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Sylvain Maillard, député Ensemble pour la République était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:018h13, c'est la grande interview CNews Europe 1 avec aujourd'hui Sylvain Maillard. Bonjour Sylvain Maillard.
00:07Bonjour Romain Desarbres.
00:08Merci beaucoup d'être avec nous, député ensemble pour la République de Paris et membre de la Commission Défense de
00:12l'Assemblée Nationale.
00:14On va balayer toute l'actualité, évidemment, on va parler du budget.
00:17Avant d'évoquer le budget à proprement parler, je voulais vous entendre sur l'état de la France.
00:22L'économie est à bout de souffle, on frôle la récession, on est à plus de 3 500 milliards d
00:27'euros de dettes, le chômage remonte.
00:29Emmanuel Macron va laisser le pays dans un état catastrophique, des ruines fumantes dans certains secteurs.
00:34C'est lui qui a flingué l'économie, comme le dit Gabriel Attal ?
00:38Non, ce que se disait Gabriel Attal, c'est qu'évidemment, après la dissolution, on est dans une période d
00:43'instabilité
00:44qui n'est évidemment pas propice pour le développement de notre économie et pour des changements.
00:49Mais la dissolution, c'est Emmanuel Macron ?
00:51Oui, mais c'était une mauvaise décision et depuis 2024, évidemment, on est dans une situation compliquée.
00:58On n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale, on ne peut pas porter de grands projets dans un
01:02monde qui change à une vitesse extrêmement forte et qui s'accélère.
01:06Ça, c'est le cas pour tous les pays.
01:07Bien sûr, mais c'est plus difficile quand vous êtes dans un pays où vous n'avez pas de majorité
01:11et donc vous naviguez à vue.
01:13C'est extrêmement difficile, il n'y a pas un budget qui est passé sans un 49.3.
01:17Ou les réformes n'ont pas été faites depuis 2007, depuis 2017 ?
01:20Les réformes que nous avons portées, par exemple, sur les retraites, nous avons dû revenir l'année dernière pour pouvoir
01:25avoir un budget du fait des socialistes.
01:29Et donc, on voit bien qu'on n'arrive pas à porter de réformes.
01:32Après, plus fondamentalement, on traverse un nombre de crises extrêmement fortes.
01:36On a l'Ukraine, on a l'Iran à l'heure actuelle qui font que l'ensemble des pays occidentaux
01:41traversent une période difficile.
01:43Nous, nous avons une spécificité plus importante, c'est que nous avons une dette plus importante.
01:47Et donc, quand les taux d'intérêt augmentent, ça nous coûte beaucoup plus cher et ça nous met dans la
01:51difficulté dans laquelle on est.
01:52Mais sous Emmanuel Macron, elle a augmenté de plus de 1 000 milliards, cette dette.
01:55Donc, il y a une responsabilité de l'équipe actuelle.
01:58Ce n'est pas tombé du ciel.
01:59Oui, on peut refaire.
02:01Bien sûr, vous avez raison.
02:03Le quoi qu'il en coûte, nous ne l'avons pas arrêté suffisamment.
02:07Je suis député depuis 2017.
02:09En fait, tous les corps constitués, les entreprises et les autres nous demandaient toujours plus d'argent.
02:14Ils ne voulaient pas qu'on arrête les dispositifs.
02:16Donc, j'entends le fait que le gouvernement aurait dû arrêter plus vite.
02:20Enfin, la société ne voulait pas qu'on arrête plus vite.
02:23Quand on a accompagné sur la crise énergétique, rappelez-vous, 2023,
02:27une explosion du prix de l'électricité, une explosion du prix du gaz.
02:30Qu'est-ce qu'on a dit ?
02:31On a dit tout simplement d'accompagner 50 milliards.
02:34Et puis, les retraites.
02:35Un de nos gros problèmes, ce sont les retraites qui coûtent extrêmement cher.
02:39Il faut que nous puissions continuer la réforme.
02:42Surtout, la suspension que nous avons dû faire l'année dernière,
02:45elle commence à coûter de l'argent.
02:46Et il faut que nous travaillions plus en France.
02:48Je le dis souvent à ce micro.
02:49Nous ne travaillons pas suffisamment.
02:51C'est 7 milliards d'heures travaillées en moins par rapport à l'Allemagne,
02:56en population comparable.
02:577 milliards par an.
02:58Nous ne travaillons pas suffisamment.
03:00Et j'entends tous les gens qui travaillent comme des fous, qui disent « mais moi, je fais ma part
03:03».
03:04Oui, mais nous commençons plus tard que les autres et nous finissons plus tôt.
03:07À un moment, vous savez, le pouvoir politique, il ne peut pas tout faire.
03:11C'est qu'à un moment, il faut que nous puissions donner les capacités aux entreprises d'investir,
03:16mais il faut que nous travaillions collectivement un peu plus.
03:17Et il va falloir remettre au travail des gens qui devraient travailler et qui ne travaillent pas,
03:21et qui vivent d'aide sociale ?
03:23Nous portons une réforme de l'assurance chômage.
03:26Nous l'avons déjà réformée à deux reprises.
03:28Nous pensons qu'il faut raccourcir les délais de l'assurance chômage.
03:31Il faut énormément aider celui qui perd son emploi au début.
03:34C'est très important, l'accompagner encore plus fortement que ce que nous faisons.
03:38Mais par contre, il faut que ce soit moins long, parce qu'on le voit bien dans les courbes.
03:42La reprise du travail, elle se fait à la fin, quand elle ne se fait pas au début,
03:47majoritairement et très très fortement au moment de l'arrêt des aides.
03:51Donc c'est-à-dire quoi ? Qu'il faut six mois d'indemnité, pas plus ?
03:53Écoutez, dans l'ensemble des pays européens, c'est entre 8 et 12 mois.
03:57Nous, nous sommes au-delà, entre 15, et ça dépend aussi de la génération dans laquelle vous êtes.
04:01Ça peut aller jusqu'à 36 mois si on approche la 60.
04:05On accompagne évidemment les seniors, il faut qu'il y ait une démarche spécifique.
04:09Mais enfin, quand vous avez 30 ans, il faut qu'on puisse reprendre le travail plus rapidement, c'est ainsi.
04:16Mais il faut qu'on travaille sur les mobilisés, il y a beaucoup de choses sur lesquelles il faut qu
04:18'on s'améliore.
04:19Mais en tout cas, ce qui est certain, c'est qu'on ne peut pas continuer avec une partie de
04:23la population
04:23qui ne travaille pas, parce qu'elle peut aussi vivre du fait de ne pas travailler.
04:27Ça, c'est le débat de la présidentielle qu'on vient d'avoir.
04:30Pour l'instant, on n'en est pas, on n'en est pas là.
04:32Il y a le budget d'abord, et Sébastien Lecornu présente les grandes lignes de son budget.
04:3754 milliards d'euros d'efforts, c'est suffisant ?
04:40En tout cas, c'est la maille de ce qu'il faut faire.
04:42Nous devons absolument réduire notre train de vie.
04:45Nous dépensons plus que ce que nous gagnons,
04:48et il faut qu'on puisse garder des marges de manœuvre,
04:51parce que les taux d'intérêt ont été énormément augmentés.
04:53On emprunte à 4,5 maintenant.
04:55Je vous rappelle qu'il y a deux ans, deux ans et demi,
04:57on était en moyenne sur la dette française à 1,8.
05:00Donc, on voit bien à quel point la pression devient le plus forte.
05:03Le remboursement de la dette est ou sera, dans les mois qui viennent,
05:07le premier poste de dépense de l'État.
05:10Nous devons réduire notre train de vie.
05:14Il a fait quelques propositions.
05:16Le groupe Renaissance en a fait d'autres,
05:18et puis on va travailler pendant les semaines qui viennent
05:20pour avoir la meilleure copie.
05:22Alors, vous, vous défendez l'idée d'une année blanche.
05:24Ça veut dire pas d'augmentation des retraites,
05:26pas d'augmentation pour les fonctionnaires,
05:28pas d'augmentation des minima sociaux.
05:31Est-ce que vous pouvez nous expliquer ?
05:32C'est très simple.
05:33En réalité, c'est de dire que les prestations
05:37que vous receviez l'année dernière,
05:38vous recevez exactement la même chose à l'euro près.
05:41Vous recevez grignoter par l'inflation.
05:42S'il y a 3% d'inflation, vous perdez 3%.
05:44Oui, mais quand on travaille, moi, je veux que le travail...
05:46Pour bien comprendre, c'est ça.
05:48Bien sûr, mais qu'on soit clair.
05:50Quand vous travaillez, tout le monde n'a pas d'augmentation
05:52d'une année sur l'autre.
05:53Ça ne fonctionne pas comme ça.
05:55Ce n'est pas automatique.
05:55C'est loin d'être automatique,
05:57surtout dans les années plus difficiles
05:59et probablement l'année prochaine
06:00va être plus compliquée pour les augmentations de salaires.
06:03Et donc, à un moment, dire que c'est très simple,
06:05comme dans n'importe quel ménage,
06:06vous ne dépensez pas plus
06:07quand vous devez faire des économies
06:08que ce que vous avez dépensé l'année d'avant.
06:10Et donc, l'année blanche, le gros avantage,
06:13c'est que ça permet tout simplement
06:14de ne pas se dire
06:16je donne pour telle catégorie,
06:17pas pour telle autre.
06:18Et donc, de faire en sorte
06:19que les Français soient les uns contre les autres
06:21en disant
06:21pourquoi ce serait plus moral, entre guillemets,
06:23de donner à telle catégorie
06:25et pas une autre.
06:26Moi, je pense qu'on reste
06:27ce que nous avons dépensé l'année dernière.
06:29Nous redépensons exactement la même chose
06:30et on repart sur une année,
06:31ce qu'on appelle une année blanche.
06:33Sylvain Maillard, vous l'appliquez
06:34aux dépenses de l'État ?
06:36L'idéal, évidemment.
06:38Après, il y a quelques postes
06:39sur lesquels nous avons besoin
06:40et nous avons acté.
06:41Par exemple, moi, je suis commissaire à la Défense.
06:43Nous devons nous réarmer.
06:44Et donc, ça, je pense que c'est un dossier
06:46que nous devons sanctuariser.
06:47L'augmentation du budget de la Défense,
06:49vous le réduisez et vous l'enlevez ailleurs ?
06:51Pour que ce soit dépenses égales ?
06:54Alors, le budget de l'État,
06:58c'est quasiment impossible, en fait.
07:00Ça n'a jamais été fait.
07:01D'ailleurs, c'est ce que propose
07:03le Premier ministre,
07:04c'est-à-dire de faire en sorte...
07:06Le budget a toujours augmenté
07:08en dépenses courantes,
07:09du fait de l'inflation,
07:10du fait des différents coûts.
07:12Ce qu'on veut, c'est déjà
07:13faire en sorte de tout bloquer.
07:14Vous pouvez appeler ça année blanche.
07:16C'est vrai qu'on a le temps
07:16à dire qu'une année blanche
07:18est plutôt dans ce qu'on donne
07:19comme prestation.
07:20Mais oui, l'idée, c'est tout simplement,
07:22c'est de rester à budget constant.
07:24Donc, l'enveloppe que nous devons mettre
07:25de supplémentaire sur la Défense,
07:28elle doit être prise ailleurs.
07:29Le Premier ministre ne veut pas
07:30toucher aux aides sociales,
07:32sauf aux APL.
07:33On peut remettre le pays sur les rails
07:36sans toucher aux aides sociales,
07:38sans toucher au budget social ?
07:39C'est le choix du Premier ministre.
07:41On va en discuter à l'Assemblée nationale.
07:42Vous connaissez le mien.
07:43Moi, c'est de dire tout simplement
07:44je veux une année blanche.
07:45Ce qu'il y avait comme le montant
07:48qui était perçu par un tel ou tel Français
07:50doit être exactement le même
07:52l'année prochaine.
07:53Sylvain Maillard,
07:54quand on parle d'aide sociale,
07:55on parle d'assistanat.
07:56Est-ce qu'il faut mettre fin
07:57à l'assistanat en France ?
07:58Est-ce qu'il faut réduire
07:59cette culture de l'aide sociale ?
08:02Oui, je crois que les Français au travail.
08:05Nous n'en avons plus les moyens.
08:07Quand nous sommes arrivés, nous, en 2017,
08:10ce que nous avons porté
08:11auprès d'Emmanuel Macron,
08:12c'est de dire
08:12nous allons faire grossir le gâteau
08:14pour faire en sorte
08:15qu'il y ait plus de travail,
08:18qu'il y ait plus de richesse,
08:18qu'on puisse répartir.
08:20La réalité, c'est qu'évidemment,
08:22on a créé largement des emplois
08:27où agrandit le gâteau.
08:29Mais on voit bien qu'on arrive aux limites.
08:31D'abord parce que c'est la situation économique
08:34qui est bien plus difficile,
08:35parce qu'aussi, on a des transformations à financer,
08:37transformations qui n'existaient pas.
08:39L'intelligence artificielle,
08:40l'accélération écologique
08:42que nous devons financer.
08:44Et donc, il va falloir faire
08:45des choix budgétaires très importants.
08:46Il faut que nous mettions l'argent public
08:49dans l'investissement pour l'avenir,
08:50pour nos enfants.
08:52Je crois qu'à l'heure actuelle,
08:53en tout cas, c'est ce qu'on peut dire
08:55très largement,
08:56nous mettons trop d'argent
08:58sur les retraités,
09:00sur ce qui est improductif,
09:01les personnes d'accompagnement,
09:04qui est tout à fait justifiable.
09:05On l'entend.
09:06Sauf que nous n'avons plus les moyens.
09:07Donc, nos budgets,
09:08il faut les mettre sur la jeunesse
09:09et sur l'avenir.
09:10Quand vous dites
09:10qu'on met trop d'argent sur les retraités,
09:12j'entends les retraités s'étouffer.
09:15Qu'est-ce que vous entendez par là ?
09:17On met trop d'argent sur les retraités.
09:19Nous avons extraordinairement réussi,
09:22dans les 30 dernières années,
09:23à faire en sorte que les retraités,
09:26entre guillemets,
09:28sortent des difficultés
09:29que l'on peut avoir dans d'autres pays,
09:30ont plutôt un train de vie
09:31qui est équivalent à ceux qui travaillent.
09:34Ce qui n'a jamais existé
09:35dans l'histoire même de notre pays.
09:37Et donc, tant mieux,
09:38c'est une réussite politique incroyable
09:39sur les 30 dernières années
09:41d'avoir augmenté autant le niveau des retraités.
09:45Maintenant, il faut qu'on trouve un équilibre.
09:46Parce qu'il faut que ceux qui travaillent,
09:48qui financent les retraites,
09:50puissent gagner leur vie,
09:51puissent construire leur vie
09:53et ils gagnent plus.
09:55Et donc, il faut qu'on trouve un équilibre.
09:56Donc, nous, ce que je propose,
09:58c'est évidemment une année blanche.
10:00Il y a un effort, évidemment, des retraités.
10:02Et cet argent nous permet de nous désendetter
10:05et surtout d'investir dans l'avenir.
10:06Sylvain Maillard avec nous ce matin.
10:09Emmanuel Macron reçoit ce vendredi,
10:12ce matin, les chefs de parti à l'Élysée
10:14et certains candidats à la présidentielle.
10:17Réunion sur fond de dégradation
10:19de la situation internationale.
10:20C'est ce que dit Emmanuel Macron.
10:21Il va être question des carburants.
10:23Déjà, sur la thématique de cette réunion,
10:27est-ce que le président de la République
10:29n'est pas en train de dramatiser la situation
10:31pour en tirer un bénéfice politique ?
10:33C'est très important que les chefs de parti
10:36et les candidats sachent exactement
10:38ce qui, pour certains d'entre eux,
10:40ne savent pas.
10:42C'est-à-dire la situation exacte
10:44sur différents fronts,
10:45l'Ukraine,
10:46il y aura évidemment sur l'Iran aussi.
10:49Donc, au-delà des conséquences politiques
10:51qu'on en tire,
10:52qu'ils sachent exactement quelle est la situation
10:54et les anticipations.
10:55Les anticipations sont compliquées.
10:58Vous savez, moi,
10:59je ne ressors jamais d'une audition,
11:00souvent à huis clos,
11:01avec nos généraux
11:03en commission de la défense,
11:05tout à fait le même homme
11:05qu'avant d'y être entré.
11:08Vous avez une certaine gravité
11:10qui vient en vous
11:10de la situation sur le terrain
11:12avec des informations
11:14parfois confidentielles.
11:15Nous devons garder,
11:16mais évidemment qu'ils vont changer votre regard
11:18et qu'ils vont changer
11:18ce que vous allez dire.
11:19Je crois que les présidents de partis
11:22et les candidats
11:23doivent être au courant
11:25exactement de la situation
11:26sur le terrain
11:27pour pouvoir aussi adapter
11:30parfois des propositions
11:32qui sont quand même hors sol.
11:35Il va être question également
11:36du prix des carburants
11:37parce que ce qui se passe au Moyen-Orient
11:38a des conséquences à la pompe,
11:40bien sûr.
11:40L'essence avec un litre à 3 euros,
11:43c'est possible ?
11:44Je n'en sais rien.
11:45Moi, je ne fais pas de prospective.
11:47Vous savez, ça monte, ça descend.
11:49Depuis trois jours,
11:51on a un prix du pétrole
11:53qui a tendance à descendre.
11:55C'est en fonction des décisions,
11:57des prises d'opposition
11:58de Donald Trump très souvent.
12:00C'est très compliqué à anticiper.
12:01En tout cas, dans le budget
12:04de la France,
12:05il y a une des anticipations
12:06quand même de pétrole assez haut
12:08dans le budget
12:09que nous sommes en train de construire.
12:11Nous verrons bien ce qui se passe.
12:12En tout cas, ce qui est certain,
12:13c'est qu'il faut absolument
12:14tout faire sur le terrain.
12:15C'est ce que fait le président de la République,
12:17ce que fait la diplomatie française
12:18à son niveau,
12:19faire en sorte de libérer
12:20le passage d'Omane.
12:21Sylvain Maillard,
12:22député Ensemble pour la République de Paris
12:24et membre de la Commission défense
12:25de l'Assemblée nationale
12:26avec nous ce matin
12:27sur CNews et Europe.
12:28Je voulais vous entendre également
12:29sur ce rapport
12:31de l'Observatoire de l'immigration
12:32et de la démographie
12:33qui nous apprend
12:34dans le Figaro Magazine
12:36que si on maintient
12:37un niveau d'immigration élevé
12:39comme aujourd'hui,
12:40ils sont partis sur la base
12:42de 350 000 entrées par an,
12:44et bien en 2040,
12:45les personnes d'origine extra-européenne
12:47deviendront majoritaires
12:49dans les naissances.
12:50En revanche,
12:51si l'immigration extra-européenne
12:53est fortement restreinte maintenant,
12:56la part des personnes extra-européennes
12:58augmentera un peu
12:58avant de se stabiliser
13:00et rester minoritaire.
13:01Deux scénarios très différents.
13:03Quel est celui que vous préférez ?
13:04Nous, ce que nous portons à Renaissance,
13:06c'est une immigration de travail.
13:07Nous voulons mettre le paquet
13:09sur l'immigration de travail.
13:10Ce basculement démographique,
13:11vous avez parfaitement compris
13:12les enjeux.
13:13J'ai parfaitement compris.
13:14Donc, quel est le scénario
13:16que vous préférez ?
13:17Mais c'est une question de nombre.
13:19C'est-à-dire, tout simplement,
13:20qu'est-ce que la société française
13:21a besoin ?
13:22Elle a besoin de gens extérieurs
13:24qui viennent travailler
13:25parce que notre société
13:27a besoin de travail,
13:28de main-d'oeuvre qualifiée
13:30ou parfois peu qualifiée,
13:32mais nous avons besoin de travail,
13:33donc nous, nous allons
13:34privilégier le travail.
13:34Par contre, tous ceux qui viennent,
13:37on a beaucoup, par exemple,
13:38d'étudiants,
13:39on a énormément de visas étudiants
13:40sans objectif avec des étudiants
13:42qui restent 5 ans, 10 ans
13:43et qui ne repartent pas.
13:45Nous voulons faire en sorte
13:46que, parce que nous pensons
13:47que l'immigration est une chance
13:48quand elle est dans une migration
13:50de travail.
13:51Et donc, nous allons mettre...
13:52Une question d'identité également.
13:53Là, vous me parlez d'économie.
13:54Il y a une question également
13:54d'identité qui peut apparaître.
13:57Comment devient-on français ?
13:58Comment devient-on français ?
14:00À l'école ?
14:00À l'école ?
14:01En le travail ?
14:03Oui, non, mais je vous parle
14:04d'être, de se sentir français.
14:06À l'école, partager les valeurs républicaines,
14:09au travail, en étant en permanence au dialogue,
14:12en participant à la création
14:14de richesses du pays.
14:17Et donc, c'est ça qu'il faut privilégier.
14:19Il faut privilégier ceux qui viennent,
14:21évidemment, des enfants nés en France.
14:24Il faut absolument qu'ils puissent être à l'école
14:25et qu'ils se construisent une identité française.
14:28C'est le cas aujourd'hui ?
14:29C'est le cas aujourd'hui dans tous les quartiers en France ?
14:31Pas suffisamment.
14:32Vous savez bien qu'on a des grandes difficultés
14:34à l'école, sur les résultats scolaires, bien sûr.
14:36Mais donc, si on n'y arrive pas,
14:37est-ce qu'il ne faut pas un moratoire,
14:39alors, le temps de reprendre notre respiration ?
14:42Si je vous souviens...
14:42En fait, le moratoire, ça n'existe pas.
14:44Il faut une stratégie.
14:46Moi, ce que nous portons à Renaissance,
14:48c'est de dire, nous voulons une stratégie
14:50en privilégiant les entrées pour le travail.
14:52C'est que 30...
14:52C'était défendu par Gérald Darmanin.
14:54C'est défendu par Gérald Darmanin qui ne sont pas
14:55des dangereux d'hiver.
14:56Bien sûr.
14:56Bien sûr.
14:57C'est que 30 000 entrées par an.
15:00Les autorisations de travail,
15:02les venues pour le travail,
15:03il nous faut, pour nous, maintenir,
15:05voire parfois augmenter,
15:06dans certains secteurs dans lesquels nous avons.
15:07Par contre, les étudiants,
15:09plus de 130 000 par an,
15:10où on a beaucoup d'entre eux,
15:11qui viennent, en fait, sans projet,
15:13autre que de venir étudier,
15:15mais qui n'ont pas d'objectif,
15:17ni pour leur pays d'origine,
15:18ni pour nous,
15:19je crois que là-dessus,
15:20il faut être plus respectif.
15:22Et enfin, il faut évidemment,
15:23et ça, il y a mon collègue Charles Rodouel
15:26qui vient de faire un rapport dessus,
15:28peut-être que nous allons y revenir,
15:30mais enfin, qui me semble très important,
15:32c'est-à-dire qu'il faut être très pragmatique,
15:33il faut que nous soyons beaucoup plus efficaces
15:35sur les OQTF,
15:37les retours dans le pays de ceux
15:39qui n'ont pas de papier,
15:39qui n'ont pas vocation à rester en France.
15:41Il fait des propositions,
15:43travaillons-y.
15:43Je suis confus, Charles Rodouel,
15:45mais Emmanuel Macron avait proposé,
15:47et avait dit qu'avec lui,
15:49100% des OQTF seraient impliqués.
15:51C'est 10% aujourd'hui,
15:5210% des OQTF,
15:54et 5% pour les personnes extra-européennes.
15:58Quoi ?
15:585% seulement,
15:59c'est-à-dire 95% ne sont pas appliqués,
16:01c'est-à-dire que ça ne sert strictement à rien.
16:03Quoi qu'il arrive,
16:05nous n'aurons jamais 100% d'OQTF.
16:07Alors pourquoi il avait dit ça ?
16:08Déjà, petit 1,
16:09et petit 2,
16:09à quoi ça sert ?
16:10Je n'en sais rien, je vous le dis.
16:10C'est une obligation de quitter le territoire français.
16:12Très concrètement,
16:13c'est impossible d'avoir 100%,
16:14puisqu'il faut l'autorisation du pays
16:17qui est de la nationalité d'origine,
16:19et qui peut décider de ne pas reprendre ses ressortissants.
16:22Donc nous, ce qu'il faut,
16:23c'est qu'on soit beaucoup plus efficace
16:24quand on émet une OQTF,
16:26dans nos procédures à nous.
16:27Dans nos procédures.
16:29Combien sont mis en centre de rétention administrative,
16:31et ils sont relâchés parce qu'on a fait la procédure trop tard,
16:33on ne s'est pas bien organisé.
16:35Organisons-nous.
16:35On a voté récemment une modification de la loi
16:40pour que les plus dangereux restent plus longtemps
16:42dans les centres de rétention administrative.
16:44Ça nous donne plus de chances
16:45pour préparer les dossiers,
16:46pour pouvoir les renvoyer.
16:47Il faut augmenter le nombre de places.
16:49Charles Rodoy a raison là-dessus.
16:50Il faut augmenter le nombre de places
16:51dans les centres de rétention administrative.
16:53Il faut faire en sorte que ceux
16:54qui n'ont pas vocation à être en France,
16:56en fait, ne soient pas tout simplement,
16:57qui sont dangereux,
16:59n'ont pas vocation à se promener
17:00dans la société française.
17:01Uniquement les OQTF dangereux,
17:03pas les OQTF tout court.
17:04Il faut être pragmatique.
17:06Occupons-nous déjà de ceux
17:07qui sont extrêmement dangereux
17:09ou dangereux,
17:10qui n'ont pas à circuler
17:11et nous devons maintenir
17:13l'ensemble de la pression
17:14pour que les États les reprennent.
17:16Je crois qu'il faut être très pragmatique
17:17dans cette...
17:17Il n'y a pas de mesure miracle ou magique.
17:20Il faut être très pragmatique,
17:21s'occuper principalement déjà
17:23de ceux qui sont dangereux,
17:25dont nous ne voulons pas sur notre territoire,
17:27pour qu'ils puissent repartir
17:28le plus rapidement possible dans leur pays.
17:29Sylvain Maillard,
17:31la grève à France Inter
17:32menée pour réclamer le départ
17:33du journaliste Charles Sapin
17:35et le fait que des personnalités
17:37aient signé une tribune
17:38pour réclamer l'éviction,
17:41l'expulsion d'un journaliste
17:42de France Inter.
17:44Parmi ces personnalités,
17:45il y a une actrice,
17:46Julie Gaillet,
17:47la compagne de François Hollande,
17:48qui demande l'expulsion
17:49d'un journaliste de France Inter.
17:52Ça vous choque ?
17:52Bien sûr que ça me choque.
17:53Ça me choque parce que
17:54France Inter, c'est particulier.
17:57Ce journaliste, c'est Charles Sapin
17:58qui est le numéro 2
17:59de la l'ordre actuelle.
18:00France Inter,
18:02Radio France,
18:02de façon générale,
18:04évidemment le service public,
18:05c'est nos impôts
18:06qui le payent.
18:07Évidemment, il doit y avoir
18:07une pluralité
18:10de représentations
18:11qui fassent en sorte
18:12que non pas que
18:13les invités politiques,
18:14mais aussi les éditorialistes
18:16qui font aussi
18:17beaucoup l'opinion,
18:18puissent être
18:19de diverses opinions,
18:21y compris celles
18:22que je combats.
18:22Mais c'est très important
18:23puisque nous finançons,
18:25nous devons financer
18:25cette pluralité.
18:26Et donc se dire que
18:27ça peut être un bastion,
18:29et un bastion de gauche,
18:30disons les choses,
18:31et le service public
18:33et que finalement
18:33des opinions différentes
18:35ou très différentes
18:36de ça
18:36n'ont pas vocation
18:37et dessus,
18:38c'est quelque part
18:39une part réservée,
18:40oui, ça me choque.
18:41Dans le privé,
18:43au fond,
18:43vous avez l'ARCOM,
18:44vous oblige à avoir
18:45certaines restrictions.
18:48Un respect absolu,
18:49notamment sur CNews
18:50et sur Europe 1,
18:51de l'égalité
18:53de temps de partage.
18:53Bien sûr,
18:54sur les personnalités politiques.
18:56Ça, je suis...
18:58Évidemment,
18:58il faut que ça soit maintenu.
18:59Vous avez...
19:00C'est une société privée,
19:01on ne paye pas,
19:02c'est la publicité
19:02qui vous finance.
19:03Ce n'est pas pareil
19:04pour le service public.
19:05Donc dans le service public,
19:06dans le cahier des charges
19:07qui est encore plus important,
19:08il est essentiel
19:09qu'il y ait la pluralité.
19:11C'est un bien précieux.
19:12Sinon, ça en fait quoi ?
19:13Ça en fait une radio...
19:14Certains salariés de radio.
19:15Une radio comme une autre.
19:16Cette radio leur appartient.
19:17Et donc,
19:18il n'y a pas vocation
19:18à être payé
19:20par l'impôt des Français.
19:22Et donc,
19:23c'est très important.
19:24Moi, je veux le dire,
19:26ce n'est pas forcément
19:26très populaire,
19:27mais en ce moment,
19:28je le dis,
19:28moi, je trouve que la Sybille Veil,
19:30la patronne de Radio France,
19:33elle a fait déjà beaucoup de choses
19:34par rapport à ce que nous avons connu.
19:36Moi-même,
19:37je connais...
19:38Quand j'arrivais en 2017,
19:392018,
19:39on n'était pas forcément
19:40toujours les bienvenus.
19:41Nous-mêmes,
19:43les renaissances.
19:43Et donc,
19:44je trouve que ça s'est
19:45beaucoup plus ouvert.
19:46Il faut que ça continue.
19:47Il faut qu'il y ait l'ensemble
19:49des interventions politiques possibles
19:50sur Radio France.
19:51Ça me semble essentiel.
19:53Et je ne comprends pas bien
19:53cette fronte syndicale.
19:56Elle a l'air plutôt corporatiste
19:58et plutôt politique.
19:58Sous-titrage Société Radio-Canada