00:00On se fait parfois une idée excessive de ce qu'il n'est pas possible de faire sur ce sujet.
00:03Parce qu'on sait que ce qu'on appelle les statistiques dites ethniques en France sont, si ce n'est
00:08interdites, en tout cas très limitées.
00:10Il n'en demeure pas moins que la statistique publique, l'INSEE en l'occurrence, produit tout un appareil de
00:15données
00:16sur les origines migratoires des populations, sur plusieurs générations.
00:19Et ce sont sur ces données publiques, institutionnelles, les moins contestables qui soient, que nous avons construit ces scénarios de
00:25projection.
00:26Et nous l'avons fait notamment parce qu'il nous a semblé que c'était désormais la question qui planait
00:31sur le débat public français.
00:32Et que c'était même le sujet sur lequel se faisait maintenant la césure entre les camps politiques.
00:37Il y a évidemment la centralité du concept de Nouvelle-France à gauche.
00:40Il y a la crainte du grand remplacement à droite, qui est à la fois un concept très largement délégitimé
00:46dans l'espace public,
00:47mais dont les enquêtes d'opinion nous disent qu'il est assez largement constaté par les Français si on leur
00:52demande,
00:53pensez-vous qu'il y a ou non un grand remplacement ? C'est un concept qu'on n'emploie
00:55pas parce que je considère
00:57et nous considérons qu'il a beaucoup de défauts.
00:58Il n'en demeure pas moins que ce que cette étude démontre, c'est que dans les scénarios de la
01:02continuité,
01:03la France est engagée, serait engagée dans un basculement démographique qui est sans précédent dans son histoire,
01:09qui pose des questions importantes sur sa cohésion de long terme,
01:12et qui pose des questions aussi sur la capacité à intégrer ou à assimiler les Français les plus récents.
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