- il y a 6 semaines
À LA UNE / Prix des carburants : la colère monte
Le prix du carburant repart à la hausse et la facture à la pompe pèse à nouveau sur le budget des Français. Dans un contexte géopolitique marqué par des incertitudes sur l'approvisionnement mondial, cette hausse se répercute sur le prix des marchandises et alimente les tensions économiques. En août 2026, les volumes de livraisons des carburants routiers en mètres cubes ont reculé de 6,6 % par rapport à l'été précédent. Face à cette situation, les territoires ne sont pas tous égaux. Dans les zones rurales, où la voiture est indispensable pour travailler, faire ses courses, ou accéder aux services publics, la hausse du prix du carburant peut peser particulièrement lourd dans les dépenses des foyers. Entre soutien au pouvoir d'achat, coût pour les finances publiques et nécessité d'accélérer la transition énergétique, comment protéger les Français d'une nouvelle flambée des carburants sans renforcer les inégalités entre les territoires ? Le prix du litre de gazole dépassera-t-il un jour la barre symbolique des 3 euros ?
Invités :
- Grégory Caret, directeur de l'observatoire de la consommation de « Que choisir ensemble »,
- Gaëlle Macke, journaliste économique,
- Jean-Louis Schilansky, ancien président de l'Union française des industries pétrolières.
Chronique :
« Quoi de neuf ? » : Baroin, l'éternel plan B par Nicolas Domenach
Eva Roque, journaliste à France Inter
LA QUESTION QUI FÂCHE / Lutte contre les violences sexistes et sexuelles : un budget suffisant ?
La loi intégrale sur les violences sexistes et sexuelles est analysée en commission et déjà, La France Insoumise a annoncé qu'elle ne voterait pas le texte. Ce-dernier prévoit la création d'unités spécialisées dans les VSS au sein de la police, une protection renforcée des enfants notamment grâce à un entretien annuel individuel dès la maternelle, un référent VSS dans les entreprises de plus de 50 salariés etc. La France Insoumise dénonce une forme d'hypocrisie du gouvernement : « On ne réglera pas la problématique des violences sexistes et sexuelles si les moyens nécessaires ne sont pas débloqués », a déclaré Mathilde Panot. Quel budget sera alloué à cette loi intégrale transpartisane ?
Invités :
- Violette Spillebout, députée « Ensemble Pour la République » du Nord,
- Sarah Legrain, députée « La France Insoumise » de Paris.
« Bourbon express » par Marco Paumier.
Le prix du carburant repart à la hausse et la facture à la pompe pèse à nouveau sur le budget des Français. Dans un contexte géopolitique marqué par des incertitudes sur l'approvisionnement mondial, cette hausse se répercute sur le prix des marchandises et alimente les tensions économiques. En août 2026, les volumes de livraisons des carburants routiers en mètres cubes ont reculé de 6,6 % par rapport à l'été précédent. Face à cette situation, les territoires ne sont pas tous égaux. Dans les zones rurales, où la voiture est indispensable pour travailler, faire ses courses, ou accéder aux services publics, la hausse du prix du carburant peut peser particulièrement lourd dans les dépenses des foyers. Entre soutien au pouvoir d'achat, coût pour les finances publiques et nécessité d'accélérer la transition énergétique, comment protéger les Français d'une nouvelle flambée des carburants sans renforcer les inégalités entre les territoires ? Le prix du litre de gazole dépassera-t-il un jour la barre symbolique des 3 euros ?
Invités :
- Grégory Caret, directeur de l'observatoire de la consommation de « Que choisir ensemble »,
- Gaëlle Macke, journaliste économique,
- Jean-Louis Schilansky, ancien président de l'Union française des industries pétrolières.
Chronique :
« Quoi de neuf ? » : Baroin, l'éternel plan B par Nicolas Domenach
Eva Roque, journaliste à France Inter
LA QUESTION QUI FÂCHE / Lutte contre les violences sexistes et sexuelles : un budget suffisant ?
La loi intégrale sur les violences sexistes et sexuelles est analysée en commission et déjà, La France Insoumise a annoncé qu'elle ne voterait pas le texte. Ce-dernier prévoit la création d'unités spécialisées dans les VSS au sein de la police, une protection renforcée des enfants notamment grâce à un entretien annuel individuel dès la maternelle, un référent VSS dans les entreprises de plus de 50 salariés etc. La France Insoumise dénonce une forme d'hypocrisie du gouvernement : « On ne réglera pas la problématique des violences sexistes et sexuelles si les moyens nécessaires ne sont pas débloqués », a déclaré Mathilde Panot. Quel budget sera alloué à cette loi intégrale transpartisane ?
Invités :
- Violette Spillebout, députée « Ensemble Pour la République » du Nord,
- Sarah Legrain, députée « La France Insoumise » de Paris.
« Bourbon express » par Marco Paumier.
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00:00:05Musique
00:00:24Bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans chaque voix compte sur LCP.
00:00:27Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée Nationale,
00:00:32avec à mes côtés ce soir Eva Roch.
00:00:35Bonsoir Eva.
00:00:36Bonsoir à tous.
00:00:37Et merci, bienvenue à bord.
00:00:38Merci à vous, de l'aventuré chaque voix compte.
00:00:41Et bonsoir Nicolas Doménac.
00:00:42Et bonsoir.
00:00:43Tout va bien pour vous deux ?
00:00:44Impeccable.
00:00:45C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir la flambée des prix des carburants et la
00:00:49montée de la colère.
00:00:51Emmanuel Macron a demandé aujourd'hui au gouvernement une totale mobilisation sur l'approvisionnement et sur les prix.
00:00:57qui viennent de dépasser le pic de 2022.
00:01:00Et ce soir Sébastien Lecornu demande lui à ses ministres de prolonger les aides ciblées jusqu'à la fin de
00:01:06l'année.
00:01:06Nous allons les détailler avec nos espères et nous demander aussi jusqu'où peuvent grimper et les prix et la
00:01:12colère.
00:01:12C'est la première partie de chaque voix compte.
00:01:14Nicolas Doménac, quoi de neuf ce soir ?
00:01:17Eh bien François Baroin, vous allez voir, ça sera peut-être le plan B à droite et au centre.
00:01:22Dans la deuxième partie de chaque voix compte, là c'est la question qui fâche.
00:01:25On va parler de la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles.
00:01:28Vous savez que la loi arrivera dans l'hémicycle le 1er octobre.
00:01:31Elle est en commission en ce moment même à l'Assemblée nationale.
00:01:34Les moyens qui ont été annoncés hier par Matignon sont-ils vraiment à la hauteur de l'enjeu ?
00:01:39Nous en débattrons tout à l'heure.
00:01:41Vous pouvez vous aussi interroger nos invités d'ailleurs ou nous faire part de vos remarques.
00:01:45Il vous suffit de flasher le petit QR code qui est là.
00:01:48Et c'est Eva Roth qui se charge ce soir de nous transmettre toutes vos remarques en direct en plateau.
00:01:53Et puis Bourbon Express aussi tout à l'heure, le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Pommier
00:01:57et notamment le coup de tonnerre au Parti socialiste où le député Philippe Brun
00:02:01a donc été écarté de la primaire socialiste pour la présidentielle
00:02:05en raison d'accusations de violences qu'il vient lui-même de qualifier de calomnieuses.
00:02:09Il s'en est expliqué ici à l'Assemblée nationale il y a quelques instants.
00:02:11Vous l'entendrez tout à l'heure.
00:02:13Voilà pour le menu de ce soir.
00:02:14Installez-vous confortablement.
00:02:16Chaque voix compte, c'est parti.
00:02:24C'est mieux qu'un tour de manège à sensation.
00:02:27Pour avoir le vertige en ce moment, il suffit d'aller dans une station-service.
00:02:302,15 euros le litre de sans plomb depuis hier.
00:02:342,35 euros le gasoil.
00:02:36C'est le dernier relevé de prix.
00:02:38L'essence vient donc de dépasser le pic de 2022 qui était au début de la guerre en Ukraine.
00:02:42Et tout indique que cette courbe va continuer de monter.
00:02:45Maïté Frémont.
00:02:53Devant ce dépôt pétrolier ce matin, une centaine de pêcheurs en colère,
00:02:57tous présents pour protester contre la flambée des prix du carburant.
00:03:01On n'y arrive plus.
00:03:03Et s'il n'y a pas quelque chose qui est fait, de toute façon, on va durcir les mouvements.
00:03:05Qui fait immédiatement le lieu.
00:03:08Hier déjà, d'autres pêcheurs bloquaient le dépôt pétrolier de faussure mer.
00:03:12Une colère qui monte aussi dans le nord de la France.
00:03:15Voleur, peut-on lire sur les murs de cette station-service vandalisée.
00:03:19En cause des prix records affichés à la pompe.
00:03:22Et cette crainte, le carburant va-t-il venir à manquer ?
00:03:26Pour le moment, une station-service sur 10 fait état d'un problème d'approvisionnement sur au moins un carburant.
00:03:32Sur cette carte, en jaune, les régions ont difficulté.
00:03:36Pas de pénurie en vue, martèle ce midi la porte-parole du gouvernement.
00:03:40Je veux encore rassurer sur les chaînes logistiques qui n'ont pas de difficultés anormales par rapport à ce qu
00:03:47'elles sont d'habitude.
00:03:49Les prix du carburant n'ont pas monté tout seuls.
00:03:52Cette hausse résulte très directement de ce qui se passe au Moyen-Orient.
00:03:57À 7000 kilomètres de la France, au sud du Yémen, des pétroliers sont à l'arrêt.
00:04:02Et à terre, un groupe de rebelles et outils du Yémen alliés de l'Iran.
00:04:06Ils prennent vendredi dernier le contrôle d'une route maritime incontournable, le détroit de Babel-Mandeb,
00:04:13dans une région déjà très fragilisée par les blocages du détroit d'Hormuz.
00:04:19Les forces armées yéménites affirment qu'elles continueront de mettre en œuvre l'équation blocus pour blocus,
00:04:25de frapper les renforts de l'ennemi saoudien et de répondre à l'escalade par l'escalade.
00:04:31Résultat, le prix du baril flambe.
00:04:3412% du commerce mondial passe par le canal de Suez et la mer Rouge.
00:04:38Une fermeture qui pourrait provoquer un choc majeur pour l'économie mondiale.
00:04:44On va revenir sur tous ces éléments avec vous.
00:04:47Jean-Louis Chilansky, bonsoir.
00:04:49Ancien président de l'Union française des industries pétrolières, merci d'être là.
00:04:53Je salue également Gaël Mack, journaliste éco.
00:04:56Bonsoir Gaël, merci d'être là et bonsoir Grégory Carré,
00:05:00directeur de l'Observatoire de la consommation de Que choisir ensemble.
00:05:03Je voudrais d'abord vous faire réagir aux propos d'Emmanuel Macron
00:05:05qui a donc demandé ce matin en Conseil des ministres à son gouvernement
00:05:09une totale mobilisation sur l'approvisionnement et sur les prix.
00:05:12Alors on va revenir sur les prix, sur ce que le gouvernement peut faire,
00:05:16mais d'abord Jean-Louis Chilansky, l'approvisionnement.
00:05:18Quand un président demande à ses ministres de sécuriser l'approvisionnement,
00:05:22que faut-il comprendre ?
00:05:23Est-ce que ça veut dire que la situation est sérieuse ?
00:05:26La situation d'abord est totalement inédite.
00:05:30On n'a jamais bloqué à la fois le détroit d'Hormuz et Bab el-Mandeb.
00:05:34C'est un double étranglement.
00:05:36Un double étranglement qui empêche le pétrole d'Arabie saoudite
00:05:41de venir vers les marchés soit occidentaux, soit les marchés d'Asie.
00:05:46Donc c'est une situation très critique.
00:05:48On va revenir sur cette situation des routes du pétrole qui sont bloquées,
00:05:53mais l'approvisionnement en France en ce moment, est-ce qu'il est à un seuil critique ?
00:05:57Enfin, on va poser la question clairement.
00:05:59Il y a un risque de pénurie ?
00:06:00Ça, je suis très surpris de ce que vous venez de dire ou de ce qu'a dit le Président,
00:06:03parce que la France, en termes d'approvisionnement, s'approvisionne très peu au Moyen-Orient.
00:06:09On s'approvisionne de l'Afrique de l'Ouest, on s'approvisionne de la Norvège.
00:06:15Et donc, le risque de pénurie ou le risque de manque de pétrole,
00:06:21franchement, ce n'est pas aujourd'hui en tous les cas.
00:06:24Il y a un problème de prix, parce que les prix montent,
00:06:27mais la disponibilité physique de pétrole, aujourd'hui, pour la France, ça n'est pas un problème.
00:06:35Donc Gaëlle Mac, pourquoi parler d'une sécurisation de l'approvisionnement aujourd'hui ?
00:06:39Je pense que le gouvernement a juste besoin, et Emmanuel Macron a juste besoin,
00:06:43de dire qu'il fait quelque chose, en gros.
00:06:45Je veux dire, il y a eu neuf réunions à Bercy,
00:06:48notamment avec les distributeurs, enfin avec les réseaux de stations-services,
00:06:54la principale compagnie pétrolière française, Total Energy,
00:06:58et les distributeurs de carburant.
00:07:01Il en ressort à chaque fois des mesures modestes ou reconduites,
00:07:05mais on a besoin de dire, on fait des réunions, vous voyez, on se mobilise,
00:07:11on agit, on comprend les Français.
00:07:13Je veux dire, là, quand on parle du carburant, c'est quand même vraiment le produit dont on connaît le
00:07:22chiffre par cœur,
00:07:23auquel on va à la pompe tous les jours, ou en tout cas toutes les semaines peut-être,
00:07:28parce que maintenant on y va tous les jours parce qu'on ne fait plus de plein,
00:07:30et qu'on achète exactement son trajet.
00:07:32On met 10 euros d'essence.
00:07:33Voilà, donc c'est comme le prix de la baguette, le prix de l'essence,
00:07:37et je veux dire, là, aujourd'hui, il faut bien voir que ça, l'INSEE avait sorti cette statistique récemment,
00:07:43presque un quart des ménages français va consacrer un mois de revenu disponible entier à l'achat de carburant.
00:07:51Mais je voudrais vraiment d'abord évacuer cette question, ce sujet de l'approvisionnement,
00:07:55même si ça n'est pas un sujet, si je vous entends,
00:07:57mais je voudrais vraiment qu'il soit évacué, parce que si on regarde les chiffres, en effet,
00:08:01bon, Maud Bréjour, d'ailleurs, a dit ce matin, il n'y a aucun risque de pénurie,
00:08:04donc c'est pour ça qu'on a du mal à comprendre pourquoi il faut sécuriser les approvisionnements.
00:08:07Quand on regarde les relevés, on voit quand même qu'une station sur dix connaît des difficultés
00:08:12sur au moins un type de carburant.
00:08:15Grégory Carré, il y a le cas des stations Total Energy,
00:08:18alors elle, 86% des stations Total connaissent ce soir une rupture d'au moins un carburant.
00:08:23Ça, ce n'est pas un problème d'approvisionnement, c'est un problème de plafonnement des prix.
00:08:26Non, non, non, je pense que c'est un peu un contre-feu,
00:08:28enfin, je ne sais pas, d'évoquer la pénurie, en plus, c'est quand même assez dangereux,
00:08:32il ne faut pas trop jouer là-dessus, parce que si les gens se mettent à paniquer,
00:08:35à remplir tous à bord leurs réservoirs, là, il y aura une vraie pénurie qui va se créer,
00:08:40parce qu'on n'aura pas le temps de renouveler les stations-service.
00:08:44Donc, effectivement, il y a des pénuries locales,
00:08:46il y a des pénuries locales, beaucoup concentrées autour des stations du groupe Total,
00:08:50parce que Total plafonne l'essence à 1,99 et les diesels à 2,25 euros.
00:08:58Effectivement, c'est 15 centimes de moins que partout ailleurs, 20 centimes de moins,
00:09:02les gens sont rendus là.
00:09:04Donc, ils sont même prêts à faire très longtemps la queue,
00:09:07donc il y a déjà beaucoup de queues.
00:09:08Après, il y a probablement beaucoup de stations où il y a des pénuries,
00:09:11mais c'est vrai que c'est concentré sur cette problématique-là.
00:09:14Est-ce qu'on puise encore dans nos stocks stratégiques,
00:09:16comme ce fut le cas à la fin du printemps ?
00:09:18Pas pour l'instant, pas à ma connaissance.
00:09:20Ils ont été reconstitués, ces stocks ?
00:09:22Non, ils ne sont pas reconstitués,
00:09:23mais ils sont à un niveau plus bas que ce qu'ils devraient être.
00:09:26On a 90 jours de stocks stratégiques,
00:09:28on a pris environ 25 ou 30 jours au moment du début de la guerre en Iran,
00:09:34mais on n'a pas reconstitué les stocks,
00:09:37donc on fonctionne avec des stocks stratégiques plus bas.
00:09:39Il n'y a pas de problème d'approvisionnement.
00:09:42Non, mais c'est important de le dire.
00:09:43C'est comme le papier toilette,
00:09:44quand on a dit qu'on allait manquer de papier toilette,
00:09:46il n'y en avait plus en dehors du coup.
00:09:47Par contre, simplement, les stations qui sont en difficulté,
00:09:51il y en a toujours en moyenne.
00:09:53Là, il y en a un peu plus que d'habitude,
00:09:55ce sont les stations totales, comme vous venez de le dire.
00:09:58Elles sont dévalisées parce qu'elles sont à 99 et 25,
00:10:03c'est-à-dire en gros 20 centimes de moins qu'ailleurs.
00:10:06Donc les mobilistes vont dans les stations totales
00:10:09et ils n'arrivent pas à réapprovisionner.
00:10:11Bon, pas de pénurie nationale à ce jour,
00:10:14mais si Emmanuel Macron demande de sécuriser nos approvisionnements,
00:10:17Eva Roch, c'est parce qu'on en parlait,
00:10:19il y a désormais deux noms de détroits à retenir sur la carte du pétrole.
00:10:24C'est Hormuz, ça on savait,
00:10:26et puis depuis une semaine, Babel Mandeb.
00:10:28Oui, c'est ce que vous disiez, Jean-Louis Chilansky.
00:10:31Il y a deux détroits, deux goulots d'étranglement,
00:10:32en fait, pour le pétrole mondial,
00:10:34mais il y a cette question d'où vient le pétrole,
00:10:35justement, que l'on réceptionne en France.
00:10:38Le 29 août, Patrick Pouyanné, le patron de Total Energy,
00:10:42expliquait sur France Inter le circuit d'approvisionnement.
00:10:45Quand on rentre et on fait sortir un pétrolier dans le détroit d'Hormuz,
00:10:48ça coûte, ça coûte, en gros, 10 dollars du baril.
00:10:51Il se trouve qu'on peut le faire avec du pétrole,
00:10:53on absorbe les 10 dollars,
00:10:54on ne peut pas le faire pour de l'essence ou du diesel,
00:10:56parce que les bateaux qui transportent du diesel et de l'essence sont plus petits.
00:11:00Donc ne supportent pas les surcoûts
00:11:02pour rentrer et sortir du détroit d'Hormuz.
00:11:05Et donc, on se retrouve avec un manque de produits pétroliers
00:11:08venant des raffineries du Moyen-Orient.
00:11:10Et à cela, il faut ajouter, la deuxième raison,
00:11:13c'est l'Ukraine, qui, dans sa guerre contre la Russie,
00:11:16est très efficace pour détruire ou abîmer le système de raffinage russe.
00:11:20Donc, en clair, on l'a bien compris,
00:11:22les deux détroits, mais aussi l'Ukraine,
00:11:24qui vient bouleverser ce circuit de l'approvisionnement.
00:11:27Donc, des points de blocage un peu partout.
00:11:29Alors, on peut se poser la question, Jean-Michel Linsky,
00:11:31est-ce qu'on est foutu ?
00:11:32C'est-à-dire, est-ce qu'on peut sortir ?
00:11:36Et comment on peut sortir de cette guerre énergétique, selon vous ?
00:11:38On n'est pas foutu, mais ça ne peut pas durer éternellement.
00:11:43Aujourd'hui...
00:11:44Ça veut dire quoi, éternellement ?
00:11:44C'est fin de l'année ?
00:11:47Les systèmes sont assez résilients.
00:11:49On parlait de stocks stratégiques.
00:11:50Il y a encore des stocks stratégiques.
00:11:52J'ai mon bingo résilience.
00:11:53Vous savez, tous les jours, je coche le mot.
00:11:55Non, c'est vrai.
00:11:56Mais il y a un moment donné, il y aura vraiment des problèmes.
00:12:01Le monde ne peut pas se passer.
00:12:03Ça veut dire quoi, il y aura vraiment des problèmes ?
00:12:04Et ça veut dire quoi, il y a un moment donné ?
00:12:06Ben oui, ben...
00:12:07Pardon !
00:12:07Merci, merci, merci de me poser la question.
00:12:11Deux mois ?
00:12:12Deux mois ?
00:12:13Deux mois.
00:12:14Deux mois et quoi ?
00:12:16Dans deux mois, si ça reste comme ça,
00:12:18il y aura des problèmes d'approvisionnement.
00:12:20Alors, pas seulement en France,
00:12:22mais le monde ne peut pas vivre,
00:12:25ne peut pas fonctionner
00:12:26sans l'approvisionnement d'Hormuz
00:12:28et sans l'approvisionnement de Babel Mendeb.
00:12:30Ce n'est juste pas possible.
00:12:32Et à un moment donné, ça ne fonctionnera pas.
00:12:35Il faut vraiment aussi surveiller ce qui se passe en Chine
00:12:39parce que les Chinois ont ralenti leurs importations
00:12:41pour ne pas faire flamber les prix.
00:12:43Mais à un moment donné, eux aussi,
00:12:45ils vont être obligés d'aller sur le marché.
00:12:47Donc, les planètes ne sont pas très bien alignées,
00:12:49mais ce n'est pas pour tout de suite.
00:12:50Et au bout de la chaîne, tout au bout,
00:12:52il y a l'automobiliste qui fait le plein.
00:12:55Reportage sur le terrain d'Alicia Rogues et Eva Billon.
00:13:00Là, j'en ai plus 35 litres, 76 euros.
00:13:07C'est fou, ça !
00:13:08À plus de 2 euros le litre,
00:13:10le prix du carburant provoque toujours les mêmes réactions.
00:13:13Stupeur, mais aussi ras-le-bol.
00:13:16C'est décourageant.
00:13:17C'est la rentrée.
00:13:18Et franchement, ce n'est pas le meilleur.
00:13:20Ça fait mal, la pompe-là.
00:13:22Le ticket, donc...
00:13:23Reagan, lui, est gérant d'une société dans le bâtiment.
00:13:26En total, 113 euros que tu en vies.
00:13:29Et avec 5 véhicules de fonction à alimenter,
00:13:32chaque plein pèse lourd dans les comptes de son entreprise.
00:13:35Avant, je faisais le plein pour 90 et 95 euros.
00:13:39Là, je ne sais pas ce qui va se passer l'année prochaine.
00:13:41Peut-être que je vais fermer la société, je partirai ailleurs.
00:13:44Je ne peux plus compter un gros ça.
00:13:45Alors, pour limiter la facture,
00:13:47les automobilistes se sont adaptés.
00:13:50Il y a des choses que je faisais avant en voiture
00:13:52que je vais faire plutôt à pied.
00:13:54Et sinon, je ne l'utilise vraiment que pour les courses,
00:13:56aller voir la famille quand il n'y a pas le choix.
00:13:57Moi, je m'adapte parce que j'ai les moyens de m'adapter.
00:13:59Mais je pense qu'il y a beaucoup de gens
00:14:01qui n'ont pas les moyens de s'adapter.
00:14:02Et que ce soit des routiers, des taxis,
00:14:05n'importe ceux qui utilisent leur voiture,
00:14:06des commerciaux, etc.
00:14:09Directement, s'ils ramènent 200 euros ou 300 euros de moins
00:14:12à la maison par mois,
00:14:14ça se sent sur le budget mensuel,
00:14:16des courses, des enfants.
00:14:18Alors, jusqu'où les prix vont-ils grimper ?
00:14:20Pour l'heure, aucune baisse des tarifs du carburant n'est annoncée.
00:14:25Et Grégory Carré, la traduction la plus flagrante
00:14:28de cette flambée des prix,
00:14:29c'est la baisse de la consommation des carburants.
00:14:31C'est-à-dire que puisque c'est trop cher,
00:14:33on arrête d'en acheter.
00:14:33Ça a été très rapide.
00:14:34Dès le premier mois, il y avait moins 20% sur le diesel,
00:14:37moins 10% sur le diesel, d'après les professionnels.
00:14:40Un autre signal, c'est que, par exemple, cet été,
00:14:43les Français sont moins partis en vacances.
00:14:46Moins 9% de gasoil consommé au mois d'août en France
00:14:49par rapport à août 2025.
00:14:51Mais du coup, moins de vacances,
00:14:52ça veut dire aussi moins de clients pour les restaurateurs, etc.
00:14:57C'est une économie.
00:14:57Même si le tourisme international a un peu pris la place,
00:15:01il y a quand même une vraie difficulté.
00:15:02Mais là, quand on les entend, les Français,
00:15:04c'est même plus de la résignation, c'est du renoncement.
00:15:07On y est ?
00:15:07Oui, oui, c'est du renoncement.
00:15:08Mais qui renonce à quel trajet ?
00:15:11C'est les trajets qu'on va juger les moins indispensables,
00:15:16c'est-à-dire ceux qui sont liés au loisir,
00:15:18au déplacement des enfants pour les activités,
00:15:22au déplacement de soi pour les activités.
00:15:24Les déplacements pour le travail, ça, ils sont un peu indispensables.
00:15:27Et surtout, il y a une énorme inégalité territoriale.
00:15:30Pour le coup, quand vous habitez dans une zone rurale,
00:15:32très éloignée, vous êtes un peu contraint de prendre votre voiture
00:15:37parce que les transports en commun ne peuvent pas permettre de pallier ça.
00:15:40C'est pour ça que dans les centres très urbains,
00:15:42les gens ne comprennent pas à quel point la situation est tendue.
00:15:45Puis vous pouvez ajouter à ça le fait que l'énergie du logement
00:15:48est aussi en train de flamber.
00:15:49Si vous habitez dans une maison mal isolée,
00:15:51que vous êtes chauffé au fioul, que vous avez une voiture en pièce,
00:16:02il y a 2 millions de ménages, plus de 2 millions qui sont chauffés au fioul.
00:16:04Oui, parce que le gaz, c'est aussi le problème avec le détroit d'Hormuz.
00:16:08On le sait, le gaz naturel liquéfié, qui vient notamment du Qatar,
00:16:14ne parvient pas ici.
00:16:15Donc en fait, la question qui se pose, je ne sais pas si un de vous trois
00:16:17peut y répondre, mais c'est, est-ce que les Français vont pouvoir se chauffer ?
00:16:20En tout cas, les Français qui sont notamment chauffés au gaz,
00:16:24pourront-ils se chauffer cet hiver ?
00:16:26Alors, la facture de gaz a beaucoup augmenté.
00:16:28On est à 30% de hausse quasiment sur un an.
00:16:30Ça va augmenter encore le mois prochain.
00:16:32L'électricité risque de suivre, mais ce sera quand même beaucoup plus mesuré.
00:16:36Alors effectivement, il y a une...
00:16:37Et pour le fioul, c'est 60% de hausse.
00:16:39Je n'avais pas une bonne nouvelle, par hasard ?
00:16:43C'est une mauvaise nouvelle.
00:16:45Gaël Mack.
00:16:47Pour le gaz liquéfié, c'est un peu comme pour le pétrole.
00:16:49Pour l'instant, le gaz liquéfié du Qatar va vers l'Asie.
00:16:53Il ne va pas vers l'Europe.
00:16:54Et ça veut dire que nous, on pourrait se retourner vers l'Asie
00:16:56ou vers les Etats-Unis pour être...
00:16:59Non, mais aujourd'hui,
00:17:00on s'approvisionne à partir du gaz américain,
00:17:03le gaz de schiste.
00:17:05Donc, on s'approvisionne à partir du gaz liquéfié américain
00:17:07et on s'approvisionne à partir de la Norvège.
00:17:10Gaël Mack.
00:17:10Et d'autres pays.
00:17:11Donc, on n'est pas tourné vers ces pays du Moyen-Orient
00:17:15pour le gaz liquéfié.
00:17:16Mais là, de nouveau,
00:17:17si c'est bloqué,
00:17:18à un moment donné,
00:17:20ça aura une répercussion mondiale.
00:17:23Gaël, on a vu aussi des manifestations ces derniers jours
00:17:26de pêcheurs, notamment à Fosse-sur-Mer, à Frontignan.
00:17:29On a vu des stations essence vandalisées à Douai.
00:17:32Il y a ces appels aussi à manifester le 17 octobre
00:17:35et on évoque un retour des gilets jaunes.
00:17:37Comment est-ce que l'exécutif regarde monter cette colère ?
00:17:40L'exécutif est très inquiet
00:17:42parce qu'effectivement,
00:17:43la dernière quand même grande manifestation nationale,
00:17:48c'était bien sur les prix du carburant,
00:17:52même si c'était pour une autre raison,
00:17:54c'était pour les taxes.
00:17:55Évidemment, on est dans un contexte d'élection présidentielle.
00:17:58Donc, les oppositions ont toujours des idées
00:18:03sortant de leur chapeau,
00:18:04notamment sur baisser les taxes,
00:18:06sur plafonner les prix, voilà.
00:18:10Et c'est vrai que la grosse différence
00:18:13par rapport à la situation que nous avions en 2022,
00:18:16c'est qu'en 2022,
00:18:17il y avait encore un peu d'argent magique dans les caisses
00:18:20et donc on avait fait un grand bouclier énergétique
00:18:23où le gouvernement avait fait des ristournes
00:18:27sur les prix du carburant
00:18:28qui avaient quand même coûté 7,5 milliards en 4 mois.
00:18:32En 4 mois, 7 milliards et demi.
00:18:34Le quoi qu'il en coûte.
00:18:35Donc, voilà. Donc là, aujourd'hui, ce n'est juste pas possible.
00:18:39Ce n'est absolument pas possible.
00:18:40Donc, effectivement, le gouvernement s'est limité
00:18:43à des mesures ciblées et qui restent modestes.
00:18:46Et ce soir, Sébastien Lecornu annonce
00:18:48qu'il a demandé à ses ministres de prolonger
00:18:50les aides ciblées jusqu'au 31 décembre 2026.
00:18:54Alors, déjà, elles ont commencé peu de temps
00:18:58après le blocage du détroit d'Hormuz.
00:19:00Déjà, en juillet, ces mesures-là,
00:19:03rien que ces mesures qui sont quand même très cantonnées
00:19:05aux agriculteurs, pêcheurs, BTP et rouleurs modestes
00:19:09qui ont une fois 100 euros,
00:19:11c'est ça le deal,
00:19:14ça avait déjà coûté un milliard et demi en juillet.
00:19:17Donc, si c'est prolongé jusqu'en décembre,
00:19:19ça va en coûter encore un milliard et demi minimum.
00:19:21Donc, c'est vrai qu'on n'a pas du tout
00:19:25les mêmes leviers que ce qu'on avait en 2022.
00:19:29Et donc, le gouvernement voit monter
00:19:32cette grogne, cette colère.
00:19:35Je rappelle qu'on vandalise, là, une station-service.
00:19:38Le prix du baril, il a augmenté 77%
00:19:41et le prix de l'essence et du gasoil,
00:19:43ils ont augmenté de 35 à 45%.
00:19:45Donc, ils ne se font pas des marges folles.
00:19:47Ce n'est pas une histoire de spéculation et de marge.
00:19:49Voleurs, ce n'est pas des voleurs.
00:19:51Ils sont juste coincés par une situation géopolitique mondiale
00:19:54qu'ils ne maîtrisent pas du tout.
00:19:56Et ça aussi limite les marges de manœuvre
00:19:59pour le gouvernement qui dit
00:20:00« On va faire une enquête sur les marges ».
00:20:02Mais il n'y a pas de question de marge.
00:20:04Ils ne vont rien trouver.
00:20:04Voilà, ils ne vont rien trouver.
00:20:05Donc, en gros, le gouvernement voit
00:20:08qu'il se passe quelque chose
00:20:09et c'est pour ça que, régulièrement,
00:20:10nous entendons Sébastien Lecornu, Emmanuel Macron dire
00:20:13« Nous allons sécuriser, sécuriser, sécuriser les approvisionnements,
00:20:16les prix ».
00:20:17Mais en fait, sur le fond, c'est l'impuissance.
00:20:22Je vais être un petit peu direct.
00:20:24Allez-y, vous êtes là pour ça.
00:20:26C'est la stratégie de la rustine.
00:20:28C'est-à-dire qu'ils mettent une rustine là,
00:20:31ils donnent un peu d'argent aux pêcheurs,
00:20:33ils donnent un peu d'argent aux agriculteurs,
00:20:36ils n'ont pas les moyens.
00:20:39Ils calment les colères les plus fortes.
00:20:41Les pêcheurs, donc l'aide est relevée de 25 à 35 centimes par litre,
00:20:45ça fait 10 centimes de plus par rapport à ce qui était le cas
00:20:49depuis le début de l'été.
00:20:50Pour le BTP, c'est un soutien prolongé à hauteur de 20 centimes par litre
00:20:54de gazoil non routier.
00:20:55Et pour les agriculteurs, c'est une prolongation de l'aide
00:20:57de 15 centimes par litre.
00:20:58– Bon, c'est très ciblé.
00:21:00– Oui, c'est très ciblé, on met des rustines là où on peut…
00:21:03– C'est tout ce qu'on peut se permettre aujourd'hui.
00:21:05– Mais 10 centimes d'euros du litre sur les carburants,
00:21:09si on baisse les taxes, enfin si on, si le gouvernement baisse les taxes,
00:21:13c'est 5 milliards par an, c'est aussi simple que ça.
00:21:16Donc sur 3 ou 4 mois ou 6 mois, c'est 2 milliards et demi
00:21:20et 10 centimes aujourd'hui, ça se verra peine.
00:21:22– Mais si on vous écoute bien, on n'a plus qu'à espérer
00:21:24que Donald Trump soit battu aux prochaines élections
00:21:27et que l'Iran…
00:21:28– C'est ça.
00:21:29– Les autres pays l'ont fait, les autres pays,
00:21:33l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne, ils ont fait au printemps,
00:21:36ils ont commencé à mettre en place des ristournes,
00:21:39comme nous avions fait en 2022.
00:21:40– Des ristournes qui sont en train de vider les caisses de ces états.
00:21:42– Et là, je veux dire, ils ont arrêté cet été.
00:21:45Ils ont arrêté parce que ça leur coûtait trop cher.
00:21:48– Alors pourquoi l'Espagne est encore à autour de 1,75€ le litre
00:21:51et que tous les frontaliers vont faire le plein là-bas ?
00:21:53– Ça reste, effectivement, ils ont fait cette ristourne
00:21:56jusqu'en juillet-août.
00:21:57Bon, après, je pense qu'ils n'ont peut-être pas
00:21:59les mêmes sources d'approvisionnement, mais bon, ou alors ?
00:22:02– Non, non, c'est uniquement la fiscalité.
00:22:04La fiscalité sur le gazole en Espagne est traditionnellement
00:22:10beaucoup moins élevée qu'en France.
00:22:11Et d'ailleurs, les transporteurs routiers ne s'y trompent pas.
00:22:14Ils prennent du gazole au Luxembourg, où c'est moins cher,
00:22:18ouf, ils traversent la France et ils vont faire le plein en Espagne.
00:22:21– Vous le disiez, la boîte à idées est grande ouverte
00:22:24en cette période de campagne présidentielle.
00:22:26Grégory Carré, Bruno Retailleau, candidat LR à la présidentielle,
00:22:29mais aussi Michel-Édouard Leclerc, ont proposé de supprimer
00:22:33les certificats d'économie d'énergie pour faire baisser les prix.
00:22:36Alors, de quoi parle-t-on et est-ce que ça marcherait ?
00:22:38– On parle de 12 centimes hors taxe par litre.
00:22:40– C'est pour bon apprendre ?
00:22:41– Ah ben bien sûr.
00:22:43Si vous regardez, on parlait de nos voisins européens,
00:22:46on était 5 centimes avant la crise, 5 centimes en moyenne au-delà de nos voisins.
00:22:51Aujourd'hui, on est 15 centimes au-delà.
00:22:53Donc on voit que les autres ont fait davantage d'efforts.
00:22:56Moi, si je parlais en tant qu'au nom des consommateurs,
00:22:59on parlait plutôt en termes de contribution.
00:23:01Les consommateurs contribuent beaucoup au budget de l'État.
00:23:04L'État et les administrations publiques,
00:23:07ils prélèvent à peu près 52% du PIB en France.
00:23:11En Allemagne, c'est 50%.
00:23:13En Espagne, c'est 40%.
00:23:15Donc on va dire que les contribuables français,
00:23:17les consommateurs français contribuent grandement.
00:23:19Là, ils sont en train de subir une crise sans précédent sur l'énergie.
00:23:23Ils disent là, pour nous, excusez-nous, c'est un peu fort.
00:23:26Alors c'est vrai qu'entre dans le problème,
00:23:28c'est qu'en France, l'État dépense 57% du PIB.
00:23:33Donc la problématique, elle est surtout là, à mon avis.
00:23:35Le consommateur, moi, je peux vous dire,
00:23:37au niveau du consommateur, effectivement,
00:23:39là, je pense qu'on atteint un point assez critique pour beaucoup de gens.
00:23:43Alors c'est très inégalement réparti.
00:23:44Pour le coup, il y a une vraie différence entre des urbains,
00:23:47des gens aisés d'ailleurs, et des gens modestes
00:23:49et des gens qui sont dans des zones rurales.
00:23:52Eux, il faut savoir que l'énergie,
00:23:54et on va pouvoir voir, on va parler de l'alimentation bientôt,
00:23:57pour eux, c'est quasiment 30% de leurs dépenses.
00:24:00C'est ça qui est très marqué aujourd'hui par l'inflation.
00:24:02Pour eux, il n'y a pas en plus de marge de manœuvre,
00:24:04il faut aller piocher dedans.
00:24:06Et l'État lui dit, non, moi, je n'ai pas de...
00:24:08C'est vrai que c'est un peu dur à entendre pour les consommateurs,
00:24:10pour les citoyens, et on est à l'aube d'une élection présidentielle.
00:24:15La dissonance, moi, j'ai tendance à penser
00:24:17qu'elle est plutôt peut-être au niveau des 57%
00:24:19qui sont pris pour au niveau de la dépense.
00:24:21Mais sur les recettes, effectivement,
00:24:23on dit, il n'y a pas de solution, on ne peut pas vous aider.
00:24:26L'argent que...
00:24:28Enfin, l'effort qu'on ne va pas pouvoir consentir dans les carburants,
00:24:30on va les perdre de toute façon dans la TVA ailleurs.
00:24:33Il n'y a pas de miracle.
00:24:34Les gens vont en déconsommer,
00:24:35donc vous allez perdre des recettes des TVA.
00:24:38Alors la TVA, c'est 20%, les carburants, c'est 50% de taxes.
00:24:40Donc ça va moins se sentir dans les recettes de l'État,
00:24:43mais ça va se ressentir dans le carnet de commande des entreprises.
00:24:45Eva, vous parliez de la boîte à idées qui était ouverte.
00:24:48Maude Bréjean, aujourd'hui, a annoncé,
00:24:50qui est ministre déléguée à l'énergie et porte-parole du gouvernement,
00:24:53a évoqué une possible flexibilité dans un cadre européen
00:24:56qui concernerait le raffinage avec un objectif de réduction
00:24:59ou à défaut de limitation de la hausse des prix.
00:25:01Je n'ai absolument rien compris à cette mesure.
00:25:04Et donc je compte sur votre éclairage
00:25:05pour nous expliquer en quoi ça consiste.
00:25:14Flexibilité au niveau, dans un cadre européen,
00:25:16concernant le raffinage.
00:25:17Alors c'est jouer sur les marges de raffinage ?
00:25:19Peut-être.
00:25:20Il y a zéro flexibilité.
00:25:23Le raffinage, c'est une activité qui fonctionne
00:25:25entre le prix du pétrole brut,
00:25:27auquel la France ne peut rien,
00:25:29ni l'Europe non plus d'ailleurs,
00:25:30et le prix des produits raffinés
00:25:32qui sont des prix européens, des prix internationaux.
00:25:36Il n'y a rien d'autre.
00:25:38Et ces marchés ne sont pas régulés
00:25:40et sont uniquement en fonction de l'offre et de la demande.
00:25:44Et donc ça ne peut pas se réguler tout simplement.
00:25:49Il n'y a pas de marge cachée en fait.
00:25:50Je pense que c'est ça le sujet.
00:25:52C'est ça qu'il faut bien voir.
00:25:53On a vu l'impression que c'était le cas dans cette déclaration.
00:25:55Oui, on entend tout le temps.
00:25:56Et bon, je veux dire, c'est ce qu'ils essayent de chercher.
00:25:59Mais non, en fait, il y a eu un peu de spéculation
00:26:02au tout début de trading.
00:26:04On a longuement parlé du milliard
00:26:06que s'étaient faits les traders de Total Energy, etc.
00:26:10Mais ça, effectivement, c'était tout au début.
00:26:12Mais je veux dire, aujourd'hui,
00:26:13il n'y a pas de mouvement spéculatif,
00:26:16de profiteurs de guerre, de gens qui se font...
00:26:19Dans la boîte à idées, il y a aussi Édouard Philippe
00:26:21qui demande au gouvernement le doublement immédiat
00:26:24des aides ciblées en les finançant par des économies
00:26:27sur les dépenses de l'État.
00:26:28Alors, vu qu'il y a la moitié des ayants droit
00:26:30qui profitent des aides, il suffit que...
00:26:32Mais oui, alors, Grégory Carré, ce chèque gros rouleur,
00:26:35la moitié des foyers éligibles l'ont demandé.
00:26:39Pourquoi ? Comment vous l'expliquez ?
00:26:40C'est un peu comme ce que vous avez décrit,
00:26:41c'est-à-dire que c'est un peu encore une usine à gaz.
00:26:43C'était si compliqué de demander ce chèque gros rouleur ?
00:26:46Oui, c'est toujours compliqué.
00:26:47Dès que vous passez par un guichet, ça complexifie.
00:26:49Vous le savez, les professionnels, nous, on les connaît,
00:26:52ils ont l'habitude, ils savent très bien
00:26:53comment bloquer un peu un service client.
00:26:56L'État, je pense qu'il est...
00:26:57Ou alors, dans sa maladresse, il le fait
00:26:59sans avoir conscience de le faire, c'est le plus inquiétant.
00:27:02Mais ce qui est difficile à comprendre,
00:27:03c'est qu'il y a la situation que vous décrivez
00:27:05qui est très dure pour beaucoup,
00:27:06et en même temps, on entend régulièrement,
00:27:09il n'y a jamais eu autant d'épargne.
00:27:10Alors, sans doute, ce ne sont pas les mêmes.
00:27:12Oui, oui, oui.
00:27:13C'est un conflit terrible.
00:27:15Oui, oui.
00:27:15Ben, oui, pardon.
00:27:16Ben, du tout les mêmes.
00:27:17Il y a l'aide soignante qui a des clients
00:27:21dans un rayon de 50 kilomètres
00:27:23et qui utilise 300 euros par mois de carburant
00:27:26alors qu'elle est payée au SMIC.
00:27:28Et ensuite, il y a les 10% de retraités les plus aisés
00:27:32qui ont dépassé 65 ans
00:27:35et qui ont moins de dépenses
00:27:36et qui sont les très grands épargnants
00:27:39et qui peuvent, pour certains, être...
00:27:40Voilà.
00:27:41Donc, l'épargne, elle est très, très mal répartie.
00:27:43Et c'est vrai que, finalement,
00:27:44la mettre en regard, dire toujours...
00:27:47Oui, parce que c'est vrai que la France
00:27:48est un des pays qui épargne le plus au monde.
00:27:50Je veux dire, on a un taux d'épargne de 17%
00:27:52qui est très élevé.
00:27:53Mais, en fait, cette épargne,
00:27:55on ne peut pas y avoir un taux moyen.
00:27:58Ça ne correspond pas au public.
00:28:00Et ce public aisé,
00:28:02eh bien, c'est aussi le public urbain
00:28:04qui ne va pas avoir besoin...
00:28:04Qui va acheter une voiture électrique.
00:28:06Ou qui va acheter une voiture électrique.
00:28:08Et qui a une climatisation
00:28:09quand il faisait très chaud.
00:28:10Jean-Louis Chilansky, Fabien Roussel,
00:28:11appelle à l'état d'urgence énergétique,
00:28:13lui, le candidat communiste.
00:28:14Le spectre du litre à 3 euros,
00:28:17c'est un fantasme ou c'est crédible ?
00:28:19C'est un fantasme.
00:28:20C'est vrai ?
00:28:21Oui.
00:28:21Attendez, on vous enregistre.
00:28:233 euros le litre,
00:28:24c'est 180, 190 dollars le baril.
00:28:28En gros.
00:28:28Et si on est à 180 ou 190 dollars le baril,
00:28:32il se passera quelque chose.
00:28:34Fabien Roussel ou pas Fabien Roussel,
00:28:36ça ne tiendra pas.
00:28:38L'économie, non seulement l'économie française,
00:28:41l'économie américaine,
00:28:42l'économie de l'Occident,
00:28:43même chinoise.
00:28:44Donc, il se passera quelque chose.
00:28:45Que se passera-t-il ?
00:28:46Je ne sais pas.
00:28:47Mais c'est un prix qui n'est pas supportable.
00:28:51Sur le fond,
00:28:52on est quand même un peu étonné,
00:28:53moi j'avoue.
00:28:54Mais bon, ça c'est vraiment
00:28:55un peu de la géopolitique générale.
00:28:57Mais qu'il y ait quelques outils
00:28:59qui puissent eux seuls bloquer une île
00:29:03qui détient le contrôle du détroit
00:29:09de Bab el-Mandeb.
00:29:10On se dit, bon, à un moment,
00:29:12est-ce que, enfin je veux dire,
00:29:14si on s'approche des 3 euros,
00:29:16est-ce qu'il n'y a pas quand même
00:29:17deux porte-avions et quelques avions militaires
00:29:21qui peuvent mater un peu cette rébellion ?
00:29:24Parce que c'est vrai que quand même,
00:29:25on a l'impression qu'avec des moyens de guérilla,
00:29:29donc quand même, je veux dire, assez modestes,
00:29:31on peut bloquer, parce qu'à la fin quand même,
00:29:34entre la Russie, dont il ne faut pas oublier de parler,
00:29:38parce que ces infrastructures sont très abîmées
00:29:40et la Russie c'est important pour le gasoil,
00:29:42le Bab el-Mandeb et Hormuz,
00:29:44on a 30% quand même du commerce maritime
00:29:48et du trafic pétrolier
00:29:50qui est, 30%, c'est considérable,
00:29:52qui est impacté.
00:29:54Donc c'est vraiment considérable.
00:29:56Et là, on se dit, bon, quand même,
00:29:58je suis assez d'accord,
00:29:59à un moment, il va y avoir
00:30:01une action militaire de nouveau,
00:30:03il va y avoir un choc de nouveau.
00:30:05Je ne pense pas que l'ensemble du monde
00:30:07puisse supporter un nouveau choc pétrolier
00:30:10de la taille de celui qu'on a eu dans les années 70.
00:30:12Je continue de chercher des idées
00:30:14ou des bonnes nouvelles.
00:30:15Le fait que la consommation baisse, Grégory Carré,
00:30:18ça fait moins de demandes.
00:30:20Donc si j'ai bien retenu mes cours primaires d'économie,
00:30:22moins de demandes,
00:30:24ça freine au moins là-haut,
00:30:25ça défaut de faire baisser les prix.
00:30:27Oui, alors sauf que là,
00:30:28on parle de la demande française.
00:30:31La demande française,
00:30:32elle ne joue pas beaucoup sur un cours mondial.
00:30:35D'ailleurs, tout ce qui sort du détroit d'Hormuz,
00:30:36c'est plutôt vers l'Asie,
00:30:37généralement, que ça doit partir.
00:30:39Après, c'est les marchés asiatiques
00:30:40qui, eux, viennent sur les marchés
00:30:42parce qu'ils ont besoin de s'approvisionner.
00:30:45Mais voilà, nous, là-dedans...
00:30:47Mais bon, c'est vrai que les crises,
00:30:48c'est ce qu'on dit.
00:30:48Les crises, au bout d'un moment,
00:30:50on est obligé de...
00:30:51On reconstitue des capacités d'épargne,
00:30:53d'investissement, mais ça...
00:30:55La France, c'est 1,5% du pétrole mondial.
00:30:58Ah, il y a une bonne nouvelle.
00:30:59Donc, c'est pas le mois d'août.
00:31:02Gros plan, s'il vous plaît, sur Gaël Mack.
00:31:04Elle a une bonne nouvelle à nous annoncer.
00:31:05Mais la demande mondiale de pétrole
00:31:09va probablement diminuer d'un pour cent
00:31:13entre 2026 et 2025.
00:31:15Et ça, c'est nouveau.
00:31:16Parce que, jusqu'à présent,
00:31:17ça augmentait plutôt de 1 ou 2.
00:31:19Donc, il y a un effet.
00:31:20Il y a un effet mondial,
00:31:22mais il est quand même limité.
00:31:2538% des immatriculations neufs
00:31:27sont des voitures électriques.
00:31:28Oui.
00:31:29Alors que nous n'avons que...
00:31:30Alors que c'est que 5%
00:31:31du parc de voitures aujourd'hui.
00:31:34Donc, oui, il y a eu le leasing social
00:31:36qui a été quand même relancé.
00:31:38Il y a eu 300 000 voitures
00:31:40qui ont été commandées dans ce cadre.
00:31:41et la France, contre toute attente,
00:31:44va attendre ses objectifs de décarbonation
00:31:47cette année, probablement.
00:31:48Grâce à la baisse de la consommation de l'essence.
00:31:50Elle doit baisser normalement de 6%
00:31:52sa consommation fossile par an jusqu'en 2035.
00:31:55Et il est fort probable qu'elle y arrive cette année.
00:31:58Grégory Carré, un dernier mot ?
00:31:59Oui, mais de toute façon, à moyen terme,
00:32:02il va falloir arriver à cette transition
00:32:04en passant avec l'électrique.
00:32:06C'est ça, la résilience.
00:32:07Du panneau solaire sur une maison
00:32:09avec une voiture qui sert, pourquoi pas,
00:32:12de batterie en plus la nuit
00:32:13et qui se recharge au soleil.
00:32:15C'est effectivement la solution à moyen terme.
00:32:16Malheureusement, le ticket d'entrée
00:32:17de la voiture électrique,
00:32:18il est inaccessible pour ceux
00:32:20qu'en ont vraiment besoin.
00:32:21Et je pense que c'est beaucoup de la flotte,
00:32:23malheureusement, de la flotte d'entreprises
00:32:24qui est derrière ces chiffres-là.
00:32:26Mais il y a un marché d'occasion qui se crée quand même.
00:32:27Oui, mais c'est toujours en seconde main, malheureusement.
00:32:29On prend une autre émission sur la voiture électrique,
00:32:31c'est notre passion aussi.
00:32:32Merci en tout cas à tous les trois
00:32:33d'être venus ce soir en parler
00:32:34sur le plateau de Chaque Voix Compte.
00:32:36Dans un instant, la question qui fâche,
00:32:38on va parler de la loi intégrale.
00:32:40Vous savez que le texte arrive à l'Assemblée nationale
00:32:42dans l'hémicycle le 1er octobre.
00:32:44Mais avant cela, il est en commission.
00:32:45Les auditions ont commencé hier.
00:32:47Et on va parler des enjeux financiers.
00:32:50Quels moyens pour cette loi intégrale ?
00:32:52On en parle avec nos deux prochaines invités.
00:32:53Mais d'avant cela, c'est Nicolas Domenac.
00:32:55Quoi de neuf ?
00:33:04Alors, Nicolas, cette chronique s'appelle Quoi de neuf ?
00:33:08On est d'accord.
00:33:08Et là, vous me dites François Baroin.
00:33:10Est-ce que vous êtes bien sûr ?
00:33:12Donc, François Baroin, l'ancien ministre,
00:33:14maire de Troyes dans l'aube depuis 31 ans,
00:33:17éternel espoir de la droite.
00:33:18Jusqu'ici, espoir déçu.
00:33:20Pourquoi ? Est-ce que vous nous en parlez ce soir ?
00:33:22Vous avez raison sur un point, Adeline.
00:33:25François Baroin est une de ces étoiles
00:33:27qui brillent depuis des années et des années au firmament.
00:33:30Et puis, elle ne nous éclaire pas beaucoup.
00:33:32Sauf si on habite à Troyes.
00:33:34Donc là, il faut dire que l'ancien journaliste d'Europe 1
00:33:37a ce qu'on appelle une voix d'or.
00:33:39Et puis, au fond, il ressemblait à Harry Potter.
00:33:43Donc, ça a impressionné.
00:33:44Vous voyez, d'ailleurs, quand il était jeune.
00:33:46Il n'a pas tellement vieilli que ça.
00:33:47Il a 61 ans.
00:33:48Il a toujours l'air très, très jeune.
00:33:50Et faire rêver les élites, on a pu le constater.
00:33:53Hier soir, dans un événement qui n'a pas été filmé,
00:33:56mais que je peux vous raconter,
00:33:57parce qu'il s'est passé quelque chose d'important.
00:33:58Alors, allez-y.
00:33:59Alors, je vais y aller.
00:34:00Ça se passait à la présidence du Sénat.
00:34:04Il était décoré de l'ordre du chevalier de la Légion d'honneur
00:34:07par son ami d'enfance, Jean-Michel Blanquer.
00:34:11Et donc...
00:34:11Oui, ils sont très, très potes.
00:34:13Très potes, tous les deux.
00:34:14Il y avait une foule très importante de personnalités
00:34:17de la politique, du centre, de la droite,
00:34:19enfin, du bloc central, mais aussi de la gauche.
00:34:21On comptait, par exemple, pour Norataïo-Lorent Vaud,
00:34:23qui est François Fillon, Nicolas Sarkozy,
00:34:25pas moins de cinq anciens premiers ministres de droite,
00:34:28comme Jean-Pierre Raffarin,
00:34:28ou de gauche, tel Bernard Cazeneuve ou encore Manuel Valls.
00:34:32Bon...
00:34:32C'est l'endroit où il fallait être.
00:34:34Ah oui, personne, aujourd'hui, à part François Barouin,
00:34:36pouvait rassembler de tel à tel arrêt au page,
00:34:41aussi prestigieux.
00:34:42Et donc, là, savez-vous de quoi tous on parlait ?
00:34:46De François Barouin.
00:34:47Bien sûr, mais de l'élection présidentielle
00:34:49et sur l'éventuelle candidature.
00:34:51Il y en a même un qui a osé crier
00:34:52François Président.
00:34:54Il parlait d'Hollande, peut-être.
00:34:56Non, pardon, je suis mauvaise.
00:34:56Pas du tout.
00:34:57Parce qu'en fait, il y a une grande frustration
00:35:00dans tout le bloc central
00:35:01devant ce qui se passe ou ne se passe pas,
00:35:04à savoir que les candidatures ne s'imposent pas,
00:35:06celle de Bruno Retailleau,
00:35:07celle de Gabriel Attal
00:35:09ou encore d'Édouard Philippe.
00:35:11Donc, pour éviter à la mâchoire
00:35:13Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen,
00:35:15ils rêvent d'un autre homme.
00:35:17Et ils ont écouté avec un grand frémissement d'émotion
00:35:20ce qu'a déclaré Jean-Michel Blanquer.
00:35:22Je cite,
00:35:23« On est jeune à 61 ans,
00:35:25tout est ouvert pour toi, François.
00:35:27Je ne te demanderai pas d'être candidat à la présidence,
00:35:29mais au moment où le pays est pris dans le brouillard
00:35:31et cherche une trouée vers le haut,
00:35:32tu auras un rôle éminent à jouer. »
00:35:35On dirait limite le début de Spiderman.
00:35:38Il a répondu quelque chose, François Baroin ?
00:35:40Il y va ?
00:35:41Oui, oui.
00:35:41Alors, il y en a qui ont répondu, d'ailleurs, à leur façon.
00:35:44C'est Bruno Retailleau,
00:35:45ou plutôt ses proches,
00:35:46qui ont fait savoir que François Baroin
00:35:47était le premier à les soutenir, etc.
00:35:49Donc, on pouvait compter sur lui.
00:35:50Mais sauf que si on écoutait bien ce qu'il a dit,
00:35:53il a vraiment répondu de manière très claire,
00:35:56si l'on ose dire,
00:35:57par une citation de Victor Hugo,
00:36:00que je livre à votre méditation.
00:36:03Il évoquait, Victor Hugo,
00:36:04« La République démocratique, l'opposant à la terreur. »
00:36:07Et de ces deux républiques,
00:36:09celle-ci s'appelle la civilisation,
00:36:11celle-là, la terreur.
00:36:12« Je suis prêt à dévouer ma vie
00:36:13pour établir l'une et empêcher l'autre. »
00:36:16Dévouer sa vie ?
00:36:17Mais alors, vous comprenez quoi, Nicolas ?
00:36:19C'était le plan B, c'était lui.
00:36:21Tout simplement.
00:36:24Enregistrez-vous.
00:36:26Vous avez tort, parce qu'il y en a qui rêvent de ça.
00:36:28Merci, Nicolas.
00:36:29On passe à la question qui fâche.
00:36:38La loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles
00:36:41est examinée en commission spéciale à l'Assemblée nationale
00:36:43depuis maintenant une semaine.
00:36:45Les auditions ont commencé hier.
00:36:47Sébastien Lecornu s'est fendu dans la soirée d'une tribune
00:36:49dans le journal Le Monde pour défendre le texte
00:36:51et pour évoquer pour la première fois
00:36:53les moyens qui y seront consacrés.
00:36:55Et on se demande ce soir s'ils vont être à la hauteur.
00:36:59On en débat avec vous, Sarah Legrin.
00:37:01Bonsoir.
00:37:01Bonsoir.
00:37:01Députée de la France Insoumise de Paris.
00:37:03Merci d'être là.
00:37:04Bonsoir, Violette Spilbout.
00:37:05Bonsoir.
00:37:06Députée EPR du Nord.
00:37:07Merci d'être là.
00:37:08Je précise que vous êtes aussi la porte-parole
00:37:10de la campagne de Gabriel Attal.
00:37:12Merci à toutes les deux.
00:37:13C'est Thibaut Hénoc qui vous pose ce soir la question qui fâche.
00:37:15Regardez.
00:37:19Ce soir, la question qui fâche aurait dû ne fâcher personne.
00:37:24La loi intégrale !
00:37:26La loi intégrale !
00:37:28Réclamée à corps et à cri depuis de longs mois,
00:37:30la loi intégrale sur les violences sexuelles et sexistes
00:37:33est en effet le fruit d'un combat partagé.
00:37:37Initiée par des associations de victimes,
00:37:40reprise par des parlementaires de tous bords.
00:37:42Le problème est systémique, sociétal.
00:37:45La loi intégrale est aussi l'écho d'un drame
00:37:47que personne n'a oublié et qui a servi de détonateur.
00:37:51La mort tragique de Liana a bouleversé,
00:37:55meurtré la nation.
00:37:57Après le meurtre de la jeune collégienne fin mai
00:37:59et les multiples failles dans le traitement
00:38:01des affaires pédocriminelles qu'elle a révélées,
00:38:04la loi intégrale est érigée en priorité par le gouvernement.
00:38:07La loi intégrale est utile.
00:38:10Et donc nous allons l'utiliser.
00:38:11Promesse a priori tenue.
00:38:13Depuis ce matin, le texte est examiné à l'Assemblée
00:38:16avec une ambition réaffirmée.
00:38:19Nous devons avoir le courage de nous poser une question.
00:38:21Pourquoi les violences continuent-elles en France en 2026 ?
00:38:25Il nous reste à accomplir le plus difficile.
00:38:27Changer la société qui les produit
00:38:29et qui encore trop souvent permet qu'elles restent invisibles.
00:38:32En 69 articles, la loi entend ainsi combattre
00:38:35les violences sexuelles et sexistes dans tous les champs de la société.
00:38:39Justice, police, santé, éducation, travail, enfance,
00:38:43enseignement supérieur et numérique.
00:38:45Une ambition qui a un coût.
00:38:463 milliards par an sur les 6 prochaines années,
00:38:49d'après les défenseurs de la loi.
00:38:51Mais hier soir, c'est un autre chiffre
00:38:53qui est annoncé par le Premier ministre.
00:38:55Dans une tribune, Sébastien Lecornu promet 1,5 milliard
00:39:00dans le prochain budget.
00:39:01Des chiffres, loin de ceux espérés par les députés.
00:39:05On est tombés de notre chaise, c'est incroyable.
00:39:08Alors la question qui fâche ce soir est la suivante.
00:39:10Une loi intégrale, un budget intégral !
00:39:13Les ambitions de la loi intégrale risquent-elles d'être sacrifiées ?
00:39:19Sarah Legrin, je voudrais d'abord commencer avec vous par ce paradoxe
00:39:22parce que la France Insoumise réclame depuis longtemps
00:39:24cette loi intégrale contre les violences faites aux femmes.
00:39:27En voici donc une.
00:39:28Et votre groupe a décidé, à la rentrée,
00:39:31de ne pas soutenir ce texte.
00:39:32Vous ne l'avez pas co-signé.
00:39:33Pourquoi ?
00:39:34Alors, on ne l'a pas signé.
00:39:35Ça ne signifie pas qu'on ne va pas voter
00:39:36soit des mesures, soit l'ensemble du texte.
00:39:39Nous, nous avons comme règle de ne signer
00:39:40que les textes avec lesquels nous sommes entièrement d'accord.
00:39:43Et il se trouve qu'en plus, cette deuxième version,
00:39:45pour obtenir la signature de Macronis,
00:39:47parce que c'est la stratégie qui a été adoptée,
00:39:49a été notamment élaguée de certains éléments
00:39:52qui nous paraissaient très importants
00:39:53et qui sont portés depuis longtemps
00:39:54par le mouvement féministe et enfantiste.
00:39:57Par exemple, cette question de l'abrogation
00:39:59des cours criminels départementales.
00:40:00Moi, je comprends que le gouvernement
00:40:01n'ait pas envie qu'on les abroge
00:40:02parce que c'est son bilan.
00:40:03Il les a mis en place.
00:40:04Mais en fait, c'est quelque chose
00:40:05qui est très, très critiqué
00:40:06par toutes les personnes
00:40:06qui mènent ce combat de la lutte
00:40:08contre les violences sexistes et sexuelles
00:40:09en disant que, justement,
00:40:10ça produit une justice au rabais.
00:40:11Je vous prends cet exemple-là.
00:40:12On pourrait parler du rétablissement
00:40:14des CHSCT,
00:40:15qui sont très importants en entreprise.
00:40:16Si vous voulez lutter
00:40:17contre les violences sexistes et sexuelles
00:40:18en entreprise,
00:40:18et bien évidemment,
00:40:19ces organes-là
00:40:20qui ont été supprimés par Macron,
00:40:21ils sont nécessaires.
00:40:22Je pourrais aussi vous dire
00:40:23que ce qu'il y a dans le texte
00:40:25qui est prévu
00:40:25pour le remboursement des soins
00:40:27pour les victimes,
00:40:27évidemment, on est parfaitement d'accord
00:40:29avec le fait qu'il y ait cet article-là.
00:40:31Malheureusement, cet article,
00:40:32au départ, concernait
00:40:33toutes les victimes de violences sexuelles
00:40:34dans leur enfance
00:40:35et ça a son importance
00:40:36parce qu'on sait à quel point
00:40:37ces violences sont souvent révélées tardivement
00:40:39et que ce sont les adultes
00:40:40souvent qui vont révéler
00:40:42les violences qui sont vécues
00:40:44quand ils sont enfants
00:40:45et qui se traînent
00:40:46des psychotrématismes
00:40:47pendant des années
00:40:48et c'est eux qui ont besoin
00:40:49aussi de ce parcours de soins.
00:40:50Nous, on était pour qu'il soit intégral,
00:40:52pour qu'il soit pour tout le monde
00:40:52et pas seulement pour les mineurs.
00:40:53Donc, c'est pour vous dire
00:40:54que sur cette loi,
00:40:55nous avons beaucoup de choses
00:40:56que nous aimerions proposer
00:40:57mais je trouve que votre angle
00:40:58est très intéressant
00:40:59et d'une certaine façon,
00:41:00je remercie le Premier ministre
00:41:02d'avoir posé,
00:41:03alors vraiment,
00:41:03d'avoir mis les pieds dans le plat,
00:41:06on va le dire,
00:41:07puisque finalement,
00:41:07en annonçant hier 1,5 milliard,
00:41:09il pointe ce sur quoi nous alertons
00:41:13depuis des mois
00:41:13et sur ce sur quoi alerte
00:41:15la coalition féministe et enfantiste
00:41:16car elle l'a encore dit
00:41:17ce matin à l'Assemblée,
00:41:18c'est la question du budget.
00:41:20Il y a énormément de mesures
00:41:21demandées par les associations
00:41:22qui n'ont même pas besoin d'une loi
00:41:23et que le gouvernement
00:41:24aurait pu prendre dans un budget
00:41:26et quand il nous dit 1,5 milliard,
00:41:29je pense qu'il y a
00:41:30ceux que vous avez montrés
00:41:30qui sont déçus en disant
00:41:31mais attendez,
00:41:32on en demande trois
00:41:33et en plus,
00:41:34on a des choses à dire
00:41:34sur le fait que ça n'induclue pas
00:41:35les enfants
00:41:35mais on en demande trois
00:41:37et ils nous en promet 1,5
00:41:38mais ce que vous ne mentionnez pas,
00:41:39c'est le démenti
00:41:40qui a lieu deux heures après
00:41:41par les services de Matignon
00:41:42qui disent
00:41:44« Ces montants n'annoncent pas
00:41:45un effort budgétaire supplémentaire
00:41:47mais correspondent en réalité
00:41:48aux sommes aujourd'hui
00:41:49consacrées à la prise en charge
00:41:50de ces violences ».
00:41:50Donc vous avez des gens
00:41:51dans la société qui disent
00:41:52« Il n'y a pas du tout
00:41:53les moyens nécessaires »
00:41:54et M. Lecornu se félicite
00:41:56de mettre la moitié
00:41:56des moyens supplémentaires
00:41:58qu'on lui demande
00:41:59de les avoir déjà mis
00:42:00et donc nous fait comprendre
00:42:01qu'il n'en mettra pas plus.
00:42:02C'est ça que tout le monde comprend
00:42:03et c'est l'alerte que nous lançons.
00:42:04Violette Spilboot,
00:42:05le problème c'est qu'en effet
00:42:06ce milliard et demi,
00:42:07ce n'est pas de l'argent nouveau,
00:42:08c'est une addition
00:42:09des dépenses
00:42:11déjà consacrées
00:42:12à la lutte contre
00:42:13les violences sexistes
00:42:14et sexuelles
00:42:14dans différents budgets.
00:42:17Qu'est-ce que vous répondez
00:42:18à Sarah Legrin
00:42:18qui d'une certaine façon
00:42:19et les associations
00:42:20qui parlent ce soir
00:42:21un peu d'enfumage ?
00:42:22Déjà j'ai lu
00:42:23la tribune du Monde,
00:42:24je l'ai découverte hier
00:42:25et dans la tribune du Monde
00:42:26avant le sujet budgétaire
00:42:28il y a un engagement
00:42:28très fort du Premier ministre
00:42:30sur le fond
00:42:31de cette loi intégrale
00:42:32et sur l'écoute
00:42:33qui est apportée
00:42:34aux associations
00:42:34après un travail
00:42:35de plusieurs années
00:42:36qui couvre
00:42:37la lutte contre
00:42:38les violences sexuelles
00:42:39faites aux femmes
00:42:39mais aussi aux enfants.
00:42:41Moi je trouve
00:42:42que c'est important
00:42:42quand on est chef
00:42:43d'un gouvernement
00:42:44d'apporter soutien
00:42:45parce qu'on est
00:42:46à un moment
00:42:46de bascule
00:42:48réellement sociétal
00:42:49sur toutes ces questions.
00:42:50On a ensemble
00:42:51avec les députés
00:42:52de tous les groupes
00:42:52voté plusieurs lois
00:42:53la protection de l'enfance
00:42:55la lutte contre
00:42:56D'accord mais sans argent
00:42:57ce moment de bascule
00:42:58il sera juste symbolique.
00:43:00C'est important de le rappeler
00:43:01parce que moi
00:43:02j'étais hier soir
00:43:03au moment des annonces
00:43:05à la projection
00:43:06de l'avant-première
00:43:06d'un film
00:43:09sur le travail
00:43:09de Muriel Salmona
00:43:11la psychiatre
00:43:12qui travaille
00:43:13sur l'impact
00:43:14des psychotraumatismes
00:43:15sur la vie adulte
00:43:16et j'étais avec
00:43:17de nombreuses associations
00:43:18dont l'association
00:43:19Be Brave et d'autres
00:43:20qui étaient plutôt
00:43:21au départ
00:43:21effectivement
00:43:24satisfaites
00:43:25qu'il y ait une parole
00:43:26du Premier ministre
00:43:26au moment
00:43:27du lancement
00:43:28des débats parlementaires
00:43:29à la fois
00:43:30à l'Assemblée nationale
00:43:30en commission
00:43:31puis en hémicycle.
00:43:32Est-ce que vous entendez
00:43:33ceux qui disent
00:43:34ils marquent quand même
00:43:35un peu un but contre eux
00:43:36effectivement
00:43:37maintenant effectivement
00:43:38moi j'ai été
00:43:39dans les manifestantes
00:43:41la semaine dernière
00:43:42aux côtés
00:43:42de toutes les associations
00:43:43françaises
00:43:43pour dire
00:43:44on soutient
00:43:45cette loi intégrale
00:43:46moi je suis dans
00:43:46les premiers signataires
00:43:47aux côtés du parti socialiste
00:43:49de cette loi intégrale
00:43:50et cette loi
00:43:50elle a plus de 60 articles
00:43:52et un des derniers articles
00:43:53c'est les 3 milliards d'euros
00:43:55supplémentaires
00:43:55nécessaires pour financer quoi ?
00:43:57Pas pour dépenser
00:43:58de l'argent
00:43:58n'importe comment
00:43:59mais la formation
00:44:00des professionnels
00:44:01le recrutement
00:44:02de psychologues
00:44:03d'infirmiers
00:44:03dans les écoles
00:44:04la formation
00:44:05et le recrutement
00:44:05de magistrats
00:44:06on sait que le système
00:44:07judiciaire est défaillant
00:44:09sur ces questions
00:44:10et la réorganisation
00:44:11qui est contenue
00:44:12dans les autres articles
00:44:13donc moi je continuerai
00:44:14d'être vigilante
00:44:14on n'a pas encore
00:44:15la copie budgétaire
00:44:16du gouvernement complète
00:44:18elle arrive vendredi
00:44:20et puis on va avoir
00:44:20tout le débat parlementaire
00:44:22toutes les mesures
00:44:23si on les vote
00:44:23je l'espère
00:44:24à l'unanimité
00:44:25dans cet hémicycle
00:44:27sur une loi intégrale
00:44:28réclamée par le peuple
00:44:29finalement l'ensemble
00:44:30des représentants du peuple
00:44:31et bien il faudra bien
00:44:32qu'elle soit financée
00:44:33dans une loi de programmation
00:44:34pluriannuelle
00:44:35et donc moi
00:44:36mon groupe
00:44:36avec Gabriel Attal
00:44:37on sera très vigilants
00:44:38sur le financement
00:44:39de ces mesures
00:44:40c'est intéressant
00:44:41parce qu'en fait
00:44:41j'ai l'impression
00:44:41d'avoir le verre
00:44:43à moitié plein
00:44:43et le verre à moitié vide
00:44:44de la loi intégrale
00:44:45ce soir
00:44:47mais en fait
00:44:48oui c'est bien
00:44:49d'avoir des intentions
00:44:49mais les intentions
00:44:51sans les moyens
00:44:52ça s'appelle
00:44:52de la prétention
00:44:53c'est pas une loi
00:44:53que d'intention
00:44:54et qui ne dépend
00:44:55que des moyens
00:44:56il y a un certain nombre
00:44:58de sujets
00:44:59notamment
00:45:00on a eu cet après-midi
00:45:01l'audition
00:45:01avec Gérald Darmanin
00:45:02qui sont
00:45:03par exemple
00:45:03de la réforme
00:45:04du code pénal
00:45:05des mesures judiciaires
00:45:07pour faciliter
00:45:08les plaintes
00:45:09pour faciliter
00:45:09la lutte
00:45:10contre le cyberharcèlement
00:45:12les deepfakes
00:45:13parce que la justice
00:45:14n'est pas du tout
00:45:15adaptée aujourd'hui
00:45:15à la prise de plainte
00:45:17et à par exemple
00:45:18enlever immédiatement
00:45:20des images
00:45:21sur lesquelles
00:45:21il y a une plainte
00:45:22des images
00:45:22mettant en scène
00:45:23le viol d'une victime
00:45:25aujourd'hui on voit
00:45:26que le procès
00:45:26peut avoir lieu
00:45:27et que les images
00:45:28sont toujours en ligne
00:45:28donc la justice
00:45:29elle a besoin aussi
00:45:30de cette réforme
00:45:31du code pénal
00:45:31et le garde des Sceaux
00:45:32a dit que tous les articles
00:45:34seraient soutenus
00:45:34qu'il n'y aurait pas
00:45:35d'amendement du gouvernement
00:45:36et puis il y a les sujets
00:45:37de formation
00:45:38de recrutement
00:45:38qui là nécessitent
00:45:39de l'argent
00:45:39et on y sera vigilants
00:45:40Sarah Legrain
00:45:41moi j'entends
00:45:42toutes vos réserves
00:45:43et le fait que
00:45:45par ces réserves
00:45:46vous ne votiez pas
00:45:47cette loi
00:45:48est-ce que cependant
00:45:49le fait de voter cette loi
00:45:50n'aurait pas permis
00:45:51de faire quand même
00:45:52avancer les choses
00:45:52vous voyez ce que je veux dire
00:45:53une première étape
00:45:55en fait le vote
00:45:56n'a pas eu lieu
00:45:57en fait c'est une signature
00:45:58non mais c'est très différent
00:45:59donc la signature des textes
00:46:00elle permet
00:46:01leur mise à l'ordre du jour
00:46:02et nous on avait dit
00:46:02de toute façon
00:46:03c'est déjà transpartisan
00:46:04il y a assez de signatures
00:46:05et le gouvernement
00:46:06a fini par dire favorable
00:46:07nous on avait dit
00:46:08on veut que le débat ait lieu
00:46:09quand l'affaire Liana
00:46:10a éclaté
00:46:11nous on a dit
00:46:11on pense que le débat
00:46:12doit avoir lieu
00:46:12et comme on pense
00:46:13que c'est une question budgétaire
00:46:14nous on pense
00:46:15qu'il faudrait une loi
00:46:16de budget rectificatif
00:46:17et que c'est comme ça
00:46:18qu'on devrait traiter le sujet
00:46:19mais si le débat arrive
00:46:20par la loi intégrale
00:46:21très bien ça fait
00:46:22un débat qui arrive
00:46:23voilà donc
00:46:23on n'a jamais bloqué
00:46:24le débat sur le sujet
00:46:25maintenant il y a la question
00:46:26effectivement de ce qu'on va
00:46:27pouvoir voter
00:46:28et moi j'alerte sur quelque chose
00:46:30c'est que nous sommes
00:46:31au début de l'examen
00:46:32nous ne sommes pas
00:46:33des poissons rouges
00:46:34nous nous souvenons
00:46:35de ce qui s'est passé
00:46:35il y a trois mois
00:46:36il y a trois mois
00:46:37l'examen d'une loi
00:46:38qui était censée protéger
00:46:39les enfants
00:46:40est devenu l'occasion
00:46:41de surenchère
00:46:43de est-ce qu'il fallait
00:46:43enfermer les gens à vie
00:46:44ou pas etc
00:46:45sans aucun lien
00:46:46avec ce que demandent
00:46:48depuis très longtemps
00:46:48par exemple la civise
00:46:49qui est quand même reconnue
00:46:50la civise n'a jamais demandé
00:46:51la perpétuité
00:46:52tout d'un coup
00:46:53le débat à l'Assemblée nationale
00:46:54était sur la perpétuité
00:46:56ça j'aimerais vous le dire
00:46:57parce qu'il faut que vous ayez
00:46:57cette information
00:46:58ce matin
00:46:58c'est une information neuve
00:46:59la coalition féministe
00:47:00a dit en audition
00:47:01ce matin publiquement
00:47:02que par exemple
00:47:03un des articles du texte
00:47:04un des articles
00:47:05qu'on peut juger
00:47:06enfin au moins juger
00:47:06un peu à côté de la plaque du texte
00:47:07sur la question
00:47:08de la perpétuité
00:47:09pour un certain type de crime
00:47:10les meurtres
00:47:10sur les personnes prostituées
00:47:11elle ne le souhaitait plus
00:47:13et qu'elle ne souhaitait pas
00:47:14que le débat
00:47:14s'engage de cette façon là
00:47:16et c'est pour ça
00:47:16que nous on a donné l'alerte
00:47:17parce qu'on n'a pas voulu signer
00:47:18parce qu'il y a des choses
00:47:19avec lesquelles on est
00:47:20ce genre de choses
00:47:20on n'est pas d'accord
00:47:21mais surtout parce qu'on sait
00:47:22que ce genre d'article
00:47:23il est amendable
00:47:24par des gens
00:47:24qui vont vouloir aller
00:47:25de ce côté là
00:47:26or si moi en revanche
00:47:27je veux amender
00:47:29l'article sur les soins
00:47:30en disant que je veux
00:47:31que ces soins
00:47:31ils soient pour toutes les personnes
00:47:32y compris majeures
00:47:33vous connaissez les règles parlementaires
00:47:34ici à LCP
00:47:35article 40
00:47:36donc en fait
00:47:36quand le gouvernement dit
00:47:37les parlementaires
00:47:38pourront faire ce qu'ils veulent
00:47:40et bien non
00:47:41les parlementaires
00:47:41ne pourront pas rajouter
00:47:42des choses qui coûtent de l'argent
00:47:43en revanche
00:47:44les parlementaires
00:47:45pourront à loisir
00:47:47aggraver des peines
00:47:48et des choses comme ça
00:47:49que ne demande personne
00:47:50dans ce débat
00:47:51et donc il y a une responsabilité
00:47:52du gouvernement
00:47:53qui devrait non seulement
00:47:54s'engager effectivement au budget
00:47:55mais y compris
00:47:56en fait proposer
00:47:57d'améliorer le texte
00:47:58en levant le gage
00:47:59sur des sujets
00:47:59ils pourraient le faire
00:48:00je trouve assez regrettable
00:48:02de l'attitude
00:48:03de la France insoumise
00:48:04dans ce travail
00:48:05qu'on fait sur la loi intégrale
00:48:07parce que
00:48:07s'il y a bien un sujet
00:48:08qui est transpartisan
00:48:10et cela montre
00:48:10avec les centaines
00:48:12de signatures
00:48:13de députés
00:48:13de tous bords
00:48:14à l'Assemblée nationale
00:48:15c'est le sujet
00:48:16de la lutte contre
00:48:16les violences faites
00:48:17aux femmes et aux enfants
00:48:18et on a su le démontrer
00:48:19à l'Assemblée
00:48:19moi contrairement
00:48:20Madame Legrin
00:48:20j'ai plutôt un bon souvenir
00:48:22des 15 jours de travail
00:48:24dans l'hémicycle
00:48:24sur la loi protection
00:48:25de l'enfance
00:48:26et ce que j'en retiens
00:48:27en article supplémentaire
00:48:28ce n'est pas quelque chose
00:48:29qui fâche
00:48:30mais c'est quelque chose
00:48:31qui était essentiel
00:48:32pour les victimes
00:48:33toutes les victimes de France
00:48:34c'est que nous avons voté
00:48:35un article sur l'imprescriptibilité
00:48:37des crimes commis sur mineurs
00:48:38et ça on l'a fait aussi
00:48:40à la quasi-unanimité
00:48:42et donc
00:48:42et j'ai le souvenir bien sûr
00:48:44de la loi sur les violences scolaires
00:48:45que j'ai portée avec Paul Vanier
00:48:47qui là
00:48:47peut-être n'était pas encore
00:48:48en campagne présidentielle
00:48:50et qui là
00:48:50accepté de travailler
00:48:51en transpartisan
00:48:52et qu'au signé un texte
00:48:54avec quelqu'un du bloc central
00:48:55moi je trouve regrettable
00:48:56qu'il y ait cette attitude
00:48:57aujourd'hui
00:48:58parce que
00:48:58je considère
00:49:00qu'on peut bien sûr
00:49:01amender les textes
00:49:01vous avez évoqué
00:49:02plusieurs points de désaccord
00:49:03et là-dessus
00:49:04bien sûr
00:49:05on peut même converger
00:49:06y compris avec
00:49:07la France insoumise
00:49:08et puis surtout
00:49:09c'est quand même un texte
00:49:10qui a de nombreuses avancées
00:49:12bien sûr
00:49:12que les victimes
00:49:13voudraient le conseil
00:49:14de survivants
00:49:15qu'ils attendent
00:49:16depuis longtemps
00:49:17bien sûr
00:49:17qu'ils voudraient tout de suite
00:49:18les 3 milliards sur la table
00:49:19il va falloir qu'on se batte
00:49:20mais chaque bataille
00:49:22sur le sujet
00:49:23des droits des femmes
00:49:23et des droits des enfants
00:49:24elle fait avancer d'un pas
00:49:26c'est peut-être jamais assez rapide
00:49:27mais moi je trouve
00:49:28oui je suis fière
00:49:29d'être députée
00:49:29et de porter ces questions-là
00:49:30à l'Assemblée nationale
00:49:31en fait si je peux me permettre
00:49:32il y a une différence
00:49:33entre effectivement
00:49:34la question des compromis
00:49:35qui est une vieille question
00:49:36qui d'ailleurs
00:49:37doit être posée dans un contexte
00:49:39parce que les compromis
00:49:39c'est toujours des compromis budgétaires
00:49:40et moi par exemple
00:49:41je pourrais dire
00:49:41là il y a un choix
00:49:42fait par le gouvernement
00:49:43de mettre 6 milliards dans la guerre
00:49:44donc une fois que vous avez mis
00:49:456 milliards dans la guerre
00:49:46que vous décidez de pas taxer
00:49:47les plus riches
00:49:47et qu'après vous expliquez
00:49:48qu'avec l'argent qui reste
00:49:49il va bien falloir choisir
00:49:50entre ceux-ci et ceux-là
00:49:51j'ai déjà des réserves
00:49:53sur cette façon
00:49:53d'organiser le compromis
00:49:54mais je l'entends
00:49:55et de la même façon
00:49:56que j'entends votre sincérité
00:49:57Violette Pilebout
00:49:58et que ici je ne viens pas
00:49:59pour mettre en question
00:49:59votre sincérité
00:50:00parce que je la connais
00:50:01et que je suis convaincue
00:50:02que sur tous les bancs
00:50:03de l'Assemblée
00:50:03il y a des gens
00:50:03qui sont saisis par ces questions-là
00:50:05qui sont parfois saisis intimement
00:50:06par ces questions-là
00:50:07donc je ne suis pas en train
00:50:08de jeter l'anathème
00:50:08sur les parlementaires
00:50:09ce que je suis en train de dire
00:50:10c'est que ce à quoi
00:50:11je ne veux pas participer
00:50:12ce n'est pas une question
00:50:12de compromis
00:50:13je ne veux pas participer
00:50:14à un mensonge
00:50:14les victimes elles ont l'habitude
00:50:16et vous le savez
00:50:17les collectifs
00:50:17vous les avez tellement rencontrés
00:50:19Violette Pilebout
00:50:20les victimes elles ont
00:50:20les victimes elles ont l'habitude
00:50:22qu'on leur dise
00:50:25celles à qui on a dit
00:50:26je t'entends
00:50:27je te crois
00:50:27mais là le mensonge
00:50:28il serait où ?
00:50:29je ne voudrais pas
00:50:29qu'il y ait un mensonge
00:50:30par exemple
00:50:30le mensonge ce serait pas
00:50:31de leur avoir dit
00:50:32il va y avoir une loi intégrale
00:50:33et puis qu'à l'arrivée
00:50:34on n'en est pas
00:50:36mais je ne crois pas
00:50:37qu'il n'y aura pas
00:50:38de loi intégrale à l'arrivée
00:50:39je crois que le danger
00:50:39c'est pas celui-là
00:50:40c'est qu'il y ait une loi
00:50:41qui ne soit plus
00:50:42elles sont assez intelligentes
00:50:44toutes ces femmes
00:50:45et ces hommes
00:50:45qui se battent depuis des années
00:50:47on l'a vu sur les violences scolaires
00:50:48on l'a vu sur la protection
00:50:49de l'enfance
00:50:49ils savent très bien
00:50:50que parfois c'est des avancées
00:50:52et ça sera des lois
00:50:53qui seront imparfaites
00:50:54et qu'elles ne modifient pas
00:50:55leur quotidien
00:50:56si vous avez été
00:50:56aux manifestations comme moi
00:50:57ils sont en train
00:50:58de demander le budget
00:50:59en même temps
00:50:59ils sont très vigilants
00:51:00et s'ils sont vigilants
00:51:01à un moment
00:51:03ce que je ne veux pas confondre
00:51:04c'est une loi intégrale
00:51:05en disant
00:51:06cette loi va résoudre
00:51:07va apporter
00:51:08une réponse intégrale
00:51:09et globale
00:51:10si cette loi
00:51:10devient tout autre chose
00:51:11à l'issue des débats
00:51:12ce que je rappelle
00:51:13est possible
00:51:13et si cette loi
00:51:14n'a pas de financement
00:51:15je prends un exemple
00:51:15l'entretien annuel
00:51:16pour les enfants
00:51:17aujourd'hui vous avez
00:51:18un médecin pour 13 000 élèves
00:51:20dans notre pays
00:51:20un médecin scolaire
00:51:21une infirmière scolaire
00:51:23ou un infirmier scolaire
00:51:23pour 1300 élèves
00:51:25un ou une psychologue solaire
00:51:26pour 1500 élèves
00:51:28donc à partir de là
00:51:29on comprend que d'ailleurs
00:51:30le gouvernement
00:51:30a été tenté
00:51:31de remplacer
00:51:32vite fait pendant l'été
00:51:33l'entretien
00:51:34que tout le monde
00:51:34appelle de ses voeux
00:51:35par un questionnaire
00:51:36dans toutes les associations
00:51:37oui mais dans la civile
00:51:38se dit par exemple
00:51:39attention c'est gravissime
00:51:40parce que qui va être
00:51:41derrière ce questionnaire
00:51:42qu'est-ce qui va se passer
00:51:43et il y a un risque
00:51:44soit que la parole
00:51:45ne se libère pas évidemment
00:51:46parce que les enfants
00:51:46ne vont pas faire confiance
00:51:47à un questionnaire
00:51:48mais aussi qu'elle ne soit pas
00:51:49entendue si elle se libère
00:51:50et que les enfants
00:51:51ne soient pas protégés
00:51:52c'est une violence supplémentaire
00:51:53sur les enfants
00:51:54s'ils partent
00:51:55on précise que ce questionnaire
00:51:57c'est un questionnaire
00:51:58qui va être soumis aux élèves
00:51:59de la maternelle
00:51:59à la terminale
00:52:00à partir du mois de novembre
00:52:02que ce questionnaire
00:52:03a été retiré
00:52:04la semaine dernière
00:52:05parce que je pense
00:52:06qu'ils ont entendu
00:52:07l'erreur
00:52:08vous évoquez le sujet
00:52:09des moyens
00:52:10en psychologue
00:52:11d'un infirmier scolaire
00:52:12c'est un sujet
00:52:12qu'on l'en connaît bien
00:52:14vous aussi
00:52:15puisque vous faisiez partie
00:52:16du travail
00:52:17sur la commission d'enquête
00:52:17sur les violences scolaires
00:52:18et avec Paul Vallier
00:52:19non seulement
00:52:20on a évalué
00:52:22les moyens supplémentaires
00:52:23ce qui venait
00:52:23des syndicats
00:52:24et des parents d'élèves
00:52:25qui sont nécessaires
00:52:26dans le public
00:52:26comme dans le privé
00:52:27mais en plus
00:52:28au-delà de la proposition
00:52:29de loi
00:52:29qu'on a fait voter
00:52:30à l'unanimité
00:52:31ce qui est extrêmement rare
00:52:32à l'Assemblée nationale
00:52:33on a porté ensemble
00:52:34quelqu'un du groupe
00:52:37de Gabriel Attal
00:52:37et quelqu'un
00:52:38de la France insoumise
00:52:39des amendements budgétaires
00:52:40sur les postes supplémentaires
00:52:42au dernier budget
00:52:43et on a fait voter
00:52:44ces amendements budgétaires
00:52:45en commission de l'éducation
00:52:46en commission des finances
00:52:47qu'est-ce qui a été annoncé ?
00:52:49qu'est-ce qui a été annoncé ?
00:52:50je rappelle
00:52:51quand on peut s'unir
00:52:52on peut obtenir des résultats
00:52:53c'est ça que je dis
00:52:55et aujourd'hui
00:52:56en audition
00:52:56à l'Assemblée nationale
00:52:57les ministres ont annoncé
00:52:59déjà que dans le projet
00:53:00de budget 2027
00:53:02il y a 300 postes supplémentaires
00:53:04d'infirmiers
00:53:05psychologues scolaires
00:53:06pour justement
00:53:07accompagner ce sujet
00:53:08des entretiens
00:53:09et il y a un travail
00:53:09en ce moment
00:53:10à l'éducation nationale
00:53:11pour essayer de voir
00:53:12comment on va les mettre en oeuvre
00:53:13donc en fait
00:53:14il ne faut pas être défaitif
00:53:15je ne veux pas avoir l'air
00:53:16de rentrer dans les photos techniques
00:53:17mais en fait par exemple
00:53:18il faut travailler sur ce sujet
00:53:20avec un esprit
00:53:20vous ne croyez pas
00:53:21qu'il y a des sujets
00:53:22dont la gravité
00:53:23mérite quand même
00:53:24que les parlementaires
00:53:27manifestent un accord
00:53:28une force collective
00:53:29à moi c'est à cause
00:53:30de cette gravité
00:53:31que je suis très exigeante
00:53:32monsieur
00:53:32parce que pour le coup
00:53:33c'est un combat
00:53:34que je mène depuis très longtemps
00:53:34et que je prends très très très au sérieux
00:53:36je pense que vous n'imaginez pas
00:53:37à quel point
00:53:37donc c'est extrêmement grave
00:53:39je le fais avec beaucoup
00:53:40de sérieux de gravité
00:53:41on n'est pas en train de jouer
00:53:42donc je dis juste que
00:53:43par exemple
00:53:44vous venez dire
00:53:44300 recrutements supplémentaires
00:53:46vous avez entendu
00:53:46les chiffres que j'ai dit
00:53:48un médecin pour 13 000
00:53:49enfin on voit bien
00:53:50oui mais on ne va pas
00:53:50les inventer de façon magique
00:53:51c'est un recrutement
00:53:52soyez honnête aussi
00:53:53on sait que
00:53:54même si on ouvre des postes
00:53:56il faut que les gens
00:53:57puissent être formés
00:53:59donc moi je suis allée voir
00:54:00dans les trajectoires
00:54:00et que les 300 recrutements
00:54:01c'est les trajectoires habituelles
00:54:03donc on va tous faire
00:54:04les décryptages
00:54:04mais en fait il y a des choses
00:54:05qui sont annoncées
00:54:05qui sont les choses
00:54:06qui sont habituelles
00:54:07mais c'est à ça
00:54:08que va servir le débat
00:54:09dans l'hémicycle
00:54:09on aura le temps de parler
00:54:10de rentrer dans les détails
00:54:12de ces chiffres
00:54:12alors en tout cas
00:54:13moi j'espère déjà
00:54:14qu'en tout cas
00:54:14on ne passera pas
00:54:15tout le débat
00:54:15à débattre de choses
00:54:16qui sont des choses
00:54:16que personne ne demande
00:54:17dans le pays
00:54:18et qui ne sont pas
00:54:19les sujets
00:54:19les infirmières scolaires
00:54:20on les demande
00:54:21quand vous dites
00:54:22des sujets
00:54:23dont personne ne parle
00:54:24dont personne ne veut
00:54:25c'est quoi
00:54:25par exemple vous remarquerez
00:54:26qu'il y a beaucoup de choses
00:54:28à faire sur la prévention
00:54:29qu'il y a beaucoup de choses
00:54:29à faire sur les soins
00:54:30sur l'accompagnement
00:54:30et que si tout le débat
00:54:32est emmené sur
00:54:33combien d'années
00:54:34c'est pas le cas de la loi
00:54:34combien d'années
00:54:35de prison supplémentaire
00:54:36vous êtes sur une ligne
00:54:38il y a trop de répression
00:54:39dans ce texte
00:54:39il faut plus de prévention
00:54:40écoutez moi bien
00:54:41je suis juste en train de dire
00:54:42que ce n'est pas
00:54:43ce n'est pas la nature
00:54:45des réponses
00:54:45ce n'est même pas
00:54:45ce qui est attendu
00:54:46par les spécialistes du sujet
00:54:47qui disent que ce n'est pas
00:54:48tant le sujet
00:54:49et par ailleurs
00:54:49les mêmes
00:54:50la coalition féministe
00:54:52et enfantiste
00:54:52elle avait préconisé
00:54:53140 mesures
00:54:54je veux le rappeler
00:54:54donc vous avez 69 articles
00:54:57dans cette loi
00:54:57mais vous avez 140 mesures
00:54:59et dans ces 140 mesures
00:55:00il y a des choses
00:55:00qui peuvent être prises
00:55:01par décret
00:55:02par le pouvoir de gouvernement
00:55:03ou qui sont mises
00:55:03dans un budget
00:55:04et qui pourront toujours l'être
00:55:06mais qui attendent déjà
00:55:06depuis deux ans
00:55:07et j'aimerais rappeler
00:55:07et d'ailleurs pour que le public
00:55:08comprenne bien
00:55:09parce qu'il n'est pas forcément
00:55:09dans les arcanes
00:55:10de la fabrication
00:55:11de cette loi intégrale
00:55:12en effet on a tous retenu
00:55:13le nombre de 140 articles
00:55:15au départ
00:55:15on en est à 69 à l'arrivée
00:55:17qu'est-il advenu
00:55:18des 70 articles
00:55:19qui ont disparu cet été
00:55:20c'est assez exceptionnel
00:55:21comme procédure
00:55:22effectivement on peut le souligner
00:55:23y compris quand on dit
00:55:24que l'Assemblée ne fait rien
00:55:25qu'on ne sait jamais
00:55:26sans dente
00:55:26d'abord c'est une proposition
00:55:27de loi qui vient
00:55:28d'une députée
00:55:29qui est socialiste
00:55:30elle a été signée
00:55:31cette proposition là
00:55:32par des députés
00:55:33de huit groupes politiques
00:55:34différents
00:55:35ensuite comme
00:55:36elle était imparfaite
00:55:37Céline Thiebaud-Martinez
00:55:39la rapporteure générale
00:55:40et la créatrice de cette loi
00:55:41elle l'a elle-même dit
00:55:42était imparfaite
00:55:43parce que quand on est député
00:55:44on n'a pas les mêmes moyens
00:55:44que les ministères
00:55:46pour faire toutes les vérifications
00:55:47juridiques
00:55:47et bien en accord
00:55:48avec le gouvernement
00:55:49il y a eu un retravail
00:55:50avec le Conseil d'Etat
00:55:51sur chacun des articles
00:55:53regardez ce qui était
00:55:54déjà satisfait
00:55:55par le droit pénal
00:55:56par les budgets
00:55:57par le droit courant
00:55:58donc il y avait des doublons
00:55:59regardez ce qui était mal écrit
00:56:00et ça a été retravail réécrit
00:56:02pour qu'il y ait le nombre
00:56:03de signatures nécessaires
00:56:05et pour que
00:56:06le texte de 69 articles
00:56:08soit le plus parfait possible
00:56:09on va le finaliser
00:56:10finalement avec ce travail
00:56:11en commission
00:56:12et l'hémicycle
00:56:12donc moi je trouve
00:56:13que c'est plutôt
00:56:13un processus
00:56:14assez vertueux
00:56:15et moi je discutais hier
00:56:18avec la présidente
00:56:18de l'Assemblée nationale
00:56:19qui est très insistie aussi
00:56:20sur cette loi intégrale
00:56:23j'espère qu'on sera tous fiers
00:56:25en fait d'avoir fait aboutir
00:56:26le texte
00:56:27d'avoir tenu bon
00:56:28sur les combats budgétaires
00:56:29et peut-être là
00:56:29ensemble
00:56:30pour avoir des budgets
00:56:31supplémentaires
00:56:31notamment sur formation
00:56:32prévention
00:56:33parce que là-dessus
00:56:34je suis complètement d'accord
00:56:35c'est la base
00:56:36pour les magistrats
00:56:37pour les associations
00:56:38Sarah Legrain
00:56:38vous vous serez fière
00:56:39à la fin du débat
00:56:40si vous avez réussi
00:56:41à réintroduire
00:56:42quelle mesure ?
00:56:43écoutez
00:56:44moi je sais que
00:56:44juste après ce débat
00:56:46il y aura le débat budgétaire
00:56:48et que je serai rapporteur
00:56:49sur la question
00:56:50notamment de l'égalité femmes-hommes
00:56:51enfin c'est-à-dire
00:56:52l'avis qui est rendu
00:56:53par la délégation
00:56:53au droit des femmes
00:56:54donc vous voyez
00:56:55j'aurai une partie
00:56:56de la vérité des prix
00:56:57à ce moment-là
00:56:57moi j'ai des associations
00:56:58les mêmes qui font partie
00:56:59de la coalition féministe
00:57:00qui me disent
00:57:01là on est en train
00:57:02de mettre la clé sous la porte
00:57:03nous on accompagne les femmes
00:57:04on met la clé sous la porte
00:57:05nous n'avons plus de quoi
00:57:06accompagner les femmes et les enfants
00:57:07donc moi je ne participerai jamais à ça
00:57:10et c'est pour ça que
00:57:10de toute façon
00:57:11je fais mon travail de parlementaire
00:57:12mais c'est pour ça que nous
00:57:13on assume de dire
00:57:14d'avoir un programme pour 2027
00:57:15et de dire
00:57:16les choses changeront radicalement
00:57:17en 2027
00:57:17en 2027 on ne dira pas aux gens
00:57:19parce qu'on a décidé
00:57:20de faire des cadeaux
00:57:20aux plus riches dans ce pays
00:57:21parce qu'on a décidé
00:57:22de mettre 6 milliards
00:57:23pour la guerre
00:57:23alors on doit se partager
00:57:25des miettes
00:57:25et pour savoir
00:57:26dans ce qui reste comme miettes
00:57:27comment on va arbitrer
00:57:29entre l'entretien annuel
00:57:30pour les enfants
00:57:30ou des budgets
00:57:31pour les enquêteurs
00:57:32parce qu'on a créé
00:57:33un socle d'acte minimum
00:57:34d'enquête
00:57:37cette façon de présenter les choses
00:57:39donc évidemment
00:57:39qu'on participera à l'examen
00:57:41etc
00:57:41mais je ne veux pas accréditer l'idée
00:57:43que les budgets
00:57:44on ne pourrait pas les débloquer
00:57:45on pourrait absolument
00:57:46les débloquer
00:57:47et je trouve que c'est honteux
00:57:48et que c'est dommageable
00:57:49que le Premier ministre
00:57:50ait commencé
00:57:51avant même l'entretien
00:57:52par annoncer
00:57:53ces 1,5 milliards
00:57:54qui sont une forme de provocation
00:57:55parce que c'est la moitié
00:57:56de ce que demandent
00:57:57les associations
00:57:58et les associations
00:57:59reconnaissent elles-mêmes
00:58:00ça ne comprend pas les enfants
00:58:01moi j'ai noté
00:58:02tout ce qu'il avait dit
00:58:03parce que c'est précieux
00:58:04la parole d'un ministre
00:58:05qu'il faudrait mobiliser
00:58:06des moyens budgétaires
00:58:07supplémentaires
00:58:08et pluriannuels
00:58:09notamment pour sa partie
00:58:10qui est la justice
00:58:10prévoir une montée en charge
00:58:12avec un premier effort
00:58:14dès 2027
00:58:14et sur 5 ans
00:58:16donc on entame
00:58:18le dialogue
00:58:18de l'Assemblée nationale
00:58:19et plus on se battra ensemble
00:58:21plus on arrivera
00:58:21à avoir les moyens
00:58:22pour la prévention
00:58:22et on continue à suivre
00:58:23les travaux en commission
00:58:24et évidemment dans l'hémicycle
00:58:26à partir du 1er octobre
00:58:27merci à toutes les deux
00:58:28d'être venus en tout cas
00:58:29en parler ce soir
00:58:30calmement
00:58:30sur le plateau de chaque voix compte
00:58:32vous restez là
00:58:32parce que tout de suite
00:58:33c'est Bourbon Express
00:58:34le journal de l'Assemblée nationale
00:58:35avec Marco Pommier
00:58:41Alors Marco
00:58:42Bonsoir Adeline
00:58:43On va commencer avec
00:58:44le coup de tonnerre du jour
00:58:46pour la primaire socialiste
00:58:47et le député Philippe Brun
00:58:48qui finalement n'y participera pas
00:58:49après des accusations
00:58:51de violence
00:58:51Incroyable coup de théâtre
00:58:53ce matin
00:58:54le bureau du parti socialiste
00:58:55officialisé
00:58:56la liste des candidats
00:58:58à la primaire sociale démocrate
00:59:00et surprise
00:59:01Philippe Brun
00:59:02n'en est pas
00:59:02visage du PS
00:59:04le député de l'heure
00:59:05a été suspendu
00:59:06à titre conservatoire
00:59:08du parti
00:59:08et du groupe socialiste
00:59:10à l'Assemblée
00:59:11une ancienne collaboratrice
00:59:12l'accuse de harcèlement
00:59:14et de violence physique
00:59:16La direction nationale
00:59:17du parti socialiste
00:59:19a été informée hier soir
00:59:20de faits susceptibles
00:59:22de relever
00:59:23d'une caractérisation pénale
00:59:25Le parti socialiste
00:59:26ne transige
00:59:27ni sur la défense
00:59:28des droits des femmes
00:59:29ni sur l'exemplarité
00:59:30qui doit être la sienne
00:59:32Stupeur de Philippe Brun
00:59:34qui dit avoir licencié
00:59:35cette ancienne collaboratrice
00:59:37pour faute grave
00:59:38en fin de journée
00:59:39à l'Assemblée nationale
00:59:40il a pris la parole
00:59:41devant la presse
00:59:42J'ai été victime
00:59:44de cette femme
00:59:46Deux de mes collaborateurs
00:59:47ont été également
00:59:48et ont quitté
00:59:49depuis mon équipe
00:59:50mais sans justice saisie
00:59:52Ce conflit
00:59:53est désormais
00:59:54instrumentalisé
00:59:55par mon propre parti
00:59:56pour me tuer politiquement
00:59:58C'est inédit
00:59:59du jamais vu
01:00:01dans l'histoire
01:00:01d'un parti politique
01:00:02démocratique
01:00:03Comment un parti
01:00:04politique démocratique
01:00:06peut exclure
01:00:07quelqu'un
01:00:07sur la base
01:00:09d'une accusation
01:00:09orale
01:00:10non documentée
01:00:11sans me permettre
01:00:12de présenter
01:00:13ma défense
01:00:14Philippe Brun
01:00:15qui affirme
01:00:16qu'aucune plainte
01:00:17n'a été déposée
01:00:18contre lui
01:00:19En revanche
01:00:20il va porter plainte
01:00:21contre son ancienne
01:00:22collaboratrice
01:00:23Sarah Legrin
01:00:24je me tourne vers vous
01:00:24Qu'en pensez-vous ?
01:00:25Est-ce que le PS
01:00:26n'est pas allé trop vite
01:00:26en suspendant Philippe Brun
01:00:28alors qu'aucune plainte
01:00:29n'aurait été déposée
01:00:30contre lui ?
01:00:30Écoutez moi je refuse
01:00:31vraiment de m'exprimer
01:00:32sur cette affaire
01:00:32parce que je n'ai
01:00:33un je n'ai pas les éléments
01:00:34deux moi je veux
01:00:35en toute occasion
01:00:37considérer que quand
01:00:38les femmes parlent
01:00:38il faut prendre ça
01:00:39au sérieux
01:00:39et que je ne suis pas
01:00:40en mesure de vous dire
01:00:41à quel point
01:00:42les choses ont été
01:00:43prises sérieusement
01:00:43et comment les choses
01:00:45ont été faites
01:00:45et je n'ai pas
01:00:46envie d'intervenir
01:00:47de cette façon
01:00:48sur le débat
01:00:49qui me semble en plus
01:00:51être aussi un débat
01:00:52interne au sein
01:00:53de la primaire
01:00:55du parti socialiste
01:00:56et donc avec aussi
01:00:57des accusations
01:00:57d'instrumentalisation
01:00:58de cela
01:00:59pour évincer
01:00:59des candidats
01:01:00donc vraiment
01:01:01je ne considère pas
01:01:03que je sois en position
01:01:05de pouvoir répondre
01:01:05en respectant
01:01:06notamment la personne
01:01:08dont on nous dit
01:01:08qu'elle a porté
01:01:09des accusations
01:01:09donc voilà
01:01:10Il y a quand même
01:01:10une vraie question
01:01:11sur un signalement
01:01:13de violence
01:01:13suffit-il à écarter
01:01:14immédiatement
01:01:15un responsable
01:01:15quitte à ce que
01:01:16la procédure contradictoire
01:01:18arrive après
01:01:19Violette Spilbutt ?
01:01:20On a les mêmes questions
01:01:21quand on est à l'école
01:01:22par exemple
01:01:22qu'il y a une dénonciation
01:01:24d'un parent d'élève
01:01:26sur une potentielle
01:01:27violence
01:01:28violence sexuelle
01:01:29violence physique
01:01:29sur un enfant
01:01:30et que le directeur
01:01:32d'école
01:01:32puis la mairie
01:01:33puis le maire
01:01:33j'ai eu le cas
01:01:34tout à l'heure
01:01:35un collègue
01:01:35qui me demandait
01:01:36qu'est-ce que le maire
01:01:36doit faire
01:01:36est-ce qu'immédiatement
01:01:37sur la parole
01:01:38on doit faire
01:01:38c'est un sujet
01:01:40extrêmement difficile
01:01:40je crois que j'aurais pu
01:01:41dire la même chose
01:01:42que madame Legrain
01:01:43je ne connais pas du tout
01:01:43le dossier
01:01:44donc je vais être très prudente
01:01:45il faut absolument
01:01:46entendre la parole
01:01:47des victimes
01:01:47et en même temps
01:01:48respecter la présomption
01:01:49d'énonciation
01:01:50ce qui est un droit
01:01:50dans notre pays
01:01:52merci
01:01:52bon en attendant
01:01:53sur la ligne de départ
01:01:54de cette primaire socialiste
01:01:55ils seront 5
01:01:56oui sur cette ligne
01:01:57Raphaël Glucksmann
01:01:58leader de place publique
01:02:00Olivier Faure
01:02:01le premier secrétaire du PS
01:02:03Ségolène Royal
01:02:04l'ancienne candidate
01:02:05à l'élection présidentielle
01:02:06ainsi que les députés
01:02:08Jérôme Gage
01:02:09et Emmanuel Morel
01:02:10bon tout ça n'a pas
01:02:11empêché les socialistes
01:02:12de présenter aujourd'hui
01:02:13à l'Assemblée nationale
01:02:14leur contre-budget
01:02:15deux semaines avant
01:02:16la copie du gouvernement
01:02:17oui en conférence de presse
01:02:18ce matin
01:02:19les socialistes
01:02:19étaient en mode
01:02:20si nous étions aux commandes
01:02:22voilà ce que nous ferions
01:02:23dans leur copie
01:02:24près de 40 milliards
01:02:26d'euros de recettes
01:02:27des économies
01:02:28mais aussi des taxes
01:02:29taxes Zuckmann
01:02:30CSG sur les gros héritages
01:02:32taxes sur les géants
01:02:33du numérique
01:02:34de quoi selon le PS
01:02:35dégager 10 milliards d'euros
01:02:37pour le pouvoir d'achat
01:02:38avec notamment
01:02:38un SMIC à 1700 euros net
01:02:40l'année dernière
01:02:41les socialistes
01:02:42avaient souvenez-vous
01:02:43négocié avec le gouvernement
01:02:45un pacte de non-censure
01:02:46sur le budget 2026
01:02:48cette année
01:02:48le ton a bien changé
01:02:50alors on va pas toper
01:02:52dans la main
01:02:53de qui que ce soit
01:02:54encore moins du gouvernement
01:02:56voilà
01:02:57Sébastien Lecornu
01:02:58est très venu
01:03:02ça a fait polémique
01:03:04ça a fait polémique
01:03:05depuis un moment déjà
01:03:05le futur pavillon d'accueil
01:03:07de l'Assemblée nationale
01:03:08on est à trois jours
01:03:09des journées du patrimoine
01:03:09et Yaël Braun-Pivet
01:03:10nous a fait une visite
01:03:12guidée de la maquette
01:03:13en quelque sorte
01:03:13contre-offensive
01:03:14de la présidente
01:03:15de l'Assemblée
01:03:16ce matin devant
01:03:17un parterre de journalistes
01:03:18vous le voyez
01:03:19elle a déployé
01:03:20la maquette
01:03:21de l'Assemblée
01:03:22elle a même sorti
01:03:23les images
01:03:24du futur bâtiment
01:03:25ce pavillon d'accueil
01:03:27voilà à quoi
01:03:29il ressemble aujourd'hui
01:03:30on le voit
01:03:31et voilà
01:03:32à quoi il pourrait ressembler
01:03:34demain
01:03:34un bâtiment
01:03:35très contemporain
01:03:36avec un coût
01:03:37près de 53 millions d'euros
01:03:39quand même
01:03:39résultat
01:03:40les associations
01:03:41de défense du patrimoine
01:03:42sont très remontées
01:03:44une pétition
01:03:45contre le projet
01:03:46a même dépassé
01:03:47les 150 000 signatures
01:03:48l'Assemblée nationale
01:03:50remet sur le tapis
01:03:51son projet délirant
01:03:51de construction
01:03:52d'un pavillon d'accueil
01:03:53à 50 millions d'euros
01:03:55exit
01:03:55le petit bâtiment
01:03:56de 1888
01:03:57parfaitement intégré
01:03:58place au bloc
01:03:59de verre et d'acier
01:04:00aussi incongru
01:04:01qu'inadapté
01:04:01au réchauffement climatique
01:04:02en période de disette budgétaire
01:04:04l'Assemblée
01:04:05n'a-t-elle pas mieux à faire
01:04:06que de dépenser
01:04:06de l'argent public
01:04:07pour défigurer
01:04:08un site historique
01:04:10inesthétique
01:04:11trop cher
01:04:11je ne sais pas
01:04:12ce que vous en pensez
01:04:13chez vous
01:04:13en tout cas
01:04:14il vous plaît
01:04:14le pavillon d'accueil
01:04:15je vous vois
01:04:16commenter
01:04:16sur la vidéo
01:04:18je m'intéresse
01:04:18sur la vidéo
01:04:19mais je crois
01:04:19que c'est le texte
01:04:20de la pétition
01:04:20parce que je trouvais
01:04:20que c'était très orienté
01:04:22en fait c'est juste
01:04:23le texte de la pétition
01:04:23c'est pour ça que c'est à charge
01:04:24c'est normal
01:04:25c'est l'organisation
01:04:25site et monument
01:04:26qui est à l'origine
01:04:27de la pétition
01:04:28bon en tout cas
01:04:30Gaëlle Broun-Pivet
01:04:31dit avoir entendu
01:04:32les polémiques
01:04:33mais elle rappelle
01:04:34que le projet
01:04:35a été adopté
01:04:36à l'unanimité
01:04:36en 2024
01:04:37par le bureau
01:04:38de l'Assemblée nationale
01:04:39sauf par le RN
01:04:40qui ne siégeait pas
01:04:41dans l'instance
01:04:42à l'époque
01:04:42un nouveau pavillon
01:04:43qui doit permettre
01:04:44d'accueillir
01:04:45plus de visiteurs
01:04:46car leur nombre
01:04:46a doublé
01:04:47en 10 ans
01:04:48200 000 par an
01:04:50c'était une opération
01:04:51en fait
01:04:52d'explication
01:04:53tout simplement
01:04:53que je n'avais jamais faite
01:04:55montrer l'ensemble
01:04:56des espaces
01:04:57qui seraient dédiés
01:04:58à cette médiation
01:04:59démocratique
01:05:00montrer
01:05:01que c'était vraiment
01:05:02un projet tourné
01:05:03100%
01:05:04vers les citoyens
01:05:05et le réinscrire
01:05:07dans l'histoire
01:05:07de l'institution
01:05:08pour dire
01:05:10qu'effectivement
01:05:10c'était un projet
01:05:11qui était porté
01:05:12depuis les années 80
01:05:13par mes prédécesseurs
01:05:14et par le bureau
01:05:15et ce nouveau pavillon
01:05:16d'accueil
01:05:17il pourrait voir
01:05:17le jour en 2030
01:05:19Merci Marco
01:05:20merci à vous deux
01:05:21d'être revenus
01:05:21ce soir sur le plateau
01:05:22de chaque voix compte
01:05:23merci Nicolas
01:05:24et merci Eva
01:05:25merci à vous
01:05:28de nous avoir suivis
01:05:30chez vous
01:05:30cette émission
01:05:31est rediffusée
01:05:31tout à l'heure
01:05:32à 23h30
01:05:32et vous la retrouvez
01:05:33à tout moment
01:05:34sur lcp.fr
01:05:35sur la page
01:05:36youtube de LCP
01:05:37moi je vous dis
01:05:38à demain
01:05:38en direct
01:05:39à 19h30
01:05:40bonne soirée
01:05:40merci à vous
01:05:54d'avoir regardé cette vidéo