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Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue. 

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00:00:00Bonsoir à tous, il y avait quelque chose de presque rare ce soir sur un plateau de télévision.
00:00:06De la politique au sens noble du terme.
00:00:09Pour la première de Duel, CNews a réuni deux hommes d'Etat, deux personnalités, d'expériences.
00:00:15Oui, c'est vrai, deux tempéraments, mais surtout deux visions de la France.
00:00:19Pendant une heure, Jean-Louis Borloo et Robert Ménard se sont confrontés face à Laurence Ferrari sur les sujets les
00:00:23plus brûlants.
00:00:24Pouvoir d'achat, immigration, insécurité, éducation, retraite.
00:00:28Robert Ménard a parlé de cette colère sociale qui monte, estimant que ce n'est pas qu'une question d
00:00:33'argent sur l'immigration.
00:00:35Il a insisté sur la nécessité d'exécuter chaque OQTF.
00:00:39Jean-Louis Borloo, lui, a défendu une autre méthode, celle des territoires,
00:00:43convaincus que les maires et les présidents de régions sont les forces vives qui vont redresser notre pays.
00:00:49Deux diagnostics, deux méthodes, parfois deux France, mais surtout un échange de très haute tenue,
00:00:54frontale, sans être brutale, passionnée, sans jamais devenir caricaturale.
00:00:58Parce que la politique, ce devrait aussi être cela, confronter deux visions du pays,
00:01:03les défendre, les assumer et laisser les Français se faire leur propre opinion.
00:01:07Alors oui, ce soir, avec Duel, CNews a rappelé à quoi peut ressembler un grand débat politique à la télévision.
00:01:14On va y revenir dans un instant.
00:01:16Bienvenue dans Soir Info sur CNews.
00:01:17Votre rendez-vous d'informations de fin de soirée pour décrypter, débattre et prendre de la hauteur sur l'actualité.
00:01:23Juste avant nos débats, justement, on va revenir sur le Conseil des ministres de ce mercredi 16 septembre,
00:01:29largement consacré à la crise des carburants qui impacte particulièrement les Français.
00:01:34On écoute tout de suite Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement.
00:01:37Un mot d'abord du propos liminaire du président de la République,
00:01:41qui s'est bien sûr attardé sur la situation internationale et l'impact sur les prix du carburant que vivent
00:01:50nos concitoyens.
00:01:52Comme vous le savez, c'est une situation nationale qui résulte des tensions directes au Moyen-Orient,
00:01:59dans le détroit d'Hormuz, dans le détroit désormais de Bab-el-Mendède.
00:02:03Et donc, le président de la République a demandé à son gouvernement la totale mobilisation sur l'approvisionnement d'une
00:02:13part
00:02:14et bientôt, bien sûr, sur la maîtrise des prix d'autre part.
00:02:18L'objectif, c'est vraiment, dans les jours et dans les semaines qui viennent, pour le président de la République,
00:02:24de sécuriser ses approvisionnements, sécuriser des volumes comme on l'a fait en début de semaine sur l'Irak,
00:02:32comme on continuera à le faire, comme il continuera à le faire avec ses échanges,
00:02:37par exemple avec le Canada, lors de sa prochaine visite à Saint-Pierre-et-Miquelon.
00:02:43Donc, sécuriser les approvisionnements gaz-carburant, bien sûr.
00:02:47Travailler aussi sur une possibilité d'avoir davantage de flexibilité dans la réglementation à l'échelle européenne.
00:02:55Et donc, un certain nombre de dispositions ont été, là encore, mises à l'étude pour voir dans quelle mesure
00:03:02est-ce que, sur la raffinerie par exemple, mais pas que, on pouvait gagner en flexibilité pour assouplir un petit
00:03:10peu le système.
00:03:11L'objectif étant, vous l'avez compris, là encore, de tirer autant que possible les prix à la baisse,
00:03:16ou tout au moins, de maîtriser leur hausse.
00:03:19Je rappelle quelques points, mais vous le savez déjà.
00:03:23Concernant les raffineries françaises, un certain nombre de dérogations avaient déjà été données,
00:03:29tant pour augmenter la production, par exemple, sur la raffinerie de Port-Jérôme,
00:03:33augmentation de production de 10%,
00:03:35que sur la possibilité de décaler la maintenance d'autres raffineries pour avoir une production optimisée
00:03:43et à son maximum, c'est le cas à l'heure où on se parle.
00:03:48Et sur les difficultés d'approvisionnement au sens de la chaîne logistique,
00:03:53environ 10% des stations ont une difficulté sur au moins un carburant.
00:03:58J'insiste sur le fait que l'immense majorité de ces stations-service, environ 9 sur 10,
00:04:04sont des stations du réseau Total Energy.
00:04:07Ça s'explique bien.
00:04:08Ils maintiennent, et c'est une bonne chose, ce mécanisme de plafonnement à la pompe sur l'essence et le
00:04:15diesel.
00:04:16Ça crée donc un afflux de consommateurs, des volumes vendus plus importants que d'habitude,
00:04:21et une chaîne logistique qui, parfois, peut être en tension pour réapprovisionner,
00:04:27notamment à la suite des week-ends.
00:04:28On a vraiment donné l'ensemble, depuis le départ, des dérogations nécessaires,
00:04:33notamment pour la circulation des camions le dimanche, les jours fériés.
00:04:37Vous vous en souvenez, des longs week-ends de ponts de mai et juin.
00:04:40On continue, bien sûr, à le faire et à travailler avec eux.
00:04:43Je veux encore rassurer sur les chaînes logistiques qui n'ont pas de difficultés anormales
00:04:50par rapport à ce qu'elles sont d'habitude.
00:04:53Et en revanche, une mobilisation particulièrement accrue sur l'approvisionnement à l'échelle internationale.
00:04:59Encore, je l'ai dit, avec nos partenaires, avec les pays producteurs.
00:05:04Et bien sûr, mais je ne m'étendrai pas dessus, des échanges très réguliers
00:05:08entre le président de la République et ses homologues américains, iraniens,
00:05:13avec les pays de la région, pour continuer à travailler à un apaisement
00:05:19le plus rapide possible dans la région, la réouverture pacifique, évidemment, du Détroit.
00:05:25Je vous propose, dans un premier temps, de laisser la parole à Jean-Dizier Berger
00:05:30pour qu'il puisse vous présenter son projet de loi présenté aujourd'hui, Casseur-Payeur.
00:05:35Dans la foulée, vous pourrez, si vous le souhaitez, si vous en avez,
00:05:38lui poser les questions relatives à ce projet de loi ou à tout autre sujet qui concerne son ministère.
00:05:47Et on procédera de même ensuite avec Philippe Baptiste.
00:05:49Et puis, je reprendrai les questions dans la foulée. Je vous remercie.
00:05:55Merci beaucoup, Madame la porte-parole, chère Maude.
00:05:59Très heureux de vous retrouver pour la présentation de ce projet de loi Casseur-Payeur,
00:06:05qu'avec le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, nous portons.
00:06:08Vous vous souvenez, les Français se souviennent des dérives, des exactions qui ont été commises
00:06:13en marge de la dernière finale de la Ligue des Champions en 2026.
00:06:17Mais malheureusement, un épisode qui n'est pas un épisode isolé.
00:06:22Et depuis 2017, il y a eu beaucoup de choses de faites pour faciliter la détection,
00:06:27dont l'interpellation, la sanction des personnes qui commettent des actes de violence
00:06:32et des dommages dans le cadre d'actions collectives.
00:06:37En 2019, il y a même eu une loi qui a été mise en œuvre, votée par le Parlement et
00:06:44mise en œuvre.
00:06:45Mais cette loi, elle trouvait des limites dans son application.
00:06:48Par conséquent, ces cinq articles dans le projet de loi que nous avons présenté ce matin au Conseil des ministres,
00:06:55ils permettent de faciliter l'action de l'État en créant un nouveau régime de responsabilité civile pour faute,
00:07:02pour tenir solidairement responsables tous ceux qui participent dans des groupements,
00:07:08dans des attroupements à des actes de violence.
00:07:11Cela n'était pas possible auparavant et cela le devient.
00:07:16En clair, il ne sera plus seulement recherché la responsabilité de celui qui met le feu à l'abribus,
00:07:22de celui qui pille le magasin, mais de tous ceux qui sont autour et finalement, par leur présence,
00:07:29participent à cette action d'incendie, de pillage ou d'attaque sur les forces de l'ordre,
00:07:36notamment à travers les tirs de mortiers.
00:07:40Faciliter également l'action de l'État pour le recouvrement des peines qui sont prononcées,
00:07:51jusqu'à 10 000 euros par individu.
00:07:54Recouvrement facilité, notamment en permettant à l'État de se constituer partie civile,
00:07:58y compris après les réquisitions du ministère public.
00:08:02Et puis la possibilité également, à travers une nouvelle dérogation au principe d'insaisibilité des allocations familiales
00:08:11et des aides personnelles au logement, de saisir ces allocations, ces aides personnelles au logement,
00:08:15dans la limite des restes à vivre des familles concernées.
00:08:20Mais il n'y a absolument aucune raison que ces personnes définitivement condamnées
00:08:24ne participent pas à travers la saisie de ces allocations aux dommages et intérêts même dus aux victimes
00:08:34ou à l'État lorsque l'État est directement concerné.
00:08:39Voilà des mesures extrêmement concrètes.
00:08:42La possibilité également pour l'État de transiger, pour récupérer plus facilement ces sommes
00:08:47ou les transformer en travaux d'intérêt général, des mesures particulièrement concrètes
00:08:52qui vont nous permettre d'obtenir encore davantage de résultats en matière de maintien de l'ordre public.
00:08:58Et je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions éventuelles.
00:09:09Bonjour, Mathieu Serrino pour TF1 LCI.
00:09:11– Concernant ces remontées, cette violence, on voit ce matin qu'il y a eu des blocages de dépôts de
00:09:18pétrole.
00:09:19Est-ce que vous avez des remontées concernant de la violence sur le territoire
00:09:23par rapport justement au prix des carburants, ce genre de questions,
00:09:25potentiellement par rapport à un potentiel mouvement qui serait en train de gérer ?
00:09:30– Écoutez, nous suivons évidemment les choses avec beaucoup d'intérêt et de vigilance
00:09:34partout sur le territoire français.
00:09:37Pour l'instant, nous n'avons pas de remontées qui nous permettent d'aller dans cette direction de façon globale.
00:09:45Mais évidemment, nous restons particulièrement vigilants.
00:09:50– Bonjour, Audrey Tison, France Info.
00:09:54On parle d'une résurgence des Gilets jaunes avec un appel à manifester vers le 17 octobre.
00:10:01Est-ce que c'est un mouvement que vous surveillez ?
00:10:05Quels indicateurs vous avez par rapport à un suivi de cette journée du 17 octobre ?
00:10:11Est-ce que vous craignez de revivre les Gilets jaunes ?
00:10:14– Vous savez, l'État est organisé de telle façon que, évidemment,
00:10:17tous les faits significatifs remontent au ministre de l'Intérieur et à moi-même,
00:10:22mais pas spécifiquement ces faits qui pourraient concerner une résurgence du mouvement spécifiquement,
00:10:29mais tous les faits qui sont de nature à potentiellement porter un trouble à l'ordre public.
00:10:37– Mais donc vous n'êtes pas en alerte particulière par rapport à ce phénomène-là ?
00:10:42– La vigilance du ministère de l'Intérieur est totale,
00:10:45mais pas simplement sur ce sujet-là, mais sur tous les sujets.
00:10:47– Bonjour M. Jean-Louis Berger, Oscar Tessounou pour la donnée à Red Brain Magazine.
00:10:54Un ensemble d'éléments permettent aujourd'hui de montrer qu'un ensemble d'enquêtes
00:10:58avait été fait sur des policiers municipaux à Carcassonne,
00:11:01sur des faits de violence qui ont été commis.
00:11:03L'article 40 du Code de procédure pénale oblige normalement tout fonctionnaire
00:11:09à avertir quand des faits de violence similaires ont lieu.
00:11:13Est-ce qu'aujourd'hui vous avez des informations supplémentaires à nous apporter
00:11:15sur les faits de violence qui ont été, en tout cas, rapportés dans la ville de Carcassonne ?
00:11:21– Non, le ministre de l'Intérieur l'a dit,
00:11:23il a demandé à ce que les autorités compétentes soient saisies,
00:11:27et donc c'est à l'issue de ces investigations que toute la lumière pourra être faite
00:11:31sur ce qui s'est passé à Carcassonne,
00:11:34et qui évidemment a fait l'objet d'images qui ont particulièrement choqué les Françaises et les Français.
00:11:39– Je vous remercie.
00:11:40– Merci beaucoup.
00:11:45– Merci beaucoup, chers collègues, cher Jean-Dizier.
00:11:52Donc sans plus attendre, je vous propose de céder la parole à Philippe Baptiste.
00:11:56– Merci Madame la Ministre.
00:12:01Alors, peut-être un tout petit mot pour revenir sur le sommet international de l'espace
00:12:06qui s'est tenu la semaine dernière, le 9 et le 10 septembre, sous la coupole du Grand Palais.
00:12:10Sommet qui était donc coprésidé avec l'Allemagne,
00:12:13avec 2000 participants qui sont venus d'une centaine de pays différents,
00:12:16toutes les organisations internationales qui traitent du spatial,
00:12:19une soixantaine de représentants, enfin, chefs d'État ou de représentants de gouvernement.
00:12:24Et il a aussi réuni, je crois, toutes les parties prenantes du spatial,
00:12:27c'est-à-dire à la fois les industriels de partout dans le monde,
00:12:31donc les entrepreneurs, les chercheurs, des étudiants qui étaient là aussi, évidemment.
00:12:37En termes de bilan un petit peu chiffré, une cinquantaine d'accords qui ont été annoncés,
00:12:42pour un total de 20 milliards d'euros, donc quand même des montants qui sont très significatifs,
00:12:46et pas simplement des accords entre la France et un autre pays,
00:12:50ou des accords ou des partenariats commerciaux qui ne concerneraient que l'Europe,
00:12:54vraiment du multilatéral.
00:12:55Le sommet, je crois qu'il a permis vraiment de réaffirmer,
00:12:58c'était quand même une ambition forte, la place multilatérale aussi de l'espace.
00:13:02L'espace ne peut pas être une zone de l'endroit, c'est un bien commun,
00:13:06ce n'est pas une zone qui est exclusivement à l'usage d'un pays ou d'une organisation.
00:13:12La France a proposé plusieurs déclarations multilatérales,
00:13:15qui ont été endossées par une quarantaine de pays,
00:13:17une sur la soutenabilité des opérations spatiales,
00:13:20avec en particulier des questions autour des débris, de la congestion des orbites,
00:13:23et la manière dont ça doit être nécessairement régulé,
00:13:26et ce n'est pas par passion de la régulation, c'est véritablement un phénomène physique,
00:13:31la congestion des orbites, et donc il faut être capable de réguler ce phénomène.
00:13:36Et un, sur les fréquences, qui sont devenues un enjeu absolument crucial
00:13:40dans le développement du spatial, et un objet de compétition,
00:13:45et en affirmant le fait que, évidemment, l'usage des fréquences doit là aussi être,
00:13:49ce n'est pas simplement premier arrivé, premier cercle.
00:13:52Et puis une troisième déclaration, qui concerne l'intégrité des données scientifiques spatiales,
00:13:56avec des principes d'accessibilité, d'ouverture sans naïveté,
00:13:59et d'intégrité de ces données.
00:14:01Donc je crois qu'il y avait vraiment comme objet aussi de réaffirmer
00:14:04une ambition spatiale forte pour la France et pour l'Europe,
00:14:07et je crois que ça a été le cas, au travers à la fois du discours du président de la
00:14:11République
00:14:12et de la présidente de la Commission, Van der Leyen,
00:14:15une accélération du programme Iris Square, qui est vraiment maintenant acté,
00:14:19et qui est parti, et avec des premiers lancements qui arriveront en 2029.
00:14:23C'est aussi tout un ensemble de contrats qui ont été signés par les grandes entreprises européennes,
00:14:28à commencer évidemment par Ariane Group, avec plusieurs nouveaux lancements
00:14:31qui ont été signés avec de grandes entreprises américaines.
00:14:36Et alors, c'est une vision aussi à long terme pour l'avenir des lanceurs,
00:14:41avec un véritable objet politique qui est un objet de préférence européenne,
00:14:46de dire simplement que demain, on veut évidemment que les satellites européens
00:14:49soient lancés sur des lanceurs européens.
00:14:51Ça peut paraître être une banalité de dire ça,
00:14:54ce n'est pas encore le cas aujourd'hui,
00:14:55et l'Europe est le seul continent encore aujourd'hui
00:14:58à ne pas respecter cette notion de préférence,
00:15:02et donc évidemment, il faut qu'on fasse ça.
00:15:03La France s'est aussi engagée pour la science, la technologie,
00:15:06dans une perspective internationale,
00:15:08avec une réaffirmation d'un soutien au programme Copernicus,
00:15:11qui est quand même le grand programme européen
00:15:13d'observation de la Terre pour le climat,
00:15:15pour comprendre les évolutions du climat.
00:15:16C'est vraiment un programme où l'Europe est leader mondialement sur ces sujets-là,
00:15:20et donc il faut qu'on continue à le soutenir.
00:15:22Il y aura aussi un investissement additionnel de 40 millions d'euros
00:15:25via le CNES dans un nouveau programme d'observation de la Terre spécifique.
00:15:30Voilà, et puis mentionnez enfin simplement qu'au-delà,
00:15:33il y a aussi eu au Grand Palais, pendant le week-end,
00:15:37une manifestation grand public qui a attiré énormément de participants.
00:15:42Voilà, je suis à vos dispositions pour répondre à d'éventuelles questions.
00:15:56Merci beaucoup, chers collègues.
00:16:00Et donc, je vous propose de passer à la partie questions-réponses pour le reste.
00:16:14Bonjour Madame la Ministre, Francesco Fontemaggi pour l'agence France Presse.
00:16:18La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen,
00:16:21a annoncé aujourd'hui dans son discours sur l'État de l'Union
00:16:24sa volonté d'une interdiction des réseaux sociaux en Europe
00:16:30aux moins de 13 ans, avec un régime plus spécifique entre 13 et 15 ans.
00:16:37Le président, la France demandait une interdiction globale aux moins de 15 ans.
00:16:43Est-ce que ça va dans le bon sens ? Est-ce que la France est satisfaite ?
00:16:47Ou est-ce qu'elle continue de pousser pour une interdiction plus dure ?
00:16:52L'objectif qu'a fixé le président de la République, c'est de trouver un cadre légal, national et ou
00:17:01européen
00:17:02d'ici au printemps, qui protège nos enfants et nos adolescents des dangers que présentent les réseaux sociaux.
00:17:11Dans ce cadre, l'annonce qui a été faite dans le discours d'Ursula von der Leyen va évidemment dans
00:17:19le bon sens.
00:17:19Et pour le reste, je vous renvoie vers l'Élysée.
00:17:21Mais tout ce qui va dans le sens de poser un cadre juridique clair,
00:17:26qui permette encore une fois de protéger nos jeunes et nos adolescents,
00:17:31va indéniablement dans le bon sens.
00:17:33Et on pousse pour cela.
00:17:35Depuis longtemps maintenant, le président de la République, vous le savez, est très engagé.
00:17:38Mais on continue donc à travailler encore une fois pour cet objectif.
00:17:49Bonjour.
00:17:51Bonjour.
00:17:51Pardon.
00:17:52Bonjour.
00:17:52Je vous en prie, Christelle Méral, France Télévisions.
00:17:55Le Premier ministre a proposé que l'amende infligée à Google soit redistribuée aux États membres.
00:18:02Alors, combien est-ce que la France, elle espère récupérer ?
00:18:06Et puis, par ailleurs, est-ce que ça veut dire que pour boucler le budget français, il faut renier sur
00:18:11le budget européen ?
00:18:11Non, c'est du bon sens.
00:18:13Il est trop tôt pour poser des chiffres.
00:18:15C'est une discussion qu'on doit avoir avec Bruxelles.
00:18:19Ce n'est pas d'ailleurs la première année que ce type de discussion a lieu.
00:18:24Ce n'est pas un rabais français, comme ce que j'ai pu entendre ici ou là.
00:18:29C'est simplement la prise en compte d'une amende infligée à Google sur les appels de fonds, les contributions
00:18:36de l'ensemble des États membres.
00:18:38Et donc, en fait, je pense, encore une fois, à quelque chose d'assez logique et d'assez cohérent.
00:18:44Et ce n'est pas la première fois qu'on a ce type de démarche-là.
00:18:47Oui, mais est-ce que ce n'est pas donné aussi le grain à moudre à, par exemple, le Rassemblement
00:18:51national qui dit qu'il faut diminuer la contribution européenne ?
00:18:54Précisément non, parce que ça n'a rien à voir.
00:18:57Précisément non, parce que ça n'a rien à voir.
00:18:59Et je vous invite à ne pas confondre ce que demande Jordan Bardella et ce que fait aujourd'hui le
00:19:03gouvernement
00:19:04en demandant simplement à ce que soit retranché du budget rectificatif une amende infligée à Google
00:19:11qui n'avait pas été anticipée et légitimement au moment où ce budget a été élaboré.
00:19:18Mais ça n'a rien à voir avec une baisse unilatérale de la contribution de la France
00:19:27qui revient en fait à un désengagement national au sein de l'Union européenne
00:19:31que prône le Rassemblement national, Marine Le Pen et Jordan Bardella.
00:19:38Pour boucler le budget français, il y a besoin justement d'aller faire appel à ce type de nouvelles, de
00:19:43recettes ?
00:19:44On est dans une situation budgétaire qui nécessite des efforts, qui est difficile,
00:19:49qui résulte massivement du contexte international.
00:19:54Là encore, on en a beaucoup parlé.
00:19:57Donc dans ce cadre-là, il est normal d'avoir, là encore une fois, le maximum d'efficacité là où
00:20:04l'on peut.
00:20:05On le fait sur l'ensemble des chantiers français.
00:20:06Il est normal qu'on ait ce type de discussions à l'échelle européenne.
00:20:10On les aurait eues de toute façon.
00:20:13– Et justement, dernier point, est-ce que pour le coup, ce n'est pas contradictoire
00:20:16avec le fait que le chef de l'État, lui, régulièrement s'exprime en faveur plutôt
00:20:20d'un élargissement du budget européen ?
00:20:24– Encore une fois, je vous dis qu'il s'agit simplement de retrancher une amende imposée à Google
00:20:31et que ce budget, ce montant plus exactement, n'avait pas été intégré dans le budget.
00:20:37Nous ne sommes pas en train de discuter du cadre financier pluriannuel.
00:20:40Nous parlons, là, du budget rectificatif 2026.
00:20:44Et c'est donc assez logiquement, puisqu'on fait un budget rectificatif,
00:20:49on prend en compte les évolutions, et cette amende en fait partie,
00:20:54qui ont eu lieu ces dernières semaines et ces derniers mois.
00:20:56Voilà, et ça ne vise pas spécifiquement la France, ça vise encore l'ensemble des États membres.
00:21:03Donc je vous invite vraiment, je comprends la tentation qu'est la vôtre,
00:21:06de faire un parallèle entre le Rassemblement national, Jordan Bardella,
00:21:10les propositions anti-européennes qu'il porte,
00:21:13et la simple mise à jour budgétaire, encore une fois, d'un budget en cours.
00:21:18C'est deux choses très différentes.
00:21:19Ne laissez pas penser à vos auditeurs ou à vos téléspectateurs
00:21:23qu'il s'agirait de décisions similaires, parce que ce n'est pas le cas.
00:21:26C'est un peu technique, et je pense que c'est important que chacun prenne le temps de l'expliquer.
00:21:31Voilà donc pour le compte-rendu du Conseil des ministres de ce mercredi.
00:21:35Restez bien avec nous dans un instant, retour sur le premier duel de CNews.
00:21:39Jean-Louis Borloo face à Robert Ménard, deux hommes d'État, deux visions de la France.
00:21:44Immigration, pouvoir d'achat, insécurité, éducation, retraite.
00:21:48On va revoir ensemble les meilleurs moments de ce grand rendez-vous politique.
00:21:51Et puis à suivre également un document inédit diffusé aujourd'hui sur CNews.
00:21:55Une femme agressée en plein jour sous les yeux de sa fille à la gare Saint-Charles de Marseille.
00:22:01Une scène captée par les images de vidéosurveillance.
00:22:05Pendant que l'un s'éloigne, le jeune en blanc va s'arranger pour croiser le chemin de la mère
00:22:10de famille.
00:22:15Il arrache violemment le collier en or de sa victime et s'enfuit.
00:22:20Voilà une enquête que vous allez pouvoir suivre de l'agression jusqu'à sa résolution.
00:22:25On va tout vous montrer.
00:22:26Restez bien avec nous pour la suite de Soir Info sur CNews.
00:22:32Deux retours pour Soir Info sur CNews.
00:22:35Avec Karim Abrik, Najwa El Haïté.
00:22:37On est avec Franck Tapirot, Philippe Degestas et Axel Ronde du syndicat de police CFTC.
00:22:42Bonsoir à tous les cinq.
00:22:43Bonsoir.
00:22:44Ce soir, c'était donc la première de duel sur CNews.
00:22:47Et pour cette première, Laurence Ferrari recevait Robert Ménard et Jean-Louis Borloo.
00:22:50Et ce soir, Karim Abrik, on a assisté à un vrai grand débat politique entre deux grands hommes d'État
00:22:56et à deux visions de la France finalement.
00:22:58C'est ça qui va être important en fait.
00:23:00On est dans cette année qui est présidentielle, cette année présidentielle.
00:23:03Et c'est de pouvoir enfin avoir ces débats de fond, avoir des visions aussi différentes de la France.
00:23:09On parle du pouvoir d'achat.
00:23:10On parle de cette grogne chez les Français.
00:23:12On parle de sécurité sur ce plateau.
00:23:15Et à un moment donné, il faut aussi entendre des gens qui ne sont pas nécessairement juste dans ce marketing
00:23:19politique pour eux-mêmes,
00:23:21mais qui ont envie de faire avancer la société.
00:23:23C'est peut-être ce qui manque aujourd'hui, je dirais.
00:23:25On a l'impression qu'il y a beaucoup de personnes qui se présentent,
00:23:28qui sont plus pour faire avancer peut-être leur carrière plutôt que faire avancer la France,
00:23:33alors que les problèmes sont sérieux.
00:23:34Alors parmi les thèmes abordés ce soir, le pouvoir d'achat avec notamment la flambée des prix des carburants
00:23:39et la colère qu'elle provoque bien sûr chez de nombreux Français.
00:23:42Je vous propose d'écouter.
00:23:47Depuis des millénaires, vous savez que le chaud et le froid, c'est 52% de l'énergie.
00:23:53Depuis les millénaires, le petit dôme, il fait ça avec la géothermie.
00:23:58Il y a 100 ans, Paris, Lyon, Marseille, c'était la géothermie qui nous chauffait.
00:24:03Je pense qu'il faut un plan de 200 TWh pour que le chaud et le froid,
00:24:08qu'on équipe en froid, parce qu'on a le problème de l'adaptation,
00:24:12l'ensemble des résidences, des maisons, des services publics de notre pays.
00:24:16Le chaud et le froid, c'est juste en dessous de chez nous.
00:24:19On est autonome, on ne dépend pas du gaz et du fioul,
00:24:23on n'émet pas de CO2 et on sait le faire.
00:24:26Mais on ne sait pas roulé encore.
00:24:27Ah non, mais ça c'est autre chose.
00:24:28Je vous parle du grand problème énergétique de notre nation.
00:24:32Est-ce que je peux être...
00:24:32Robert Ménard, allez-y.
00:24:33L'absurdité du système.
00:24:35Je préside l'office de la CHLM de ma vie.
00:24:38On a mis des chauffages réversibles.
00:24:44Pour avoir les aides de l'État là-dessus,
00:24:46on ne peut pas utiliser le froid.
00:24:51Est-ce que vous entendez bien ce que je suis en train de dire ?
00:24:52Cet été, les gens qui avaient donc le système
00:24:56pouvaient l'utiliser.
00:24:58Tu n'avais pas envie avec la chaleur qui fait d'utiliser le chouard.
00:25:00Mais tu ne pouvais pas utiliser le froid.
00:25:02C'est-à-dire que...
00:25:03Non, mais vous entendez ce que je suis en train de vous raconter.
00:25:06Il y a un type ou je ne sais pas qui,
00:25:09quelque part, à imaginer comme ils étaient contre le système de la climatisation.
00:25:14Autant te dire que la première chose que j'ai faite,
00:25:16c'est que j'ai dit au type, vous allez aller leur débloquer.
00:25:18On crève de choses comme ça.
00:25:20Je peux vous en raconter 50 de choses aussi bien.
00:25:23Non, mais c'est vrai qu'on est loin du débat général.
00:25:26Mais le maire que je suis se coltine tous les jours ce genre de questions.
00:25:31Philippe de Gesta, ce que nous a dit finalement Robert Ménard en substance ce soir,
00:25:36c'est que finalement cette crise,
00:25:38elle est le miroir d'une colère bien plus profonde finalement
00:25:42qu'une simple colère liée au pouvoir d'achat.
00:25:46Cette crise finalement aujourd'hui, c'est une crise politique.
00:25:50C'est une crise politique parce qu'en fait,
00:25:53elle révèle qu'on est dans un pays dans lequel
00:25:55ceux qui dirigent n'ont pas confiance
00:25:58dans ceux dont ils ont la responsabilité.
00:26:00Quand Robert Ménard dit par exemple,
00:26:02moi comme maire, je suis face,
00:26:04mais comme chef d'entreprise,
00:26:05je suis moi-même face à 15 000 aberrations ce type-là.
00:26:09Comme père de famille, je suis devant 12 000,
00:26:12folie du même type.
00:26:13Et en réalité, comme il l'a dit à sa façon,
00:26:16on a un type quelque part dans un ministère
00:26:18qui s'est dit un jour, là on va bloquer le froid
00:26:20et puis on n'en sortira pas.
00:26:21Et ce que je veux dire par là, c'est que
00:26:22l'action du pouvoir d'achat, oui elle est importante
00:26:24parce que c'est le quotidien des Français,
00:26:26mais au fond, comme vous l'avez très bien dit Mickaël,
00:26:29elle est révélatrice de gens qui sentent
00:26:31qu'en fait leur sort n'a pas d'importance.
00:26:33Et on ne leur fait pas confiance.
00:26:35On ne pense pas qu'ils soient capables,
00:26:37chaque entreprise, maire ou même simple citoyen,
00:26:41de savoir ce qui est bon pour eux.
00:26:43Alors on comprend bien qu'il y a besoin d'avoir des lois générales,
00:26:45qu'il y a besoin d'avoir une vision,
00:26:46qu'on est une grande nation de 70 millions d'habitants, etc.
00:26:50Donc il y a des règles qui doivent s'imposer à tout le monde.
00:26:52Mais finalement, ma conviction, à moi en tout cas,
00:26:56c'est que si on libérait les Français de toutes ces contraintes,
00:27:00et bien même la question du pouvoir d'achat
00:27:02serait en partie, en partie,
00:27:04mais serait en partie néanmoins résolue.
00:27:06Parce qu'on a cette richesse et cette capacité à créer cette richesse
00:27:09pourvu qu'on nous laisse faire.
00:27:10Toujours est-il que le cocktail est explosif ?
00:27:12Pouvoir d'achat, carburant, sentiment de déclassement ?
00:27:16Oui, mais c'est un problème systémique en fait.
00:27:18Ce n'est pas un problème thématique vertical.
00:27:20C'est un problème horizontal parce que vous voyez bien
00:27:22que tous ces sujets dont on parle sont liés les uns aux autres.
00:27:25Par la dette, par la problématique terrible
00:27:29de ce qu'on appelle l'état profond, de la fonction publique,
00:27:32qui bloque, c'est vrai, les avancées,
00:27:35qui bloque même l'application de certaines lois,
00:27:36on voit bien que c'est un problème systémique.
00:27:38Et contrairement à ce qu'on pense,
00:27:39il faut aujourd'hui que des gens viennent
00:27:41de façon anti-système,
00:27:43d'abord pour déconstruire et pour inventer autre chose.
00:27:45Si on croit que ce sont des gens du système
00:27:47qui vont pouvoir réparer la problématique systémique,
00:27:50on se trompe.
00:27:51Mais c'est ce qu'il a dit tout à l'heure.
00:27:52Non seulement, mais n'a que des borlots.
00:27:54C'est un problème systémique, on dit que c'est un problème politique,
00:27:56mais est-ce que le politique, aujourd'hui,
00:27:58quel qu'il soit, a les moyens de répondre
00:28:01et de régler ce problème ?
00:28:02Mais encore une fois, c'est une question de méthode
00:28:03et d'objectif qu'on se donne.
00:28:04Si encore une fois, on entend comme toujours
00:28:07les Yaka Faucon intervenir,
00:28:10comme on le voit depuis quelques temps,
00:28:12c'est, on va vous dire ce qui ne marche pas,
00:28:13mais ce qui ne marche pas,
00:28:14mais 69 millions des Français le savent,
00:28:16ce qui ne marche pas.
00:28:17Ça, c'est ce que disait Coluche.
00:28:17Il le dit au quotidien.
00:28:18Coluche, il disait, envoyez-nous un courrier
00:28:20où vous nous direz ce dont vous avez besoin,
00:28:22on vous répondra, on vous répondra.
00:28:23Voilà.
00:28:23Donc les Yaka Faucon, vous allez en entendre tous les jours.
00:28:26Ceux-là, il faut s'en méfier,
00:28:27parce que ce sont ceux qui vont annoncer plein de choses
00:28:30et qui, comme chaque fois,
00:28:32vont faire l'inverse de ce qu'ils ont dit.
00:28:33Moi, j'attends uniquement des gens
00:28:35avec des propositions,
00:28:37pas avec des visions ou des programmes,
00:28:38avec des plans d'action.
00:28:39En gros, je fais quoi ?
00:28:41Mais des choses très simples.
00:28:42Et il y a certains hommes politiques,
00:28:43alors c'est vrai,
00:28:45pourquoi Jean-Louis Borloo et Ménard m'intéressent ?
00:28:46Parce qu'ils ont été maires.
00:28:47Parce qu'ils savent ce que c'est aujourd'hui
00:28:49que de descendre tous les jours dans le réalisme,
00:28:51dans le quotidien des Français.
00:28:53Moi, j'ai confiance aux maires, par exemple.
00:28:54Et je pense que demain,
00:28:56c'est vrai, j'imagine qu'un maire...
00:28:58Vous, vous avez confiance, Franck.
00:29:00Mais est-ce que les Français, aujourd'hui,
00:29:01ils ont encore confiance ?
00:29:02Est-ce qu'ils croient encore aux politiques ?
00:29:04Parce qu'on entend beaucoup cette musique
00:29:07qui est en train de résonner.
00:29:09On parle d'un possible retour des Gilets jaunes
00:29:11très prochainement.
00:29:12Mais c'est normal.
00:29:13Oui, ça veut dire que les Français,
00:29:14aujourd'hui, n'ont plus confiance
00:29:15et ne peuvent plus attendre jusqu'en avril
00:29:17et jusqu'à la prochaine échéance présidentielle.
00:29:20Quel est le premier parti de France ?
00:29:22Le Rassemblement national ?
00:29:23Pas du tout.
00:29:23C'est les abstentionnistes.
00:29:24Ah oui, évidemment.
00:29:25Mais aujourd'hui, pourquoi on est abstentionniste ?
00:29:27Pas parce qu'on n'aime pas la politique.
00:29:30On est le peuple français.
00:29:32On adore la politique.
00:29:33Mais on estime que le casting
00:29:34ne correspond pas à ce qu'il faut faire.
00:29:36Ils n'ont pas imaginé...
00:29:37Donc c'est un problème de confiance.
00:29:39C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:29:40il faut s'adresser justement à ces gens.
00:29:42Et c'est les hommes et les femmes politiques
00:29:43qui arrivent pour donner envie
00:29:45de croire à la politique
00:29:45en des actions simples.
00:29:47Remettre du bon sens
00:29:48là où tout est en contresens.
00:29:50Ce que disaient tout à l'heure
00:29:51Borloo et Ménard,
00:29:52c'est le contresens français
00:29:54depuis 40 ans.
00:29:55Remettons un peu de bon sens là-dedans.
00:29:57Najwaïlaïté,
00:29:58lorsque vous entendez Robert Ménard,
00:30:00lorsque vous entendez Jean-Louis Borloo,
00:30:02qu'est-ce que vous vous dites aujourd'hui ?
00:30:05En tant que française,
00:30:06en tant que femme,
00:30:07en tant que citoyenne française,
00:30:08qu'est-ce que vous vous dites
00:30:09lorsque vous entendez aujourd'hui
00:30:11ces débats ?
00:30:12Alors moi,
00:30:13j'ai suivi ce débat
00:30:14avec beaucoup d'intérêt
00:30:15et j'ai trouvé
00:30:17qu'on sortait du discours technocrate.
00:30:20Vous avez deux hommes de terrain.
00:30:24Un maire,
00:30:25un ancien maire,
00:30:27et ils savent de quoi ils parlent,
00:30:30c'est-à-dire qu'ils donnent du sens
00:30:31à un discours politique
00:30:33au plus proche des territoires.
00:30:35Et d'ailleurs,
00:30:36l'un et l'autre,
00:30:37c'est ce qu'ils évoquaient.
00:30:40Il disait que tout doit partir
00:30:42aussi des territoires.
00:30:44Parce que les territoires,
00:30:45le maire a des contacts
00:30:47avec les entreprises,
00:30:49avec, en termes de justice
00:30:51et de sécurité,
00:30:52avec le procureur,
00:30:54avec l'école,
00:30:56puisque le maire,
00:30:58c'est aussi l'école primaire.
00:31:00Et donc,
00:31:01il faut remettre
00:31:03les élus locaux
00:31:04au centre du discours politique.
00:31:07Et c'est comme ça,
00:31:07moi, que j'ai ressenti...
00:31:09C'est ce qu'il a surtout dit.
00:31:11Jean-Louis Borloo
00:31:12a beaucoup parlé,
00:31:13effectivement,
00:31:14de ça,
00:31:14et des élus locaux
00:31:15qui doivent être au centre.
00:31:17Et d'ailleurs,
00:31:17pour terminer,
00:31:18il dénonce un État
00:31:19qui produit énormément de normes
00:31:21et l'efficacité
00:31:23n'est pas au rendez-vous.
00:31:24Alors,
00:31:25l'immigration,
00:31:25autre sujet majeur
00:31:26de ce premier duel
00:31:27entre Jean-Louis Borloo
00:31:28et Robert Ménard,
00:31:28le maire de Béziers
00:31:29a notamment assisté
00:31:30sur la question
00:31:31des OQTF,
00:31:32et le sujet,
00:31:33bien sûr,
00:31:34de leurs exécutions.
00:31:35Un sujet sur lequel
00:31:36les deux hommes
00:31:37ont confronté
00:31:38leur vision
00:31:39et leur solution.
00:31:40Écoutez.
00:31:41Moi,
00:31:42sur un plateau de télévision,
00:31:44je disais
00:31:44peut-être
00:31:45qu'on accueille
00:31:46trop de gens
00:31:47en France.
00:31:48Tu te faisais traiter
00:31:49de facho
00:31:50par la moitié des gens.
00:31:52Non, non,
00:31:52mais attends,
00:31:52c'est ça.
00:31:53On a du problème
00:31:55en France
00:31:56à accueillir
00:31:57un certain nombre de gens.
00:31:58On les accueille pas.
00:31:59On a qu'en accueillir moins.
00:32:00On accueille entre 400
00:32:02et 500 000 personnes.
00:32:03On pourrait au moins
00:32:04s'entendre...
00:32:04Hors clandestins.
00:32:06Oui,
00:32:06je parle même pas
00:32:07des clandestins.
00:32:09Je veux dire,
00:32:09s'il y a un sujet
00:32:10consensuel
00:32:11pour les Français,
00:32:12c'est l'immigration.
00:32:13C'est problématique
00:32:15dès que c'est
00:32:15dans la classe politique.
00:32:17Il y a des choses
00:32:17de bon sens.
00:32:18On me dit,
00:32:19c'est difficile
00:32:20d'expulser
00:32:21un certain nombre de gens
00:32:22qui sont en situation illégale
00:32:24qui rentrent
00:32:25et qui restent ici.
00:32:26Tu n'as qu'à commencer
00:32:27par en accueillir moins.
00:32:28C'est un truc
00:32:28un peu simpliste,
00:32:30mais c'est ça.
00:32:30Un mot
00:32:31sur l'Algérie,
00:32:32parce que...
00:32:33Non,
00:32:34mais je sais
00:32:34qu'on n'a pas...
00:32:36Brutalement,
00:32:37un pays
00:32:38qui te crache
00:32:39à la figure
00:32:40à longueur de temps,
00:32:41tu ne lui délivres pas
00:32:43entre 200
00:32:45et 250 000 visas.
00:32:47Un pays
00:32:48qui te crache
00:32:49à la figure,
00:32:50tu n'aides pas,
00:32:50tu ne donnes pas
00:32:51dans le cadre
00:32:52de l'aide au développement.
00:32:53C'est un truc tout simple.
00:32:55Moi, dans la vie,
00:32:55si vous arrivez chez moi
00:32:57et que vous me foutez
00:32:58un coup de poing,
00:32:58je vous fous de moi.
00:33:00Voilà.
00:33:01Non, mais je dis simplement,
00:33:03je comprends ça,
00:33:04que les EQTF,
00:33:06on n'y arrive
00:33:06quasiment nulle part.
00:33:08Voilà.
00:33:08Donc, on a un problème
00:33:09de mode d'organisation.
00:33:10J'ai bien regardé ce sujet-là.
00:33:12On a un problème
00:33:12de mode d'organisation,
00:33:14d'accord consulaire
00:33:15avec les États.
00:33:17Ça ne marche pas.
00:33:17Alors, on a deux visions
00:33:20du sujet, Karim Abriq,
00:33:22lorsqu'on entend Robert Ménard.
00:33:24Ce que dit Robert Ménard,
00:33:25c'est évidemment
00:33:25plein de bon sens.
00:33:26Lorsqu'il dit,
00:33:27voilà,
00:33:29lorsqu'il parle
00:33:30d'un cas personnel,
00:33:31lorsqu'il dit
00:33:31vous ne recevez pas
00:33:32à la maison,
00:33:32c'est très concret,
00:33:34finalement.
00:33:34Oui.
00:33:35Vous savez,
00:33:36aujourd'hui,
00:33:36le courage politique,
00:33:38la première chose,
00:33:38c'est déjà de dire les choses.
00:33:40Déjà de dire les choses
00:33:41sans craindre les représailles.
00:33:43Et on voit que dans le cas
00:33:44de M. Ménard,
00:33:45il paie le prix
00:33:46pour dire les choses.
00:33:48Il y a des plaintes
00:33:49en fonction de ce
00:33:50qu'il a pu dire.
00:33:51Il va se retrouver
00:33:52en procès
00:33:53parce qu'il a dit,
00:33:54il a pointé concrètement,
00:33:55avec un exemple
00:33:56très concret,
00:33:58justement,
00:33:59des dysfonctionnalités
00:34:00qui se passent aussi
00:34:01dans le pays.
00:34:01Quand il a dit,
00:34:02quand il a dit,
00:34:03écoutez,
00:34:03ça n'a aucun sens
00:34:05de marier quelqu'un
00:34:06qui est sous OQTF,
00:34:08il n'est pas en situation
00:34:09régulière,
00:34:09j'encourage finalement
00:34:10un système
00:34:11qui est à bout de souffle,
00:34:12qui ne marche pas,
00:34:13qui ne fonctionne pas
00:34:15et en pointant
00:34:16tout simplement
00:34:17quelque chose de concret,
00:34:19il se retrouve
00:34:20dans une situation
00:34:21compliquée
00:34:21avec un procès
00:34:22sur la tête.
00:34:23Donc,
00:34:23déjà,
00:34:24courage politique
00:34:24de dire les choses,
00:34:25il est cash,
00:34:26il est clair,
00:34:27on peut en débattre
00:34:28effectivement,
00:34:28on peut avoir une vision,
00:34:30trouver que ça a du bon sens
00:34:31ou pas de bon sens,
00:34:32mais au moins,
00:34:33il dit les choses
00:34:33et c'est une première étape.
00:34:34Les choses sont dites
00:34:35à Philippe de Gesta
00:34:36et les choses sont dites
00:34:36notamment lorsqu'il parle
00:34:37effectivement des visas
00:34:38délivrés à l'Algérie.
00:34:39Évidemment,
00:34:40parce que si vous voulez,
00:34:40il faut comprendre
00:34:41qu'il n'y a pas uniquement
00:34:42des réponses techniques
00:34:44qu'il faut apporter
00:34:45au problème de l'immigration,
00:34:46par exemple,
00:34:46si c'est celui-là
00:34:46qu'on aborde.
00:34:47Vous savez,
00:34:47si un pays dit un jour
00:34:48de manière publique,
00:34:50désormais,
00:34:51on met des quotas
00:34:52et puis les gens
00:34:53qui sont en situation irrégulière
00:34:54ne sont pas les bienvenus
00:34:55et ils ne seront pas régularisés,
00:34:57ceux qui sont intéressés
00:34:58à venir dans ce pays
00:34:59ne viendront pas.
00:35:00Le jour où on dira,
00:35:01par exemple,
00:35:01que les aides
00:35:02qui ont été généreusement données,
00:35:05y compris aux gens
00:35:05qui sont en situation irrégulière
00:35:06dès leur premier jour
00:35:07sur le territoire français,
00:35:09c'est terminé,
00:35:09vous allez voir que là aussi
00:35:10les flux vont s'arrêter,
00:35:12non pas complètement,
00:35:13mais les candidats
00:35:15à l'avenue en France,
00:35:16ils nous entendent.
00:35:17D'ailleurs,
00:35:18je ne sais pas si on parlera
00:35:19de Ceuta,
00:35:19mais c'est très clair
00:35:21quand le gouvernement espagnol
00:35:22dit qu'on va régulariser
00:35:23les 500 000 personnes
00:35:24il y a quelques mois
00:35:25pour ne pas s'étonner après
00:35:26que les gens viennent
00:35:27en candidat à tout moment.
00:35:28C'est pour ça que je suis
00:35:29un peu étonné
00:35:30de voir un Borloo
00:35:31qui a des réponses techno,
00:35:32notamment sur les EQTL,
00:35:33donc on sait qu'elles sont
00:35:34exécutées à peu près
00:35:35à 10% dans le meilleur des cas,
00:35:37mais là on est
00:35:38à la fin du problème
00:35:39en réalité.
00:35:39Le problème c'est
00:35:40pourquoi est-ce qu'on est
00:35:41une pompe aspirante
00:35:42pour, comme disait
00:35:43un Premier ministre,
00:35:44toute la misère du monde ?
00:35:45Allez, on va parler
00:35:45à présent de Marseille
00:35:47avec un document inédit
00:35:49diffusé aujourd'hui
00:35:50sur CNews
00:35:51dans Police Justice
00:35:5224h en France.
00:35:53Vous allez suivre
00:35:54une enquête de police
00:35:55avec les images
00:35:55d'une agression,
00:35:56l'agression d'une femme
00:35:58sous les yeux de sa fille
00:35:59et vous allez surtout
00:36:00suivre cette enquête
00:36:01du début jusqu'à sa résolution.
00:36:03Agression en plein jour,
00:36:05gare Saint-Charles
00:36:06captée par les caméras
00:36:06de vidéosurveillance.
00:36:07On en parlera également
00:36:08dans un instant avec Bruno
00:36:09Bartosetti
00:36:10et qui est en direct
00:36:11avec nous,
00:36:12qui connaît évidemment
00:36:13bien Marseille
00:36:14et qui va pouvoir
00:36:15effectivement analyser
00:36:16avec nous cette enquête.
00:36:17Les images.
00:36:20Aidé par la vidéo,
00:36:21la police enquête
00:36:22sur plusieurs de ces agressions,
00:36:24notamment celles de cette femme
00:36:26et sa petite fille.
00:36:29Elles sont insouciantes,
00:36:31leurs vacances se terminent,
00:36:32elles s'apprêtent
00:36:33à prendre le train.
00:36:37Mais ces deux jeunes
00:36:38en ont décidé autrement.
00:36:40Les voici.
00:36:44pendant que l'un s'éloigne,
00:36:46le jeune en blanc va s'arranger
00:36:47pour croiser le chemin
00:36:48de la mère de famille.
00:36:54Il arrache violemment
00:36:55le collier en or de sa victime
00:36:57et s'enfuit.
00:37:03La mère et la fille
00:37:04sont sous le choc
00:37:05ébétée.
00:37:09Ces images sont d'une violence.
00:37:11Vous imaginez le choc
00:37:13pour cette femme
00:37:13et pour cette petite fille
00:37:14qui, on le voit,
00:37:16a eu très peur.
00:37:16Bruno Bartosetti
00:37:17du syndicat
00:37:18Unité Zone Sud
00:37:19est avec nous.
00:37:21Les colliers arrachés,
00:37:22Bruno,
00:37:22c'est quelque chose de courant ?
00:37:24Gare Saint-Charles
00:37:24à Marseille.
00:37:27Oui, bonsoir.
00:37:28Alors bien sûr,
00:37:29c'est quelque chose
00:37:29de courant,
00:37:30mais j'ai envie de dire
00:37:31dans tout Marseille,
00:37:32mais dans finalement
00:37:33toutes les grandes villes,
00:37:34qui sont exposées
00:37:38à ce genre de situation.
00:37:40Les vols à l'arraché
00:37:41sont de plus en plus fréquents
00:37:43et j'ai envie de dire
00:37:45que ce qui est à retenir,
00:37:46c'est que vous avez
00:37:47des cas isolés
00:37:47et puis vous avez aussi
00:37:49derrière des réseaux,
00:37:50des mini-réseaux
00:37:52où il y a les receleurs
00:37:53qui après ensuite
00:37:55pour récupérer
00:37:56ces objets,
00:37:58en tout cas
00:37:59ces colliers,
00:38:00cet or,
00:38:01pour revendre
00:38:02chez des bijoutiers
00:38:03qui sont certains
00:38:06receleurs,
00:38:06d'autres pas.
00:38:07Donc en fait,
00:38:08si vous voulez,
00:38:08il y a toute une filière
00:38:09qui est autour de ceci
00:38:11et ce que vous mettez
00:38:12en exergue,
00:38:12c'est très important
00:38:13parce que le travail
00:38:14de policier,
00:38:15c'est bien sûr
00:38:16de remonter ces filières
00:38:17et d'interpeller aussi
00:38:18les auteurs,
00:38:18mais vous avez aussi
00:38:19un sens important,
00:38:21c'est le choc psychologique
00:38:23des victimes
00:38:23parce que c'est ça aussi
00:38:24qui est important
00:38:25et vous le soulignez.
00:38:26Alors justement,
00:38:27cette femme,
00:38:27elle a été retrouvée,
00:38:29elle a accepté
00:38:29de témoigner visage caché,
00:38:31de revenir sur son agression,
00:38:32je vous propose
00:38:33de l'écouter.
00:38:34Il me prend au coup
00:38:36pensant qu'il voulait
00:38:37m'étrangler,
00:38:39j'ai essayé
00:38:40de me maîtriser,
00:38:42du coup,
00:38:42ma fille est partie
00:38:44en courant,
00:38:45j'ai serré mon sac
00:38:46contre moi
00:38:47pensant qu'il en voulait
00:38:49à mon sac
00:38:51et d'un coup,
00:38:52j'entends le claque
00:38:53de ma chaîne
00:38:57qui était là,
00:38:58qui faisait partie de moi.
00:39:00Je suis tombée au sol
00:39:01et je me suis relevée
00:39:03en hurlant
00:39:04et ma fille m'entendant crier,
00:39:07elle est revenue vers moi
00:39:09en...
00:39:17Elle est revenue vers moi
00:39:18en me disant que
00:39:20je la sentais
00:39:21je la sentais être
00:39:23j'ai senté culpabiliser
00:39:25le fait de
00:39:25de m'avoir laissée par terre
00:39:27et de m'entendre hurler
00:39:28et de
00:39:30de cet enfui
00:39:31de
00:39:31de cette situation
00:39:34et elle me dit
00:39:36maman, maman,
00:39:37j'ai cru qu'il voulait me prendre,
00:39:38c'est pour ça que je suis partie.
00:39:41Najouel a été
00:39:41le sentiment de cette femme,
00:39:43il est terrible
00:39:43parce qu'il y a évidemment
00:39:44l'agression qu'elle a vécue,
00:39:46il y a aussi la peur
00:39:46qu'elle a eue
00:39:47en tant que maman.
00:39:49Oui, c'est un choc psychologique
00:39:51pour la mère et la petite fille
00:39:53qui elle-même s'en veut,
00:39:54elle le dit très bien,
00:39:55la maman elle s'en veut
00:39:56d'avoir fui,
00:39:58d'avoir laissé
00:40:00sa mère
00:40:01seule face à l'agresseur.
00:40:03Donc le choc est partagé
00:40:04par les deux victimes.
00:40:06Alors ce qui serait intéressant
00:40:07de savoir,
00:40:08c'est est-ce que
00:40:10cet agresseur
00:40:11a été arrêté ?
00:40:13Ce serait intéressant
00:40:14de le savoir
00:40:16puisque ça a été filmé.
00:40:19Donc on espère
00:40:21qu'il y a une suite judiciaire
00:40:23à cela.
00:40:24Vous savez,
00:40:25la guerre singe...
00:40:25Mais on va vous montrer
00:40:26d'autres images
00:40:26et vous allez voir
00:40:27qu'il y a la suite de l'enquête,
00:40:28bien évidemment.
00:40:29Mais ce qui est important
00:40:30de voir,
00:40:31c'est la suite aussi
00:40:32dans le cheminement
00:40:33de cette femme.
00:40:34parce que vous imaginez,
00:40:35Karima,
00:40:36ça aurait pu arriver
00:40:37à n'importe qui.
00:40:38Tout à fait.
00:40:39Clairement,
00:40:39j'imagine aussi
00:40:40qu'en tant que femme,
00:40:41on s'identifie.
00:40:43Ça arrive,
00:40:43ça vous a...
00:40:44Vous portez une chaîne,
00:40:45vous portez un collier,
00:40:46ça peut vous arriver
00:40:47n'importe quand,
00:40:48n'importe où.
00:40:49Oui.
00:40:49Non, c'est terrible,
00:40:50c'est finalement
00:40:51le côté presque banal
00:40:53à tous les jours maintenant.
00:40:54En fait,
00:40:54c'est l'horreur,
00:40:55c'est de se dire
00:40:56qu'on voit ça,
00:40:57il y a cette banalisation
00:40:58de la violence
00:40:58alors qu'il y a
00:40:59un véritable choc,
00:41:00on l'a mentionné,
00:41:01choc psychologique,
00:41:02c'est une agression pure et simple.
00:41:04Il y a un enfant aussi
00:41:05qui a eu extrêmement peur
00:41:06et on l'a vu
00:41:08juste cette semaine,
00:41:09on parle dans les transports maintenant.
00:41:11Moi, je regardais les chiffres,
00:41:13notamment sur les...
00:41:14si on élargit un peu
00:41:15sur ces agressions
00:41:16qui se multiplient comme ça,
00:41:17les chiffres sur les agressions sexuelles
00:41:19dans les transports,
00:41:20notamment en Ile-de-France.
00:41:22Donc, c'est un véritable problème.
00:41:23Les vols à l'arraché.
00:41:24C'est ça.
00:41:24On a mentionné tout à l'heure,
00:41:26justement pour cette enquête,
00:41:27à quel point il y avait des filières
00:41:29maintenant qui s'en remettent
00:41:30à ce type de vol.
00:41:31Ça devient quotidien.
00:41:32Donc, il y a des personnes maintenant
00:41:33qui n'ont plus cette notion
00:41:34de bien, de mal.
00:41:36On est dans cette violence.
00:41:37On décide d'agresser quelqu'un
00:41:39qui est avec son enfant.
00:41:40Non pas que ça serait mieux
00:41:41que la personne soit seule,
00:41:42mais vous dire...
00:41:43Non, mais il n'y a plus de limites.
00:41:44Il n'y a plus de limites.
00:41:46Vous pouvez finalement
00:41:47vous laisser aller
00:41:48en se disant peut-être aussi
00:41:49que la réponse judiciaire,
00:41:50quelle sera-t-elle ?
00:41:51C'est toujours aussi...
00:41:53C'est ça.
00:41:53On va en parler justement.
00:41:55Axelle Ronde,
00:41:56la question évidemment
00:41:56qu'on peut se poser aussi,
00:41:57c'est lorsqu'on est une femme,
00:41:59est-ce qu'aujourd'hui,
00:42:00il faut carrément se dire
00:42:01qu'il ne faut plus porter
00:42:01de bijoux, par exemple ?
00:42:03Malheureusement,
00:42:03dans certains endroits,
00:42:04oui, c'est...
00:42:05Dans une gare comme celle-ci,
00:42:07la gare Saint-Charles,
00:42:08on peut parler de la gare
00:42:08du Nord à Paris.
00:42:09Bien sûr, la même chose à Paris.
00:42:11Il y a beaucoup d'endroits aussi.
00:42:12Dans le 18e,
00:42:13même sur les Champs-Elysées,
00:42:14vous savez, vous pouvez vous faire...
00:42:15D'ailleurs, beaucoup de gens
00:42:16se font dépouiller
00:42:17que ce soit des bijoux
00:42:19ou des montres,
00:42:21même des hommes
00:42:22se font souvent agresser
00:42:24pour leur bien
00:42:26qu'ils portent sur eux.
00:42:27Oui, ça devient
00:42:28extrêmement dangereux.
00:42:29C'est la mexicanisation.
00:42:31On n'arrête pas de le dire.
00:42:32Ce n'est pas que sur le narcotrafic.
00:42:34C'est aussi sur
00:42:35tous ces crimes d'opportunité,
00:42:37toutes ces violences
00:42:38qui touchent le territoire,
00:42:39l'ensemble du territoire national.
00:42:41Et c'est pour ça
00:42:42qu'il faudra un plan Marshall
00:42:43pour pouvoir remettre
00:42:44de l'ordre dans ce pays.
00:42:45Et nous, on le crie
00:42:47haut et fort
00:42:47depuis des mois et des années
00:42:50qu'il y a un grave dysfonctionnement
00:42:52dans notre pays
00:42:53sur cette violence
00:42:53qui est devenue quasiment systémique.
00:42:55C'est avec toute cette délinquance,
00:42:58toute cette mafia
00:42:59qui est en train
00:43:00de gangréner le pays.
00:43:01La suite de cette enquête,
00:43:03justement,
00:43:03l'enquête,
00:43:03c'est ce qu'on voulait vous montrer.
00:43:05Les policiers ont mené
00:43:06cette enquête,
00:43:06notamment grâce à des témoignages
00:43:08qui ont permis
00:43:08l'interpellation,
00:43:09regardez,
00:43:10d'un premier suspect.
00:43:23Étonnamment,
00:43:24le jeune homme
00:43:24ne semble pas surpris
00:43:25de l'arrivée de la police.
00:43:27En fait,
00:43:28la famille a été alertée
00:43:29la veille.
00:43:50Direction le commissariat.
00:43:52Il faut maintenant
00:43:53entendre le suspect
00:43:54et vérifier les faits
00:43:55qui lui sont reprochés.
00:44:03Le jeune homme explique à Thierry
00:44:04qu'il s'apprêtait
00:44:05à venir de lui-même
00:44:06voir les policiers.
00:44:08Et t'allais venir au commissariat ?
00:44:09Non, j'allais...
00:44:10Donc t'allais à la prière d'abord
00:44:11et après t'allais au commissariat ?
00:44:17Thierry est intrigué
00:44:18par la réaction du jeune homme
00:44:19mais aussi par sa façon de marcher
00:44:21qui ne correspond pas
00:44:22à celle de l'homme
00:44:23sur la vidéo.
00:44:25Pour en avoir le cœur net,
00:44:26il décide de visionner à nouveau
00:44:28les images des caméras
00:44:29de surveillance
00:44:30lors du vol à l'arraché.
00:44:35Il n'a pas la même démarche.
00:44:36Lui, il marche avec les gens marqués.
00:44:37Tu vois, sur la vidéo,
00:44:38on ne le voit pas marcher
00:44:38avec les gens marqués.
00:44:40Pour moi, c'est pas lui.
00:44:42L'autre, il l'a balancé à lui.
00:44:43Je ne sais pas pourquoi.
00:44:46Thierry décide de confronter
00:44:48le jeune homme interpellé
00:44:49au témoin qu'il a identifié.
00:44:51Lui aussi est présent
00:44:52au commissariat,
00:44:53assis à gauche.
00:44:55Tu le connais ?
00:45:00Coup de théâtre,
00:45:02le témoin vient de se rétracter
00:45:03et il s'excuse.
00:45:07Mais la déception de Thierry
00:45:09va être de courte durée.
00:45:10Alors qu'il prend les dépositions,
00:45:13l'affaire rebondit à nouveau.
00:45:16Un jeune homme placé en garde à vue
00:45:18passe dans le couloir
00:45:19à ce moment-là
00:45:19et le témoin le reconnaît.
00:45:21Il affirme qu'il est l'agresseur
00:45:22de la gare Saint-Charles.
00:45:25Dis-moi.
00:45:26Je suis sûr.
00:45:30Bruno Bartosetti,
00:45:31il est intéressant cet extrait.
00:45:32Il montre évidemment
00:45:32les difficultés rencontrées
00:45:34par les enquêteurs
00:45:35et les faux témoignages.
00:45:37Est-ce que c'est fréquent
00:45:38les faux témoignages
00:45:39dans ce type d'enquête ?
00:45:41Oui, c'est très troublant
00:45:43effectivement de voir
00:45:45ce qu'on vient de filmer
00:45:48parce qu'on a finalement
00:45:49certaines personnes
00:45:50qui protègent d'autres personnes.
00:45:52Ce qui est important
00:45:53de retenir également
00:45:54au-delà des faux témoignages
00:45:55et au-delà du soutien
00:45:56qui peuvent se faire,
00:45:58c'est qu'on a des individus
00:46:00qui n'hésitent pas,
00:46:02on le voit sur les images,
00:46:03à agresser, à voler,
00:46:04malgré les vidéosurveillances.
00:46:06Ils savent qu'il y a
00:46:07des vidéosurveillances.
00:46:07Et pour autant,
00:46:09même si ces vidéosurveillances
00:46:10nous permettent, nous,
00:46:11à policiers,
00:46:13de les interpeller
00:46:14très rapidement,
00:46:15eh bien,
00:46:16ça ne les empêche pas
00:46:17pour autant
00:46:17de faire,
00:46:19voilà,
00:46:19de commettre
00:46:20ce genre de faits
00:46:21et de délits.
00:46:22Donc, c'est là
00:46:23où on doit se poser la question
00:46:24est-ce que finalement
00:46:25notre présence policière
00:46:26ne serait pas nécessaire
00:46:28pour éviter ce genre de délits
00:46:29et c'est là
00:46:30où on manque d'effectifs
00:46:30pour cela.
00:46:31Pour revenir à votre question,
00:46:32effectivement,
00:46:33c'est très troublant
00:46:34tout simplement
00:46:35parce qu'en fait,
00:46:36eux-mêmes
00:46:37essaient de se mettre
00:46:37le trouble
00:46:38dans l'enquête.
00:46:40Ils essayent
00:46:41tout simplement
00:46:41de créer une diversion,
00:46:43de se montrer présumés
00:46:45et coupables
00:46:46alors qu'ils ne le sont pas
00:46:47parce que ça ressemble
00:46:48à soit des mini-réseaux,
00:46:50soit des soutiens
00:46:52entre eux
00:46:52pour pouvoir continuer
00:46:53par la suite
00:46:54après avoir,
00:46:55on va dire,
00:46:56troublé la procédure.
00:46:57Merci beaucoup Bruno Bartosetti
00:46:58d'avoir été avec nous,
00:46:59secrétaire national du syndicat
00:47:00de police unité zone sud
00:47:02et puis pour terminer,
00:47:03on vous aura tout montré,
00:47:04effectivement,
00:47:04l'interpellation
00:47:05de ce garçon
00:47:06qui a 14 ans,
00:47:07c'est pour vous dire,
00:47:08à 14 ans,
00:47:09qui sera finalement placé
00:47:10sous contrôle judiciaire
00:47:11et suivi par des éducateurs.
00:47:1314 ans,
00:47:13je ne sais pas si vous vous rendez compte.
00:47:14On va marquer une pause,
00:47:16on va revenir dans un instant,
00:47:17on parlera de Patrick Bruel
00:47:18qui récupère son passeport
00:47:20et qui peut donc de nouveau
00:47:21voyager à l'étranger.
00:47:22La justice vient de confirmer
00:47:23l'allègement
00:47:24de son contrôle judiciaire,
00:47:25on va y revenir.
00:47:26On parlera aussi
00:47:27de Kylian Mbappé
00:47:28au cœur d'une polémique
00:47:29en Espagne.
00:47:30La star du Real Madrid
00:47:31a choisi de masquer
00:47:32un message de solidarité
00:47:34envers les habitants de Ceuta
00:47:35confrontés à une crise
00:47:37migratoire majeure.
00:47:38Restez avec nous
00:47:39pour la suite
00:47:40de Soir Info sur CNU.
00:47:46Soir Info continue
00:47:47sur CNU en étant direct
00:47:48et à la une dans un instant.
00:47:50La justice confirme
00:47:51l'allègement
00:47:52du contrôle judiciaire
00:47:53de Patrick Bruel
00:47:54qui peut de nouveau
00:47:55voyager à l'étranger.
00:47:57Une décision qui provoque
00:47:58la colère de plusieurs plaignantes.
00:48:00Alors comment respecter
00:48:00leurs paroles
00:48:01sans oublier
00:48:02un principe fondamental ?
00:48:03Patrick Bruel
00:48:04reste présumé innocent.
00:48:05On va en parler.
00:48:06On reviendra également
00:48:07sur Kylian Mbappé
00:48:08au cœur d'une polémique
00:48:10en Espagne.
00:48:10La star du Real Madrid
00:48:11a choisi de masquer
00:48:12un message de solidarité.
00:48:14envers les habitants
00:48:15de Ceuta
00:48:15confrontés
00:48:16à une crise migratoire majeure.
00:48:18Pourquoi ce refus ?
00:48:19Il n'avait pourtant
00:48:19pas hésité
00:48:20à prendre position
00:48:21sur certains sujets politiques
00:48:23l'an passé.
00:48:24On va également y revenir.
00:48:25Mais tout de suite
00:48:25le point sur l'actualité.
00:48:26Le journal
00:48:27avec Margot Siffer.
00:48:28Bonsoir Margot.
00:48:32Bonsoir Michael.
00:48:33Bonsoir à tous.
00:48:33Écartés de la primaire
00:48:34de la gauche
00:48:35suite à des accusations
00:48:36de violence,
00:48:37le député PS
00:48:38Philippe Brun
00:48:39se défend.
00:48:40Il accuse en partie
00:48:41d'avoir instrumentalisé
00:48:43un conflit
00:48:43qui l'oppose
00:48:44à une ancienne collaboratrice
00:48:45pour, je le cite,
00:48:46le tuer politiquement.
00:48:48Il réaffirme
00:48:48qu'aucune plainte
00:48:49n'a été déposée
00:48:50contre lui.
00:48:52Le port de Cède
00:48:53toujours bloqué
00:48:53par les pêcheurs
00:48:54qui protestent
00:48:55contre la hausse
00:48:56des prix du carburant.
00:48:57Si Sébastien Lecornu
00:48:58annonce relever leur aide
00:48:59de 25 à 35 centimes
00:49:01par litre,
00:49:02il qualifie cela
00:49:02de poudre aux yeux.
00:49:03Ils attendent désormais
00:49:04la rencontre prévue
00:49:06jeudi matin
00:49:06avec la ministre
00:49:07de la pêche
00:49:08à Paris.
00:49:09Ce chiffre
00:49:10à présent,
00:49:11près de 8000 décès
00:49:12excédentaires
00:49:12enregistrés
00:49:13cette année
00:49:14après un été
00:49:14caniculaire
00:49:15le plus chaud
00:49:16jamais connu
00:49:17par l'Hexagone
00:49:18depuis 1900.
00:49:19Dans le détail,
00:49:20817 morts excédentaires
00:49:22ont été comptabilisées
00:49:23du 27 juillet
00:49:24au 20 août
00:49:25pendant la troisième
00:49:26vague de chaleur.
00:49:28Et puis,
00:49:29près de 600 000,
00:49:30c'est le nombre
00:49:30de personnes
00:49:31qui se sont inscrites
00:49:32à la messe
00:49:32que le pape Léon XIV
00:49:33célèbre à place
00:49:34de la Concorde
00:49:35le 26 septembre prochain.
00:49:37La plateforme d'inscription
00:49:39est désormais clôturée.
00:49:40Il s'agira
00:49:40de l'un des points forts
00:49:42de la visite
00:49:42du pontife
00:49:43qui se rendra
00:49:44entre le 25
00:49:45et le 28 septembre
00:49:47à Paris-Lourdes
00:49:48et Metz.
00:49:50Merci beaucoup Margot.
00:49:51On vous retrouvera
00:49:51à minuit et demi
00:49:52pour l'édition de la nuit.
00:49:53Et puis l'actualité,
00:49:54c'est aussi
00:49:55les unes de la presse.
00:49:56Chaque soir à minuit,
00:49:57vous savez,
00:49:57on passe en revue
00:49:58ensemble les unes
00:49:59de la presse du jour.
00:50:01La presse donc
00:50:01de ce jeudi
00:50:02puisque ça y est
00:50:02nous sommes jeudi
00:50:03jeudi 17 septembre
00:50:04avec à la une
00:50:05du Figaro
00:50:05budget carburant.
00:50:07Les crises
00:50:08percutent
00:50:09la présidentielle.
00:50:10On l'a encore compris
00:50:11d'ailleurs avec ce grand débat
00:50:12sur CNews
00:50:13présenté par Laurence Ferrari
00:50:15qui opposait
00:50:16Jean-Louis Borloo
00:50:16à Robert Ménard.
00:50:18Le pouvoir d'achat,
00:50:20le budget,
00:50:20cette crise
00:50:21du carburant,
00:50:22Franck Tapirot,
00:50:23ce sont des sujets majeurs.
00:50:25C'est le pouvoir d'achat
00:50:26aujourd'hui,
00:50:26la préoccupation principale
00:50:28des Français.
00:50:28Oui,
00:50:29ça fait de nombreuses années
00:50:31et c'est vrai que
00:50:33c'est aussi un choc
00:50:34par rapport,
00:50:35moi je l'entends
00:50:35à certains discours politiques.
00:50:37C'est-à-dire qu'il y a
00:50:37des discours politiques
00:50:38encore une fois
00:50:39je l'ai dit tout à l'heure
00:50:39qui sont sur le
00:50:40il n'y a qu'un faut con
00:50:41ça j'en entends tous les jours
00:50:42et c'est vraiment terrible
00:50:43de voir des gens
00:50:44qui dénoncent
00:50:44alors on dénonce
00:50:45le prix du carburant
00:50:46on dénonce le fait
00:50:47que le budget
00:50:48n'est pas équilibré
00:50:49mais ça fait combien d'années
00:50:50que c'est comme ça ?
00:50:51Donc en fait
00:50:51ces personnes qui dénoncent
00:50:52qui étaient aux commandes
00:50:54dont certains étaient ministres
00:50:55depuis plusieurs années
00:50:56c'est extraordinaire
00:50:57qu'ils aient une révélation
00:50:58au moment de l'élection
00:50:59mais les Français
00:51:00on ne peut pas les prendre
00:51:02pour des cons comme ça
00:51:02et le problème
00:51:03il est plus profond que ça
00:51:04c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:51:05on a des Français
00:51:07sans parler de carburant
00:51:08sans parler de crise pétrolière
00:51:10on a des gens
00:51:11qui travaillent
00:51:12alors il y a le chômage
00:51:13c'est une chose
00:51:13mais on a des gens
00:51:14qui travaillent
00:51:15qui travaillent tous les jours
00:51:17du lundi au vendredi
00:51:18pour nourrir leur famille
00:51:19et qui n'arrivent pas
00:51:21à joindre les deux bouts
00:51:22et qui le 15 du mois
00:51:24se retrouvent à découvert
00:51:25avant le 15
00:51:26avant le 15
00:51:26dès le 10 maintenant
00:51:27vous savez que les gilets jaunes
00:51:28ça commençait exactement comme ça
00:51:30les 80 kilomètres
00:51:32on oublie quand même
00:51:32le démarrage
00:51:33c'était quoi ?
00:51:34c'était un déni
00:51:34du quotidien des Français
00:51:36encore
00:51:37c'est vraiment mon message
00:51:38ça fait des années
00:51:39de voir cette déconnexion
00:51:40par rapport au quotidien
00:51:41des Français
00:51:41et en fait
00:51:42ce qui se passe aujourd'hui
00:51:43et quand j'entends surtout
00:51:44les mesures proposées
00:51:46je suis mort de rire au début
00:51:47tellement c'est ridicule
00:51:49il faut du bon sens
00:51:50où est le bon sens ?
00:51:51quand on parle du prix de l'essence
00:51:53mais où est le bon sens ?
00:51:54il en est question également
00:51:55dans la une de Ouest France
00:51:57donc ce jeudi
00:51:58face à l'inflation
00:51:59des hausses de salaires
00:52:00inégales
00:52:01Philippe de Gesta
00:52:01en fait les gens
00:52:02se rendent compte
00:52:03ce qui aggrave les choses
00:52:04c'est qu'en fait
00:52:05ils ont perdu espoir
00:52:06dans la capacité
00:52:06des responsables publics
00:52:07de régler les problèmes
00:52:08mais c'est ça
00:52:09et si vous voulez
00:52:10il y a la difficulté
00:52:11mais les Français
00:52:11je suis convaincu
00:52:12ils sont prêts
00:52:13à faire des efforts
00:52:14même à faire des sacrifices
00:52:16si on leur explique
00:52:17pourquoi
00:52:18et que ça sert
00:52:19à redresser la situation
00:52:20mais là en réalité
00:52:21il n'y a pas un seul homme politique
00:52:22qui a une vision
00:52:23en tout cas
00:52:24je n'en ai pas beaucoup entendu
00:52:25qui propose une vision
00:52:26et donc les gens se disent
00:52:27on souffre
00:52:28on perd
00:52:29on perd du pouvoir d'achat
00:52:30on ne peut pas transmettre
00:52:31à nos enfants
00:52:32pour rien
00:52:33et c'est ce pour rien
00:52:35qui finalement
00:52:36est le carburant
00:52:37de la
00:52:38pas de la colère
00:52:39du désespoir
00:52:40et ça va au-delà
00:52:41c'est exactement ça
00:52:42ça va au-delà
00:52:42du pouvoir d'achat
00:52:43et de l'abstention
00:52:44exactement
00:52:45après ça se traduit
00:52:46politiquement par l'abstention
00:52:48mais vous voyez
00:52:49moi ce que je trouve
00:52:50inquiétant
00:52:50c'est ce désespoir
00:52:51parce que quand vous ne croyez plus
00:52:53à la capacité
00:52:54c'est un cri d'alarme en fait
00:52:55on l'avait dit
00:52:56au moment des gilets jaunes
00:52:57et ça n'a pas été entendu
00:52:59notamment parce que
00:52:59l'extrême gauche
00:53:00a récupéré le mouvement
00:53:01et en a fait un mouvement
00:53:01qui n'était pas du tout
00:53:02celui du désespoir du départ
00:53:04rappelons-le quand même
00:53:06mais je crois que c'est ça
00:53:07que nous disent les Français
00:53:08et qu'encore une fois
00:53:09ils seraient capables
00:53:10de faire des efforts
00:53:11ils seraient capables
00:53:11de savoir que le pouvoir d'achat
00:53:13va diminuer
00:53:14parce qu'on doit redresser
00:53:15la situation du pays
00:53:15mais ils font déjà des efforts
00:53:16et ils font déjà des efforts
00:53:18ils font déjà des efforts
00:53:19la classe moyenne
00:53:20bien sûr
00:53:20c'est la classe moyenne
00:53:21toujours
00:53:22la une du Parisien
00:53:24scandale du périscolaire
00:53:26la confiance perdue
00:53:26des parisiens
00:53:28là Najwa et Laïté
00:53:29c'est un tout autre sujet
00:53:30et bien évidemment
00:53:31on en parle régulièrement
00:53:32aussi sur CNews
00:53:33et ce scandale
00:53:34qui a dépassé d'ailleurs
00:53:36même Paris
00:53:36parce que
00:53:37on le sait
00:53:38il touche de nombreuses
00:53:40communes de France
00:53:41et là
00:53:41on parlait de la confiance
00:53:42des Français
00:53:43envers les politiques
00:53:44mais là on a
00:53:44la confiance des Français
00:53:46envers l'institution
00:53:48envers l'éducation
00:53:49aujourd'hui
00:53:50envers le monde
00:53:51de l'éducation
00:53:52et du périscolaire
00:53:53qui est complètement
00:53:53de l'environnement
00:53:54qui touche
00:53:54leurs enfants
00:53:56parce que
00:53:57il y a le pouvoir d'achat
00:53:58mais qu'est-ce qui passe
00:53:59au-dessus même de l'argent
00:54:00c'est évidemment nos enfants
00:54:01c'est ce qu'on a de plus cher
00:54:04au monde
00:54:04oui la confiance
00:54:06n'est plus naturellement
00:54:07au rendez-vous
00:54:08et on peut le comprendre
00:54:09mais je pense
00:54:11que le grand regret
00:54:12aussi des parents
00:54:13c'est que
00:54:14les peines encourues
00:54:17par les présumés coupables
00:54:21en tous les cas
00:54:22les peines ne sont pas
00:54:24au rendez-vous
00:54:24la sanction n'est pas sévère
00:54:26même les coupables
00:54:26puisqu'il y a des condamnations
00:54:28il y en a même
00:54:29qui ont avoué
00:54:30et les condamnations
00:54:31ne sont pas à la hauteur
00:54:32de ce qu'attendaient
00:54:33les parents
00:54:34et c'est là
00:54:35où les parents
00:54:36sont complètement
00:54:38exaspérés
00:54:38aussi par la justice
00:54:40ils attendaient
00:54:41beaucoup d'elles
00:54:41et on se rend compte
00:54:43que
00:54:44les peines encourues
00:54:45sont faibles
00:54:46par rapport
00:54:47à la gravité
00:54:48des filles
00:54:48la joie c'est ridicule
00:54:49quand un homme
00:54:51avoue avoir agressé
00:54:52sexuellement
00:54:539 enfants
00:54:54et qu'on dit
00:54:55partout
00:54:56mais c'est
00:54:57une victoire
00:54:58parce que c'est
00:54:58la première peine
00:54:59de prison ferme
00:55:00dans ce dossier
00:55:01du périscolaire
00:55:02sauf que
00:55:03il ressort avec
00:55:05un an de prison ferme
00:55:06aménageable
00:55:07donc en fait
00:55:08il ne passera jamais
00:55:10derrière les barreaux
00:55:12pas une journée
00:55:13en prison
00:55:14et on réalise
00:55:15on nous dit
00:55:15oui mais il y a du suivi
00:55:17judiciaire
00:55:18pendant plusieurs années
00:55:19on se dit
00:55:20non écoutez
00:55:21on met beaucoup d'énergie
00:55:22pour cette réinsertion
00:55:24mais est-ce qu'on pense
00:55:25aux victimes
00:55:26combien d'années
00:55:27quand ces petites filles
00:55:29qui avaient 5 ans
00:55:306 ans
00:55:317 ans
00:55:31jusqu'à 9 ans
00:55:32dans quelques années
00:55:33quand elles vont vivre
00:55:34leur vie
00:55:35de jeunes femmes
00:55:35de femmes
00:55:36des fois le trauma
00:55:37qui peut revenir
00:55:38est-ce qu'on pense
00:55:38à ces victimes
00:55:39et puis il faut aller
00:55:40au-delà de ça aussi
00:55:42c'est-à-dire
00:55:42vous avez des responsabilités
00:55:44politiques
00:55:45là encore
00:55:46qui ne sont pas
00:55:46au rendez-vous
00:55:47ça c'est sûr
00:55:47allez voilà pour la revue
00:55:48de presse
00:55:49donc de ce jeudi
00:55:49la cour d'appel
00:55:51de Versailles
00:55:52a donc tranché
00:55:53en faveur
00:55:54de l'allègement
00:55:55du contrôle judiciaire
00:55:56de Patrick Bruel
00:55:57et ce malgré
00:55:58l'opposition du parquet
00:55:59le chanteur est autorisé
00:56:00donc à se rendre
00:56:01à l'étranger
00:56:01comme il le demandait
00:56:03depuis fin juillet
00:56:04pour rappel
00:56:05Patrick Bruel
00:56:05est mis en examen
00:56:06dans 4 affaires
00:56:07pour viol
00:56:07tentative de viol
00:56:08agression sexuelle
00:56:09et harcèlement sexuel
00:56:10des accusations
00:56:12qu'il nie fermement
00:56:13écouter son avocate
00:56:15la cour d'appel
00:56:17à l'instant
00:56:18a confirmé
00:56:19la décision
00:56:20des juges d'instruction
00:56:21qui en juillet dernier
00:56:22avait rendu son passeport
00:56:24à monsieur Patrick Bruel
00:56:25il n'y avait en effet
00:56:27aucune raison de penser
00:56:29que monsieur Patrick Bruel
00:56:30pourrait se soustraire
00:56:32à la justice
00:56:33il est à son entière disposition
00:56:35Patrick Bruel
00:56:37veut défendre son innocence
00:56:39il veut répondre
00:56:40à toutes les questions
00:56:41il veut s'expliquer
00:56:43il veut que la justice
00:56:44dans ce dossier
00:56:45puisse dire la vérité
00:56:47or nous assistons ici
00:56:49à un déferlement médiatique
00:56:51sans précédent
00:56:53sans équivalent
00:56:54et à une pression
00:56:55sur la justice
00:56:56qui nous paraît
00:56:57anormale
00:56:57et dangereuse
00:56:58nous le regrettons
00:57:00et nous saluons
00:57:01que la justice
00:57:02n'y est pas cédée
00:57:03alors Najwa
00:57:04moi la question
00:57:05que je me pose
00:57:06c'est juridiquement
00:57:07qu'est-ce que cette décision
00:57:09signifierait réellement
00:57:10est-ce qu'il faut y voir
00:57:11simplement effectivement
00:57:11un allègement
00:57:12des contraintes
00:57:13imposées à Patrick Bruel
00:57:14ou est-ce qu'on peut se dire
00:57:16que si la cour d'appel
00:57:18de Versailles
00:57:18a tranché en sa faveur
00:57:20c'est qu'on peut y voir
00:57:21derrière une appréciation
00:57:22de la solidité
00:57:23du dossier
00:57:24de Patrick Bruel
00:57:25et de ses avocats
00:57:26déjà moi j'aimerais
00:57:28rappeler
00:57:29que le contrôle judiciaire
00:57:30ce n'est pas une peine
00:57:31c'est une mesure
00:57:32de sûreté
00:57:33donc c'est pas une condamnation
00:57:34donc il ne s'agit pas
00:57:36de dire que
00:57:36le fait que le contrôle judiciaire
00:57:39se soit allégé
00:57:40on disqualifie
00:57:41la parole des victimes
00:57:42c'est pas du tout ça
00:57:43et ça ne donne
00:57:44aucune information
00:57:45sur la solidité
00:57:47du dossier
00:57:47mais pas du tout
00:57:48mais pas du tout
00:57:49simplement
00:57:50la chambre d'instruction
00:57:52puisqu'il y a eu
00:57:53un appel
00:57:55concernant la décision
00:57:56des juges d'instruction
00:57:56de lui
00:57:57de lui rendre
00:57:58son
00:57:59son passeport
00:57:59la chambre d'instruction
00:58:01a considéré
00:58:02qu'il n'y avait pas
00:58:02de risque de fuite
00:58:03et qu'il était
00:58:04à chaque fois
00:58:05qu'il y avait des rendez-vous
00:58:06avec la justice
00:58:07il était présent
00:58:09et donc c'est pour ça
00:58:10qu'ils lui ont remis
00:58:11enfin ils ont confirmé
00:58:14la décision
00:58:15qui a été prise
00:58:16par les juges d'instruction
00:58:17et ma consoeur
00:58:18Fanny Collin
00:58:19l'a très bien expliqué
00:58:20il ne s'agit pas
00:58:21pour cela
00:58:22de dire que
00:58:23les accusations
00:58:24n'existent plus
00:58:25de dévaloriser
00:58:26la parole des victimes
00:58:27ce n'est pas ça
00:58:28les juges d'instruction
00:58:30enfin le juge d'instruction
00:58:31là c'est en l'espèce
00:58:32la chambre d'instruction
00:58:33en appelle
00:58:33à considérer
00:58:34qu'il n'y avait pas
00:58:35de risque de fuite
00:58:36et qu'il y avait suffisamment
00:58:38de garantie
00:58:38pour lui remettre son passeport
00:58:40concernant la parole
00:58:41des victimes
00:58:42Axel Ronde
00:58:43dans une enquête
00:58:43de cette nature
00:58:44lorsqu'il existe
00:58:45plusieurs accusations
00:58:46distinctes
00:58:46comment est-ce que
00:58:47les enquêteurs travaillent
00:58:48pour vérifier les récits
00:58:49les recouper
00:58:51rechercher des éléments matériels
00:58:52comment est-ce qu'on travaille
00:58:53dans une enquête
00:58:53comme celle-ci
00:58:54déjà c'est par rapport
00:58:55aux déclarations
00:58:55des victimes
00:58:57on va bien évidemment
00:58:59écouter leurs récits
00:59:00et puis après
00:59:01on va faire
00:59:02un travail d'enquête
00:59:03et puis il va y avoir
00:59:04l'audition
00:59:05du présumé
00:59:06auteur
00:59:07ça va être très déterminant
00:59:09puisqu'on va
00:59:10regrouper tout ce qu'il est
00:59:11en train de dire
00:59:12l'endroit où il se trouvait
00:59:13est-ce que ça correspond
00:59:15réellement
00:59:16à ce qui s'est passé
00:59:17en tous les cas
00:59:18est-ce qu'il était bien présent
00:59:19dans tel ou tel endroit
00:59:20que la victime
00:59:21aurait décrit
00:59:22on va essayer de
00:59:24on va lui demander
00:59:25des souvenirs
00:59:26par exemple
00:59:27si ça s'est passé
00:59:27dans une chambre d'hôtel
00:59:28qu'est-ce qu'il y avait
00:59:29comme détail
00:59:30qui pourrait finalement
00:59:33rendre plus crédible
00:59:34leur parole
00:59:35parce que vous savez
00:59:36des plaintes
00:59:36après plusieurs années
00:59:37c'est très compliqué
00:59:39parce que vous n'avez pas
00:59:39tout ce qui est
00:59:40l'expertise gynécologique
00:59:42par exemple
00:59:43quand c'est une pénétration
00:59:44donc c'est
00:59:46compliqué
00:59:46c'est plus difficile
00:59:47mais en tous les cas
00:59:48la parole va être
00:59:49bien évidemment
00:59:50écoutée
00:59:51et on va corroborer
00:59:52tous ces éléments
00:59:53mais elle a la difficulté
00:59:54dans cette affaire
00:59:55toute la difficulté
00:59:56c'est en fait
00:59:57il y a une remise en question
00:59:59aussi de nous-mêmes
01:00:00c'est-à-dire
01:00:00sommes-nous encore capables
01:00:02de tenir
01:00:02ces deux principes
01:00:04en même temps
01:00:04c'est-à-dire le respect
01:00:05de la parole des plaignantes
01:00:06et aussi de la présomption
01:00:08d'innocence
01:00:08comment maintenir
01:00:09ces deux lignes
01:00:10qui doivent rester sacrées
01:00:11lorsqu'il y a autant
01:00:12de plaintes
01:00:12et de témoignages
01:00:13c'est un vrai sujet
01:00:14en quelques secondes
01:00:15parce qu'on va parler
01:00:17de Kylian Mbappé
01:00:18dans quelques secondes
01:00:19pour oublier
01:00:19la dimension émotionnelle
01:00:20énorme
01:00:21surtout dans une affaire comme ça
01:00:22surtout avec une star
01:00:22comme Patrick Brouel
01:00:23surtout avec le nombre
01:00:25de victimes
01:00:25donc quand on mélange
01:00:26tout cela
01:00:27avec le nombre de victimes
01:00:28la présomption d'innocence
01:00:29et aussi une nouvelle dimension
01:00:31qui existe aujourd'hui
01:00:31c'est la présomption
01:00:32de culpabilité médiatique
01:00:34donc comme
01:00:35on en parle dans les médias
01:00:36on oublie que dans un état de droit
01:00:38tant qu'on n'est pas condamné
01:00:39on est présumé innocent
01:00:41donc c'est très compliqué
01:00:42il faut prendre en compte
01:00:43bien entendu
01:00:43l'émotion de ces victimes
01:00:44qui quand elles voient cela
01:00:45elles ont l'impression
01:00:46qu'elles ne sont plus
01:00:47prises en compté
01:00:47c'est vrai que c'est important
01:00:48ce que vous avez dit tout à l'heure
01:00:49vous pensez que c'est deux choses
01:00:50différentes
01:00:51il y a la présomption
01:00:52d'innocence
01:00:54il y a le droit des victimes
01:00:55les coups des victimes
01:00:56et des procédures juridiques
01:00:58qui sont malheureusement
01:01:00prises de façon un peu froide
01:01:01mais c'est la justice
01:01:02une image pour terminer
01:01:03qui a déclenché
01:01:04une vive polémique
01:01:05en Espagne
01:01:05avant le match
01:01:06entre Elche
01:01:07et le Real Madrid
01:01:08les joueurs étaient invités
01:01:09à afficher leur soutien
01:01:11aux habitants de Ceuta
01:01:12confrontés
01:01:13vous le savez
01:01:13à une crise migratoire majeure
01:01:15sur leur t-shirt
01:01:16un message en espagnol
01:01:17nous sommes tous
01:01:18des habitants de Ceuta
01:01:20mais regardez bien
01:01:21Kylian Mbappé
01:01:22et également
01:01:23Ibrahim Konaté
01:01:24deux de nos compatriotes
01:01:25ainsi que le Brésilien
01:01:26Vinicius
01:01:27qui au moment d'entrer
01:01:28sur la pelouse
01:01:29vous allez le voir
01:01:31choisissent
01:01:31de cacher
01:01:32ce message
01:01:34donc là vous voyez
01:01:35les joueurs du Real Madrid
01:01:38qui arrivent sur le terrain
01:01:39avec le t-shirt
01:01:39avec ce message
01:01:40donc clairement affiché
01:01:41sur le t-shirt
01:01:42et puis voilà
01:01:43vous avez donc
01:01:44Kylian Mbappé
01:01:46et à côté de lui
01:01:47Ibrahim Konaté
01:01:49il me semble
01:01:51voilà
01:01:52c'est Vinicius
01:01:53pardon
01:01:53voilà on me dit
01:01:53que c'est Vinicius
01:01:54qui est voilà
01:01:55donc Vinicius
01:01:56et Kylian Mbappé
01:01:57qui sont tous les deux
01:01:58avec ce t-shirt
01:02:00et qui surtout
01:02:01finissent par
01:02:02le retirer
01:02:04on a le droit
01:02:05de refuser d'afficher
01:02:06ces idées politiques
01:02:06bien évidemment
01:02:07quand on est
01:02:08une personnalité publique
01:02:09rien ne nous oblige
01:02:10à donner
01:02:11son opinion politique
01:02:13toujours est-il
01:02:14que cette polémique
01:02:16elle prend peut-être
01:02:16une ampleur particulière
01:02:18précisément parce que
01:02:19Kylian Mbappé
01:02:19a lui-même fait le choix
01:02:20dans le passé
01:02:22de prendre position
01:02:22sur ces sujets politiques
01:02:25Philippe de Gesta
01:02:26on aurait pu lui attribuer
01:02:27les mérites
01:02:28de la jurisprudence
01:02:29Léon Marchand
01:02:30qui avait refusé
01:02:31de prendre position politique
01:02:32sauf qu'en réalité
01:02:33d'abord il a déjà pris
01:02:35des positions politiques
01:02:35donc visiblement
01:02:37c'est pas quelque chose
01:02:38qui le gêne
01:02:38en tant que sportif
01:02:39et par ailleurs
01:02:40on pourrait aussi dire
01:02:42je refuse d'avoir
01:02:43un message
01:02:44mais ce refus
01:02:45est justement
01:02:46un acte politique
01:02:47donc ce qui est présenté
01:02:48comme étant
01:02:49un droit imprescriptible
01:02:51de ne pas avoir
01:02:51une position
01:02:52est en fait faux
01:02:52parce qu'il prend
01:02:55précisément une position
01:02:56et j'ajouterais
01:02:57que quand on regarde
01:02:59la nationalité
01:03:00des autres joueurs
01:03:01tous n'étaient pas espagnols
01:03:02parce qu'on pourrait dire
01:03:03il est français
01:03:03il n'est pas concerné
01:03:04voilà dedans
01:03:05on avait des Uruguayens
01:03:05on avait des Néerlandais
01:03:06on avait un Belge
01:03:08il y avait même un Marocain
01:03:10donc on ne peut même pas
01:03:11lui trouver une excuse
01:03:12au motif qu'il ne serait pas
01:03:13concerné par cette question
01:03:14et je terminerai en plus
01:03:14en disant que
01:03:15j'ai honte
01:03:16parce que c'est tellement
01:03:17une insulte
01:03:18à l'égard des Espagnols
01:03:20ils jouent chez eux
01:03:21ils sont dans une équipe
01:03:22espagnole
01:03:24et c'est une préoccupation
01:03:26très profonde
01:03:27des Espagnols
01:03:27ce qui s'est passé
01:03:28à Ceuta
01:03:28et c'est un immense
01:03:30bras d'honneur
01:03:31et comme il est français
01:03:31moi j'ai honte
01:03:33et alors on parlait
01:03:34de ces prises d'opposition
01:03:36dans le passé
01:03:36il avait pris une position
01:03:38notamment au moment
01:03:39de la mort de Naël
01:03:40Petit Ange
01:03:41voilà
01:03:41Petit Ange
01:03:42parti trop tôt
01:03:43il avait pris position
01:03:44également lors des élections
01:03:45législatives
01:03:46il s'était clairement
01:03:48positionné
01:03:49et opposé
01:03:49au Rassemblement National
01:03:50donc on ne peut pas dire
01:03:51que ce soit
01:03:52une personnalité
01:03:53qui choisisse
01:03:54finalement de mettre
01:03:55de la distance
01:03:56avec ses opinions
01:03:57et son engagement politique
01:03:58alors pas du tout
01:03:58puis je vais vous annoncer
01:03:59aussi quelque chose
01:04:00c'est que j'ai vu
01:04:00moi les images
01:04:01des vestiaires
01:04:02et dans les vestiaires
01:04:03les trois joueurs
01:04:04ont refusé le t-shirt
01:04:05ils ont même repoussé
01:04:06ils ne l'ont pas mis tout de suite
01:04:08ils ont repoussé
01:04:09une des personnes du staff
01:04:11qui donnait
01:04:11et tout le monde le mettait
01:04:13puis Mbappé était très gêné
01:04:14puis moi il l'a repoussé
01:04:15vous pourrez le trouver
01:04:16je pense
01:04:18sur les réseaux sociaux
01:04:19d'ailleurs
01:04:20le gars restait
01:04:21avec son t-shirt
01:04:21très choqué
01:04:22et les trois
01:04:23Konaté
01:04:24Vinicius
01:04:25et Mbappé
01:04:26montrent
01:04:26leur refus
01:04:27de porter le t-shirt
01:04:28ensuite je pense
01:04:29après ça a été coupé
01:04:30il devait y avoir
01:04:31une négociation
01:04:31je pense avec le staff
01:04:32donc ils ont accepté
01:04:33de le mettre
01:04:34comme un crop top
01:04:34c'est-à-dire qu'ils ont mis
01:04:35le haut du t-shirt
01:04:36mais ils ne l'ont pas
01:04:37étendu
01:04:38pour que le message
01:04:39soit montré
01:04:40donc en fait en gros
01:04:40ce qu'il faudrait savoir
01:04:42et moi je pense
01:04:42qu'il faut lui poser la question
01:04:43on parle de Kylian Mbappé
01:04:45moi c'est une de mes idoles
01:04:46je l'adore
01:04:46j'ai toujours trouvé
01:04:48ce type absolument exceptionnel
01:04:49mais c'est vrai que
01:04:51Naël c'était pour moi
01:04:52un coup de trop
01:04:53parce que
01:04:53d'annoncer ça
01:04:54alors qu'il ne savait rien
01:04:55de l'affaire
01:04:56et
01:04:57on a vu surtout
01:04:58ce que ça donne derrière
01:04:59mais là j'aimerais bien
01:05:00lui demander juste
01:05:00pourquoi ?
01:05:02il faut nous poser la question
01:05:03plutôt qu'essayer d'analyser
01:05:04parce que moi je l'ai vu dans le vestiaire
01:05:05il ne voulait pas du tout le porter
01:05:06le problème
01:05:07le problème aujourd'hui
01:05:08c'est que ça déclenche
01:05:10une colère
01:05:11monumentale en Espagne
01:05:12je comprends
01:05:13les réactions des Espagnols
01:05:15qui se sont exprimées après ça
01:05:21je pense que les sportifs
01:05:22devraient se consacrer au sport
01:05:23car dès lors que l'on prend partie
01:05:25pour un camp
01:05:26il est clair qu'on se positionne
01:05:27déjà politiquement
01:05:28et je dirais donc
01:05:29que les sportifs
01:05:30feraient mieux
01:05:30de se consacrer au sport
01:05:31et les politiciens
01:05:33à la politique
01:05:38chacun est libre
01:05:41d'adopter la position
01:05:42qu'il souhaite
01:05:42mais je pense qu'il faut
01:05:43tout de même manifester
01:05:44son soutien
01:05:44là où l'on vit
01:05:45et où l'on s'épanouit
01:05:46en tant que personne
01:05:47ce sont des professionnels
01:05:48beaucoup les suivent
01:05:49mais il est indéniable
01:05:51qu'ils vivent
01:05:51et travaillent
01:05:51sur le territoire espagnol
01:05:52et le minimum
01:05:53que l'on puisse attendre
01:05:54c'est qu'ils soutiennent
01:05:55le peuple espagnol
01:06:01personnellement
01:06:01je n'apprécie pas
01:06:02beaucoup Mbappé
01:06:03parce que je pense
01:06:03qu'il passe plus de temps
01:06:04à s'exprimer
01:06:05sur des sujets polémiques
01:06:06et politiques
01:06:06qu'à jouer
01:06:07en réalité
01:06:08au Real Madrid
01:06:08l'année dernière
01:06:09il n'a remporté
01:06:10aucun titre
01:06:11certes il marque
01:06:12beaucoup de buts
01:06:13mais il devrait s'attacher
01:06:14davantage à gagner
01:06:14pour le Real Madrid
01:06:15qui est un club
01:06:16historique et gigantesque
01:06:20Carima
01:06:21est-ce que finalement
01:06:21cette image
01:06:22elle ne révèle pas
01:06:23surtout de la déconnexion
01:06:24de ces joueurs
01:06:25c'est-à-dire qu'on le dit
01:06:27souvent
01:06:27et moi je suis le premier
01:06:29à dire qu'on ne peut pas
01:06:30leur reprocher
01:06:30mais là
01:06:31quand on parle
01:06:32de joueurs stars
01:06:32de joueurs millionnaires
01:06:34qui sont privilégiés
01:06:36qui sont à l'abri
01:06:37de l'insécurité
01:06:38aujourd'hui
01:06:39on leur demande
01:06:39de prendre position
01:06:40pour des personnes
01:06:42qui justement
01:06:43vivent tout l'inverse
01:06:44vivent l'insécurité
01:06:45aujourd'hui
01:06:46en raison de ce qui s'est passé
01:06:48dans cette enclave espagnole
01:06:49en raison de l'arrivée
01:06:51de plusieurs dizaines
01:06:52de milliers de migrants
01:06:55Kylian Mbappé
01:06:56sait très bien
01:06:57ce qu'il fait
01:06:57c'est quelqu'un
01:06:58d'extrêmement intelligent
01:07:00mais là
01:07:01il est déconnecté
01:07:01oui
01:07:02et ça devient
01:07:03effectivement politique
01:07:04c'est un message politique
01:07:05et on parle quand même
01:07:06un soutien
01:07:07bon
01:07:07aux personnes qui vivent
01:07:09à Siouta
01:07:09aux habitants de Siouta
01:07:11c'est une question
01:07:12de dignité pour tous
01:07:13autant pour
01:07:14des migrants
01:07:15qui se sont retrouvés là-bas
01:07:16que pour la population
01:07:17qui arrive
01:07:17qui est complètement déstabilisée
01:07:19donc de régler
01:07:20cette situation
01:07:21à Siouta
01:07:22de trouver
01:07:22ce qui s'est passé
01:07:23de régler la situation
01:07:24c'est pour la dignité
01:07:26de tous
01:07:26donc d'envoyer ce message
01:07:27c'est encore une fois
01:07:28c'est de mettre
01:07:29finalement
01:07:29cette question
01:07:31comme s'il y a
01:07:31le camp des bons
01:07:32et le camp des mauvais
01:07:34et de rajouter
01:07:35si vous voulez
01:07:36un peu au malheur du monde
01:07:37dans ce cas-ci
01:07:38c'est comme si simplement
01:07:38d'afficher son soutien
01:07:40ça serait quelque chose
01:07:41de problématique
01:07:43voire quoi
01:07:43d'extrême droite
01:07:44et c'est en plus ça
01:07:45on revient à ça
01:07:46dans le sous-titre
01:07:46c'est ce qu'il nous dit
01:07:47alors il a réagi
01:07:48Kylian Mbappé
01:07:49Kylian Mbappé
01:07:49il dit qu'il a fait ça
01:07:50pour soutenir
01:07:51effectivement
01:07:52les migrants
01:07:53et le Maroc
01:07:54c'est ce qu'il a dit
01:07:54mais qu'il avait tout de même
01:07:56une pensée
01:07:57pour les Espagnols
01:07:58c'est ce qu'il a dit
01:07:59c'est ce qu'il a dit
01:07:59c'est ce qu'il a dit
01:07:59à moitié
01:07:59c'est moitié
01:08:01c'est moitié
01:08:01c'est moitié
01:08:01un couche d'effond
01:08:02mais bon voilà
01:08:03mais sauf qu'il faut
01:08:04le retrouver
01:08:06l'image où il repousse
01:08:07le t-shirt
01:08:08il ne voulait pas du tout
01:08:09le porter
01:08:09c'est la fin de soir info
01:08:11merci Franck Tapirot
01:08:12merci Axel Ronde
01:08:13Karim Abrik
01:08:14Philippe de Gestas
01:08:15et Najwa El Haïté
01:08:16merci à tous
01:08:17de nous avoir suivis
01:08:18l'édition de la nuit
01:08:19dans quelques secondes
01:08:20Margot Siffer
01:08:21CNews.fr
01:08:21bien sûr pour revoir
01:08:22toutes nos émissions
01:08:23je vous souhaite de passer
01:08:24une très belle nuit
01:08:24et à demain
01:08:25sur CNews
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