00:00J'en ai plusieurs, mais bon, je ne vais pas rentrer dans le macabre.
00:04Mais justement, au GPIS, on a eu trois collègues qui ont été pris à partie par cocktail Molotov dans le
00:10véhicule.
00:12Ils ont dû courir sur un boulevard poursuivi par les jeunes avec des mortiers qui voulaient les achever.
00:17Ils sont tombés par hasard sur une patrouille de police qui a fait disperser les jeunes.
00:22Et en fait, quand nous, on est arrivés en renfort, moi, en face de moi, j'avais un collègue avec
00:26le crâne fumant et la peau du crâne rose.
00:31Donc, quand on connaît les gens, c'est assez marquant.
00:35Après, on avait beaucoup d'interventions sur des accidents de voie publique, puisqu'on bougeait d'une adresse à l
00:40'autre.
00:41Donc, souvent, c'était des accidents et souvent, il y avait beaucoup de sang.
00:48Il y a beaucoup de choses, mais c'est assez macabre.
00:51Et puis, il y avait aussi, pareil, sur tout ce qui est porte de la chapelle, les craqueurs qui se
00:58confrontaient avec les réfugiés.
01:01Donc, les gars, il y en a un, il s'est fait sauter à la gorge, arracher la carotide.
01:07Donc, nous, on a assisté à ça.
01:09On a porté les premiers secours.
01:11Et c'était à la période où il y avait les gilets jaunes.
01:14Les pompiers ont mis 18 minutes pour venir.
01:16Le lendemain, notre direction nous a convoqués pour nous dire qu'on avait bien travaillé,
01:21puisque le gars n'était pas mort et que les pompiers étaient surpris qu'on ait réussi à le maintenir.
01:26Donc, la chance qu'il y avait, c'est que nous, on avait Steve, qui était pompier bénévole,
01:32qui avait toujours une trousse de secours bien garnie.
01:36Donc, c'est lui qui a fait les premiers secours et qui l'a maintenu.
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