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Au programme de cette édition, Donald Trump décrète une trêve énergétique entre Russie et Ukraine. Une exigence respectée par aucune des deux parties.

L’Arabie saoudite piégée dans l’impasse américaine. La monarchie du Golfe a beaucoup misé sur Washington et le prince héritier souvent porté aux nues pour sa gestion du pays se trouve aujourd’hui bien désœuvré.

Et enfin, nous irons en Grande-Bretagne. Dix ans après le vote du Brexit, l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord réclament l’autonomie vis-à-vis de Londres pour se tourner vers l’Union européenne.

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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis très heureuse de vous retrouver ce soir.
00:18Au programme de cette édition, Donald Trump décrète une trêve énergétique entre Russie et Ukraine,
00:23une exigence respectée par aucun des deux belligérants.
00:28L'Arabie saoudite piégée dans l'impasse américaine.
00:32La monarchie du Golfe a beaucoup misé sur Washington.
00:34Et le prince héritier, souvent porté au nu pour sa gestion du pays, se trouve à présent bien désœuvré.
00:40Et puis nous irons en Grande-Bretagne, dix ans après le vote du Brexit.
00:44L'Ecosse, le Pays-Gal et l'Irlande du Nord réclament désormais l'autonomie vis-à-vis de Londres
00:49pour se tourner vers l'Union européenne.
00:55Zelensky reste sourd aux demandes de Donald Trump.
00:58Alors que le président américain a exhorté l'Ukraine à cesser les frappes sur les infrastructures pétrolières,
01:02Moscou et Kiev continuent d'en découdre sur tous les fronts énergétiques.
01:06Nicolas de Lamberterie.
01:07À peine annoncée, immédiatement inopérant.
01:11Ce lundi, Donald Trump s'exprimait sur Trust Social pour affirmer avoir obtenu de l'Ukraine
01:18qu'elle cesse ses frappes sur les infrastructures énergétiques de la Russie
01:22et que la Russie en ferait de même avec l'Ukraine.
01:25Trump d'ajouter que la guerre russo-ukrainienne est la cause principale
01:29de l'augmentation des prix du carburant dans le monde et non pas le conflit en Iran.
01:33Une déclaration aussi inexacte qu'impuissante, puisque très rapidement,
01:38le président ukrainien Volodymyr Zelensky faisait savoir que cette trêve
01:42devait nécessairement s'accompagner d'une trêve des frappes russes sur d'autres types d'infrastructures.
01:47Et dans la nuit de lundi à mardi, les frappes ont repris,
01:51les Ukrainiens parvenant à toucher une raffinerie située à Cisran dans la région de Samara,
01:57tandis que les Russes détruisaient plusieurs stations-service à Kiev avec leur nouveau drone à réaction.
02:02Cette déclaration du président Trump est ridicule et grotesque,
02:06parce que les frappes sur les installations d'hydrocarbures russes
02:11sont des frappes qui sont utiles dans la stratégie d'affaiblissement de la Russie
02:16qui est poursuivie par les Ukrainiens.
02:17Par contre, ces raffineries sont des objectifs qui sont très très résilients sur le plan technique.
02:23La destruction technique d'une raffinerie est quasiment impossible avec des charges aussi faibles.
02:27Par contre, l'impact logistique est avéré,
02:30puisque lorsque vous frappez les réservoirs,
02:33ça perturbe le flux logistique du fonctionnement de la raffinerie.
02:37Ça peut perturber régionalement la circulation des hydrocarbures.
02:41C'est d'ailleurs ce qui s'est passé souvent dans les zones de Russie,
02:43où il y avait plusieurs installations d'hydrocarbures qui avaient été touchées.
02:47Maintenant, ce que l'on peut constater,
02:48c'est que ces frappes ont quasiment arrêté par rapport au niveau auquel elles étaient il y a quelques mois,
02:54parce que les Russes ont mis en place des contre-mesures de protection,
02:57aussi bien sur le plan de la défense antiaérienne que sur le plan de la protection des installations.
03:01Ensuite, parce que je pense que les Ukrainiens se sont aperçus,
03:03c'est que l'effet technique était faible.
03:06Ils ont basculé sur d'autres types de frappes,
03:08de ce fait-là, beaucoup plus faciles et plus spectaculaires
03:11en s'attaquant aux entrepôts des entreprises d'e-commerce en Russie.
03:16Et il n'y a pas que dans les airs que la guerre se poursuit,
03:19mais aussi, bien évidemment, sur le terrain.
03:21La lutte pour le Donbass, but de guerre minimale des Russes
03:24en raison de son importance symbolique pour l'opinion publique,
03:27a connu une évolution ces derniers jours
03:29avec une contre-offensive ukrainienne dans le secteur de Liman.
03:33Comme souvent lorsqu'ils sont en difficulté dans cette guerre,
03:36comme cela s'est vu à Kursk ou à Kupyansk,
03:38les Russes ont reculé,
03:40plutôt que de chercher à tenir le terrain à tout prix.
03:43Toutefois, en dépit de l'importance symbolique du Donbass pour les deux belligérants,
03:47Hervé Caress estime qu'une évolution décisive de la ligne de front
03:51est plutôt à attendre dans le secteur de Zaporizhia.
03:55Depuis la chute de Gouya-et-Poyev fin 2025,
03:58Russes et Ukrainiens se livrent des combats acharnés autour de Horyerov,
04:02l'un des points clés de la défense ukrainienne dans le secteur.
04:05C'est un indéniable succès tactique de l'armée ukrainienne,
04:08notamment du 3e corps Azov,
04:10sur une ville que les Russes étaient en passe de conquérir.
04:13Bon, maintenant, il faut avoir une vision systémique et stratégique du front terrestre
04:18et remarquer que les deux points qui sont importants,
04:21c'est Slaviansk et Kramatorsk,
04:23avec ses dernières forteresses du Donbass,
04:26et surtout la zone de Zaporizhia,
04:28puisque c'est une zone qui, en cas de percée russe,
04:30permettrait aux Russes, du fait du terrain, d'atteindre le Dniepr.
04:33Et le fait que les Russes atteignent le Dniepr
04:34aurait un effet politique qui serait important en Ukraine, bien sûr,
04:39mais également en Europe,
04:40avec des pays qui soutiennent les forces armées ukrainiennes
04:44et l'Ukraine de manière globale.
04:46Le terrain permet, en fait, des grandes avancées
04:48une fois que sont percées les lignes défensives de l'adversaire.
04:52Pour débloquer la ligne de front,
04:54les Russes ne peuvent attendre qu'un effondrement politico-économique de l'Ukraine,
04:58ou bien briser suffisamment les chaînes logistiques ukrainiennes
05:01qui approvisionnent le pays, son économie, son industrie de guerre
05:04et l'alimentation de la ligne de front.
05:06C'est aussi dans cette perspective qu'il faut considérer les frappes russes
05:10qui s'attaquent de manière systématique aux stations-services
05:13ou aux chemins de fer ukrainiens,
05:14voire entreprennent des sabotages des usines de drones hors d'Ukraine.
05:18Alors, pour les Russes,
05:20quelles seraient les conditions de succès d'une percée dans cette zone ?
05:24La neutralisation du mur de drones ukrainien,
05:26qui reposerait sur deux types d'opérations,
05:28des opérations défensives,
05:30c'est-à-dire des opérations de protection des forces russes,
05:33soit par des nuages du fumet, soit en utilisant la météo,
05:37soit également avec des dispositifs qui ont été testés dernièrement
05:40lors de plusieurs percées plein des mécanisés que les Russes ont tentés.
05:44Ce sont des dispositifs de neutralisation des drones qui se mettent sur les chars.
05:48Sur le plan offensif, dans la zone du front,
05:50c'est la neutralisation des centres de mise en œuvre des opérateurs de drones
05:53au moyen des bombes guidées, planantes,
05:56mais également de l'artillerie longue portée,
05:57lorsque ces centres de mise en œuvre sont détectés.
06:00Et en arrière du front, c'est bien sûr la neutralisation
06:03ou la coupure des flux logistiques
06:05qui permettent d'alimenter ce mur de drones.
06:07Alors ça peut se concrétiser par les destructions de locomotives
06:10auxquelles on assiste,
06:11les destructions de stations-services.
06:13À l'intérieur du territoire ukrainien,
06:15c'est la destruction des centres et des ateliers,
06:17des usines d'assemblage de ces drones.
06:18Et très probablement sur le territoire des nations
06:22qui sont soutiens de l'Ukraine,
06:24des opérations clandestines
06:26qui assurent la destruction des usines
06:28qui produisent des drones au profit des ukrainiens.
06:30Et dernièrement, il y a eu une usine en Pologne
06:32qui a brûlé de manière très très suspecte.
06:34Et d'ailleurs, cela a été souligné
06:36par les dirigeants politiques polonais.
06:39Et du côté ukrainien,
06:40il n'y a pas que le pays qui est en flamme,
06:42mais aussi le pouvoir autour du président Zelensky.
06:46Dans la nuit de dimanche à lundi,
06:48le procureur général Ruslan Kravchenko
06:50a précipitamment quitté le pays par la Pologne
06:54suite à des perquisitions menées par la NABU,
06:57l'office anticorruption ukrainien,
06:59géré par les alliés occidentaux de l'Ukraine.
07:01Démis de ces fonctions par Volodymyr Zelensky,
07:05Kravchenko a répliqué publiquement
07:07en annonçant sa démission
07:08et en critiquant les méthodes de fonctionnement de la NABU.
07:11Plusieurs analystes estiment
07:13qu'en dépit de l'impact négatif
07:15de ces scandales à répétition
07:16sur les opinions publiques occidentales,
07:18toutes ces manœuvres aboutissent à un objectif
07:20poursuivi par les occidentaux,
07:22à savoir la prise en main,
07:24pion par pion,
07:25de l'administration ukrainienne,
07:27laissant à Volodymyr Zelensky
07:28le simple rôle de façade
07:30d'un pouvoir ukrainien
07:31qu'il n'exerce en réalité
07:33que de manière de plus en plus partielle,
07:35laissant place à la réalité majeure du conflit,
07:38celle d'un affrontement Occident-Russie
07:40dans lequel l'Ukraine n'en est que le proxy.
07:46Et si le piège américain se refermait à présent
07:49sur la stratégie de Mohamed Ben Salman ?
07:52Avec la crise à Hormuz et la guerre régionale,
07:54le prince héritier d'Arabie Saoudite
07:56découvre les limites d'une diplomatie
07:58longtemps portée au nu.
07:59Explication d'Olivier Frère-Jacques.
08:01Ébronlé par l'attaque américaine contre l'Iran,
08:03puis déstabilisé par les attaques outils
08:06contre le royaume et son oléoduc,
08:08l'Arabie Saoudite se trouve
08:09dans une position inconfortable.
08:11Entre dépendance américaine,
08:13rapprochement impossible à achever
08:14avec Israël et fragilité de vision 2030,
08:17le prince héritier Mohamed Ben Salman
08:19semble perdre de sa superbe.
08:22La guerre régionale présente désormais
08:24l'addition à Riyad.
08:25Après la quasi-paralysie du détroit d'Hormuz,
08:28l'Arabie Saoudite comptait sur son oléoduc
08:30Est-Ouest pour acheminer son pétrole
08:32jusqu'à la mer Rouge.
08:33Une attaque de drones l'a mis hors service,
08:36tandis que les Houthis,
08:37désormais solidement implantés
08:38sur la côte yéménite,
08:40menacent également Bab el-Mandeb.
08:42Deux verrous stratégiques se referment ainsi
08:44autour de la pétromonarchie.
08:45Le porte-parole militaire des Houthis,
08:47Gaïa Sari, a confirmé lundi
08:49que les rebelles maintiendraient la pression.
08:52Les forces armées yéménites
08:54poursuivront leurs opérations militaires
08:56d'envergure au cœur du territoire saoudien
08:58tant que se prolongera l'agression injuste
08:59menée contre notre peuple.
09:04Toute nouvelle agression
09:08entraînera une intensification
09:09des opérations à grande échelle.
09:18Nous maintiendrons notre mobilisation militaire
09:20jusqu'à ce que le siège imposé
09:22à notre pays bien-aimé soit totalement levé.
09:25Dieu est notre roc et notre bouclier.
09:28Le symbole est cruel pour Mohamed Ben Salman.
09:31C'est au Yémen qu'il avait construit
09:32dès 2015 une partie de son image d'homme fort.
09:35Plus de dix ans après l'intervention saoudienne,
09:37les Houthis n'ont pas disparu.
09:38Ils se sont renforcés, aguerris
09:40et disposent désormais de capacités balistiques
09:42et de drones capables de frapper
09:44profondément le territoire saoudien.
09:46Leur progression récente
09:48jusqu'aux abords de Bab el-Mandeb
09:50bouleverse même l'équilibre régional.
09:52Autre désillusion,
09:53le parapluie américain
09:55apparaît moins automatique qu'autrefois.
09:57MBS a sollicité une intervention militaire
10:00contre les Houthis
10:01mais Donald Trump a refusé
10:02des frappes américaines directes
10:04dans un contexte de pénurie de munitions
10:06pour l'oncle Sam,
10:07arguant par ailleurs que les Houthis
10:09sont entrés directement en discussion
10:11avec les Etats-Unis.
10:14Nous avons eu des discussions.
10:16Les Houthis nous ont contactés,
10:18ils ne veulent pas nous affronter.
10:20Ils nous ont fait savoir
10:21qu'ils ne souhaitaient pas de conflit avec nous.
10:23Ils ne veulent pas que nous nous en prenions à eux.
10:26Ils ont pris contact avec nous
10:28pour exprimer cela,
10:29ils préfèreraient largement
10:30que nous ne soyons pas impliqués.
10:32Par ailleurs,
10:33ils laissent passer la plupart des navires.
10:36Il n'y a qu'un seul pays
10:37à leur égard duquel ils sont mécontents
10:39et nous allons régler la situation.
10:41Washington fournit renseignements
10:43et aides au ciblage,
10:44mais Riyad doit mener lui-même la bataille.
10:46La dépendance militaire demeure donc forte
10:48sans que la garantie politique soit absolue.
10:51Cette dépendance complique encore
10:52le dossier des accords d'Abraham.
10:54Washington souhaite toujours voir
10:56l'Arabie saoudite normaliser
10:58ses relations avec Israël.
10:59Trump a même conditionné en juillet
11:01l'accord nucléaire civil américano-saoudien
11:04à l'entrée de Riyad
11:05dans les accords d'Abraham.
11:06Or, le royaume continue officiellement
11:09de réclamer une perspective crédible
11:11d'État palestinien.
11:12Nous voulons avoir de bonnes relations
11:14avec tous les pays du Proche-Orient.
11:16C'est une bonne chose
11:17et nous voulons faire partie
11:18des accords d'Abraham.
11:19Mais nous voulons aussi être sûrs
11:20de garantir une voie claire
11:21vers une solution à deux États.
11:23Une partition très difficile à jouer
11:24pour l'Arabie saoudite
11:25qui doit composer
11:26avec une opinion naturellement
11:27anti-israélienne
11:29et renforcée par les révélations
11:30sur le 7 octobre
11:31et la place de Benjamin Netanyahou,
11:32ainsi qu'avec la nécessité
11:34de coopération sécuritaire
11:35avec les alliés des États-Unis.
11:37La guerre affecte désormais
11:39considérablement l'économie du pays.
11:41Avant la dernière escalade,
11:42le FMI ne prévoyait déjà
11:43plus que 1,7% de croissance en 2026.
11:47Riyad avait déjà envisagé
11:49un déficit de 44 milliards de dollars,
11:51tandis que la dette publique
11:52devait atteindre près de 32% du PIB
11:55fin 2025.
11:56Le royaume demeure riche
11:58et dispose encore
11:59d'importantes marges financières,
12:00mais ses ambitions
12:01sont progressivement recalibrées.
12:03Le Fonds souverain PIF
12:04réoriente ses investissements
12:06et certains méga-projets
12:07de vision 2030,
12:08le grand programme de développement
12:10et de sortie de la rente pétrolière,
12:12ont été revus à la baisse.
12:13MBS avait cherché
12:15à tout concilier,
12:16Washington,
12:16sans dépendance excessive,
12:18Pékin,
12:19sans rupture avec l'Amérique,
12:20détente avec Téhéran,
12:21ouverture veille à Israël
12:22et transformation économique
12:23à marche forcée.
12:24Cette souplesse avait nourri
12:26sa réputation de stratège.
12:27La crise actuelle
12:28en révèle surtout la fragilité.
12:30Très dépendant,
12:31des Etats-Unis pas prêts
12:32à tendre la main à Israël
12:34ou à jouer sa propre partition.
12:36La pétro-monarchie est fragilisée
12:38par une guerre
12:39qu'elle ne voulait pas.
12:44Rompre avec Londres
12:45pour retrouver la soumission
12:47avec Bruxelles.
12:48À Cardiff,
12:49les chefs de gouvernement
12:50gallois, écossais et nord-irlandais
12:51ont publié une déclaration
12:53d'autonomie
12:53vis-à-vis du Royaume-Uni.
12:55Pour eux,
12:56l'avenir doit être tourné
12:57vers l'Union européenne.
12:58Le point de Renaud de Bourleuf.
13:00Le Royaume-Uni
13:01se désunit littéralement.
13:03Lundi à Cardiff,
13:04le Premier ministre
13:05du Pays de Gaulle,
13:05Ron Auer,
13:06a reçu ses homologues
13:07écossais et nord-irlandais,
13:08John Sweeney
13:09et Michel O'Neill.
13:10Les trois chefs
13:11de gouvernement locaux
13:12appartiennent
13:12à la tendance indépendantiste.
13:14Nous nous sommes réunis
13:15tous les trois
13:15car nous voulons tous
13:16nous libérer
13:17des chaînes de Westminster.
13:19Nous sommes réunis
13:19pour un moment d'espoir
13:21et d'opportunité
13:21pour tout notre peuple.
13:23Se libérer
13:24des chaînes de Westminster,
13:25ils ont signé lundi
13:26une déclaration
13:27affirmant le droit
13:27de leur nation
13:28à déterminer leur avenir
13:29et appelant Londres
13:31à préparer
13:31les changements constitutionnels
13:32inhérents.
13:33Les enjeux ne sont pas
13:34les mêmes d'une nation
13:35à l'autre,
13:35alors que l'Écosse
13:36prône véritablement
13:37une indépendance,
13:38le Pays de Gaulle
13:38est davantage favorable
13:39à un renforcement
13:40de ses compétences.
13:41Pour l'Irlande du Nord,
13:42la rupture avec Londres
13:43est surtout une étape
13:44en vue d'une réunification
13:45avec Dublin.
13:46Quelques jours plus tôt,
13:47le président des États-Unis,
13:48Donald Trump,
13:48de passage en Irlande
13:49pour visiter son
13:50Trump International Golf
13:51en avait profité
13:53pour se réjouir
13:54ouvertement
13:54d'un tel projet.
13:55Je ne veux pas créer
13:56de problème,
13:57mais je veux vous le dire,
13:58j'aimerais beaucoup
13:59voir l'Irlande unifiée.
14:00Bien sûr,
14:01le Royaume-Uni
14:01aura son mot à dire,
14:03mais je pense que
14:03ce serait une très bonne chose.
14:05Pour l'instant,
14:05la partie de golf
14:06a lieu à Cardiff.
14:07Si les aspirations divergent,
14:08les trois chefs de gouvernement
14:09se sont accordés
14:10et résument leur position ainsi.
14:12Ils veulent être
14:13des nations
14:14travaillant ensemble
14:14sur un pied d'égalité,
14:16partageant leurs idées
14:17et leur expertise.
14:18Ce que nous voulons,
14:19c'est l'autodétermination.
14:21Ce que nous voulons,
14:22c'est être capables
14:23de décider de notre propre avenir
14:25et de mettre cela
14:26dans les mains
14:27de nos citoyens.
14:28Le Premier ministre écossais
14:29John Sweeney
14:29va jusqu'à affirmer,
14:30je cite,
14:31que l'ère de Westminster
14:32touche à sa fin
14:33et qu'Andy Burnham
14:34est le dernier Premier ministre
14:35du Royaume-Uni.
14:36Kenneth Morris
14:37et militant réformes UK
14:38à Birmingham
14:39revient sur cet événement
14:40qui, à première vue,
14:42semble avoir
14:42une portée historique.
14:44Tout cela doit être
14:45regardé avec sérieux
14:47parce qu'évidemment,
14:48la rupture d'un pays
14:49a une portée majeure.
14:50Selon moi,
14:51et selon beaucoup de personnes
14:52à travers tout le Royaume-Uni,
14:54pas seulement en Angleterre,
14:56c'est plutôt une tentative
14:58d'explorer les faiblesses
14:59du gouvernement actuel.
15:02Autre point fondamental
15:03de leur déclaration,
15:04ils veulent la désunion
15:05avec Londres
15:05pour mieux se tourner
15:06vers Bruxelles.
15:07Ainsi, selon eux,
15:08l'avenir de leur nation
15:09appartient à l'Union européenne.
15:10Un paradoxe dans un texte
15:11affirmant que Londres
15:12ne doit pas bloquer
15:13leur démocratie
15:13et les aspirations
15:14de leurs citoyens.
15:15En effet,
15:16les Gallois,
15:16à l'instar des Anglais,
15:17ont voté à plus de 52%
15:19pour le Brexit.
15:20Alors que la sortie
15:21de l'Union européenne
15:22a eu lieu officiellement
15:23il y a cinq ans,
15:23les effets ne se sont pas
15:24vraiment fait sentir
15:25et Chapelle à tutelle
15:26de Bruxelles devait permettre
15:27de reprendre le contrôle
15:28des frontières
15:29et de redonner de la liberté
15:30aux travailleurs indépendants
15:32et aux petites entreprises.
15:33Or,
15:33les gouvernements conservateurs
15:34et travaillistes
15:35ont mis fin
15:35à l'abrogation des lois
15:36issues des traités européens.
15:38Ainsi,
15:38les trois chefs de gouvernement
15:39locaux vont jusqu'à affirmer
15:40que le Brexit
15:41a nué à leur économie,
15:42ce qui est couramment entendu
15:43en Europe.
15:45Le but de votre Union européenne,
15:49vu que sa puissance
15:50dépend de sa taille géographique,
15:52c'est de ne pas laisser
15:54les autres partir.
15:55Si la Grande-Bretagne
15:56part et réussit,
15:57d'autres pays
15:58pourraient avoir
15:58la même idée.
16:01Donc,
16:02il faut pousser la rhétorique,
16:03dire que le Brexit
16:05était une mauvaise idée.
16:07En fait,
16:07il est vrai que quitter
16:08l'Union européenne
16:09n'est peut-être pas
16:10une bonne idée
16:11pour certains pays,
16:12mais ça l'est certainement
16:13pour nous.
16:14Nous n'avons pas eu
16:15une trajectoire
16:16qui soit pire
16:16que la France
16:17ou l'Allemagne.
16:20Quand nous avons finalisé
16:22l'accord de 2020,
16:23nous avons eu
16:23le coronavirus,
16:24les fermetures,
16:25tous les problèmes économiques,
16:26l'inflation,
16:27les problèmes sociaux,
16:28tout ce que vous pouvez imaginer,
16:30ce qui est arrivé
16:30aussi en France
16:31et en Allemagne.
16:37nous ne voyons pas
16:39en quoi notre situation
16:40est vraiment pire
16:41que si nous étions
16:41restés dans l'UE.
16:44Ceci dit,
16:45notre gouvernement
16:46n'a pas eu la chance
16:47d'utiliser pleinement
16:48les bénéfices du Brexit.
16:50Face à l'accord de Cardiff,
16:51le Premier ministre
16:52travaillissante de Burnham
16:53a réagi par l'intermédiaire
16:54de son porte-parole.
16:55Il dit s'engager
16:56à apporter le changement
16:57dans les quatre nations
16:57du Royaume-Uni.
16:58Il dit préférer
16:59alléger les pressions
17:00sur les finances des ménages
17:01et renforcer la sécurité économique
17:02plutôt que de s'engager
17:04dans des débats constitutionnels
17:05ou de nouveaux référendums.
17:06Si vous voulez voir
17:07la Grande-Bretagne
17:07revenir sous l'augurant de Bruxelles,
17:09il ne s'attendait pas
17:09à ce que le processus
17:11se déroule ainsi.
17:15Et passons à présent
17:16à l'actualité
17:16en bref en France.
17:20La magistrature
17:21s'agrippe à la truelle.
17:23Dans les courriers
17:24datés du 7 septembre
17:25adressés à Emmanuel Macron
17:26et aux gardes de Sceaux
17:26de Gérald Darmanin,
17:27les grandes obédiences
17:28maçonniques françaises
17:29contestent un avis
17:30du collège de déontologie
17:31des magistrats
17:32rendu le 9 juin dernier.
17:33Ce texte jugeait
17:34l'appartenance
17:35à la franc-maçonnerie
17:35incompatible
17:36avec la fonction de magistrat
17:37dès lors que le serment prêté
17:38impliquerait une allégeance
17:40prioritaire
17:40et appelait à la vigilance
17:42dans les autres cas.
17:43Les signataires invoquent
17:43la liberté d'association
17:44et de conscience
17:45et reprochent notamment
17:46au collège
17:46d'être appuyé sur Wikipédia
17:47pour étayer son avis.
17:49Il demande à Gérald Darmanin
17:50de saisir le conseil supérieur
17:51de la magistrature
17:51afin qu'il tranche formellement
17:52la question.
17:53Une tâche pas évidente
17:54dans la mesure
17:55où une large partie
17:55des activités maçonniques
17:56reste frappée
17:57par le sceau du secret.
18:00Carcassonne dans le Viseur
18:01la ville du Languedoc
18:02gagnée par le RN
18:02Christophe Barthès
18:03lors des dernières élections
18:04municipales
18:04n'en finit plus
18:05de faire les choux gras
18:06de la presse.
18:06Une vidéo publiée
18:07sur les réseaux sociaux
18:08montre un policier national
18:09jeté à terre un individu
18:10dont le crâne
18:11vient percuter le sol.
18:12Les faits remonteraient
18:13au 21 juin dernier
18:14et il s'agirait
18:14d'un certain Youssef
18:1529 ans
18:16décédé le 3 juillet dernier.
18:18C'est en tout cas
18:18ce qu'affirme le frère
18:19de Youssef, Hamza.
18:21Une enquête judiciaire
18:22était ouverte
18:22par le parquet de Marseille
18:23et confiée à l'IGPN.
18:24De même,
18:24une enquête en recherche
18:25sur les causes de la mort
18:26est en cours
18:26et l'autopsie réalisée
18:27le 9 juillet dernier
18:28aurait exclu
18:29toute lésion traumatique
18:30suspecte.
18:31Une cause toxique du décès
18:32est privilégiée
18:33à l'heure actuelle
18:34alors que certains
18:34décrivent la victime
18:35comme un SDF toxicomane.
18:37La famille semble quand elle
18:38convaincue que l'arrêt cardiaque
18:39est lié à ce qu'ils dénoncent
18:40comme des violences policières
18:41survenus près de deux semaines
18:42d'après les faits liés à la police.
18:44Une affaire que les médias agitent
18:46en faisant le lien
18:47avec la récente vidéo polémique
18:48de policiers municipaux
18:49proférant des propos racistes
18:51datant de la municipalité
18:52précédente.
18:54La cour neuve
18:55devient la cour des miracles.
18:56Dimanche matin,
18:57dans la ville de Seine-Saint-Denis,
18:58un homme a perdu la vie
18:58en marge d'une soirée organisée
19:00dans la salle des fêtes
19:01de la ville.
19:01Des coups de feu ont retenti
19:02à l'extérieur
19:03et un participant
19:03était touché au moins deux fois
19:04à la jambe gauche.
19:05L'individu suspecté
19:06d'être l'auteur des tirs
19:07a alors été pris à partie
19:08par un groupe d'hommes.
19:13Hospitalisée rapidement,
19:13la victime est en état
19:15de mort cérébrale.
19:16Le blessé par balle
19:17devrait quant à lui
19:17se remettre de ses blessures
19:18à la jambe.
19:20Refus d'obstination déraisonnable
19:21ou euthanasie passive.
19:23Le sort de Tasnim,
19:25une fille âgée de 4 mois,
19:26est entre les mains des juges.
19:27Née en mai dernier,
19:28au bout de 28 semaines de grossesse,
19:30elle est hospitalisée
19:30à l'hôpital Necker à Paris
19:31après des complications
19:32liées à sa naissance
19:33en très grande prématurée.
19:35Les médecins ont diagnostiqué
19:36des atteintes neurologiques,
19:37respiratoires et digestives
19:38et ont prévenu les parents
19:39qu'elle pourrait être
19:39polyhandicapée.
19:40Ils considèrent que la poursuite
19:42de certains traitements
19:42pourrait constituer
19:43une obstination déraisonnable.
19:44Mais les parents de Tasnim
19:45s'opposent à un arrêt
19:47de ces traitements.
19:47Ils ont saisi les juges
19:48en référé.
19:49Après avoir examiné l'affaire
19:50mardi 8 septembre,
19:51le tribunal administratif de Paris
19:52a rejeté le pourvoi des parents
19:53qui se tournent maintenant
19:55vers le Conseil d'État.
20:00Et l'on poursuit
20:01avec le reste
20:01de l'actualité internationale.
20:05Trump pousse Ottawa
20:07dans les bras de Bruxelles.
20:08Le Canada, qualifié
20:09par son Premier ministre
20:10Marc Carnet
20:11de plus européen
20:12des pays non-européens,
20:14intensifie son rapprochement
20:15avec l'Union européenne.
20:16Alors que les tensions
20:17commerciales avec les Etats-Unis
20:18s'aggravent, Carnet est invité
20:19ce mercredi à Strasbourg
20:21pour assister
20:21le Vénard
20:22au discours sur l'état
20:23de l'Union
20:24d'Ursula von der Leyen
20:25avant de s'exprimer
20:26devant les eurodéputés.
20:27Ce geste symbolise
20:28la volonté commune
20:30de diversifier les partenariats.
20:31Les deux parties
20:32renforcent déjà
20:33leur coopération
20:34notamment via un accord
20:35sur l'industrie
20:36de la défense.
20:37Un sommet Canada-UE
20:39est prévu à Montréal
20:40fin octobre.
20:41Si 57% des Canadiens
20:43se disent favorables
20:44à une adhésion,
20:44cette perspective
20:45reste tout à fait
20:46irréaliste.
20:47Les Etats-Unis
20:48demeurent de très loin
20:50le premier partenaire
20:51commercial du Canada
20:51concentrant près de 70%
20:53de ses exportations
20:54contre un peu plus
20:55de 5% pour l'UE.
20:57Le vote par correspondance
20:58a encore de beaux jours
20:59devant lui
21:00aux Etats-Unis.
21:01Lundi à Washington,
21:02la Cour suprême
21:02a rejeté le recours
21:04de l'administration Trump
21:05visant à lui permettre
21:06d'encadrer plus strictement
21:08le vote par correspondance.
21:09L'enjeu était important
21:10pour Donald Trump
21:11alors que les élections
21:12de mi-mandat
21:13ont lieu en novembre
21:14et que le parti républicain
21:15pourrait perdre sa majorité
21:17à la Chambre des représentants
21:18ainsi qu'au Sénat.
21:19Sans surprise,
21:19la décision de la Cour suprême
21:20a été chaleureusement accueillie
21:22du côté démocrate.
21:24Kamala Harris
21:25va-t-elle reprendre
21:26la course à la Maison-Blanche ?
21:27dit le gouverneur de Californie
21:29Gavin Newsom,
21:30considéré comme le favori
21:31du camp démocrate
21:32pour l'élection présidentielle
21:33américaine de 2028,
21:34a annoncé qu'il pourrait
21:35renoncer à sa candidature
21:37si Kamala Harris
21:38revenait dans l'arène.
21:39Rappelons que l'ancienne
21:40vice-présidente de Joe Biden
21:42avait été largement battue
21:43en 2024
21:44par Donald Trump.
21:45Les élections de mi-mandat
21:47en novembre
21:47pourraient être l'occasion
21:48pour d'autres candidats
21:50de se distinguer.
21:51Alger poursuit sa mue diplomatique.
21:53Le premier ministre algérien
21:55Sifi Grieb
21:55s'est rendu lundi
21:57en visite officielle
21:57à Bamako
21:58trois semaines
21:59après le déplacement
22:00de son homologue malien
22:01le général Abdoulaye Maïga
22:02à Alger.
22:03Cette visite s'inscrit
22:04dans un processus
22:05de dégel
22:05après plusieurs mois
22:06de tensions
22:07entre les deux pays.
22:08Accueilli à l'aéroport
22:09par le chef du gouvernement malien,
22:10Grieb doit rencontrer
22:11le chef de la junte
22:12le général Assimi Goïta
22:14à qui il remettra
22:15un message personnel
22:16du président
22:17Abdelmajid Tebboun.
22:18Les deux délégations
22:19tiendront ensuite
22:20une séance de travail.
22:22Partageant une frontière
22:23de plus de 1300 kilomètres,
22:25Alger et Bamako
22:25placent au cœur
22:27de leur discussion
22:27la lutte contre le terrorisme
22:29et les groupes armés
22:30qui déstabilisent le Sahel.
22:32Un véritable réchauffement
22:33des relations
22:33pourrait être confirmé
22:35par la convocation rapide
22:36de la grande commission
22:37mixte de coopération.
22:38Quelques jours après
22:39la rupture des relations diplomatiques
22:41avec les Émirats,
22:42l'Algérie trace les lignes
22:43de sa politique internationale.
22:48Et voilà,
22:49on arrive déjà
22:49à la fin de cette édition.
22:51Dès maintenant,
22:51retrouvé Choc du Monde,
22:53Edouard Chaneau reçoit
22:53Emmanuel Gou,
22:54diplomate et connaisseur
22:56de la Russie
22:56pour évoquer
22:57la facture quotidienne
22:59de la guerre en Ukraine
22:59pour l'Union européenne.
23:01Voilà,
23:01c'est à présent
23:02la fin de cette édition.
23:03Merci à tous
23:03pour votre fidélité.
23:05Rendez-vous demain
23:05pour une nouvelle édition.
23:07Bonsoir.
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