00:00Il faut qu'on réduise notre déficit public. Vous savez qu'en 2026, on a été affecté par des chocs
00:04internationaux, des chocs nationaux.
00:06Ça se traduit par une croissance divisée par deux, de 1 à 0,5. Donc la France résiste, mais malgré
00:11tout, ça croit moins.
00:12Et donc il est très important qu'on remette la France à la fois sur les voies de la croissance,
00:17préserve les moteurs de croissance,
00:18mais aussi sur les voies de la réduction du déficit public. Donc c'est vrai que ça fait des efforts
00:22importants.
00:23Vous le savez, si on ne fait rien l'année prochaine, on sera autour de 6,5% du déficit.
00:28C'est absolument impossible.
00:31Budget toujours difficile par définition, sur fond de campagne présidentielle, sur fond de colère sociale aussi.
00:37Est-ce que vous la sentez, est-ce que vous l'entendez, cette colère sociale qui monte dans le pays
00:42?
00:42Non mais moi j'entends déjà ceux qui souffrent sur les braises et qui effectivement fantasment sur une saison 2
00:49des Gilets jaunes,
00:49qu'ils ont tendance eux-mêmes à nourrir. Moi j'échange avec les Français qui sont inquiets.
00:55Mais vous les avez vu, certains qui appellent les Français à descendre dans la rue.
01:02J'allais dire, malheureusement, ce ne sont pas les manifestations qui vont ouvrir la détroit d'Hormuz.
01:06Donc que les gens soient inquiets, je le comprends. Il faut qu'on continue de les accompagner.
01:11On va faire comme on l'a fait depuis le printemps, piloter les aides du mieux possible pour éviter que
01:16ça nous coûte une fortune,
01:17y compris en aidant ceux qui n'ont pas besoin et en se concentrant sur ceux qui en ont le
01:21plus besoin.
01:21Et si on doit adapter les aides en fonction de la situation, on le fera comme on l'a fait
01:25depuis le printemps.
01:26Une dernière question plus politique parce que vous avez fait référence à Jean-Luc Mélenchon, à Fabien Roussel,
01:31ceux qui appellent en effet à aller manifester contre la vie chère, contre le gouvernement.
01:37En attendant, Marine Le Pen a une toute autre stratégie. Est-ce que vous la trouvez maligne en ce moment
01:44?
01:44On a presque le sentiment, quand on écoute Sébastien Lecornu, qu'il lui donne presque l'étiquette de responsable
01:50par rapport à Jean-Luc Mélenchon dès lors qu'elle a annoncé que la France ne pouvait pas se permettre
01:54de ne pas avoir de budget juste avant une présidentielle.
01:57Nous, notre boulot, c'est de nous concentrer sur ce qu'il y a avant l'élection présidentielle.
02:01Et on ne fait que ça. Donc moi, je ne juge pas des stratégies des uns ou des autres.
02:05Je note que certains appellent au chaos et je le regrette parce que, je le répète,
02:08ce n'est pas ça qui va libérer le détroit d'Hormouz.
02:11Après, j'ai aussi entendu Marine Le Pen demander une baisse généralisée des impôts sur l'essence.
02:16Ça, ce n'est pas très responsable. On sait que ce n'est pas très efficace.
02:18C'est parfaitement injuste.
02:20Puis si on baisse les impôts de plusieurs milliards, il faut trouver les autres milliards ailleurs.
02:25Donc au fond, ce sont les contribuables qui paieront pour toutes celles et ceux qu'on aura aidés,
02:30y compris peut-être celles et ceux qui n'en ont pas besoin.
02:32C'est parti.
Commentaires