Mungu
01:03:53est vraiment
01:03:54un personnage
01:03:54un peu hors norme,
01:03:56il a dit à Cannes
01:03:57pendant le festival
01:03:58que son film
01:03:59était un plaidoyer
01:04:00contre tout type
01:04:00de fondamentalisme
01:04:01y compris,
01:04:03je cite,
01:04:04le fondamentalisme
01:04:05de gauche.
01:04:06Parler comme ça
01:04:06à Cannes,
01:04:07il fallait oser.
01:04:08Oh là là, oui.
01:04:09Je pense que
01:04:10vous avez très envie
01:04:11d'aller voir ce film.
01:04:12Absolument,
01:04:12absolument.
01:04:13Sauf que je supporte
01:04:14assez mal
01:04:15les scènes d'enlèvement
01:04:16d'enfants
01:04:17par les services sociaux.
01:04:18C'est quelque chose
01:04:19qui m'arrache les tripes
01:04:20et que d'habitude
01:04:21je m'évite.
01:04:24Dernière chose,
01:04:26c'est un film télévisé.
01:04:27Avez-vous vu
01:04:28Le Rouge et le Noir ?
01:04:29Alors non,
01:04:30pas encore.
01:04:31Il y a eu beaucoup de...
01:04:32Alors on peut le voir
01:04:33en replay,
01:04:34donc...
01:04:34Beaucoup de...
01:04:35Alors,
01:04:36je trouve que là,
01:04:37la version est très bonne.
01:04:38Le fils de Belmondo
01:04:40est...
01:04:40Le petit-fils, oui.
01:04:42Le petit-fils.
01:04:43est aussi beau que son père
01:04:44et ça fait toujours plaisir.
01:04:47Virginie Douoyen
01:04:47qui est une très bonne
01:04:48Madame de Reynald.
01:04:49Madame de Reynald
01:04:50est très bonne,
01:04:50c'est parfait.
01:04:51Mais le problème,
01:04:52c'est que moi,
01:04:53Stendhal m'a toujours
01:04:53enquiquinée,
01:04:54excusez-moi,
01:04:55parce que l'histoire
01:04:56d'un petit arriviste
01:04:57qui séduit une femme
01:04:59pour monter dans la société,
01:05:00je ne vois pas le...
01:05:02Je ne vois pas l'intérêt.
01:05:05On nous donne aux enfants
01:05:08de 4-15 ans
01:05:09ce portrait de ce type,
01:05:12un peu désaxé tout de même,
01:05:14qui se fait tabasser
01:05:15par ses frères,
01:05:16mais on commence
01:05:17à comprendre pourquoi.
01:05:20Enfin, je veux dire,
01:05:21ça ouvre des horizons
01:05:22sur l'intérêt
01:05:23de donner aux enfants
01:05:25des textes
01:05:27qui ne proposent pas
01:05:28de véritables héros.
01:05:30Julien Sorel
01:05:31est un anti-héros.
01:05:34Voilà.
01:05:34Oui, mais comme Fabrice
01:05:36Zeldongo.
01:05:37Comme Fabrice Zeldongo,
01:05:38exactement.
01:05:39Stendhal ne présente pas
01:05:40vraiment des héros.
01:05:42Il présente des personnages
01:05:43et il invite le lecteur
01:05:44à réfléchir.
01:05:44Mais le problème,
01:05:45c'est qu'il y a l'éducation
01:05:47et que présenter
01:05:48des anti-héros
01:05:49à des adolescents
01:05:51est, à mon avis,
01:05:52entièrement contre-productif.
01:05:54La jeunesse a besoin
01:05:56de héros.
01:05:57Et quand on est élevé
01:05:58avec des anti-héros,
01:05:59on arrive avec des adultes
01:06:01complètement conditionnés,
01:06:05qui n'ont plus aucun idéal.
01:06:07Et ça, j'attends
01:06:08de voir la deuxième série
01:06:10qui est lundi prochain.
01:06:11Mais ça m'ouvre des horizons
01:06:14et je vais inviter
01:06:15une femme
01:06:16qui a fait une étude
01:06:18sur le tournant
01:06:20des sujets
01:06:22de l'éducation nationale.
01:06:24Et ça sera, je crois,
01:06:25très intéressant.
01:06:27Un dernier mot
01:06:27avant que nous nous quittions
01:06:28sur une grande figure
01:06:30du cinéma français
01:06:30qui a disparu
01:06:31il y a quelques jours,
01:06:32Jean-Paul Rapeno,
01:06:33dont le nom est associé
01:06:34évidemment à Cyrano de Bergerac.
01:06:36Je sais que le film
01:06:37avec Depardieu
01:06:38a beaucoup plus.
01:06:39C'est un film très bien joué.
01:06:40Magnifique, oui.
01:06:40Je suis tellement
01:06:41un inconditionnel
01:06:42de la pièce de théâtre
01:06:42qu'il y a toujours
01:06:43des petits détails
01:06:44qui ne me vont pas,
01:06:45des tirages qui ont été modifiés,
01:06:46le personnage qui ne correspond
01:06:47pas vraiment au personnage
01:06:48selon certains aspects.
01:06:49Mais bon, je sais
01:06:50que le film a beaucoup plus,
01:06:51donc je vais m'abstenir
01:06:53de critiquer.
01:06:54Jean-Paul Rapeno,
01:06:55grande figure,
01:06:56grand scénariste aussi
01:06:56qui a écrit les scénarios
01:06:58de films de Philippe de Broca,
01:07:00L'homme de Rio,
01:07:00Le magnifique,
01:07:01ces deux chefs-d'œuvre
01:07:02joués par Jean-Paul Belmondo.
01:07:02C'est un grand homme, oui.
01:07:04C'est aussi
01:07:05Le hussard sur le toit,
01:07:06sur l'épidémie de choléra,
01:07:10c'est ça ?
01:07:11Magnifique.
01:07:11– Que j'ai vu avant
01:07:14la pandémie de Covid.
01:07:16– Ah oui, oui.
01:07:16– Et du coup,
01:07:18en voyant,
01:07:18en les enconfinés,
01:07:19je repensais au film
01:07:20Le hussard sur le toit
01:07:20que j'avais vu
01:07:21coïncidence peu de temps avant.
01:07:23– Vous avez bien fait
01:07:24de nous rappeler.
01:07:25– Oui, oui, non,
01:07:25j'en parle.
01:07:25– C'est une page
01:07:26d'histoire du cinéma.
01:07:28– Eh bien, bravo
01:07:29pour cette belle récolte,
01:07:31Renaud, merci beaucoup
01:07:33et nous nous retrouvons
01:07:35le mois prochain.
01:07:35– On parlerait certainement
01:07:36des misérables
01:07:37dont la bande-annonce
01:07:38est prometteuse.
01:07:39– Très bien.
01:07:39Pour conclure cette émission,
01:07:41chers amis de TV Liberté,
01:07:43je vais proposer
01:07:44à Renaud de Bourloff
01:07:45de nous donner
01:07:46certaines chroniques
01:07:47qu'il a bien rédigées
01:07:48et je les mettrai
01:07:49sur mon blog
01:07:50annebrassier.fr
01:07:52comme ça,
01:07:52vous pourrez les retrouver.
01:07:53Merci Renaud.
01:07:55– C'est vrai que vous remerciez, Anne.
01:07:56– À bientôt,
01:07:56chers amis de TV Liberté.
01:07:58– Sous-titrage ST' 501
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