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  • il y a 19 minutes
Ce mercredi 16 septembre, Alain Pitous, senior advisor ESG, et Vincent Lequertier, responsable de l'allocation d'actifs chez Wesave, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Nos experts du club, ils viennent de nous rejoindre.
00:05Vincent Lecartier, responsable de l'allocation d'actifs de WeSave.
00:08Bonsoir Vincent.
00:09Bonsoir Guilherme.
00:10Et Alain Pitou.
00:11Bonsoir Alain.
00:11Bonsoir.
00:12Senior Advisor ESG, on est ravi de vous retrouver l'un et l'autre.
00:15Les marchés montent alors qu'on va avoir une hausse de taux de la fête ce soir.
00:18Pourquoi les marchés montent ?
00:19Le CAC 40 gagne 0,6%, le S&P gagne 0,4% et les taux se détendent.
00:23Qu'est-ce qui se passe Vincent ? Je ne comprends plus rien.
00:25Ils avaient baissé avant, donc il faut bien remonter un jour.
00:29Non, non, pour être un peu plus sérieux, je pense que le marché s'attend à ce que la hausse
00:35se fasse.
00:35Mais au-delà de la hausse, on aura probablement un discours qui risque de l'accompagner,
00:42qui sera un peu plus accommodant pour tempérer le mouvement agressif d'un côté.
00:48Il est probable que Warch reste un petit peu dans sa ligne chou et chèvre,
00:54c'est-à-dire j'ai des gains de productivité à venir,
00:58donc sur un malentendu, il pourrait y avoir une inflation moins importante que ce qu'on peut craindre.
01:03Et donc, ce n'est pas forcément un cycle de hausse de taux qu'on est en train d'amorcer,
01:10mais c'est plutôt un correctif, rien de plus.
01:13Donc je pense que les marchés apprécieront probablement ce message,
01:19et s'y préparent déjà un petit peu.
01:20Oui, on attend en gros, sans doute, une hausse de taux assez isolée.
01:24Une hausse de taux, oui, mais dont le discours de Kevin Warch laissera à penser
01:26qu'elle ne sera pas forcément suivie rapidement d'autres hausses de taux.
01:30Est-ce que c'est votre pari également, Alain ?
01:31Et puis, quel symbole quand même ?
01:33Il a été nommé pour baisser les taux et il va les relever.
01:36Pas de bol.
01:38Alors, il y a deux problèmes par rapport à ça.
01:40Le premier, effectivement, c'est ce que vous venez de dire sur sa mission trumpienne.
01:45Et puis, donc ça, c'est le schéma général.
01:48Après, si on regarde un peu plus dans le détail,
01:51il y a un écart assez fort entre le secrétaire au Trésor
01:55et lui sur l'avenir de la courbe des taux
01:58et sur l'avenir de l'inflation et sur l'avenir des obligations.
02:02Bon, j'irais tout ça quelque part.
02:04Moi, en tant qu'investisseur, je m'en fous un peu.
02:08Parce que là, aujourd'hui, on est sur un marché qui a deux forces en présence.
02:12D'un côté, une hausse des taux qui est due à une incurie budgétaire à peu près généralisée
02:18et dont on ne voit pas l'issue.
02:20C'est-à-dire qu'en fait, on voit des budgets qui sont aux États-Unis.
02:25On est en laissé aller total.
02:26En Europe, il y a plusieurs pays, dans la France,
02:27qui ne sont quand même pas bien positionnés par rapport à ça.
02:30Donc ça, ça pèse sur les taux longs.
02:32On n'y peut rien.
02:32Ou bien, à un moment donné, ils vont être obligés de laisser filer l'inflation
02:35pour compenser un petit peu.
02:36Donc pareil, ce n'est pas très bon pour les taux longs.
02:38Donc on a cette force en présence qui est extrêmement puissante.
02:40Quand même, ça fait maintenant plusieurs mois qu'on a ça en œuvre.
02:43Et ça ne va pas se calmer tout de suite.
02:45Alors, il peut dire ce qu'il veut sur le discours.
02:46Bessen peut investir les 3-4 milliards, 6 milliards pour jouer sur la courbe des taux.
02:51Ça ne suffira pas.
02:52Et de l'autre côté, on a une autre force en présence qui est assez forte.
02:55C'est des résultats d'entreprise qui restent quand même très bons,
02:58des marges qui restent quand même élevées,
03:00une répartition capital-travail qui reste quand même encore en faveur du capital.
03:05Globalement, à l'échelle mondiale, on a des niveaux de marge,
03:06on a des niveaux de rentabilité qui sont extrêmement élevés.
03:08Donc tant que les entreprises arrivent à financer leur croissance
03:13sans trop altérer leurs résultats,
03:15ce qui est le cas aujourd'hui dans pas mal de boîtes.
03:17On évoquait tout à l'heure, pour ceux qui ont assisté à l'émission,
03:19je vous invite à regarder le replay sur la cybersécurité.
03:22Quand vous êtes avec des boîtes qui ont 20-30% de croissance,
03:24si elles doivent payer leur crédit 4-5%, ce n'est pas très grave.
03:29Donc tant tout ça tient, on a des actions qui restent bien orientées
03:33et des marchés obligataires qui vont être quand même sous pression.
03:36Jusqu'au moment où les marchés obligataires vont finir par peser
03:40sur d'abord des segments qui sont aujourd'hui très endettés,
03:44puis après à des boîtes qui font une petite croissance,
03:45puis après à des boîtes un peu fragilisées.
03:47Et là, le marché actions pourrait baisser.
03:49Mais aujourd'hui, on est sur ce bras de fer qui continue.
03:51Moi, je regarde, pour ceux qui me suivent sur Twitter,
03:54j'ai un stress index quotidien.
03:55Le stress index quotidien, il est très mauvais sur les obligations
03:58depuis plusieurs semaines.
04:00Il reste quand même risque-on sur les actions.
04:04Donc ce bras de fer continue.
04:06Donc comme aujourd'hui, les marchés, dès que ça se calme un petit peu,
04:10les marchés obligataires, les marchés actions ont tendance
04:12à un petit peu remonter.
04:13Et on rappelle que malgré la remontée des taux obligataires,
04:15le 10 ans américain qui a quand même franchi cette semaine les 5%,
04:18malgré cela, le S&P est à à peine 2,5% de ses plus hauts historiques.
04:21On reste tout proche des records.
04:23Parce qu'il y a de la croissance.
04:24Oui, et puis si vous regardez les valos,
04:26alors après, on pourrait laisser parler les spécialistes là-dessus,
04:28mais on est moins cher aujourd'hui sur pas mal d'entreprises
04:33du S&P et du Nasdaq qu'on ne l'était il y a quelques mois,
04:36même avec des cours qui sont un peu plus élevés,
04:38parce que la croissance a été là.
04:39Donc tant que tout ça tient aujourd'hui, c'est le cas,
04:42tant que tout ça tient, les marchés actions peuvent tenir.
04:44Après, je pense que le bras de fer avec les marchés de taux
04:48pourrait être quand même assez violent.
04:49On évoquait aussi tout à l'heure le 20 ans US,
04:52sur l'adjudication qui ne s'est quand même pas hyper bien passée.
04:55Pire demande internationale jamais vue pour l'adjudication
04:59à 20 ans aux Etats-Unis, c'est hier.
05:00Voilà, donc ça, ce n'est pas très bon pour les taux,
05:02ce n'est pas très bon pour le dollar.
05:03Ça devrait être bon pour les marchés météo-précieux.
05:06Bon, pour le moment, ce n'est pas le cas,
05:07parce que les taux montants, les métaux précieux
05:10restent quand même un peu sous pression,
05:11puis il n'y a pas de rendement sur les métaux précieux.
05:13Mais je pense qu'à terme, si on continue comme ça,
05:15ça pourrait être positif.
05:16C'est un petit signal, ce que vous venez de dire,
05:18parce qu'effectivement, hier, l'adjudication à 20 ans américaine
05:20où la demande a été la plus faible à l'international, ever,
05:24et les trois fois depuis le début de ce siècle,
05:27donc depuis l'an 2000, les trois fois où les investisseurs étrangers
05:30ont acheté davantage d'actions américaines que le bon du trésor,
05:33ces trois fois, c'était en 2007-2008.
05:36J'ai vu ça, oui.
05:372007-2008, donc crise financière, ensuite Covid,
05:40et ensuite maintenant.
05:41Alors, est-ce qu'il va y avoir un Covid ou une crise financière ou autre chose ?
05:45Vincent, qui va gagner à la fin ?
05:47Le marché obligataire ou le marché actions ?
05:48Pour le moment, on reste dans l'idée d'États qui vont dépenser énormément.
05:52Alors, la contrepartie négative, c'est évidemment d'avoir des taux d'intérêt
05:56qui sont élevés, avec des entreprises de leur côté
06:00qui investissent énormément, notamment dans l'intelligence artificielle.
06:03Donc, vous avez deux amortisseurs qui sont colossaux
06:07pour la croissance économique.
06:09La consommation des ménages se tient globalement bien,
06:12malgré l'inflation, malgré les pleurs qu'on peut avoir
06:18sur la problématique du pouvoir d'achat.
06:21Au final, on a quand même une consommation qui se tient bien.
06:24Et CF, les ventes au détail publiées aujourd'hui,
06:26super heureuse attente.
06:27Tout à fait.
06:27Donc, au final, quand on a de l'investissement solide,
06:30de la consommation solide,
06:31vous avez des entreprises,
06:33même si vous avez des hausses de coûts
06:34avec la hausse de l'énergie,
06:37vous répercutez ça, au final, sur votre acheteur
06:40qui est l'entreprise d'IA qui est prête à payer à peu près n'importe quoi
06:44parce que, de toute façon, c'est une urgence pour elle d'investir.
06:47Pour l'État, c'est à peu près la même chose
06:49quand il s'agit de faire la transition énergétique, etc.
06:53Ils sont prêts à payer plus ou moins n'importe quoi
06:55parce qu'il y a urgence.
06:55Pour la défense, pareil, ils sont prêts à payer un peu n'importe quoi.
06:58Donc, vous répercutez les hausses de coûts que vous subissez,
07:02vous les répercutez sur le client final.
07:04Donc, au final, vos marges se tiennent bien.
07:07Donc, en allocation d'actifs, assez logiquement,
07:10vous n'êtes pas très à l'aise sur les obligations d'État
07:13parce que vous savez que vous avez dépenses,
07:16quelques-unes d'investissement,
07:17mais beaucoup de fonctionnement.
07:18Donc, vous avez des déperditions de retour sur investissement
07:22sur cette allocation.
07:23Les obligations d'entreprise,
07:25vous êtes à l'aise à investir là-dessus
07:27parce que vous dites, la croissance économique est très solide,
07:30il n'y a pas de défaut de paiement
07:32où la probabilité est faible.
07:33Donc, je peux confier mon argent à une entreprise qui investit
07:36parce que là, je sais que je serai remboursé.
07:39Et évidemment, le choix premier,
07:41c'est les actions et les matières premières
07:43parce qu'on est dans un cycle d'investissement.
07:46Donc, il faut être en priorité, positionné là-dessus.
07:48Donc, chaque fois que vous avez une baisse,
07:50vous rachetez progressivement.
07:51Donc ensuite, les hausses de taux,
07:53c'est un prétexte, en fait,
07:55pour revenir de nouveau, une fois de temps en temps, sur les actions.
07:59Oui, alors, on voit des choix intéressants
08:01parce que le marché obligataire est en train de se recomposer en ce moment.
08:04On a quand même des détenteurs d'obligations,
08:05de dettes américaines notamment,
08:07mais pas que, de plus en plus volatiles.
08:09Les hedge funds, la part des hedge funds
08:10dans la détention de dettes est de plus en plus importante.
08:12aux Etats-Unis, elle est au plus haut d'ailleurs,
08:14des mains court-termistes sur la dette.
08:16Et au Royaume-Uni, ils sont en train de faire un choix.
08:18D'après le Télégraphe, ça demande encore confirmation.
08:20Mais apparemment, la Banque d'Angleterre va arrêter
08:22d'émettre des obligations à 20 et 30 ans
08:24justement parce que la demande n'est pas suffisante.
08:27Sur les 20 et 30 ans, les taux montent,
08:28donc ce n'est pas la peine de s'endetter à taux aussi élevés.
08:30On va raccourcir la durée, la maturité de la dette aussi au Royaume-Uni.
08:34Ça, ça nous en est nous.
08:35C'est intéressant ce que vous dites sur les hedge funds
08:37parce que la version négative,
08:40c'est des gens court-termistes,
08:41donc c'est dangereux.
08:42La version, moi, que je trouve qu'il faut quand même regarder,
08:45c'est que ces gens-là,
08:47ils sont totalement agnostiques sur tout.
08:49Par contre, les voir investir sur de la dette aujourd'hui,
08:52c'est qu'ils vont gagner de l'argent
08:53en étant investisseurs sur cette dette.
08:54Ce n'est pas compliqué.
08:55C'est-à-dire qu'eux, ils sont peut-être précurseurs.
08:58Vous savez que les taux vont baisser ?
09:00Peut-être que...
09:00Non, mais tout simplement, le portage leur va bien.
09:02C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
09:05les investisseurs hedge funds,
09:06ils ne sont pas en train d'acheter de la dette
09:08pour se dire que demain, ils vont la vendre.
09:11Vous voyez, il ne faut pas non plus être complètement parano.
09:13Alors, ça, c'est la première chose.
09:14Donc, je pense que les hedge funds,
09:15les voir arriver aujourd'hui,
09:16c'est plutôt même peut-être un peu bon signe.
09:18C'est-à-dire que c'est des gens qui se disent
09:19qu'il y a de la valeur aujourd'hui.
09:20S'ils étaient très inquiets sur les hausses d'autos à venir,
09:22ils n'achèteraient pas de la dette.
09:24Il ne faut pas les prendre pour des idiots.
09:26Donc, ça, c'est la première chose.
09:26Deuxième chose que je pense qu'il faut avoir à l'esprit,
09:28c'est que ce que tu viens de dire est intéressant.
09:31Il n'y a pas que ça.
09:33Tout ce que tu dis est intéressant,
09:34mais là, encore plus que d'habitude.
09:35Ça change.
09:36Non, mais c'est encore plus intéressant que d'habitude.
09:38Non, non, je plaisante.
09:39Mais tu disais, en fait, les acheteurs,
09:42ils se reculent gentiment.
09:44C'est-à-dire qu'en fait,
09:45aujourd'hui, vous avez des émissions,
09:47des émissions obligataires de l'État français.
09:49Ils étaient contents.
09:49J'entendais ce matin Moulin,
09:51la Banque de France en train de dire
09:52« C'est super, on a quand même des acheteurs. »
09:54Oui, les acheteurs, ils se reculent gentiment.
09:57Les taux étaient à 4, ils achetaient.
09:58Ils se mettent à 4,20,
09:59puis 4,30, puis 4,40.
10:01Puis si un jour, on émet à 4,60,
10:02ils achèteront à 4,60
10:03parce qu'ils ont des munitions
10:05très importantes pour investir.
10:07Mais on n'a pas encore vu de vendeurs.
10:09C'est-à-dire qu'en fait,
10:09les marchés obligataires, aujourd'hui,
10:11ils sont montés
10:11juste parce que les acheteurs
10:13se sont reculés
10:13avec des prévisions un peu moins bonnes
10:16sur les mois qui viennent.
10:20Mais il n'y a pas de spéculation.
10:22Et je pense qu'à un moment donné,
10:23dans le bras de fer
10:24qu'on est en train de vivre
10:25entre les hausses de taux
10:27et le reste du marché,
10:29on va attaquer les fragiles.
10:31C'est-à-dire qu'en fait,
10:32aujourd'hui, on ne l'a pas fait.
10:33C'est-à-dire que la dette de l'État français,
10:34elle n'est pas attaquée du tout.
10:37– Et pourquoi laisserait-elle ?
10:39Qui l'attaquerait ?
10:39– Aujourd'hui, non.
10:40Mais justement, c'est pour dire que…
10:41– Et pourquoi demain ?
10:43Ça n'arrivera pas.
10:44– Si, attendez, si on n'arrive pas…
10:45– On va lentement étouffer, c'est tout.
10:46Voilà, on va s'embourber,
10:48ça n'ira pas plus loin.
10:49– Ça peut faire son BP
10:50de hausse des taux longs quand même.
10:52C'est-à-dire que ce raisonnement-là,
10:53il nous mène à…
10:54– Mais pas de souci,
10:54on se refinancera toujours.
10:55– Oui, on se refinancera toujours,
10:56mais beaucoup plus cher.
10:57– On investira dans plus rien d'autre.
10:59– Oui, d'accord.
10:59Mais en fait, vous voyez,
10:59ce que je veux dire,
11:00c'est que, encore une fois,
11:02les marchés, les spéculateurs,
11:03j'entends régulièrement sur votre plateau
11:05il y a des gens qui parlent
11:06des odieux marchés
11:07qui détiennent la dette,
11:09la pauvre petite dette française
11:10qui est détenue
11:10par les méchants spéculateurs.
11:12Rien du tout,
11:13c'est des investisseurs longs
11:15avec un peu de hedge fund
11:16qui viennent parce que c'est rentable
11:17et il n'y a pas eu de vente encore
11:18et il y aura une graduation,
11:20c'est-à-dire qu'on va attaquer les fragiles
11:21et les fragiles,
11:22j'ai peur que ça soit
11:24des entreprises,
11:26des petites entreprises
11:27qui seraient endettées
11:28donc sur des segments industriels,
11:29donc ça ne seraient pas les segments
11:30qu'on aimerait voir attaquer
11:31et la dette de certains pays
11:32qui pourraient être mises à mal.
11:34Et d'ailleurs, paradoxalement,
11:36c'est aussi pour ça
11:36que la dette émergente se tient bien
11:37parce qu'eux,
11:38ils n'ont pas de filet de sauvetage,
11:40ils n'ont pas l'euro,
11:40ils n'ont rien du tout
11:41et donc ils sont obligés
11:42de faire très attention
11:43et leurs ratios financiers
11:44ne sont finalement pas si mauvais.
11:46Oui, oui, effectivement.
11:47Comment vous adressez tout ça justement ?
11:48Parce qu'il faut être très transversal
11:50quand on investit sur les marchés
11:51et puis alors quand on est chez WeSave,
11:52il faut regarder vraiment tout,
11:54360.
11:55Qu'est-ce qu'il faut privilégier là ?
11:57Qu'est-ce que vous leur dites
11:57à vos clients de privilégier particulièrement ?
12:00Les actions.
12:01Les actions encore ?
12:02De privilégier les actions.
12:03Pour le moment,
12:04pour moi, il n'y a aucun doute,
12:05on est vraiment sur un cycle long.
12:08On est sur un cycle long.
12:09Donc ça ne veut pas dire
12:10qu'il ne puisse pas y avoir des accidents.
12:11Des accidents, on en aura
12:12sur les actions, c'est évident.
12:14Mais les phases de baisse,
12:15pour moi, restent des phases.
12:17Il faut les mettre à profit.
12:17Oui, il faut les mettre à profit.
12:18Pour moi, c'est assez clair.
12:20Pour ce qui est de compléter
12:22un tout petit peu le commentaire d'Alain...
12:26Il est pourtant déjà complet.
12:27Il était déjà très riche.
12:28Très, très riche.
12:30J'ai fait un petit calcul en début d'été.
12:32Et vous avez grosso modo un quart de la dette
12:37entre les obligations qui arrivent à échéance
12:40et les nouvelles obligations qui sont émises.
12:43Vous avez un quart du stock de l'année dernière
12:45qui est émis cette année,
12:47qui doit être levé cette année.
12:49Donc c'est absolument colossal.
12:50Donc il est pour moi assez logique...
12:52C'est au niveau mondial, ça ?
12:52Au niveau mondial.
12:54Donc pour moi, il est parfaitement logique
12:56de se rendre compte
12:57qu'il y a un déséquilibre
12:59entre la recherche de
13:02« je veux fourguer mon papier »
13:03des États et des entreprises
13:05et en face de ça,
13:06des acheteurs qui sont très tranquilles
13:09et qui peuvent attendre
13:10que les prix montent, montent, montent,
13:13que les rendements montent tranquillement.
13:14Donc c'est ce déséquilibre
13:15qui déjà, pour moi,
13:16se manifeste à l'heure actuelle.
13:18La deuxième chose
13:19à laquelle il faut quand même penser,
13:21c'est aussi qu'il y a
13:22un raccourcissement progressif
13:24des échéanciers.
13:26Autrement dit, les États,
13:27les entreprises
13:29réduisent plutôt leurs échéances
13:32et on a des levées qui sont plus courtes,
13:35des maturités qui sont plus courtes.
13:36Et ça, par contre,
13:37ça veut dire qu'on aura
13:38une dépendance beaucoup plus forte
13:40à la politique monétaire.
13:41Alors aujourd'hui,
13:43dans la mesure où on est
13:44dans une politique monétaire
13:45qui a tendance à se durcir,
13:46c'est quelque chose
13:47de plutôt négatif.
13:48Par contre, le jour
13:49où les taux d'intérêt
13:51repartiront dans l'autre sens,
13:52où les banques centrales
13:53redeviendront plus accommodantes
13:54parce que le cycle,
13:55pour une raison X ou Y,
13:57et notamment probablement
13:58une inflation
13:59qui devrait quand même
14:00finir par se calmer,
14:02ce jour-là,
14:03on aura des levées de capitaux
14:05qui coûteront beaucoup moins cher,
14:07un renouvellement des capitaux
14:08qui coûtera beaucoup moins cher
14:10à tous les établissements.
14:11Et justement, on entend de plus en plus
14:13de voix qui disent
14:13« Non, mais bien sûr,
14:14les taux, là, cette année,
14:15montent les temps des banques centrales,
14:17mais l'an prochain,
14:18ça repartira déjà à la baisse. »
14:19C'est-à-dire qu'elles montent
14:20les taux, les banques centrales,
14:20pour mieux les faire baisser
14:21sans doute l'an prochain.
14:22Vous y croyez ou de moins en moins
14:24dans la mesure où le conflit en Iran
14:25n'est pas prêt de s'arrêter
14:26manifestement,
14:26donc les cours du pétrole
14:27pas prêts de reculer ?
14:28On a des détroits qui ferment
14:29les uns après les autres
14:30dans cette région.
14:31Comment vous voyez les choses ?
14:32Est-ce qu'on remonte
14:33pour mieux baisser les taux
14:34l'an prochain ou ce sera plus long que ça ?
14:35Alors, premier rappel,
14:36les prix,
14:37si vous stabilisez vos prix
14:39à un certain niveau,
14:40vous n'avez plus d'inflation.
14:41Donc, il faudrait que les prix
14:42continuent de monter
14:43au rythme actuel.
14:44Donc, c'est déjà un pari très fort.
14:46Donc, la probabilité est plutôt
14:47de stabiliser,
14:48voire même de voir
14:49l'inflation décliner.
14:50Le deuxième pari,
14:51c'est celui de l'intelligence artificielle.
14:53Est-ce que l'intelligence artificielle
14:54continuera à être
14:55ce qu'elle est aujourd'hui,
14:56plutôt inflationniste ?
14:58Ou est-ce qu'elle amorcera déjà
15:00les gains de productivité
15:01sur l'ensemble des secteurs ?
15:03Et à ce moment-là,
15:04ça sera de nouveau
15:06désinflationniste.
15:07Donc, la question,
15:08c'est le pari du timing.
15:10Oui, le timing de la bascule.
15:12Exactement.
15:12Et c'est quand ?
15:13Par exemple, l'IA,
15:14l'IA qui deviendrait
15:16désinflationniste,
15:16ce serait pourquoi ?
15:16On en voit déjà
15:18quelques traces marginales
15:19dans les commentaires
15:20de certaines entreprises,
15:21grandes entreprises,
15:22j'insiste bien.
15:23Donc, c'est plutôt
15:24les grandes capilles
15:25qu'il faut jouer boursièrement
15:26si on veut jouer
15:28la dispersion,
15:30le fait que les entreprises
15:32s'approprient au fur et à mesure
15:33de l'intelligence artificielle,
15:34c'est les grandes capilles
15:35qui en profiteront les premières.
15:38Il y a déjà quelques sociétés
15:39qui en font le commentaire.
15:41Pour moi, la probabilité,
15:42c'est plutôt dans deux ans
15:44où là, on aura vraiment
15:45quelque chose
15:45de beaucoup plus complet.
15:47Je pense que là,
15:48on a passé la phase
15:49des tests
15:49dans les sections informatiques.
15:52On est dans la phase
15:53où on commence
15:53à activer un petit peu
15:54les choses,
15:55mais on n'a pas encore
15:56le retour sur investissement.
15:57On n'a pas encore
15:58bien pris en mesure
16:00le prix des tokens.
16:02Peut-être que ça nous coûte
16:03trop cher
16:04et qu'il faut avoir
16:05plusieurs IA
16:06et pas une seule
16:07dans l'entreprise
16:08pour disperser
16:10en réalité
16:10la charge de travail
16:12selon la protection
16:14des données
16:15que vous voulez avoir
16:15ou la difficulté
16:17du travail.
16:18Vous allez l'affecter
16:19à telle IA
16:19et par contre,
16:20des tâches sub-baternes,
16:22vous pouvez les confier
16:23par exemple
16:23à des IA chinoises
16:24peu chères
16:25ou des choses comme ça.
16:28La complémentarité
16:29des différentes
16:30intelligences artificielles.
16:32Chris,
16:33Chris est notre réalisateur
16:34en régie,
16:35il se lâche
16:35depuis la rentrée,
16:36il vous écoute
16:37et parfois
16:38vous interroge.
16:3917h20,
16:39salut Chris.
16:40Bonsoir à tous.
16:41Ma question est pour Alain.
16:43Selon vous,
16:44quel est le secteur
16:45qu'il faut privilégier
16:46aujourd'hui ?
16:48Alain.
16:49Alors,
16:53non,
16:54si,
16:55j'en ai plein.
16:56Merci Chris.
16:57Merci.
16:59Alors,
17:00moi je suis quand même
17:00assez
17:04sur les segments
17:05liés à l'innovation,
17:06donc au sens large du terme.
17:08Donc,
17:10je pense pas mal
17:11à la robotique,
17:12les véhicules autonomes,
17:13je pense pas mal
17:14à l'espace,
17:15je pense pas mal,
17:16on évoquait tout à l'heure
17:17à la cybersécurité,
17:18je pense
17:19à un segment
17:20qui a souffert
17:21et qui fait des rebonds
17:22parfois,
17:22c'est autour de la biotech.
17:23On évoquait tout à l'heure
17:24Novo Nordisk
17:25qui va travailler
17:26avec l'IA,
17:27je pense que pour pas mal
17:28de laboratoires,
17:29l'arrivée de l'IA
17:30va permettre
17:31d'énormes développements
17:32de médicaments,
17:32donc je pense que tout ça,
17:33ça va se retrouver
17:34à un moment donné
17:34dans les marchés.
17:36Juste pour illustrer,
17:38Novo Nordisk et Anthropique
17:39annoncent une collaboration,
17:40le patron d'Anthropique
17:41dit,
17:41cette collaboration
17:42à Novo Nordisk
17:43permettra,
17:43en une décennie,
17:45autant d'avancée médicale
17:46qu'en un siècle.
17:47Je crois assez à ça.
17:49Pas le marché,
17:50Novo Nordisk
17:50par 1%.
17:51C'est ça aussi le sujet.
17:53La part de marketing
17:54dans le timing.
17:55Ces innovations
17:57sont sympathiques
17:58mais le marché
17:59il est quand même
18:00assez brutal
18:00dans son évaluation.
18:02Regardez par exemple,
18:03moi j'aime bien
18:03le segment de la défense
18:04mais c'est peut-être
18:05un segment moyen-long terme
18:06plutôt que court terme
18:08parce que le marché
18:09aujourd'hui
18:10il a déjà pas mal retracé.
18:12Je pense aussi
18:13à pas mal de segments
18:14autour de l'énergie,
18:15le solaire
18:17je pense que ça reste
18:18un segment
18:19sur lequel
18:19il va y avoir
18:20beaucoup de croissance
18:21dans les années qui viennent
18:22mais il faut être
18:23un peu patient
18:23parce que c'est des segments
18:24qui sont un peu volatiles.
18:26Oui et effectivement
18:27vous avez dit
18:28le solaire c'est ça ?
18:29Oui, compliqué
18:30les remontées de taux
18:30par exemple
18:31pour les acteurs
18:31de la transition énergétique
18:32c'est pas la meilleure nouvelle
18:33qui soit.
18:34Non c'est pas la meilleure nouvelle
18:35mais nécessité fait loi
18:37c'est-à-dire que je pense
18:37que tous les pays
18:40sont en train
18:40de s'équiper
18:42pour utiliser
18:44plus
18:44les énergies renouvelables
18:46au sens large
18:46je pense
18:47au solaire
18:48d'un côté
18:48et puis
18:49de l'autre côté
18:50au nucléaire
18:51qui va également
18:51permettre
18:53avec un recours
18:54peut-être moins important
18:55à certaines matières premières
18:57de revenir
18:57mais j'en reviens aussi
18:58parce que moi
18:59je ressaute
19:00sur ce que disait tout à l'heure
19:01Vincent
19:02sur l'inflation
19:02je crois que
19:03le problème qu'on a
19:04sur l'inflation
19:05c'est que
19:05c'est pas l'inflation théorique
19:08qu'on a pu connaître
19:09dans le passé
19:09c'est-à-dire
19:10une hausse générale
19:11des prix et des salaires
19:12où on monte les taux
19:13la croissance ralentit
19:15et puis ça se calme
19:16et puis on repart
19:17sur un cycle
19:17d'investissement normal
19:18là le problème
19:19qu'on a
19:20c'est que
19:21alors c'est ponctuel
19:22c'est lié
19:23alors c'est ponctuel
19:24mais il finit par y avoir
19:25beaucoup de choses ponctuelles
19:26il y a la guerre en Iran
19:27il y a tout ce qui se passe
19:28entre les Russes
19:29et les Ukrainiens
19:30qui a des effets de bord
19:31sur l'agriculture
19:33sur les transports
19:34etc
19:34même chose
19:35sur le Moyen-Orient
19:37donc
19:37le réchauffement climatique
19:39qui vient s'ajouter aussi
19:40c'est un point qui est important
19:41c'est-à-dire que
19:41en fait
19:42si l'économie reste ce qu'elle est
19:44on peut arriver à s'en tenir
19:46à rester
19:46à régler
19:48les problèmes
19:48de
19:49de chaînes
19:50d'approvisionnement
19:51parce qu'on s'adapte
19:52par contre
19:53si l'économie repartait
19:55les pénuries
19:56qu'on a sur certains
19:57segments
19:58seraient extrêmement violents
19:59et je pense
20:00que c'est ça le problème
20:01pour les banques centrales
20:02c'est qu'elles sont
20:03outillées pour l'inflation
20:05normale on va dire
20:05elles sont outillées
20:06pour calmer les salaires
20:08elles sont outillées
20:08pour calmer l'inflation
20:09par la demande etc
20:10mais par contre
20:12sur les pénuries
20:12qu'est-ce que vous voulez faire
20:14il manque de cuivre
20:15et si les prix se mettent
20:16à exploser
20:17sur toute la chaîne
20:17de valeur autour du cuivre
20:18dans ce cas
20:19qu'est-ce qu'elles peuvent faire
20:19elles peuvent ralentir l'économie
20:20en montant des taux
20:21comme ça on ralentit la demande
20:22et ça limite les risques
20:24alors ça c'est
20:24champion du monde
20:25mais les américains
20:25ne le feront pas ça
20:26vous voyez
20:27donc il peut y avoir
20:28un ralentissement
20:29effectivement
20:29à ce moment-là
20:30effectivement le scénario
20:312027
20:32les taux longs qui rebaissent
20:33la courbe des taux
20:33qui s'aplatient un petit peu
20:34ça peut-être
20:35mais les banques centrales
20:37je pense qu'elles sont
20:39bien positionnées aujourd'hui
20:40pour faire plein d'âneries
20:41et elles ne s'entendent pas forcément
20:42on l'a vu avec l'intervention
20:44US-Japon
20:46sur le Yen
20:46il y a quelques semaines
20:47où la banque centrale européenne
20:49a découvert ce qui se passait
20:50après les opérations
20:52donc je pense que
20:53c'est ça le danger
20:54c'est que
20:54nos banques centrales
20:56fassent des âneries
20:57alors justement
20:58c'est sans doute
20:59ce que pense aussi
20:59Donald Trump
21:00avant la hausse de taux
21:01ce soir de la Fed
21:01il doit sûrement se dire
21:02Kevin va faire une bêtise
21:03une ânerie
21:04sur Polymarket
21:05il y a des paris
21:05là en ce moment
21:06on essaie de s'amuser
21:07à deviner
21:08si Donald Trump
21:08va même en venir
21:09aux insultes
21:10une fois que la Fed
21:11aura relevé ses taux ce soir
21:12c'est Biden
21:13qui a nommé Warch non ?
21:15oui c'est ça
21:15voilà
21:15on était à 10%
21:18de probabilité
21:19qu'il en vienne aux insultes
21:19vis-à-vis de Kevin Warch
21:20d'ici la fin du mois
21:21là on est à 35%
21:22ce soir sur Polymarket
21:23voilà
21:23Polymarket qui parie
21:24sur un Donald Trump
21:26qui peut-être
21:27s'échinerait
21:27de rentrer
21:28d'humilier Kevin Warch
21:30si Kevin Warch
21:30a relevé ses taux ce soir
21:32on va en parler
21:32bien sûr
21:33CBFM Bourse
21:34on est à 10 minutes
21:34de la clôture
21:36et on accélère
21:37dans cette dernière ligne droite
21:38de la séance
21:38le CAC 40 gagne 0,69%
21:418145 points
21:41qui progresse
21:42ArcelorMittal gagne 2,5
21:44plus forte hausse
21:44Le Grand aussi gagne 2%
21:46on a Soytek
21:47un relèvement d'opinion
21:48de JP Morgan
21:48alors mais c'est impressionnant
21:49sur Soytek
21:50JP Morgan double d'un coup
21:52son objectif de cours
21:53et vise les 200 euros
21:54là d'un coup d'un seul
21:55résultat
21:56Soytek gagne 15%
21:57ça fait sourire Alain Pitou
21:58et Vincent Lécartier
21:59ils ont le droit
22:00de changer d'avis
22:00courtier un jour
22:01courtier toujours
22:02bien
22:03également en haut ce soir
22:05Valourec
22:05après un partenariat
22:08annoncé
22:08Valourec gagne
22:095,9%
22:1019,82 euros
22:12voilà les grands gagnants
22:13et les quelques perdants
22:14de cette séance
22:15séance de hausse
22:15aujourd'hui
22:16on profite d'une petite pause
22:17sur les taux obligataires
22:18Antoine
22:18c'est intéressant aussi
22:19de regarder les choix
22:20d'allocations
22:20et les épargnants
22:21nous français
22:22face à cette hausse
22:23des marchés d'action
22:24depuis des années
22:25et des années
22:25comment est-ce qu'on se comporte
22:26est-ce qu'on essaie
22:27d'attraper le ballon
22:29peut-être pas suffisamment
22:30il y a une étude
22:30qui nous le prouve
22:31d'ailleurs Antoine
22:31surtout on perd un max
22:33à ce petit jeu-là
22:34à force d'être
22:35trop prudent
22:36c'est J.P. Morgan
22:37Asset Management
22:38qui estime
22:39que depuis 2020
22:42on a un manque à gagner
22:43de 394 milliards d'euros
22:46à force de placer notre argent
22:48sur des produits
22:49qui n'ont pas d'intérêt
22:49finalement
22:50qui ne sont pas assez actifs
22:51qui ne sont pas assez dynamiques
22:52alors intéressant
22:53parce que cette étude
22:54elle remonte à 2020
22:562020 c'est précisément
22:57le moment
22:58où on s'est mis
22:59à miser sur la bourse
23:00sur les ETF
23:01à se dire
23:01on va peut-être
23:02faire autrement
23:03des tas de jeunes
23:04se sont mis à la bourse
23:05grâce à ça
23:06mais c'est vous dire
23:06si l'écrasante majorité
23:08continue à parquer
23:10son patrimoine
23:11sur des fonds
23:12pas très performants
23:13sur du monétaire
23:14etc.
23:15alors le paysage
23:16va peut-être changer
23:17dans quelques mois
23:18quelques années
23:19avec les remontées de taux
23:20va peut-être y avoir un effet
23:21mais pour l'instant
23:22voilà
23:22près de 400 milliards d'euros
23:24de manque à gagner
23:25si les français
23:26avaient investi
23:27ce qu'ils ont investi
23:28notamment dans leur livret A
23:30depuis 2020
23:30s'ils l'avaient investi
23:31plutôt que sur le livret A
23:32en bourse
23:33et bien ils auraient gagné
23:33quasiment 400 milliards d'euros
23:35de plus
23:35ça fait par français
23:36en âge d'investir
23:377000 euros
23:38on est passé à côté
23:39de ces 7000 euros
23:40parce qu'on n'investit
23:40pas assez en bourse
23:41Alain
23:41vous voulez faire rebondir
23:43Vincent
23:43mais vous vouliez vraiment
23:44non juste un mot là-dessus
23:45c'est qu'en fait
23:46moi je discute beaucoup
23:47avec des particuliers
23:49qui effectivement
23:51hésitent à investir
23:51etc.
23:52mais vous savez
23:53le frein
23:54le plus gros frein
23:55qu'ils ont
23:55c'est la peur
23:56de se faire arnaquer
23:58et ça c'est
24:00voilà
24:00alors c'est peut-être
24:01très français
24:02je ne sais pas
24:03s'il y a d'autres pays
24:03comme ça
24:03mais en tout cas
24:04c'est quand même
24:05un élément à avoir
24:06à l'esprit
24:06c'est-à-dire qu'en fait
24:07ils ont besoin
24:08d'être rassurés
24:09sur les interlocuteurs
24:10qui leur parlent
24:11c'est un point
24:12qui est extrêmement important
24:13pourquoi on est comme ça
24:13mais parce que
24:15parce qu'il y a eu
24:15beaucoup de scandales
24:17il y a un gros trauma
24:19alors que c'est vraiment
24:20des choses
24:21c'est presque reptilien
24:22c'est les emprunts russes
24:23c'est-à-dire qu'il y a
24:24toutes les familles
24:25un peu capitalistes
24:27en France
24:28ont perdu énormément
24:29d'argent à cette époque-là
24:30après vous avez
24:31des périodes d'inflation
24:32qui ont renié le capital
24:33de manière extrêmement importante
24:34il y a eu plein d'histoires
24:36en bourse
24:36les gens ont peur
24:37de se faire arnaquer
24:38je vous dis ça
24:39c'est pas un ressenti
24:40c'est quelque chose
24:41que j'ai vécu
24:42il y a nos propres
24:43biais comportementaux aussi
24:44vous souvenez
24:45les années de Sarkozy
24:46je veux une France
24:47de propriétaire
24:47ça induit des biais
24:49comportementaux
24:50très particuliers
24:51on est devenu
24:52de vrais spéculateurs
24:53c'est-à-dire qu'on veut
24:53pas lâcher son appart
24:56acheté en investissement
24:57locatif
24:58à moins de 20%
24:59de plus-value
25:00les notaires nous disent
25:01mais les gens
25:02sont devenus fous
25:03à ce moment-là
25:03et donc du coup
25:05la perspective de rendement
25:06sur un certain nombre
25:07de classes d'actifs
25:08sont soumis
25:09à des biais comportementaux
25:10qu'on a bien du mal
25:11à se discuter
25:13mais ça c'est déjà
25:13des gens qui investissent
25:14oui voilà
25:15si les français
25:16depuis 2020
25:17avaient investi
25:17ce qu'ils ont mis
25:18sur leur livret A
25:18plutôt que sur le livret A
25:19en bourse
25:20sur des grands marchés
25:21actions mondiaux
25:22ils auraient gagné
25:23chacun 7000 euros de plus
25:24que ce qu'ils ont gagné
25:25avec le livret A
25:25et à l'échelle nationale
25:27400 milliards de plus
25:28quel gâchis pour la nation
25:30aussi quand même
25:31et quel gâchis productif
25:32en l'occurrence
25:32enfin quoi que le livret A
25:33sert quand même
25:34à la construction etc
25:35ça sert quand même
25:35à quelque chose
25:36Vincent
25:36je m'occupe de
25:38contrats d'assurance vie
25:39si vous regardez
25:40la répartition
25:41des contrats d'assurance vie
25:42la majorité des français
25:43c'est du fonds en euros
25:45quand
25:47ils ont l'impression
25:48d'investir
25:48ils ont l'impression
25:49d'investir
25:50quand ils achètent
25:51de l'assurance vie
25:53malheureusement
25:53l'allocation dominante
25:54ça reste du fonds en euros
25:55autrement dit
25:56ils n'ont toujours pas compris
25:57que
25:58les UC
25:59c'est la partie
25:59qui doit réellement
26:02être prioritaire
26:03dans leur allocation
26:04et je rajoute
26:05dans la partie UC
26:06ils ont une allocation
26:08obligataire
26:09qui est très importante
26:10donc quand on cumule
26:11fonds en euros
26:12plus l'allocation obligataire
26:13c'est désespérant de voir
26:15plus les structurer
26:17quand on regarde
26:19l'allocation
26:20au final
26:20on est sur une allocation
26:21qui est extrêmement prudente
26:23et les actions
26:25sont complètement dérisoires
26:26je pense qu'il y a un problème
26:28d'éducation
26:29d'enseignement
26:30c'est à dire qu'il faut
26:31remonter plus loin
26:32à partir du moment
26:33où vous dites
26:33l'entrepreneur est un salaud
26:36c'est quand même
26:36un peu compliqué
26:37derrière
26:37d'avoir envie
26:38de donner de l'argent
26:40à l'entrepreneur
26:41c'est les français
26:42plus que l'envie de gagner
26:43la peur de perdre
26:43avec le fonds euro
26:45si on perd
26:46on ne perd vraiment pas grand chose
26:47alors qu'avec la bourse
26:48si on s'y en prend mal
26:48on ne perd pas beaucoup
26:49le contrat euro
26:50il est garanti
26:50donc c'est ce truc là
26:52c'est la garantie
26:53le tampon de l'assureur
26:54et d'ailleurs vous regardez
26:55en 2011
26:55les questions que moi j'avais
26:56en 2011
26:57de la part de clients privés
26:58c'était
26:58est-ce que mon assureur
26:59risque de faire faillite
27:00parce que j'ai une garantie
27:01j'ai mon contrat en euro
27:02et c'était ça le sujet
27:04et donc effectivement
27:05c'est la peur de perdre
27:05la peur de se faire arnaquer
27:06la peur de payer des frais
27:07trop important
27:08même si au final
27:10quand on fait le cumul
27:11de l'occasion que tu évoquais
27:12les frais sont quand même
27:13assez sympathiques
27:14mais bon
27:14et je pense qu'un autre problème
27:15aussi c'est la peur de l'impôt
27:18c'est à dire que
27:19les français
27:19les français parce qu'il y a
27:20un dérapage systématique
27:22du budget de l'état
27:23c'est il faut provisionner
27:25les futurs impôts
27:25qu'on ne m'a pas encore
27:26collé sur la figure
27:28et donc ça c'est des capitaux
27:29par définition
27:30il faut qu'ils soient sécurisés
27:32donc vous ne pouvez pas
27:32prendre de risques
27:33donc si vous avez peur
27:34d'être fiscalisé
27:36vous mettez de l'argent
27:38sur du livret A
27:38sur du fonds en euro
27:39parce qu'il faut que ça soit
27:42disponible
27:43et 100% garanti
27:44le jour où on vous appelle
27:46pour ces capitaux
27:48les français sont rationnels
27:49effectivement
27:50mais ils répondent
27:51tout simplement
27:51à leurs besoins
27:52et les besoins
27:53sont ceux qu'on vient de décrire
27:54et c'est dommage
27:54parce que du coup
27:55on passe depuis 2020
27:57donc depuis 6 ans
27:57à côté de 7000 euros
27:58de plus de plus-value
27:59voilà c'est par français
28:00c'est dommage
28:01s'ils avaient investi en action
28:02ce qu'ils ont mis dans le livret A
28:02notamment pour la retraite
28:03c'est dommage
28:04de ne pas avoir lancé
28:05la capitalisation
28:06d'ailleurs vous regardez
28:07le PER
28:07ça marche parce qu'il y a
28:09un avantage fiscal
28:10à l'entrée
28:11vous feriez
28:12comme disait Vincent
28:12vous mettez des impôts
28:14sur les plus-values
28:15très bas
28:15des droits de succession
28:17très bas
28:18vous verrez
28:18il y aurait plus d'investissement
28:19en bourse
28:20c'est mécanique
28:21voilà la France
28:23a ses habitudes
28:23bien sûr
28:24la France
28:25je voyais cette phrase
28:26je ne sais plus de qui elle est
28:27je m'en veux
28:27la France est un pays laïque
28:28peuplé de vaches sacrées
28:31il y en a des vaches sacrées
28:32en France
28:32qu'on aura du mal à lever
28:33manifestement
28:34c'est un quiz
28:34c'est un quiz
28:35non c'est oui
28:36il faut que j'en trouve
28:36il y en a des vaches sacrées
28:39difficiles
28:40et c'est pour ça
28:40qu'on a du mal aussi
28:41à réduire nos dépenses
28:42etc
28:42qu'on a ce 10 ans français
28:43à 4,5 presque
28:454,5 à l'instant
28:46à 4,47 le 10 ans français
28:47d'un mot sur l'IA
28:49vous êtes de ceux
28:50qui pensaient
28:50qu'elle va nous détruire tous
28:52que le marché va se demander
28:53si la quête de sécurité
28:55autour de l'IA
28:55va ralentir les investissements
28:57est-ce qu'il faut le craindre ça
28:58est-ce qu'on va avoir
28:59moins d'investissement
28:59si effectivement
29:00l'IA est davantage réglementée
29:01si c'est le cas
29:02j'arrête d'épargner
29:03et je dépense tout
29:04parce que si dans 10 ans
29:05de toute façon je suis mort
29:06je dépense tout
29:07donc la question se pose
29:08donc c'est bon pour la croissance
29:09donc de toute façon
29:11soit vous avez peur de ça
29:13et à ce moment-là
29:13vous arrêtez de bosser
29:15vous claquez tout
29:17soit vous n'y croyez pas
29:18et vous continuez votre vie
29:20et voire même
29:21vous imaginez
29:22que ça peut être
29:22quelque chose de positif
29:24oui
29:24c'est ça
29:25ralentir l'IA
29:26c'est la demande aussi
29:27d'Ursula von der Leyen
29:28qui a annoncé
29:28une grande réunion là-dessus
29:30ralentir l'IA en Europe
29:31est-ce que ralentir l'IA
29:32ce sera aussi ralentir
29:32les investissements
29:34en fait je pense que
29:35c'est un peu le message
29:35qu'on voulait faire passer
29:36les grandes l'IA
29:36c'est-à-dire qu'on va ralentir
29:38un petit peu
29:39sous-entendu
29:39on va ralentir les investissements
29:40sous-entendu
29:41nos CAPEX
29:41devraient être
29:42quand même
29:43un peu moins important
29:44et donc nos flux
29:45de trésorerie
29:46un peu plus fort
29:47je pense qu'ils vont y aller
29:48pas à pas
29:49franchement c'est des débats
29:50à 20 ans
29:51oui
29:52à 100 ans
29:53qu'est-ce qui va se passer
29:54oui il va se passer
29:54plein de choses
29:55mais on sera plus trop là
29:56pour le voir
29:56alors que donc
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