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Vendredi 18 septembre 2026, retrouvez Olivier Chabanon (directeur délégué au plan French Care, Bpifrance), Valérie Taly (Cofondatrice, Methys DX) et Frédéric Girard (Président, France Biotech) dans SANTÉ FUTURE, une émission présentée par Alix Nguyen.
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00:08Bienvenue dans Santé Futur, votre rendez-vous dédié à l'innovation et à l'avenir de la santé.
00:12Aujourd'hui, on s'intéresse au secteur de la health tech française.
00:16La France dispose d'une recherche de haut niveau, d'un écosystème de start-up dynamique, d'industriel et d
00:22'investisseurs spécialisés.
00:23Mais entre le laboratoire et le patient, les étapes restent nombreuses.
00:27Financement, réglementation, accès au marché, comment mieux accompagner les entreprises et leur permettre de changer d'échelle.
00:33Pour en parler aujourd'hui, trois regards complémentaires.
00:35Celui de Frédéric Girard, président de France Biotech, qui vient de présenter un plan pour accélérer l'innovation en santé.
00:42Celui de Valérie Tally, directrice de recherche au CNRS, présidente et directrice scientifique et cofondatrice de MétisDX.
00:49Une spin-off issue de son laboratoire qui développe des outils de biopsie liquide pour le suivi de patients atteints
00:54de cancer.
00:55Et celui d'Olivier Chabanon, directeur délégué au plan French Care chez BPI France.
01:00BPI France a déployé 2,5 milliards d'euros dans la santé et anime avec la French Care une communauté
01:05de près de 1 400 professionnels.
01:08Avec eux, nous suivrons le parcours d'innovation du laboratoire jusqu'au marché.
01:12Financement, accompagnement, changement d'échelle, quel levier pour faire grandir la health tech française.
01:17Et dans sa chronique, Hervé Bonneau se demande à qui profite cette complexité.
01:21C'est parti pour une nouvelle émission.
01:27Bienvenue dans Santé Futur.
01:28Merci d'avoir répondu présent à notre invitation.
01:31Frédéric Girard, je commence avec vous.
01:33Quelles sont aujourd'hui les étapes les plus difficiles à franchir ?
01:36Le parcours lui-même est un parcours difficile.
01:39Et quelque part, l'objectif de ces difficultés, c'est malgré tout de s'assurer que les technologies qui arrivent
01:44sur le marché,
01:46aux patients, aux professionnels de santé, présentent un ratio bénéfice-risque favorable.
01:52C'est-à-dire qu'on a besoin, en tant que citoyen, d'être rassurés, en fait, de la sécurité
01:57des technologies de santé qui vont nous être prescrites,
01:59de s'assurer qu'il y a réellement un bénéfice clinique important.
02:02Donc, je dirais que c'est tout l'objectif de ce parcours, c'est d'amener les preuves convaincantes, si
02:08vous voulez, du bénéfice qu'apportent ces technologies et de leur sécurité.
02:11Après, c'est vrai que pour une entreprise qui, souvent, est une spin-off académique, c'est-à-dire que
02:16la plupart des entreprises, aujourd'hui,
02:18elles naissent d'un projet universitaire.
02:20L'université peut accompagner ses inventions jusqu'à un certain niveau de maturité,
02:26mais vous devez, après, passer des étapes de développement réglementaire aux standards internationaux qui sont très exigeants,
02:32avec des coûts très élevés, donc une ingénierie financière qui va avec.
02:38Et donc, pour ces jeunes entreprises qui quittent l'université,
02:41évidemment, c'est extrêmement compliqué de suivre ce parcours qui va demander un développement non clinique,
02:49puis un passage à l'homme, développement clinique, puis un développement industriel,
02:54la construction d'une usine, l'accès aux différents marchés en France et à l'international.
02:59C'est-à-dire qu'on sait bien faire émerger l'innovation, mais moins l'accompagner, peut-être ?
03:03Alors, on voit qu'il y a une vraie dynamique.
03:05Aujourd'hui, le secteur des start-up PME de croissance en santé, c'est 2800 entreprises,
03:09bien réparties sur le territoire national, 80 000 emplois.
03:13La majorité des technologies, je vous le disais, est issue de la sphère académique,
03:18mais on se rend compte qu'il y a des opportunités manquées.
03:20Sur le plan économique, d'abord, on voit que malgré cette dynamique,
03:24on produit de moins en moins de nouveaux médicaments en France.
03:27La part des technologies médicales dans la balance des exportations a tendance à se réduire.
03:32On a de moins en moins d'essais cliniques en France,
03:34et donc on perd cette opportunité de création de valeur sur le territoire national.
03:38Et puis, il y a des manques d'opportunités au niveau médical, clinique,
03:42puisqu'on se rend compte que les patients français mettent beaucoup de temps,
03:45finalement, à accéder à ces innovations.
03:47Valérie Thaly, quand vous entendez ce diagnostic,
03:49est-ce que vous reconnaissez le parcours de Métis-DX ?
03:52Oui, tout à fait.
03:53On a vraiment, aujourd'hui, un écosystème hyper riche,
03:57effectivement, avec une recherche académique d'excellence.
03:59On a beaucoup de start-up, beaucoup d'idées, beaucoup d'innovations,
04:04et après, il faut amener cette innovation au patient.
04:08Et le chemin, il est long.
04:09Oui, une bonne technologie, ça ne suffit pas.
04:10Exactement.
04:11La technologie, elle ne suffit pas.
04:12Il faut qu'elle ait un intérêt pour le patient,
04:13qu'elle ait un intérêt pour le praticien,
04:15qu'elle soit facile d'utilisation,
04:18qu'elle soit réellement pertinente,
04:21qu'elle ait vraiment sa place.
04:23Et voilà.
04:24Et donc, tout ça, c'est effectivement très complexe.
04:26Il y a des exigences réglementaires au niveau du remboursement, etc.,
04:29qui sont de plus en plus complexes,
04:31qui demandent énormément de financement.
04:32On a une vraie problématique aujourd'hui d'accès au financement.
04:36On finance assez bien l'innovation, la création des start-up.
04:39Un petit peu moins la phase de croissance,
04:41celle qui va vraiment générer de la valeur,
04:43mais qui demande beaucoup de développement,
04:46de preuves cliniques,
04:48de dossiers de remboursement, etc.
04:53Et tout ça, ça prend beaucoup de temps.
04:54Et on a beaucoup plus de difficultés sur ces aspects-là de financement,
04:58vraiment de la croissance, de cette capacité
05:00à faire émerger vraiment des leaders nationaux, internationaux,
05:05tout en gardant, et ça, c'est vraiment important,
05:08tout en gardant notre empreinte nationale européenne.
05:10On parle beaucoup de souveraineté, mais c'est extrêmement important.
05:12Et c'est extrêmement important pour nos développements
05:15et la place de nos start-up au niveau international.
05:19Olivier Chabanon, BPI France,
05:20intervient précisément sur cette transformation
05:23d'une innovation en entreprise.
05:24quand vous regardez les projets qui vous arrivent,
05:27où voyez-vous le plus souvent le besoin d'accompagnement ?
05:31Bonjour.
05:33Évidemment, BPI joue un rôle assez important
05:36dans le financement des innovations,
05:38notamment des innovations en santé.
05:41On a ce rôle en tant que banque publique,
05:46on a un actionnariat à l'État et la Caisse des dépôts,
05:50d'aider à stimuler l'innovation,
05:53et en particulier sur le champ de la santé.
05:54Donc, on déploie un certain nombre de dispositifs,
05:56notamment sur les innovations de rupture en santé,
05:59à travers l'offre Deep Tech déployée par BPI France,
06:03pour permettre à des universitaires,
06:07à des chercheurs, d'avoir une espèce de boîte à outils
06:09dont il va pouvoir se servir pour créer son entreprise.
06:13Et cette boîte à outils a vocation à l'accompagner
06:15sur tout le cycle de développement de son entreprise,
06:18de la phase de création d'amorçage
06:21jusqu'à, comme ça a été dit par Frédéric Girard,
06:23les phases d'industrialisation.
06:25Donc, on a cette capacité à offrir
06:27à cet entrepreneur en santé
06:30toute une gamme de produits, de services
06:33qui va pouvoir l'aider à structurer
06:35et à développer son entreprise.
06:37Et pour en revenir à ma question,
06:39sur ce que vous identifiez en termes de besoins
06:41d'accompagnement un peu prioritaire ?
06:44Les accompagnements, c'est évidemment du financement.
06:47Ça, c'est évidemment le nerf de la guerre.
06:49Donc, le financement de l'innovation
06:51est une composante importante de BPI France
06:53à travers des aides, des prêts à l'innovation,
06:56des avances remboursables, etc.
06:58Le financement de l'innovation pour BPI France,
07:02c'est 3 millions d'euros
07:04et on a déployé 3 milliards d'euros, pardon,
07:09et on a déployé 1 milliard d'euros
07:11sur la santé en 2025.
07:13Donc, un tiers du financement de l'innovation
07:15de BPI France concerne le champ de la santé,
07:17c'est dire si les besoins, évidemment,
07:19de financement sont considérables pour la filière.
07:21Après, on a des solutions,
07:23notamment d'accompagnement.
07:24L'accès aux compétences.
07:25L'accès aux compétences, parce que
07:26ce n'est pas le tout d'avoir de l'argent,
07:28d'en prêter, d'en mettre à disposition
07:30de l'entrepreneur, c'est qu'il en fasse
07:32une bonne utilisation.
07:33Et donc, pour ça, on a des dispositifs
07:38d'accélération, donc des accélérateurs
07:39qui vont permettre aux entreprises de la filière
07:42d'être aidées, à structurer leur plan de développement,
07:45à réfléchir à leur stratégie,
07:46notamment sur l'accès au marché,
07:49sur les aspects réglementaires.
07:51Et puis, on a des consultants
07:52qui interviennent auprès de ces entreprises
07:54pour les aider,
07:54qui ne sont pas des consultants
07:56au sein de BPI France,
07:58ce sont des consultants externes,
08:00référencés par BPI France.
08:01On en est une centaine
08:02dans le secteur de la santé
08:03qui vont avoir cette capacité
08:04d'intervenir auprès du chef d'entreprise
08:06pour l'aider dans la structuration
08:09de son plan de développement
08:10et de plan stratégique.
08:12Valérie Ritali, si on revient
08:13à la naissance de MétisDX,
08:15vous êtes scientifique académique,
08:17je le disais,
08:18et vous vous retrouvez à devoir
08:19construire une entreprise.
08:21Donc, ça change le métier.
08:23Il faut tout à coup maîtriser
08:25des sujets qui ne sont plus
08:26uniquement scientifiques.
08:27Qu'est-ce qui a été le plus difficile
08:29à apprendre ?
08:31Question très vaste.
08:33Il y a le business model,
08:34il y a la réglementation,
08:35les histoires de propriété intellectuelle.
08:37L'idée, c'était vraiment,
08:38quand on a fondé Métis,
08:39l'idée, c'était vraiment
08:40de porter nos innovations
08:41aux patients.
08:42Et on a vraiment eu cette...
08:45Voilà, on s'est vraiment dit
08:46que c'était nous
08:47qui devions y aller.
08:48On avait vraiment cette envie
08:49d'amener cette innovation
08:51aux patients.
08:51Et donc, on s'est impliqués.
08:53C'est pour ça que j'ai eu
08:54un concours scientifique
08:55pour m'impliquer au niveau
08:56de la société.
08:57Mais en même temps,
08:57il a fallu s'entourer.
08:59Donc, on est très accompagnés
09:00par la BPI,
09:01qui a un rôle central.
09:02On est accompagnés
09:04par des réseaux,
09:06par France Biotech également,
09:07qui est un vrai acteur aussi.
09:10Et on a vraiment...
09:11Donc, il a fallu s'entourer.
09:12Oui, c'est là que l'écosystème
09:14joue son rôle.
09:14Mais aussi s'entourer.
09:15Donc, moi, j'ai une cofondatrice,
09:16Magali Dronyou,
09:18qui est directrice générale,
09:20qui a des compétences plus.
09:21Donc, elle est cofondatrice
09:22d'une autre start-up.
09:23Donc, on a pu s'associer comme ça.
09:24Et on a vraiment...
09:25On travaille au jour le jour.
09:27Donc, vraiment, aller chercher
09:27les bonnes compétences.
09:29Effectivement, pour moi,
09:30il y a eu plein de choses
09:31qui étaient nouvelles.
09:31Aller chercher des financements
09:32comme ça, aller pitcher.
09:34C'était vraiment quelque chose
09:34de nouveau.
09:35Donc, vraiment,
09:37tout construire,
09:37construire de zéro.
09:38Vous avez parlé du business plan,
09:39etc.
09:40Tout ça, c'est vraiment
09:40un nouveau métier.
09:42Mais avec cette même motivation
09:44d'amener nos innovations
09:45au patient.
09:46Donc, pour tout ça,
09:47on est allé chercher
09:48des compétences.
09:49On demande.
09:49On a un écosystème aujourd'hui
09:52qui est extrêmement fourni
09:55au niveau de la health tech
09:57en France.
09:58Et donc, voilà,
09:58on a utilisé tout ça.
10:01Utiliser les compétences
10:02et aller chercher
10:03les bonnes compétences
10:04pour pouvoir aller...
10:06Toujours ce même but,
10:08d'amener nos innovations
10:09aux patients
10:10et de réfléchir
10:11avec les acteurs du système
10:13aussi à cette innovation,
10:15à sa meilleure forme,
10:16entre guillemets.
10:18Frédéric Girard,
10:19est-ce qu'on fait entrer
10:20suffisamment tôt
10:21justement ces compétences
10:23entrepreneuriales
10:23autour des chercheurs ?
10:24Il y a sans aucun doute
10:26beaucoup de choses à faire,
10:27si vous voulez,
10:28pour accélérer ce parcours.
10:30C'est-à-dire,
10:30comment on peut faire en sorte
10:31que les inventions académiques
10:34bénéficient le plus tôt possible
10:35aux patients,
10:36aux professionnels de santé
10:37sans compromettre,
10:38évidemment,
10:38la sécurité.
10:39Ce qui reste la priorité.
10:41Et c'est tout le travail
10:42de réflexion
10:43qu'on a entamé
10:44il y a maintenant une année
10:46pour publier
10:48ce qu'on a appelé
10:48le plan d'accélération
10:49de l'innovation en santé.
10:51C'est-à-dire,
10:51quelles sont à toutes les étapes
10:52les accélérateurs
10:53que l'on peut mettre en place
10:55avec trois priorités.
10:57Accélérer le passage
10:58de la recherche fondamentale
10:59à la recherche appliquée.
11:00Faciliter le transfert
11:01de technologies.
11:02Acculturer les chercheurs
11:03au monde de l'entreprise.
11:05Valoriser les carrières mixtes
11:06publics-privés.
11:07Première priorité.
11:08Deuxième priorité,
11:09c'est l'accompagnement.
11:10C'est essentiel.
11:11Valérie vient d'en parler.
11:12avec cinq propositions.
11:15Renforcer l'accompagnement
11:16des entrepreneurs.
11:17C'est essentiel.
11:19C'est diversifier les financements.
11:21Et c'est vraiment,
11:22comme le disait Olivier,
11:23le nerf de la guerre.
11:24C'est maximiser l'ancrage
11:26de la création de valeur
11:27en France.
11:28Et donc,
11:29motiver les entreprises
11:30à faire en France
11:32leur développement pré-clinique,
11:33leur développement clinique
11:34et leur développement industriel
11:36pour qu'elles construisent
11:37des usines en France.
11:38C'est faciliter l'accès
11:40aux données de santé,
11:41qui est aujourd'hui
11:42une ressource essentielle
11:43pour toutes les technologies
11:44de santé.
11:45Et la troisième priorité,
11:47c'est sécuriser l'accès
11:48des patients français
11:50aux technologies.
11:51C'est la préférence nationale
11:53et européenne
11:54dans les achats publics.
11:55C'est la possibilité
11:57d'avoir des évaluations
11:58plus prévisibles
11:59de la part de nos autorités.
12:00Et finalement,
12:02c'est un peu technique,
12:03mais l'accès au marché
12:05des dispositifs médicaux
12:07est réglementé
12:08par un règlement européen
12:09qui va être simplifié
12:11probablement en 2027
12:13ou 2028.
12:14On pense qu'il y a
12:15la possibilité pour la France
12:16d'anticiper ces simplifications.
12:18Donc, vous voyez,
12:19ça fait 11 accélérateurs
12:22identifiés dans notre travail.
12:23Ce qui est intéressant,
12:24c'est que la très grande majorité
12:26de ces accélérateurs
12:27ne coûtent rien, en fait,
12:29au budget de l'État.
12:32C'est souvent,
12:33je dirais,
12:34des actions de simplification,
12:36d'alignement,
12:37de coordination
12:38des différents acteurs
12:40impliqués sur ce parcours.
12:41Oui, justement,
12:41Olivier Chabandon,
12:42la French Care
12:42a justement été créée
12:44avec cette idée
12:44de briser les silos
12:45et de rapprocher
12:46les acteurs
12:47qui n'en ont pas toujours
12:48l'habitude
12:49de travailler ensemble.
12:51Concrètement,
12:52comment fait-on ?
12:53Oui, la French Care
12:54a été créée
12:55il y a 4 ans,
12:56maintenant,
12:56à l'initiative conjointe
12:57de Nicolas Dufourc,
12:58le directeur général
12:59de BPI France
12:59et du professeur
13:00Antoine Tenière,
13:02l'actuel directeur général
13:02de Paris Santé Campus.
13:04Donc, on était en sortie
13:05du Covid
13:06et avec cette idée
13:07de faire en sorte
13:08de créer une communauté
13:09d'acteurs
13:10et de professionnels
13:11de la santé
13:12qui se reconnaissent
13:13tous derrière un emblème,
13:14celui du coq blanc
13:15que j'arbore ce matin
13:17et au-delà
13:18de ce pin,
13:20ce coq blanc,
13:20il y a derrière,
13:21effectivement,
13:21cette volonté
13:22de construire
13:24un moment collectif
13:26ensemble
13:27autour de la santé
13:29puisqu'on sait
13:29que dans ce secteur
13:31et ce paysage
13:32de la santé
13:32qui est extrêmement horizontal,
13:34assez complexe peut-être
13:35par rapport
13:35à d'autres industries.
13:37Ce coq blanc
13:38apporte un peu
13:39de verticalité
13:40derrière lequel
13:41tous ces acteurs
13:41et professionnels
13:42de la santé
13:43au premier rang
13:43desquels
13:43les entrepreneurs
13:44qui évidemment
13:45sont importants
13:46pour BPI France
13:47se reconnaissent.
13:49Et donc,
13:50il y a vraiment,
13:51nous, on donne l'impulsion,
13:52on met
13:54de l'essence
13:55dans le moteur
13:56et ensuite,
13:56l'idée,
13:57c'est que ces entrepreneurs
13:58s'approprient
13:58et ces acteurs
13:59et professionnels
13:59de la santé
14:00s'approprient
14:01cette communauté.
14:02Aujourd'hui,
14:03vous le disiez,
14:03il y a 1400 membres
14:05qui ont rejoint
14:05cette communauté
14:07et donc,
14:07nous,
14:07on organise
14:08des événements,
14:09des publications,
14:11des moments de rencontres,
14:11etc.
14:12Parce que l'idée,
14:12c'est de faire en sorte
14:13qu'un professionnel,
14:15un entrepreneur
14:15puisse discuter
14:16avec un directeur
14:17d'hôpital,
14:19etc.
14:19Parce qu'on croit
14:19que c'est comme ça
14:20que ça se passe
14:21dans l'innovation
14:21en santé,
14:22ça peut créer
14:22énormément de valeur.
14:26Valérie,
14:26sur la question
14:26du financement,
14:27vous me disiez
14:28en préparant
14:29cette émission
14:30que vous avez le sentiment
14:31que l'investissement
14:32fonctionne par cycle
14:33et que la santé
14:35n'est pas toujours
14:35le secteur
14:36le plus attractif.
14:37La BPI,
14:37j'ai un rôle central
14:38effectivement
14:40dans le financement.
14:41On a aussi
14:42effectivement
14:42des investisseurs privés
14:44qu'on remercie beaucoup
14:45et qui nous aident
14:45au jour le jour.
14:46Mais effectivement,
14:47c'est difficile.
14:48Le financement,
14:49moi je suis dans le domaine
14:50du diagnostic.
14:51Aujourd'hui,
14:51le financement du diagnostic,
14:52c'est compliqué.
14:54Il y a eu pas mal
14:54de financements
14:55dans la période Covid
14:55autour du diagnostic.
14:56Aujourd'hui,
14:57c'est beaucoup plus compliqué.
14:58On nous demande
14:58des niveaux de preuves
14:59toujours plus importants.
15:00On demande des validations cliniques,
15:02quasiment d'avoir déjà
15:03des remboursements,
15:03etc.
15:04C'est compliqué.
15:05Donc,
15:06effectivement,
15:08la recherche de financement,
15:10elle nous prend
15:10une grande partie
15:11de notre temps
15:12alors qu'en fait,
15:13notre temps devrait le passer
15:14à générer encore
15:16des données,
15:17de l'innovation,
15:18encadrer nos équipes
15:19et à continuer
15:20à construire ensemble
15:21à nouveau
15:21pour aller plus loin.
15:22et on passe énormément
15:24de temps
15:25dans ces recherches
15:26de financement
15:26à justifier,
15:27à essayer d'avancer
15:28alors qu'on a déjà
15:29beaucoup de choses.
15:30On a déjà un produit
15:31qui est commercialisé,
15:32c'est un produit
15:33pour la recherche,
15:34mais on a déjà
15:34un produit commercialisé,
15:35on a déjà des clients,
15:37on travaille,
15:38on a des partenariats cliniques,
15:40on a bien sûr
15:41notre réseau de départ,
15:42mais c'est vrai
15:43que c'est compliqué.
15:44et c'est grâce
15:47à ce financement
15:48qu'on va pouvoir
15:48aller plus loin
15:49et générer les preuves
15:50qu'on nous demande.
15:50Donc on est sur quelque chose
15:52qui est compliqué
15:52et j'ai dû dire compliqué
15:54beaucoup de fois,
15:54excusez-moi,
15:56mais c'est vrai
15:56qu'on le vit comme ça,
15:57c'est-à-dire qu'on est
15:58toujours dans cette problématique
16:00de financement
16:01en plus de cette problématique
16:03d'apporter les preuves,
16:04de montrer que ce qu'on fait
16:05a un vrai intérêt
16:06pour le patient.
16:06Oui, c'est un problème
16:07de volume de capitaux disponibles,
16:09de maturité des projets.
16:10Chaque étape
16:11est à son lot
16:13de difficultés.
16:14On ne peut pas dire,
16:15j'entends souvent parler
16:16de vallée de la mort.
16:17Quand j'écoute
16:18les entrepreneurs,
16:19j'ai l'impression
16:19que c'est tout le temps
16:20en fait,
16:20la vallée de la mort.
16:21C'est-à-dire que
16:21c'est un peu
16:22une course d'obtacle.
16:23Dès que vous passez
16:23un obstacle,
16:25le niveau de preuve
16:26qui est demandé
16:27à l'étape suivante
16:27est encore plus important.
16:29Le montant
16:30des financements demandés
16:31est encore plus important.
16:32Donc, si vous voulez,
16:34on a besoin que
16:36les entreprises
16:37gagnent en compétence
16:39à chaque étape
16:40de façon à pouvoir
16:43construire toutes
16:44ces preuves
16:45et passent
16:46finalement
16:46le moins de temps
16:47possible
16:47sur les sujets
16:48de financement.
16:49Aujourd'hui,
16:50je trouve qu'il y a
16:50un déséquilibre
16:51entre le temps passé
16:54à développer
16:55les technologies
16:55dans un environnement
16:56mondial
16:57qui est hautement
16:58concurrentiel.
16:59Les Chinois
17:00avancent extrêmement vite.
17:01Aujourd'hui,
17:02c'est devenu le pays
17:03où les innovations
17:04naissent majoritairement
17:05et le temps
17:07qu'ils passent
17:07à chercher des fonds.
17:09Il faut se rappeler
17:09qu'une entreprise
17:10aujourd'hui,
17:11une start-up en santé,
17:12c'est 6 à 12 mois
17:13de trésorerie
17:14et qu'il faut en moyenne
17:1611 mois
17:16pour lever des fonds.
17:17Donc, vous voyez,
17:18les deux chiffres
17:19ne réconcilient pas entre eux.
17:20Donc, il y a besoin
17:21de faciliter
17:22l'accès au financement.
17:24Ça passe par
17:25la diversification
17:26des financements
17:27et on rendra public
17:29dans les semaines
17:30qui viennent
17:30des propositions
17:31pour aller
17:34motiver
17:34les particuliers
17:37à investir
17:38dans l'innovation
17:39en santé.
17:40Ça passe par
17:40des aides publiques.
17:41Le crédit impôt recherche
17:42est une aide
17:43absolument fondamentale.
17:44Ça passe aussi
17:45par une facilitation
17:47de l'accès au marché.
17:47C'est vrai que
17:48le marché français
17:49est long.
17:51Les délais sont très longs
17:52pour y accéder.
17:53On a mis en place
17:54des accès dérogatoires
17:55pour compenser
17:56mais ils sont incertains.
17:57Il y a un élément
17:58qui est évident
18:00mais qu'on mentionne
18:00assez peu
18:01sur le financement.
18:04c'est le temps
18:05parce que finalement
18:06le temps qui passe
18:07c'est quelque chose
18:08qui coûte très très cher
18:09aux entreprises
18:09sans que nécessairement
18:11il soit productif.
18:12Quand vous attendez
18:14six mois
18:15une réponse
18:16d'une autorité
18:18ou que vous attendez
18:19six mois
18:19dans le meilleur des cas
18:20pour accéder
18:21aux données de santé
18:22c'est six mois
18:23où vous avez consommé
18:24votre trésorerie
18:25et vous n'avez pas
18:26nécessairement avancé.
18:27Et donc on a besoin
18:28de rendre ce parcours
18:29fluide
18:29et je dirais
18:30chaque jour gagné
18:32c'est un peu plus
18:33de ressources
18:34pour les entreprises
18:34chaque jour gagné
18:36pour comprendre
18:36la complexité réglementaire
18:38avoir des retours
18:39des autorités réglementaires
18:40sur les attendus
18:42de la prévisibilité
18:43pour ne pas avoir
18:44refaire
18:44ce que l'on a déjà fait
18:46chaque jour gagné
18:47sur la mise en place
18:48d'un essai clinique
18:49et bien c'est
18:50de la ressource supplémentaire
18:51chaque jour gagné
18:52sur la décision
18:54d'implantation
18:54d'un site industriel
18:55c'est de la ressource
18:57supplémentaire.
18:58Olivier Chavanon
18:59BPI France
19:00lance InnoBio 3
19:02un nouveau fonds
19:03consacré aux biotechnologies
19:05à quel besoin
19:06vient-il répondre exactement ?
19:08Oui alors on a
19:08annoncé il y a quelques jours
19:09effectivement
19:10le lancement
19:11de la troisième génération
19:12des fonds InnoBio
19:14de BPI France
19:15qui ont été lancés
19:16les premières générations
19:17à InnoBio 1
19:18c'était il y a 15 ans
19:19avec un fonds
19:21qui a vocation
19:21à investir
19:22dans des entreprises
19:24de biotechnologies
19:26et donc ce sont
19:27207 millions d'euros
19:29qui sont mobilisés
19:31par BPI France
19:32pour répondre
19:32à ce besoin
19:34de financement
19:35qu'ont ces entreprises
19:36alors on ne le fait pas
19:38tout seul
19:38on le fait avec
19:39des souscripteurs
19:40on le fait avec
19:40Sanofi, Servier
19:41BMS
19:43Ibsen
19:44et l'Institut Pasteur
19:46et comme disait
19:48justement Frédéric
19:49c'est vrai que
19:49les entreprises
19:51de biotechnologies
19:52ont un modèle
19:52d'affaires un peu particulier
19:54et surtout pour un banquier
19:55puisque ce sont des entreprises
19:56qui ne vont pas générer
19:57de chiffre d'affaires
19:58pendant 10 à 15 ans
20:01et donc qui sont
20:01évidemment très dépendantes
20:03des investisseurs
20:05sur la partie financement
20:06ce que je disais tout à l'heure
20:07on a une approche
20:09relativement systémique
20:10avec tous nos dispositifs
20:11de financement
20:12de l'innovation
20:12en revanche évidemment
20:13c'est une approche
20:13plus volontariste
20:14sur la partie investissement
20:16en 2025
20:18on a investi
20:19en direct
20:19dans 900 millions d'euros
20:21dans des entreprises
20:22en santé
20:23donc ce sont quand même
20:24des montants
20:24assez considérables
20:26qui font probablement
20:26de BPI France
20:27l'un des principaux
20:29VCI français
20:30si ce n'est européen
20:31ce sont 5 à 6 opérations
20:34d'investissement
20:34ou de réinvestissement
20:36que l'on fait par mois
20:36c'est encore le cas
20:38en 2026
20:39pour soutenir
20:40la filière
20:42nous on joue
20:43notre rôle
20:43BPI France
20:44mais il y a un enjeu
20:45qui est de réussir
20:46à mobiliser
20:46plus d'argent privé
20:48pour soutenir
20:49la filière
20:50je rappelle que
20:50quand nous on intervient
20:51au capital des entreprises
20:53on l'est toujours
20:54de façon minoritaire
20:55et donc on a besoin
20:57de relais
20:58avec des investisseurs privés
21:00donc tout l'enjeu
21:01comme expliqué aussi
21:03précédemment
21:04c'est de réussir
21:05à mobiliser
21:06des investisseurs
21:07qui puissent intervenir
21:08au capital
21:09des biotech françaises
21:11et ça demande
21:12beaucoup de stabilité
21:13de lisibilité
21:14je pense qu'en France
21:15on doit gagner
21:16en lisibilité
21:17pour rassurer
21:19des investisseurs
21:21c'est vrai qu'on a
21:22une particularité
21:23d'être sur le secteur
21:24de la santé
21:25dépendant
21:26d'un PLFSS
21:28par exemple
21:28qui remet en cause
21:30chaque année
21:31un certain nombre
21:31de dispositifs
21:32et qui probablement
21:33n'est pas de nature
21:34à donner suffisamment
21:35de lisibilité
21:36de facilité
21:37aux investisseurs
21:37restez avec nous
21:39chers invités
21:39on passe tout de suite
21:40à la chronique d'Hervé
21:45Et on retrouve Hervé
21:47pour sa chronique
21:47Salut Hervé
21:48Salut
21:49On vient de voir
21:50que pour la MedTech française
21:51c'était long
21:51et compliqué
21:52d'obtenir les autorisations
21:53réglementaires
21:53et le remboursement
21:54et toi Hervé
21:55tu te poses
21:55trois questions
21:56toutes simples
21:56d'abord la première
21:57à qui profite
21:58cette complexité ?
22:00Alors c'est une aimable
22:01variante de
22:01à qui profite le crime
22:02vous l'aurez remarqué
22:03et je me suis demandé
22:04à qui profitait
22:05cette lourdeur administrative
22:06c'est histoire
22:07d'être un peu taquin
22:07mais vous savez
22:08qu'il y a quand même
22:09à la chaise
22:10440 agents
22:11de l'Etat
22:11en charge de l'évaluation
22:13qui font bosser
22:142700 experts
22:15qui sont rémunérés
22:16pour ça
22:16pour constituer les dossiers
22:17et vous êtes bien placé
22:19pour le savoir
22:19les start-up
22:20vu que c'est impossible
22:21de remplir tout seul
22:22ce dossier réglementaire
22:23s'appuient sur des tas
22:24de sociétés privées
22:25qui vous aident
22:26à remplir les dossiers
22:27avec un tarif moyen
22:28de consulting
22:28de 1500 euros par jour
22:30pendant quelques semaines
22:31quelques mois
22:31vous les banquiers
22:33surtout vous
22:34vous apprécierez
22:35que ça fait tout de suite
22:35une fortune
22:36et que les start-up
22:37ça les étrangle
22:38assez rapidement
22:39et je me suis dit
22:40tiens c'est rigolo
22:41mais c'est quoi
22:42ces officines privées
22:43qui finalement
22:44montent les dossiers
22:45pour la Cnedims
22:46hyper complexe
22:47j'ai regardé
22:48c'est voilà
22:49en fait c'est rigolo
22:50c'est ceux qui ont travaillé
22:51à la chaise
22:51qui sont les meilleurs
22:52et il suffit d'aller
22:53dans LinkedIn
22:53et vous voyez des boîtes privées
22:55qui se sont montées
22:55d'évaluation
22:57avec des gens
22:58qui étaient évaluateurs
22:59à la HHS
22:59pendant des années
23:00et qui sont devenus
23:01experts indépendants
23:02donc moi j'adore
23:03parce qu'en France
23:04on n'arrête pas
23:04de nous casser les pieds
23:05avec les conflits d'intérêts
23:06mais pas avec le pantouflage
23:08donc c'est tout à fait
23:09admirable
23:10voilà
23:10donc on peut simplifier
23:11mais ça ne va pas
23:12en profiter à tout le monde
23:13ok
23:13la deuxième question
23:14que tu te poses
23:16la deuxième
23:16c'est où partent
23:17toutes ces innovations
23:18qu'on lance en France
23:20qu'on finance
23:20et qui finalement déménagent
23:22font leur carton
23:22et partent aux USA
23:24beaucoup
23:24on en reviendra
23:25en Israël
23:26aux Pays-Bas
23:27enfin vous connaissez l'histoire
23:28voilà
23:28donc si j'étais de bonne humeur
23:30je dirais
23:30ben voilà
23:31elle fait ses cartons
23:32la Medtech cartonne
23:33c'est une blague
23:34mais bon
23:35mais n'empêche
23:35que c'est un peu ça quand même
23:36quand on regarde
23:37quelques boîtes
23:38et vous en connaissez
23:39MediCrea
23:40qui était une boîte lyonnaise
23:42qui faisait des implants rachidiens
23:43ben rachetée par Medtronic
23:45américain
23:45157 millions de dollars
23:47Medtech
23:48qui était née à Montpellier
23:49rachetée par Zimmer
23:50132 millions de dollars
23:51et vous parliez
23:52de votre associé
23:54Stila
23:54qui était la cofondatrice
23:56de Stila
23:56qui maintenant travaille avec vous
23:57et ben
23:58bien obligée
23:59de vendre sa technologie
24:00j'imagine
24:00pour des raisons financières
24:01là aussi
24:02elle se rapprochait
24:03d'une boîte américaine
24:05voilà
24:05de Biorad
24:07Biorad
24:07donc c'est bien dommage
24:09en fait je vous le dis
24:09c'est vraiment
24:10donc on a une super doctrine
24:11on finance l'innovation
24:12mais surtout
24:13celle qui part ailleurs
24:13c'est un petit peu dommage
24:15donc toi qui es médecin
24:16ça t'inspire quoi
24:17tout ceci ?
24:17ça m'inspire
24:18la réflexion du médecin
24:19et le patient
24:20dans tout ça
24:20réellement
24:21vous êtes bien placé
24:22pour le diagnostic
24:23liquide des cancers
24:25c'est quand même scandaleux
24:26qu'il y a 4 ans
24:27l'IGR était encore obligé
24:28d'envoyer ses prélèvements
24:29en Allemagne
24:30pour faire ses biopsies
24:31en milieu liquide
24:31c'est absolument aberrant
24:32on parle de souveraineté
24:33d'innovation
24:34voilà
24:35donc c'est un vrai sujet
24:36et aujourd'hui encore
24:37on sait qu'il y a
24:3820% des patients
24:39qui n'arrivent pas
24:40à bénéficier
24:41d'un diagnostic précis
24:42génétique
24:43pour leur cancer
24:44parce que
24:44ça n'avance pas
24:45on n'a pas le remboursement
24:47quelle est ta conclusion ?
24:49ma conclusion
24:49elle est double
24:51on va dire
24:52la première
24:52c'est qu'on a des hommes politiques
24:53qui nous font rêver
24:54je dis ça
24:54parce qu'on est en pleine présidentielle
24:56et donc rappelons-nous
24:572013
24:58François Hollande
24:58nous a promis
25:00un choc de simplification
25:01je pense qu'on a eu
25:02le choc de la paperasse
25:04après on a eu
25:04Emmanuel Macron
25:05qui nous a dit
25:06en 2021
25:07qu'il allait faire
25:08de la France
25:08la première nation européenne
25:11indépendante
25:11est souveraine
25:13pour en discuter
25:14Manu
25:15t'as pas oublié un truc
25:16et pour finir
25:17bah écoutez
25:18donc on a des acteurs formidables
25:19il y a les gentils
25:21qui aident
25:22la recherche
25:23donc les chercheurs
25:23de l'INSERM
25:24du CNRS
25:24les gens qui les aident
25:25la BPI
25:27France Biotech
25:28et tout ça est bien
25:29n'oublions pas
25:29en face
25:30l'AHAS
25:31Bercy
25:32qui est derrière
25:33le CEPS
25:33enfin bon
25:33c'est peut-être pas leur objectif
25:35de tout rembourser
25:36et donc je me suis dit
25:37nos pépites
25:38ont découvert
25:39un autre organisme
25:40qui les aide
25:40à décoller
25:42CDG
25:42CDG c'est quoi
25:43c'est Charles de Gaulle
25:44l'aéroport
25:45direction
25:45New York
25:46merci
25:47tu t'es donné
25:48pour ça aussi
25:48et tu as une petite question
25:49ah bah petite question
25:51c'était un peu ça
25:51donc en fait
25:52vous vous êtes les gentils
25:53je dis ça
25:53France Biotech
25:54les pays France
25:55non mais vous aidez
25:56vous aidez
25:57Valérie pour en témoigner
25:58mais en face
25:59il y a un mur
26:00c'est le remboursement
26:01et ça patine
26:02et est-ce que vous ne seriez pas
26:04les meilleurs alibis de l'État
26:06c'est compliqué
26:07pour nos entreprises
26:08pour leur technologie
26:10d'accéder aux patients français
26:11alors il y a tout le processus
26:13en amont
26:14je vous ai décrit
26:15où globalement
26:15l'entreprise
26:16a un ensemble de barrières
26:18à passer
26:18et elle arrive éventuellement
26:20aux négociations
26:21d'accès au marché français
26:23alors
26:23quand même rappeler
26:25que ces institutions
26:25ont un rôle en fait
26:26qui est aussi
26:27de protéger
26:28les patients
26:29et de s'assurer
26:30que les technologies
26:31ont bien d'abord
26:32un rapport bénéfice-risque
26:34favorable
26:34et puis derrière
26:35qu'elles ont un intérêt
26:37économique
26:38évalué
26:38selon des règles
26:39qui sont définies
26:40par l'État
26:44nous
26:45ce que l'on aimerait
26:46si vous voulez
26:48c'est la prévisibilité
26:49du dispositif
26:50parce qu'aujourd'hui
26:51ce qui est très délétère
26:53en fait
26:53pour nos entreprises
26:54c'est qu'elles suivent
26:55un processus de développement
26:56qui est long
26:57et quand elles vont voir
26:59ces autorités
26:59elles n'ont pas toujours
27:00eu la capacité
27:01à anticiper
27:02ce qu'elles attendent
27:03en fait
27:04en termes de preuves
27:05et donc dans notre plan
27:06d'accélération
27:07nous on a demandé
27:08qu'à tout moment
27:08un industriel
27:10puisse obtenir
27:11une réunion
27:12avec l'autorité réglementaire
27:14la NSM
27:14l'autorité
27:17d'évaluation
27:18qui est la haute autorité
27:20de santé
27:20voire le comité économique
27:22des produits de santé
27:23qui fixe le prix
27:24pour que l'on puisse débattre
27:26en fait
27:26du niveau de preuve attendu
27:27sans que ce soit
27:29nécessairement engageant
27:30mais un minimum
27:30contradictoire
27:31comme ça se fait
27:32au Royaume-Uni
27:32et en Allemagne
27:33c'est-à-dire que l'on sorte
27:34de cette réunion
27:35avec un compte-rendu
27:36que l'industriel
27:37peut commenter
27:38et que les autorités
27:39puissent commenter
27:40c'est important
27:41pour l'entreprise
27:42pour aller voir
27:42derrière les investisseurs
27:43en disant
27:44ça n'est pas une garantie
27:45de succès
27:45mais j'ai une feuille de route
27:47qui est à minima clair
27:47après
27:48il faut rappeler quand même
27:49que le marché français
27:50c'est 4% du marché mondial
27:51en valeur
27:52probablement 2% en marge
27:53il faut que les entreprises
27:56regardent au-delà
27:57du territoire national
27:58et les trois quarts
27:59des entreprises
27:59aujourd'hui
28:00ont des plans
28:00de développement international
28:01France 2030
28:02que vous citiez
28:03a été quand même
28:04une opportunité
28:06assez remarquable
28:07pour la filière
28:08et particulièrement
28:08l'innovation en santé
28:10quand on regarde
28:10le catalogue
28:11de tous les projets
28:11financés par France 2030
28:12dans le champ de la santé
28:13c'est quand même
28:14assez impressionnant
28:15et oui
28:16évidemment
28:18il nous faut plus
28:19de champions français
28:20qui puissent jouer
28:21ce rôle de locomotive
28:21pour entraîner
28:22tout l'écosystème français
28:23c'est ce à quoi
28:24on s'emploie
28:25au quotidien
28:26au sein de BPI France
28:28Merci beaucoup
28:29Merci à tous
28:30chers invités
28:31Valérie Tallil
28:31cofondatrice de Métis DX
28:32et directrice de recherche
28:33au CNRS
28:34Frédéric Girard
28:35président de France Biotech
28:36Olivier Chabanon
28:37directeur délégué
28:38au plan French Care
28:39chez BPI France
28:40Merci Hervé
28:41Merci à Camille Réoual
28:43et à très bientôt
28:44sur Bismarck for Change
28:44Sous-titrage Société Radio-Canada
28:47Merci à Camille Réoual
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