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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00A Yoann Ouzahi, condamné à perpétuité, incompréhensible pour les attentats de Paris et de Saint-Denis,
00:06Salah Abdel-Sam conteste pour la cinquième fois son régime de détention à l'isolement à la prison de Vendin
00:11-le-Vieil
00:12et la présence d'un hijiaphone lors de ses visites au parloir.
00:16Et évidemment, ce qu'il a dit aujourd'hui a fortement fait réagir.
00:19« Mes journées ne ressemblent à rien », il dit.
00:21« Je n'ai aucune perspective d'avenir. J'ai peur de perdre la dernière chose qui me reste, ma
00:25famille,
00:25qui vient de moins en moins à cause de l'isolement. Ma vie n'a plus aucun sens. »
00:30Je n'ai pas à commenter cette citation puisque nous pensons tous la même chose, bien évidemment.
00:36Mais je voulais vous faire écouter son avocate Olivia Roné-Va qui a pris la parole pour le défendre.
00:43Je ne sais pas si c'est choquant ou pas.
00:46C'est-à-dire que je me mets à la place, comme M. Desnouveaux qui est avec nous et qui
00:51participe à ce débat,
00:52je me mets à la place des partis civils, je comprends l'émotion que ça peut susciter.
00:56Je comprends que ça suscite de l'émotion même dans la société civile entière.
01:00Je comprends ça. Par contre, là où j'ai une difficulté, c'est que la peine, elle est là et
01:06elle ne bougera plus.
01:08C'est la perpétuité réelle, c'est-à-dire la perpétuité avec le fait de mourir en détention.
01:12On n'aura aucune possibilité, probablement, de solliciter un aménagement ou quoi que ce soit.
01:18C'est dit d'avance. Or, là, ce qui se passe, c'est qu'en plus d'avoir cette peine
01:25-là,
01:26sur laquelle j'ai évidemment un avis, mais ce n'est même pas le sujet,
01:29en plus d'avoir cette peine-là, on a des conditions de détention qui sont complètement extraordinaires.
01:34C'est-à-dire, on a normalement une vie carcérale.
01:37Dans la vie carcérale, généralement...
01:39Ce n'est pas un détenu extraordinaire ?
01:41À un moment donné, lorsque le procès a eu lieu, lorsque l'on considère que la justice est passée,
01:49il faudrait normalement pouvoir accéder à des conditions carcérales,
01:53peut-être pas ordinaires, mais en tout cas plus ordinaires que celles qu'il n'a jusqu'à présent.
01:58En fait, ce qu'on demande, ce n'est même pas de l'empathie, c'est juste l'application du
02:00droit.
02:01Mais ce n'est pas illégal, ce qui lui arrive là ?
02:03Je pense que la question peut se poser, étant donné que ça fait dix années qu'il a l'isolement,
02:08que normalement notre droit prévoit que c'est une période qui s'ensite limitée dans le temps,
02:13que si ce n'est pas notre droit national, c'est le droit européen qui nous dit
02:17qu'il ne faut pas que ça s'étende trop dans le temps, parce que ça peut rendre cinglé.
02:20Là, on n'est même plus sur un espoir de sortie, on est sur simplement de quoi meubler ces journées.
02:25Là, Salah Abdeslam, vous m'avez demandé sa journée type, il attend que les journées passent.
02:30Il attend que les journées passent.
02:31Et je me demande bien, en fait, ce qu'on attend de lui et ce qu'on espère de lui,
02:36qu'est-ce qu'on veut en fait ?
02:38Qu'il meurt, sans doute.
02:40Et Olivier Ronen, qu'il meurt en prison.
02:43En tout cas, voilà ce que attend la justice.
02:46Le 13 novembre 2015, on rappelle qu'il est le loueur de la voiture utilisée par les assaillants de la
02:51salle du Bataclan
02:52et dépose les trois kamikazes devant le Stade de France où ils se font exploser.
02:56Son frère Brahim Abdeslam participe aux fusillades des terrasses parisiennes.
03:00Il se fait exploser également dans un bar proche de la nation.
03:04Il a convoyé la quasi-totalité du commando qui commettra ses attentats,
03:08ainsi que ceux de Bruxelles qui feront 39 morts et 340 blessés.
03:13Il aurait pour sa part renoncé au dernier moment à se faire de même où son matériel aurait été défectueux.
03:18Est-ce que c'est légal ce qu'il subit ?
03:20Totalement.
03:21D'ailleurs, son avocate ne dit pas le contraire.
03:25Donc, pardon, sur le plan individuel, je n'ai aucune compassion, pas la moindre.
03:31Dans d'autres pays, il aurait été condamné à mort.
03:35Peut-être qu'il en aurait été satisfait puisque sa vie n'a aucun sens.
03:38Mais je me permets quand même de faire remarquer à ma charmante consoeur
03:42que ce n'est quand même pas une prison colombienne.
03:45Ce qu'il vit, c'est tout à fait dans la légalité.
03:50Ils ne sont pas 150 à 100 tassés dans une cellule.
03:55Il n'y a pas des gardes-chourmes qui le battent jour et nuit.
03:59Donc, pardon, mais je suis inaccessible et sur le plan moral et sur le plan juridique.
04:06Il faut rappeler pourquoi il est à l'isolement.
04:09Parce que Salah Abdeslam, c'est quelqu'un qui est écouté jour et nuit, bien sûr,
04:13notamment par les services de renseignement et notamment les écoutes nocturnes,
04:16ont montré que sa radicalisation était absolument intacte.
04:20Ils ont retrouvé dans sa cellule, sur son ordinateur, des vidéos de propagande de Daesh, d'Al-Qaïda.
04:26Donc, il est tout aussi radicalisé que lorsqu'il a commis les attentats.
04:31Donc, il y a une justification à cet isolement, naturellement.
04:34En tout cas, cette phrase avait choqué aujourd'hui.
04:37Parallèlement, l'actualité, étonnamment, parle également du Bataclan,
04:41puisque Mohamed Bakali, qui est le logisticien des attentats du 13 novembre,
04:46pourrait être remis en liberté après seulement 11 années de prison.
04:49Il avait pourtant été condamné à 30 ans de prison.
04:53En France, il n'aurait été libérable qu'en 2035.
04:56Mais en Belgique, où il purge à peine, les remises de peine sont plus favorables.
05:00Une mise en liberté qui angoisse évidemment les victimes des attentats.
05:03Et je vous propose d'écouter Arthur de Nouveau, qui est un rescapé du Bataclan.
05:10Il y a là-dedans une forme de trahison de la promesse de la justice.
05:14On s'était donné beaucoup de temps pour faire ce procès.
05:17Ce procès a abouti à un verdict qui n'a pas été frappé d'à peine.
05:22Et à la fin, on se retrouve avec un accusé qui a pris 55 ans en cumulé en France
05:28et va en avoir effectué 11.
05:30Et donc, il aurait quand même été bien de nous le dire les yeux dans les yeux
05:33plusieurs années auparavant.
05:35Et je crois que ça, ça rajoute un peu à la tristesse du moment.
05:40Bon, il a pris 55 ans en France parce qu'il n'était pas présent manifestement
05:44dans le tribunal lorsqu'il a été jugé.
05:46Il est en Belgique et il sort ces jours-ci, possiblement ?
05:49Quand on veut se consoler de la situation en France, on pense à la Belgique.
05:53La Belgique, c'est la France Empire.
05:56Donc voilà, la victime parle très bien de ce qui arrive.
06:05J'ai entendu d'ailleurs sur une chaîne publique, quelqu'un qui expliquait
06:11« mais c'est normal quand même parce que quand il va sortir,
06:14attendez, quand il va sortir, malgré tout, il sera sous surveillance
06:19et puis il rencontrera aussi des gens, des services sociaux ou médicaux
06:25qui pourront le remettre dans le droit chemin. »
06:29Une fois de plus, c'est le masochisme occidental.
06:32Je pense que dans un pays civilisé, ou bien il y aurait eu la peine de mort,
06:38ou bien la perpétuité réelle pour un homme comme celui-là.
06:42Il a été commandé à 30 ans, à 30 ans, a sorti d'une période de sûreté des deux tiers.
06:48Pourtant cet homme de 39 ans, incarcéré depuis son interpellation le 26 novembre 2015
06:54et qui n'aurait théoriquement dû être libérable qu'en 2035, pourrait sortir.
06:58Eh bien oui, ça en dit long sur notre société occidentale.
07:01J'ai bien souvenir, nous avons tous ici le souvenir de ce qui a été dit après les attentats.
07:07C'est-à-dire que c'était sur le mode « vous n'aurez pas ma haine ».
07:11Les personnes qui osaient dire « ben non, je suis désolé, ma fille est décédée, mon amie est décédée,
07:18je ne peux pas, je ne peux pas laisser » étaient vraiment désignées pratiquement.
07:23Et ils avaient la lettre écarlate sur le dos.
07:27Moi, ce que je crains, c'est qu'au bout d'un moment, je vous le dis franchement,
07:31c'est qu'on finisse presque par oublier le Bataclan.
07:34– Non, je ne pense pas.
07:35– Attendez, vous allez voir.
07:38– Le temps, évidemment, fait que…
07:40– Vous allez voir avec le temps.
07:42Le discours qui va consister, moi, je n'ai pas cet optimisme-là.
07:46– Un optimisme, c'est une…
07:48Le Bataclan est un des événements les plus marquants pour notre génération.
07:54C'est là que la France s'est retrouvée dans la rue pour manifester, d'ailleurs, sa solidarité.
08:00Je ne suis même pas sûr qu'aujourd'hui, on pourrait retrouver autant de gens.
08:04– Mais vous imaginez cette phrase…
08:06– D'abord, pas toute la France.
08:07– Vous imaginez cette phrase « ma vie n'a plus de sens »
08:10quand Salah Abeslam prononce cette phrase.
08:12– Non, mais c'est très choquant.
08:14– Mais c'est extrêmement choquant.
08:15– Non, mais il n'y a rien à dire.
08:15– Moi, je connais un couple qui a perdu ses deux filles, Marion et Anna,
08:22massacrées sur une terrasse le 13 novembre au soir.
08:25Vous imaginez ?
08:26De toute façon, je les connais, ils n'écoutent plus.
08:28Ils se sont barricadés parce qu'ils savent que la société ne peut plus rien pour eux,
08:33que la justice ne peut plus rien pour eux.
08:36Mais voilà, c'est effectivement indécent,
08:39surtout que Salah Abeslam n'a jamais manifesté le moindre remords, le moindre regret.
08:44Voilà, donc ça pose la question quand même des longues peines
08:48pour ce genre d'individus qui mériteraient effectivement la peine de mort,
08:51disons les choses.
08:52– Bah, dans l'absolu.
08:54– Ça ne veut rien dire.
08:55– D'ailleurs, il n'a pas voulu mourir.
08:56Là où ses camarades…
08:58– Ça ne veut rien dire, il mériterait la peine de mort, la peine de mort…
09:00– À ce stade du débat, monsieur…
09:02– On remet le temps, le débat philosophique.
09:05– La peine de mort n'existe plus en France.
09:07– Oui, d'accord, mais on peut dire que pour certains individus,
09:09peut-être serait-elle souhaitable.
09:10– C'est votre avis.
09:11– Oui, c'est mon avis.
09:13– En tout cas, c'est intéressant de comparer…
09:14– Quand vous croisez des familles de victimes, c'est mon avis.
09:16– Non, mais c'est votre avis.
09:18– C'est intéressant de comparer les deux affaires,
09:20la magic et la France, entre Salade d'Islam et le logisticien,
09:23parce que si vous êtes un islamiste radicalisé
09:25qui commence à se poser un peu des questions sur le fait de passer à l'acte,
09:27et que vous voyez l'exemple belge, vous vous dites,
09:29en fait, ça peut coûter 11 ans de prison.
09:31C'est quasiment l'équivalent d'un braquage un peu violent, en fait.
09:33Donc ça vaut le coup.
09:34C'est absolument pas dissuasif.
09:35En revanche, par contre, si vous vous dites,
09:36je vais passer ma vie à croupir en prison,
09:39plus personne ne viendra me voir, je vais être à l'isolement,
09:40je n'aurai plus aucun contact humain,
09:42et ça va durer jusqu'à ma mort.
09:43Peut-être que vous pouvez commencer à réfléchir un peu.
09:45– Philippe Brun, je ne suis pas sûr que tout le monde connaisse son visage,
09:48et sans doute son nom.
09:49Il y avait cinq candidats qui vont finalement s'affronter
09:51dans la primaire de la gauche démocratique et sociale,
09:54Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal,
09:56Jérôme Gage et Emmanuel Morel.
09:58Et vous découvrez Philippe Brun, initialement candidat,
10:01il était exclu de la primaire.
10:02Il est accusé de violence.
10:03L'homme politique a affirmé que ces accusations étaient fausses
10:06et qu'il allait déposer plainte.
10:07Mais, Yoann Ozaï, je voudrais que vous nous racontiez
10:09les circonstances, parce qu'elles sont tout à fait étonnantes.
10:13– En fait, les candidats à la primaire socialiste
10:16avaient jusqu'à minuit, hier minuit,
10:19pour déposer leur candidature.
10:21Philippe Brun avait réuni l'ensemble des parrainages,
10:23donc il s'apprêtait à être officiellement candidat
10:25à la primaire socialiste, seulement une heure avant
10:27la date limite des dépôts, donc aux alentours de 23 heures.
10:31On lui dit, non, non, attendez, il y a un problème,
10:32on vous accuse de violence sexiste.
10:35Donc, il est exclu de la primaire sur la base
10:38d'un témoignage dont il n'avait même pas connaissance,
10:41alors qu'il n'y a absolument aucune plainte,
10:43le procureur n'a été saisi d'aucune plainte.
10:45Donc, sur la base d'un témoignage,
10:47– Et qui a décidé ?
10:48– C'est le bureau national du Parti socialiste.
10:51– Il n'y a pas de recours possible ?
10:52– Il n'y a aucun recours possible.
10:54– Aucun recours possible.
10:55Et en fait, ça ressemble très fortement
10:57à une exécution politique, disons les choses.
11:00– Bon, il a pris la parole cet après-midi, écoutez-le.
11:02– Ce conflit est désormais instrumentalisé par mon propre parti
11:07pour me tuer politiquement.
11:09Pourquoi aujourd'hui, date de fiscalisation des candidatures,
11:13pourquoi ne pas m'avoir entendu
11:14alors que l'on me dit qu'une commission,
11:17et je l'ignorais, a été saisie en juillet
11:19et qu'aucune investigation n'a été menée
11:22et que cette commission n'a même pas encore auditionné
11:25la personne concernée, la plaignante ?
11:28C'est inédit, du jamais vu dans l'histoire
11:31d'un parti politique démocratique.
11:33Je n'accepterai pas d'être sali
11:34et de laisser le moindre doute sur ma personne.
11:37– Ce qui m'étonne, c'est qu'il n'y a aucun recours
11:39administratif possible dans ces cas-là ?
11:41– Non, il ne peut pas faire aucun recours.
11:42– C'est une décision…
11:43– Je crois que c'est madame Johanna Roland
11:45que vous connaissez un peu,
11:47qui est à la manœuvre de tout cela,
11:49puisque je crois qu'elle est présidente par intérim
11:52du Parti Socialiste actuellement.
11:53Enfin, elle a une fonction…
11:54– Non, elle s'occupe effectivement
11:55de l'organisation de la primaire.
11:57– Voilà, c'est ça.
11:58Donc, elle a été à la manœuvre, mais il y a…
11:59– Elle a été directrice de campagne de…
12:01– Oui, elle est très bien.
12:02– …d'Anne Hidalgo il y a cinq ans,
12:04avec le succès qu'on sait.
12:05– Non, mais il y a deux niveaux.
12:08Il y a quand même un niveau…
12:11Personne ne m'empêchera de dire
12:12que j'y vois la marque du sexisme anti-masculin,
12:15que la simple condamnation,
12:19sans preuve d'une femme,
12:22parce qu'elle est femme,
12:24puisse entraîner ces conséquences-là,
12:25pour moi, c'est la marque du sexisme
12:28dans l'environnement intellectuel
12:30qui est celui-là.
12:31Et mais, au niveau du Parti Socialiste,
12:34je pense qu'ils ne sont pas mécontents
12:35d'avoir, je parle sous le contrôle
12:38de gens qui connaissent mieux la politique que moi,
12:40d'avoir un candidat de moins,
12:42ce qui fait que ceux qui auront des résultats,
12:46ils auront un peu plus de voix.
12:47– Mais il s'était prononcé pour la retraite
12:50par capitalisation.
12:51– Oui, en partie, en partie.
12:52– Ah oui, mais ça, c'est quand même…
12:53– Ce n'était évidemment pas la ligne du Parti Socialiste.
12:55– C'est pas la ligne, non.
12:56– Naturellement.
12:57Mais il faut dire que dans cette affaire,
12:59Olivier Faure a prononcé aujourd'hui la phrase suivante,
13:02il a dit « Je crois toujours les femmes ».
13:05La même phrase qui avait été prononcée
13:07par Sandrine Rousseau contre Julien Bayou,
13:09qui a été blanchie par la justice,
13:11et qui avait été contraint à la démission
13:13du poste de secrétaire national
13:14d'Europe Écologie Les Verts,
13:16c'était aussi une exécution politique.
13:18Donc à gauche, on aime bien tuer ses adversaires
13:20avec des méthodes qui sont quand même dignes du stalinisme,
13:23disons les choses.
13:24– Parce qu'il s'agit en effet d'un adversaire.
13:27– Non, non, non, nous n'accepterons aucune modération.
13:30– Non, non, je ne souhaite pas être modéré.
13:31– Pas la moindre modération.
13:32– C'est du stalinisme.
13:33– Attention.
13:33– On va peut-être laisser Staline en dehors de cela.
13:37– Non, non, non, c'est très bien pour lui.
13:40Regardez les méthodes employées.
13:41– Non, mais Philippe Brun gênait,
13:43c'est ce qu'il faut dire.
13:44Je parle sous le contrôle de l'homme.
13:45– Philippe Brun, personne ne le connaît.
13:46– Il gênait parce que, oui,
13:47non, mais il gênait au sein de l'appareil,
13:49au sein des militants, des personnes qui vont dans.
13:51Si, si, au sein des personnes qui vont dans.
13:52Pourquoi ?
13:52Parce que c'est quelqu'un qui est extrêmement proche
13:54d'Olivier Faure à l'origine,
13:56jusqu'à peu près 2025,
13:57il était dans l'équipe d'Olivier Faure,
14:00et puis, sur un certain nombre de questions,
14:02qui sont des questions politiques,
14:03il s'est rapproché de François Hollande.
14:04Donc, c'est quelqu'un qui gênait.
14:06On s'est débarrassé.
14:07C'est quelqu'un qui gênait.
14:08– Le PS, dans cette affaire, est prêt à tout.
14:11Et chacun s'accorde à dire
14:12que M. Glucksmann sera sans doute battu,
14:15que c'est M. Faure qui l'emportera,
14:16parce qu'il tient le parti.
14:19Voilà ce que j'entends et la petite musique que j'entends.
14:21– Non, mais après, ils vont donner des leçons
14:22de démocratie à tout le monde.
14:23– Oui, paraît-il que le PS,
14:26dans ce type de scrutin ou d'élection,
14:30est coutumier du fait.
14:31– Ça pose quand même le sens de la démocratie
14:33au sein du Parti Socialiste,
14:35parce qu'Olivier Faure est juge et parti,
14:37et l'argument qu'il a eu pour justifier l'exclusion,
14:41l'exécution de Philippe Brun,
14:43c'est de dire, ah oui, mais s'il était élu,
14:45on ne pourrait quand même pas avoir un candidat
14:47qui a porté des coups contre une femme.
14:51Voilà.
14:52S'il est élu,
14:53bon, enfin, voilà, c'est un peu coup de fil d'encre.
14:55– C'est l'air du...
14:55– Bon, nos amis de BFM,
14:57alors c'est toujours délicat de parler
14:58de nos concurrents, bien évidemment,
15:01et chaque rédaction fait ce qu'il veut,
15:04et à la ligne éditoriale qu'il souhaite,
15:08je parle chaque rédaction privée,
15:10en tout cas on peut en parler,
15:12le public c'est un peu différent.
15:13Mais il y a effectivement cette information
15:15qui nous a surpris,
15:16la France Insoumise avait annoncé
15:17boycotter BFM pendant une semaine.
15:19Ce délai a expiré,
15:21le parti de Jean-Luc Mélenchon
15:22accepte de nouveau les invitations de la chaîne,
15:23sauf celle de l'émission de Sonia Mabrouk.
15:26Et BFM dénonce une atteinte
15:27à la liberté de programmation
15:29dans un communiqué.
15:30Bon.
15:31Mais il y avait effectivement
15:33un communiqué de BFM,
15:36de BFM de la France Insoumise,
15:40qui rapportait qu'elle avait trouvé
15:41un accord avec BFM
15:43pour, par exemple,
15:45la transparence totale sur la liste des invités
15:47et des thèmes prévus pour les invitations
15:48sur les plateaux de BFM TV.
15:50C'est ce que dit la France Insoumise.
15:52La fin des annulations de dernière minute
15:53de nos oratrices et de nos orateurs,
15:55ce qu'on peut comprendre, effectivement.
15:56La mise en place d'une procédure
15:58d'invitation respectueuse, etc.
15:59Bon.
16:00Que se passe-t-il exactement ?
16:02Je ne peux pas vous le dire
16:04puisque BFM et LFI
16:06ne disent pas la même chose.
16:07BFM a démenti, ça.
16:08C'est ce que je vous dis.
16:09C'est-à-dire, par ailleurs,
16:10nous avons protesté
16:11contre ce qui nous apparaît
16:11dans cette rentrée
16:12comme étant une dérive
16:13de plus en plus manifeste
16:14de la ligne éditoriale de BFM.
16:15Donc, en clair,
16:16LFI a dit
16:17« On ira à BFM
16:18si vous acceptez nos conditions. »
16:21En milieu d'après-midi,
16:22sort un communiqué
16:22disant que BFM et LFI
16:24se sont mis d'accord
16:25avec, effectivement,
16:26des règles très précises.
16:27En gros,
16:28vous nous posez...
16:28On saura les questions
16:29que vous nous posez.
16:30On sait les sujets
16:31qu'on abordera
16:32et on sait les invités
16:33qu'il y aura.
16:34Bon.
16:34Et BFM, en fin de soirée,
16:36dit « Non, ça ne s'est pas passé comme ça. »
16:37Donc, qui ment ?
16:37Je n'en sais rien.
16:38Il y a un point particulier,
16:40c'est Sonia Mabrouk.
16:41Sonia, quoi qu'il arrive,
16:42elle est exclue de la grille.
16:43Mais est-ce que c'est normal ?
16:44Moi, je ne connais pas votre métier
16:45comme vous le connaissez.
16:46Est-ce que c'est normal
16:47qu'un parti politique
16:50puisse refuser
16:51d'aller chez cette personne
16:53et continuer à avoir des rapports ?
16:55Mais ça, c'est la possibilité
16:56de la rédaction.
16:57Sur notre chaîne,
16:58ici,
16:59ça ne se passerait pas.
17:00D'accord.
17:00Parce que nous avons des patrons
17:01qui nous défendent.
17:03C'est ça.
17:04Et ce qui nous donne
17:05une très grande liberté d'antenne.
17:07Bien sûr.
17:07Et souvent,
17:08quand très gentiment
17:09on me dit
17:09« Vous avez du courage, etc. »,
17:10je dis
17:10« Le courage que j'ai,
17:12c'est mes patrons qui me le donnent. »
17:13Parce que je sais
17:14qu'ils seront derrière moi.
17:15C'est facile pour moi
17:16d'une certaine manière
17:17puisque je sais
17:18que nos patrons sont là.
17:20Si tu sais
17:20que ton patron te lâche
17:22ou que lorsque tu es toxique
17:24pour une raison quelconque
17:26dans l'espace médiatique
17:27auprès de certains,
17:28si on te lâche immédiatement,
17:30ça change ta psychologie.
17:31J'ai connu des patrons,
17:32je ne les citerai pas.
17:34Quand tu te venais
17:35un tout petit peu toxique,
17:36ils te lâchaient
17:37à la seconde.
17:38Je ne dirai pas qui.
17:39Mais ça peut exister.
17:40Non, mais sans vouloir défendre...
17:42Donc, c'est à BFM
17:42de défendre
17:43ce qu'il y a à Mavrouk
17:44et si vous voulez, je lise.
17:45Sans vouloir défendre la France...
17:45Les filles ne viennent pas
17:46dans toutes les émissions
17:47sur CNews.
17:48Ils viennent chez Laurence
17:51et ils viennent
17:51dans le Grand Rendez-vous.
17:52Il y a M. Bompard
17:53qui va chez vous.
17:54Bien sûr, mais ils peuvent venir.
17:56Et le paradoxe,
17:57c'est que Mme Aubry,
17:58elle vient sur Europe 1
17:59quand je l'interroge.
17:59Mais elle ne veut pas
18:00venir sur CNews.
18:01C'est compliqué dans leur tête.
18:03Sans vouloir défendre
18:04la France insoumise,
18:05finalement,
18:06quand on gueule,
18:07pardon pour l'expression,
18:09ça marche mieux.
18:11J'ai vu Mélenchon
18:12engueuler
18:13le pauvre Benjamin
18:14du Hamel.
18:14Il était dans
18:15ses petits souliers.
18:17Et trois jours après,
18:18il y avait un type du RN.
18:19Ils le traitaient
18:20comme avec des invultures.
18:22Ils ont qu'à lui répondre.
18:23Qu'est-ce que vous voulez ?
18:24Je vous dise.
18:24Est-ce que vous avez
18:24des infos à nous donner ?
18:27Là-dessus précisément ?
18:28Oui.
18:29Non, je n'ai pas d'infos
18:29particulières,
18:30mais vous avez dit l'essentiel.
18:31C'est quand même
18:31que la France insoumise
18:32veut choisir les invités,
18:34veut choisir la ligne
18:36et veut choisir les sujets.
18:37En fait, ils veulent être
18:38rédacteurs en chef de l'émission.
18:40C'est ça.
18:40Ils veulent se substituer
18:41à la rédaction en chef.
18:42Mais encore une fois,
18:43ce n'est pas nouveau.
18:44C'est la France insoumise.
18:45On sait très bien
18:45ce qui se passerait
18:46s'ils arrivaient au pouvoir.
18:47On en a là un exemple,
18:49mais ça serait bien pire
18:51s'ils gagnaient
18:52effectivement en mai prochain.
18:53Alors, Destination TV,
18:54qui est un excellent compte Twitter
18:57que je suis régulièrement
18:58sur X, a écrit
19:02« C'est l'idée renversante et simple,
19:04jamais exprimée auparavant
19:05avec cette force
19:06que le sommet du bonheur humain
19:07réside dans la soumission
19:09la plus absolue. »
19:10Michel Houellebecq,
19:11Soumission 2015.
19:13Ça, ce livre.
19:14Ce livre est tellement prophétique
19:16en tout cas.
19:17Oui, effectivement.
19:18Bon, enfin,
19:20je vais vous dire,
19:21l'impression que j'ai,
19:22c'est qu'il y a eu sans doute
19:23un accord,
19:24qu'ils ont vu le bordel
19:25que ça ressemble à ça.
19:26Et qu'ils ont rétropédalé derrière
19:28et toute la rédaction animique.
19:29Comment ça ?
19:30Vous avez signé un accord comme ça
19:32et que la direction
19:35avait peut-être pris une décision
19:36et que les cadres
19:38sont entrés dans le bureau
19:39de la direction.
19:40Non, attendez,
19:40vous ne pouvez pas faire ça
19:41et qu'on rétropédale.
19:43Voilà le sentiment que j'ai.
19:45En attendant,
19:45toutes les rédactions
19:46qui ne sont pas attaquées
19:47par la France Insoumise
19:48doivent se poser des questions
19:49quand même
19:49puisque ce que vient de dire Yoann
19:50est parfaitement vrai.
19:51Ils ont décidé de tout.
19:52Donc, par exemple,
19:52ils n'ont pas de problème
19:53avec France Info.
19:54Ça a l'air d'être très bien.
19:54France Inter,
19:55ils les critiquent très peu.
19:56Ah ben, ils sont chez eux.
19:57Il y a moins de questions
19:58à se poser.
20:00Il pense pareil.
20:01Mais il pense pareil.
20:03C'est un très délire.
20:04Il pense pareil.
20:05Il joue à domicile.
20:07Évidemment.
20:08Non, non,
20:09il n'y a pas de souci.
20:11Bon, on aime le soir
20:14effectivement faire
20:15cette rubrique médiale.
20:17Les personnels de Radio France
20:17ont voté hier
20:18le principe d'une nouvelle grève
20:19lundi 21 septembre
20:20pour protester
20:21contre le recrutement
20:21des responsables
20:22de Valeurs Actuelles.
20:23Vous le savez,
20:24Charles Sapin
20:25dont on n'a jamais autant parlé.
20:27Et je vous propose
20:28de voir le sujet
20:29d'Alexis Prince
20:30avec cette grève
20:32qui arrive programmée
20:33le lundi 21 septembre.
20:35C'est une pastille
20:37de 2 minutes 30
20:38décidément impossible
20:39à avaler.
20:41Convoqué hier
20:41en Assemblée Générale,
20:43une centaine de salariés
20:44de Radio France
20:44a décidé que la grève
20:45entamée ce week-end
20:46connaîtrait un deuxième volet
20:47lundi prochain.
20:48Après un début
20:49de mouvement très timide
20:50qui a suffi
20:51à largement perturber
20:53les antennes du groupe,
20:54les syndicats
20:55sont plus que jamais
20:56conscients
20:56de leur pouvoir d'action.
20:57Les syndicats
20:58sont très puissants.
20:59Même si c'est une minorité,
21:02ils tiennent la maison
21:03parce que c'est eux
21:04qui dirigent les régies,
21:06qui dirigent
21:07tout ce qui est technique.
21:08Donc on appuie sur un bouton,
21:09on bloque tout.
21:09J'ai rarement vu,
21:11et je pouvais vous dire
21:12que des grèves,
21:12il y en a eu
21:13dans le service public,
21:14rarement vu
21:15les syndicats plier.
21:17C'est plutôt
21:17la direction qui plie.
21:18Et pourtant,
21:19la direction tient toujours.
21:21Sybille Veil
21:22et Céline Pigalle
21:22maintiennent l'argument
21:23du pluralisme
21:24et rappellent qu'au moment
21:25de son recrutement,
21:26Charles Sapin
21:26travaillait toujours au point,
21:28journal jugé
21:29plus modéré
21:29que Valeurs Actuelles.
21:30Selon Michel Goldstein,
21:32ancien rédacteur
21:33télévision,
21:34l'audiovisuel public
21:35a pris un virage à gauche
21:36à l'époque de l'arrivée
21:37de Delphine Ernot.
21:38Vous vous rendez compte
21:39que le parti socialiste
21:40qui représente 1,75,
21:42ce sont eux
21:43qui ont mis la mainmise
21:44sur le service public.
21:45Et là,
21:46ils sont en train aussi
21:47de se faire déborder
21:48par LFI.
21:49Depuis 10 ans,
21:50Radio France a connu
21:51près d'une vingtaine
21:52d'épisodes de grève,
21:53le plus long
21:53contre un plan social
21:55ayant atteint
21:5563 jours consécutifs
21:57fin 2019.
21:59Bravo à Céline Pigalle
22:00qui tient,
22:01bravo à la direction
22:02de France Inter
22:03qui tient le bateau.
22:04Bravo,
22:04je leur dis bravo,
22:06je suis avec eux,
22:06je suis dans ce combat.
22:07Non,
22:07parce qu'un jour de grève,
22:09c'est un jour de fête
22:10pour moi.
22:10Non,
22:11clairement,
22:11bravo.
22:12Alors,
22:12ce qui est extraordinaire,
22:13c'est qu'elle...
22:14Vraiment,
22:14elle fait preuve de courage,
22:16elle est là,
22:17elle tient,
22:17c'est Jeanne Hachette
22:19qui monte.
22:22Jeanne Hachette
22:23qui monte sur le château,
22:29vous laissez dire.
22:31Bravo,
22:31bravo Céline.
22:32il y a un article merveilleux
22:33dans le monde
22:34qui est évidemment
22:36solidaire
22:37du front
22:38du front syndical
22:39et qui ironise
22:42sur monsieur Sapin
22:43qui montre
22:43à quel point
22:44on a raison
22:45de se meufier de lui
22:46parce que sur France TV,
22:47je crois,
22:48il a soutenu
22:50le fait
22:51qu'il pouvait y avoir
22:52effectivement
22:52une préférence nationale.
22:54Le fait que Charles Sapin
22:56ait dit il y a deux jours
22:56que la préférence nationale,
22:58c'est bien
22:58pour le droit de vote,
23:01pour les logements,
23:02c'est formidable.
23:03Donc c'est la preuve
23:04de la forfaiture
23:05de monsieur Sapin.
23:06La préférence nationale,
23:07elle existe
23:07dans plein de domaines
23:08et notamment
23:08dans le monde de la culture.
23:11Ils sont en train
23:12d'inviter juste la pause.
23:14Non, non, pas de pause.
23:15A chaque fois,
23:16je vous le dis,
23:16la pause.
23:20Vous connaissez
23:21Eric Tegner,
23:21évidemment,
23:22qui anime
23:22l'émission 100% Frontières.
23:24Il est avec nous
23:24dans ce studio
23:26avec Jules Therès également
23:27qui est dans un coin
23:28du studio
23:29parce que tous les deux
23:30vont sortir
23:31un nouveau magazine
23:32qui fait de rembler
23:32déjà tout Paris,
23:34l'infiltrer.
23:34Vous allez nous en parler
23:35dans une seconde.
23:36Mais avant cela,
23:38j'apprécie Benjamin Duhamel
23:39et je l'apprécie
23:40comme j'apprécie
23:41Léa Salamé
23:41parce que l'un et l'autre,
23:42je trouve,
23:43ont beaucoup de talent.
23:44Ce sont des jeunes journalistes
23:45et que notre profession
23:47soit représentée
23:48par des gens
23:49de cette qualité,
23:50c'est plutôt
23:51une bonne chose
23:52dans le monde politique
23:53aujourd'hui
23:53quand on voit
23:54ceux qui ont succédé...
23:55Ça serait bien
23:55qu'ils disent
23:55la même chose de vous.
23:56Eh bien,
23:59vous êtes méchante.
24:01J'ai pas pu m'en prêcher.
24:02Mais peu importe
24:04ce qu'il dit de moi,
24:05c'est pas le sujet,
24:06vous en savez rien.
24:07Il vous écoute
24:08et il dit
24:09c'est insupportable,
24:10Goldanel.
24:10Il faut arrêter
24:11avec les petits souliers.
24:12Ce matin,
24:12j'ai fait l'interview
24:13que je devais faire
24:13avec Tondelier
24:14et il m'a envoyé
24:14un petit texto.
24:16Il dit...
24:16Donc voilà,
24:17vous avez dit
24:18qu'il était dans
24:18ses petits souliers
24:19face à Mélenchon.
24:20Et Mélenchon est parti
24:21en faisant un doigt d'honneur
24:23précisément
24:23à Benjamin Duhamel.
24:25Donc...
24:25Il l'a...
24:26Je persiste.
24:26Donc voilà,
24:27je persiste.
24:29Je prends sa défense.
24:30Oui, oui,
24:30bien sûr.
24:31C'est la solidarité.
24:32C'est le concorporatif.
24:33Pas la solidarité du tout.
24:34Franchement,
24:35je ne suis pas solidaire
24:35avec tous les journalistes.
24:37Loin de là.
24:37J'affirme
24:38que lorsque M. Mélenchon...
24:40Alors,
24:40à des charges,
24:41M. Benjamin,
24:42il venait d'arriver
24:43à la France Inter.
24:45Mais il l'a martyrisé.
24:47Il lui a hurlé dessus.
24:48Et je peux vous dire,
24:50persiste et signe,
24:51le Benjamin,
24:51il était dans ses petits souliers.
24:53Bon,
24:53j'y peux rien, moi.
24:54Ne dites pas
24:55le Benjamin non plus.
24:57Soyez, soyez.
24:58Ça se voulait affecter.
24:59Bon,
25:00je ne pense pas
25:01qu'il l'ait pris comme ça.
25:02Bon,
25:03on va parler
25:03dans une seconde.
25:05Tiens, justement,
25:06avant de parler
25:08de l'infiltré,
25:08voyons la séquence
25:09de Marine Tondelier
25:10ce matin
25:12avec Benjamin Duhamel.
25:13C'est notre rubrique
25:14médias.
25:15On en parle tous les soirs.
25:16Il se trouve
25:17que les gens
25:17sont aussi intéressés
25:18par cela.
25:19Parce que
25:19comment l'actualité
25:20est traitée
25:21dans les autres médias,
25:22c'est un vrai sujet.
25:23C'est l'autre campagne présidentielle.
25:25Et cette autre campagne,
25:26elle est importante.
25:27Donc,
25:28voyez cet extrait
25:28avec Marine Tondelier.
25:30Écoutez,
25:31c'était une émission
25:31d'une heure quinze
25:32que j'invite tout le monde
25:32à regarder
25:33qui était très intéressante
25:34où on demandait
25:34de la spontanéité.
25:35Ce n'était pas
25:36un état d'esprit
25:36QCM historique.
25:38Voilà.
25:38Et donc,
25:38évidemment,
25:39comme ça se passe aujourd'hui,
25:40une séquence est extraite
25:41sur un réseau social
25:43qui ne veut pas du bien
25:43à l'écologie
25:44et qui veut plutôt du bien
25:45à l'extrême droite.
25:45Et l'algorithme
25:46a favorisé la diffusion.
25:48Repris ensuite
25:48par la Bolo Sphère,
25:49CNews,
25:50JDD,
25:51Paris Match,
25:51comme d'habitude.
25:52Puis,
25:52quand on dit Twitter,
25:53vous n'avez qu'à pas y aller,
25:54en fait,
25:55ça a pris sur le réel.
25:55Et ça se retrouve ce matin
25:57sur France Inter.
25:57Monsieur Duhamel,
25:58demandez à Jean-Luc Mélenchon
26:00qui est né en 1951
26:02en un mot de résumé
26:03le mandat d'Albert Lebrun.
26:05Demandez à M. Retailleau
26:06qui est né en 1948
26:07le résumé en un mot
26:08le mandat de Vincent Auriol,
26:09c'est-à-dire les présidents
26:10qui sont aussi nés
26:10deux ans avant leur naissance.
26:13Elle revenait évidemment
26:14sur cette sortie.
26:16Ce qui est formidable,
26:17c'est qu'en gros,
26:19ce que dit Marine Tondelier,
26:20c'est qu'elle soit un culte,
26:21ce n'est pas très grave,
26:22mais que tout le monde le sache
26:23à cause de CNews,
26:24ça c'est un problème.
26:25Voilà ce que dit Marine Tondelier.
26:26C'est quand même formidable,
26:27sincèrement.
26:28Elle prend l'exemple
26:29de président de la République
26:30de l'époque
26:31qui n'avait aucun pouvoir,
26:33rien à voir
26:33avec la Ve République.
26:35Elle ne sait même pas ça.
26:37Je pense que c'est un drame
26:38justement culturel,
26:41Mme Tondelier.
26:42Je pense qu'elle ne connaît
26:43rien à rien.
26:45Mais que ça ne la dérange pas.
26:47C'est-à-dire que maintenant,
26:48elle est partie d'une génération
26:49où l'inculture n'empêche pas
26:51de dormir.
26:52Mais en plus,
26:52elle est de mauvaise foi
26:53parce qu'elle dit
26:53qu'ils ont pris une séquence.
26:54Non, moi j'ai écouté
26:55toute la séquence.
26:56Ça dure assez longtemps.
26:57Il n'y a pas de commentaire
26:59surtout qu'en président.
27:00En plus,
27:00la séquence n'est pas chez nous.
27:03Elle a été faite
27:03effectivement sur LCI
27:05et c'est très rare.
27:05On a pris 2 minutes 30.
27:07Elle dure 2,30 la séquence.
27:09Et on lui demande
27:10de dire un mot
27:11sur un président.
27:12Un mot,
27:13comme ça se passe,
27:13pour qualifier le président.
27:14Elle en est incapable.
27:16Elle ment totalement.
27:17Elle parle de Cucer.
27:19Elle ne sait rien.
27:21De toute façon,
27:22je ne sais pas,
27:23je n'étais pas née.
27:24Ça tue.
27:25C'est tout le temps
27:25la même défense.
27:26Ça me fait penser
27:26à Macron avec la gifle
27:27de Brigitte.
27:28Dans un premier temps,
27:29ils avaient dit
27:29c'est les algorithmes,
27:30c'est les Russes.
27:31Et en fait,
27:31aujourd'hui,
27:31quand vous dites n'importe quoi
27:32et que vous êtes du camp du bien
27:33en règle générale,
27:34vous pouvez accuser
27:35les Russes,
27:36Elon Musk,
27:37Bolloré.
27:38Et à partir de là,
27:38vous êtes tranquille.
27:39La faute est pardonnée
27:40puisque c'est les méchants
27:44n'y a où aussi
27:45à son rôle ?
27:46Bien sûr.
27:47Bon.
27:49L'infiltré.
27:50Alors l'infiltré,
27:51Eric Tegner est avec nous
27:53et puis Jules Therès.
27:55Mais venez,
27:56venez près de moi,
27:57Jules.
27:57Écoutez,
27:58on en va.
27:58Venez près de moi.
27:59Vous avez...
28:00Il y en a de moi.
28:02Il y en a contre vous.
28:03Mais non,
28:03mais venez près de moi.
28:04Vous savez,
28:04je le connais,
28:05il ne vous rendra jamais la place.
28:07Je le connais pas encore,
28:08Jules Therès.
28:08Regardez comment il est
28:08un paternaliste.
28:10Il n'est pas très grave.
28:11L'infiltré,
28:12c'est quand ?
28:13C'est quoi ?
28:13Alors l'infiltré,
28:14c'est un journal qu'on lance
28:15avec Jules Therès.
28:16C'est un journal hebdomadaire
28:17d'investigation
28:17qui veut révéler
28:19tout ce qu'on ne révèle pas
28:20aujourd'hui.
28:20Vous le savez, Pascal,
28:21dans le petit Paris,
28:22finalement,
28:23bourgeois,
28:24germanopratin,
28:25il y a énormément
28:26d'informations qui circulent.
28:27Et en règle générale,
28:28pour des logiques
28:29de conflits d'intérêts,
28:30de connivences,
28:31ces informations
28:31ne sortent jamais.
28:32Et nous,
28:33avec l'infiltré,
28:33on fait une promesse
28:34avec Jules,
28:35c'est que tout ce qui sera
28:36vérifié sera publié.
28:37On n'est pas là pour plaire.
28:43C'est un journal professionnel,
28:44mais une info privée,
28:45en revanche,
28:45il y aura tout.
28:46Mais Pascal,
28:46si jamais on a un responsable
28:48politique, pardon,
28:49qui par exemple
28:50s'en est pris à Charles-Aloncle
28:51lorsqu'il y a eu,
28:52vous savez,
28:52cette fausse information
28:53dévoilée par Paris Match
28:54qui disait qu'il était
28:55avec sa collaboratrice.
28:56Si on voit qu'il y a
28:57un député qui s'en prenait
28:59à Charles-Aloncle
28:59et qui fait,
29:00qui finalement aujourd'hui
29:01est avec sa collaboratrice,
29:02c'est une information
29:03d'intérêt général.
29:04Parce que ça montre finalement
29:05qu'il tient un discours public
29:06et il n'est pas obligé
29:07de le faire
29:08au détriment
29:09et en contradiction du fond.
29:10Il y a un deuxième sujet,
29:11Pascal.
29:11C'est le sujet aujourd'hui,
29:12on en parle souvent,
29:13le sujet par exemple
29:14de la consommation de cocaïne.
29:16On a appris ces dernières semaines
29:17qu'il y a un conseiller ministériel,
29:19un ancien conseiller ministériel
29:20de Gabriel Attal
29:21qui consommait de la cocaïne
29:23lorsqu'il était conseiller.
29:24On aurait aimé le savoir à l'époque.
29:26On aurait aimé poser des questions.
29:28On sait que Sébastien Lefort...
29:28Vous parlez de l'interview
29:29qu'il a donnée
29:29à Vanity Fair
29:30durant le mois de juillet.
29:32Et c'est intéressant.
29:33Interview vérité qu'il a donnée.
29:35Et pourquoi il l'a donnée ?
29:36Il l'a donnée parce qu'il a dit
29:37que finalement c'est une information
29:38qui allait sortir
29:39parce qu'il y avait une vidéo
29:40qui circulait dans des rédactions.
29:42Mais on ne l'a toujours pas vue
29:42cette vidéo.
29:43Combien de pages ?
29:45Huit pages.
29:47Quel rythme hebdomadaire ?
29:48Oui, c'est tous les mardis à 20h.
29:50C'est huit pages.
29:51C'est accessible sur un moment.
29:53C'est numérique, en effet.
29:55En fait, c'est...
29:56C'est le canard enchaîné
29:57version numérique.
29:58Voilà.
29:58Et pas sur le même angle.
29:59C'est un journal digital d'information.
30:02D'accord.
30:02Mais vous allez avoir le temps
30:04de faire tout ça
30:04avec le nombre de travails
30:06que vous faites déjà ?
30:08Alors, croyez-moi,
30:09mon directeur m'a dit oui.
30:11Oui, parce qu'il travaille au JDD.
30:13Bien sûr.
30:14Notre ami Torres.
30:15Si, si.
30:15Et vous, vous êtes à 100% le lundi et le mardi.
30:17Vous êtes à 100% frontières.
30:19Vous êtes le matin.
30:20Vous avez déjà une info.
30:22Le 29 septembre, vous m'avez dit.
30:23Le 29 septembre.
30:24Il y aura une trentaine d'informations
30:26exclusives dans chaque numéro.
30:27Et croyez-moi,
30:28depuis qu'on a annoncé l'infiltré,
30:29Pascal, il y a énormément de gens
30:30qui finalement nous écrivent.
30:32Il y en a qui ont peur
30:32et il y en a qui nous écrivent.
30:34Parce que s'il y a un infiltré,
30:35il y a des infiltrés.
30:37Et des infiltrés, il y en a partout.
30:38Il y en a dans les partis politiques,
30:39dans les ministères,
30:40dans les entreprises,
30:41dans les médias,
30:42qu'ils soient privés au public,
30:43il y en a partout.
30:43Et on va enquêter sur tout le monde,
30:45Pascal.
30:45C'est-à-dire qu'il y a l'audiovisuel public,
30:47évidemment, différents médias.
30:48Vous savez, on pourrait nous dire
30:49oui, mais vous n'allez enquêter
30:50que sur la gauche et le centre.
30:51Vous avez un parti pris.
30:53Par exemple, on l'a dit avec Jules,
30:54il y a une question qui se pose en ce moment.
30:56C'est qui est la taupe
30:57au Rassemblement National
30:58qui finalement a dévoilé
31:00énormément de choses à Libération.
31:02Qui est cette taupe ?
31:02Vous le savez bien qui est la taupe.
31:04On le dira le 29 septembre.
31:06Vous le savez bien.
31:07On ne sait pas, on peut savoir.
31:08On a le droit au bonheur.
31:09Vous abonnez, Jules Ouïa.
31:11Le prix, le prix, le prix.
31:12Bien entendu.
31:13En ce moment, il y a une réduction.
31:14Il y a une réduction, évidemment.
31:16Et donc, c'est un abonnement annuel.
31:17Donc, il faut aller sur notre site,
31:18en effet, pour s'abonner.
31:19Et pas juste pour soutenir l'investigation,
31:21mais vraiment pour avoir l'info
31:22avant tout le monde.
31:23Et le prix, c'est ?
31:24On est sur 190 euros annuels.
31:26Ah oui.
31:27Et en ce moment, ils ont une vraie réduction.
31:28190 euros annuels pour 3, 2, 2,
31:30ce qui fait de 3, 4 euros le numéro.
31:33Exactement.
31:33Il y aura 50 numéros par an.
31:35Totalement.
31:36Il y avait un article dans le monde.
31:37Bon, allez.
31:37Bon, on avance.
31:38C'est déjà fait.
31:38Je reste sur l'infiltré,
31:39puis je vous rends votre place plus tard.
31:40L'infiltré, justement,
31:43ça concerne peut-être Pigasse.
31:44Parce que ce qu'on a appris hier,
31:46et c'était très intéressant,
31:48justement, dans le Canard Enchaîné,
31:49je vous ai donné cette information,
31:51c'est que M. Pigasse,
31:52il a passé des vacances de rêve
31:54pour 430 000 euros.
31:56Et vous, vous disiez plus.
31:58Mais ce qui est drôle,
31:59c'est qu'on a...
32:00Alors, vous allez voir l'endroit de rêve
32:03qu'il a réservé cet été.
32:07Et j'ai demandé à Serge Nedjar
32:08d'organiser le prochain séminaire
32:11sur l'île Moustique.
32:13Il faut voir à l'intérieur,
32:14c'est une preuve de mauvais goût,
32:16la décoration.
32:17Oh, on s'en compte.
32:18On s'en compte.
32:19On s'en compte.
32:19On s'en compte.
32:31Mais ce qui est drôle,
32:33c'est qu'on a...
32:34Alors, évidemment,
32:35le numérique a de la mémoire
32:37et c'est vraiment absolument terrible.
32:38C'est qu'on a retrouvé
32:40une interview de M. Pigasse.
32:42On lui disait,
32:43toi qui es de gauche,
32:45qui as été punk,
32:46qui a aujourd'hui réussi dans la vie,
32:48est-ce que tu...
32:49Alors, je n'arrive pas à lire malheureusement.
32:51Est-ce que tu as gardé des réflexes
32:52d'anciens pauvres ou de nouveaux riches ?
32:53Voilà.
32:55Et il répond...
32:57Et il répond,
32:57je vais te le dire autrement,
32:59j'ai rien changé dans ma vie,
33:00jamais.
33:00Je circule à pied,
33:02en métro ou à vélo.
33:03Je vais faire mes courses moi-même
33:04dans le nord de Paris.
33:06J'ai rien changé à mon mode de vie,
33:07jamais.
33:07C'est merveilleux.
33:08C'est la duplicité
33:10de l'extrême gauche
33:11dans toute sa splendeur.
33:12C'est ça qui est...
33:13Je ne reproche pas.
33:14En fait,
33:16tout est faux
33:17chez ces gens-là.
33:18C'est ça
33:20qu'on peut souligner.
33:21Ce qui n'est pas tout à fait vrai,
33:23les gens de droite
33:24ont sûrement des défauts,
33:25bien sûr,
33:26mais tout est faux
33:27chez ces gens-là.
33:28Et on les connaît,
33:28nous les connaissons,
33:29etc.
33:30Tout est faux.
33:31Et c'est de la posture.
33:32Ça s'appelle.
33:33Il n'y a pas que lui,
33:34les artistes,
33:35les comédiens,
33:36etc.
33:36Il y en a beaucoup.
33:37Ils te disent d'ailleurs
33:38off des choses
33:39qu'ils ne te disent pas
33:39d'antenne.
33:40C'est ça que...
33:41Alors là,
33:41dans l'infiltré,
33:42vous pourrez effectivement...
33:43Mathieu Pigat,
33:44c'est un vrai sujet.
33:45Oui.
33:47Bon,
33:47comme vous dites.
33:48Et puis,
33:49il y a autre chose également,
33:50visiblement,
33:53je crois qu'il y a
33:56sur les réseaux sociaux,
33:58il y a...
33:59Je crois que ce sont des pouces,
34:00c'est bien cela,
34:01qui a publié...
34:02Voilà.
34:04Sa compagne.
34:05Elle publie toutes les photos
34:05de ses vacances, oui.
34:06Elle a publié
34:07toutes les photos
34:08de ses vacances.
34:09Et qu'est-ce qui est choquant
34:10là-dedans,
34:11dans les photos
34:11de ses vacances ?
34:12À partir du moment
34:12où vous validez
34:13le fait de faire des vacances
34:14à 500 000 euros,
34:15il n'y a rien de choquant,
34:15c'est juste qu'on voit
34:16un peu mieux.
34:17Donc,
34:18dans ce tweet
34:19que vous voyez,
34:20Eugénie Bastier
34:20a réagi à une story
34:21de Vassila Médas,
34:23qui est manifestement
34:24la compagne
34:24de Mathieu Pigas,
34:25qui pendant ses vacances
34:26dans un palace
34:27de l'île Moustique
34:28à 130 000 euros
34:29la semaine,
34:29montre un livre
34:30qui parle des quartiers
34:30populaires,
34:31qui s'inscrivent en marge
34:32de la préservation du climat
34:34dans une publication Instagram.
34:35C'est ça que vous avez vu.
34:36Donc voilà,
34:37tu es à 130 000 euros
34:39la semaine,
34:39mais tu publies
34:41effectivement
34:41cette publication.
34:47Donc,
34:48tu publies ce livre.
34:51J'attends le sketch
34:52de nos amis
34:53qui au théâtre
34:55font M. Connace.
34:57Un mot sur Mbappé,
34:58peut-être,
34:58avec la séquence
34:59lors de Elche Real Madrid.
35:03Effectivement,
35:04Mbappé n'a pas voulu
35:05porter le maillot
35:07en soutien
35:08des habitants
35:09de Ceuta.
35:10Donc,
35:11tous les autres joueurs
35:12ont un maillot
35:14pour soutenir
35:16la ville de Ceuta,
35:17qui est une ville espagnole.
35:18Et puis,
35:18les migrants
35:18sont arrivés
35:19sur le territoire.
35:21Et vous voyez
35:22deux joueurs,
35:22Vinicius,
35:23qui est un joueur brésilien,
35:24et Mbappé,
35:26vous le voyez
35:26à l'extrême droite,
35:27Mbappé,
35:28qui se touche la tête.
35:29Donc,
35:30il fait le minimum.
35:31Et puis,
35:32dès qu'il n'a pas
35:33déplié entièrement
35:33son maillot,
35:34comme vous le voyez,
35:35donc on ne voit pas
35:36ce qui est inscrit.
35:37Et puis,
35:37dès qu'il peut l'enlever,
35:38évidemment,
35:39il l'enlève
35:40le plus rapidement possible.
35:41Ce qui a fait réagir
35:42d'ailleurs Marion Maréchal,
35:44qui a trouvé ça
35:46scandaleux.
35:47Bon,
35:47c'est la liberté d'expression.
35:48Il a le droit de faire
35:49ce qu'il veut,
35:50Mbappé ?
35:50Il a le droit de faire
35:51absolument ce qu'il veut.
35:51Maintenant,
35:52on peut commenter
35:52ce qu'il a dit
35:53par ce geste.
35:54Moi,
35:55je trouve qu'il y a
35:55un manque de compassion
35:56absolu.
35:56Il a le droit de vouloir
35:57défendre les migrants,
35:58il a le droit pour l'immigration,
35:59etc.
35:59Même s'il n'en subit pas
36:00les conséquences.
36:01Mais par contre,
36:01là,
36:01on est en train de parler
36:02d'une enclave espagnole.
36:03Il joue en Espagne.
36:04Soit disant,
36:05c'est le rêve de sa vie
36:06de jouer en Espagne.
36:06Et il n'a absolument
36:07aucune compassion
36:08pour les gens
36:08dont on entend
36:09les témoignages
36:09maintenant depuis un mois
36:10qui vivent en gros
36:12quasiment l'enfer.
36:12C'est terrible
36:13d'être à ce point-là
36:14étranger.
36:15La souffrance des migrants,
36:16je veux bien qu'on en parle,
36:17mais la souffrance des gens
36:17qui subissent l'immigration,
36:18elle existe aussi.
36:19Et là,
36:19ce n'était pas grand-chose
36:20de porter un t-shirt
36:21quelques secondes
36:22et il en est incapable.
36:23Il a les yeux secs.
36:24Ce n'est pas la première fois
36:25qu'il prend,
36:26entre guillemets,
36:26une position politique.
36:27En mai dernier,
36:29il avait dit
36:29oh là là,
36:30si le RN arrive au pouvoir,
36:32moi,
36:33je m'y opposerais.
36:34Non,
36:35c'est le moment
36:35des législatives.
36:36Et Naël,
36:37le petit ange.
36:38C'est même il y a deux ans.
36:39Il y a deux ans.
36:40Mais je trouve que Marion Maréchal
36:41a bien...
36:41Il n'a pas redit récemment ?
36:42Et puis il y avait
36:43le petit Naël,
36:44ce petit ange,
36:45il n'a pas redit trop tôt.
36:45Voilà, ce petit ange.
36:46Il avait écrit
36:47j'ai mal à ma France,
36:48une situation inacceptable,
36:49toutes mes pensées vont pour la famille
36:50et les proches de Naël,
36:51ce petit ange,
36:52parti beaucoup trop tôt.
36:53Mais je trouve que Marion Maréchal
36:54a bien résumé les choses.
36:56Alors que le Real Madrid
36:56affiche son soutien
36:57aux habitants de Ceuta,
36:59Mbappé et Konaté,
37:00qui est aussi un joueur français,
37:02refusent de s'associer
37:02et cachent le message
37:03sur leur T-shirt.
37:04Pourquoi ce mépris ?
37:05Pourquoi se sentent-ils
37:07solidaires de toutes
37:08les souffrances du monde
37:09mais jamais celles des Européens ?
37:11Et ça, ça rejoint
37:11ce que vous dites souvent.
37:13Bien sûr.
37:14Bien sûr.
37:17C'est la préférence,
37:18c'est ce que je dis,
37:19la préférence pour l'autre.
37:20Mais à décharge
37:21de M. Mbappé,
37:22il a été élevé
37:25dans le cadre
37:26de cette idéologie.
37:28Et d'une certaine manière,
37:30c'est une victime.
37:32Le périscolaire,
37:33on en parle aujourd'hui
37:34et le maire socialiste
37:35de Paris,
37:36Emmanuel Grégoire,
37:36a fait part
37:37de ses profonds regrets.
37:38Mais je voulais vous faire
37:39écouter une phrase
37:39qui est passée un peu hier à l'As,
37:41qui est la phrase
37:43de Anne Hidalgo.
37:45On l'a interrogée
37:46sur ce qui s'est passé.
37:48Elle a dit
37:49qu'elle n'y était pour rien
37:50puisque son administration
37:51n'a pas suivi
37:53ses consignes.
37:54Et elle l'a regrettée.
37:55Et elle a dit
37:57cette phrase absolument
37:59étonnante
37:59que vous allez
38:00entendre à l'instant.
38:02Elle a dit
38:03« C'est fâcheux. »
38:04C'est fâcheux.
38:05Alors,
38:06si je fais tomber
38:07mon portable,
38:08c'est fâcheux.
38:09Si je renverse
38:10le café
38:11sur la table,
38:12c'est fâcheux.
38:14Mais là,
38:14on parle d'enfants
38:15qui ont été
38:16violés,
38:18agressés sexuellement.
38:19et Mme Hidalgo
38:21se lave les mains
38:22telle Ponce Pilate
38:23et dit
38:24« Mon administration
38:25n'a pas suivi
38:26mes consignes,
38:27c'est fâcheux. »
38:28C'est un euphémisme
38:28un peu...
38:29C'est fâcheux.
38:30Je trouve ça
38:31scandaleux.
38:32Donc,
38:32je vous propose
38:33d'écouter
38:33Mme Hidalgo.
38:36La direction
38:37des affaires juridiques
38:38avait considéré
38:39sans validation
38:41politique,
38:42sans validation
38:43ni par moi-même,
38:45ni par mon cabinet,
38:46ni par une
38:47quelconque
38:48autorité
38:48politique
38:49de la ville,
38:50que lorsque
38:53les enquêtes
38:54judiciaires
38:55étaient en cours,
38:56le signalement
38:57au titre
38:58de l'article 40
38:59était redondant.
39:00C'était leur...
39:02Ils ont modifié
39:03la doctrine
39:05sans validation
39:06politique.
39:07Mais donc,
39:07en fait,
39:07c'est une administration,
39:09comment dire,
39:10en roue libre,
39:11qui ne vous informe pas
39:13d'un changement
39:14de doctrine,
39:15encore une fois,
39:16extrêmement grave.
39:17Mon administration
39:18n'a pas suivi
39:19ma consigne.
39:19Mais pourquoi ?
39:20C'est plus que fâcheux.
39:22C'est plus que fâcheux ?
39:24Vous vous rendez compte ?
39:24Donc,
39:25ces gens,
39:25ils ne sont jamais pour rien.
39:26L'administration
39:27est responsable.
39:28M. Grégoire a dit
39:29ses défautes collectives.
39:31Donc,
39:31quand on gagne,
39:32c'est personnel.
39:32Quand on perd,
39:33c'est collectif.
39:38Elle, d'ailleurs,
39:38elle n'a eu de cesse
39:39durant cette commission
39:40de se poser en victime.
39:42Elle se pose toujours
39:43en victime.
39:43C'est sa stratégie
39:44de défense.
39:45D'ailleurs,
39:45à un moment,
39:45elle dit même
39:46nos enfants.
39:47Nos enfants ont vécu
39:48le pire.
39:48Non, non.
39:50Écoutez,
39:50Félix Pérola,
39:51qui a assisté aujourd'hui
39:52à l'audition.
39:52Elle est bien traitée
39:53quand même médiatiquement.
39:54Quand on pense à ce que
39:56Bérou,
39:5830 ans après,
39:59sur Bétharam,
40:00et là,
40:01ça vient de se poser,
40:02personne ne l'embête,
40:03notamment sur ce qu'elle vient
40:05de dire.
40:07Écoutez,
40:08Félix Pérola,
40:08qui a assisté aujourd'hui
40:09à la première,
40:10à l'audition,
40:11pardon,
40:11d'Emmanuel Grégoire.
40:14La ville de Paris
40:15a pu manquer
40:15de transparence.
40:17Les réunions publiques
40:18n'étaient pas systématiques.
40:20La critique des parents
40:21que je reçois,
40:21c'est une froideur institutionnelle.
40:24Ce sont les mots
40:25d'Emmanuel Grégoire
40:26au début de cette commission
40:27sur les violences
40:29dans le périscolaire,
40:30comme Anne Hidalgo hier,
40:31son successeur,
40:32qui a plusieurs reprises
40:34à renvoyer
40:34la patate chaude,
40:36notamment aux législateurs
40:37en matière
40:38d'obligation
40:39et de recrutement
40:40dans le périscolaire.
40:42Je vous propose
40:42d'écouter son échange
40:43avec la rapporteure
40:45Agnès Évren.
40:45Oui,
40:46il y a des failles
40:47collectives
40:48dans le dysfonctionnement,
40:50dans le manque
40:51de transparence,
40:52dans le manque
40:52d'application
40:53ou de rigueur
40:53d'application
40:54des procédures,
40:55aussi dans la complétude
40:56des procédures.
40:57C'est notamment
40:58un axe sur lequel
40:59j'ai souhaité travailler.
41:00Et deux,
41:01je ne vais pas me contenter
41:02de dire que c'est
41:03un problème collectif
41:04et me concentrer
41:05sur ce qui relève
41:05de ma responsabilité.
41:07Et donc aujourd'hui,
41:08parmi les problèmes
41:09que nous avons identifiés,
41:10ceux qui peuvent relever
41:12directement d'une commune,
41:14qu'elle soit grande
41:15ou petite,
41:16c'est la même chose,
41:17mais en l'occurrence
41:17pour la ville de Paris,
41:18tout ce que nous pouvons faire
41:19à notre niveau
41:21institutionnel,
41:22administratif,
41:22politique,
41:24pour garantir
41:25beaucoup mieux
41:26la sécurité des enfants.
41:27Comme Anne Hidalgo,
41:28hier,
41:28il reconnaît
41:29des dysfonctionnements,
41:30des failles
41:31à exprimer
41:31son plus profond regret.
41:33Le maire de Paris
41:34qui,
41:34à plusieurs reprises,
41:36a dit que les violences
41:37dans le périscolaire
41:38n'étaient pas
41:38une spécificité
41:40parisienne,
41:41des propos
41:41qui ont interpellé
41:43la rapporteure
41:44en rappelant
41:44à Emmanuel Grégoire
41:46qu'aujourd'hui,
41:46c'est une école maternelle
41:48sur trois
41:48qui est concernée
41:49par ces violences.
41:50Et ce matin,
41:51sur Europe 1,
41:52il y avait un témoignage
41:52bouleversant
41:53d'une mère de famille.
41:54Écoutez le témoignage
41:55de cette mère.
41:57À la sortie de l'école
41:59à 16h30,
42:00je n'ai pas récupéré
42:01ma fille
42:01comme d'habitude
42:02et à ce moment-là,
42:04elle me met sur le côté
42:05et me raconte
42:07les faits
42:07en me disant
42:08que l'animateur
42:11Mickaël
42:12l'avait touché
42:14à deux reprises.
42:15Je suis rentrée
42:16dans l'établissement
42:17et j'ai réagi
42:20comme une mère
42:21aurait pu réagir.
42:24Juste après ça,
42:25je lui ai mis une claque.
42:27Ensuite,
42:28plusieurs animateurs
42:28sont venus
42:30pour séparer
42:31et à ce moment-là,
42:33je leur ai dit
42:34les faits
42:35que ma fille m'a dit.
42:37Qu'il avait touché
42:38ma fille
42:39à deux reprises
42:40aux fesses.
42:41Il y en a deux
42:42qui ont cru
42:45les dires de mon enfant
42:46et qui m'ont dit
42:47qu'ils étaient au courant
42:48depuis un moment.
42:49Ils m'ont même montré
42:50une photo
42:51et qu'ils ne pouvaient pas
42:52du coup
42:53signaler ça
42:54car il leur fallait
42:56les preuves
42:57plus importantes.
42:58Ça qui est sidérant.
42:59En fait,
42:59c'est un des plus grands
43:00scandales français.
43:01La chronologie
43:02est terrible.
43:03À partir du moment
43:04où,
43:05dès 2015,
43:06il y a,
43:07je rappelle,
43:10une étude
43:11de la mairie de Paris,
43:12de l'administration
43:13de la ville de Paris
43:14qui dit
43:14qu'ils donnent
43:15tous les éléments.
43:16Tous les éléments.
43:18Eh bien,
43:18qu'est-ce qui se fait
43:19depuis 2015 ?
43:20C'est là la véritable question.
43:21C'est pour ça
43:21que l'audition
43:22est importante.
43:23c'est pour établir
43:23la chronologie
43:24de ce qui se fasse.
43:25Et la chronologie,
43:26croyez-moi,
43:27elle n'est pas en faveur
43:28d'Anne Hidalgo.
43:29Imaginez quand même
43:30que pendant plus de 10 ans,
43:32ça a continué.
43:33Des enfants sont venus,
43:34puis d'autres enfants sont venus,
43:35puis d'autres enfants sont venus.
43:37Il y a des informations,
43:39ça continue encore.
43:39Mais ça continue encore.
43:40Mais attendez.
43:40C'est ce que j'allais dire,
43:41c'est-à-dire que le nouveau maire,
43:42le nouveau maire Emmanuel Grégoire,
43:44c'est lui qui est chargé quand même.
43:46Le nouveau maire Emmanuel Grégoire,
43:4820 millions d'euros sur la table
43:49pour que, soi-disant,
43:50ça ne se reproduise plus.
43:52Mais on ne s'attaque pas
43:53de toute façon
43:53au péché originel de cette histoire,
43:55c'est-à-dire
43:55le recrutement des individus
43:57qu'on met en présence
43:58des jeunes enfants.
43:59Donc je ne vois pas
44:00pourquoi ça s'arrêterait.
44:01Il faudrait vraiment
44:02faire une enquête sérieuse
44:03sur la façon
44:04dont ces gens-là sont quand même...
44:05Je pense que déjà,
44:06manifestement,
44:07il faut écarter les hommes.
44:08Oui, en plus.
44:09En plus.
44:10Bien entendu,
44:11c'est un sujet qui est tabou, ça.
44:12Ce que je dis là
44:13est une mesure de bon sens.
44:14Mais évidemment.
44:15Toutes les agressions
44:15ont été faites par des hommes.
44:17Bien sûr.
44:18Souvent, j'ai pris cet exemple.
44:19Si vous voulez faire garder
44:20votre petite fille
44:21de 2-3 ans,
44:22vous allez chercher
44:23une jeune fille
44:24qui a 20 ans,
44:2421 ans, 25 ans.
44:25Pas un homme de 45 ans.
44:26Pas un homme.
44:27Si quelqu'un arrive chez vous
44:28qui a 55 ans
44:30et qui veut garder vos enfants...
44:31Il y a un problème.
44:33En tout cas,
44:34je ne pense pas
44:34que vous donnerez...
44:37Ils garderaient vos enfants.
44:38Non, mais à Paris,
44:39ça a été massif.
44:40Ils se sont donné le mot.
44:41C'est un véritable réseau.
44:44Ceux qui se revoient là...
44:45C'est systémique.
44:46Bien sûr.
44:47Un terme...
44:48Il nous reste 2 minutes 47
44:50et je ne veux pas être en retard
44:52parce que ce soir,
44:52c'est le nouveau rendez-vous duel
44:53à l'approche de l'élection présidentielle.
44:55CNews lance duel.
44:56Le nouveau rendez-vous politique
44:57présenté par Laurence Ferrari.
44:59Et ce soir,
44:59ça va être passionnant
45:00parce que c'est deux personnalités
45:01face à face
45:02qui posent leurs diagnostics
45:03sur l'état du pays
45:04et confrontent leurs idées
45:05avec objectif
45:06de trouver des solutions
45:07pour relever le pays.
45:08Jean-Louis Borloo,
45:09président fondateur
45:10du Parti Centriste
45:11qui est toujours innovant
45:13et intéressant
45:14et très indépendant de l'esprit.
45:16Et Robert Bénard
45:17que vous connaissez,
45:18maire d'Ivoire de Béziers,
45:19sont les premiers invités
45:20et ça sera à 21h pile.
45:22C'est précisément
45:23dans 2 minutes 12
45:24et il n'y aura pas
45:26de publicité,
45:27de réclame,
45:27de page en couleur
45:28comme disait André Arnaud.
45:30Vous n'avez pas connu
45:31André Arnaud sur Europe 1 ?
45:32André Arnaud
45:33était un présentateur,
45:34il faisait 12h30.
45:35C'était quand ça ?
45:36Dans les années 80,
45:37j'étais jeune sur Europe 1
45:38et il disait une page en couleur
45:39lorsqu'il renseillait les pubs.
45:41À la radio.
45:41OK, c'est étonnant.
45:42Une page en couleur.
45:43Mais c'est marrant
45:44que vous ne connaissiez pas
45:45André Arnaud,
45:46c'était une figure d'Europe 1.
45:47Bon,
45:48donc soirée exceptionnelle
45:49à suivre sur CNews
45:50éco-diffusée,
45:51éco-diffusée
45:52sur Europe 1.
45:53C'est dans 1 minute 40.
45:54Mais avant ça,
45:54on termine par le pape.
45:56Parce que le pape,
45:57je ne sais pas comment
45:59on va acheminer
46:01600 000 personnes,
46:03600 000 personnes,
46:05place de la Concorde
46:06pour la messe
46:07qui est programmée
46:08samedi à 15h,
46:10samedi en 8,
46:12comme on dit.
46:13Donc près de 600 000 personnes
46:14se sont inscrites à la messe.
46:16C'est le 26 septembre.
46:18Les inscriptions sont closes.
46:21Mais 600 000 personnes,
46:22la difficulté
46:23pour le préfet de Paris,
46:25c'est les cars.
46:27Parce que les parisiens,
46:28ils iront en transport en commun.
46:30Mais les gens qui viennent
46:32de l'ouest,
46:32du sud,
46:33de l'est,
46:34où vous mettez les cars ?
46:36Vous vous rendez compte
46:37de ce que c'est
46:37que 600 000 personnes ?
46:38Oui,
46:39mais j'ai déjà vu,
46:39moi,
46:39dans Paris,
46:40les manifs pour tous,
46:40il y avait 500,
46:41600,
46:42peut-être même plus à Paris.
46:43Il y avait des cars
46:43un peu en périphérie.
46:44Place de la Concorde.
46:45C'est au centre,
46:46mais il y avait la grande armée,
46:47la manifs pour tous.
46:48Les gens vont commencer
46:49à arriver à 3,
46:504 heures du matin.
46:50Ça va venir au compte-gouttes,
46:52ça va venir progressivement.
46:53J'entends bien,
46:54mais les cars,
46:55je ne sais pas,
46:56les cars ici,
46:57ils sont en périphérie de Paris,
46:58les gens marchent
46:58quelques kilomètres
47:00ou prennent le métro.
47:01non,
47:01ça se fait.
47:02En tout cas,
47:03ça va être un événement.
47:04Évidemment,
47:04toutes les équipes de CNews
47:06seront,
47:07bien évidemment,
47:09seront sur le pont.
47:10Il reste exactement 23 secondes
47:13avant ce duel.
47:14Je vais vous remercier.
47:15Je remercie Eric Tegner,
47:16qui est venu ce soir
47:18pour la première fois
47:18dans cette émission,
47:20nous présenter l'infiltré.
47:22Et demain,
47:22on vous retrouvera,
47:23j'imagine,
47:23pour 100% frontière
47:25avec Gauthier Lebrette.
47:26Et pour le moment,
47:27dans exactement 4 secondes,
47:29le rendez-vous,
47:30nouveau duel.
47:31Merci à Julien Duroux
47:32et à demain.

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