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  • il y a 7 minutes
Tous les matins à 7h42, l'invité qui fait l'actualité. Un acteur incontournable, un expert renseigné... 10 minutes d'interview sans concession avec Apolline de Malherbe et les témoignages des auditeurs de RMC au 3216.

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Transcription
00:02R.M.C. jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe.
00:08Il est 7h41 sur R.M.C. et R.M.C. Story. Objectif 54 milliards d'euros d'économie.
00:14C'est ce qu'a annoncé hier le Premier ministre Sébastien Lecornu pour le budget 2027.
00:18Philippe Juvin, vous êtes le député LR des Hauts-de-Seine et rapporteur général du budget. Bonjour.
00:24Bonjour.
00:2454 milliards, est-ce que c'est un objectif crédible d'abord ?
00:27En tout cas, c'est un objectif nécessaire parce qu'avec 54 milliards, il faut bien comprendre ça,
00:31on ne fait que baisser un tout petit peu l'endettement et pas beaucoup.
00:37Donc, la situation est la suivante. Il y a un endettement qui nourrit une dette.
00:41Cette dette, elle fait en sorte que vous payez beaucoup d'impôts pour la rembourser tous les ans et de
00:45plus en plus.
00:46Et elle atteint même notre souveraineté parce que ceux qui vous prêtent, eh bien, sont souverains.
00:50Donc, il faut la baisser comme on la baisse. Soit vous baissez vos dépenses, soit vous augmentez vos recettes.
00:55Et c'est cet ensemble qui fait ce 54. Mais avec 54, ce qui est fou, c'est qu'on
00:59va faire beaucoup d'efforts.
01:01Parce que ça va être difficile. Mais vous aurez très peu d'effets.
01:04Donc, beaucoup d'efforts pour très peu d'effets. Et quand on regarde l'an dernier, c'était déjà 30
01:08milliards d'euros d'économies
01:10qui devaient être faits et qui n'ont d'ailleurs pas vraiment été faits.
01:14Pas complètement. Parce que la réalité, on le voit bien, c'est qu'en fait, on racle tout un tas
01:19de fonds de tiroirs,
01:21mais sans s'interroger si les terroirs, ils servent à quelque chose ou pas.
01:24En gros, on réduit un peu la dépense publique, mais à aucun moment, on interroge l'efficacité de la dépense
01:30publique.
01:31Et c'est pour ça que c'est plus un budget de sacrifice que d'efforts.
01:34Est-ce que c'est un budget de sacrifice ?
01:35– Écoutez, le sacrifice, c'est ce qu'on est en train de faire. C'est-à-dire, en ne
01:40diminuant pas la dette,
01:41on sacrifie les générations qui devront payer pour nous.
01:45– Vous auriez voulu plus ?
01:47– Moi, je pense qu'il faut baisser l'endettement.
01:50– D'accord.
01:50– Il faut baisser l'endettement. Je rappelle que l'année dernière, vous parliez l'année dernière,
01:53nous étions fixés un objectif de fin 2026 à 5,1% et on va finir à 5,4%.
02:00– Un déficit de 5,1% du PIB.
02:02– Et nous allons finir probablement à 5,4% ou 5,5%.
02:05– Et la menace qui pèse, et c'est Sébastien Lecornu qui l'explique,
02:08il dit que si on ne fait pas ces 54 milliards d'économies, on finira à 6,5%.
02:12– Oui, et c'est quoi le problème ?
02:13J'en disais plus après tout.
02:14En fait, vous êtes sur un bateau, il y a un iceberg au loin,
02:19l'iceberg se rapproche et la question c'est, est-ce qu'on essaye de l'éviter ?
02:22Si vous ne diminuez pas le déficit, vous allez droit sur l'iceberg.
02:25Pourquoi ? Parce qu'il y a un moment où les gens vont se dire,
02:28on ne prête plus à la France qui est trop en détente.
02:30– Et c'est déjà presque le cas, parce que les chiffres sont assez terrifiants,
02:34nous empruntons la France sur les marchés aussi chers.
02:39On n'a jamais emprunté aussi cher depuis 2008,
02:41c'est-à-dire depuis la grande crise financière.
02:43On emprunte à 4,5 sur 10 ans, c'est plus cher que la Grèce,
02:49c'est plus cher que l'Espagne, c'est plus cher que l'Italie.
02:51Et que signifie ce taux élevé ?
02:53Pourquoi désormais les gens demandent un taux élevé ?
02:56Tout simplement parce qu'ils demandent une prime de risque quand ils prêtent à la France.
03:00Et la Cour des comptes a écrit il y a un an que la signature de la France,
03:04la signature de la France était considérée comme moins sûre qu'avant,
03:07parce que les gens avaient un doute, c'est ce qu'écrit la Cour des comptes,
03:10sur la soutenabilité de la dette française.
03:12Donc oui, on peut éviter l'iceberg encore, on n'est pas encore dans l'accident,
03:15à condition de prendre des mesures, c'est-à-dire de baisser l'endettement.
03:17– Donc ces efforts, vous les soutenez ?
03:19– Je voudrais qu'on regarde un peu dans le détail, gel du point d'indice des fonctionnaires,
03:22gel des APL, réduction de 2 milliards des arrêts maladie,
03:25un effort de 6 milliards à peu près pour les retraités,
03:30ça c'est nécessaire ? Toutes ces mesures-là sont nécessaires à vos yeux ?
03:33– Alors ce qui est nécessaire, c'est d'abord de comprendre où sont les grandes masses,
03:36parce que ce sont les grandes masses de dépenses que vous faites les grandes économies.
03:39Donc la grande masse de la dépense publique aujourd'hui, ce sont les retraites.
03:42Donc pour faire des économies sur les retraites, il faut faire deux choses,
03:45il faut sous-indexer les retraites,
03:47en réalité, sous-indexation, ce n'est pas baisser les retraites,
03:50attention, c'est simplement faire en sorte qu'elles augmentent moins vite l'année prochaine.
03:53Mais il faut faire une deuxième chose,
03:55et je vais déposer un amendement dans le cadre du PLFSS,
03:59– Du projet de loi de finances de la sécurité sociale.
04:00– Exactement, c'est d'annuler la suspension de la réforme de la retraite de l'année dernière,
04:04c'est-à-dire faire en sorte que, de nouveau, ceux qui travaillent, travaillent plus longtemps.
04:07– Ça nous a mis dedans, pardon de le dire de manière assez brutale,
04:11mais c'est quand même cette décision-là qui a entraîné aussi l'augmentation des dépenses.
04:16– Alors, pas immédiatement, parce que l'effet est un peu retardé,
04:18mais en tout cas, c'est une mauvaise chose,
04:20et surtout, c'est une arnaque de prétendre que le système de retraite,
04:24qui rassure, ne travaille pas plus longtemps.
04:25– Oui, monsieur Juvin, j'aimerais savoir si, en tant que député conséquent,
04:29et nous savons que vous l'êtes,
04:30ça ne vous choque pas, cet effort demandé sur les APL,
04:34alors que deux étudiants sur trois déclarent se priver de plusieurs repas par semaine
04:39pour pouvoir vivre, on épargne encore les retraités,
04:42notre société est tournée vers sa vieillesse,
04:45nous sommes gouvernés par une aristocratie de la vieillesse,
04:48vous ne trouvez pas ça choquant qu'un pays comme la France
04:50ne pense pas à sa jeunesse,
04:52et qu'on ose encore demander des efforts aux étudiants,
04:54alors qu'il y a encore au moins quatre ou cinq mesures décisives
04:56pour faire contribuer les retraités dans ce pays ?
04:59– Moi, je trouve ce qui est scandaleux,
05:02pardon, la mesure juste, c'est de faire contribuer tout le monde.
05:06– Non, ça c'est l'égalité, l'égalité c'est pas de faire contribuer tout le monde.
05:08– Attendez, je n'ai pas fini.
05:09Les Français, il y a un théorème en France,
05:11c'est le théorème de l'assiette du voisin.
05:13Les gens regardent l'assiette du voisin.
05:15Donc si vous voulez réformer le pays,
05:17et il faut faire des économies,
05:18il faut dépenser moins et travailler plus,
05:20c'est ça le truc,
05:21travailler plus, dépenser moins,
05:23il faut que tout le monde y participe.
05:25Évidemment, particulièrement les actifs actuellement,
05:27parce que je trouve particulièrement sales
05:34de faire en sorte qu'aujourd'hui,
05:36on demande aux jeunes de financer à la fois les retraites
05:38plutôt que de financer leur avenir.
05:39– Oui, aux étudiants aussi.
05:40– Donc je souhaite que l'âge de la retraite augmente,
05:43et c'est pour ça que je vais déposer un amendement.
05:45Et puis il faut que l'État fasse un effort,
05:47il faut baisser le train de vie de l'État,
05:48et là il y a je crois 11 milliards,
05:50si j'ai bien compris dans les 54,
05:51sur le train de vie de l'État, c'est absolument fondamental.
05:53– Philippe Juvin, je voudrais qu'on accueille
05:55Laurence qui nous appelle de l'Ain,
05:57qui est agent territorial.
05:58Bonjour Laurence.
05:59– Oui, bonjour Apolline.
06:01– Le gel du point d'indice sur les fonctionnaires,
06:03ça vous toucherait évidemment en premier lieu ?
06:05– Évidemment, mais franchement,
06:08quand est-ce qu'il n'a pas été gelé ?
06:09Ça fait plus de 15 ans qu'on nous dit
06:11qu'on va faire un dégel du point d'indice.
06:14Pas de dégel du point d'indice.
06:15Les salaires augmentent grâce à quoi ?
06:18Grâce aux avancements, grâce aux échelons.
06:23– Aux primes ?
06:24– Oui, lesquels ?
06:25Moi par exemple, je suis encadrant,
06:27je gère une trentaine de personnes
06:29dans un très grand établissement de Lyon.
06:32J'ai 73 euros de NBI, M. Juvin.
06:35Je veux dire, au bout d'un moment,
06:36il faut arrêter de se moquer de la gueule du monde.
06:38Moi, je suis déjà à 41h15 par semaine.
06:40Je fais environ 46 à 47 heures par semaine.
06:43– Et vous touchez combien de salaire ?
06:45– Et je suis à 2133 euros de salaire,
06:48alors que ça fait 35 ans que je suis dans la fonction publique.
06:51On se moque de qui ?
06:52Alors que moi, mes RH et toute la continuité,
06:57toute la lignée, y compris vous, M. Juvin,
06:59vous gagnez combien par mois ?
07:00Venez, venez, il n'y a pas de souci,
07:02moi j'accueille quelqu'un chez moi.
07:04Venez chez moi, passez une semaine,
07:05je vous donne mon budget,
07:06et vous verrez, faites-le moi avec.
07:09– Je voudrais qu'il puisse vous répondre, Philippe Juvin,
07:11rapporteur du budget.
07:12– Évidemment, il y a un problème de pouvoir d'achat.
07:14Pourquoi il y a un pouvoir d'achat en France ?
07:15Tout simplement parce que l'État prélève trop d'impôts.
07:18Impôts, taxes, cotisations.
07:20Pourquoi on prélève beaucoup d'impôts, taxes, cotisations ?
07:22Parce que nous sommes endettés.
07:23Donc en fait, ce qu'il faut, j'y reviens,
07:26c'est qu'il faut baisser la dépense publique
07:28pour baisser l'endettement,
07:29et là, vous pourrez baisser les impôts.
07:31Mais sinon, on n'y arrive pas.
07:31– Mais ça veut dire quoi ?
07:32C'est-à-dire qu'un agent de catégorie C...
07:33– Vous dites à Laurence,
07:35patientez encore un peu,
07:36il faut faire un effort de trois ans pour que ça aille mieux ?
07:38– Non, je dis à Laurence la chose suivante.
07:39Le chiffre que j'ai en tête,
07:40ce n'est pas manifestement le cas de Laurence,
07:41mais un agent de catégorie C
07:43de la fonction publique territoriale,
07:44né après 1983,
07:46si on ne bouge rien,
07:47partira à la retraite
07:48avec une retraite sous le taux de pauvreté.
07:52Donc, nous sommes dans un système
07:54qui s'appauvrit tous les jours.
07:55Pourquoi ?
07:56Parce qu'on vit sur de la dette.
07:58Il faut diminuer cet endettement.
08:00C'est ça qui nous redonnera des moyens.
08:01– J'ai une question encore pour Laurence,
08:02parce que Laurence, j'aimerais savoir,
08:03vous avez entendu tout à l'heure
08:04le secrétaire général de l'UNSA,
08:06la CGT également,
08:07qui appelle à une journée de colère,
08:09journée noire, de grève
08:10et de manifestation le 29 octobre.
08:13Vous y serez ?
08:13– Non, je n'y serai pas.
08:15Je n'y serai pas parce que c'est encore
08:16du pouvoir d'achat en moins dans mon enveloppe.
08:19Moi, je n'y serai pas.
08:20Mais ça fait combien d'années
08:21qu'on fait des grèves,
08:22qu'on appelle à des grèves ?
08:23Est-ce que vous pensez que c'est suffisant ?
08:24Est-ce que vous pensez
08:24que c'est ce qu'il faut faire ?
08:26Moi, je pense qu'il faut impacter
08:27bien plus fort que ça.
08:29– Et comment ?
08:29– Bien plus fort et à tous les niveaux.
08:30Je ne sais pas.
08:31Il faut faire un gros blocage.
08:32Je ne suis pas gilet jaune.
08:33Je ne suis pas tout ça, moi.
08:35Moi, tout ça, ça part de très loin.
08:37– Est-ce que les élections, Laurence,
08:38vous apparaissent comme une réponse démocratique ?
08:42– Pas du tout.
08:43Je vais vous dire quelque chose.
08:44Du fond de mon cœur,
08:46je pense que la place est trop bonne à prendre
08:47et que tout le monde veut la prendre,
08:49cette place.
08:49Elle est trop trop bonne.
08:50Qu'on commence déjà
08:51par faire des économies
08:51– Non, mais c'est intéressant
08:52parce qu'on entend votre colère.
08:54Votre colère, elle est presque au-delà même,
08:56effectivement, du fait de pouvoir l'exprimer.
08:58Merci, Laurence.
08:59Emmanuel.
09:00– Juste une petite chose.
09:02Deux minutes, deux minutes.
09:03Moi, j'ai ma fille
09:04qui vient de partir de la fonction publique,
09:06qui était dans un hôpital également,
09:08qui a tout donné,
09:09qui est cadre infirmier,
09:10qui a tout donné de ses journées,
09:11qui ne comptait plus ses heures,
09:13qui était un sous-effectif,
09:14mais je ne vous dis pas comment,
09:17qui a craqué.
09:18Et elle a 33 ans.
09:20– Et elle est partie dans le privé ?
09:21– Et c'est quoi son avenir ?
09:23Elle est partie dans le privé, bien évidemment.
09:24– Alors madame, vous mettez…
09:25– Et c'est quoi son avenir ?
09:26Qu'est-ce qu'on propose ?
09:27– Et bien nous, on fait partie
09:28de toute cette lignée-là.
09:29Des gens oubliés qui payons
09:30parce qu'on a les moyens
09:31de payer nos impôts.
09:32– Laurence, Laurence,
09:33– On l'entend parfaitement
09:35et merci de votre témoignage, Laurence.
09:36– Vous mettez le doigt sur le sujet
09:37qu'on ne veut pas traiter
09:38et qui est le sujet crucial,
09:40c'est qu'on a des frais de fonctionnement
09:42dans nos administrations en France
09:43qui sont démesurées.
09:44Et le problème, c'est que Laurence,
09:46sa fille, comme les infirmières,
09:48comme les enseignantes,
09:49comme les policiers,
09:50ils sont hyper mal payés,
09:51mais qu'au-dessus d'eux,
09:52ils ont vraiment ce qu'on appelle
09:53des bureaucrates,
09:54c'est-à-dire des gens qui passent
09:55leur temps à vivre
09:55de la complexité administrative
09:57et qui sont payés
09:582000, 3000 euros par mois.
10:00Parce que c'est ça,
10:00les gens qui font la gestion
10:01des hôpitaux, etc.,
10:03avant que les hôpitaux
10:05soient gérés par les fonctionnaires.
10:06– Les hôpitaux,
10:07personne ne les connaît mieux que vous.
10:12– Quand les hôpitaux étaient gérés
10:12puisque parallèlement,
10:13vous êtes également chef des urgences
10:15à l'hôpital Pompidou à Paris.
10:16Mais j'aimerais aussi vous entendre
10:18sur le carburant.
10:20Nouveau record, aujourd'hui,
10:22des prix du carburant,
10:23le gasoil et l'essence.
10:25Que faire dans l'immédiat ?
10:26C'est-à-dire que là,
10:27on a bien compris,
10:27le budget,
10:28on essaye aussi de voir
10:30à moyen ou long terme.
10:31Mais là, qu'est-ce qu'on fait ?
10:33– Il faut prendre des mesures
10:34pour aider les consommateurs
10:37de carburant,
10:37en particulier les gros rouleurs,
10:38ceux qui ne peuvent pas faire autrement,
10:39prendre leur voiture, etc.
10:40Donc moi, j'ai fait la proposition
10:42qui a été reprise par quelques-uns,
10:43j'ai vu,
10:44et que je vais faire dans le budget,
10:46de supprimer ce qu'on appelle
10:47les certificats d'énergie.
10:49C'est environ 15 à 17 centimes par litre.
10:53Je vais proposer ça dans le budget.
10:55Ça finance quoi ?
10:55– Mais d'ailleurs, si vous n'avez pas besoin
10:56même que ce soit voté dans le budget,
10:58ça peut être décidé par le gouvernement
11:00dès lundi.
11:00– Bien sûr, mais le budget
11:01permet de mettre une pression politique,
11:03donc c'est ce que je vais faire.
11:05Qu'est-ce que ça finance ?
11:06Il faut le savoir,
11:06parce que c'est de l'argent en moins
11:07qui va rentrer dans les caisses de l'État,
11:08donc il n'y a pas d'argent magique.
11:09Eh bien, ça finance actuellement,
11:11par exemple, ma prime Rénov'.
11:13Eh bien, on suspendra,
11:14par exemple, ma prime Rénov'.
11:16Il y a des mesures qui sont utiles, bien sûr,
11:20mais il y a des mesures d'urgence.
11:21Donc, il faut faire des choix.
11:22Il faut surtout se redonner des marges de manœuvre.
11:24Ce que vous dites est vrai.
11:27Pourquoi on veut baisser la dépense publique ?
11:29Parce qu'il n'y a que comme ça
11:30que vous vous redonnez des marges de manœuvre.
11:31Mais la dépense publique, c'est quoi ?
11:32Je le rappelle, c'est le coût des retraites,
11:34c'est le coût des salaires des fonctionnaires,
11:35une masse salariale très importante.
11:36Nous avons beaucoup plus de fonctionnaires en France
11:39qu'en Allemagne, par exemple.
11:41Et il faut qu'on regarde les choses par exemple.
11:42Mais dans les fonctions administratives ?
11:43Oui, mais globalement, il y en a beaucoup.
11:45Le paradoxe, c'est qu'il y a à la fois trop de fonctionnaires
11:47et pas assez en certains endroits.
11:48C'est ça, le vrai paradoxe.
11:50Mais, par exemple, il me semble qu'on peut regarder
11:52sur l'éducation nationale,
11:53dans les 10 ans à venir,
11:54avec la baisse de la natalité,
11:56on considère qu'on pourrait baisser
11:57de 50 000 le nombre de postes de professeurs
12:01sans altérer le ratio entre le nombre d'élèves par prof.
12:05Donc, il faut avoir cette réflexion.
12:06Merci Philippe Juvin, rapporteur général du budget,
12:08d'avoir répondu à nos questions ce matin.
12:10Et merci à Laurence pour son témoignage.
12:12Merci.
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