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Robert Ménard, maire divers droite de Béziers, était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Robert Ménard.
00:04Bonjour à vous.
00:05Bonjour à vous.
00:05Maire de Béziers, le président de la République, Emmanuel Macron, va s'exprimer ce soir, vous le savez, à la
00:09télévision,
00:10alors que le mois d'octobre s'annonce tendu les débats sur le budget, les appels à manifester le 17
00:15octobre contre la vie chère.
00:17Qu'attendez-vous de lui ? Rien ou pas grand-chose ?
00:20Qu'est-ce que j'attends de lui ?
00:21D'abord qu'il ne raconte pas des cracks, ce serait déjà une bonne chose.
00:24On a vu à l'Assemblée nationale des Nations Unies ce qu'on peut comme mensonge, qui disent la vérité
00:32aux gens.
00:33Moi, je ne suis pas de ceux...
00:35Il ne l'a pas fait depuis 9 ans ?
00:36Non. Il a une vérité changeante, c'est le moins qu'on puisse dire.
00:41Il faut dire aux gens, il ne faut pas leur faire des promesses, et il n'est pas le seul
00:46à le faire,
00:46que tout le monde sait qu'elles ne seront pas tenues.
00:49Il faut entendre les gens, il faut entendre... Quand j'entends son mini... M. Lescure expliquer qu'avec 2 000
00:55euros par mois, on vit bien.
00:58Enfin, il vit où, M. Lescure ? Il vit où ? Où ? Il a vu, il gagne 2 000
01:02euros, il a gagné...
01:03C'est du mépris pour les Français ?
01:04Ah mais attendez, un des reproches principaux... Je ferai deux reproches au chef de l'État.
01:11Un narcissisme absolu. Au fond, la seule chose qui l'intéresse, c'est lui.
01:16Et la deuxième chose, c'est au minimum une méconnaissance de la vie des gens.
01:21Moi, je les vois tous les jours, les gens, je vois leurs difficultés.
01:24Ou un mépris vis-à-vis des gens. Et on passe vite de la méconnaissance au mépris.
01:28Écoutez-moi, tous les jours, je vous jure sur la tête de mes enfants,
01:32tous les jours, j'ai des gens qui viennent me voir avec des histoires.
01:36Tu te dis... Et puis tu es impuissant. Tu te dis... Qu'est-ce que tu leur réponds ?
01:40Alors, on ne va pas leur dire, on va tout augmenter, le SMIC, je ne sais pas quoi,
01:43parce que ce n'est pas vrai. Mais au moins, on essaye d'être attentif à eux.
01:47Moi, j'attends qu'ils soient attentifs et humbles. Humbles.
01:50D'accord. Il y a eu des aides annoncées cette semaine
01:53pour tenter de contenir la flambée des prix du carburant,
01:57aides aux gros rouleurs un peu étendus, aides aux pêcheurs.
02:00Est-ce que c'est suffisant ? Est-ce que c'est audible ?
02:01Dans une population qui est tellement en souffrance, Robert Mellard ?
02:04Bien sûr que ce n'est pas audible. Bien sûr que si j'étais un démagogue,
02:07et si vous répondez comme un homme politique traditionnel,
02:11vous savez, je vous dirais, ah non, il faut donner plus à tout le monde.
02:13Il faut baisser les taxes.
02:15Vous les payez avec quoi, madame ? Avec quoi ?
02:17Moi, je vois, on a aidé des pêcheurs, l'agglomération que je préside,
02:21mais on aura donné, c'est des petites sommes,
02:24parce qu'on n'a pas plus d'argent que l'État.
02:26Et en même temps, les marins pêcheurs,
02:29le gazoil, c'est tellement important dans leur budget,
02:32ils sont au bord de la catastrophe.
02:34Qu'est-ce que vous faites ? Qu'est-ce que vous faites sérieusement ?
02:37Moi, je crois que dire aujourd'hui,
02:39on va faire des aides généralisées,
02:42est une folie douce.
02:45Il faut choisir.
02:46On n'a plus le luxe de faire ça.
02:47On n'a plus les moyens, on les a eus à un moment donné,
02:49mais la situation économique, elle est tellement désastreuse,
02:52on doit tellement d'argent à tout le monde,
02:54on paye, parce que c'est ça la réalité,
02:55on paye des intérêts tellement importants,
02:58demain, les gens finiront par plus nous faire confiance,
03:00en se disant qu'on sera plus capable, on, la France,
03:02de leur rembourser ou de faire face à nos échéances.
03:05Tu ne peux pas tout promettre.
03:06Il faut choisir des choses ciblées.
03:09Quand tu es dans l'opposition,
03:10et tous les autres sont dans l'opposition,
03:11et on est en campagne électorale, évidemment,
03:13tu peux promettre ce que tu veux,
03:15ça ne coûte rien.
03:17Après, en mois de mai, si tu es élu,
03:18tu pourras toujours dire que,
03:20tu ne savais pas que c'était si catastrophique que ça.
03:22Mais là, la réponse qu'on entend systématiquement
03:24et de la part du gouvernement et sans doute d'Emmanuel Macron,
03:26ce n'est pas de ma faute la flambée des prix du carburant,
03:29ça se passe à l'extérieur, à l'international,
03:31c'est la guerre en Ukraine, c'est la guerre en Iran,
03:34le blocage des trois normaux, nous n'y sommes pour rien.
03:36Mais attendez, bien sûr qu'ils y sont pour quelque chose.
03:39Je vais prendre un domaine,
03:40hier, j'entendais des débats,
03:42parce que ce n'est pas lui qui dit ça,
03:44sur le prix de l'électricité.
03:45Mais nom de Dieu,
03:47qui c'est qui voulait fermer les centrales nucléaires ?
03:50Parce que ça, ils ont tout changé.
03:51Mais vous vous rappelez, on a un peu de mémoire.
03:52Vous, moi, ils étaient, alors c'est fait ce nage,
03:55mais puis dans la foulée, on allait tout arrêter.
03:57Ils ont quand même, avec un délire d'écologie punitive,
04:01d'écologie tout court, folle, furieuse,
04:04qui se transforme en quelque chose contre les gens,
04:06ils ont prôné des choix absolument sidérants d'erreur.
04:11Alors aujourd'hui, ils te disent,
04:12mais enfin c'est pareil, on pourrait en parler,
04:14l'immigration, ils disent,
04:15c'est vrai que c'est un problème.
04:16Mais Coco, tu te faisais traiter de facho
04:18quand tu disais que l'immigration est un problème.
04:20Moi, j'ai armé ma police municipale,
04:22j'étais le facho de service,
04:24alors maintenant ils le font tous,
04:25mais je ne peux accumuler pas que dans le domaine économique
04:27le nombre de choses
04:29où aujourd'hui, ils te disent exactement le contraire.
04:32Le problème, c'est que tu as des candidats aujourd'hui
04:34qui étaient responsables de ça
04:36et qui te font croire ou voudraient te faire croire.
04:39Tous ceux qui sont liés à la Macronie, c'est ça ?
04:41Attendez, bien sûr, c'est un problème.
04:43Parlez d'Édouard Philippe, Gabriel Attal.
04:45Moi, je n'ai pas d'opposition aux gens,
04:47mais quand même, tu ne peux pas dire,
04:49ou alors il faut vraiment faire la merculpa
04:51en expliquant, je me suis trompé sur ça, ça, ça et ça.
04:54Mais il faut le dire que tu t'es trompé.
04:57Il ne faut pas faire une espèce de pirouette
04:59pour retomber sur tes pattes.
05:01Tu ne peux pas.
05:01Ils sont responsables.
05:02Pas qu'eux, il y a la situation internationale et tout.
05:04Mais un certain nombre de choix qu'ils ont faits
05:07sont des choix désastreux.
05:08J'ajoute la droite avant et la gauche avant
05:11sur les 40 dernières années.
05:13Je ne sais pas si c'est beaucoup mieux.
05:14Emmanuel Macron va aussi s'exprimer
05:16sur ce qui se passe à l'international.
05:19Il va sans doute revenir sur la menace russe,
05:21la menace hybride qui nous vise, selon lui,
05:23un secte de nombreux pays alliés.
05:24Il a raison d'agiter en permanence cette menace ?
05:26Elle existe pour vous permettre ?
05:27Bien sûr qu'elle existe.
05:29Vous avez vu ce que je peux dire à l'instant de lui
05:31sur les choix économiques,
05:34sur tout, vous voyez,
05:36les décisions financières et tout.
05:39Dieu sait que je peux être critique.
05:40Mais sur l'international,
05:42il a plus raison que les autres.
05:44Attendez, pardon, il y a une vraie menace.
05:47Vous ne voulez pas la voir ?
05:48Enfin, vous, ça ne parle pas.
05:49Vous, vous.
05:50Je vous pose la question.
05:51Non, mais je sais bien, je ne sais pas.
05:52Le vous est un vous général.
05:53En France, on ne veut pas le voir.
05:56Enfin, attendez, il y a un pays
05:58qui en a envahi un autre,
05:59qui est dirigé par un type qui rêve,
06:01je parle de M. Poutine,
06:02d'étendre son pays, quoi qu'il en dise.
06:05Et nous, on est en train de pinailler
06:07en disant non, pas vraiment.
06:08Bien sûr que c'est...
06:09Donc, c'est aide inconditionnelle à l'Ukraine,
06:12militaire, financière.
06:12Jusqu'où est-ce qu'on va ?
06:13Écoutez, jusqu'à les protéger.
06:15Jusqu'à entrer en guerre ?
06:16Attendez, non, je ne vais pas dire les protéger.
06:19Ils ne nous demandent pas d'entrer en guerre
06:20à côté d'eux.
06:20Ils nous demandent de leur fournir des armes
06:22et de leur donner de l'argent.
06:23En particulier, il y a de l'argent russe
06:26qui est bloqué dans des banques.
06:27On n'a qu'à l'utiliser pour les aider.
06:32Enfin, attendez-moi, je connais les faiblesses
06:35du régime, le régime ukrainien.
06:38Je connais la corruption,
06:40parce que je suis allé, je ne sais pas,
06:4115 fois ou 20 fois avant ça,
06:43la corruption endémique
06:45qui règne dans ce pays-là
06:46depuis très très longtemps.
06:49Je le sais, ça.
06:51Reste qu'entre eux,
06:53avec tous ces défauts-là,
06:55et un pays impérialiste dangereux
06:57qui ne rêve que d'en finir avec eux
06:59et demain avec d'autres...
07:00Je choisis, madame, vous choisissez
07:02dans la vie.
07:02Les Français, eux, ils vous disent
07:03« Ok, très bien, vous nous parlez de la Russie,
07:06vous nous parlez de la fin du monde. »
07:07Nous, on vous parle de la fin du mois.
07:08On vous parle de nos problèmes du quotidien.
07:10Mais parce qu'il faut dire les deux choses...
07:11Et l'argent, on en a besoin.
07:13Il faut dire les deux choses.
07:14C'est trop facile.
07:15C'est d'une démagogie absolue
07:17de raconter
07:18« Ah, mais écoutez,
07:19on donne de l'argent aux Ukrainiens,
07:21on ferait mieux de vous le donner à vous. »
07:22Ce que font nombre de candidats, d'ailleurs.
07:23Plein de candidats,
07:24à très à droite
07:25et très à gauche
07:26qui vous disent ça aussi.
07:27C'est une saloperie de dire ça.
07:30Ils se font tuer pour nous.
07:32Tu ne peux pas faire des discours
07:33sans arrêt sur les droits de l'homme,
07:35la démocratie,
07:36je ne sais pas quoi encore,
07:37les libertés
07:38et ne pas comprendre
07:39qu'aujourd'hui,
07:40il y a des gens
07:40qui, à 2000 kilomètres d'ici,
07:43se battent pour ça, madame.
07:45Se battent pour ça.
07:46Pardon.
07:46Vous êtes journaliste.
07:48Le débat qu'on a ici,
07:50vous ne l'auriez pas à Moscou.
07:51C'est ça, la réalité.
07:52C'est ce qu'il faut dire.
07:53Et quand j'entends
07:55certains de vos confrères
07:56avoir de la tendresse
07:57pour M. Poutine,
07:59mais Coco,
07:59tu ne ferais pas le débat,
08:01tu ne pourrais pas critiquer
08:02M. Poutine
08:03dans des télévisions,
08:04des télévisions publiques
08:05et privées à Moscou.
08:07C'est ça, la réalité.
08:07Mais comment on n'entend pas ça ?
08:09Mais c'est tellement facile
08:10de dire aujourd'hui,
08:11écoutez,
08:12on ne va pas donner de l'argent
08:13à ces gens
08:13dont on se contrefoue,
08:14gardons-le pour nous.
08:15C'est cynique,
08:17c'est dégueulasse
08:18et c'est un mauvais calcul.
08:20Emmanuel Macron
08:21a parlé la parole hier
08:22à l'Assemblée,
08:23avant-hier, pardon,
08:23à l'Assemblée générale
08:25des Nations Unies.
08:26Il a vivement critiqué Israël.
08:29Il s'est attiré,
08:30d'ailleurs,
08:31la colère d'Israël
08:32puisqu'il a dit
08:33que le Hamas
08:35ne sévissait pas
08:35sur le territoire
08:36de la Cisjordanie.
08:38Est-ce que vous comprenez
08:39que cette phrase
08:41était ainsi prononcée
08:42par le président de la République ?
08:43Est-ce que c'est
08:44une faute politique ?
08:45Mais d'abord,
08:45c'est un mensonge.
08:47Un mensonge absolu.
08:49Un mensonge absolu.
08:51Il n'y a pas
08:51de discussion sur ça.
08:52Vous avez vu,
08:53maintenant,
08:53M. Barrault,
08:54il a inventé
08:55que sévir,
08:56ça voulait dire
08:57gouverner.
08:57Je ne savais pas.
08:58Je crois que c'est votre métier
09:00quand vous dites
09:00gouverner à sens.
09:02Et sévir,
09:02c'est pas...
09:03D'abord,
09:03c'est un mensonge absolu.
09:06Depuis,
09:07sur le conflit
09:08israélo-palestinien,
09:10M. Macron,
09:10il a dit une chose
09:12et exactement son contraire.
09:14vous pouvez critiquer
09:16M. Netanyahou,
09:17et je ne suis pas un ami
09:18de M. Netanyahou,
09:19sans mentir sur Israël.
09:21Pardon,
09:22c'est des truismes
09:24que je dis là.
09:25Où est la seule démocratie
09:28dans le Moyen-Orient ?
09:30Là.
09:31Où est la seule endroit
09:32où il y a une liberté de la...
09:34une vraie liberté de la presse
09:35en dehors d'Israël ?
09:36Où il y a une opposition
09:37qui critique,
09:38dans des termes terrifiants,
09:40M. Netanyahou ?
09:41en Israël.
09:42Attendez.
09:43Et vous mentez comme ça.
09:45Le Hamas,
09:45il n'est pas présent.
09:46Qu'est-ce qu'il a envie
09:47de dire demain matin
09:49que le Hamas,
09:50c'est des saints
09:51qui sont prévictifs ?
09:52Des dizaines de morts
09:53sont imputés au Hamas
09:54en Cisjordanie.
09:55Attendez.
09:57Juste,
09:57c'est comme avec la Russie.
09:59Le 7 octobre,
10:01qui tue d'abord ?
10:03Qui tue d'abord ?
10:05Le Hamas ou Israël ?
10:06Oui, mais il faut redire ça.
10:08Redire, redire, redire.
10:09Parce que le négationnisme
10:10est à l'œuvre
10:11dans notre pays
10:11comme dans le monde entier.
10:12Oui, mais c'est exactement pareil
10:15qu'avec le...
10:16Vous vous rappelez,
10:16il y a l'intervention des Russes
10:18en Ukraine.
10:19Au début, quand même,
10:20tout le monde hurle,
10:21quand même,
10:22ces salauds de Russes.
10:23Petit à petit,
10:24on dit le contraire.
10:25Mais sur Israël,
10:25c'est pareil.
10:26Le 7 octobre,
10:27tout le monde
10:27est du côté israélien,
10:29évidemment,
10:29en disant,
10:30regardez ce qui s'est passé.
10:31Mais avec les années qui passent,
10:34avec, c'est vrai,
10:35des images terribles
10:36sur ce qu'il y a à Gaza,
10:38maintenant,
10:38on renverrait dos à dos.
10:40Il y aurait un pays,
10:41il y aurait au fond,
10:42le Hamas,
10:43ce serait terrible,
10:44mais de l'autre côté,
10:45il y aurait des génocidaires
10:46avec un génocidaire en chef
10:47qui est M. Netanyahou.
10:49Et on justifie ainsi
10:49l'antisémitisme.
10:50Mais bien sûr,
10:51parce que ça nourrit
10:52l'antisémitisme.
10:53Vous savez,
10:53quand les gens,
10:54c'est pareil sur le complotisme,
10:55vous savez,
10:56quand les gens vous disent,
10:57oui, il y a des gens
10:57qui tirent les ficelles
10:59derrière nous et tout,
11:00ça finit par être les juifs
11:01en cinq minutes.
11:02Bien sûr que ça se nourrit.
11:03Il n'y a pas de différence.
11:05Aujourd'hui,
11:06aujourd'hui,
11:07nier l'État d'Israël
11:08comme le font
11:09un certain nombre de choses,
11:10c'est être pas anti-sioniste,
11:12être anti-sémitié.
11:13Robert Ménard,
11:14autre sujet.
11:15Dans une semaine,
11:15vous serez jugé
11:16devant le tribunal judiciaire
11:17de Montpellier
11:18pour avoir refusé
11:19de marier un Algérien
11:20sous OQTF.
11:21Vous risquez,
11:21je le rappelle,
11:22cinq ans de prison,
11:2375 000 euros d'amende
11:24et une peine
11:25d'inéligibilité,
11:26c'est-à-dire de perdre
11:27votre siège de maire.
11:28Cet homme a officialisé hier
11:31son union en Algérie.
11:33Son mariage,
11:34donc avec une ressortissante française,
11:35a été transcrite
11:35dans les registres
11:36de l'État français
11:37de l'État civil.
11:38Quel est votre état d'esprit
11:39ce matin ?
11:40Qu'est-ce que ça change ?
11:41Ça ne change rien du tout.
11:42C'est ma ville
11:43qui lui a fourni
11:44tous les papiers
11:45pour se marier en Algérie.
11:46Moi, je ne me suis jamais prononcé
11:48sur l'histoire d'amour.
11:49Je n'en sais rien
11:50et ce n'est pas mon affaire.
11:51Moi, ce n'est pas un mariage
11:52blanc ou gris.
11:53Ce n'est pas ça
11:54qui me pose problème.
11:55Ça, c'est la justice
11:55qui a dit ça.
11:56Moi, j'ai juste dit
11:58écoutez, madame,
12:00vous me recevez.
12:01Vous êtes maire
12:02et vous recevez quelqu'un
12:03dont l'État vous explique
12:05qu'il ne doit pas être
12:06en face de vous,
12:07qu'il doit être renvoyé
12:08dans son pays.
12:09Et on me demande
12:10à moi de le marier.
12:11Mais enfin,
12:12c'est à tomber sur la tête.
12:14Ce garçon,
12:15ce n'est pas moi
12:16qui ai décidé
12:16de délivrer
12:18une obligation
12:18de quitter le territoire français.
12:20Ça s'appelle
12:21obligation
12:21de quitter le territoire français.
12:23Ce n'est pas moi
12:23qui l'ai fait,
12:24c'est l'État.
12:25L'État n'est pas capable
12:26de les mettre en œuvre.
12:28Moi, j'appelle
12:29le préfet,
12:30le sous-préfet,
12:31le ministre,
12:31en disant,
12:31attendez,
12:32vous n'allez pas me mettre
12:33dans une situation
12:33où ce monsieur
12:34que vous devez normalement
12:37renvoyer chez lui,
12:37il est en face de moi
12:39et moi,
12:39je vais le marier.
12:40Mais non,
12:41je ne le marie pas.
12:41Je vous précise
12:42que je ne l'aurais même
12:43jamais su
12:44s'il ne me l'avait pas dit
12:45lui-même.
12:46Je dis ça
12:47parce qu'il y a tout un tas
12:48de maires
12:48qui doivent le faire
12:49sans même le savoir.
12:50Et je vais être condamné,
12:51madame ?
12:51Bien sûr,
12:52je ne vais pas aller en prison.
12:55Non,
12:55il n'y a pas de bois ici.
12:56Mais c'est l'inéligibilité.
12:59Je viens d'être élu
13:0165% au premier taux.
13:03Ça ne court pas les rues
13:04quand même.
13:04Et je peux,
13:05la semaine prochaine,
13:06ne pas être là
13:08où vous pourriez me recevoir
13:09mais je ne pourrais plus dire
13:10que je suis le maire de Béziers
13:11parce que j'ai fait
13:12un truc de bon sens.
13:13Ce n'est pas à la gauche
13:14ni à droite.
13:15Il y a 80% des Français
13:16qui ne comprennent pas
13:17qu'un maire
13:17puisse être menacé
13:19comme je le suis
13:20pour avoir fait
13:20un truc évident
13:22s'il doit quitter le territoire
13:24qu'il le quitte.
13:24Mais moi,
13:25je ne vais pas le marier.
13:25Votre avocat,
13:26je crois,
13:26a convoqué plusieurs personnes.
13:27Bruno Retailleau,
13:28David Lissnard,
13:30Stéphane Dominique
13:30est le sénateur,
13:31auteur de la proposition
13:32de loi visant à interdire
13:33un mariage en France
13:34si l'un des deux
13:35est sous OQTF.
13:37Qu'est-ce que ça peut faire ?
13:38Ça peut vous aider, ça ?
13:39J'espère que ça m'a aidé
13:40mais j'avais fait la même chose
13:41avec le chef de l'État.
13:42Il ne m'a même pas répondu.
13:44Je pensais que
13:44l'espèce de politesse
13:46faisait que quand on vous écrit
13:47ou quand on vous saisit,
13:49vous répondez.
13:50Son directeur de cabinet
13:52m'a appelé
13:53pour me dire
13:54que non,
13:54il n'allait pas venir,
13:55il n'était pas obligé.
13:56Je sais bien
13:57qu'il n'est pas obligé.
13:58Je sais bien
13:59qu'il peut ne pas venir.
14:00Je le sais.
14:01Symboliquement,
14:02quand tu expliques
14:03à la télévision
14:03que le maire que je suis
14:04est dans une situation UBS,
14:06je dis, moi,
14:06je ne vous demande rien d'autre
14:07que de venir répéter
14:09ce que vous dites.
14:10C'est important.
14:11Et il ne l'a pas fait.
14:11Et il ne l'a pas fait.
14:12Vous savez,
14:13si cet Algérien
14:14qui s'est marié en Algérie
14:15va revenir en France ?
14:16Je ne sais pas.
14:17Ce n'est pas moi
14:18qui délique des visas.
14:19Il faut demander.
14:20Vous connaissez
14:20le ministre de l'Intérieur.
14:22Je vous propose
14:23de demander à M. Nunez
14:24s'ils pensent
14:25que c'est une bonité
14:25ou M. Barraud
14:27pour voir s'ils vont
14:28lui délivrer un visa.
14:30Je n'en sais rien.
14:31Moi, leur histoire d'amour
14:32encore,
14:32ce n'est pas mon affaire.
14:33Ce qui est mon affaire,
14:34c'est qu'aujourd'hui,
14:35on ne peut pas demander
14:36à quelqu'un,
14:37exiger de quelqu'un
14:38qui quitte le territoire
14:39et demander dans le même temps
14:40au maire de le marier.
14:42Si ce qu'il dit,
14:43soit dit en passant,
14:44avant que tu le mettes dehors
14:45parce qu'il est marié,
14:47tu les poulons dedans.
14:48Jean-Berménard,
14:49quelques questions courtes
14:50pour terminer.
14:51Charles Alonc
14:51n'en a pas fini
14:52avec l'audiovisuel public.
14:53Il sort la semaine prochaine,
14:55je jure de dire
14:56toutes les VRC.
14:57C'est le récit
14:57des coulisses
14:58de la commission d'enquête
14:59dont il était le rapporteur.
15:00Est-ce que le service
15:01de l'audiovisuel public
15:01est à réformer pour vous,
15:03à privatiser ?
15:03On a vu ce qui s'est passé
15:04avec Charles Sapin
15:06qui a été éjecté,
15:07même si on dit le contraire,
15:09de l'antenne de France Inter.
15:11Quand on voit les attaques
15:12contre notre chaîne,
15:13on demande à nous fermer
15:13tous les jours
15:14sur France Inter.
15:15Qu'est-ce que vous dites
15:16aujourd'hui ?
15:16J'ai toujours une position
15:18quand j'étais le patron
15:19de Reporters Sportaires.
15:20Là-même,
15:20on a un service public
15:22démesuré.
15:234 milliards,
15:24ça coûte et tout.
15:25Moi, je suis pour
15:26qu'il y ait une partie
15:26de service public,
15:27comme dans un certain
15:28nombre de démocratie
15:28où il sert à être
15:30la voix de la France
15:31à l'étranger.
15:32La BBC le fait très bien
15:33en partie et tout.
15:34Mais pour le reste,
15:35il faut privatiser,
15:36bien sûr,
15:36ou supprimer.
15:37C'est obsolète,
15:38ça n'a aucun sens.
15:39En plus,
15:40ce qui vient de se passer
15:41avec Charles Sapin
15:42montre à quel point
15:43le service public est...
15:45Le service public
15:46est d'abord
15:46n'est pas un service public.
15:48C'est un service
15:49au service
15:49d'un certain nombre
15:50d'idées précises.
15:52Enfin, attendez,
15:53je voulais qu'on parle ici
15:54de la rédaction
15:55de France Inter
15:56qui vote,
15:57qui vote
15:58à l'unanimité.
15:59Ils étaient à l'unanimité.
16:00Il n'y en a pas un
16:01qui est arrivé.
16:01Les syndicats.
16:02Non, non,
16:03dans l'Assemblée Générale
16:04qu'ils ont convoquée,
16:05ils ont voté
16:06à l'unanimité
16:07le fait qu'on ne reçoive
16:09pas à l'antenne
16:09quelqu'un qui a
16:10le malheur
16:11de ne pas leur plaire.
16:12Mais je suppose
16:13que vous recevez,
16:14enfin, je sais,
16:14à longueur de temps
16:15des gens avec qui
16:16ne partagez pas l'idée.
16:17Vous ne me demandez
16:18pas ce que je pense
16:18avant de me recevoir.
16:20Moi, je ne pense pas
16:20forcément comme vous.
16:21Comment tu peux être
16:22journaliste
16:23et te comporter comme ça ?
16:24Oui, il faut privatiser
16:26massivement
16:26une partie du service public
16:28en radio
16:29et en télévision.
16:30Emmanuel Macron
16:31va accueillir
16:32le souverain pontife
16:33Léon XIV
16:34à l'aéroport d'Orly
16:35demain matin
16:36avant un entretien
16:37avec les deux hommes
16:37mais il refuse
16:38d'assister à la moindre messe
16:39célébrée sur le sol national.
16:41Au nom de la laïcité
16:42ou simple boudrie,
16:43selon vous ?
16:43Il l'a déjà fait
16:45d'assister à des messes
16:46à Marseille.
16:47À Marseille.
16:47Le pape François.
16:48Qu'est-ce que c'est cette histoire ?
16:49Rien.
16:50Mais c'est ce qu'on disait tout à l'heure.
16:51C'est un narcisse
16:52qui se dit
16:53comment le pape
16:54c'est pas tout à fait rien d'ailleurs
16:55le pape
16:55le pape ne s'est pas prêté
16:57à tous mes caprices
16:58et non le pape
17:00il est ce qu'il est
17:01et il n'a pas envie
17:02de se transformer
17:03en espèce d'outil
17:04de propagande électorale.
17:06Et alors
17:06ah, il m'a fait ça
17:08je me venge
17:09je me venge sur lui.
17:10Puis le pape
17:11je pense
17:12attendez
17:12C'est un rapport
17:13avec la loi sur la fin de vie
17:14et l'euthanasie.
17:15Attendez, moi en plus
17:17j'en ai parlé avec vous
17:18je n'ai rien
17:20je sais que dans un certain nombre de cas
17:22il n'y a pas d'autre solution
17:23que d'aider quelqu'un à mourir.
17:24Donc je ne suis pas une caricature là-dessus.
17:26Mais vous n'allez quand même
17:27pas reprocher au pape
17:28de s'y opposer.
17:29Enfin moi
17:29si demain le pape disait
17:31oh mais moi
17:32l'euthanasie
17:32ça ne me poserait pas
17:33ça ne me poserait pas un problème
17:34même si j'ai pas les mêmes
17:35je me dirais
17:36comme vous j'imagine
17:37mais il est tombé sur la tête
17:39qu'est-ce qu'il lui prend
17:39il défend quelque chose
17:40si vous y croyez ou pas
17:42non non
17:42c'est une petite vengeance
17:44enfin c'est une petite
17:45c'est une petite mesquinerie
17:48stupide
17:48en plus
17:49assister à la messe
17:50je ne sais pas
17:50il y a la messe dans les arènes
17:51à Béziers
17:52le représentant de l'Etat
17:53il vient parce que
17:54il n'est pas obligé de communier
17:55mais tu n'es pas obligé
17:56comme le faisait le général de Gaulle
17:57là ça aurait fait un choc
17:58si c'était bien connu.
17:59Robert Ménard
18:00on est à 8 mois
18:01du second tour
18:02de la présidentielle
18:03les partis politiques
18:04rencontrent toujours
18:04beaucoup de difficultés
18:05à se financer
18:06le RN évidemment
18:08mais pas seulement
18:08d'autres partis
18:09est-ce que c'est normal ?
18:10Non c'est pas normal
18:11et attendez
18:12vous vous rappelez
18:12il avait fait une promesse
18:13alors on ne va pas faire
18:14la liste de toutes les promesses
18:15que M. Macron n'a pas tenues
18:16mais il avait dit
18:17on va mettre en place
18:18vous vous rappelez
18:18une banque de la démocratie
18:20idée de François Bayrou
18:20voilà mais comment
18:21vous pouvez
18:22et il l'avait repris à son compte
18:23on va le faire
18:24on est quoi
18:2410 ans plus tard
18:25elle n'y est toujours pas
18:27c'est pas possible
18:28on ne peut pas
18:29il y a deux choses
18:30qui me choquent
18:30l'argent
18:30l'argent ne doit pas être
18:33un obstacle insurmontable
18:35pour présenter un candidat
18:36et les signatures
18:37moi je vous le dis
18:39si un candidat
18:40qui n'a pas à m'hésiter
18:41demain je n'en sais rien
18:42le candidat du parti communiste
18:44Dieu sait
18:45n'aurait pas
18:46ses signatures
18:47Jean-Luc Mélenchon
18:48vous lui donneriez ?
18:49Mais bien sûr
18:50que je le ferai madame
18:51enfin moi je veux
18:52combattre les idées
18:53et Dieu sait
18:55avec ce que je dis
18:56tout le monde
18:57enfin en tout cas
18:58vous le savez vous
18:58mais enfin
18:59c'est pas un truc
19:02administratif
19:02qui doit l'empêcher
19:03de se présenter
19:04c'est ça la démocratie
19:06par rapport à France Inter
19:07il faut leur expliquer
19:08à nos conférences
19:08c'est ça la démocratie
19:10c'est se battre
19:11pour que des gens
19:11qui n'aient pas tes idées
19:13puissent se présenter
19:14à une élection
19:14et en l'occurrence
19:15en France Inter
19:15puissent s'exprimer
19:16s'exprimer
19:17Merci beaucoup Robert Ménard
19:19d'être venu ce matin
19:20sur nos antennes
19:20sur CNews et sur Europe 1
19:21Bonne journée à vous
19:22Sous-titrage Société Radio-Canada
19:24Sous-titrage Société Radio-Canada