00:00Bon, 54 milliards de dépenses, alors c'est quand même pas mal, mais alors bon évidemment c'est ces pauvres
00:07traités qui vont être taxés, c'est la politique familiale, c'est les familles, bon, j'ai pas entendu 1
00:15euro de moins dépensé en prestations sociales pour les étrangers, j'ai pas entendu ça.
00:20Ah bah si, il y a une mesure spécifique de tête, parce que je sors de matinale, j'ai tout
00:25en tête, mais c'est encore... Si, si, il y a une mesure qui est envisagée pour les prestations non
00:31contributives pour les étrangers qui parfois la perçoivent dès le premier jour, et il y a un système un peu
00:38particulier où les expats qui reviennent ne la perçoivent pas.
00:40Ah oui, tu parles, mais par exemple les étudiants étrangers, on n'y touche pas, l'AME on n'y
00:47touche pas, le poids de l'immigration on n'y touche pas, et c'est ces pauvres retraités qui vont
00:51payer.
00:52On verra, on verra.
00:53Non mais on n'a qu'une interview du premier ministre, on n'a pas un projet de loi de
00:56finances en dur, là vous voyez.
00:58Moi je vous avais parlé par exemple de...
01:00L'hébergement d'urgence.
01:02Oui, des choses comme ça, mais bon.
01:03Oui, non mais si vous... D'accord, c'est un petit symbole, mais moi je trouve malgré tout que c
01:06'est important ce chiffre que donne le premier ministre, parce que...
01:0954 milliards.
01:10On disait 30, il y a encore il y a hier, maintenant 54.
01:13Non mais je pense qu'il est important de saisir, c'est pas vraiment 54 milliards d'euros d'économie.
01:18Ah bon ?
01:18Non, en fait sur ces 54 milliards, vous en avez 40, on contient l'augmentation spontanée, comme on dit à
01:26Bercy, de la dépense publique, qui sans rien faire, tous les ans,
01:30et je prenais l'image d'une pâte à pain, c'est ça le budget de l'État, la dépense
01:34publique, c'est la levure de cette pâte à pain, c'est l'inflation, c'est le vieillissement de la
01:39population,
01:40par le jeu des revalorisations d'indexation sur l'inflation, vous avez par exemple les retraites...
01:45Bon, les retraités là qui nous écoutent, ils vont être mangés, alors qu'est-ce qu'on va faire pour
01:49les retraités ?
01:49Les retraités aisés, déjà, je vous assure, ça m'horripile.
01:53Quand j'entends les retraités aisés, je vous assure, t'as envie de leur dire, mais...
01:55Et dans le même temps, ils vont construire un pavillon à l'Assemblée nationale à 50 millions de francs, 50
02:01millions d'euros.
02:02Et Mme Braun-Pivet, tout ça pour avoir son petit nom sur ce pavillon, les Français ne peuvent pas faire
02:07le plein,
02:08mais Mme Braun-Pivet construit un pavillon qui sert à rien.
02:12Non, mais enfin, quel pays, quelle honte !
02:15Mais quelle honte, vous parliez de symboles tout à l'heure, évidemment ce n'est que 50 millions d'euros,
02:19mais quelle honte !
02:20Pour ce qui est des retraités...
02:21Mais ils n'ont pas honte, ils ont inventé la honte.
02:24Terminé.
02:26Je ne sais pas quoi vous dire, Pascal, en tout cas sur les retraités, on n'a pas les arbitrages
02:30définitifs d'acte 1.
02:31Ce qu'on sait, c'est qu'il y aura quelque chose, c'est sûr, mais il n'y aura
02:34pas que...
02:34Il y aura quoi ?
02:36C'est toujours l'arbitrage qu'on a exposé cette semaine, est-ce que ça va être l'abattement de
02:3910% ?
02:40Ou est-ce que ça va être...
02:42Ça change quoi, l'abattement de 10% ?
02:44Des indexations.
02:44Ah bah c'est pas mal, ça veut dire, si sur votre net imposable, vous êtes à 4000, vous retranchez
02:4910%,
02:50ça ne vous fait plus que 3600 à payer, c'est ça les 10% ?
02:53C'est l'abattement sur l'abattement ?
02:54Ça m'a déclaré.
02:55Oui.
02:56Donc par exemple, tu déclares, tu as 30 000 euros ou 40 000 euros de revenus pour un retraité,
03:01tu enlèves 10%.
03:03Donc tu n'es plus imposé que sur 27 000 par exemple, dans mon exemple, 30 000, 27 000.
03:08Oui, c'est ça.
03:09Tu enlèves 10%.
03:09Exactement.
03:10Donc au lieu d'être imposé sur 30 000, tu es imposé sur 27 000.
03:12C'est quand même bizarre, l'intitulé...
03:14Et à l'arrivée, tu perds combien ?
03:16L'intitulé est déjà étrange, parce que c'est un avantage qu'on les actif et qu'on a donné
03:22aux retraités en 1978,
03:23mais vous voyez, c'est ça, c'est les bizarreries fiscales françaises.
03:26Personne ne se pose plus la question de la pertinence d'une telle mesure.
03:29L'intitulé même de cette mesure, c'était un cadeau qu'on a fait à l'époque.
03:32Mais pour les actifs aussi, les 10% d'abattement, ça n'a pas de sens.
03:34Ben si, parce que ça compensait selon que si vous êtes en frais réels ou bien si vous prenez un
03:39forfait.
03:40Mais il a fallu faire ce cadeau au retraité parce qu'on le maintenait pour les actifs.
03:45C'est les bizarreries françaises.
03:46Mais c'est toujours pareil, c'est que si vous concédez un avantage, au moment il faut le retirer pour
03:50une bonne raison budgétaire.
03:52Mais c'est impossible, vous savez, c'est ce qu'on dit des niches fiscales.
03:54Il y a toujours un chien qui mort dans une niche.
03:55Mais les niches fiscales, il faut toutes les supprimer, toutes.
03:57Mais vous ne pouvez pas, Pascal.
03:58Mais pourquoi, par exemple, pour les journalistes, il faut les supprimer ?
04:01Oui, ben peut-être, peut-être, mais c'est compliqué quand vous concédez un avantage politiquement.
04:05Mais pas peut-être, ça repose sur rien.
04:07Ça a l'air tellement facile d'être ministre du budget quand on vous écoute.
04:10Mais bien sûr que c'est facile.
04:12Ben non, ça ne l'est pas.
04:13Oui, ça ne l'est pas, mais ça devrait l'être.
04:15C'est l'essence même de la politique.
04:16Mais ça devrait l'être.
04:17L'anque de courage.
04:17Ça, il faut du courage.
04:19C'est un mot qui vous va bien, vous.
04:24Franchement, parlez pas trop fort quand même sur le courage.
04:27Vous avez été aux affaires.
04:30Pascal, la niche des autres vous choque toujours.
04:32Mais regardez, par exemple, les gens qui ont des employés à domicile.
04:36Il a été question un temps en disant que ça coûte 8 milliards d'euros à l'État.
04:39C'est beaucoup trop cher, il faut la supprimer.
04:40Le Premier ministre annonce que ce sera maintenu.
04:42Mais soulagement pour plein de gens qui, aujourd'hui, font de l'emploi grâce à ça.
04:47Là encore, l'emploi à domicile, ceux qui ont un très faible revenu, il faut le garder.
04:54Mais ceux qui gagnent très bien leur vie, ce qui peut être mon cas...
04:58Donc, ce qui vous choque pour les retraiter, pour les autres, ça ne vous choque pas.
05:02Mais je n'ai pas à bénéficier, moi, d'une niche fiscale pour un employé à domicile, enfin.
05:06C'est une question de bon sens.
05:08Alors, vous situez où le seuil au-delà duquel on est riche et on n'a pas droit à la
05:12niche et au-dessous duquel on y a droit ?
05:14Ça, c'est assez facile de le citer.
05:17Si tu gagnes en France plus de 50 000 euros par an, tu peux échapper, comment dire, à des niches
05:24fiscales, quand même.
05:26Et puis, en revanche, les retraités, pour des raisons symboliques, tu n'y touches pas.
05:30Ils ont fait des efforts toute leur vie.
05:31Il y a aussi un peu de symbole.
05:33Ah oui, ça vous fait rire, vous voulez...
05:35Je suis, j'imagine, ministre des Finances, d'un gouvernement pro.
05:37Mais ce n'est pas très con, un peu de bon sens, les allocations familiales, de la même manière.
05:41Les allocations familiales, quand tu gagnes très bien ta vie, tu n'as pas à les recevoir.
05:46Enfin, tout ça demande un peu de bon sens.
05:48L'université...
05:48Vous êtes en train de dériver vers la gauche.
05:49Là, vous dérivez totalement vers la gauche, c'est formidable.
05:53Je ne sais pas si je suis de gauche ou de droite, j'essaye d'avoir un peu de bon
05:55sens.
05:56De vouloir calculer, de vouloir ajuster les avantages fiscaux en fonction des revenus.
06:00Bah oui, c'est totalement la politique...
06:02Je suis de gauche, j'ai un bienvenu au club, si je peux me permettre.
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