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00:05Le prix du gazole qui explose avec un nouveau record aujourd'hui, 2,40 euros le litre, il frôle même
00:103 euros dans certaines stations en France.
00:13On est avec Rémi Caspric, porte-parole du collectif des infirmiers libéraux en colère.
00:18Bonjour, merci de prendre le temps de nous répondre.
00:20A quel point êtes-vous impacté dans votre travail au quotidien par cette hausse des prix des carburants ?
00:26Bonjour, merci.
00:29A quel point on a impacté ? On a impacté tous les jours de manière énorme.
00:33C'est insupportable pour nous dans le sens où vous avez, nous les infirmiers libéraux, on est des gros rouleurs.
00:38On passe nos journées entières dans la voiture pour aller chez des patients ou autre.
00:42Et là, on arrive à une situation qui est littéralement intenable parce que, vous savez, moi par jour je fais
00:47140 km à peu près en moyenne.
00:50J'ai des collègues, c'est beaucoup plus.
00:51Et on se retrouve avec des problématiques où on va chez des patients à perte.
00:57Je vous explique un petit peu vite fait, mais par exemple, vous avez un patient qui vous appelle pour une
01:00prise de sang qui peut être à 15-20 km de chez vous.
01:04Parce que voilà, c'est l'offre de soins qui fait ça.
01:07Et bien, vous vous retrouvez du coup avec des tarifs à 2,40€ du litre sur des soins qui sont
01:12payés 8,80€ brut.
01:14Et bien, vous vous retrouvez en négatif au bout du bout.
01:16Vous avez payé vos cotisations, tout ça.
01:18Vous êtes à moins.
01:19Donc, on est aujourd'hui dans un système où on va chez des gens pour les soigner et on donne
01:23de l'argent.
01:25Donc, vous perdez de l'argent en travaillant.
01:27Alors, dans certains cas de figure, il y a des cas de figure de prise en charge de patients où,
01:32effectivement, on perd de l'argent.
01:33On perd de l'argent.
01:34Ce n'est même plus qu'on est à travailler gratuitement.
01:36On perd de l'argent.
01:37On est sur des barèmes qui n'ont quasiment pas évolué en 14 ans.
01:41On se retrouve aujourd'hui avec des indemnités de déplacement qui sont à 2,75€ brut.
01:45Et effectivement, sur des distances qui sont un peu plus éloignées, je pense à mes collègues qui travaillent en campagne,
01:50en Corse, etc.
01:51Eux, ils sont littéralement perdants.
01:53Et nous, on est perdants.
01:54Quand on va un petit peu plus loin que la ville où on est pour aller soigner des gens, on
01:59est aussi perdants sur des petits soins, sur des petits actes.
02:02Et ces petits actes, ils sont essentiels parce que ce sont des personnes qui ne peuvent pas se déplacer la
02:06plupart du temps.
02:07Donc, ils comptent sur nous pour venir.
02:09Au point où vous refusez certains patients ?
02:14Oui, mais ça m'est arrivé cette semaine, malheureusement.
02:16On a un patient qui a l'habitude de passer que par nous.
02:19Il a des troubles psychotiques et il a une confiance aveugle en nous.
02:24Ce patient-là, il habite, si vous voulez, quand même assez éloigné de notre cabinet.
02:29Donc, pour aller le voir, on doit faire un certain nombre de kilomètres, un petit peu plus de 20 kilomètres.
02:34Sur un soin qui est payé 8,80€ brut, une fois que vous avez retiré 50% d'impôts, d
02:39'Ursaf, etc.
02:40Vous avez payé votre stationnement, parce que nous, on n'est pas exonéré de stationnement, les infirmiers.
02:44Donc, une fois que vous avez payé votre stationnement et que vous avez mis 2,30€ de votre litre d
02:48'essence,
02:48ben oui, effectivement, vous êtes dans le négatif.
02:51Et la situation est un tenable.
02:54Mais, je veux dire, nous, on est dans cette situation-là.
02:57Les auxiliaires de vie, parce qu'on n'en parle jamais, mais les aides à domicile, les auxiliaires de vie,
03:00vous savez, elles sont payées 40 centimes du kilomètre.
03:02C'est pareil, elles sont dans le même cas de figure.
03:05Les étudiants infirmiers qui sont payés 32€ de l'heure sur du 35 heures par semaine,
03:10ben, c'est pareil, ils sont aussi perdants.
03:11En fait, aujourd'hui, dans la santé, on est quasiment, face à cette flambée des prix de l'essence,
03:16on est tous impactés.
03:17Et on a tout un système qui est menacé.
03:20C'est tout le système du médico-social, du sanitaire,
03:23et surtout du maintien des patients à domicile.
03:26Merci beaucoup.
03:27Merci pour votre témoignage.
03:29Beaucoup de propositions dans les oppositions.
03:32Écoutez, Marine Le Pen, tout à l'heure, qu'il maintient, il faut baisser les taxes.
03:36Je vous ferai réagir, Nathalie Arthaud, vous inquiétez pas, on l'écoute.
03:40Le risque que prend Emmanuel Macron en ne mettant pas en place cette solution,
03:44c'est le risque du blocage de l'économie.
03:47Mais c'est aussi le risque, en réalité, de la perte massive de recettes pour l'État.
03:51Parce qu'à partir du moment, à partir d'un certain niveau de coût des carburants,
03:56les gens vont arrêter, quand ils le peuvent, de consommer du carburant.
04:00Et la baisse de consommation du carburant va entraîner des baisses massives de recettes pour l'État.
04:05Donc les économies qu'ils veulent, en réalité, faire en laissant souffrir les Français,
04:10eh bien, ils ne les feront pas et ils laisseront souffrir les Français.
04:14Est-ce qu'ils laissent réellement souffrir les Français, Emmanuel Macron ?
04:18Quand on reparle de ce chiffre donné par Martial You tout à l'heure,
04:211,4 milliard d'euros d'aide depuis le début de la guerre en Iran, d'aide aux carburants.
04:25Est-ce que c'est pas un peu démago ce qu'elle dit là, Marine Le Pen ?
04:29Non, c'est la réalité.
04:30Et en plus...
04:31C'est rien, 1,4 milliard d'euros d'aide ?
04:33Mais, encore une fois, c'est insuffisant et c'est tellement ciblé
04:37que vous avez plus d'un million de nos compatriotes qui sont éligibles,
04:41qui ne l'ont pas demandé.
04:42Donc, à un moment donné, il faut être responsable,
04:44il faut regarder la situation en face.
04:46En plus d'être un cauchemar social pour les Français les plus modestes
04:49qui font un arbitrage terrible.
04:50Est-ce que je dois remplir le caddie ?
04:52Est-ce que je dois remplir le réservoir d'essence ?
04:54Vous avez un Français sur deux aujourd'hui qui renonce à des déplacements.
04:57En France, on est la septième puissance du monde.
05:00Et c'était aussi un non-sens économique, puisque comme ça a été dit par l'infirmier
05:05qui s'exprimait sur votre antenne, avec ce prix de l'essence, avec le refus de baisser
05:10les taxes, c'est des secteurs entiers qui s'arrêtent de travailler.
05:12Moi, dans mon département, et j'en ai beaucoup, qui se disent
05:15« Mais à quoi bon aller travailler ? Ça coûte trop cher d'aller travailler aujourd'hui. »
05:19Donc, quand on ne va pas travailler, effectivement, vous avez des secteurs entiers,
05:23des entreprises qui vont s'arrêter, et donc moins de rentrées pour l'État.
05:27C'est ça que ne veut pas entendre aussi Emmanuel Macron,
05:29c'est qu'il est en train de paralyser la France en refusant de baisser la TVA
05:34sur les carburants, l'essence, le diesel.
05:36Parce que les finances ne le permettent pas ? Quelle est la raison ?
05:39Oui, déjà, à la base, les finances ne le permettent pas,
05:42mais surtout parce qu'on ne connaît pas la fin de l'histoire.
05:44C'est-à-dire que vous baissez les taxes, c'est formidable,
05:47mais si le prix du pétrole continue à augmenter, à un moment donné,
05:50vous vous trouvez battu par la réalité.
05:53C'est-à-dire que vous allez quand même avoir un litre d'essence qui coûte très cher,
05:56même si, évidemment, que l'essence, c'est un nœud coulant
05:59pour tous les Français moyens, les classes moyennes,
06:02ceux que moi j'appelle les dindons,
06:04c'est ceux qui ont plus de 2000 euros de revenus par mois
06:07et qui sont à côté de tout à chaque fois.
06:09Là, ils n'auront pas forcément les aides pour les plus modestes
06:13et ils vont payer l'essence, les réformes sur les allocations familiales
06:18du prochain budget, etc.
06:19Donc vous en avez qui perdent à chaque fois, ce sont les dindons,
06:21mais à côté de ça, se dire qu'on va faire des chèques monumentaux
06:26en baissant des taxes qui, malgré tout...
06:29Ce n'est pas des chèques, ce n'est pas des chèques.
06:30Le truc, c'est que derrière, si vous avez un litre qui continue,
06:33un baril de pétrole qui continue à augmenter, vous êtes battu.
06:38Je donne un dernier élément pour comprendre bien ça.
06:41Lorsque vous enlevez un point de TVA,
06:43si vous passez la TVA de 20 à 19, ça vous coûte 500 millions d'euros à l'État.
06:47Mais ça vous fait, au bout, sur le prix du litre, 1,7 centime de moins.
06:52Ça veut dire que vous ne le verrez pas parce que le prix du litre d'essence...
06:56Donc cette mesure que vous proposez serait inefficace et coûterait cher à l'État ?
06:59Mais pas du tout, mais attendez, attendez, encore une fois,
07:03il faut mettre ça en perspective.
07:05Les 15 milliards d'euros que représente la baisse de la TVA à 5,5
07:10sont largement compensés par toutes les économies que nous voulons faire.
07:14Excusez-moi, on écoutait le ministre Berger,
07:16mais qui, encore une fois, fait partie d'un carteron d'un compétent.
07:20C'est un compétent qui avait prédit un déficit à 2,7 en 2027,
07:25alors qu'il va être à 5 %, ces incompétents, en fait,
07:28qui ont fait tous les mauvais choix...
07:29Ils avaient prévu 5, ils avaient prévu 5.
07:30Non, 2,7 en 2023.
07:32Arrêtez, attendez, attendez, attendez, on va être précis.
07:35Sur la loi de programmation des finances publiques en 2023,
07:39à l'horizon 2027, ils avaient prévu un déficit à 2,7 %.
07:42Il est aujourd'hui à 5.
07:44Donc à un moment donné, il faut arrêter de nous donner des leçons en permanence.
07:48Nathalie Arthaud.
07:48Oui, arrêtez, vous aussi, de donner des leçons,
07:51parce que vous êtes exactement comme les autres au RN,
07:53et Le Pen est exactement comme les autres.
07:55Elle ne fera pas payer ceux qui ont du pognon,
07:58les profiteurs de la situation,
08:01les profiteurs de crise et les profiteurs de guerre.
08:03Parce que ça, elle ne le veut pas.
08:05Moi, ce que je sais aussi, c'est qu'il y a des ouvriers aujourd'hui
08:07qui dorment sur le parking de leur entreprise
08:10pour ne pas faire le trajet.
08:12On en est là aujourd'hui.
08:14Donc en effet, il y a les marins-pêcheurs,
08:15il y a les infirmières, les aides-soignantes, les aides à domicile.
08:20Il y a l'ensemble du monde du travail, en fait, qui est en train de faire quoi ?
08:23De payer un nouvel impôt à qui ?
08:25À Total, à Total, à Exxon, à toutes ces compagnies de pétrolières
08:28qui se gavent jusqu'à ce qu'en...
08:30Mais Mme Arthaud, Total et ses bénéfices hors de France.
08:32Je termine, je ne suis pas venue pour parler une minute,
08:34je suis quand même venue pour un peu développer ce que j'avais à dire.
08:36Et moi, ce que j'ai envie de dire,
08:38c'est qu'en effet, il va falloir qu'on leur torde le bras,
08:41et au gouvernement, et à toutes ces grandes entreprises capitalistes
08:46qui, en fait, nous tournent la laine sur le dos.
08:47Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut qu'on se mobilise,
08:50il faut faire ce qu'ont fait les marins pêcheurs,
08:52il faut être présent le 29, dans toutes les mobilisations,
08:55il faut que dans les entreprises, on se parle,
08:56parce que là, à un moment donné, ça suffit,
08:58il va falloir qu'on reparte à la bagarre.
08:59Parce qu'il y a une règle pour le monde du travail,
09:02c'est que si, en effet, il ne se bat pas, il ne se mobilise pas,
09:05eh bien, c'est toujours le premier sacrifié.
09:07Moi, j'ai entendu le gouvernement nous dire,
09:09nous allons faire 54 milliards d'efforts, mais c'est une blague.
09:13Je trouve ça dégueulasse, dégueulasse,
09:15parce qu'en réalité, qu'est-ce qu'il va demander ?
09:17Des sacrifices à qui ?
09:18Aux malades ?
09:19A tout le monde ?
09:19Non, pas à tout le monde.
09:21Aux retraités ?
09:22Vous vous rendez compte, aux retraités ?
09:24Moi, je vais vous dire que j'écoute les infos,
09:26parce que je suis rarement invitée, donc je suis de l'autre côté.
09:29Eh bien, ça fait des semaines et des semaines
09:30où on nous explique que les retraités nous coûtent trop cher.
09:33Mais c'est indigne, c'est indigne.
09:36Ce sont des femmes et des hommes qui ont bossé toute leur vie,
09:38qui ont participé à la construction du pays,
09:40y compris dans des conditions très dures.
09:41Et aujourd'hui, on leur dit, vous nous coûtez trop cher.
09:43Mais qu'est-ce que ça veut dire, ça ?
09:45Donc non, il faut vraiment se mettre en colère,
09:47se faire respecter,
09:48et arrêter de dire qu'il n'y a pas d'argent dans la société.
09:50De l'argent, mais ça déborde.
09:51Sur la proposition, Nathalie Arthaud ?
09:53Il y a de plus en plus de millionnaires,
09:54de milliardaires, ils sont plus riches.
09:56Julien Angoul, de taxer les profits, pardon, Nathalie Arthaud.
09:58Vous roulez pour eux, en fait.
10:00Alors, je roule pour personne.
10:01Si, vous roulez pour les plus riches.
10:03Je roule pour le peuple français, Mme Arthaud.
10:04Parce que pour les capitalistes, ça n'existe pas chez vous.
10:06L'exploitation, ça n'existe pas.
10:08J'aime beaucoup vous entendre, Mme Arthaud,
10:10vous me rappelez mon enfance.
10:12Jamais j'aime vous entendre.
10:13Parce que c'est un discours qui n'a pas changé,
10:14donc moi, ça me rajeunit, ça me fait plaisir de vous entendre.
10:16Là où on peut être d'accord,
10:17et je suis d'accord,
10:19si vous le voulez,
10:20je suis d'accord avec le constat
10:21que nous sommes un pays très riche.
10:23Nous sommes la septième puissance du monde,
10:25nous sommes un pays très riche
10:26qui gaspille beaucoup trop,
10:27qui dilapide l'argent des Français.
10:29Et tant que l'État n'aura pas fait du ménage
10:31dans ses finances publiques,
10:33dans son train de vie,
10:33dans la fraude sociale,
10:36ce ne sont jamais les capitalistes,
10:38ce ne sont jamais les profiteurs,
10:40ce ne sont jamais les actionnaires,
10:41ce ne sont jamais ces grandes familles
10:43qui débordent de pognon.
10:45Jamais, jamais.
10:45Je sais que vous n'aimez pas les riches,
10:47mais bon, les riches ont une vertu,
10:48c'est qu'ils créent l'emploi,
10:51quelquefois du progrès social,
10:52et quelquefois de belles réussites.
10:54Elle est tout en plus féroce,
10:55et on en crève aujourd'hui.
10:56Vous dites en tout cas, vous,
10:57qu'il ne faut pas taxer les profits
10:59de ces grandes entreprises pétrolières,
11:01en l'occurrence comme les profits pétrolières.
11:02Nous disons qu'évidemment
11:03qu'il y a des profiteurs de crise,
11:05et quand il y a des profits indus,
11:07il faut aller les rattraper.
11:09Mais aujourd'hui, l'acteur
11:11qui a la possibilité
11:14de rendre tout de suite
11:15de l'argent aux Français,
11:17c'est l'État.
11:18Et c'est l'État qui refuse
11:19de nettoyer les finances publiques.
11:20Moi, je veux bien, encore une fois,
11:21qu'on demande des efforts aux Français.
11:23On leur demande des efforts
11:24depuis 30 ans.
11:25Et les Français sont assez matures
11:26et responsables pour se dire
11:27qu'il faut faire des efforts
11:29quand la situation est désespérée.
11:30Mais quand vous continuez
11:31à dilapider l'argent public,
11:32quand vous avez 1 200 agences
11:34et comités théodules inutiles,
11:35quand vous avez un train de vie
11:36de l'État qui est faramineux,
11:37quand vous avez une fraude sociale
11:38à plus de 50 milliards d'euros par an
11:40qui n'est jamais attaquée,
11:41quand vous avez une immigration
11:42de guichet social
11:43à plus de 20 milliards d'euros...
11:44Les efforts l'apporteront aussi
11:46sur l'État.
11:47Mais ce sera dérisoire.
11:49D'ailleurs, les efforts
11:50dont on nous dit 54 milliards d'euros,
11:52tout ça est gonflé artificiellement.
11:54Tout ça, encore une fois, est faux.
11:56C'est une petite manœuvre budgétaire.
11:59On sait très bien que la part
12:01des efforts réels du gouvernement
12:03seront, une nouvelle fois, dérisoires
12:06parce que l'État ne veut pas s'attaquer
12:07à la mauvaise dépense publique.
12:09Une question pour vous,
12:10Madame Arthaud.
12:11Vous s'yliez total
12:14comme profiteur de guerre
12:16et en disant que c'était là
12:17qu'il fallait aller chercher l'argent.
12:18En France, depuis un demi-siècle,
12:21nous avons perdu les deux tiers
12:22de notre activité de raffinage.
12:24Les deux tiers.
12:25On avait 24 raffineries
12:26s'employaient des dizaines
12:28de milliers de personnes
12:29dans les années 60-70.
12:30Aujourd'hui, nous n'en avons plus que 6.
12:32Notamment parce que
12:34le coût du travail en France
12:35a poussé ces entreprises
12:37à délocaliser.
12:38Je parle de Shell,
12:39je parle de Esso
12:40et puis bien sûr Total.
12:41Est-ce que vous auriez souhaité,
12:43vous qui en avez tant
12:44contre le capitalisme,
12:45que ces entreprises,
12:46ces activités,
12:47donc ces emplois,
12:47le cas échéant,
12:49restent en France ?
12:50Précisément, vous dites
12:50nous avons fermé des raffineries.
12:52Mais ce n'est pas nous.
12:53C'est justement Total Énergie
12:55parce qu'il a fait ses calculs
12:56de profitabilité.
12:57Et parce que la France
12:57n'est pas une île.
12:58Parce qu'en réalité,
12:59il n'y a que le profit qui compte.
13:02Leur problème,
13:03ce n'est pas de développer le pays.
13:04Ce n'est pas vrai.
13:05Ce ne sont pas des patriotes.
13:07Leur seul patrie,
13:07c'est leur portefeuille.
13:09Vous pensez qu'il faut s'adresser
13:10à la philanthropie
13:11et à l'entrepreneur ?
13:12Justement, non.
13:13C'est la raison pour laquelle
13:16moi j'appelle
13:16le monde du travail
13:17à se mobiliser
13:18parce qu'en réalité,
13:20il ne faut pas chercher
13:21à les convaincre
13:22ou à leur sens...
13:23Un appel à la grève
13:24qui a déjà été lancé
13:25par la fonction publique
13:26le 29 septembre prochain.
13:27Merci beaucoup.
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