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Sylvain Maillard, député Ensemble pour la République de Paris et membre de la commission défense de l'Assemblée Nationale, répond aux questions de Romain Desarbres.

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Transcription
00:00Aujourd'hui, c'est News Europe 1 avec aujourd'hui Sylvain Maillard. Bonjour Sylvain Maillard.
00:04Bonjour Romain Desarbres.
00:05Merci beaucoup d'être avec nous, député ensemble pour la République de Paris et membre de la Commission Défense de
00:10l'Assemblée Nationale.
00:11On va balayer toute l'actualité, évidemment, on va parler du budget.
00:15Avant d'évoquer le budget à proprement parler, je voulais vous entendre sur l'état de la France.
00:19L'économie est à bout de souffle, on frôle la récession, on est à plus de 3 500 milliards d
00:24'euros de dettes, le chômage remonte.
00:26Emmanuel Macron va laisser le pays dans un état catastrophique, des ruines fumantes dans certains secteurs.
00:31C'est lui qui a flingué l'économie, comme le dit Gabriel Attal ?
00:36Non, ce que se disait Gabriel Attal, c'est qu'évidemment, après la dissolution, on est dans une période d
00:41'instabilité
00:41qui n'est évidemment pas propice pour le développement de notre économie et pour des changements.
00:46Mais la dissolution, c'est Emmanuel Macron ?
00:48Oui, mais c'était une mauvaise décision et depuis 2024, évidemment, on est dans une situation compliquée.
00:56On n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale, on ne peut pas porter de grands projets dans un
00:59monde qui change à une vitesse extrêmement forte et qui s'accélère.
01:03Ça, c'est le cas pour tous les pays.
01:04Bien sûr, mais c'est plus difficile quand vous êtes dans un pays où vous n'avez pas de majorité
01:08et donc vous naviguez à vue.
01:10C'est extrêmement difficile, il n'y a pas un budget qui est passé sans un 49.3.
01:14Les réformes n'ont pas été faites depuis 2007, depuis 2017 ?
01:17Les réformes que nous avons portées, par exemple, sur les retraites, nous avons dû revenir l'année dernière pour pouvoir
01:23avoir un budget du fait des socialistes.
01:26Et donc, on voit bien qu'on n'arrive pas à porter de réformes.
01:29Après, plus fondamentalement, on traverse un nombre de crises extrêmement fortes.
01:33On a l'Ukraine, on a l'Iran à l'heure actuelle qui font que l'ensemble des pays occidentaux
01:39traversent une période difficile.
01:40Nous, nous avons une spécificité plus importante, c'est que nous avons une dette plus importante.
01:44Et donc, quand les taux d'intérêt augmentent, ça nous coûte beaucoup plus cher et ça nous met dans la
01:48difficulté dans laquelle on est.
01:49Mais sous Emmanuel Macron, elle a augmenté de plus de 1 000 milliards, cette dette.
01:53Donc, il y a une responsabilité de l'équipe actuelle.
01:55Ce n'est pas tombé du ciel.
01:57Oui, on peut refaire, bien sûr, vous avez raison, le quoi qu'il en coûte, nous ne l'avons pas
02:02arrêté suffisamment.
02:03Enfin, moi, je suis député depuis 2017.
02:06Tous les corps constitués, les entreprises et les autres nous demandaient toujours plus d'argent.
02:11Ils ne voulaient pas qu'on arrête les dispositifs.
02:13Donc, j'entends le fait que le gouvernement aurait dû arrêter plus vite.
02:17Enfin, la société ne voulait pas qu'on arrête plus vite.
02:20Quand on a accompagné sur la crise énergétique, rappelez-vous, 2023,
02:24une explosion du prix de l'électricité, une explosion du prix du gaz.
02:28Qu'est-ce qu'on a dit ?
02:29On a dit tout simplement d'accompagner 50 milliards.
02:31Et puis, les retraites.
02:33Un de nos gros problèmes, ce sont les retraites qui coûtent extrêmement cher.
02:36Il faut que nous puissions continuer la réforme.
02:39Et surtout, la suspension que nous avons dû faire l'année dernière,
02:42elle commence à coûter de l'argent.
02:43Et il faut que nous travaillions plus en France.
02:45Je le dis souvent à ce micro, nous ne travaillons pas suffisamment.
02:48C'est 7 milliards d'heures travaillées en moins par rapport à l'Allemagne en population comparable.
02:547 milliards par an.
02:55Nous ne travaillons pas suffisamment.
02:57Et j'entends tous les gens qui travaillent comme des fous, qui disent
02:59« Mais moi, je fais ma part. »
03:01Oui, mais nous commençons plus tard que les autres et nous finissons plus tôt.
03:04À un moment, vous savez, le pouvoir politique, il ne peut pas tout faire.
03:08C'est qu'à un moment, il faut que nous puissions donner les capacités aux entreprises d'investir,
03:13mais il faut que nous travaillions collectivement un peu plus.
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