00:00On est dans la continuité du mouvement qui a été lancé le 26 juin dernier à l'université devant 500
00:07participants
00:08pour initier ce que j'appelle, ce que j'espère, cette mobilisation générale
00:14de l'ensemble des acteurs de la vie administrative, politique, associative, familiale, éducative de la Réunion.
00:23Ce combat, les forces de l'ordre le mènent avec détermination, avec efficacité
00:29mais ça n'est pas suffisant, on s'attaque à l'offre de drogue
00:34mais il faut aussi s'occuper des consommateurs pour les dissuader de faire le premier pas
00:40pour les accompagner lorsqu'ils l'ont fait, les soigner, les éduquer dès le plus jeune âge
00:45et c'est l'objet de cette mobilisation en plusieurs temps.
00:49Le premier temps, le lancement le 26 juin, on a eu le 7 septembre 450 chefs d'entreprise qui étaient
00:55là
00:55qui commencent à adhérer à cette charte d'espoir.
00:58Aujourd'hui, c'est la concrétisation, c'est-à-dire que les acteurs, on a signé des chartes
01:03et puis les acteurs annoncent leurs propositions, leurs intentions
01:08et je suis très heureux et je salue la présence aujourd'hui, chacun avec ses compétences
01:14de M. le Recteur d'Académie de la Réunion et de M. le Directeur Général de l'ARS.
01:18L'administration avance unie aux côtés des réunions.
01:22C'est comme un cancer, il y a des métastases partout.
01:25Personne ne peut dire, il n'y en a pas chez moi, même dans les services de l'État, il
01:29y en a probablement statistiquement.
01:31Ce sont des métastases, elles s'installent dans toute la société réunionnaise.
01:35C'est le doux très présent dans le Sud, mais la cocaïne, les amas sont présents partout sur la Réunion
01:41et il faut qu'à un moment donné, quelqu'un dise stop.
01:45Quelqu'un exprime le fait que c'est mauvais pour la santé, c'est mauvais pour le couple, pour la
01:51famille,
01:51c'est mauvais pour le travail et finalement c'est mauvais pour la Réunion.
01:55Ce moment est venu et j'ai besoin, c'est pour ça que je propose cette mobilisation,
02:01c'est-à-dire qu'on a besoin des acteurs qui sont sur le terrain.
02:04Les associations, les enseignants, les soignants, les familles,
02:08elles sont en première ligne et nous avons besoin qu'elles se mobilisent.
02:12Nous sommes là pour les aider à se mobiliser, pour les accompagner, éventuellement pour les financer,
02:18mais on a besoin de ces acteurs.
02:20Le prochain étage, c'est le lancement d'une campagne de communication originale,
02:25à plusieurs niveaux, avec des médias traditionnels,
02:29avec aussi la mobilisation d'influenceurs, de créateurs de contenu
02:36qui spontanément ont souhaité se ranger à nos côtés pour se convaincre.
02:40Alors Mave Studio, c'est une association qui a pour but de professionnaliser
02:44la création de contenu à la Réunion,
02:47donc de rassembler les créateurs de contenu
02:49et de faciliter le lien entre les annonceurs et les créateurs de contenu.
02:56Et notre rôle aujourd'hui, c'est justement d'utiliser notre réseau d'influence,
03:00notre expertise d'influence,
03:01pour le mettre au service du message
03:04qu'est la prévention zéro drogue,
03:07la Réunion dit non, pas terre là.
03:09Il y a les messages institutionnels
03:10qui sont obligés d'exister,
03:13qui fonctionnent.
03:14Il y a les canaux traditionnels
03:16qu'il faut qu'ils existent aussi.
03:18Et là, en fait, les réseaux sociaux et l'influence,
03:20ils viennent compléter justement ce message
03:24et ils permettent d'avoir un message
03:27qui répond aux codes des consommateurs des réseaux sociaux aujourd'hui.
03:32Alors l'objectif, c'est que c'est un travail sur le long terme,
03:35mais le premier épisode de ce travail-là
03:39avec Maribel Studios et les créateurs,
03:40c'est d'avoir une première apparition,
03:44une première vidéo publiée le 4 octobre,
03:47le dimanche 4 octobre,
03:48donc de chaque créateur.
03:49Juste les 7 créateurs que nous nénons là,
03:51nous dépassent les 2 millions d'abonnés
03:55en cumulé sur tous les réseaux.
03:56Donc c'est une force de frappe importante pour la cause.
03:58C'est une force de frappe importante pour la cause
04:00et nous les contentons justement de...
04:02Oui, ils nous cassent les cuis,
04:03oui, ils nous informent,
04:04mais aujourd'hui, nous pouvons porter un message
04:06positif et utile pour la Réunion.
04:07Écoutez, oui, ça m'inspire quand même
04:10une forme de satisfaction, bien sûr,
04:13puisque c'est un sujet sur lequel nous interpellons
04:16les autorités depuis de nombreuses années
04:20et il faut reconnaître qu'il y a là
04:22une très forte mobilisation conduite par M. le préfet
04:27et cette mobilisation,
04:29elle fait appel à toutes les ressources de la société
04:32et ça, c'est vraiment quelque chose
04:35qui nous fait plaisir
04:37puisqu'on sait qu'on fait face à un phénomène
04:39qui est particulièrement préoccupant
04:42dans une situation compliquée
04:44avec une augmentation très importante
04:48des conduites de consommation
04:49sur des substances addictives majeures
04:51comme la cocaïne, comme les catinones
04:53avec ce fameux doux
04:54et on a une réaction là d'ampleur
04:57qui vise à mobiliser la société
05:00pour essayer de réagir face à ce phénomène,
05:02ne pas laisser faire, essayer de stopper ce phénomène.
05:04Alors, les addictions, c'est quelque chose de complexe,
05:08le répressif à sa part, mais pas que.
05:10Ça, ça peut être aussi le risque.
05:12Il faut de la prévention,
05:14il faut une communication adaptée, juste.
05:17Et c'est pour ça que, vraiment,
05:20toutes les bonnes volontés sont nécessaires
05:24jusque dans les communes,
05:26jusque dans les quartiers,
05:28au sein des familles,
05:30sans oublier, bien sûr, l'éducation nationale.
05:32Donc, la réponse est là.
05:35Moi, j'espère que cette réponse sera efficace
05:37pour endiguer, pour enrayer un phénomène
05:40dont on voit les conséquences peu à peu s'installer
05:43et dont on a d'autres exemples.
05:45Dans de grandes cités urbaines ou aux Antilles,
05:48on voit ce que peut donner ce résultat.
05:50Et on n'a pas envie de ça, la Réunion.
05:53Et je trouve que c'est bien que la Réunion se mobilise.
05:56Alors, oui, on est sollicité.
05:58On est sollicité davantage,
05:59notamment pour les personnes qui sont victimes
06:02d'addictions à ces produits,
06:07particulièrement problématiques.
06:07Les structures d'addictologie, vous savez,
06:10elles sont à pleine capacité déjà depuis un moment.
06:14Les addictions, c'est une des problématiques médicales
06:18où on a énormément de chemin à parcourir.
06:22Assez peu de personnes souffrant d'addiction
06:24sont dans des démarches de soins.
06:27Et c'est une discipline assez jeune
06:29pour laquelle il faut vraiment continuer,
06:31qu'il faut développer.
06:33La situation montre que ce développement
06:35doit se poursuivre.
06:37Je pense que les autorités de santé,
06:39l'ARS, ça a été dit par son directeur,
06:42M. Cooplet, sont mobilisées
06:44avec les moyens dont l'ARS dispose
06:48dans un contexte qui est économiquement compliqué.
06:52Mais il y a vraiment un réel effort,
06:55même s'il y a beaucoup de besoins qu'il faut reconnaître.
06:58Sous-titrage Société Radio-Canada
07:02Sous-titrage Société Radio-Canada
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