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  • il y a 6 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Philippe est avec nous, Philippe il est routier et c'est peu de dire que c'est un homme qui
00:04est plutôt positionné à gauche.
00:06Et c'est pour ça que nous apprécions ce qu'il nous dit parce qu'il y a toujours un
00:12peu de contradictions et le débat est vif.
00:16Philippe, est-ce que vous savez déjà pour qui vous allez voter ?
00:20– Salut, salut, bien sûr.
00:21– Vous allez voter pour qui ?
00:24– Eh bien pour ceux qui représentent la gauche.
00:26– Oui, mais qui représente la gauche selon vous ?
00:28– Eh bien c'est le dernier qui est vraiment de gauche.
00:31– D'accord, bon, donc c'est Jean-Luc Mélenchon, c'est ce que vous voulez dire.
00:35– Bah, au titre.
00:37– Pardon ?
00:38– Je dis c'est vous qui le dites, donc voilà.
00:40– Bah non, on…
00:41– Bah vous reconnaissez donc que c'est le dernier représentant de la gauche ?
00:44– Je me mets dans votre cerveau et je sais comment vous pensez.
00:48Mais c'est une gauche radicale, de toute façon c'est une gauche radicale.
00:52C'est une gauche radicale, effectivement, ce que vous appelez la vraie gauche,
00:56c'est la gauche qui a ruiné l'URSS, qui a ruiné Cuba, qui a ruiné le Venezuela,
01:01c'est le communisme tel que vous en rêvez, où tout le monde, effectivement, est à égalité,
01:08tout le monde est pauvre, personne n'est riche et puis vous êtes content.
01:11– Alors je pense pas que Mélenchon prône le communisme, après ça c'est vous qui le dites.
01:15– En tout cas, il défend le Venezuela, il défend Cuba, il défend tous ces régimes-là.
01:21– Bah écoutez, il défend qu'il veut, il défend qu'il veut, mais c'est pas des réussites, Cuba,
01:26c'est pas une réussite, Cuba, sur le plan économique.
01:29– Bah moi je vois un programme, je vois pas une personne, d'accord ? Je vois un programme.
01:32Et à gauche, c'est le seul qui a un programme de gauche.
01:35– Eh bah écoutez, c'est très bien, en tout cas, vous avez bien raison, pourquoi pas, de voter pour
01:39lui.
01:40Mais lorsque la France insoumise, par exemple, c'est la Nouvelle du jour,
01:44impose ses journalistes, avec qui elle veut parler, en l'occurrence c'est nos confrères de BFM,
01:51mais de côté, en l'occurrence Sonia Mabrouk,
01:55souhaite qu'il y ait les sujets soient annoncés avant, et pourquoi pas les questions.
01:59Est-ce que ça vous choque, Philippe, ou pas ?
02:02– Bah écoutez, après, s'ils veulent pas se faire piéger, qu'ils veulent avoir des questions avant,
02:08parce qu'en général, les plateaux, on sait très bien comment ça se passe.
02:11Donc si maintenant, ils veulent avoir les questions avant,
02:13pour pouvoir répondre précisément aux questions qu'effectivement s'en posaient,
02:17ils n'ont pas trop de problèmes par rapport à ça.
02:19– Donc ça vous, par exemple, ça ne vous choque pas ?
02:21Vous trouvez que c'est normal que le journaliste donne ses questions avant,
02:25ou ses sujets, plus exactement, ça ne sera pas quand même les questions, j'imagine ?
02:27– Si le politique veut répondre précisément aux questions,
02:30et rentrer dans les détails, donner des chiffres, etc.,
02:33c'est peut-être mieux quand même qu'il ait les questions avant,
02:35quand même, pour pouvoir les étudier.
02:36– Louis Dragnet, je veux juste vous faire observer pendant une chose,
02:39c'est précisément très souvent ce qui est reproché aux journalistes,
02:43c'est la collusion, c'est-à-dire qu'effectivement,
02:45il y a des journalistes qui, parfois, avant une interview,
02:48donnent les questions à l'avance,
02:50et moi, d'habitude, j'entends plutôt des auditeurs
02:52qui ne supportent pas ça,
02:54donc je suis très étonné de...
02:55et ça m'amuse aussi d'entendre votre propos.
02:59– Je ne sais pas pourquoi ça ne vous amuse,
03:00mais à partir du moment où vous demandez des questions aux politiques,
03:03et si vous voulez que les politiques vous répondent correctement,
03:06avec des chiffres, avec des textes de loi, etc.,
03:11c'est quand même mieux qu'ils aient les questions avant.
03:13Après, je ne sais pas trop ce que vous trouvez amusant là-dedans.
03:15Maintenant, moi, voir un débat comme il y a eu au MEDEF,
03:17où ça n'a ni queue ni tête, ça ne m'intéresse pas.
03:21– J'entends ce que vous dites,
03:24mais c'est vrai qu'on a quand même une dérive,
03:27Philippe, on s'intéresse tous à la politique depuis 50 ans,
03:31moi, je m'intéresse depuis la campagne de 1974 de Giscard,
03:34j'avais 10 ans, et puis déjà, ça m'a intéressé.
03:37Bon, jamais j'ai vu ça.
03:40Jamais j'ai vu...
03:41Parce que ça pouvait se faire, d'ailleurs,
03:44sans l'écrire ou sans le dire,
03:45c'est-à-dire qu'on recevait les candidats,
03:47les candidats, on recevait des hommes politiques.
03:50C'est vrai, notamment, on ne va pas se raconter de salade,
03:52lorsqu'il y a une interview, généralement, du président de la République,
03:55les services de l'Élysée voient les journalistes,
03:58cadrent plus ou moins...
03:59– Les thèmes, globalement.
04:00– Voilà, donc ça se fait...
04:01– Mais on n'envoie pas une liste de questions.
04:02Le matin, sur Europe 1 et CNews,
04:05Laurence Ferrari n'envoie pas ses questions à l'avance.
04:08– Bien sûr, mais qu'il y ait un échange ?
04:09Je t'interrogerais là-dessus, moi, je suis le premier à le faire.
04:12L'autre jour, j'ai reçu Sarah Knafow.
04:14Comme le livre, il est tellement dense,
04:17on s'est dit, on ne peut pas parler de tous les sujets,
04:20et je lui ai dit, voilà, je vous propose de parler de ça, ça et ça.
04:23Donc ça se fait, on ne va pas raconter de salade.
04:25Ce qui est fou, là, c'est que BFM est obligé
04:27d'écrire noir sur blanc,
04:30prend un engagement, signe une charte,
04:34la transparence totale sur la liste des invités
04:36et des thèmes prévus pour les invitations
04:38sur les plateaux de BFM TV.
04:39Donc on a l'impression d'une sorte de soumission,
04:43soumission d'un organe de presse.
04:46Non, non, ils demandent juste une pluralité
04:48que vous, vous ne ferez pas sur CNews.
04:50Mais Philippe, ne dites pas ça,
04:53puisque moi, je les invite, ceux qui n'y viennent pas.
04:55Arrêtez, on en a déjà discuté ensemble.
04:58Votre plateau télé n'est aucunement représentatif
05:01du panel électoral français.
05:04Vous, votre panel électoral français, c'est extrême droite.
05:07Après, sinon, il n'y a rien d'autre.
05:08– Mais la preuve, c'est que vous êtes en train de parler
05:10sur l'antenne d'Europe 1, de quoi vous parlez.
05:12– Oui, oui.
05:12– À chaque fois, vous me dites ça,
05:14et à chaque fois, je vous dis que vous êtes en train de parler.
05:16– En même temps, c'est l'idée, monsieur.
05:17– Et je vous répète, mais ils ne veulent pas venir.
05:19Je n'y peux rien.
05:20– C'est facile à dire, ça.
05:21– C'est facile à dire.
05:23– Moi aussi, c'est-à-dire qu'ils ne veulent pas venir.
05:25– Je peux même vous donner une précision.
05:29L'ARCOM contrôle ça, et nous, on est obligés
05:31d'envoyer des captures d'écran.
05:32– Oui, l'ARCOM vous a quand même condamné une paire de fois.
05:36– Attendez, on envoie régulièrement à l'ARCOM
05:39des captures d'écran de politiques de la France Insoumise
05:41qui disent « non, je ne viendrai pas »,
05:43ou alors tout simplement qu'ils ne nous répondent pas.
05:45Donc, c'est la stricte vérité.
05:46– En fait, la vérité, je vais vous dire, elle est très simple,
05:49et c'est pourquoi ils ont fait cette charte avec BFM.
05:53Les gens de la France Insoumise ne veulent pas parler
05:55avec des gens avec lesquels ils ne sont pas d'accord.
05:57ils refusent la contradiction.
06:00Donc, sur les plateaux, je suis désolé de vous le dire.
06:02– Alors, si c'est faux, vous êtes un menteur.
06:03– Ah non, ne traitez pas de menteur, Philippe, parce que là…
06:06– Vous êtes un menteur, monsieur Proulx, vous êtes un menteur.
06:08Je pense que les filles n'étaient pas avec tout le monde.
06:10Voilà.
06:10Et maintenant, s'ils ne veulent pas venir sur un plateau d'extrême droite,
06:13c'est peut-être leur droit aussi.
06:15– Mais ils font ce qu'ils veulent.
06:16Je vous répète qu'ils ne veulent pas la contradiction sur un plateau.
06:20Ils ne veulent pas parler avec Charlotte Bernelas.
06:22– Mais c'est faux.
06:23– Mais c'est faux, puisque je vis ça au quotidien.
06:27– Mais Philippe, il est 7h12, on marque une pause.
06:29– L'exemple avec Sonia Mabrouk, du communiqué…
06:31– Mais voilà, avec Sonia Mabrouk.
06:33Sonia Mabrouk est d'extrême droite aussi, cher monsieur ?
06:36– Mais votre chien est d'extrême droite.
06:38– Non, mais je vous parle de Sonia Mabrouk.
06:39– Allez sur BFM, Sonia…
06:42– Moi, je parle de votre chien.
06:44– Bon, mais vous en avez parlé, vous me l'avez dit.
06:45Donc vous voyez, à chaque fois que vous me le dites,
06:48je suis assez aimable pour vous donner la parole à chaque fois.
06:50Donc vous devriez déjà souligner qu'à chaque fois que vous nous appelez,
06:54c'est pour m'expliquer que je suis d'extrême droite.
06:55C'est très gentil, mais bon, j'ai bien compris.
07:00– Mais je vous parle à chaque fois, donc de quoi vous me parlez ?
07:05Je montre par l'exemple, je démontre que ce que vous dites n'est pas juste.
07:11– C'est tellement français, c'était chaud.
07:12– Mais en revanche, Sonia Mabrouk,
07:15pourquoi la France Insoumise ne veut pas parler à Sonia Mabrouk ?
07:17Elle est aussi d'extrême droite selon vous ?
07:19– Vous savez quoi, moi je ne suis pas devin, mon petit doigt ne me parle pas.
07:22Demande à la France Insoumise directement, moi je n'en sais rien.
07:25– Je vais vous dire, les gens sont ce qu'ils font, j'aime bien cette phrase,
07:28et ils ne veulent pas sans doute parler à Mme Mabrouk pour des raisons que je ne connais pas.
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