00:00On va écouter Céline maintenant. Parce que Céline, si on dit les choses, vous n'êtes pas tout à fait
00:04dans la même situation financière que Florent.
00:06On peut même dire que financièrement, sur le papier, ça va bien. On est d'accord, Céline ?
00:11Ah oui, oui, oui, oui. C'est ce que je disais, moi. Sur le papier, j'ai envie de vous
00:16dire, il y a 10 ans, j'aurais été super à l'aise tous les mois.
00:19Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Moi et mon mari,
00:24on est aux alentours de 4 500 euros par mois.
00:26Donc là, on se dit, franchement, Céline, elle ne doit pas avoir de problème de fin de mois.
00:31Et pourtant ?
00:32Et pourtant, si. Parce que moi, je suis dans une région rurale. Donc, on a besoin de deux voitures.
00:38Donc, le carburant, je vous passe le carburant. Moi, aujourd'hui, mes cours, je ne les fais quasiment plus qu
00:45'en drive.
00:46Parce qu'au moins, je contrôle tous les prix au kilo. J'ai la chance de cuisiner.
00:50Donc, j'achète peu de produits transformés, je les transforme moi-même. Ce qui me revient moins cher.
00:56On ne part pas en vacances. Parce que c'est un choix.
00:59On a décidé de ne pas avoir envie de manger des patates tous les jours de tous les mois.
01:06Et de pouvoir profiter un minimum. Mais quand je vous dis un minimum, avant, on allait au resto quasiment tous
01:10les week-ends.
01:11On ne le fait plus. On ne peut plus le faire.
01:14Est-ce que, Céline, vous savez, vous aussi, identifier le moment où la situation a basculé, en fait ?
01:22Alors, avant la guerre en Ukraine. Très clairement, ça a été avant la guerre en Ukraine.
01:28Et la guerre en Ukraine a été l'élément déclencheur.
01:31Alors, je ne suis pas sûre qu'il faille mettre toujours ça sur le dos des guerres.
01:35Ça a été peut-être une excuse pour augmenter certains prix qu'on ne verra plus baisser.
01:40Il ne faut pas rêver. J'ai envie de vous dire, même les prix à la pompe, malheureusement, même s
01:43'ils baissent un peu, on ne reviendra pas autant d'avant.
01:46Moi, quand j'entends des politiques qui n'arrêtent pas de nous parler du véhicule électrique, ça me fatigue, en
01:50fait.
01:51Parce qu'aujourd'hui, il y a des solutions concrètes.
01:53Nous, la première pour laquelle on a envisagé, c'est de passer notre véhicule d'essence au bioéthanol.
01:58Le bioéthanol, ça coûte 500 euros pour le passer.
02:01Au lieu de donner 10 000 euros pour acheter un véhicule électrique que personne ne peut s'acheter,
02:05parce qu'aujourd'hui, on n'a pas les moyens, il faut faire un emprunt.
02:07Et vu le taux des emprunts, ce n'est pas ingérable.
02:10Eh bien, ces 10 000 euros, divisez-le par autant de 500 euros pour mettre une voiture au bio.
02:15Et on aidera aussi des agriculteurs à faire une culture différente.
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